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Full text of "Patrologia orientalis"

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M 


rATKOLOr.lA  OKIENTALIS 


TOMUS  DKCIMUS  TKUTIUS 


V 


W.   CliAl  I  IN 


I  .   NVll 


PATi;(>L(l(il\   OIIII'MAMS 


TOMi:S    DKCIMUS  TIIUTIIS 


IV.   — 


\. 


S.   (lUHIiAlT. 

Sakc.is  i)"Ai!Kiu;.\,  (Ion  ikovi-KSI'   judko-chuki  ii;\mc  (///')• 

r.  N\r. 

l)ü(:iMi:.Ms  i'oi  li  sKiivii;  a  i.'iiisiuiui;  i)\:  i.'iccu.isi-:  m:sju- 
,[11  xm;  :  —  I.  Qviatre  lioiiu'lios  de  sainl  .loan  (llirysoslome. 
—  II.  Textes  iiinnopliysltes  :  Iloni(''lie.><  dllreelitios; 
l'ras^iiients  divers:  llxtraits  de  Tiinotliee  .VEliin»,  de  l'lii- 
loxene,   de    Bar    llt'lnaeus.  III.    Ilistoire  de   Ne.storius 

d'apres    la   lettre  ä  Gosme   et   riiymm'   de  Sliha  de  Maii- 

.SOUrya. —  (-UNUr.ATION  üeNeSTORILSCONTKE  I.KS  MKillAlMCS. 

M.   .\SIX   IT  PALACIOS. 

LoGiA    1  r  .\(;uAi'iiA   Dumi.m   .Iksi    [^jdsciculiis  prior). 
S.  G.  M«'  ADDAI  SCHER  i^r  KOBERT  GRIVEAÜ. 
llisT(HRE  Ni:si()Hii:.\.\i:  (GumjMQUi-  ni-:  Ski-kt),  secoiide  paitir, 
läse.  1>. 

i:.  i'i:r»i:ii!A. 

Li:  TROisii-.Mi;  i.ivüi;  dk  llzra  (  I-Isduas  i;t  Nkhemii-:  canu.m- 
QlKSl,   YF.HSIOX    r:Tiiioi'ii:\M:. 


I'.VHIS 

Fiinii.N-DiDor  i:r  <.' .  imimümeimis-i-iditkuks 

LIBRAIRIE  DE   PARIS,  56.  RUE  JACOB 
lOl'.i 


SAIIGIS  j)v\iu:kga 

(FIN) 


PATn.  on.  —  T.  XIII.  —  F.  I. 


8AU(;is  i)'aiu:u(;a 

(Controverse  jud6o-chr6tienne) 

{Fin) 

TEXTE    KTIIIOPIEN    PUBLIK    ET    TRADXJIT 


PAR 


SYLVAIN    GREBAUT 


yi    :  llf\in.     :    in",l].V    ■■    f\,1^■l•■   ■  hi\tin  :   ,(',(1.A-   :  W.MtX   ■   <"Al'.  :  1^''n\MUu^: 

•V :  A.VAP  •  iih.1'41-  ••  Mti  •■  >»n?iA  •  «»^•>'i'[w]';. :  •'Hl  :  ?i'';ii.h(hh.(: :  h^/n  : 


♦  f..i.  'ii, 

I-  a 
(siiilf). 


fol.  'll, 
I     l>. 


I.  Ms.  .fAiltny..  Comme  dans  Tcdition  du  fascicule  preccdent,  seules  les  incorrcctions 
principales  sont  reproiluiles  dans  les  notes.  La  poncluation  est  inclianj^ee. 


SVKGIS  D'VHEKf.A 


,  I 


DEUXIEME    ASSEMBLEK 

.")6.  Lk  CmiisT  Fii.s  ni'  Seic.nei  u.  —  Deux  jours  apres,  ils  se  nninirout  t\ 
iiouveau.  Ils  diroiit  ä  Jacah  :  «  Voici  ([ue  los  cliretiens  inontont  fl  errent 
graiulement,  cur  ils  diseiit  tjue  le  Christ  est  lo  Fils  du  Seigiieur.  Coinmeiit 
e8t-il  possible  de  dire  mir  teile  cliose?  *Loin  du  Seigncur  d'avoir  pris  uuc 
leinnie  et  d'avoir  engendre  d'elle  un  (ils!  11  nc  faut  donc  pas  dire  (jur  |i' 
Christ  est  le  Fils  du  Seigneur.  Mais  seulemeut  il  est  juste  de  dire  qu'il  est 
le  Messie,  le  Sauveur,  TAuxiliateur  et  le  Vivifieateur.  « 

Jaaih  leur  dit  :  «  Jadis  j'ai  coiiliuue,  moi  aussi,  ä  peiiser  uuc  teile  chose. 
(Mais)  peudant  de  nombreuses  nuits  j'ai  pleure,  eu  demaudaut  et  en  elevani 
(mon  äme)  vers  le  Seigneur,  afin  qu'il  me  fit  comprendre  ceci.  Et  voici  que  j'ai 
vu  eu  süuge  uii  hniniiM'  ([iii  etait  vetu  dhabits  blaues  el  me  disait  :   «   Ponr- 

1.  Le  texte  tthiopion  de  la  premiere  asscmblee  a  ele  edite  et  Iraduit,  J'nlr.  ()r.,  t.  III, 
fase.  4 ;  le  texte  gree,  accompagne  d'une  etude  des  versions,  a  ete  edite,  Pair.  Or.,  l .  \  1 1 1 , 
fasc.  5. 


♦  fol.  'll, 

r°  a 
{siiile). 


•  r.il.  'll, 
I  •  b. 


V 


0  SAiic.is  KAnriir.A.  loo 

o>y.tt.t\-/,  ■■  A'/'}-i-  ••  /Ml.  :  tr/.A  :  )u:Mf)  ■  i»M\  ■■  i^n\\M\>\^-i'.  ■  h.f\"'iö)yf  ■■ 
i/,i'.(i. :  y.'ii'i-  ■■  '/i\.y-  •■  «"A.i'.-^ih  :  M"\u:f]  •■  hr'Vy.ff"  ■■  >iii(i  •  xn/ii  =:=  "»»ii^n  •• 
•  M  '1  ^'.n. '.  i\hii-  ■■  A.t'.i: :  fi/".' :  h'iii.httih.  i: ■■  yi\.t\'/.  ■■  «»A.e.t'  =  yvii  •■■:■■  mh'i •• 
VT  ■■  ti>f\y:M\  -i--  rt;,A  ••  }x'ri.y  ■■  hnt\h  =  h.l.iUI  •  Acnih  :i=  </»'/'lfV'/.h>.  •  ?, 
fth  :  hx'.v.  ••  '/'.f.c  :=  <"'j^/. :  i'.n.  ••  ^/nj'.v/i'r. '  ■•  y.tt,  •■  ?."/ii.h-nj..f: :  rmn^- 

m  « !/f:;i,Ji  •  fi.i.A'r  =  -jj"?/.  ■  11?»^/-  =  rtn-TJ  ••  "«Ay.  •  >'i'/.''i-  :■  ^.11.  •  yt*i{^ 
•n  j  ^'^rt  :  ;i.*;irt«"-v»-  •  i/?r>nA  •  j-;?!«"-  •  fM-o  ••  Mi.  ••  ?.ft^/n  ••  »•/ -n.i.A :  n?i>/; 

(!.'  •  ?i"/ll,;.   :   If'/Xll    :    l/n   ■•  A'>?/"   :;:    «»}',•  P'l'h'/.   :  AWAl'.   :     >'?•/*"   :;:   fl»J|J>n   •• 

1.  Ms.  aof>AxV.  —  2.  Ms.  ^öuticn.  —  3.  Ms.  ,(',n. :  'in.y.  •■  y.n..  —  'i.  .Ms.  vv/". 


«  quoi  rcfuses-tu  de  dire  quo  le  Christ  est  Ic  Fils  du  Seigneur?  N'as-tu 
«  pas  cntcndu  co  quo  dit  Ic  prophete  David  :  Je  t'ai  cngeiulre  du  sein  arant 
«  Ictoilc  du  niatin'.  De  plu.s  il  dit  au  sujet  de  la  naissance  (du  Christ)  sek)n 
foi.  ',1.  «  la  chair  :  Le  Seigneur  "m'a  dit  :  Tu  es  mon  Fils.  Moi-meme  mijourd'ltui  je  t'ai 
^  '''  «  eiKjendre.  Demande-moi ;  je  te  donnerai  les  peuples  potir  ton  lieritage  et  ta 
«  domination  sera  jusqu'aux  extremites  de  la  tevre'- .  En  outre  l'Ecriture  dit  : 
«  Le  Seigneur  dit  :  Son  regne  ne  pnira  pas ;  il  a  elalili  son  trnne  dans  la  justice, 
«  n  Jerusalem,  jusfju'n  Jamals''.  » 

Les  freres  repondirent  et  lui  direul  :  «  \'oi('i  (jue  tüi-iueine  tu  n'as  pas 
compris  cette  parole,  car  ce  que  tu  as  vu  en  songe  est  expose  au  sujet  de  Sala- 
mon,  fds  de  David.  »  Jacoh  ilii  :  «  l'our  moi,  je  n'ai  pasmenti,  mais  au  contraire 
j'ai  dit  vrai  :  (ä  savoir)  que  ce  qui  a  ete  dit  :  Je  t'ai  engendre  du  sein  avant  l'e- 
toile  du  matin\  (a  bien  ete  dit)  au  sujet  (du  Christi.  Lui-meme  existait,  avant 
que  le  monde  fiil  cree.  Quant  ä  sa  domi)iation\  eile  est  jnsiju'au.c  extremites  de  la 
r.p|.  'ii,  Zerre".  Snlomon,  'hii,  n"a  pas  cxiste  avant  rötoilc  du  matin;  son  regne  n'a  pas 
ete  cternel,  mais  au  contraire  il  a  regne  pendant  ''lO  ans,  comme  il  est  ecrit 
dans  les  Ecritures.  (II  est  dit  aussi)  comment  il  a  ete  destitue  de  sa  royaute' 
et  (comment)  il  a  lait  le  mal  dcvant  le  Seigneur.  Li'  prophete  David  dit  :  0  Sei- 


\-h 


I.  Ps.  rix,  3.  —  2.  Ps.  II,  7-S.  —  ;5.  I  Paral.,  xvu,  11-1'..  ',.  Ps.  cix.  3.  —  5.  M. 
ji  m.  :  (a  domination.  —  (i.  Ps.  ii,  S.  —  7.  Allusion  au  schisme  des  dix  tribus  sous  Ro- 
boani,  tils  de  Salunion. 


I    ^1. 


fl07l  DKI'XIKMl',    \SSIMi;l  I  I'..  7 

^Ml,  :   }iT^y:t/i>  :   (Mit',   :    NA"   :    rt""'    :•:    r">i5;"«)'.f.v/"  ■    (IH'.'l  ■    A'I'H»-Ay.  •    l-Ö»' 

(urtA-rr/.  ••  i'.n.  ••  ii?r>/- :  »ij.virn  •  h'i\i.ht\,u.r.  •■  A.in/.'/.  =  •i'>;"y.  =  vt 

nc  :!:  «Mi>»'HiA  ■  y-'Hx  ■  hi'VM-  •  "vy'i-  1=  «m/äxia  :  h.f.nc  :  y.a\i\'n}x  ■■■:■  «» 
>,-/'.V.e.v/i.  :  ifA-  ••  h<i»-'Vj:  -•  "»A.f.J:  :•:  >i"/ii7»n./..[(:  :  ;i.]jn/.  ••  tthoHii  ■■i- 
(nhi\',v..  ■■  nywi.f.c  :  h'rfi'iy-  -v-  h'f»  •■  .en-f-^iA-  ••  rt"7y/-  =  »;Ar»-^i-  ;:  oi^f«  •■ 
y.^.-vi:  ■■  'f"iiw.  ■■  wjui- :  tii-M-  ■■  'i^M-  -i-  h""  ■■  ?:'io  •■  y.vwi:  •■  \U"'tMii\\-  > 
y.an;-']-  ■■.:  h""  ■■  y-Aift  ■■  KHw: '  :  hi'Hi-  ■  "vy l- '  :=  tnhf"  ■  y'riu:  ■■  An.iij:  • 

ry:i: •  ma-^i-  ••  rrtA.i>-  =  htxM'y.y:  ■■■.■■  m  ■  y.ht  ■■  i\Kii-  ■■  y.-\/..riAx  ■■\-  hii-  •• 

Ä-n./rl-  •  \_(»'\h'l-ilxn'y.  :  (l'l'.ev/i.  :  u-  •  flWA-  :  7.11.  :i:  (nUM\  ■■  t'.n.  ••  ff"'i-  ■■  ui: 
1  '.  at-*ti-l'  •'  {[ly.  •  tmn/S.  ■■  on;.  •.  ^A-/-;ifl^  .•  ViA\'  ■  m-M'  ■  #Tl>A'/-  =:=  *">•,. :  •  f„i 

O'IW.   ■■  "'lyi'  •■  (lA-nrt-  ••  ""'l-  ■  tili"-  •■  Wffn'l-  ■■  ticn  ••  fllAf-  •'  lU/"  :  .•'•?»1'"<-  ::=  'l* 

i»"P}"  •  t,}x'rh,hof  ■  i/n«"- :  /.{"y.c.'ft  ••  <"iMi.  ■•  «i>y<'»-  ••  Ti-Jii.^iir/i.c  •■  h'r^\\. 

1.  Ms.  v/iic.  —  :^    Ms.  ivv.f'i-. 


I    I) 


liufiir,  tlninir  liiii  jiii/i'iiicnl  an  mi  r/  In  juslicr  aii  fils  ilii  i-ni'.  |)r  [iliis  il  ilit.  : 
Araiit  Ir  salcil  smi  mint  e.vistait;  rirniil  In  htnc  il  ('■lull  jionr  Ics  i/ninalions  des 
i/ihiemlions-.  Le  propliete  Oscc  dit  :  De  iEgijpte  j'ai  appele  mon  Fils^. 

Salomini  aussi  ilit  au  suji't  ilu  Christ :  I.c  Sciijnriir  m'a  nree  [la  Sai/cssr]  [romnw) 
le  principe  de  In  viiie  de  son  tröne.  Avant  le  nionde  il  ni'a  fondee.  {II  ni'a  crcee) 
au  rfinunrncenient,  avant  qu'il  ' fil  la  Irrre,  avant  (fue  les  sonrces  d'cau  sortisscnt,  ♦  fni.  ',-i, 
nvaiil  (jiie  lc\  inonlaf/nes  fussent  fundees.  .Xrant  Imilrs  h's  cnlliiirs  il  ni'a  enf/endree. 
Le  Seif/ncur  n'araii  (pas  rncore)  fait  lesregions  et  les  poles  (jii'il  a  rlahlis  depitis 
le  virl.  I.itrsiiit'il  jiirpaniil  Irs  cicu.c.  j'e.risldis.  i.ovsijii'il  cvrait  sun  propre  tröne 
dans  les  airs,  lorstjuil  (le)  faisait  solide  ait-dcssits  des  nnai/es,  Idrsiju'il  a/p-rntis- 
sail  l'emplacement  des  sonrces  d'cau,  lorsqu  il  jixait  ä  la  nier  une  liniitc,  [afin 
que)  Ics  cau.rnc  sortisscnt  pas  de  son  rivage,  (lorsqu'if)  faisait  solides  les  fondemenls 
de  la  (crre.  fctais  avcc  lui.  [cn  train)  darranger  (toutcs  choses).  Mni-meme  je 
me  rejouissais  cliaque  jour  (et)  j'extiltais  devant  sa  face,  tnul  le  Imips'.  De  plus 
il  ilit  :  Qui  est  monte  *au  ciel  et  (en)  est  descendu?  Qui  a  reuni  les  vents  dans  son  ♦  f„i. 
sein.'  Qui  a  envcloppc  les  eau.r  dans  son  vetement?  Qucl  est  son  nom  et  qucl  est  Ir 
nom  de  son   Fils?  [I'oucez-cous)  le  savoir''?  »    Un  des  frercs,  appi'li-  'riirndore. 

1.  Ps.  I.XXI,  1.  —  2.  Ps.  Lxxi,  .").  —  3.  0>.,  \i.   1.   -  'i.  rn>v.,  viii,  22-30.  —  .'•.  Pn.v., 
XXX,  'i. 


r  1». 


V  II. 


V  h 


8  SAllCl^   1)  .\l!i:U(i.\.  '1081 

p  :  hm» :  hii^'i ' «  in.    >A'f>^-n  ■■  ','11'  ■■  /"(:«•/• :  )n:M:.nft  ••  ?'••*'•■+  •  »nAii  ■• 

/.h.t\  •■  iv^y.""'  ■■  h"\\\Mhu.i:  ■■■.■■  hi»-rh'  •■  h'un-  ■■  un'.[\.i\r  ■■  i\h'ii-  ■■  rt 
•1'  ■■■:■  e.n.A  ••""• :  s'ft'f-t^  '■  n>t'>'i-  -■  i/(»A«»-v  ••  tin  ■■  ""ft.  ■■  miunvi  ■■  h''n\.}\UtU,i:  •■ 
hrf\'ii'/  ■■  <'Mi>, •}■;••)/ :  iM.c.t'. :  Viir/'i-  •  hrwi  ■■■■  rui^/«  =  y^•,\^''\•  •  oftii-  •-  «w>äv/i 
foi. 42,  A.  ••  iir-'i-  ■<■■  fn'f"yi}\  ■■  nhfi.  ■■  h"i\\M\ih.i:  ••  w  ••  ä.a.  •  *»jc,ii.A"  =  hf^ii  ■• 
VM  •■  ?,-/ii.hii./..(:  ••  }^fl■l•^:M•  ••  hMiM.\v  ■•  All./-  ■•  hn-Ji  •■  >i'>i/  =  jMoi.  •  n 
•/./.  •  "MVA-  ■■  ?i'>i/  ••  h-zric-l-  =  ?»">»'>i-- :  A<«.i:/"j  1:  w-uy.W  •■  An./-  =  hd-h  : 
?,'/"/ :  WA-  •  ii,/- :  }xti/.h.fi\  ■■  h"»  ■•  y\\-'/'/.  ■■  U\)','i' :  an'fici-  •■  ot'fi'i-  ■■  rr 
'i'rtt'  ••  «».i'.rV'rv- :  «^"i'/  ••  ri)i',}t<. :  ;,,'i:y.  ••  «»«ni-nh}''  ••  Ali,-/-  ■•  ^^•h  ••  w-a-  :  ii 
II :  ?iA>  ••  .»'•i'/nc  •  \Yh.r\\\  ■■  yAvv  •■  ?ifi/. -^.a  •  whr-,'v  ■■  whK-i-  ••  oy-i  •■  v 
?i(:h  ••  A(iA  ••  r/i./"«i'(>'if  :  öiArtA  ••  {i"\'n'  ■■  mhuyA.h  ■■  y.'i'.'i'i]  •■  hrM  •■  i\h'i 

foi   .2.   •/•  :  n/.ll/-  ••  •l'>i"7.  ••  W-A-  ••  ^/»/"'l'ii-fö"-  :  A?irt/..>i.A  •■  IMI  ■•  •J'.f."'/A'  :  fl»    II?i'> 
■/•  :     Uil-  '■   h'/n'll   :   ^«(1,   :    WlMMhUAl  ■    h'r^^^  •■    }x{l/.h./\  ••   M.  •■    Jl'/n  :    11. l- 

Ji  •  «Ml./- :  Mi-ii :  '1-in<-  •  ')'y:"7.v  ■■  A"/Ar  ::=  «»[.c]?»"'^  •  A'-n.  =  ?i"/ii.h'nji. 

1.  .Ms.  >,<n.'/.  —  2.  Ms.  nl-Roo.  —  .'5.  Ms.  «i««W)<{..  —  4.  Ms.  r'f^vö'tt. 


liii  rüpoiulil  L't  (luij  ilit  :  «  Le  Scii^ucur,  luun  iJicu,  est  viv;uit!  (J  .illirmc)  (juc 
tu  (lis  vrai,  ö  Jacob.  Voici  fjuc  la  regle  des  chretiens  est  justice  et  droiture.  » 
57.  Ahoi.ition  du  sacebdoce  .ilik.  —  Jitriilt  <lit  :  «  Nc  savez-vous  pas, 
fröres,  que  le  sacerdoce  des  enfants  dl.srael  a  ete  aboli  devant  le  Seigneur?  » 
Les  freres  repondirent  et  lui  direiit  :  «  A  cause  de  quoi?  »  Jacob  leur  dit  : 
«  Parcp  que  nous  avons  transgresse  la  Loi  de  Moise  que  le  Seigneur,  notre 
Dieu,  nous  avait  donnee.  C'est  pourquoi  le  sacerdoce  nous  a  ete  ravi,  comnie 

r.ii.  v>,  il  est  ccrit  dans  le  Livrc  'des  Rois  :  Vn  lioinnie  da  Srif/ncar  viiit  rers  Heli  et  hii 
dit  :  A'nisi  dit  Je  Sciyiieur  :  Certcs  je  nie  sai.s  laanifcstc  d  la  iiiaisoa  de  ton  pere, 
jicndaiit  (ja'ils  sc  Irouvaient  aa  ixii/s  de  riü/ijpte  (et)  pcndant  (jiiils  etaient  les 
i'sciarrs  de  l'liaraon.  J\ii  clioisi  la  inai.son  de  ton  pere  pnnni  toiites  les  maisons 
d'Israel,  afin  iiu'ils  devieiiiient  pour  mui  des  pretres,  (ju'ils  montenl  ä  moii  aulel, 
qu'iU  bri'ilciit  reneens  et  (pi'ih  pnrtent  Vcphod.  J'ai  donne  ä  la  maisoii  de  ton 
pere  lous  {les  sacrißces)  (jui  sonl  Iraiti-s  par  Ic  fcu,  [offerts)  par  les  enfants 
d'lsraid.  Vourquoi  arec  an  cril  mcchant  as-la  rcfjarde  nion  sacrißce  et  mon 
eucens,    et    as-lu  prefere  tes   fils    d    nioi  toucliani  la    Inhxkliction  des  premices 

fol. 'i;,  de  toas  les  sacrifices  d'Israel  ipii  etaient  devant  nioi?  'C'est  poartpmi  le  Sei- 
f/ncur,  Dien  d'Israel,  dit  ainsi  :  J'avais  dit  tpie  ta  maison  et  la  maison  de  ton 
p!re  serriraient '  devant  nioi  d  Jamals.  Mais  maintenant,  dit  le  Seigneur,  lotn  de 


V   a. 


v'b. 


1.  .M.  .1  III.  .  K'oiis  sci-viricz. 


[100]  DKIIXII'.MI.  ASSIMIlI.i':!-:.  0 

c  •■  ihfi  •  A.'f- :  >;?.«'»•  •  A?.A  :  MMV.'/.  ■  Wi-nc'  ••  «"1/ : ht\[_\'],U'V/x  ■■  ht\\-.u 
4'j:  ■<■■  (if.'ih  •■  y-ff'Ä'h  •■  ti"*v{t(\  •■  <"?»"/.<:}"<"'•  •■  aii.'iii  •  o^Mch  ■■  ii.i- ••  Mi-ii  = 

tn}i.i'.-l/.hl]  :  All  •  i\in-i\\-  ■  ll.-lll    :  A7/)'  ■  (IWA-  ••  ii"'{'(ti\  ■  «»Ä.l'rttn:  >  Wh 
fl.  •  hT"!  ••  ^/»/"'l'<^l-4'  ■  I/1'.<(..}\1'"    :  ttMly-liliih  •  «»,!'./.  M>')'  ••  tt'i'i'Cl-  -l-  (n\i- 

A-  ■•  ?iA  ••  ici'  ■■  M""/  '■  «i.lii '  ••  </«i'.<».f."i:  :  nii- '.'•/•  ••  (>y.«»-  •••::  ay\vy\-  ■■  (»-h 

•|: :  ■i'>i'ri:  :  All  ••  ii«" :  .C'/"}'.?»  ■•  «^i^A  :  jjA^i.ir  «'»•  ••  y.'j."7'ii  •  /.'r->, :  flKr.>  '  fo>  '•'. 

,hl\  ■  KhAI'ii»-  :  y.onill'l:  :  mi'-'i'l-  =  tthihl'.  •■  ÖM'  •■.■ 

i:h.)ui"-'i-  ■■  h-'n»-  •■  Wh""  •■  i-M/.  ■■  -ttA-y.  •■  ,i\i  •  «»yi[i>]'/f""-  •■  A.irnn  •• 
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/»•?!  ••  Uv'.'i-   ••  "'ih'"";'!  ■■  i/ii"" :  iJ'yv  •■  ?iA  •  .i'/MK- :  /"'/v.'it'  •  "»^»/r^ 

f/n  :::  «l>lrt(l  :  .IMI.A"   •■  }\"IUMhh.i:  ■   Ah.(\.  =  Ulli   ■<■■   <"?iA  :    l-C^-  •■  M'"/  '•  tt^'l' 

h  ••  y.""'Ai\-  ■  «».('.rt"/^.  ••  A-'|:  ••  (MK-/.  :  ^HA.  ••  nii'.n.A"  :  "/.f.vf.i-.  ••  m-DI-  ■  />  ■■  ?» 

A  !  Vi>-  ■•  M  ■■  hlWt:  ■■  .•»•Af  ••  '\fif\  ■■  h{\/.Kfi^  •  lU'"  ••  if-A-  ••  l/l'.A'/'h  •  M*l« 
'U  ••  ^MlJ-.r»-  :  «Mit'.?»;:  :  (>A'|-  :  h'l'Of'r  •■  U'iiUWv  •■  WA"  ■•  ArVA  ••  ^i.A.  :  (»Art 

1.  Ms.  Mi-nc.  —  2.  M^   ii.t  :  lU'Hi.  —3.  Ms.  \ifiiS„n.r'.  —4.  Ms.  n.+li.  —  5.  Ms.  inivi-. 

—  (..  Ms.  n»i>inu'. 

wo/.'  .l'liDHorerai  sciilnneitl  rou.r  qui  m'hi>norriit  et  je  tnrprisrrai  cclui  ijHi  nie  mr- 
jirisr.  Vtiiri  :  Icsjours  vicnnent  {uu)  je  (Irmcincrdi  In  initi.soii  et  lesdrscriiddiils  <lr  hi 
inaison  de  ton  pere.  II  ne  se  Irouvera plus  poiir  toi  de  vieillaid  dans  ta  maison  n  mi- 
tiinr  epotjue.  Un  Iximme  {cependant)  ne  sera  pas  ecarte  de  mon  sacrißce  :  ceJui  (/«/  srra 
ixiiffiil  u  nies  i/cii.r'  et  desireni  [iiio  fjloire)  en  son  (hur.  Tons  ceu.r  ijui  restcront 
de  tu  niaison  tomberont  sous  le  (jlaive  des  liomnies.  Voiri  le  sif/ne  pour  toi  :  c'csl 
re  qtti  suiviendm  a  tes  deux  ' ßls  Oplini  et  Pliinees;  lls  moitrront  Ions  les  dcu.v,  •  r.ii. 'i.i, 
[fruppes)  par  le  glaive,  le  uuhnejoui'- . 

Avcz-vous  vu,  fröres,  comnu-iit  oiiL  etL-  (ihnlis  lancienuc  Loi  et  le  sacor- 
(locc  (hl  [icuplc  des  .luifs?  Elle  est  veiiuc  lii  liiiiiitTc  ([ih'  Ic  propliole  a  pre- 
(lile  '  toucliani  la  vciuic  du  Christ  :  Je  siisriteiai  des  pretrcs  fideles  seton  niti 
volonte,  qui  feront  mon  lion  plaisir;  je  batinii  pour  eu.r  une  niaison  de  jusliee; 
ils  iront  duns  mon  comninndenwnt,  t(nts  les  jours  de  lenr  rie\  De  plus  le  Sei- 
L;;neur  dit  au  pr^Hre  7/(7/ ;  Ceux  qui  resleront  de  tu  maison  viendront  se  prosterner 
ileriinl  lui.  (pour  avnir)  une  ohole  d'nrijent,  et  lui  dlronl  :  Ailjoins-nioi  o  tun  ilc 
tes  pietres.  n/in  que  je  mnnt/e'  de  la  nourrilure''.  V.n  milvr  le  Seigninir  dit'  a  '  ^"}'''^- 
Siimuet  :  Voici  ijue  nnii-meniejaceomplirai  ma  parole  sur  Israel,  en  .wrte  que  lout 
etre  (pii  entendra   cela  se  boucliera  les  oreilles' .  Ce  jour-tö.  j'e.rerulerui  laut  ce 

1.  M.  ä  ni.  :  (i  ses  yeiif.  —  2.  I  Hois,  ii,  27-.i4.  —  ."?.  M.  ä  in.  :  n  di'le.  —  4.  I  Hois.  ii,  35. 

—  .">.  M.  ii  ni.  :  QU  Je  mangerai.  —  6.  I  Unis,  ii,  3().  —  7.  M.  ii  m.  :  prendru  ses  oreilles. 


11»  SAIU'.IS  DAÜMtfiA.  lin 

ll.'l:  ••  A'JA'/'  :  iV'uu.hl-  :  y.'VA:  ■  in/i.lft'A"»-  -.  r/iMi'/-  :  \i''"U  ■  'f"ihM]'  ■  AU. 
•|: :  iu/n  •  }x.y.y."»i)fi    :  :'>m.hl-  ■  WA-  ■■  t\h.^.  •■  hM"Vi  •■  inKW""M'ö=\-  ■■  ^tl 

)u»ri\  ■■  y.h.h')'  •■  my.tt.  •■  h.hi:  :   l/./i.n  ■■  Uifi.hMi  ■■.■  fm<,-'hn-'i-  •■  ih 

' r.i  . .  "ly- :  M'y.ti'i-  •  /"Art.  :  on}^f/n'i  -.    n-f:  •■  d'n«"  ••  y.ii.A-  :  inMi-.yi  ■<■  ifi'v 

Ol ;  i'j^.r-n  :  ri»(Mi,A"<"-  •■  >>/.t'  ■•  «»vii.y'j- :  y."7.M-  ■■  tny.ii.un.  •  'l'y.'tii-  ■■  /"a 

rt. :::  -i-nA  :  >.^-i- :  •}'V(U:  ••  fii\h  :  n^r.^i.ev  •  ii»(i;»'/'Oa.v  :•:  n/rt  =  Äfi  •  at-rx 

•|:  ••  »•/•'.'7<'.   ••  IT'ftA  •■  «»A«;.  :  HUin'i^,{i.  :   >)'y,.tl  :[:  (nUftt\  ■  ,('41.  •  ö»rt.  •   \^>^<'A•  ■ 

'h"h\M\,UA:  •■  hin-hv.  ■  h'r^'f\f\oo•  -v-  y.-\/.M'.  ■  iv'nii  =  ^n  ••  «»«»ap-  :  imm 
■w..fi  ■■  'Vifi  :=  fi}%r^\i  ■■■.■■  u>Ufii\  •  y-tt.  •  M  •■  o>'hi:  ■■  hrf\i\  ■•  hnc/r  •■  wh 
•rf\h  ■  y.fi<u->  •■  uOxr^h  ■•  yö^f-n  -i-  vn- :  uu/.  ■■  '^'y.hv  ■■  ti^'i.  •  my.w,  •.  wr 
t\h  •■  htuy/r  ■■  y.tiih't'  ■  wyM'-n  •■  \\wn\h  ■■  mi-v«»  •  iXhiV  •  ^y:t\-\'  ■  {\f\%  • 

hf»>  :  f,h'rf[)l  •  tn-Txl:  :■.:  «»"/«;.  :  '/•>"//.     :  ttOi-M-  ■■  ff"i\,1x't''l-  ■  \\tm  :  'Vf-A  :  fl 


V  b. 


1.  Ms.  miMi^Kani.  —  2.  Ms.  h.,e.Ä<n»ftn.  —  3.  Ms.  tV7<. 


quc  jdl  (lit  ciiulrc  Itril  et  cinitre  sa  iiutison  ;  je  commencerai  et  j'achhverai.  Je  liii 
ai  iiotifie  que  je  piiiiirai  iiti)i-)ii(hnc  sa  inaison  ä  jamais,  ä  cause  du  pechc  de  ses  fils 
iqu'il)  na  pas  chdtu's.  .\'ai-je  pas  precisement  jure  ä  sa  maison  que  le  pechc  de  la 
maisoii  d'lleli  ne  sera  efface,  ni  par  l'encens,  ni par  le  sacrißce,  djauuüs'?  »  Los 
freres  repondirent  et  liii  direiit  :  «  Tu  dis  vrai,  ö  Jar(d).  car  voii-i  quunc  ti-llc 
cliose  a  etö  dite  louclianl  Saiil.  » 

58.  L\  TniMTK.  —  Isanc  röpondit  et  dit  :   «   lue  seule  choso  iious  reslc 
11  to   (lemandor.    Faut-il    quc   nous   adorions  la   SaiiUc  Triuite  et  quc   uous 

foi.  Vi,  croyions  *en  eile,  comine  diseiit  les  chnMieus?  ))  Jacoh  repondii  et  leur  dit  : 
«  La  Loi  et  les  prophetes  enseignent  et  annonccnt  la  Sainte  Trinite.  La  Loi 
ilit  :  h'aisons  l'lwmine  u  iiatre  imaije  et  n  iiotre  ressenildance".  C'est  le  Pere 
qui  s'esi  entrctonu  avec  son  Fils  et  son  Esprit-Saint.  De  plus  Moise  dit  dans  la 
Loi  :  Le  Seitjneur,  votre  Dieu,  est  ?<«'.  Ainsi  s'cxplique  (la  formule)  :  Le  Pere, 
Ir  Fils  et  le  Saint-Esprit,  uu  seul  üieu.  De  iiouveau  11  dit  :  .!<•  suis  le  Dieu 
ilAhrahnm.  le  Dieu  d'Isaae  et  le  Dieu  de  Jacub\  \ok\  qu'il  a  nicntionne  la 
Saiutr  Triuite  et  a  dit  :  Dien  dWhrahuuu  d'Isaae  et  de  Jacob,  avaiit  d'enoncer, 
lüucliaut  la  Salute  Triuitö,  qu'dle  est  un  seul  Dieu.  En  outre   il  est  expose 

rr,i.  Vi.  dans  les  Keritures  que  les  Vertus  des  eieux.  'les  Anges  eux-memes,  les  Sera- 

V  b. 

1.  1  15. .is.  III.  Il-l/i.  —  2.  Cm.,  I,  2(i.  —  ;{.  Deut.,  vi.  'i.  —  'i.  K\..  in.  (i. 


[inj  ni:r\ii:Mi':  a^mmhiii:.  ii 

•v.  :=  (llu/n  :  (Ml. :  K^ys'h  ■  Vll.i'-  =  ?t'>ii '  ji'.riA-  ••  'V'ifi  •  O-'J-fi '  '1'"'i\  :=  >i''/ 
ii.;»fh/..f:  •■  x.ri;.-i- :  r/«'A^  •  i^A•■  5  ry./.  ••  ftriwr/.li  ::=  ?,'Vii.>»nj..i:rt  :  m»'/« 

«J'>;.ft  ■■  (Ml. !  Mi->  ■•  hiuyr  ■■  iiii'/»  =  i-ha  •■  h/.-v  ■■■.■■  c>i\  •■  ^a'ja  =  höly-^i 

•f:i»-  :  <">}\/,  ••  Vi»'  ••  1:  •'  fiy.u*-  •  i'.'l'd»-"'»-  ••  ""A(^A/.i»-  ••  A?»A'  =  A""»'-""-  =  a?»"/ 

ii.?i  :=  i»?i'/"ii  ■  <f.A/i"i«»-  •  n?i'>'/-  ••  H.i'.ü.A-"'»- :  ^;'?»i/lv'  =  ?»'"•  =  /.iiiiVi- !  T 
•JA  :  fl')'.f.v/"  :  hrt[i'.]'>/;i»-  •:: 

iMi.  •  ;.,yA-  ••  <»Ay. :  A.^.yi :  A'/'»  t'.ViJ" '  =  Mx"]\\M\>u-i'.  ■■  nc'/'jf  :;=  -I-ha  •• 
^r:■•|• .;:  ri»«»}<«.A  :  h"i\\M\,UA:  ■■  y.%.i\i\  •■  '/"AAa/-  :  "ve.  =!=  «»»n^n  =  yn.  •• 
<i»;»ii[v]'/"  ■•  ?i"iii.hiK'».(:  =  '^^^A  ••  A>'-'/'  =  (»/tv-  =  ?,a/-  =  ">Jt'  ■■  wrw  ■■  W) 
ll.^•llJl.(: :  hrtynv.  -v-  i'.ii.  •  ^.A.cyA  =  vii.t'.  •■  «»h'/'<^«^}"  •■  ^^'"^w..t\  •■  0";a  ■ 

■| -riA  :  >.^V  :  '//"^  ••  yA-r-H  =  r^-n-IV.  :  unny.K'  ■  oi-fil-  ■■  "ly.  ■  lu/»«  =  yAI;  : 

M'-U)   ■■   AH   >::     IIA   •    'lArC/-   :    -l'Wl.'l-    :    <'»-?t|-   •■    ^n'7(»,  :    '/"7l'.'/"."'J  :    >»'"-'> 

•|:  •  ?iA  !  hr'i-  •■  Mn.Mtx  ■■■:■  f""7i'.  ••  'VhriA-  ■■  'l'y-M-  ■■  T'/"!-'!-  ■•  hiV  •■  [:»• 

A]/'.K\ii  ••  -Wn.h/-  ::=  wvivw-vi:  ••  »«»y.v  ••  «»-A/-  =  "7^'.  =  -VhriA'  ■■  }vi\  ■  «"" 


pliins  et  los  Chcrubins  nlorifioul  la  Saiiilo  Triiülc,  toiniiu;  dil  Ic  {Jidiiliilc  Isair, 
alors  qu'ils  disont  :  Sdint,  saiiit,  siiiiil  est  Ic  Sci(/ncur  SnlxiDth.  Ta  f/loiic  rrniplit 
Unitr  la  Icrrc'.  Le  Soigiieur  est  un,  (mais)  la  glorification  est  triple.  Une  tolle 
(parole)  est  dito  an  sujol  du  Pore,  du  i'ils  et  de  rKsprit-Saint.  Notro  pere 
Mnalinm  parle  cipmine  |i,irli'  la  l.ni.  i.orsqu'il  out  love  ses  youx  et  regarde, 
voici  quo  trois  honiines  se  toiiaiont  aii-dessus  do  lui.  II  los  apprla  une  (fois)  : 
Si'i(jin'iir'-\  ensuite  il  les  distint^ua,  puis(|u"il  loui'  dit  :  Mrs  Sci<jiu'iirs,  si  j'ai 
Innivc  i/räcc  derant  vos  i/cii.v^. 

Jrsus.  lils  de  Siriicli.  ilit  :  Jdi  oj)j)clr  le  Srif/iieiir  nia  liimi(Tr\  La  Lui 
dit  :  '  l.'Esjirit  (lii  Seigncur  vi>ltigc(üt  (in-ilcssus  de  l'viut^.  De  plus  o\\<'  <lil  : 
Le  Seii/neur  fit  piravoir  siir  Sodoine  et  Gomoirln'  du  fm  d  du  soufre  de  la  pari 
du  Sciijncur,  [du  haut)  du  vii-V\  Lo  propiiotc  Isaic  dit  :  lls  mit  iirili'  l'Esprit- 
Snint'.  La  Loi  dit  :  Jacob  piit  trois  bälons  et  les  mit  daiis  l'cau,  aßii  de  faire 
hoirc  les  brebis  de  Laban*.  Voioi  le  signe  de  (cotte)  prophelio  :  les  brebis 
sont  los  lldöles  qui  oroiont  au  Cdirist ;  I'eau  est  lo  signo  d\i  saint  bapteme 
qui    (>xpurge  le  pecliö;  les   trois  bAtous  ipie  (Jacob)  a    luis   daus    1  rau   sont 


1.  Is.,  VI.  3.  —  2.  yi.  ii  in.  :  im  seiil  Seigncur.  —  3.  Gen.,  xvm,  2-.'i.  M.  a  in.  :  scs 
yeux.  —  1.  Eccii.,  i.i,  l'i.  — 5.  Gen.,  i,  2.  —  6.  Gen.,  xix,  24.  —  7.  Is.,  iami,  !••.  — 
S.  Gen.,  XXX,  37-.?8. 


fol.  V 
r"  il. 


fnl.  'l 
1 "  il 


1-i  SAISC.IS  DABKlir.A.  [iV2] 

r..i. V.,  A?i";ii.hn ' Ji.f: :;:  wh^o  ■.  y.{\, ..  ;ini')'y/\  •■  'Aiy.  ■■■  vu-  ••  ^iV  =  hotw-i  ■■  Aon-; 
d\\  ■■  (Ml.  •  Jk/"'h  •  y.tt.  ■■  }i"h\.h'i\,iiA:  ••  '.'(>■ :  ^•v/"[/"]  ••  hn^m'  ■■  «»hfii/^n 
"7«^}>A  •  hin"ijh  :■:■  i;;-^.Anb  ••  h"?i>-  ■■  hv/'V"  ••  ^n-Wf  •■  r»h/"['/]'{')'A'-'J  •• 
y.tt,  •■  i\w.v  ■■  uh  •■  i/.y:  ■■  rt»'jh()}''  •  AV'Hi*«"'  ::=  ofhön  ■■  y.tt.  •■  vi»-  •■  h\w 
rVA  •  ('.-■/•'/••/V-  ■  fih''iuMhu:  •■  h'rf\\ui»-  ■.:■.  nhiiu  •■  dA-y.  •■  yi\(\9*av' .-  irft 
')'y:i\'i-  ■■  /"Art.  ••  hat-fiü-fao- :  AMI'/."/  ■■  \'ry:/.  •  "itt^'  •■:■  fl»>j'/.''i>.  ■  vn.^.  ••  y. 

n.  :=:  fl.'»'A  ••   }x'')\Khn'h.i:   ■■   y.?.i(h   ■   fl''iy'l-  ■.■.■■  mr/n><;.rt  :  ^^.|»-  •  V^A-  :  •'iJl'.A" 
<»«»•   :•:   «Wirtfl   :    ('.n,  :    ^.V*ll    :    /l'A"    ••    ««^iDf  J»'«"»-   :=:   fH'J^,   :    t',|l,  :    "l'/C.'/-  :   '/"'J^rt 

h  :  aty.-\/..iiV..  .:: 

1.  .Ms    ).(!«:.        2.  Ms.  Iilvf-Ao'. 


V  il 


fdl.  'l 
I-  1). 


le  signo  du  Prrc,  du  Fils  et  du  Saiiit-Esprit  qui  sanctific  Teau  du  bapteme. 
C'ost  par  eilt'  quc  Ics  brcbis  du  Seigneur  sont  purifiöcs.*  Coniinc  dit  le 
propliete  Ez-echicl  :  Vuici  (jiic  »mi-memc  je  rccompensproi  »tr.s  brehis;  incs  brehis 
sdiiroiit  qua  je  suis  le  Sei(/neur,  Iriir  l)icu\  De  plus  il  dit  :  Ainsi  dit  le  Sei- 
l/iieur  :  Voici  que  je  chercherai  mes  brcbis  el  les  ra.ssemblerai.  De  ineme  que  le 
j)asteiir  rherelie  ses  brebis  et  so»  troupeait  au  joiir  de  l'obsrurite  et  des  iniages, 
(et  sc  troiivc)  au  milieu  de  ses  hrcliis  (jui  sont  separees,  de  iiu'ine  je  chercherai 
mes  brebis  et  les  passerai  eii  rerue,  [api'cs  les  avuir  ramenees)  des  rcfjions  oit 
dies  ont  ete  dispersees  -. 

[Moise)  dit  dans  la  Loi  :  Vciiez,  descendons  et  meloiis  leur  langa(/e\  De 
plus  il  dil  :  Vuici  que  le  Seigneur  a  ordonne  aux  ciifants  d'Israel  d'aller  au 
dcsert  (et  de  faire)  uiie  nuirche  de  (rois  jours,  aßii  de  rendre  un  culte  au  Seigneur, 
leur  Dieu  '.  i\ir  la  il  voulul  Imr  faire  eouiprcudre  le  mystere  de  la  Sainic 
r.ii.  V..  'Pi'iiiitc  vivificatrice.  (Le  niotif)  pour  le(|uel  il  dit  :  *  trois  jnurs.  c'est  que 
c'est  la  Saiiilt'  Trinite  (qui)  a  fait  sdrlir  uds  Peres  de  la  terre  d'Egi/pte.  Le 
propliete  Darid  dil  :  Par  Ic  Verbe  du  Seigneur  les  cieu.r  ont  ete  aff'ermis  et 
r Esprit  de  sa  bauche  est  taute  leur  force'\  De  plus  il  dit  :  //  a  envoye  son  Verbe 
et  il  Irs  a  gucris".  Eu  outre  il  dit  :  Tu  enrerras  tan  Esprit  et  [toutes  choses)  scront 
crrcrs ' . 

1.  Kzech.,   xx.\rv.   11  et  .'iO.  —  2.  Kzecli.,  \x\iv.  ll-l_>.  —  .i.  ("..•n.,  xi,  7.  —  'i.  Ex., 
V,  3.  —  5.  I's.  xxxii,  ().  —  6.  I's.  CM.  20.  —  7.  Ps.  cm,  .30. 


r  ;i. 


[113]  DEUXIKMl".  ASSKMHI.KR.  13 

h.fi^y{\'/.  ■'  vn.i'.  ■•  'i-ri/.  •  -lö'rr.i-  ■■  /"Art.  •  n"i.(i  ••  '/v"'i'«>  •  oun/.y. :  m-\-  •  h 

'rfl"'n'.  :  >,ft^/n   .•   iny.V   :   "W   :  ^.H  :  '/'/l'l'r»   -•   l'/.l/.   •   hCM   :   yrtn)./.   :   /'Art.    != 

<ö>»/iV  ••  »/<»/.*'.  :  ?i'/'rt"7i'.  ■•  l-Ji'rfM-  •  ""'i/.M  ■■  ot-M:  :   iV.i\"7.l-  •■  ll.V  ■  /"A 

rt.  ••  ^■n  •  riwiJA.f."  ••  <"«»'}<<.rt  ••  ')"',-rt  ••  »('.'/.'.f."«^  •  A'Vr'l'-'l-  ■■  </»('.   Vy,  Ml-  :  WA"   •  f..i.  .., 

<"»•  ■•  >irt  ••  ('.nu""i: :  n/;  ::=  iiii  •  -i^'/'c/-  ••  '"»n'/'A  ■•  <i»->i'i: :  in'i-t\nhi-  ■■  Mi 
iMYti  •■  (Mu.Vi  •■  rt"7y'/.* '  ••  uy.-hy.fto»-  -.  a?iA  :  y.m'»"i'.  -v-  (ny/HuM,  ■■  vii.t'.  •• 
i-n/.  :  ot'iii-  ■■  ii.'i-  ••  iv/n/ivi«»  ■•  «»>?«" :  i:rtj(i:i-i- :  «ij^Av  ••  «}'.t'.v/"  ••  ?»";ii7»'n 
#h.r:  ••  wfi'ry  ■■  j^A-f-  :;=  «««»jmi  :  n>iA-f-  :=  «mi?,'>'/'u  •  y."'/.v/.'i  •  ';"ftrny.  ■•  /" 
Art.  •  hfi'f  •  n/:  •  id/r/.  ■■  vfA-  ;=  tt\u">  ■■  y.i\,  •  ^j'/jl- :  itt.y.  •■■  wl'/f.//- :  t/^'i 
^.M\  ■■  on'.-\-^.(n<-  ■■:■  »irtll  ••  iMl.  ■■  i'-rt  ••  A^-ZIL^IK/Lt:  ••  «"/"'Prt/-  :  f\i\ih'\-  ■ 
«UMi  :  AAOA  •  ■i\tt"r\'M  :•:=  «»Ä<i»-"/ii  :  I1?i[a];-  •  '/"JJ'Jd.li  :  ^.^'.•'Vlh  •■  i»:^'}\ 

M-n  ■■■.■■ 

y.a.  ■  rtiJ/.-  ••  Vfi.i'.  ••  xA^  •  t'.ii. :  ?,"iii,/,'nji.r:  •  ui'rni:  •■    A"/A'/'  =  /\ih  'rui...., 
A  •  »(M-ii  ■  iW'iy-  •■  \\h,y.-V"n'Vh  •■  imiwch  ■■  m)i\ui-  •.  tmA)  :  «»a.«*.-  ••  «»«» 

1.  iMs.  n"7.t'.  '  '!.'• 


Les  gens  de  Ninivc  ont  jertne  pendant  trois  jours  et  ont  ete  sauves  du 
cli;\timent  de  sa  colere.  Lc  prophete  Elic  a  l'ait  Ic  sign(^  de  la  Triniti'  sur 
raiitel  cl  lo  fcu  est  desccudu  du  ciel.  Eu  ellVt,  il  a  jete  l'eau  sur  Tautel  par 
trois  fois  (et)  a  fait  voir  lc  mystörc  do  la  Triuite.  Le  feu  qui  est  descendu 
du  tili  i'^t  le  signc  do  l'Esprit,  eonsommation  de  roperatioii  de  la  Trinite  : 
Pere,  Fils  et  Saint-Esprit.  C'est  eile  qui  sanctific  lc  bapteme,  et  'tous  ceux  ♦  foi. 'i^i 
qui  sont  baptises  sont  purilies  par  eile.  C'est  aussi  le  signe  de  la  croix.  de 
riiiraruatiou  du  Clirist  et  de  la  luiuiere  Celeste  qui  sauotifie  ceux  qui  sont 
baptises.  Lc  propliete  Ihiiiirl  a  fait,  dans  sa  maison,  trois  fcnetres;  il  a  jeüne 
peudaut  trois  scniaiuos;  il  a  priö  (trois  fois),  devant  lc  Seigneur  (qui)  a 
exauce  sa  priere  et  a  satisfait  sa  demande.  Par  la  il  nous  enseigne  le 
mysterc  ilo  la  Trinite.  En  elfet,  c'est  par  cllc  (jue  tout  a  ete  creö.  Comme  dit 
1(^  jiropheto  David  :  Tu  enverras  ton  E.spril  cl  (toules  clioses]  seront  creees'. 
De  plus  il  dit  :  0//";v  an  Scii/ncitr  uii  sucrißre  de  (jloire  et  reiids  au  Tii-s-Ilaut 
ton  ru'ii.  Invuiiiie-nioi  au  jour  de  ton  afjliction;  je  le  dclivrerai  et  tu  me  rendias 
grdces-. 

Le  propliete  (et)  scribe  Esdras  dit  :  Lr  Seigneur  dit  :  Tu  rs  ' Ir   Tii:s-Ilaut,    '  [j^'- ''" 
{toi]  ijui  demrurcms  d  jamais,  (toi)  qui  lr  Innires  dans  le  ciel,  [toi)  dont  le  tröne  est 
inviiirihle,  [toi)  avec  qui  coexistent  h  h'ils  et  rEspril-Saint,  (toi)  dont  la  (jloire  ne 

1.  Ps.  cm,  30.  —  2.  l's.  xi.i.\,  14-13. 


Vb. 


r"  a. 


1'.  SAitc.is  i)\i;iiu;.\.  rn4i 

i/.M  ■■  ')'y,t\  ■■  i;;,.t'iA')'  ••  t\w,\x\M  ■  <"i'.t«»""'-  •■  i1'ju:'/'i-  ■•  "n^\h'\n■\•^^  ■'■■  n 

(I  =  ■|?iilll}(  .  S'Auifi  •  •/'iti '  ■•  ti>M'\-  ■■  "'.•'•Ah'/.  :  ?^-i{i  ■■  «»t'.'/'fU:  :  '/ll.flll  ■•  Ol 

•^yA  :  r'i:"r\\\  ■■  ot'V.-r  -i-  ii.yii  •■  yz/yrt-  ••  -v^'A  ••  fi"is''i'  •■  at'f'.'i'iii-  ■■  'Ay- 
.'*'i  ■■  s'M\'ith  ■  m'iniuio-  :  if.yi'  ■■  M./.-i  •■  A?iA  ••  y<i/V<li  :==  «»Ah  :  y.fi 
ny:  ■  \i'^^  •■  i/;i>y<i»-  •■  wwKimM  •■  h/\p  -■  i/»i'/  •  (n^rii'/.  •  htxf«  •  Wiv  ■■  h 
"ni.tvihiui:  ■■  /.rty.ii  •  h/.'i:  •■  nii.v  =  rdnh  ::=  wiih  ■■  ""'w..t\  •■  4'';.ri  •  yfu.u  •• 
)\öy.i\- :  ^lAiin.irtfn-  ■•  A')'.';«^'>  -v-  «»ATdnrt  :  yir^-  ■  wyMwi  •■  y:i\w  ••  n 
f.,i.  ....  •/:  •  n/"'/v.'/:  •  hh"m.h   n,u.i:  •■  i\0'i\  ■■•:• 

>.hv«»-  •■  yn  ■■  mi-  •■  fiiu-  •■  iVi'ii'  •■  /"Art.  ::=  wim\  •■  y.n.  =:=  hy.'Vi'i  ■■  ?. 
";ii,>.  •  h'rhy.'nii'""-  ■■  MxWyi  -i-  nmi:"'  ••  "/uaIi  :  oH\'//,-ih  ■•  yAi:  ■■  aj^a. 

V  •  (ni\M>i/..ti  ■•  Ml.'il  :  (:y.7iV  :  athAl'iyyt  -l-  ?i<»  ••  h1\l.}^  •■  Jft^iA  ••  «i'.'j^.'j 
T  ■•  ■'ill.i  ••  «»^y."i»  ••  a)r'C'>  •  'Wh  •  A(^A.V  :  mh-tlCV  ■  'i'\-f\±'i  ■  rt»<1iA/,"'/  • 

1.  Ms.  >Äfi.  —  2.  iMs.  m^-n-ini»-.  —  ■>.  Ms.  >.y">iÄ'eü'ot>. 


I-  1 


r  b 


finira  pas,  {toi  iln-unl  (jui)  les  anges  se  tienneiit  <hnis  Ja  craintc,  (toi)  sur  le  com- 
iHundcmcnl  de  cjni  se  proditiscnt  le  vent  et  Ic  feit,  {toi)  dont  la  voiJb  est  forte,  [toi) 
donl  la  purole  denicure  (ä  jamais),  (toi)  dont  le  decret  est  pitissant  et  rcdoutable. 
Les  VcrtHS  des  cieux  te  disent  :  Saint,  saint,  saint ' ;  les  esprils  des  jastes  le 
glovifient.  Tu  accordcs  [tes)  bienfaits  aux  {(jens)  pivux  qui  t'aiment.  Tout  elre 
i'ivant  l'adorc.  Sans  toi  rien  n'existe.  En  eß'et,  tu  es  le  Seigneur.  Tu  as  etabli 
Uli  Mediateur  par  Vceuvre  de  la  Sagesse.  Pareillement  l'Esprit-Saint  illumine 
les  yeux  du  cceur  des  sainls.  Quant  d  la  Sagesse,  il  Vembrasse,  lui  qui  est  egal 
foi.  'i.-.,   d  eile  par  la  volonte  du  Seigneur  '  Tres-Uaut. 

0  Irercs,  Esdras  a  dit  cela  au  siijet  de  la  Triiiite.  De  nouveau  il  dit  : 
Sauve-nous,  ö  Seigneur,  des  maiiis  des  mechants;  dans  la  grandeur  de  ta  cle- 
inence  et  dans  la  bonle  regarde  vers  mius ;  par  (ton)  Esprit  puissant  uide-nous 
et  fortifie-niius.  Oui,  <>  Seigneur,  nous  {Ix")  prions  et  nous  elevons  nolre  änie 
vers  loi.  0  Ami  ilrs  Ihiiinnes,  d  Mcssi<\  0  Doux,  ö  Clement,  ö  Miserieordieux, 
tourne-toi  vers  nous;  saure-n(Uis;  leve  ta  face  sur  nous;  rends  lumineuses  nos 
dnies  et  nos  intelligences,  conune  Vor  epure  que  Ion  a  fondu  sept  fois;  purifie- 
jwus  par  l'eau  de  la  justice,  aßn  que  nous  soyons  purifies  de  la  souillure  de 
uns  dnn's  cl  de  nos  corps ;  par  tu  propre  purete  puriße-nous;  souliens-nous  par 

I    •(•.t'.rt  siijiiilio  ii'i  :  c/imilcr  Ic  h  isiii^ion. 


1j. 


1115]  DKUXIKMK  ASSKMIM.KE.  15 

/"•'/v.'ili  •  i^h'iW.'f'i  •■  (l-nc'/v :  jy.ii  :::    urt  ••  >^h■'li»'  ■■  hTo-  :  Mu/.-  ■■  fl>i'>  •  f..i. w. 
<»>j'/.''i'/. :  vn.,1'.  =  vii. :  i-'iuM.  ■■  mfi'r'i'i.  ■■  AI)  ••  y-nAii  ••  aiu'  :==  «»-v»-/" 

^1-  :  WJl  •=:  m  ■■  II.Ml  =  ^V'V"  :  >i"ill.>.  =  <";i.'l"7.T  :  JJ'.ll  :  hTM  -l-  Ui 
•|:  :  rm  ■■.■■  Ilt/ll/.  :  VIl.Jl'.  ■•  tthil-  ■■  -l'.f.Vl-l-  ■■  /"Art.  "  (MI.  :  »»H.yfl  :  Vll.l'.  =  /• 
<i./"Wi,   ::=  «MWiM'f-.  ••  <»A|-  ••   Kt' ■>  ::=   ?irt'"'  =  ^'/   :  ?«'"'J'.?i   :  «»^Vf-C  :  "VrtllA. 

i).  •  t'.n.  ••  >i"/ii.^'n«h.(:  ::=  /-v.  =  MX-y)  ■  ^lll»l■^  :  -wi :  ?."/ii,^nwi.f:  :;=  i'.?i-/-  = 
'\{\M.  ■■  >i"n\.hi\.u.i\  ■■  iiWA"  •  ('.«"AVi  :=  «»Jlivii :  t'.n.  :•=  o»^»»/-  :  aii-i-  =  >',•!'. 

mh'ry:  ■■  vii.('.  •■  t'.n.  =  on'.hii.'/.  ■  Artn?»  =  nhi-i-  •■  f"'flJ^  •■  uy-i-m:  .•  7,11.  •• 
(iKWi  ••  </i[i'.]'iA.iJA  ••  «»-rti-  ••  '/Wi  ••  r.f.c  :  ?»''ill.^"^,h.(:  ••  ?»"/ii,?i  •■  ih/a-  • 
i'.'/"A>»  :=  i'.ii.  ■•  >;'/M-  ••  vn.ji'.  •  i'-ila-  •  >,"/ii.?i  =  a?."/!!.?»^'  ••  jiu:  :  nvTiv  •<■■ 

1.  Ms.  V.lr/-. 

/()«  hrax  fort  et  par  tu  druilc  clevi'c;  fais-noiix  aller  daiis  Ion  elieinin,    ilans   Ion 
bau   plaisir;  eelaire-iious    par  la  lumiere  de  ta  face.  *  Ccci,    6    fr^res,    est   le  •  foi.  'i.-., 
temoignage  A' l'.sd ras  au  suji'i    de   In  Sninlc  Trinitö   et  de   la  [nirilicalinii  du 
Iiaplömc.  (Ksdras)  a  piiblie  \v  innii  du  Cdirist  manifesternent. 

Le  propliete  David  dit  :  WV  pitie  de  moi  et  exauce-moi,  te  dit  mon  cteur. 
J'ai  ctierelie  ta  face;  je  clierclte  tu  propre  fncc.  6  Scirjnotr;  iie  dctournc  pas  ta  face 
de  moi'.  Getto  Iriplc  (parolo)  :  face  (ju'a  nieuliounee  lo  propliöte,  a  trait 
ä  la  Sainte  Trinitö.  Le  propliete  Zacltaric  dit  :  Rejoais-Ioi  e(  e.ntlte,  fille 
de  Sioii,  cur  riidi-nieinc  jf  nnidroi  d  j  liaintrrai  aii  uiilicu  de  lui.  dil  le  Sei- 
i/iK'ur.  Ileaucoup  de  luitions  se  refuf/ieront  aupr'es  da  Seigneur;  ce  jonr-la,  il.s 
deviemlronl  (nion)  peaple  et  demeureront  au  milieu  de  toi.  Tu  sauras  quc  le 
Sei(/neiir  qui  domiiie  tont  in'a  envoye  vers  toi'-.  De  plus  il  dit  :  Je  repnndrai 
siir  ta  niaison  de  David  et  sur  ceu.i-  qui  denieure)/!  /}  Ji-rosulrni  im  espril  ifolisu- 
liilion.'  de  joie  et  d'aller/resse'^  •  fol. 

Li'  pr(i|dul('  .\iuiis  dil  ;  Maiiitenaiit  {je  rais  parier)  au.r  liomiiies  da  Messie 
(pii  accoinplira  (/c  salut),  lorsqu'il  sera  venu.  Le  Seigneur  s'elerera  sar  Irs  hau- 
teurs  de  la  terre,  le  Seigneur  qui  dontine  tont*.  Le  propliete  David  dit  :  Le 
Seigneur  a  dit  ä  mon  Seigneur  :  .Xssieds-toi  a  ma  droite,  jitsiiu'ä  ce  que  j'aie 
reduit  tcs  ennemis  sous  lescuheau  de  tes  pieds'.   Do   plus   il   dit    :    Le   Seigneur 

1.  l's.  XXVI,  7-9.  —  2.  Zach.,  ii,  10-11.  —  .!.  Zatli..  xii,  lu.  —  'i.  .\in.,  iv,  1.3.  — 
5.  Ps.  ci.x,  1. 


v°  a. 


Vb. 


•  fiil.  '.i;. 


♦  r.ii.  'ii; 
r  li. 


10  SAIIC.IS   IVAIÜ  IKiA.  'IKl] 

•;-rt  :  yvi:'/'/.  ■■  ivry./.  •■  Yx^-I'  ■'■■  t'-n.  •  K^yyti  ■■  'iW.y-  ■<■  fiTo-'/.  ■■  ft'M  •■  <» 
MUH.'/, .  athy^rih'/.  ■■  'ni:v  ■■  (i"/ii?»  ••  h.i'.niw  ••  7x1)'^"  ■•  -vil  =  un-'n-  •■  uv  ■■ 

■V   ■■   r/n;i,l.'r-'|-  :   lUxH-    ■■  'Vytl'l'  •■  /"Art.  :•:   ^«»•/"h.    ■•  h'll»'   :  rll.Cll.AJ"  :  »«'/:  : 

y-M:  ■■  'i'\'\-  ■•  y^-y.-'V  •■  mWVi  •■  ""l/lil:  ••  -Mö  •■  in-M-  •  ilVilun-C  ■  H/:  ••  <m' 

JiV-   :   A"/A'/'     i:   <">»Art  :    .f.ll/Vi.C.}"  :    t'-h«»'*   •    y-I^/i-f«»'   •    «»-n/-   ••   V^'/Jl   :   »A"/A 

vnv-  ■•  ll?i'J'/"  ■•  'V.Cftl-  ••  /"Art.  :  h'/n  ••  m'M'  •  'i\"l\\.h  •  "liA-  •■  htt  ■•  mn^y:  •■ 

iiiniiAV  ■•  fini'.v/:v  ••  .t'.vi-'/"/  •■  nfh./-  ••  r»A?,AV. :  ,('.'/»K>i.  •■  hryrvJi  -i-  v 
j>»i.  ■•  /ii/"'!-  ••  A'i  ••  x-.f,"lf'  ••  o}h"Vi  :•:=  fljji'.n.A"»'»-  •■  yrt+n  ••  hsM^h  •■  tu. 
V  ■  Ahf.Ti/.yj  •  ^ft''"  ••  Vi»-  •■  n?iV  ••  oit'txv  •  r/i'/.ft  :  /"CO ii-  i:  H»yit;n/:jP'>rt  •■ 


M/  vivant;  man  Dien  est  beni ;  Ic  Dien  de  moii  salitl  est  eleve'.  En  outre  il 
(lil  :  Ne  rliassp  pas  ton  Esprit-Solnl  <lr  inoi'-.  II  dit  oncore  :  Quc  Imi  l'.sprit- 
Suiiil  inr  r(»iditisc  ddiis  la  Icrrc  de  la  jitslire'I  Le  prophete  Isa'ic  dit  :  Ennitcz 
inaparolc;  comprenez-moi ;  fdilcs  attentio)i  a  mes  paroles.  Je  n'ai  pas  jnirlt- ni 
cachettc,  var  hl  ou  je  tue  truuve  tiioi-memc,  mon  propre  Esprit  m'aide. 
♦  foi. 'iG,  Avez-vous  vu,  6  "freres,  comment  Ics  prophetcs  oiit  expose  et  preche, 
dans  los  Saintes  Ecritures,  touchant  la  Sainte  Trinite?  »  Lcs  freres  repon- 
diiriil  r|  lui  dirent  :  «  C'cst  la  voie  de  la  justice  et  de  la  foi.  ()r  iiicii- 
heureux  est  celui  (lui  va  cu  eile  :  il  vivra  ä  jamais.  Mais  pour  ceux  (pii 
la  repiidient,  leur  lin  sera  dans  le  supplice  eternel  qiii  n'aiira  (ni)  terme,  ni 
acliövonicnt.  En  cfTct,  la  Loi  et  tous  les  prophetcs  ont  prophetise  au  sujet 
de  la  Sainte  Trinite  (et  ont  dit)  que  le  Scignear  de  tuutes  (clioses)  c'est  le 
Pere,  le  Fils  et  l'Esprit-Salnt  qni   a  jiarle  par  la  büuclie  de  ses  proplietes.  » 

59.    L.V    PRESEISTE     ItELNlON     DES     JuiFS     EST     SECRETE.     AloiS     Hioi    Joseph, 

'  feil,  'iii,  je  dis  i\  J(trid)  :  *  <(  S.ipplie  lcs  freres  de  nous  (permettre)  d'ecrire  ce  quo 
nous  avons  dit  enirc  nous,  aliu  que  ccla  soit  utile  pour  nous  et  pour  ceux 
aussi  qni  viendront  apres  nous.  Voici  done  que  la  verite  et  la  loi  nous  ont 
öle  revelecs.  »  Jae(d)  leur  dit  :  «  Nous  ne  ferons  pas  entendre  notre  expose  aux 
cliröliens,  car  voici  que  nous  süinmcs  enlrcs  dans  le  Nouveau  Testament.  Lcs 


r 


r  1). 


1.  I'.s.  wii.  'i7.  —  2.  i's.  1.,    1.!.  —  .!.  I's.  CM  11.  lu. 


V»  :i. 


fit?]  DRUXIKMK  ASSKMIM.KK.  17 

ii'i-o  ■■  hr'i-  ■■  {Yf\i:M{\  •■  ov..y:^ty.  •■  hrwi  •■  hh""<-  ■■  .ii->  =  »»/"cor-  ••  "'"/ 

(j-r-»»- :  in",y,, :  y«)";!»«'»-  ••  Aii.i-  ■•  hCMis'i  •■  ««y.rt'/'y.}»'«"-  ••  i^am'V  ••  a?»a  •• 
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"iiJu/n  •  y.ii.  ■•  ;i.t'/..A  :  vii.y.  =:=  h)w-  •■  hr'i  ■■  ff"i/..M  ■■  ai^a  ■•  wa-  ••  i//".»  =  - ''i 
rtiy."i>.nv-  ••  y.';."Mi'"-  •■  «»^ta';.»!""-  :=  yii.  ••  ^..«^yyfi  ■  vii.y.  ••  ii?»'»/-  ••  <iii'ji 
II  •  )n:M:n  ■■:■  «»y.'in/.»»  •  (i'/'y.c  •  hi-'i-  ■■  n/.Ji :  ?»'Vii.h(iJi.(: :  k«u.'i-  •  «» 

;,.A  •;:  wiMi.  •  hhin-  :  "iiHU.  ■■  ^y.l^y.•  ■  h.y}^f'"l:•l  •  tV'I-  •■  ■/y."7',"/-  ••  jk: 

^"i- :  >iA  :  s't""i»'  ■■  fiy-"'  •  >i'r.'\^m].,l-'|»•  ■  A?.A  :  y.\7i<»-  ■•  ?i'/''i'.'r'f'"'-  ••  AVJC 

hdf'/'h'  ■■  h'iiif'  •■  «»yn.A}"  ••  ""'ih/r  ■■  y-"i.'/.  ••  -i"/'  \n'M\  •■  t^h-yt  -i-  <"  •  m-  '««, 

V"  b. 

I.  M-.  n<A\.  ~  2.  La  forme  «n'/lic.  sc  renconlie  raremcnt.  Dillmann,  dans  son  Lex. 
iflh.,  un  Signale  deux  exeniplcs  (col.  üü8). 


clirötiens,  eux,  croicnt  au  Christ  avcc  droiturc;  liieii  iiiicux  ([iie  nous  ils 
connaisscnt  sa  Loi  et  son  Testament;  de  plus  ils  onl  des  Ecrituros  qui 
n'existont  pas  chez  nous;  ils  ont  la  science,  la  sagesse  et  la  connaissance 
de  la  Loi  it  du  Testament.  Voici  quo  nous  voyons  qu'ils  maudissent  ceux 
qui  violent  leur  Loi  el  lour  Testament,  et  en  outre  qu'ils  exconimunient  de 
ri-]glise  et  appellent  apostats  ceux  qui  ont  viole  la  regle.  En  efTet,  l'Esprit- 
Saint  lour  enseigne  ce  (jue  nous  ne  couuaissons  pas  nous-memes.  'Comme  •  fol. 'lO, 
dit  le  prophete  Jocl  :  Je  repandrai  de  mon  Esprit  siir  tont  i'-tn-  {(Iniu')  d'une  rliair  ; 
ros  fils  et  cos  ßlles  prophetiseront' .  Le  prophete  Isat'e  dit  au  sujct  du  peuple 
des  chretiens  :  //  sera  beut  dans  la  terre  (jite  le  Scigncur  Sdtxtotli  a  benir.  II  a 
dit  :  Belli  est  mnn  peuple  'pii  est  en  Efjypte  et  (jui  est  en  Perse.  Israel,  lui,  est 
mon  lieritai/e'.  Pour  nous,  fr^res,  peuple  des  Juifs',  nous  n'avons  pas  reconnu 
pour  exaite  la  foi  des  chretions,  (fait)  qu'ils  ne  couiprennent  pas'.  Voici 
que  nous  voyons  los  patriarches  et  les  eveques  excommunier  les  hommes  de 
leur  peuple  qui  ont  trebuche  hors  de  la  voie  du  Christ.  En  elTet,  cux-memes 
ne  re(;-oivent  pas  (dans  la  communaute)  ceux  qui  n'ont  pas  la  foi  (orthodoxe).  » 

GO.   L\  VEME  DE  XoTRE-SeIGNELK  JeSLS-ChRIST    et    I  "iNCRKDrilTK    DES   .JlIFS. 

—  Les  freres  repondirent  et  lui  dirent  :    'a   Ta  doctrine  est  merveilleuse-  ♦  foi. 'n;, 

\-  b. 
1.  Jool,  II,  28.  —  2.  Is.,  XIX,  2'i-2.j.  —  3.  M.  a  m.  :  societi'  des  Jiiifs.  —  l.  ^L  ä  m.  : 
qui  ne  coinprcnnent  pas  ceci. 

P.^TU.   OR.   —  T.   XIII.   —  F.    1.  2 


18  SAHGIS  DAin.liGA.  [118; 

11,1.1:  :    ihMh  :   '\Wl\Wi  ■■    •'•A   :   WMWv  ■  Vll.P'l-  ■  Whil  =  '/'XTil: '  •  hhlW.tx 

V  :  hS(\l\  •■  In.Mh  ■■:■■  hti""  ■  Vi»-  ••  'i/..h.  •■  u\u»>  •■  ift\(i>  ■   'iWM  •■  nw't  •■  h 

n.  •  /i.A.i'.yft  ••  'ttt.y.  -i-  vn-  =  ^v  •  Mni:  ■■  «»-fti-  ••  y^v-i  ■■  ?rfiv  ••  A+v-l-  :•:  i/o- 

(1.  ■•  ;i.t'-ii :  -AS'.-'V  ■■  i\h'i\'  •■  hfi  ■  ;../"»ii'i'.}"  •  AhLTi-r-fi  -v-  tih'n-y.  ■■  *»?,a«»-  • 
}i.yy:"i'i'""-  ■•  rx"i\i.hnih.i:  ••  hOf"  ■■  A,.«f.'/'y.  =  y.r.hv-  ••  fih-iw.hiuui:  ■i-  y.ii  • 

foi.  .7,  «»;,.t';,.A  •  vn.i'.  •■  .('.(1. ::  ri'i'AV-  •■  Mh  •■  •l•n.•^A•J'.  -v-  «»•ft/^v-  .■  -i-i-«ftföD. 
jl  i:  'r-Mvv  ••  <i»7^jh  ••  h/..y:\"iv»- :  .'j.n  •  chM)»»-  •  .t'.ii.  ••  h.ftyyfi  ■■  'iW.y-  ■'■■ 
ntM'  •■  of-M'  ■■  XA'/'-'i-  •  h">'  •■  Kychv-  •■  inivi  -i-  owm'/.  ■■  "itt.y-  ••  .i'-n.  • 
ii>i>/-  ••  hy-n-y-  :  ?»A  •  Ai.e[h]'/"/-  ••  mcMtx  ■■<  /wf,:-!«»-  .•  -jftKö'-  •  ?,'';ii.^ 

■i  ■■  hi^^^n■n  -i-  othAirvti'/,  ••  vn.t'.  ••  a'-ii.  ••  vo-  ■•  Äi  •  h(«>y,h  ■  hh./- :  AdA  =  ,1» 

1.  Ms.  r'XVJ:.  —  2.  Ms.  >,.o.c.0.i'.n.  —  .).  Ms.  w:i'/.V/. 


r  a. 


ful.  '■: 
r"  ;i. 


mont  belle,  6  uotre  frere.  Cepcndaut  nous  le  ilemandous  de  coiitiiiucr  ü 
nous  (expliquer)  les  parolcs  quo  les  prophetcs  mit  precheos  touchant  la 
venuc  do  Notre-Scüjneur  Jesus-Christ.  En  elFet,  vnici  qiie  nous  voyoiis  que 
tu  piissedes  de  noiubrcux  tcmoignages',  (tires)  des  Ecritures,  sur  ce  sujet.  » 
11  ri'pondit  et  leur  dil  :  «  Oui,  je  (vais)  vous  exposer  (cela).  Le  propliete  Isaie 
dit  :  Voiri  que  moi-mOmc  je  pnserai  daiis  Sio)i  une  pierre  de  scandalc-,  c'est- 
ä-diie  le  Clnisl  (jui  est  devenu  un  scandale  pour  les  .luifs  qui  sc  sont  scan- 
dalises  de  lui.  Conime  dil  ./«/;  Ir  Juslc  au  sujet  de  C('u\  iiul  nnul  |ias 
re^'u  lo  Christ  :  7>c  Seifjiieur  iic  siiuvrra  juis  Ic  mecliaiit  et  l'impie^.  Ea 
effet,  ils  u'ont  pas  voulu  voir  le  Seigncur.  Le  pi-ophete  Isaie  dil  :  l.cur  mie 
est  i()iiiieitse\ 

Le  prophelc  Joel'  dit  :  Exercerez-eous  donc  la  veiujeanre  rontre  nun'.'  l're- 
parerez-vous  la  vengeance  contre  moi?  Vivcmcnt  et  rapidement  je  retoitniemi 
{votrc  vcDc/eance)  sur  votrc  tete'\  Le  propliete  Isaie  dit  :  //.v  sont  alles  dans  les 
lenebres,  a/in  dr  ne  pas  roir  la  lainiere'''.  Le  ])ropliete  Osee  dil  au  sujet  des 
Juifs  qui  nc  croicnt  pas  au  Clirist  :  Aree  raison  le  Seir/iiear  les  a  rejetes,  car 
ils  mit  refuse  de  Veeouler ;  ils  deviendront  {la  pluparl)  d'entre  ea.r  errants  parnii 
les  peaples'.   Le  propliete  .leremie   dit   :   Voici  (jue  moi-ntenie  je  ferai  renir  le 

1.  M.  ii  in.  :  il  1/  ti  che:  toi  de  nombren.r  tentoignages.  —  2.  Is.,  \iii,  l'i.  —  3.  Job, 
xwvi,  (;.        'i.  Is.,  Li.\,  8.  —  5.  JoOl,  111,  h.  —  G.  Is.,  L,  10.  —  7.  Os.,  ix,  17. 


V"  a. 


fii9]  DK[ixiftMi<:  assi:\iiu,ef:.  lo 

>iA  :  txT'i-  •■  Mn'Mffi :  iii'i''A"i  ■■  f\y."vi  •■  oi/.M'i  ■■  .iriin  •  ii.M'-  := 

i'.ii.  ••  hM-yi)  ••  vn.t'.  ::=  i',«i.y.?, :  >,"iii7»n,/i.j:  ••  (I-^i'.a  :;  «»Juxi  •  i'.n.  ••:: 
ai'hi-  ••  ^'"/y.  ■•  yft'rih  ••  yta»-"ri  ■■  .-»'A  •■  ^/»xw/r-  ■•  »»äav,  ••  ut-tii-  ■■  k"'i.  •  0» 

i\hi\'  ■■  wyv-  ■  lu/n-H  ■  .e.ii.  •  ?»'Vii.^r>«/i.(:  ■  Aii./-  ■  y^'r-n  •  l/^(»•/^^  :  Äni. 

•j  '  ••  ^•n(:■/l'"  :  Ml  ••  y.}^\l.  •■  »y.'i-w.c  :  yfi'f-n  ■■    «»^ti  •  y.hu.  ••  ni'.'i'j.'AT ••  *r.>i  ", 

•;xti  ::=  <"<^ii  :  i:m-  •■  i'-'L-r-"-  ••  i'-vuir^'  •  n^xiiM  •■  y.'isyo-  ■.  tirv  •■  wy 

1.  <n  radical  est  de  seconde  iiiain.  —  2.  ^  esl  de  seconde  main.  —   !.  Ms.  n-l'fl-'iV.  — 
A.  >)•/">,  ajoutö  en  marge»  est  inutile. 


malltcur  sur    moii  petiplo  scloii  le  fruit  de  leurs  oeuvres,  car  ils  n'ont  pas  fail 
attention  ä  mes  paroles  el  ils  o)it  fransgresse  ma  Loi'.  » 

De  plus  Jacob  leur  dit  :  «  ü  fröres,  voici  que  nous  nous  sommes  scandalises 
(au  sujoli  du  Clirisl  et  quo  nous  n'avons  pas  cru  en  lui.  En  eilet,  depuis 
quo  "  Motic-Seif/nciir  Jcsus-Cluist  est  venu  jusqu'ä  la  presentc  epoque  du  '  i^"'-  ''': 
regne  du  roi  Ueraclin.s,  il  y  aGOO*  ans.  Voici  que  nous  avons  ete  disperses 
et  repiouvös  dans  tous  les  peuples.  Le  chAtiment  est  venu  sur  nous.  Ceux 
qui  croicnl  au  Christ  nous  ont  faits  captifs.  Satan  nous  a  asservis  et  a  fait 
de  nous  son  propre  peuple. 

(il.  La  cnoYA.NCK  \u  CniusT.  —  Le  prophete  Isaie  dit  :  Le  Sciyneur  viendra 
dans  la  forcc\  De  plus  il  dit  :  Cr  joiir-lä,  Ics  soiirds  entendront  la  parole  de 
l'Ecriture;  ceux  qui  sont  dans  l'ohscurite  (seront  eclaires);  les  yeux  des  avengles 
cerront ;  les  pauvres  sc  rejouiront  dans  le  Seigneur  avec  allegresse;  les  gens  de- 
sesperes  seront  rassasies  de  joie  dans  le  Saint  d'Israel*.  V.n  outrc  il  dit  a  ce 
sujet  :  Mnsi  dit  le  Seigncur  d  la  maison  de  Jacob  qu'il  a  fait  sorlir  de  la  mai- 
soii  dWbraliani  :  Ce  n'esl  pas  maintenant  (jue  Jacob  sera  confnidu ;'  ce  n'est  pas  *  M. '.:, 
maintenant  (jue  son  visage^  sera  bouleverse.  iMrsque  ses  enfants  verronl  mon  ceucre, 
(accomplie) par  moi,  ils  sanctißerotü  mon  nom  ;  ils  sanclißeront  [le  Dien  de)  la  maison 

1.  Jer.,  VI,  19.  —  2.  Le  ms.  porte  700,  mais  les  chilTres  ethiopiens  %  (6)  et  %  (7)  sont 
souvent  employes  l'un  pour  lautre.  —  3.  Is.,  xl.  lü.  —  /i.  Is.,  xxrx.  I.S-IO.  —  .",.  M.  u 
m.  :  ton  visage. 


20  SAHr.IS  D.\I?KH('..\.  no' 

A    <»A?iA  ••  f.'V/-  :  hryd'i-n  ■■  ;i./[h]'">'>}''«"- :  hih  •■  a?,a  •  hnwi-ij"«-  • 

•f-i  '.:  «lu:  ■  >iA  •  HA-  •■  y.y.'Yh  ■•  hn»«  ••  va'I'  =  m'/'j:/.  =  •m.  ■  nx-.?."  +  •  .c-j 
-ni:  ■  ?i";ii,hn,/i.L-  ••  fur-A-  ••  'JA'/"  ::=  hft'/"  =  vn<.  =  •i-iirt'.  ••  rtn?«  =  at-tii-  •■ 

rtA'/"'  :    "VÄllA"«'»-    ::    «»A?iA    •     IAH).    •■   CiVfl"!    :    Ä"7A5r|/-    ■•    «''/■•l''>V-    ••    A-on-    : 

h.f.'V',"«"»-  ■  *»'/'Mli(V<'"-  ••  A^/liM-n  ••  y.'i-MV  :  X-.P.'«I'  ••  OHl'lÜ  ■■  tt\il-  :  l'"X[^] 
•I: '  '■  hW.M'h  •■  hliff"  ••  in-M-  :  rn'/n,  ••  fifi'J"  •■  flJ(J/-.«fc  =  AWA-«»-  •  hf\  ■■  Vh9" 
V-  ••  P'\:  •■■■  tnnh'ilU  •■  i'..e.'V/-  :  uH'-an.ii'  •■  .l^y.OJ't'  -.  UA'iti9°  •■■  (D!f,{^.'lh'l^9'  ■. 

iih«" ■  [(Ml. :] hM'-yfi  ■■  vn.i'. :i:  whii :  ?.A : ?»'/"'/• : mn'.Mti  i7i,'in.h<. ■• 

1.  Ms.  -TA-f-öo-.  —  2.  Ms.  -VA"-!-.  —  ;5.  Ditlologie  (apres  n»jc*  il  y  a  dans  le  ms.  :  >ift«n»  i 
T't/.  I  '/?<:).  —  4.  Ms.  OA<n>.  —  5.  Ms.  r'^t-U. 


de  Jacob;  üs  cniimlront  aussi  le  Dieu  d'lsrael.  Ccux  donl  l'esprit  dtail  efjnre ' 
voniKÜtmnl  la  sagesse  {du  Seiyneur);  ceux  encore  qui  niurniuraient  apprendront 
(sa)  Loi-. 

De  iiouvcau  il  dil  :  Ce  jour-lä,  ccux  qui  seront  restcs  d'lsrael  ei  ccu.r  qui 
auronl  ete  sauvcs  de  Jacob  ne  continuerontplus  d  avoir  confiauce  cn  ceux  qui  les  ont 
cf/ares,  mais  ils  se  conperont  au  Seifjnrur,  le  Saint  d'lsrael.  avcc  justice.  Ceu.i^ 
ijui  seront  restcs  s'appuicront^  surle  Seigneur.  Quand  Ic  nombre  des  Israelites  scrait 
cunime  le  sable  de  la  mer,  ceux  qui  seront  Testes  seront  saures  (seulement),  car  le 
foi.  i7,  Seigneur  fera  une  extermination  et  un  relranchcmcnt  '  avcc  justice  dans  le  monde 
enticr\  En  ffTct,  la  faiiiille  des  hommes  est  demeuröe  daus  la  tristesse  et 
radliction,  eu  Arne  et  (en)  corps.  Voici  que  le  Seigneur  les  a  gueris  et  a  fait  la 
paix  entrc  eux.  Ceux  qui  ont  suivi  les  dieux  impurs  et  los  ont  servis,  il  les 
a  sauvös.  II  a  cnseigne  les  peuples,  aün  qu'ils  raconlassent  la  verite  et  l'exac- 
tilude  touchaut  la  venue  dji  Christ.  En  ellel,  lui-menie  est  le  donateur  de 
la  paix  et  le  riiconciliateur  pour  tous  ceux  (jui  croiriit  eii  lui.  C'est  pour(juoi 
ils  seront  sauves;  ils  hcriteront  de  la  vie  eternclle  et  ils  glorifieroni  le 
Pere,  le  Fils  el  l'Esprit-Saiut. 

62.  Le  samt  i'Ait  i.K  iiAPTKMK  ET  i'Aii  LA  Loi  .NouvKLLE.  —  Commc  (dit)  le 

1.  M.  a  m.  :  qui elaient  egares  dans  ktir  csprit.  —  2.  Is.,  xxi.\,  22-24.  —  3.  M.  a  m.  : 
seront  for/s.  —  4.  Is.,  x,  20-23. 


f|21|  DFllXIKMI",  ASSF.Mni.KK.  21 

hff"  :  :f-M"<-  •■  hnu:  •■  'i-'i'l-  .  iit-M-  •■  ny.-of-  .  oihm'.lm  "■»'  ;  m-M-  ■• 
■jy,'r  ■.[■■  uty.yry,-'/. '  ••  h/.'i'.l-  •  Vi'J"  ■■  <">»'>A  ••  hö'["\-  ■  i»{\.M.t\  •■  hh""  ••  «» 
ihWv  •■  '"iV  •■  o*-til-  •■  [\y:i»-  :  i»)un;h\\\v  ■  i»-t\\-  ■.  V'i'j"  ■■  lu/"  ■•  hh-lV""-  •■ 
Aiixunv  •■  «»A'Kjpjv  ••  hi\  ■■  h'\w.yM'  ■  \\'">  ■■  y-i^K-  •■  t\i\,h^-\'  •■  wy.^nv..  •. 

•1?ti|)U'    ::  Vi»-  •    IUI»-?!-!.-  ••  hh-Vn-  •■  l'Hl.'l-  :  «l?i'>f-  ••  T'/''!-!-'  -i:  m{\hy\-  •■ 

ÄA  ••  h'/"/-  •  [<"]iivn<.  •  }^'i\l  ■■  y.o">xi  ••  h"'!'!  ■<•■ 

(nit(ii\  •■  i'.d.  •■  h""  ■■  ;i.'/'"i-l<"-  ••  iM'in-  :  (hl,'/  :  hyoy:  •  h'ry:"i/.  ■ 
X-.e.-+  :  i"?,t'y.r>  •  'jMUI  •  l/'-rih.  :  <»>(/•  ••  "»•l"7lK.  ••  VlIV.  •  ?iA  :  .f.-'VJVK'«»-  •• 
}(,y:.)'  •  tn<"iM"ll  ■  rn^AP  :  h"7V'  •  -/v/nfnv  •■   'liW  ■  wV.UU».  -.  ÄA  =  hTMx 

',v.  ••  '/'.f.f:  :•  ^v  ;  <"-?ii-  •  ?,";ii.^n./..t:  •■  «i^ao  :  ni^.f. :  i/^hiaa'    !=  '/"WiA 

1.  i.  Ost  de  srctiiulc  luaiii.  —  2.  Ms.  'r«".|>-l-.  —  .'!.  •>  est  de  secuiide  muin.  —  4.  iMs.  ii>i 
•»flAf.  —  5.  Ms.  iivvnAf. 


pidjiliilo  /.v(//('  iiu  siijet  do  C('u.\  (jiii  auriiul  nu  au  Clirisl  :  Ymis  nr  cmis  suucicn- 

(Ircz  plus  des  rlioses  d'aiitri'fois  'et   rmts   nr  penserez  plus  aii.c  elioses  de  jadis.   *  fol.  'i8, 

Voici  (jiir  nmi-niriiie  je  fcnti  itne  rliose  nourelle  ijui  iva)  se  manifesirr  luninleiidnl . 

aßn  que  voiis  (la)  eonnaissiez.   Je  ferai    un   eliemin    duns    le  desert  et  je  ferai 

eoiiler  l'eau  dans  la  soUtudc'.  Les  betes  sauvayes,  les  oisenux-  et  les  volaliles^ 

ine  heniront,   eur  j'ai  donne  l'eau  dnus  le  desert  et  j'ai  fait  rnuley  {l'eau)  dans 

la  solilude,  afin  d'abreuver  mon  peuple  et  mes  elus  (jue  j'ai  arijuis,  pour  raeonler 

nia  ijtoire  et  aeeomplir  mes  ordres\  Voici  que  c'est,  ö  freres,  la  proplietic  au 

sujet   du   liapteuu'  et  au   sujrt  de    ceux  ciui  out  ciu   (et)   qui   sont  demeurös 

alleres  de  verite. 

De  plus  il  dit  quil  m-  faut  pas  que  nous  vivions  selon  la  Loi  des  Juifs, 
apri'S  ([ue  Molie-Seiijneiir  Jesus-Christ  est  veuu.  Je  'suis  le  Seigneur  qui  e.r-  •  fol. -is, 
pnse  la  verite  et  indique  la  sa(/esse.  hassemhlez-vuus ;  rrnez  et  tenez  conseil  en- 
si-nilili\  raus  i/iii  avez  ete  saures  d'entrc  les  peuples'.  En  outre  il  dit  :  Je  suis 
rertes  le  Seii/neiir.  II  u'ij  u  jias  d'autre  Juste  et  {d'aulre)  Vivißcateur  que  nioi ; 
il  u'i/  a  (personne)  eomine  nmi.  Tournez-n)us  rers  mi>i  et  raus  rivrez,  vous  qui 
(venez)  des  extreniitrs  dr  la  terre.  Je  suis  Ir  Seifjneur  et  il  u'ij  en  a  pas  d'aulre 


T"  a. 


r  b. 


1.  M.  a  m.  :  le  champ.  —  2.  M.  a  in.  :  les petits  des  oisenux.  —  3.  rt.Aift  est  la  traiis- 
criplion  du  mot  grec  oEipr^v,  qui  designe  un  oiscau  inconnu.  Cest  pourquoi  nous  avons 
enqiloye  un  tcrme  generique  dans  notre  Iraduction.  —  \.  Is.,  xliii,  18-21.  —  5.  Is.,  xlv. 

10-20. 


22  SAliC.IS  DAHIlliCA.  [122] 

y: :  yf-A-  ••  (H.yi :  <"vfA-  ••  fi^fi'i  ••  ('./•/.  :  ATxiw.hnthA:  •■  iny.{\i\  ■.  nnwrl- :  «» 

X-.f.«>  ••  -Vn.!»-  :i:  «»('.'/"ÄJi.  ••  my.^-.Ui/,-  ■■  Vf-A"«"-  :  ?»A  ••  ('.t.'/ll«!!  :  'hT'hlW.h 
VI'"  :  in't\\-  ■■  l/.lt'l'  ■■\-  (»htm  ■•  7."7.  ■  tn-il'/'  :  0'J"t:  ■l-  ,1M1.  :  Vn.l'.  :•:  hjl'l'/.- 

V  •  ?»ft'/"  ••  yx.i-i'U.i:  ■  (nh.'iy/riii  ■  tth'H-  ■•  uiMhh  ■i-  y.n,  •■  hM-yn  ••  v 
tt.y.  •■•■  iixyio' :  ^v  ••  «'.n, :  hnw.hn.h.i:  •■•.■■ 

y.i\,  :  uhcyh  '.  WLi*.  •::  «».e.e.-'VTö»- :  -hnw.hnthA:  ■  y-hi-  ■■  h'%/.  ■■  iw  • 
htrw  ••  «inm-  :;=  ht\tn>  -.  ?,.n'>  -•  ^y.tx'v  ■•  yi'n-ZM-/.-  ■  i»-t\'\-  ■■  ry-i:  •■■:■■  ?iA-  : 

n..i'.  ••=:  rt"7,e'i-  ••  y.yi/.-  :  ft-nwi/-  :  h-iiLh-nji-c  -i-  a^M/.  •  h^'.'/jj»-  •  yvy.-'t  •■ 
ifiy-l'  :■.■■  athön  •  jiML  ::=  «»-ft/-  ••  vfA-  ••  r.<'.(:  ••  «»/>h  ■■  V7(Vö»-  =:=  «»hrtii  ■  h?^ 
f.i  'S  SV.  •■  'JAr  ■•  nj;wi'  •■  vn.  pö»-  ::= 

y.n.  ■■  h.fiyyfi  ■  vn.,i'.  ■^■-  h''i\Ovn.h.{:  ■■  hrf\\\s  •■  h.y-Yi.^y'i.  •■  yx^u.h-n 
th.c  •  «nh/Ji  :  hfii'CM  ■\-  hniLh-ttda:  ••  hrf\\i'i  ■■[■  h''n\Mhh.i:  -•  iif^'i  ■■ 

1.  .Ms.  hCKho-.  —  2.  Ms.  (lÄ/ii. 


(luc  mni.  .Ir  I  (li  jure  juir  inni-inriiic.  d/lii  de  ncjxis  rchrcr  iiut  pdrulr  ijiticsl  sovtirdc 
ma  hoiirhc  :  Voici  (jtic  taiil  (/cnou  sc  pivslrnicra  ilcviuit  mai  et  ijue  tuutc  Inngue 
supplicra  le  SeUjneur  vi  hii  ilira  r/loirc  et  justice.  Tous  ceit.r  q\n  se  sont  cloigncs 
foi. 'is,  du  Seiyneitr  viendronl  et  seront  ronfondiis' .  Le  prophete  Moise  dit  :  *Que  ma 
parole  descende  comme  In  rospr,  romme  In  pliiie  siir  un  rhamp  et  comme  la  neige 
sur  In  laine- !  Le  prophete  dit  :  !Se  rrains  pas,  rar  In  ne  serns  j)as  cunfondu,  et 
ne  t'epouvante  pas  de  ce  (juc  tu  ns  ele  Iraitc  comme  un  homme'.  Le  prophete 
Isaie  dit  :  Je  suis  virunt.  dil  le  Seigiieur''. 

Le  pi'ophelc  Zaclmrie  dil  :  l.c  Seigneur  les  sauvera  ce  j<utr-Id,  comme  les 
brehis  de  son  peuple.  En  ejj'et,  des  pierres  sainles  seront  roulees  sur  In  terre''. 
Ce  sont  les  disciples  de  Notrc-Seigneur  Jesus-Christ.  Comme  dit  le  prophete 
Dnvid  :  Les  eieux  racontent  la  gloire  du  Seigneur;  les  cieu.v  ennncent  Idnirre 
de  ses  iiKtiiis^'.  \)c  plus  il  dil  :  Duns  laute  In  terre  est  nllee''  leur  pnnde ;  jus- 
■  foi.  'is,  (ju'nii.r  e.rirriiiiles  du  mondr  esl  purveiiur  leur  * pnnde^. 
^    ''  Le    propheti'    Isn'ic  dit  :  Le  Seigneur,  mon  Dien,  ne  m'abandonncrn  pas ;  le 

Seigneur,  (rnaii)  juge,  est  npparu.  Le  Seigneur  est  notre  Dieu ;  Je  Seigneur  est 
noire    roi;  lui-meme   le  Seigneur  nous  sauvera".   De  plus   il  dit   :    Voici  (ju'il 

1.  Is.,  xi.v,  21-24.  —  2.  Drill.,  xxxii,  2.  —  3.  Is.,  i.i,  7.  Le  conti'xto  nous  a  obliiijö  k 
donner  ce  sens  parliculier  ;i  -l-ftiih  ([iii  sigiiilic  ordinaircment  :  prendre  In  noliire  hii- 
maine.  —  'i.  Is.,  xi.ix,  IS.  —  5.  Zach.,  ix,  IG.  —  0.  Ps.  xvm,  1.  —  7.  M.  ä  m.  :  est  sor- 
tic.  —  8.  Ps.  XVIII.  4.  —  9.  Is.,  xxxiM,  22. 


[1231  i)i:r\ir.MK  assf.miuJ'IK.  2:! 

aunh'l:  ■  ?i"/ll.^nji.(:  •  y.f.'V»  ■=  mUfit]  ■■  (Ml.  :  ','i>-  ••  i',«nX7i  ■■  vy.'Yt'i  •■  riiJi 
fii\  ■  ji'.n.  •  '/'••/•  ••  ?i'/'}i»i«'"-  ••  ii,i'.<{.r:i/  •  y.t\"'Ht  •■  .•'•a  ••  "Mi/.  ••  •i?iii[ii]-/:i/-  ••  a 

atUdl\  •■  (Ml.  ■•  i\Kii  ■  Wi'J./"  •  ACOl'  •  ll<i»-?r(:  ■•  r»}7.A  ••  «^';■A   i:  fi'/'O- 

>. '  ■•  tixwiw  •■  mh^rh-'i.  ■  /-/"/xe  ■  l^t\'|"  ■•  ,iiT  :  ('.«»j;?i  •  ?«';"}it'  •  wi-'v 
iTiit'>.  ••  -ncw  ••  h.io\'i\  ■■  -vii'^y^h  •■  X-C-T-v' :  wm'i  ■■  «»•iny.rii :  '/".c.-'i>.'it'  ••  «».c 
I'IMja-  ••  h.i.un  :  n«"'U/..>,'i-^'  ::=  h.yv  ■•  ('.rt.<;,üi.  •    Ärl.»rn  •  «»y.rty'i-  ■  «»('.•i-  ' '  ' 

«»"/';. :  [.('.11. 0 iiAj/-  ■■  in.Mtx  ■<■  tn-hi-  •  h"'U •■  yh\i:K  •■  ?»'Vii.ä(i,/i.j:  •  h 
r^'^^  ■■  f\ö^  ■■  h<7.ii-n  •  (ij'.-.c.-)'  =  onJvit  <■  wy./..K  •■  vfA- :  \\wt\  •■  hyrYV't-  •■  a 

h"]\\M\.M:  ■■■.■■  l"U{ttt  ■■  (Ml.  •■  <"(M1.A>.  ••  Ml.('.  ■•  Ah  •  «»•?»-|:  ■•  Wil:  ■  Jl 
A    •    \vm  :  1"'ljlUiu-   :[■.  i;,h    :  /.rt.CVl-l)  :    flC'/V  ••  A^/liHH  :  ll«"  :  ■\-\)''i  ■  1yt\\\  ■■ 

hx'.v.  ••  T'v:i:  :  //o.e,"v>  :::  }i«"'ii  •  (Ml.  ■  i\"m.hi\,u.i:  •■  uhy.-Vih  •■  h'r'W)  • 
h{\/.h.A  •  'i'S':f\9'  ■■  AI/  •■  s''M""'i  •■  t\'i'\(\'  •■  uyhi/.'itM'  ■■  ix.ixUn  ■■  A"in/.  •• 

'/"Ali'l:    •   V7/"V   ■•      ,('.^?i('.}"   ••  «»('.•IV/'7i.   ■■    »"f\hWl"/.   ••    «»('.rt'V  'i.    ••  A  ••(:  ••  11 


I.  .Ms.  i\an-o-'/..  —  2.  Dans  ms.  diltoloüie.  —  3.  Ms.  iih.i';V"/lt 


lul,  v.l. 
1"  li. 


viftidra  nous  saurer'.  V.n  ouln'  il  ilil  :  Quel  est  rchii  (l'ciilrc  rous  (fiii  cniiiil 
[Je  Spif/neur)  ■'  Qit'il  i'coute  la  roi.r  du  Sciipieiir  [et  ijn'il  iiwuiiiplissc  Vaiuvrc)  de 
ses  commmidements  - ! 

II  dit  cncon>  au  suJl'I  du  Xdiiveau  rcslanieut,  c  cst-a-dirc  de  llManyilo 
Saint  :  Eeoiite-inni,  inoii  peiijile.  et  prete  l'nreille  d  mon  e.rlinrtation !  En  effel, 
1(1  Ijn  sorlini  de  lum  el  nin  iTf/le  sein  In  liiniiere  de.'i  iieuples.  Ma  jiislirf  riendni 
rapiilenieiil  et  mon  sdliil  (irrieera  ivite).  Lcs  jieiiph's  (iiirniit  e<iii/iiinee  en  mon 
blas;  *  les  peiiples  el  lcs  lies  espereront  en  moi  et  auront  con/iance  en  mon  bras\   '  fol.  'i'.», 

De  nouvcau  (il  dit)  au  sujet  du  Christ  :  Ce  jniir-ld,  le  Seir/neur-Dieii  ap- 
pamitni  attr  jieiiples  dans  In  jiistiee  et  In  droiture.  Tont  etrc  (douc)  dune  dme 
venu  le  saliil  du  Sei(/neur\  De  plus  il  dit  :  \l.e  Seif/neur)  m'a  dit  :  IJn  f/rand 
[röle)  t'est  {reserve)  :  {il  ftiut'')  ipie  tu  sois  appele  nmn  serrilenr,  ijne  tu  relercs  le pru- 
plede  .l(ir(diet  ipie  tu  i-itnii'ues  Irs  Isrui'liles  disperses'^.  Voiciqueje  t'ai  etahli  lumiere 
pniir  les  peuples,  a/in  (jue  tu  suis  (pour  eu.r)  le  Sauceur  jusqu'au.v  extremites 
de  In  terre.  Mnsi  dit  le  Seii/neur  qui  t'a  saure,  le  Dien  d  Israel  :  Proclamez-le 
Saint,  lui  (pii  (ißli(/era  .son  äme  (et)  ijue  les  peuples  execreront  d  eausc  de  l'univrc 
de  sa  dirinite.  Les  rois  '  le  eerront ;  lesprinces  anssi  sc  levcront;  ils  l'adoreronlä  •  fol.  vt, 


r-  I). 


1.  Is.,  XXXV,  /i.  —2.  Is..  L,  10.  — ;>.  Is..  i.i.  'i-5.  —  'i.  Is..  i.ii.   Kl.  ~  .").  M.  a  in.  :  c'cst. 
—  tj.  M.  ä  m.  :  /a  dispersion  d' Israel. 


V  0. 


2'i  sAiuws  i).\i;i.i;(i.\.  ri2'i: 

h'H-  '■  h''}\\.}vi\,iy.i:  :  }if\f">  ■■  '>';ri  ••  m-M-  •  fin-w.  :  hf\Ah./\  •■  «»•••/.('Vi-h  :i: 

f:/j-i-  «  t;'/"  ::=  «/»imla-""-  ••  a«"-|:'«»'>  •■  vh«  ••  «»yntwii  ••  a-ö"-  .•  a>»a  ••  oi-M-  •• 
iit'i'i.  ••  ,i'.ii.  •  rt'/7>>,  ••  «»'i-iiAr;-  ■•  (i/.h/- :  «»•i-'r^/'/.ii  ••  fiii/.ii-r  ••  WMt 

«"•  :  in'l-/\(n.  :  'i:',"'it'  .-  (ii-l',lt\'-  ■  WMV"-  ■  WW/M'V  •':■  aihiiCh  ■  r'CO\-  ••  }',-.f." 

')•    •■    HA"/A'/'    :    h>Vl'.'\-    •■    rht'ni    :    ',«»•    •   /.rttM-IJ"  :   ^'/'O   '  AhrliUfl   ••   >iA   :   Ai.y 
f„l    V...     [^]i;"<.ll   :    k'.?xA»M\   >.■■    «Mi'JH»   •■   ?»A   :   ;..Afl     Hl.h  '    :    ('.•Iv/"  Jif)'/- '  ••   'Hll   :   n?i'> 

}»' :  A?.";ii.h'nji.(:  ••  oth'rh'f"  •■  /.Ji-nh«'»-' :  ä«»-?»!'*  ••  ot^y'^hrf  ••  •i'/.fiViö'»-  •■ 
•'iiin- :  y."iy:"i  •■  yr^i  ■■  V'"f-  ■■  r»n?iA.'/.'  •■  wri  •■  '/'he;  ••  «>.i'.T['/"]t"p  ■•  -iiii  •• 
Ti-ZlL^n JlC  ••  Ktif"'  ■•  nil-Tr  •  f -V.P.""/  :  Ah'"»-  ■■  -'im.hl-^on-  ■.:■.  j,^,^ .- ^.yiv  •• '/' 

iMi.  ••  h«"'U  :  .i'.ii. :  ^.'Vii.^fiJi.r:  ••  fiHV  ■■  ää"*  =  ohi'io  •  hH'">  •■  äaä'I«  ■  ,ii 

1.  Ms.  niim-ti.  —  2.  Ms.  y-'i-'-iMfr.   -  ■).  Ms.  Mirum.  —  'i.  Ms.  ot-iWum-.  —  ö.  Ms.  '(•eil 
^lao..  —  6.  Ms.  inn>ift'/.. 


m».ve  da  Seif/neur.  rar  r'rst  Ir  Saint  (ti)  In  Cluirc'  il'lsrat'I.  (C'est  moi  fjiii] 
t'ai  rlioisi.  Mnsi  ilil  Ic  Sei(/iieur  :  .\ii  jinir  de  l'i'drrlinii  je  l'al  rxanre  et  au 
j(nir  (In  saliit  ]<■  l'ai  aidr.  Jr  t'ai  chaiiic  [de  donncr)  Ir.  Testament  aitx  peuples,  de 
restaurcr  la  terra  et  de  t'emparer  de  l'heriUuje  du  pai/s'-.  Tu  diras  au.r 
prisonniers  :  Sarlrz.  Tu  edaireras^  ceitj;  ijui  sunt  daus  les  tenhbres''. 

En  oulru  11  dit  :  Ecoutez-moi  :  Vous  manyercz  (des  mets)  de  benedielion 
et  vutre  ante  se  rejuuira  dans  la  benediction.  Suivez-  ma  voie  et  rotre  änie  rirru 
dans  la  benediction.  J'etablirai  un  Testament  de  justice  eternelle  pour  le  ßdeleDaiid. 
Yoici  que  je  l'ai  niis  raninir  lenioin  pour  les  peuples.  Ceux  qui  ne  te  connaissuient 
f.)l.  v.i,  pas  Vinvoiiueront ;  les  peuples  qui  ne  le  cannaissaient  pas  *  se  mettront  saus  ta 
protection  d  cause  du  Seit/neur-Dieu,  Saint  d'Israel,  car  lui-menie  ta  ylorifie. 
Cherchez  le  Seigneur.  Des  qtte  vous  l'aurez  trouve,  invoquez-le;  des  que  vous 
rous  screz  approchcs  de  lui,  {priez-le).  Que  le  peclieur  abamlonnc  sa  voie  et 
riiomnie  inique  son  projel!  Qu'il  retourne  au  Seigneur.  car  il  vous  rem'eltra  vos 
nombreux  pecites!  En  effet,  man  dessein  n'est  pas  comme  rotre  dessein  et  votre 
voie  n'est  pas  [comme  ma  voie],  dit  le  Seii/neur".  De  nouveaii  il  dif  :  Mnsi  dit 
le  Seif/neur:  Ohservez  la  justice  et  la  drnitiire.  cur  nioii  suliit  s'est  approclie  et  ma 

1.  M.  il  m.  :  le  (Horieu.r.  —  2.  M.  ä  m.  :  cliainp  [desert).  —  .T.  .M.  ä  m.   :  il  dira...  il 
ecltiiieru.  —  /\.  \<...  M  IN.  (l-'V  —  .">    N  ,   i  v,  2-!^. 


fiil.  v.l. 

V"  I). 


fi2r,|  nF%uxii":MK  asskmiu.kk.  25 

fliMi  =  n'/»A?.)i-i-  !  AA.D-  •  ^.«/"X?!  ••  iny.n'Vi"""-    ?irt«''  •  y  /.M'.'a»- :  oiy. 

,ii»i'n  :=.:  i'.n.  :  Kfiyy{\  •■  vd.i'.    in'«/i<"'(:  '  ll}',•.^',•'^  =  «»».t'.V'nrj'  :  cl-o  •  am'. 

^iJ'MiAyj  ••  ».('.'"'i'.T  ••  ?»ii'r  •■  ii'/"  •  Kyf\"'if>  •■  vfvx  ••  v^r-rt  :  on'.hy.-i  •■  oy. 
',"  :  ii«"  ••  Ä.i'.ch.t'-  ••  'y/h  <■  Uli'"'  ••  »Hl. :  y.'rni:  ■■  m-M-  ■■  a«a  •  i\oi-  ■■  h- 
w-i»  !  Ä-v?i :  iny •■|<"»;p  •  >»yiAy.  •  "»"v.i'.y.  •■  ny^y-)'  -i-  (n'ii:hy-9' '  ■■  atj/"  ■ 
rt\^  •  ri-n*fr>  ••  <»y.<;.?»y  ••  h(>i''>/:yi""-  ••  '/'y.v.  ••  t:i>'i'  ■■  «»'i •iv/iiid  ••  vi-nyi 

«»•rti-  ••  hy:t\i:  ■■  «>>i<<.A'i'A  ••  "7(Mja  ■■  vvr  ■■  «»Mif  a  ■  h"»  •.  m-M-  ■•  (ly.- 
III-  :  mhof.vu  •■  "'iv  ■■  (Irr/./. :  r^rii  -i-  <«'J^.  •■  y-tt.  •■  hf\  ■•  'Arh-  ■•  y-TAh-  ■■ 
y.fiiv-  ••  "'iv  ■■•■■ 

<"^<^»•/'7l.  :  h'iaf  ■■  «»t'll.A}"  :  C'l'fiV  •■  M/:  •■  'i'-'r'l'  ••  ^?iVV  ••  tU"'  :  »)(.7l-f- 

I.  -11    (Jerniere  lettro)  esl  de  seconde  main.  —  2.  Cette  forme  est  rare.  —  '.i.  Ms.  t\yi 
/".        'i.  y"  i'st  Je  seeoiide  main.  —  5.  Ms.  h^AV-A. 


niisrrironlr  s'rsl  approrliec  et  s'cst  manifcstee' .  De  plus  il  dil   :  C.e  n'est  pas  par 

iiiie  (tmlnissade  et  ce  ii'rst  jins  jxir  nnc  dcpiitation  [ij»  il  li's  sdurcra,   mais)  liii- 

ntemr  vinulra  et  Ics  sdiiccni.  car  il  ' Ics  aiine  el  il  h-s  ('■ijuif/iicni'-.  '  fol.  v.i. 

v  b. 
Lo  propliete  Jcremii'  dit  :  .1/«  nuiisDn  sera  uppelvc  uitr  inuisoii  de  piierc  poitr 

toas  les  peiiides^.  Le  propliete  Isnie  dit  :  Celiii  qiii  va  dans  la  justice,   qui  dit 

hl  veritr.  (jui  hait  In  ruie  de  liniquile.  ijiii  liait  le  peelie  et  la   vuse,   (jid  deloinm- 

sa   iiKiiii  du  soudoienient.  qui  deldiinie  son  oreille  aßii  de  ne  p<ts  entendre  la  con- 

ddiniialion  dune  äine,  et  voilc  son  teil  afin  de  ne  pas  eoir  roppression  ',  celui-lu 

denieurera  dans  la   t/rolte  elevee  dun  rocher  solide;  la  nourrilurc  hti  sera  donnee 

ainsi  que  l'eau  avee  justice.   Vous  verrez  le  roi  avee  [sa]  (/loirc;  cos  ijcujc   rer- 

ront  une  terre  s'etcndant  au  hin'' ;  votrc  dme  sera  anxieuse^.  De  plus  il  dit  mu 

sujti  du  baptüuie  :   Le  Seii/neur  dil  :  Je  ferai  juillir  '  des  fleures  dans  trs  nion-   ♦  fol.  .so, 

taynes ;  je  ferai  juillir  {des  soufces)  au  milien  du   desert;  jr   ferai  pousser   une 

foröt  dans  le  desert;  je  ferai  couler  l'eau  au  paijs  dr  In  soif.   En  outn^  il  dil  : 

Que  ceu.r  qui  ont  soif  riennenl  hoire  de  l'eau" !  n 

Les  frcros  repondirent  et  lui  dircut  :   «  CelLi'  deuiouslralinii  '  est  juslc. 


a. 


1.  Is..  I  VI.  1.  —  2.  Is.,  Lxiii.  i).  —  '.i.  Is.,  Lvi,  7.  —  'i.  M.  a  m.  :  l'opprimc.  —  5.  M.  ä 
m.  :  lointitine.  — 6.  Is.,  xxxiii,  1.5-18.  — 7.  Is..  xli,  IS.  —  S.  Is..  lv,  1.  —  0.  M.  ä  m.  : 
»telhode. 


r-l) 


20  SAKCIS  DAÜKItCA.  [12(1; 

t\  '•  ttitn/\y.  :  }i"i(:s"r  :  yrrifi^  •  (in./-  ■  A,/i.y"  -■  uy.o-fi  •  «»Af.  •■  hi\f.h-n 

f..i. r.c..  /'7']'  ••  i/rt"'-  ••  t'-rtr'>ft  ••  h'rw""",-  ■■  fiy.f\,h')'  ■■  u-i\"  •■  uvi'/  ••  •/-;/.  •■  n-irn  ••  h*y. 
n-y:  ■■'.•  t'.ii.A"  •  s'hn^fi  ■■  /i.Vi'/  ••  i»"i"t'  :  i/'/hu/''+'"»-  ••  htif^  ■■  h,f\?x'l\  ■■  IM.'/  • 
A')'.e.7>l'  ••  'vr'\''\'  ■•  at-iy,,  :  »iCrt-f-CA]}-.  ••  K'n^fch  •• 

hawh  •■  y.{\,li')'  ■■  rn.t'.n.A"  •  Vi/-  ^  ^-^i,«"-  •■  '/flCV  ••  «»-ft/-  ■•  "ittS-  '  'hm  •• 

y»>-ir-n  :  '/"iv.v  •  «»hi»";-  ••  a>  •  h"V.v  ••  «»x-.p.'I-  ::=  «".»'■  •  A./rt  ■■  e.'/"ftA}i  •  h 
»»  ■■  j?.1-vir:  ■•  oi'Mi  ■■  -nhfi.  ■  n^/n'}<f.rt  •■  •Tf'-'jn  ■■  ?»ft'w  ■•  i\''wy,  ■■  av  ••  >i^/n«rii 
vi-  •  «>';.«^'i-  ■•  hw  ••  ""XÄ  •■  Ti"/!!.?!'/  ■•  h.y{\{\  ■■  incM-fi)  -i- 

1.  Ms.  infit.  —  2.  ,ii"i^  :•;  est  de  seconde  niain. 


6  notre  frere  :  (il  est  exact)  que  le  Christ  qni  est  ne  do  Marin,  In  Vicrge,  ä 
Bcthleem  de  Juda  est  lo  Fils  du  Scigneur.  »  Puis  ils  refduriK'iciit  ä  leurs  mai- 
sons  dans  la  joie  cl  dans  Fallegrcsse. 

TltOISlk.MK    .VSSEMBLEE. 

()i5.  AiuiiviiE   Hl   Jiii'  Jlstus.   Il    ni,\:Mi:  .Iacoi)   kt  i.es   ?solvk.\l\    hai-tisks. 

—  Cinq  jours  apres,  vint  V(!rs  eux  im  .liiif'   d'Orient,  appele  Jiislus,   de  la 

fol.  50,   laniilli'  iVisaar.  {Isditc  luii  racdiita  tout  eo  ([ui  s'etait  passe  cliez  '  Irs  Juifs. 
r*  b. 

Jiistus  Uli  dil   :   «   Ce   n'est   pas  bien   (pour   vous)  davoir  ete   baptises,   car 

repoquc   du   saint   Itaplenn'   u'cst  pas  arrivcc.  Eu  outre  le  Christ  n'est  pas 

venu.  » 

Isnac  repondit  et  lui  dil  :  «  N'oiei  que  jadis  nous  sommcs  demeures  dans  unc 
graud(!  tristesse,  jusqu'a  ce  i|U('  viiil  vers  nous  un  .lull' de  la  villi'  de  (jinstan- 
tinople^,  appele  Jacoh.  II  imus  a  cnseignö  et  lums  a  revele  la  IVii  et  la  vcrite. 
Vdiei  que  ])Our  moi  il  nie  semblc  que  cct  lionime  parle  par  rEsprif-Sniiit. 
car  il  nous  a  dcmonlri'  par  les  Eeriturcs  Saiules  (pie  Matrc-Srif/nriir  .Irsus- 
Clirist  est  venu.  » 

Tandis  que  {Jiislns  et   hanr)  conversaieiit   de  i'eci,  des  fröres  parvinreut 

1.  M.  a  Ml.  :  ii/i  Itnnimv  Jiiif.  —  2.  •i-fKirVTVfi  ■  viv.  est  la  tr;uluctioii  du  grec. 


i 


(■127]  'ii{()Isii:mI';  .\ssi:.mijm:k.  27 

'/.•' :  (>A<"-  =    mMvy-  •■  i/i-.''v. ';•«"•  :  Ayicn/.yj  =  inh""-'y\-C\  •■  /.hii- :  ii-vn.  •  ^  'O. 

?,i»"li/»-'iVi-  :  Wirtf-  •  \\""  •■  .i'."l-.''v.'i'  •■  A?,"/ii.^-nji.r:  •  ,M'i»-  <■  "«vi»-  •  hi 
•l'o»-rt  ••  '/.It'-yi«"-  ••  ui-in"'")''!"-'  ■■•■■ 

\v  •■  <<..f,"iy.  ::=  <"t'n.  ■•  t,M'"/Ai'(>»-  :  ?,//»rt  •■  }»/»••/•  ••  AV  ••  \'-ht'^t\  ■■  i.:>v-  •■  t»,u 
M-  ■■  Mö'U\  ■■  hry-Mifi  ■■  h.'i.M'-  ••  iLi.-;  ••  inMiSi  •■  ">»•'/  ••  o\\\\  ■■  (n:>hu  ■■ 
"7(>iiA"""- :  T'M  ■■  "A\.y-  •■  Wiiry  :•: 

tniW/j-  •■  »^?^)\  ••  yö'X'i\  •■  m-tii-  •■  i»'M-  •■  f"*U'i  ■■  nhf"  ■■  yA'/'.p.- :  -^ii  •• 
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vi>-  •■  >.<;.>i[\']>i""-  :  i-.hu'i-  ■■  <»'i-i:ifiii'  :=  "»^Ad  =  h'r>.ii'o*"  ••  i//i»"rj"  =  .«»• 
A  ::=  (nhl'rlu  •■  '"ly.iao- '  .•  y^jf-n  ■■  «»'^a<;.  :  hrw  ■■•:■  «»?.«"»->i.rt  :  v^/ii-  ••  11 
h'ii'  •■  iiKhy^M-  •  i/in,/,A-  :  ii(i[('.]'''/;i''""-  ■  h"»  •  y/my  ■■  AVfunti  ■■■:■ 

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l.   Dans  ms.  diltologie.  —  2.   Ms.  <cyi:'(.'.  —  3.  Ms.  tni'/"*«"'-.  —  4.  Ms.  -moi»-.  — 
5.  Ms.  Minni}". 


auprös  d'/iv/fir  ft  s'cntn'liniriit  avec  Justiis.  Justiis  röpondit  i't  lour  dil  :  «  Moi, 

je  connais  Jacob;  c'est  uu  brigantl,  im  impie  'et  un  mechanl.  liii  qui  s'est  ♦  fol.  so, 

acharne  contrc  les  chretiens.  Ceux-ci  ont  subi  de  sa  part  '  uii  grand  tour- 

ment  et  uno  (graiulc)  porsccution,  dans  les  jours  du  roi  Voitcjä  "Pliocas\  Si  je 

le   rencnntrais,  je  lui  devoilcrais  son   niensongc  (et  je  lui   reprochcrais)  de 

s'ötre  acharne  contrc  le  Seigneurvivant.  Voici  que  vous-memes  avez  peche, 

vous  ([ui  avez  6te  baptisös.  » 

Les  freres  qui  etaient  baptises,  entcndant  ces  paroles  de  la  part  Aa 
Justiis,  sc  troublerent  cxtremcment.  L'un  d'entrc  eux  dit  :  «  Si  Justiis  nous 
dövoile  le  peciie  et  le  mensonge  de  Jarnh.  desormais  nous  ne  vivrons  plus 
par  la  Lni  des  chretiens.  »  II  y  eut  du  lunmlle  et  des  ([uerelles  entrc  eux 
ainsi  ipi  uuc  grande  tristesse. 

iVi.  Jacoh  Ai'i'KKM)  i.'vitiMVKK  Dl  .1 1  1 K  .lisTi  s.  —  Lc  Icndcmain,  Jai-oh  viul, 
comme  il  avait  coutume,  dans  le  Heu  oü  ils  se  reunissaient.  II  les  vit  tristes 
et  murinurant.  II  leur  dit  :  *  «  Voici  (jue  je  vous  vois  chagrins  et  tristes.  «    '  foi.  50, 
Personue  d'entre  eux  ne  lui  röpondit  mot.  Alors  Jrtfvi/)  les  laissa  et  partit  de  lä. 


Pour  eux,  ils  se  repentirent  de  n'avoir  pas  fait  ecrire  ce  qu'ils  avaient  dis- 
cute  entre  eux,  afin  de  l'exposer  A  Justus. 

Joseph  repondit  et  leur  dit  :   «  Ne  soycz  pas  chagrins,  ö  freres.  Vi>ici  que 

1.  Le  pluriel  se  trouve  dans  lo  texte. 


r  n. 


28  SAHf.IS  D'AHKür.A.  fl28] 

A.f.-v  ••  t]'ryi  •■  y.'uu:  •■  y.-)/.  •■  ■':'"i'\-  •■  wyy^'M'  ••  w-a-  •■  »•/•V7t:h'»"-  ••  nny. 
rt.v-  ••  i-^./'^u-  •■  /..y^i-y.  ■■ 

'  f..i  .1.  »'.(LA-  •  cuft  :  AV  ••  >.hW"-  ••  '>«7i'?r>  ••    fl»'}.nii.  ••  h{\ff"  •  t">?^h  •■  -wvi  ••  -n?» 

C'/l'"  •  r»^ilir«'»-    :  t\o»U.i\  •  'PF-*!'  ••  h^'  •■  '/'i*-^v  ••  ^<{1-  ••  w'iW.y-v  •■  ("M 

:>"ryxhr  ■■  y-'i"}/.'/  •■  U'fun^  •  ^-/ii.h-nji.f:  •■: 

,i',n.  •■  y.tiih'V  ■  ?.^nrt  •  ^ihi.h>.  ■■  ^'/nx>.  ••  ^v  •:=  .e.ü,A" :  vu-  ••  ^n^iiirbh  ■ 
;i-5r'?,A.  •  vii.'/  := 

r/i/'V"  ••  fffii,M''l'  ■  n»  •  yhl-WCo»'  :  A?iA  •  '/vn'/''!:  ••  hy.ii-y:  ■■■■ 

1.  -Ms.  ii>,«i>)i<>i>.i';  :  Y.  —  2.  Ms.  h-nicow.  —  3.  Ms.  M\,'hin'/.. 


j'ai  ordonnö  ä  raon  fils  Simeon  de  s'asseoir  derriere  la  porte  et  d'ecrire  tout 
ce  qiic  vous  avez  discute  entre  voiis.  l^ui-memi'  a  fiiil  tout  cc  que  je  lui  ai 
ordonne.  »  Ajanf  nppris  ccla  de  la  pari  de  Joseph,  ils  sc  rejouirent  extreme- 
iiiont. 

De  nouveau  ils  se  reunirent  une  secondo  fois.  Alors  Jacali  viiit  vors  oux 

et  leur  dil  :   a  Voici  que  je  vnu.s  vois,  ö  freres,  chagrins  et  tristes.   »  haar 

repondit  et   lui  dit   :   «    11   i^sl  juste  pour  nous,  o  l'rures,   qui'   nous   sovons 

*  foi.  .M.   chagrins  '  et  (jue  nous  plcurions.  En  cfTet,  un  lionime  de  ma  l'amillc,  appele 

Justus,  est  venu  vcrs  nous.  l.ui-memc  connait  (ä  fond)  la  Loi'.  » 

Jacob  leur  dit  :  a  Moi  aussi,  je  connais  cet  liomnie  ainsi  quo  son  fröre 
Miniliinn  et  leur  p^re  Samuel.  Certainement  ils  connaissenl  (ä  i'ondi  la  Loi  et 
les  prophetes.  Moi-meme,  j'ai  appris  de  leur  pere  la  Loi  et  Ics  prophetes. 
Pour  rinslant  je  vous  demandc  de  Ic  faire  vrnir,  afin  ipiil  nous  expose  ce 
que  le  Seigneur  lui  a  enseigne.   » 

Isaac  dit  :  «  Si  tu  mc  (le)  pcrmets,  je  ranicuerui  raoi-nieme.  »  11  lui  dit  : 
«  Voici  que  je  te  permets  de  l'amener  aupres  de  nous.  » 

(i.K     IsA.VC    DKCIDK    JlSTLS    A    CONTIIOVKHSKH    WEC.    J.\COH.    Alnrs    Isoac    s'oU 

alla  vers  Jiishis.  a(in  ilr  rauionci'.  II  le  trouva  en  train  di>  scruter  les  Ecri- 
tures  au  moyen  desquelles  (il  pourrait)  confundri'  les  .luif-<  qui  avai"nl  rte 
baplises. 

I.  M.  h  in.  :  est  verse  ,dans  la  scicnce)  de  la  Loi. 


r  a. 


[1291  TROISIKMI",  ASSF.MBI.KK.  29 

(Mi.A-  ••  yti.h')'    yd'f'Dfi  ■■  y./..'Vy:  ■■  yiihyh  ■■  tm'  txT.uh    «»i'.nAii  =  n    i-i   i, 
,/i  :=:  y-tt.  •■  v-t\ti'f\  •■  h'i{\  •■  h,y./..')'y:  ••  hiihy-  ■■  j/  ■  <">i""7. :  'i-Auhr  ■■  wvyi 
h    <">ii»'j:(:  •  Ar^A-iJ-  :  inn.i.i:  •  ?»<i.(:u  •  hrh"»  ■■  {\rii-  ■■  )u:M:yi  •■  y^n 
y.iv'/. '  •  A.y.'iy.  <■  tnfn\fi  ■■  u/\in\v  :  tutii    um    }^'r\u^•■l•^^^  ■■  n-i-  ■■  }x'r>y. 
■i-  ■■  «»vn.y'i- :  >K/n :  [^i.]""/.^  "  w.Mti "  <";.,'/'c:(i-  ••  Tif^hr-  :=  .cn.A-  •  y.Mi 

')'   •■   '/"/    :    ■>l|v/n,/,A    :   (HU'.'//;'/    =    iU»'    ■    ^i/rrt'/'K    :    '///.V    "  MUlM-.yi  '  \l}x'H\ 

M  ■■•:■ 

V-{\(n{\  •■  Vi'-  :  M  •■  ^A.n("lf)""-  ••  )Uf"  ••  V./.l'.J'l'"»-   ••  ?iA  :   lunf'"')'»"-  ■  "» 

yA-r-flil  :    in'  •■  l/^ftr/ilVl"»-      =    (•^/nA.A-  ■  \U'>'  ■■       fiy.'ni  ■■:■■  *  fo[.j.\, 

ii.y/-  •  Ju/"  •  yft/">V(V«"-  ••  A^y.ijy-  ••  ?iA  ••  tiv-  ••  »H:ri/;y'/  =!= 

I.  Ms.  i'.ii'V.i'UV..  —  2.  «>•  rii  s\ii(liar<ire  usl  de  secondo  maiii.        :i.  Ms.  iihfi/ii^li«"'. 


V  a. 


\sanc  Uli  dil  :  «  iavoh  veut  (o  voir,  *  tc  salnor  et  te  dirc  bonjour.  »  Justus  *  foi.  51. 
(lit  :  M  Quant  ä  moi,  jo  ue  veux  pas  voir  sa  face.  Si  je  lapervois,  je  me  l6ve 
et  ji"  hoiiilis  sur  lui.  Mais  je  crains  que  les  chretieiis,  des  (ju'ils  l'appren- 
ditiiit,  iit'  rur  porsrculcul  extrrnicmcnt.  Si  je  me  trouvais  dans  l.i  villc  dWcra, 
ji'  Uli  demontrerais  par  la  I.oi  d  les  proplietes  quo  Ic  Christ  n'est  pas  venu 
et  (|ir<in  n'cst  pas  pres  de  sa  venue.  »  Isaac  lui  dit  :  «  Viens.  Nous  avons 
j)nH6  si-rment  entre  nous  de  nc  pas  faire  entendrc  notre  cxpose  aux  clire- 
tiens,  mais  au  contraire  de  siöger  dans  un  lieu  cache.  ParcilhMncut  J^co/;,  lui 
ausöi,  ne  veut  pas  que  les  chretiens  entendent  cet  expose  mysterieux.  C'est 
pourquoi  nous  avons  pret^  serment  entre  nous.  » 

Justns  (dit)  :  «  Voici  que  inoi-meme  je  vous  ferai  comprendre  que  vous 
avez  peche,  vous  qui  avez  ete  baptises.  Jacob  aussi  a  pcche,  lui  ([ui  vous  a 
egares.  apr6s  etre  devcnu  semblable  ä  'Satan.  «  .  f,,i  -,| 

Alors  ils  convinrenl  de  se  reunir  le  lendemaiu  el  ils  partirent  ik'  la.  ^'•'• 

Jmtus,  lui,  veilla  tonte  la  nuit,  en  scrutant  les  Ecritures,  la  i.oi  et  les 
]troplietes,  afiii  de  confondre  Ics  Jiiifs  qui  etaient  devcnus  chretiens. 


30  SAUr.lS  D'AIM.IJGA.  [130] 


n  !  y.'i-.HMi. :  UV/.  •■ 

m/.ht\i''  ■■  M'f\i>^h  •  Mil  •■  P.'/'fu:  :  'rt\t\  •■  .P.ftWi^'  ••  ann-M'  ■  Txy.'Pjrao.  .. 
)h::I{\  ■i-  titftt]  :  i:m-  •  yö'r-n  •■  f\vt\o^fi  ■■  y-Hd-  ••  «iWi  •  h^i  ••  uKf^rnci  •■ 
vhn^ti  •■  hu:  :  u:  ■■■.■ 

a>M"'}l  •■  y.i\.t\"  •  VhO^fl  ■■  f\yöJ(-t\  ••  [\M-\'  ■'  '/">'1"  •■  h{\ih'l)ioi>-  :  f^y^cj] 

'  foi  :,!.       ha»'r*h '  ■■  yfijf-n  ■■  iny.i\.(i"  ■■  K'H''"'"/ö  •■  M'fiinfi  ■■\- 

'''  htO'/'h  •■  ri)jl',n.A"  ••  t/n(,::i'iO'  :  A.-l'  ■•  h'lf""/f>  ••  «>?i'l'l.'."l?i  ••  hfl»"  -.  hil- 

ft ••  hl\y:  •■  öfi^at'  :  :Vt?i  ••  tnMfi.  -•  hT'iiti'-a^'  ••  hyo-y:  ■■  (n'\^fi.  ■•  Chrth  •• 

//i../'i,/. :  at-iauu] :  fiMvy.  ■■  'r"}ni:  •i- 

yö^-tt  ••  ?.ö»v  ■•  -in.  ••  (iHiUü  •■  vnnh  •  h^/»  ■■  ?iV  ■•  -.''Th  •■  m^nrt,  =  n^».?:- 
'">  ■■  h"h\.htt,h.i:  ■■■■■  vi>-  ••  IJ»-!-  ■  viicvi-  ••  hin  •■  öl»-/  •■  A-n  •  h'i  ■•  whjhr 
c  ■'  A?i"/ii.^nwi.(;  •  hfl)  :  Tt'-i«  :  -iiL  ••  h'iv  ■•  vnfl^ti  ■i-  yhrc  •■  hrnih-a 

1.  l\ls.  >,ü»V>,h. 


QUATRIK.MK    ASSEMBI.EE. 

6().  E.NTHEVL'K  DE  Jacou  ET  DE  JusTus.  —  Lg  leiulcniain,  Jui'ol)  viiit  ainsi 
quc  '  Ics  fröres  dans  le  Heu  oü  ils  sc  reunissaicnt  ensemble. 

Ils  trouverent  Justus  assis  avec  Iscuir;  dans  leurs  mains  ctail  uii  volume. 
Lorsque  Jacob  vit  Jusliis.  il  Iiii  dit  :  «  Salut,  notre  frere  et  notre  docteur  Justus, 
bon  scrviteur  (du  Seigneur) !  » 

Alors  Justus  dit  t\  Jacob  :  «  Pourqnoi  as-tu  ögare  mes  disciples,  les  as-tii 
fait  sortir  du  clieinin  de  la  veritc  et  les  as-tu  tourues  daus  Tapostasie  ?  » 
fol.  r.i,  'Jacob  repondit  et  lui  dit  :  «  Ne  te  fi\che  pas,  6  Justus.  » 

(Justus)  röpondit  et  lui  dit  :  «  11  faul  que  je  mc  fädie  et  quc  je  m'in- 
digne,  car  toi  tu  es  plus  IVm,  inipie,  pecheur  et  criminel  que  tous  les  Juifs. 
Tu  t'es  pos6  cn  docteur  et  tu  as  l'ait  le  sage  pour  une  mauvaise  oeuvrc.  » 

67.  .Ivcon  HACO.NTE  SA  CONVEHSION.  —  Jocob  (repondit)  :  «  Tu  dis  vrai  ei 
tu  parlcs  juste  -  :  je  suis  peciunir  et  criminel  dcvant  le  Seigneur.  Voici  quc 
jadis  j'ai  demcurd  cn  6tant  aveugle  de  coeur  et  cn  ne  conuaissant  pas  le 
Seigneur;  oui,  tu  dis  vrai,  niuu  IriTc  Justus.  Le  Seigneur,  Dieu  dWbnihuiit, 

1.   M.  a  in.  :  cl  avec  lui.  —  2.  M.  ü  m.  :  lu  porles  jnslc,  ä  savoir. 


v"b 


fl3i]  QUATMlf^MF,  ASSFMBLKE.  31 

ji.r:  ••  h'/'^h  ••  h-ni'.'/T  ■•  y-t\ih'V  •■  "»A'(*.ir-n  =  iiu>»C[.  •■  «»wa-""-  =  '/ii.y-i-  ••  ?» 

jii(>  ••  </»[';"]'>>'.n.  ••  in'hry:"i/:\\  ■■  h.w\\\v  •■  htihfi^  ■■  <""/>.'»'(\';-  •■  -^11  ••  >i'vii. 
ivtua:  ■■  ""'U/.  ■■  f'i>ü/\i  •■  «»a.a.i-  ••  nnii-v  •  nJit'.  ••  (nhi-nh  ■■  h'»>  ■■  yAfu» 
>.  •  \_in']hh'ri:  •■  'i-'r/-  ••  x-.«*.-«)'  <■  i»hr\\  ■•  ^w/riivi- : h-i/^r'  •■  'l'^iAi-  •■  "•'•AiiiV- 
•/•  :;:  (»',•,».  :  iji»'-i-  :  A/i'  ••  ?,"/ii.hih/i.j:  ••  hM"c:  ■■  «»A-ri}"  ••  «»»Min  :=  o'hr 
•II  :  h?i^/"(ni-  •  ounV'li  •■  Jk/»  •  mWitn.  ■■  tth'Hihth  •  >./.-l'  •  om.y'i  •■  <»rtfl 
Vi-  :  'rXTif-    :=  Vi»-  :  TA'/J  ••   V.i:  •  »"»'AI--  =  *l(.7lffl  :  l//«»At'.  ••  W'w.yr  ■■  h 

r^'y.ti'i-  •■  y:y}i\  •■  nii./-  =  av.'/' ••  uy-n-y,  ■■  \_i]y""Pf>i\  •■  h(»-''ii\n^i\  •■  'i:^i:  •• 
•>•»•/"  :;:  «»-/-rt'VA  :  ii//"«iMA  '  ^'><ii.V'».'  ■•  XA("ii  ■'■■  «M/rt  ••  i'-(iA  ■•  ^.ii'/  ••  «»•?. 
•i:  ••  yicn  f-fty  ••  o>hsMn  ■■  n-i--  •■  «••71/  =  A.i'.yi-'>  =:=  *  f;:'^,;'-' 

hwrc:  •■  hA'v  •■  m'iW.y'v  -v-  k'\'M\'i-  ••  »k/«  •■  hivv  ••  Ofl»-^.A  ••  ""Tvi:  ■■  «»•>» 

1.  Ms.  iir.(i.+^>. —  2.  Ms.  ii.ii.'/in-. 


d'Isaac,  de  Jacob,  de  .Vomt  et  de  tous  les  prophetes  qui  ont  scrvi  Ic  Seigneur 

daii^  la   justice,  sait  quo  moi-möme  je  n'ai  pas  et6  baptise  sur  iiia  volonte, 

(luais)  quc  je  suis  devenu  chreticn  contre  '  nioii  gre.  C'estpourquoi  jcdeineuiai  *  M-  :>2, 

dans   un   grand   cha<,rrin   et   (dans  im   grand)   tourrnenl.   Kiisuite  je   nie  niis 

a  prier  et  a  supplier  '  le  Seigneiir  misericordicux,  jour  et  nuit,  avce  beaucoup 

de  pleurs  et  de  larmes,  alin  (lu'il   m'instruisit  (et)  que  je  connusse  Ii'  «iMiiiin 

d.-   la  verite.   Puis  je  mc    inis  ä  seniler  les  Saintes  Ecritures.  Voici   que  le 

Seigueur  me  revehi  la  science,  riutelli^ciice  et  la  sagessc.  Alois  je  reconnus 

et  je  fus  ccrtain  que  eelui  au  sujet  de  qui  la  Loi  et  les  prophetes   avaicut 

annouci-  et  (celui)  dont   ils  avaient  preche  la  venue  etait  -   le  ßoii  Pasteur, 

(."est-a-dirc  le  Christ  qui  est  ue  de  Marie,  de  Ja  Sainte  Vien/c^,  ä  Bcllileem  de 

Jiuld.  dans   les  jours  du   roi   Aurjustc-Cesar  et  a   ete  crucifie   dans  les  jours 

de  Pouce-Pilatc.   (^»uaiil   a  eelui  (|ui    dit  qu'il  n'est   pas  le  Chiisl'et  (qui)  ue   *  ful.  52, 

croit  pas  iii  lui,  quil  soit  anatheme!  » 

()S.  Invkctives  de  Jlstis.  —  Juslits  repondit  et  dit  ä  Jacob  :  «  O  iuscnsö, 
cs-tu  plus  l'orl  que  moi  dans  la  eouiiaissance  de  la  Loi  et  des  proplietes? 
Ne  sais-(u  douc  pas  que  c'est  mou  pere  le  docteur  Samuel  qui  t'a  enseignö 
les  licritures  du  Seitjueur  ?  « 


r  b. 


1.  M.  ä  m.  :  ä  m'clever  vers.  —  2.  M.  ä  m.   :  voici  qu'il  claif.  —  .!.  M.  ä  ni.  :  de  Ui 
Sainte  Vierge. 


V   .1 


32  SAliC.IS  l)Alii:UC.A.  ri32i 

y.a.(\"  •■  ydJ(-n  ••  w.rt  ••  aji  •  ;,.>»n»-  •  Jj"71i  ••  fl»;i.<'./ivn[n]  :  hrM)  •■  mh 
fi^nv  ■•  >Ox'rr:  ■■  /..yyi-y.  ■'.■  «»n/j.-i;  .■  r/..}^.n  •  ■■/•';.n  ••  i/win  ■•  (i^/<.  •  vii.e'i-  • 
ui'hl-  •■  »'.•i'("'/?iii  •  (»y«»-"/ii  •  AU  •  /i,t'^';"'>  •  i\)n:t\rfi  •■■  tnf>i\  ■.  /^/''h  ••  v- 
tio^fi  •  lunu'.  ■■  t •'»"'/  •  «»^/""/l-  •  ouny.v  :  fiiVi  •■  at-M-  ••  Vi«^"/.  ■  Ayiv+n  • ,/, 
U'  •■  oty.i\,(i"  ••  yh'ri:  •■  h"n\.hn<ia:  •■  tx'f"  •■  /i.Jii*"'i}i :  ^.^\•  •■  «»Ä.h.c.^ijihj-.  •• 

f„l   .,,.     !>•  •  hV  ••      ?»'|-IAll   ■  t'-'/'  :=: 

A'/n'/'iv.'>  :  y-mv.'  •■  h(">'\\  ■■  ;ih  ■■  hilft  ••  ^A-nh  •■  i»",p  ■•  o-'i-Wi  :=:  f»Jii>n  • 
A'.n.A"  •  r-rt/i".  ••  Mhn^t]  ••  ^i.ViV  ■•  h^/nni  ••  "/nr;«»-  •  Amn.nj   •  uhitth  ••  'i?i 

iMLA"  :  '."i>-  ■  ^Jrt  •  ';>.';. ö»- :  hiniw  ■•  A«»A.e.'V  =  hrPi  •■  y.y^.hfi'  ••  y/A-  ••  u 
fiT'o  '■  *A"  :  nwi  :  yii-r-n  =  «».f.?.».}'.  ••  h/\hTn  ■•  y'ri\h9'  •■  ^a^'M•.  ■.  </n}4-,/i 
'i".  ■•  .i-'j-nii  •  m-\t\{\'  ■  WA-  ■•  i//ni;AV  ••  n(i[('.]';'/:V  ::= 

1.  Dans  ms.  diltologie.  —  2.  Ms.  ir>;vp.  —  3.  Ms.  Amnn.'V.  —  4.  Ms.  f.'h-l-.  —  '>.  Ms. 
•inv>i(i»-. 


.fuciih  liii  (lit  :  «  Loiii  de  lui  (iine  teile  peiisöe)!  Je  ne  suis  pas  commc  toi; 
je  ne  suis  pas  plus  sage  que  toi ;  je  n'ai  pas  plus  de  scicnce  (que  toi).  Cepen- 
dant  que  TEsprit-Saint  qui  a  parle  par  la  bouche  des  prophetes  te  refute 
lui-memc  et  anatliematise  celui  qui  ne  croit  pas  au  Christ!  »  Aussitüt  ' 
.htsttis  se  leva  daus  une  «•randc  Indignation  et  (dans  uns  grande)  colere;  il 
jr|;i  un  bandeau-  au  cou  de  Jacob,  l'etrangla  et  lui  dit  :  «  Le  Seigneur  sait 
que,  si  tu  ne  me  demontres  pas  et  ne  rn'exposes  pas  par  les  Saintes  Ecritures 
des  prophetes  coinmenl  (a  eu  Heu)  lu  veiiue  du  Clirisl,  voici  (jue  nioi-nieme 
fol.  52,   *je  te  tuerai  aujourd'hui.  » 

Alors  haue  et  Tlu-odorc  se  leverent,  (s'intcrposant)'  entro  eux,  et  dirent 
(ä  Ju.stus)  :  «  Ce  n'est  pas  convenable  pour  des  doctours  d'agir  ainsi.  Voiei 
tpie  toi-memc  tu  n'as  pas  (pour  toi)  le  bon  dioit.  »  De  plus  Joseph  dit  ä 
.///S7//.V  :  «  Un  tel  (acte)  n'est  pas  le  l'ait  de  sages,  mais  plutot  il  faut  faire  la 
paix  entre  vous  dans  la  patience  et  riiumilite.  »  Puis  il  lui  dit  :  «  Voici  que 
mni  jadis  j'ai  ordonnö  ä  mon  lils  Simmn  d'ecrire  toutes  les  paroles  qu'il  a 
enlendues  de  Jacob.  Maiatenant  donc  j'envoie  chercher  cet  ecrit,  afin  que  tu 
lises  et  que  tu  comprcnnes  tout  ce  que  nous  avons  discute  entre  nous.  » 

1.  M.  ä  m.  :  lorsque.  11  serait  preferable  de  lire  <*n.v  aussilot.  —  2.  liäfiavov,  Nr";2r. 
—  3.  M.  ;i  in.  :  siir. 


ii;!:!i  siMi'.Mr.  .\ssi;Mi!i.h:i",.  ;i:! 

('.n.A-  :  t'-ri^nfi :  iinf\-'/.  •■  rt^'V  ••  tiM-  •■  >irtii  •■  Wxrr'  ■■  "«»^/V.'r./-  •  m\ 

'{'■['  :■.■■ 

oih'i»-    ii'ti'  ••  IMLAJ"'  ••  M»'  ••  '>rt'/*?»  :  V^A••  •  l/'lll.A'/  :  «»^/m.  •  ot-hi  •■   •  i  ' 

^•^y•/;l»''"•■ ! 

•i««.Ariv  :  (Wit'.v;:!/«'»-  ::= 

','»»■  !  •/^•'•n^.  •■  WA"<"-  ::=  ^<»-/"h  ••  v-t\int\  •■  t»y.\\,t\'t>»-  •■  i\i'\-o»{\  ■  vi 

i',>i<"'-  •  i//ni""')'yi""-  •■  «M'Oi«"-  ••  ii'i-'r-j'''"-  ••  AU'j'i:  ••  öfi^o*- ■■  yf>^'-n  ■■■.■  «»v 

I.  Ms.  (n>i<io->-(:rt.  —  2.  Ii'i  l'inliiiilir  •(•nv>.i'' 'iprait  iinTiTahlc  a  riiiiliiMtil' tAVJiin.. 


(')'.).    JUSTIS    DKM.VM»!-:    IM-:     SKMAIMO     l'Olll    SK     lMli:i' \  IIKII     V    I.V    COS  I  Mn  VKllSK .     — 

.liisht.s  lui  (11t  :  «  Accordt'/-moi  luiil  jonrs,  cii  soric  que  je  scrute  les  licri- 
turcs,  et  jo  vous  (lömonlrorai  i|iit'  Ic  (llirist  n'osl  pas  voiiii  o\  oii  oiitrc  qin' 
iri'|iii([iit')  du  Saint  lia|)ltMii('  nVst  pas  ariivc'-c    » 

<^)iiauf  11  i'iix.  ■  iU  lui  diirnt  :  «  Assuiciucnl,  iious  ('•(•(Uilrious  Imil  i c  ipic    •  f,,i. 
tu  luius  diras.   »  (Piüsi  ils  rrldui  iirinil   a  Icurs  iiiaisoiis. 

CINQUIEME    ASSEMULKE. 

Iluil  joiirs  apii's.  ils  sr  r('unircut.  II  y  i'ut  um'  i^n-audc  ipifrcllc  cuin-  cux 
et  bcaucoup  de  tuiniillc.  La  cliaritö  i'ul  lulu  d'oux  et  ils  lU'  s'ai'corderciil  pas. 
Alors  ils  se  separeroni  Ics  uns  At'^  aulrcs. 

SIXli:MK     ASSEMnLKE. 

70.  CiiNTitDVKHSE  .WKC  JisTis.  —  Voici  i|u  ils  36  reuuiii'Mt  liiUS.  .IllshlS 
repondit  rl  lour  dit  :  "  Pcur  vnus.  vous  avoz  pi-rlie,  vous  ([ui  avcz  etö 
baptist's  et  etes  alli's  daus  Ic  tlieuiiii  de  l'aposfal  .Iticnh,  X'oiri  quc  inni-in(''nie 

(je  vaisl  vous  cxposei'  cinuuieul  vous  avcz  pecdie.   >^ 
p.\Tii.  OK.  —  T.  xni.  —  K.  I. 


31  SAIK'.IS  I)  AI'.I.UCA.  ll.:'. 

•  foi  r.i,  ry*  ■  -lu.  ""•  ■■  9"y:i:  ••  ?»'/'P'V.  ■■  hiu.htt'Mi  ;=  «mv.  =  aihai-M  ■■  ->«<>•'/" 

'"       /..'/  =  *»A-/-  ••  ll.ft.A.l'.i;"'  :  riijrjrt'l-  ••  «»«»Ay.'l-  ••  A-|:  ••  «»A^.  ::=  rii.cn.A"  :  h"l 

wjvihh.i:  •■  {\t'"y.r  ■■  ft-r  ■■  Kvn/.}t./\  •■  M'^^  •■  'Wy  ■  "/•«;.  =  r/»?,->n.«;'A  •■  y. 
r  ■  A;,.t'-i(/..;..A  :  }i'ra,i-  •■  y-u-y,  •■  whtihi:  •■  im-nri-  ■  hrwv  •■  ?»ft/.;i. 

A  :•:  iny\M»'i  ■■  «»"?i'/-  ••  >\"'U.  •■  h'Vnv)"?  ■  'VM-  ■  'ht\/.h.l\  ■  {V\'.A\''  ■  KV- 

u/.K/\  ■■.■■  (noift'i-  -•  Utttt  •■  y,"]'»* :  ounfiy.'i-  •  «»A/-  -•  ?.''/ii.^'n//i.(: :  rt^^ny  :  ^. 

/"«»A'l-  :  ?,ft//'>  •  ;,.,('. t'."/'/'  •  ?,'JlJ  •  'l'W(\-fi'"-  ■•■  All,/-  ■  h{\/>}ufii  ■■  llhiM  ■■ 
yi}\ii»-   :   Uh'"lt\'i'""-    :[:    wUfttt    :   .«'.(1.   :•;:  fl'fl'Jrt l*  :  >!''/'«•  =  rlirnA.f.'l-  =   «»A*'.  :  W 

Vi.  •■  h.Vi\\-  •■  \^r^\^^\a»•  :=: 

'   ''  -I-WTÖ»     :   jP^+'n   ••  <",C'.n.A"  •  XXtm-W  :  yA\,  ■  ll'A.^  ••  Vfl.,t'.  ■  (!?,'>'/■  ••  hrliU-n  : 

1.  .1'.  rsl  de  seconde  inain.  — 2.  Ms,  ii-|.-.AI-.    -  3.  Ms.  t'VUAföo-.  —  /|.  Ms.  ly-i-m. 


7t.    Dill     \   liKiKTi':  soN   TELPLE.  —  ./(/(()/;  liii  rcpoiiclil  rt  liii  tül  :    «  Coiii- 
prends,  u  iiioii  l'n  r(!  .lusliis.   ce  (]ue  1<>  SiM^ncur  a  dit  au  projihete  0«*'e  ;  V«. 

•  fiii.  ;.:),  ('j)uiise  tinc  fcminr  prostitiu'c  rt  (rn'e)  iIcs  rnfmils  ilr  iivuslilncc,  cav  reellemenl  '  /(/ 

Irrrc  .sc  priixlili«-  loiii  '  du  Sei(/nciir.  II  allaet  i'jxnisd  Conioitni'ird.  /illr  dr  Px'drU'ipn. 
Elle  coiiriit  cl  hii  rnjdnla  im  fih.  Lc  Scif/iiciir  lid  dit  :  Oii  l'dpprllvra  du  noin 
de  'li/(i-rd'('d,  cur  pru  [ilc  tcDtps)  eiicore  et  je  ine  veiij/eiul  du  sumj  de  'Ii/ozrä'el 
sur  In  luuison  dr  .ludii;  -  j'uboUrai  la  royaute  de  In  niuison  d'lsmcl.  {Quaud< 
suiTtendia  ce  jnur-ld.  jr  hrisrrui  Furr  d'lsrael  duns  lr\  rulli'rs  de  hjozrd'el.  Ellr 
round  dr  nourrau.  uiir  srconde  fois,  et  enfanlu  inu'  /illr.  Le  Seiffiieur  [lui  dit)  : 
On  VappeMcra  «  Celle  dont  oii  n'a  pas  pitie  "  »,  cur  je  n'uurai  plus  pitie  ä  noueeuu 
de  la  »taisnii  d'lsrael,  mais  au  eontraire  je  le.s  ])erdrai\  En  outre  (O.srV)  dit  :  Ellr 
ronrut  de  uimveuu  et  enfiinla  an  fils.  {Ix  Seigneur)  lui  dit  :  On  rappellrra  du  nom 
de  «  Nnn  nio»  peuple''  »,  rar  roiis-nuhurs  rnus  nr  serez  jdus  man  peuplc  et  nuii 
UHU  jiliis  jr  ne  srrai  jilus  ralrr  ])iru^.  » 

•  fol.  f.:!.  ■  .liistus  dit  :  «  \'i'aimciil  il  est  ainsi  ecrit  (dans  Osee).  » 

/2.  PlIKniCTIdN  l>K  I.\  CÖNVEIlSltlN  DES  l'El  l'LES  ET  KT   IIE.IET  DE  l'AnCIE>NE  Loi . 

—  Jarnh  n'poiidit  et  hii  dil  :  «  Ainsi  dit  lo  propliMe  O.scV  au  sujot  des  peu|ilns 

1.   M.  ä  IM.  :  drrrirre.  —  2.    II   r.nii  liir  :  Jr/iu.  —  .'!.   TraJiicIion  de  OOx  -rikir^u.ltti.  - 
'i.    ()s..  I,  2-l>.  —  ."i.    'rrailiu  liiMi  ilo  Oü  Xad;  uou.  — (i.    ()s.,  i.  S-l). 


va. 


|i;!r.!  sixii'.Mr  ASSi"Miu,i:r,.  nr. 

h/i  ••  viK.  -•  'i»!'!'  ■■  Tx'iii  ■■  ;l.v[^]'/•'^}"  :  rt?»''/ii.hfi,/i.j:  ::  f"?i'/-ii  •  tOx'fi: 

yA'Pwh-  ■  y.'ii'i'  •■  y-u-y,  •■  fny.'H'  •■  hh/.>i.i\  ■■  "iiw.  •  oty.fiy.o»-  •.  a •""•  ••  a  • 
""/\hh  •■  tny.ih.hfi\  •■  ?i'/'.f.(:  ••  M'"'  ■■  "A].y-  ■■  öt\\-  ■■  f\h.v-]i/.>,./\  •■  >.a-  ••  >. 

<•■»■  :  i/m-?,'|:  •  iicrif-n  ;:  <"i/(mi.  •  'iW.y.  ■■  .('•ia.oa  •  'hry:i:  •••■■  htM'»  •■  hv" 

u„n  :  «i.x7i  ••  \n:Mti  •■  h  An  ••  uy.-i"i''iy.  -.  Ah"7A»r"i- :  (i^i.n  :  'ry.c  -i-  iihi  •  f..i. r.3, 

IIA    :    y,}^""■    ■■    \\yili>i\f]r    ■■    A^'/'A>l    :    rt"7l"/.'    =   tnf\Öi\Ah   ■   yM"\V   •■   ht\tin   :   ",(1. 

y.  •  ftt\\-  ■■  A;,.t'-ii/.  ;..A  :  vn.i'.  :  tiy-ii  -i-  y.hiAt.  ■■  öm-  ■■  '/7.7ri--  :  MuMf- 

,n«i- :  ^'/'rt-iii-i- :  oi'M'  ■■  hwrc:  •  oihiunfi  ••  t\"iy.i-  ■•  ^''VAyi'i-  ••  «»in»-/-  •• 
h"Vt  ■■  ii?i'7ii.hn./i.j:  :•:: 

in",y,. :  i'.n.  ••  i\hii'  ■■  >.A  •■  •/•"7h<. :  A«^A  •  W.Mti  ■••■  ?ift'/»  ••  y.MM  •■  ^i.tiv 

1.  Ms.  >,>,y"(:«'.  —  2.  Ms.  ;>••«>,•/:.        .!    .Ms.  vn^i^.  —  'i.  Ms.  «lOiii •/.■/.  —  ■'>.  M-.  >,T<i 


i|iii  sdiil  ili'iiiriirc'-s  MiilrrlcM-^  siiii.'^  (Toiri'  au  Scig'iirur,  (mais  (|iii)  fMisiiilc  Tdiil 
1  i'i'i  )Miiii  r|  diil  iru  rii  Im  :  II  (I  rrircrd  (jii  im  p(ii/s  (lii  IUI  li'iir  ilisdil  :  «  \  uns  ii  rics 
/tiis  iiiiiii  jiciipir  t>,  ils  srrniit  dpjirJi'x'  Irs  /ils  ilii  Sriijiiriir  viriuil .  Miirs  li'S  rnfillils 
ilr  Jitdtt  rl  Irs  rnftinls  il  Israel  srront  iriinis  eiisenihic  rl  im  Icur  pirpascia  im 
priiirr  ('/»//)  srra  rlcrr  ilr  Icrrc,  nir  t/rand  srni  Ir  JDiir  ilr  'li/nzm'rl  -.  Co  sniil  Ics 
[ifiiplcs  qui  onf  cm  an  Cliiist.  IJii  (>sl  Iciir  ro\  aiinn' ,  im  est  Iciii-  piliicc,  c'rsl- 
i\-(lirc  li'  (ilirist.  (^)uaiit  a    la  parnh'i  ijnc  Ic  jiro|iliili'  a  dito  :  II  scrit  rirrr  ilr  Irrrf. 

(cllo    sijifniliol    l[Uc.     ilrs    (pir    II'    C.llllsl     l'lll     \CII11.     ■  piTSdlllir    MC    SiTvil     ulus    li'S     '  fol-  53, 

(faux)  dieiix  surtcric.  Maisau  ooutraire  oii  ailora  le  Dieu  cüloste  cl  oii  sap- 
puya  sur  lui,  cuv  i/niinl  fut  Ir  joiir  tir  'li/nzni'rl,  (solon)  cc  quc  dit  Ic  proplii'-ti-. 
Ccst  doiic  Ic  jour  de  la  venui>  du  Clirist  qui  a  fait  levcr  sa  lumicrc  sur  lous 
(los  pouples),  los  a  couduits  dans  lo  clicuiiu  de  la  vi-ritö,  Ics  a  detounu-s 
do  l'orrcur  (pour  Ics  convorlir)  a  la  scicncc,  a  alioli  l'adoralion  des  (faux) 
dicux  et  a  ri''V(''lc  la  foi  au  Sciy;ucur. 

Dp  plus  il  (lit  au  sujcl  de  vcux  ipii  out  cnmplotc  coulre  lo  Christ  :  /•'// 
pffct.  «"lli'  ii'i'sl  ]iiis  nid  fi'mmi-  rl  iimi  mm  plus  jr  iic  suis  pns  snn  iiiari.  Vnirl  ipir 
j  (tiiaintiiai  sa  (Irlniiirlw  de  ilcnuil  iiki  face  rl  srs  amaiils  tl'eiihr  srs  sriiis.  Jr  In 
(lenninimi  a  nit;  je  la  mcllrai  nmime  aar  jours  de  sim  enfniire;  je  la  ferai  seiii- 


M.  ;i  m.  :  fniis  srrrz  nppeirs.  —  2.   Os.,  i.  lll-ll. 


:u;  sAur.is  I)A1!i;iu;a.  [13(; 

1(1.  ■•  h.htifi:  ■■  >.-lA}"""»-  :  A"7/l.i|'>t'  •  ?.A  :  y.n-lV/.  ■■  {\I:V  ■  «u/i-riAf^V  ••  <".('. 

;..r;ii/. :  }\/M\f)K'  ■■  iiu»''i*'?M'  ■■  «»i'iMi-li  =  '>n?if  :  «»v^a-  =  /eAt'  :=  n?»>/-  •• 
•ir>l-  •  yii. :  ?,"/ii.hn./..r:  •  vi>-  ••  ^v  ••  ^w/.äc  =  V',";)-  •  iv/'h  =  inh/.jA"i  •■  v- 
'."."*•  ••  «>/"Vr?i  ••  ?i'}h  :  i'-'A/-^.  ■  i»=n\.''Vi'tt^'  •■  Ml)  •■  h'"\''iiy:i  ■  a»Ä.'i[?,]'V 
ii««>- :  rii'i"V/'<"'-  ■•  «»^i.'/v.ym""-  -•  "»'i-fiA  ••  hi\\i»'V.  •■  >i"i\\  •■  vn  ■■  t'v^  ■■  w-v 

Ji'l-  ••  Y-\.v.i\'i,  •■  'I'-«;.«"-  :  Ä«;"!'.?»».  ••  r»,('.?,-/;rt  :  K^hf^/A'  ■  h«»  :  ^'/  ••  at'M-  •• 
>."jii.^iKh.(: :  HrtM/fih'i»  ••  ?iyiA :  «»«»^.v  •  au^{\h  :  «»^nM'nh  :  ^^\:  •■  an'A-  •.:•■ 
my.Mifi  :  mjM.  :  «ifXV.  =  jn/.-'l-  •  A^A  ■•  nh'JI-  ••  HJI'  =  ?.lv/«PT  ••  (nht\ 

•/•/»•n>i  ■•  MiAf  :  H(i7.n.i'-  ••  ouny.-n'  .•  iinn  :  aai--  ••  (nhf\/\n  •■  hAnn?  •■  «»^ 
"i^My  •■  rii^AP  •■  H.pfr'iv  ••  ?i'r?i?.,p :  «»X'/n.e.'r  ••  wa-  ■■  ii^/A/:'/  •■  (n'lV"'^^'/  •• 

I.  Ms.  >,iro-'/1:.  —  2.  Ms.  Mini'fl)^.  —  3.  Ms.  «».fitv/.cf«"- :  -f-  <sl  de  seconde  main.  — 
4.  Ms.  rnfWitiV.  —  5.  Ms.  iifhl:.  —  II.  Ms.  mvini.Ml-. 


r.>i. 

I"  .1 


fol.  53,  hiable  (i  im  <lrM'rl ;  je  la  rcndiai  cnnunc  iiiti-  Irrrc  saus  '  cau;  je  la  tiirnil  jinr  hi 
soif  et  jr  ii'diirui  plus  jiilh'  de  srs  cnfanla.  cur  ih  snni  la  (/('■iirrdtion  d'inir 
j)rostitun>.  Ell  rll'ct,  Iriir  mi-re  s'esl  prostititcc  et  a  (Icslioiion-  Icur  naissaiice,  puix- 
quellc  n  dil  :  Jr  ni'rii  rais  siiirrc  mm  finifuits  ijui  me  dnnncront  ma  hinxson  cl 
mn  iiiiuriHi(n;  nir  fintviiirinil  '  inrs  viUrmciils  et  iitcs  liii</i:s  et  mc  donneront 
iiKiii  liiiilt'  et  liiiitcs  mrs  driiccs.  C'est  pourqiioi  Je  Spif/nnir  illt  :  Vnici  que  moi- 
iiK'iiir  j'niliiiiriTdi  smi  chciiiiii  firrc  lies  cpinca  i'l  'im'  jf  fmiicrni  snn  chriiiiii . 
llUc  ii'diini  idii.s'-  dr  licH  de  rcpas ;  dir  poiirstiirni  dnnc  scs  roiinaissances  rt  iir  hs 
xaisira  pas;  eile  le.s  elierehera  et  ne  les  trouvem  ptis.  Elle  dira  :  J'irai  dunr 
rcrs  moii  aucien  innri,  (rar  ma  Situation)  d'autrefois  etait  preferalile  pour  mni 
(i  (celle   dr)  maintrnant.  Quant  d  eile,   eile   na   />«.<   reconnu   que  c  etait  inni  le 

fol.  .•ii.  Seitjneur  *  qul  lui  dunnais  la  naurriturr  Ir  riii  rt  riiuilr,  rt  liii  prodii/uais  l'dr. 
Mais  dir,  dir  n  rmpl<ii/r  lOr  et  Vanjent  (au  serviee  de)  Baal.  (Vest  pourquni 
je  reprcndrai  et  je  rnntasserai  ma  nainriture  en  snn  temps  et  man  ein  en  son  jour'; 
je  In  drpauillerai  de  mes  vetrments  et  de  mes  lin<p'S,  aßn  iiu'elle  ne  couvre  pas 
ses  piidenda.  Voiri  que  maintenani  jr  derauriirai  ses  pudenda  dei-ant  xe.s  amants. 
Personnr  ne  la  ddivrera  de  ma  main.  J'aholirai  Imites  ses  fetes,  ses  rejouissanees. 

I.   M.  i\  III.  :  mc  i'rliront.  —  2.  M.  a  m.  :  eile  manqiirra  donc.  —  3.   Distributif. 


r  ii 


\-  il. 


[1371  SIXIKMK  ASSKMIil.KK.  37 

tnhr'Vill:'/  ■■  (nfi'.-n-l:'/  •  o>U(\-  ■■  «7i'r///  ••  ofiun'i'h  •  on'-'i  ■  i»\\M  ■  <»WA"  : 
l/'Ml.A ••  •  V.;t\\'  :  iO'h\:  ■  l/<i»l/n->.  :  "'l.lxHiK'  ■■  fifhliu:  ■■  tlTU  ■  S'h'i  <■  "»»'flA 
0-  •■  h/.'lli  •■  VVr  ■■  mhö'V^.  ••  rt"7l'.  ••  (nh/.'l'.i  ■  T^X.  •■  <»>illl.'/"\  ••  (l'JA. 
'/•  :  l/'/''(ll-  :  A-<".-  :  «i/rtCJ«»"!-  :  hft'i'h'/  ••  iniVWI'rl:'/ '  ■■  (/»[;i.]ViV.-|-  ••  <»  •  r..i 

■l'Mn'l-  :  "'hlilV/.'/  ■■  <»A./rt  ••  /.f\l)l'/.  •■  .l'll.  ••  }x"lU.h't\,lui:  •   iliyOf  :■.: 

tnhftn  :  ('.(i.  •■  yö-u\  ■■  >A'tni^ti  ■■  tni-  =  ii/".-;/.  -•  vn.i'.  •  nhii-  ■■  "vwi/.  • 

V/'Miir«"-'  •  r»^/"w[(:]i'-<"»-  ••  r"rt'>n;''-l'-<"'-  ••  <"WA-  ••  /l»-)«"-   ;:  '/"J-l-  •  ?i'J 

«11(1?, •>ln   :   W.'J.n   :   .li'llll   :    ?lA   :    ('.'/fK.   :   ^^[»OU'/.r»-   :  A?l"/II.ÄIh/..f:   :    ll 
in>\\  :  y.{\,  :  Vn.l'.   :;:    ('.>,■/•   :   ^"7./.   :   VftA   :   ^<i•'/^/■   :     J^'i^"   •    inr{\t\   =    h>»'l'^.  = 

rt"7i'-  •■  «"/'ftA  ••  ^<^'/.'/-  •■  '/'.f.c  :  w'htxhi:  •■  'i'ti'i-  ■■  (nh-'ii-  ■•  im)i\K\-  ■  hr' 

1.  Ms.  (iiilll'T/.V.         i.  Ms.  (i)'i:-7-iil/"i'"-. 


scs    iiruiiiriiii'.s,    srs    sahlials    rl    tniilrs    sr.s    niiitdiiit'.s.    Je    ffiiii     (lisjiiir<tilrc    ses 

rn/iics,   ses  fiijnivrs  vi   loiil   er  dmil  rllc  disriit  :  C'est  imm  stilniic  [de  jirosliliicc) 

iiur   m  Hill   diiiiiii'   ini's    iiiiinnts.    Jr    jritii  rii   s<irt('   (jiic   [srx    riijnrs   rl    sr.s  lii/iilcrs) 

dcriciiiiriil  im  r.vcnijilc  ' .  Ij:s  hchs  dr.s  i-liiiiiips,  li:s  oiseaux  du  viel  rl  Ics  siTpcnls 

[Irs)  niaii;/ni>iit.  Je  mr  veiujcraid'cUc,  (parce)  qii'rllr  '  a  saa'ijw  aux  Baal,  s'cst  pairr  '  i""i-  ■>'' 

dr   srs    Imiivlrs  d'iirrillc  rl  dr  srs  rnllirrs.    n'ii   jms  rii   honir,    <i   siiiri  srs  iiiikhiIs 

rl  uini  in'ii  iiiililir,   dil  Ir  Sriijiiriir  rinml'.    " 

|)c  iiuuvi'aii  Jiii'oli  ilit  :  «  ()  .lusliis.  voici  cc  ([iir  li'  [in>|ilic|i'  ,i  cnihiiik' 
an  siijrt  de  la  socititr  des  .liiils  (|ui  iie  croicul  pas  an  (!liiis[.  (l'esi  |Hiiii(|iioi 
llc  ScigiK'Ur)  a  ilil  :  ./<■  frnii  rrssrr  Inirs  frirs.  h'iirs  rriiniissiiiH'iw.  Iriirs  iirainr- 
iiirs,  Iciirs  salibiils  rl  Imilrs  Iriiis  riiittiiiiKS.  l)u  v  a-t-il  doiic  de  plus  cxacl  ' 
((110  cetle  |)arolL'?  En  ciret.  voiri  (]ii'(dlr  ilr^niontio  quc  Ic  sahhal.  los  IV-tcs 
i'l  le  sacriliix'  out  ötö  abolis. 

C'csl  poun]ui)i  (il  y  aurai  un  iiouvuaii  pi'U[)l('  cpii  accoinplira  Ics  ordrcs 
du  Sc'ii^iii'ur.  Aiii-i  dil  Ir  pinplicte  :  Cr  jniir-hi,  {Jr  frrui  pmir  i'ii.r  mir  (illiiinre) 
(/(•('(■  Irs  lirtrs  drs  i'liamps,  um'  Irs  oisruii.r  du  i'irl  rl  iirrr  Irs  srrpriils ;  jr  frriii 
dispuiiiilrr  Iure,  l'i'prc  cl  Ics  arnu-rs,  dr  In  Irrrc.  lls  dcmrurcronl  '  cn  siicuritr.  •  fni. :.'( 
Jr  Irs  ijonlrnii  jii.siiii'ft  Jamals  ilans  la  iuslirr,  daiis  la  dniiliirr,  dans  la  rlrinrnrr 
rl  dans  la  misvnCdnlr.  lls  saiinml  ijur  r'esl  moi  Ir  Srii/nnir  '.  NCiitfiids-tu  pas, 


V  ;i. 


1.  M.  a  m.  :  tifi  temoignagr.  —  2.  ()s.,   ii,  2-1.5.    —  3.  M.  ii  in.    :  rcinarqtiablc.  — 
'i.  Os.,  II,  18-2Ü. 


:\H  s.\ii<;is  DAüinc.  \.  :i3kj 

V-  :  >.?»i»e  •  \'f\inti  uy.tt. '  vn..«'. :  eh'/'<>.  :=  i»«»  •■  '\unh\-  •■  «iiiin  ••  ?»a  : 
h?.'/"(:j"  :  MuMfti  •■  (»hr'i-  •■  ni:  =:  whöw  ■■  yw  •■  «».iMuh-j  ••  y.{>{-  ••  «va/-  : 
y.[\,  ■■  h"}\\M\.UA:  ■■  hfimv'  ■■  f\fi"'n'-  ■■  offf'iy-  ■■  .t'rtm'r  •  M"y:i:  •■  tnry.i:  • 

■\{\in'?'  ■■  f\h)}/\  •■  <"A<"J1'.'J  :  in/i'hn'h  ■  inht'»-y\-ti  ■■  y.üm(n-9*  ■  A?ril/,.;,.A  •• 
«»M/C?«  •  A/f-  :  tn-til-  ••  'ry:i:  ■■\-  a>h/.,')v.-  •■  fiTx'il'  ••  ^,»''/-;-  ••  'h')'i:'lV  ■■  inhi\ 

A"  •  .ii'iMu'  ■•  All  •  ;i.iiv :  ,inHW  ■■  wriH^'iV'/.  •■  y.ftrv'/.  •  hrAV««-  ::=  i;,f.n. : 
?,A-  •  ?i««».'>'|: :  ,/i';./)  ••  /iriifi  :  ?.A  :  lunr'i'.  ■  ii')'.f.Yi'i-  ••  (i./'  •  hfrft'/:?'^  -• 
f.,1  ....  *rii;,i;'"/-  ••  (ic-i-rt'i-  ••  '/.('."vr-Ti-  :•:  flj",>;.  •  ,('.n.  ■  vn.t'. :  ;i.y.hfl»-'j  •  yri"»  •■  /a 
•n  ••  ^f.n  ••  'ry.i:  ■■  a?»a  :  y.h'rh-  •■  .«»•a  ■•  ^^ii.^n Wi-r:  :=  ^ft^/»  =  'w>a^  =  aäa  • 
WA- :  }\Wrc:  ■  ?i"/ii.hnji.r:  ••  h^/"  •  '^y.  ■  nii-i :  uy.y.'i-i  ■  n,ii/.  :=  ri»(',';><i»- 
•/•  :  y.hi-  •■  h"'U  ■■  /"(;«»  :  hfi.y-  ■■  u-ifiy.fm  •■  '/"AMi  =  Ä,i»»ifi :  y.-i"Kht!-  ■•  n 

•|:  ••  /w7i»l-n  :  <"t'.}H"-'J  :  TÖ/./..  •■  WMf-  ■  hnV.  :•=  {1"'IÖ  ■•  h.'lK'  ••  Vt\0^t\  ••  W'W'  •■ 
yil»-|-  :  >'J/.  =  h'/"  :  h\Woo-  :  ^-/ll.^n.li.C  :  Ay.'/;«!'  :  h{\/-h.A  •  Ky-ilV»"]:  :  II 
hitth  •■  >'iho»-  ■  IUI.'»'  :  tm-l^yM  ■•  llt}^.y.^\•a}\\^,'.  :  r/o/"'p<t^'.OB-  :  Hh'HlA  ••  lU»' 
rtl;;J-  ■•  <»','«>■  :   '/flCh  :   'ir>'l--  :  »f-A-   ::=   htXtm  :  rtHTh  :   'ittj-'l-  :  Jl'/"  :   Jl'.h«»-'>  -■ 

foi ....  h"Vi  ■  to-M'  •  M-n  ••  "iM"  :=:  y.a.  -■  \r{\.ö  •.  v(i.i'.  •■  WKii  ••  .im-n  •    >iA  •  i- 


•'•  moii  fröre  Jiistus,  ce  quc  dit  Ic  piopliele  :  Ih  nie  ronuaUroiit?  C'est  le  peuple 
qui  a  reconnu  le  Christ  et  a  cru  eii  lui.  En  outre  il  dit  :  //  arrirera  ce  jour-Ui, 
dit  le  Srii/iiem\  (juc  j'cxmicerai  le  ciel ;  le  ciel  exaiicera  la  terre;  In  terre  exancern 
le  hlr,  le  riii  et  l'liuile;  en.r  aiissi  ils  exnuccrtmt  'Ezrä'el.  Je  semerai  ixntr  nuii 
ildii.s  la  terre;  j"(ii)iierai  Celle  (iiii  n'etait  (i>lns)  nioii  (iniii''  et  je  dirdi :  «  Man  peuple  d 
d  eeltti  (jui  it'etail  (plus)  moii  peuple'- ;  eu.r  uussi,  ils  lu'appellerdiit  leiir  Dien'. 
Cela  vcul  dire  (cpio)  c'est  le  nouvcaii  peuple  qui  a  ele  Laptise  dans  la  saintf 
Kglisc  '  et  a  cru  dans  la  foi  orlliodoxc.  Do  plus  Ic  prophetc  dit  :  //  ii'y  uura 
jdiis  u  uoureau  de  famiiic  sur  terre  pour  ccux  qui  eeouteront  la  parole  du  Sei- 
t/neur\  Kn  ejjet,  la  eoniuussaitee  du  Seir/iieiir  .seru  ciiinjiri-lr  sur  lnus,  eouuue  l'euu 
immense'-^  qui  couvre  la  mer.  Se  tiendra  debout,  ee  jnur-ld,  le  rejeton^'  de  Jesse 
qui  sera  eunstilue  le  prinec  des  peuples;  les  peuples  auront  cnnßance  cii  lui: 
s(i)i  propre  Heu  de  repos  devioulra  (/lnrieiix\  Ecoute,  mon  frere  Ju.stus,  eetti' 
parole  evidcule.  (II  est  vrai)  que  le  Seigueur  a  onlonne  aux  enfants  dlsrael 
de  u'etre  pas  baplises,  sauf  sculenient  dans  Ic;  tcmple,  et  (Icur  a  dit)  quil 
n'agrecrait  pas  leurs  sacrifices  sauf  d.ins  de  temple.  Mais)  voiei  quc  lnut 
a  ccsse.  Eii  effet,  les  proplietes  onl  preelii'  que  la  foi  surviendrait  avee  ' 
fi.l. :.:.,  jugcnieut  du    uioude.    Le   propliete    Osre   dil    au   suji'l    d(>s    peuples    *qui 


r.ii.  -I 

V"  b. 


r  il. 


Cl' 


1.  Tradui'lidii  de  xr.v  Oix  T,X£r,!ii£vr,v.  —  2.  Traduction  du  tö.  Oü  Xohö  aou.  —  3.   ()s  .    ii. 
21-2.i.   —   'i.    Am..    VIII,   11.  —  ').  M.  a  m.  :  nombreuxe.  —  (1.  M.  a  ni.  :  la  rächte.  - 
7.   I«..   \i    !'-IO.   —  S.   M.  a  m.  :  dans. 


I- 1). 


[13«1]  SIXIKMK  ASSKMI'.l.li;.  39 

t»>y.m-  ■■  wi  ■■  A'Vii.hnwi.c  ■■■■  otv-w;*  ■  a?i'Vii7i »i./i.c  .  )x-j"^)un-  ■.  <iia';'/.''i-  : 
'yt-Y'uo-  :  oiy.M.iny'  ■  /\?i*Vil7vilJ..(:  :  (»Ai»",'i'.-'|-  ••  Ay.:'«^  :  "i>'Vöi\  ■•■:■ 

fcv  ■■  ri'/'>>;ii.ir«'»-  :  (»('./('.rt- :  'liw  ■■  riii'-oA-j-,  •  j.i.t:  •  '>iv/i.\"i' :  -ird  :  >,"7ii. 

ci"/  ••  <"y,/ii'.«»v :  iiA'/t'.  ••  '/«"rr>A  ••  «»^'7. :  "/Afil- :  {if\'v  ■■  i'rrih  ■■  o^'i.m-  ■■ 
(I4'.f."7.j»" ::  <'»"/i.  ••  t'ii. :  ""•/• :  Ä'Jli  ••  niil.d  ••  r"i'.,/i.Aj'-  •  Air>|.- :  </»t'.A.n}" : 

h'rhns'i'M'''"-  •■  "»Ai.(',[y.]'vi'"  :  ?i'>ii  ••  Mim-f""-  ■■[■■  '/»a?»*!/.!»'"'»-'/.  :  «Ar»- 
(p>  :•::  y.mv  ä  h/i'^!/"  ••  "H'dO  ••  rv.'i'jh  •■  (n}xjw.y.  •■  ?«'Hi  :=  h"»'/.  ••  <"A';.  :  >i 
^-l-A  ••  «»-A-.f.  ■•  hCY'""- :  i/n'i'']o*-  ■■  nur.ti»-  -.  ?,"/ii7vn</i.t:  •  }xt\ff"  ■■  hiw-  •■  rt"7. 

y-f-  :  on'iun-i  :  hTin-tiM-ii»-  .-  cn^l-.i.f^;    :  {\in't\\-  :  h^^m\  ■■:■  o>i)öl\  ■■  i'.n.  •• 
1.  Ms.  (:/:(H-.  —  2.  Ms.  xrt.p..^«!».  —  :i.  Ms.  «».(•.ii.'»'/. 


sont  ('i)iiV(M'tis  au  Sci<]fiiour  ;  lls  clicn-lirrnnl  /c  Si'i(jiiciir.  lair  Dien,  cl  Ihirid. 
h'iir  toi.  lls  sc  .soiiricinlroiit  du  Seif/neur  cl  de  (,ses)  bienfaits  /jaiir  Ics  jDuis  poslc- 
rieiirx  ' . 

\']n  outre  il  ilil  :  Je  rcriciidnii  et  je  ni'eii  inii.  j)is<j\iii  cc  iju'lls  iieris.sciil 
et  cliere/ieiit  ma  jitee  dtins  Iciir  toiinneiit .  lls  riendivnt  Ir  nuiliii  eers  inoi  el 
dirniit  de  nun  :  Alloiis.  tinininii.s-niiiis  rers  le  Scijpienr,  iiotre  Dien,  rar  Ini-nieine 
ii'iKs  II  /liigelles,  [inais)  il  naiis  iineriva ;  il  iioiis  a  lilessex,  (mnis)  il  lunis  <iiirrini . 
II  iKiiis  fem  revivre'  le  deit.ricme  jititr ;  Ir  Imisii'nir  jonr  iimis  iimis  icecntiis 
el  iioiis  eienins  deruid  hii^.  Dr  plus  il  Jit  :  (Jiii  dniic  seni  sui/e,  mediteni 
echi.  cuinprendra  et  eoiinaUra  ccla?  Eu  effrl.  Irs  i-nirs  'du  Seigneur  sanl  dmili-s;  •  foi.  .•■.:., 
li'S  justcs,  CHX,  11  vernt,  {iiiiiis)  Ics  peeheurs  iic  peitecitt  pas  {ij  aller)  '.  "^    *' 

7.'{.    PhEDICTION    DK    LINCIIKUILITK    DES  JlII'S    ET   DES    SOUFFH.VNCES    Dl    (llllllST. 

—  De  nouveau  il  dil  :  C'est  Id  que  je  les  ai  hais  ä  cause  de  leur  lualiee. 
Je  h's  iliiissiTiii  dl'  Inirs  niiiisinis  et  je  iie  recninineiiceiiii  plus  tl  cire  eleineiit 
eiierrs  eii.r.  Lews  prinees  aussi  siuil  des  rehelles.  Ephraim  est  inalade;  ses  racines 
.sunt  deecnues  .sec/ies;  il  nc  purtcra  plus  de  fruits.  Meme  s'ils  enfantoit,  je  tuenii  les 
enfunlsde  leur  venire.  [Comme]  il  eoneienl,  le  Seii/neur  Ics  a  repudies,  pareei/uils 
mit  rcfu.se  de  Vecnuler;  ils  devienilri)nl.  [pnnr  la  pluparl)  d'enlre  cu.r,  crntnls 
parnti  Ics  peuples  '\  En  outre  il  dit  :  Je  jettmii  sur  eu.v  nion  filct,  comme  {sur) 

1.  Os.,  III.  5.  —  2.  Les  vorbes  ^.^m-n  <  nv,  .i'.ilcV/.  y,uy.io'/  oiit  lous  Iruis  Ic  scns  de 
guerir.  — 3.  Os.,  v.  l.")-vi.  2.  —  ^.  Os.,  xiv.  10.  —  ."i.  Os.,  ix,  1.")-I7. 


'l(t 


sAiic.is  i>\i!i,i;<;\.  fi'iff 


1 


V  II 


ii-fi  ■■  .h""\''/.  ■■  n,/irt'i-  :=  oi},,y.y,i:th  ••  •'HH' :  nwA-  ■•  An«-  =:=  «»'J^j.  ••  ^.n.  -■ 

inf\fi(\.V  •■  '">M-  ■■  }\\)-\'  •■  o>l-ff"\_y'\m-  ■■  Dhi'U  •■  '"Vi'i-  ••  hf"'  ■■  'l'h'V  ■  m'Py-  ■ 

(ii/rt T""-  ■•  hf\/.K/\  ■■  '">•■/  ••  iK/n  ••  ^'^■|" :  iu»'ti'i-  •■  hiixH'n  ■■■.•■  y-i\.  ■■  'ttt.y-  •■  v 
!>•  ••  ?i;i.i/)l  :   (Ml.f:«»-}»'«"-  •  ot-tii-  •■  h/li»l'il  ••  hf"  ■■  thi'/A'  •■  uy-(ny:'>'  ■■  o>-ti 

•T ••  >iA  ••  A'.-nA- :  ;.y.hnv  ••  ?»ti-t'  •  «»;..('.''"J'.7i  ••  '^«va.v  ••  ,ix"'ir  ■■■:■ 

i:  ;i.>i""'/-  ••  h'iv  ■■  uy.n.  •■  vn..i'.  ■•  nhH-  •■  ^wiiM-n  ■•  ht\  •  ;..t'[h]'/"/-  =  iiw 

'\:fl  :  liV-  :  -;';.«{.>  •  «i'/"/V>  ••  H'I/C'PV  ■•  at-tll-  •■  V^A-  •■  h,1\H-tt  •■  ht]h  •  VT  -l- 


r..i.  : 

V  h. 


V"  il. 


Ii's  oisrait.v  du  cid,  cl  il  Ics  fvra  (Icscciidre.  Je  Ics  thdliciai  daii.s  Icms  orcilli-s  juir 
foi.  :.:>,  ////  toiiniicnl.  MaJhcur  d  eitx,  parce  '  ijii'ils  ont  roi/age  (hin)  de  moil  Ils  out  cte 
('•ptnivüiilvs.  pciirr  ijii'ils  ont  priitc  contrc  iiini,  inais  nioi,  je  Ics  iii  saures. 
I'our  oi.r,  ils  lu'iuit  initra(/f  pur  des  lucusoinjcs  et  ils  ne  crient  pas  rcrs  niai  de 
tiuil  Iciir  c(rur'.  De  plus  il  ilit  :  t'juitrc  uini  Ils  (uit  mavhiiu'  Ic  mal  et  ils 
se  sollt  toiinivs  eii  vain;  ils  saut  dereinis  eoiiniie  im  air  iordii;  leiirs  priiurs  toni- 
heront  par  l'epee  «  cause  de  la  sotlise  de  leiir  hiiit/ue'-.  De  nouveau  il  dit  : 
Israel  a  etc  emjlouti;  il  est  devenu  comme  nn  vase  eil '  parmi  les  peuples  '.  Lcpro- 
|tli(';lc  (lil  :  Voiei  ijue  fordouuerui  iju'iui  les  disperse  jiuriiii  Ics  jiciiplcs.  C.diiiiw 
lu  fciriiic  ijui  loiiihe  ä  lerre,  ainsi  touibcnuil  l(uis  Ics  pecliciirs  de  iiiiou)  pcupic.  Ils 
tomheroiil  'pur  l'epee  eeux  ipii  diseiit  :  Moiis  iie  reiiconlreruus  piis  Ic  uuillieur; 
rajjlietiou  ne  riendra  pas  sur  ho»,v°. 

'  Avez-vous  vu,  mos  frercs',  cc  qua  dil  le  piophcte  au  sujcl  des  pcuplcs 
(|ni  ur  croiront  pas  au  Christ?  (II  a  dit)  comniont  ils  seronl  disperses  paruii  les 
|icu|ili'S,  des  i|ue  Ic  Ciirist  sera  venu;  coniineiit  la  royaute  sera  enlevee  aux 
.luii's;  et  ciimmeiit  leur  sacerdoee  et  leur  sacrilicc  seroul  ai)o!is.  (^)uaul  a  eu\, 
ils  sont  devenus  (des  elres)  repudiös,  rejetes  et  disperses  parmi  tous  les 
peuples  jusqucs  aujourdliui. 

1.  I>s..  VII.  12-l'i.  —  2.  Os.,  VII,  lö-lC).  .').  "Jt^  Ji'sifiiK'  im  euxe  rnceoinmode.  — 
'i.  Us.,  VIII,  S.  —  .").  M.  a  III.  :  ils  desveiidront.  -  (i.  Am.,  ix,  !l-ll).  -  7.  M.  ;i  m.  :  nion 
frere. 


fol. 
v-Ij 


[l'.l] 


si\ii:mi,  \ssi:mi!I.ii..  'ii 


9'  ■■•.■■  "7.'V\)'  •■  lyiV  •■  }\'J")rM""-  ■■  \\""  ■■  A.[.^'']""''^*'"""  •■  ^^""  '•  ^•'^"  '■  '^"f^'^^  '• 
hy.'l'.)i<'"-  ■■  titMi\}x,\v"-  ■  <"h'i'r<^)i""-  :  '/(Hl  :  ü""'l  •  ofim.hl-  •■  /'i'-j/.  ••  A 
fli)lt'"-  •■  <"V(l-nyi'"'- '  ••  WhSM'-OW"-  •■  tm)'iM\""-  ■■  M\\'"IT'  ■■  «Uli    A.f.tl'»"-  :    •  f;"   ••'. 

iii.tv.'r'/-  ••  Ayi;i.<»  ••  y.')"  ••  wy.un^v,.  -.  A'/-'ia  •  -v/r:  ••  <i»')"r/«'rii.  ••  o'-tii-  •■  <t''" 
'ir>-i:  ••  j:.7.'I'  :  i\y.-f'  •■  hr>.irtn-  :\:  r;i>;'/,»-i>.  .•  vn.('. :  i'.n.  ••  iia,,1i  ••  ?rj/.i/'"»-  •• 

lO'tll-  ■■  WA-  :  ^yi'.f.  ::=   "»('.7..  ■•  Ml^t"   •   y-""  =  J'»«'"^  =:=    V'«:  •  ("'V  T.'«'!!!.  =  «l* 

D/- :  v-'r-f"»-  ••:=  <"^..v'[?»]""t:'P  ■•  avs"/-  ••  rt^-/'  :;=  "»^ah  ••  vc/-/-  =  ^";ii.^«i 
fiyyn  ■■  'iW.y-  •■■■■  WKii  •■  \\y\-  ■■  (Mi-i*  ••  K".^.«)'  •■  wriAro»-  -.  <ii;,."iv.»in«"-  •■  c'i- 

{,  :  (Uli',"«!»-  :  X"A'/n;-  ••  ■MC/'i"«""  :  <"AV.""ftrt-  '  ■•  h/.V'l'  ■  \\""  •  itUH'.  ■  H^A 

ii  •  oy-'i  <•  oiy.my.-v.   •  //»(»a/-  ■•  \\»"ni  ■■  imnA'  •■  a-a.-'i-  ••  (ny.-i'/fiyAV  ■■  Ji'/"  •• 

1.  Ms.  (»■/•ildli»'-.        J.  Ms.  't"/fiio-.  — :>.  Ms.  myr.ooiM)-.         \.  Ms.  tny.(oy,p:4: 


I.c   propliete  Isair  dit  au   siijii    du   pciiiilc  qui  a  crucilie   lu  Clirisl  et  l'.i 

liii'    :   J'di  dvttmriir  ina  fdcr  de   cniis,   a/iii  dr   ur  pus  iHrr   rlriiicul   ciircis    raus. 

l'.n  clpi.  /'■  Sdiii/  a  ri'iniili  ri)S  iiidins  et  ros  (loitjls;  ros  li'rrcs  mil  iirnfriT  rinhiuilv ; 

vntic  InnijHr  a  ihionce  Ic  prrlii'-;  rmis  (trcz  r.vpriinr  (ilrs  r/iosrs]  iniilihw  panr  vniis; 

niiis   (ircz   niniit   rd/llirtidii  cl    '  i-iilaiilr    i  iniiinilr' .    Do   iilus    il    dil     :    Kn   '■Ij'cl.    *  fol.  M. 

...  r*  a. 

[Iritr  (i'i(rri')  rsl  um-  (rnrrc  d'iniqitilr;  Iciirs  pivds  rnumil  juiur  Ic  jji'clic;  ils  sc 

lidtrnt  pniir   rrpdudrr  Ir  siiiiij;   ils  iitarliiiinil   Ic  incurlrc:  IKiiiointinc  rl   In  rnla- 

iiiilr  sunt  sttr  Icur  clwniin.   F.n  fffct.  Icitr  rliciiiin   est  Ic  cliciiiin  nibotcu.r;  ils  iir 

vonndisscnt  pas  le  clicmin  de  In  pni.v;  il  n'ij  a  pas  de  justice  dans  Iciir  boitclie, 

cor  Ic  elieinin  -  ddiis  leipicl   Ils  raiit  est    Inrtucit.r.    C'est   pintnjtiDi    In  justice   est 

hin  d'cii.r^.  Lo   proplu'tc   Ihnid  dil   :  l.nirs  pieds  sunt   rapides   dans  Imil  lunl : 

ils  cimrcul  pmir  repniiilrc  Ic  siini/  jusic ;  rii/iidiniDie  cl  In  cnlnniile  sonl  stir  Icur 

clienüii;   ils   ne  eunnnissent  pas  le   chcniin  de   In  pni.r;   la    eraintc  du  Seii/nciir 

n'est  i)iis  ilevont  leurs  i/eii.v;  '  toits  les  autcurs  iliniiiuilc  nc  [la)  cnnnaissent  pas  '.    •  fol.  bi\. 

Lc  propliöte    Isaic  dit    :   (,'V.v/  pouriinoi  la  justice  esl   hin  d'eux;   la  droiture 

ne  les  alteint  pas;   leur  luniii-re  esl  devenue  pnur  eu.r  iles  tenl-hres;  ils  latent  les 

mnrs.   enmme  des  aveuijlcs  tpii  n'ont  pas  d'yeu.r;  ils  tondient  Ic  jnur,  coninie  s'ils 

ctaienl  nu  ntilicn  de  In  nnit ;  ils  sont  tnnrmcntes,  eomnic  s'ils  nuiuraient ;  ils  rnnl 

1.  Is..  Lix.  2-'i.  —  2.  M.  il  III.  :  lenr  vheniin.  —  o.  Is.,  li.\.  (i-U.  —  \.  I's.  xiii.  (j-S. 


rb. 


V  a 


Vi  sAiic.is  i)Ai!i;i;i; \.  n\T 

fl»-?i'|.-  :  hi:Mt\  :  Uli  •  wn  •■  nv'iiw-  •■  vn.y-i-  ••  whii.hit-  ■■  }xrh"i.  •• 
i'.rt'i'A  ••  ?.fiii  ••  t'-'/"  ••  '."»»■  ••  »nf;  -■  ai't\i-  ■■  'riy.tt.  •■  w:\\'''i'r  •■  ahu\n  •■  an 
'W.  •■  in-iro  •■  f[ftM  ■•  }x''m.}vthhA:  •■  "/n.^'  •■  '"'"ri-  •■  wy.d.y.'i-y:  ••  M' vp-p.  •■ 
im.ft-i  •■■■  hti""  •■  n'/.'j"B  ••  mi.A-7  •■  hry:l"iy.  ■■  (:"/«»'i-  ■■  '/"//iivö»-  ••  hiii.h 
(Ui.j:  ■•  A,i.)i'ii  ••  ofhyrvi'i'»-  •■  ofhiny^""-  •■  of-tii-  •■  'ryciao-  -.  v,».  .•  ■{•/„y.tm  -. 
i/.iMi. :  Ml'/ :  ytt^'-n  -i-  tn^i.y.mvh  •■  r/\\v;  ■■  hry.o-y,  •■  hrM^^  •■  ht\h  ■■  ^ 

hi'.Mtx  •■  hr'i'  ■■  fli-  •■  Ä<i«»in  ••  mihmi-  •■  a-i-  ■•  i/A-  ••  "iM"  ■■•■■  '.o-  -.  t  <.ä 

1.  Ms.  -VWIK. 


ctiscmhic.  roimiK'  Ics  calonilirs  rt  Irs  aurs'.  En  cITet,  ils  ndiit  pas  cru  au  Christ 
qui  est  la  luiiiiere,  la  voie  ili'  la  jiistic(\  la  [laix  ol  le  saliit. 

yi.  Lk  ('iiiiisT  E.ST  VENU.  —  Si  cc  (Ji'sus)  ii'etait  pas  Ic  Christ,  —  (Ini  qui) 
s'cst  Icve,  (commc)  lumiöre,  (venani)  de  Mnrie,  la  Snintr  Vienjc;  (lui)  au  sujet 
de  qui  les  prophr-lcs  ont  annonce;  (lui  qui)  est  apparu  aux  hommes,  —  les 
enfants  iVIsrael  dcmcurcraienl  daus  la  royaute,  dans  la  n^randcur  et  la  gloire, 
*  fol.  .ifi,  c-omme  ils  ctaicnl  autrcfois;  eu  oiitre  '  tous  Ic^  peuples  ne  croiraient  pas 
eil  lui.  Mais  nous  savons  et  nous  sommes  certains  (pi'il  est  Ic  Christ  veritahli; 
au  sujet  de  qui  les  prophetcs  ont  propliötise.  Depuis  qu'il  a  ete  crucifie 
jusques  aujourd'hui,  voici  que  udus  dcmeuroiis  dans  Ictournicnf,  railliction, 
la  tristesse  et  la  captivile.  Le  Seigneur  s'cst  irrilc  cuiitre  nous  d'uuc  grandc 
colere  qui  depasse  (celle  de)  la  captivite  de  Jhthi/lonc,  car  dans  la  captivitö 
do  liahyldiir,  au  boul  de  soixante-dix  ans,  le  Seigneur  lul  pilic  du  [Hn[ile 
(des  Israelites),  les  delivra  et  les  fit  revenir  dans  leur  terre.  \'oioi  que  s'esl 
accompli  ce  qu'a  dit  notre  pere  Jacob  :  La  ihnniiiation  ne  disimraitrn  pas  de 
Jmla  (/!(')  de  ses  memlires,  jii.sqii'd  ce  ijuil  rrnroiitrr  C.chii  qui  est  7rserve  pour  lui 
et  est  resperanre  des  peaples  ".  Lorscpie  le  Christ  fut  venu,  les  peuples  ont  cru 
cn  lui  et  le  munde  entier  lui  a  obci.  \  oici  (pie  les  prophcties  des  prophetes 

1.  Is.,  Lix,  '.Mi.    -  2.  Gen..  xi.ix.  10. 


[iv!i  sixiKMi',  asm,.mi;m.i;,  f,:\ 

tl ■•  H"Mi/-  ••  hm  ■  h.y.'ihwV  :  (»/-rhV.A  •  tUiii-  •■  «»a^.  •  '>•»•/••  •  iiy.n  ■■  y. 
toc.y: :  htm  •■  U'i'r  •■  at'M-  •■  i/.u'v  ■■■.•■ 

hin-rh  •■  y{i-'('i\  ■■  oiy.a,  ■.  },hiH'  •  vtio^ti  •  ii[v]  •  hrM.Aii  •  ^^r'All  ••  h 
■niivr  ■■  y.h.h'V  •■  «»y«\.r-n  ■•  'vm:/.  •■  \\hM\M\  ■■  yii.A-  •  m/'  :  >»v//.Ji  :=  y 
n>  ••  yöJ(-n  ■■  ht\n'/.  •■  "'ihn.  •■  y-tt.  •■  >\ih./\  ■■  vn.t'.  •  r'Ahu  ••  f\in:Mt\  ■■■.■■ 

■/•M"j'<i)    :  vtio^ti  ••  <"iMl.A •  •■  h'r'y:"i/.  ■■  :>;<"i|  ••  f\t]"i.  •  f{,h'/:A  ■■  ill-  ■■  "'»)' 

f.ti  ■■  y'»'y.h  ■  hiiMi]  ■■  1(11  ••  h"77  ::=  tnh'ry.-K'^ii- '  •  .M'n  ■■  f»>fiji  •■■.■■  whr 

.e."V.  ■•  ihf\'l\  ■■  '"»A..I1  :  •|v/''X?i  ••  "ti\y.  ■■  ÖM-  '  }x"l\\Jvt\.lui:  ••  'l/<"-^|:  :  «  A.l'.  • 

^^/^/"   Ä    •  yö^-n  •  «>l'.|l.A-  •  }^}^■'l•V  ■■  Vtl(ntl  '■  .('.n.V-  :  f,'iKfi\.  ■■  hf"  -.  «',  •  foi.  57, 

V  a. 
1.  Ms.  .Rai>nA..  —  2.  Ms.  hi\ttx.  —  3.  Ms.  •IV'T"'.  —  'i-  Ms.  >iy".ei<{.ch.  —  5.  Ms.  >.€d/">,. 


üiit  ütü  accomjiliL's;  la  Ltii  a  vtv  aboliu  ;  la  io\  .uilc  nous  a  ul6  cnlovec  ' ;  il  noiis 
a  fait  sorlir  de  aotro  pays  et  il  nous  a  disperses  daiis  toute  la  lerrc  jus- 
(|iies  aujiinril  liiii.  » 

7.").  .Il  STis  n'.\i)mi:t  p.\s  oinc  i.k  Ciiitisr  soir  \knu.  —  JksIus  dit  :  '  «  Vnici  '  f"'-  ■>''•• 
(jue  jr  tl'  dis.  (1  .liuoh  :  Poiir  iious,  iioiis  atteiKlnii-^  la  vcnur  du  Cliiisl, 
Sauvcur  ilii  iiidimIi'  ciiliiM'.  ()r  a  inoi,  il  (me)  scmlile  i|iii'  Ir  Clirisl  n Vst  juis 
('iK-oro  vi'iui,  car  il  csl  ücrit  daiid  Ics  Saiiiles  EeTilures  quc  le  Ciliri.^l  viriidia 
smulaiii,  Sans  6tre  remarqiie.  11  est  dit  au  sujet  du  Fils  du  roi,  c'est-ä-dire 
iilu  (Üinsl)  :   //  (li'srrnil ni.   riiiniuc  In  jilnlr  siir  Ic  rlianiji'.  » 

7().  llxi'osK  HK  \.\  puopiiKiii:  in:  Da.mki..  Lks  DEUX  DKSCK.NTKS  KU  CmilST.  — 
.Uiciib  repoiulil  et  dit  :  a  ()  riKni  t'rere  Juslus,  ne  t'ai-jc  pas  l'ait  jurer,  par  le 
Dieu  dWhniluini.  d'Is(t(tr  et  Ac  .hiroh,  que  tu  m'exposcrais  vr  siir  (juoi  je  t'in- 
lerroyerais  ?  »  II  lui  dit  :  u  Assurement,  je  tc  (Ijexposcrai.  »  .htaih  dit  : 
«  Enseigue-moi  (pour)  quelle  (epoque)  le  prophete  Daniel  a  (pr<'')dil  la  veuue 
du  (Üii-ist.  » 

.liishis  repoiidit  el   lui  dit  :   «  Soixante-neul"  semaincs  apres  la  (re)oons- 

IruetioM  du  tomple,  vicuilra  li'  Clu'ist  veritable.  .\pri's    lui   (vieudra)  Ic   faux 

Mi'ssic.  Apres  le  faux  Messie  vi«udra  le  jj^raud  jour  du  Seigiicur,  e'esl-ä-dire 

ilt!  jour)  du  Fils  de  riiomuic,  eüiiime  a  dit  le  propliete  Daniel.  » 

'  Jarnh  repoiidit  et  lui  dit  :  «  O  mon  frerc  Juslus,  Daniel  a-t-il  dit  que  le   •  f<'i-  '='. 

t"  a. 

1.  M.  M  in.  :  /ii'ii  elc  enlevec.  —  2.  I's.  i.xxi,  (>. 


b. 


'i'i  SAltCIS  I)  AI'.l.liC.A  i'i'.; 

t'"l^•h  ■  yir.TirA  ••  ot-M-  •  "/At/"  •  ki.u.  •■  <»"'//'"  =  ^ap  -  vtiff^ti  •■  hat  -.  h-r? •- 
.1^y^n^  ■  h"i\ijx'thhA:  ■■  t'.ii. :  ;,.r>..A  •■  'iiw-  ■■.■  my.M-  ■■  h"'U  ■■  Mw-  •  hr'i  -• 
""UMv  ti'hHu:  •  i>x'j'v.  •■  {\C\"iy-  ■■  r^j^A-  ■•  anvry.c  •■  wj-iwv-  ■■  y.r  ■■  m 
•i-  :  (M-y-  •■  iu.t\  ■■  'AM'-'/.  ■■  y-'AM"  •■  ouih:"i'/.  •■  y^f">  •■  yMm-'i  ■  ii>»'M1A  ••  -i-n 

f..i.  •.:.  "^'I'ü'rot  :  \'-liinh  :  rti.cn.A"  =  ?»«»  ••  oh/.'W'V  ■  OWy.'V  ••  H»/h/.  :  f,'ih.i\  ••  Vfl. 

h'ry:"ii.ih  ■  y-imfcii  ■  wi\y.  •■  ^h^'l^  •  {hyn>!\xyi»-  ■■  {xy."»*;  ••  rt"?.*».  •  y.\):yi  •• 
,7i e'pv :  rtnii»;i-v ■  f»/iiAi'"j'.  •  \l.\x^tf«  ■  '.■nyijf.['/]>'.r:  =  fl»<<.h/.  ••  >i'>^.a  •  m.j?. : 

1.  Ms.  1-n>ift".  —  2.  Ms.  aiai>M/..»iU- 


Cliiisl  vii'iidrii  daiis  lu  iinjiulc  dcux  fois,  (oui)  ou  nun.'  »  ./"s/cv  (^liii  dit!  ;  <'  Oiii, 
mön  frere,  le  Seigneur  est  vivant,  le  prophete  Joel  dit  :  Cr  jour-lö,  je  rrpnndrai 
de  moii  Esprit  et  jr  jCnii  des  niirdclf.s  (hui.s  le  cid  cii  haut  et  stir  la  tirrr  eii 
lids  :  (li(  SdiH/,  iIk  Im.  liu  smifrc.  de  Ui  fiiiiicc;  le  saleil  s'ohseiircini  et  lit  linie 
deviendra  du  suikj,  avunt  quarriee  le  ijraiul  joiir  da  Sei(jiieiir  (jui  ajtjxiraitra. 
Tont  {('Ire)  qui  ineoqiterd  Je  nam  du  Seii/nei(r  serd  saure'.  « 

Jaeob  dit  :  «  C'est  vrai,  n  mon  t'rcrc,  que  les  prophetes  Dmiirl  et  .luel  (uit  ilil 
dl'    tclles    (choses);    moi-mcme    je   crois    a  ces  (clioses).    »    De    nouveaii    il 
l'interrogea  et  lui  ilit  :  «  Les  quatre  grands  animaux  ipic  lUmifl  a  mcMilion- 
nds,  est-ce  inconteslahle,  (oui)  oii  non.'  » 
fiil.  ..-,  ■  Jtistiis   repondil  et  lui  dit   :   «  Oui,  les  qualre  grands   aninuiux   ([ue    le 

priijjliete  Daniel  a  mentioiines  soiit  les  quatre  rovaumes  du  nionde.  Puis  les 
dix  corncs,  cela  veut  dirc  les  dix  rois.  Puis  la  cornc  qui  est  pctite,  c'est  le 
l"au\  Messie.  Eusuite  le  Fils  de  IIioiuhh!  vieudia  sur  jis  mihjcs  du  ciel.  aliu 
dr  -  juger  les  vivauts  il  Ics  nioils.  Le  songe  que  !\'alniehodonosor  a  fait  ^  et 
((jue)  le  propliöle  Daniel  a  iiiterprete  est  vrai.  Ku  elTet,  il  a  dit  :  La  tete  d'or 
])ur,  c'est  le  royaume  des  (^lialdeens;  la  poitriiie  et  les  bras  dargcnt,  c'est  le 


I'  1 


I.  Joi'l,  II,  2'.)-:i2.  —  2.  liion  que  le  verhe  ne  soil  pas  au  subjonclif.  la  proposilion  est 
finale.  —  3.  M.  ii  m.  :  a  so/im'. 


i|/,-,]  SIXIKMI«:  ASSI.MIU  Kl'"..  'lö 

ii'v.'  ■■  <"«'»x7» :  i»:ft-f/i  ••  wi.u'V""  ■■  /.M' '  •■  vii.y'i'  •■  in"V"  •■  ^A^  ■■■.■■  yi\.  ■ 

\'l\in{\  :  TV'I'  :   l'A.'A""  ■■  WiU  •■  WA-  ••  lll-fl.liA  '  (ntwy^h  ■■  W.Md  ■  ll/'r>^ 

t'.ii.A" :  yfijf'-n  •■  «n'r;/"-i-  =  cyr  ■•  x-Ji^lv-  ••  v.hi:  •■  <»"7//»  •  ^An  ::  y.n 

(['•   :  V'tl'Vtl   ■■   hin   :  i^-ift-l-  ■■■■  «IMKllI:  :  t\.lt\  ■■   .i'.«"nAir    :  -l'HlC:  :    AllA-?-    ;:  <"'.' 

I».  :  tinyich  :  ^uiMfi  ■■:■  }xf\""  =  ""Vir'!-  ■■  er  ■■  /.-WO  ■■  hiVl'  ■■  t't-M:  :■.•  t'.U. 

A"  :  yM-tt  •  ?i''»rt  :  •/•<<.}4'^  ••  :;»::"»i|  =  A-H"/.  =  hr-i'^i'"/.  •■  'fi"i/"i-  •  er  ■■ 
tii'iM'  ■■  i-Mi./- :  vn.yi-  ••  '«M'-'i'ti.  •  '/»y. -^  •■  )n:Mi\  ■■  i»hy\i\  •■  hu:  ■  'i-dA".  ■■ 
rf^hf-  •  MHMfti  ■  «"'i-nA  ••  "/"i. :  h.""yxh  ■\-  /rtTm  .■  v-h'vti  ■  wy.{\.  •.  ,7,y 

\\,m  :  hjmfch  :  wKh'i.  •  hr'iW.y'v  ■  hryrw.  ■■  '/«kt.  •  hnn.h'i  ■  h.vf\'f\  ■■  >h: 

1.  Ms.  nil-'V.  —  2.  Ms.  i-M.         ■>■  M-'    >!""> 


n.vaiiin.'  des  Perses  et  il«-s  Medi-s;  ]o  venire  et  les  reitis  d'airain,  c'est  le 
iM\  aiimi'  des  Grocs  ',  e'cst-a-diic  1''  ion  auiin'  du  n)i  Mcrdiidn-;  les  jiiiulies  de 
l'cr,  c'i'st  le  royaume  des  llDinaiiis.  » 

77.     .ll  STUS   CONFESSE    SON     IMIIMIII.VS    m:V.\NT     I,'AnGUME?iT.\.TI()N    DV.    .I.VCOll.    

Rh    oiilre   Jacob    lui  dit   :   "   »    l^xposc-moi  (ceci),  ö   mon   IVerc  Jiisliis  :  Les  »  n.i.  .v 
soixanff-iieuf  semaines  sont-elles  ecoulees,  le  Clirisl  cst-il  venu  et  la  visioii 
des  proplietes  a-t-elle  ete  secllee.  (oiii)  ou  non?  »  Justiis  dit  :  »(  Assureuieut, 
loules  ces  (choses)  (]ui  nul    i'li'  ipirditrs  sc  sunt  accomplies  ol  li-  (llnist  est 
venu  a  la  liii  du  invaunic  di\s  luiniaius.   » 

Jitroh  lui  dit  :  «  Le  royaume  des  Uomains  cst-il  puissant,  (oui)  ou  neu?  » 
JiislKs  lui  dit  :  «  Oui,  il  esl  puissant.  Or  a  moi,  il  me  sciuldc  f[u"il  demeurera  ä 
jauiais.  N'oici  (jue  le  t'dirisl  i'st  venu,  ear  le  royaume  des  Uomains,  e'est  le 
qnatrieme  animal.  »  Jamh  lui  dil  :  "  Puisquc  les  soixante-neuf  semaines  sonl 
öcouldes  depuis  le  c.immcnci'mcnt  du  royaume  des  liiunains  et  ([ue  les 
proplieties  des  proplirtcs  sont  eonsommees,  incnntestablcmi'nt  donc  le 
Cluist  est  venu.  Comment  toi-meme  attends-tu  la  vcnue  du  Christ  et  dis-lu 
qu'il   u'est   pas  encore  venu?  »  Jiislus   repondit  et  dit   :   «   Le  Seigneur  est 


V  a. 


vivant,  tu  dis  vrai.  Mais  pour  moi,  'je  n'ose  pas  dire  qu'il  n'est  venu  aucun 
propliete".  apres  qu'est  venu  [Ji-siis).  Nolrr-Sdifneiir  Jcsu.s-lUirist  qui  est  \\>-  dr 

1.  Le  moi  >.A(is"V.tt'V  t'sl  la  lianscriplion  corrompuodc    T.XXr.viov   >,  xoiÄt'a  t,  tön).  —  2.  M. 
;i  in.  :  aucun  d'ciitrc  lr\  pruphctes. 


S      ll 


'ifi  SAliC.IS  D'AliKlUiA.  'I'i'i 

ruft '  •  ^.'>rn.','/.'  •  i»h\A\,  ■  \n:Mt\  ■  lMi;»"7'J  •  »'"^Y^h  ■  h"«y:-r/,\-  ■  V^A-  :  "i 
A9"  •l-  l\h'f'>  ■■  t'.ll.  ••  K^y-yfi  ■■  'iW.y.  ■■  '•"»>•  ■•  y-f">i\}i  ■■  J^y.«)*  =  (n:f'M-i:h.  •■  f-y: 

•W/i:  :=:  tnh{n\  •■  y.{\,  •■  vn.t'.  •  >.'/"•/.  ••  h-iy.K'  •■  ;i,-i')Mio-  ••  i\t\'"'  ■■  vin'i ■  y.ff"?,' 

h  =  (»}i.y>'t%  •■■■■■  "'"/^/.  ••  yn  ■<■■  aH'./..^x,  :  yf-A-  :  U/".'  •■  hy:'V"-f-  '■  AÄ^/il^vfl 
</i.j:  i:  y.\\.  •■  whi.yix  •■  vn.t'.  ••  vi>-  =  nhfi.  •■  n'/J'v/-  -■  tu"*-  ■■  aiy.n'cA'  •■  (U/n-Mi 

A'.n.  •  Vn.t'.  :    l-ii./".U.   ■■  tuM-  •  /.i'-'J  ••  ai-l-flury.  :  IHM-  ■■  hS<fiM"  ■■  Vi>- : 

.«'.'/nj^Ti :  ii/"i).  ■■  i^y.")'  •  oiV'Pu  •■  \ly.?^.i^■i  ■  'J.fi  ■•  «\'i'A  ••  ^-f."/  i^  »"^i'/Mi-,  • 
vn.('. :  i'.n. :  hriw..  ■■  y.'\i^'  ■■  «m.vv'I'  ••  ht\\'y,t\'h  ■■  tituhi-  ■■■.■■ 

hui-rh  ■■  yfiJf'tt  ■  r»,tMl.A"  -•  }xii»'i  ■•  h'iK'  •  h"'>}\  ■  'AihV-  •  at-M:  ■■■:■  y.(\,  • 

iiucyti  •■  vn,^'.  •  M.  •  y.'n'KK'  ■■  h*7inn  ■  ?iA  •■  .f.vn<.  •  m-M-  •■  nw-'i  -■  äum:  ■• 
<o-ft-j- :  h.hi:  ■  inr.  ■■  iny.-ttA'  ■■  iMi  ••  tl'.'^y.  •  M'ä  •■  hiu.hn.hA:  •  »wa-  : 


I  ■•  :i. 


1.  Ms.  Minl\.  —  2.  .Ms.  »V.+'C         o.  -Ms.  >,«"•/.. 


Marie,  de  la  Saiiilc  Virri/r  et  a  ('te  rrucifit''  daiis  Ics  jnm-s  de  Ponce-Pilatr,  cest 
•  Iniic  le  Christ  verital)lt;  (|iii  est  vi'iiu  |ii)ur  Ir  s;iliil  ilii  inoiulo  entier.  ('(Hiimc 
Ir  jiidplirli'  l\a/f'  ilil  :  Voici  (jiic  Ic  Jiisic  vinitlni  cl  (jiic  soii  sahit  apparaitra' . 
Do  plus  Ic  j)r()])lielc  dil  :  Sil  a  lardr,  iir  descspi-rrz  pas,  rar  il  virudrn  rapi- 
dfnicnl  et  il  iic  ttivdcra  pas'.  liii  oulio  il  dil  :  Toul  [t'lrr  daiie)  dune  eltair  verni 
le  .sdlul  du  Seiijneitr.  Le  propliclc  Zdrliuiic  dit  :  Vaiii  uii  komme,  appelc  Orieii- 
Idl;  il  .vr  Irma  il  rn  lia.s;  il  iciiilra  pure  la  iiKiisun  du  Seit/neur ;  il  piirh'i'u'  lui- 
mriiw  srs  iii.sif/iirs;  il  .sirf/cra  sur  soii  traue:  le  prelre  juip'ra  d  su  drcilr:  le 
*  foi.  :.s.  (oiisi'il  sera  enlre  eu.v  deu.v\  De  nouveau  '  le  prupliele  dit  :  I{rji)ui.^-Iiii.  jille 
de  Sitm;  p.rultc,  fille  de  Jerusalem.  Viiiei  ipie  ri'-ndr((  Ion  roi  jusle  etdou.v,  montc  sur 
le  pctit  d'un  äne'.  l.e  pnjphelc  David  dit  :  De  la  boucite  des  enfants  et  des 
(petits)  enfanis  tu  <is  prepare  In  glorißcation  ''.  » 

7H.  JusTi  s  iiECONiN.uT  QUE  Jesis  EST  i.K  CiiitisT.  —  Jacob  röpondit  et  liii  dit  : 
«  C'cst  vrai,  luoii  IViTe  :  il  est  ('crit  ainsi.  Lc  proplietc  Zacliarie  dil  :  // 
riendra  encorc  des  priiples  ipii  denieureront  ilans  de  nombreitse.s  rilles.  (Ils  iruni) 
<luiis  une  )neme  rille  et  dironl  :  Allons  supplier  la  faee  da  Seii/neur  qui  d<nnine 
loul  et  clierelier  la    face    du  Seirjneur  qui  domine    tout.    J'inii,    moi  aiissi.    he 

1.  Is.,  XI, VI,  i:?.        2.  !lal)..  II,  ,!.  —  .!.  M.  ;'i  in.  :  i/  elcfeni.     -  ',.  /.;icli..  vi,  12-i:!.  — 
5.  /;iili..  i\.  '".  —  i>.  Ps.  VIII,  :?. 


f,/.7!  SIXIKMI".  ASSKMni.KK.  ''7 

aiy.f'ny^h-  ■■  rtxM  ■■  wW'-yi  ■  h.l.'in  :  o>i\\\:'>i  ■.  .iriiii  :  hiu  ■  vWi/'i"-  :  / 

Ä  :  h"mM\<\\C.  ■■  HV/A  •  :  l'.'/"Atl  :   i\ixS^,f\ti'T'  ■   «lt'.'|v/i.  J,    AA"  =    VA  ■■  >i"ill. 
^•rlW^.J:    :    lU/nJI    =     t'-ll.  =    Ä'Vll.^lh/i.C  :    l/tfA"  •    t'.^/"A»l    :=  CÄJl-  :  h'lA'      llll 

hriA-  •■  »I.  ••  h'Hvi^-  ■■'.■■  (nrx'ry:"i/.\i  •■  ji'.'/"X>.  ••  iMui  ■  '/»rtwi»  =  uy-i^d  •  •'■ 
C'j  :=:  otM"y:"i^th  ■  iv/"/.?» :  ony.  ••  ^a-i-  »  >i"?ii.^ii./i.j:  •■  <»a'/-ii  ^  i'-iv/" 

W'"-  ■■  i/t'.(W"'?i  ■  i"-t\l-  •■  ff"'i"i/"'i-  ■■  rt"7yl-  ::  on^wr'iArn»-  ■  \\y.tnt\y:9^  ■■  a 
\ri>.  ■■  uA"/Ai'"  ;:  l»)^t'^'{\  ■  \\""M  ■  <i»*?»'i:  =  'riv  •■  hii\\  ■■  i'.y.'>//>-  ■■  hyo-y-  ■ 
iuit-rh  ■  v-t\'yfi  ■■  r/ii'.n.A" :  >»""•'#  •  lii. :  hw  •■  «»tv-'I-  •  vil-nli  -.■■  iw"  ■■ 
\n:M'{]  ■■  \l""y^}^  ■■  iu»"i'ffi\  •■  hof'ifuni]  ••  'Ufii:  ■■  u/<"Ay.  ■•  nii./-  =  a  j..'/*  = 
wy.o-y,  •  \<"n:y'r  ■■  'Vy.'h'i-  •■  y:'i")fi\.  ■•  «»rt+Aj''  •■  hwr.'i  ■■  hyo-y.-  ■  iu/"'I'«^a  •• 
Ä.Arnfi '  •■  ^uwi'V.  •■  <i»-?ii-yi.  ••  ^n:Mt\  ■■  M\h"'n  ■■■.■■  nii«»  =  iviu'-  ■  «»-rt.  >  «» 
iiMS'fi  •  ("i^.l:9"ytl  ■■  ai)i(\'tio- :  vn.yi-  :•:  vi>-  ■•  i'.'l-n/.ii  s  »iimuivi  =  AyicriJ"- 

1.  Ms.  Mcn. 


1   1). 


Inl.   r.H, 


iitiilihrfii.r  ]iciij)lrs  rl  <//'   innnlircuscs  iidliuiis  rivnilrmil   iircc  nun.   i-lifi(li(iiil  In  [nrc 

,1)1   Sriiiiiriir  (lui  ihiniiiif   hntl.   ä   Jrnisalcin,   rl   iiiiplonint  'In   farr  ilii  Srii/iienr.    '  fol  58, 

Miisi  (lil  !<•  Sc'ujm'ur  (jni  dnmiiir  Imit'.  .I'ai  vii,  num  fröre,  coinmciil  les  pouplrs 

Olli  rni  an  Christ.  NHiii  ([iTa  r\r  j)iiissanl  \r  ntyamac  dfs  Domains,  c'est-a-tlirc 

la  slL^inlirali.iii  i\r<  ili\  cni'nrs.   l'uis  vii-nilfa  \r  faiix  Mi'ssie,  (c'ost-fi-clirc)  la 

i'i.riii-   ijui   t'sl    pclilo;    puls    vifudia  Ir  -raud  jour  du  Scii,nicur:  (Misuitc  Ics 

morls    rcssuscitoront  des    toinbcaux   et  se   ticndront  dehoul   aiiims  du  Ilt- 

rüili'  Iriliimal.  II  y  cn  a  parmi  mix  (|ui  piitreront  daii-  lo  royaumc  des  cieux; 

il  y  iMi  a  ipaiini  cux  quo  Ton  conduira  au  supplico  eterncl.  Puisfju'il  ou  osl 

aiiisi,  (lu'attendciit  douc  Ics  .luils?  » 

Jii.slHs  röpondit  et  lui  dit  :  «  Tu  as  dil  vrai,  moii  i'rrrc,  et  tu  as  cxpiinn' 
UHC  (iliose)  certaiuc  :  {ä  savoir)  que  Ic  Christ  qui  est  venu  dans  les  jours 
AWiir/uslf-Ccsar,  qui  est  ne  ä  '  licllilrrni  de  Jitila,  dr  Marir,  In  Sninlr  Virrur  cl  '  '"}''^- 
(que)  nos  peres  los  Juifs  (iiit  orucilio  daiis  les  jours  do  Vnme-Vihür  est  dono 
le  Christ  V(  rilaldo,  comme  (l'lont  proplietise  Moisc,  haiv,  Jnrmif  et  tous  les 
pninhrliw.   N'dici   (lu'il  est   In'iii   crhii   ipii    liriiii   Ir  Christ  ot  omil    iin'il   est   !r 

I.  /.;icli..   vm.   20-2;5. 


48  SAliCIS  DAliKHCA.  [l'iH] 

fi  ■  <"^'^'/"> :  hff" :  /»'A-  •  </»f»A';. :  A^^ll.^•^*/^.f: :  mM-  •■  nhtn»  -.  y.n,  -.  y,<ii 
•1- :  vn.i'. :::  AMit  ■■  }x"]\\.>xt\ih.t:  ■■  .-'■a-  ■•  wu:m'9'o»-  ■■  (nhy.-Vi'an-  •.  h'r-fao-  -.i-. 
O'f  ■■  f\y.\\-i  :  UA'  ■■  lüuvlhyri  •■  iVncMtx  •■  m-M-  •■  h'r^h  •  »irtnh  = 
ht\"«  •■  i'.n. :  vn.t'.  ••  (\K)\-  ■■  hh    hsUTi-  •  mr.Mtx  •■  u^h.y.^A'yi-  ••  v.m» 

Yt'  •■  II.Vll-  :•::  '"hin-  •■  7X«'>-  •  liTM-  •■  MixY:fina»-  :  ?,|/>.l/'«»-  ••  \)f">  •■  h.y.M"h-  •■ 

inh'lll'}-  ■■  AP«"-  •■  \u»'  ■■  A.J'.A'floi.  ••  l/.l'.n.  ■•  tttn-M-  •  ilx"!  •  i\hi\'  •  '"'if.'S'i  '• 

•  u,\.  s  <{.vfl» :  hiu.hiuui:  ■■  'iW.yiji-  ■•  m'h'r?xh  ■■  aaa.i;'»i>-  .•  ifn')'{\<{.]-  -.  ^t\fm  -.  y^m-h 

fli- '  :  w}x,{\r{t9^  •■\-  li"7ii-  :  at'hU  '■  y?>.(n-h9'  ■  f»[/i.]t'.rti'"/'«'»-  =  .f.n. :  }\"n\.h 

■n,ix.i:  •■  HifA"  •  ,e.^/"Ayi  =:  wiM.ytx'/.  ■■  vn.t'.  ■  ^.n.  ••  «»^vv. :  h^^tiv-au. ..  .^rtv-v  •■ 

mmi'P'i  ■  aihClxJf-o«-  :  h'rcM'lV  '■  }xt\fm  ••  »Arn.  .-  ,1,-/?  ••  atv'.at'?  :■■■ 

vr  ■■  iii'i'riyi  •  }x"n\.hn.ix.(:  •  htif^  ■■  Kh'n>'i  ■  ni-  =:  .c.n. :  •/n.,e. :  \\h"i\-  •■ 

Hx-W-n  •■  ÄA  •  rt'l'AJ"  •■  AVlCft-fn  -•  ^A.A-ö"-  :  A?.A  ■•  y.imW,-  ■■  Ihmt  ■  (ny.ilv.M'-  •■ 

}x\\'V  •■   WOi-M'   •■  '/'ft»in«"-  -•    ItthTh»"   '■    Ä-nWi  :    .t'-Z^oX'/'f  •■  A^^/n9lJ'ö»-  :  fll.P'/ 

' foi  :/..  /">.ö«»- :  h.f.'/.'i/'«'»- :  ArtA  :  "hiw.hn.ix.i:  :■:■  .f-fl.  •  '"iM.yti  •■  vn.i'.  ••   nhi'i'  .•  h 

r  a. 

1.  Ms.  X(n^<Il>•.        2.  Ms.  an^h.  —   !.  Ms.  mir'Oti'/. 

Vcrb<'  t't  Ic  Fils  du  Soigneiir.  Comnic  ilit  li'  propliutc  Ikiriil  :  Le  Seij/iieur  n 
cnrot/e  so))  Verhc;  il  Ics  o  f/iii'-ris  et  il  Jcs  a  saitrrs  tlc  Iriir  morl ' .  Qu'il  soit 
mautlit  (out  (etrc)  qui  uc  croit  jias  que  Ic  Christ  est  Dinu  (jui  s'cst  l'nil 
liommc!  lln  eflct,  le  proplieti'  dil  au  suji't  de  ceux  qui  ne  croieut  pas  au 
Christ  et  ue  veulcut  pas  enteudre  son  Evanyilc  :  Ils  mil  drlounir  Imr  visai/r 
de  Im' ;  ils  (Uli  reiidu  sourdcs  leurs  oreilles,  aßn  de  ne  pas  enteudre;  ils  uiit  qxnssi 
lenr  nriir,  a/iii  de  ne  pas  eomprcudrr  re  que  [le  Seif/neur)  a  dit  duns  la  Loi  an 
siijet  du  Saiirriir.  Le  Sei(/ncur  ii  nnoi/e  ses proplietes.  {Ils  ne  les  ont  pas  ecoutrs). 

•  fol.  ü8,    "  //    (t    [dil    rr/iir  siir  rii.r  Ic    clnil iniciit.   c(ir  il  Irs  a  (ipjielcs  et  ils  ne  l'unt  juts 

('■(■iiule.  I'iircillnnenl  eii.r-nti'in<-s  rappelleroni  et  il  (ne)  Ics  eeoutera  {pas),  dil  Ic 
Seigneur  ijiii  dmiiiiic  taut'-.  Le  jiroplieto  Mirltee  dit  :  Mni-uu'me  je  les  reiidrni 
ranfandiis  cl  disperses  et  je  les  chiiijiienii  de  iikhi  lieriltii/c.  cur  ils  mit  Iransf/resse 
nia  Loi  el  )nes  voics. 

79.  L.\  itKi'i(oii.\TioN  HKS  Jiiis.  —  N'oici  ([uc  toutes  ces  (choscs)  soiit  veuues 
sur  iious,  dcpuis  (pic  le  ('iirist  a  etc  crucifio  jusques  aujourd'liui.  Le  Seiu'in'ur 
s'est  mis  en  colere  coiitic  uoiis,  car  nous  u'avous  pas  cru  cu  lui.  Le  proplieti' 
dit  au  sujct  du  peuple  qui  a  erucilie  le  Christ  :  Malheur  d  ceu.r  ipii  niaclii- 
neut  l'iniquite  el  inediteiil  le  mal  daiis  leur  eouelie!  Des  (ju'il  fait  jour.  ils  accmu- 
jilissenl  leur  iniipiite  et  ils  elerent  leurs  niains  eontre  le  Sci(/neur''.  Le  prophete 

•  ful.  r.'.i,   Miehee  dit  *  au  suiel  du  (llirist  :  Li-re-lni  (et)  triture-les,  lille  de  Sion,  car  je  {tei 
r  a. 

1.  Ps.  cvi,  20.  —  i.  /.acli.,  \ii.  ll-l.J.  —  .!.  Midi..  II.  1. 


[i'ioi  sixii.Mi',  Assi:.Mi!i.i:i:.  /.o 

Ctifh  ■■■.■■  l-i/'h,  ■  h\\.y:V""-  ■■  mM-  ■•  i\V-i  ■■  hh""  •  }x/..f\Vo"-  •  \HU:'\'  •■  Ar» 
A'ili. :  <i»lv/i.n'/,'i'«"-  ■  Adii:''}  •  h,i»iifi  •  wi- ,ui:r\'-  ■■  A?,"/ii7in./..(:  •  ilvf- 
A-  ••  'nf.'i:  :•:=  wUöW  ■■  iMi. :  .cua«.""-  :  A?,n/..;i.A  •  ?,-}»  :  .cnA  ••  .yriiiu'  =  v 
>•/•  :  /.rt.t'.Vili  ••  <"'/•■}•/•  :  ^/.JiriViir  :  •}"/^>.  =  Vu-  :  h<"H>iVilr  •  7x9" y.V."  ■■ 

•iK'  •■  v{\'V{\  ■■  \\""  ■■  )u:Mti  ■■  hrf\'i\  ■■  i/iA-nh  •  in/.A',u.  •.  /\«>a.j>-  =  hy.o-y:  ■■ 
h"»  ■■  ttTxfi.  •■  y:\\''r  •■  «»l/rt    ^^A•  •  »•>  ■  m.hfi/..  •■  iH'ilW-  •  '/(l.y'l-  ••  (l?i7/;hi>-  ■■■.• 

i'.iU"  •  vtirti  ■•  AiM-r-n  :  "7y/i'nr>  •  lUxUHi'i- :  irnn-  •■  /-nA  •  hiiT.  ■■  aa 

A  -•   Uil-  ■■  "ihr  >:■ 

i'.n.  ■•  s'M'i]  ■  '/"//»•  ••    AriA  :  ^«»•'i'.y'rfi  :•::  «»(icTjy  ::=  «>hn"#,;'-(: :  «Mir:  •  r»i  :.'j, 
j'jy  :  «»^j/KAy  •  »»Ah/:.  :  uiUn/.'is  ■■  i'"rtA  •  WA- :  (Miö'-cl-  •  A«>A'i-  :=     '  '' 

tnWJ'iy  ■■■.■■  '/'AlA  •  lUxUi-Cl:'/  :■.:  ^nh'^M^.S'  ■l-  wM'.V  •  «n/A-  :  l/<i>-rtl:;'-   :=  «» 

•nwi./.  :  'Jen  •  inry-yr  ■■■.■■  (»nAji'  •  «»wa-  ■  i'.Ay'i-  •■  ^ö»v.'>  ■•  mn-tii-  ••  <wi» 

1.  Ms.  j.xJiMliti.  —  2.  iMs.  >,(i»x>,ti)i.  —  3.  Ms.  m>,r'y:-^/.. 


fcrai  (des  oiujlcs)  liuirain  (d  toi),  ma  fille' ;  In  (Irliidras  de  nomhreu.r  prupics  et 
tu  consacirras  {Inirs  biens)  au  Seigneiir,  sur  tnulr  In  Icrrc'-.  De  plus  il  dil  :  // 
reprinuDideia  Israel,  eii  disant  :  Moii  peitplc.  ifur  t'<ü-jr  fait'.'  En  (jinii  t'di-jr  fati- 
(juc?  I)ls-{le)-moi.  Voici  (jue  je  t'ai  fall  snrtir  de  la  terrc  d'Egyptc  et  que  je  t'ai 
delivir  de  la  maison  de  la  servitiide^.  »  Jacob  röpondit  et  lui  dit  :  «  Hecoiiiiais-lu, 
mon  frcM-e  Jiistiis.  que  le  Christ,  c'est  Dien  qui  s'est  fait  liomme,  et  que  les 
.luifs  liiiit  regarde  '  comme  uii  hommc  faiblc?Or  tout  cc  que  les  proplietes 
ont  prophetis6  ä  son  sujet  a  eu  licu  et  s'est  passe.  » 

80.     Lks     PAYS     SOUMIS    A     LA    DOMINATICiN      lU:      HciMK,     .lusllis   dil    A   JdCdh 

«  Combien  y  a-t-il  de  pays  sur  lescpiels  a  regne  Ic  quatricme  iiniiual,  (en)  ce 
monde?  » 

Jacob  dit  :  «  11  a  regne  *  sur  Wwfyänos  [Ocean;;;  liaildnijü  jJretagnej;  •  f..i.  r.o. 
Wsitär  [Espagne];  Barn'dya  [France];  Wntohjä  [Italie] ;  Le'ard  [Hellade];  ''^' 
'Abräf/ujä  "riirace]  avec  toutcs  (ses)  rdgions  supörieuros;  liitdiuju  aveo  ses 
rögions  (adjacentes);  ',\iiotsokii/ä  [Antioche];  Soryä  [Syrie]  et  toutes  (les  pro- 
vinces)  qui  sont  eu  eile;  Ic  pays  de  Fär'es  et  de  Medyäm  [Persc  et  Media]; 
Beldnijä  et  toutcs  les  iles  lameuses  qui  sont  daus  la  iner;  'A/x-cnth;  Fereqi/d 
[Afriquo^    jusqu'ii    'Airfijds  [OceanT.    la    nwv   ipii    ontouro    \o    niondc    cntier; 

1.  M.  ä  ni.  :  /,/  /iHe.  —  2.  Mich.,  i\ .  13.  —  3.  Mich.,  vi,  3-'».  —  '..  Le  verbe  x^a  a  ici 
le  scns  de  considerer. 

r.\Tn.  on.  —  t.  .\iii.  —  f.  l.  c, 


V"  n 


50  SAUGIS  DAlÜ.lUiA.  [\:<(> 

mh'P'Cy  ■■  «»WA-  :  fi'i1/'':>'  ■■   Mtn-h-U  =  rMiri»-r:/"  •■  C'J"  ■  ttat-M'  •  "/A'/'  •  tn 

','th  •  if-A-  :  ;w7.»in  ■•    l-l'iV-  :  tU">i"l/"'l'  :  CT  :  (11)«"  :  hUU  '  A^ll.hn./i.C  :■.■ 
h  ■■  7^f\h  :  VT  ::= 

ouni'  ••  -n/iLA"«!»- :  fmt\h'  •■  OM'-J-  ••  y.M-  ••  öm-  ■■  m-M-  •■  h-n?'i:ii'a»-  •■■.■■ 
fui. MI  fl>>i'/'   u  ••  ^-^1/  •■  yd^-n  •■  ('.y..';" :  (ny/Äti.  •■  «»t'.ft>iA  ••  -'in  :  hnn.htiih.i:  ■■  \\ 
11^  :  y.hi'.y.  ■■  -"im.M-  ■  WH\/.  •■  -vh-v  ■^■ 

«»,('. rt.A"<""  ■•  \'-t\'vi\  •  hh-'iW'  ■■  Axym-  ■  hnw.h-thM:  •■  Ik/"  ••  w-A-  ••  i/.c.n.  •• 

an'.hu.'/.  ••  ix/..'Vy:  ■■  :i-'r?xh-  •■  A.j-  •  »hxw/r-h«»- :  «i'^j"?, :  IUI  •■  V'Prh 
Ina«' :  yö^-n  ■  mwrw  ■■  hry^h-  ■■  a-i-  •■  ff^yi.u.  •■ 

tm'.hV'  •  v-h'Yt\  •■  y.{\,  •<•■  hiv\'  •■  f\n»-Ki\  ■  '/n'/'iK- :  Ayri*-n  ••  fl»n,Tiri.-  ••  i\ 
{\  ■  y/i.yjhy:  •■  Tnn  •  hr^A)-  ■■  wy.'i.y.t\  •■  hwrc.  -v-  •»•^/."»•j-.  .•  c.n.  ••  hn-p  =  htm  ■. 


'Amonjä  et  toul  son  royaumc.  Ce  sont  les  pays  (soumis)  aux  Romain?,  dans 
le  montlc.  Voici  cjuc  tous  les  pcuples  ont  etc  soumis  ä  la  royaule  '  des 
Romains,  commc  a  ordonne  le  Seigneur.  Mais  nolre  royaute  ä  nous  esl 
disparuc,  comnie  nous  (le)  voyons,  depuis  que  lo  Christ  est  vonujasqnes  au- 
jourd'liui.  » 

81.  Fix  de  la  contkoykrse.  —  Apres  avoir  dit  ces  (paroles),  ils  se  dirigö- 
foi.  59,  rcnt  et  s'en  allercnt,  ce  jour-lä,  vers  leurs  maisons.  Alors  *  Jacob  se  mit  ä 
jeüner,  ä  prier   et  ä   demandcr  au  Seigneur   de  (Uli)  pardonner   les  peches 
qu'il  avait  commis  aulrcfois. 

Justus  dil  aux  fn-res  :  «  Le  Seigneur  est  vivanl !  Tont  ce  que  Jacob  a  dil  c-l 
vrai  r\  il  n'y  a  pas  de  mensonge  (eu  cela),  car  e'est  enoncc  par  TEsprit- 
Saiul. 

Maintonanl  je  veux  que  vous  m'apporliez  ce  que  vous  avez  fait  ccrire 
jadis,  ce  sur  quoi  Jacob  a  coillroverse  avoc  vous.  »  Alors  ils  lui  apportercnt 
le  livre. 

Le  voyanl,  Jushis  dif  :  «  Mon  pere  Samuel  a  (He  le  maitre  de  Jacob,  iiiais 
ce  dernicr  le  surpassc  cn  sagesse  et  (lui)  est  superieur  on  science.  Jadis  mon 
pere  a  dit  que  le  Christ  que  les  Juifs  ont  crucifie  est  inconlestablement  DIcu. 
et  cn  oulrc  qu'il  ne  viendra  pas  d'anlre  Dien  (pie  lui.  »  Ayanl  entendu  colli' 
(parole),  les  frcrcs  furcnt  ötonnes. 


v  a. 


I.  M.  ;i  m.  :  pur  In  roi/autc. 


1151]  SIXIKMl'.  ASSI'.MIÜ.Ii:.  .-,1 

',•  •   im:  ■■  t\'f"'P{if\  ■  'r/.')'  •■  >•»•/••  •■  -nhii.  •■  wk'.uv.c  -.  t/i«  .•  "vi^.cv  -■  ounh    i„i  .•.. 
■\:i\  •■  fi^rt.  •■  >iirj :  ?,i»"A..''".'/- '  •  h.t'.i»-^,-  •■  f\"'}öiv?'  ■■  h.ui-  •■  öM'  •■  ix'iii  ■■  y-    '" ^' 
■nA :  ii?rj/-  ••  'ri'i-  •■  i'.-iv^/",/.. :  ri'/"/-  ^  t^«)' ••  'j//" ■  tm\"'>i"i/"i' •■  i.'i'  ■■  <» 

>','>;•. A  :  vii.i'.  :=  (nh'ry:')/..ih  ■  iiy.iM  ■■  H/i  ••  uothu  •■  ■/•'r.K"7.;i-  •■  A'i-cvii-  •• 

on :  y.\iAh  ■■  hy.ny:  ■.  Wiyn-  ■  'i-Ti- :  vAö  ■  }xt\tm  .•  hj^rr  ■■  nvir.vifTi  =  w 
o»^h  •  h'r'Vyy"'  ■  y.fiiH:  ■■  tm-n/^i-  -.  /..-nt,  •  h  iv?.  ■<  mhrw  •■  xk-  ••  hy.  •  i.i  <.,., 

IJ-.I'.-  ■•  Txill  ■  yih/:i'-<-  •■  in.Ui'i^y.'?'  ■■  A«»-?i'|:  •■  JllJ'}  ■  r/»"7?.JlA-«"-  =  on.t'.  •• ,' 

hu  ■■  «".'»;■  ••  M  ■■  f\"'idW  •■  hwM-  •■  inn  •■  hin  ■■  i'.riA  ••  Ju/»'»  ■■  ot\\:w\:  -.  •> 

1.  Ms.  vrA  •«■v :  •!•. 


r« 


82.   ACCOMI'I.ISSEMEXT   DE    LA    PHOPIIETIE    DE  DaMEI..  AlOFS  JUSlUS   ICUF  clll    : 

«  Voici  <|ue  moi-mcme  je  (vais)  vous  raconter  unc  cliosc  surprcnantc  II  y 

avait  (laus  '  la  ville   de   Sofiiiu'i,  dans   Ics  joiirs   du   roi   Moriij    Maurice',  uu   *  f"i  5^. 

Iioiuiuc  ([ui  habitait  pres  de  notre  demeuie;  cet  hommc  ötait  pretrc  d'cnlre 

los  princes  dos  .luifs.  Je  Tai  cntendu,  uu  jour,  en  train  de  dire  :  «  Pourquoi 

«  se  röjoui-tou  de  la  mort  ilu  loi  Moriii  et  du  regne  deFouqä  [Phocas]?Pourtant 

«  on  no  se  röjcuira  pas  i\  cc  sujct.  Voici  qu'on  voit  (des  calamites),  dopuis  quo 

«  Ic  royaume  du   (piatriöme  animal  a  ötc  afTaibli  et  detruit,  car  reste  ce  qui 

«  viciulra  avaut  los  dix  coriies  dout  parle  le   prophötc  Daniel.  Puis  (surgira) 

«  la  loruo  qui  est  petite,  c'cst-iVdiro  la  pleuilude  de  la  craiutc.  Eiisuilo  aura 

«  licu  la  rösurrection  des  morts.  Puisqu'il  en  est  ainsi,  compreuez  que  les  .luifs 

a  onl  tröbuclie  et  ont  abandonnö  la  voic  de  la  droiture,  car  ils  n'ont  pas  cru 

«  au  Christ  qui    est  venu,  avaul  quo  Ic  royaume  du  i[ii:ilriönie  *  aiiiiiuil  fiU   '  foi.  cn. 

«  detruit.   »  Alors  les  .luifs  dcmourorent  ä  niurraurer;  ils  injurieront  oc  pretrc 

et  ily  out  ontro  oux  une  grando  i[uerclle.  Voici  (pic  nioi-monic  j'.ii  entoudu  ce 

prölre  on  Iraiu  de  dire  umo  tolle  (oliose).  Mais  nous,  uous  sonimos  douioures 

ä  nous  moquer  de  lui.  »  Pen  de  jours  apres,  ils  se  reunircnl  ii  lumveau. 


SAliC.IS  U'Ani'MJGA. 


fi-nh  ■■  it\K 


r;«'A  ■•  vii.y-i-  ■■  r?:M-  •■  MniMti  ■■  htiffn  :  (1?, '^Mi :  /..-i-y.  •  .e*/»»»:  ;: 
y.i\,  •■  yöJ('t\  •■  h'i'K'  •■  h(»  •■  i'.n. :  hn\i.}yi\<M:  ■■  tn^/..  ■■  Miryti  ■■  v^y.  •• 

M,.i  ...  niiv;-  ••  [^.-iJiiA-  ••  n./-  =  ?i''/ii.^nji.r: :  tn-M:  ■■  t\h'n>  ■.  ^c-i-i^h  ö>»-  •  '.•'.''•h 

•>Ji.»/l  ••  l»'t\'\'  ••    Ui-U  ■   11.1-  :  Wh,ihi:\}'>»'  :   HI^,.-/Aö»-yi«'»-  :  h''l/\^l'    ■•  Vh./.  : 

A?i'>;'-h-i:Vi<'"-  ••  M-n^'.Yt'"*- ' :  ö'-rt'/'  ••  '/'.P."i:  •■  ?i'>'i"  =  «»'^flVh  ••  A^n'/iVi«""  =  ?i 

1.  Ms.  ftVin-r.  ■  *ft.  —  2.  Ms.  «um-.  —  3.  Ms.  JiiT'Vlit.  —  4.  Ms.  wncvi<n>-.  —  5.  Ms.  «d>,.|- 
■fniöo.. 


SEl'TIEME    ASSEMBI.EE. 

8.5.  .Jacoi!  de.monthe  quk  le  Ciiuist  est  vkm'.  —  Justu.s  dit  ä  Jacob  :  «  .le  Ic 
clemandc  de  m'exposer  et  de  nie  demontrer  par  la  parole  des  prophetes  la 
veime  du  Clirist,  car  (les  freres)  veulent  scruter  (les  Ecritures)  ä  ce  sujet.  » 

Jacob  dil  :  «  Oui,  nion  fröre.  Le  Seigneur  dit  par  la  bouche  du  proplii'te 

Jcremic  :  iVe  vous  ße:^  pas  ä  des  paroles  de  iiu-nsüiuje,  car  elles  iie  vous  seront  atilcs 

Ol  rieii.  (iVc)  ditcs  {])as)  :  Cette  maison  est  la  nuiison  du  Seiyneur.  Si  vous  rendez 

r.il.  60,  droites  *  vos  voies  et  vos  oauvres,  {si)  vous  iiraliijucz  la  justice  eiitre  les  honunes  et 

eiitrc  {vos)seiiiblables,  {si)  vous  v'opprimez  pas  la  veuve,  l'orphelin  et  Vetranger,  {si) 


vous  ne  repandez  pas  le  saiuj  pur  daiis  cette  maison,  {si)  vous  ii'allcz  pas  {apr!:s\ 
les  dieux  elratiyers  et  tie  {les)  suivez  pas,  je  vous  ferai  demeurer  vous-memcs 
dans  la  terre  que  j'ai  doimee  ä  vos  per  es,  d'ctcrnite  eii  etcrnite'.  De  nouveau  il 
dit  :  Si  vous  m'ccoulez  d  {si)  vous  observcz  inoii  cuminandcmcnt,  vous  cntrercz 
vous-nieines  dans  cette  maison,  vos  rois  sivcjeront  sur  Ic  tröne  de  David  et  vous 
serez  portes  sur  les  cliars  des  chevaux.  Mais  si  vous  refusez  d'ecoutcr  ma  parole  et 
{si)  vous  u'observez  pas  nion  commaiulement,  voici  ijue  je  vous  jure  moi-meme,  dit 
le  Seiyneur,  (jue  je  dentolirai  cette  maisoii' .  Vois-tu.  ü  nion  fröre  Justus,   quo, 

1.  Jor.,  VII,  :{-".  —  2.  Jiir.,  xvii,  2'i-27. 


[15,3]  SF'IPTIKMF,  ASSKWIiLKK.  53 

•Hi/>rt»  ••  ft"'»- '  :  A?i"/ii.?iV  :  hs(\ti  •■  )u:Mt\  •  iin'Vi    ?i"Vii7in./i.(:  =  om/jn 

V  •  tit-M'  •  UA'  ■■  (Mwi»-tM-  ■•  «»/'/ftl-  :  (1.-/-  :  '""l'^'M'i  •■  «MWnA     ,1i-;v  »  «m/'C 

MV    :::   iWvm   :    ('.|1.  :  Mir^fl   ■    'liW-  "    ^A.  :    A./"   :   ^iV   •  hfl""   :     VA'l-'l-   =   '/'rft 

V  :    rtUrW-V  ••   A(^AA'   :  '/"}>;n.  ••   «>M1.A   =  AViTH'  :     lO-Jn  =   MJ-/-   ^   ,1."7'/"  :   ?i^l'/"   : 

ymyrh'  ■■  Tx'ra.'iv  ■■  <";...»'-'i'"'t'/n-  =  "iiw  ■■  ü>hfi\i^  ■■  »i'r.i»-  •  [\,[-  :  ""•vy.M  ■ 

WyH\>,  :   ^llH:",.■\•\'   ■■   }xtl""   ■■    Üf'th   •■    'r[A"]'|-   :    fl»;,.-'|l»'l»-  :    17,   !    Ix'lUjxthh. 

i:  ■■■.■■  oiUfii\  ■■  y.[\,  <■■  h"»  ■■  -X"'"-  ■  ""rt.  •■  r»A<"';i.A  ••  •Vyyf :  -jy.t' :  ;i.ma<"'i'  • 

Y\.t\\'  ■    Vll.l)'«'»-  •  r";,.lM»'Milw"»-  :  Al/'>'|:  ■•  .Yri/fl  =  i;?i'WlA  :  >■,?»""•  ••  UCM' 

<»«'•  :  ?i';">.V  :  inht»{)hO»'  :      ^'i-^  :  lll",«;.  :   (Ml.  :■■■  lxHn{\  :     Uy^hi»'!,  :   (Ml.  =  ?»";if.    '  f;''|''" 

h'nji.(:  ••  (n/v/i.t"ryi«i-  •  c-v/.  ■  n«^.c.-  .•  ;,"7a»i'i-  :  hw'ix  •■  hy.x  •■  f\öi\.in"'-  •. 

ai}x1/..'l'M}'i"-  •■  (nht\l'YtV.)hi"-  ■■■.■  <"Jirt(l  =  (Ml.  :;=  h.S'.f\/:  ■  A ■"'-  •■  ,(Ml.  ••  ?i'7 

ii.hfir/i.j:  ••  i/>i'>i!A  •  iiMicj"«»-  :  "7(VIja  ••  h/7iii-n  -•  <»«»■/"•/•  ••  WA-  •■  fM.«»-r: 

•1-  :i:  ';v\\.  •■  >,}x)\'  •■  li'/  ••   MCP'/  ••  rn-n/-  ■■  VfA-  ••  (MwiHl'l-  •■  ?»n'"»  ••  }xM"'M  •• 

.«»•A" :  A^i^ii.M  ••  ;i.t'rt-n  •  »H.Ti-fn  :=  (mi.  ••  '"i.h.yi]  •  •ii\.y.  ■■  i\hi'\-  ■■  mu:m- 
ti  ■■  t.'i'i-  ;=  vi>-  ■•  >i'7ii.hnwi.(:  •  ('.<»rt(^  ••  >»'/'n.|:  ^  «•('.<»r:.f.-  •■  «».c.vmc  ■•  "»/\ft 

I.  Ms.  j^y"»'.  —  2.  Ms.   MiAffl^.  —  3.  Ms.  ml-anfif^ao-.  —  /i.  Ms.  hjr'AH*-. 


ilopuis  ■  quo  Ic  saug  de  Notre-Seif/iirur  Jrsiis-C.lnisf  a6te  vöpAndu,\c  SoÄi^ncwr  •  fol.  cn, 
UHUS  a  iiK'jirisrs  et    iious  a  disiiersüs  daiis  toiis  los  pays;  notre  tcmple  a  6te 
tlutnüt;  notre  Loi    et  uotrc  Tcstainoiit  ont  cte  abolis.  Cnnimo  ilit  le  propliele 
.Inrinic  :  Malheur  u  inni,  car  moii  ümeprvit!  Le  tourment  est  ijvaiid siir  moi.  Je  dis  ti 
miiii  äiiie  :  Supporte  reite  a/flietion.  En  effet,  (mes  ßls)  sortiront  de  ma  maison  et  ils 
ne  rerieiidniiil  plus  riTs  nmi.  Personiie  n'tiurrini  inmi  tcmple  et  uf  ramriwru  uuui 
lr(uii)eau.  rur  lex  ber;/er.s  ont  luji  iiiifiuement  et  n'niit  pnx  iherrhr  la  face  da  Sei- 
i/neur'.    De  plus   il   dit   :  Quaud  [meme)   Moise  et  Samuel  se  tiendrnieiDt  devant 
iiui  face,  tnon  ämr  ne  sc  trouverait  pas  avcc'-  eu.r.  Je  ii'eparijnerai  pas  ce  peuplc. 
iitais  au  contrairc  je  rcloif/nerai  de  moi  et  je  le  ferai  sortir  '  dehors^ .  Kn  outrc  il   *  f"i  'i", 
dit  :   l'uisiiue  vous  ni'avez  nhandouiie.  dit  le  Seifjneur,  et  (jniisquc)  rous  cdus  etes 
liiurncs  derril'red'aatres  diea.r,  j'el'everai  um  iitain  sur  rous,  je  ruus  renverserai  et 
je  vous  cnnfondrai.  Do  nouveau  il  dit  :  Je  ne  leur  pardonnerai  pas,  dit  le  Sei- 
f/ncur.  mais  je  les  disperserai  parnii  les  peuples  et  dans  tous  les  pni/s.  Voici  dnnc. 
A  mon  fröre,  que  nous  soiiinios  dcvcuus  dispersös  dans  tous  los  pays,  car.iious 
n'avons   pas   eooutö   la   parolc   de   Notre-Seit/neur  Jesus-Christ.  Le  proplielo 
Mii-lirr  dit  au   sujcl  di'  la  dosci'tilr  du  Clirist   :   Voici  f/ue  le  Seir/iieur  sortira  de 
sn  maison;  il  dcsrcndra  et  ilemeurera  sur  la  terre;  les  montnc/nes  s'ebranleroni  par- 

1.  Jer..  X.  l!t-21.  —  2.  M.  a  in.  :  nnpresdc.  — 3.  Jur.,  xv,  1. 


54  SAUCIS   |)'Alii:iU;.\.  [l'y'i 

A'f-  ••  'r?:r.  •■  mp'M'A')'A-  ••  h.p.nf:  ■•  n.-'-rii-f-  ••  iny.-i'f'fKih  ■■  hat-ic  •■  hf^  ■■  i»> 

Tö  ••  hTTÄ  •■  A/i'l-  -:=  oihtf  •■  "V.C.  ••  uy.m-i'ixll  ••  hThyiU:  •■   ll'M--  •■  »f-A-  ■■  !/('. 
f.,..  «I    \\in-'i  •■  Wh'i   '\-  •■    "tin.M-  ■■  Ayi>«r'(l  •  wtthil-  ■.   h.n'o»-  ■  AU.'/'  !  ht\Ah.i\  ■■■:■ 

'" "     (Ml.  ••  wi.ji'.  ■  n?,->i-  ■•  hy.tf-y:  •  >,a  •  ;i.hv'"/-  •■  MniMh  ■■.■  y-n.  ■■  ix^mMh^:  ■ 

h-n./i.r:  =  hr^\^^iM^»•  •  ny.Yiou-  ■.:■.  ^«7^  .•  ^?,).f  .-  h^/»  ••  /i.ji'.a.  •  a./-  •  hnnvi 
""•  ••  i/A'jnA  ••  AÄ-nLÄ-nji-c  ■•  M'"Ayiyio»-  =  'Hö»->i'I-"  ••  iinitifti  ••  i/rt'/'Aj''  ••  hy- 

oy:  :  «ij^flrt  ••  M"'!'  ■   PI--  ••  hTM^'^a^'-'  •  ^t\""  •■  VfA-  ••  WKyhT'i-  ■  0|:  •• 
hAO  •  /l>('.<»/-  •■  l/A'^Ai»"  :■• 

tnhöw  ■■  (Ml.  ••  ■#n.('.  •■  n?i7'/"  ••  ^(Mi-.e.-  ••  ?iA  ■  hr'i-  •■  11»»:^-»'^  ■■  wyy.-v?  ■■ 
roi. Gl,  h''i\i.httih.i:  ••  /\yM'n  ■■  «»('.nA,i.  ••  hrhy.  ••  ]\y.'i.y.' n-  •  y-f^'A-h^  .•  «».crt-zs- : 
'" **     A-|:  s  n.c.n/.  ••  KV'i  ■  «»('.•i-<f„/'Mi- :  nvf-A-  ••  i*'V.e-1'  •  .(Mi.  ••  ?i"/ii.^'nji.(:  ••:  «» 

h.(:i'"JPri}'.  •■  Vn.('.  :  (Ml.  •  i\Ki\'  •■  ilxl'i'l-  ••  hA  :  ^/A"«-  :  •/.(V.C/A  =  h'«»  •  .R-l" 

fl>A.e.- :  )ni:Mt\  >.■■  h//»')/  ••  ,('.(1.  ■•  h''i\\.hn,M:  ■■  /''A  •■  iftrh  •■  lU'^  ••  nJi.e.  •• 

1.  Ms.  ■hr'hi'hf.fao-.  —  2.  Ms.  llK,.ft!'"'V. 


dessom;les  mllines  sc  fumlront  cDnunc  ht  circa  la  face  du  feu  et  comme  reainjui 
*  roi.  r.i,  coulc  des  monlagnes.  C'cst  Unit  cela  ijiil  siirviendra  d  cause  *  du peclic  de  Jacob  et  <i 
^  ^'  cause  du  crime  de  la  maison  d'Israel ' .  Le  prophete  dit  au  sujet  des  Juifs  qiii  n'oiit 
pas  cm  au  Christ  :  Le  Seir/neur  dit  :  Je  ne  Icur  mnntrerai  pas  ma  face,  cur  je 
suis  le  SeUjneur  misericordieux  et  je  suis  existant  jus(iu'u  jamais.  Confessez  votre 
peclie  et  ne  cachez  pas  votre  faute,  car  voiis  avez  pccIic  conire  le  Seifjneur,  votre 
DIcii.  Entcnds,  ö  mon  frört',  qu'il  ii'u  pas  dit  :  Vous  avez  pcche  contremoi, 
iiiais  foiilre  le  Scigncur,  votre  üieii,  c'cst-;\-dire  (coutre)  le  Christ  «jiic  les 
.luifs  oiit  crucific.  S'ils  avaient  cru  en  lui,  il  les  aurait  fait  vivre.  EiielFet, 
tout  (etrc)  qui  iic  croit  pas  en  lui  n'anra  pas  la  vic  eternelle. 

84.  Lk  s.vLiT  opKitK  p\H  i.E  CiiHisT.  —  De  plus  le  prophete  dit  au  sujet 
des  Juifs  qui  ont  tru  au  (]hrist  :  Le  Seir/neur  sauvera  Jacob  et  le  delivrcra  de  la 
*  fol.  (11,  niain'  de  celid  fjui  est  jdiis  fort  '  (jue  liii.  Ils  ri<-ndrtiiit  l'adorer'  sur  In 
nionta(/ne  de  Sion  ei  ils  sc  rejouiraitt  de  lous  [ses)  bienfaits.  dit  le  Scigneur'.  Le 
])roplietc  Jeremie  dit  au  sujot  des  cnf'auts  qu'a  tues  Ilerodc,  lorsque  le  Ciirist 
fut  ne  :  Ainsi  dit  le  Seigneur  :  Vne  voix  a  ete  entendue  dans  Ramd  [ainsi  ipie) 
des  pleurs,  des  lamentations  et  des  gemissements.  Rachel  pleure  ses  cnfants  et  ne 
reut  pas  cesser  les  Imnenlations,  car  ses  cnfants  n'existent  plus  pour  eile.  Ainsi  dit 

t    Mirli..  I.  .!-:>.  —  2.  M.  am.  :  i7s  i'iendront et  ils  radoreronl.  —  .?.  Jer.,  xxxi.  11-12. 


[1551  SKI'TIKMK  ASSK-MULEK.  55 

h.h'i'P  ■■  *'.'/:.''•  =:=  iK/n-ll  •  .('.11.  ••  h"iU.}\n.h.r.  •   y.)t""  ■■  .'«'AI).  :   >,!/"'l»ll'.  :  (»h 

»ly.yiiM.  •■  hrhi-nh  •■  hti"»  ■■  öM-  :  -r'vnci).  ::  »vrt.-irt  ••  )H:iiYi\  ■■  athi-  ■. 
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Vi»-  :  «»'IMA  ••  s'("'K-h  ■■  i'ii.  ••  ?»"/if7tn,/i.(: :  h/...y.'r  •■  ^/"H.i.'r-i- :  aii./-  •  ?,ft 

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aty.y.'Yi  ■■  y.ihf',  ■.  «i;,.\'<.«^a.i>"  •:  hmi?,>/-ii  ••  ;.,.i'."i-V'i?i  •  >,i»"n./-  •  ('.»•>;  • 
-nhfi.  •  i/.i'.vnc  ••  ';.n  •  «"WK-  =  «»-ri/'  ■■  ii./-  =  hti/..)u/\  ■■■•■ 

b"!  ■■  oit\M-'\-  ■■  hf\"i> :  hA-nv :  j'ji*'  •■  rii;,.'nfvv  •  «»^//'••>*v/"/-  •■  ■i/..-ä""  ■• 
AAA.>  •  .'''A  ••  vii.y-i-  ::=  «"r^rirt  ••  ;..""X7»  ••  yH-Vj-rri  ••  ?.';"vii/.'i-  :  wnr-i-  ■  h 
f.iiy:  :  (n-ru; '"*'"•  •■  h^/«»  ■•  'i'^;"'/.  •  «»iki,!;  :  hTh^n  ■.  m.y.7, :  vicn-y-rt  :  u 
•/•«»A.f.  •  'h'iv.yr  '■  (/»AI-  :  >'i'/.'V  :  i/«»-?»|: :  .f.'j'VA  ■  i/.t'vru:  •  A'JA«/"  :  <"•?« 

I.  Ms.  rtn<n->.  —  2.  Ms.  (ti>,t. 


In  Seif/neiir  :  Tu  roi.r  est  tilfnihlip  pnr  les  pleiirs  el  trs  ijeux  par  Irs  Inrnu's.  [Mais 
siirhf)  ijur  la  irrompcnsc  de  Ics  celtvn's  {suhsiste) ' .  La  recoinpensc,  c'est  Ic  Christ 
iliii  augmeiite  leur  rüconipcnse  et  les  renuinere  solon  Icurs  ocuvros. 

Voici  donc  quo  tu  as  compris,  ü  Jmtiis,  ([uc  le  Christ  est  venu  et  quc  nous 
sommes  dclivres  de  regareiuent  de  Satan  et  du  culte  des  idolcs.  Quant  ä 
ceux  qu'ou  a  tucs  ii  Bclhlvem  dans  les  jours  du  rui  Ilcrode,  assurernent  *  le  •  foi.  r,!, 
Christ  est  venu  les  recompcnser.  Commc  dit  le  prophütc  :  Voici  (lUc  des  jours 
vieiiiliont.  dit  le  Seitjneur,  [oit)  j'accomplirai  les  Ecritures  pour  la  maisoii  d'Israel 
et  poitr  hl  niaison  de  Juda.  Ce  jour-la,  je  construirai  pour  David  un  tröne  de 
justice.  Jtida  sera  sauvc  aiiisi  (/ue  Jerusalem.  C'est  pourquoi  ne  maiujuera  pas  ä  la 
niaison  de   Jiidit    Vliomme  (pii  siegera  sur  son  tröne,  dans  la  maison  d'Israel'-. 

8.").  L.\  KOY.xuTE  DU  CuitisT.  —  O  mou  fröre,  si  ic  Christ  n'etait  pas  venu, 
voici  donc  que  les  proplietcs  auraient  menti.  Quant  h  nous,  nous  avons  tre- 
iiuche  et  (nous  sonuues  dans)  rernnir.  En  ciret,  nous  n'avons  (nii  roi,  ni 
domination,  ni  royaumo:  la  parole  des  prophötcs  s'est  accomplie  snr 
nous.  Si  le  Christ  n'i'tait  pas  venu,  le  royaunie  des  Juifs  demeurerait  ainsi 
quc  leur  domination  comme  autrefois.  Mais  depuis  qu'est  venu  le  Christ 
qui  i>l  nr  do  Moric.  fillo  de  Ihirid,  c'est-a-dire  (de)  la  Vicrtje,  c'est  lui  le  '  Moi   *  M.  r>\. 

V  b. 
1.  Jen.,  x.xxi,  Ijld.  —  2.  Jcr.,  xxxiii,  t^i-17. 


50  SAIKilS  l).\l!l.l!(i.\.  ri5ü] 

nii'/"  :  yn.  ••  ?,"/ii7i-n«»i.r:  •  n'/ii.i'.  ::=  ^nr.fi  •.  a-«"-  •  Wi'/.rt  ••  /7>7  =  '/'ftA  ■• 
'/•  :  M-yi'i  •■  'rt\f\  ■■  ^«i.iin  ••  tit'M-  ■■  y^.l^■l:  ■■  /"iio'i-  ■■  "»?iArt  •  ^.^'/'V-  ••  «»^i, 

A-    :    tt'tUO'C'l-  •  rtl.Clu;»-'/-   :  AWr;^A   •   rtlA«"-ri',"   :   Äflh   :   A"/Ay"    :   {Wlf»  •■    i/..}xV- 

«I.. !  v'r :  nic'/'v  ••  «»'irtv-v  :=  'lU-  •  au-  =  >>mv  •■  tu/"  •■  tniMh  ■  wi\y.  ■.  y,'ti'v  •. 
'  "     i>-.e."  !  ?»A  ■  ;»';•"/•  ••  ni:  ;=  diu/" :  t'.ii.  ••  tucryti  ■■  'in.y.  •i-  y.n.  ■■  rxnw.h-ihiui:  •■ 

Muiv)"V  ■  hCü-l-  •■  MF-""-  •■  «»hrt-nt:  •  f""l*''i'i1x-l:ii'ii*'-  ••  r»^.,i',[-|-]'l>'/4'-  ••  Ki 
h  :  AVli.c  ■  «i('.-'i-i'['/]v. :  A^i-Jii.MiJi.r: :  ^l>■•A>l"»•  ••  «»a>;'/M-  ■  jj/''"'-  ••  i/h 
V/"?,  :  A-ü»-  :i:  iHhy.vy:i\  :  h/i  '•  h.hT'f  ■  iVin'.Mtx  ■■  y.hafi-  •.  \\i">  •  rt/.'/i 
'/•  :  '/•>rt/".'»''iAj  •  ?.A  •  y.yi«'»-  :  "hrixU/.  ■■  wy.'i  ■  wKy.wvih  ■■  (»K'^nii.  ■■ 

i.  Ms.  fl»>i.i»'(:()-. 


qui  demeurera  ä  jamais  sur  Israel  et  sur  tous  les  jicuplcs;  il  s'appelle  Ic  Justc 
Seigneur;  de  plus  il  est  le  Verbe  du  Seigneur.  Ceux  qui  ont  cru  en  lui  >•[ 
l'ont   re^u  demeureront  dans  son  royaume  pour  les  siecles  dos  siiicles. 

86.   Le    cü.\timent    Reserve    .\rx    JiiFS    qui   ne    se   co^•VEUTIno.^■T   p.\s.   — 
Comme  dit  le  Seigneur  par  le  proplietc  :  J'etablirai  pour  eux  une  Nouvelle  Loi 
avec  les  hetes  du  deserl  et  les  oiseaux  du  cieV .  Les  Juifs  (jui  ont    cru  au  Christ 
devicndront  associös  avec  les  peuples  dans  un  seul  Testament.  Mais  ceux  qui 
n'ont  pas  cru,  n'ont  pas  ccoutc  l'ordre  (du  Seigneur)  et  ont  drcsse  la   taldc 
pour  les  deinons',  ceux-la  donc  seront  ilisperses  dans  tous  les  pays  et  serout 
(destine.s)  ä  la  ruine  et  ä  la  perdition  jusqu'ä  jamais,  comme  nous  les  voyons 
aujourd'hui  disperses  d  avilis.  ^'oici  :  comprcnds,  o  mon  frere,  que  le  Christ 
foi.  ß2,  est  fils  de  David,  qu'il  est  eu  outre  Dieu  et  *  qu'il  est  roi  sur  tous  les  peuples 
et  sur  les  Juifs  qui  ont  cru   en  lui.   Comme  dit  le  prophete  Jercmic  :  Le  Sei- 
gneur a  dit  :  Je  briserni  le  Jiukj  de  leur  eou  et  je  ronijirai   leurs  cliaiiies;  ils  iif 
serviroiit  plus  {les  dieux)  etranf/ers,  (inais)  ils  serviront  le  Seigneur,  leur  Dieu.  rt 
David,  leur  roi,  que  je  susciterai  pnur  eux''.  Mais  les  Juifs  qui  n'ont  pas  cru  au 
Christ  dcviendront   comme  d(\s  Iroupes  de  guerricrs  ipii  sont   alTaiblies  par 
rivTcssc  du  vin  (et)  qui  nc  sont  utilcs  en  rien.  luix-memes  dcviendnmt  asso- 

1.  Os.,  II,  20.  —  2.  Is..  i.xv.  11.  —.i.  Jer..  xxx.  S-ft. 


r  h. 


V"il. 


[157]  SI'.I'TIKMK  ASSKMI!l,I^:i'..  ',1 

hA'  ••  }\ti"-'i-U  •■  S'iun-'i-  ••  f\-:fV...  =  o'-fil-  ■  T/Y}"  ■  TM  •  ■>»••/'«"•  :  ,Uf\'i'.  •  "" 

du/i.}"//"-/-  :  >;'/.'"irt  ••  'i-n/.-iTti  •  ?ifiii  ••  Ä.rh'/."/'  =  <'»Ay.  ••  vtiy  ■■  "'/«/ia 
4»  ••::  niu/n  •  »Ml.  ••  ^-/ii.hfi.h.j:  =  (i^<<. :  ;..(:ryrt  :    vn.i'.  ■  i\hii-  ■■  ini:  ■■  »i  '  [::';'•-• 
«TOji :  ('.n.  ••  >,"/ii.^n,/..j:  =  /\h.vM:r  ■■  ■>•?•»•  ••  y-n*',  ■■  h.y-'i-rnx  ■■  }x'rm:h.  ■■ 
•n?irt.  :  iiy'rtu:  ■■  '/ji  :  *»>uw.  ■  ^viiv  •■  'rot-v  ■  in-M-.  ■■  iiyv..  •  aa.i.ii    "" 

PAl-  •■  «"l'V.  ••  rt.A.'|-  ■■  «»?»•/.<'>•/,•  :  ^(^A.i»-  :  r»iA(VA  :  ;»ll"7';.i>-  •■  in'J.d  :  y,'|:  :!= 

>ift««.  :  v(ir:j-  •  ;i,v'<AA.';"  ••  h""'Ah  ■■  'i.ii.ir«"-  •  nr.f.v.  =  j^'u^; :  wa-  =  ä^j- 

rt"7rtJjV-  ••  ?iV-P  :  vh'Vti  ■■  uy.tt.  ■■  '/ll.i'.  :  WMV  ■■  fffir-i-  ■.  y.'V/v  ■.  ,ny. 
H-^;  ::=  Vi»-  =  y-Mufi  ■■  \u^'-i-  ••  i»'/  =  lu/"  ■•  )n:Mi\  ■■  »'/«»At'.  ••  h"'n:yr  ■■  y:i"i 

A  ••  »Kl./-  :  A./i.l/"  ••  »l'.t»>;  :  in-hl:\u  ■  i»/\y^  •■  >Vl\-\-  ••  11/".'^  =  <l»->il-v/"  ■•  ih 

/"  :  A«>A  ••  y.o-yi  ■  ü»-'/.(i :  ^,iinn  •  ?iA  •  wr'i-  •■  oi--  :=  vi;-ii.  •  •vk'-'V  ■■  vi> :  .■«• 

A  :    '/ii.yl"  ••  lu«»  ••  IVA/.  ■•  «"•>";/"•(• :  Ä.i'.i»-.«'.-  -v-  lui.'Ä'f"  ■■  hiV'i  ■  y{t^'i\  ■  '  f;;]  '■- 

mh.yixvx'h  ■■  ri\w;  ■  hryo-y,  -.  tn'rtw,'  •■  hrM^-  ■■  'ht\\\  ■  h»"  ••  y./Ain  ■■ 


ciös,  ilans  la  irchenne,  avec  leur  roi,  le  iaiix  Messif  au  sujot  cliu[ucl  Ic  pro- 
plirto  Diinirl  a  [iropliötisc,  (cn  disaut)  (ju'il  6tait  la  corne  qui  est  pclile. 

La  rovaule  de  David  parvieudra  jiisqu'ä  Joachim,  fils  de  Josias,  et  disparai- 
tra.  Commc  dit  li-  Soiüfneur  par  la  bouchc  *  du  [uciplietc  Jcrrmie  au  sujet 
de  cela  :  Ainsi  a  dit  Ic  Seiijncur  d  Joachim,  roi  de  Jnda  :  II  iir  sr  li-vera  de  sa 
postvritc  (aucitn)  homme  qui  sirgera  stir  le  tröne  de  Darid.  [Son)  cadanr  a  ele  jelc 
ü  la  chalciir  du  jour  et  ait  froid  de  la  iiiiit.  Je  te  risilerai,  {pnur  Ir  piniir),  lui,  ses 
Itari'iils  et  ses  enfants.  [in  effct,je  ferni  renir  siir  les  haliitunts  de  Jerusalem,  dans 
la  terre  de  Juda,  tous  les  malheurs  dont  je  [leur)  ai  parle,  car  eux~memes  n'ecou- 
lent  pas  ma  parole  ' . 

87.  L\  .\oiVELLK  Ali.i.vnce.  —  As-lu  eiitcudii,  iiiün  h-fVf  Jusliis,  er  (jiif  Ir 
propliete  a  dit  au  sujet  de  la  royautö  de  David  et  de /(«/«?  Voici  maintenaiil 
«[uil  estdevenu  manifeste  que  le  Christ  qui  est  nö  de  Marie,  la  Vierge,  d  Dellileem 
de  Judo,  i'st  donc  le  fils  de  David  par  la  chair,  (et)  (ju'il  est  roi  sur  Juda  et  sur 
los  pi'uples  (pii  onl  cru  cn  lui.  Voici  douc  qu'est  devonuc  cortaine  la  parole 
■  des  priiplietrs  (allirmant)  que  la  royaute  des  Juifs  a  ete  abolie.  (La  proplietie  *  f"i-  «i, 
di'j  uolie  pere  Jacob  s'est  acconiplie  :  La  dominalion  ue  disparailra  de  Juda, 
iii)  la  principaute  de  ses  mcmhres,  jnsqu'd  cc  qu'il  rencontrc  Celui  qui  est  reserve 
pour  lui  et  est  t'espcrance  des  peuples'-.  C'est   donc  le  Christ  veritablc.   //  a 


ful.  IV. 
r  1). 


v  a. 


l.  Jor.,  XXXVI,  30-31    —  2.  Gen.,  xi.ix,  10. 


58  SAUGIS  1)  Alil,l{(;A.  [lös 

•}  :•:  A-nrt  :  ^-y.'-i'  ••  hff"  •■  Ann  :  auny.v  -.  %/..  ■.  r/n.p.-v/.-i-  .•  at-M-'  •  i:hf\-  •■  «» 
A-nrt  •■  A-nrt  ••  (I-Va  :  «»h<»-T//i :  'r"hi\i-  ■■  v-y,  ■■•.■■  iwi  =  ewifKV"-  •■  ao<.  ;=  «» 
y-ii.rjt-  ■■  {]'f"  :  7x"hi.}vi],ii.i:  ■  ?iA  ••  ri'rö/.-n  •■  «»?,'/•/"/•'/'  ••  fi'h.i'.  =  An«'»- : 

fni  .12  -j:  :  y.M:  :  »L^iTö»-  :  hii  •  ?i'rvciA'  •■  »Ml.  ••  ?i"/ii.hn«/i.r:  =:  ^/n»  <«.rt  •  w.U 

h  :  (o\rhi.  ■  ricÄh  •  iMi.  :  ^»iii.^nji.c  ••  "hry.^iW.  ■■  (»"hhh  •■  h"iM"  ••=  mJi 
{ii\  ■■  y.i\.  •■  '">'i/..fi  •■  h"]\\M\iM'-  ■  '^«^A.f  :  iM-fu».  ••  hr'\'i.rii-af  .•  a'/>;.p 
>  ■•  /f.vr»}-.  ••  'h/.A»-(*\_o»-'\  ■■  ^'V■•(\'^'l  ■■  An  •■  mÄftnh  ••  "/(>m>  :  aiu'-'PJ  :=  «» 

h'^U  ■■  Jl'-l<<„/"Mi-  •  VfA-  ••  «^0  •  V'iT  ::=  ?l•/•'^P.v/''  ••  •/}'..  :  Mi''}U.hU'lu(:  •■  hh 
im   :   y.(mY^h   "    «».t'.Vl/JV    ■•   A'/'ÄC   :    <«Jl'.V|.'>V   :   A"/A'/"   :   (iy.y.'l'   :i=   («A^/I.Mfl 

1.  Ms.  indt.  —  2.  Ms.  (D>,i-. 


revetu  la  justice  comme  vetemenl;  il  a  mis  le  casque  du  salut  sur  sa  Ute;  il  n 
revctu  le  vetement  de  la  venrjeance;  il  s'est  euveloppe  du  mauleau  du  clid- 
timent  par  lequel  il  punira  ses  eimemis.  Ceux  qui  sont  ä  loccideut  craiii- 
dront  le  nom  du  Scifjneur,  et  (ceux  qui  sont)  au  soleil  levant  {craindront)  son  nom 
i/lorieux.  11  viendra  comme  un  torrriit  impetueux  le  chdtiment  de  la  part  du 
Seifjneur,  dans  (sa)  colere.  Le  Sauveur  viendra  de  Sion ;  il  enlevera  le  pcche  dr 
Jacob.  Voici  [mon)  pacte  (avec)  eux,  q\n  [sera  ctabli)  de  ma  part,  dit  le  Seiffneur  : 
'  fiil.  w,  *  Mon  propre  Esprit  sera  sur  toi;  je  meltrai  ma  parole  dans  ta  houclie;  eile  nc  sc 
retirera  de  ta  bouche,  (ni)  de  la  bouche  de  tes  descendants,  dit  le  Seiijneur,  dt's 
maintenant  et  jusqu'd  jamais  ' .  De  plus  il  dit  :  L'Esprit  du  Seigneur  est  sur 
moi,  ha  qui  ni'a  aiiil,  aßn  que  je  rejouisse  (par  un  licureux  message)  les  pauvres. 
II  ni'a  envoije,  aßn  que  je  guerisse  les  blcsses  de  cocur  et  que  je  preche  la 
librrtc  aux  caplifs'-.  En  outre  il  dit  :  J'ctablirai  mon  pacte  avec  eux  d  januiis. 
Lc  prophetc  David  dit  au  sujet  de  la  secoude  vcnue  du  Christ  :  Ce  jour-lä. 
tous  les  arbrcs  des  fordts'*  se  rejouiront  dccant  la  face  du  Seigneur,  cur  il  viendra 
jugcr  la  terre  et  jugcr  le  nunule  dans  la  justice  et  les  peuples  dans  la  droi- 
ture  '. 


v°b. 


1.  Is.,  MX,  17-21.  —  2.  Is.,  Lxi,  1.  —  3.  1^9"  a  ici  le  sens  de  fort- 1.  Le  texte  grec 
porte  :  Ti  S'J>a  ^oü  SpuiAOÜ  (N.  Bonwetsch,  Doclrina  Jacobi,  p.  ()7,  1.  22).  —  4.  Ps.  xcv. 
12-1.'?.  M.  ä  111.  :  il  viendrti  et  jugera. 


[150]  SEI'TIKMR  ASSKMnLKR.  59 

n  •  (»Ä,i'.rt.fi«i.  ::=  oni"ti.'/.  ■■  wi.t'.  ••  t'.ii. :  ;iri/ri  :  hi\y:  •■  <»;»»•  :  <nii.ii  ::  .c. 
n>  •■  Kf\yyf\  •  vii.i'. :  i\hi\'  ■■  ht\  •■  rt'/'A}"  ■•  Mn:Mt\  ■■■.■  i\y-i-u/.-  •■  \i(\-'i»-  ■■ 
flit'.'irt<-  •■  ÄA  •■  y.-i-.'i'dt'j'T  •■  wy.M-  ■■  i'U.iV""-   i:  «»;i.j:'>"yftj'.  :  vii.t'.  .•  c. 

n.  ••  \M'"\\  ■■  IMI.  •  ?»*7ll.^fJJi.j:  :  -TryA  :  M^'^All  ••  ht\/.U.t\  ■  Vi;-  ••  hV  '  MhT 

l\\\  •■  y-VA-f'«"-  :  n/:  ;:= 

All-  :  hhO\'  ■■  Vt\Yt\  ■■  \\""  ■■  Wii-M.  ■■  ^.f."-'l[/.]'/  ■  ,h\Vi  ••  '  nu  :  "iM"  ■■.■  «»      '"i  '•' 
•M//.<i»-V  ••  ot-i\l-  •■  if-A-  ••  ihiuit-i:'l-  :  ?»rt'«'  ••  Kh">''i  ••  l\liu:Mti  •■  ion.y:  ■at-fi 

•I-   :   ){■».    ■■    iH\"/M"  •  hil-    '■  h/\tVI:    ■■   "7,l.A'l"f-  :i:  «"'i.'lOI-Jl.  :  AV  :    HXU.  ■  «» 

^•>  ••  «>H.f.-.'»''>  •  miMwi»-'}  :  ^/»yi^Aiv  :  i>"riA  ■•  :'''r^'>  :  (iHi'"i{iy'i  ■■  "'"/•'J.  •■ 

1.  Ms.  (IJun-C-V-  — 2.  Ms.  «n-fift. 


88.    LkS   MAI.HRIIIS     yUI    SONT    INII.IÜES    ALX    JlIFS    IIOIVENT    LES    INCITEU     .\    SE 

roNVKiiTiu.  —  Voici  donc  qu'il  nous  faut.  croirc,  afin  quo  *  nniis  nc  i^oyons  p.is  *  fol.  6.!, 
coiirdiulus,  quc  nous  iie  perissions  pas  et  quc  la  culcre  (du  Seiguour)  nc 
vicnnc  pas  sur  nous.  Conime  dit  !c  prophöte  Isaic  :  Co  pcuple  a  de  liiitclli- 
ijenrc,  [iikiIs]  il  ne  comprend  pas.  Le  propliöte  Mo'i'se  dit  :  {Ce)  peuplc  est  fun  et 
liest  pas  saijr.  Lo  proplu'to  Isaie  dit  au  sujct  de  ceux  qui  oal  crucific  Ic 
CJirist  :  Que  toiis  soieiit  confondiis!  Qii'ils  snient  rouvcrts  d  ifjnoininie  ceux  tiui 
\'iiisiirgeiil  rontre  (le  Christ)  et  ijüils  s'en  aillent  confondits ' !  Le  prophölc 
.Irreinie  dif  :  Ainsi  a  dit  le  Seigneur  puissntif,  Dieu  d'lsmel  :  Voici  que  moi- 
nuhne  jr  Iciir  donnerai  par  bnur/iees  la  torture;  je  leur  donnerai  d  boire  (pour)  eau 
dit  fu-l;  jr  Irs  (lispersei'fii  dmis  les  pays  que  n'nnt  roniius  ni  eu.v,  )ii  leurs  percs; 
j'enrerrai  sur  eux  le  (jlaivc,  jusquä  ce  que  je  les  nie  exLerinines  par  {le  glaive)  -. 
Coiuprcnds,  ö  mon  fröre  Justus,  que  partout  la  tristessc  s'cst  attaclico 
dcrrii-re  nous  '  cn  ce  nionde  et  que  nous  avons  eti-  disperses  dans  tous  les  '  f"'  '■' 
pays,  parce  que  nous  n'avons  pas  cru  au  Clirist.  Nous  descendrons  dans  Ic 
supplice  eterncl  qui  u'aura  pas  de  liii.  II  imus  faul  donc  pleurer  i't  ni'us 
lamcnter  sur  nous-m(5mes,  car  nous  sommes  banuis  et  nous  soniines  separös 
de  riierita<,'0  de  tous  les  saints  et  justes;  notre  part  scra  avec  les  peclicurs 

1.  Ps   x\xiv,  4.  —  2.  Jer.,  ix.  I."i-16. 


60  SAUr.IS  DAHKI^GA.  If.o' 

iU  :  y.fi.'t],1y9'  ■■  TM  ■■  "lifi-'i"-  ■■  ^,1il|fl  :  (n'i.Vifl  •■  '}})<»•>  ••  t\f,f\'i  ■■  f»fMi..'»' 

>   ■    M"'/.n-    ■l-    diu/"    :    (Ml.    •    flf\-Ti    ■■    tUxil-]\    •■    »K/n    :    ,1.VV'|-    :    hn^JJ    :    VfV 

r..i. -.1  •/, :  /\i]f\.-i' :  /.,;ii)\\  ■.[■.  ht\  ■■  i\iot'i.'i- :  fiA*  ■  h.'im^r..  ■■■■  uy.y.fi-  •■  Aif».  •  uh 
Tix'iu.hn.hA:  •■  y.ff"Y}<-  ■[■■  hft'">  •  ho^-iu  •■  mn'/hi'"""-  •■  y.•\•i^l^\•^■  •■  pa»-  •• 
lUxh  ■■  .i'.tiA-  :  h"'iMyi'  ■■  A"«»- :  ?rji/ : .('. 'ivi.'/V-  -i-  vM"^,-  ■  whöw  •■  ('.rj/iif-  •• 
hwrv:  ■  ?.*'iii7vnji.f:  ••  ^>l'/'<•  ■•  ua«»  ::=  mnii  ■  'iV'i.o-  •■  M-n  •■  AfVA-irw"-  • 
nxw»  ;:  «»Vi»-  ••  Ji/.'/rt  :  h>i'iv  ■■  vt\'Yi\  ■  'Vft-iV ' !  V''i'\'  ••  f:'i(^ •■  uiVf^yvi •■  h 

ill'l   ■■    «!/"?,>    •    (ny.J('    :    nC'/'l   •    flJf.Mi'l'    •    h'J"'///    •■    (i'hV    •■    Ä-.C.^'    :   rüJv/D^"|'V   : 
fli-ft'/-    :  0"}  :  (Hhtfof  :  fl)(l?,'J./')l   ■  ,hl"M  ■  /li.Cf»/-   ••  IIA"/A'/'  :== 

ji'.n.A"  :  V'ti'Yh  •  t\y{iJ('i\  •■  ?.""••/  ••  iii.  ••  Wi\'  •■  «»i/A-  ••  i/'/(i'fih  •  ?x,hw-  •• 

V«  b. 

I.  Ms.  •v.^^>.  —  2.  Ms.  ^mfi,e.-öi»-. 


et  Ics  iniques.  De  plus  les  gemi.s.sements  et  les  larmes  araeres  augmcntoront 

sur  nous,  lorsque   noiis   vcrrons  Notre-Seigneur  Jesits-Christ  venir,  dans  uiic 

grande  gloire,  avec  des  milliers  de  niilliers  d'anges  en  traiii  de  le  glorifiiT 

avec  tous   les  peuplcs.  Mais  uous,  nous  serons  bannis  et  cloignes  de  lui. 

Comme  dit  Salomon  k  cc  sujet  :  Commc  iles  enfants  fous  ih  t'ont  cnvoyc  {ein 

foi.  63,   chätiment  ä  la  derision.  '  Eux  ciui  n'ont  pas  ete  corri(/es  par  l'amusement  de  In 

derision  eprouveront  Ic  chätiment  qui  convient  de  la  pari  du  Seicjncur.  En  efj'rl. 

eiix-memes,  parce  (ju'ils  soiifj'riront,  seront  degoütes  de  ccux  f/«'//s  appelaient  drs 

dieux,  tandis  qu'Hs  seront  cliäties.  Ils  saurout  que  de  nourcan  ils  ont  ete  inßdbles  ä 

la  connaissance  du  Seigneur.  Sarhez  {ce  qui)  anra  lien.  A  la  ßn  du  chätiment,  {le 

malheur)  nrrivern  sur  ru.v'.  Voiri  que  pour  uous,  ö  mon  frero  Justus,  nous 

avous  abandonue  la  voie  de  la  droiturc  et  nous  nous  sommes  detournes  de  la 

justice  qui  conduit    (les  hommes)  au  port  du  salut.  En  efTet,  nos  yeux  so 

sout  obscurcis  et  n'oiit  pas  pu  coulcmpler  la  lumiere.  Le  soleil  de  justice  est 

loiu  de  uous;  nous  nuus  sommes  tourues  vers  la  perversile  et  l'iniquite;  c'cst 

pourquoi  nous  avons  perdu  la  vic  eteruelle.  » 

8*.).  CoNVKusioN  itK  JisTus.  —  Juslus  dit  ä  Jacob  :  «  Tu  as  dit  vrai,  mon 

'  foi.  G3,  fn-re,  et  lout  ce  (lue  tu  as  exprime  est  ecril  '  dans  les  Sainles  Ecritures.  » 
v"b.  .  '  ' 

Alors  ils  retournerent  dans  leurs  uiaisons. 

1.  Sag.,  V,  3-6. 


V  a. 


[lull  SKPTIKMK  ASSIIMÜLKK.  r.i 

?»r/»V'7i.  •■  hVn-  ■  <"IMI.A}"  ••  Mt\Yt\  •  J/liVrt  •  {\'"}{>'i  ■  -Vh'V  ■  li'/"  =  Oll. 

,1', :  norm:  •■  hii  •■  «'t'Mi.rt  ••  ?.(."  ••  K-\'i"w:i  ■■  \\f\"'Hih  ■■  iiwi  •  yi^-r-n  ■■■.■■ 

■l'l^"¥ll^ '   •  «»(Ml.A""!»-  ••  yhTH  ■  >i"/ll.hfl./i.(:  ••  /hyd»-  :  h'/'Ajj  :  li'/"  :  ){■ 
fi-0»-  ■  \\y.[\.  •■  •VK'A'  •  m-M-  ■■  in{\i'oiÄ.t\  ■■  '^'y,■t\  •■  '/IUI  ;:  mWM-.  :  Ki{\  ■■  h\\ 

A  ■•  \\i">  •■  iiini'^  ••  "/im-  ••  in'r:\wA-  ■■  A?»*vii,hiKii.(;  ••  it'TV.  •  -i-/iu/"'i:  =  >«■> 

öl.-  :  -htX""  :  m-h-V-  ■■  <f.'l'y.  ••  .t'.Vl-'J  ••  «"y."Ti[>.]/yi""-  ••  «»//»CWiyi«"-  :  «»-rt/- : 

wen  ■■■.■  niv/»  •  iMi. :  y.'ii-i-  ••  >ii.y.  ■■■■■  .iirtii>.  ••  <"^>}'.ji>. :  'hr-'iinMK'  ■<■■  in}x 
rh\\f\\"/.  ■■  hiy^.h'i.  ■■■.■■  01  iii^n  =  .cn.  =  jn,/,-/,  .•  iu,iiii  =  (hm-ä-.Ix  ■■•.■■  -/Wi  •  f"'  "■ 
y.!!'/.  :  M'"[n]/.y.-  :  h'Aoy,.  ■.■:■  (n}xMy(\'/.  ■■  'liW-  ■■  y[n.]  :=  i-vnii-  -•  w-iv^. 
.Wi  ■•  \Vi-  ■■  tMi.  :  ^-/ll.^•nr/I.l:  ••  [\h/..  ■■  ii.-ii']'yA  =  viiy.  :•:=  ?iVn  "lyi""- :  iviy.  ■■ 

lU'M:  ■■  )n:M-fi  ■■  m\h"'n  •■  wony^h  -.  in\ini\y,  .•  h"'h:y'r  •■  'Vy.h-v  ■■  y.'>"/A  = 
IUI./- :  AJi.'/'  :  ny-ü-y,  ■<•  vn-  •  ?i'/'i'.[?i]ii.rt  •■  iii/"!-  •  Ayi«"-  •  xy.-)« :  ^>»vr- 
ij"  •  A^l";ll.^'^Jl.(:  =  hi'"Ayiyi"»-  :•: 

1.  Ms.    IVTü». 


Lcs  i'r6rcs  repoiuliroul  ot  tlirent  ;i  .Instit.s  :  «  Pour  nous,  iious  avoiis  appris 
jadis  quo  tu  es  uu  yraud  doctcur.  Or  maintouant  pourquoi  uc  uous  oxposcs-lu 
pas  ce  que  tu  as  appris  de  Jacub?  » 

II  r(''[U)udit  et  Irur  ilil  :  «  Le  Seigni'ur,  Ic  üieu  vivaut,  sait  quo  toutes 
(las  choses)  que  {Jacob)  a  dites  sont  ceilaines  et  qu'il  a  parle  par  l'Esprit- 
Saint.  Mais  uioi,  je  dis  ([ue  daiis  la  tjraudeur  de  sa  clemence  et  de  sa  misö- 
ricordo  Ic  Seij^neur  a  daigne  que  vous  soycz  baptises,  bion  que  vous  iie  (le) 
voulioz  pas  Yous-nicmes.  Si  ce  u'ötait  pas  lui  qui  vous  eüt  appeics,  vous  u'au- 
lie/.  [las  i'tc  ha[ilises  dr  vous-inemes.  En  cHel,  lui-nu'iiio  a  voulu  devenir  votre 
salul  et  vous  a  couduits  daus  la  lumiöre.  Comiiie  dit  Ic  propliete  üavid  : 
l.drc-nini :  iiurißc-nioi  de  iiirs  iJnltes  et  puriße-moi  de  ines  faules  '.  '  De  plus  •  fol.  64, 
il  dit  :  .\si)erije-niin  avee  llujsope  et  je  devtendiai  pur.  Tu  nie  hieeras 
et  je  devieiulnii  plus  blane  <pie  la  neitje''.  Lc  propheto  Isaie  dit  :  Lavez-vous 
et  devenez  pars  '.  Le  Seigueur  dit  par  la  bouche  du  prophöte  Ezerhiel  : 
Je  vous  usperyerai  dune  cau  pure  et  vous  serez  purifies  de  vos  pechcs  *.  <^)u;iiit 
ä  moi,  ü  freres,  voici  que  j'ai  cru  ([ue  Celui  qui  est  veuu  et  est  nö  do  Marie, 
la  Suiiiti'  Vienje,  ä  Betlileem  de  Juda,  est  le  Christ  vöritable.  Voici  que  dös 
mainliMiaiU  la  verite  '  est  devenuc  manifeste  pour  vous;  n-ndoz  grAces  au 
Sciguour,  votre  Üieu. 


r  a. 


1.  Ps.  L,  4.  —  2.   l's.  I.,  y.  —  o.   Is..  I,  10.  —  'i.   Kz.,  XXXVI,  2j.  —  5.   M.  a  m.  :  tu 
justice. 


02  SARGIS  DAHKIIGA.  [1G2 

tny  :  y.(H{,h'  •■  {\■ni^  ■■  W.t\  •■  .('.«H-l-A}"«»-  •  A,7r)in  :  lrir,7i/:y'>  :=  «»Ä'/'ni  :  /•> 
/'7i.  :  ^t'.i>-.e-  •  whin-in'-  ■■  i\>\-  •■  )iu:f\i:y'i  ■■  (it'Hfi-  ■  fin-v :  :\n\i\  ■■■■  (i>oh 

i'".f."i/.  ••  i^'iy,.y.  •  ff»*i'ft/\  :  /.ho  •■  t,  ■■  h/.:f'n  ■■  hm  ■■  y.'rwi:  ■•  f'S-i  ■■  'r)iv.t\ 
«"•  ••  AÄi'.ij-.f.- :  <ii([',n.A"  •  i»">/- :  'i'/'fu:  •  11?  ••  tnh'rii  ■■  //iV-r«  •  ^^n?,  ■  (m\U 
y.  ■■:•■  y.i].ti"  •■  h/.:"i:  •  /.«^?,h'/-  ■•  n.c.n.  ••  Ji"?».?,"!  ••  nrHjAA  ■•  iDwy.v.  ■■  n^'.pv/»  • 
ftnh  •■  MWF'  •■  h'i'L  ■■  rH'.e.v/"  ■  Mit'  •  m\  •■  f\"iy'\'  :■.■■  »fUh  -.  h'Hfi  ■  Ji'ii.f- 
h  ■■  i»»i'>h  ••  ^.i'.ii^j'/.'  ••  A.'i-rt  ••  ^'.'/'•ftAi'.  :  i/'i'i''>?i  •  ivH'  ■  n/iii  ••  WMffi  ■■ 

hflff»  •  ^AO  ■•  l/ll"7l)  -•  Offi-1-  ••  WMUy'i  ■■■■■  oift"'Ly  ••  »  J/'  •■  ^.'>7Ä  ■  öi-Vi»'!*'  • 
foi. <i.    ,ey"ftT  •    ?,';"?,^„i/'öi>-  .-  Ahy.ny.-  •  rn/i?,'/  •  rii?,'/"i/  •  üCl  •■  at-til-  ■•  AOA  •  t 


1)0.     JUSTUS    CONFIRME    PAH    l'iIISTOIRE     DU    DIACHE    LeONCE    QUE    LE   CllRIST   EST 

LE  Roi  d'Israei..  —  Voici  quc  je  (vais)  vous  raconler  moi-meme  un  fait  sur- 
prenant  qui  s'est  passe,  pendant  quc  je  me  trouvais  dans  la  ville  de  'Akii 
[Acca],  lorsque  les  Perses  '  partirent,  pour  tucr  lo  pcuple  des  chretiens.  Alors 
Ics  Juifs  se  soni  souleves,  ont  incendic  l'öglise  et  oiil  tue  beaucoup  dr 
foi.  r.'i,  geus.  II  y  avait  parini  (les  clireticns)  un  *  diacre,  appelc  Leuontewos  [Leoncc  , 

r"  b.  * 

sage  ascete  de"  la  loi  du  Clnist.  Voici  quo  les  Juifs  l'arroterenl,  afin  de  Ic 
tuer;  ils  Ic  firent  soull'rir,  le  lualtraitereut  et  Ic  fhigelli'rent.  Pur  suite  de  la 
grandeur  des  tourments  et  des  supplices  qui  lui  (furent  infliges),  il  apos- 
tasia  et  doviiil  .liiif.  De  longsjours  aprrs,  il  rciiconlia  im  vicillaid  assis 
ä  la  porte  de  la  synagogue  des  Juifs.  11  lui  dil  :  n  Pourquoi  es-tu  assis  ici?  « 
Alors  les  larmes  et  les  pleurs  le  sulfoquerent.  Le  vieillard  lui  dit  :  «  As-tu 
«  oublie  ce  qu'a  dil  Notrc-Seigneur  dans  TEvangile  :  Celiii  qui  iu'aura  renic 
«  devanl  les  liomtnes,  je  Ic  renierai,  moi  aussi,  devaiii  mon  Pcre  qui  est  dans  les 
«  cieux  '.  Or  voici  quc  toi-meme  tu  as  apostasic  et  es  devcnu  Juif.  Mais  il 
«  me  scmblait  quc  tu  ölais  zele  toi-meme  dans  la  loi  du  Christ,  car  personne 
«  n'etait  comme  toi  parmi  les  chretiens.  »  Avant  entendu  eela,  {IJoiice)  fut  epou- 
foi.  c'i,  vante  et  chercha  ü  s'enfnir  *  de  la  main  des  Juifs;  (mais)  il  ne  (le)  put  pas. 
Alors  il  monta  sur  la  haute  nuuaille  des  remparts  de  la  ville,  se  jeta  de 
lui-meme   dans  la   mer  et  mourut.  Ayant  vu   cela,  les   Juifs   s'attristerent 

1.  M.  ä  ni.  :  les  hommes  de  Perse.  —  2.  M.  a  m.  :  d,ins.  —  3.  Maltli.,  x,  33. 


v°  a 


|lf,31  SRPTIKMK  ASSKMRLKK.  iVA 

rtUUKiu:.!'.  ••  öH'-  •■  Jin-r:  ••  <»'i(u:«7i  =  lu/»  »  o^j'.  :■:  «»i;"wv.n""rt  •  Ah.tM»- 
y;  •  \{\'vim^-  :  m-tx-i  •■  'ry.i:  ••  oun/.y.-i-  -.  at-tii-  •■  KV-Ti  •  iC-rt.ii  ::=  unn\"  •■  i) 
()»i  •  im:  •■  ■{Xh{\.  •■  hy.H'>]'ii  ■■  /../.'/.  •■  ?»"/ii7»nJi.(:  ■•  uh"»-  •■  yh.ii-)'  ■■  tny.-ii]/. 
\\'  •■     Ol:  ■■  hyn-y:  ■■[■■  in{\"V  •■  ,liA'/'»  ••  i/,/iA«"  ••  u>hU  ■■  UVi  ■  t'll.  :  UiU  ■  '  f"', '■' 

tnhrv  •    l'i/'h-  ••  /:öy.ot'  ■•  tni.'lV.'i'/*  ■  hy.tlM'  ■■  «»Mh/iA-  :  Iini'.'.'/;IJ' 

</'»•  :  «ii'.ii.A-  -•  h'rh'^  •■  '/rt'/'o  ••  wi-u  •■  yu:  •■  vu/mh.  ■.  i/a-""-  =  hy-u-y:  • 
(in'.\un-'i-  •  \n:ti-i:y^  ■■.■■  <»?i'/"ii  :  •l'"?lK-  ••  y.'V'i-M'  •■  ou/nfw-  •■  oh-  ■■  «'»-rtl-  •• 
n.*  •  flv.h'n}"  :  Tx'iu  ••  y.iiu:  •  thixiiu  •■  h.huv'  ■■  o"H/\v'  •■  (nh.iftro  ••  u. 
','(»•  •  ^A  ••  n.ix'U  ■■  Wirt«).  ••  <»t'.ii.A-  ■■  "Ml-  ■■  Ti-  :•:=  aih'r-M  ■■  .imla-«»-  •  vti 


extrenieinont,  car  il  itait  pourcux  (uii  sujct)  d'orgucil,  parcc  qu'il  avait  apos- 
tasic  et  qu'il  etait  dovoiiu,  comme  cux,  Juif. 

'.M .  N'isKiN  nlswc.  —  Alors  uu  homme  d'eiitre  Ics  prctics  des  Juils  vit 
eil  songe,  pendant  sepl  nults,  Teglise  quo  los  .luils  avaicnt  incendiöe.  Voici 
qu'ollr  olait  (ro)c(mslruile  (cii)  or,  cii  gcmmes  (et  en)  picrres  precieuscs,  cl 
quelle  brillait  coninie  le  soleil;  mais  la  synagogue  des  Juifs  etait  renversco  ' 
h  torre  et  etait  tombee  '  sur  de  imaiits  exerements.  II  y  avait  dans  l;i  villc 
dWc'ii  uii.luif',  oraignant  le  Scigneiir,  appele  /.vrtrtc;  *  les  Juifs  lui  deman-  •  fol.  C4, 
daient  sa  benediction.  Avant  appris  le  songe  (pie  le  pretrc  avait  fail  \  il  dit  : 
0  Co  songe  (signifie)  la  dcstructinn  des  Juifs  qui  surviendra,  lar  le  Ciiiisl 
a  en  qui  eroient  les  cliretiens  est  le  roi  d'hracl.  » 

Alors  einq  hommes  sclcvferent,  luttcrcntcoirtrc  Lsaac,  discuterent  entrc  eux 
et  dirent  :  «  Dös  que  cette  parole  sera  enlendue,  tous  les  Juifs  apostasieront 
(t  et  deviendront  chr^tiens.  »  Puis  ils  dcciderent  entre  eux  de  letucr.  Le  soir 
6tant  venn,  ils  entrerent  dans  sa  maison  et  Ic  trouvercnt  assis  scul;  ils  le 
saisirenl  et  le  tuerent.  L'liistoire  (de  ce  Juif)  ne  fut  pas  apprise;  mais  scu- 
Icmeut  ils  mentirent  et  dirent  :  «  11  est  mort  subitemeiit.  »  Alois  Juslus 
leur  dit  :  a  Le  Seigneur  sait,  '  ü  frercs,  que  Thomme  qu'on  a  lue  m'a  parle  •  foi.  65, 

r"  a. 


1.  ^L  ä  m.  :  etait  engloutie.  —  2.  M.   a  ni.   :   etoit  desccndue.  — i  .   M. 


o 


homme  juif.  —  4.  M.  ä  m.  :  avail  songe. 


f)/i  SAMCIS  DAlÜ.liC.A.  [1(14 

aiiifin  •■   ipnh-  ■■  ('ILA-  :  vh'VD  ■■  f\yM-n  ■■  >.?iVP  ■  ?i^/"rt  ••  p.ho»-  : 

«»?i'^".f.'V«J.(>-  :  */i«^'/,'  •  ""fl.,11  •■  r»n<Tlr|:  :  ;iA.A"«>»-  •  A?iA  :  yAwW\-9^  -V-  (I 

\\tm    :    t'.d.    :    ix.CrVtX    ■    '/ll.l'.    =:=    iK/n'U    :    .f-fl.  ••  ?i"/ll.?in«/..(:    :  f."?'/"  :  A,f.Vl-'>  = 
fol.f.,     y/.A-    :    rtn?i    ••    m'A'htm'i    :    (1?!^     A    :    [ä]^/».!!«?«»-    ■■    «»Prt'/'ln    :    «"'ll/.l^-f-    ••    (1 

-|:  -.::  ?,/ir/D  :  M"h'l\\.h'lhlui:  ■•  i:,1A'  ■■  Ad-  •  (ny.hin-i  :  hffn  ■■  W/A  ■■  Win-M'  • 

n  •■  Hi'.vnr;  ••  whöw  ■■  t'-n.  ••  ö»-?i-/'  •■  h"'U.  •■  i'.n.A}''»«»-  ••  Ani  :  »iinin  ••  «»a 


sur  ce  sujet.  Pour  vous,  nc  vous  attristez  pas  au  sujet  de  cet  apostat,  car 
lui-meme  a  dit  quc  Ic  CJirist  qui  est  venu  csV  le  roi  d'Isrni'l.  »  Ayant 
entendu  cela,  ils  remcrciercnt  et  ils  glorifierent  le  Seigneur.  (Puisi  ils 
retournereut  dans  leurs  raaisons. 


IILITIEME    ASSEMBLEE. 

\)2.  Sl«  l'Antechkist.  —  De  nouveau  ils  se  reunirent.  Jiistus  dit  ä  Jacob  : 
«  O  mon  frere,  si  les  Romains '  ont  öle  afTaiblis  et  ont  ete  vaincus,  les  dix 
cornos  dont  a  parle  Ic  propliete  Daniel  surgiront. 

Ensuite  (viendra)  le  faux  Messic.  Mais  malheur  ä  ceux  qui  le  recevronl ! 
Conimc  dit  le  propliete  Jenhnie  :  Ainsi  a  dit  le  Sei(/neur  :  Maudit  soit  toul 
'  fül.  Gr..  lionmw  qui  sc  coiiftc  dans  '  l'lwmmc'-  et  appuie  son  bras  sur  lui,  car  son  ca'itr 
est  loin  da  Seigneur!  II  deviendra  comme  unc  bruyere  '  dans  le  desert,  (lui)  qui 
ne  verra  pas  Ic  honhcur,  lorsqu'il  viendra,  et  il  demeurera  dans  le  dcscrt  oii 
personnc   nc    dcmciirc".  De  ])!us   il  dit   :  Cc  jour-la,    an  dira   d  ce  peuple  et  ä 

1.  M.  a  m.  :  les  humnics  de  Home.  —  2.  L'cxpi'cssion  :  >,^rt  :  >i<iu,1i.i'<d-  correspond  ä 
noire  loculion  :  fils  de  l'homme.  —  3.  Noiis  avons  traduil  '•f.'L'y  par  hnujere,  car  le  terme 
aYpiou.upixifi  se  trouvc  dans  les  Septanle  el  dans  l'edilion  de  M.  N.  Bonwelsch  [op.  eil., 
p.  70).  Lc  sens  preniier,  donne  ü  ce  niol  par  Dillmann,  est  :  quisquiline,  purgn mental 
sordes,  scoriae  [Lex.  aeth.,  col.  813).  — 4.  Jer.,  xvii,  5-6. 


V  II. 


fol.  05, 


[1651  fllHTIF.MF  ASSFMHLRR.  r,:. 

hS<'M.'r  ■■  :'>.i  ■•  ""hnx'i-  :  mtii  ■■  'i'-'i'i  ■■  wr  ■■  «»a/-  =  .i.iiru' :  ;,ji  :  A 

■}K/li  •■   "'M'   ■■   A'^'lrt.   ••  >;^ö'»•  •  A/'X'>  ::=  aiy.hU.ft  ■•  h'i  ■  >iV'7(V"'-  :  <lv"'|- 

t'   :  VH-   :  VUi:"l  '   ••  tu/"   •   y.f""i'    •■    r/»l|//n   :   ini»-A-   i   fl/.l^lh   :    t'.JI  e.C   :   >,</"•,   :   ;,> 

r»:i-  ••  M'/.fi.ih  :•:=  ^A-nv  ••  >ift'/»  •  •ifici  •  wni.  •  hhv  •  A-nii.  ■  ;,.t'<<^A.'/'  = 
/»•A  ••  i/.i'.».'W»i».  ••  hTi  •■  >;■>  •  oiyrti»"?!   •  ,i."7^/n :  ?ii;"h.f.ri/.  .•  h.'iv..r  ■<■■ 

Prt-rt    :    VlCrtY-ri    •    »/^/"K7»    ■■    ll'/"    ••    <nA   •    <l»-rt/-   :    X'/'C     ::    ',«*•    ■    }x.i:Tf\>>{\   ■■    11 
(»•?i'|:   :   ilifl'l'.   ■■   //nrt.<1i   =  .i'.'/"X7»   ••   (l(J(l.Jl'.  >   'l'-C'/V   :   tn/.hy;   :  (Ufuhi]  :   TifUl   ■■ 

tuy.nu:  •■  »/hli  •■  m-M-  •■  •/•.f.t: :  ">n'/'>i'7.  ■  '/'xhl-  ••  yt\\t:K  •■  Artti?, :  lim« 

riy.'J'lu:  ••  «»"lY  •■  (l'J-ri.'J}"   :=  fl^l^A•  ••  "l-M-  >  T-.liA-l-  ■■  «»«J^/nV  :;:  (11)//"  :  ('.(1.  : 

y,-ih.i\  •■  vn.,1'.  :•:  tni'.Vfln  •  V7/.  ■  -wi :  a«a  ■  «»yri/^. -»'■"■»•  =  M'y.A'i  ■■  A(;a  • 

("l'.rhA  '  l'.'BAT  •  //"«PrtA  ••  «M>1  •  lUl'.'l-riMMl  .•  A-|:  :   "  ht\\\  :  öy:"7.ih  ••  m-tl 

•I-    ••    ?iy..»'-   ■■    '}//nl'    ■•    «»(i'J//nl-    :    H»//n'><<.'|'   :    "/r/n-/-    ij:    <|)V(1/.    :   mit-p.   :    fl)rt()(V   :        '"'' 

'/"A^»^  ••  h//n  •  yiti'i' '  t\"i(n>/..  :•::  (hJi,^(i  .•  t'.n.  ••  /i.C'/'yfi  •  vn.t'.  ■■  (!?»'>•/•  : 

1.  Ms.  ^oc"*.  —  2.  Ms.  ,e.i.f\..  —  3.  Ms.  ©.?.«/">,. 

Jenisa  Ion  :  i'ii  demon  spdiirltntr  est  sur  Ic  rlicmin  du  drsert;  la  fillc  de  mnn  pruplc 
(.sc  donne)  noii  pas  d  la  purcte  et  non  pas  ä  la  saiietißcation,  niais  an  demon. 
Mais  niaintenant  moi-meme  je  leur  parlerai  :  Voiei  que  mon  air  monlera  commc 
les  nuees;  les  vliars  [du  sedurteur)  senint  eumnie  un  lourbillon ;  ses  ehei'aux  seront 
plus  rapides  que  les  aii/Ies.  Naus  n'arons  plus  (de  fnrce),  enr  nous  aeons  ete 
aceables  (d'epreuves).  Luve  la  maliee  de  ton  eceur,  Jerusalem,  a/in  que  tu  sois 
sauvee.  Jusques  d  quand  nukliteras-tu  *  en  toi-m^me  des  pensees  qui  te  tourmen-  •  fol.  es, 
tent'.'  Lne  voix  est  venue  de  Dan  qui  tanminrc  (le  malheur)  et  (qui)  fall  entendre 
l'a/piction  depuis  les  montagnes  d'Ephraim  ' . 

En  efTet,  la  venue  du  faux  Messie  n'est  pas  corame  la  venue  de  ?iotrc- 
Seigneur  Jesus-Christ  qui  est  venu  comrae  la  ros^e  sur  la  laiue.  \'ok'i  que 
'Ermolü'os,  c'est-ä-dire  le  faux  Messie,  viendra  dans  une  grandu  crainte, 
(dans)  le  trcmblcmont  et  idaiis)  un  violent  tourment;  il  fera  le  troublc  sur 
la  terre ;  au  commencement  de  sa  venue,  il  apparaitra  aux  homnies  coranic 
s'il  faisait  le  bien,  (cela)  par  artifice;  (mais)  toute  son  oeuvre  est  ruse  et 
iniquite.  Coniinc  dit  le  prophöte  Daniel  :  II  proferera  des  paroles  eontre  le 
Tr'es-Haiit:  il  seduira  les  saints  du  Tres-Haut;  il  se  proposera  de  ehanger  les 
jours  et  la  Loi;  {les  saints)  lui  seront  donnes  '  jusqud  l'epnque  {fixee)  pour  lui;  *  fol.  65, 
Hs  seront  dans  sa  main  {pendant)  une  annee,  deux  annees  et  la  moitie  dune  annee. 
L'n  ange  demeurera  autour  de  lui  et  l'aneantira,  aßn  de  le  perdre  ä  jamais^. 
Do  plus  le  prophöte  Jeremie  dit  au  sujet  de  la  maliee  de  ses  pensöes  :  C'esl 

1.  Jer.,  IV.  1 1-1.5.  —  2.  Dan.,  vii.  25-26. 

r.\TR.  On.  —  T.  XIII.  —  F.    I.  5 


i"  a 


er,  SARcis  D'AnF.nr.A.  He 

110  •■  AAÄ  ••  IWW"  •■  'i-'."|-  :  tnnhff"  •■  UV..  ■■  l'"''/n<.  ■<■■  '/'»'«'-l'  ••  -f'/'M.  ••  inhti'l' 

■nh'v  ■•  \iK*"t\y.'\-  •■  wyn-M:  ••  -nöh-  •■  tihum  ••  ä-.p.«)'  ••  r/u',/,.py/'  .•  nr/ni^A 
■]•  ■■  h"'U  ••  y^/nx?!  •■  rxnw.hn.h.i:  ■■  ^/"TUrii/-  ••  on.e  :  nixv»  =  a<>a  •  h^.Aj 

foi  .....  flihCB  I  'J"y:i:  ••  4'()li.  •  *»i'.'|''lA"  ••  Ah^.A.  •    Uai'h'U  ■■  \_l\^(\t1xi:  ■■■.■ 

y.n.  •  .vö^-n  :  >^}^'•l•v  '■  f'tiTh  •■  An- :  htm  :  ncMfti  ••  »i-fflA^.  •  h'n:y9°' 

}x''ni.hn,iui:  ■■  a>J'}^.a  •■  >n.,e.  i^  h»« :  1/iat' •  •'lax.M'  •■  my.-i-'i'ir  ••  zpfn 
my.y.fmtiti  -.  hriA  :  af^ft/.y.  ■  0*^9  •  ml-/w>x7i  ••  ^y:^  ■  KiV  ■  A'JA?"  .■  m 

1.  Ms.  f,h.e:l.  —  2.  Ms.  ^ftAT. 


^ 


moi  le  Seigneur  qui  vois  le  cceur  et  sonde   les  reins,   afin  de  donner  ä  chacu 
Selon  sa  voie  et  sehn  le  fruit  de  ses  ceuvres.  [Comme]  la  perdrix  (/lousse  et  rassem 
ce  qu'elle  napas  eiic/endre,  {ainsi  fait)  celni  qiti  amasse'  ses  richesses  en  dehors 
la  justice;  il  les  laissera  au  milieu  de  ses  jours  et  il  deviendra  insense  d  la 
{de  sa   vie)'.  Commo  dil   \r  prophete  Isaic  :  Ce  jour-lä,   le  Seigneur  apporte 
un  glaive  grand  et  fort  cmiirc  le  dragon  et  le  serpent  {qui)  est  mechant,   et  i 

foi.  ßfi,   tuera  le  dragon*  qui  est  {dans)  la  mer^.  » 

Justus  röponJit  et  dit  :  «  Tu  dis  vrai,  Mais  mallieur  ä  ceux  qui  rece-l 
vront  le  mauvais  dragon,  c'est-ä-dire  'f^rmohVos,  Ic  faux  Messie!  » 

'.);5.   L'Kglise  et  l.v  niER.vRCiiiK.  —  Jacob  dit  :  «  O  mon  fr^re  Justus,  com' 
prcnds  que  le  Christ  qui  est  n6  de  Marie,  de  la  Sa  inte  Vierge,  ä  Bethleem 
Juda,  est  donc  le  Christ  au  sujet  de  qui  la  Loi  et  les  prophetes  out  annonci 
(Ic    Christ)  qui   est   venu  aprös   les    soixante-neuf  semaines.   Comme  dit  1 
Seigneur  au  prophete  Daniel  :  {Soixante-dix  semaines  ont  ete  fixees),  afin  qui 
le  peche  füt  consomme,  que  le  crime  füt  scelle,  que  la  faute  fx'it  effacee,  que  lini 
quitc  füt  pardonnee,  que  la  justice  eternelle  vint,  que  la  vision  des  prophetes  fu 

UA.  6.-.,  scellec  et  que  le  Saint  des  saints  füt  oint.  '  Tu  sauras  et  tu  comprendras.  Depuü 


r  b. 


1.  M.  ä  III.  :f{iit.  —  2.  Jijr.,  xvii,  lO-U.  — .>.  Is.,  .x.vvii,  1. 


unv  nriTii^.MF.  AssrMiit.Ki:.  «: 

X*-n  « (P't\i:f'i  ■•  <ii"/  ••  oi/'iiu'i- :  hf\  '  hM'.'nh  ■■  ■•iihin  -.  un-ou- .  ;„i,i| 
n  .  h//o  :  i'.rtii.i,}''  •  <"e?itM}"  •  a>."/ii7i(i./i.j:  :=  «".i»-  >  i*«.}^""  =  ;>-f\  ■  vn. 

7  '  »ii»'.'-l-  ••  «»'j.y-r'Vl-  ••  «n./i'i'cy-i-  •  ?»a  ••  i'./i.n[ii]""- :  A.i.iifi :  y.'iiv,-  ■■  /.• 
cf  '  J";'/.'!-  ••  iny.\\in''\'ii»-  •■  ',"A'i;i/«">-  :  <"hv  •  ?i"/ii.hn,/i.(: :  ?,iwi»-',"«"- « i^^r'^ 

Jwn»-  ,  flJ/J'ß'l-}'.  :  n"7«^llA"tf"-  :  ^/"AMw"»-  •  r/'hV  ••   ?i"/ll.^-n,/i.r:  :  'liUWv  ■■   (Hfi 

n'iifi  ■■  M'i'.'i-  ■■  /"CJ'J- :  rtA'/' :  o'hm'i-h  ••  heil  ■■  Mi-v  ■■  h'ry.'i:  ■.■.■■  imj.  :  >;'/; 
■V  •■  Vil.i'.  :  >iuv/;li  ■■  i'.A-nrt-  ••  X-.f.-l-  •  «»^i.e./i'j-.li  =  •iv/'Mr/-  ••  .f.'Ivfo/'Mi-  ■■■.■  «» 

I.  Ms.  r.iTX-J,'!-.  —  2.  Ms.  m.hm-c^V. 


/fl  sortir  tlr  la  parole  qui  {t')a  repondu  (quc)  Jrrmalem  xera  (re)hdlic  jusquan 
Chrisl-lioi '  ijuc  ses  serviteurs  gloriilcnt  et  remcrcicnt  dans  toutes  les  dgliscs, 
(il  y  aura  soixante-dix  scmaines). 

Olli  ccrtainemcnt,  moii  frcre,  Ics  cgliscs  du  Christ  sont  cxlrr-mcmcnt 
nomliiouses  sur  torre,  depuis  lo  soleil  levaiit  ju.-^iinau  coucliant  et  dcpnis 
\o  »onl  ju.-;qu  au  sud,  daiis  lesquellcs  sont  gardos  la  Loi  et  lo  Testament  (et) 
vers  lesqucUes  il  a  reuni  tous  les  peuples,  afin  qu'ils  glorifienl  et  renicr- 
cient  le  Seigneur.  Voiei  que  s'est  accomplic  la  parole  des  proplietes  qui 
onf  proplu'tise.  De  plus  daus  iles  oglises)  il  y  a  les  clercs,  les  primats', 
les  eminenls  docteurs,  les  prötres,  les  diacres  et  les  apölros  qui  ordonnent 
au  peuplo  d'aocomplir  la  justice  et  la  dmiturc  et  lui  rnseigiu-nt  *  la  Loi  et  •  foi.  m, 
le  Testamcut  du  Seigneur. 

Conirae  dit  le  prupli^te  Ezerhid  :  Jr  Inir  preposcrai  im  snil  (pnstetir  qui) 
les  paiirn,  mnn  serviteur  Dariil ;  i!  ilrviemlm  pour  eii.r  Inir  pnstrur.  Mni-memr 
le  Seif/neur,  je  deviendrai  pour  cur  leitr  Dieu,  rt  David  au  milicii  d'riix  srra  leur 
priiice.  ilni-tmhne  le  Senineur,  j'al  parle;  j'etahlirai  pmir  David  uii  Testament  dr 
paix  et  je  frrai  dispamitre  les  atiiniaii.r  mec/iants  de  la  lerre'.  Le  propliete 
David  dit  :  Tes  prelres  seront  revelus  de  justice  et  tes  justes  se  rejauinrnt  de 
bonheiii\  De  plus  il  dit  :  La  je  ferai  pousser  uiie  corne  d  David;  je  preparerni 

1.  Dan.,  IX,  2'i-25.  —  2.  Le  lerme  rt.+tn-'V^-  est  aussi  employe  pour  designer  \ca  p  res - 
bijtres.  —  3.  Kz.,  xxxiv,  23-25.  —  '«.   l's.  < :xx\i,  •». 


V  11. 


♦  fiil.  0(1, 


r  a. 


68  SARG  IS  D'AHF.RGA.  [168" 

.i,e  •••  fl»>iAn^<"-  '  -Vi-C/.]-!-  =  AÄ'^/i'i-  "•  '»PI- :  uy-  ••  ^^:fi'\'^  ■'■■  ^?i'*P  '  P- 
n-r/i  ••  VI»-  ••  h*^.«"»-  ••  vn.jPi-  ••  ».>?•  ••  n>i'}'i'  =  »luv-'i-  =  fl'./i^i.ft  •■  /"coi-  ■••  ah 
tm  :  ,e,n.  ••  '/"Ä»/iV  :  Ji^/'T'"»-  ■•  ftA-"»  •  ^.r.'iMi-  •■  nÄ-.e.'4'  =  aöa  :  wa-  =  ^ 

vfA-  ■•  'JAr  :  ii/i-nh-j'-o»- :  A^"j-^>  ■•  ^(;>5^.l^  !=  ^.n.  =  ''ii'-i-  ••  vnj'. :  n>.'>'/'  • 

n.'|-  :  hC/j/.JP'J  :i:  ^'/"V.  =  fl'A'lf  ••  fl»f:?.f.  :  aihfCTK  •  h^VlK  ••••■  m'M%  ■  i'h 
ninVl.  :  fl'n.J-  •   htt-W.  ■■■■■   Tirt«»  •   if/f-fl»  '   ">•?■/"  :  /"Vh.    •=  hflOD  :  at-rxl:  :  }x1\\. 

Wi.  ::=  ^.rt"/'!  ••  A"'|:  ••  ^'PAft  s  m.cTft '  :  nhT'h  ■l-  a^Uött  ■■  .f.n.  :  {Mx'i'V  '  *«J. 
fi'i  •  >xi:ff:M'  ■•  WH"  ■  MiO'K  ••  /  mA"/.  =  Ah.  ••  •"/.•Ij*  =  fflVrtir^.p-öo-  :  od 
A?.h1i- :  Avf-A- :  y",e.'i:  :•= 

'^  :  w-A-  •  Äri.»in  :  ^.Q. '  wn\\.h-üih.c  :  Hvf-A-  !  y.fn>i\\\  ■.■.:  (dkct^m,  ■■  vn. 

1.  Ms.  rnfit.  —  2.  En  marge  il  y  a  :  ni"/*  :  o».  —  3.  Ms.  u.ft-vt.  —  4.  Ms.  fOTÄ-h.. 


w/(e  lampe  poiir  mon  Messic;  je  revetirai  d'ujnominie  sex  ennemis;  en  hii  ma 
saintete  ßeurira  ' .  O  mon  frere  Justus,  voici  que  les  prophetes  ont  annonce 
autrefois  au  siijct  des  pretres  et  du  Nouveau  Testament.  Comme  dit  l'Eeri- 
foi.  66,  ture  :  Je  les  remlrai  puissaiits.  '  afin  qii'ils  jurjeiit  avec  justice  sur  tous  les  peüples 
el  les  princes  de  la  terre.  Voici  donc,  mon  frere,  que  l'Evangile  de  Notre- 
Seigneur  a  ct6  cntcndu  dans  le  monde  entier  par  la  predication  de  ses  saints 
disciples.  Lc  prophete  David  dit  au  sujct  de  l'Eglisc  :  Ecoute,  ma  ßlle;  vois 
et  prete  ton  oreille;  onblie  ton  peuple  et  la  maison  de  ton  pere,  car  le  roi  a  desiir 
ta  beautc;  en  effet,  il  est  ton  Seir/neur.  Les  fiUes  de  Tyr  se  prosterneront  devant 
lui  avec  des  presents'-.  De  plus  il  dit  au  sujet  des  saints  disciples  :  A  la 
place  de  tes  pi;res  des  enfants  sont  nes  pintr  toi ;  tu  les  appellerns  princes  de  toute 

la  terre'. 

94.  L'entktkmknt  dks  JiiKS  SKH\  IHM.  —  Le  propliöte  Malachie  dil  au 
sujet  de  la  fin  des  .luifs  :  />e  Seirjneur  (jui  domine  tout  a  dil  :  Je  ne  recevrai 
fol  67,  plus  le  sacrijice  de  votre  main,  car  depuis  le  levant  du  soleil  ' jusciu'au  couchanl 
mon  noni  sera  glorifie  dans  les  peuples  et  les  pays;  on  apportera  de  l'encens  ä 
mon  nom  et  un  sacrifice  pur,  car  mon  nom  est  t/rand  dans  tous  les  peuples.  dil 
le    Seigneur   qui   domine    tout  \   Le   prophete    Jeremie    dit   :   Ils   ne   m'ont  pas 


vi) 


r°  a 


1.  Ps.  cxxxi,  17-18. —  2.  Ps.  xi.iv,  ll-i;i  —3.  Ps.  xliv,  17.  —4.  Mal.,  i,  10-11. 


[169]  IlLHTiftMR  ASSEMBLER.  69 

VÄ-Ä*  :  ll<""ft/'  =  'S"1'»-  •  ^.U-'i  :  rt'Ä'rh^r^u»-  ••  AK^'<fiM"  •  n)ViV  •  tty.ot  -.  in 

hfif"  •■  Khr'f  ■■  tmiMti  •■  at?,.  -i^ot-r  ■■■:.  riiu/"  •  y.a,  •  ^i.A.i'.yA  :  vii.!'.  ••••  •  f^'j^«'. 
nA"o«>- :  A'if'Ji:  :  iixiin  ■■  ti'1.0  ■■  t\'r()-  •■  "»;..lA.'nf/»,  ••  oh:m  •■  chv-    ("ä.:'- 

ftJ^'(^  »  mixy.'f  •  h'«'  ■  ;...i'.(:Är-  =  n^«>[i'.]'j/;i»'ö»-  =  "»Ik/"  =  hj-M"»- '  n>iii'/. 

IJ'ö». :  tn\ifn>  i  ^..t'.A-ntu.  ••  (IAO«'»-  ■•  rt»Ä..f.llv/D^',iv  :  aih,yAt)(\"""-  ■•■■  ^11.  =  ^. 
cryfi :  "itts-  •■  .i'-nA}»'«»"  ••  AHM: :  «ii'iin  ••  «>AA..v<-«^A.'/'  ••  :>>.'i  •■  '"»rt/l»!-  : 

A/JJi'}  •  (fotlilxl-  ■l-  a*y.}xU.ft  ■  M  •■  M''ll^oo'  :  .|.ft.>f '  :  Vi»-  ••  f UC"/  =  h«»  =  .f.'/" 

V  ■  tohtm  :  htU'A" :  rt/.'jAih  :  ^1^.1:  ■  M^'V  •  hr^ticl'  ■•■■  A'^-iU" "  yf^-T-n  ■•  a  *  '"'"'• 


1.  iMs.  tÄ(H-f. 


v"a. 


^coM/e  et  ils  n'ont  pas  prete  leur  oreillr.  a/iii  de  ne  pas  se  detourner  du  med  et 
aßn  de  ne  pas  {cesser)  d'encenser  les  dieux  etrangers.  Au  matin,  ma  colere  et  moti 
chätiment  se  sont  enflammes  ä  In  parte  de  Juda  et  au  deliors  de  Jerusalem  (qui)  est 
deveiiuc  un  desert  et  un  cluimp  jusques  uujourd'hui.  Tout  cela,  nous  l'avons 
vu  et  nous  l'avons  connu  ' .  » 

Justus  repondit  et  dit  :  «  \'oici  que  s'est  accompli  sur  les  Juifs  tout  ce 
qui  a  etö  dit,  cur  ils  n'ont  pas  cru  au  Christ  et  u'ont  pas  '  adlicrc  ä  lui.  '  '^^■^'^ 
Comme  dit  le  prophöte  Isuie  :  Dis  d  ce  peuple  :  Ecoutez  bieu,  (mais)  vous 
ne  comprcndrez  pas;  voijez  bien,  (mais)  vous  ne  connaUrez  pas.  En  effet,  le  cieur 
de  ce  peuple  est  devenu  epais;  ils  out  detourne  leurs  oreilles,  aßn  de  ne  pas  entendre; 
ils  ont  ferme  {leurs  yeux),  aßn  de  ne  pas  voir  avec  leurs  yeux;  {ils  ont  bauche 
leurs  oreilles),  aßn  de  ne  pas  entendre  avec  leurs  oreilles;  {ils  ont  epaissi  leur 
cceur).  aßn  de  ne  pas  comprendre  avec  leur  coeur.  Ils  ne  se  convertiront  pas  et  fe 
ne  serai  pas  dement  envers  eux  ".  Le  prophete  Jeremie  dit  :  On  dira  a  ce 
peuple  et  d  Jerusalem  :  Un  demon  seducleur  est  sur  le  cliemin  du  desert;  la  ßlle 
de  mon  peuple  {se  donne)  non  pas  d  la  purete  et  non  pas  d  la  sanclißcation,  mais 
au  demon  seducleur.  Mais  maintenanl  nmi-meme  je  leur  dirai  :  Voici  que  mon 
arc  montera  comme  les  nuees;  les  chars  {du  seducteur]  seront  comme  un  tmtrbillon; 
{ses  chevaux)  seront  plus  rapides  que  les  aigles '.  »  *  Jacob  dit  i\  Justus  :  a  Cette 


foi.  f.: 

V  a. 


1.  Jor.,  xLiv,  r)-6.  —2.   Is.,  VI,  9-10.  —3.  Jer.,  iv,  11-13. 


70  SAHf.lS  DAnF.nr.A.  '17(t 

'^j  ■■■■  y.-i-mhv?'  •  AMvy-  •■  h.i'.rt.  •  mpMrv. :  ni--  ::=  fiiK'»  •  .f.n.  ■•  'ins-  ■•  y-'^ 
Mx'^m.h'i  •■  h.yfi'fi  ••  inrM-fti  •■  iihiM  ••  y,ho»-  ■  ii/aö^}"  :  fiix'n-y.  •■  hy.fi.  ■  c 

•n-t]  ■   r»^/nft,Tl,l-   :  nh«n  :   y.^.  :   txMytX  ■   VfU'.  =   n'Clh  :  "Uy^  :  A^[;J]'}'>■|•  : 

y.{\,  :  Vh'rf]  •   ?!«"•>  :   -in.  ••   h«n  :   'J-fhliA  :    l/'M:  :  V7C  =  tth'il'  •■   ^^.[I^] 

fol^G-,    ^-  :  hfi  ■•  /l,f[>l]ir"/.  :   imCMtl  •■•■  mh'ry'hU.ti   ■   K'">V'-\m''    '■  AV  :  'Jr7i*ffl>-  •■ 

«MV.  .-  V'{i.V'  -  iT'ftA  ••  P-ftTft  :  at'hV  •■  IL'I:  •  m^-ILA"  :  Ä.-l-'/l/.^ry.  .-  j/^. 

1.  Ms.  >»,ai>¥^a>'a»'. 


prophötie  est  au  sujet  de  'trmolaos,  le  faux  Messie  que  le  prophete  Daniel 
a  appelö  la  corne  qui  est  petite.  En  efTet,  les  Juifs  qui  u'ont  pas  cru  au 
Christ  veritable  recevront  le  mechaut  dragon  et  croiront  ea  lui.  Conime 
dit  le  prophete  :  L'Esprit  de  justice  vicmlra  et  ils  nc  k  recevront  pas;  {mais) 
lorsque  l'esprit  du  demon  sera  venu,  ils  le  recevront  et  ils  le  traiteront  comme 
Dieu.  Voiei  qu'ils  sont  couverts  d'ignoiniriie  et  qu'ils  sont  ruines,  parce  qu'ils 
n'ont  pas  i'eQU  Notre-Seiyneur  Jesus-Christ,  mais  au  contraire  (parce)  qu'ils 
ont  suivi  le  mechaut  dragon,  irapur  et  seducteur.  Comme  dit  le  prophete 
Isaie  :  Ils  ont  dresse  la  table  pour  les  demons  ' .  » 

Justus  dit  :  «  Tu  dis  vrai,  (en  afTirmant)  que  cette  parole  a  6te  dite  au 

sujet  des  Juifs  qui  nc  croient  pas  au  Christ.  Mais  des  maintenant  il  ne  nous 

foi.  6-,  faut  plus  vivre  *  dans  la  Loi  des  Juifs.  »  Puis  ils  poursuivirent  (la  discussion) 

dans   leurs   maisons,  apres  qu'ils    curent   reconnu  et  qu'ils  furent  oertains 

que  le  Seigneur  les  conduisait  dans  (la  loi  de)  l'aniour. 

95.  Vision  de  Justus.  —  Joseph  s'en  alla  avec  Justus  dans  sa  nuiison  et  lui 
dit  :  «  Ne  m'exposeras-tu  pas  ce  qu'a  dit  Jacob?  »  Justus  dit  :  «  Le  Sei- 
gneur est  vivant !  (J'aflirme)  que  TEsprit-Saint  a  habite  sur  Jacob.  C'est  pour- 
quoi  il  a  rcpudie  l'amour  des  aliments  et  de  la  boisson  et  il  s'est  adonne  au 

1.    IS.,  LXV.  11. 


NEUVIEME    ASSEMBLEE. 


[171]  N'EUViftMF.  ASSF.MRF.ER.  71 

äA-'I'  :•:=  ("f>iV/  •■  'M/v  ■•  vh'rt\  ■■  «»diu'  •  <»e.ii.  =  >iV"//.h  ••  >^'fi.'i-  •■  hu»  ■■  ^.•\•  ■ 

p-jT*  :  On'i:  ■■  m-'iao'ti  :  AyAl'.  ••  hitl  ■■  h/^.h,  ■  (hliA!/"  :  ll'/"  :  o"'A.  •  <i'WA- 

«•»• :  vn..e'l- :  «».PA-r-nJi :  vnc  ■•  •mA.i/'ö«»-  =  «i?iö'-'>'i:rt  •  yniii/>AJ"  ••:  «»n/i. 

:i-tiö  ■•  'h(\h.  s 

.e-iLA"  ■•  vtirti  ••  AeA-r-n  =  vu-  •  y-'i-K-  =  vn.yl-  ••  h»"  :  y-hm-j  :  fif.:%<i : 
ff»<i'AA  :  011.4' :  rii'in.  ■i- 

•i-rtT«»  •  jPA-ir-n  :  fl't'.n.  ••  ?ifl»  ••  hin'  •  ,f.ljfl>-'>  •  ii."?'/'  ••  r/;i.»i'/  •  \\"iv-  ■■:■■  ?% 
t\""  ■  ,f.n. :  hM-jfti  ••  vnj'.  •  vu-  ■•  -1v/dx>,  :  AAJ-  ■  h''}u.ht\,hA:  •■  hii  ■  va 

Ä.yn(:i>-  =•  h*Ph.n'/-  •  rt"?.!'.  ••  av/a-  •  ö>ow,.c,>.  .■  !»•<{+  :  -Ixa'^"  ••  auncA't,  •.  ä.jp 


jeüne  et  ii  Ui  priere.  »  Aussitöt  Justus  devint  triste  et  pleura.  II  dit  :  «  Je 
(vais)  te  raconter,  ö  Joseph,  que  (voici)  pour  moi  aujourd'hui  quinze  nuits 
(pendant  lesquelles)  je  suis  en  traiu  de  voir  en  songe  Mohc  '  et  tous  les 
prophötes ;  Jacob  aussi  est  associe  avec  eux;  quant  ii  eiix,  ils  le  proclament 
bienheureux.  Mais  pour  moi,  je  ne  veux  pas  lui  apprendre  cettc  *  chose,  afin 
qu'il  ue  se  glorifio  pas  et  qn'il  ne  s'exalte  pas  lui-iuenie;  mais  seulement 
(je  veux  qu  il  m'expose)  ce  sur  quoi  ji^  1  intcrrogerai  au  sujet  de  la  venue  de 
Notre-Seiyncitr  Jesus-Christ.  » 


fol.  68, 
r*  a. 


96.     StR  LA   FIN   DU    MONDE  ET  LA   SECONDE    VENUE    DU    ClIRIST.    PcU    de  JOUFS 

apr^s,  ils  se  reuniront  i\  nouveau. 

Justus  dit  ä  Jdcoh  :  «  \'oici  que  les  prophetes  racontcnt  qu'il  surviendra 
dans  les  deruiers  jours  uiic  grande  catastrophc.  » 

Jacob  repondit  et  dit  :  «  üui,   mon  frere,  il  surviendra  un  fleau,  comme 

il    n'y    en    a    pas  cu    de    pareil.    Hn  efFet,  le  prophete   Isaic  dit  :   Voici  que 

i'icndm  le  jour  du  Seitjneur  (jui  est  iilcin  de  chdtinient  et  de  col'ere,  nfiu  d'anean- 

iir  le  iiiomle  et  de  detruirc  les  pcchcurs.  Les  eloilcs  du  ciel  ne  luiront  plus  pour 

persoune ;  le  soleil,  eu  se  leeant,  s'obscurrira;  la  lune  ne  luira  plus.  Je  ne  gou- 

verncrai   phts  '  le   mondr  eiitirr-.  De  plus  il  dit   :  Le  ciel  sera  roule  comme  un   '  fol.  68, 

r  b. 

1.  M.  a  ni.  :  comme  Meise.  —  2.  Is.,  xiii.  U-11. 


feil.  Ü8, 
v'a. 


72  SAIIGIS  DAniCHGA.  [172J 

tm  :    ('.flie«).  :  «MXA  ••  (lAft  ::=  fll'}>;.  :  ^.(1.  •  htl»"  ■■  ÖM'  •   V/VJiI>-  :  A?i'7ll.^'n,li. 
C  :  fll",r/n./.  :  r,;^;  :    JZ-VX'/  :    AXP'>  =    fll^,[-|']^/npT    :    'iM'f/  :  ÖJJf.hö»''}  :  {'.>,{*  : 

tny.hat'i  :  '/'.e.v,.  .•  -/-ji',  :  </)^','/.p,-,c.- :  T?:/.-  ■  fn>0(\-\'  ••  «»A.A.'f-  •  Ir/»  s  'i:0  •■  toh, 
f.inVh  ■•  A'JAl»"  •  riJfoCT  :  m.ft  :  '^^A  •  (o'l''"lt\'i  ■  A-ltD-A^. '  :  -l-fl»-AJ?.-  :  fl>A 

h9  ■•  AWA-  •  H/","»  : 

A.-f-  ■  y.h'}-  •■  hhv  ••  ^ft«n !  hAÄ+'i- '  i>A/" :  hn\\,h'n,h.c  -i-  (ofiGrijfti  •■  vn. 

9°r"i  ••  mav-ti';  :  ÖM'  '■  XA'wTl-  '  flJ*'lC  •  ©ÖA-J-  =  l'.'^v  :  ö)^'^  •  dA/-  :  + 
1.  Ms.  A^mAÄ. 


Ziure;  toutes  les  etoiles  du  cid  tomberont,  comrrie  (tombent)  les  feuilles  de  la  vigne 
et  comme  tombent  les  feuillex  du  fifjuier'.  En  outre  il  dit  :  En  effet,  c'est  le  jour 
du  jugement  du  Seigneur  et  c'est  Vannee  de  la  reddition'-  du  jugement  de  Sion. 
Ses  vallees  se  converliront  et  se  changeront^  elles-memes  (en  poix);  sa  terre  de- 
viendra  du  soufrc;  sa  terre  Irrülcra  jour  et  >iuit  comme  de  la  poix  et  ne  s'etein- 
dra  Jamals;  la  fumee  montera  en  haut:  (Sion)  sera  ruinee  pour  les  generations 
des  generations  et  sera  detraite  pour  de  longs  jows*.  En  effet,  ainsi  dit  li' 
prophöte  au  sujet  de  ceux  qui  ne  croient  pas  au  Christ.  Apres  que  les  dix 
cornes  auront  disparu,  viendra  'ErmohVos,  le  faux  Messie.  Le  peuple  des 
Juifs  le  vengera.  Comme  dit  le  propheto  :  Ils  sortiront,  pour  voir  le  seducteur 
*  foi.  68,  (au  milieu  de  ses  cadavres)  dont  les  vers  '  ne  dormiront  pas  et  dont  le  feu  ne 
s\Heindra  pas.  Cr  sera  an  exemple  pour  tont  etre  {doue)  d'une  chair^. 

97.  Lk  JoiR  Dv  JUGEMENT  sER.v  REDouT.vBLE.  —  Ce  jour-lä,  surviendra  uu 
grand  chAtiment.  Comme  (dit)  le  prophete  Joel  :  Malheur  d  moi  ce  jour-ld. 
car  le  jour  du  Seigneur  approche''!  Le  prophäte  Sophonie  dit  :  II  approche 
et  II  se  hdte  fort  le  liruit  du  jour  du  Seigneur.  11  est  amer,  mauvais  et  dur.  C'est 
un  jour  de  calamite,  un  jour  d'aßliction  et  de  tourment,  ufi  jour  d'cpouvante  et 
de  perdition,  tm  jour  de  tenebres  et  d'obscurite,  un  jour  de  nuages  et  de  brouil- 
lard,  un   jour  de  carnage  et  de  cris  {de  guerre)  ' .  De  plus  Salomon   dit  :  Eloi- 

1.  Is.,  XXXIV,  4.  —  2.  M.  am.  :  retribution. — 3.  JNl.  am.  :  deviendront.  —  4.  Is.,  xxxiv, 
8-10.  —  5.  Is.,  Lxvi,  24.  —  C.  Am.,  v.  18.  —  7.  Soph.,  i,  14-16. 


I-  a. 


[173]  NEUVIEME  ASSEMBI.ltE.  73 

X-'h  '  hao'J't-  ■  n?iA  •■  l-flA  .:=  h.W/.  ■•  M-  •■  d.;f?A'  -l-  »>.>nA  •■  y.ÄA'/'  >  O-h 

f. :  fli.n*cy'>  :•:  (Dm:"i  •■  «»ii'pyinl-  :=  <»?iH1a  •  .i'.ivni'r  ■•  y.^/»'.'  i  .e.-v, :  -»v  *  '"••  •>«. 
r  :  .(',0.  ••  "'i\\jt\  ■■  vn.,1'.  ••  "»h'Mu:  :  ii'^'A  •■  hii^nn  ■■  lU/^oi-^' :  riMU/»')'i/"r.'i- 
F  :•:  hti"»  ■  hj.ü'ro'/.  :  rt"7,(i :  +A  ■  hiw.hn.iui:  •  iiy.a.  •■  h^iu.hUiMi  ■■  /•> 
rh  ■  j'P«!"/'««-  :  ?i''/ii.^fh/..f:  •  A/lrnn-  ::  «»^.o.c.e/i'/.  •  vil.c'.  ••  a'.u.  =  ^bv-  > 
ji-ziL^fK/Lf: :  «»i/A-i: :  «iMiv-  •■  //i'/y. :  (Ki-Ti:  •■  w>i,(\'rh'  •■  ri.->  ••  inhr?^h  > 

Ar^A.!/'"»-  ••  '/"'l'rt'r.'J-  ■•  f">h-l-  •■  fl»X-(>()  ••  A(iA.I/'ö»-  :•:=  ft"7i>  ••  ^ift^/"  :  (Ml.  •■  '"")' 
1.  -Ms.  +^c. 


gne  la  culcrc  de  ton  cuiitr  et  ccartc  le  mal  de  tu  chair.  Eii  outre  il  dit  :  {Sou~ 
viens-toi  du  Seigneur),  avant  qiie  viennent  les  joiirs  de  malheur  et  qu'arrivent 
les  (tiniees  ddiis  lesquelles  tu  dirns  :  «  (Cela)  nc  m'est  pas  survetiu  par  mu  fautc  », 
avant  que  s'obscürcissent  Ic  solciL  '  lu  lumiere,  la  lune  et  les  etoiles,  et  avant  que  *  foi.  es, 
les  nuages  reviennent  apres  la  pluie.  Le  prophete  Michce  dit  :  J'exercerai 
{ma)  vengeance  (sur)  les  peuples  dans  ma  colere  et  dans  mon  chdt'unent,  car  ils  ne 
m'ecoutent  pas  certainement.  {Voici)  la  parole  du  Seigneur  que  le  Seigneur  a  dite  : 
Le  Seigneur  s'est  leve  (et)  a  plaide  contre  son  peuple\  Le  prophete  Isaie  dit  ; 
N'est-ce  pas  le  Seigneur  et  son  (chätiment)^?  Ils  ont  refuse  d'aller  dans  sa  voie 
et  ils  n'ont  pas  ecoute  sa  Loi.  II  a  fait  venir  sur  eux  le  clidtiment  de  sa  colere 
et  il  a  tonne''  sur  eux*.  Ecoute,  car  il  a  dit  :  (non  pas)  le  ehäliment  de  ma 
colere,  mais  au  contraire  le  cliAtiment  de  la  colere  du  Christ,  Fils  du 
Seigneur  vivant. 

9H.  Le  CmusT   jugeua.   les  ikimmes.  —  De   plus    le  prophete   dit  :  Voici 
qu'il  a  regarde  la  terre  et  eile  na  plus  existe ;  le  ciel,  et  {il  est  devenu)  cömme  le 
neant;    '  sa   lumikre  n'apparaitra  plus;  il   a  c»   les  montagnes  et  elles  ont  ele  •  fol.  f.9, 
epouvantees ;  les  villes  bäties  [sont  devenues)  des  ruincs  devant  la  face  du  Seigneur^. 
Le  prophete  David  d'ü  uno   prophötic  au  sujet  du  Christ   :  0  Seigneur,  le  roi 


r»  a. 


1.  Mich.,  V.  l'i-vi,  1.  —  2.  M.  ä  m.  :  ce  qiii  est  <)  lui.  —  3.  Le  verbe  »40  n'est  pas 
menlionne  dans  Dilltnann  [Lex.  aelh.,  col.,  1335).  —  4.  Is.,  xlii,  24-25.  —  5.  Jer.,  iv, 
23-2Ü. 


7'i 


SAlif.lS  DAHKHCA. 


[IT'i 


Pol.  i» 


a.i'  •  nh'H-  ■■  ywMfti  ■■■.■■  rxiu.>.  •■  i\,uy.i\\\  •■  ^.ivf„"/ri.  =  iir  ■■  mhön  •  ^'.n.  • 

«»'J'J.  ••  .f.n.  •  IcliP"»-  :  >iyji  :  AVfA-  :  OClJ   i:  ot'Hv.hOt^-  •■  h9Jn  •  AW" 

«»'Ü-7-h  :    ll-lriö"-  :    fl)'|-nA/'ö»-  :    M'l-  :■.■■    aHhiAI'U»''/.  ■    flOC  •    hT.^.'C   ■■:■   «MIO. 

■ttihA:  •  n^'js.^. :  (VAl- :  flj^'.VÄ-.e."  ••  «noi- :  ^^A  =  rtn,/./'  ••  .-»'A  :  hVl-ziU-  •• 


1.  Ms.  Affl).  —  2.  Ms.  V<H.>.. 


se  rejouit  de  tu  puismnce  ' .  De  plus  il  Jit  :  11  l'a  dcnunidc  de  vivre  [et)  tu  (/e) 
lui  (IS  accorde  pour  Ja  longueur  des  jours,  pour  les  siecles  des  siecles'.  En  effet,  le 
Verbe  du  Seigneur  qui  a  pris  chair  de  nous  et  a  ete  appele  le  Christ,  c'est  donc 
lui  qui  demeurera  pour  la  longueur  des  jours  et  pour  les  si6cles  des  siecles. 
En  outrc  il  dit  :  Que  ta  main  trouve  tous  tes  advcrsaires !  Que  ta  main  aille 
aa-devaiit  de  tous  tes  ennemis  et  quelle  les  reude  conune  une  fournaise  de  feu  pour 
l'eputiue  {oit  tu  montreras)  ta  face,  6  Seigneur!  Dans  ta  colere  secoue-les.  Que  le 
fol.  09,  feu  les  devore!  Detruis  leur  fruit  de  la  tcrre  et  leur  posterite  d'entre  les  fils  '  de 
l'homnie.  En  effet,  ils  out  machine  l'iniqmte  cuutre  toi  et  ils  out  couru  uu  dessein 
qu'ils  ne  peuvent  pas  realiser^. 

\)\).  CoMMENT  viKNÖRA  LK  Ghrist.  —  Vous  avcz  entcndu,  i>  freres,  le 
cliAtiment  et  le  tourment  qui  surviendront  pour  ceux  qui  uc  croient  pas 
au  Chiist.  Voici  donc  qu'il  viendra  daus  unc  grande  gloire.  Comme  dit 
le  prophöte  Isa'ie  :  II  tuera  le  dracjon  qui  est  dans  la  mer  \  De  plus  il  dil  : 
Voici  que  le  uoni  du  Seigneur  viendra  dans  un  joiir  lointain;  \sa)  colere  s'eu- 
ßammera  avec  la  gloire  de  la  parole  de  ses  levres  et  avec  le  chdtiment  de  su 
parole,  et  le  chdtiment  de  sa  colere  devorera  comme  du  feu  \  (II  s'exercera)  contre 
'tlrmoUVos,  c'est-ä-dire  le  faux  Messie,  lorsque  le  Seigneur  viendra  avec  les 


1.  Ps.  XX,  1.  —  2.  Ps.  XX,  4.  —  3.  Ps.  XX,  9-12.  —  4.  Is.,  xxvii,  1. 


Is..  XI.  4. 


dl 


ful.  «V.t, 
V  II. 


fc.l.  «'.», 


[17.-.]  NF.UVIKMR  ASSF-lMBI.ltF.  7r. 

rt"7.el'  ••  n/":*  •  i/v/'7i  ••  h'r>.'i  ■■■■■  ä^^/"  :  ^ap  •  ».t'.viA  =  r.hv-f-  ■  t\o>/\y.  ■■  h 
"iw.htt'h-i-  •■  Hh'jiiA  •  yiho»- :  tu'.i  :•.■■  htif»>  ■■  y.'»>y:}x  -.  \vn> :   »O'ii/A' '  ny- 

diu/"  ••  .f.n.  ••  ymx.(\  •■  wi.t'.  ••  «".'(»•  ••  '/"ä7»  =  n^."«".'  =  c\'"n'-  •■  »u/n :  <» 
A.»*.  •  Ä^iA  ••  ?»^/»»iiyrt»-  :  «MiÄv/i  ••  'Tid  ■•  ■i\^•\'  •■  «n'P/iA  :;:  iirt  ■•  hi»-V  ••  <»•>» 
•|:  •  h«"  ••  ('.«"XX  •  n/"/' :  »>/'7i  ••  Xf^J^v  :=:  mhiiW  •■  y.n.  =  mim-xm  ••  ^"^\^  •• 

i»"»/-'!"*  ••  «»Vl-nC  ••  r»'/"'>'';/"-|-  :•:  ^n\i'^'^llo•  :  hi1x'\tt  ■■  tiHhiun-i:'l-  :  (»VI.»'.-  ■' 
y.l-l'W-  ■■  A-|:  ••  «»'/'VfVVV.  ••  '/'VfV'J  •■  l/A'JA'/*  ■•  »Ä.i'-^AV. '  ••  (»«"J"//"-!'/. '  •• 

i;ä.c'."7/"'»  ::=  i'.n.  ••  y.'ii'i-  •■  vn.t'.  =  x^ii.^n./i.f.rt  •  i-u'.  ■•  ,i'.«"K?i  ••  «»hi'"'\yi 

V'/.  ••  A.y/.'/'l'"  ::=  >»/i'l'  ••  t'.V.c.'.f."  ■■  ')'ff:"7.U'  •■  (nUM\  •■  .('.(1.  ••  '/.f.-  •■  t'X"/-»'«"-    = 

AXAÄi:  ::=  «»«■»•rt.y,  ••  vn.!'.  •■  t'.n.  •■::  xn«"  ••  y.  Xun  •■  h'iu.htuiui:  ■  ,i>im  -i: 
svAh  ••  fihv-  ■■  h'iin' :  -,{••,•,.  :  \\ht\\'y,Mo  •■  >i-;ii.^n,ii.j: :  axa  •  Kvwr'i-  •■  n 

hCfl-r-ft   ■  lU/n  •  ^AHI:  •  "WA')-/-  :i: 

y.n.  !  i'-ft'pft  •  ?iö»-> :  "l-n.  ■•  ?iV-e  ••  ?ii»"y.[?i]ii.rt  ■  ^ap  •■  Kih  •■  ir>o'hi«  • 

1.  Ms.  nKß-'iAV.  —  2.  Ms.  oi«o-V'Vi*»-fc'i.  —  3.  Ms.  ^h"?*«»-. 


arm^es  des  cieux  dans  la  cliair  (ju  il  a  prise  de  nous,  car  personnc  ne  peut 
voir  le  Fils  du  Seigneur,  sauf  seulement  dans  la  chair.  En  efTet,  il  viendra 
commo  *  reclair  qui  sc  It'vc  ili'puis  roriciit  jiisqu'a  l'occidonl.  •  fol.  ßo, 

Comme  dit  le  propliete  üaiiiel  :  Voici  que  vint  sur  les  nuees  du  cid 
comme  le  Fils  de  I'homme  el  il  arriva  aupri's  de  rAncien  des  jours  ' .  C'est 
manifeste  qu'il  viendra  dans  la  chair  qu'il  a  prise  de  nous.  Hn  outre 
{Daniel)  dit  :  A  lui  out  ete  donnees  la  domination,  la  (jloire  et  la  royaiUe;  tous 
les  peuph's,  les  pays  et  les  tribus  Ic  servironi;  sa  domination  sera  une  domina- 
tion eternelle  qui  ne  passera  pas,  et  son  regne  sera  {un  regne)  qui  ne  sera  pas 
detruit-.  Le  propliete  Darid  dit  :  Le  Seigneur  ciendra  manifestement;  notre 
Dieu  ne  se  taira  pas;  le  feu  bn'itera  dcvant  lui^.  De  plus  il  dit  :  La  /lamme 
entourera     ses     ennemis  '.    Le    propliete    Moise  dit    :  En     elfct.  '  le   Seigneur  '  <o\-  en. 

.  1        '    •  V  b. 

jugera  son  peuple'".  Voici  donc  :  voyez,  freres,  le  supplice  que  le  Seigneur 
a  prepare  pour  ceux  qui  ne  croient  pas  au  Christ,  (et  sachcz)  qu'il  n'aura 
pas  de  fin.  » 

100.  La  petite  corne  predite  par  Daniel.  —  Justus  dit  :  «  Tu  dis  vrai, 
mun  frere.  Desormais  nous  n'aftciidrons  plus  un  autre'  (Christ).  Apres  quaura 
6te  puissant  le  royaume  des  Romains,  o'est-ä-dirc  le  ([uatrieme  aniinal,  voici 

1.  Dan.,  VII,  13.  —  2.  Dan.,  vn,  14.  —  3.  Ps.  xlix,  3-4.  —  4.  l's.  xcvi,  3.  —  5.  Deul., 
XXXII,  36.  —  6.  M.  ä  m.  :  personne. 


70  SAUr.IS  irABRnGA.  [176] 

Ühh  '  tn-tll'  ■  V/A-  '  h,1^n'tt  •  a}j^.ffnj\h-  ■  ih^'C'i-l-  ■■:■  uy-d  •  'S'JA.A  =  Vfl.^  i 

flniVi-V.  ••  UM  :  'l'C'i  ■■  i/n'fcA  •  nu/DA-',"«'»-  •  A?,AJtI-  ••  i:?»A  ;  ^.'/•4•[.e.•]"7.r^  ! 

h«)'(:'>l- :  ')/>»•  •  i;n  =  ^(>.t'.'>-/-  •  mhUh  •■  s'-'i-nn  ••  "/iiy/-  =  au-M'-t  •  f/n.  =  >i 

•  fui    ".  ra.}^.  •  i'.KW  ■■  Afl»-?i|:  :  HVi  •■  ny.'iTxti  ■■  üij^.-l*.'»'fA"ö»-  A4''J.0'}  :•=  'm>iA 

rt   ••   VM"'l-   :   ttU  •■   y.'ihtl  :  H'/i  •■  my.'l'tnhV.?*  '  :   ÄAÖ>-  :  rt"«»-  '  WVi  !  flJf  rh 

mrt'^.>.  :  iföJf'-n  ••  U'H-  :  ■l'ir'h  ••  aifihH"  •■  i:hf>  ■  APft'Pft  ••  cn^n.A"  '  h 

ofhön  '■  hat-rh  •■  ytiJf-n  •■  «»^.n.A"  •  k'vmmci'  ■■  iirt'^j»  :  ih^-  ■  nT-nn 
»L- !  H^>/»'?i  •  '/»"j«?/»''!-!  •  ö>(px'>?i  ■•  »iiiinv  ::=  ii^/«ni  ■•  y.a.A-  ■  ?iA  ••  rti»"ö- » 

r  b. 

'/•wTflJ  !  p-ftTft  !  fl)^.n.A"  •■  hat  !  höDTi  !  at-h-U  •■  fl»n<"h-Ji  ••  ^n  ■■  rt9"h.  ' 

1.  Ms.  atfitiD)}V.f.  —  2.  .\ls.  iBX+h.. 


qu'il  surviendra  du  trouble  daiis  tous  les  peuples  et  que  viendront  les  dix 
cornes.  (Voici)  ce  qu(3  dit  le  prophete  Daniel  :  {Surgit)  une  autre  conic  qui 
poussa  et  arracha  les  trois  cornes  qui  ctaienl  devant  eile.  Cette  (corne)  avait '  des 
yeux;  sa  bouche  profernit  des  (paroles)  arrogantes ;  son  apparence  etait  plus  grande 
que  [celle)  de  ses  semhlubles.  Je  vis  cette  mrne  qui  est  petite  :  eile  faisail  la  guerre 

loi.  "0,  aux  saints  -.  *  Quant  ä  ceux  qui  croiroiit  a  la  corne  qui  est  petite  etla  recevront, 
le  supplice  sera  pröt  pour  eux  et  il.s  s'en  ironf  avec  eile  dans  lo  fou  eternel.  » 
Ayant   entendu  cela,    Jacob  se  leva,  baisa  la  tete    de  Justus  et  lui  ilit  : 
«  Vraiment  l'Esprit-Saint  a  parlö  par  ta  bouclie  aujourd'luii.  » 

101.  Il  NE  viENDH.v  p.vs  UN  .\.UTRE  CüHisT.  —  De  uouvcau  Jücob  röpoudit 
i't  lui  dit  :  «  Ne  te  souviens-tu  pas  de  ce  quo  nous  avous  entendu  jadis  ä 
Tiberiade  au  sujet  d'un  prctre  d'entre  les  pretres  des  Juifs?  (Ne  te  rappellos- 
tu  pas)  comment  il  a  dit  :  «  Dans  Imit  ans  viendra  le  Christ,  roi  dlsrael ;  il 
a  naitra  d'une  Vieige.  G'est  donc  lui  qui  elcvera  nptre  royaume  et  fortifiera 
«  notre  peuple.  »  Ceux  ([ui  cntondirent  dirent  ainsi  :  «  Benio  scra  la  Viergo 

fol.  70,   «  *  ile  laqucUe  naitra  le  Christ,  et  benis  scrout  son  pöro  et  sa  mere.  » 

Justus  repondit  et  lui  dit  :  «  Oui,  c'est  ainsi.  Mais  lorsque  nos  pöres  ont 
entendu  cela,  ils  ont  dit  :    «  Ce  pretre  a  menti.  »  En  outrc  ils  ont   dit  : 


r"  a. 


b. 


1.  .\1.  a  m.  :  qui  avait.  —  2.  Dan.,  vii,  20-21. 


ii 


[1771  NRUVIRMK  ASSF.MRF.EF.  77 

"'/cy/'  ••  «fr.f.ft-i- !  ^:'i'n/\  ■■■.■■ 

«»•V  :  uy.n.  ••  yiih.t\  ••  vn.t'.  :  ^-n»  •■  /n-iii  •  ?»'/T.fu:  i/?,'kia  =  hy-  •■  <»•/• 
+T'i'rn  :  h'rf\f\  •■  \\m:^  •■  ouinu:  ■■  «m///iX.'}  •  "Mirw:'i-  ••  <im/a,1ii/"I-  ;:  v 
I». :  hl»-»-  ••  AV  •■  ?i";ii,X'nji.(:  ■  nvn.e-/:ii-  >  »/-a-  ••  uyAun-i  ■■  tty..''^:  ■.  r/i.«j>^A  :•: 

y.i\.  ••  t'ATA  ••    hfmii  •■  XMiV- :  <»'rt/-  ••  »"K^.hd.'  ••  >;■>/,. A  ••  ■/il.('.  :=  «>>i  -foi  70, 
rtn  >  jf.n.  ••  <»-?ii-  ••  ^"Vy.  •  .»'..e.-».  .•  .i.iinii  ■  i/a-  ••  »iv.ym  •  m-tii-  ■.  ony:,u 
V-  '  a}'n\i-:'>'i  •■  hf\  ■•  .i'.v«»-«"-  ••  <»-rt/-  :  '/"^z-  ••  '/'.pj:  :  ('."rC*/]/"?».  ■  A.i.t'. 

rnl-  -  •  l/A"/A'r  •  «»?»AW|:rt  ••  A'liAC  •  (nt\W/.'\-  •■  Ufi'iM"  ••  «»?iA  •  AlUu.  •  i'. 

nci»-  :  h(f  •■  ■nc'/'i  ••  rt"7,t'.  :  «»^rv  =  j^p./''»  ■•  tui-yi  •  h^  •  Ji'i'yiii-1-  -■  hti 
h  '  A"/Ar  :•:  j?.n.A-  :  .ert-f-fi  :  hhn:  ■■  hf"  ■.  ■';••/'/'  =  ryxhi-  ••  Aricfi-rn  :  «» 

rthn-  •■  tn-f\'i-  •  'n^.'i:  •■  ">a?iA  :  iias'-  =  «»-ft-j-  •■  ^/"^-l-  ::=  «»/iiii-^yAj-.  •  vn.y.  = 

1.  Ms.  «»Ä/h(C.  —  2.  Ms.  A/'^fo»^. 


V  0. 


v°  a. 


«  Voici    que    le   Christ    est  venu;    aucun   autre    Messie    ne    viendra    sauf 
«  seulemeiit  Celui  qui  est  nö  de  Marie,  la  Sainte  Vierge.  » 

102.  L\  PROPHKTii:  DK  Daniel  kst  accomplie.  —  Jacob  lui  dil  :  «  Tu  dis 
(uno  chose)  ccrtaine.  Oui,  il  a  otö  ainsi.  Voici  donc  que  nous  avons  reconuu 
et  avons  compris  ce  que  dit  le  propliöte  Daniel:  Une  pierre  s'est  detachee  de 
la  monlagne  sans  [le  secours)  dune  main,  et  a  ete  brisee  limai/e  d'nr.  d'argent, 
de  fer,  d'airain  et  de  terrc  cuite'.  Voici  que  le  Seigneur  nous  a  rövele  par  ses 
prophötos  tout  ce  qui  surviendra  dans  les  derniers  jours.  » 

103.  Prediction  de  l\  hesuhhection  des  morts.  —  Ju.stus  dit  :  ■  «  11  •  foi.  70. 
est  ccrit  aiusi  dans  le  livre  du  prophete  Daniel.  De  plus  il  dit  :  Ce 
jonr-ln,  seront  saiives  tous  (ceux  de)  ton  peuple  tfui  seront  trnuves  (inscrits) 
dans  le  livrr.  lirnuraiip  ijiti  dornirnt  dans  la  ijoussiere  de  la  lerre  ressusciteront 
pour  la  rie  eternelle,  inais  (d'autres)  pour  l'opprobre  et  paar  la  honte  eternels. 
Ceux  qui  aurnnt  ete  intelliijents  "  brilleront  comme  la  lumiere  du  soleil,  et  beau- 
coup  d'entre  les  justes  [brilleront)  comtne  les  etoiles  jusqud  jamais'.  »  Jacob  lui 
dit  :  <t  Sache  que  la  secondo  venue  du  Christ  et  la  resurrection  des  morts 
survicndront,  selon  ce  que  dit  le  prophete  :  Je  ressusciterai  les  murls  qui 
sont  couches  dans  la   terre   et    cru.r  q)ii  nnt    rieilli  dans  la  poussiere.   Le  pro- 

1.  Dan.,  11.  34-35  (45).  —  2.  M.  a  m.  :  aitront  compris.  —  3.  Dan.,  xii,  1-3. 


78  SARGIS  D'ARRRGA.  178^ 

Mol.  70,  e.n.  ••  h^/nif  :  .p.n.  ••  }xi\\.h-nih.(:  •■  hiu.h  ■■  tu-  >  h*^  •  ?ih/"-1-  ■■  on^-n^^x 
II»-  :  tnhintih\\u»- '  :  ?,^/n,')'-ru;  ••  a}:i'h'r^.-  ••  i\f»'  •■  M  ■  at-M:  .•  h''l\\.}vn<h.C  •• 

«»?iii-n  ••  ff^'i^MV  ■■  f\ö/i,Tno'»'  '■  in-\-,hy.uh  :  (n:i'h9"<-  •■  htm  :  ö»-j,'|: :  h''}\\.h'n 
di.i:  •■  i/'/rinVi-  •  ^'.n.  ••  ?i"/ii.^n.ii.f:  •  ^^ii.?! :•: 

-f-ft  '  /!,»>>  ■•  flifl-Ä  •  ath.hin/.  •  ?i^/n  :  hft/'LTif.  .■  'r'hfi.0'  ■•  iii'P.l  ■•  aot^i^^n 

II    •   A"'|:   :    ftA^'}    :   rD»l.'}1/"'|:y,   !   «D'>1/"'J-   :    J/A''/A^/n    :  "/AV"  :•=  milfin  :  J?. 

n.  ■•  hM'.^ti  ••  '/n..?.  ■■  Vi)-  ■•  .e.'/»x?i  •  ?«'7ii,Ä'nri>.(:  •  htm  -.  v^.  .■  ?,/j.|- ..  af/y,,  .• 

riAO'f-    •■    ?i<^'l'    ■•    0)Ji',fl>-Ä.    :    h«n  •  ihnW.  •    7^9"  :  Olj'.nAl)  ■•  H^fl>-^,  •  ^flJ-^C  : 

hOT"n  :  OT4.u.«r..|:  :  A^iii.>i'n,h.(:  ••  ;I-ö)-"i.  .•  vfA"  :  9".e.-/.  :••  ö)9"Ah.eA>.  ■•  vn. 

1.  Ms.  öJ/ifD-dMiflO'.  —  2.  Ms.  hm-AMiöo.. 

phete  Ezechiel  dil  :  ,l?Vi.s/  «  (///  /r  Seigncur-MaHre  :  Vnici  qiic  moi-memr 
*  foi.  711.  *  j'oiirrirai  ros  tombeanx;  ja  vous  ferai  sortir  des  tombcaiix ;  vous  saurcz 
(juc  cest  moi  le  Seigneur,  lorsque  jaurai  ouvert  vos  tombcaiix,  aßn  de  vous  faire 
sortir  de  vos  sepulcres,  (vous)  mon  peuple.  Je  donnrrai  rnnn  Esprit  siir  vous;  vous 
vivrez  et  vous  saurez  que  c'cst  (moi)  le  Seiyncur  qui  ai  parle,  dil  le  Seiyneur- 
Maitre ' . 

104.  Predictio.n  DK  L\  sECONDE  VE.NUE  DU  Chuist.  —  LoFsqiie  vienclfa 
pour  la  seconde  (fois)  le  Christ,  F'ils  du  Seigneur  vivant,  dans  une  grande 
gloire,  (cela)  arrivcra  comme  Töclair.  Gomme  dit  Ic  prophete  Habacuc  : 
Son  eclat  est  comme  la  lumihre;  des  corues  sont  dans  ses  mains'-.  La  venuc  du 
Christ  ne  sera  ni  cachöe,  ni  secrcte,  lorsque  apparaitrout  avec  lui  les 
"  foi.  71,  armees  des  auges  daus  la  craiute,  '  dans  Ic  tremblement  et  Tepouvante. 
Comme  dil  \o.  prophete  Daniel  .-  Im  puissancc  lui  a  cte  donnee;  qnant 
ä  son  regne,  ce  scra  un  regne  pour  les  siecles  des  siecles  ^  De  plus  le  prophete 
Isaic  dit  :  Voici  (fue  le  Seigneur  riendra  comme  la  flamme  du  feu;  en  outre  su 
main  sera  elevee;  eile  bn'dera  comme  du  feu  les  pecheurs  et  comme  de  la  paillc 
seche  que  le  feu  devore;  comme  brüle  la  paille  des  cltamps  et  {comme)  eile  devore 
les  collines  (jui  smil  autour  d'elle,  ainsi  le  clidtinienl  du  Seigneur  consumera  loute 
la    terre\    Le   prophete  Malacliie  dit  :    Voici  que  (le  Clirist)  viendra,  a  dil   Ic 

1.  L^z.,  .\xxvii,  12-l'i.  —  2.  Hall.,  iii,  4.  —  S,  Dan.,  vii,  27.  —  4.    Is.,  v,   2'i-25    i.xvi, 
15-16). 


1- 1). 


V  a. 


[179]  XF-UVIEMR  ASSEMRI.F.F,.  70 

j?.n.  ••  >i'jM-  ••  vn.j?.  :•:  >iATi-  ••  ?,hai'i:-  -.  *«>.e."7.i»- :;:  mv.f.- '  vinr-'in-  -.  ax.  •  f-i  -i. 
itni/.  ••  'nf:-/'!-/"  •■  toffniu:.)'!-  -.  nju/"  ••  .cii.  =  >'i'/.'V  =  ■/n.,f.  ::  »('.>.y,v.- :  aj>"^.- 

C  '  an'-^t\V  :  Iv/n  ■  -I-Cüff:  ■■■.■■  uy.lfia»-  :  Ah.P.-nc  :  my.my.ü'  ■l-  Vi»-  ••  f'ni^h  ' 

}nct\ft\  ■  hniih  •■  m\  ■■  h-n  •■  'I'J"i"7.  :  i»h\-  ■•  ii^/" :  y.ii^^h  ■■  yn^n  ■.  in\:'> 
c?t\  ■■  vn..e,  •  i/A?'(n>- :  y.i:hy.9'  •  h\i  ■  atih?'  ■:■■ 

^iWll-'   •   (nh-/''-ö','l}-'  ■  fl"l"r?iV  ••  Ar»A.(»-  =  oMi^^.f.Vi»-  :  «»VII-HV'  ••  Ai^Aw»-  : 
Wirt'l'  :  ü'PM'ü-  •■  in'H'/\','ih  .[■■  fli'J-S.  :   ('.HA-  ••  y.'t'A'o»-  ••  tih^Ui-^:  •  l/öi-?! 

1.  Ms.  '/"Hhl:.  —  2.  Ms.  f,ha>-c.  —  5.  Ms.  mcinit.  —  ^■  Ms.  /«,^.>,?°'/-.  —  5.  Ms.  mtit. 
—  6.  Ms.  ii'P'l'.'fiV  1  U-.  —  7.  .Ms.  miwCÄTU-.  —  8.  Ms.  iD»nn>. 


Seigneur  qni  domine  totit.  Qid  supporlera  le  jour  de  sn  vrniie  et  <iui  sp  liendni 
debout  pour  son  apparitiun,  rar  lui-meme  viendra  comme  le  feu  de  la  forge  '  ? 

Le  prophöte  David  dit  :  Le  feu  im  *  dcrant  hti  et  la  finmme  rnlourcra  *  foi.  7i. 
sex  cnnemis.  Ses  eclairs  apparaitront  au  inonde'.  En  cfTct,  lui-mcmc  est  la 
lumi^re  et  lui-m^mo  a  cree  les  lumieres  et  les  Eclairs.  Comme  dit  le  pro- 
phelo  David  :  (C'est)  lui  qui  regarde  la  tcrre  et  fait  quelle  trenihle.  lai  qui 
louche  les  inontagnes  et  elles  fuinent'.  Voici  qu'est  venu  le  Christ,  le  Seigneur 
v6ritablt\  (Comme  il  est  venu)  lui-memo  la  premiere  (foi.s),  ainsi  11  viendra 
la  seconde  (fois)  dans  les  derniers  jours,  de  Foriont,  dans  une  grande  gloire. 
Apparaitront  sa  croix,  ses  plaies,  les  traces  des  clous  de  ses  mains  et  de  ses 
pieds  et  la  perforation  de  son  cöte.  Comme  dit  le  prophete  Zacharie  :  Ils 
devruiit  voir  celui  qu'ils  oiit  perce  '. 

105.  Necessite  de  i.\  foi  \l  Chiust.  —  Alors  les  Juifs  ([ui  uo  croicnt 
pas  au  Christ  (le)  regarderont  cn  train  de  venir  dans  une  grande  gloire. 
A  ce  moment-li\,  ils  pleureront,  se  lamenteront  et  diront  :  *  a  C'est  lui  que  '  f"'  ^'. 

1  '  V"      Q 

«  nous  avons  cnchaine,  quo  nous  avons  soulTlete,  contre  qui  nous  avons  brüh- 
«  (de  col^re),  que  nous  avons  injurie,  contre  qui  nous  avons  profeni  le  nien- 
«  songe,  quo  nous  avons  crucifie  et  que  nous  avons  tue.  »  De  plus  les  enfants 


V  a. 


1.  .Mal.,  111,  1-2.  —  2.  l's.  xcvi,  3-4.  —  3.  i's.  cm.  32.  —  4.  Zach.,  xii,  10  (Jean,  xix, 

37). 


vb 


80  SAUr.IS  I)  ABF.ROA.  -ISO] 

1:  ■•  Hrt+A}^  •■  hn^t'i  ■■  htt'P.^  ••  arhli'i'/.  ■  K\.h']'"''i  '  Hl:  ••  Uhltlh  •■  ^?|ffo-  •• 

«jn.,p.  ■•  ftri.'/ •!•  ■  H?i'}nA  :  y{hii«-  •■  ihrf^i  ■■  tmiMti  ••  an'iati\/\  •  ni:  • 

foi  71,  riiVft5»"h  :  '\^A.l^  ■•  h«"  ■  fl»-?i'l-'  ••  WA?.  ••  hl».* htttluC  ••  JT-i*'  ••  finWil'  :  hl 
ll.>.o«>'  :  «»M/"AJi»»-  ••  AÄA  ■■  VM"'!'  :  nt\ff"  ■■  M.ho-  •■  m^.rn'W'lJ  •■  Wm-^d.tx  • 
*Sft  ::=  tnfi"'l.paO'  :  h-'iOi'  ■  Uil'  ■•  "im.  •■  %C<U-  •■  rt»,t'.O.A-  ••  ^rt-flr«^  ••  ^h''n\,h 

•nrh.c  •  Hhi»"/-  ■■  A>  ■•  rt\a\./.-\'  ■■  '>.p.O'V  ■  fl»m»;n>  =  Kä'/'i?  ■■  «w)^.,!,.  :•::  mnh 
h  •  Hh'jnA  ■  "?,rn>  •■  mn-nhl'  •■■■• 

'l-h/»'1'  •  A.'i-  :  f,'^aD  :  'r?xM'-  ■■  Ahrrn-fft  :=:  -ififin  •■  ^ii4"tt  ■•  fljji'.n.A"  •  a 
A.h  :  ^'ih.i!.ti  ■■  hhrc;  ••  }x9"i.?  ■•  htitn» :  OTjruf:  ■  h'ii-  ••  ai:*'hrc.  ••  '/»J'uThV 

1.  Ms.  my^-U.  —  2.  Ms.  '/"än-f. 


des  Juifs  diront  :  «  C'est  lui  que  nos  peres  insenses  ont  crucifie;  quant  ä 
«  nous,  noiis  n'avons  pas  cru  en  lui,  mais  au  coniraire  nous  l'avous  renic, 
«  nous  Tavons  outrage  et  nous  nous  sorames  moques  de  lui.  Voici  donc  que 
«  nous  avons  peche  et  quo  nous  avons  errö,  car  nous  n'avons  pas  reconnu 
«  Notre-Seüpieur  Jesus-Christ.  »  Mais  les  justes  se  tiendrout  debout  devant 
lui,  dans  la  joie  et  dans  Tallegresse.  »  En  outre  Jacob  dit  aux  freres  :  «  II  ne 
faut  pas  que  nous  meprisions  le  Christ  qui  est  venu  pour  le  salut  du  monde 
entier,  afiu  que  nous  ne  tombions  pas  dans  une  grande  erreur,  mais  an 
coniraire  (il  faut)  que  nous  croyions  au  Christ,  que  nous  ayons  conüance  en 
r<)i.  71,  lui  et  que  nous  nous  appuyions  sur  lui,  puisqu'il  est  le  Fils  du  *  Seigneur, 
le  Roi  de  gloire,  le  Seigneur  et  le  Dicu  de  ceux  (|ui  croient  ä  son  propre 
nom  et  sont  baptises  dans  l'Esprit-Saiut.  »  Avant  entendn  cette  parole. 
les  freres  s'öcrierent  et  dirent  :  «  Nous  glorilions  le  Seigneur  qui  nous 
a  revcle  les  mystörcs  de  saintete  et  nous  a  accordc  de  connaitre  son  Mc.ssie. 
C'est  pourquoi  remereions-le,  benissons-lc  et  sanctiiions-le,  car  lui-meme 
ne  veut  pas  la  mort  du  pecheur,  mais  (sa)  conversion  et  (son)  retour.  » 

106.     NOUVEAUX    TEMOIGNAGES    SUU   LA     SEC0^•DE    VENLE    DU    CuRIST.    JltStUS 

dit  ä  Jacob  :  «  Voici  que  moi-meme  je  t'ai  fait  jurer  par  le  Seigneur  vivant 
de  nie  r6vcler  la  seconde  venue  du  Christ.  »  Jacob  röpondit  et  lui  dit  :  «  Toi- 
inöme  tu  l'eniporles  sur  moi  en  science,  car  tu  es  un  docteur  et  tu  connais 


ISP  Nh'.IIN  II.MK  ASSKMItl.kK.  Hl 

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ii.^nwi.c  ■  hfi'f"  ■■  ni\(ii  •■  at'hi-  •■  y.h.i'i'o»-  ■  A'i-ii'/'y.  ■•  rtn?i  :=  \\\u"'  ■■  (Mi. •• 
f'.'n'i-  ■■  '/ii..('.  •  h{]""  •■  \\h"i\\.h\ua:  ■■  "/iJA  :•:=  hhff»  •■  -vz-xv-  •  awa-  •■  ni» 

//n    .•    ';"";iK.     ;:    Alltl.   ••    KVV   :    »■}•/•    :    l'Jll.l-    :  Hh'«»  •■  h''Wy.  ■  'V.('.7l|-  :  /"A 

I    Ms.  (D>,r.  —  2.  Ms-  .(•I1..1«.. 


fdi.  : 

1  ■■  b 


r  a. 


Ics  Kcrilurcs.   .Mais   jxnir   inoi.  je  t'cxposcrai  ce  sur  qiuii  lu  iiias  iulerroge. 

*   Le    propliöto   Ixaic  dit   :   Cc  jour-lä,  le  Seigneur  sera  vieve  seul  et  repriiunn-  ♦  r„i.  70. 

(lern    licaiuoiiii    dr   ijcujiirs'.    \,o    proplietc    David    dit    ;    /,(/   fucr    du    Sci(/iiri(r 

pxt  contre  ceiix  qui  foul  le  mal,  afin  dcxlirper  de  la  tenc  Icur  souvi'iiir  -.  » 

Jushis  dit  a  Jnnih  :  «  Tu  dis  bicii.  Mais  expliquc-mni  cettc  parole.  » 
Jiiroh  ri'poiidit  et  lui  dit  :  «  Le  propliete  Isaic  dit  :  Je  suis  rivant,  dit  le 
Seiyueur!  Kn  ejfet,  tont  ijenou  sc  proslernem  dercDit  mai  et  toutc  laiigue  sup- 
pliern  le  Seif/iietir^.  Le  propliete  Jeremie  dit  :  Je  suis  le  Seit/neur,  (moi)  qui 
vnis  le  eoeur  et  sonde  les  reiiis,  a/in  de  dtmner  ä  elmcuii  seloii  sn  voie  et  sehn  le 
fruit  de  ses  ceuvres  \  Di'  plus  le  prophöte  dit  :  Je  suis  riranl.  dit  le  Seif/neur, 
'  Createur  de  toul  et  Auteur  de  tout !  {Je  reiulrai  d  cluicun)  selon  ses  ceuvres. 

107.   L'iNCHEnvi.iTK   .VI    Christ  ser.v   ch.\tiee.  —  Voioi   :  desormais.  mon      '"° '' 
fri'i't",  no  sois  pas  de  pou  de  l'oi  au   Ciirist,  Fils  du  Scigneur,  car  lui-meme 
doit  jugor  la   famille   des  liommcs.   Commo  dif  le  propliete  David  :  Eii  effet, 
la  elemenee  est  (le  propre)  du  Seif/neur.  cur  tu  reinlnis  d  eliacun  sclon  ses  wu- 
vres''.  Comprouds   doiic.  mou  fröre,   comincut   lellc   proplu'-lie    a    inaiiiresle 

1.  Is.,  II,  U  il7i  el  '1.  —  2.  l's.  xwiii.  1(>.  —  :5.  Is..  \[.\.  2.5.  —  1.  ivv..  wii.  Ki.  — 
5.  Ps.  Lxi,  12. 

lATn.   OU.  —  1.   XIII.  —  f.    I.  >'< 


fol. 


fol.  72, 
v"  n. 


82  SAKr.is  I)  .\i!i;ii(;.\.  fis2 

A.y.v-  •■  AvfA-  :  Munt  -.  9""in<'  ■<  «Mi?rj;'i/  •■  i-'i-M'-n  ■■  ii^/"  •■  h/i-i-'i-M'-  ■■ 

^tm{\  •■  hfitn'i  :  «»hu.f.VD-  :  ui.ix'V  •■  'hThriw.hnAa:  ■■  wK^iwA'  •■  AV  ■■  O'U 

A^V.  ••  MIrtV  !  fHl.i'.V  :  Wil:  ■  rt*l.'|-'/  :  rwtiV  ••  L'rM^V  •  V/-AV  •■  Ji'/"  :  OCI'  ••  Ih 
•f-  :  «Jif-A-  =  xe.')'^  ::=  «M^.f.'i-V  ••  li«"  ••  t.?.A  ■■  nh'>/-  :  'nn.M'i  ■  ^'"'  ••  V 
^i.t\  •■  ,U/..{\'i  •■  r/i^AO  •  U'Ä(»-0  •■  t\""\\  •■  mhjWV.h  •■  >»ft''"  =  "V.Tll  ••  n?M  ■  hT 

Vi   :   tlUWtntn-h'l   •   h'KU.M'l     -l-    aty.hU.'/.  •  hilft  ■■  ?i''/ll.>.  :  MIV  :  flI'JrliV  :  ö 

n-i:  ■■  oihi'i  ■  /.Awi'.Wi  ■•  iiHiiW.  •■  ?iy.';.'ii  •■  v/av  ■•  r»A,.'i-i'"'üw'/  =  0»^. l iih 
t:  :  AV  ■•  ■'t(x\.h'\'i  ■■'.■  an'Mi.'/.  •■  wv.v  :  hti»"  •■  rininii  ■•  j/i.v "  »K/n'H  :  /i'.n.  •• 
hcft-f-A  •■  J'M*'  :  txttiU'v  ■•  /.hn-}'.  •■  ?iA  :  A..'Vi*'i»'>.  •  rHÄö»-o->.  ■•  h^  ■  ?i.,vh'r 

1.  Ms.  m),*.  —  2.  Ms.  ix.y.r"i-.  —  3.  Ms.  f-l'^öW.  —  4.  Ms.  A>m.M>.  —  5.  Ms.  -/nci. 
—  G.  h..ej,ir"/-. 

la  Sainte  Trinit6  du  Perc,  du  Fils  et  de  TEsprit-Saint.  En  cffet,  (le  Christ) 
est  le  .luge  de  droiture  :  il  rendra  ä  chacun  selon  ses  oeuvres.  C'est  pour- 
quoi  prenons  garde  de  ne  pas  faire  nombre  avec  ccux  (jui  nc  croient 
pas  au  Christ,  afiii  de  ne  pas  etre  (destines)  ä  la  perdition  et  ä  la  ruine.  Mais 
si  nous  apostasions  et  (si)  nous  renions  (le  Christ),  nous  nous  cloignerons  du 
Seigncur  et  Ic  Solcil  de  justice  ne  se  levera  pas  pour  nous.  Comme  dil  le 

iiii.  72,  propliete  Isaie  :  *  Voici  (/ue  loi-meme  lii  t'es  fdclw  contrc  iioiis.  I'oiir  iidus,  nous  nvons 
jH'clu';  c'rst  p()ur<iuoi  nous  aüons  erre;  nous  sonimcs  ilcfcnus  ious  impurs  comme 
nu  lamhmu  de  ntfiislnic;  loutc  notre  justice  («  disparu);  inius  avons  ete  rejelcs 
comme  des  feuilles  d  cause  de  nos  peches ;  {nos  crimes)  nous  out  empörtes  comme  Ic 
veni.  PcrsonDc  n'a  invoque  ton  nom,  ni  ne  s'est  souveini  de  toi;  c'est  pourquoi ' 
tu  US  detourne  ta  face  de  nous  et  tu  nous  as  lirres  d  nos  peches.  Mais  mnintenant 
toi-meme  tu  es,  6  Seifpieur.  untre  l'ere;  nous  souinies  de  la  houe;  toi-meme  tu  nous 
as  crees  et  nous  sDimnrs  Inns  lirucre  de  tes  mnins:  nc  tc  fache  plus  contrc  nous  et 
nc  tc  souriens  plus  contrc  nous  de  nos  peches;  maintcnunt  (tussi  rc(jarde-nous,  cur 
nous  sommes  ton  peuplc  '.  Ainsi  dit  le  Christ,  Hoi  de  gloire  :  Ceux  qui  nc 
rne  chcrchaicnl  pas  m'ont  trouve  et  ccu.v  qui  ne  me  conuaissaient  pas  m'o)it 
invoque^.    De   ]>lus  le    prophetc  Isaie  dit   au   sujet  de    ccux    rpii   nc    croient 

fol.  72,  pas  au  Chiisl  :  Je  les  ui  uppelcs  '  et  ils  out  fuil  Ics  s(nir(ls  eurcrs  moi :  je  Icur 
ui  parle  el  ils  nc  ni'oiil  piis  repnndii :  ils  <nil  fiit  le  mal  derant  moi.  Alors 
le  Ciirisl,  li'ur  dlra    :    <(    N'oici    ipie  vous-niemes    vons    ave/    iuik  liiiif    le   mal 

1.  M.  ;i  m.  :  cur.    -  2.  Is.,  i.xiv,  A-S.  —  S.  Is.,  lxv,  1. 


V"  a. 


v"b. 


fis;!i  NKUVir.Mh:  AssKMm.r.i;.  K;t 

«/"[•  ••  An»j«"-  ••  rii'iiH»-'/-  ■•  yvvv  ••  «inf.«!"/  ••  «»-ri/-  ••  \i•^•  ■■  i»".f.<:  ::=  «»iUhii 
»)>.'  ••  IWK-  ■•  «»-rtj-  ••  M\'  ■  r/yr  ■■  }^M\  ■■  a"/A'">  :  "/Ar*  -v- 

yif.Tifft  :  <"A*'.  •■  ?,'7ll.^•^Jl.^:  =  .i.y«»-  :;=  hn-  ■■  Tx^um  ■  «»hr'^ij.e  :  t\/.y.  ■• 
A//-  '  Vni.^lt'  ■  i/vnnvj-  :  IJil-  •  WvK'  ••  a^a-Ii  :  wh^^yn'/.'  •■  hhi\t\  •■  a 

nviv.'i-  ••  <»'^Af:  •■  (i')'Mv/"  ■•  'l"f.A'/.ii  ••  <"j^.f./»'>.Ji  ••  n.t'.?./;  ■  {t^^\•  ■■  "/ni'. :  w 
"iC'/'V  ••  ?iri^/"  ••  hi\t\'i  •■  ann'-'i  ■■  imihm-'i  •■  ii^]\\  •■  <»Ä.h'i-nv  =  •■|'?i»ii/li  :  v 
II-  •  hiifH'."!  ■•  mw.'  ••  MI'/."/  •  'i\\vK'  •■  Ai^A.ii  ::=  </»"/';. :  rt"'Mv  ■•  n<»-A'/-  ••  «»> 

7.AJI      :    «^S/l    :    ini\h/..    •■    ')'';«^'J    :    Vll.y/.h    •■   IllU/"    :    «»rt 'Ml  :  lU/"   :   (1"M    ■•  AI' 

mUS"  :  «»r;h^/n  •  ^\'\^"/.•h\\  ■  «'/rt'l'AlJ  ••  «»'rlii  ••  ml'HM'M  ■  f»/'>"/r>li  •  ?i 
h  •  wrt.i  ■■■■  mUfin  :  IM1.A' :  vi\'yt\  •■  ^vöJf'^(\.  ■■  Tnr-I'  •■  a./-  •■  ?iVp  ••  M":i'fi  •■ 

1.  P'orme  assez  rare.  —  2.  Ms.  <nh.Y"tÄ-15:.  —  3.  Ms.  (i>>,.>,.mi>.  —  4.  Ms.  m-vi.A)i.  — 
5.  Ms.  th-CMi. 


«  contrc   inoi  et  m'avcz  outrage.  C'est  pourquoi  vous  pleiircrcz,  v<tiis  vous 

«   lamcntorez,  vous  gemiroz  du  foiul  de  votre  cceur,  vous  doviendrez  (des  etres) 

M   röpudiös  el  disperses  daus  loutc  la  terrc,  et  en  plus  vous  demeurcrez  dans 

«  le  ieu  de  la  gehenne  jusiju'aux  siecles  des  siöcles.  » 

108.   iU:rKNTii(  de  Jistls.  —  Ayant  eutcndu  cela,  Jiistus  pleura  et  dit  : 

«  0  Not  rc- Sc  ig  II  cur  et  Nolrc-Sauveiir  Jesus-Christ,   Fils  du  Seigneur  vivanl,  tu 

es  mon  Seigneur  et  mou  Dicu.  Pardonne-moi  mes  pechcs  (ainsi  qiie)  le  mal 

fiuo  i'ai  proferc  jadis  coiilre  loi,  et  ne  nrabaudonne  pas.  Ja!   peche  coutre 

tili;  ■   ne   i'ais  pas    vcnir    sur  moi   ton  <li;itiment :  ne  mc   retribue  pas  scion   '  fui.  7:t, 

la  malice  de  mes  ceuvres  que  j'ai   laites  devant  loi,  et  ne  m'engloutis  pas 

dans  !o   fiu  de  la   gölieune,  alin  que  je  ne  me  lienne  pas   dans   la  liont»'   et 

lopprujirr  devant  tes  saiuts  et  tes  justes  en  ec  jour  graud  et  redoutable,  rar 

nous  avons  pcclie,  nous  avons  erre,  nous  avons  transgresse  ta  I.,oi  et  nons 

n'avons   pas  gardc   tes   commandemcnts.  Voici   que  nous  avons  reconnu   le 

mal  que  nos  peres  ont   fall  oonlrc  toi.  De  plus  nous  avons  appris  dans  ton 

Fvangile  saint  et  par  la  houclie  de  tes  saints  propliöles  commcnt  nn  ta  oon- 

dnil  ooniine  nne  brcbis,  pour  elre  6gorg6,  comim  iit  tu  as  ete  soulllctö,  as  etc 

crncilii',  is  nimt,  as  rli'  iiiliunie  et  es  ressuscite  des  morls  Ic  Iroisiemn  jonr. 

'I'niil   (ola  est  arrive  sur  toi  dans    la  cliair  *  nuc  tn   as  prisi'   de  nous.   »   l'",n    ■  f..l.  73, 

r  b. 
untre   Jtistus    dit  a  Jurub  :    «    Devoile-nioi,    mon    frerc,    par    Ics  parolcs    des 


s'i  sAi'.cis  I)  .\I!i;i!(;a.  [\m 

vn.y-r-  =  m/wh'-  :  nMi-  ••  TncMt\  ■■■■  «miIk/»  •  .hf»>  •  *»»iv'  •  d^'V-i-  •■  a.i.u 

T  :  h'ruh  -i-  f"»iK/«>  •  i-fiah  ■■  «»•/■«» Ay.  ••  h'nv.yr  •■  'Vy.tx-v  ■■  ynni^  •  (in. 
•I"  ••  t\,h.r  ■•  wyo-y,  •<■■ 

'/•»•Tfl»'  ••  yti^-tt  •■  <»iMi.A-  ■■  Vi)-  •  ?iVJ/.ii  •  ?i vr  ■  U""  •■  '.'ut-dy  ■■  An. 
•I"  =  yinft/;*"»  ••  noJi  ■•  im:  •■  p}^'n^  ••  ^v  ••  r»-rt'/-  .•  «^/ziy.-:.  =  i\hXti  •■  ^^fi  =  "> 

wii9:c:t\  •■  tm\h'ri\v:Mt\  •■•■  afixTii  •■  j'.'imvi?'  •■  aä  •  ifuiMiy'i'P.  ■•  «j^r^Tih 

>.  :  l/Art»  ■•  'Ä'.hV-  ■■  in-tlUfi"*-  ■■  ItVh'r'i-  •■  IniltlUyi  •■  un'.-ttA'  •■  hff  :  YicM-f- 

il  '■  iii/\y.  ••  h"iu.hn,h.i:  ■•  hf^^Mti-  •■  hn  ••  at-hi:  ■•  <mi;a«)-  •  ^''^a.!)-  ••  wr^y: 
an  :  y.'\/.j\M:  •  "iM"  •■  "»ni:  •■  i-\u.  •■  WA"  •  o"'iv.-i-  ■  h'Hi  ■■  Ky.-viA'Y  •■  h'r 
iAh  ::=  omy,:''/.  ■■  ff"'Vö/\  •■  /«jai'.  •■  h"'h:yr  •■  hr'l'y.h'i-  ■•  .f.['>]"/A  •  ii/" 

.1  :  a)fi"'l.M  ■■  ml  ■  rt#/i'l!    ■  flJ'/AA'l:    :  A^A.i*-  :•:  athTM  •■  Ott  ■  h{\oi-\v  ■  W 

1.  ,hi>n  :  inest  do  sccondo  main.  —  2.  Ms.  ■/■/"Tin.  ^  3.  Ms.  Wf.  ^  4.  Ms.    o>0<n,p.ji-. 
—  5.  Ms.  ft,i.'l"-.  —  (i.  Ms.  <D/-rt'\.(;. 


proplieles  qiii  ont  proplirlise  au  siijcf  du  Christ  conmiciil  il  a  soullert  i't 
est  devenu  un  scaudald  poiir  le  pcuplc  des  Juifs,  comineiit  Ic  Clirisl  est 
(issu)  de  la  divinitö  du  l'eie,  sans  cHre  separe  de  lui,  et  coinmcnt  il  s'cst 
iiicarue  et  est  nc  de  Marie,  la  Saiide  Vicrije,  ä  Dctlileem  de  Jiitla.  » 

lOU.  .Iacoh  ukpond  aux  NOi  vklles  questio.ns  de  .lusTis.  —  Jacob  repoiidit 
(!t  lui  dit  :  «  X'oici  (pir  ji'  l'exposerai,  uidm  IVöre,  que,  lorsquc  nous  avoiis 
incendic  Teglisc  dans  la  ville  dWcca,  je  suis  entre  moi-meme  dans  la  demeurr 
de  l'evequc  et  j'ai  trouvc  bcaucoup  d'Kcriturcs  de  TAucien  et  du  Nouveau 
(Testamenl).  Alors  j'ai  pris  FAncicn  (Testament)  et  j'ai  brüle  dans  le  feu 
1.  73.  le  Nouveau.  De  plus  j'ai  trouve  d'autres  livrcs  :  *  des  livres  de  Basile,  de 
Gref/oirc.  de  .Iran  ('Jirj/soslanir,  dWbha  Ephrriii.  d'l^piplianr,  (evcque)  de  Cliypic 
el  dWiiihniisc.  Alors  j'ai  appele  uu  elu-eticu,  I  ai  l'ail  vciiir  aupres  de  moi  et 
lui  ai  (lil  :  «  Qu'est-ce  que  ces  livres  ?  »  (Les)  ayaut  vus,  cet  homme  mc  dil  : 
u  II  se  Irouve  ccrit  cu  eux  ce  que  croient  les  chrelieus.  Ils  disenl  que  li' 
«  Christ  est  le  Fils  du  Scigueur,  (issu)  de  la  divinite  du  Pere;  qu'il  elait 
«  exislaut  avec  lui,  avaut  que  füt  cree  le  mondc;  que  j)ai-  liii  de  Pere)  a  fait 
"  tiiules  les  creatures,  saus  que  (le  Christ)  soit  separe  de  lui;  et  que  dans 
«  los  (Icrnicrs  jours  il  est  \\c  de  Marie,  de  la  Saiiite  Vieri/e,  dans  la  chair.  » 
Avanl    eiiliudu    eela,  je  ris  el  je  nie  nuupiai  de  lui    Puis  !(irs([ue  je  eouqu'is 


V"    il 


!is5]  XKiviiMi';  assi;.mi!I,i;k.  «r. 


1    M-   iit(<.'l'(:.       2.  Ms.  iioiA?.. 


V  I.. 


<i»('.(l.A"  ••  i'-n-rn  ••  f\yö'f-t\  ■■  riiiA  =  Kit-  •■  h'iv  ■■  >»fi'«'  ••  Vi»-  =  ht^•■l•  ■■  ^ 
}i  :  h"i\\M\'M:  •■  "/iH' :  rtxtny.  ■■■.■■  iin'}x\i'/.  ••  h^A'^:  ■■  =\-i"i/x  ■■  M"i\fiy.  ■■ 
«"X.ii'ii-  ••  iiiK'"  •■  "V.y.  ■•  ?i'Vii.?i'/  ••  }xS(\t\  ••  »M.Tir-n  >  hrft-iy-  ■■■.■  <"i/ii""  •• 

,/.'/"  ■  nr'.f  ••  "»»"//rt  •  WA-  •  4'/'V.;i"l-  ••  fl>»'J'/:Ä'/  ■  «»(«'»yi^  •  '/"l-  :  11/" 
:>  ■■  u'ir'h  ■■  ?i'/'Ji>  ••  otiihoi»  •■  »iv  •■  fi-nh  •■  Km  •■  ^'/'A>l  ■•  m-M-  ■■.■  t"h""ft  •- 
;,.iu»-iJi  :  ofKywy.h  ••  »■>•/■  =  rtimy.  •■  y/.M-  ■■  hy.n-y:  ■■  tni  •■  'Dny 
■/•  :  iiiyf\i-Yi'iy'""-  ■•  MniMiyi  ■i- 

•frt'i'i»  •  yA-r-n  ••  «»('.(i.A-  :  ',"«»• :  y.MiV-  ••  i»-{]i  ■■  iy.'v  ■■■:■  o'yii  a •■  ••  h'i  ' ^ ' 
wMhUA:  ■■  /\}yiu:'/'r  ■■  'J/'7.  ■•  A<iiA.e.-ii  ••  ».•'•^•Vj:'  ■•  y.tt.ii')"/  •■  him:  •■  o'{\ 
■i-  :  -ryi:  •■  aaa.c.  •  whiti.)  •■  •'KIa'  :  «»i»-/'  =  <"-rii-  ••  y.in:  ■■  /; :  i;?iü.aii  =•  <» 

atfi^F-  •■  (nhö/.)  ■■  ui-M-  ■  i'.nc  ■  uhi'.Mv-  •  }x"t\Uvn.iui:  •  "'iiiu' :  hA'i-y.  •• 


ce  qui  etail  daiis  les  livres  que  je  Ins  di's   Saiiits  *   l'eros,   la  sagesse  et   la   '  M.  r.\, 

.  .  ,    .  •  V*  h. 

scicncc  mo  fiircnt  revölees  cl  je  cnis  au  Christ,  ImIs  du  Sci^uinr  vivaiit.  » 

MO.     (]0MMK>"T     DlKl      s'ksT    I.NC.MINK    ET    .\    SOUfFERT.     Jtt.SlllS   dit    a    JdCIll)    : 

«  Tu  es  biculieurcux,  mon  freie.  Fax  cITet,  voiii  que  Ic  Seigiieur  t'a 
rcvelc  uu  grand  mvsterc.  .Mainlcnant  aussi  je  veux  (jue  tu  m'cxposes 
par  les  lüriluros  de  r.\ucioii  (Testauiciiti  coniment  ydlrr-Seif/iH'iir  Jpsiis- 
Clirist  est  descendu  du  .ciel ;  ((iniiueul  il  a  souiVerl  daiis  (soii)  corps,  a 
Supporte  toutcs  (sortcs)  de  coups  a  cause  de  uous  et  a  reou  la  iiiDit  daus 
la  cliair  qu'il  a  prise  de  nous;  et  comnieut  il  est  dcvrini  hniunic,  alors 
qu'il  elait  Dieu.  Si  tu  ne  devoiles  pas  et  n'elucides  pas  ce  uiystere,  Ics  .luifs 
trouveront  ce  pretexte  et  outragerout  les  chreticus.  » 

111.  SvMBOLisMK  m  s.^CHiiicic  o'ls.v.\c.  —  .htcol)  repondil  i't  lui  dil  : 
«  Voici  qu'il  est  ccrit  dans  la  Loi  :  *  l.e  Seirjneur  a  dit  ä  Minihdin  :  l'n'mls  ♦  fol.  T'i 
ton  /ils  (j\ir  In  (limrs,  Isaac ;  ni  il'ins  mir  terie  elevcc;  fuis-lr  munter  n-rs  m<ii 
H  sarrißf-lr  siir  unr  mnnt(U/nr  ijnr  jr  tr  (linii.  Abraham  se  Irra  an  matin.  luir- 
nacba  son  (ine,  prit  ilru.v  scrritrnrx  et  Isaac,  mm  fils  ',  le  fit  m(Mili'r  sur  la 
moutagnc  que  lui  fit  voir  le  Seigueur,  et  li\  le  ligota,  aliu  de  Ic  saeriüer. 
(Mais)  le   Seiiiiieur  Di.u  l'appela  et  rempeeha  de  faire  dcscendrc  le  couteau 

l    Cien..  \Mi.  li-.i. 


r  a. 


8Ü  SAIU'.IS  I)  AlU'liCA.  [l»(i 

ii  -i-  r»'//^.  ••  htu'.vr  ■■  ouu/.F'  •■  lu"}/- '  •  ('.n//i'7'  ••  «»a ';•  ■<■  h-MV/'rf^  ■■  wr 

OA.ii-  •  Mx"]\\M\.u.i:  ■■  hw  ;=  i»yt\,h^''/.  •  hchyo-  •  AniA?.  =  h"n\.hn.u.v.  ■ 

r.i  -■  ,i,e(i».  :•::  niK/"  •  .i'-n.  ••  ?i-iii7»'n,/i.(:  =    Mw..  ■■  hMS'ft  ■  vii.i'.  •■  tthif-  ••  incM 

r  h. 

A»i  •  'H/"'!-  :■:  mviöti  ■■  iin-iiA  -•  •';.n  ••  00  ■•  wvavWi  •■  m"i\- '  ••  v.mA'  ■■  hc. 

hy  •■  r'.'^o-  •■  m-M-    •■  Mx'W.M  ■■  auwyrY/-^  -.  ;,,v'frrt  :  ImiMti  •■  HJi'/»  •  fl»|- 

rt'>A   :   ^ij\    •  ÖÖ  :  r"IV."/l/  :  llh'-V"»-  =!=  OUMA.f.rt  :  'l'^i'"/.  :  .•''A  :  ?i"/ll7vflJi.f:  : 

l'Olfl  ■■  i1x"'lf'"  ■■  l\h'H:M  ■•  in\'M't\  ■  ■•#.11  ■•  ÖO  •  tn>M'(\  :  in\w'nd.  ■  .li"?"7 

•I-  :  T'/'  :  ii/";j  ••  r/v/"Ä  :  wrWi  ■  flu/"AJi-i-rt  •  h,,U"t>  ■<■■  nh/^w  ••  /-rt'/H'  ••  y. 
"1  •■  nA-t'.  =  (n,hy,M  :■:.  iny.tu:'/.  ■■  tihiiM-  ■■  h''}]\.hnih.i:  ••  t'.i»-i> :  «»aa*-  =  ni; 
Ji.  •■  hlVY/.  •■  hy,r  ••  H'-lU.  •■  a>-{il'  ■  a)M:  ■■  t/oUi  •.:■. 

1.  Ms.  OjR-Vt.  —  2.   Ms.  U.R-Vt.  —  3.  Ms.  fl>>.1:.    —  4.  Ms.  «DM:. 


sur  suii  lils.  Alois  il  lui  fd  voir  an  In'-lirr,  suspcndu  pur  ses  cornes  daiis  uii 
hnisson.  Abraham  le  jiiil  et  l'ef/oryea  ä  la  place  (l'Isanc,  soii  fils'.  Abraham 
esl  Ic  Ivpo  du  Seiyiieur  Perc;  Isaac,  lui,  osl  Tiniage   du   Fils  du  Seigneur 

fol.  7'j,  vivant.  Comme  dit  le  Scigiieui-  '  par  In  l)oucIic  du  proplieto  Isaie  au  sujot 
du  Christ  :  Celui-cl  esl  nion  Fils  ijuc  j'aime  [el)  en  (jiti  man  äme  se  plait: 
je  mels  moii  Esprit  sur  lui-.  En  lui  se  plait  le  Seigneur,  Ic  Perc  Celeste.  II  sau- 
vera  son  pcuplc  du  culte  des  idoles.  Quant  au  belier  qui  a  ctc  suspondu 
dans  le  buisson  (et)  qui  a  ete  ögorge  ä  la  place  d'Isaac,  il  est  Timage  de 
la  chair  de  Notre-Seigneur  et  Notre-Sanveur  Jesus-CJirisi  ([ui  a  soulTert,  a  eti' 
crucifie  sur  le  bois  et  a  etö  transperce  par  la  lance.  Le  Fils  öternel,  le  Verbc 
du  Seigneur  a  supporte  la  souffrance  i^i  cause  de  nous.  II  a  ete  crucifie  sur  le 
bois  de  la  eroix,  il  a  re(>'u  les  souH'rauces  (et)  il  est  mort  dans  la  chair  qu'il 
a  prisc  de  nous.  Mais  sa  divinite  n'a  pas  soufTert.  C'est  ainsi  (ju7srtflf  a  ete 
appelc  sacrißce,  (mais)  ce  n'est  pas   Ini  ipii  a  ete  egorgä.  {Abraham)  a  pris 

■  fol. -'i,  ses  deux  serviteurs,  c'est-ii-dire  *  les  deux  Lois  :  l'Anciennc  et  la  NouviUc. 
La  montagne  que  le  Seigneur  lui  a  fait  voir,  pour  sacrifier  son  fds  la,  c'est 
la  prophelie  annongant)  (jue  k\  serait  crucifie  Solre-Seifjneur  Jesus-Chrisl.  De 
plus  notre  pere  Adam  a  öte  enterrc  en  cet  endrt>it. 

1.  Gen.,  xxii.  Li.  —2.  Is..  xi.ii,  1  Maltli.,  xii.  18). 


[187]  NKUVIKMK  ASSHMULKK.  87 

tnUön  •■  M{\.'i'/,  ■■  wf\y.  ■■   Vö-I'-W   •■  \l-Vih-  ■■  ^öt\'0-  :  ix.U'l'.D-  •■  i»(\.'Y'?'  ■■ 

n-rK-c  •  inwy.y.r'  ■■  i»-fii-  •■  "H\  ■  in\  ■■  ^ah  :  "'ly-  ■■  iiir  :  hi.hy  ■■  «i»-?!-!-  = 
iirrK-  :  hivii'i  ■■  f\^l^  ■■  »icri-rn  •  htx""  ■.  ?»""'>i:  ■■  h.ur.D-  ■  n/".'  =  (nfy.rr  ■■ 
tiiiyttu:  ■■  u'irh  ■■  y.u-y,  =  ixM'i'::i'i'.  ■■  «»h-Mu.  ==  nii«»  ••  y.[\.  ■■  */ii.i'.  v/" 
h'  ••  rt.r'>  ••  awiit:  ••  miKY.  :  itMuuy  ■■  hryA'.'V  ■■  ht\/.h./\  ■■■■  «i<"-rt.y. :  vn. 
y.  :  (Ml.  :  i:h">  ■  ^y.\\^^^i  •■  iii'.v/"?» :  uAy'i  •  lu"'  •  yA'^-i\  ■■  vr-  rt  =  y.»"  ■■  > 
X../I  :  wy.w^^  ■■  \i•^'  ■■  .7.1111  =  ^"'/.'>  ••  <"^"y.'J  -  y.w.  ■■  vt\'v{\  ■■  'vv'i'  ■  111.  •• 
f,>  :  ix'i"i\\'  ■•  M  ■■  \\""  ■  \n:Mt\  ■■  h'rf\i\  •■  wwwn  ■■  \\Kn\^  •■  i»'\i\\.  •  «» 

•/•/»•Tr/i ' :  yM'W  •  «'.t'.n.rt-  ••  \\\vn>  ■  <'•/. :  t'rt.'i"-  ••  'n,/i./.  :  "Miy.-  ••  y\Ty:"t 

/.  ••  /i«"-/.?»}"  :  Wri»'M'  ■■  "Ml  :  llhAO  ••  "V.C.  :  ri)|rtjl'.'/»  :  Mth  ■■  'lt]i\Ui- 
fi   :   (»yi.tt   :    hill'lUh   ■<■■   OfW'lV-    ■•  h'lU.h't'/.  ■  KVfi'tl  ••  ^HlMl]  ■  lU»   "    11,1../.  ■ 

"MIK-  ■•  «»«M^/.  :  ii\F\-  •■  (ifh"'lü'i  ■■  ^"7A»|-/:l^«•'•  ■■■:■  o>h'ry:"i/.  ■■  l-'i/^'h  ■■  h 
9'Un-t\i-  ■•  (m;l'-in:  :  Wm-h-V-  •■  "/(l  •■  ll?iAll  ••  "71'.  :    /-rtArn  ••  ArtA  =  IfA-  =  TT/. 

•1-  :  <"rt"/(';  ••  [A]';.y(iA"n  ••  my.rM  ■■  'rfif\  •■  wn-"»-  ••  f">f\h)iiijh  ■':■■ 

1.  Ms.  inm.i'.i'.v.  —  '2.  Ms.  hC.M.  —  3.  Ms.  iy"T<i>. 


Mi.     SyMBOLISME     HK     l'iIISTOIUE     IIE     .loSKlMI.     En     OUlrC     JoSCjlll.     lils      dr 

/(((■')/>,  c'onlrc  ([(li  scs  frercs  onl  cte  jaloux,  (lu'ils  oiit  vriidu  pmir  t\r  l'ur- 
gcnt  et  qu'ils  out  jotö  dans  une  fossc  ou  il  ii'y  avail  pas  il't'aii,  c'cst 
rimaj^c  de  ce  qu'oiit  lait  uos  peres  contrc  le  Christ,  car  eux-inümeri  sont  scs 
IVeres  \>dv  la  cliair.  11s  Tont  vcMidu  pour  trcutc  (pieces)  d'argent  qu'a  regucs 
Judas  lsiarii)lr  (cpii)  l'a  (ralii.  Coinnie  tlil  le  pruphete  :  Ils  ant  inis  (pour) 
valriir  du  ('.btririu-  tiente  [pieces)  d'argeiil.  lui  <iu'ils  ont  estiim-  de  lu  pari  des 
i-nfanis  d'Israrl  ' .  I.e  proplietc  Moise  dit  :  Muudit  soit  cehti  fiui  leroit  un 
soudoit'iurul.  afin  de  tucr  Idmc  '  (dout)  le  sau;/  (est)  pur!  Tont  le  peuple  a  dit  ■ 
Aiurn.  Amen-.  »  Justus  dit  :  «  Tu  as  dif  uue  (chosc)  certaine.  V'oici  que  je  crois 
moi-metnc  que  Ic  Christ  est  Dicu  vcrilahle  sans  cliangemeut,  (ni)  corruption.  » 
Jaadi  repüudit  et  lui  dil  :  «  De  meiur  ([uc  Joseph  est  alle  au  pays  (.VKi/ypIr. 
apres  qu'on  l'eul  fa^t  sortir  dr  la  fosse  sans  eau  et  qu'il  a  ete  preposö  sur 
les  Kgyptieus  et  sur  ses  frt-ros,  de  meine  Notic-Seifjneur  Jesus-Cinist  aussi  est 
cntre  au  pavs  d'Iu/i/ptr.  a  dt-truit  les  idolcs  et  a  ruinc  Icurs  (faux)  dieux. 
Apres  qu'il  est  ressuscite  du  loinbeau,  c'est-i\-dire  (de)  la  fosse  saus  eau,  il 
est  deveuu  puissaut  sur  toutes  les  creatures,  il  a  detruil  le  diahle  et  il  1  a 
aneauti  avee  tous  ses  anges. 

I.  Maltli.,  XXVII,  fl.  —2.  Deul..  xxvii,  25. 


fol.  7 

V  I). 


fol.   "' 

V»  b. 


S8  ^AI!(;i.S  DAItl-lir.A.  [18« 

rui.  ;;.,  rii'j^;    ..  cn.A-  •  h"!   ll.hflWi.f."  •  t\M:ryfl  ■■  Vn,('.  :;:  i;?,-}flA  :  ?/i:T(:Ii  :  II 

JiCrt  •■  ?i'/'h  :  Uri'i"i:'n\\  ■■  ^n\\K^,\\^  'V'lh  ■■  W'I^UDi  ■■  'H'.Mvh  ■■  riv.rt.c'n-Ji  ■ 
vn.e  :  MuM-n  ■■■.■■  aiUöt\  ••  iMI.  :  ',•|^  :  fi.'rM\  •■  vr  ■■  f\h/ixfi-n  ■■  «>A'/'j/"-l-  = 
•i'n'ry'o»-  :  «i"/'>/'7.</i'-  :  rt);;-'r'i";.""-  :  <i>'i;u'i'Ä-  •■  </»-i -i-yiA  :•::  r"?»';"'»  :  hf\ 
■Mn'4'.9'  ■•  ^^'.J^.f."  •■  «»IMI.A}"  ••  AK//"  •  'V-IA-  •  A'U  ••  n^irt.  •  }xl\'»>  ■  ^lA'.'/H 

•n  !  w'Vf  :  A(\A  ••  /irnn  :;:  *»i/rt  =  -i'^il/l-  •■  WKii  •■  luMth  •■  iUk/»  =  y.[\.i\9'  ■ 

iyy.oy:  '.  AÄ.Arnrt  =  ')-'IA"  ••  Al/  •   [1?.^.  :  ?irt'">  ••  hJ-'rWW  ■  n",'V  ■■  f\öf\  ■■  ,Wl 

V  •  (ny.'AC'h  ■■  'j.n  •  y^/.-['i  ■••■  «»('.(La-«"-  ••  ^,Ao^t\  ■■  itihi''  ■■  hi'io"- :  umh""  •■ 
foi  -5,        auWiff»  :  '//"?,}»'  :  fih.i:v"yf]  ■■  >n..e.  :  (luny.y.fr  ■■  m-til-  ■■  Ml4-Tl-  ••  *'W1  : 

1°  b. 

^AH    :    "7,1'.    •    ?»'J||    :    (',//i»rtA"«'»-    :    »('.r/i>(I>"l-    :   fllM'   :   rll?,'/");   :   ^Ö»-/,?,}'»   :   .lyV 

J"    •■   l/?r>llA  :    ('.««'•■(•   :i:   ll"7(;-   :   ^.C.D-.t^}-.  :  '//'7,J"   :   A?i"/II,?»'/   :   K\'(\-t\   ■   'UCM- 

tl  •■  rt'l'A}»'  ••  «»l»y.,t',}»'  :  rll-rt'/'  :  "l-n  ••  m\  :  hAP  •■  "V.C.  :  Hfl»-?!'!:  ■•  »'k^'m:  •■  Wi 

II  :  y.tn>t\ty''at>-  :  H/,.,l'.lriA  :    li^'h  ■  anit-h'Ufl  ■  ■l'i/"h   ■  U'h'H\f\  ■  «'»-ftV  ::  (1 

ivntny :  ^',n.  ••  \i^\i:yt\  ■■  vn.i'.  ■•  {Xhii  •■  hv.Mn  ■<■■  ny.'/»  =  rco-v  ■■  <{.'/ü>-n-  = 


lol.  7 

r  a. 


lol.  7 

1"  1). 


113.  Symbülisme  de  l'histoihe  nr  prophete  Jeremie.  —  De  plus  '  le 
Scigncur  dit  au  prophete  Jeremie  :  Avant  que  je  t'cusse  eree  dans  le  sein  de  Ut 
merc,  je  t'ui  caniiu,  el  itvant  (jue  tu  fusses  sorti  du  sein,  je  t'ai  sanclifie  et  je  t'ai 
et(il)li  prophete  pour  les  peuples'.  En  outre  il  dit  :  Voici  (jue  je  t'ai  etabli  au- 
jourd'lnii  pour  les  peuples  et  piuir  les  rois,  u/in  (jue  lu  les  e.rlirprs,  les  enFeres 
et  les  detruises  et  [afin)  que  tu  bdtisses  et  que  tu  plantes  '-.  Alors  les  Juifs  l'accuse- 
reut  et  dirent  au  roi  :  Tue  eet  lioninte,  ear  il  ne  profere  pas  le  bien  enrers  le 
peuplc'-'.  Cette  proplietie  est  au  sujet  du  Christ.  C'cst  aiusi  que  les  Juifs  dirout 
ä  Pilate  :  Tue  cet  komme,  ear  il  ue  profere  pas  le  bien  enrers  notre  Loi,  [nuiis] 
il  hlusplii'nie  conlre  nolre  Loi,  et  que  Pilate  leur  dit  :  Prenez-le  vous-memes  et 
Selon  votre  Loi  jugez-le  \ 

De  meme  qu'ils  out  pris  Ic  prophete  Jeremie,  qu'ils  Tont  jcte  dans  \v 
puits  *  oü  il  n'y  «vail  pas  d'eau,  alors  qu'il  leur  semblait  qu'il  niourrait  la, 
e(  ([u'ensuito  ils  roul  fait  sorlir  vivant,  avant  qu'il  mourut,  de  inemc  les 
.luii's  Olli  pris  Notre-Seitjneur  Jesus-Christ.  IViul  crucitie  et  ront  jete  dans  la 
fosse  oü  il  n'v  avait  pas  (Tcau,  crsl-a-dire  (dans)  le  tombeau,  alors  (pi  il 
leur  senihlait  qu'il  ne  pourrait  pas  rcssusciter.  Mais  lui-meme  est  ressuscite 
Sans  corruplion.  Commc  dit  le  prophete  Zacharie  au  sujet  du  Christ  :  Par 
le  sang  du  Testament  j'ai  delivre''  les  prisonniers  du  jiuits  saus  cau  '■.  De  nieme 

1.  .Icr.,  I,  5.  —  2.  .lii-..  I.  10.  —  :>.  .I(T.,  xxxviii,  'i.  —  'i.  Jean.  xix.  0.  —  .">.  M.  a  m.   ; 
j'<ii  congedie.  —  (i.  /.acli.,  ix,  11. 


- 


[18!)]  NKl'VIKMK  ASSKMIil.KK.  sn 

f.  :  uhmio»-  :  (n}x'r"Äh  •■  f\öMrn"-  ■.  ^/ii<]>,*>'r.i-  •  ii"7i»-  ••  }\Ty:>x '  ••  hnu.hti 

,h.i:  ■■  Ar^A.l)'«'»-  :  Vl'T.  •■  riu/«««)'rtv-/-  ••  '/.(l  •■  ?iA  ••  rt'l-A}''  •  Ayi(.7i-r'-rt  -:   <»?,"••• 
ao-1-  :  in;o-  •  (»•?»|.rt'  •  ;..'/"•/•  •  »/i'>flA  •  «Ulli:  •  f>l\  ■■  CM'-V  ■■  >y':i\t\'l-     /.. 

lUh  :  (in'.iiA.  ■•  <"/-/«i>rt-  ••  }xry.ih  ••  uji-rt  •  -i-mi.-i-  ••  nÄ->-/-  =  )u:iiff\    h 
t/o :  s"riuy'  •■  <»-ft/-  ■•  '"'.''••ru:  •  hj'.M  ■■  r':U)-  ■■  u»-t\';  ■■  <";.ri/-V/<.(V""-  :  a 

RAJl'l--   -l-   iHftl\  :  i:?,[V']f-   :   A.^A    ••  ^C./r'l-     ••   OnViTA-'f-    ■■   (»'l-r-l'^H   :  f\f\y."Vi   : 

m'i'pv-  :  '/.5'  •■  diu/" :  iMi.  ••  >;'/.'-i-  ••  '/ii.y.  :=  Ä'Vii.hiiWi.c  •  y.fiiu:  •■  ay/.irti»-  ■. 

ttat-tl'l'   :    M-ll'"»-    :  an'.f/ng\",  :  fl/.fl,ll-ti»-  :  t\h'rt\l\'\-  ■  O'VihtK-  ■  \\i">  ■  "7.1'.  : 

H,i'.'iii^<»-  :•:=  iny.wtx'l'  ••  «i'ftf-«"-  •  "hhh  ■■  yy'MTn»-  ■■[■■  mh.v-tt'f.  ••  vii.i'.  ••  y. 
II.  !  iciuD'i-  :  Ah  ••  M')'^  ■■  T'\-  ■■  h'j""n:"n\  ■■  <»;wwi»-/-  •  a.;.a>.  ■  i'.^.v/ 

Ä.V-  s  *?i'nU/»  :  LTlt'h  :•:  •  '  fol    75, 

y.a.  ■■  VI1..1'.  :  hiXi'  ■  \\"»  ■■  inp"!. :  n')M'."v.i/'«"- :  (»/«^a-i:  •  a<^aa'  !=  h«? 

1.  Ms.  h^/">^}^.  —  2.  Ms.  mvtn.  —  3.  Ms.  tii-M-. 


ql^il.■^  n'uiit  pas  ecoute  Ic  |iro[ilirlc  .h-nhnir  (|ui  Imi'  a  [)rescrit  des  onlrcs 
du  Seigneur)  et  a  lait  veiiir  sur  lmix  Ic  cliätinient,  de  meme  le  Scigiieur  a 
lail  venir  sur  ciix  la  ca|ilivilL'  et  Ic  clKitiiiicnl  :  -ur  i'iix  (jiii  mil  crucilie  le 
CJirist.  Puur  eiix,  ils  out  ote  disperses  daiis  tnus  les  royauines  de  linmr 
el  jusqu'aux  extremites  '  de  la  terre.  •  u>\ 

I  l'i.  SvMHoi.isME  DK  i.'nisToiiiE  Hl  i'iioiMi KTii  Damkl.  —  ParciUcinent  le 
prophete  Ihinicl.  ou  la  jele  daiis  la  l'ossc  aux  lions,  aliu  i|u  il  luourüt.  Or 
voici  i|uc  lui-iiK'Uic  ui'st  pus  hkm'I,  uiais  au  ronlrairr  luistjuc  je-  lions 
reurcnt  vu,  ils  eureut  peur,  l'urent  cpouvantes  et  s'öloignereut  de  lui.  Cette 
pniphetie  est  au  sujct  du  Christ.  Lorsqu'on  Fcut  depose  daus  le  tomiteau. 
sn  ilutir  »11  pii.t  ni  hi  riirr>ii>lii>n\  (mais)  a  coulbndu  ses  euuemis.  [..orsque  le 
Selieol  l'euf  vu,  il  cut  peur  et  fut  epouvante.  (Le  Christ)  brisa  Salnn  et  (lui) 
arraclia  ses  armes.  Comine  dit  le  pruphete  David  :  Le  Seifjneur  hrixcrn  Icurs 
(Ifiils  (In IIS  Inir  hoiirlii-  rt  (irnu'lirru  lex  molaires  des  liims;  ils  ilrriciidronl  rils 
niinntc  I  call  (/iii  rst  ri'panduc.  II  leiidra  hur  arc  an  poiitt  de  Ic  rcndre  faililc' .  Le 
prophete  Jid>  dit  :  S<"  snnt-cllrx  oiirciicx  pour  toi  lex  partes  de  la  tiiort  d  eaaxc  de  la 
niaiesli'.   et   lex  portiers  du   Seheol  ont-ils  cte  epinivantex,  '  di'x  (ju'ilx  tont  vu^?   •  fol.  75, 

IL").    Lk    CiinisT  OBJET  DE   MOQVEiuE.  —  Lc  proplietc   dit   :  Je  suis  dercnu 

1.  Ps.  XV.  10.  —  2.  Ps.  I  VII.  (i-7.  —  3.  Jol«,  XXXVIII.  17. 


V"  a. 


90  SARGIS  D'ABERGA.  [190] 

II-  :  IfK.    •■    htVil't        A(>A    ■•    rnlMtl    ••  (MflMi    •■  '\(>A.J>"  •••■  nhffo  :   e.n.  ••  >5'/M'  : 

vn.^.  :  d.l'i'/,  ■  "MAA'h  ••  Ar^A.^'  ••  fl'rtWi'l.'J'.  ::=  "»>»rvn  •  .»'IL  ■•  Ä'Jrt  ••  ?i%  ■•  (»h 

tl    :    rt'fl?!    :•:=    T'l'i    •■    ll'Wl    ••    rt'll?!    ■•    0»1|-|»-1-  :  rUl»-ft'l'  ■•  «Tfril-n   :!=  V/A-ö»'  ••  ?iA  : 

A  :  (i?»"/ii7vfh/i.(:  ••  Ae.e.'vr  :=  «jpp.-Vi"  =  ?.^/'>  ••  y.iA'y:  •  vi>-  ••  h^/nii :  im-  ■■ 

fi  •  y^^'c;  ••  ?»'Vii.Ä-nji.(:  =  y.^'.'V'r  •■  «'.t'.ii.t'. •>.  =  a?»«»  •  w.^'.i'- :  hn^'"  =  «»-^ 
f,.i  7r,  -1: :  ,(',(b  ••  utt\y.  •■  h-iuMhiui:  •  M  <■  htit^"  •  wKi" '\"\\  ■  »vrif  •  y,'vA-  •■ 

A(iA.ir<"»-  :•: 

.('.Ü.  ::=  VfA"  :  h"ly.  •■  hfl'l■.1^  :   ?,?.Ö>-F  :   fi.1,lll\  :    'JA«>-y'>  ■•   ath^lxff: {f'i     :  hfi  '■ 

KM'  ••  V'*^\'  ••  Äfr4'  ■•  <»iA«i.  ••  ■'im.h-f"»-  -i-  ml-  ••  /iiiin  ••  uh'röo'/.  •■  «» 

1.  Ms.  (iiti,li.iv.t'"/.  —  2.  Ms.  (n<fnnirott-. 


r"  :i 


comme  une  folie  dcvant  eux  et  ils  se  saut  mDijues  de  tnoi ' .  Parcilloiiieiit 
iios  peres  ont  agi  envers  le  Christ  et  se  soiit  moques  de  lui.  Comme  dit  Ic 
prophete  David  :  Ils  m'ont  eprouve ;  ils  se  soiit  moques  de  rnoi  et  ils  oiit  ri  de 
moi' .  De  plus  il  dit  :  .le  suis  un  ver  et  noti  jhis  uu  Imiiime ;  je  suis  rejete  ou- 
pres  des  hommes  et  Inimilie  dans  lejieuple.  Tims  eeu.r  ijui  ine  mient  elit/nent  (des 
ycuQs)  contre  moi,  discnt  de  leiirs  leeres  et  hoelieiit  lenr  tele  :  11  s'cst  eonfie  dans  le 
Seigneur.  Qu'il  le  saure!  Qu'il  le  saure,  .s'il  reut'\'  C'est  ainsi  qu'ont  agi  nos 
peres  envers  Ic  Christ,  lorsqu'ils  Tont  crucilie.  Ils  ont  lioche  leur  tele  et  ils 
ont  dit  :  Si  le  Seif/neur  l'aime,  (jk'H  le  saure!  Qu'il  le  seeoure.  s'il  Id  i'hnisi! 
fol.  70,  Uli  effet,  lui-iueiiu'  u  dit  :  Je  suis  le  Fils  du  Sei(/iieur\  C'est  pourquoi  *  /)(/(•/(/ 
a  i)rophetise  sur  eux. 

116.  Lk  CiiitisT  VICTIME  DES  PECiiKLiis.  —  En  outrc  il  dit  :  Tout  le  jour. 
i'ereve  mes  mains  rers  toi'\  Le  prophete  Isaic  dit  :  Tout  le  jour,  j'elends 
mes  malus  rers  uu  peuple  de  pervers  et  d'in/ideles  qui  ne  sont  pas  alles  (dans) 
le  clicniln  de  la  justier,  (mais)  ont  suiri  leur  peehe.  C'est  ee  peuple  qui  in'u  Irrile  : 
il  a  saeriße  et  a  iil[rrl  reneens  au.v  demons''.  De  plus  il  dit  :  Pour  moi,  je  ii'ni 
pas  refuse  et  je  n'ai  jjas  conteste,  [mais)  j'ai  lirrc  mon  dos  au.v  eoups  et  mes  joues 
aux    sou/llets   et     je    n'ai   pas   detourne    man    risar/e    de    l'irjnoininie    des    cra- 

1.  Jer.,  XX,  7.  —  2.  Ps.  xxxiv,  IG.  —  3.  l»s.  xxi,  G-8.  —  'i.  Malth.,  xxvii,  'i.i.  — 
.">.  Is.,  Lxv,  2-.'{.  —  ().  Is.,  1-,  Tj-l). 


[1911  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  ^»1 

?  ■■  hT'W^.'i'  •■  Ti-^  ■••■  ai^qi'J-i,  ••  >n.,e.  ••  y.tt,  •■  ^.n  ■■  iin^P  ••  ttttm-  ■•  :"'TÄ'J  ••: 

lUlui:  ■•  ;uvai'  :  hao  :  ai-hU  ■  «"frV/.J-  •  WA-  ••  (»hAO  ••  (\lt^\  •■  M"f\\\  ■  \\h"i 
fiA.i>- :  woö  ■•  ywhT'i  '■  0'|:  :•:  VU" '  hruM  •  ^h•v•e  ••  .ei^+n  ■•  h«/»  =  ?»-vf  :  h 
■MV/r  ■■  dMn  :  'Vn=f  ■■  «"ATilni- :  ii'/?A(:e  .•  «j,t'.n.AJ: :  V(»-  =  ■Vd.'i<o  •■  vn..f.  =  'i 
n  •  ()/.n  :  n^/nJi  ■■  inc  ••  nH-f-A-  •  hticiM  ••  •l'^ftr:^'«  •■  mh'Xff^'  •■  M'-o-f^:  •■ 
-\'d.ro-  ■  <f..e.'i-p.  ••  «»xrii :  MVn-  •■  h'i  ■  •'Kl «  n^A.  =  h/./J'J,'  ••  (nn.n :  rtiAn'/;  • 

'|:  ■•  AO'K'I"   •  in.Jt'.  :•: 

fl»h<o-/"^  •■  öJ,('.ii.A>.  •■  (mt\:\vv  ••  «»-hl-  ••  WKW  ■  v*n.e  ••  ?ifttf»  ■•  '/(i^eirt  • 

1.  Ms.  httioWf.  —  2.  Ms.  '/"Xh*. 

chats.  Li'  prophete  /Mr(V/  dit  :  Siiv  nnni  das  Ics  prchnivs  out  jrappe  et 
oiit  Hlir  h'ins  pcchrs  ' .  De  plus  le  proplieli.'  IsniC  dil  :  //  est  reim,  d/ln 
d'iUrr  n/Diu/e  ciiininr  un  (Kjiicini  ;  il  a  rle  conunr  im  (ujiiedii  dcvaiil  reUii  (/ui  Ir 
icnul:  c'csl  niiist  (/ii'H  n'a  pus  ourcrt  sa  hinivlie  daits  sa  soufl'ratuT'-.  As-tu  cunipri.s, 
moii  fröre,  que  les  prophetes  autrefois  *  ont  coiinu  et  out  meuliouue  la 
passiou  de  Notre-Seiyiwur  ct.  Notre-Saiivriir  Jcsus-Chrisl,  sou  cruciliemeut,  sa 
mort,  sa  resurrectiou,  sou  asceusion  daus  les  cieux  et  sa  secoiide  veuue  daus 
une  ffrande  ffloire  ?  » 

117.  Sin  Mahomet.  —  Jiistus  repoudit  et  lui  dit  :  «  Pour  moi,  je  crois 
au  Christ,  Fils  du  Seigueur  vivaut;  (je  crois)  qu'il  est  le  salut  de  tous  (les 
hommes)  et  qu'il  n'y  a  pas  d'autre  Dieu  que  lui.  Bieuheureux  est  celui  qiii 
croit  cn  lui.  Voici  que  je  (vais)  te  raconter,  ö  mon  frerc  Jacob,  (juo  mou  l'rere 
Abnihiiin  lu'a  envoye  uue  lettre  ä  Ccsarce  et  m'a  dit  :  «  Voici  (pi'uu  propiietc 
«  a  etc  envoye  vers  les  Arabes  a  la  vilie  de  La  Mccqiir  et  qu'il  a  tue  Sari/is 
«  de  Qaiidart.  »  Ayaut  appris  (cela),  les  Juifs  se  sout  rejoiiis  euormement. 
Alors  je  suis  alle  moi-memc  vers  un  vicillard  sage,  iutelligtuit  (et)  instruit 
sur  la  Loi  et  les  prophetes;  je  Tai  iuterrogc  et  lui  ai  dit  :  «  Expose-moi 
«  quelle  est  la  predication  de  ce  prophete?  » 

II  repondit  et  me  dit  :  «  C'est  un  seducteur;  ce  n'est  pas  un  *  prophete, 
«  car  les  prophetes,  eux,  nc  prophetisent  pas  par  le  giaive,  mais  au  contraire 

1.  Fs.  cxxvMi,  H.  —  2.  Is.,  i.iii.  7. 


lol.   -C. 
I-  I). 


lol.  76, 
v°  a. 


lol.  TC, 
1-  b. 


lol.  7(i, 
V"  a. 


02 


SARGIS  D'ABF.RGA. 


;i92] 


fol. 

V- 1.. 


7C, 


!)• :  hift  ••  y\">'i\)'  ■■  (i'MUit'\v  ••  iK/n  ••  i»'hu  ■  \\cM'i\  ■  i/i'/iu'-  =  vn.y'i-  ••  ii?« 

wrf\\\  ••  «»rt.  •  iK«' :  (ivfA-  ■  A-ru' :  «'^v^A•  ■•  .tiiA.vv  =  h'/nJTiv  =  uvuiftf-n  = 
(IIA?.  •■  tx'-iw.hWiU.c.  ■■  iixS'i»'  ■■  uhr'i'  ■■  ni-  =  W.tiun  ■■:■ 

hv-i\-vt\  •■  iU'M  ■■  h-^iv  ••  ?.ü.A' :  V'tx'vh  ■■  AI» :  t'.y.A- :  -iiich  •:=  y.ii.  =  yr^-r-n  ' 

1.  Ms  <i.>.(:ii..  —  2.  Ms  <nM\,f,^MP.  —  :i.  Ms.  iifli'xh.  —  'i.  Ms.  fl>Tr-/n«c.  —  5.  Ms.  fl»nt. 


I 


((  ils  enseignent  la  voic  ilc  la  justice  et  de  la  vic.  Or  ikhii-  iiioi,  je  j.eiise 
«  que  {Jesus  est)  le  Christ  qui  est  venu.  Les  chrctiens  croiml  eu  lui,  mais  les 
«  Juifs  le  nient.  Je  dis  (|iic  liii-memc  est  donc  le  Clirist  verilable.  » 

118.  C(. MKSSION  DK  .lisTis.  —  Avaut  ciitoiidu  cela,  j'ai  reniorcic  i'l 
glorifie  (le  Seigneur)  et  j'ai  cru  au  Clirist  ([ui  est  venu  et  est  ne  de  Marie,  In 
Saiiitc  YierfjC,  ä  licthUem  de  Jitda,  69  semaines  apres  la  (re)construction  du 
temple,  (operee)  apres  le  rcLour  de  la  oaiitivile  de  l'xdii/loiie.  Voiei  que 
niüi-mrnu'  j'ai  cru  et  j'ai  compris  qu'il  est  le  Clirist  au  sujel  de  ipii  unt 
pro[»lictise  les  prophetes,  (et)  qu'il  est  le  Hoi  d'lsrael  qui  est  venu  pmir  le 
salut  du  moudc  entier.  « 

Jaroh  repondil  et  lui  dil  :  o    N'eille,  6  nion  freie  .lushis,  ä  ne  pas  peiiser 

fol  ir,,   ilans  ton  coeur  le  mepris,  (mais)  par  tes  levres  j"»  exprimcr  la  justice.  »  '  .luslits 

liii  dil  :  «  l^c  Scigucui',  Dien  de  Moise,  sait  (pic  de  Idiil  iiinii  cuMir  et  de  loule 

iiiiiii  iiilrlügiMU'e  je  crois  au  Clii'isl,   l'ils  du  Seigneur  vivaut,  cn  (pii  cioiciil 

les  elireticns.  » 

119.  Jl'STt'S    PKCI.MtE    A    jACOn    OL'IL     VEIT    AM-KH     CONVKItTlli     LES     SIKNS. 

Jneoh  rcpoudit  et  lui  dil  :  «  Leve-toi,  allons  h  (ma)  niaison  et  faisons  l'agajx'.  « 
Alors  il  prit  .hishis.  liiilrdduisit  dans  sa  maison,  lui  preseiita  la  table  cl  lui 
dit  :  «  lii'iiis,  nioii  l'rri'e.  »  .htsliis  lui  dit  :  «  C'est  a  loi  (|u"il  apparlinil  di' 
lii'iiir.  I)  .Iftnili  dit  :  «  Oue  le  Cliiist  In'uisse!  »  Jiistus  dit  :  «  Amen.  )> 


v»  1>. 


[193]  NEUVIEME  ASSEMBLEE.  'Xi 

nvf-A- !  A-ne  ••  ^wn-jh}»»  .•  Ahtirt-f-ft  =  n'i'/"«iij:-/-  •■  ii.Mi «  v^^  ■•  ch.'iv  ■■  n.iiA 
r  ■  ■tm-'i  ■  APAf  ••  (li^irt.  •■  ii.t'Anrt  :  {'.(^ä-«)  .•  ^AOrt  •  ö».e.n.A>. :  i/A-  •■  hvji 
n  ■•  .ert*n  •  h'^-'i  ■■  (o-hu  ■  roh  ah  •  iUixv  ••  hfi«»  •  ä  ;» ■  »»'>^.ft  =  4'Sft  •  -ii 

ft/.  :  f\i>^^^^•  ■\-  'l'u"?m-  •■  ,?fi4'-a  ••  fl»,e.n.A"  :  m?,<w.rt  ••  hTi^nCh  •  flimP'!' '  :  i/"* 

ÄA-A'/  •■  An  :  hfi»'ii-  ■■■.■■  nhfm  :  ^.,o[.t'.]jPrt  ■  in..ft  ■■  «mi^  -•  apo»-  ■■  Ain 
1." :  .7inn  ■•  .(Ml. :  t'-nTft  •  /»i.e«»-  =  ?iiii.?in,h.i:  •■  'n-ivJ:  •■  h,e.j)-.e.-  =  m-iuH-y,  -. 

\,m  :  h../v/i.V'TVl-  :    ''lILirfl«»-   :    flJÄ'W   :   h.|r),T[,.e.-3F)?'   ••   AhCft-ffl   ••   ?»"?II.?»P  :   fl> 

h'/'AliA'  :;=  ?»ri'/"  ••  Ml  ••  (M'/MifM-  •  il.Wi  :  n/h/:!:  =  Hh'w.'jvi-  •    »?»jnA  :  .»; 

1.  Ms.    X-auW/Xl-  •■  VA-l-l'Ä-.    —   ^.  Ms.    ■ir"rio.  —   3.    Ms.   «Kiil'f.l-.  —  4     Ms.  «)>,"/Vl;.  — 

5.  Ms.  h.yi^M'i-i^-- 


Inl.     7 

r"  :i. 


r..i. 


r"  a. 


Jiislus  Uli  (lit  :  «  Vcux-tu  m'eprouver?  Le  Seignciir  sait  que  moi-memo 
de  foul  mon  cauir  j'ai  cru  au  Christ  par  ton  propre  cnscigncment.  Voici  que 
j'ai  vu  rn  soiiye,  peudant  de  uombreuses  luiils,  uii  homme  qui  etait  revi'tu 
d'lialiits  blaues  et  mc  disait  :  «  Tout  ce  que  Jam/i  a  exprime  est  vrai ; 
((  il  u'y  a  pas  de  mensouge  (eu  lui).  ear*  la  gri'iee  de  TEsprit-Saint  hahite  sur  •  r,,i 
«  lui.  »  Jarnh  repoudit  et  lui  dit  :  «  Puisque  tu  as  su  et  conuu  (avec  eertitude) 
tout  eela,  cummeut  donc  n'es-tu  pas  liaptisi'',  afin  que  tu  manifestes  la  toi 
des  cliretiens?  »  JksIus  lui  dit  :  «  Pour  moi,  'y  veux  alliM'  ä  mon  pays  cou- 
vertir  mes  pareuts  a  la  foi  au  Christ  et  etre  baptise  moi-mihne  eonjoin- 
tement  avee  eux.  )i 

Jacob  repondit  et  lui  dit  :  «  A'oiei  que,  pour  moi,  je  crains  fort  '  que  tu 
ne  pcrsuades  pas "  tes  parents.  11s  te  mepriseront  et  ils  ne  te  permettront 
pas  d'etre  baptise,  car  los  Juifs,  eux,  sont  euteuebres  de  co'ur.  Comme  (dit) 
le  prophele  Isd'ic  :  Lr  nrur  de  cf  jjeuph'  est  (Icrcnii  ('ixiis.  »  .liisliis  dit  :  «  Le 
Seigneur  est  vivant!  Les  Juifs  m'out  torture  et  m'ont  flagelh',  puis(|ne  je  ne 
me  suis  pas  converti  vers  eux  et  puisque  je  n  ai  pas  rrni('>  le  Christ,  nion 
Seigneur  et  mon  Dieu.  En  eilet,  ce  n'est  pas  seulement  par  ton  piopre 
enseignement  ipie  j'ai  cru,  *   mais  phiföt   (par  la  parole  de)  cclui  qui  m'esi 


r    b. 


1.  M.  il  ni.  :  pciit-L'/re.  —  2.  M.  a  m.  :  rjiie  tu  ne  .sräniscs  /ms. 


Pol.  ' 

V"  a. 


94  SAKC.IS  DAHKRC.A.  [194] 

mwr-w  •■  ""Ol"  •■  yM-tt  ••  ÄA-i-  ••  '/('."vr-'i- :  «»j^a-j-  :  r»'j7.A  ••  Ufmoi"fi«-  •■ 
rt»i'.n.A"  ■  ä;j  •  'W''><<.ri :  4'';fi  =  pwiA-  =  i'"rtA.h  ••  ^v^A•  =  ^/»'Pj^a :  .7.i'.«»"iJi  ■•  m 

d*n  ••  i'.v/c.*'"'-  ••  i'Hi//' :  >n.yi-  ••  nro  ■■  WKiV  ■■  r-AM-  •  AVicn-f^  .;=  mti 
n  :  iA'?J-  v-t\'Yt\  ■■  y-ö/."!  ■■  at'h'i'  •  ihf">i:  ••  i ^'/'i)- :  nn,i'.v/:iro"»-  ■■  nh'/''«!  ^ 
'Vy.'fi'i-  ■  TtiA  ■■  -MVi  ••  '{\hy.  ■i- 

mh'r-M  ■  ,i'.n.A" :    vi\'Yt\  ■■  hyö^'-n  ••  ?^^.  ■■  ai>a.p  ■•  hu:  •■  f/^TiixC  ••  ht\ 

Aii.f  ••  htm  •  y.ti/.y.  ■•  A.'J-  ••  httfiv  ■  afunM?  •■  mncii- :  4'.p."7.i>-    :=  /-rtT 

1.  Ms.  ö>.p,9"/../ii>i.  —  2.  Ms.  i.fl'f!..  —  3.  Ms.  in-nch-  >  ^K-n-v. 


appani  oii  smige  et  m"a  conduit  ä  la  l'oi.  Mainh'u.iul  jo  te  demainlo  de 
m'enseigncr  Ics  priores  cpie  tu  as  appriscs  des  elirclicns.  » 

120.  .1 ACOB    ENSEIGNE  A  JuSTUS   LES  PlUEHES   DU  ChKIK)   KT    Dl     PaTKK.  AloFS 

Jacob  lui  ciisoigna  la  priere  de  la  foi  [Ic  Credo]  et  la  prierc  de  TEvangile 
rpie  Notre-Soigneur  eiiPeigiia  ä  ses  disciples  [le  Pater  noster].  Aussitöt  J(;.s7».s 
voulut  s'en  aller  ä  son  pays.  .Uicoh  le  benit  et  lui  dit  :  «  Que  la  gräce  de 
l'Esprit-Saint  soit  avcr  l^i  pciidaiil  Ions  les  jours  de  ta  vie  et  qu'elle  te 
conduise  dans  le  cluniiii  dr  la  justice!  » 

121.  Diii'AitT  iJK  JisTus.  —  Puis  Justus  6orivit  avec  sagesse  toutes  (ccs 
clioses)  clicz  Joscjili  (et)  tout  cc  qu'avait  ecrit  Simcon,  le  Tds  (de  ce  dernier. 
ä  savoir)  :  eoiniiiciit  les  freres  avaieut  controversö  entro  eux  et  coiumeiil 
aiissi  .Ifii-dl)  avail  rrpoiidn,  (cii)  leur  exposant  les  proplielics  des  propliötes, 
(comiiie)  teinoigiiage  an  .'^iijct  de  la  Ncinic  du  Ciirist.  I.<irs(juf  .lusliis  vnuliil 
monier  dans  le  iiavirc,  ils  se  baiserenl  entre  eux  cii  des  baisers  de  sainlele, 
avec  beaucoup  de  larmcs. 

fül.  77,  Alors  '  Jitsliis  dit  hJacoh  :  «   Prii^  pour  nioi,  ö  eniiueut  docteur,  car  c'esl 

par  ton    propre   cnseignomenf   ipir  j'ai  coiuui  la  Luniiere   de   justice,  r'cst- 

a-diic  l('(!liiisl,  II   hliii,  alin  i|n  il   iiir  pardonne  nies  faules  et  nies  pi'clu's 

<pii'  j  ai   cdUiMiis  dcvaiit    Uli.   »   .lacuh  ri[i(indil  cl    hii    dil    :   u   (Jue   le  Seigncur 


V 


v"b. 


[195]  NEUVIEME  ASSEMBLER.  95 

fl»  •  ?ö4'(\  ■  flj.e.n.A-  :  ^.ti/A''  ■•  ^l^rl.^'flr/l.c  :  flJ^i,.e.Hhf:  ■  h{\f\\\  ■  m.e.e:"is" 
01». .-  rt^'H"?-^!.»! :  fl>Artnh  :  n."ih  :  hhh  ■•  hT"!' '  iVncti-fh  ••■ 

(nh9"'M  •■  Olli  •■  Vti'Vh  •■  r/i^/"/.  :  (»Ä'Jü  •■  l\h"U  •■  YlCM-h  •■  WAft  ••  h1\l. 

•/•nnA-  ••  iin.t'.v/;iröi>-  •  h-'m*-  ■i- 

fl»vi>- :  i:h?  •  .Pi^'f-n  ■•  n/7.A'/"  =  -ahfi.  •  mfiTh  ■■  .^a  ■•  i/.i'.nA-  •  9?i :  ;.jpd 
•f-n  ••  ?»''7?ihA  ••  rtnA  ••  ca'sr't*'  •  %ao  .•  oRA-f-  •  fl»n}ie  =  \bh  ••  -^«iö>-A.h  •• 
i/'jiu:ii :   ?»vi-p  •  Ad.'/'  •  'mr.wv.sy-  ••':•  *  1 1 

(Dh'j"'u  ■  «)KK  ■  (Pii-r-n  ■  h'^itxht\  ■  rtn?» :  fl),K/.  ■  m-ft/- :  n^;>ih  •  min 
a  ■  '/'.p.(:  ■  Kiw  ■■  ^. l-i'Vt'.  •  Ah"i\\.txndi.i:  •■  fUf-A- :  ^/«"p^a  •  :l^y.ln'l•.  •  (ijir  : 

ft-nr/rl-  :  fli/mAiiil"  ■■  rtihnc  ■  .f.?»ll.>.  •■  fl»A''/A«»  :  "/A'/'  ••  h"'L'i  ••  iDh"7.'i  •■:■ 

i.  Ms.  tihJt/h'Ph-.  —  2.  Ms.  MCf..-t-'i . 


(te)  pardoiine,  qu'il  ue  se  souvieiine  plus  de  tes  fautcs  et  qu'il  sauve  tes 
parents  et  les  geiis  de  ta  maison  qui  croiront  au  Christ!  » 

Alors  Justits  monta  (daiis)  le  navire.  II  fut  aUermi  daiis  la  foi  du  Cliiist, 
Fils  du  Seigueur  vivant. 

G'est  moi  Joseph,  peclieur  et  criminel,  qui  ai  fait  ecrire  ce  livre  (et)  tout 
ce  sur  quoi  les  freres  out  controverse  entre  eux. 

122.  FiN  DK  L.^  viE  DE  Jacor.  —  Voici  que  Jacob  vit  en  songo  uu  homme  et 
qu'il  eiitendit  une  voix  qui  lui  disait  :  «  Sors,  <>  Jacah,  du  inilieu  des  Iioni- 
mes  et  reclierche  le  jeüue,  la  priere  et  les  larmes  pour  tes  pcches  (et  pour) 
*  le  mal  que  tu  as  fait  ä  l'Eglise.  »  ♦  loi.  77, 

Alors  Jacob  sortit  du  milieu  des  liommes  et  s'eu  alla  dans  les  grottes  et 
les  caverues  de  la  terre,  eu  servant  le  Scngneur,  peudaiit  tous  les  jours  de  sa 
vie,  par  le  jeüne  et  par  la  priere.  11  vecut  dans  une  belle  piele  et  mourut 
en  paix. 

Pour  nous,  demandons  ä  Xotre-Scii/ncur  et  ^otre-Sdiici'iir  Jcsus-Clirist 
de  (nous)  pardonner  nos  peches,  d'efFacer  nos  crimes  et  nos  peclies  vi  de  ne 
plus  se  Souvenir  de  nos  fautes  et  de  nos  crimes,  —  ä  qui  la  gloirc,  la  divi- 
nite  et  Thonneur  maintenaut  et  pour  les  siecles  des  siecles!  Amen.  Amen. 


\  ■  h. 


I 


TAlJli:  I  R  VM.AISE  DES  XOMS  l>U()IM{i:S 


(Lc?  cliillVes  i'onvoieiil  :i  la  paf,'e  corrcspuniUmli!.) 


'  Alirigiyä,  IW. 

Al)r;iham  (Ireie  du  contro- 

vcrsisic  Jacob!,  12«,  101. 
Aljraliani     palriaiehe   bilili- 

(|UC).  18,  ■23.  38.  10.  9ä.  !);i, 

•M.  Wi,  110,    111,   119,    130, 

113,  18.-;,  18B. 
Acca  CAka),  H,  «9, 102, 103, 

181. 
Adam.  l!l,  50,  57,  58.  fö.  180. 
•Afräsya.  9,  10. 
'Akentes,  149. 
Alexandre,  1«. 
Amalec,  18. 
Ambroisc,  18». 
'Amoryä,  l'iO 
AlllOS,  .'«,  73,  7tl,  Sl,  II.;. 
'AiiolsokiyA,  IV.). 
Anlcslis,  •19. 
Anlioclie,  91. 
'Aiitoly:!,  119. 
Arislobule,  ^9. 
■AS'ilar,  U9. 
AuKusie  r.csar,    13,    ;•«,    '«. 

131,  m. 
'Axsfyanos.  119. 
•Awfvaä.  119. 

B 

llaal.  I3ii.  137. 

llabylonp.  lli,  19-i. 

liarnViy;!.  119. 

llarlanya,  119. 

Ilasilf,  isi. 

Ilrdiit'Vlll,  13». 

lielAinA,  119. 

llcllil(-eiii,  13,  18,    19,  .-W,  :H. 

liii,  131.  117,  lB.'i.  1S7,  lül. 

lOi,   IK»,  II«. 
niUiiya,  119. 

C 

(U'sarcc.  191, 
Cliyprc,  181. 
CoiislaiiliiKipIr.  91,  l-ii;. 
C.vrus,  Wi. 


D 

Dan,  105. 

Daniel.  15,  äl,  10,  18, 
51,  113,  11.3.  111.  i; 
16»,  16^;.  IOC.  170.  1' 
177.  PS,  189. 

David,  13,  15,  18,  iO 
il,  ä9,  33,  3»,  31,  .30 
55,  50.  57.  .58,  03,  09. 
73,  7.5,  79,  81.  Sä.  8 
89.  93.  95,  90.  lOll,  1 
115,  l4->.  läl,  139,  1 
148,  152,  15;;,  15«.  1 
101,  107,  1(»,  173,  1 
181,  189,  190. 

Dcnys,  49. 

Dioa,00. 

K 


,  50. 
157, 
170. 

25 

,  45. 
.  71, 
,88, 
113, 
1 10, 
1.58, 
179, 


108. 


170, 


EgyplC,  2.-S,  03,  i;5,  107 

112,  117,   149.  187. 
i:li,  95. 
Kliacim,  75. 
Klie,  3:t. 
inisabetli.  9S. 
KmmaiHicI.  19.  27. 
i;pliraini,  78.  1.19.  10.;. 
Kphrein  (Ablia  .  isi. 
i:pipliam\  181. 
'Krmolä'üs.      10.5,     IW;, 

172,   171. 
Krytlirrc.  39. 
Ksdias,  77,  113.  m.  115. 
Kthiopie.  05. 
KziM-lliel,  2i.  39,  so.  11-1.  |i;i 

107,  178. 
■K/r.i'iH.  138. 

!<' 

Farcs.  119. 

r<Tei|y.1.  119. 

Filiicy:V  91. 

l'oiKia  (Plincas),  91,  127.  151 

G 

üablil-l,  10.  19.  .50. 


Galilce.  50. 
Gomoirlie,  111. 
(;oMioiimorä.  131. 
Grt'goirc,  181. 

II 

llaliai-uc,  83,  178. 
Hanna.  83. 

Ilaraqäl   (IK^raclius),  9,  119. 
llCli,  108,  109,  110. 
Ik-rode,  49,  50.  151,  155. 
Iloreb.  21. 

I 

Isaac    xonlroversisle),    11. 

•«,  93,  91.  90.  97.  HO,    120. 

127,  128,  129,  130,  132. 
Isaac  (.luir  demeuraut  a  Ac 

ca\  1o:t. 
Isaac  {palriaiclie  biblii|ue'. 

18.  23.  92.  91,  90.  110.  131. 
113.  185,  180. 
Isaie,  10,  19,  21.  24,  20.  30. 
33.  3»,  30,  .37,  38,  ,39,  40, 
42,  »;}.  51,  .5.3,  54,  50,  57, 
58,  01,  02,  05,  06,  07,  70, 
71,  72,  73,  74,  75,  79,  80, 
84,  83.  84.  8.5.  87,  89,  111, 
110.  117,  118,  119,  121.  122, 
12.5,  in,  140,  117,  159,  101, 

100,  109,  170.  171,  173.  174. 
178,  181,  182,  isi;.  190.  191, 
193. 

Israel,  18,  19,  23,  27,  28,  30, 
31,  35,  30,  39,  tt),  42,  41, 
li;.  50,  52,  (K),  05,  72,  73. 
77,  78,  80,  81,  84,  8.5.  108, 
109,  112,  117,  119,  120,  123, 
121.  131,  13,5,  1.18.  140.  liä, 
119.  151,  1.55.  1.;0.  1.59.   I(ö. 

101.  17(;,  187,  192. 
'lyiizra'el,  1,3ri,  1,3.5. 

J 

Jacob  (coiilroversislc;.  II, 
12,  13,  14,  17,  27,  98.  40. 
S2,  53,   r»,  Kt,   04,    60,  7ä, 


74,  70,  79,  81,  84.  85,  8fi. 
87,  91,  92.  93.  94,  90.  105, 
KH;.  10,8,  110.  HO,  119.  120. 
147,  128,  129.  1.10.  131,  132, 
133,  13».  137,  113,  IM,  14,5, 
IK!,  149.  1:»,  1.52.  im.  101, 
101,  IOC.  109,  170,  171.  170, 
177,  180.  181,  183.  181,  185, 
187.  191,   192,  193,  194.  I'.S. 

Jacob  (fils  de  Natan".  95. 

Jacob  (palriarclic  biblique), 
18.  19.  20.  23.  20,  10.  19, 
50.  00,  Ol,  02.  08,  74,  76, 
78,  82,  80,  87,  92.  9»,  96, 
110,  111,  119.  120,  123,131, 
142.  143,  15»,  1.57,  ISS,  187. 

Jeanliapliste.  .32.  33. 

Jean  Clirysosloino.  18». 

Jcieinie,  18,  22,  27,  30,  4N, 
59,  73.  78,  81,118,  125,147, 
152,  1.53,  154,  i;;0,  1.57,  159, 
101,  10.5,  108,109,  181,188, 
189. 

Jerusalem,  3«,  47,  .50,  .52,  68, 
72,  77.  80,  83,  85,  80,  88. 
100,  115,  140,  147,  155,  157 
10,5,  107,  169. 

Jessö,  11,  34,  72,   138. 

Jesus  (Als  de  Siraclii.  m. 

Joachim  (pere  de  Marie),  92, 
9».  95. 

Joacliim  (roi  de  Juda),  157. 

Job,  84,  118,  IS9. 

Joil,  41,  117.  HS.  141,  172. 

Jonas  (Juif  baplisc  sur  l'or- 
dre  de  Sargis),  10. 

Joseph  {conlroversi.steV  II. 
85,  90,  110,  IL'7,  128.  1.12, 
170.   171,  194.  195. 

Joseph  lepoux  de  Marie).  93. 
9»,  95. 

Joseph  (paUiarehe  liililique'. 
71,  78,  187. 

Josias,  51,  04.  i:.T. 

Jourdain,  52. 

Juda  (fils  du  palriarche  Ja- 
<ob\  14,  18,  19.  27,  49,8». 
93,  9»,  95,  90,  13»,  135. 

Juda  (royaumc),  S3,  4i.  is. 


[197] 


TABLE  FRANCAISE  DES  NOMS  PROPRES. 


9: 


'lO,  iO,  51,  TS 

92,  1-2G, 

l.'il 

14-2,  147,  15S. 

137,  Kil, 

16U 

UM.  184,  iO-2. 

Judas  Iscarini 

>.  72.  73. 

1X7 

Justus  (coniroversiste  , 

1-2« 

l>7.  I«,  1-29, 

130,  131 

132 

IM,  134,  137, 

138.  143 

144 

I4.'i,  in,  119, 

130.  i;ii. 

I.V2 

l>i,  157,  l,-i9. 

160,  ir.i. 

lli3 

1114.  ICG.  1(i8, 

169.  170 

171 

nri.  i7c;,  177, 

ISO,  ist 

183 

1X5,  IUI.  19-2. 

193,  194. 

19.-i 

Kilqyou.  "5. 

L 

l.alian,  87.  III. 

I.e'ani,  149. 

Ldvi   (fils  »in  ]iatri.ir*'lif^  .l:i- 

cob).  60.  61. 
I.ivi  (pere  ile  Malal:.  9.). 
I.fiwimU'^wos  il.L-oiK'C),   162. 
Lia,  87. 

M 

Malachic,  -2S.  41,  69,   168.  I7S. 
Malki.  9r,. 
Manassi',  7S. 


Marc  (aiince  du  rycle  cHhio- 

pien).  91. 
Marie    (Sainte    Vierse).    IS, 

20,   21.    ±'>,    36.   -48,   50.  66. 

84,  92.  93,  94,  95,  96,   1-26, 

131,  142,  146.  147,   1,%5.  157. 

161,   166,  177.   184,   192. 
Matal.  95. 
Mecque  (La).  191. 
Medy.iiii,  149. 
Melchisi'dec.  71. 
Michee,  68.  148,  i.-,3,  173. 
.Muise,  18,  19,  21,  -22,  24.  26, 

27,   28,  39.    30,   «6.   67,  68, 

«9,    74,   77,    78,   80,   81,   86. 

87,   108,   HO,    11-2,   12-2.   131. 

147,  133,  1S9,   171,  173,  187. 

192. 
Moi'iq  (Maurice),  151. 

N 

Naajnan  ie  Syrien.  40. 
Nal>uclupdonos(ir,  1 4'». 
Natan,  95. 
Ninive,  113. 
No(5,  39. 

() 

Ophni.  109. 

Os^e,  63,   107,  1IK,    131.    1,18. 


Perse,  117, 
Pbaraon,  .■)9.  78,  los. 
Phinecs,  109. 
Ponce-Pilale,   131,   146,   147. 

188. 


Q 


Qularnadä.  49. 
(lalou.  52. 
Qesra,  94.  95. 

R 

Kacliel.  87.  154. 
Ilouie,  9,    17,   49,  50,  51,  91, 
92. 

S 

SaUin.i.  41. 

Salomoii.  51,  35,  ,36,  7:1.  so, 

106,  107,  KiO,  172. 
Samuel    (|)(jre    liu    contro 

vcrsiste   ,lacob),  1-28,   131, 

1.50. 
Saiuuel  (prophcte),  83.   t(i9, 

1,53. 
Sargisd'Alicrga(  =  iTrafiyo;). 

9,  10,  II,  12. 
saryis  de  (jandart.  191. 


Salan,  -20,  30,  .58,  73,  91,  119, 

l"29.  189. 
Said,  110. 
Seinnan.  75. 
Simeon   (fils  du  controver- 

sistc  Josej)!!',  96.  12«,  132, 

194. 
Siiueon   illls  du    pal]  iaiilie 

.lacol)).  60,  61. 

Sion,  26,  36.  38.  6S,  86,  89, 
90,  115,  118,  m;,  liS.  154, 
1,58.    172. 

Siraeh,  111. 

Sodouie.  III. 

Soplioiiie.  172. 

Soipuä,  131. 

Siiryä,    149. 

T 

TarUigya.  9. 

■reuiya.  7.5. 

Tew.ideriPS     Th.'Odore'.    83, 

107,  132. 
Tilicriade,  94,  176. 
Tyr,  88.  168. 

/ 

/acliarie  (pere  de  .lean-Hap- 

tisle),  ,32,  33. 
/.ai-harie  (propiiele),  6.1,  72, 

83,    113,  1-22,  146,  179,  188. 


PATR.    OH. 


T.   XIII.    —    r.    1. 


11 


TABLE  KTITIOPII-NM:  DES  NOAIS  PHOPRES 


FAHTICULIERS  A  SAUGIS  ü  ABliRGA  ' 


(Les  cliilTres  lenvoienl  u  la  page  el  a  la  ligne  correspondanles.) 


i; 


Ahi-  H'.'„ 
aolt  I9l„ 

"V'H*  »'',5.    *ß2-3-,.10-12-l. 


/>C^  1«,., 

rt(:i.n  I  •»•■»ÄC/ni.'  i',ii„ 

nr.-j.n   .  a-hc.)'!.'  ■',,.,».  w^oy. 

fttuv  '.1. 


*n^  9'.,,,  9j,.,„.,, 

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>^A.  «■'.vn-7-i..M 
hVCf  I.V), 

>bC'^'A^n  nv-i^,  lee,.  im,,  it^,  i74j, 
>icn«"-(iA"ft  '.'., 

hH\:ii:  i'.i,„ 
Ji-lU-i./"  li'J,, 
^■^<^>A^'  119,, 
>i'VTft/n.n  .1, 


hVl-VP«  119,, 
hflJ-'P^fl  t19„ 
hflJ-SJjpyn  119,„ 
VH/!->>.A  IK, 
h.4-lU.?..A  lM^.,.8,  13.%., 
Wi-l^  94-8 


)I.A*P.  TT. , 


•^n  (fl>l)  iig,  li«),,  162,,  ig;).,  i»1„ 


ta^Vi'  13I3., 


TS»".«'  7% 


m 


4.*  9l,j,   127,,  151, 


1.  Celle  lable  ne  conlienl  pas  les    nonis  propres  d'usage  couranl,  cominc  >,-iii:V'/" 
Abrahdtii,  m'-rt.  Mii'ise,  etc. 


III 


TABLE  DES  MOTS  1{E>IAUQIIABLES 


(Les  cliillVes  reiivuieiit  :i  la  |>agt"  et  a  la  ligiio  oorresiiuiulanles.) 


A.e  et  '\,1iV  i'jeu  do  mots)  »7, 

0D 

aoii,  (<rov<5,form(?  rare)  ii,,. 
«»Crt-iV  80,1 

«n»lT1'  («norv,  TOTTO«)  iTj, 
oo'PöA  :  "Vt:<Pfi  (Tannee  Mari 
Jli  cycle  ethiopien)  ;n,. 


ftfiv  (nn-v,coieo<vov,  NrT':ac)  la, 
ft,e<mr  (sens  de  l'liebreu  \'<2'C) 

73. 


'^••nrtn"VV■ft  =  07C  (traduction- 

transcriptinn  du  g'rec)  a;^^^ 
'fei^JIOV  Sil 


n 


(iy.rt.  s'v. 


>iAt!VV.l'."/  ('K).).v-|vwv  I  )•  xoiXt'a  r, 

xöjv]    I  iri| 
JiOft.  l.Ri,, 

h 

vcniiyi    (»icntrv,     pluriel 


nyant   le   sens  du  singulier) 

II., 

1 

I^V"  (öl)   ■•   7SV"  ^  ta  ?üXa  tou 
opuijiou)  i:)H|.| 


ni 


(ll.llfV  Sil 


ÄöO  ^neologismej  i7:i,j 

/i.A7  !  rtluV    --  fli'iivc  des  Icn- 
t/si/ufs    u/tvoi;!)  4L 


IV 


TAP.Li:  DES  CITATIONS  lUBIJOUES 


(Le  di-iuier  cliilVii'  iiinoie  a  la  page  coiTespoiiiJante.) 


CENKSE. 

Pages. 

1,  2 111 

—  2Ü 110 

XI,  7 112 

xviii,  2-3 111 

XIX,  2'i 111 

XXII,  2-3 185 

—  13 18ß 

XXX.  37-38 111 

xLix,  5-7 00 

—  6 Gl 

—  8 19 

—  8 20 

—  8-10 18 

—  '.) 55 

—  10 49 

—  10 142 

—  10 157 

EXUDE. 

III,    () 110 

V,  3 112 

XV,  25 80 

LI'.VniQUR. 

XIX,  37 27 

NOMIlllKS. 

XXI,  I) 77 

—  8-9 77 

—  8 77 


DEL'I  KIlOXüME. 

Pages. 

VI,  4 110 

XVIII,  9 28 

—  9 07 

—  15 28 

—  15 07 

—  15 8ii 

—  10-19 22 

—  18 22 

—  19 69 

XXVII,  25 74 

—  25 187 

xxvui.  (il) 77 

XXIX.  20 74 

xxxii,  2 122 

—  30 175 

I    ROIS. 

II.  10 83 

—  27-34 109 

—  35 109 

—  36 109 

III,  11-14 110 

I    I'AIIALIPOMENES. 

XVll,    11-14 106 

I    ESDIIAS. 

VII.  27 77 


[201] 


TABLE  DES  CITATIONS  BIB1,1QUES. 


101 


JOB. 


xrx,   25.    .    . 

XXXVI,    ()    .     . 

XXXVIII.    17. 


PSAUMES. 


II,  7.  . 

—  7-8. 

—  8.  . 
VIII,  3  . 
XIII,  (i-S 
XV,   10  . 

—  10  . 

—  10  . 

XVII,  11 

—  47   . 

XVII I,  1. 

—  li.  . 

XX,     1.     . 


—  9-12  . 

—  14  .   .   . 
XXI,  G-8  .    , 

—  17-19. 

—  17-19. 
XXIII,  9-10. 
XXVI,   7-9.   . 
XXVIII,   3  .    . 
xxxii,  (i.  .   . 

XXXIII,    l(i     . 

xxxiv.   4  .    . 

—  IG  .  .  , 
XXXV,  6.    . 
XLiii,  24  .    . 
XLIV,    11-13 


84 
118 
18'.i 


13 

Kk; 

lOü 

146 

141 

.")5 

(i4 

189 

81 

116 

122 

122 

174 

174 

174 

82 

190 

79 

85 

82 

115 

41 

112 

181 

159 

190 

82 

57 

88 


11-13 168 


—  13  .   . 

—  17  .  . 
XLV,  11-12 
XLVI,    6   .     . 

XLix,  3-4  . 

—  7-14  . 


88 

168 

82 

,S1 

175 

69 

—  14-15 113 

L,  4 161 

—  9 161 

—  13 116 


L\I,    6 

82 

L\  II,   6-7 

...--....      189 

MX,     6 

80 

LXI,     12 

1,S1 

LX\I1,    2 

58 

—  11) 

58 

—   1!) 

82 

_  34          

.   .              82 

LWiii,  22 

45 

—  29 

45 

LXXI,     1 

107 

33 

,S4 

— ■  .5 

107 

—  (i 

33 

—  6 

143 

—   17-19 . 

i.xxiii,    16 

34 

.    .              .           29 

i.xxxi,   8 

63 

L\XX\ ,    17    

80 

18 

I  X  \  X  \'  n  1 ,  .53 

.   .       34 

xciv,   8-9  

15 

xcv,  5 

20 

.—  12-13  

158 

—  13 

8.3 

xcvi,  3 

17.5 

—  . !  4 

179 

xc\"ii    .3 

33 

XCVNI,    9 

,S3 

cm,   :".o 

112 

—  30 

113 

—  32 

179 

cvi,    10 

31 

—   10 

56 

—  13-14    

55 

—  10 

56 

^20 

55 

—   20  .    .    .              ... 

112 

—  20 

148 

cviii     6-8 

73 

ci\,    1    

115 

—  .3 

100 

cxiii     ,5 

87 

cxvi     1-2        ... 

89 

70 

26  .                  

34 

cxxviii,  3 

191 

102 


s.vnnis  DARF.nr, \. 


'202; 


cxxxi,  9 ItiT 

168 

116 

57 

82 


--  17-18. 

CXLII.     10. 
CXLlll,    5   . 

—   Ü.    .    . 


l.iS 


i'i\(ivi;iiiu;s. 


vr,   12-15. 


22-HO 107 

107 


61 

.59 

160 

80 


111 


11,  12  .   .   . 

SACESSi:. 

—  12-18                       .                .   .   .  . 

V    3-6       

XIV,  7 

LI.    l'l.    .    .    . 

EccLi;siAsii(,)Ui:. 

I,  2-3  .   . 

—  16  .   . 

—  16  .   . 

II,  3.   .    . 

—  4.   .   . 

—  11  .   . 

—  11  .   . 

—  17  .  . 

III,  1(1-11 

—  11  .   . 
V,  18-25. 


'lh-1r^ 


VI, 


3.   .   . 

—  5-7.  . 
--  9-10 

—  9-10 
vii,  14  . 
viu,  3   . 

—  14   . 
-  14  . 

IX,    1   .    . 

—  6-7. 


85 

171 

36 


76 


44 

39 

161 

71 

181 

85 

...  181 

181 

61 

73 

43 

178 

111 

70 

43 

1()9 

19 

19 

90 

US 

58 

21 

X,  20-23 , 120 

XI,  1 .-^i 

'  \ 174 

—  6-7 35 


—  9-10  

—  10 

XII,  6 

XIII.  9-11 

XVII,   7 

—  7-8 

XIX,  2'i-25 117 

XXII,   15-19 75 

—  20-24    

XXIV,  16-18 

—  23 

XXV,  14 

—  8 

—  9 

XXVI,  2-4 

XXVII,  1 

—  1 

XXVIII,  16 

XXIX,  13-14 

—  18-19 

22-24    

XXX,  9-11 

—  26-28    

XXXlll,     1(1 

—  15-18   

22 

xxxiv,  4 

—  8-10  

xxxN,  3-6 

—  4 

—  6-8 

XL,  3-5 


36 
37 
71 
37 
38 
166 
174 
89 
44 
119 
120 
4'i 
67 
83 
125 
122 
172 
172 
31 
123 
39 


10 


119 


XI. I,  18 125 

—  19-20 80 

xi.ii,  1 180 

—  9 25 

-  10 25 

—  14 25 

—  2'i-25 173 

XI, 111,  18-21 121 

—  20-21 40 

-  25 40 

XLv,  1 56 

—  1,3-15 65 

-  -  14 ()(- 

—  19-20 121 

—  21 35 


[203] 

—  21-2'i 

—  23  .   . 

—  25  .  . 
\i.\i,  13.  . 
XI. IX,  6-9. 

9  .  .   . 

—  18  .  . 
L,  5-0 .  . 
-~   10   .    . 

—  10  .  . 
LI,  4-5  .   . 

—  4-5.   . 


TABLE  DRS  CITATIONS  lülÜlnUES. 


LH,   10  .   . 

—  1.3-15 

LIII,     1     .     . 

—  2-3.   . 

—  4.   .   . 

—  4-S.   . 


—  12 

—  12 

LIV,     1-r 


—  11-12 

—  11-12 


—  11-1." 

LV,     1.     . 

—  2-S. 

LVl.     1      . 


LVIl,     1-2    . 

Lix,  2-4    . 

—  6-9.   . 

—  8.   .   . 

—  9-11  . 

—  17-21 

—  20  .  . 
LX,  1-4.  . 
LXI.  1.  .  . 
LXIII,     0.     . 

—  10   .   . 

—  17   .   . 


LXIV, 


4-8. 


LXV,     1     . 

—  2-3. 

-  2-4. 


122 

181 

()7 

146 

124 

82 

122 

190 

118 

123 

68 

123 

122 

123 

53 

53 

53 

53 

5-'i 

85 

101 

56 


—  11    .    .    . 

—  -   11  .    .    . 
Lxvi,    15-16. 

—  24  .   .   . 


56 
59 
87 
90 


91 


10  .  . 
.  13  .  . 
.   11-13 

11-15 

-  23-26 
21-22  . 

19.  .  . 
,  3-7  .  . 

15-16. 
10-21  . 

18-20. 

-  19  .    . 

-  19  .    . 
,    1.    .    . 


10  .  . 
10-11 
24-27. 


89 
125 
124 
125 
125 

58 
141 
141 
118 
142 
15S 

26 

88 
158 
125 
111 

16 
182 
182 
190 

79 


—  5-6    .    .    . 

—  5-6.  .    .    . 

XXX,  8-9  ..    . 

XXXI,  11-12    . 

—  15-16   .    . 

—  31-34   .   . 

—  34  ...  . 
xxxiii,  14-17. 
XXXVI,  30-31. 
xxwiii,  4  .  . 
XI  IV,   5  6.    .    . 


III,   .3(i  .   . 
—  3()-.38. 


liZECIllEL. 


IX,  4-6  . 
\vi,  60-ii 


103 

156 
170 
178 
172 


188 
188 
45 
169 
165 
173 
43 
119 
152 
159 
153 
45 
78 
79 
153 
164 
181 
106 
152 
190 
27 
27 
84 
156 
1.54 
155 
23 
36 
155 
157 
188 
169 


XVIII. 


•>.■! 


84 
19 


80 
24 
2'i 


lO'i 


SARGIS  DAlJKUr.A. 


[204] 


XNXIV,     11 112 

—  11-12 112 

—  23-25 107 


—  30      

112 

xwvi     25                         .    . 

39 

—  25 

IGl 

xxxvii.   12-ri 

17« 

PAXIEL. 

II,  34-35 177 

—  45 177 

MI,   13 175 

—  13-14 1". 

—  13-15 21 

—  14 175 

—  20-21 176 

—  25-26 1(;5 

—  27 17.S 

IX,   20-27 47 

—  24 48 

—  24 'i9 

—  24-25 167 


25. 

25  . 

26  . 
1-3. 


I,  2-6  . 
—  8-9 


46 

50 

49 

177 


134 
1.34 


>i. 


10-11 135 

2-13 


1.37 

—  18-20 137 

—  20 150 

—  21-23 1.3S 

IM,  5 1.39 

V,  15-vi,  2 139 

VI,  1-2 63 

VII,  12-14 140 

—  15-16 l',0 

VIII,  8 l'iO 

IX,   15-17 139 

—  17 HS 

XI.    1 107 

XIII,    14 63 

•MV,   10 139 


JOEL. 

II,   28 117 

—  29-32 144 


IM. 


IS. 


IV,  13.    . 

V,  IS.    . 

VI,  H  .    . 
VllI,     II. 

i\,   '.»-10 
—   11-1' 


I,  3- 

II.  J 

IV, 


VI, 
VII, 


1-2.  . 
1-2  . 
13  .    , 

l'l-VI, 


lS-20. 


—  .3. 


3-4 


SOPHONIE. 


1.   14- 1() 


US 
41 


115 

172 

76 

138 

140 

35 


15'i 

148 

68 

86 

149 

173 

149 

41 


17 
146 

83 
178 


172 


/.A(:ii.\iiii;. 

II.    10-11 115 

VI,  12-13 146 

VII,  11-13 148 

VIII,  20-23 147 

—  22 72 

) 146 


IX, 

—  11 

—  11 

—  k; 

XI,  12 

xii.  10 

—  10. 


()3 

188 

122 

73 

54 

115 


[205] 


—  10 


TABLE  DES  CITAIK^NS  BIBLIQUES. 


XIII, 
XIV, 


17!) 

72 
83 
S3 


MALACUIE. 

1,     10-11 41 

-    10-11 09 

—  10-11 108 

III,  1-2 179 

IV,  2 14 

—  2 29 


IS  . 
33. 


XII,   18  . 

XXVI,  48 

XXVII,  9 
—  43  . 


XIX,   (i. 

—  37 


.MATTHIEU. 


105 


93 
162 
186 

74 
187 
190 


1S8 
179 


V 
TABLE  ANALVTlon:  DKS  MATIEHES 


Pages. 

Introduction 5 

PREMIKRK  ASSEMBLER 

i.    -    Le  ifouverncur  Sargis 0 

2.  —  Le  l)apteiiie  imposc  .lUX  Juils 0 

3.  —  Le  docteur  Jacob II 

'i.  —  Vision  de.  Jacob 1- 

5.  —  Conversion  de  Jacob lo 

6.  —  La  venue  du  Christ 14 

7.  —  L'incredulile  des  Juifs 15 

8.  —  Inquietudcs  de  Jacob 17 

9.  —  L'oeuvre  du  Christ m 

10.  —  Ce  qu'est  le  Christ 20 

11.  —  Venue  du  Christ 22 

12.  —  Le  Xoiivcau  Tostament 23 

13.  —  Le   Clii'isl-Sauveur 25 

14.  —  Obeissancc  au  Christ 27 

1.").  —  Le  Christ-I.iiberateur 30 

10.  —  Le  Christ- Lumiere 32 

17.  —  Le  Chrisl-Dieu 34 

18.  -     Le  Ciirist-Roi 35 

19.  —  Le  baplemc '^8 

20.  —  Les  figures  du  baptöme 39 

21.  —  Rebellion  des  peclieurs.   .   .       42 

22.  —  Lc  70  semaines 45 

23.  —  Los  propheties  mcssianiques 4S 

24.  —  Le  cliAtiincnt  des  Juifs  increJulos. 51 

25.  —  Rocompenso  des  Juifs  (idclcs 52 

26.  —  La  Passion  du   (^iirist  propiielisee 52 

27.  —  La    mort  du  Christ  i^rophülisi'C 55 

28.  —  Lcs  Anics  deiivri'cs  du   Scheol 55 

29.  —  Les  prirrcs  des  prophrtes 57 

.30.  —  Lc  coin|)lot  tontre  lc  Christ 58 

31.  Los  prclrcs  et  Ics  pharisions 50 

32.  l'assion  et  glorihcation  du  Ciirist Ol 

33.  -  Fjü  rcsurreclion  du  Christ  prü])hctisee 63 


207]                              TABLE  ANALYTIQUE  DES  MATIERES.  107 

I'agcs. 

31.  —  Fausse    inlerprctation   des  propheties ^-.   .   .  .  04 

35.  —  Inuiilite  du  sabbat 00 

36.  —  Le  Nouveaii  Testament 08 

37.  —  Le  dimanche 70 

38.  —  L'Eucharistie 7ü 

39.  —  La  conversion  des  peuples 71 

40.  —  Tja  trahison  de  .ludas 72 

41.  —  Repudiation    des    Juifs 74 

42.  —  Le  crucifiemont  du  Christ 70 

43.  —  Le  serpent  d'airain  figure  de  la  croix 77 

44.  —  Autres  iigures  de  la  croix 7S 

45.  —  Exaltation  de  la  croix 79 

46.  —  L'Ascension  du  Christ .Sl 

47.  —  Eternite  du  Verbe 83 

48.  —  L'Incarnation. 84 

49.  —  Le  Verbe  a  parle  par  les  proplictes 84 

50.  —  L'Eglise 80 

51.  —  Le  Christ  pierre  angulaire 89 

52.  —  Le  cliatiment  des  incriidules 90 

53.  —  Conversion  de  .lacob '  .   .   .  91 

54.  —  Genealogie  de   Marie 92 

55.  —  (ia  reunion  doli  rtre  teiiue  secrele 90 


DEUXIEME  ASSEMBLEE 

50.  —  Le  Christ  Fils  du  Soigneur 105 

57.  —  Abolition  du  sacerdoce  juif 108 

58.  ^  La  Trinite HO 

59.  —  La  presente  reunion  des  .luifs  est  sccrcte 110 

60.  —    La  venue  de  Notre-Seigneur  Ji'sus-Clirist  et  rincrcdulile  des  .luil's.   .   .   .  117 
Ol.  —  La  croyance  au  Christ 11'» 

62.  —  Le  salut  par  le  bapteme  et  par  hi  Loi  nouvelle 120 

TROISIEME  ASSEMBLEE 

63.  —  Arrivee  du  Juil'  Justus.  II  bläme  Jacob  et  les  nouveaux  Iiaptiscs 120 

04.  —  Jacob  apprend  l'arrivec  du  Juil'  Justus 127 

65.  —  Isaac  decide  .luslus  a  controverser  avec  Jacob 12.S 


QUATRIEME  ASSEMBLEE 

60.  —  Entrevue  de  Jacob  et  de  Justus 130 

07.  —  Jacob  raconte  sa  conviM'sion 130 

68.  --  Inveclivesde  Justus 131 

69.  —  Justus  demande  uue  seniaine  pour  se  [ireparer  a  la  coutroversc 133 


108  SARGIS  DABERGA.  [208] 

CINQUIEME  ASSEMBLEE 

SIXIEME  ASSEMBLEE 

Pages. 

70.  —  Controverse  avec  Justus 133 

71.  —  Dieu  a  rejete  son  pcuple l'>'i 

72.  —  Prediction  de  la  conversion  des  peuples  et  du  rejet  de  l'Anticnnc  Loi.  .  134 

73.  —  Prediction  de  lincredulile  des  Juifs  et  des  soulTranccs  du  Christ 139 

74.  —  r.e  Christ  est  venu l'»2 

75.  —  Justus  nadinet  pas  que  le  Christ  soit  venu 143 

70.  —  Fixpose  de  la  prophötie  de  Daniel.  Les  deux  descenles  du  Christ 143 

77.  —  Justus  coiifesse  son  embarras  devant  l'argumenlalioii  de  Jacob 145 

78.  —  Justus  reconnait  que  Jdsus  est  le  Christ 14(5 

79.  —  La  rejirobation  des  Juifs 148 

80.  Les  pays  souinis  ä  la  domination  de  Ivomc 149 

81.  —  Ein  de  la  controverse 150 

82.  —  Accomplissemcnt  de  la  prophetie  de  Daniel 151 

SEPTIEME  ASSEMBLEE 

83.  —  Jacob  demniitre  que  le  Christ  est  venu 152 

84.  —  Le    salut   npere   par   le  Christ 154 

85.  —  La  royaute  du  Christ 155 

S().  —  Le  chfttiment  reserve  aux  Juifs  (]ui  nc  se  convertironi  pas 15(i 

87.  —  La   Nouvelle  Alliancc 157 

88.  —  Les  mallieurs  ipii  sontinlliges  aux  Juifs  doivenl  los  imiter  ä  se  converlir.  159 

89.  —  Conversion  de  Justus 160 

90.  —  Justus  conlirme  par  1  histoire  du  diacre  L(;once  que  le  Christ  est  h'  Boi 

d  Israel I(i2 

91.  —  Vision  d'lsaac 103 

HUITIEME  ASSEMBLEE 

92.  —  Sur  lAiilechrist 164 

93.  —  li'Efflise  et  la  hierarchie 166 

94.  —  L'entßtcment  des  Juifs  sera  puni 168 

95.  —   Vision   de  Justus 170 

NEUVIEMJ-,  ASSEMBLEE 

96.  Sur  la  (In  du  mond(M't  la  sectHuh»  vc^nue  du  Christ 171 

97.  —   Le  jour du  jufjemcnl  sera  redoulable 172 

98.  —  Le  (>lirist  jitj^Tra  les  homnies 173 

99.  —  Couinuiit   virinira   lo   Christ 17'i 


[209]                             TABLE  ANALYTIQUE  DES  MAXIERES.  100 

Pages. 

100.  —  La  petite  corne  predite  par  Daniel -.   .   .  .  175 

101.  —  II  ne  viendrapas  un  autre  Clirist 17(1 

102.  —  La  pro]ihetie  de  Daniel  est  aecomplie 177 

103.  —  Predicliun  de   la  resurrectioii  des  morts.   .   T 177 

104.  —  Prcdiction  de  la  seconde  venue  du  Clirist 178 

105.  —  Necessite  de  la  l'oi  au  Christ 171) 

10().  —  Nouveaux  temoignages  sur  la  secoiide  venue  du  Cluist 180 

107.  —  L'incredulite  au  Christ  sera  cliätiee 181 

108.  —  Repentir  de  Justus 183 

109.  —  Jacob  repond  au,\  nouvelles  questions  de  Justus 184 

110.  —  Comment  Dieu  s'est  incarne  et  a  souffert 185 

111.  —  Symbolisme  du  saerilice  d'Isaac ' 185 

112.  —  Symbolisme  de  lliistoire  de  Joseph 187 

113.  —  Symbolisme  de  riiistoirc  du   prophete  Jeremie 188 

114.  —   Symbolisme  de  Fhistoire  du  [)iopliete  Daniel 189 

115.  —  Le  Christ  objet  de  moquerie 189 

116.  —  Le  (Christ  victime  dos  pecheurs liiO 

117.  —  Sur  Mahomet 101 

118.  —  Coulession  de  Justus 192 

119.  —  Justus  declare  ;i  Jacob  qu'il  veul  aller  eonvertir  les  siens 192 

120.  —  Jacob  enseigne  a  Justus  los  prieres  du  Oec/o  et  du /•(«/(:';■ 194 

121.  —  Depart  de  Justus 1<)4 

122.  —  Fin  de  la  vie  de  Jacob 195 


DOCUMENTS 

POUR  SEllVm  A  L'HISTOIRE  DE  L'EGLISE  NESTORIENNE 


I.    —    QUATRI'     HOMELIKS    DE     SAINT    JeAN    ChrYSOSTOME. 

H.  —  Textes  moxoimiysites  :    Homelies  d'Erechthios;  Fragments 

DIVERS;     ExTRAITS     DE     TiMOTHEE     /ElURE,    DE    PhiLOXENE,     DE 

Bar   Hebraeus.     . 
III.  —  HiSTOiRE  DE  Nestorius,  d'apres  la  lettre  ä  Gosme  et  I'hymne 
de    Sliba    de     Mansourya.    —   Gonjuratiox    de    Nestorius 
contre  les   migraines. 

TEXTES  SYRIAQUES  EDITES  ET  TRADUITS 

PAR 

F.    NAU 


PATn.   OR.   —  T.    XIII.  —    F.   2. 


Nihil  obstat, 

R.  GRAFFIN. 


PERMIS   D'IMPRIMEU 
Paris,  le  11  Juillet  1916. 


II.  ODELIN, 

Vic.  Ken. 


Tülls  droits  reservts, 


QUATRE    HOMELIES 

DE 

SAINT  JEAN  GHRYSOSTOME 

-    SURLES 

TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR  ET  L'INCARNATION 


MANUSCRITS  UTILISES 

British  Museum,   Add.    17212,   du   i\"  et  du  xix''   siecle  (A). 
_  _  —      14515,  de  l'an  893    (B). 

—  —  —      14727,   du   xiii"  siecle  (C). 


INTRODUCTION 


Le  texte  g-rec  Je  trois  homelies  de  Nestorius  nous  a  ete  conserve 
sous  le  nom  de  saint  Jean  Chrysostome  ' ;  nous  pouvons  montrer  main- 
tenant  que  cela  tient  a  ce  qu'il  avait  imite  son  predecesseur  au  point  de 
reprendre  non  seulement  des  idees  analogues,  mais  encore  des  phrases 
presque  textuelles  et  surtout  le  memo  iiicipit'-. 

Oü  saint  Jean  Chrysostome  avait  ecrit  :  Le  so/eil,  lorsqii'il  hrille 
siir  la  terre,  mes  cliers  aniis,  inontre  puissammeiit  sa  force..., 
Nestorius  ecrit  :  "H>io;  jyiv  vTvep  yog  7rapa/cu((»ai;,  -/.al  irpo;  vip-a;  i;  e'fV'*?  t-Trsutov, 
jxsTavwT'/TTi  vu/.TX,  TQ'JC  'jTTvo'jVTa;  Eyaipst  YM  TO.paSiocoTiv  j'pyjic... 

C'est  le  meme  iticipit  et  c'est  la  memo  idee  qui  est  paraphrasee  lon- 
guement  par  Nestorius;  aussi  les  copistes  s'y  sont  trompes  et  ils  ont 
mis  les  trois  homelies  de  Nestorius  au  nom  de  saint  Jean  Chrysostome; 
Tun  d'eux  a  cependant  remarque  que  les  incipit  des  deux  dernieres  ne 
figuraient  pas  parmi  les  incipit  des  homelies  du  grand  .docteur  de 
l'Eglise  et  c'est  peut-etre  pour  cela  qu'il  les  a  amputees,  pour  n'en  former 
qu'une  seule  munie  de  Vincipit  authentique  :  "H>vto:  aev  ütiso  jr,c,  i^y.^v.y.^^c,. 
Cette  homelie  unique,  formee  a  l'aide  des  trois  homelies  de  Nesto- 
rius, a  ete  editee  parmi  les  oeuvres  de  S.  Jean  Chrysostome,  mais  les 

1.  Nous  en  avons  donne  la  premiere  edition  complete  dans  Nestorius,  Le  livre 
d'HeracUde  de  Damas,  Paris,  IfllO,  p.  .')37  sqq.,  d'apres  le  ms.  grec  n"  797  do  Paris.  Les 
trois  quarts  du  texte  grec,  decoupes  dans  les  trois  homelies  pour  en  former  une  seule,  sont 
edites  dans  Migne,  P.  G.,  t.  LXf,  col.  684.  Nous  avons  cdite  aussi  dans  la  Revue  de 
l'Orient  Chretien,  t.  XV  (1910),  p.  113-119,  les  portions  du  texte  grec  omises  par  le 
compilateur  et  qui  permettent,  en  les  ajoutant  ä  l'edition  Migne,  de  reconstituer  tout 
le  texte  de  Nestorius. 

2.  Le  i'ere  Garnier  a  dejä  ecrit  :  Nestorius  Chrijsostomi  sli/lum  imilari  sunimo 
studio  conatiis  est;  cf.  Migne,  P.  L.,  t.  XLVllI,  co).  11.5ß.  La  prcsente  publication  mon- 
trerajnsqu'oii  allait  celte  Imitation. 


110  INTRODUCTION.  [Gl 

editeurs  Tont  fait  preceder  de  la  note  :  Xugacis  qraeculi  opiisculum. 
On  pourra  controler  la  verite  de  ce  jugement  en  comparant  la  version 
de  Saint  Jean  Glirysostome  que   lunis  allons  editer,   au  texte  grec   de 
Nestorius.  Par  exemple  : 

Saint  Jkan  Chrysostome.  Nestoriis  (p.  349-50). 

Pourquoi  lui  dis-tu  de  se  jeter  de  sa  Je  sais  que  les  anges  ont  regu  ordre  au 

propre  volontö?  Y  a-t-il  un  liomme  qui  se  sujet  des  hommes,  mais  pas  lorsqu'ils  sc 
tue  de  sa  propre  volonli'  et  qui  demande  jellent  dans  les  precipiccs  et  pas  lorsqu'ils 
le  secours  de  Dieu?  Dieu  ne  secourt  pas  meurent  le  voulanl  ni  quand  ils  mettent 
ceux  qui  se  tuent.  Si  le  mal  vieut  neces-  (Dieu)  ä  l'eprouve  sans  besoin.  Car  celui 
sairement  sur  quelqu'un  et  qu'il  implore  qui  se  tue  lui-meme  et  qui  demande  ä  eti'e 
Dieu,  il  en  rccevra'du  secours,  mais  celui  secouru,  persitle  la  promesse  divine;  il 
qui  aura  attire  le  mal  sur  lui-meme  repousse  tente  Dieu,  s'il  (r)excite  (ä  venir)  ä  son 
le  secours  de  Dien  de  pres  de  lui  {II.  15).       secours;  comme  un  railleur  il  l'irrite  en  se 

luant  et  en  demandant  a  etre  secouru.  Celui 
qui  estpousse  ala  pertepeul  invo([uerDieu, 
mais  celui  (|ui  tombe  volontairement  merite 
de  perir  comme  s'etant  donne  la  mort.  La 
parole  (suivante)  est  raisonnable  et  juste  : 
de  croire,  ä  la  veritö,  en  Dieu,  mais  de  ne 
pas  courir  avanl  le  temps  aux  perils. 

Nestorius  ainie  les  mots  qui  fönt  image  :  OsaTpov,  eptaix^o;,  >.oyt(j[^.ov  iOXv;- 
T'.xti'v,  Ti  tv'jya;  rj\j.t!^a.v.%^  Toü?  ßörpua;  t?,c  (pücew: :  il  a  recours,  pour  frapper 
davantage,  ä  quelques  realismes  oses  :  cö;  y^?  ^^'^  -xpOe'vov  r,  c'jXK-t\if\i  ö'yxwTsv, 
aÜTw  ^i  (Ai^iv  ö  [Av/iCTr.p  oü  cuv/iSsi...   ETI  yip    ßpe'<po;  ö   SecTCOTV);  üiT«p"/(ov,  et;  to  twv 

w^i'vwv  oiy-üv  £pya.(jTr;piov ;  il  accumule  les  synonymes  :  p  stc:WJo)[A£Ox  ttx'),-/i:... 
p,  )//{öfl  7capx(5w[A5v  äywva;...  ;;./)  t/wi./.ev  ev  ä[j.rfiQ-'.oL.. .  niais  toujours  les  plirases 
sont  soigneusoment  equilibrees  et  les  mots  sont  choisis  et  disposes  pour 
l'agrement  de  Torellle,  quel  que  solt  leur  sens  :  eti  tö  twv  wSivwv  owtöv 

epya'jTvi'ptov,  ifiü^vM-ny.  töv  ivTiVxVjv  tiyev  Äüvaatv  zaTpirtTtov  t(o  ^ixSöXm  urpaTxyiV.r.v. 

Si  l'on  ajoute  que  Nestorius  ötait  doue  d'un  physique  agreable  '  et 
d'uno  voix  claire  d  [(''miuiiu*,  on  comprcnd  que  cos  plirases  sonores, 
debitees  d'une  belle  voix  de  tenor,  aient  pu  avoir  du  succes  : 
«  bcaucoup  qui  venaient  a  l'eglise  ne  le  faisaient  quo  pour  entendre 
le  son  de  sa  voix '  ». 

1.  «  II  etait  jeune,  roux,  avec  de  prands  yeux  et  un  beau  visage:  on  nnrait  di(  un 
second  David.  »  Lcltre  u  Cosme;  cf.  iiifra,  p.  280  [170].  —  2.  Ihid. 


[7]  INTRODUCTION.  117 

Les  quatre  homelies  de  saint  Jean  Chrysostome,  dont  noiis  allons 
editer  et  traduire  la  version  syriaque,  sont  conservees  dans  le  ms.  du 
British  Museum  add.  17212,  fol.  .'i'-lo'  (A)  '.  La  seconde  et  la  troi- 
sieme  figurent  de  plus  dans  les  mss.  add.  14Ü1S,  fol.  12(V'  (B)  et 
add.  {^lil,  fol.  oS'  (C).  Les  trois  preniieres  correspondent  ä  Celles  de 
Nestorius;  nous  editons  la  quatrieme,  sur  l'incarnatlon,  ä  cause  de 
l'importance  christologique  du  sujet. 

Analyse  des  quatre  homelies. 

I.  —  La  crainte  de  Dieu  est  comparee  au  soleil.  Parco  qu'il  avait  perdu  la  craintc  de 
Dieu,  Adam  a  ete  vaincii  par  le  demon  et  Dieu  a  du  descendre  pour  lutler  contre  ce 
dernier  et  le  vaincre  ä  son  tour  (1-5).  C'est  par  la  nourriturc  quo  Notre-Seigneur  a  com- 
mence  la  lutte,  parce  quo  c'csl  la  nourriture  qui  a  cause  la  cliute  d'Adam  (6-7).  Le  demon 
a  dit  ä  Adam  que  Dieu  ne  l'aimait  pas  et  qu'il  etait  jaloux  de  lui  (8-11):  il  a  Hatte  Notre- 
Seigneur  (12)  qui  rechercliait  la  lutte  (l'i),  lui  a  montre  un  intei-et  tronipeur  (13),  l'a  pousse 
au  murmui'C  (15).  Notre-Seigneur  nous  a  enseigne  Ihumilite  (Klj  par  sa  reponse  que 
nous  adresserons  aussi  ä  Satan  (17).  Utilite  du  jeüne  et  de  la  priere  pour  nous  fortifier  (18) 
et  nous  donner  part  aux  dons  de  l'Esprit  (19). 

II.  —  Le  dimanche  suivant,  second  episode  de  la  lutte  (1-2) ;  cette  lutte  avait  d'ailleurs 
commence  des  la  conception  et  la  naissance  du  Christ  (.3-7),  lorsque  Satan  avait  voulu 
faire  perir  son  adversaire  sous  pretexte  d'adultere  ou  avec  l'aide  d'llerode  (8-9i.  Ces  deux 
tentatives  n'ayant  pas  reussi.  Satan  doit  combaltre  par  lui-meme  et  cherche  ä  inspirer 
au  Christ  orgueil  et  vaine  gloire.  comme  il  l'a  i'ait  pour  David  (10-13i :  il  l'engage  donc  a  so 
jeter  du  haut  du  temple  (14).  Satan  aurait  du  le  jeter  de  forco,  saus  lui  conseiller  un 
suicide  (15).  Reponse  du  Christ  (16).  Fuyons  la  vaine  gloire  (J7-18).  Reponses  ä  ceux  qui 
nous  demandent  des  prodiges  (19-21).  A  toute  epoque  les  justes  ont  ete  eprouves  (22); 
c'est  ä  eux  que  les  epreuves  sont  profitables  (23-24) :  nous  ne  pouvons  pas  d'ailleurs  scruter 
les  desseins  de  Dieu  (25-26). 

III.  —  Nous  allons  etre  couronnes  une  troisieme  fois  avec  le  Christ,  car  sa  victoire 
nous  est  commune  (1) ;  eile  nous  a  ete  revelee  par  le  hon  larron  et  les  morts  que  le  Christ 
a  dölivres,  car,  ä  l'inverse  des  rois  de  la  terre,  c'est  lui  qui  a  combaltu  pour  couronner  ses 
soldats  (2-3).  Satan  veut  le  combattre  par  l'amour  du  pouvoir  /i) ;  il  le  fait  monter,  ce  qui 

1.  Ce  manuscrit  comprend  treize  feuillets,  dont  douze  (fol.  1-S  et  10-13)  sont  palim- 
psestcs  et  ont  ete  transcrits  ligne  pour  ligne  (fol.  14  ä  26),  au  xix'=  siecle,  avant  qu'on 
ait  lave  le  parchemin  pour  aviver  l'ecriture  inferieure.  Celle-ci  se  compose  de  deux 
textes  latins  superposes  :  une  partie  des  annales  de  l'historien  latin  Granius  Licinianus, 
ecrite  en  onciales  au  vi"  ou  au  va°  siecle,  a  ete  grattee  pour  faire  place  aux  ceuvres  d'un 
grammairien  latin  d'une  ecriture  cursive  du  viii'"  ou  du  ix'"  siecle.  C'est  ce  manuscrit, 
doublement  latin,  qui  a  ete  utilise,  au  ix''  ou  au  x''  siecle,  pour  y  transcrire  la 
Version  syriaque  de  six  homelies  de  saint  Jean  Chrysostome.  La  premiere,  sur  le  iils 
prodigue,  est  incomplete;  la  seconde,  sur  le  jcüne.  correspond  .'i  !\ligne,  P.  G.,  t.  XLIX, 
col.  197  [Ilom.  XX  ad  Antiochenos);  nmxs  editons  les  autres  d'apres  la  transcription. 
fol.  17  ä  26  (A).Cf.  W.  Wright,  Calalogue  of  the  sijriac  Mss...  Loiidres,  1872,  p.  479-489. 


118  IXTRODUCTION.  [8] 

est,  comme  dans  Job,  une  maniere  de  parier  (5) :  il  lui  olTre  le  pouvoir  et  cherclio  en  vain 
ä  lui  en  imposer  (6-8).  Lc  Christ  termine  la  lulte  (9),  les  anges  le  louenl  (10)  et  nous  devons 
lutlcr  ä  cöte  de  lui  11);  d"ailleurs  ce  que  Satan  promet  est  trompeur;  les  hommos  con- 
servent  leur  liljre  arbilre  (12),  comme  le  larron,  Mutthieu  et  la  courlisane  Tont  monlre  (13). 
IV.  —  Tout  pouvoir  a  ele  donne  au  corps  du  Christ  (1),  non  pas  ä  la  nature  divine  (2), 
ni  au  Corps  seul,  car  nous  nc  disons  pas  Dieu  sans  corps,  comme  Marcion.  ni  un  Corps 
Sans  Dieu,  comme.  Paul  de  Samosate  ['-i-'i);  le  corps  nous  rapproche  de  lui  (5-6^.  11  con- 
venait  d'ailleurs  que  nous  fussions  sauves  par  le  corps  et  que  le  Christ  moun'it,  premice 
des  biens  qui  nous  seront  donnes  k  la  fin  7-P).  Rejouissons-nous  de  ce  que  notrc  juge 
nous  est  consubstantiel  et  ne  nous  demande  que  bonne  volonte  (lü-U). 

Apres  cette  premiere  pärtie,  destinee  ä  l'iiire  connaitre  des  ceuvres 
de  Saint  .Ican  Ghrysostome  dont  lo  texte  grec  est  perdu  et  la  maniere 
dont  Nestorius  l'a  imite  et  plagie,  nous  ajouterons,  dans  une  seconde 
partie,  des  textes  d'origine  monophysite,  empruntes  surtout  aux  ocuvres 
de  Timotliee  /Elure  qui  roulent  tous  autour  de  Nestorius  et  de  Chalce- 
doinc  ',  et,  dans  une  troisieme,  deux  liistoires  de  Nestorius  et  une  priere 
pour  guerir  les  migraines  par  son  Intercession;  tout  le  present  fascicule 
est  donc  encore  consacre  ä  la  question  nestorienne.  La  seconde  et  la 
troisieme  partie  ont  chacune  leur  introduction,  p.  161-108;  273-274; 
287-288;  :M7. 

Nous  tenons  ä  avertir  que  l'on  trouvera,  dans  les  textes  ecrits  par 
les  heretiques,  les  idees  et  les  erreurs  des  monophysites  et  des  nesto- 
riens  dont  on  lira  l'expose  syntlietique  et  la  rtit'utation  dans  le  traitö  de 
Verho  Incarnato  du  cardinal  J.-B.  Franzelin,  editio  quarta,  Prali,  1893  ; 
voir  surtout  les  chapitres  ii  ä  v,  pp.  180  a  386. 

1.  Je  rcmercic  IM.  !•".  W.  Brooks  (]ui  a   bion  voulu   rollationner  les   textes  sur  les 
manuscrits  de  Londres. 

F.  Nau. 


jLx  yä  o^^-*.-  )q— ^  fc^)>_.>-i.  .»..>•.•■>..  j-iw»/  ^''^^i^  ---j;?  J-io  l^ioA 
)K— Vo/    ^    I  m  X.^    ^^V-i«    .vaJ^o    «-oicoo^Ä    ^    [ma^   '^a£^Ooo 
5  |-.ptooo  .^_*^:ao   ^om^üjljs    jkjJLi   )ia_x_->   ,Ji>^icL-«too   .,5_»j4fcs.ioo 
.)L».:>ov^  1-^1-^   oiA-«^asJS>o  oi^b^   )jJV-=>  >-al3LJo    l^^»^'    «H-^iop   )^-«»-s 
""^Ä^fcoo  ..)uiiaici.ioj   ).a °i i -»  )— ^;;    j-io   )o»^   Kbw«;o  .po/    »_.o»  3/»    s^/ 

)  <^  "    -       lo-iet^     jjLij    |Ö— ♦     ^^^^t-^    •^'^i^^^O    CHj.^0^    ^iO    ^—»^O^;     l-OOA^ 

^;/    ^'^<  ;^  sx^v^    ).-iQJi    ^    )ooi    K-/    J.i-Ji^a^    )joi    .ötVioj    J-usiaa:^. 


I.     —  *EnSUITK,    de    JeVN     I>E     CüNSTANTINOI'LE,   SUU    LA   LUTTE  *  ^  f"'- 


DE  Notue-Seigneuh  avec  Satan 


1.  Le  soleil,  lorsqu'il  brille  sur  laterre,  nies  chers  amis,  montre  puissaiu- 
meiit  sa  force.   Lorsque   l'obscurite  cesse,  qu'elle   est  dissipeo  devanl  lui  et 

5  disparait,  les  voleurs  quittent  les  routes  et  se  cachent,  les  animan.r  ntvchants 
se  refugient  dans  leiirs  aiUres  et  se  taisent,  la  creation  est  rejoiiie  par  son  rayoii 
desirc  et  rhomntc  sort  d  son  travail  d  ä  son  occupation  jnsqn'an  soir,  comnie 
David  l'a  dit  aussi".  2.  Mrme  lorsque  la  craiiite  de  Dien  brille  dans  Tämc  des 
fideles,  l'obscurite  de  l'erreur  est  dissipee  devant  eile  et  cesse,  les  mauvais 

10  demons,  comme  des  voleurs,  s'enfuicnt  et  se  cachent;  les  passions  du  peche 
se  reposent  dans  leurs  antres,  comme  les  animaux,  et  Täme  se  delectc  et  se 
rejouit  dans  la  lumiere  de  la  verite;  eile  s'occupe  du  travail  de  la  justice  et 
eile  obeit  ä  la  loi  salutaire  ^  de  son  maitre.  ;{.  Teile  etait  au  commencement 
l'occupatioii  du  clief  de  notre  race,  Adam,  dans  le  Paradis;  le  Createur  lui 

'^'  donna  une  dominatiou  redoutable  et  un  grand  pouvoir  sur  tout  ce  (jui  appa- 

1.  Saiiil  Jean  Chrysostome  a   Irailö  le  nieme  sujet  dans  la  i:i-  horrielie  sur  Saint  Mallliion,  /'.   (;., 
t.  LVII,  col,  207;  cf.  t-  LVI,  col.  ««1-071.  —  2.  Ps.  CIII,  22-2;!.  —  :!.  Lilt.  :  «  au  salul  ». 


10 


120  1.  -  SAINT  JEAN  CHRYSOSTOME  [10] 

I        -v/-.  «  ->^  )V-£i-.)_5i   .»—05   V^/;   ^/    Ol,  ■-)  \  )....-  .   1  %o  oiivcxo  .cH—ov-s 

^otoK-/j   o6to  .jloio;    )«...\    ^-^il^Ka/o    ott-o-./   ^  ^2u   .(Xioi.   ^^Sj^^ioio 
..^^o^'^iOw  oipo   )oo)  ^-.Jii.;    ocHO  .jU-M.io   )ooio  "^^oK^/    -Ji-P^o   jU-'?   )oo<     '^ 

y  ^\«  .^ÄUL^   K^) ..  m >>   oiJt.2i^  .001  I  .<Y>'>  .ym»^    Oi-Oo»/;   .)_a-2.»Ji>^X3; 
,)ä^;;    jL.- «  ov^  ^ota^iov-'    ')-^?J!    |^-'i^io  ^06^   J)o^»   .vots^io*; 

1-»  b.  •  ■  •  •  J 

I.  l^ix?!,  |£^.;Abo  A.  —  :!.  ^^^ai^^  Ms.  —  :l.  Ij-  A. 


•  Afoi.  lorait;  *  il  Thonora  et  lo  rcndit  gloricux,  romme  le  dit  David  :  Tu  I'as  rrn'tii 
'"  ''■  d'hontipur  et  de  (/Jiiire  '.  ^1.  I.orsqu'il  cut  ('001116  la  pnrolo  du  scrpent,  qui  lui 
park  parce  qn'il  ötait  jaloux  de  sa  prosperite,  il  toinha  de  l'iioiincur  qu'il 
avait  et  il  fut  souniis  aux  soufTrances  de  la  mort ;  cclui  qui  ötait  redoutable  et 
puissant  tomba  et  dcvint  faihle,  et  coliii  qui  avait  etö  cröe  maitre  de  tout,  5 
di'vint  le  serviteur  des  cröatures;' celui  qui  avait  rovcHu  un  vetement  (otoV/j) 
de  gloire  out  besoin  des  fcuilles  du  figuicr.  5.  Mais  uotro  Dieu  bou  ne  laissa 
pas  sa  creation  so  pcrdre  et  ne  permit  pas  que  son  imago  fiit  meprisee;  il  ne 
priva  pas  de  son  seeours  le  iils  des  librcs  encbainö  parle  tyran;  qu'a-t-il 
fait?  Parce  que  l'adversaire,  qui  avait  liumilie  notre  race,  etait  caclie,  il  a  10 
revßtu  secretement  notre  race  et  il  a  engagö  le  combat  avec  notre  adversairc, 
afiii  de  le  vaincrc  ü  l'aidc  du  Corps  ini'il  a  vaincn.  I.c  principe  de  notri> 
salut  sortit  au  descrt,  conime  vous  l'avez  cntcndu,  pour  terrasser  le  chef 
d'arm6e  des  demons  dovant  toutes  Ics  cohortes  des  justes. 

(3.  Kt  parce  ([ue  notre  premicre  faute  avait  et6  causee,  par  notre  adversairc,    i.'. 
au  moyen  de  la  nourriture  de  l'arbre,  Notre-Seigneur  voulut  chcrilicr  notre 
victoire  par  le  moyen  du  ji'uui!  el  il  jcüiia  ([uarante  jours.  A  cette  vuo,  celui 

1.  Ps.  vm,  f.. 


.V  foi.  m 

V"  a. 


ru]  1-  IIOMELIR  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.         121 

^   y_/    )-ai.iio;   oöi  o^-ÄO  .^3Jii;   oiV<^^  oi^^>.o  -l-iti-^JJ    )»i/   >^o^-  -U^-^^. 

')kVa3).ia_3  .J.iCLJ^  ^oöyj  U>ß^  po)-i»  )— oiia^  oCiiv  ^S^  |.ia-;   ^/o 
^  y^i.   jbo  :jjicu-»    ^/  oiü^icLia:^  ^^  )ajLio  -.^^.3  )i^/   ».*.  ^o  r^'Jio 

)ajÄ^U    )J;      '^0^:^).     |JLd]     Uy>    ^^^^     yoKj/    ,^-,--3lN    ^lloIb^-w^O    OOI    j^ 

);oi   "^'i'-^^io    :o»ias/    yooojl  jJi    yoa-s  ycLsa^  ^xß^io   ).ia^j   .v-o«oVt3   ^io     * 

I.  ILa^lvos  A. 2,  C\3too  A. :i.  |.vi^i»»ao  A.  —  'i.  Aprils  P^,  il  semblo  inanquer  im  cii  driix  hkiIs. 

La  ciiiiie  pnili'  seulcmoiit  s?^^  ou  s?^^- 


qiii  coml)at  craignit  de  s'approolier  de  lui,  parce  qu'il  vit  qu'il  '  n'ctait  pas  »  a  loi.  m 
sujet  ä  la  passion  de  la  faim.  II  donna  Heu  au  combat,  et  il  fit  que  son  corps 
eutfaim.     7.  Le  tentateur  s'approcha,  parce  qu'il  lui  avait  laisse  croire  qu'il 
etait  un  simple  liomme,  et  il  loi  dit  :  Sl  In  es  Ic  Fils  de  Dien,  dis  qnc  ces  picrres 

5  deriennciit  du  jniiii  '.  O  l'aini  trompeur!  C'est  corame  ami  qu'il  a  flatte  Adam 
dans  le  Paradis,  et  c'est  comme  ami  qu'il  a  conseille  au  Christ  de  dire  que 
las  pierres  devinsseut  du  pain.  C'est  par  la  nourriture  qu'il  a  combattu  Adain, 
et  c'est. pnr  la  nourriture  (qu'il  a  combattu)  le  Christ.  8.  C'est  comme  un 
bon  conseiller'  qu'il  s'est  approclie  d'Adam,  c'est  comme  s'il  avait  pitie  de 

0  la  faim  de  Notre-Seigneur  qu'il  l'a  soUicite.  9.  II  a  dit  ä  Adam  :  «  En  vrrilr. 
Dien  a  dit  que  raus  ne  nitnij/crcz  pas  de  toiis  Ics  (tfhrcs  du  ixd'udis  ■'.  Est-ce  lä  l'a- 
mourde  Dieu,  qui  ne  fait  pas  participer  ses  amis  auxbiens!  Ilt'a  appele  lils 
des  libres  et  il  t'a  soumis  ä  l'observance  de  l'arbre;  il  t'a  fait  son  image  et  il 
t'a  enferme  sous  la  loi;  il  t'a  donne  pouvoir  sur  tout  et  il  l'a  iiiterdit  un  arbre. 

5  II  t'a  gratifie  de  sa  parole,  comme  un  ami,  et  il  t'a  drlVuilu  la  nourriture, 
comme  un  ennemi.  En  quoi  est-il  lese  si  vous  mangez  de  l'arbre?  Sil  est  bon  et 
si  vous  etes  crees  pour  le  festin  (nuplial),  pourquoi  döfend-il  '  que  tu  ne  to  •  a  fd.  lo 

V  a. 
1.  Wiillli.,  IV,  3.   —  2.  Lill.  :  «  consoillor  i\r  linniirs  rluises  ».  —  i.  CA.  Gen.,  iil,  1. 


A 

V"  li 


122  I.  —  SAIM  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [12] 

)J  )  '  v^\  .001  )-S-j  ^/o  .^^Lli.  jJ  JNJL^  V-s^  U^  .-ouV^  Uäo  "^4.^ 
^.i«,:-  jöCSsv;  U^^l  ')joi?  otfcC^os):«;  \^^  ])/  .ouio  vo^lj  voa^  W*^ 
).i<^,   -ci   .)«,.'.;   c*5Lioa\   j^jui  >ö^K_*/    ^;    p  .öu^^l   JKaJ;-»©   JK-^lII^ 

..j-ioüoJi».  joot  y^po  f-^;  .)jLD»a3  ^^^s^^^^aj  vrovsl/  otvim.. -»o  .'^j.-wioot-s;   y^l    •'> 


1.  ^^.  A.  —  2.  ow  A.  _  3.  pj  A.  —  ',.  1»^.  A.  —  r,.  l!»::ai  A.  _  c.   oovl.;©  A.  —  7.  —imL/o  A. 
8.  U-»©;»»  A. 


delectes  de  ses  fruits?  10.  Peut-etre  qu'il  est  jaloux  de  vous,  pour  quo  vous 
ne  soyez  pas  comme  lui;  c'est  pour  cela  qu'il  a  dit  :  si  rous  mangez,  vom 
mourrez  '.  Si  cet  arbre  donne  la  mort,  pourquoi  l'a-t-il  crec?  car  le  Bleu  ne 
fait  pas  Ic  mal;  et  si  c'est  (un  arbro)  de  vie,  pourquoi  ne  vous  permct-il  pas 
d'en  manger?  II  est  bien  övident  quo  la  nourriture  de  cet  arbre  est  pour  les  s 
dieux  sachant  le  bien  et  le  mal.  »  11.  Lorsque  l'enfant  cul  obei  au  conseil 
du  mechant,  il  ne  trouva  pas  ce  qu'il  cherchait  et  il  perdit  ce  qu'il  avait  :  non 
seulemeut  il  ne  fut  pas  comme  Dieu,  mais,  en  place  de  la  gloire  qu'il  avait. 
il  dut  couvrir  sa  nudit6  avec  des  feuilles. 

12.  Le  perfide  pensa  qu'il  tromperait  aussi  Notrc-Soignour  av^c  cos  Hat-  "^ 
teries.  A  l'arrivee  de  Notre-Seigneur,  il  vit  que  notre  nature  etait  plus  honorce 
qu'auparavant,  que  le  döcret  de  mort,  quil  avait  attire  sur  nous  par  la  trans- 
gression  du  pröcepte,  6tait  supprimö,  que  la  vie  immortello  etait  donnde,  que 
la  maladie  et  les  soulTrances  cessaient;  et  il  arriva  sous  uno  ccrtaine 
apparence  et,  dans  son  cnvie,  il  rösolut  de  renverser  le  salut  qui  avait  licu  15 
pour  le  monde  par  le  moyen  de  Notre-Seigneur,  comme  il  avait  perdu  le  prc- 
micr  de  la  maison  d'Adam.  13.  C'est  de  la  meme  maniere  {r:-i'f,u.x)  qu'il  s'ötait 
approclie  de  celui-Iä  :  par  ruse,  qu'il  s'approcha  encore  de  Notre-Seigneur.  II 
•  A  fol.  19  lui  monlra  uu  visage  anii  ',  le  conseilla  comme  s'il  voulait  l'aider  et  lui  dit  : 

V  1). 

1.  Cf.  Gen.,  III,  ;). 


[13]  1-  HOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  123 

jls,  |l   ^;   y».io  .).ia-J^  ^oötJ;   )^JjJ^  V-io/    .'OiA  ^^^  -otOL^^  v£d|J->; 

.jojSs  '■'S^^;  UjQ^pi.  j^w^^ioo  .yi.iaX  >£»/  ^»jLio  JÜloo»  .jJs^  ^»-o  oi^^^/o 
.jaeiJS.  ^oöp  IJIsJLd  ^;Aoi;  v^/  Joi^;  ^l  o«j-=  v'  -V^/  t^  o«^  \::^^° 
Hoiov-flD  -Ol   |,-.V*  v/    J-*®*  .''«-^— Ä—o  -t-»  o-Jot;   -.pö/j   K^.^cl:ji  )a!S.  JLo 

1.  oai>,l.;  A.  —  i.  »a.a-0  A.  _  3.   1 1*^51  N  A. 


A  fol.  20 
r"  a. 


■Si  tu  es  le  Fils  de  Dien,  dis  qite  ees  pierres  deeieniieiit  du  paiii  '.  II  recita  ce  :  S/ 
/»  CS  le  Fils  de  Uieu,  comine  il  l'avait  cntenclu  de  la  voix  du  ciel,  il  pensait 
renorgucillir  en  cela.  Comme  s'il  avait  pitic  de  lui,  il  lui  conseillait  :  /J(.s- 
qiie  ces  pierres  devieuHeut  du  pain.      14.  Notre-Seigneur  ne  voulut  pas  nietlre 

5  ä  jour  l'artifice  de  la  tromperie,  pour  ne  pas  l'effrayer  et  lui  faire  fuir  la 
lutte,  mais  il  se  livra  au  combat  pour  nous  enseigner  la  lutte;  il  vainrpiit  et 
il  nous  rendit  tous  victorieux ;  il  l'apprit  ä  ses  disciples  et  il  leur  dit  : 
«  Ayez  eonfiance,  je  l'ai  vaiiieu  -.  »  11  a  lic  le  fort''  au  milieu  de  ses  soldats 
dans  le  desert  et  il  a  delivrc  les  captifs. 

10  15.  Dans  le  desert,  prive  de  nourriturc,  Satan  voulut  tenter  Notre-Sei- 
gneur par  le  murmure.  II  pensait  en  eilet  :  «  De  meine  quo  dans  le  desert  j'ai 
amene  Israel  ä  murmurer  contre  Dien  et  je  Tai  fait  adorer  devant  le  veau  ', 
ainsi  je  tromperai  aussi  Notre-Seigneur,  je  l'amenerai  ä  murmurer  contre 
Dieu  et  je  le  provoquerai  ä  la   colere  en  disant  :  Si  tu  es  le  Fils  de  Dieu,  dis 

15  que  ces  pierres  devientient  du  pain.  J'ai  entendu  certes  unc  voix  qui  disait  : 
Cehii-ci  est  mon  fils  et  inoii  aiui'' \  maintenant,  si  le  temoignage  portc  sur  toi 
est  vrai,  implore  ton  pere  et  (ju'il  te  donnc  du  pain.  Pourquoi '  te  tourmente-  ♦  a  fui.  20 
t-il  par  la  faim!*  Qu'il  montre  son  amour  envers  toi  comme  un   pere;  s'il 

1.  Mattli.,  IV,  ;i.  —  2.  CS.  .Toaii,  XVI,  :«.  —  :i.  Cl'.  Mallh.,  xii,  2'.i.  —  '1.  Kx.,  x.xxu.  — 5.  MaKli.,  iii,  17. 


124  I.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [14] 


■^  *    '^  *    *>  -^f^ 


jj/     .)jLJt-3    ^)  n  -r     JQ— Ji^     I  yi ..,.  \  •>    joOt    jj;     0_t0     .oC^    ^io/     .yOOi-K-./    OU>J 

)»-jJ  ölt«»/  J'J?  l-^^fO  |J^-^  ^^  JoCSs;  oi>oa3  ^  J-oSili;  jbo  ^^^iOJs 
V^bojj  jLo  1,-a  Ijoi  JoCSs;  oi^^-^— ;  )— o^-s  >f><=>v>.a  oooci^  'oi:scLi>^o  .oiJO-a^i 
'1-^  ).v>,..  Vs   )ooi  )];   .|tO>>a-a),  m\.^  ^  V»"^?  ^  l'^cnN   s^u.  vs/    i» 

^-\  op  ."t^/o  JjKjoo*—  ^/  ^Jb^-ioo  .)fc^.,^..^v^  vooi^  oVAioo  '.l-iä-j 
)K.ooo  jjoijoa  »,.Ä)o  .oipU  ]lj  -Ka/o  vm^\  .).ioop  |i?>i\   ^uJlSü  K-üOJtio 

1     i-i.-i.,o  A.  —  L>.  ^Sj»  A-  —  o.  1-^'»  A.  —  4.  t-^j»  A.  5.  l-a^o  A. 


t'ecoute,  on  saura  quo  tu  es  en  vcrite  soii  fils;  si  tu  l'implüres  et  qu'il  ne 
t'exauce  pas,  mentcuse  est  la  parolc  qui  a  dit  :  Celui-ci  est  moii  ßh  et  mon 
ami.  » 

IG.  Notre-Scigncur,  pour  nous  enseigncr  rhumilitö,  (et)  qu'il  nc  convicnt 
pas  (|ue  l'on  se  glorifie  du  pouvoir  qu'on  a,  et  pour  faire  connaitre  que  la  vie    5 
veritable  ne  vient  pas  du  pain  sculement  —  car  Adam  est  mort  apres  avoir 
mange   et  Israrl   mourut    apres   la    manne '  —  mais    quo    la   vie   veritable 
est  la  foi  cn  lui,  lui  dit  :   //  est  ('■rrit  :  Ihomme  ne  vit  pas  seulcmeiit  de  pain, 
mais  de  taute  parole  (iiii  sorl  de  la  limirlie  de  Dieu'-.  I^ös  la  premierc  prise  de  la 
lutlc,  il  drtoiinia  la  inaiii  de  cclui  (jui  le  saisissait,  cl  il  lui  fcrma  la  bouclie  ä   lo. 
I'aide  de  la  reponse  sur  la  puissance  de  Dicu.      17.  Nous  aussi,  disons  eetto 
parolc  [\  Satan  lorsqu'il  nous  attire  vers  la  nourriture  :  Ce  n'est  pas  de  pain 
fjuc  i'it  riiomme,  mais  de  taute  parale  (pii  sart  de  la  houehe  de  Dieu.  Celui-la  a 
coutume  en  elFet  de  combattre  ceux  qui  jeünenl,  il  les  pousse  vers  les  dösirs, 
il  les  conseille,  comme  s'il  compatissait  et  il  dit  :  «  Tu  as  assez  tourmentö   15 
Ion  Aiiie  dans  le  jeüne  :  mange  et  bois  pour  ne  pas  tomber  malade!  »  Et  il 
prötexte  la  maladic  et  il  cite  la  vieillessc  pour  amcner  les  (liommes)  parfaits 


1.  er.  Kxodc  XYi  cl  XXXII.  —  2.  Mallh.,  iv,  4. 


r"  b. 


10 


[15]  1"  HOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  125 

;a^..,\  ^  )ooi  jJ;   .~^a3).:>al^  .  i  .  .  <vi;   Um  ^<wJ^  ^^  V^)->o  |.^o«^o  j^ou-s 
•V-^l;  "'^flaoNo.q  l-o^so-^«  o«KJ^^.^  >  ,»■«  li  joio  -.JLjlj/   ^  \.^^  )v>,.^Vj 

j.^wX2^1/    ^4    ^^A^oi    .jüa^jj    ^IS^^j    ^f^oio    yocH.^^^    ^.iaijK.^    t-s^'^; 
sraaV/    ^oi*    JJ  /   :^otoN.^/    )-^;o   )t-*i.i    '^oi.  oik  ^olSol;   "^^»io    ^j    ^i^ 

1.  iaSj  A.  _  2.  "^ai).-»  A.  —  3.  toc^ä^aa,  A.  _  4.  ,;^Ä.ttM  U  llsi>.sly),  A.  —  j,  A  (sec,  m.)  iijouti;  »o^» 
ä  la  Im  lIc  la  ligne.  II  y  avail  sans  cloule  f^^j  qiii  a  tjlu  porte  plus  loin.  —  0.  »^  A. 


ä  cesser  leur  coiirse.  Puisque  *  donc  nous  connaissons  sa  rnse,  ne  liii  dou-  ♦  a  foi.  -jo 
nons  pas  place  chez  uous,  mais  fortifions  notre  äme  et  armons-iious  coiitre 
lui  par  la  veille  et  par  le  jeüiie  et  disons  Tun  ä  Tautre,  lorsque  nous  desi- 
roüs  manger  :  Cc  n' est  pas  de  paiti  seulemcnt  que  vit  l'homme.  Repetons  encore 
'■>  la  parole  du  bienheureux  Paul  ([iii  dit  :  La  nourriturc  ne  nous  serf  d  rien  de- 
vant  Dieu;  ce  n'est  pas  en  iiian(/eant  (jUi'  nous  valons  plns  cl  en  ne  niani/cant 
pas  (pie  nous  calons  nioins;  le  eeiitre  est  pour  la  nourritiire  el  la  uoum'ture 
poiir  le  venti'e,  inais  Dien  read  eains  tin(s  les  den.r'. 

18.  Par  le  jeüne  et  la  priere,  nous  acquerons  uiie  force  eacliee,  a  i'aide 
10  de  laquelle  nous  combattons  contrc  les  demons  invisibles.  Lorsque  les 
athletes  du  munde'  descendcnt  au  combat,  ils  nourrissent  leurs  corps  avec 
les  uourritures  profanes",  et  ensuite  ils  descendcnt  ä  la  lutle,  tandis  que  les 
athletes  de  l'esprit  se  fortifient  contrc  les  demons  par  le  jeüne  et  la  priere. 
Lorsque  les  athletes  profanes  -  descendcnt  (dans  la  lice),  parce  que  leur 
15  combat  est  corporel,  ce  sont  des  uourritures  corporelles  qui  servent  pour  leur 
combat;  quant  ä  nous,  parce  que  notre  eoniljal  n'est  pas  aecr  la  c/niir  rl  le 
samj,  mais  avee  les  ehefs  et  acee  les  domlnuteurs,  et  aree  les  esprits  inipurs   (jui 

1.  I  (Uji-.,  vill,  8  el  \I,  13.  —  •!,  I.ilt.    «    ilu  tk'liurs  i>. 


126  I.  —  SAINT  JEAN  CIlüYSOSTOME.  [16] 

'),i^K^    ).m..    jLw-   .i^:>CLX    K-^Ij    JKjl^Ls    \^oy  ^ai.o   :)jl^^-ISu  ^)ai.o 

•  .)tQ.ja-,j/»   j-L-i-n  OH  i\   jil  .)Iq_.o-,jo  )la^aje)-3  \aol(ä-ai>.  yOt-oJj   }i  -.t^/o 

0^,    'v^oÖX^    ^aLSO    yOcL^t  ^'^501.50    .vQ_.^^o/;     Ot1i.»Q^    yO  "^  «N  ^,-3    Q-Lflo/o      5 
J,  n  .     s-010»)_^    yOOiiO     n-üVtXA^     yotsj/      ^pO    )q\     ^Ot?     .w«OtO     ^>!S.a-3 

^/  jj/  ;jL>aj  '^.a.oa\  |j>oo.  ^  )inv>  ;q--N ,^  jL^—  ♦-'^^  *^  .1-».*^; 
|...coa:»eu  "^^ni;  wpel/  )jLQ.io  V-»^  JJ^/  .^i  .  ^mt  ot^)-s  )— o»i  |N~=>ö»aio 
I « i.'o  Jjjbcj  )i  .i\i  :)ch!S^  'Ä.joj;©  .):ioo,  ,_^  jL_^  )jL-oj  ).:>o^  .joCSs  ^io 

1.  Oll  nc  voll  plus  quo  >=^»  a  la  flu  de  la  ligne.  —  .;.  vajLa3>^  A.  —  3.  vpa^a  A.  —  4.  M>U^>o;  U^y 
\:i.vi^,^  U^  U^^  A.  —  5.  ,j::3io  A. 


\  io\.  20 sont  sous  Je  cid',   une  force  cachee  nous  est  necessairc,  *  laquellc  s'obtient 
par  Ic  jeünc  et  la  priere.  Car  nous  ne  pouvoiis  pas  eutrcpreiulre  de  lulter  coiitre 
iiüs  ennemis  si  nous  ne  nous  armons  d'abord  par  lo  jeünc  et  la  priere.  C'est 
pourquoi  li'  Licnheureux  l'aul  nous  ordonnc  et  nous  dil  :  IS'appescnttissez  pas 
vos  coeurs  duns  l'iiiloiipri'diirc  (xtcotix)  et  lirrcsse,  »tais  revetez-  hi  cnirasso  de  la    5 
justice  et  chaussez  ü  vos  pieds  la  prepamtion  de  VEvangile;  dans  toutes  vos  prieres 
et  toutes  vos  demandes,  suppliez  toujours  cn  esprit  a/in  que  vous  puissiez  ainsi 
eteindre  toits  les  trails  eii/lammes  du  Mechaiil "'.     1'.).  Le  jeüne  ne  nous  donne 
pas  seulementla  force  contre  Ic  Trompeur,  niais  nous  recevons  encore,  par  son 
moyen,  les  dons  de  lespril.  Moyse  lui-memc  ii'a  pu  rccevoir  la  loi  de  Dieu  10 
avant  d'en  avoir  acquis  la  force  par  le  jeüne,  et  Dieu,  pour  faire  connaitre 
que  l'äme  de  ccux  (jui  jeilnent  possedela  nature  des  anges,  fit  resplen- 
dir  le  visage  de  Moyse '.  i-ifTor^ions-nous  donc,  nous  aussi,  d'acquerir,  par  le 
jeüne,  la  volonte  des  anges,  pour  que  nolre  äme  sc  puriiie  par  la  veille,  que 
les  demons  s'enfuiint  dcvant  eile  et  qu'clle  regoive  les  dons  de  l'Esprit  de  la   is 
part  de  Notre  Sauveur,  i|iii  a  vaincu  et  qui  nous  a  rendu  vainqueurs.  A  lui  la 
gloire  et  riionneur  dans  les  siecles  des  siöclcs.  Amen. 

I.Eph.,  VI,  12.  —  2.  Kph.,  VI,  13-lü.  —  3.  er.  K.\.,  ^.\.\IV,  28-30.  1 


13  fol.  127 
r"  a. 


[17]  2'  nOMELlE  SUK  LES  TENTATIONS  DE  A'OTRE-SEIGNEUR.  127 

yL^l    ^^a.^o  .^x^ia.ii     'yW^;    oiloo;;    )~*-^,^    jLCio    V-^l^;    J-a^J^    t— -^ 
jjo^/  |joC^  J-.>Ji  joou;  .yK\:>flj.>o  ^'*!sv-ooi  s.i .  '^  .jlasj^  '^■'■3lV>  y\n\o 

.v.O(Q«»jpj     ^Otoi^«^    ^^    "^^Iwi-iO    OOIO    .00(     >    V>\    Ol^-/     ^^    )&>.A.2LJk^    ÖUt^/o 

j     ijoa^Aj|a^l  0.  —  2.    taoavij^finmiop  ^a>i  cÄ^^i  ^U»    isol.  A.  —  :;.  ^o;9<  A.  —  4.   t^a^^Oü  ;^^  A-  — 
5.  061  A.  —  0.    >*»'i^^o  A. 


II.  —  De   SAINT  Jean.   Deixieme  discolrs  slr  l\  lutte 

DE    NoTRE-SeKINEIH    AVEC     SaTAN. 

1.   Üiiiiauche  passe,  nous  avous  pris  une  preiniere  coiiromic  de  la  victoiie 
de  Notre-Seigiieur;  aujourd'hui,  eu  soldats  courag-eux  du  roi  Celeste  qui  read 

5  ses  serviteurs  victorieux  dans  le  combat,  nous  veuous  preudre  une  seconde 
couronne  de  la  lutte  de  Notre-Seigneur  contre  Sulan,  lutte  doul  Taboutisse- 
ment  a  ete  la  victoire  et  qui  nous  a  tous  couroünes  dans  la  victoirc.  2.  Pre- 
parons  donc  notre  ouie  pour  etre  spectateurs  de  ce  second  combat  (iyojv) 
et  pour  que  Satan  soit  foule  aux  pieds  parmi  nous  comme   au  desert.  Car 

"^   celui  qui  l'a  lie  dans   le   desert  et  qui  a  arraelie  le  bufiu  ä  son  pouvoir  est 
avec  nous  et  il  nous  fortifie  contre  lui  pour  que  nous  le  vainquions.  11  a  ete 
enchaine  an  eilet  par  Nolrc-Seigneur  '  et  sa  possession  est  pillee,  comme  il  a  *  i;f,,i.  n 
dit  :  Persoiiiie  n'entve  dans  la  maison  du  fori  s'il  iie  commcncp  par  renchaiiicr  ' ,      '" "'' 
car  il  a  enchaine  le  fort  et  il  a  pille  son  camp  et  il  a  dnnne  couragi'  contre  lui 

1^  ä  ses  disciples  en  disant  :  Je  suis  avec  cous  jusqu'ü  la  fin  du  iiionde  - . 

3.   Le  comniencement  de  la  lutte  de  Xotre-Seigui'ur  contre  Satan,  ii  mes 

I.  MaUli.,  xil,  2;i.  —  -2.  Malth..  xxviii,  20. 

PATR.  Oll.  —  T.  XIII.  --  F.  2.  9 


li  fol. 
r' 


r  u. 


10 


128  I.  —  SALNT  JEAN  CllRYSOSTOME.  [18] 

J^  ^,^)i.o  U:^   ^JSlaojl  V— s5^  l«  •'l-»-i^  Kjx-t-=»  '^=^^>'  yV^    Uo-^^-^ 

^ailm-io;  )j>JI^cl^  v\.>ft  *    .)^;o).j»  ya.0,Jßo  .jioVpv^   Y^P!   jJo^^  w.ciu>—  Ji-ToJi-i 
l-l^oo-pCL:»   jojSjl    )K-«Q>aLAl  ^V^/?  I-^J^'?   )ji-"i^  )>7«  -.««t^  ^^>>^  )lai.,:\ 

^    |j)j    It  •>  ■     vQ^OiOJLis    oCs.:ieiik   .oi^*»s    ji.,^SsJi/    ^s    '^cQ-.;o»oj^     y^ok>j^ 

1.   ligo?  ovLjo  At",  2.    |l.a^oto?  C.   —  :!.   A  :   uS-vi^  i^;.x  Itaa*^  [sii»   •  IaoJüs  ^a>p   i.i>v  »X^.  C  : 

H.fti.f,  ^•Xv>  1.1  •<fi\  v^f-»'   Wi-s  £va^;a  wsN  >o^s*.  'i.  AC  add.  ow.  —  5.  It-  A.  —  o.   k«B»oiov^  A. 


chers  amis,  n'a  pas  cu  lieu  seuloment  dans  le  desert,  mais  des  la  concepfion 
de  la  Vierge,  tandis  quo  (Notre-Soigneur)  etait  dans  le  sein,  (Satan)  chercha 
par  eiivie  ä  rendre  vain  le  salul  qiii  venait  au  monde.  II  vit  Gabriel  sc  mettrc 
en  mouvemenl  et  venir  ä  la  porte  de  la  \'ierge,  pour  anaoncer  la  paix  dcvaut 
le  roi  qui  allail  naitre;  11  l'entendil  iui  dire  :  Salut,  pleinc  de  (jräces,  Notre  5 
Seigncur  est  avec  toi,  tu  es  bihnc  purnii  les  feinnies.  Voici  ijue  tu  concevras  et  (jue 
tu  i-npiiilrrds  un  ßls,  uii  Iui  tlonnera  Je  iioni  d'Eninudiuel  <i  Ir  Sei(/nrur  Dieu  Iui 
duniiera  le  sihije  de  David  son  pcre  et  soii  royaumc  it'aura  pas  de  /in  ' .  h.  II  en- 
lendit  cncore  Elisabctii  dire  ä  Marie  :  Beuie  es-tu  jiarmi  les  fcmmes  et  beul  est 
le  fruit  qui  est  dans  ton  sein".  11  vit  Jean  qui  cxullail,  dans  le  sein  en  presence  io 
11  fol.  IJ7  (Ic  son  Seigneur.  T).  II  euleudit  '  Zacharii'  ([ui  disail  a  Jean  :  /:,'/  /<//,  cnfuiil, 
tu  seras  nonime  prophelc  du  Tres-Ilaut^ ;  il  vit  l'enfant  euveloppö  de  langes  et 
place  dans  la  creclie;  il  cntendit  Tange  qui  annon(;ait  sa  luiissance  aux  pas- 
teurs ' ;  il  vit  les  troupes  des  angcs  ([ui  disaient  :  Gloire  d  Dieu  au  ])lus  haut 
(des  cicux),  et  })aixsur  la  terre  '\  II  vit  Teloile  dans  le  cid  lorscju'elle  conduisait  i^ 
les  Mages  pour  l'adorer.  6.  II  vit  Ilörode  trouble  par  sa  naissance;  il  enten- 
dit  Siniüon,  licuinno  ju^l»',  quaml   il  Ic  re^ut  ilaiis  Ic  teiiqilc  et  dit  :  Mainteiiant 

1.  l.nc,  I,  28-33.  —  2.  Luc,  i,  'r>.  —  :!.  Luc,  i,  70.  —  'i.  Luc,  ii,  u-12.  —  5.  Luc,  ii,  l'i. 


Ll'Jj  2<-  HOMI'JJE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  129 

^^s_oJi;  )oC^;  Oit-io/  )oi;  :pö/  ^  >  l«ft..\  OV^^^OJi  .j-ioS;^;  |jL.)-aLiais 
^V-3  ojöi;  :^;ia^  ^^^N  t-^/;  )-fc.^CL>  ^^  )Lo  ^^.^toji  .).^aS^;  oil^^^^ 
^■^si.  JJQ-»;  j-iajLQ-^v  laiOt-3  i'^-J!  )— ©^^  )>-*  A.«  r»,^i/  o«-s;  ...  :;> « •> .« 
^/  .^Ao^S  '^^  \-i~^^-^  ^^OAo  Ij^;  )i>lo  KJLa  ^oi^s  w^oi  ."ou^i 
oi-JL-^\aA  .  y»?KjLio  ^^oi  y/;  "♦-•■^  1°®*  '*'♦■-•  '^^  '^°'^  ^■<w...?)ö.^  ^'^-^ 
'  [oiloj'^,. j:)eu^  ''ou^S..^^^.:xJ;  |.^>~3  ^o^^;  U-^'-^t  ou^  -i-^^  jji^o  . 'j^Kx^to 

^)ö:>«  *~|.iö)i;  _y-./  •'^^'■^  "W^!  i-=)K.iölj  .)-.;öou  ^-*.i>  j^Vio  ^^>i*  )Kjl*js 
.))00<^  ^.tCSwio  ^'^Ow  joilüoo  .^''^i..^.J5U  Hv-'i-^;   ,_al3  V-.^^  j  floa^AJ  .^j»aj   6»,^- 


1  i-i,-i..o  A  o  inlVa  liii.  15.  —  ■>,  B  um.  ov»*i  "^^.^  —  :;.  ^^  A.  —  /,.  ^U^*5o  A-  —  5.  A  aikl.  ov^.  — 
6.  B  ;ulil.  low-  —  T.  Itaj^a.-viJi  A.  —  s.  ICv^aoß  C  (pr.  [ii.).  —  y.  A  ndd.  (in  ui;iri(.)  ^.  —  lo.  ;^  B.  — 
U.    -I-Nsj^A.  —  12.   l-»W  'äl,  A.  _  13.  joKj  C. 


dclivre  ton  serviteur,  scloii  ta  parole,  en  paix,  car  coici  que  mes  ijeux  out  vu  ta 
miseviconle  ' ;  il  entendit  la  proplietesse  Anne,  qiii  benissait  et  louait  le  conso- 
lateur  des  mondes;  il  entendit  Jean  qui  disait  :  Voiei  Vafincau  de  Dica  tjui 
enleve  le  pcclic  du  niondc'-.  II  entendit  la  voix  du  ciel  (jui  disait  au  Jourdain  : 

5  Celui-ri  est  nioii  fils  chcri  en  rjvt  je  nie  suis  cin)ijilii  ^ .  II  vit  l'Esprit  qui  descon- 
dait  sur  sa  tete  sous  la  forme  d'une  colombc  '.  Tuutes  ces  paroles  que  Salan 
voyait  et  entendait  au  sujet  de  notre  Sauveur,  le  frappaient  coinme  des  traits, 
car  il  savait  que  si  tout  cela  etait  vrai,  son  pouvoir  etait  detruit.  8.  (^)ue  lit-il 
alors?  Des  la  conception  de  notre  Sauveur,  il  ehereha  ä  rendro  vaiiie  Teeono- 

10   mie  divine,  tandis  qu'il  etait  dans  le  sein.  II  vit  en  eilet  une  Vierge  qui  avait 

con^u  *  Sans  mariage,  et  il  pcnsa  que  cettc  chose  pretait  a  de  faciles  oaloni-  •  r,  r,,i  ij 
nies  et  qu'elle  etait  dillieile  ä  croire;  il  seina  chez  les  Juifs  un  niauvais  renom 
sur  Marie,  pour  qu'elle  füt  eensee   adulterc   et  que   la  niere  peril   avce   son 
enfant.  Car  la  loi  ordonnait  (jue  l'adultere  füt  mise  ä  mort.  Jmlas  triuoigne 

15  de  ce  que  je  dis  :  lorsqu'ils  lui  dirent  :  Tliunuir,  tu  l>ru.  est  loniliee  d(tns  l'ini- 
purete,  il  dit  :  Emmencz-lu,  et  qu'elle  soit  briilee'.  Satan  ponsa  donc  que  lors- 
qu'il  l'anrait  accusee  dadultere,  la  loi  la  rondaiiuierait  a  nuirt.  II  ignorait  que 

1.  Luc,  II,  29.  —  2.  Jean,  l,  M,  -.iC.  —  ;s.  Mallli..  ill,  17.  —  i.  MalUi.,  lil,   ID.  —  5.  Gen.,  xxxviii,  -Ji. 


Vb. 


10 


130  I.  -  SAINT  JI'AX  CURYSOSTOME.  [20] 

i-jä-DO-iJü.;  >5»^-.  jJo  .)la>o\  öCib.  sa..  ..V»  j-ODOicu  .)»Qs^  öuixi.;  W>! 
))_-,    ^    ^;    .^Loxa-.    .o«ju3lj\    s^..^^^    )fcv>«^ixiJL--^io;    vmÄlio    jJo    .>^\'iv> 

^  ..öuio  ^'^bsJ»;   V-^^oöt  .^l^l  )ou.\-^^  o.j=aiaV  "^^^»1  jl    ».-o;»   oi^i 

.{jt^Qjs;   ooi   y^oi 
•uroi.  I27JJ,  )J^   'oii^   ^llo  :|iot-3  cx^-ijj  öCi».   K^itoi/j   *   I-J^ä)  ))—  ^j   ^ 

)N_i^,   otis  ^»«J^W   ..2LCoa-.;   OOI  oii-=.j   jooi  ^-ailfio  aui^o  :)»Q-^?   JIqj-,  '.mV) 

^'oi,_saj;  '^a— )La/o  ^S5^|^*/  K-|v-K-o  .^Al^^  oöi;  )i».^xii>>  oi./  I^ä^^ 
vSl^o  .)__;oÖ»_.;  v001.-.ju.-^  Jt^  »».Ao  .)jL^i»;  oiloJV^^io  ^  |--^i>^^ 
)  r^:^  '^'^i^^  »tA  .^N.io  ;)aJi>.  ^-^;  v^io-Ji  ^o  .^'^-too  J-i-./;  yOOiiio 
vJj.io\  ^/   )-:Sl^  ;)ai.j   :K-.K:^o  ,5_;UJi  ^IVt  ,-3   ^  .^Q-A   IS^i;   vooiio 

1.  Om.  A. 2.  a»<o?iw  U-  —  3.  kioioiw  AC.  —  i.  laij-Ljo  BC.  —  o.  i.oiii'_>^^i  A. 


(.Nülre-Seiyacur)  fuulail  uux  pieds  ses  piqüres  el  (lu'il  nc  pouvait  pas  teiulre 
des  enibiiches  ä  sa  vic.  Lors  donc  que  Joscpli  vit  sou  upoiise  accusee  d'adul- 
tere,  il  craignit  de  lui-meme,  etil  soiigca  ii  la  renvoycr  de  prös  de  lui.  Dien 
ne  permit  pas  qu'il.  füt  dans  la  craiute,  mais  il  envoya  un  ange  duraiil  la  uuil 
et  il  lui  dit  :  Joseph,  jih  de  David,  nc  crain.s  pas  de  prciidre  Marie  ta  jennne,  rar 
er  (jui  est  ne  d'elle  est  du  Saint-Espril  '. 
li  fui.  127  '.).  I^orsque  Salan  vit  '  que  sa  riise  avait  ete  reiiversee  eii  cela  ol  quo 
rcMiranl  (Jtail  iie  saus  soup^'ou  d'adullcrc,  et  que  chacun  le  croyail  llls  de 
Joseph,  il  iiiiagiua  uiie  autrc  ruse  pour  le  perdir  par  Ic  moyeu  d'llernde; 
il  l'ömul  pur  iiicnace  et  lui  inspira  de  la  crainte  :  «  Un  roi  est  ne  (dit-il), 
et  ton  royaume  sera  enleve.  »  Herode  vit  les  Mages  venir  avec  la  menie 
penscc  pour  adorcr  celui  qui  etait  ne  et  il  fnt  encore  plus  i^xcite  ä  s'ap- 
[)liquer  au  meurlre  de  reufaut,  d'apres  roperalion  de  Satan.  II  lit  appeler 
les  cliefs  des  .luifs  et  il  apprit  d'eux  oii  il  etail  ne.  (hiaml  il  sul  (pi'il  ('lait 
ne  ä  Belldeem,  il  lil  luer  lous  les  culants  de  Bethleem,  depuis  deux  ans  et  is 
au-dessous,  adii  qne   Nolre-Seigncur  perit  aussi  avee  les   enrauls".   Mallicii- 


10 


1.  Matlh.,  I,  20.  —  2.  Miillli.,  II,  1-18. 


b. 


[21]  2"^  II0:MELIR  SUR  LES  TENTATFONS  de  NOTRE-SEIGNEUR.  131 

Pilo  »  M;   ök^^  .'^^li.jCQ^/   w^^a^.^   >jO»Q_«^tJ   oot»   .V^/«  «outJi/       .^-Kio  '  ß  fni.  i-s 
)Lj..^3    ..j-iCLiJ^    >^ota-.i>iJ5    ,.-iSow    ooij/    -.K-j/   '■^SS'.^^iö    öi,^3o    :Kj/    i-jLiö 

s^I^i^O     .oC^^.^»o/       '  \Ctl^10'f~»l     f<^-=>?      I^'«^'-^^     .0(!^.<w^      K^pol/     )Jo     .     ot«.^o/ 

K-j/    j-^Ls    yj    ..ot-ia^    Kj/    oi.^io    :oi^.».M    '*'t^A/;    )L»ot    :>-oiQ.io^jo    ^io 

1.  ot^^u^M  A.  —  2.   i«o?o»oi  At'.  —  J.  ittOj^i/   C;  vi»^oioiA.  —  4.  uoui^o/  A.  —  :,,   uaoioioi  AC. 


roux   roi !    Si  tu  crois  ;\  Li  proplu'tie  du  propheto  qui  dit  :  //  est  nr  d  Bclh- 
Icem ,  '  ci'ois-Ie  aussi    lorsqu'il  a  dit   :   //  (/ouvenicrn   mon  pciiple  Israel'.   Tu^p.fui.  12s 
confirmi's    la   moitii'"   de   la    proplietie    ot    tu   en   renies   la   nioitie.    Sil   döil      '°  ^' 
gouvcrner  le  peuple,  pourquoi  veu\-tu  eoiitester?  Si  le  mvaume  lui  appar- 

5  tieut,  qui  pourra  le  lui  prendre?  Mais  Tcuvie  a  coutuuie  d'aveugler  l'esprit 
pour  qu'il  no  voie  pas  ce  qui  couvient. 

10.  Lorsque  Satan  vit  que  ses  artificcs  n'avaieut  pas  reussi,  memc  avcc 
l'appui  d'Ili'Tode,  car  Tange  du  Seigneur  etait  A'enu  et  avait  dit  ä  Joseph  : 
Prrnds  rc/ifiint  et  sn  nil'n'  et  va   cn   E(/i/pti',  purcc  iiu'HrrDilr  c/irrcltc  a  Ir  liirr\ 

I"  il  se  dit  :  «  Que  fcrai-je?  j'avais  projete  de  le  faire  piM-ir  sous  Taccusation 
d'aduUere  et  je  n'ai  pas  reussi;  j'ai  cherche  ä  Ic  faire  tuor  par  Herode  et 
il  m'a  echappe;  je  ne  comhattrai  donc  plus  avec  lui  par  uu  iutermediaire, 
mais  je  lutterai  en  personne  contre  lui.  »  Pourquoi  le  tentes-tu,  ö  mauvais 
tyran?  N'as-tu  pas  eprouve  *  que  tu  n'as  pas  sa  foree?  Pourquoi  eombats-lu?  ♦  n  id,  12« 

15  Lorsqu'il  etait  eufant,  il  t"a  vaineu,  et  niaintenaut  ([u'il  est  honiiue,  il  ne 
to  vaiiici'ait    pas!    Lors(|u'il   (Hait   eufernn'^   dans   le   sein   et  (ju'il   n'efait  pas 

1.  Mallli.,';!!,  0.  —'2.  Mullh.,  II,  13. 


B  fol.  128 
v°  a. 


132  1.  -  SAINT  .IKAN  CllRYSOSTOMF.  [22] 

U^^    10»^    .06—-;    \i-tai    V— ^  b^^^iA   .-oio,)j    oo,_ß    oCiSK-^    l^aJlj 

|jV-/    l^.^   o^   ]i}l  -Ua^?    )-»^  v^  °«<  «2ioo6;   w^   ^i^^  .^3-3  iJo  ^j 
.  s>.e.  v.\  '^'ib.^;  joopj  «-W.A:»/  yooyLol  .^JS.:>.  »^iAj  s-oiaajböJi».,  .^2L-fco» 

.-pö/»    v-ol^/   .Ji-DQA;    )— io/    w^  ^.-2^;    )oo(    po/;    oäto  .Mo/?    o6-^^-0-3 


l.>|i»  <-'.  _  2.  U^w  AB. 


v°  a. 


connu,  tu  us  üchoue  dcvant  lui  et  maintenant  que  sa  puissance  est  coniiue, 
tu  combats  avcc  lui !  Si  tu  veux  eprouver  sa  forcc,  approclie.  Tu  l'as  dejü 
öprouväe  dans  la  premierc  lutte  que  tu  as  engagre  avec  lui,  mais  parce 
que  c'est  la  coutume  de  ceux  qui  cngagcnt  la  lutte,  lorsque  Tun  d'cux 
est  tombc,  de  rcvenir  prendrc  uuo  autrc  voie  en  changeant  le  inode  de  5 
la  lutte  dans  rcsperance  de  la  victoire,  Salan  cspöra  aussi  qu'en  changeant 
la  lutte,  il  vaincrait  Notre-Seignour.  M.  I.orsqu'il  vit  Notre-Seigneur  lui 
dire  :  II  i'st  rrrit  (juc  l'lionunr  nc  vit  jxis  snilcinent  dr  paiii',  il  pcnsa  :  «  11 
*  D  fol.  1-28  n'est  pas  soumis  ä  la  faira,  ni  attire  vers  la  nourriture,  "  car  voilA  qu'il  a 

jeüne  quarante  jours  et  il  n'a  pas  eu  faim;  il  est  (donc)  evident  qu'il  est  au-  10 
dessus  de  la  souffrance  de  la  faim.  Je  lui  tendrai  un  autre  piege  de  vaine 
•>loire.  Je  renorgucillirai  ä  l'aide  d'uue  parole  du  psaume  comme  si  eile 
etait  dite  de  lui.  Je  lui  dirai  qu'il  est  (''crit  :  //  a  ounnuinde  ä  ses  aiujrs  u 
1(111  .s((/V'/-.  Je  eommencerai  par  le  louer,  pour  (jn'il  soit  1'acile  ii  tomber. 
1_>.  ,I'ai  agi  de  la  meine  manieie  pour  David;  je  Tai  captivö  d'abord  par  15 
la  vaine  gloirc  lorsqu'il  disait  :  Eproiivc-mni,  Dieit,  et  rontwis  mon  cwur,  et  vois 
Sil  y  a  cn  moi  iine  roir  de  faussetr'\  II  mc  fut  alors  facile  de  le  pousscr  au 
meurtre  d'Uri,  et  celui  cpii  avait  dit  :  //  111/  n  pas  cn  iitni  de  vaie  de  faiisselr, 
s'est  tronvi'  dire  :   M<'  fitir   df  iiuti,    Dieu,  schm  In    hdiitc'.      l'A.   11   me    scra 

1.  MuUh..  IV,  '1.  —  •-'.  Mallli.,  iv,  C.  —  U.  l's.,  cxxxvili,  M.  —  i.  Pf.,  L,  3. 


10 


o 


[23j  20  HOMKLIE  SUR  LES  TENTATIOXS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  1.33 

wiX   ■"  -  »'^    )ic*j>QJi;    )..~^2l^    jjojl^    »ä/o  .^lo-aiA^    ^/    .    joC^    «C^i.   yoL^i 

^^i«»     Y-»!    -otQ^>^    )j/    j-iovio    jl/o       -.Ijov:»   oi!iv-»Jj    v/o  |io»^a.A;    |.--^.s  •  b  loi 
^„•_^  »Ä^ISo  .K-^IS.^  ^jl3j  w^a  .joCSs;   fco/    oiv^  y/   :oi^  V^/o  o•^^o 

y,_>.  <M      jal-»     ..joC:^»      )^j/      OIV..S;   ^cC^      ^.XiCLJl     .N»„.i^^     ^2ü      v-OtOOJLiä^J 

•,_^_JLJy5;  >Q^/  "'''i«^  ''^'^"^.ii/  -It-s  y^l  ))-^-^  J-^°'  V^  J^®'  ^°^  .jt-äti^ 
Kj/  "^^»L*;  ^;  vj  JoiSjv;  ^J /  0|-,-S  JSv^Iv-Va  .^-OjKio  JJo  Il^v-L-J  y/  .^^ 
yl^O^aiio  y^la^f  jo.;^  .'\.fc.3.fc.2i^>o  wV..s  QJÖ»;  .».iö/j  ^o-sji  — Oi-.t0^v^j  .lo^i; 
.l|.iöo  oulSJ   j^Ji  y/;   .|-.oöi;   'ysxico  ^IVl  ^io  ),_-  I-JL^.»  -I^ji^;   |ji-L3  ^»-o 

1.  Olli.  t'.  —  2.  t->ii-»  C.  —  :i.  'i.a..o  15. 


facile  de  jeter  aussi  celui-la  daus  le  piege  de  la  vaine  gloire;  ear  la  vaine 
gloire  est  iin  filet  agreable,  im  filet  dont  la  lexture  est  double,  un  filet 
tisse  de  vaine  gloire  et  d'orgueil.  Celui-oi,  parce  qii'il  a  jciinc,  se  glorifie 
en  lui-raeme:  je  le  louerai  comme  uu  jeiiueur  ponr  qu'il  soit  eiitraine  vers 

5  l'arrogance  et  qu'il  tombe  daus  le  piege  de  la  vaine  gloire  et  je  le  vaincrai 
en  cela;  *  sinonje  m'adresscrai  a  lui  comme  k  Job  et  je  lui  dirai  qu'il  estMiini.iis 
vainement   appele    Als,   puisqu'ii    n'a    pas   conüance  que  son  pere   viendra 
l'aider.  » 

14.  II  s'approcha  et  il  lui  dit  :  «  Si  tu  es  Ir  /'//.v  de  Dieu.  jette-tni  en  has,  cur 

10  //  est  eevit  qu'il  coinmandem  d  ses  mujes  d  ton  siijet'.  J'ai  entendu  cerles  que 
tu  es  le  Fils  de  Dieu,  montre-le  en  realite.  Jette-toi  maintenant  d'une  grande 
liauteur.  Comme  fils,  aie  confiance  en  ton  pere  qui  te  protege.  Si  tu  des- 
cends  saus  mal,  tu  es  vrainicnt  le  Fils  de  Dieu;  mais  si  tu  crains  de  des- 
cendre,  tu  fais   mentir   ton   pere    qui   a    dit  :   Celui-ci   est   mon  fils  et  mon 

i'i  ami.  Montre  ta  victoire  et  Ion  pouvoir  devant  les  troupes  des  anges.  »  Satan 
a  pense  qu'il  arriverait  l'une  de  ces  deux  choses  :  «  S'il  sc  precipite  et  meurt, 
je  nie   moquerai   de   lui,  parce  qu'il   n'y  a  pas  en  de  secours  ponr  lui;  s'il 

1.  Mallli.,  IV,  G. 


r"  a. 


134  I.  —  SAINT  JEAN  CimYSOSTOMF..  [24] 

I!  foi.  120  ^j^äcukJlo  jJ-3i->oi;  JjV-o  ^^55>^  yOS-.»!  y^.».V)  JoiSsj  001  jv^»  >*>^^too  :  ts-«tC^ 
.o^  Kj/  V^/  ).iV)  .  v^oto^fjio  otloL^  'ooV-fi  oi!^w>.^  Kj/  )  po  ^j  •\c>)^/ 
oi-ii;Q-^   j(y>i>no    :oucSj   ''^iis.^Co   otJ. « ,-> .«a;    ju/    ts^l   .ou->Jä>^   oulSü    )^j; 

o>  I  v>   OOI    kS/   •.  'v*oia-;o»j»    j-L^-flo    j-^«^    l-sKa   ^io;  ^"^>^»^o   ^»  vV"^ 

•^l      jjOt     O^     .v.oC55\      )-."»-ia^     jlflQji     JJj     'o_.Nj    .V^/      P     0t.V>0=v\     OOCL^^ 

.otlooCSs  ^''i&Ji.  oCii.   jL^  V--^  1^   -Ul    Yr^]  ^^»«^'^^  >«.i*cQji  )J;   JÜl^^joS.  yV^ 
i'y/      .^1/    y^x   jiaaL^^a  ^;^<=^!   •   V^/   »^  K^i;   j^J^sj    jooi  ^ctxiöoi  )J   jJ /o 


i'i 


I'.   fc.l.    1 

1"  I). 


1.  uoiofi  C.  —  2.  v»-^'  ^^'  —  S.  Sic  A;  o;o  C.  —  4.  uovi&o  ^.  —  5.  U*^/   C.  —  6.  o»'io»<»   C,  — 
7    .a.M  ooi.  oC».  ;jo/  A-  —  8.  A  aiU-   ov^- 


toiube  et  iio  lucurt  pas,  je  Tai   eaptive  en  Ic  faisant  s'oiiüi'gucillir  et  il  a 
montre  sa  puissance  comme  orgueilleux.  » 

IT).  Disons  ä  Satan,  avant  la  räponse  du  Seigiieur,  ä  ce  suji't  :  qu'cn  se 
jetant  au  bas,  il  sera  reconnu  pour  li-  fils  ile  Dicu  :  «  Puisqvie  vous  6tes 
n  foi.  129  dobout  tous  deux  sur  la  corne  du  lemple,  *  si  tu  en  as  la  force,  approchc-  5 
toi  de  lui  ot  jolto-lo.  Pourquoi  lui  dis-tu  de  se  jetor  de  sa  propre  volonte? 
Y  a-t-il  un  liominc  qui  se  tue  de  sa  propre  volonte  et  qui  demamlc  Ic 
secours  de  Dien?  Dien  ne  sccourt  pas  ceux  qui  sc  tuent.  Si  le  mal  vient 
nöcessaircment  sur  (juclqu'un  et  quil  implore  Dien,  il  en  recevra  du  secours, 
mais  celui  qui  aura  altiin''  le  mal  sur  lui-m6me  repousse  le  secours  de  Dieu  10 
de  prcs  de  lui.  » 

IG.  Commc  Satan  avail  voulu  Icndre  des  em])üclies  ä  Nolrc-Seigncur 
i'i  l'aide  du  Livre  (saint),  c'est  encore  ä  l'aide  du  (l^ivre)  qu'il  lui  forma  la 
bouclie  en  disant  :  //  esl  rcril  :  tu  ne  Initrras  pas  Ic  Scii/nciir  tun  Dien'.  Notre- 
Seigneur  na  pas  dit  ä  Satan  :  «  Tu  ne  me  tenleras  pas  parce  quo  je  suis  ir> 
ton  maitro  « ;  car  il  ne  lui  lit  aucune  revelation  sur  sa  divinite,  sinmi  il  ne 
raur.'iif  pas  coinhaltu  uno  tr(iisii''me  fois  011  disani  :  Je  Ic  donncrai  vrs  yoipiuincx 

1.  M:illh.,  IV,  7. 


[25]  2"  IIOMELIE  SUR  LRS  TENTAKONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  135 

^o,  \  "^  ->    )oC55\»    »^^  ^°^    ^*~'    ''^    ^°°*      JLmjLiö    )j)a...^w^    ^jüi-zx^«    y^l 
1.^030   .|.A,^OD  '^oiUoi.i   .)j^.fiD;   oi^^.,AXJtl   )^^;    '^^   ^^  .)laDj»   6t.iCL^a*X 

1.  ,»3  ^i»j(»   A-  —  2.  Wiio»  liC.  —  3.  ^asi  C.  —  4.   Iv^li    C-   —  :,.   um.  AB.  —  i;.    u.wtlov3  A.  

7.  U^jittj  ,^»ISio  IU:i^  A-  —  8.  w^-^»^i>.  A.  —  ;i.  Oni.  A.  —  lo.  liov>vg.v)  AB. 


*  si  ttt  te  prosternes  et  m'adores^;  mais  il  lui  dit  :  «  II  ne  convient  pas  qu'un  ♦  rs  foi.  129 


loi.  12a 

V  a. 


homme  demande  du  secours  ä  Diou  par  maniere  de  tentation.  »  Nous 
connaissoiis  par  lä  que  Satan  ne  s'etait  pas  apergu  de  la  divinite  de  Notre- 
Seigneur,  mais  il  le  tentait  comme  un  simple  homme,  car  il  savait  que 
Dieu  est  en  tout  liou  et  que  celui  qui  est  partout  n'est  pas  jcte  d'un  lieu  dans 
l'autre. 

17.  Je  desire  terminor  mon  discours  avec  le  second  combat  et  consentir 
encore  une  troisieme  dette  (un  troisieme  discours)  pour  la  fin  de  lavictoir(^, 
car  plus  on  prolonge  l'liistoire  de  Satan,  (plus)  sa  honte  s'accroit  et  plus  les 
louanges  de  notre  Sauveur  augmentent,  (et)  des  traits  nombreux  sont 
enfonces  dans  Satan.  xVussi,  pour  qu'il  soil  tourmente,  prolongeons  jusqu'aii 
dernier  dimanche  l'histoire  de  sa  mechancete.  18.  Pour  nous,  fuyons  la 
vaine  gloirc,  car  si  Notre-Seigneur,  qui  est  maitre,  n'a  pas  voulu  se  glori- 
fier,  nous,  qui  sommes  poussiere  et  cendre,  combien  plus  devons-nous 
*  t'uir  la  vaine  gloire,  car  il  arrive  que  les  bounes  actions  elles-memes  sont  < 
annulees  par  la  vaine  gloire;  aussi  (Notre-Seigneur)  nous  a  niontrö  en 
hcaucoup  de  choses  rexcellence  {n-/r,ii.y-)  de  rhumilile.  Hejetons  loin  de  nous 
la  nuisible  vaine  gloire,  ne  demandons  pas  le  secours  de  Notre-Seigneur  par 

1.  ^r,•lUl^.,  IV,  9. 


1-  b. 


n  r(ji.  i2;i 

v  a. 


V"  1.. 


136  I.  —  SAINT  .lE.W  Cllin  SOSTOME.  [26] 

>ocLb^jxj  -.Hol./  l-aüL-o  )-.joö».*  vf»^'-^  ^-*^vlsl»  '-fcoo/o  .y  '\\>r\  oCS.  vA-jl3 
>.=L-to;  .voo^  t-^j-'o  )  '^  ""^  vjh^  >^'^?  T^l  •.)--=»-'?  oi^>^^^o_=.  yCHXiooiQ 
•  .o)A  v^jj    Jlöl/    ^t^")-s  >&l2.tj    001  jjLia-oi:»  yjo  .^chSs  |->'t>^)e^  I-cqjI  )1; 

»:io)j  :)iöl/  Ot_3Li.  |^-«J^ ,  t  JjUio  ^^^.^O>oj  v^/  y/o  .ooi  ) °> ,.  nj  )löl/  3^^ 
yjpo  oot  »s/  .>  .',  «!^  )K.Ju>^lSoa-:>;  (^;oöw-><  yoodn  i  vi  »ot  jJ  ^''^^.^CiO  -.oiX 
ooo)  ^*^a   jiöl/    ^>Sa^j   .^|_.;öoi-.;   yooilo  I  V»  .oi   )J    ^''üss.^oo  .jiöl/    V^>7fiO; 

yi  I >n  .o»^   jJj   ^^^^^/;    )-a\   lo  »  >  O  ■""'isy.^^ioj    ,);0(   «s/  >«»^    './o?    ^Oi-S    l^-öi/    l" 

^ÖOI»  \.i>0  jL^l  .]oi^  fS^ll  >Ö.»J;  )^i  jiöl/  ^J  |X./  .VivJOLiOLb.  oCS.  >n...A,°> 
.)_.;öot-.   K-wJS    yt-io    'i-a-2K  m  V  ^  no  jiöl/   ..'=\\..    .^ot   ^JOi;    ^;l;o  .j^N.io 

1.  wCvjo!  C.   —   2.   P   Dill |lS»i:i.wfi<>a3»-   —  i3.   Olli.  BC.  —  4.    Iw»  :  ;-»o(   B.   _  5.    "^g^   A.   — 

1;.    ^OW    lüO^^CMO    Hl     la^    A,    —  :.    ,3i.1    A. 


tcntation,  comme  L^s  infideles,  mais  croyons  quo  tont  Ini  est  facile  i\  faire. 
19.  Loi'squo  les  Juifs  et  les  paiens  tlemanJont  des  prodiges  par  nos  mains, 
ferinons-leur  la  bouchc   ä  l'aide  de  la  parole  du  propliete,   comme  Notre- 
Seiffneur  a  ferme  la  beuche  de  Satan,  et  disons-leur  :  7/  est  ('crit  :  Tu  ne  ten- 
trras  pKs  le  Sdgnciir  Imi  Dien'.     20.  Si  c'est  un  lidele  qui  domande  des  pro-    o 
diges  par  nos  mains,  nous  lui  dirons  :   «   Obeis  {\  Paul  qui  dit  :   l.rs  signcs 
xont  pour  les  inßdrlrs:  poiir  nous.    nntre  (jlorificatidn,  en  plarc  de  si(/nes,  c'est 
la  rriii.r-.   »  Et  s'il  dit  :   a  Pourquoi  los  apöti'os  faisaient-ils  des  prodige.s?  » 
nous  lui  dirons  :  «  A  cause  de  Tincrödulitö  des  Juifs  qui  considerent  les 
choses  visiblcs.  Notre-Seigneur  lui-raeme  fit  des  prodiges  a  causi^  de  l'iiicre-  10 
(Inliir-    des  .luifs,  lesquels,  comme    des    infideles,   lui   demandaienl    A   lout 
B  foi.  12;)  iiislant  des  prodiges.  »  Et  si  quelqu'un  *  dit  :  «  11  y  a  aujourd'luii  desjustes 
^° '*'      qui  operent   des  prodiges  de  place   en   place  »,   qu'il   sachc  encore   ceci   :      , 
Cela  a  Heu  pour  la  durete  de  coeur  des  inlideles.  Quel  bosoin  cst-il  de  pro- 
diges pour  ceux  qui  croient  qu'il  est  facile  ä  Dieu  de  tont  faire?     "21.  Celui  isi 
qui  veut  connaitre,  i\  Taido  des  prodige.s,  que  Dien  existe,   ne  tircra  ancun 
avantage   lorsqu'ils   auront   lieu.   Pour   que    tu   saches   ijuil    en  est    ainsi, 


1.  Mallli..  IV,  :.  —  2.  er.  I  Cor.,  xiv,  22;  G;il.,  vi,  l'i. 


B  l'ol.  l:io 
v  a. 


[27]  2=  HOMKLir:  SUR  T,ES  TENTATIONS  DE  XOTRE-SEIGNEUR.  137 

jj  .ojJxi.N  oooi;  ||_».,^D  l->-=>)o  .oiiK^  Q-^j/o  .^,.^alis.3  OjL^i/o  .«^»ts.^  'oi 
vä-Ol3;    .oooi  ^>^^eL.oi^o  vQJoi    ^».iCL^^J  jJ/   .)i/  voo«.!^  |q-~^;  cuX^j   sjl-Ks 

)_io  ^j»  ^)  1  \S»  'oo»  |^;ooi-*  w»  vj  .^*-^  1  n  Vi  )iaaj  «aJbww.  jN-so-. 
03;»]./  a3jiK.ioj  .j  »vivil  •>;  yOOiIisJ  (-a:.'i>\  ^y^  .o(l\  pojj  .^^t  «g^^too; 
IV-a»!/   o(lNj/  .s/    jlj--.^  .^^jlU»»   |>-JU^  ^J-^°^   ^^'^'^   ^oit-=/  -Of-^j/o 

I.  ^.\ot  BC.  —  2.  Olli.  A.  —  3.  oU  AC.  —  4.  ^l-  ,;»flttJ^M^  A.  —  r..  »-»1>  ^w^  owW  A.  —  G.  vSÄi»  A. 
—  7.  B  Olli.  ow. 


apprends  :  Notre-Seigneiir  a  fait  lieaucoup  de  prodiges  chez  les  Juil's;  ils 
disaiout  ä  la  fin  :  Cet  lumiinc  a  fail  bcaucoup  de  prodi(/('s,  ot  si  nniis  nc  Ic  ttioiis 
jias,  Ics  Roma  ins  viendront  contre  nous  et  prendront  notre  rille  ' .  Notre-Seigneur 
dit  une  (seule)  parole  ä  ses  disciples  :  Venez  d  ma  sttite'-,  et  ils  abandonnerent 
tout  et  ils  allerent  ä  sa  suite  et,  peiidaiit  tout  le  temps  qu'ils  furenl  avec 
Uli,  il  u'est  pas  ecrit  qu'ils  lui  demandurent  de  leiir  monfrer  im  signe,  niais 
ils  croyaient  qu'il  pouvait  tout  faire  faciloiiient. 

22.  Nous  aussi,  qui  sommes  les  disciples  des  apötres,  iie  doutous  pas 
du  secours  de  Notre-Seigneur  lorsque  nous  sommes  eprouves  dans  la  tenta- 
tion,  et  lorsque  les  ennemis*  de  la  verite  se  moquent  de  nous  et  nous  discnl  :  » n  loi.  i.m 
«  Si  ce  que  vous  adorez  est  veritable,  pourquoi  vous  laisso-t-il  tenter^  » 
Si  (quelqu'un)  nous  dit  cela,  repondons-lui  :  «  Notre  roi  exerce  ses  soldats 
dans  les  tribulations,  pour  qu'ils  apprennent  la  guerre.  Si  un  roi  nourrit  ses 
soldats  dans  les  delices,  ils  trouveront,  en  temps  de  guerre,  la  defaite  en 
15  place  de  la  victoire.  »  Si  c'est  un  Juif  qui  nous  insulte  lorsque  nous  sommes 
persecutes,  disons-lui  :  «  Vois  tous  les  justes  de  la  Loi,  qui  ont  ete  violem- 
ment  persöcutes  et  m^prises  :  Abraham,  en  sus  des  epreuves  nombrcuscs 

1.  Jean,  xi,  4S.  —  2.  Malth.,  iv,  19. 


10 


r"  a. 


138  I.  —  SAINT  IF.AX  CIIRYSOSTOME.  [28] 

'ool  otio,  ^■^i&K^x  )  I  «^flo  .)»JL_a^Q_io  i^s_^  ,^  ^a....  m./  -vO^V^  fcs.*i>A 
|_iQ-Ji>^^  )l».Ao  -.^^^^  J^^-^  wJS-S  l-sijuso  )^-<.X^  ooinv»  .\^ooKji/ 

•  n  fül.  i:io  .)_^,   )t,jL^  o,__3  fs^l,   J^  ^/   :jo«..-V-3  ''**)-->^?  N  )--«/?   t--s^)jp/ 

K-uljl;  w.ot_.>—  ^J  vj  .j-i^!  It-a^Ä  ^^.^  ou^  ^a.2Liöo  ;>1^  'jL^^oio  K-/; 
Q_3oi  )^-:>;  ^^55^3;  ,.ja.!3o  :<h^  ^ü^ao  '^»v^  ..of,^3  oi^  ^;-i>e  jlo^.»  oC^ 
).vi  .  n  m/  j_JCH_s  .^jpo  l-s',;  ^ü  °''^^'  )♦■*-'  =°°'  ^°^/?  ^^^^^  ^o«^ 
K^^^M  )N.^'o  ^^  sO-«»/»  »JujJ  -o«-.f-*  vj  .^>^s^.3  )  >  .1  ;•  I  ^\  )oC^  v^^Jä 
;oi.iL3J;    )v^i»  ''vfi'm<=V3  .{jl.;    K_./;    ».»»Kj   jJo  :)jL^mJ^   1»-=^    1°®*°  :)cH.^ 

1.  Om.  A-  —  2.  ^^^*/  AB.  _  3.  l).'\-oV=  A.  —  4.  Sic  AO ;  t^t-t;  B.  _  5.  >*k^^  C.  _  G.  <^^^^J 
A.  _  7.  U^«^  C.  —  8.  Om.  C.  —  !i.  jiäSi  A. 


qu'il  a  subies,  (a  vu)  enfiii  sa  IVnimr'  clle-iin'ini^  coiKluitc  i\  la  maison  de 
Pharaon.  (Quant  ä)  Isaac,  apres  la  promesse,  le  glaive  a  ete  tirc  sur  sa 
töte.  Jacob  a  servi  chez  Laban  par  le  froid  et  park  chaleur  et,  ä  la  lui,  il  a 
etü  trompe.  Joseph  a  6te  vciidu  par  ses  frercs.  Moise  a  ete  jete  h  la  mcr. 
David  a  ete  poursuivi  par  Saül.  Elic  a  fni  devant  Jezabel.  (Pour)  tous  les  5 
justes,  leiir  perfection  a  ete  connue  dans  ri'()reuve. 
•Hin!.  i:!ii  2;}.  ■  Lorsipruu  nicdecin  ausculto  im  malade,  s"il  voit  ([iril  hii  roste  unc 
portion  de  vio,  il  lui  intordil  les  voluptes  qui  nuiscnt  et  il  apportc  k  son 
secours  les  remüdes  qui  le  purgent.  I.orsqu'il  y  a  du  pus,  il  coupe  et  il  le 
fait  sortir  dans  l'espoir  de  la  vie;  s'il  voit  que  pour  lui  la  (vie)  animale  s'est 
öloignöe  de  tout  son  corps,  il  le  quittc  et  Tabandonne  et  il  ordonnc  de  lui 
donner  tout  cc  qnil  demande,  parce  qu'il  est  en  routc  (vers  la  morti,  «piil 
satisfasse  son  dcsir  sur  tout  cc  quil  veut  et  qu'il  s'en  aillc;  Dien  agil  tou- 
jours  de  cette  maniöre  envers  les  liommes  :  s'il  voit  un  hommc  qui  s'est 
öloignd  de  la  piöte  convcnable,  qui  est  Tesclave  de  Satan,  qui  ne  sc  sou-  ' 
vicnt  pas  qu'il  y  a  un  jugcment,  qui  a  coupe  son  propre  espoir  et  qui  passe 
sous  silcnce  la  vie  a  vcnir,  Dieu  le  quitte  et  l'abandonne,  comme  le  inalade 
qui   est  dans   b^  lit,  adii   qu'il  se  delecte  pi>iir   un   Icinps  d;ins  les  voluptes. 


i'  h. 


10 


O  ♦  B  fc.l.  130 
V"  b. 


[29]  2'  IIOMELIE  SUH  LEö  TCMTATIONS  DE  NOTKE-SEIGNEUR.  139 

^y^ic  )i).  oj_s  ts^l  ^o  .jLjL^a.\  otv^oji    jj^Kj;   Jiaaj»;    y^^l  o»A  v^.:->o 

.pö/   p    '^coa^oqiX   s^o(.^i^x:>ajL  .)j».2^ö/   ^i«-^^.^  ).ia3  >*>;i;   1^/   |.iJjs 

.^oiäx^;  vJL^  jJ  vJij/v  •^^/;  oso^oSl^  ^ou^^Cjclil  .|.^<C^^^  K.^/  (.SlI^^oa. 
■-.«.->»/  JJo  ^^oi  IpkJ*  ^^>c>  l^i  U"-^  l~>-^^  .»  1  ö\Kj>o  |J  o)K-«Vo/o 
o<A  V^/o  .)tla.A.  yooC^  .  ^uu^-'no  .jL^eu^:^^  ^^jucx^  ).^^.i^V  '°'|jl^  -V^/ 
.JjloV  ^^   )^s-j/    li^K-io   jjA^/o  .v»a_<JSiso  K^ot;   J..*^^'    vi^  )ot  .jou!^ 

1.  »^üDo  A.  _  2  A  aikl.  lo»^,.  —  :!.  Ij|^oN  C.  —  ',,  owl»  C  (sec.  m.).  —5.  u»o:i.o|.^^  15.  —  c.  ^»^•.- 
A.  —  7.  losiiota?  B.  —  8.  ^^  AC.  _  9.  (Mu./.  A.  —  10.  A  öcrit  deux  fois  ^:^•>^>o  |1<  »,».  _  1  \,  "^^-m 
A.  _  12.  H,  A.  _  13.  \i.y>  \.^x)  A. 


Mais  s'il  voit  un  hoinme  qui  a  une  portiun  de   vie,   qui   a  mis  le  jugemeut 
devaut  ses  yeux,  qui  est  eloigne  de  l'iuiquite  et  prochc  de  Dien,  '  il  le  purilie  »Bfoi.  130 
et  il  reprouve  comme  daus  uiic  fournaise   pour  que  sa  beautc  apparaisse  ii      ^   '^' 
chacun  et,  s'il  y  a  ea  lui  uue  tache  de  peche,  pour  qu'elle  lui  soit  enlevee 
dans   le  creuset   des   soull'ranees   et  qu'il  eu  sorte   un  vasc  juir,    propre  au 
Service  de  soii  uiaifre. 

2'i.  Tu  veux  savoir  combien  les  souirrances  sunt  uliles,  ecoute  Paul  (pii 
dit  : /t'  nie  (ilorijicrdi  rdlonlicrs  ilans  iiirs  snußrancrs  pour  (iiic  In  forcr  du  CJirisl 
repose  siir  iimi'.  Lorsque  nous  vojons  les  justes  ailliges  et  les  mechauts  ([ui 
prosperent,  ne  doutons  pas  de  la  Provideuce  de  Dieu,  mais  rappelons-uous 
la  parole  de  Paul  qui  dit'  :  Lc  Sciijnvtir  chdtic  velui  (ju'il  aiine''.  Ne  cherclie 
pas  ä  scrutcr  riusondable.  Ne  dis  pas  :  «  Pourquoi  y  a-t-il  ces  vicissitudes 
dans  le  moadc  .'  »  jjcoute  Paul  qui  dil  :  l'iTSonne  ii'a  scriili'  ses  jiiip'incnts, 
el  scs  voii's  sollt  insoinlaliles  '.  Le  prophete  Jeremie  cliendia  ä  eertaiue  epoque 
ä  scruter  ces  choses  et  il  ne  le  put  [las,  et  il  dit  :  PounfHoi  les  nu-i-lutnls  '  sont-ils  .  ];  |-,,|  i.d, 
riclics  t'ii  (er)  moiulc  et  jtourijiioi  Ions  les  inrnleurs  sont-ils  jiuissiints '.'  Et  D'wxi  lui      ^ 


1.  II  Cor.,  XU,  0.  —  2.  Lc  texte  l")ile  eu  plus  ;  ^aa>^.  —  3.  llebi'.,  xii,  U.  —  '1.  liuiu.,  xi,  33. 


10 


140  1.  —  SAINT  JEAN  CHRYSOSTOME.  [30] 

^5^-001  %->— 1  'iioo  -.1^/  vin\v?  INjüsl» '•'^Owo  -.toi;/  JJ   ^)a^  |IS>-.2Sv^ 

oiia_s;   -t^/o   -.j-Ji!— /j   "^^iJs   oi,-/    j-^po  .«-ojoioLiJL^   |v^   )oö(   qjJ»o  >a-^     r. 

ouJL-auJL^  pö/  ."^o^ji  o^  )>-;;  ''o^  ^fcoö  jloioo  J^jsVoi  jiiU^  jjils 
oC^  ^^^i  j^JlSj  jJS:^  )joi:s  .oCS.  V^/  joiSso  ."\.vinn->i/  -Ka/  01:^03/ 
sjü/   K,-\  .jia^  K*i  ^-/  "jjoi  )-iai>^i.  ^  joop  -.>.'>«'>..  H-;  ^  .^J-ys 

r"  a.  •  •         .     •  O 

jlo  .),— j   ^JL^^x;^  vj   JJ;   .jjbcii^  jjoijs    ^  ^^^'^J   '"^^^    t-i.-wlcftJ   oot;    ^/ 

1.  l»  A.  —  2.  t^t-i  A.  _  :t.  isJoi^so»  W'^i  A.  —  'i.  oj^  AO.  —  5.  C  aikl.  ^.V-   —  i;.   ;-»o  A.  _ 
7.  ;-.»^o  A.  _8.  U:^i  A.  —  fl.  Om.  A.  —  lü.  >oj»3i;  C.  _  n.  K^  Pw  AC.  _  \-l.  ILasB.  Aom....  C^^. 


dit  :  Voild  qiic  tu  cours  avec  le.s  fantassins  et  ils  t'ont  fatir/ue,  et  comment  dis- 
putes-tu  avec  les  clicvaux?  Tu  ne  saisis  pas  Ics  choses  visibles  et  tu  (veux)  scruter 
Ic.s  choses  c(icluk's\  25.  Lorsque  nous  voyons  les  mechants  qui  s'exaltent, 
disons-leur  donc  :  «  Vourquoi  s'exalte  la  poussiere  et  la  ceiidre  -,  (qui  n'est  quc/ 
vers  durant  sa  vie;  aujourd'hui  il  marche  et  demain  il  meurl ;  aujourdhui  il 
plante  et  bätit,  et  demain  il  abandonnc  ce  qui  lui  appartient;  il  calculc  pour 
des  anu6es,  et  celui  (jui  doit  Femmener  se  tient  au-dessus  de  lui ;  il  arrache 
et  il  pille,  et  il  nc  pcnse  pas  qui  sera  maitrc  de  ses  richesscs;  il  jettc  la 
inain  sur  ce  qui  appartient  aux  autrcs,  et  la  main  de  celui  qui  va  renuncner 
est  sur  son  propre  (bien);  il  prepare  de  vastes  greniers  pour  ses  produits,  lo 
et  le  scheel  prepare  une  colliuc  pour  son  tombcau;  il  construit  de  grands 
palais,  et  la  luorl  lui  prepare  des  trous  ä  Tintericur  du  sclieol.  II  dit  ä  son 
Arne  :  Mange,  bois,  rejouis-toi!  et  Dicu  lui  dit  :  Ku  cette  nuil  on  te  reclamera 
ton  Arne  ''.  » 

2().  Pour  nous,    nies  chers  ainis,   que  ce  mondc  nous  seil  conimc  une  is 

hötcUerie.  11  n'est  personne  qui  bitte  et  qui  combatte  dans  les  hötclleries, 

*nroi.  1:11  parco  qu'il  sait  '  (ju'ii  n  v  liabitc  (pfun  soir  et  qu'il  s'en  va.  A  son  cxeinple, 

supportons  tout  ce  qui  nous  arrive  en  ce  monde,  afm  de  ne  pas  nous  rejouir 

si  nous  nous  y  plaisons,  et  de  ne  pas  nous  aflliger  si  nous  y  soufTrons.  11  y 

1.  Cf.  .lOr.,  XII,  1-:..  —  i.  Eccli.,  x,  9.  —  3.  Cf.  Ecdi.,  xi,  19-2ü. 


♦  Bfol.  131 
r"  b. 


[31]  2'  nOMELIR  SUR  LES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  141 

h^l  -^   v'»"»^  ^'^^   ^■*'°  '^^  ^'^^   It-^«»-^  -«5^  It^i-  v,''""^:^  v' 

Ax-n  .^r^iuJi^  rsf"i^rd!73  ^oaucv^rcf  rdxj-nja-n  coL-n 

'  -OlÖJa^/  K„«^  ^  ^^^eo^  v-1  ffll;    ^    K^l  yPO;    oilaajj  ''jts^l;   JL^3 
jjp/   .^uS)     ^aib^o   |oj    ^.^  ooi  ..-Ol  )q-^;    V"^?    »"^^  otlasj   .u^jJLau« 
^j/   .K^Sj   ^\n\    ypoj   oilasj    ^oi  .K„ä-.-L.   y\->\    V5j/j  otK„=Ka-«;    t-"-^ 

^  jfr«.».^jLji\  ö»~.^i./o  .j.iotS^'^  jlSs..^--  ^i^/»  )-2u3,^i..i^.3i;^  o(i-oo/o  •.oiy^a.s 

1.  l.-viika»ii.  A'  —  2.  »^iio  ^viüso  Uoi  l»o*/o  t—sa»  A.  —  3.  LaeaAjia>I  C.  —  1.  ICO^N  01^'«  A. 

0.  Ce  nioU't-t  (Scrit  renversü  dans  C.  —y.  Oin.  A.  _  7.  uiu.  B.  —  8.  pi»s^/  A.  _  y.  ^aii,o  AB. 


a  uiie  autre  habitation  et  uue  autre  vie  vous  est  rescrvee  oü  il  n'y  a  pas  de 
fiu  pour  la  joie  ni  pt>iir  la  douleur.  Fasse  Notre-Seigaeiir  que  nous  entrions 
la  tele  haute  '  dans  cette  habitation  Celeste  en  nous  rejouissant  dans  les 
Oeuvres  de  justice.  A  lui  gloire  dans  les  siecles.  Amen.  /■'/«  du  sccoiul  disroiirs. 

j  III.   —  De   SAINT  Jean.   Troisieme   discours   suu  la    litte 

DE  Notue-Seignelr  avec  Satan. 

1.  Nous  allons  prendrc  aujourd'hui,  mes  chers  (ainis),  la  troisiemc  cou- 
ronne  de  lu  victoire  de  Notre-Seigneur,  apres  ses  coinhats";  car  la  victoire 
de    Notre-Seigneur    (nous)    est    commune,   il    a  vaincu    en  effet  et  il  nous 

0  a  tous  rendus  victorieux.  De  meme  que  la  i'aute  d'Adam  nous  a  tous  rendus 
coupablcs,   ainsi    la  victoire  de   Notre-Seigneur  nous  a    tous   rendus  victo- 
rieux. Adam  a  ecoute  le  conseil  de  Satan  et  il  est  tombe  dans  le  peche;  le 
Christ  *  a  vaincu  le  peche  dans  son  corps,  il  a  lie  TAdversaire  qui  a  introduit  '  P.  iv>i.  in 
le  peche  dans  le  monde,  et  il  a  delivre  les  captifs   de  ses   malus.  David   en 

ö   temoigne   lorsqu'il  dit   :  //  est  ninnte  cm   liaut  (des    cieiix)    cl   il   a   raptire  les 

1.  Litt.  :  n  dans  la  decouverlr  d(^  la  l'acc  >'.  —  2.  Litt.  :  «  du  lim  de  >es  cnndjat.s  ». 


B  fol.  131 
V  a. 


10 


142  1.  —  SAINT  JIUN  CIIRYSOSTOMK.  [32] 

kS/  JJLDOI  .JOOIJ  V>t-^  jjiCliO  ,-fc^  )-xO't-^  \-»!  ^■"^^^^^  •)°°'  '*—♦-•  i^  ^*-'iJ 
j,^.iCS;ji  J^  o-^Kji/o  .ot-s  jooi  Juw^i    Jij/  ]1    p  -Joo»  )-»iQ— ^  V"^J   °^*^^ 

o)-,Ju3o  ^'ot-i*,»o  .|.J^,m\  -oi;-^j;  V^>^  »1^  ^^  •  l.:^^^^^'»;  )t-/  ^^ 
.)Iq_oj»    |1/        «<il«o    .)aL.»o>-3    v^ot .»  1  *    )iTi «  >v    .)K.iu^;    jIoJLioo/     '.A^i^ 

jK^^s-J^K  'ötsj;  »K^  ^  ='5:^^^  y^?°l  JJ^^-^^^  °^X^  H«*^?  ^^^!5^-^^^>oo 
oui>v-^..Do  .^cuJi  Q^  jlaio  ;K-3  ^  ss/  ^_-*J  .JJL^SJO  ;>ai.;  oilaD>i 
|K_;l:o;  V*^  <ä-Kj>  .oc»x^  jK^-aJi  ^»-fc^j  ^3  ^i  ^  ^l  sfitauo  .)laio\ 
o_.>_*»l/o    |tsju,.ia^     (liOsO    Q^o-o    JV'in  -^    oooi    y.  ^  «•>%»    ^^^'^^Z    jl«^» 

1.  Om.  A-  —  :2.  a^=ß  B.  —  j.  Oiii.  B.  —  4.  lo3>xs   ^  At'.  —  5.  Olli.  A.   —  G.  «»«j  A.  —  7.  w;»j 
AC.  _  8.  .-si  A. 


caplifs,  ila  donnc  des  dons  aux  liornmes  '.  La  crcation  n'a  ete  delivrec  qiruiio  fois 
du  deprcdatCLir,  car  si  quelqu'un  sc  livre  (ciisuile)  de  sa  propre  volonte,  Dieu 
n  est  pas  reprehcnsible.  2.  De  meine  que  la  lutte  de  Satan  avec  Adam  dans 
Ic  paradis  n'etait  connue  de  pcrsoinie,  mais  que  los  evenements  furcnt  reveles 
par  l'Esprit  par  !e  moycn  de  Moyse,  de  memo  le  combat  (äywv)  de  Notre-  5 
Scigncur  eut  lieu  dans  le  desert,  sans  quo  personne  s'en  aper(^iit,  et  les 
apötrcs  nous  le  raconterent  par  l'Esprit  qu'ils  rcgurent.  De  meme  quo  la 
faute  d'Adani  fut  connue  par  la  condanination  ä  mort  que  re(^urent  ses  cnfants 
apres  lui,  ainsi  la  victoirc  de  Notre-Seigneur  fut  connue  par  les  captils  ([u'il 
arracha  aux  malus  de  FAdversairc.  Aprös,  en  efTet,  qu'il  eut  vaincu  Satan,  10 
([u'il  eul  renverse  et  lie  la  cause  du  mal,  le  larron  le  subjugua  sur  la  cruix  et 
B  fol.  131  montra*  un  signe  de  victoirc;  et  parcc  que  c'est  de  Tinterieur  du  peclie  que  la 
^°  "■  mort  avait  regne  sur  nous,  apres  avoir  vaincu  le  p6che  par  sa  victoirc 
avec  Satan,  il  dcsccndil  aussi  apres  la  morl  ;<  riiiterieur  du  Scheol  et  il  tua 
la  mort  et  il  sortit  encore  de  U\  en  conduisant  les  captifs  avec  lui;  car  il  est  15 
ecrit  (jue  beauciiii|i  de  hkuIs  qui  gisaienl  daus  les  toiubeaux  se  leverent, 
entrerent  daus  la  ville  it   aip|i;niii('nt  <ä  beaucoup".      '.i.  O  rui   (|ui   est   mort 

1.  l>s.  Lxvii,  19.  Cf.  Kphüs.,  IV,  8.  —  2.  M;ilUi.,  .\xvn,  53, 


1 

V»  b. 


[33]  3-^  IlOMliLIE  SUR  LES  TEM'l'ATIOXS  DE  NOTRE-SEIGNEUR.  143 

^K.OÖ  ~^vajöi  (..JS^^  yOO(^3  .^oicLJS^  i°i\^^     K..^^;  ).^:iö^  o/  .)|*^m\ 

l^)   -jo-^i    )ia:>j^   öi^-sl^  .'j^;    t-so  .)^V-<^   JSs_j.^^i>  K^  ooi  ^;  .  iJ\vi 

Jioi^ciA;      ^U;  .jKivaaj.io;  )1^^;   )-*^>Ot-o  J^t-^»   )la3>^  öiV-^cl^  > .  vi  mr\  m/  "  B  ful.  lo 

10     )^;oa_iL_s    .).j^ie      oot    vaa^..^wJi    |„i^^    '^t-^;    ^^»•'^^    '^"^  ^'^^    "V?-^^ 

1.   Ll^-M»  AC.  —  2.  v*""  *^'-  —  ^-   sO0*-*i;^^  A.  —  'i    ^.1  C.   _  5.   taV:.vj  C.  —  y.  Ih»  A.  _  7.  Oni. 
A.  _  8,  low  A.  _  9.  Uia*a  C.  _  In.  |l^^=oia>o,  ^,oa-»3  A.  —  1|.    |i,3  A.  _  l-j.  |i^  A. 


pour  ses  soldats!  Tous  les  soldats  mcurent  pour  leur  roi,  mais  notre  roi  est 
mort  pour  nous.  Tous  les  reis  commencent  par  se  reposer  et  leurs  soldats 
combatteut,  puis,  quand  ils  ont  vaincu,  la  vicloire  est  attribuee  au  roi;  notre 
roi   (au  contraire)  a  commence  par  desceudre   ä  la  g-uerre  et,  quand  il  a  eu 

5  vaineu,  il  a  fait  que  sa  victoire  soit  commune  (a  nous  tous)'  :  II  a  vaincu  le 
desir  de  la  nourriture,  et  il  a  donuc  la  couroune  aux  jeüneurs;  il  a  vaincu  la 
vaine  gloire,  et  il  a  donne  la  couroune  auxhumbles;  il  a  vaincu  la  richesse 
et  le  pouvoir,  et  il  a  donne  la  couroune  aux  fideles  En  trois  Images 
iiyrtij.T.)   il   a   rendu  parfaite   la    victoire    de    l'Eglise,    d'abord    du    desir  de 

1«  la  nourriture,  en  second  Heu  *  de  la  (vaine)  gloire,  eu  troisieme  Heu  (de  l'a-  *  b  fui.  ui 
mour)  du  pouvoir.     4.  Cette  troisieme  lutte,  qui  est  la  derniere  dans  l'euu- 
meration,  est  la  premiere  en  malice;  les  premieres  ii  la  vcrite  etaient  mau- 
vaises,  mais  dies  etaient  plus  anodines  que  celle-ci.  Ici  en  elTel  Satan  voulait 
accaparer  Tadoration  de  son  Maitre  par  la  promesse  d'un  den  '.  Apres  qu'il  eut 

15  ete  vaincu  dausla  lutte  de  la  nourriture  et  de  la  (vaine)  gloire,  il  se  demanda  : 
«  En  quelle  lulte  eliangerai-je  le  combat?  11  n'est  pas  soumis  ä  la  faim,  il  n'est 
pas  porte  ä  la  (vaine)  gloire  ;  pcut-etre  sera-l-il  soumis  ä  la  richesse,  au  pou- 
voir et  aux  presents.  S'il   ne  tombe  pas  dans  ce  piegc,  il  est  plus  fort  ([Ue 

1.  M^me  idee  plus  bas.  IV,  11.  —  -j.  La  niriiio  iil.'C  osl  dt-velniii"'''  /'.  '.'..  I.  LVII,  (tiI.  l»1-j-:;i'i. 

PATn.  OR.  —  T.  XIII.  —    F.  2.  lü 


V  b. 


Bfol 
r° 


144  I.  -  SAINT  JEAN  CHRYSOSTOME.  [34J 

ci  v>\    oC^    sf>\,mo    .\x^^.eo^    ) «..«, ,■>    ot  ^>o ..    )>-m    V*^    .o>a:>o    ooi    »  « m  .■ 

•  I3i  .-^.io/o      )-.i.iO     >0^      VLOO      |JL^^-C0      )i/;  .OQ-,)_3      )ja_.tO;      ^      ^/      .)^0<lJLO; 

^oiaio^  jJo  .-j-V-io  ^oi.  ""^Ssoio  U-^^-^  JJ   t^  JoC^JJ   oo-./  '"^»1».;   K-.)  r>  »v  m; 
.ou>wwJxa\  ^^po  jJ    '  ^^^»j.a.^^oo  ^''^»^j-.i-a.^;  o6i  .ot-ioi»  ^'iSisJso   \^\.^  jJo  .yao 

).  i^^JP;    oguk^i^    .)ia^\    o|,a..co/;    po/j    jjoi    vs/    ^oi    .jL^ooio;    ^30,^3   i« 

-Q-—0    .)5oiQJ;     hjLiO     OiXSU     »■?.  \    .)»Q^\     01.^0^     yV^     v£t^.Ä  '^jwSOl    »J 

1.  Um.  C.  _  2.  Um.  U-  —  o.  ^«lijoo  ^>|;a^t',  "^«Ua.'wo  B.  _  i.  oa./  "^i.  e^^xaS  AC. 


nioi.  »  5.  Notrc-Seignour  vit  la  mauvaise  peasöe  de  Satan  et  il  monta  avec 
lui  sur  la  moiilagne.  Ce  ii'est  pas  Satan  qui  Ic  fit  monter  mais  (ce  fut)  sa 
volonte.  Notre-Seigneur  vit  (sa  pensee)  et  alla  avec  lui,  afin  qu'il  füt  vaincu 
lii  oü  il  esperait  vaincre.  Quant  a  ce  que  dit  le  Livre  :  11  le  fit  monter  sur  la 
montarjrie',  il  n'a  pas  voulu  dire  quo  c'est  Satan  lui-meme  qui  l'a  l'uil  monter, 
mais  il  a  personnifie  (upo'cwTrov)  la  volonte  de  Satan,  comme  il  est  ccrit  dans 
lifoi.  132  Job  :  *  Sntcui  rint  et  .sc  tiiit  dcvant  le  Seiyneur  et  dit'  :  Esl-cc  en  min  que  Job 
cruint  Dieu'?  lorsque  Satan  ne  parla  pas  avec  lo  Scigneur  et  ne  so  tint  pas 
devant  lui,  et  le  Seigneur  ne  parla  pas  avec  lui,  Lui  quo  Gabriel  et  .Michel 
ne  peuvent  regarder;  mais  Moise  arraugea  dans  une  histoire  ce  que  Satan 
medita  en  sccret  contrc  .lob',  et  il  imagina  la  personnc  (irpocwTcov)  d  uu  iuler- 
locutcur'.  II  cn  est  de  meme  de  ce  que  le  Livre  a  dit  :  //  /<■  ///  nninlcr  nur  ht 
montan  ne,   il  a  personnifie  (Trpöcwirov)  la  volonte  de  Satan. 

6.  Lorsque  Notre-Seigneur  monta  avec  lui  sur  la  montagne,  (Satan)  sc 

1.  Mattli.,  !V,  8.  —  :;.  Job.  i,  (l,  '.).  —  3.  Cf.  P.O.,  I.  LVI,  col.  3(12,  oü  saini  ,Ican  Clirysoslomc  aUrihuc 
aussi  le  livic  ile  .lub  a  Moy.sc  (ou  a  Salumoii).  —  4.  Vuir  des  idcos  aiialogucs  dans  lo  cüiiiincnlaiii" 
de  Saint  Jean  Cliryso.«tome  sur  Ic  livic  de  .lob,  P.  G.,  t.  LXIV,  col.  524  :  «  ce  que  (rKcriUiie)  raconte 
que  Satan  a  dil  i\  Dieu,  il  ne  l'a  pas  dit,  mais  il  l'a  pensö,  car  il  n'aurail  pas  eu  tant  d'audace  ».  — 
L'authenlieit6  de  ce  commentaire,  conteiiu  cn  cnlier  dans  le  ms.  de  l'loronce,  Laurent.  13,  plul-  0. 
est  etablie  par  L.  Dieu,  dans  la  lievue  d'hisloire  cccles..  (.   XIII,  Louvain,  1U12,  p.  640  sqq. 


10 


r  1). 


[35]  3"  IIOMFJJE.SUR  LES  TENTATIONS  DE  XOTRE-SEIGNEUR.  145 

5  ^j  y/  .oiloo^JLs   joo«   vm  °i:y?   jJo  .o«~3  |oo«   iJLLs.  j.^......^.^  \-i^\-=>  ^/;   J-V^/ 

00010  -.'voo«.!^— j  lr-^<3.^  )-«Vvio  |.A^—  ■^l  o^  .yo^^a^o  Jj^o^cl^  l^t-*^-^ 
JLioioo  .jloä-*  )^— ;  "^j^.—  vo^t^  .Uoioi^  JJo  vai>i3.\  .jloä-*  jJ^^t^^Jus 
iti  yV-io;  V-V*;  V-'^—  l-»-^^^  "^l  ^'^  •'c'^:^'  »^  J-iL^jt-  ly^a^  )).-«♦  Z":^"^ 
•^■=>^!  ^f^O"^  J'V*  ^-o^;  ..s-otaS^iw  joot  ^^*-^^  ^»  yj,^  .j).^  )K_,y^V-^i^ 
.|.io;tvi6  |;;jLi  Q^  ..|;o;qj;   Jjjlia:5  J-iojts^  U^J»  )poo>.^J^/  V^/   V-^^o 

1.  Ufio^ia»  AC.  _  :;.   ^ocFi*V-i,a-  A.  _  3.  !>:-  A.  _  ',.  L;jx>l  C. 


changca  cn  ange  de  lumiero  et  inöiitra  lo  sigue  glorieux  du  pouvulr;  il  se 
lint  comme  un  jiige  et  il  reiiiiit  devaiit  lui  tous  ses  serviteurs,  les  demons;  et 
il  montra  les  royaumes  du  monde  et  leur  gloire,  ou  des  liallucinations  et  dv 
vaines  images;  et  il  disposa  devant  lui  beaucoup  d'or  et  de  grands  presents 

5  en  apparence  (oavTa'jia) ;  uon  que  Notre-Seigueur  voyait  des  liallucinations  ot 
des  ombres,  mais  que  Satan  pensait  tromper  i\otre-Seigueur  *  mensongere-  'liini.  i:!2 
mout.  J'ai  dit  qu'il  le  regardait  comme  un  homme  ordinaire  et  qu'il  ne  croyait 
pas  t\  sa  divinite.  Car  si  Moise,  qui  etait  un  serviteur,  ne  fut  pas  dupc  des 
artifices  des  devins  de  TEgypto,  comment    le  maitrc  de  Moise  aurait-il  pu 

10  etre  trompe  par  les  artifices  de  Satan  i' Moise  jeta  son  bäton  devant  Pharaon 
et  il  deviiit  un  dragon  en  verite  pour  Moise  et  pour  Pharaon;  les  devins 
egyptiens  jeterenl  aussi  leurs  bätons,  et  ils  devinrent,  par  liallucinations,  des 
serpents  pour  Pharaon,  mais  non  pour  Moise  '.  Pharaon  se  rejouit,  parce  qu'il 
vit  des  serpents,   mais  Moise  se  moqua  parce  qu'il  vit   des  bfitons  socs  qui 

lö  etaient  projetes.  De  memo  Satan  s'enorgueillissait  parce  qu'il  croyait  que 
Notre-Seigncur  voyait  les  hallucinations,  mais  Notrc-Seigneur  se  moquait  de 
lui,  parce  ([u'il  n'y  avait  pas  de  verite  dans  ce  quil  faisait.  7.  Tu  dirais  peut- 
etre  :  «  Salan  pcut  ressembler  ä  un  ange  deluiniere:'  »  11  ne  lui  ressemlile 
pas  en  realile,  il  montrc  une  apparence   trompeuse.   Paul  en   lemoigue  lors- 


1-  b. 


1.  Cf.  Exude,  vii,  lo-r. 


10 


146  T.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [36] 

*  13 foi.  132  .jJ.Qja_,p  |jLii.v{.*.>c\,^  ^-wioitoo  «^omitv^t^o  «s/  'v/  .)-sj  jJ     Jioiaj;  )j)b>cus 

v"  a.  *    ■  ^        ■  ^ 

|_io;N^    )-L^^-flD  v/;    'r^l    '*>flDO^Q3  .))Q.^v^   vV^o^   -ol-;    jlo^o;    );<HJ>  .o»^ 

jlopo  |j>';j;   N-.)—  )eL^  ^  .«Cli^   ?<^-^»^  ^sl  vj   ^-oCis^s  ,,-«^01  ^1/  ^b» 
KjbSj    .sJUlS^    ^>o   )Iq-q-.;j-3   lilSs^l/;    .•);o!n'=^o   |j,-3pö   )ootl»    \iö   Kj/    .^'^^; 

wi^  J1öt\v>  ^^010  .^,.,^^0  ^.  >,w  > "»  wJ^  JJJL^D  jlä^^^w..  ^^01«  s^y^ 
\  ,1  ^uCD  .o»;^   \jI  ^joSjLiö  ^^iii  ^».ict^j  «I^    ?<^^^^  vi   •')^}*^  ^rtm>o 

*  13 fol.  132  Ksu^--»    )juuLD    tsj/  )o^jlV>;      .'K-i^^jl/    n>  mISoc    .1'»^/;  ^r*®!    ^■'^^^ 

1.  B  um.  rfl  —  ü.  tv-lM^a  AC.  _  3.  Haß^^i»  B  (pr.  m.j;  om.  A.  —  'i.  i^oa^olS  B.  —  j.  II.»«  B.  — 


*  ß  fi)i.  i;)-2  qu'il  dit  :  Si  Salan  ressemblc  ä  un  ange  ile  lumicre,  *  il  ny  a  rien  d'extraonliiinirc 

^  "'  n  ce  (juc  ses  serviteurs  aus.si  resscmblent  aux  scrvitcurs  de  la  justice'.  De  meme 
donc  que  ses  serviteurs  montrent  unc  apparence  (cx^viax)  cxtörieure,  parce 
qu'ils  n'ont  pas  la  realite  des  justes,  de  möme  lui  aussi  nioulre  1  apparence 
trompeuse  des  anges  lorsqu'il  n'a  pas  la  lumiere  des  anges.  Au  sujet  de  l'ap-  5 
parence  qu'il  montreä  Notrc-Seigneur  sur  la  montagne,  Paul  a  dit  :  Si'  Satan 
ressemblc  ä  un  anf/e  de  lumicre'-.  8.  Lors  donc  qu'il  eut  fait  deliler  tous 
les  royaumes  et  leur  ridicsse,  il  lui  dit  :  «  Je  tc  donnerai  tout  eela  si  tu  te 
jmjsternes  et  m'adores'' ;  yM  vu  que  la  domination  universelle  te  revient;  il 
te  convient  d'etre  gouverneur  et  dictatcur,  toi  (jui  rcmportes  en  justice  .sur  10 
tout  hommc.  (^ar  tu  as  vaincu  le  dösir  de  la  nourrilure  et  tu  as  meprise  la 
(vaine)  gloire;je  te  livre  tout;  seulcmcnt  ac:cordc-jnoi  l'adoration,  confesse 
que  tu  as  regu  le  pouvoir  de  111a  (main)  et  adore-moi.  Vois  ccs  nombreuses 
troupes  qui  me  servent  et  m'adorent,  et  ces  royaumes  qui  m'apportent  tri- 
but;  si  tu  m'adorcs,je  livre  tout  en  tes  mains.  »  0  Satan,  une  partie  de  ce  is 

♦  ß  fol.  132  que  tu  as  dit  l'a  öle  parprophetie  :  *  tu  livrcras  le  bieii  (jue  tu  as  arracbe  ä 

^     '      ses  maitres,  et  tu  le  feras,  noii  en  reccvaut  adoratioii,  niais  unc  dure  j)iinition. 

I.  II  Cor,,  XI,  l'i-ir..  —  2.  Ibiil.  —  3.  Mtillli.,  IV,  ü. 


[37]  3"  riOMF<:LIE  SUR  I.ES  TENTATIONS  DE  NOTRE-SEIGNEUU.  147 

•  .)^.»<i^'o  ^^  ',..2^  oi^  vHSuio  :)^ol^I;   ).^a^K^  oit.I.3L\«  s^Oirf).^  >.^f    V*"^ 
.jjL^tt  >^j)S.,  m  i\   ^IS.    ^j   -li^aj«  )~JoU-3  .^ou^o  .oiJLSJ;  jL«.^»^  <h-oj/ 
y^io  oi_.^Ä0V-3  JJ    )-.ioiLD  |V;   ^w^o<^  .)_jl_^.ä;   jfcouflool  jtoo;   jiot-s  'U)-. 

<Ht-^  '%>^:>.  Jt~^.N,  «f.:^;  j.^;  -It"*-^  ^/  )-L30l  .)jL^^.^v.£Q.^;  ~oo)>^  0|,.>.tfV^ 
.ot^CLiL^  otyJia  oC^  jfla  •.)_jl-^K^;  )^•^  l-^'f>  •>o^-^  <H-^  ^-^aju^öo  :>^*^o 
-ouV-o  .«-oioii^j      U^t-^  l-'-^'-flQ^  V^  ^^*Joi    oi^ioj;  .wOU>m;    "wOtOrf^jQjj 

.^->1-;   ^X-.]]   jloDj   ^i.  ^-^"^^  ^»tv»  N_JS.  :J^»/  ^■'«50»  *  ,^oia^^^..a-wJo  ■ 

1.  \U  A.  _  2,  wa^»^^  C.  _  3.  o»iioj,   C.  —  'i.  wto^jo  A.  _  ö.   Im  A.  _  G.  A  aili.1.  ;ai..  (om.  BC).    — 
7.  ^01^.  A.  —  8.  Sic  B;  o\'^\i^  C. 


n  fül.  133 
r"  a. 


9.  Notre-Seigneur  vit  eii  effot.  qu'il  depassait  la  limile  de  la  lulte  et  il 
s'eleva  contre  lui  oiitro  mesure,  il  le  rejeta  par  sa  propre  i'orce  et  il  l'envoya 
ä  la  fournaise  de  l'eii  :  Arricre,  Satan  '.  L'addition  du  (mot)  Satan  coiivieut  en 
cet  endroit.  Dans  les  premieres  lüttes,  Notre-Seigneur  n'avait  pas  revele  son 
nom,  de  peur  qu'il  ne  craignit  et  ne  s'eloignät;  mais  ici,  parce  qu'il  voulait 
ravir  l'adoration  de  son  maitre,  il  revöla  la  fraude  da  pervers.  Teile  est  la 
coutume  :  lorsqu'un  serviteur  so  revolte  contre  son  maitre,  s'enfuit  et  se 
trouve  dans  un  lieu;  quand  le  serviteur  veut  se  cacher,  son  maitre  l'appelle 
par  son  nom,  pour  lui  montrcr  qu'il  l'a  vu.  Notre-Seigneur  donc,  pour  mon- 
trer  ä  Satan  sa  domination  sur  lui,  l'appela  par  son  nom  ot  le  jeta  derriere 
lui.  De  meme  que  pour  les  athletes  {öi(jlr,zr,<;),  le  lieu  du  combat  leur  est  connu 
et  qu'il  n'est  permis  ä  aucun  d'eux  de  lutter  en  un  autre  endroit;  et  si  Tun 
d'eux  ose  engager  (la  kitte)  d'un  endroit  -  qui  est  destine  aux  spectateurs,  et 
que  son  compagnon  l'enleve  et  le  frappe  *  sur  laterre,  il  n'y  a  pas  de  doute  •  b  lol.  133 
au  siijet  de  la  victoire  chez  ccux  qui  voient.  Notre-Seigneur  en  fit  autant  ä 
Satan;  lorsqu'il  vit  qu'il  depassail  les  boriios  et  lui  demandait  l'adoration,  il 

1.  Matlh.,  IV,  10.  —  2.  A  porle  :  'i  en  dehors  de  l'endroit  n. 


1'j8  I.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [38] 

^>o_m.bö  V--^  joi.^  »ts.Äi_3  .V-iJS;   )  :ki.>.^.3   ^o»-.»>io  jJ.*^^a  ou^j   .)1,.,^xd 

yoo»-^^   »  * « » i)^^    tj.^.^t.V-^.'tX   )_:x2i^   )jj';   ).ioj  )*-^   ^h.   Ui-^h 

Jio.^i/5     '^°'   V;*f--0    .)K-:;L3lIiK.-3    oC^    >  .  fn^v„Q.^O  .)jloKjl;     Ufl»     0001»     yOJÖt 

.jK».'^  ^oi!Sw3  ^_bo  ^.^vKffnvi»  oj^  1)1«;  )LoKi6  J010  .)j,:^om  '>  ^00«^» 
*Bfol.  i:i:i  .'l...  >,>>)o   ^oi,   jL.--a  y/;    .JIS^^^^V   ^ 't  oo\   vJitoKj      -.s^jl-^Ä--    ^Ju-o  1ü 

.joj'^  l-ihlw  tOw^^  jJxt.>.^s-5  olS.«  -.V^/   ^^a>w  o^o^   jN^oo)..^«   jl^S^'-.xt-^ 
"|^_sio    .•vs-.Ulo  "'^^^s^Kjil;    yi>.    y^^o  r^-a^--.io\    l-iJ^   )ioi::>ajL\   yjo 

1.   UOV.SP  C.  —  2.  ^Äg-OM^  A.  _  3.   >^=io  A. 


le  jeta  de  forcc  et  Ic  precipila  dans  les  ieuöbrcs  cxtörieurcs,  car  la  privatiou 

de  Dien  esl  la  punitiou  cruclle. 

10.  G'est  la  contume,  lorsqu'un  roi  a  vaincu  aes  onnemis,  quo  tous  ses 

soldats  so  rennissout  pour  Ic  loucr,  liii  jettont  des  roscs  cL  des  parfums  et  Uli 

oUVent  la  couronne  do  la  victoire;  do   memo,   lorsque   Noire-Seigneur  eut    5 

remportö  la  victoire  sur  Satan,  Ics  troupcs  des  angos  qui  avaient  ete  specta- 

teurs  do  la  lulle,  s'approcliercnl  ;  ils  louoront  la  (victoire)  avec  les  chanls  de 

louangc  et  ils  se  röjouissaieut  de  ro  (jue  la  laute  du  prämier  Adam  avail  re^u 

sa  riMrihulion  dans  la  victoire  de  Notre-Seigneur.  Ht'jouissons-nous  donc  et 

prenons  conliancc  do  ce  qu'un  fils  de  uotre  nature  a  vaincu  et  a  pris  pouvoir   10 

sur  tont.  Co  quo-  Satan  a  dit  avec  derision  a  eu  lieu  on  röalite,  et  voila  qn  il 

est  tourmento  on  le  voyant  adoro  par  lontes  les  cri'atnrcs. 

Bfoi.  i;«        II.   Pour  nous,  mes  cliers  (amis),  *  combattons  conirc   los  passions;  si 
r*  b. 

nous  souffrons   avec   lo  Christ,  nous  vaincrons  aussi  Salan   avec  lui.    Voici 

les  röponscs   quo   nous  lui  donnorons   :  S'il  combat  avoc  toi  par  les   d('sirs   li 

(passions)  dr    la    udurrilurc,  dis   :  L'hnmmc  ne  vit  pas  srulcmrnt  tir   juiin'; 

s'il  vont  tVulrainer  k   la  (vaine)   gloirc;   s'il    tc  conseillo   dr    lidovor   et   do 

1.  Mallli,,  IV.   4.  ' 


Bfol.l:i:! 
\"  a. 


[39]  3^  HOMELIE  SUR  LES  TENTATIONS  DE  XOTRE-SEIGNEUR,  149 

>ik,->K.^   •.0|^.»3Ö|a.^;    ''^..ooi   ^..oi   1  v:<   .CH,^-.;    |J;    |j.j^JLO   .,2u^^   'vV^   ^^ 
tsj/   )li,  y/   JJ/  .iAi)^  JL1..OL0   ^  ^lolsj^l   jJ   t-j^^  ).^AjLio  .jLjü;   otvim,.« 
va..:)a.A..coi      jJo  .)jl  •>  (in  vi.^   ocno  ^2^   ^h.   ^^>>^  ^ ';   .JooiicuS.  |vj>.;iQ.^  ' 
^-aJSs   |-Jl-^I^(XIl^  jJo  .^.^  -^  ..  v>     jLso/o   ).  m  <r»i    U/   .)^i)-s  jlSooJLflo 
^a.^^.^.^^>jl  yoo«_<ULs»oVo  .yaj/   yOOW.po  ).^cL^ä^i   yoou«-»_.V;   .po/   ])/   •V^V^'^-'! 

..»    l\-a;     )->t~x/     |oO(_J     -.JLs»     JOOP;     yOÜ     )-s',;     ^iÖ     -.^-5     yoKj/     .yOCH-J^i« 

1.  Ug^^iaj.  Jo  A.  —  2.  ^^(OiolS^.  u.  _  3.  Vslo  (.'.  —  4.  B  oni.  |»o^*»<i  w^- 


t'exalter;  s'il  te  demande  de  tenter.  on  taut  que  juste,  la  Providonce  de  Dieu 
envers  toi,  dis-lui  :  Tu  nr  irnfmis  pas  Ic  Seigiieitr  Inn  Dien';  s'il  te  fait 
desirer  la  richessi'  et  le  pouvoir,  sadie  ([ii'ü  te  detnaiide  adoration.  C'cst 
poiir  cela  qiie  Paul  a  dit  :  C.flui  (jui  ainic  Ifs  bit-ns  iiiiiiui's  est  ui>  iilttUltre'- .  Si 

5  tu  nc  crois  pas  Paul,  eeoute  le  pere  des  idoles,  lorsqu'il  deniaude  ä  Notre- 
Seigueur  de  radorcr  en  eehange  de  bicns  qui  nc  lui  appartiennent  pas. 
D'apres  ses  seuls  preseuts,  on  connait  Fenvie  du  perfide,  car  le  Christ  iie 
nous  a  pas  promis  de  possession  sur  la  terre,  mais  si  tu  vcii.r  ehr;  parfail. 
veinh  tont  er  quo  tu  as  et  clonnc  aux  paiivres^,  et  :  nc  '  inrttcz  pas  ms  In-surs  *  r.{o\.  vxi 

10  sur  In  lern;  oh  la  Iriijiir  et  la  niuilh'  (Ics)  dcti-alscnt  '  \  il  nc  nous  a  pas  ensei- 
gne  non  plus  ä  desirer  le  pouvoir,  niais  il  (uousi  a  dit  :  Lcs  princcs  tlc\  nalions 
sont  leurs  maitres,  cl  Ics  t/raiuls  out  poavoir  sur  eu.c;  pour  raus,  cclui  ijui.  ve\tt 
etre  graiid  parmi  vous  sera  Ic  deruier  de  loas''.  Satan  promet  le  contrairt»  ä  ses 
serviteurs,  la  richesse  qui  passe  et  le  pouvoir  qui  perit,  car  il  sait  quo  daus 

li  le  royaume  il  n'v  a  pas  place  pour  lui  et  pour  ses  servileurs. 

12.  Celui  donc  qui  aime  ce  qui  ne  lui  appartient  pas,  se  rcfugic  en  Satan 
et   ce   patron   (xxtou^j)  est  trompeur,  car  c'est   avec  mcnsonge  qu'il  promet 

1.  Matth.,  IV,  7.  —  2.  Eph.,  v,  5.  —  3.   MaUli.,  xix,  21.  —  4.  MaUli.,  vi,  M».  —  0.  Mallli.,  .\.x,  25. 


♦  1!  fol.  133  -> 
V  b. 


10 


150  I.  —  SAINT  JEAN  CIIRYSOSTOME.  [40 

),i^,\ajt  .y^;   jJ»  )  I «. t  f)  ^i»  Kj/   >^^^iXl>   |jLio  -.^  .  v>\tv>  a:!»n\  t,^ 

V  /  .o(1ql^  yOoC^  002  .)..>k^>o^  yooiv^a^  ojl^/;  ^;  [xcn  .vOoC^  t-:^^?  1'^^'^ 
jJ  |jLäo  ^^sjso  .''JJV— /  'J^^-^  ^-^i/o  y-^  ^..-"i» v>;  \:m  .vQ-j/  ^\  .;  ^j 
.JJLao  oiK_.^^    '>-*i-:>o   .^oiö»  ^v    ^V-=;too;    jl-i/    K-./    .vOOiiai»   Kj/    jil^Kio 

^  oit.^o\  oC^!-)  o  ^nsüo  I  ffft-^Nrt  i^K^o  ^-t^il  .  y  Sioa°>\  ok^eiL^:^  j^)->x^  t-'»'^^ 
jJo  .oiv^o;   I^ocUm^.^    v^-i/    't~^    * ■  >'~'^^'°^^r^    «t   I  *>;    i^^^?    ) ' « » " o  .^oi,^>m 

],  It.^;^  V,  —  ■>_  I,i|-c  :   i»i^  ^\^^^.  .!.  avsii»./  15.  .',.   C  ;uKl.    Ho  ».»■  —  .",.   i-^3  A,  ^  (;.  \ii~l  ^> 

C.  —  7,  |^^^.x>o  A.  _  8.  A  add.  |tv^»oN-  —  0.  U-»^  AC. 


ce  qiril  promot.  C'est  le  Scigncnr  on  effet  (jiü  cnrichit  et  qui  appauvrit, 
qui  abaisse  et  qui  eleve.  Par  la  parole  meme  de  Satan,  comprends  qii'il  n'a 
pouvoir  sur  rien  :  jp  tr  äonncrai  toutes  ces  creatiires  qui  mc  srrrnü'.  Meme 
si  ellcs  te  servcnt,  quel  pouvoir  as-tu  sur  une  possession  qui  u'est  pas 
tienne?  Celui  qui  t'a  livre  son  äme  a  (certes)  le  pouvoir  de  te  servir  autant  ,-, 
lUol.  i33qu'il  le  veut,  mais  Dieu  ue  t'a  pas  livre  *  les  liomuies  et  11  ne  les  a  ])as 
soumis  ä  ta  force.  C'est  d'apres  Icur  volonte  qu'ils  te  serveul  aulaul  qu'ils 
le  jujrent  bon,  mais  maintenant  qu'ils  out  pretö  attention  ä  leur  premier 
Maitre,  ils  se  sout  retournös  vcrs  lui.  S'ils  sont  tiens,  pourquoi  t'abaii- 
douuenl-ils  et  en  suivent-ils  d'autres?  Pourquoi  ne  combats-tu  pas  avcc  eux.'  i,, 
Y  a-t-il  quelqu'un  dont  les  serviteurs  sont  emmenös,  doul  la  maison  esl 
dötruilc  <■[  qui  se  tait?  l.'i.  Le  larröu  t'a  abandonnö  "  et  il  a  pris  la  croix. 
Quand  il  etait  erueilie  avec  les  clous,  1u  u'as  pas  prevalu  eoiitre  lui,  mais 
d'un  trait  il  l'a  ferine  la  bouche.  Mall  bleu  le  publieain  t'a  abaiulouue  cl  il 
a  cle  reecvoir  son  Seiffneur  des  qu'il  l'avu^;  il  a  distribue,  par  amour  pour  ,j 
son  maitre,  les  bions  iiiiques  qu'il  avait  reunis  ä  Ion  insligation  et  tu  n'as 
pas  pu  lui  (liri!  :  «  Pourquoi  fais-tu  cela?  »  La  courtisane  a  d6cbire  tes  filets 
et  eile  s'cst  refugiöe  aux  ])icds  de  Notre-Seigueur  \  i't  ronieiiient  de  sa  elie- 

1.  er.  Matll).,  IV,  9.  —  2.  Cl'.  Luc,  xxiii,   'i2.  —  3.  Cf.  Maltli.,  ix,  '.>.  —  'i.   Cf.  Lue,  vii,  38. 


[41]  HOMELIE  SUR  L'INCARNATION.  151 

Öllt-=^    ^^'-»^t-»-^»    j-*-»/;      )— 't-s|J     •    i^^-Lolj     ÖlViwÄJ    )N-SiO    .yViO;     -0(0^».^^^ 

^;    ' )  I  V>  \    .|K*io^   oilcULioojJ    ouK-ij    K-wJla/   JJo   .)l^>>;    )^.aLäjL.\    )Kjs. 

^  •      •  •  .  X  y'  .  VI  j,„  ^ 

1.  uov«^i£sl.»  B.  —  2.  Ijm  A.  —  3.  uoMjoarA^.  AC.  —  4.  AC  add.  ^/.  —  5.  AC  ne  donnent  pas  de 
finale-  —  6.  ,-i^»  A  (sec.  m.).  —  7.  \^\  A. 

velure  qiie  tu  avais  dispose  pour  la  porto  des  hommos  ilans  tes  flatteries, 
eile  en  a  fait  un  ornemcnt  pour  les  (porsounes)  chastes  de  Teglise  et  tu  n'as 
pas  pu  la  faire  revonir  ä  sa  premiere  coutume.  Pourquoi  promets-tu  douc 
de  donner  des  dons  qui  ue  t'appartiennent  pas?  14.  Pour  nous,  moquons- 
5  nous  de  Satan,  *  mepinsons  ses  promesses,  aimous  Notre-Seigneur  dans  ses  •  b  foi.  134 
commandements  et  confessous-le,  lui  qui  a  vaincu  et  qui  nous  a  rendu  vain- 
queurs.  A  lui,  gloire  dans  les  siecles. 

Fin  (hl  troisi'eitie  discours  sur  la  liittr  de  Nutre-Seir/nnir  avec  Sota».  De  sainl 
Jean. 

0  IV.   —  Du  MKME  Jean  de   Constantinople,   i=.rR  l'humanite 

riE  Notre-Seigneir. 

1.  Les  ämes  qui  ainicnt  Diou,  nies  chers  (amis),  se  delectent  eliaquo 
jour  dans  les  fetes  Celestes.  Nos  fetes  ne  ressemblent  pas  ä  Celles  des  paiens 
qui  revetent  uu  jour  des  habits  blancs  ä  cause  de  la  vicfoire  de  leur  roi. 
5  Notre  roi  est  victorieux  chaque  jour;  car  nous  ne  fetons  pas  unc  victoire 
qui  a  vieilli,  mais  nous  cclebrons  la  victoire  qui  a  soumis  toute  inimiliü 
sous  ses  pieds.  Paul  en  temoigne  lorsqu'il  dit  :  //  a  toiil,  soumis  sous  ses  jiicds. 


1"  a. 


A 
v°  a 


10 


152  i.  —  SAINT  JEAN  CHRYSOSTOME.  [42] 

sÄLsV/    v/o  .jLopo    y/o    j^Ici^  s^/    ..^cxql^^^V   K.t.^1    t..:x>^  ^po^^;    -t^/? 

.-.^oVS  ooi  ,-io/;  y^l  .ooul/  yi-^;  '^'■^^^  N— K\;o  ^'ÜkX^j  Jjl^^cul 
jj  >^  oo»-,l./j  V^/j  ^;  ).io  .|^;)-so  U:iax^;  U^CbsOA  ^3  v-^  oo»-.!/; 
)j/  .Jj^C^oA  OCH-.1/  )_o»Ss  |.jl^3l\;  V-=^äi1o  .yK.^i.its.'S«  louvs  )^>o<..  ^^i^is\l 
^  ^i./;  Jv^  oöC^  U^QJi  ocH-1/  jJ/  .)-v-/  Ul  Uh  U^»-o  )j/ 
föi  n  J.iab«^^  '  otK^aj  )j/;  v^/;  oöi  .jooi  p>ai.  J)^2^io  )o(Sn  ou>j  -t-*©;  I)^-^^ 
oi)S«_.V-=>  ^ö-i^  jojSs;  Väojj;  ooi  )^;a-,x  -l^xx^^^  oifco;  jloo«^  t-^  »^ 
VI  \    ot-o/    joiSs    x^^?    :^V^/?    o*^    j'^'i»;    Jjlaq—    )jo(    .)j';o    Jl^o^oo 

VLi.  viN^too  joCiSs;  JJo  ..^po/  )|,;'^«)  jÖiSis  jJ  ^J  ^-«  ..^Oi.-^JO  OIV~2l-* 
)_-.._iojL;  >Q^  |öiS\  .oiK^oa^  |^»/o  l-OCLH  »-=«.^;  JoiSx  ooi  ,-«♦  .oiK-.'»-» 
'^.-i^-sot  j^oV^  .^»iJ^oi  |_.^iaji  K*^l  ^-ioo  )^i/  ,_io  yo^jj  -.o^-aii.  )J  )^i/o 
J_jL.3ü»   ..viaJtj/i   )V>^   o)laxia-*Via_3  ^äjl  .J>_«^..io  jJj   |.*i!QJ  oö»   :|.iaii^j 

1.  m^S)  A. 


.So//  /f'.v  Trdncs,  soit  Ics  Doniiinilinns.  sali  Ics  Clicj's.  snit  /r.v  Panviiirs' ;  lorsqu'il 
(lit  «  sdil  iin  lel,  soit  iin  tel  »,  il  vcut  dirn  que  tout  pouvoir  en  haut  cl  oii 
bas  a  etö  donn^  au  corps  de  Notre-Scigneur,  commc  l'a  dit  notre  Sauvcur  lui- 
meme  :  Tout  poiivnir  m'a  öle  donnc  dans  le  cid  et  siir  la  tcrrc-.  2.  I.orsqu'il 
dit  :  «  m'a  et6  dounö  »,  no  laisso  pas  enircr  une  pensec  malsainc  dans  Ion  5 
esprit  et  ne  pense  pas  que  le  pouvoir  a  ete  donne  h  la  naturc  divinc  (dont  il 
dit :)  _/>  suis  Ic  pvcuiicv  cl  je  suis  le  dcniicr',  niais  le  pouvoir  a  ('■le  donue  a  cc 
♦  A  foi.  17  corps  qui  est  ne  *  de  la  maison  de  David,  dans  lequel  Dieu  le  Verbe  habitait 
(et)  qui  a  dit  :  j'ai  vaiiicu  le  mnndcK  Car  ce  n'est  pas  la  divinite  qui  a  vaiueu 
le  monde;  c'est  uu  hlasplieme  de  dirc  quo  Dieu  a  combattu  avec  sa  cröa-  10 
tiou  et  a  vaincu ;  celte  pensec  apparti<Mit  aux  pai'ens  (pii  disent  :  «  Tid  dien 
a  combattu  avec  son  oompagnon  et  l'a  vaincu.  »  Pour  nous,  nous  ne  recon- 
naissons  pas  de  nombreux  dieux,  ni  quo  Dieu  combatte  avec  sa  creation. 
Un  est  le  Dieu  qui  a  fait  le  ciel  et  la  terre  par  sa  parole.  Les  dieux  (|iii  n'ont 
pas  fait  le  ciel  et  la  terre  perironf  de  la  terre  et  de  dessous  le  ciel.  3.  Donc  in 
le  cröateur  du  monde,  le  caclie  qui  n'est  pas  vu,  a  pris  dans  sa  misörioorde 
le  corps  de  notre  liumanitc,  pour  nous  ramcner  lous  h  lui.  II  a  pris  les 
prdmices  d'entre   nous,  clles  out   vaincu  Ic  intiudc  c|    le  pouvoir  Icui'  a   6te 

1.  Coloss.,  I,  IC.  —  2.  MatHi..  xxviii,  i.s.  —  :).  Is.,  xli,  '1.  —  4.  Jean,  xvi,  33.  I 


A  fol.  17 
V  b. 


10 


[43]  IIOMELIE  SUR  LIXCARNATION.  133 

wOi-N.^0iJi/o  .^oi.>lp>Ä;  |jlj/j  ot^so  .•«-oi-ljOiX;  JV-a.^  ai.V);  .^o;  ^so/i  ^-/ 
V-3;    ^1-,  r:;-f^/?    V-'^  )-^  .oiA-V-s   ^^i»  j^iOAo   )Mi-./o  •_y-^-/»    It-:*^'-^ 

).iO_ww.li    ').AJV-SJ    ^V^ö/?    vO-fÖl    •l-'^^^JLw^^A    ]J<i3    K*i;    y.4    ^;,jLio    |ot^      * 
Jj/;    V^/;    «Ol    )lv*)^o  .)-X_3Jo    jjiOJM   ^io    Oii>.    ^-,.w^ici:>o    }i    ^^i>oo   -V^^U 

)l/;  ^jva:>oo  llv-l^  •^JL-  ^-P"»/  )t-^s  \i]  \oi^  v/o  .|.5aS^j>  oiK^sj 
)Jo  ^Vl;  1^  "^i^  >^KiJo/  |J  )oCSx  )^»Vio;  j.-^  JjL^s  .);:i^*^o  j.iois.i.'S. 
Vi  )t-^  vjLJ^  oilQJLieu«Via:»  jJ/   .J.!-«  K*--l  ,  iMiV^  jJo  JjLsj    IS^-— i  •'jt...jx-* 

Oi2Sj>    ^     ]J/    •Ot»>^?     JLajlQJui     ^^^.Ä>/     JJ      »^     .«OtOjJ,    ^JbO    wULA    jJ    t^    .^i*.a 

JjUi.a.i    '♦■■'^^  *^  .oiJU^ij.:s    Jooi  ^^la^;    '»-^^^   ^"^   -oioK-/    ^o;   '^ü 
Jts-tJi  J>-«1.;   J-.»:»  JJ;   '"'ii-^'^io  -öot    v^^ls/  \1^'i^  ^o6o  •.->-«l/    JloojSx; 

1.  1>}3,  A  (scc  m.).  —  2.  wt^S)  A.  —  3,  >»=-  A.  —  /,,  U£ii=  A.  —  :,.  ,^_,=  ;  A. 


donne,  comnic  Ta  Jit  David  :  Qu'cst-ce  (juc  rinunnie  pmir  qne  tu  t'ei)  soui-icnnrs 
t'l  Ic  fils  ilf  riitiinine  puiir  (ine  tu  Ir  risilrs?  Tu  l'us  fall  (huuiurr  sur  I'avirrf  dr  Ic-'^ 
malus  (i  tu  r/.v  j}l(U'r  lu  (jUtirc  et  riumucur  siir  sa  trfe  ' .  4.  Lors  doiic  que 
nous  disons  qui'  le  lils  de  notre  natnre  a  vainou,  nous  ne  disons  pas  riiomino 

5  simple  Sans  la  diviuile,  mais  honime  parfait  et  Dieu  parfait.  Nous  ne  disons 
pas  Dieu    sans  corps,  coniine   Mareion,  et    nous  ne  preclions  pas  un  corps 
*  sans  Dieu,  comme  ceux  de  cliez  Paul  de  Samosate  qui  diseat  qu'uu  honime  ♦  a  ioI.  i7 
ordinaire   est  ne  et  qui  ne  relevcnl   eu   ricn  au-dessus  de  Moise   et  des  pro- 
plietes,  et  c'est  excellemment  qu'il  a  dit  :  j'ni  vaiiieu  Ir  nuuuli'''.  Et  si  nous 

w  disons  Dieu  sans  corps,  nous  ne  pouvons  pas  annoncw  (ju'il  est  venu  au 
monde  et  qu'il  est  ne,  car  la  natuio  du  Verbe  Dieu  n'a  pas  besoin  d'une 
seconde  naissance,  eile  n'esi  pas  assujettie  au  temps  et  eile  n'est  pas  soumise 
aux  soufTiances,  mais,  dans  sa  niisericorde,  il  a  revetu  un  corps,  fils  de  notre 
nature  (consubstantiel),  sans  s'eloigner  de  pres  de  lui,  sans  avoir  besoin  du 

lü  volle  du  corps,  mais,  tont  entier  en  tout  lieu,  il  est  tont  entier  dans  le  corps 
qu'il  a  pris  par  sa  volonte.  5.  S'il  etait  apparu  dans  la  nature  de  la  divinite, 
toutes  les  creatures  auraient  peri,  parce  que  la  creaturc  ne  peut  pas  voir 
son  createur.  Toute  chose  peut  voir  ce  qui  lui  est  consubstantiel,  c'est  pour- 

1.  Ps.  VIII,  5-7.  —  2.  Jean,  .xvi,  33. 


A  fol.  18 


10 


15/.  I.  -  SAINT  .IF.AN  CHRYSOSTOME.  [44] 

)J^-.o    .)^,ikio     )jQ_,w:»    V--^  Uo-    •K.^.^y     \^r=*°    -otoi)j    oV^Nj    ^-j 

.),)^  )^oi    Iv^   N-/,   )I^V3  ^'^so  jis^^ 

J^,    ^oioN-/;    *    )»s^^    "^^---scx    ojii^ÄA    .)jL*2i.    ;ojJ    ^j^lioo;    yOJO»^; 
.)-^o«_JL^    %.-^^;    .oilt.,^XQ^    Jj^'^'s^    -^^     'r*°   )°-^    t^*.xs    COOÄO 

.Kit  ^  Kj/j  .)ajlJ^  ch^  po)j   .^   joot  ^V3  j)   )Vs^  JJ;   I^J-  v;Po/    JJ/ 
)jl:^\;    ).->^/  ^    s^h.l    ^/    J^/    -^^W    ^°»-    )°^iJ    )-^«^^?    -J^i-^    <="/ 

^oCi>.jJo    _y.^)j^    yOii.    U^clCO    Iju/;    •^[>ö.;aJjo    ^»-^mj    oCS.    )-^»;    .[«-CMo^-/] 

1.  Olli.  B.  _  2.  A  add.  Uo^^^^-  —  3.  Peut-6tre  «Si^wo. 


quoi  il  a  pris  (uotre)  consubstantiol,  pour  i[\w  nous  approchions  de  lui  et 
que  nous  soyons  captives  par  ce  qui  est  iiötre.  La  colombe  est  chassee  k 
Taidc  de  la  (;oloinbe  et  la  perdrix  t\  Taidc  de  la  perdrix,  ft  tout  oiscau 
qui  existe  sert  ä  chasser  son  compagnon. 

6.  Parce  quo  sa  nature  est  invisihle  et  illiiiiitec,  il  a  pris  Ic  corps  visiblc, 
A  fol.  IS  pour  gagner  ä  la  vic  ceux  qui  sont  visibles.  11  prit  donc  le  corps*  qu'il  fallail 
^  "'  gagner  et  il  le  plaoa  ä  Betlilrem,  pour  l'adorer  il  iil  venir  les  ISIages  :  ;\  ceux 
qui  adorentles  astres,  il  lotir  doniia  une  eloilc  pour  clii'inin.  II  envoya  aux  .liiils 
Jean,  fds  de  Zacbarie,  pour'  liMir  sorvirde  prcdicateur.  7.  Les  paiens  disent  : 
«  Ne  pouvait-il  pas'  nous  sauver  saus  corps?  »  Nous  röpondons  au  paien  : 
«  Oui  es-lu,  6  liomme,  pour  donncr  la  repliquc  ä  Dien?  Kst-il  quelqu'un  qui 
discute  avec  le  luedecin  :  «  Pourquoi  nous  as-tu  gueris  avec  ce  remede?  » 
Necessairemcnt  tu  ne  seras  pas  guöri.  Tu  veux  quo  nous  delimitions  au 
medecin  la  londion  (pii  lui  est  propre  et  que  nous  lui  iiidiquions  qncl  nMiiodo 
convient  ä  ta  maladie.  (hianl  a  Ion  Dien,  il  lui  a  paru  bon  de  te  sauver  ä  15 
l'aide  du  corps.  S.  Oiic  ce  ne  soit  pas  possible  aulremcnt  mais  ainsi, 
('■coulc  :  Apres  qu'il  eul  transgrcssö  le  eommandemcnt  et  qu'il  eul  ötö 
souniis  au  pecliö,  lo  corps  fut  condamnc  k  la  niort.  Le  corps  perdit  la  gloire 
et  rhonneur  qu'il  avail  daus  le  l'aradis;  le  corps  changea  sa  liberte  et  fut 


10 


[45]  HOMELIE  SUR  LINCAIIXATION.  155 

)a^^    )t  iNii^    )ooi    ^^    ^^^    •^°*.    'r^ll    y-'l    y^-*"^  "^    vA^«l/o    oilo^l-w 
|l.t_,^D    ..Sl^^^    ^^    ^f"^    '•y-''^\    t-^/?    y^l     )?)-^'^    otNJLao    ^otöJLs    «.....^^»«o 

:,    y   1  n1^/;    oöi    .l»K-.l/    ,-au/o    jlo-a^^    lit^l/    ,_iol    •  .\K.».^.^     '  ts«,^.,^» 
j—LS    •.OlloiU.    t-2o/«     OÖI    .v^t-Sl/    u^^Kjl/«    OÖI    .)i.Q^O    ^^    't-M^/    ooi    :)1o.^ol^ 

OÖI    .)l^s_<k^o^    oiloi).^\    )jL3    .jl^V-^    )t-r^    ^°9*!    '^^    .jK-fc^t-Q    oiio))»^^ 

^^^^.2^^^    't'y.A^sO  yO'^l^    OlloiO;    V-->^  l-l-^^/    {-»•aju«    jj     joOl    -.jL»-«    s^OlO^wN     sJioo/j 

0   ö(^.^    ,.-,    »^K  mV)    ooi    -.t^K-Äo/    yN.AjL^i     ;)i;    yo^    oöi    .^l^ooi    jlcLiJso 

^_2lLo  ^;    ^;    ^K.j»    jiä^o    K»..»!    oiy^N*    jj^oS    ^.^l^   jJ  /    1^^./^^  oito^ 
^;    |iV^u.\   -l-ixOM    )jo.^oii    >  ,lN  ^  o    j^iooA^  -.^-J-m   ^/   ^^  .K^j'f^'^  )la^ 

1,  ^c>v.;=i>.»  A.   _  j.  I-K^'  A. 


assimiU  ä  une  bete  de  sontine,  commo  le  di't  David';  le  corps  etait  soumis  au 
denion  et  //  sacrifiait  scs  fils  et  scs  jiUcs  aux  demons,  comme  le  dit  David  - ;  le 
Corps  changea  Fadoratioii  de  son  maitre  et  servit  les  creatures  plutöt  que 
leur  createur.  *   C'est  donc  avec  justice,  ö  corps,  (jue    !a  fjrdce  a  surahoiidr  *  a  foi.  is 

3  Id  oh  Ic  pcchc  avait  abonde^.  Et  comment  a-t-dle  surahondc?  —  Celui  qui 
avait  ete  soumis  ä  la  mort,  colui-lä  memo  a  ete  delivre  de  la  mort;  celui  qui 
avait  ete  captive  a  ete  rendu  .ä  la  liberte;  celui  qui  a  perdu  sa  liberte  est 
reveiui  ä  sa  liberte  premiere;  celui  sur  qui  la  souflrance  a  regne  est  devenu 
impassible.  De   meme   que   la   mort    d'Adam.  avait  coufirme  sur  uous  lous 

10  la  condamnatiou  de  mourir  tous  de  mort;  de  la  meme  mauierc,  la  resurreciion 
de  notre  Sauveur  a  confirme  que  uous  serous  immortels.  Ce  qui  a  eu  Heu 
pour  nos  premices  (aos  premiers  peres)  s'est  eucore  accompli  pour 
toute  notre  nature  ',  maintenant  en  promesse,  et,  ä  la  lin,  eu  realitö.  9.  De 
mume  qu'au  monient  oü  (Adam)  a  pechc,  il  n'est  pas   mort  aussitöt;  mais 

lö  la  transgression  du  precepte  Ta  soumis  ii  la  mort,  car,  apres  un  temps,  il 
a  endurc  la  mort  eu  realite.  De  meme  pour  uous,  uous  avous  re^u  eu  pro- 
messe (äppa.Sü)vj  le  dun  de  l'esprit  et  uous  sommes  perfectionaes   (confirmes) 

1-  Ps.  XLVIII,  13,   21.  —  2.  Ps.  cv,  17.  —  3.  noin.,  V,  20.   —   'i.   I.ilt.   :   «    |irupe   oiiüie   llgiiioiiluiii 
noslrum  ». 


♦  A  fol.  18 
V  a. 


10 


156  1.  —  SAINT  JEAN  CHKYSOSTOME.  [46] 

^_so»  .locH  K^lv-oa^  »  Vioj   otN-lj-io-i  .-^oof^i/   ,_»-3  |.^aaci.^  yooü^  jlksio-s 

.  oftiN^N^.   ^»V^^JJ   iy^Ui   .  .«•^»^   v>m  il/o  a_M  oot«   t-'^>\^  ^öi^  .^öv^^^  ^^ 
>Q^nv>o  -.y ^|j3   f.^/   ^j^.^^  .|jMO>,  )J;    ^^   j^'f^  jJ    jJ/    .JJLO;    oiV-ji.^^^ 

yO_n.^^^-3     s^Iol^      Ol     •.)^..)^ft-«-gO-a     ^^      )t^O     .^^     »»»"WtO     yIS^^^.20     »A.2ÜO     .^k 

)  x'a    )~^    ;a«J^^J3    oot     )ju*.^i    .^Q.1  ■>«■■>, i/o    ) ly .  n  »     jl-sö^    ^^i^«  n  >o    {^°jJ 
"^Kj   oi>o   .  >0;  \ii\  •>  ^    ^JL2)>3  ^)^  ooio  .^JL».di;    jlo^j    jooilt    sk^/    •Jo^uJ; 

1.  w;-«^A. 


ä  la  fin   en  rcalile.  C'est  ainsi  qu'avant   l'arrivee  de   Notre-Seigneur,    tous 

les  poupli-'s  avaicnt  regu  la   bencdiction,  eu  promcsse,  par  le  moyen  d'A- 

bruham,  et  eile  n'eut  lieu,  en  perfection,  qu'd  rarrivee  de  Notre-Seigneur. 

•  A  fol.  18  De  la  memc  maniere,  *  nous  avons  recu  (tout)  cela,  en  promessc,  ici,  mais 

ce  nous  sera  donne  ä  la  lin  en  ventc.  »  o 

10.  Rejouissons-uous  donc  de  ce  quc  milre  roi  et  Ic  fils  de  notre  nalure 
(est)  notre  glorification ;  notre  jugc  est  lils  de  notre  natura  (nous  est  con- 
substanlicl)  et,  si  nous  nous  approchons  de  lui  avec  aniour,  parce  qu'il  con- 
nait  nos  soulTrances,  il  aura  pitiö  de  nous  et  il  nous  rcinottra  nos  peclies. 
Par  cela  niemc  qu'il  a  sondert  et  qu'il  a  öte  tentö,  il  peut  aidcr  ceux  qui  sont  lo 
lentes ' ;  lui  scul  read  la  victoire  parfaite  par  la  souflrance  de  son  corps ;  car 
il  u'a  pas  coinmis  di'  pechc  et  Tiniquile  n'a  pas  ete  trouvec  dans  sa  bouche". 
Mais  nous,  ä  cause  de  notre  faiblesso,  quand  b'en  memo  nous  serions  A'ic- 
torieux,  la  force  de  la  naturc  nous  vainc,  aussi  il  no  nous  a  pas  laissös  sans 
secours  :  a  tout  instant  il  nous  tient  par  la  main  et  il  nous  releve,  il  va  is 
nous  cherchcr,  il  nous  n'iinil,  il  nous  appelle  avec  douceur  :  Venes  prh  de 
moi,  voits  Ions  (jui  rlcs  fatii/urs  vi  ijiii  portez  de  lounls  fnnlcaux,  et  Je  raus 
ferai  reposer '^ .  11.  II  nmis  ilcmande  seuiement  de  montrer  uue  bonnc  volont(5, 
pour  rpie  la  victoire  appariicniK^  ä  notre  volonle,  i'l  lui-ineme  sc  tient  dcvaiit 

1.  er.  lli'l)!'.,  V,  2.  —  2.  Cf.  Mal.  II,  ü.  —  a.Mallh..  .\i,  28. 


[47J  nOMETJE  SUR  L'INCARNATION.  157 

j_a.!Slio  .)laa)^    öj!^    oö«-.    J^o    ^    )jpö    oci;    .'i^l    )i-io    jjoi    y^l    ^ 

\.p)i  och;  ^^^^wOoi   jJ  o    .)iaa).\    öj!^   oou      ^  .^   W^  ^-joi  p  -x;^*^ 


i  *  A   l'ol.  IS 


1.  001  A. 


nous  eu  tout.  Qui  nous  donnera  autant  que  ce  bon  maitre,  qui  nous  fait 
vaiucro  et  qui  nous  atlribue  la  victoire?  Cliez  les  rois  di'  la  terre,  li)r.squc 
les  soldats  sont  vainqueurs,  la  victoiri-  est  attribueo  ä  leurs  niis,  mais  notre 
roi,  lorsqu'il  iious  a  fait  vaiucre,  *  nous  altrilnie  la  victoire'.  Prions  donc 
pour  que  celui  qui  a  vaincu  et  qui  nous  a  rendu  vainqueurs-,  nous  donue 
de  vaincre,  et  nous  le  loucruns.  A  lui  gloire  dans  les  sieeles.  Amen. 

1.  Jleme  id(^e  plus  haul,  III.  a.  p.  113.  —  i.  Mriiif  Idciition  ä  la  liii  de  la  premüTe  lioinOlie.  siipi'i. 
p.  126,  et  ;i  la  fiii  de  la  Iruisieme,  p.   151. 


A  l'ol.   IS 
v»  b. 


TEXTES  MOrSOPHYSITES 

I.  —  Discours  d'Ereciitiiios,  hveque  d'Antioche   de  Pisiüie,  sur 

LA   Nativite   et   sur   l'Ei'IPHA.ME. 

II.  —  Fragments  compiles  par  les   mo.nophysites  (1-X);  Extraits 

DE    Timothee    .Elure    (XI-XVI);    Les    heresies    christüeo- 
giques  d'apres   Philoxene  et  Bar  I1e43Raeus  iXVII-XVIII;. 


t'ATR.    Uli.    —   T.    XIII.    —    I'-.    2.  ■  11 


MANUSCRITS  UTILISES 


British  Museum,  Add.  14531,  du  vii'^  ou  viii"  siecle  (A). 

_  _  —  14725,  du  X"  siecle  (B). 

_  _  _  12154,  du  viii"  au  ix'  siecle  (C). 

_  _  _  12155,  du  VIII"  si6cle  (D). 

_  —  —  1215G,  du  vi«^  siecle  (E). 

_  _  _-  14532,  du  viii«  siöcle  (F). 

Paris,  ms.  syr.  n"  112,  ecrit  en  1239. 

—  —  ■    n"  210,      —  1404. 


INTRODLICTION 


I.  — •  Erechthios,  öveque  d'Antioche  de  Pisidio,  a  connu  la  celebrite 
pour  avoir  prononce  une  histvuctiou  le  jaur  de  rEpiphanie,  dans  la  orande 
eglise  de  Coustantiiiople,  cu  presence  du  patriarche  Proclus  (434  ä  447). 
De  nombreux  manuscrits  syriaques  nous  oiit  conserve  im  Fragment  de  cette 
instructioii  —  fragment  dont  ou  a  encore  le  texte  grec  —  et  uii  discours 
sur  la  Nativite  de  notre  Saureur. 

A.  —  Le  fragment  etait  allegue  par  les  monophysites,  ä  la  suite  de  Ti- 
mothee  /Elure,  contre  les  deux  natures.  II  a  ete  edite  par  Mai,  Scriptoniin 
veteruin  iiova  colkctio,  t.  VII,  Rome,  1833,  p.  165.  II  avait  auparavant  ete 
traduit  en  latin  par  Turrianus  et  cette  traduction  figure  dans  H.  Canisius, 
Lectiones  antiinuv,  edition  Basnage,  Anvers,  1725,  fol.,  t.  I,  p.  527. 

Nous  reproduisons  ici  le  texte  grec  edite  par  Mai  et  reedite  par  Migne, 
P.  G.,  t.  LXXXVI,  2,  col.  3321,  avec  la  Version  latine  editee  par  Canisius. 

ToO  [ia/captO'j  'Epey^Otou  äxiTy-oiTOu  ' h.'^TW/j.iv.c,  ty);  neiTir^;'«;.  'E^  oaiAtat  'ki-/(h'.ar,g 
£v    Toi;    äy!oi;    6£0(pav£toi;    £v    xr,    [/.sya^X'/i    £/C./.'X-/iij;a     KwvGTavTivou-o'Xecü;,     y.u.<)iC,'ju-i^^-i'-> 

TO'J    [AaX.Xp'Cl'J    £1T'.(j/,'j'-'JU    ripÖx.AOU. 

tlocpa  licxtoj  TOU  [J,£ya7v0u  izfO'jr-O'j  r.x.O'jaaiy.Ev  0£oO  /."/io'jTtoij.e'vo'j'  IIzk^wv  'fxo^ 
(pvictv,  £y£vv/iOYi  "Äv-fv,  xxi  uiö?  £c>o'Ov)  ■})ll.l•^  O'j  -fi  v-^'fji  ifirrfi-/)  etcI  toü  üij.ou  aüirjO  y.x\  -/.uIh- 
Txi  t6  ovofj.a  aÜToCi  [xa^xAVi;  ßo'jV/ii;  ä'yyEXoi;,  öxujAaTTÖ?  i7ujy.Sou)iO?,  (")£o;  la-/\johg, 
_kE,W(jix<jTr,Z,  «?/.<^^  eiprivr,;,  irarÄp  tou  [7,£"XVjvto;  xicüvo;.  iMriTi.;  oüv  'jaa;;  irjui^xt/tö; 
£;a7vaT7ii7£i£v  xlado;'  O'jtcü  yap  /.aAErv  toÜ;  aipcTii^ovTy.;  i^tov,  o);  zaVj  aiv  -rö  tsvOev,  a'XXo 
0£  0  £v  x'jTfo  xy.TO'.x.rl'jx;  0£6:,  x.al  (o;  S'jo  tciS  y£vv/i6£'vTo;  ai  <p'j<7£'.?"  zv  yzi  xi^  touto 
leyEiv  ToTiij-'/i'^EiEv,  Tov  'E[/,[j:.xvolc/i'X  xütcö  [acIvov  iv-iOi;,  "<cai  ya'Xtvov  tuotc-?;;  t'/jv  toO 
öv6[^.aTo;  ÜTcorJi^E-ro  jAVfip.-/iv  oü  yäp  ^uo  cpuGEii;,  ällx.  i7xpx.cü9£'vTa  Weov  ■/)  rapOsvo;  jau- 
TTC/ciö;  ä-£/,'>/ia-£v,  ^e^ociAEV/i  x-flv  to'j  FIve'jiaxto^  £TCi(poiTr,ijiv   £1  jAev  yap  ävOpco-ivv);  cTCO^a^ 

ßXatJTVlJAa    TiV    ö    Xpl(7TÖ?,    TUVSTtÖEJAEV     7,V,     TOV    y.apTCCV    -/.aTZ    T-/1V  (p'JClV    [AlfAElcÖZt    TVIV    pl"(zV 

6t    ö£    £y.    riv£'j;AZTO?    £i7t1v    zyi'ou,   /.arz    Tviv    äpyayy£"Xo'j    (pwv/iv,    0£Ci;   o    tevOeI;,  s-iiÄv) 
xai  ©eÖi;  ö  T-/J5  yEVETEWc  irpo^evo?. 

Beati  Erechthii,  episcopi  Anliochiae  in  Pisiditi,  ex  homilia  rccilala  in  sancla  Kpi- 
phania  in  ecclesia  Consl.  sedenlc  bealo  episcopu  ProcIo. 


162  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITES.  [52] 

Ex  magno  prophela  Esaia  audivimus,  cum,  ait,  puer  natus  est  nobis,  et  filius  datus 
est  nobis,  cujus  principatus  super  humerum  ejus;  et  vocatur  nomen  ejus  magni  consilii 
angelus,  admirahilis,  consiliarius,  princeps  pacis,  patcr  fiituri  saeculi.  Ne  igilur  aliquis 
judaicus  surculus  vos  dccipiat,  sie  enim  appellandi  sunt  qui  liaereticos  sectantur,  quasi 
alius  sil  (|ui  natus  est;  et  alius  qui  in  eo  liabitavit  Deus;  et  quasi  duae  sint  ejus,  (jui 
natus  est,  iiaturae.  Si  quis  enim  hoc  de  Emmanuele  dicerc  ausus  fucrit,  oppone  ei  hoc 
solum  nomen ;  memoria  hujus  nominis  erit  ei  fraenum  silentii.  Non  enim  duas  naturas, 
sed  Deum  incarnatum  virgo  mystice  peperit,  cum  spiritus  sanctus  in  eam  supervenisset. 
Rtenim  si  Christus  esset  foetus  seminis  Immani,  concederem  fructum  secundum 
naturam  iniitari  radicem.  Sin  vero  est  ex  Spiritu  sancto,  secundum  vocem  archangeli, 
Deus  est  qui  natus  est,  quia  Deus  est  causa  ortus. 

Au  premier  concile  d'Ephese  (431),  l'eveque  d'Antioche  de  Pisidie  se 
nommait  Traiiquillinus  et  avait  d'abord  suivi  les  Orientaux  opposes  ä  saiiit 
Cyrille;  au  concile  de  Constantinople  (nov.  448)  et  au  conciliabule  d'E- 
phöse  (aoüt  449),  l'eveque  de  cette  ville  se  nommait  Candidianus  et  ötait 
l'auxiliaire  de  Dioscorc.  Erechtliios  se  place  entre  eux  deux  et  setait  Oriente 
vers  Ic  monophysisme.  Gf.  Le  Quien,  Oriens  cliristiaims,  Paris,  1740,  t.  I, 
p.  1038. 

Le  Fragment  ci-dessus  a  ete  cite  par  Timothee  ^Elure,  patriarche  mono- 
physite  d'Alexandric  de  457  ä  477.  II  a  ete  traduit  en  syriaque  avec  l'ou- 
vrage  de  Timothee,  Brit.  Ms.  add.  ms.  12156,  f'ol.  49  (E).  II  a  ete  insere, 
un  peu  raccourci,  dans  les  compilations  jacobites;  nous  ferons  connaitre 
les  raanuscrits  add.  14532,  fol.  13^  (Fj,  12154,  fol.  12  (C),  12155  (D),  fol.  35 
et  169. 

Durant  la  premiöre  moitie  du  vi°  siecle,  Leonce  de  Byzance  aurait 
volontiers  rejete  comme  fausses  et  apocryphes  les  citalions  allöguees  par 
les  monopliysites  :  Tä;:  y^'P  itpvnj'wvüiy.ou;  x,7.\  cpaXaoypzip&u;  üjawv  ypviGei;  dcTca^  xxi 
SI?  iptdpaOeica?  ev  ä)C£pxic;j  xTC>kOT7iTi  )^oltcqv  oü  7:apa,5ey6pi.£6a,  Mai,  Script,  i-et.  )Wi'a 
coli.,  Romc,  1833,  l.  VII,  p.  139  et  Migue,  P.  (].,  t.  LXXXVl,  2,  col.  1852. 
II  ne  fait  cependant  pas  cette  objectiou  aux  quelques  lignes  d'Ereclilliios 
([u'il  cite;  nous  pouvons  donc  conclurc  (ju'il  en  admettait  —  avec  raison  — 
rauthenticitö.  11  ecril  (Migne,  P.  G.,  t.  LXXXVl,  1,  col.  1257)  : 

riapacpepouTo  i5e  x.a.1  äW/iv  y_p-7ic;iv  iwo  'Epej^^Oiou,  6(7ti;  oü^eitoTS  yix.ou(j6Yi  d^  iraTipa;, 
-/.ai  tocoCtov,  ÖTi  Ti(;ioöeou  Ypzi|iavTo;  Kaxi  t^;  cuvo^ou,  xai  TapayayövTOC  X.f''^'''''''  ^■~'^ 
'Epe^Ötou,  Küpo?,  0  oiiteiQ;  TTpesSÜTepo?,  syp^^s  7up6?  aü-röv,  ort  "119e)iüv  ae  ^LopOtoffaoOxt 
TQ'JTO"      'O  yap  'Epe^Oio;  oüSeTCOTe  riZ-oÜGOyi  ü;  TrxTspa;. 

ils  ailuguent  encore  un  ;iulro  texte  tirü  d' Erechtliios,  qui  na  jamais  ete  mentionne 
parmi  les  Peres,  au  poinl  qiu'  Timothee  (^'Elure),  öcrivant  contre  le  concile  (de  Chalce- 
doine),  et  citant  un  passage  d'Ereclithios,  Cyrus,  (son)  propre  prötre,  lui  ecrivit  :  «  Je 
voudrais  ([ue  tu  corriges  cela,  car  Ereclilliios  n'a  jamais  ete  m(uitionn('^  parmi  les  Peres.  » 

Epliicin,    palriarclic    d'Antioche   de   529  ä  545,   prend    aussi    Erechtliios. 


[531  INTRODUCTION.  163 

ä  partie  dans  un  ouvrage  tlont  Photius  nous  a  conscrvc  le  resiime,  Bibl.,  cod. 
229,  Migne,  P.  G.,  t.  CHI,  col.  1000  et  1002.  Ephrem  montre  que  saiut 
Cvrillc  adniet  equivalemmeiit  deux  natures  comme  les  Peres  de  TEglise  : 
Greyoire,  Athanase,  Amphiloque,  Clir3'sostome,  Ambroise;  il  ajoute  que 
les  adversaires  apportent  des  textes  de  Gregoire  de  Neocesaree,  d'Athanase, 
de  Jules  (de  Rome),  de  Cyrille  et  d'Erechthios  et  ne  veulent  admettre  «  qu'une 
nature  incarnee  de  Dieu  le  Vcrbe  »;  il  argumente  coiitre  eux  pour  niou- 
trcr  quo  les  mots  memes  «  une  nature  incarnee  »  impliquent  la  difTörence 
des  natures.  Ephrem  explique  au  sens  orthodoxe  les  textes  de  saint  Athanase, 
de  saiut  Cyrille  et  de  saint  Jules  de  Rome.  Pour  Erechthios,  il  renonce  ä 
rinnocenter  : 

'O  [j.s'vTOi  ye  'EpeyOto?  ei  jj.av  <!)?  "AOavisid;  ts  y.cd  Kupt^lo?  x.al  'Ioü>-io;  xry  ^tovr,v 
ey.>a(j.Sa'vei,  to'jto  av  sivi  a[Aeivov,  d  Sl  -«pa  tt.v  exsivcov  ^d^av,  OaujAXTröv  oü^sv  d^ 
yäp  TT/V  Eü-ruYO'j;  vdöov  tto'X'XoI  tiöv  tepwv  ivi^pwv  toOtov  i'^byfo.ax'i  x.ei[ji.evov,  viv  x.7.1  aÜTCi; 
'Jxo^£ix.vu<jiv  (biJe  TCcui;  7v£yo)V  Ei  |J.e-/  ävOpwTrtvri;  cTTopa?  viv  ßT^acT-zifia  6  Xpii^xöc,  guvs- 
TiOc'y.Yiv  av  Tov  )cap7rdv  eivai  xaxä  Tr,v  pi'Co'^"  d  8i  ix.  ElvEuij.aTO?  äyiou  y.y.Tx  x'/iv  toO  ip^_ay- 
ye'lou  »pojvr.v,  ©ed;  STeyOy),  sivEiSr,  y.al  ©ed;  d  ttj;  yevecsu)?  Trpd^evo;. 

'0  [J.SV  'Eps'yG'.oi;  TaCrz'  soty-s  Si  d  ävvip  [jt.7|(5e  xa  tt,;  'E'XkjzSet  Tuvisvai  p-o[AzTa,  r, 
TTiV  ©eoTo'xov  Mapiav  ed'Xoyo'jGa."  Ed'Xoyrifi.svvi  nu  sv  yuvat^lv,  ävajcpz^si,  y.al  sdloyoj^.s'voi; 
6  xy.pTvd;  TT,5  •/.oiXia?  cou. 

Si  Erechthios  entend  cette  parole  (une  naturo  du  Verbe  incarnee)  commc  Font  fait 
Athanase,  Cyrille  et  Jules,  ce  serait  le  mieux;  niais  s'il  l'a  entendue  contre  leur  opinion, 
cela  n'a  rien  d'etonnant,  car  beaucoup  d'hommes  saints  ont  cru  qu'il  partageait  la  niala- 
die  d'Eutyches ;  il  la  montre  lui-meme  lorsqu'il  ecrit  quelque  part  :  <■<■  Si  le  Christ  etait 
un  rejeton  de  la  semence  humaine,  je  concederais  que  le  fruit  est  comme  la  racine,  mais 
si  c'est  du  Saint-Esprit,  selon  la  parole  de  rarchange,  Dieu  a  ete  enfante,  puisque  Dieu 
a  ete  le  principe  de  la  gencration.  ■> 

Voila  ce  que  dit  Erechthios.  Cet  liomme  semble  n'avoir  pas  compris  les  pamles  d'Eli- 
sabeth,  qui  s'ecriait  en  louanl  Marie,  mere  de  Dieu  :  <(  Tu  es  benie  parmi  les  femmes  et 
le  fruit  de  Ion  sein  est  beni.  » 

B.  —  Le  discours  siir  h  Natiritc  n'a,  par  contre,  aucune  histoire.  Nous  cdi- 
tons  sa  Version  syriaque  d'apres  les  manuscrits  du  British  Museum  add. 
145;U,  fol.  77  (A)  et  14725,  l'ol.  23'  (B)  avec  les  variantes  des  deux  frag- 
ments  contenus  dans  le  manuscrit  add.  12154,  fol.  12  (C)'. 

Le  texte  d'Isaie,  qui  sert  de  base  au  fragment  cite  par  tous  les  nionophy- 
sites,  se  trouve  aussi  dans  le  discours  sur  la  Nativite,  mais  n'est  pas  suivi 
du  memo  contexte.  11  y  avait  donc  lä  un  motif  specieux  pour  croire  que  la 
lin  du  fragment  etait  apocryphe  et  avait  ete  fabriquee  par  les  monophysites. 
On  ne  congoit  guere  cepeudant  que  ceux-ci  aient  pris  la  peine  de  fabricjuer 

1.  Voir  ces  fragments  in/ra,  jjage  177-178  de  a  jusqu'ä  b  et,  pagc  179-180,  dr  cjusqu'a  </. 


164  II.  -  TEXTES  MONOPHYSITES.  [54] 

Uli  texte  au  nom  dun  homme  aussi  peu  connu;  nous  admettrons  donc 
qu'Erechthios  a  prononcö  deux  hom^lies  :  1"  uiio  instructioii  le  jour  de 
l'Epiphanie  en  pr^sence  de  Proclus,  dont  il  ne  reste  qu'un  fragment,  et  2°  uu 
discours  sur  la  Nativit^,  qui  cominente  le  meme  texte  d'Isaic  et  (lui  est  con- 
serve  en  entier. 

II  reste  encorc  i\  expliquer  pourciuui  le  nianuscrit  add.  14531  (A)  fait 
d'Erechthios  un  öveque  de  Tarse  lorsque  tous  les  autres  en  fönt  un  eveque 
d'Antioche  de  Pisidie. 

Ces  textes  contre  les  dcux  natures  aideront  du  nioins  ä  reconstituer  la 
cliristologie  de  l'auteur  et  lui  assignerout  une  petite  place  dans  les  litleratu- 
res  et  lliistoire  des  dogmcs. 

II.  —  Frar/ments  coinpilcs  par  les  inonopinjsites.  Extraits  de  Timothee  JElure. 
Nous  avons  transcrit  au  British  Museum,  dans  le  manuscrit  add.  12155,  du 
viii'  si6cle,  quelques  Fragments  qui  eclairent  divers  points  des  controverses 
christologiqucs  du  v"  au  vi°  siecle.  Nous  debutons  par  deux  textes  de  deux 
des  principaux  partisans  de  Nestorius  (I  et  II).  On  verra  combien  ils  s'atta- 
ciiaient  i\  combattre  les  monophysites.  Deux  petits  traites  (IV  et  V)  sont 
diriges  Tun  contre  saint  L('oa  et  l'autre  contre  le  concile  de  Chalcedoine.  Ils 
sont  dus  k  la  plume  des  monophysites  (jui  avaient  öte  combattus  par  Alexan- 
dre de  Mabboug  et  Doroth6e  de  Marcianopolis,  et  ils  precisent  de  maniere 
assez  lieurouse,  sinon  les  erreurs  quc  nous  ponvons  deconvrir  chez  Diodore 
et  Nestorius,  du  moins  les  erreurs  pour  Icsquclles  beaucoup  de  leurs  con- 
temporains  les  condamnaicnt.  On  y  remarquera,  une  fois  de  plus,  que  Theo- 
dore de  Mopsueste  aurait  dit  dcux  natures,  une  hypostase  et  une  personne. 
Une  piece  intermediaire  (III)  nous  donne  les  locutions  que  chacun  devait 
employer.  La  piöce  VI  raconte  le  colloque  des  Sev^riens  et  des  Chalcedo- 
niens,  tenu  h  Constantinople  de  531  i\  533.  Nous  la  faisons  suivre  (VII)  de 
deux  des  phrases  les  plus  caracteristiques  d'uno  profession  de  foi  des  Julia- 
nistes.  Ces  monophysites  tenaient  que  riuimanite  prise  par  la  nature  du 
Verbe  etait  incorruptible.  Leur  röle,  t\  eux  et  aux  Eutychiens,  a  6t6  de  mon- 
trer  oü  pouvait  conduirc  le  monophysisme  condamne  par  les  Orientaux.  La 
piece  VIII  montre  comment  les  monophysites  citaient  et  entendaient  les 
textes  de  saint  Cyrille.  Selon  eux,  hypostase  equivalait  ;i  nature,  et  il  y  avait 
unification  des  natures  (sans  melange  ni  confusiun),  tandis  que,  pour  Tlieo- 
doret,  l'hypostase  devait  6tre  rapproch^e  de  la  personne  avec  uniiication  des 
personnes  ou  hypostases,  dans  la  personni'  ou  hypostase  du  Verbe.  Les 
piöces  iX  et  X  sont  un  specimen  de  la  plus  ancienne  rcaction  en  faveur  de 
Nestorius.  Pour  simplifier  Targumentation  et  faire  image,  on  avait  röpöte 
que  Nestorius  disait  deux  Clirisls  et  deux  Fils  et  que  le  Christ  n'elait  pas 
Dieu  et  que  la  Vierge  u'ötait  pas  mere  de  üieu,  et  tout  le  moude  s'etait  trouvc 


[55]  INTRODUCTION.  165 

d'accord  pour  condamner  ces  erreurs;  mais  on  s'est  aper^u,  longtemps 
avant  MM.  Loofs  et  Bethune  Baker,  qiie  la  plupart  des  difficultes  tenaient 
souvent  ä  la  notion  des  deux  natures  mal  definie  et  mal  comprise  par  beau- 
coup,  et  Ton  avait  ete  amene  ä  voir  que  bien  des  argumentations  tombaieiit 
ä  faux.  C'est  ce  qui  est  arrive  aux  monophysites  qui  ont  ecrit  les  pieces  IX 
et  X;  ils  ont  demontre  que  Nestorius  ne  disait  ni  deux  Clirists  ni  deux  Fils 
et  qu'il  confessait  Tumon  des  natures. 

Ces  petits  textes  ont,  en  general,  le  dösavantage  de  ne  pas  etre  signes; 
aussi,  pour  montrer  qu'ils  traduisent  exactement  l'etat  d'esprit  de  Teglise 
jacobite  du  v''  au  vf  siecle,  nous  les  faisons  suivre  de  quelques  extraits 
(XI  ä  XVI)  de  Timothee  zElure,  patriarche  jacobite  d'Alexandrie  de  457  ä 
477',  que  nous  avons  transcrits  sur  le  manuscrit  du  Brit.  Mus.  add.  12156, 
anterieur  ä  l'annee  562  ■. 

Timothee  est  un  moine  que  Saint  Gyrille  a  arrache  au  desert  pour  l'or- 
donner  pretre '  et  qui  a  ete,  en  449,  l'auxiliaire  de  Dioscore  ä  Ephese ', 
comnie  Dioscore  lui-meme  aurait  ete  l'auxiliaire  de  saint  Gyrille  en  431  \ 
II  est  donc  bien  qualifie  pour  nous  faire  connaitre  le  sentiment  des  siens. 
Rappeions  les  principales  dates  de  sa  vie  :  Des  la  mort  de  Marcieu,  les 
monophysites  ägyptiens  le  firent  sacrer  eveque,  et  il  chassa  Proterius  de 
la  grande  eglise  d'Alexandrie.  Apres  le  meurtre  de  Proterius  (29  mars 
457),  il  expulsa  les  eveques  chalcedoniens,  qui  allerent  demander  justice  au 
pape  et  ä  l'empereur.  L'empereur  Leon,  a  qui  Timothee  reclamait  la  con- 
vocation  d'un  nouveau  concile,  se  borna  ä  demander  par  lettres  l'avis  des 
öveques  et  des  principaux  personnages  sur  l'ordination  de  Timothee  et  la 
reception  du  concile  de  Chalcedoine.  D'apres  leur  reponse,  l'empereur 
exila  Timothee  ä  Gangres  et  il  s'y  rendit,  par  la  Palestine  et  la  Phenicie,  en 
459  ou  janvier  460.  Gomme  il  continuait  k  intriguer,  ou  Tenroya  certain 
hiver  ä  Gherson  et  il  y  ecrivit  l'ouvrage  conserve  en  entier  en  armenien  et 
en  partie  en  syriaque  (ms.  add.  12156,  fol.  1  ä  63)",  auquel  nous  allons 
emprunter  quelques  pieces  qui  nous  ont  paru  les  plus  interessantes.  Timothee 
fut  rappele  par  Basilisque  (475);  il  vint  ä  Gonstantinople  et  suggera  ä  l'em- 
pereur la  redaction  de  l'Encyclique;  il  alla  reprcndre  possession  du  siege 
d'Alexandrie  (nov.  475)  et  rendit,  chemin  faisant,  ä  Paul  d'Ephese  les  droits 


1.  La  source  principale  pour  llustoire  de  Timotlieo  est  Zachario  le  rheteur  cdite  par  Land,  Anec- 
dola  syriaca,  Leyde,  1870,  l.  III,traduit  en  allemand  par  Alirens  et  Krüger  et  en  anglais  par  Hamilton  et 
Brooks.  Zacharie  a  etö  r6suni(5  par  Evagrius,  Uisl.  eccl..  liv.  II  et  III,  P.  (!.,  t.  LXXXVI,  et  par  Miohel 
le  Syrien,  Chroniqiie,  t.  II.  Nous  renverrons  aussi  ä  J.  Lebon,  Le  inonopliysisme  sivirien,  Louvain, 
1909,  et  La  christologie  de  Timothee  /Elure,  dans  la  Revue  d'Hist.  eccl.,  Louvain,  1008.  —  2.  Gf.  W. 
Wright,  Calalogue  of  tlie  syriac  manvscripls  in  (he  ßrilish  Museum,  Londves,  1872,  ji.  <i'i8.  —3.  Land, 
loc.  cit.,  p.  135.  —  4.  Infra.  p.  2i>B.  —  5.  Gf.  Pierre  ibn  Rahib,  C.hrouieon  nrienlale.  trad.  Gheikho, 
Paris,  1903,  p.  121.  —  e.  Gr.  infra.  p.  217-218,  note  4.  La  decouverte  du  te.xte  armäuien  coniplel  a 
diminue  riuiportance  des   fragments  syriaques. 


166  II-  -  TKXTES  MONOPIIYSITES.  [56] 

palriarcaux ' .  Un  mouvement  populaire  ä  Constantinople"  arröta  Basilisque 
sur  la  peilte  moiiophvsito  et  il  piiblia  TAntiencyclique;  le  succes  de  Zeiion 
viiit  complöter  la  reaction  et  Timothee  etait  menace  il'uii  uouvel  exil  quaud 
il  mourut  le  31  juillet  \~~  \ 

Le  flot  montant  monophysite,  oscillant  sous  Zenoii,  atteignit  son  plcin 
soiis  Anastase  (491-518),  commele  montrent  en  particulierles  listes  suivantes 
des  principaux  eveques  de  cette  i'action  : 

||N-.N-..     .|Ni.io    |;Jo|;    ^1    ^oä;    ^oou^o(.    i.s'äLcua.^t    ^ooiioo    :  ^oi>jio/;     .mft.mj|o    : -ajoxQS;.    (iaso   .)-^a^^/. 
aciouini    a^'r~l    l^--;    ^Oi    :    pi^o    po,  .  nVj;    acoiouaro    ^    l-,»,  ifm\|-j    ooo,;     .'am^ojLVI    |qnrn.l/;  lötioj 
r,r>l    .^i>,io    ^OJJ!    ^on-^^oota    ~ii>o-,^v3    joi-   ^>    H^l  l    . -CDajum;o|Lo    .jpo|N.Yi.(,o    linnm.;     .  ^i— «i^o    ,j-.Qj    .-con.miL/ 

aoa^tvj|o      .^ajo^^ioiolLo       .ioo|ts.ia-^o      |;nm.;o     .  piiimi^;     ^l—o^      Jio^ic     Loi.«      (.a:;.ovlQjli      IL'^l^     M*^«  ''    o>-= 

Encyclique  de  Basilisque  k  Timothee,  archeveque  d'Alexamlrie''',  ä  laquclle  adliere- 
rent,  avec  Timothee,  Pierre  d'Antioche',  et  Paul  d'Ephese*,  et  Anastase  de  Jerusalem» 
et  tous  les  evöqucs  de  leurs  regions  qui  etaient,  comme  le  discours  le  porte,  sept  ccnts 
eveques  unis  ensemble  dans  la  vraie  foi  qui  etait  sur  celte  encyclique  '". 

Noms  des  eveques  orthodoxes  qui  furent  ä  Alcxundrie  depuis  le  co/icile  de  Chalce- 
doine,  et  qui  iinnthematisbreiit  nommeinent  le  concile  de  Chalcedoine,  le  tome  de  Leon 
de  Home  et  quiconque  dit  au  Christ  deu.r  natu/ es  apres  l'u/iion  :  Dioscore":  Timo- 
thee'-'; Pierre'-';  Athanase  "  ;  Jean'^  et  Jean"';  Dioscore'";  Timothee'*  et  Tlieodose  ". 
S'unirent  avec  Pierre  pour  l'Henotique  de  l'empereur  Zenon  :  Acace  de  Constanti- 
nople^"  et  Pierre  d'Antioclie -',  successeur  d'Etienne^^;  et  Martyrium  de  Jerusalem  ^^, 

1.  II  le  souslrayail  ainsi  a  la  juvidiclion  de  Constanlinüple.  —  2.  Le  mouvement  etait  dirige  par  le 
stylilc  Daniel,  donl  la  Vie  vient  d'etre  6dil6e  par  le  I'ere  Delehaye,  Analecia  IMlandinna.  I.  XXXII 
(1913),  cf.  p.  187-200.  —  3.  II  avail  pri5dit  sa  niort  et  on  l'a  accus6  de  s'etre  empoisonne  pour  virifler 
la  pr(5diction.  Du  moins  les  nombreux  röcits  qui  lui  sont  consacrßs  dans  les  P16rophories,  /'.  0., 
l.  VIII  (voir  la  table),  senlent  la  supercheric,  et  les  arguties  que  l'on  va  lire  ainsi  que  les  quipi-oquos 
sur  lesquels  elles  reposenl  engagent  peul-ölre  sa  bonne  foi.  —  '1.  Add.  ms.  1215.5,  fol.  108  ' '-.  — 
5.  Aiid.  ms.  12155,  fol.  109  r°.  —  6.  Timothöe  /Elure,  mar.«  457  ä  janv.  4ßo  et  nov.  475  au  31  juillet 
477.  Nous  empninlons  ces  dates  ä  M.  G.  Krüger,  Die  sogenannte  R'irclicngeschiclite  des  Zactiurias 
rhetor,  Leipzig,  1899.  —  7.  468  (470?)  ä  471  el  475  ä  477.  —  8.  D6pos6  par  Acace,  revint  aussi  sous 
Basilisque  et  fut  ä  nouveau  banni  par  Zönon  en  477.  —  9.  Juillet  458  k  janvier  478.  —  10.  Les  mßnies 
noms  el  le  mßme  chilTre  (700  övöques  «  a  peu  pres  »)  se  retrouvent  dans  Zacharie,  Land,  loc.  cit.,  III, 
1G8-1G9.  —  L'cncycliquo  condamnail,  en  propres  lermes,  le  concile  do  Chalcedoine;  voir  le  texte  dans 
Evagrius,  Ilisl.  eccl.,  III,  4;  P.  G.,  t.  LXXXVI,  2600,  et  la  version  syriaque  dans  Land,  Anerd.  syr., 
III,  167.  —  11.  444  au  13  oct.  451  (mort  le  4  sept.  454).  —  12.  V.  supra.  —  13.  Pierre  Monge,  31  juillel 
au  4  sept.  477  et  d6c.  482  au  29  oct.  489.  —  14.  489  au  17  sept.  496.  —  15.  Jean  11  Ileraula,  496  au  29 
avril  505.  —  16.  Jean  III  Nikiotes,  mai  505  au  22  mai  516.  —  17.  Dicscore  II,  raai  516  au  14  oct.  517.  — 
18.  Timothee  IV,  octobre  517  au  7  fiSvrier  535.  —  19.  Ordonne  le  9  ou  11  füvrier  535,  en  possession 
juill.-aoül  [ou  octobre;  cf.  Orrjrli.  Papyri,  XI,  (1915),  n°  1357]  535  a  nov.-dec.  53G,  mort  le  19  ou  le 
22  juin  566.  Nous  ompruntons  les  dates  des  trois  derniors  h  E.  W.  Brooks,  dans  Byz.  Zcilsclir., 
1903,  p.  497.  Les  Vles  de  ces  patriarches  d'Alexandrie  se  trouvenl  P.  0.,  I,  443-46».  —  2o.  471-489.  — 
21.  Pierre  le  Foulon,  468  (470?)-471,  476-478  et  485-488  (?).  —  22.  478-481  (?1.  •-  23.  478  au  13  avril  486. 


[57]  INTRODUCTION.  167 

successeur  d'Anastase,  qui  s'unit  ä  Timothee  le  Grand  lorsqu'il  reviiit  d'exil  '.  Cenx-ci, 
(H>ec  toiis  les  evcques  de  leurs  provinces,  anathematiserent  nommement  Je  concile  de 
Chalccdoine  et  le  toine  de  Leon  dans  les  lettres  synodiques  qii'ils  [adressi'rent]  n 
Severe  :  Jean  d'Alexandrie  et  Dioscore,  et  Timothee  et  Theodose  et  Anthime  de  Cons- 
tantinople-.  Saint  Severe^  Tanathematisa  aiissi  dans  les  leltres  synodiques  qu'il  leur 
envoya. 

Le  compilateur  de  Zacharie  le  scolastique  a  pu  conclure  '  : 

L'empereur  Anastase,  qui  rejetait  expressement  le  concilo  de  Chaicedoine  de  toute 
son  äme,  ordonna  la  reunion  d'un  concile  d'Orientaux  ä  Tyr  poiir  reformer  tout  ee  qui 
avait  besoin  de  l'etre  (513  ou  515).  11  s'y  reunit  les  eveques  du  pays  d'Antioclie  et  d'Apa- 
mee  et  de  TEuphratesie  et  de  l'Osroene  et  de  la  iSlesopotamii'  et  de  l'Arabie  et  de  la 
Phenicie  Libanaise.  Lorsqu'il  y  fit  briller  la  verite  de  la  foi,  (Severe)  y  expliqua  le  livre 
de  rilenotique  de  Zenon  qui  avait  ele  (promulgue)  pour  rondre  vain  ce  qui  avait  ete 
fait  ä  Chaicedoine,  et  il  anathematisa  la  expressement  l'addition  qui  avait  ete  faite  a  la  foi. 
Les  Gvrques  qui  s'y  reunirent  avec  Severe  (d'Antioclie)  et  Xenaias  (de  Mabboug)  preche- 
rent  toute  la  verite  et  ecrivirent  des  lettres  d'adhesioa  ä  Jean  d'Alexandrie  et  ä  Timothee 
de  la  villo  imperiale.  Elie  de  Jerusalem'',  ;i  cetle  epoque,  s'associa  aussi  a  eux,  bien 
que,  peu  apres,  il  füt  chasse  et  remplace  par  Jean*.  Ainsi,  a  l'exception  du  sie;ge  des 
Romains,  les  pretres  etnient  de  nonveni/  en  unioii  et  en  accord  au  snjel  de  la  foi. 

Ce  dociiment  iious  montre  que  les  sieges  occupes  en  431  par  les  Orien- 
taux  diphysites,  l'etaient,  en  51."),  par  des  nionophysites.  Gette  criie  du  mono- 
physisme  montre  bien  la  realite  du  peril  contre  lequel  ont  lutte  ceux  (pi'on 
a  nommes  «  les  Orientaux  »  :  c'est  leur  resistance  —  pour  partiellement 
inetlicace  quelle  ait  ete  —  qui  a  contraint  leurs  adversaires  ä  se  rapprocher 
d'eux,  tout  en  se  couvrant  de  fornaules  dilTerentes,  et  k  condamner  le  mono- 
physisme  strict  de  leurs  plus  ardents  amis  pour  s'en  tcnir  ä  un  monophy- 
sisme  tres  mitige'.  Un  ne  peut  donc  comprendre  les  ecrits  de  cette  periode 
qu'en  mettant  partout  les  adversaires  en  parallele.  Saint  Cy rille  a  dil  en 
somme  qu'il  ne  fallait  pas  etudier  ses  chapitres  en  eux-memes,  mais  seule- 
ment  en  tant   qu'ils   etaient  diriges    contre   Nestorius".   Les   Orientaux   et 

1.  Anastase,  luill.  'i58-janv.  478.  —  2.  Anlhime,  536.  — 3.  Patriarcho  d'Antioche  de  512-.51S,  mort  le 
8  Kvrier  538.  —  4.  Land,  Aneal.  sijr..  III,  220.  —  5.  494  a  aoül  ölij.  —  «.  scpt.   51G  au  20  avril  524. 

—  7.  II  esl  egaleiiient  vrai  que  la  resistance  des  nionophysites  a  einpeclie  les  Orientaux  de  retoniber 
dans  les  erreurs  de  Paul  de  .Sainosate.  On  les  leur  altribuait  el   on  les  iibligenit  ainsi  a  s'en  disculper. 

—  8.  C.apHulorum  rero  rirtiis  ci>nlra  sola  Nesturii  dogintitu  scripta  ist.  ...  Ijiii  rem  aiialliematizaiit 
atque  negant  ejus  vesaniaiii,  r<-ssatiiiiit  haer,  qnae  a  itnliis  scripta  sunt,  increparc  :  indehunt  cnim 
capitutonim  sensa  solis  itliiis  contraire  blaspliemiis.  Lettre  ä  Acace,  dans  Lupus,  Vurionim  Pulriim 
epistotae.  Louvain,  1682,  eh.  lvi,  n-  IV'i,  p.  t33.  Epiphane,  syncelle  de  Saint  Cyrille,  souligne  rncDi-e  ce 
h\l  lorsqu'il  öcrit  :  Ex  necessitate  ilisposuit  per  oinnia  sanctissimus  Uomintts  mens  Cyrilliis.  iil  ejus 
quidem  sanetitas  anathemnte  interposiln  dicat,  quod  mm  juxta  liaereliciim  intellectuni  liaec  i/isa  expo- 
sacrit.  sed  quidquid  videlur  reprehensitnie  esse,  zelo  et  ealore  circa  Dominiiin  mistrnm  .lesiini  Chri- 
stum, qui  abnegatus  esta  .\esloriti,  dictum  sil.  Ibid.,  cli.  cciIl,  n''292,  p.  417-'il.s.  Le  mal  est  qm;  lieaiicoup 
d'interpr-etes,  d'aniis  el  de  successeurs  de  saint  Cyrille  ont  eu  le  torl  de  se  sepanr  de  l'Kglise.  parce 
qu'ils  ont  voulu  prendre  au  sens  strict,  o'est-ä-dire  monophysite,  ce  que  lui-uieme  et  sun  syncelle  ßpi- 
phane  ne  voulaient  prendre  qu'au  sens  large,  c'est-ä-dire  diphysite  et  catlnilique. 


168  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [58] 

Nestorius  peuvent  demandor  aussi  qu'on  ne  se  borne  pas  ä  epluchcr  leurs 
textes  pris  en  eux-mt^mes,  mais  seulement  en  tant  qu'ils  voulaient  enrayer 
le  mouvement  monophysite  '.  C'est  pour  faciliter  celte  comparaison  qiie  nous 
donnons  ici  quelques  textes  monophysites  parmi  Ics  docunients  dcöliues  ä 
eclairer  l'histoire  de  Teglise  nestorienne. 

Nous  terminons  (XVII-XVIII)  par  deux  petits  recueils  d'herösies  chris- 
tologiques.  L'un  est  du  i\  Philoxöne  (X^naias)",  övequo  de  Mabboug  de  485  ä 
523;  nous  l'editons  d'apres  le  manuscrit  syriaque  de  Paris  n"  112,  ecrit  en 
Syrie  durant  l'annee  1239^:  l'autre  est  du  ä  Gregoire  Bar  Ilebraeus  (I22(j  ä 
128G),  qui  Tinsere  ä  la  Jin  du  chapitre  consacrö  ä  Tincarnation  dans  son 
grand  traitö  de  theologie  intitule  :  Le  CamlHnbre  du  sanctuaire  toucimnt  Ics 
fondements  ecclesiastiques ;  nous  l'c^ditons  d'aprös  le  manuscrit  syriaque  de 
Paris  n°  210,  dcrit  ä  Scete  durant  Tannöe  1404';  nous  avons  tenu  compte  du 
resume  qui  en  a  ete  donne  par  Assemani,  B.  ().,  II,  291  ä  292.  Apres  avoir 
lu  que  Timothee  iElure  qualifiait  le  concile  de  Chalcedoine  de  «  diabo- 
lique  »,  comme  «  reuni  et  dirigepar  le  diable,  comme  le  precurseur  de  TAute- 
christ  et  la  revolte  qu'indique  l'apötre  Paul  quand  il  öcrit  aux  Thessaloni- 
ciens  »,  Plerophories,  eh.  xxvi,  dans  P.  0.,  VIII,  07,  et  avoir  vu  ([uo  Philoxene 
fait  figurer  les  nestoriens  et  les  chalcedoniens  parmi  les  heresies  chris- 
tologiques,  il  y  a  grand  interct  ä  constater  que  le  primat  jacobite  Bar 
Ilebraeus,  nou  seulement  ne  les  fait  plus  figurer  parmi  les  höretiques,  mais 
declare  explicitement  que  les  nestoriens,  les  jacobites  et  les  chalcedoniens 
arrivent,  au  fond,  au  meme  but,  mais  par  des  voies  differentes  qui  sont  plus 
ou  moins  commodes.  Nous  lui  laissons,  bien  entendu,  la  responsabilitö  de  ses 
assertions,  döjä  rösumees  et  refutees  par  Assemani,  Inc.  cit. 

1.  Leurs  afTirnialions  semblent  du  moins  muntrer  que  c'i'tail  leur  conslante  priioccupation.  — 
2.  Monophysite  jncobite  fougueux,  cf.  Rubens  Duval,  La  Ultcratiire  syriaque,  Paris,  1907,  p.  354-356 
et  surlout  W.  Budge,  Tlie  l>iscourses  »/'  l'IUlnxene,  l.  II,  Londros,  1894.  —  3.  Cf.  H.  Zolenberg, 
Calalogur  des  muniiscriis  syriaques  tic  Paris,  p.  75.  —  'i.  Ihiil..  p.  liil. 


I.  —  Discours  d'Ereciithios. 

rd^UAfiflu^T^  rdkÄj.Lsrsf'n  ^rdSjxcxu^r^  '^oocw^h^^r^  'rsfiacv^-n 
fCf^^n    rcT^iv-^-n    'nfwi-n   ^^.inn  '•xiTarsf'a   r£!>a\^na^  ^ 

)jLfci,j    j^JJ.^  (H,^aji   l^ol^ooo   .ot^to   ''*^^ä>    looi   oiIqjlslm    OÖl   .^   00»-lf   l\.Si 

^'^J-,  nvi\  V-<^-x  )-L3o«  .^QL^u^^Al  jlS^ioo»^  j)Ot-^   J^Jaiö  ^'iü-ooc    'jJ   .»-.l^i.; 
10  .t^^i/;    oö<.^   x--»t-io/       l-it— ?   \r^   T"»/   •     JJ  o  QLa^Voj    yoot-*'^/?   s^-^^-»!' 

1.  U'.Oi  I>.  —  -J.  iMtuCviU;  E.  —  :j,  ^Sfinm.^i  ÜE.  —  /,.  ;-m|1.N  E 5.  E  add.   U.,o.  —  13.  l3aoa».3(  1). 

—  7.  iÄ>a^co;3  Paaaai-'^/j  \t.i  ^aoiig^  |tt»  >3»C\»  p  E.  —  8.  Les  proiiiieres  liyiies  figiireiil  daiis  E  seul. 

—  y.  DF  i.-üiriaicnceut  iei.  —  Ki.  I;ö-vi^  io»i  DF.  —  11.  Orii'  UF.  —  12,  \>'f^ly  1>F. 


I.    A.      De      SAINT      EllEClITHIOS,     EVEQUE      d'AnTIOCHE      IIE     PiSIDIE,     HE    l'iNS- 

TRUCTION  nri  FUT  l^^ONONCEE  PAR  LUI  EN  l'EpII'HAN'IE  ,  DANS  LA  GRANDE 
EGLISE  DE  CONSTANTINOPLE,  EN  PRESENCE  DU  BIENHELREUX  PrOCLUS,  EVE- 
ylE    DE    CETTE    VILLE  '  . 

5  Isafe,  le  grand  prophete,  proclame  Dien  enfant.  Gar,  ///(  h  ilf;  »ims  csl  nr, 
dit-il,  an  Fils  iious  a  ('■tc  duniie,  qui  a  snn  pouvoir  sitr  son  rpiuilc,  et  il  a  reni  U> 
iKiiit  (rAiifje  du  hon  conseil:  consciUcr  admimble;  Dieu  piiissanl :  priiifc:  rhvf  de 
hl  palx;  pl're  dit  mondi' (i  vciiir'-.  —  Ne  soycz  donc  pas  attii-L's  par  uuc  ccrtaiiie 
brauche  juive  —  car  c'est  ainsi  qu'il  faut  nominer  ceux  (pii  soul  lieretiques 

10   —  au  poiut  de  dire  qu'autre  est   celui  qui  est  uc  et  autre  est  celui  eu  ([ui 

1.  V(jir  lu  lexle  grec  dau^  riiiliuduclion,  p.  1(1-J.  —  2.  Is.,  i.\,  6, 


170  II.  -  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [60] 

V-^^y/   -».^I^i-/!   oo«?   v^/    '^^■i.V  ^''•?o  Jo«-^   WÄiw  «HJs;   oöC^    '^)jt-.o 

a:^  .'%oM   jldJüLs^   KJ^s^jo)  ^   .i^:i>-   ''N-)jj)»   )tCi.oK^  "'>>^/? 
^/   .j»)^;  ts-oo«  >>^A    .)  ..  .»V)  I-^Jlj/  ):iwijj  )oot  wOioK-/   )K->Na^o  ,— ^ 

Le  manuscril  add.  121ö'i  i("  porte  une  traduction  diiTerciile  qui  va  du  commcnconieut 
jusqu'a  l'endroit  oi'i  s'arrötent  DF.  Noiis  la  reproduisons  ici  : 


10 


)Nji      lipo     .l-otS.    ^_J.     Ev^     ovJLio     po|l.|.      t.»>j^ioi     V»«     ■l^^i-m.";     l-oa.^;.     \^nnm.'^t      jj>o|Co;(      ^^,^! 

otlciij^i;    od,    .^    ^oullo    l;j    .^    ^U    Uio(    ^-^   ^^    .^i^i<i*     loCiN    }-^l^<    UH    -i^'    "»i    ^-^    ^-^1    o° 

oo,    ^    ot>i    M;-;>     ^    f^l    .■  \4,n. m/is>i>.    |;ju.     |oJi    v^^,,^    V^o,    .-^m.vt.l   |ü-.o!ä-    ^^    |Coaa>    ^^.oo,    p    .^to.;     15 


r-'"-     i^^ 


13.  ii;-.io   DF.  —  II,.  pu^   r>.  _  15.  l;oi  ^.»l'i  ^"►^  l>F.  —  IG.  ia^il^  l»-  —   17.  l^'Hl»  !»•  —  18.  i) 
add.  \»-,i>,  ÜF  s'arr6tent  d'ailleurs  ici. 


Dieu  demeure,  et  que  cclui  qui  est  nc  a  dcux  iiaturcs,  car  si  quelqu  un  ose 
dire  cela,  opposez-lui  seulcment  Kminaunrl  (Dieu  avcc  nous),  et  la  meditation 
de  cc  nom  lui  imposera  le  frein  tlii  silence;  car  ce  n'est  pas  «  deux  natures  », 
mais  c'est  «  Dieu  qui  a  pris  un  corps  »,  que  la  Vierge  a  enfante  niysterieu- 
scment,  lorsqu'elle  a  reou  la  descente  de  l'Esprit,  car  si  le  Christ  etait  un  5 
produit  de  la  senience  huniaine,  j'accorderais  que  le  fruit  est  conforme  en 
nature  ä  la  racine;  mais  s'il  est  du  Saint-Esprit,  selmi  la  parole  de  l'ar- 
change',  c'est  Dien  qui  est  ne,  parcc  que  c'est  Dieu  aussi  qui  est  la  cause 
de  la  naissance. 

1.  Luc,  I,  35. 


.'t^:vL  iu3  dx^  oocucö-i^'n  rsfSjajaaSr^  oscuivÄnrsf  rsüriOß-n 

.^V^/   )oC^;   Oiis^j    ooo/;   )JLji/   ^oI^oo  jj    .|lo'».^  K-Jiwio    jJ^oK^ 
jjba-jo  |.i>»/»o     ).-wiaji}   I-.OV-3  .  JjL..w-^ioo  \jio\3i  -.v.'^iV)  ^-i/   jotSs   i-i^^  |oi 

jJ  ^  .K_JjLia^xio  jjü/  ^  jooio  K-*jI/  .  ')ju/  v-JLÜj  jjusjoso  juL^  ^^'^^■^^^^ 
^o  .oitooC^;   )  ..  '■o  .«    ^io  wJS-al/   JJo   .JK«v>,.  n   oiK— o-SlaI  ^^  vä—»/ 

«X  oojo  .)^» «-..../  )v-3  «.\  )  in ' .,.  .|»3  ,  ooj;  ^t-io  oöi  jocuo  -.looi  ^oioK-/; 
|_aX.io  ;ffl,..\  n  f-^li.  JJ/  .jjü-,-a\o  )oC^jJ  .jj,— )-»  ^t— )J  !«^<?5»/  JJ? 
i^lv—t-«t  .Jjuv-3  ^/  'JjuJ  v.fcjLÜ   K_<^  ->— i./;  |ia->.io  \i   joC^o  -.J^,-.— o 


A  f.  77  y 


t^f  ^1  ow  :  1jjow'^-»o  U"'^-»;-  —  'i.  B:  |I.;^.  —  .j.   B:  |»"i-i^i    li.  B  :    l*"'-'" 


B.  —  De  SAINT   Ereciitiiios,   evkqup:    de  Tarse.    Sur  la   Nativite  (B    :   eve- 

QUE      d'AmiOCHE     de     PiSIDlE.      lloMELIE      SUK     LA     NaTIVITE     DE     NoTRE-SaU- 

veur). 

Vierge  pleine  de  gräce,  je  ne  cesserai  jamais  de  te  nommer  Mere  de  Dieu 
5  meme,  car  voilä  que  Dieu  est  ne  de  toi,  sauveur  et  vivifiant,  createur  du  ciel 
*et  de  la  terre,  de  la  mer  et  du  continent,  et  de  tout  ce  qu'on  voit  et  qu'on  ne  ♦  ai.  7-i 
voit  pas;  qui  est  nc  de  son  pere  avant  les  mondes  et  au-dessus  des  tenips,  ä 
jamais  et  depuis  toujours,  sans  commencement  et  sans  fin.  Mais  ä  la  fin,  pour 
la  vie  et  le  salut  des  hommes,  il  s'lunnilia  et  fut  homme  iutegralement,  sans 
tt  s'eloigner  de  son  premier  honneur  et  sans  etre  prive  de  la  gloirc  de  la  divi- 
nite.  Etant  Dieu,  il  ne  rendit  pas  trompeuse  la  forme  de  serviteur  qu'il  prit; 
mais  il  demeura  dans  ce  qu'il  etait  et  il  tut  ce  qu'il  voulut.  Aie  pitie  de  moi, 
ö  fds  unique,  et  ne  me  laisse  pas  adorer  un  autre  dans  un  autre,   Dieu  et 
Thomme;  mais  seulement  un  :  roi  et  Fils  unique,  Dieu  immortel  qui  est  apparu 
■>  cliez  les  hommes  comme  homme.  Car,  en  verite,  Dieu  qui  est  a  jamais  et  tou- 
jours, et  qui  naquit  d'abord  de  son  Pere,  apparut  de  Marie  ii  la  lin.   Nous 
croyons  que  Dieu  le  Verbe  descendit  sans  corps,  c'est-ii-dire  Tut  rabaisse  par 


172  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITES.  [62] 

)^;ixo«  {..Moi  ^     '^OJl^/o     ')  »  '  "  ■  '»;  )'>r>ov>\   OH^-»»^  ^l^ll/    ^i  ojoi 
I  ..«vVa^o  ) .  H  I»    jK.^..^  ji£s_jii;   J'jou^   If-^  jNJ^oK^    '^eu^^    ^-boo 

♦Af.  781".  q\  .^V>\  ^^oCS^   -.Pinto")  -OloK-./;    ."^»^JCI  IV>\       'oiiOA    IvJsNjo       .     '\\Jä  jf^^diO 

.|.vu^-^>;   )^   1  I   ^  .|jK.>v..^  )oC^  .|.«J^  |joi  ojl^oo  .jv^oo)   ot-bOA  ^V^l/o 
oUL^s^oj.   v^oioK^/;   -fl^;    j.aftV.^;    l-s/    .|j>aL^.Ji;   |.^^^Jb^  .)oi..<b^l.   J^ql^s^o 

|;0|    K    »1  ■«.■   I'»  -i>^  /     r.V'NK     m    NrtX     JNs../     ooi.    .       Ot,£u>.D;     ^«     OJOI    .(H^Kj)    ""^bOs     I 

^opo  K_>^o  -.oC^  >n  0  >'=>  '  ^fio  ""^Ojo  : ''^».a^  .^<.>^<^o  .|)S>.^q„.>^o  Jjlo»q.3o 
^Oi-)—    ~'p   .^.'»'n   |->V^  ^l!   ♦"'^^  "    >''r-^  ^^^^    .oULa-s»  '^inoN    njq-oj; 

7.  B  :  )a.ilio.  _  8.  A  :  ^.i  yi.y.^o  —  ^^^Ll.  _  ;i  IJ  :  l^l.  _  jo.  B  :  ;aisLlo-  —  11.  B:  U<,c.  —  12.  B 
Olli,  !o^i^  t^.  —  13.  B  :  |^f>.^v<'^^'  ^cn^^Jo  ^<i»».»o.  —  l'i.  B  :  Ua)  odi  U^»/  ^  Cv^se^.  —  13.  B:  |^^o^<^ 
l;3p^|l.o  l»;iii  oao..  _  lü.  B:  oC^..,  ^j.  ^;ö«o-  —  17.  B;  U"^-  —  18.  B:  \^^^.  _  pi.  B:  oowWo  |p. 
_  20.    B:    ova^.-         21-  B  !  »pö^o.  —  22.  B  :  ».»i^.    _  23.  Olli-  A. 


sa  volonte  ä  riiunible  niesure  des  hommes,  et  il  prit  im  corps  du  Saint-Esprit 
et  de  la  vierge  Marie,  niere  de  Dien,  pour  confirmer  la  parole  des  prophetes, 
des  apötres,  des  reis,  et  des  saiuts  Peres  qui  marcherciit  sur  leurs  traces,  et 
de  leur  inaitre  ä  tous. 

Moiitrons  briövement  que  le  prophetc  Isaie  a  proph^tisö  d'avance  :  Voilä  5 
♦  A  f.  78  r».  f/«'u«e  vier(/e  a  coitru  et  enfante  im  /ils'  et  son  iinin  scra  iionunc  Emmanuel,  doiit 
l'interpretation  est  :  Notre  Dien  avcc  7ious  '  et  non  :  Notre  homme  avec  nous.  II 
a  dit  cncore  :  Un  enfanl  nous  est  nc  et  un  ßls  nous  a  ete  donne  et  il  a  reru  le  nom 
d'Admirable.  Quel  est  cet  enfant?  Dieu  puissant;  yeant  des  sVcclcs;  rnnseilter 
admirable ;  prince  de  la  paix;  pere  du  siede  d  venir;  qui  a  son  pouvoir  —  c'est-  10 
ä-dire  sa  croix —  sur  son  epaule''.  Oii  peut  cncore  entendre  autrcinent  (les 
mots).soH  pouvoir  est  sur  son  epaule  :  Le  Christ,  P^ils  de  Dieu,  par  qui  fut  cr6e  ce 
qui  est  dans  le  ciel  et  sur  la  terre;  celui  qui  est  Dieu  sur  tout;  celui  qui  est 
lumiöre,  vöritö  et  vie ;  salut  et  resurreetion ;  il  doniinc  sur  tout  et  tout  lui 
est  facile,  et  rien  ne  peut  resister  a  sa  volonte,  car  le  Seir/neiir  fait  tout  cequ'il 

1.  Is.,  VII,  14;  Mallli.,  i,  23.  —  2.  Is.,  IX,  0.  Ce  texte  est  de'ucommenlc  dans  Ic  fragiiieiil  (iiii  pröcedc. 


[63]  ERECHTHIOS.  —  SUR  LA  NATIVITR.  173 

odÖjLS     ji^fl^     '^    ^^>^>    -Jt-o-Xt.»     01*^4    UidtiO    .-""'jio  n  .°>(TI  ^    |Ö|^    ^*^o    0(t-2L^; 

.^|l  ^>Q^^  oiK^>wfc^.^  ö»n  M   jJo  .(.Jju.  oöi;   ^oiaXL^V   Q^^^^  -.oi^  )o\^ 

^    :o(^    >n  «.  >  °>  ^^s-3t  OÖI  "  l-ioi   ''^^^  .jou^  ojoi;  Iv-su^o  .^-..^vjo  '^^jl^o 
|J  OÖI   '^I-ilj/  -^  jooio  .^o-iL^i/o  ■^ts^^lll  ■.)L^:»oK..^   ji;   oiJloj.>fl..vv>j> 
.yjLiu^/o  ^j^l/o  .jjia^K  m  Vi   jJo  jjf^lCoo  jJo  .jjLjLjL^lk.:^   ]lo  *  |jl.>mK^  * 
^^^>>^.^o  .o|l^^.^^di^2L,^)^    t^/°  •It^)    001;    ^/o       j,^>-^;     vk^/    ^K.£d/o   .,-«*U/o 

..K-,K-«U/   ^*aM^^<^  .^.^oiü^o  ^*3po  )j/    joi  .^^IS..*iwi   jj^j^K.^    )<H^» 

"^    i^oV^/   l-joaxu;   jK^OL^  ^^00  -.loJ^n   )^  ^Ncit    ^^   vaJl2^;    .'K^ooi  )jü/    V^o 

•  .      u^JlSü^    VU..XO/;    ).j/   ^^Oi^a;  ^^^.^00   .-^OaIoo/    ..-n  .°>\  -.   Ilo^oi^   > « » '=Mo 

.).^o^>a;   ).^o^^  ojoi  .>«.i>o  öC^  "^aIjl  sJu/   |1o  .öi .  ><y>/  ool;   )j/   >^^^«^J>o 

2.'i.  B:  U'>=>^-  —   25.  B  :  \ls&^;tas.  —  2(3.  B:    '^  m;.»i-    |;am   1..V1AO  —  27.    B:    l*«»o    U^^>-  —   28.  Olli. 
B-  —  29.  B  :  pov^^.  —  30.  B  :  li,.a  owv  —  :il.  B  ;  uts>l  [jo.  _  32.  B:  «»»ai. 


A  f.  TS  \' 


veiit*.  Lorsqu'il  vit  donc  Ihomme  oublier  son  Createur,  obeir  au  Mechant 
qui  l'avait  trompe,  abandonner  Dieu  qui  l'avait  fait,  se  perdre  dans  la  vanite, 
et  donner  le  nom  venerable  de  son  maitre  aux  creatures  ses  compagnes ;  la 
compassion  du  Misericordieux  s'eveilla,  et  il  ne  laissa  pas  sa  creature  perir 

°  completement.  Lorsqu'il  vit  qu'elle  s'enquerait  et  s'informait  de  Dieu  son 
Createur,  et  qu'elle  prenait  pour  Dieu  tout  ce  qu'elle  rencontrait  de  puis- 
sant,  de  beau  et  de  bon;  ä  cause  de  cela,  Celui  ;\  ([ui  tout  est  facile,  dans 
sa  niisericorde  inellable,  s'humilia  et  prit  un  corps  et  il  devint  homnie. 
Lui  qui  ne  pouvait  etre  ni  vu  *  ni  touche  ni  enferme  ni  limite,  il  fut  vu  et*Ar.  78v" 

i"  touche,  il  fut  enferme  et  limite  comme  il  le  desira  et  comme  il  le  voulut, 
et  il  dit  ä  sa  creature  :  «  Puisque  tu  cherches  un  Dieu  visible,  voici  que  moi, 
ton  Seigneur  et  ton  Dieu,  je  me  suis  humilie  pour  toi,  et  je  suis  devenu 
homme  pour  te  delivrer  de  la  sujetion  aux  demons  et  de  la  malediction  de 
la  Loi;  et  je  livrerai  mon  äme  ä  la  mort  pour  toi,  parce  que  /Vi/  le  jjouvoir 

ij  de  livrer  mon  äme  etj'ai  le  pouvoir  de  la  reprendre,  et  pcrsoiiiie  ne  me  renlere'-.  » 
C'est   la  le  prince  de  la  pai.r,  dont  le  pouvoir  est  sur  son  epaule  —  ä  savoir 

1.  Ps.  CXIII,  3.  —  2.  Jeail,  X,    17-18. 


17/.  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [64] 

wJl3   ''^^^^OO;    .•yOlV\.OtJ;    )Va  °>  ->\    -ex   "jl.^    )jO(    "^^^i^-^^^   . '''^Iaj,j5,^     5 
.Uj/    -j^  7»^o  ■-)— 1/   l^ijjs   Jju>- too    jJo  .'jjLi/   WS   )o«    ^'-'joCS^   ^^Jju»/ 

'  A  f.  79  r.  .)',;,^^ÄJJ    j^,jt    l'NÖ»  -X    J;o(Qj  .jjLäo;    |\^(T>  .|  n  V  I  m;    |jLß»CL3  .)N-»jV— /    »^/        'o 
/^^l  ^  n:-  ^  \   1.^03  .)->^'.jan;    J— Ia_3  .)oup;    U.v>  Xo^   . '  Jl  .qii\   )K.iCL>js 
:)lpojl  ^oi-^J)  ,_-JS.oio  .)^:ai^    jlisjicu^   .)N_;L:äX    JJL-    .^'j^^^^iJ    j^-.,.!* 
♦)Ll—  |x:>o.'ioi^»CL^o  .jtOss-ooi  |Va°ini\     Jiö^«^  ^;  ^'qjoi 

33.  B  :  U.1."'.-^-  _  34.  B  :  IS-Jv  —  35.  B  =  o^S^3.  _  3C.  B  oni ^s:,,^«!!».  _  3:.  B  :  P».^  Uw  "^^ 

_  38.  B:   l»u:iLa.  _  39.  Ora-  B.' —  40.  B:  ^o     —  '.1.   B:  «-»v   —  42.  B:  US::!^.   _  43.  B  :  Ui^j-  — 
44.  B:  I,-:ü>\,.  _  45.  B  :  ^o^i». 


les  hommes  qui  out  erre ;  —  il  est  descendu  les  chercher  et  il  les  a  portes 
sur  ses  6paulcs. 

Gloire  ä  toi,  Notre-Seigneur!  Tes  misericordes  sont  illimitees,  tes  gräces 
sont  inelFables,  ta  Providence  est  inaccessible;  qui  pourra  raconter  tes  pro- 
diges?  Ta  Providence,  Scigneur,  est  insigne;  c'est  pour  cela  qu'il  est  difTicile    •"• 
aux  renegats  de  croire  que  Dieu  s'cst  fait  homme  pour  les  hommes,  quo 
rinvisible  a  ete  vu  sur  la  terre  et  a  vecu  avec  les  hommes,  et,  au  sujet  du 
Corps  qui  se  corrompit  :  Le  Verbe  devint  corps  et  demeura  parmi  nous '.  A  cause 
des  infideles,  Celui  qui  donne  les  secours  demeura  avec  les  captifs;  Lui,  le 
A  f.  -9  r.  liberateur  des  captii's,  et  le  soleil  de  justice  brilla  pour  ceux  qui  elaient  assis   i« 
daiis  les  t(3nöbres.  Ajoute'  encore'-  autre  cliose  si  tu  le  veux  :  La  redemp- 
tion  de  ceux  qui  en  ont  besoin,  la  nourriture  donnee  aux  affamös,  la  lumicro 
dans  les  tenebrcs,  la  delivrance  des  captifs,  la  resurrection  des  morts,  la 
guörison  des    malades,   les  yeux  ouverts  (ä  la  lumiäre),  la  couversion  des 
ögarös,  la  rechcrche  de  ceux  (jui   sont  perdus,  la  vie  rendue  aux  morts,  la  u 
resurrection  des  defunts;  et  tous  ces  prodigcs,  c'est-ä-dire  ces  gräces,  sont 
la  pierre  d'achoppement  des  renögats  et  la  vie  des  fideles. 

1.  Joan,  X,  l'i.  —  '1.  Ou  :  «  j'iijouteiiii  encore  ». 


10 


A  r.  79  v° 


[f)5]  ERECHTIIIOS.  —  SUR  LA  NATIVITE.  175 

.jK\okj>;    |i.mjx=.    jts^^*-.»    jlooCSs  ^''wliJL    *^/   o/   .y^h.JX>l   jlS^oK^; 

^^k^Ö^CL«/      jcC^l     Ja^QJl      ykJUM     j-«VOcC^     V^olo    .""OOOI     yOOul^/     <yOOiJLO      ^/ 

^i.  .)^-^,-OQ.io  iooi  JNC^ja^  J-»:SLa_3L\o  .^t^;    jooi  J-m^j^S  )-^iJ-^^   W/ 

Oj/;    -^   «Ol   .j^^^jo    jts^;    i»,^  «Ol    jla— -^   .J-ta-/;    V^ji    jJ    ."'' j^o-^Ä^oi 
ojoio   .ovS.   ■.n»*')  ""^SO;   ^-^  o«  )<H^  .''^aL./;    >ft.iaJA  )ovS>>.  ^^5>J>.;    ).io  pojj 

/,6.  B  :  aü4Vi.  _  47.  ß  :  pta-iv  —  'i8.  B  :  Ui-I-  —  W.  A  :  tu.-  —  50.  B  :  low  ;*-»  U.  —  r,l.  B  :   tsol. 

—  52.  B  :  [a^ii  —  53.  B  ;  low-  —  5'i.  B  :  owu3.  _  55.  B  :  ^u;.»/.  _  51;.  ß  oni ^v=^^o-  —  57.  B  : 

^jÄio^.  _  .-,s.  15      i-w  |C^50  .|Cov  _  59-   B  :   Ui»/». 


Les  heretiques  demandent  encore  :  «  Comment  Dieu  illimitö  a-t-il  ete  limite 
daiis  le  sein  de  la  Vierge  ?  Comment  la  divinite  redoutable  a-t-elle  demeure 
dans  la  cliair  de  la  Vierge  sans  quo  la  Vierge  en  soulfrit?  »  Je  Icur  repoudrai  : 
«  Comment  Dieu  domeurait-il  daus  le  buissou,  et  le  l'eu  brülait  dans  le  buisson  et 

5  le  buisson  ne  se  consumait  pas  '  ?  »  L'heretique  dit  encore  :  «  Si  vous  dites  que  le 
Verbe  etait  cliair,  la  nature  lui  a  ete  chaugee?  »  Nous  lui  repondons  :  Comment 
le  fleuve  des  Egyptiens  etait-il  du  sang,  bien  que  la  nature  des  eaux  ne  füt 
pas  changee,  car  elles  etaient  du  sang  pour  les  Egyptiens  et  ils  ne  pouvaient 
pas  en  boire,  mais  elles  etaient  pour  les  llebreux  selon  leur  nature.  De  meine, 

10  le  soleil  s'obscurcit  trois  jours  et  trois  nuits  pour  les  Egyptiens  et  il  cclairait 
les  Hebreux  ä  son   habitude;  ä  Babel  encore,   la  fournaise  etait  un  paradis 
d'Eden  pour  les  enfants  et  une  flamme  brülante  pour  les  Babylunieiis ;  et  ainsi 
beaucoup  (d'autres  comparaisons)  innombrables.  Car*  iorsque  nous  parlons  de  ■>  \{,:'.,v 
Dieu,  ö  heretique,   ne  dis  pas  :  «  Comment  (cela  peut-il  avoir  Heu)?  »  C'est 

15   en  effet  une  grande  audace  et  un  sujet  de  crainte  qu'un  liomme  dise  :  «  Gom- 

1.  Th6odote  d'Ancyre  df^veloppe  aussi  cette  comparaison,  P.  G..  t.  LXXVII,  1372.  Nesloriu.'!  la 
reprend,  Le  livre  dHeraclide,  trad.,  Paris,  1910,  p.  138,  l'il,  ainsi  quu  les  suivautes  (caux  du  Nil,  vergc 
deMoise),  ibid.,  p.  14-16. 

PATR.   OR.   —   T.    XIII.   —  F.    2.  12 


Aful.SOr" 


176  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITRS.  [66] 

Jooi  ""^ooi-  yntvnN  Uio  )».  ^.  )jl3  ''^^/  Jooj  )lS.'^:»o.s  )oo)»  ^^bo 
^ojot/j    oit_^a-    ''^^/    -U^-?    vO«H-t^Q-^    '^^^    Uq^»    «V^a—    *"  ^/ 

.lo«    Jl.,vi',..    '"''öio^  jloVow    .loci    Jj^fcoo;    j^ioo  .loo«    )-;Vio    jloVou    .locx 

Iv-po  jjiio  '■'•^^/  .)ooi  v^i/  )jA-  jj^L./  .1^:^::^^  ;>a^>^^?  «hjU  "'^/ 

K-ai.-»  v.o^«.a>  '''^a-/  Jooi  K1-j  ^^icui  ^  jJLiio  ''^^ru/  .ooot  ''''a-iw*. 
v».ju3s4  oi^«*J  '''^/  .oooi  ^jJA^too  JLa-s  o— t-/j  öuVoji  '\^/  -^^^ 
s^\lxl  .y^  ^.  f>'m\  w^ö,^ii.  v-^aj  jl/  Jooi  jooj  »-^isai  ^  ""'j-Ji^o»  ^=>'=i-^ 
)^  »^^^Z  Jv^^il!  W^  jJiC^o)^  «■•^/  .^001,0^  ^^  ^^io 
)pot.i  *  jjLiKs  «oiaS^  )J^-^  )-^«^  '''\^-/  .y^N  -.  ..too  ]1  )JL*3;  jJöfcs^ 
j)o^  jl  ^^«^  N/  jJl;  ooi  jjin-/  .^'JJLJ/   «Jl5    K*^  )oÖ5.  '''\a-/   ..oJuK*/ 

GO.   B  ••  rffl-  —  61.  B  :   ^l^^.  —  62.  B  '  |lA«/o.  —  G3.   B  i   Ua^r  —  «.  B  :   oo^..  —  05.  B  :  wös^^v 
_  66.  B  aik-Li.  _  67.  OiD.  B.  _  08.  B  : 


10 


mont?  »  lorsqu'il  entend  (parier)  de  Dien.  Car  Dieu  est  Cclui  ä  qui  lout  est 
facile  et  sa  uature  est  :  que  (tout)  ce  qu'il  veut  soit.  Si  donc  tu  veux  faire  des 
recherches  sur  Dieu,  parle-moi  d'abord  de  ses  oeuvres  :  comraent  tout  a  ete 
tir6  du  neant,  et  comrnent  tout  ce  qui  a  6t6  fait  a  ötö  fait  par  la  parole ;  com- 
ment  une  mächoire  aride  donnait  de  l'eau  ä  Samson ;  comrnent  la  verge  de  s 
Moisc  a  devorc  les  vcrges  des  magiciens;  commcnt  le  bAton  d'Aaron  a  pro- 
duit  des  feiiilles  et  a  fait  des  amandes;  comment  la  pierre  du  desert,  lors- 
qu'elle  etait  placee  sur  la  terre,  laissait  couler  des  fleuves  et,  lorsqu'elle  etait 
portöe,  eile  renferniait  les  fleuves  en  eile;  comment  l'Anesse  de  Balaam  a 
parle,  comment  la  mer  a  ötc  divisee;  comment  les  eaux  am^res  ont  (5t6  adou-  lo 
cies;  commenl  la  manne  tombait  du  ciel ;  comment  la  caille  montait;  com- 
ment les  murs  d(^  Jericho  ctaient  delruits  par  la  voix;  common!  le  torrent 
d'lilisee  devint  subitemcnt  des  citcrnos  d'eau.  Mais  ses  oeuvres  t'embarras- 
sent  peut-6tre,  je  t'interrogerai  donc  sur  Icur  createur  :  Comment  la  Viergc 
a  congu  sans  hemme;  comment  eile  a  enfantö  et  les  signes  de  sa  virginit6  is 
naturelle  n'ont  pas  6td  ddtruits;  comment  la  mer  lumullueuse  aux  tlots 
•Afui.sor.  agitös  fut  apais6e  *  d'un  signe;  comment  Dieu  (vint)  parmi  les  hommes;  com- 


[67]  ERECHTHIOS.  —  SUR  LA  NATIVITE.  177 

)  >oo  °>   >n'°i  et)  ]J)   •.j.^.ao   jj;    jK^^oV   jipo;!    Vl^   .jocx   jJl  |.°>...f>j;   )  m « n  -> 

•:>^Jü/   I^KIaj^   JL^^; 

.K»i  vr^^  r^  tjtJi^cC^Ki  iai.  ^«^  "^^^Z  J^'-^j^a;  j^t^  ^jo^n  ^ 

.£L^^  00,0  "^^^p^iu^  Id^  )i  .|j-sK:bo  jJ;  ^^[^a^  sjiaio/;  Jj/  )jJ  jjLboo 
^^\i-^  >  « I  VI  »ot^  JJOI  ^■''^iN.^v.io  .  ^'^»iN>n'^  vn-ot^^  jJ  joC^jJj  )o^  tsj^^  •' T^ 
.jju.'^  )J»^0  ^;Ö(.£DO  .''jjLaö^  I^x^-Sit  .  .gyXvi;  ^/  ■>  LoW  VlV>  '  ^/o 
^'^jLm  ^j-pv)o  -«.cq^KjlmIo  )|J:^^^i  '^jxaö^  ^ch^/;  JKJLoxj»  ^-iL.MO 
ti^  jooio  >OJl^1/;  .1^1  )ow^  ^^;  )1S.^«.:>0  jot^o  .-)-.poo  [ .. »» V>o  )v^  ^^ 
^•^s-^s^  ^-j  .>"^/  .|Kju.t.Ä  jl^oK^  ''^i-io  ^  |p>\ ^^qjl  |I;  •.''^jjü/ 
wJls;  |JLk<  o<ju.^t-5o  .)  1 1  •«'  I,  't;  jjLo^o^o  |jLm  ^^n^.:m  .>&fl*  001;  y^l  It^«; 
t.-3  >£/o  )o(^  MO|o^s^/  001  f^  '^oo(o  .)K-fc^<^  ^:m  V^kXD  .,  -I « tm  \.xjI 
)  t  »  Vi  <>oo  )^'>w,<  0001;   v^öi  -'^^  q^o^^jl/   U'r^l'^  U\-^l  V'*-^  <^  ■'   l-*^l 

69.   B  :    KUv  _   70.  B  :  U^.  —  71.    B  :   "^'Iä^-    —   72.  B  :   ^JU|>5^-yJ    U    ^tyioC^l    toC^Hv   —    73.  B  : 

^»1-Ä.OV-M    poJ^^.  —  74.  B  :    «3/.  _   75.  B  :    ^Coo:;^.  __  71;.  B  :   ^INrao^.  —  77.  B  :  ,x.iP-mo-  _  78.  B  i 

U.'J=-  t:  :  V»j;3  «s;.  _  79.  B  »»»t-M-  _  80.  B  :  |«i".ii^  (?)  —  a.  Ici  coimuence  la  citaliun  du  ins.  add. 
12154  (Cj,  lol.   12  r- 


ment  Celui  qui  suspendit  la  terre  sur  le  neant  etait  suspendu  sur  le  bois  de 
la  croix ;  avec  des  prodiges  sans  fin  que  la  bouche  des  hommes  ne  sufiit  pas  ä 
raconter '. 

Arrive  ä  la  passion  :  Comment  la  vie  (ful-ello)  parmi  les  niorts?  Corament 

5  put-il  sortir  du  tombeau  pendant  que  les  sceaux  de  la  porte  subsistaient;  com- 
ment entra-t-il  pres  de  ses  disciples  lorsque  les  portes  etaient  ferinees?  Mais 
pourquoi  me  fatigucr  ä  explorer  la  mer  qui  ne  peut  etre  scrutee?  Va  pres  de 
Gabriel  et  il  t'enseignera  qu'il  n'ij  a  rien  qu'il  ne  sott  facile  d  Dicu  de  faire'. 
C'est  pourquoi,  nous  eroyons  et  nous  parlons  selon  Tenseignement  des  bien- 

0  heureux  apötres  et  le  temoignage  des  saints  Livres,  et  nous  marchons  sur  les 
traces  des  trois  cent  dix-huit  bienheureux  Peres,  et  nous  proclamons  un  Fils 
et  Christ  et  Seigneur;  et  üieu;  Verbe  de  Dieu  le  Pere,  qui  jirlt  un  corps,  et 
devint  homme  sans  changement,  de  Marie,  vierge  sainte.  II  prit  un  eorps  parce 
qu'il  le  voulut  comme  il  le  sait,  pour  la  vie  et  le  salut  des  hommes.  II  endura 

5  par  sa  volonte  les  passions  des  hommes,  ä  Texceptioii  du  peche.  Le  meine  est 
Diou  et  aussi  homme;  car  ceux  qui  ont  ete  les  spectateurs  et  les  serviteurs 

1.  Raisonnement  analogue  chez  Theodoi-e  de  Mopsueste,  P.  0.,  IX,  p.  6r)l-().')7.  —  2.  Luc,  1,  :{7. 


♦  Af.SOV 


178  II.  -  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [681 

vooua^o-^  ^   o^Xa/  U:i^  ^Vl  ^'jl   ^/o  .oot  p  ooto  ^  jJ|  J^^i^^; 

..(lij;   )lV--^  .^11   j-io^  v?«^^<"  >'»-°  )-*/   ^?  Jlsioo  jo^^   )-».*— 

.^■'^Jioa-j  jjiäJi^io  ^V^/;  ^l  Q^  -o«  ^a  ooio  .,—  ))/  •pV-'/o  Ij»— / 
-.-^f.-.p  jjL^'Stv^  joCSs  jJ/  .)jl:>oN*.v>  ^'')jj/  ,-=^  V-i«^  )jl^oN»v>  )oi:^; 
..^  «\^/?    |o^-^   -^V'»^/?    ^/  .JäI^^oa    jJ;    )JL^\*V^    '^Uj/    ^^  jooi 

^^1-, /  .-oioK-,|   ooi  p  OOIO  ,N-)i-v*o  K-UioSjiio  )vä:s  jooi;   '^"^j^Xioo 

i_3    )oo(;   ^^    ^;    IV-OQ^  .»—    ^    oot    ^-;    ^''i^^Oo    )-.^*—    .)V-»Q-=    ^/    lo 

^Vio/j    _y-/    .-oi^    vSJ)/    '^Ui/    i-s    ^"^'^j    Joo!    jJ  .^;    )la^;    -otoS^ 

81.  B  :  Us;.  C  :  US/o.  —  82.  BC  :  IjCv^^soi.  _  83.  B  :  pDoa^,-  —  8'i.  B :  jSv  —  b.  Ici  fniit  la  premi(^re 
citation  du  ms.  C.  _  85.  B  :  ItjU«.  _  sr,.  B  :  U.';=o.  _  87.  B  om.  ^;^l^  ^l  -88.  B  :  |c!^».  _  89.  B  : 
Uh-.»*-  —  yo.  B  :  Ui;».  —  91.  B  :  ^;  "^jao.  —  '.12.  OlU-  B. 


du  Verbe  ne  nuus  ont  pas  laissö  la  traditioii  d'un  autre  et  un  autre,  mais  uu 
et  le  meme.  Les  bienheurcux  Peres  ne  nous  ont  pas  non  plus  transmis  deux 
Af.  8ov°.  natures ;  *  dans  les  Livres  divins  aussi  nous  ne  trouvons  ou  aucuii  endroil 
«  deux  natures'  »,  mais  uu  Fils  unique,  Dieu  le  Verbe,  qui  est  nö  du  Pere 
avant  tous  les  siöcles,  et,  ä  la  flu  des  temps,  commc  l'a  dit  le  bienheureux 
Paul  :  qitand  arriva  la  plenitude  des  temps,  Dieu  envotja  son  Fils,  et  il  fut  dune 
femme-;  et  Tinvisible  est  devenu  visible  ä  cause  de  nous  pour  nous  sauver 
non  pas  un  autre  et  un  autre,  mais  uu  et  le  meme;  non,  comme  le  disent  les 
docteurs  d'aujourd'hui,  que  Dieu  complet  habita  dans  Thomme  complet  ^ ;  mais 
Dieu  complet,  par  sa  volontö,  devint  homme  complet  sans  changement,  commc  i"' 
nous  le  disons  :  Dieu  qui  prit  un  corps,  et  Verbe  qui  devint  diair  complöte- 
ment  et  veritablement.  Le  memo  est  Fils  unique  et  premier-ne  :  Fils  unique 
parce  qu'il  est  un  (provenani)  d'un;  Premier-ne  parce  qu'il  devint  lioniiue 
comme  nous  ä  notre  raaniere,  et  qu'il  fut  noramö  frere  de  beaucoup,  lorsqu'il 

1.  L'auteur  nous  donuu  bicii  ici  le  concepl  monopliysite,  sans  aucunc  e.xplicalion  pliilosopliique 
du  mol  nature.  Pour  la  Iradilion  sur  les  deux  natures,  voir  la  thfese  XI  du  Irailö  De  verbo  incarnato 
du  Cardinal  rranzelin,  l'rali,  1893,  ed.  quarta,  p.  87.  Nomine  caruis  Christi  lam  Svriplurac  quam 
Patres  integrum  humuna/n  nuturam  designanl.  —  2.  Gal.,  iv,  4.  —  3.  C'esl  la  reactiun  cünlre  cotto 
formule  qui  a  produit  les  eulychiens  et  les  monophysiles.  I 


[60]  ERECIITHIOS.  —  SUR  TA  NATIVITE.  179 

^iO;    ),^0    JLl^w^O    ."^)-Ilj/     t-i    JOOI    Jo».^     OU-OLS    «Oiots-,/     ^fc^   ^    .'''')ooi 

.''^.w^.lsj  ou-M  :>  yOOtJLiuuX;  .» 1 «  m  ou-»^«^  yootljuxio  .yoouLOi  j-^'^j^  - 
^   ^^N^  >/«<•»    .  VI  .  n  IQ        )->^    ot^-«.ioj    yOjöC^;    .^^olIo    ogu^^j^     ''Jä-tusj^o 

^|ji— /;  )^^  V-^  '|ooi  )^  .oiKvi .  n^  joCS^  ^  ^^t-?  )-*— ?  )-iQ-»o«V-s  ot,i>o 
JJ;  1-^;  -.oC^j  oö(  Its^  |J/  .|iCio>o  joC^  )-.^-^—  'ooi  .-y.^iN..^  >a:^>A/ 
jIoJL^euoi  oi\  i'nviN    .  i .  v>?ts.^  "^  jJo   '  ^oto^l    )oi\jJ   .  ■«.qX^   o^lo  ''noq^o 

9S.  B  U»a"  UV-/-  —  '.l'i.  B  :  p.  —  r,-,  B  :  lot^  uwoIK-N.  —  9fi.  B  :  Ivi.nnnUv  —  'J7.  B  :  ^3^>iyo■  — 
98.  B  :  Up.  _  99.  B  :  Uli-  —  100.  B  :  o.w  vCVai./-  —  I.  B  :  pCPTi.fi*>'  _  o  B  .  .jX-,.  _  :(.  ß  :  i^-  — 
4.  B  :  \i-;^l^-  —  ,-,.  B  :  ow.  _  «.  B  :  l^ojo.  —  7.  B  \sl.  _  c.  Le  ms.  C  rocommence  ici,  l'ol.  12  v".  — 
8.  B  :  opL;  ^«O. 


vecut  avec  beaucoup  et  qu'il  prit,  lui,  notre  ressemblaiicc.  Ce  n'est  pas  qii'il 
«  s'adjoigiiit  riiomme  »,  comme  le  disent  les  heretiques  d'aujourd'lmi,  mais 
lorsqu'il  deviiit  homme  en  verite,  il  ne  fut  rieii  change  ä  ce  qu'il  etait,  car 
etaut  Dieu  par  sa  nature,   il  devint  homme,  et  il  endura,  d'une  vierge,  la 

5  conception  et  la  naissance,  afin  de  faire  renaitre  sous  uiie  autre  forme  ceux 
*qui  etaient  nes  dans  l'ordre  de  leur  nature;  et  il  eudura  leurs  douleurs  par  sa  » Af.si  r 
volonte,  afin,  par  sa  passion,  de  rendre  vaines  leurs  passions;  il  accepta  la 
croix  par   sa  volonte,  afin  de  vivifier  et  de  ressusciter  ceux  qui  etaient  inorts; 
il  fut  soumis  ä  la  mort,  afin  de  vivifier  par  sa  mort  ceux  qui  etaient  soumis  ä 

10  la  mort;  et,  lorsque  la  mort  crut  l'avoir  frappe,  c'est  eile  qui  fut  frappee 
par  la  descente  de  Dieu  pres  d'elle;  aussi  nous  ne  craignons  pas  (la  mort), 
gräce  au  gage  de  vie  que  Dieu  nous  a  donne  par  sa  resurrection;  car 
ce  n'est  pas  le  corps  dun  autre  que  ce  Fils  unique  Dieu  le  Verbc  a  livre 
pour  nous,   mais   son   propre  Corps;   il   a  olTert   pour  nous  unc  liostie  sans 

ij  tache  ä  Dieu  son  I^ere.  Et  nous  ne  consentons  pas  ä  accepter  une  autre  foi 
que  Celle  ecrite  par  nos  saints  Peres,  laquelle  proclame  que  «  un  est  le  Sei- 
gneur  Jesus-Christ,  unique  Fils  de  Dieu,  par  qui  tout  fut  cree,  qui  est  con- 
substantiel  ä  son  Pere  » ;  nous  n'y  changeons  rien  et  nous  n'y  ajoutons  ricn, 


180  II.  -  TP.XTES  MONOPHYSITES.  [70] 

)  <•>  o>•«^  ..",^ju,  ^o'^v^  jJo  .''^^^  '^'^^  ^■«■°>N  ..t>n  )Jo  -'-cxci^/; 
'^p>ö/j  ^''^o:^  '\H^  ^--ioV->-iöo  .)K-oi:Sxo  )t)s..\vi>v>  )lajL2i>.ioii.  V-^ -« 
qAo  .001  )^vi»  ^  vpo?  «V^?  ^/?  ^^i>o\o  .)oj:Ss»  )-,-a-J.  Ujis  ^Vl 
jtwajJti  oi^b.,   joCSs;   J^i  j-H^—  Od   ^-;  ^;ai6o  .)o^l    "j)o-,-io  ^ 


l)  fol.  38 


U.   —  A.   Fragments  compiles   pah  les  monuphvsites  (I  ä  X). 

.a5cd.naj3  Jajacd  .  r£liAcu^r^:\ 

..|jLäL_a_s   ^   -»äIs   |)o  •)— »>^  °ö\  ^00  ^J  ^«Xi   Iqjüo  '^.^do)  yj 

9.  BC  :  uoia=ll  U"«>ot=  loi*-  —  10.  B  :  ^IaS-N«».».  _  d.  C  .-  »po».  Id  finil  lü  ilinixie^me  citation  du  nia- 
nusciit  t.  —  11.  HC  :  ^.Swa^.  _  12.  B  :  ,ioo;»«o.  —  13.  BC  :  ^^»N  ^i  ^ooC^a^-  —  li.  B:  ».it». 
_  15.  B  oni \iM\y>.  —  1.  .Vdd.  12155  (ü),  fol.  37  V  b. 


10 


car  eile  sufTit  poiir  rcnscigncment  intögre  et  diviu  et  nous  anathematisons 
quiconque  dit  dcux  naturcs  au  Fils  de  Dieu  et  quiconque  dit  quo  Ic  corps  de 
Notre-Seigneur  vient  du  ciel  et  qu'il  n'a  pas  pris  corps  de  Marie;  et  nous 
confessous  qu'un  est  Fuuique  Fils  de  Dieu.  A  lui  gloire  daus  les  siecles 
des   siöcles.   Amen.  ^i 

Fiii  du  discours  d'ErccItthius  sur  la  yaüvite. 


1.  —  DAlexandhe  de   Mabboug.   De  l\  (i.ettiu:)  ecrite  par  lui 
A  Jean   d'Antiociie  contre  Gyrille'. 

Si  donc  l'Egyptien  demeure  dans  les  mömes  (sentiments),  s'il  ne  desavoue 
pas  les  chapitres  (anathematismes);  s'il  nc  confossc  pasque  le  Christ,  j^i  partir  10 
1)  fui.  38.  du  momont  oü  la  Sainlc  Vierge  re^ut  rAnnoncialiou    de  Tange,  est  Dieu  et 

1.  Voir  Ic  latin  dans  Lupus,  Ad  Ephcsinum  conciliiim  rarinnim  I'a/nim  epislolae,  Louvain,  1G82, 

eh.  cxxxvi,  n"  22'i,  p.  281,  011  Mansi.  t.  V  c(  Migiie,  P.  G.,  t.  LXXXIV.  L'accord  du  s.vriaciuc  avec  le 

I 
laiin  montre  ([uc;  cu  dcrulcr  est  autlienli(iue  et  fldolc.  | 


[71]  1-2.  —  CITATIONS  D'ALEXANDRE  ET  DE  DOROTHEE.  181 

«po  OOI  p  OOI  ^;   QJOi  .»-OMO  ^oi»_s/j   oi^ij    ^Jio;   ooi   )ÜUJ  ^'J^^.^s.io  )ju/j 
yr\  nol   jl^^oC^  )^.^s.io  jofcSs   ^  :)laJü)o  ^o;j   of^-so  :oilooC^  ^^!!i>^^.io  t-.ojj 

3   K-  i-JI  >.\  -nv^  JJ  •.).,m>^^>o  j'f^o  )->'po  ,_M  oöio  ^^^JSoo  jjüLS  voot.'Vl  :).:>ci\qjl 

.oi-^eL^   ^  tw/   llosloA  It^  Jio  .N-.).,^^..Sl^  jJo 

ni\_3  ^-^  rpfv%*y>rt1 -^  ^oT^  x^r^  rsfijlä  ^n^T\  .rd&i^n 

.rsf^cu-XM 

10   jjioij   oöi^    .'l-ioooi»;    )oi  n  m  °>/   ooi   .'voj^    )»"^*->^  l-^'^-'?   ^'^^-^^««  ooa-^xoo 
jou^jJ    fS    qAo    :|i'tJu3   oAo    .   .\  i'nvi;   q_q—  jN^^j   )^..*iwiK-s   y^.i/ 

1.  Add.  12155,  fol.  53  r  b.  . 


homme,  le  meme  :  (ä  la  fois)  Fils  de  Dieu  ä  cause  de  sa  natura  de  Dieu  le 
Verbe  et  iils  de  l'honime  ä  cause  de  la  nature  qui  est  de  la  semence 
d'Abraham  et  de  David;  c'est-ä-dire  que  le  meme  est  le  seigneur  de  David 
ä  cause  de  sa  divinite  et  le  fils  de  David  par  l'humanite ;  Dieu  le  Verbe 
5  ressuscitant  le  temple  de  chez  les  morts,  selon  la  parole  de  Notre-Seigneur 
le  Christ;  et  que,  jusque  dans  les  siöcles  sans  fin,  deux  natures  sont  connues 
dans  ce  seigneur  unique  et  fds  Christ  sans  confusion  et  sans  division;  (s'il  ne 
dit  pas  cela),  nous  n'avons  aucune  commuuion  avec  lui. 

II.    — -    DonOTHEE    TEM01G>E,     DANS    L\    LETTRE    A    l'eMPERELR    MaHCIEN, 

10  QUE  Leon,   dans  sa  lettre,   dit  deux  natures  apres  l'union. 

La  lettre  donc  du  pur  homme  Leon,  qui  est  evöque  de  Rome,  —  (adressee) 

ä  celui  que  certains  maintenant  ont  fait  mine  d'adopter  avec  un  esprit  trom- 

peur  et  non  en  verite,  non  en  etant  soumis  ä  Dieu,mais  au  pouvoir  seulement, 

—  semble  confirmer  notre  opinion  en  disant  deux  natures  completes  dans  le 

15  Christ  apres  l'union. 


10 


182  II.  —  T[:XTES  MONOPHYSITES.  [72] 

^:m;   o6(  .vjon  1  0  n,  vi;   ))SuLtpo;    )°i  n  nn  »°>/   )ooi   ^o(obv_/    .^xDo)I;o;   )joi 
.v£Do_.;a.^,jaj   ^b.    >fi°ii  I;   o6i    )  ^  »n   ..  \    vv.\.iLj    jJ;   )-.>om'>JJ  ^J  /   ot><=vi 
).3o  nen  «g^/    via—o/    IclX;   jlv^x)^   vfo^^^o-o    )-».  ■.,..n   o|Jb^   joi-^N.:^;   )jou^ 

jojSs  1,^^-;  V^/j   <^-^\  K-l— ^o  jJ^fi^   ^V— /;  .ojl^X^oo  oii  Wiö/o  J^j 

vOOi-.Vi   OOI  .yoouio  ^  ..\  •>   ^oiqJ^-^i.   .yoouio   t  ..N  "v  '^  OOI   .yoouio   ^ ...N a 
...tOlQ^S^    Jt-"^/    v°^*-*''''   ^"-^   •Ir— ^/    \?°*^'^   •)»— ^/    vOOUVK-3    oot    -jt-«^/ 

1.  Add.  1'J155,  fol.  161  %■". 


Ce  Dorothee  otait  evequc  de  la  ville  de  Marcien ;  il  alla  spontanement  en 
exil  pour  nc  pas  adherer  ä  la  condainnation  portee  coutre  Nestorius.  Cvrille 
en  fait  mention  daus  sa  lettre  ä  Acace,  eveque  de  Melitene,  dont  le  common- 
cement  est  :  Ceux  qui  sont  tres  aßigeset  qiti  ont  le  cceiir  accable  de  soucis  ',  et 
il  y  dit  de  lui  qu'il  anathömatisa  dans  l'eglise  clairement  celiii  qui  dit  quo  5 
Marie  est  Mere  de  Dieu,  et  il  fut  refu  par  Nestorius. 

111. P.\ROLES    DONT    SE    SERVENT    LES    HERETIQUES    AU    SU.IET 

DES    NATURES    DONT    EST    (fORMe)    LE    GuRIST. 

Deux  eil  lui.  II  est  en  deux.  II  est  deux.  Dcux  sur  lui.  Chacune  d'ellcs  est 
en  lui.  11  est  chacune  d'clles.  11  est  en  cliacune  d'elles.  Sur  lui  est  cliacune   lo 
d'ellcs.  liest  les  deux  en  möme  temps.  II  est  dans  les  deux  en  memc  temps. 
Les  deux  en  mi^me  temps  en  lui.  Les  deux  en  meme  temps  sur  lui 

1.  Dans  le  grec  (od.  Aiibcrt,  I.  V,  2,  p.  Vi)  cetlc  lelli'c  est  adressuo  a  Acaco  de  B6roe  et  non  a  Acace 
de  M61it6ne,  comme  l'a  öcrit  le  scribo  jacobile.  Dans  iine  lettre  ii  Alexandre  de  Mabboug  (Lupus, 
eh.  cxxxvn,  n°  225,  p.  28.1),  Dorothße  proteste  d'ailleur.s  conlre  les  accusations  portees  conlro  liii. 
Dans  deux  autres  lettres  (Ibid.,  eh.  xlvi  et  i.xxviii,  n°'  134  et  16G)  il  montrc  que  toule  la  querolle  roule 
sur  II  unc  naiuro  »  ou  «  deux  natures  »  :  Bon  adversaire,  contro  lequel  il  argumcnlc,  est  un  mono- 
physlte  (Si  enim,  sirut  putnt,  unn  niilura  esl);  pour  lui,  il  scra  toujours  dipliysilo  (.\eqiie  enini  r/iiiesci- 
miis  nnquam  liicerc  iliias  naiiiras  in  Filio).  Dorolh6e  est  d'ailleurs  partisan  de  l'accord  avec  ses  adver- 
saires,  pourvu  quils  confessont  deux  natures  du  Christ  non  confundues  tut  duae  naiuroe  Pomini 
Christi  incon/iisap  per  confessionem  dicantur);  il  ne  veut  plus  voir  porsonnc  nicr  qu'il  subsiste  deux 
natures  non  confondues  (nct/tie  aüiini  diirit;  inconfiisas  Cliristi  natiirns  liegent). 


I 


[73J  4.  —  SAINT  LEON  ET  DTODORE.  183 

.)...  .  »Vi    yOOUL^«    ^-«.^Ol 

jJo  '_y^o/   ^-ioo  ^Q-=>/   ^io  ^h^l   voogtio   ^.^^^o  ^_io  .^-Vi.;  .^Vl  ^io 
J^^o  jjLÄj  ^-1^-./   JJo     J»-.^©   )j|-2J  \^   Y-»'^/  -y^^h  /<»-=>/    >-J^/ 

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)lo>  »  i/;    >-^;o   ^jJo  w>.fiQjl/o   ^oi,o  ^s^-^so  t^^i*!/;   <^6(  •t'J.Xw^Jti   ^cooiof^)« 
^oi_.ts-./    K^|-^^   .^.:»Of_i;o    ))L;o    )oi«-i;o   .  '\.'M;    t-^-«v    ^^   -öl   •••vojJ; 

^*'   ^  ^^o  wk^oUo  .•)  I  .  mivT^  )-3>->o  :wwi_3l^j   JLsJLm  ^j   ^öi  .^cDoiOf->ii 

.jlooC^;  .y^o(  )_ieu 

1.  Add.  12155,  fol.  255. 


Paroles  doiit  se  servent  les  orthodoxes  au  snjet  des  natures  doiit  est  [forme) 
Je  Christ. 

De  deux  (e  duo)\  De  deux  (duorum).  :  Tu  es  de  chacun  d'eux  :  de  ton 
pere  et  de  ta  mere,  et  tu  n'es  pas  ton  pere  et  ta  mere.  Tu  es  de  Väme  et  du 
5  Corps,  et  tu  n'es  pas  l'äme  et  le  corps. 

IV.    COMPARAISON    DES    PAROLES     BLASPHEMATRICES     DE     LeoN    ET    DE    DiODORE 

LES  iMPiEs.   Les  voici   : 

De  Diodore  Vimpic  :  Naitre,  avoir  faim,  avoir  seif,  etre  tente,  etrc  fatigue 
et  dormir,  est  de  riuimanite. 
10         De  Leon  :  Esurire,  sitire,  lassescere  atque  dormire,  evidenter  humanum 
est. 

De  Diodore  :  Etreloue  par  les  anges ;  vaincre  letentateur;  nourrir(la  mul- 
titude)  et  marcher  sur  la  mer,  est  de  la  divinitc. 

De  Leon  :  Sed  quinque  panibus  quinque  millia  hominum  satiare,  et  largiri 

1.  Dioscore  a  dit  a  Glialc^doine  :  .I'acceple  «  de  deux  natures  »  niais  je  n'acceptc  pas  «  deux  natures  ». 
Pour  lui,  en  effet,  les  deux  natures  s'unifiaienl  en  «  une  nattire  du  Verbe  incarnöe  »,  sans  raölange 
cependant,  disait-il,  ni  confusion.  II  y  avait  «  une  u  nature,  l'oruiee  "  de  deux  ».  Sur  ces  locutions, 
cf.  Franzelin,  loc.  cit.,  p.  173,  note  I. 


10 


184  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITES.  [74] 

^;  v^oi  .oi^ts^l  ^.^v-»;  ^>_>X!^  »opuolS>,>o  m  ).a^/«   ^-^c  oöio   o^floo^o^^M 

..  .I.V)  ''^^«x^j  ^.«Läöa^  )-^>^V/;  |N-Ocu\o   :t.^x\   )1    ipJ^  ^^^.M? 

jjfUxxSLS  ^^.lOocLi   1-^^^)/;    jljo  1  o  ^^oo  ...«oia^uJjf   ^öio  .^..1^^;  oöi  ).bA^'^ 

^  -  "'   jLo;   ;a.w^»w3 
m6(0  ..oolo  •>jK.A2LMi;   t-^x^i/o    k2L^;;/o    ;iK.tf/;    ^^   s^öio   •:>vXDoio,^M 

.^jum  t^  wk^/o  Uli  V^/!  °'^  )-L-^;  öu»]^/  jl   >>iv» 
ouuu  ^Jbo  ',  '»N  oA;   .V^/    );oi;  OÖI  >&tJ  .^oeLMl  |,»^»^  f^'^;  ^Vl  jJüLa 


Samaritanae  aquam  vivam,  supra  dorsum  maris  ambulare,  et  elationes  fluc- 
tuum  consternere,  sine  ambiguitate  divinum  est. 

De  Diodo7-e  :  La  (parole)  :  Oii  avcz-vous  litis  Lazarc?  est  de  nous;  mais  crier  : 
Lazare,  viens  dehors!  et  (ressusciter)  celui  qui  6tait  mort  depuis  quatre  jours  est 
au-dessus  de  nous.  5 

De  Leon  :  Non  ejusdem  natura«  est,  flere  miserationis  affectu  amicum  mor- 
tuum,  et  eumdem,  remoto  quatriduanae  aggere  sopulturae,  ad  vocis  imperium 
excitare  redivivum. 

De  Diodore  :  SoufTrir,  etre  crucifie,  et  etre  enseveli,  appartient  ä  Tenve- 
loppe.  Et  encore  :  mais  6tre  röconfortö,  ressusciter  et  monter  au  ciel,  appar-   w 
ticnt  ä  ce  qui  est  cach6. 

Et  Leondit  :  In  ligno  penderc,  aut  clavis  transfixum  esse,  et  dire  :  Monpere 
est  plus  fjrand  que  moi,  n'cst  pas  de  la  naturc  qui  a  dit  :  Mori  pere  et  moi  nous 
sommes  un.  [Le  texte  de  saint  Leon  porte  equivalemment  :  Ita  non  ejusdem 
naturae  est  dicere  :  Ego  et  Pater  unum  sumus ;  et  dicorc  :  Pater  major  me  est.]   15 

Et  si  quclqu'un  dit  que  le  concile  de  Ciialc(5doinc  a  dit  Thypostase  et  la 
personnc,  et  a  deüni  que  les  deux  natures  sont  reunies  dans  un  Ciirist;  celui 
qui  dit  cela  saura  que  (le  concile)  n"a  pas  fait  cela  en  dehors  de  la  tlieorie 
de    Theodore;    cav    Theodore    a   dit  que   les    deux    natures    dans    lunion 


10 


[75]  4.  —  SAINT  LEON  ET  DIODORE.  185 

'^l   l^Moxai  |la^,-M  .jLojuV-sKibo  ''^^»-:)>;   \  m  Nt ..;  ^;   )v:>o)j»a.2>o  Jldof.»^ 

)V<0  10;      |la^f-,wy^      ^£DOMo)l«      frs_.)-^l/      K.-.).-<J^^   >   .^J^Ol     ^.iwS    )oi    .|j»0QXO; 

IV^K^   f^l   .l^oa^i.    |jo,   «   n\  '>;    ^cooioua-ODo  .jji;^   K*^^    1;^^  )^o?t^!0 

5    yO^O    .^.»JÜLstoo    )^OiV^    fM-^O    |.^0OJ.i3    ^..ub^O    JJÜLS    ^^    ^....N   >    jlo    «  \  o 

♦  .  ,«   .1  •*•   •>    ^^K_d    l^y^M^    j^V^O    )t— 3    ).<wi.jkJL^    OOI    fS    O0(O    f.^    'i-po/    >  ^2Voi 

^Vl;   yOjl    1  t.  \;ö  %  >o    •.JL'poo    )v^)0    ).■■■■■«.>  V»;    jöi-^^OJt^;    -V^l    ^£Da^9Q.^^.CQj 

vCDa^9Q.^^XaJO       I  '  "  *»  \      K^;o/     )^\°\Vl     JJ     .)jOf-».jQjS-D«     vX0O1O|Ja.CDO    .>    .  I  V^ 

.|yo|jJ.^o  jjo^Aix^aLS«  yojoi^o  jjoi^  i-»-^l  U'r-^l  ^^r-^!  po)-'!  ■  «■*>*>» 
jJ  )jL>,a..s;  I ..  « tvi\  oC^  >ä>^  oO^  t^  ou^o  t^o  .t-^/  V-*»^  ^1-'^'^'^ 
.j^'^^o   l^.i'i    ^Vlo  )-><■;•  *,V)    ^Vl    p6/    jJ;o    .)>^K.;^    )jl.>^1^0oo    )ju>^^oo 

1.  «iis-joL;,  Ms. 

completent  iiiie  personne,  et,  clans  le  onziöme  discours  sur  l'incaination, 
il  a  dit  runite  de  l'liypostase  de  la  maniere  suivante  :  «  Ge  que  nous  avons 
dit  pour  montrer  la  diversite  des  natures  et  l'unit^  de  l'hypostase  sufiit '  » ; 
il    apparait  donc    clairement  par  l;'»    que   Theodore    confesse   deux  natures 

5  dans  l'unite  de  Thypostase  et  de  la  personne-,  et  le  concile  de  Chalce- 
doine  a  defini  que  la  propriete  de  chacune  des  natures  etant  conservee, 
les  natures  sont  unies  en  une  liypostase  et  une  personne.  Avant  cela  il  a 
dit  :  «  un  et  meme  Christ,  Fils,  Seigneur  unique  en  deux  natures  » ;  Nes- 
torius    dit   (aussi)   que   les    noms  de  Christ,   de   Fils   et  de   Seigneur   indi- 

10  quent  les  deux  natures.  Le  concile  de  Chalcedoine  a  confesse  que  les 
natures  ne  sont  pas  separees;  mais  Nestorius  a  dit  :  «  Dans  le  Christ  les 
natures  ne  sont  pas  s6parees,  mais  unies'.  »  Un  homme  qui  entend  cela 
pourra-t-il  dire  qu'une  chose  differente  est  dite  par  Nestorius  et  par  ceux 
de  Chalcedoine    et  par  Leon?   Car  (Nestorius)  a   parle    clairement  et  il    a 

15  reconnu  que  c'est  un  et  meme  Christ  qui  apparait  dans  la  nature  invi- 
siblc  et  (la  nature)  visible;  et  il  n'a  pas  dit  deux  Christ  et  deux  Fils  et 
Seigneurs  ' ;  et  le  concile  de  Chalcedoine  a  dit  :    «  Un  et  le  meme  Christ, 

1.  V'oir  vine  parlie  ile  ce  texte  dans  E.  S;u-haii,  Tlw.odori  Mtipsiicslrtii  fragniriita  sijriura,  Li'ipzig, 
1869,.  texte,  p.  90.  trad.,  p.  4'J-5o.  Gl'.  Migne,  P.  G.,  t.  LXVI,  col.  'J.S:i-'i.  —  2.  D'apres  Ms'  Sclier, 
la  Iraduction  syriaque  de  son  trailö  sur  rincarnation  porte  ;  une  persoune,  une  hypostase  et  deux 
natures.  Cf.  Comples  rendus  de  l'Acndfmie  des  Inscriptions  et  BeUcs-Leltres,  avril  1909,  p.  :ioö-307. 
Cf.  Theodorus  bar  Küni,  Liber  scholioriim.  pars  posterior,  edidit  A.  ScIier,  Paris,  1912,  p.  191.  — 
3.  La  pieee  X  le  niontre  e.xplicitenient.  —  4.  Vuir,  plus  bas,  la  pieoe  IX. 


186  II.  —  TEXTES  MONOPHYSITES.  [76] 

•  •  •  • 

•|rft'v>.»);/   ^a^3L\,>>ci  '^'»noN  po/j  ^-^oi  ^  .T^il.Ti'yiX.  nfloB'n 
♦ot-:xL.^  )oo(  ''^^S^wXl:^  .oiK.^V-~/;   .^oi  |Kjl^^  ^cD;oiJQ.aDt   j-^otV^  ^^;  y-'h. 
öu^Q-^    )ooi    f-MO  ■)Kv>'>  ..^    .°i'n  il/   vi_.v^    O^!    °°*    )....».tv>    >&qjl>    » 
OOI   .joC^;    oi'^    )-w>^.*„^   ->«i.qjl^    s^oioK^/;    V-*-^  t^l    •)  ■■ « *>^o   JV-^   öit->)-30 
OOI  •.'^<i*>\    iSw^o    f-a^l/i    o6i    .jla^^o    jJi^    .°>  oo>    t  "> «  "^?    oöi    .jlm* 
^^  .•).:ic^k^    ^e,^  ^-bo;    oöi^  o>i°>\i\  jJö  V^^^  |i  .)l^^.i:^o  ^^.k^  ^^  )eLD; 

I.  A<1(1.   12ir.5.  fol.  111  V. 


Fils,  Scigneur  iiui([uo  ca  dcux  uatures,  sans  changemcnt,  sans    confusion 
et  Sans  division.  » 

V.     ClIAPITRE     POUn     MONTRER     QUE     LE     CONCII.E     DE      ClIALCEDOINE     n'a     RIEN 

FAIT    DE    PLUS    QUE    LES    HERETIQUES     d'aVANT    1,üI,     LORSQu'iL     A    CONFESSE     UN 

FiLs  ET  UN  Christ  et  deux   natures  non  separees,   et  que,   par  Hypos- 
tase,   IL     A     ENTENDU     LA     PEUSONNE,    CE     QUI     EST    l'oPINION      DE     NeSTORIUS, 

AU  temoignage   de  Tiikodoret. 

De  Paul  (h;  Samomte.  De  ce  qu'il  a  dil  coiitrc  Mnlchinn  l'nrtlidilo.rc  '  ifU)  parJnlf 
avcc  lui  au  noni  du  saiiit  concilc  (jui  ravait  nnalhnnatisc. 

Jösus-Christ,  qui  est  de  Marie,  s'attacha  i\  la  Sagesse  (divine)  et  il  ftil  im 
avec  eile,  et  par  eile  il  Int  ImIs  et  Christ;  il  dit  en  cfTii  qu'il  est  Jösus-Clirist, 
Fils  de  Dien,  laii  (]iii  a  souHerl,  (|ui  a  endurd  les  soufllets  et  les  coups,  qui  a 
ötö  eiiscveli  et  qui  est  descendn  au  Scliöol,  Lui  qui  est  ressuscite  de  chez  les 
morts.  II  nc  faut  donc  pas  s6paier  celui  qui  ('lait  avant  les  mondcs  de  cclui 

1.  Cf.  /'.  C,  l.  X,  cul.  2'i7.  Le  pröscnt  texte  n'v  figure  pas  explicitrmonl. 


10 


10 


1(1 


[771  5.  —  NESTORIÖS  ET  CHALCEDOINE.  187 

;;K'mv>  .pö/   Uix^   rr*'^?    ♦"'■^  ^^    jiKlcQ.io  .)K.iocL.;  |1^^  i^^i/»    |jo< 

r^^q^-x^yj  ^xpjL.n  rs^Äl^Ta  t^-in^   ,'v^^yix^7\   r^^ioAlln 

jLf_3     I )[»•>■>;    .OOI     ^    OOIO     «.^     jJ/     .jjuUo     JLa^O^     j-.....«.«.^     )lo    .)1i>mO    ) .  >  .jo 

1.  Lodfs,  Nestoriunii,  Halle  a.    S.,   1900,  p.  aso.  —  2.  Loufo,  loc  eil.,  p.  3;i5. 


qiii  est  ne  ä  la  fin  des  jours.   Je  n'ai  donc  garde  de  dire  deux  Fils,  je  n'ai 
garde  de  dire  deux  Christs. 

De  Nestorius.  Du  disrours  tntltiili'  :  Lc  rui/aiime  du  ciel  est  scinblabln  ä  uu  roi 
qui  a  fuit  un  /rstin  d  son  /i!s  ' ,  et  sur  l'incamation  divltte. 

5  Car  nous  ue  connaissons  pas  deux  Christs,  ou  deux  Fils  ou  Seigneurs,  ni 
un  Fils  uiiique  premicr  et  (un  autre)  nouveau;  ni  un  Clirist  premier  et  (un 
autre)  second,  mais  un  et  lc  meme  qui  apparait  dans  la  nature  erüee  et  in- 
creee. 

Du  uieme,  du  discours  t/oiil  Je  rominencei)iei)t  est  :  Tous  les  voiurs  (jiie  le  zclc 
10   envers  Dien  posskle. 

J'ai  dit  Fils  et  j'ai  confesse  en  un  mot  les  deux  choses  :  et  la  nature  crece 
et  la  nature  increee.  Identique  est  la  puissance  de  la  cliair  de  Notre-Seigneur 
et  de  sa  divinite.  Identique  est  l'adoration  de  celui  qui  apparait  et  de  celui  qui 
n'apparait  pas. 

1.  Matlh.,  xxu,  2. 


188  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [78] 

\jI    oixnji,^    )->^.A.ao\    |jl:>oX,iiV)    )oC^    ^   .)j/    >o)1od    sJül^o   ^«^    ^01    ^^ 

'  Dfol.  111  |^ÖL3j     \jJiS    yOOu'it^    >  VI  ."  \ ;    ^^^OÜS.    |.....«Nl[    ^/    .j^OiV^    t-M       ^^..^00; 

«     .^t^/     ''IIJJL^     10 

1.  Loofs,  loc.  cit;  p.  332.  —  2.  Cf.  E.  Sachau,  Thcodori  Mopsuesleni  fragmcnla  syriaca,  Leipzig, 
1869,  p.  60  et  97  (texte).  Les  noms  y  soiil  öcrits  v«o»oOt.  et  u»L.;i^a3(.  _  ij.  |C«::>.^  Ms.  —4.  Cf.  Michel 
le  Syrien,  C.hronique,  11,  105;  Photius,  Bibl.,  n"  5.i. 


Du  memc,  du  discours  qni  a  pour  iitre  :  Lorsquon  a  lu  :  Combien  de  fois 
pardonner ai-jp  ä  mon  frere  s'il  peclie  contrc  nioi' ? 

Pour  moi  —  c'est-ä-dire  la  personne  (prosöpon)  de  TEglise  —  ä  tous  ceux 
auxqucl.s  je  parle,  je  place  la  mcnie  chose  devant  chacun  :  je  nomme  le 
Christ  Dieu  complcl  et  liomme  complct;  des  natures  qui  ne  sont  pas  divisöes 
mais  qui  sont  unies. 

De  Theodore.  Du  discours  contre  Apolli7iaire. 

Parce  que,  dans  l'union,  les  deux  natures  sont  complötöes  en  une  per- 
Dioi.  111  sonne,  les  Aputres  aussi  disent  trös  souvent  comme  au  sujet*  d'uiie  i)ersonnc, 
les  clioses  qui  couvicnucnt  aux  deux  natures. 

De  Jean  d'^gee.  De  sa  critk/ue  de  Theodoret,  lorsqu'il  se  plaignaii  ä  lui  de  ce 
que  ceux  de  Chalccdoinc  avnirnt  dil  ntic  Injpostasr  rl  deux  uatnrcs. 

1.  Maltli.,  .will,  21 ;  cf.  («/>■«,  X,  p.  201. 


10 


10 


[79]  5.  —  NESTORIUS  ET  CHALCEDOINE.  189 

.)  ■>>>•,  V)  o/  \^*:»9^  .s^  ^/  jiooC^jo  j^rn  ->;  jVK),i.f»  ^^  ^.ooi  [x^l    » 

«  .s^lsU/  jjr^^  sM^bOf  jJ  jjüLs  ^;^;o   .•}.  ^%v; 

J_x     :<Ap}i-^-^a     co.^     ilco-^    -n.^     oo^     .djija    n^vso 
•t^r^    .rdÜ2^    ^H3^a    rd^cop    'xu'n    jd3:>    r^^culaojxjto 
t^^cxiB  ^ni»  nJlTar^  rduA   ^H^-a  aa3:\  «.r^cvjj^a  cn^cd 

)ju^;    )j.^a:>A\    oi.2^   p    oiJ^  vJooia..\3   ^^   ..  j.^   ^jpK^  ),  jLy.3   ^Vi 

«  •:♦>  .|\q.v> 


Quelle  est  donc  l'unique  Hypostase  de  la  chair  et  de  la  divinite?  Dis-le- 
moi.  Est-elle  simple  ou  composee,  visiblc  ou  invisible,  de  meme  essence  ou 
d'essence  differente;  ou  est-il  evident  qu'elle  est  composee,  et  qu'elle  est 
composee  de  uatures  qui  ne  sont  pas  semhlables  l'une  ä  Tautre  ? 


5  Et,   UN  peti  phi^  Inin,    lorsqu'il  lourne   cn    derision   et   eii    moqucric  la    coii- 

tradiction  qui  twiste  ciitre  tine  hypostase  et  deux  natures  et  lors(iii'il  lui  dit  et 
mantre  que  celui  qui  dit  deux  natures  coiifesse  pmr  lä  meine  deux  hijpostases,  Jean 
d'Egee  ajoute  : 

Mais  nous  reculons  pout-etre  devant  la  dualite  des  lij'postases  pour  ne 
10  pas  etre  obliges  de  dire  deux  personnes  et  deux  fils?  Cette  crainte  est  su- 
perflue  et  cette  reponse  n'est  qu'une  plaisanterie.  Car  si  l'on  admet  quc 
la  confession  de  deux  iiypostases  iutroduit  la  dualite  des  fils,  lorsque  nous 
pröchons  deux  uatures,  elles  engendrent  necessairement  le  meme  uombre 
de  fils. 


190  n.  —  TF.XTKS  MONUI'IIYSITES.  [SOI 

•x^   . '  Cöa_L*na':\ar^^   acp    rdwoT^   ^P^    JaAcn   ^cn   hol 

)JS::i.JiO;     )jL^     »^;0     .Öj^     )-2lQJ;     -6)     )jiOQJ-D     ^    O'^io/     jjJla     ^Vl    ^    V-^ 

j 

voj/    ^--^^l-  ..)iS.^i-:^^   JJ    )l.a>^-o    o;öo.i/    U^    ^Vlj  '''ü..*aoi   vOJÖt  » 

1.  Celle  röpoiise.  de  Thöodorel  est  aiissi  visee  par  Jean  Pliiloponos;  cf.  Miclicl  le  Syrien,  Chronique. 
II,  lOG  et  118.  Le  texte  giec  de  Tlieodoiet  n'cst  pas  connu.  —  2.  1-mo-L  Ms. 


Theodoret  repomlit  d  cela  en  se  defemlant  de  commeltre  la  [aide  de  dire  une 
liijpostasc  composee  «  de  »  deux  natures. 

Cur  il  savait  qu'ils  n'amient  pas  dit  cela  daiia  la  dcßuHiait  qu'ils  avaient  portcc 
ä  Chalcedome  ;  rar  ils  n'onl  pas  dit  (juc  l'uniijuc  hyposiasc  qui  s'cnsitit  est  «  de 
deux  y>  natures  ni  iju'an  nnifessera  «  une  nalurc  da  Verhe  inrarnee  »,  iiiais  ils  ont 
anatliematise  «  de  deux  »  qui  implique  composition  et  ils  ont  eoufesse  «  en  deux  », 
et  par  Id  il  a  montre  facilement  que  le  eoneile  na  pas  eonfesse  une  lujpostase  com- 
posee, c'est-d-dirc  nature,  mais  une  In/postase  an  sens  d'une  personne,  en  entendant 
riiypostase  au  sens  de  Nestorius. 

])e  Theodoret.  De  sa  reponse  u  Jean  (tl'Ecjee). 

Ccux  doncqui  foul  iiicntion  de  deux  natures  et  de  l'union  sans  confusiou, 
les  recounaissent  encorc  cu  uuu  liypostase  qui  n'est  ni  essence  ni  naUire,  mais 
personne. 

7:.'/  plus  loin  :  Le  saint  concile  a  place  une  hyposlase,  non  pas,  coinnie  je 


10 


112 
1"  u. 


[81]  5.  -  NRSTORIUS  ET  CHALCEDOINE.  191 

y^jölJO  ..Kio-CD  )^o,V3  »a^Ii^-v.  Jvioin;    :i-i>o/j   ^ö«.^  ötiOL^  )q^^oo  ^;   o^j 
o/  voou)^~./;  j^io^o  ^^'^'^  °^  -J^P?/  J-"-*^  ^'i  V-"-^  t^  •^'^'^?  )K^iL*^o  »3/ 
5  .-öt-3  .^.•<:'»*    '■'^^^!    ^;-^^/  ^^  «s/   JjLL-..,vtoo  -.J-^ucL^  ^^  y/o  .j-^öxo 
j-«^«»-^^;  vj  .jloju/  öjl^^ati).  l,.^w«l/  )1q-.K^\1  öü^»       -Jv-^/»  )L-J^.JLioj  *  dioi 

)   1  *■  3     t—o    -.Ijol;      )o01     vü;j      .xÄ>a-»Q.^..flQJ      ^^/      1.30,^3     Q^O     :Ot^^o)^«CD| 

JL2ÜI;    tsw-jt^ji/    ..J.aj^o/;   JL:x^a.2i!^   )  n '■.^;    »J  (xX^  ^;   ^Vl  :v£DQ-.iQ^aQj; 

1.  llaj  Ms. 


Tai  dit,   quo  par   liypostase  il  ail  enteiidu   la  iiature,   laais  la  personnc;  car 
l'hypostase  siiit  la  personnc. 

Voild  er  qiiv  Thcodarct  rrricif,  en  fniil/uiiit  sd  rrjumsr  u  Fnidc  ilc  citiilluns  de 
Nestorius.  Lcs  idecs  (■(iniie.ces  moiitrent  encoiv  (fu'il  na  pas  raldtnnir  (Je  concilr) 
lorsqu'il  a  dit.  qii'il  a  pris  riiypostasc  poiir  In  personne. 

Lorsque  (le  concile)  dit  deux  natures  ',  il  confesse  qu'elles  sont  ou  com- 
munes  ou  hypostases.  Si  elles  sont  communes,  il  prete  ä  rire  meme  ä  ceux 
qui  sont  peu  avances,  parce  qu'il  se  trouve  dire  '  que  tonte  la  Triniti' '"'"'•  "- 
a  ete  nnie  ä  tonte  riuimanite;  s'il  ne  dit  pas  qn'elles  sont  commnnes,  il  niontre 
qu'elles  sont  deux  hypostases,  parce  que  la  nature  n'indique  rien  autre  que 
cc  qui  est  commun  ou  bien  Tliypostase.  Et  si,  lorsqu'il  dit  une  liypostase,  il 
entend  par  lä  un  composc,  et  non  la  personne  comme  Nestorius,  il  Ini  couve- 
nait  de  confesser  aussi  une  nature  composee.  Et  si  quelipiun  trouve  qu'il  a 
dit  une  liypostase  pour  liiir  la  divisiun  de  Nestorius  et  deux  natures  pour 
15  repousser  la  confusion  d'Eutyclies,  il  se  trouve  qu'il  tombe  daus  les  deux 
heresies  :  par  une  liypostase  dans  cellc  de  la  confusion  et  par  deux  (natures) 
dans  Celle  de  la  division. 


v  a. 


10 


1.  Cette  rinale  esl  ii<'  l'auteur  i]iono]iliysile. 


PATR.    OK.    —  T.    XIll.   —    F.    2.  13 


192  II.  —  TEXTES  MONOl'IIYSITES.  [821 

}i«»."rVt  cnri-n  rslfloncvS  ^crOordina  .r^^"x*'\x-  r^i^<M>x*cn 

.)i;;    )-ioo)l    .)  .  n  .  '>'''V^;    ).ioo|l    .)ju>\»  .m     ly-^    .vrooioÄj    vm  «  ^V^ 
.yOOtKju.»^  ^_io   o-UlIa   jtCis^   jJ;;   .jj[i.^o  yOoC^    )ooi  ^».i»'   ^  .   jli.;    ^-J— o- 
QjCbK.3L^\  .^äJOA;    jN^i.  )oot  )joio  •Jlp^'i»^  "'^^  )ih-  )n'm'=>;   -.oo«  ^V^/ 
)_oo(  ^^-^^IJS-io;    ^^..J^oio  J^/    yOOi-3   ).iOfJ;   yNSN    0001  ^*.j>oi..too  ;— ^ 
wöi   i'^-.^Jil  ou^>JxX    "^.^2:^-0    t-»-30  .^öii/   ooot;   vQj6Ci.o    ^^t^tiN    ^V—^! 

:|_»),jlcqJl^i    IV-^^^l^o   ;vjco-«^q.'=>jl.«  ^OL^-floaf);    ^A^jJo  toiloalajua   y^.o  n  V); 

1.  Add.  12155,   fol    110  v".   —  2.  V^^^t>  Ms.  -    :f.  ^.innvii.vi^  Ms. 


10 


VI.  —  De  ce  qle  les  eveques  orthodoxes  dihent  devant  l'empeheur  Jus- 
titien LüUSQu'lLS  lUllENT  CüNVOyUES  PAH  Ll!l  l'Ol  It  REPONMUUi:  AU  SU.IET  DE 
LA  VIIAIE  lOl  ET  l'OUll  CIIEUCIIEIt  U.N  MOYEN  qVI  PEIIMETTUAIT  DE  UEUNllt 
LES    EGLISIib'. 

Ces  eveques  6taient  Sergius  de  Cyr,  Pierre  de  Riä'ainA,  Thomas  de  Ger-     5 
manicie,  Thomas  de  üara,  Jean  de  Telia. 

Lorsque  Tfimpereur  leur  rcproehait  d'avoir  quilte  leurs  villcs  saus  molif, 
ils  repondaient  :  «  Un  nouvel  ordre  a  6t6  doiine  k  l'öglise  et  il  est  cause  de 
notre  döpart  :  Oii  uous  a  cnvoy6  ä  tous  des  libelles  ä  siguer,  et  y  mettre 
nolre  sccau  aurait  etc  anathematiser  et  nous-mßmes  et  ceux  qui  ctaient  nos  10 
p6res  et  presquo  tout  l'univers;  car,  anathematiser  Pierre,  patriarche  d'An- 
tiodie,  avec  tous  ceux  qui  demeurent  dans  sa  communion,  et  Acace  de  Cons- 
taiüinople,  et  Pierre  d'Alexandric  et  ceux  avec  qui  nous  reslons  en  com- 
munion, ne  serait  ricii  inoiiis  quo  nous  anathematiser  nous-meraes  avec,  pour 
aiiisi  (lire,  tout  co  qui  est  sous  le  ciel.  »  i» 

1.  C'ost  le  inllixjuiiim  cum  Severianis,  Mnn.si,  Concilia,  \"III,  817.  Oii  le  iilacü  eli  5:il  uii  rii  533.  Cf. 
J.  Lebon,  Lc  munopinjsisiiic  severicn,  Lüuvain,   Uioy,  p.  ".'i. 


10 


[83]  6.  —  LR  COLLÜQUE  MONOPHYSITR  DR  531.  193 

)|OJ«    )iö|^/    aa!^  ym  ^v>;   jK^..^;    jjL.^   ^^^   o«-^/o  :oooi  ^.«^:>a.'A;    )jlju>V 

)-Oa-..^j/;o  ).-^ooiM  j_3V-.t^3  loJ^  ool  .^q^;)j;  .•)...uUj  w^Vl  vOJÖi  ooo» 
.|1'^;  l-L''»-^;  )K.2^iw  yO-^).j;  o/  .-piij^  vaJ^Kj  ^CL^  vOO»-^!  .^CL^^vA»o/;0 
•  ')-^aJL  )3.öm  «a/  jjL^a^;   :)LjaJLO   sfn<^>g>  jj   .^p6/   o-cosoilV/    )o.^  ^«^  -a/^ 

)iQJLiCL.O|    ^0.^0)0;     )-*JQ~,x       j)©»-^?     .-jK^VcLi.j      )I^i,,.iCL3      I^Ö-OiSXj.^/      000|;0 

o^^  jJo  .vQ..r\..^Q.^   ^/;   ^l<^oi  ^^   V^:^  ^iji    \°^l    ^-^^ö«-  jJLsiojs   )Jo 


II  i.ii.  Uli 
V  h 


El  lorsqu'ils  eiircnt  montre  haiitomeiit  leiir  vt'rile  devant  les  ev("'qurs  *  que 
Fempereur  avait  fait  venir  pour  parier  avec  ou\,  et  devant  les  grands  qui 
ecoutaient,  et  qu'ils  eurent  dit  :  «  Les  peres  uoiis  oiit  appris  a  uoufesser  uiie 
natura  incarnee  apres  Tunion  »,  ils  dirent  aux  adversaires  :  «  Montrez-nous 

5  des  Peres  theophores  qui  ont  dit  en  propres  tennes  qu'il  faul  dire,  apres  l'u- 
nion,  deux  natures  unies  ou  nun  separees  dans  Tuniquc  Glirist,  eonune  nous 
vous  avons  muntre  qu'ils  ont  enseigne  de  dire,  apres  Funidu,  uue  nature  de 
Dieu  le  Verbe  incarnee.  »  Les  adversaires  dirent  qu'ils  le  montreraicut  el  ils 
ne  le  montrerent  pas. 

10  L'empereur  dit  aux  orthodoxes,  parce  qu'ils  n'adheraient  pas  a  ce  que 
disaient  les  dipliysites,  d'aller  encore  pres  des  patriarches  de  Home  et  d'An- 
tioclie  et  de  Jerusalem  pour  les  persuader  ou  pour  traiter  de  la  paix  de  Y6- 
glise.  Les  orthodoxes  dirent  :  «  La  regle  ne  permet  pas  (jue  cinq  hunibles 
eveques,  qui  etaient  eveques  dans  des  petites  villes,  reglent  a  eux  seuls  (juel- 

is  que  chose  de  general  au  sujet  de  la  foi.  » 

Corame  ils  demandaient  d'etre  renvoyes  cliez  eux,  Fempereur  leur  dit  : 
«  Mettez  par  ecrit  que  vous  ne  ferez  pas  d'ordination,  que  vous  ne  bajitiserez 
pas,  que  vous  ne  donnerez  la  conimunion  ä  personne  en  dehors  de  ceux  (pii 
sontavec  vous.  »  Ils  ne  voulureiit  pas  le  mettre  par  ecrit  parce  qu'ils  disaient  : 


II    lol.   110 


'  D  tul.  111 
r"  11. 


10 


194  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [84] 

JJj  yOiUL^to  ,^>JSj  )^)j  ^t^  -V^l  U^^  ooto  •^°<'^'?  y^^  °9'!  ^1^^^/ 
■  rA  «  '^  jjsCL^)-^  ..jJ  ^-;  v/o  .voto/  ^;N_*_ioo  ^--J^ot  ^  t—  V^^^ 
y_/  .)-jöi_a  vaiejjj  j-öCS*»  j-jooiöj  ^  saaauio  |J;  .o^io/  ^j  yOJoi  .yoto/ 
jji^ooo  .vTSQJo^Ju^  jlj  «3i-K-./  jloJiSJbo,  )j,.i>a3  '•'SSO.  vju/  t-3Li>J;  jLs/;  ):5o 
ya_joio  .yoN^/   ovio/   o/   .)lp^;   )ju^;   )-flD;<i3  ^Jio|j;   );o)j»-^  oIS«-/  o/   po/ 

^ooiA    cüCLO;   ^o  .jtoLi^    )i»-^y    )-t-Ji    )oou;   J— JULioc.  ^jj    oi^;   jjoias 

CL  y.,,  ../    y/    jJ/   .jL-SQ-oA;    vOJÖt;    jlcLSloji   ^    vOOUlSU    qXo»    K-)ao»^; 

)ia-^-;   jlQuJ,_s,_io   ^'i^.^oo  .^-.jjK-jKio      oooi  ouotvA  )K.i^;   jöj-äOAj  ^j 


«  Ce  serait  nii  opprol)n'  pour  reuipcrour  qiu;  iiuiis  lui  lassioiis  uue  proicssiou 
par  ecrit  au  sujcl  des  clioses  qn'il  ordoiine  de  faire.  »  Et  remperour  dit  : 
«  Du  moins  quo  chacun  de  vous  jure  de  iie  pas  l'aire  Tune  de  ces  choses,  et 
vous  sere/  libres,  sinoii  vous  serez  relöguös  ä  Zeugma  ».  Ils  repondirent  : 
«  Les  lois  divines  nc  perniottent  pas  aux  pretres  de  jurer,  de  meme  qu'il  n'est  5 
pas  Sans  danger  pour  uii  lioiiime  de  trausgresser  l'ordrc  imperial.  »  Et  Tcm- 
pereur  dil  :  «  Ou  hieu  l'ailes  vcnir  Severe  pour  qu'il  dise  le  moyeu  de  procurer 
la  paix  ä  TEglisc,  ou  bien  dites-le  vous-mömes.  »  Ils  repondirent  :  «  Nous  ne 
savons  pas  oü  est  saint  Severe.  »  Plus  tard,  on  s'eleva  coutre  eux  pour  Imr 
faire  dire  la  condition  a  laquelle  il  serait  convenablc  et  possiblc  de  proeiirer  lo 
la  paix  de  TEglise.  Et,  apres  qu'on  se  fut  öleve  contre  eux,  les  eveques  or- 
ihodoxes  diront  :  «  Nous  pensons  qu'on  ne  reunira  pas  ceux  qui  se  sout  sepa- 
res  prudemment  de  la  conunuuiou  des  adversaires  si  on  n'anathcmalise  pas 
ceux  qui  disent  deux  natures  apres  l'union  indivisible,  aiusi  (pie  la  lettre  de 
L6on  et  ce  qui  a  6tö  fait  ä  Chal66doinc  contre  la  foi  droile.  »  Ils  s'alislinrcul  ir> 
Droi.iii"  benevolemeul  pour  i'inslaiil  d'anathcmatiser  des  noms  propres,  aliu  «le 
procurer  l'union  universelle. 

Les  övequcs  dlrent  cependaiit  encore  :    «    11  faul  d  abord  supprinu'r  les 


15 


[85]  6.  —  LR  COLLOQUE  MONOPHYSITE  DR  531.  195 

^^*-*/;   )°>nn>o>/    yOOtXj  •)»-/   nO<H-=.   o^io»/;   ^^^o«   .)L-.,.ioooiV;   ^-^J^ot 

)jl>^;  jjläü  ^Lcai^U  ^j  va^.2i.flj  .jju^ojjo  .^cDa-.jQ^  m  i  \o  )  ^  ..^\^ 
JJSCS.^0;  U-t^  f_w  ^;  vOjQJ  •vQ^o't.'wJ  oü^ioaX  oKji/j    .    rV  jJJq  .^moN.  .;r>  r. 

.vfOQ-ia^^Äjjj  ^_*^oi  ^*i.;Kio;  ,_-^-/  .a-Jü/  ^-»-o  ^;  jJ^Ow-J»  )^«*aji 
.^»a-io  jji^Lauio  jJo  Jt-i^-^^  )jlXj  ^\  ^Vl  .jLsa-oA;  vj^o«!  I-^  /-•/ 
J-^a-wK^  .)'>«.^o/;  jKnq  VI  ^  yoN  i'n  i  |jOf..<i.^^X3;  ^öi  ^_,»  scooiowo-flo 
.yojJ;  )  m  Vio  ^;  J^V—  ^  ^-?  yf  \  «  r  .©«.-»qA^aj  jJ  |la_JUia-oi;  ^; 
.OiHSojiVjJ  |.!m«°>  vr-ä^  JJ  ^_-Xoio  vQÜs^^jj  )J  j^ioootV;  ^_«\o«  oN  .•.■■aL^o 
.QjQjojoiV/  |^öniYi.°>/  ^)ais  vov^jj  ijji^io  .^lis^/j  ^-Xoi  ^-;  |  <=><=i  ^  ^  .  a  / 
'•cpQ-^  im./  .J^jom  ./;  J*  nciL\.m;  ^jiSu^s.^/  .v^oofioa/j  <.fiDQ.^^.^s^ooi  yoo»-.^*-./ 


libelles  des  Romains  auxquela  ont  soiiscrit  tous  les  eveques  qui  occupent 
aujourd'hui  des  sieges  episcopaiix.  »  Voilä  ce  quo  les  eveques  orthodoxes 
conseillerent  de  faire,  comme  si  cela  pouvait  donner  la  paix  aux  eglises. 
L'empereur  eii  fut  bieii  embarrasse,    car  ils    avaient  souci   d'anathematiser 

5  Diodore,  Theodore  et  Thöodoret  avec  Ibas,  Nestorius  et  Eutyches,  de  recevoir 
les  douze  chapitres  de  saint  Cyrille  et  d'anathematiser  ce  qui  avait  ete  ecrit 
coutro  lui,  de  confesser  une  nature  de  Üieu  le  Verbe  incarnee,  de  ne  pas 
anathematiser  ceux  qui  disent  deux  uatures  apres  l'union  ineffable,  mais 
ceux  qui  partagent  le  Christ  en  deux  natures,  comme  une  ruse  trouvee  aupa- 

10  ravant  par  ceux  qui  ont  les  memes  idees  que  Nestorius,  pendant  quo  leurs 
adversaires  confessaient  deux  natures  unies  et  non  söparees,  (et  demandaient) 
d'accepter  le  concile  de  Chalcedoine  en  tant  qu'il  coudamne  Eutyches,  de  ne 
pas  le  recevoir  dans  la  definition  de  foi,  mais  de  cesser  d'anathematiser  la 
lettre  de  Leon  et  de  ne  pas  condamner  les  libelles  des  Romains;  mais   ces 

';■   choses  ne  convainquirent  pas  les  orthodoxes. 

Les   eveques  que    Tempereur   fit  venir  pour   discuter    avec  les    eveques 
orthodoxes,  sont  Hypatius  d'Ephese,  Etieune  de  Seleucie  d'lsaurie,  Innocent 


I9G  II.  —  TEXTES  :M0N0PIIYSITES.  [86] 

)^^   »ot;j/  )a-^  )lj    .jiQJxcoa-.^^   oCü.    ooot    ^.«NtlN;   ,5-J^oi  .)^>3oV^» 

r^h-n-,h\A  Xka  »cut^  cv3ca*':\  /rsfoD^  j-vin  iu^-n  r^'^^•^ 

1.  Aujüurd'liui  Venia.  —  :!.  AUd.  12155,  lol.  115  r  aT 


d'Amöriä  (de  Maronia),  Jean  de  Beroc  —  les  villes  de  ceux-ci  sonl  dans  la 
'llii-ane  — et  Anlliimc  de  Trapezonte.  Ceux-ci  blämaiont  Dioscore  de  n'avoir 
pas  scrute  les  details  daiis  l'afrairc  d'Eutychos  et  de  ne  pas  l'avoir  interrogä 
avec  soin  en  tout  ce  qui  concernait  la  foi,  parce  qu'il  faut  qne  chaciin  se 
garde  de  toutes  les  ruses  des  hereliques,  mais  ils  ne  Ic  blämaient  en  ricn  au  & 
sujet  de  la  foi. 

VII.    —    Anathkmatismes    imagines    pah   les   Jui.umstes    contre    Gregoire, 

ECRITS     DL-     MONASTERE     DE      BeI.T     MaR     'ArUA     :     ILS     LES     M1HKNT     I>AH     KCRIT 
LORSQu'n.S    FAISAIENT    l'aPOLOGIE    DE    LEIR    ENSEIGNEMENT. 

;}.  Gelui  qui  dit  que  c'est  dans  un  corps  passible  et  mortel  et  corruptiblc  i* 
quc  (le  Verbe)  a  et6  tourmente,  a  souffert  et  est  mort  pour  nous;  et  qui  ne 
confesse  pas  plutot  que  c'est  impassiblc,  immortcl  et  incorruptible  qu'il  a  ete 
tourmente,  qu'il  a  souffert  et  qu'il  est  mort  pour  nous  parce  qu'il  demeura, 
sans  modiiication  de  son  honncur,  dans  l'opprobrü  de  la  croix,  impassible 
dans  les  souffrances,  immortel  dans  la  mort,  en  taiil  que  Dieuiiqui  tuulest  i* 
facile  et  rien  n'est  difficile,  ([n'il  soll  analheme. 


[87]  S.  —  SUR  [/UNIFICATION  DES  NATURES.  197 

ä   6t.:»  sl    :o)lo  ,'>;;    U^j»oju=)0  jUoX^o    )t.xu.)^o    j.l... •>  ^    )a.Ji   ^U?   l-^^^^O^-^o 

.ojcunciLiMü  r£^^.Ai,^"n  rs^-nö^  Anjiculn  ^H^i 


iii 


P'^'"    r>    o>  -s       o|       .Ofwwwi/       ;Q.^..CS_3       )V.A^)-3       jJ/        .'jjt'.J^       )l<X.^.w^^       |V>Ö>  0 

*  •  *  •  • 

1.  Add.  12155,   lol.  V.l.—  2.  P.  (!..  t.  LXXVI,  col.  G5. 


A.  Celui  qui  dit  qii'apros  la  resurrection,  le  Christ,  Als  de  Dien,  a  rc(^u  un 
accroisseraent  ou  mic  gloirc,  ou  un  houneur,  011  une  graiuleur  dont  il  uiaii- 
qiiait  et  dont  il  etait  prive  dans  le  monde  avant  la  resurrection,  et  ne  confesse 
pas  plutöt  qu'il  etait  parfait  et  maintenant  et  toujours,  c'est-ä-dire  qu 'avant 
5  les  mondes  et  dans  Ic  monde  et  dans  les  mondes  futurs,  le  Christ  a  la  meme 
nature,  le  meme  honneur,  la  meme  richesse,  la  meme  gloire  de  sa  grandeur. 
meme  dans  la  folie  de  son  incarnation,  qu'il  seit  anatheme. 

VIII.    —    CHA.PITRE    POUR    MONTRER    QUE    CE    SONT    LES    IIYPOST.VSES,    c'eST-A-DIUE 
LES    NATURES,     QUI    s'uNIFIENT.     De    SAINT   CyRILLE.     Dv    SECUND    TOME    CONTliE 
10  LES    BLASPHEMES    DE    l'iMPIE    NeSTORJUS. 

Comment  donc  encore  y  aura-t-il  un  Christ  et  Fils  el.  Seigneur,   s'il    est 

attribue  de  maniere  divisee  aux  deux,  comme  tu  las  dit,  pour  qu'ils  en  portent 

le  nom  et  qu'ils  le   suient  en  v6rite,  puisque  les  hypostases  ne   se  sont  pas 

du  tout  unifiees  dans  Icur  uniou  ile  l'une  avec  Tautre,  mais  ont  ete  unics  scu- 

15   lement  par  l'honueur,  l'ordre  ou  le  pouvoir? 


198  II.  —    ri'.XTKS  MüNOl'llVSITES.  [88] 

.•)icLS>^,^  ^  vpl^/  ^»''N  UoJ^'^'^  vom  So  jJLOjpo  jJ  )iafc  ^/  ).jl^\ 

yotsj/    ^^^J>OeL>    jK^l^J    yjys   .-voKj/    ^^'»-DtOO    yOMp    oC^3    l-icx»    jKäsoi^o 
yJD     \hC:i^J!\^     )Jo    .-j-^ÖJLO)      ji-t-'t-A'     -^Öi     )i.n»  «  n      ^;      OJOI      .)I(X.f^      J.OOI)       ^ 

|lQ_-t—  lo^  ^   ^/j   •TJiax'xu'n    '^culÄJOfl-n   r^.>3,-X*a^   coL-a 

«na^C\   ■>^n  >  fi  yo-ioi  a-.a-i3   JL^Ls   jJ    .Jlojui/   ^,   jfcC^io  juloI/   ji-W-tJ^ 

1.  /'.    6'..  t.  LXXVI,  col.  408.  —  2.  /'.   G.,   t.   LXXV,  col.    1380,   cd.   Aubell,    l.   V,  2,  784  ul  785.  — 
3.  y-».  (;.,  t.  LXXVIl,  col.  244,  6d.  Auberl,  l.  V,  2,  Zc<<res,  p.  144-5. 


Du  meme,  de  la  solnlioii   doinire  nu   i-eprorhc   de    Tltradorcl  (ftii  est  ddiis   Ic 
troisihnip  anathematisine. 

Pourquoi  nous  l'aites-vous  du  mensonge  un  mur  invincible  et  difTicile  ;\ 
combattre  et  vous  rejetez-vous  sur  des  repoiises  aussi  faibles?  Lorsque  vous 
eiitendez  diic  quo  rnniticalion,  ä  savoir  cette  reunion  vcritable  dos  hypostases,  5 
est  en  iiature  d  saus  aucunc  ooiifusioii  et  ;\  l'abri  du  rhaugement,  pourquoi 
osez-vous  cbangur  la  lone  de  cc  qui  a  6(e  dil  pdur  que  Ion  croie  quo  cc  nv- 
tait  pas  dil  corrcctemenl? 

Du  meine,  lil/y  du  (iiizii'iiie  seli(diiiii. 

Mcme  lorsque  le  Vcrbe  s'est  r(5uni  pres  de  Thumanite  ])(>ur  uiic  uuiiuafion    10 
veritable,  ces  hypostases  sont  demcurees  nou  confondues. 

Encore  du  ntc'tnc  :  Oue  les  uaturcs,  c'cst-ü-dire  les  hypostases,  soienl  dc- 
meurecs  non  confondues,  nous  le  confessons  dös  ici. 

Eiisiille,  du  nieiiie.  de  la  seeoiide  lettre  ü  Sueeeiisus.  llepoiise  aux  objeetiaiis. 

J'apprends  (pi'ils  dcniaiidcnt  encore  qu('li|m'  chosc  cn  sus  de  cela  :   Gar   15 


D  lol.'4fl 
1-  I). 


[89]  8.  —  SUR  L'UNIFICATION  DES  NATURES.  190 

^;   y/   .JL-,   jlojü/;    )l  . •^'■1   .».iojjio^   jLs";  ^t^o   K^   '.Jjl--    joog    ).^ULj^2i4 

1.  Ed.  Aubert,  t.  V,  ■>,  U-ttrcs,  p.  ll(i.   /'.  (i.,  t.  LXXVIl,  etil.  l'J3. 


«  cehii  qui  dit  quo  !c  Seigneiir  a  souffert  dans  la  cliaii-  iiiie,  prive  la  passion 
de  raison  et  de  volonte,  (disent-ils);  mais  si  quelqu'un  dit  qu'il  a  souffert  avec 
l'äme  intelligente,  pour  que  la  passion  soit  volontaire,  rien  n'cmpeche  de  dire 
qu'il  a  souffert  dans  la  nature  de  l'humanite ;  mais  si  cela  est  vrai,  comment 

5   ne   concederons-nous  pas   deux  natures  qui  subsislent    sans   division   apres 

runion!*  Si  donc  quelqu'un  dit  •  Le  Christ  a  souffert  pour  nous  dans  la  cliair, 

il  ne  dit  rien  autre  que  :   Le  Christ  a  souffert  pour  nous  dans  notre  nature  ». 

Cette  question  combat  neanmoins  ceux  qui  disont   une   nature,  eelle   du 

Verbe  incarnee.  Comme  ils  cherchent  a  montrer  que  cette  (formule)  estvaine, 

10  ils  s'efforcent  partout  de  montrer  deux  natures  qui  subsistent;  mais  ils  n'ont 
pas  remarquc  que  toutes  les  choses  auxquelles  il  n'arrive  pas  d'etre  separees 
par  la  seule  theorie,  doivent  necessairement  s'ecarter  l'une  de  l'autre  en  une 
difference  separec  entierement  et  manifestemcnt. 

Du  Diöme.  De  Ja  leflrr  a  Acdcc,  *  (''v<'(pn'  de  Meliteiic.  •  d  f,,i.  y.) 


Si  quelqu'un  cherche  de  quelle  maniere  il  a  pris  cliair  et  s'esl  fait  Iiomine, 
il  voit  Dieu  le  Verbe,  celui  qui  est  de  Dieu,  (jui  a  pris  la  jormr  du  scrviteur,  et 


r  U. 


200  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [90] 

|lo<x^  )K.>,jL«o   )Iq:>>;o,»  v>  '»i  ^— •/  ö(-<K_/  s^oi   p  ^01  V-«^^  <^  .Jjxsöjlo; 

♦  jlojtj/o 

^uü^n    r^TH^   /rsli^njc-'n  r^^oAllTa    ivkln'n^r^'n  jcocdx 

jJo  .).JV^/o  U'y-*!   jJo  .)jL»Uo  )...>^o^  |,.m^^>jl^  ylo^    h^l   f-*-^  ji    -{-»-J^  ^Vl   ii) 
|J/   |jL^C^ot  ->  o^  .JA-fcAN  ^o^ots^l    |^^   ooi   jJ  /  '\-i'f-^l  oolo  jj't^/   j«-^  ool 

1.  Loofs,  Nesloriana,  llalU'  A.  8.,  l'.iOü,  ji.  270. 


fjui  s'est  trouve  dann  hi  forme  dos  liouunes  ' ,  comme  il  est  (''crit;  c'ost  cn  cola 
seulcment  ([uoii  connait  une  distinction  des  natures,  c'cst-ä-dirp  des  hj'po- 
stases;  car  la  divinite  cl  l'liuiiiaiiitö  n'est  pas  la  ni(''mr  chosc  a\i  point  de  vue 
de  la  qualitc  naturelle. 

IX.     ClI.Vl'lTlUC.     (^)UE    NeSTORIUS    k'ä    PAS    DIT     KN     l'ltOl'IlKS    TKHMKS    .M  5 

DEbX    ChBISTS,     NI    DKUX    FlLS,     NI    UN    ArXItl':     KT    IN    AUTHK     FlLS. 

De  Nestoriiis.  Du  di.sroiirs  sitr  :  Le  royaumo  du  cid  est  semhlahlp  d  uii  linniuic 
(IUI  a  fait   IUI  frsliii   d  son  fiJs ',   et  sur  Vincariiation. 

Le  Christ,  en  tant  que  Christ,  n'est  pas  separe,  car  il  n'y  a  pas  pour  nous 
deux  Christs  ou  deux  Fils;  il  n'y  a  pas  cliez  nous  iiuC.lirist  premier  et  (nn)   10 
second,  ni  un  autre  et  im  autre,  ni  un  Fils  autre  et  cucorc  un  autre,  mais  le 
Fils  est  double,  non  par  pouvoir,  mais  par  nafurc. 

//  eonscrve  encore  sans  confusion  Vadherence  des  natures,  car  saint  Cyrille, 
iliiii.s  le  second  tarne,  ha  reproche  d'aroir  dit  : 

1.  l'hilipij.,  II,  7.  —  2.  Matth.,  x.\ii,  2. 


10 


10 


[91]  9-10.  —  CITATIONS  DE  NESTORIUS.  201 

ooi     )»JUV.Js^     »'^■<^""     .).^i-3L-=?     )oi^)"S     )?aJ     ♦>"03rCr     ^CT3"n     ^Hmn 
)»oiü>^^oo  ^'^aiia  ♦'»»^ts.caio  ■"'^sj  ^..^l  joC^  ^i.  .JIS^chSs  jioa^iULs; 

i^   JJ/   .joiSs;    ji^'i».   i.^   jJ   .UJi:^   ^o.o!^/    \^.^:^  joi^;   |i^;  ^^ 

fvin  A«i1  ftrti  rdx».x-T  r^T\ci!73  r^-xxisyy  rdiaA-n  jOT  J^  ^cvrdl9j3 

^   s^oi  ..)j/  ^^^«.iaio;   ^-^>— /    voou^ji^   IW^l    )-3o>V^   ^;    QJck  ^;   )j/ 
)jljv-=>o  )j/  oueuLio   )..w^a->n\  )  i  viiVjLao   joC^  ^s  .)j/  ^)Ia>  ^jul^s  yoy^  ^ot 

1.   Loofs,  -iV.i.  —  ■^.  /6((/.,   275.  —  3.  /6«/.,  27'i.  —  'i.  Ibid.,  332. 


Coiifcssons  Dieu  qui  est  dans  riiomme;  adorons  riiomme  qui  est  dans 
Tadherence  divine  et  qui  est  adore  avec  DieuTout-Puissant.  El.  ciirorc  :  C'est 
pour  ceci  quo  le  Verlje  Dieu  est  nomme  Christ  :  c'est  paree  qu'il  a  une  adhe- 
rence  constante  avec  le  Clirist.  El  enrorc  :  La  Vierge,  Mere  du  Christ,  a  en- 
fante  le  Fils  de  Dieu,  mais  parce  que  le  Fils  de  Dieu  est  double  quant  aux 
natures,  eile  n'a  pas  eni'aute  le  Fils  de  Dieu  (la  nature  divine),  mais  eile  a 
enfanle  Thumanite  qui  est  Fils  ä  cause  du  Fils  qui  lui  est  conjoint. 

X.    ClIAlMTRE    POUR    MONTRER    QUE    l'iMPIE    NeSTOIUUS    CONFESSE    MES    N.VTUKES 

UNIES,     C.VR    DANS    LE     DISCOURS    Qu'lL     A     PRONOACE    SUR     :     CoMBIEN     DK     IdlS 
1'ARD0NNERAI-.JE    A    MON    FRERE    s'iU     I'ECIIE    CONTRE     MOl'.'    IE    DIT     : 

Moi  —  c'est-ä-dire  la  personue  (prosöpon)  de  rEglise  —  ä  tous  ceux 
auxquels  je  parle,  j'expose  la  meme  chose  devant  tous,  en  nommant  le 
Christ  Dieu  complet  et  hoinmc  complet;  des  natures  ([iii  sont  non  pas 
melangees,  mais  unies. 

1.  Mallli.,  xviu,  21,  Ol.  sujuti,  j).  ISS, 


202  II.    -  TEXTES  MOXOIMIYSITRS.  [92] 

L)  foi.  49  .)-.ja&    oi;^     ^^.^1  oöi  )jLO  ^:ioo   j^iojL    Ka^I«  ^oo  .)i\^..iSo>o  jJ    ^:)0o 

II.    B.     KxTUMTS     DK    'riMOTIlEE    .ElURE    (XI    A    XVI). 

)lrt  I  Nw\  «  Nrt  ^o{_.l^w./    ^öus/   |>  -»ö^o  ).JL:>'t-0;  '^.ooi  ^^oi   «~s}JA 
>&Q_iu->  yO|.3^o   vt^M  ^'^^^  .jlt—tU   )ln  i.>o  »Ol;   )K_;olo  jIoVo(.XDo  .J)^..x'» "io 

1.  Loofs,  330.  —  2.  Ms.  add.   121ÖG  (E),   ful.   II.  Dans  ce  luanuscrit  los  "  out  la  parlicularite  de 
n'ßtre  jamais  lies  avec  la  lellre  suivanle. 


Chapitrc.  Qhc  Ncslorins  a  dil  «   de  dcux  {luUurcs)  uiic  personne  (prosöpon)  ». 
Dil  iJiscDiirs  iju'U  (I  jirononce  sur  la  foi. 

La  dillcrencc  des  nafures  ne  fall  subir  aucun  dommago  ;\  runite  du  Fils, 

inais  de  rnrnic  qu'aulrc  est  le  corps  corrupliblo  et  autre   encore  raiin'  iiu- 

mortclle  et  qiic,  des  dcux,  un  seul  liomine  est  constilue;  aiusi  du  rin)rtel  et     •'' 

de  rimmorlel,  du  eorruplible  et  de  riucorruptible,  de  ce  qui  est  souuiis  au 

I)  foi.  'i;i  oomnieuccmcnt  et  de  ce  qui  n'a  pas  *  de  commencement  —  c'est-ä-dirc  de 

^°  "■      Dicu  Ic  Verbe  —  je  confessc  uue  seule  personne  (prosöpon)  du  Fils. 

XI.     De    S.VINT     TiMOTHKE    Qll      FIT     .MlCUEVEQrE      I)'AlEX.\NDRIE  ;      UlSTOlltE. 

Il,    l'AHLE    ENCOnE    CONTHE    LE    CONCII.E   '.  '" 

Voilä  quelles  fureut  los  traditions  vivilianles,  ainsi  que  les  tenioignages  et 
la  profession  de  la  foi  orthodoxe  au  sujet  de  Notrb-Seigneur  et  de  notrc  Dieu 

1.  CcUc  pifece  porlc,  duns  le  iiiamiscril,  le  n°  28.  —  Elle  est  analjs6e  par  J.  Lebon,  loc.  eil.,  p.  103 
a  108. 


lll 


[93]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  HISTOIRE.  203 

ypotlo  i.v>  ,o{  ^.».^  >  .\oi  yOoC^o  .^^q-mIS..:^  V^^-    °<^^?'^  ).^^J:N.>;   )^..«.^iäJS.l 

■o  r> .  ^Voi  yOoOi^j  ^_io  ^-i^/  j-LSJo  .)ooi.J  )1>-.U  vootlaüa^ot»  jiotv-«  ^-«ulüo 
> « \  ^ ."  v>  yoot  •«•  .i.gy  \o  «  \o  y^/  °)'r^l  ^öi^/o  | ..  .'  Na  )  i  >ö^  «^/^  ^^v^^s^/ 
oooit  )  ev'i  «  <vs  -  o>/  u^Vo  )Ip^;  ),»'.> f)  )°i  nm°>/  voo(.^Xd  t~*-^  )oi  .jlSJiLaü 
).Mfi>.  ).^..>w>-iL^  >«.«uu>  yV^  ^i^^>>:>o;  oiK^Km  ^^  -Jlt^U  jloiv»  .oi;   |  J.q  \  v* 

joi^jJ  .  .|  q;  ^_<J^/  ^oi^s  ^'^t^  oi^^o  .oifiso  ^o-^  oi-^  ^t-^/  i-^o 
ua..^^u»o  vljoo  .o|J^;  )•»  m  ^  -^  a_M;  oöC^  oi^  ^V^o/  joi.^  ^^  .|1^:ljlj/o 
^..wi-s  .  .»JLÄa  ^Vl   .  »tv/;   ^;   >  .  N  .|J  .)K.,«.  >ioo  )jLm  vfr-^?   )^/°  •)-«.^o.*  N, 


Jesus-Christ  de  la  part  de  iios  saints  et  bienheureux  Peres.  Ils  oat  enonce  tont 
cela  par  le  inoveii  de  leur  foi  orthodoxe,  comrae  d'mie  seule  houche,  par  le 
Saint-Esprit,  choses  que  les  disciples  des  Apötres  et  de  Notre-Seigneur  lui- 
meme  manifesteiit  egalenient,  car  chacun  des  Peres  a  ete  l'heritier  du  tresor 

5  vivifiaut  et  patristique  de  la  loi  saiiie.  Nuus  prions  pour  etre  nous  aussi, 
jusqu'ä  la  fiu,  les  imitateurs  et  les  heritiers  de  leur  foi  orthodoxe,  pour  que 
iious  nous  detouruious  de  tous  les  heretiques  qui  ont  ete  coiubattus,  aiasi  que 
leurs  enseignemeuts  l'unestes,  par  les  bienheureux  Apötres  et  par  nos  Peres. 
Voici  en  effct  que  tous  les  saiiits  evequcs  des  eglises,  et  les  archeveques  qui 

10  etaieat  doeteurs  de  la   foi  orthodoxe,  depuis  la  veuue  de   aotre  vivilicateur, 

Notre-Seigaeur  Jesus-Christ,  jusqu'ä  aous,  coafesseut  qu'il  est  Dieu  *  Celui  "  v:  r,,!,  ii 
qui  est  ne  de  la  Saiate  Vierge,  et  qu'il  etait  homme  eu  verite,  sans  chaage- 
meat  et  saas  cont'usioa,  ea  meme  temps  ([u'il  demeurait  Dieu.  11s  diseul  qu'il 
est  ua  avec   sa  chair  et  ils  lui  attribuent  tout  ce  qui  eouvieut  ä  Dieu  et  les 

15  choses  huaiaiaes,  ea  aoaiaiaat  Dieu  Celui  qui  soulfrit  daas  sa  chair,  qui  res- 
suscita  et  mouta  au  ciel  et  qui  vieadra  juger  les  vivaats  et  les  morts.  Ouaat 
ä  ceux  qui  diseat  dcux  natures  daas  l'unique  Christ,  et  ä  ccux  qui  ne  coafes- 
seut pas  que  Cdai  (pii  est  coasubstautiel  au  Pere,  est  deveau,  daas  la  chair, 


204  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [94] 

)     v\  >   ^  oj-pl/j  UVoS  yOouVl  voj/  V-.^^  J-oibo.  .)K'S.a^..>o  vootlojiall^io 

VA3-IO  .Ot.^;    .rft .  ffp.;N^f.  loot   |Jj    .-^Jü»«/   o/   v-^»I/    ^^^Oi;    ).Xfc09;    .-^J^; 
ol^s.iocL^  .)-3o  n  m   .  ■=^/    J-i-sö^   ^öu^/   3/   yO^t-sx»  .)i.<uoi3;   )i-o-./  ^ 


V»  b. 


)_iww-li;    v-^i.ii/    )JL30»    p    -.jU— »1    vOOllo    I   VI    .01;    JJLJL^O    ).,»..Vv.n    vOO»_;cH_s/j 

oot  «otoK-./   Jou^?  -!«/  jJo  .)— .-.JL_io.Ii>>  oijvs/    ^-^iia  ^Vlo  : sm-V-^.xQj 
,.*i  ..,_ia-.oi  |;o)   -Ol  loCSsv  i^^i>^;   jLs/     JKju.^  )KAoK_=.  ^io  t-^i/j    10 

jlöi-a/    w^-o^    ^.«J^/    yOOt^-3  ^_-^oi   yOOi-.K^/;   .|^..  >*.V>;    ^  yO«*-^/ 

1.  o  iiifra  liii.  —  2.  i  sii()ra  liii. 


consubstantiel  aux  hommes  tout  cii  demeurant  Dien,  ils  les  ont  anathema- 
tis^s  avec  leur  enseignement  funeste.  Aiitiques  eii  effet  sont  ces  deux 
explications  qui  ont  ete  proclamecs  par  les  saints  Apötres  et  par  nos  bien- 
heureux  Peres  les  eveques  ortliudoxes.  Depuis  la  venue  du  Christ  jusqu'ä 
notre  epoqiie,  oa  n'a  Jamals  enteiidu  qu'un  evßque  ou  uu  archevöque  ait  '■• 
pense  ou  ait  easeigm;  rimpiete  de  ceux-lä,  sans  etre  anathematisö  et  sans 
perdre  riionneur  du  sacerdoce.  G'est  pounjuoi  iios  bieulieureux  Peres  les 
eveques  eux  aussi,  aux  jours  du  bieulieureux  Cyrille,  archeveque  de  l'eglise 
'  r.  u,\.  11  'd'Alexandrie,  eux  qui  etaiciit  les  imitateurs  de  leurs  saints  P^res  et  pleins 

de  zele  pour  leur  foi  orthodoxe  :  lorsque  l'impie  Nestorius  pensa  ainsi.  et  lo 
prccha  deux  natures  pour  Ic  Christ,  et  ue  eonfessa  pas  que  Celui  ([ui  Tut 
enfantö  de  la  Sainte  Vierge  ötait  Dieu,  sans  croire  qu'elle-meme  etait  Mere 
de  Dieu',  comme  leurs  saints  Peres  en  sont  lemoins;  apres  l'avoir  dövoile 
dans  le  premier  conoile  d'Ephöse,  ils  le  deposereut  et  ranathematiseroiit 
ainsi  que  ses  enseignements  inipies".  Tons  les  saints  Peres  qui  sc  reuniront    i:. 

1.  Neslorius  employail  lui  aussi  la  loculion  «  raürc  de  Dien  »,  cf.  Le  livre  d'IUracüde,  Iraduclion, 
Faris,  loio,  p.  91-92 ;  et  171-173;  260-263  et  3'i5,  ligne  7.  —  2.  Les  6vöques  d'Epht'-se  qui  ötaicul  orllio- 
doxes  ont  coiulamnß  ceux  qui  pla^aiciil  «  donx  pcisonncs  »  dans  lo  Clirisl  el  non  ceux  qui  lui  don- 
uaicnt  «  deux  naluiüs  ».  TinioUiöe  confurul  iinplicileuienl  —  et  perfldemenl  —  nalure,  hypostase  el  per- 


lü 


[95]  11.  —  TIMOTIIEE  D'ALEXANDRIR.  —  HISTOIRE.  205 

•:-)JSoi.o  ^-K\io  ||.^KjL  .oooi  yOOuK^/ 

;6t^  '\  ■>   jo|.2^;   jlp.   •^oöt   )ia.M..w>Jo   jjLwwA   otJ^aa^o    i^oto^Vo-^v    )la-O..^C^ 

vm .  >a<^QJUi-AjiA„cooLa.=>     >4«jU/  |I^:m.^  -.Ij't-o  ^^^^*/»  |  v«^     ^  ..^''i^>..^^l     *  e  1.1.  11 

viu/   l^o^o/   loJ^  •.vm.«  \o°>  i.»  ^JL^>JDa-o;    |  '^  n  ffi°>/    )ooi;   >xoo  1 .0 \3  ^^ 

)_^.iK..iO    K-)j.rfilj    yOPt   l   V)    y.^    jJo    •.«Öl.-CS    )»^li    OOIJ    ^-J     ^l     .1S>..3lä^1/   O^ 

jjL^j;   ^'^'"^  ^"^^  I  »o  N  '=^  .«a.»,  yOouVl;   )-^^;    )  vi  \<at    001;   j.^  y^l   wkOlS^A./ 

1.  >^-ll-/  Ms. 


V"  c. 


alors  sont  pour  nous  des  temoins  du  Christ  contre  la  mechaiicete  de  ceux  qui 
diseut  doux  natures  et  qui  out  reuie  le  Christ  ä  Chalcedoiue,  quaud  bien 
meme  ils  auraient  pause  coufirmer  l'impiete  par  leur  graud  uorabre  eu  se 
faisaut  le  double  du  saiut  concile  de  Nicee,  couime  pour  faire  croire  par  lä 

5  qu'ils  etaieut    grands,  cur    certains  diseut  qu'ils   etaieut   au  uoiidjre  de  six 
cent trente-six. 

Apres  la  coudamuatiou  de  l'euseignement  impie  de  Nestorius,  apres  que 
scs  blasphemes  eureut  etc  livres  ä  l'oubli,  lorsque  ies  (■glises  de  Dieu  etaieut 
eu  toute  paix  et  trauquillite  par  tout  Tuuivers,  (alors)  par  la  Jalousie  du  de-  *  e  ImI.  n 

10  mou,  uue  coutroverse  i'iit  excitee  ä  Gonstantinople  par  Flavieu,  qui  etait 
eveque  de  cette  ville,  coutre  Eutyches,  pretre  et  archiuiaudrite  au  memo 
endroit ' ;  teile  tut  la  cause  de  la  lettre  de  Leon  qui  a  dejä  ete  coiidamuee. 
Comuie  la  verite  en  temoigue,  aucuu  d'eux  ue  Tut  trouve  bicu  penser;  la  fiu 

sonne,  ce  <iui  lui  donin'  boau  jeu  |ioiii'  .-ircnser  imrlnut  Ies  evrques  de  s'Olrc-  cdnliodils  :i  K|dirsu  el  a 
Chalcedoine  lorsqu'ils  n'ont  lait  rn  summe  que  iireciser  Ies  notions  de  nature,  li,\poslase  et  persoune,  et 
speeifier  que  s'ils  avaient  cundanme  a  Ephese  la  locution  «  deu.x  personnes  »,  ils  u'avaient  janiaüs 
entendu  condamner  la  locution  «  deu\  natures.  »  Inutile  de  dire  que  bien  des  njuines  dechaines  a 
Ephese  n'ont  Jamals  compris  cette  distinction,  et  Timotlifie,  qui  ecrit  pour  eu.x,  s'entoure  —  perlide- 
ment  —  d'equivoques,  pour  Ies  empeclier  de  la  saisir. 

1.  En  geniiral,  on  rend  Eut>eLies  —  cpii  etait  monopliysite  rigidr  et  lirretiipie  —  responsable  de  la 
ruplure,  cf.  Le  ticre  dUtracUde,  p.  294-302. 


r  ;i 


206  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [06] 

öuLio  fcs_fc3o/   It  <^^;   OiX^    .söijia^vJXij;   ^oiq-3;cL^  )ooi  <oo»»b^.£aio   jl>m   ^io 

^oioN-/   )ju^    V-=;    )ooi  ^_:>a_oi.^  jj    ^j    j-Sa^®/    •l-»Jt^ootJ    öiS-*;    l^nm^^/ 

^^^_00)  J-oot   .j;oi   ^/;    vOodo;ou»   ^**i^    JoiA/o   Ul*^   v^^^    jtOiJiO   ^/; 
1;  ful.  1:;  jictV^tX     ^o^juj  w.oiaX^  ^^>OuD     )J;  ""^Os.  .vjpo  >  ioVs  ^-io  oC^;   vm  «  ao»ts^ 


de  leiir  vie  l'a  Licn  montre.  Flavien  en  effet  sc  h(\tait  do  reconstruirc  Ics 
hlasph6mes  de  Ncstorius  i\  partir  de  la  racine,  c'est-ä-dirc  du  fondement  du 
iilasphöme,  lors(ju'il  cüinmeuga  ä  cnseiguer  deux  natures  dans  uu  Christ  et 
de  presser  Eutychös  d'adhörer  a  la  doctrine  des  deux  natures,  (?n  pr^sence  de 
certains  autres  evöques  de  la  meme  proviiice.  Mais  Eutyches  ne  croyait  pas  5 
qu'Emmanucl  etait,  dans  la  chair,  consubstantiel  avec  la  Vierge  bienheu- 
reuse  et  Mere  de  Dieu  qui  enfanta  Emmanuel,  conunc  en  rcndent  maintenant 
temoignage  ä  son  sujet  les  partisans  de  ceux  qui  ötaicnt  ses  disciples,  les- 
quels  rendront  compte  au  jugc  et  ä  Dieu  d'un  tel  tömoignage.  11  fut  donc 
♦  K  ful.  12  analhcmatise  par  Flavien,  parce  qu'il  nc  "  preuail  pas  sur  Ini  d'adherer  a  la  \q 
doctrine  des  deux  natures.  Les  Actes  de  cette  cause  furent  envoyds  par 
Flavien  ä  Löon  qui  etait  alors  evcque  de  Rome,  el  il  repondil  a  Flavien  par  la 
lettre  susdite  coupable  d'impi6t6. 

Un   concile   sc   reunit  plus  tard  a   Epliöse    sur   Fordre   du    bienheureux 
Thöodose,  empereur  orthodoxe,   ä  cause  de  la  nouvellc   locntion  des  deux  15 
natures.  11  ötait  dirige  par  notrc  bienheureux  p6re  le  confesseur  Dioscore, 
avec   lequel  j'etais,   moi  et   mon   bienheureux   fröre,  le  prelre   Anatolius'. 

1.  Analuliiis,  fioiu   de  TimoUiüe  iElure,  est  mcnlicnni;   dans   la  Vie  de  l'ierio   llbeie,  i-d.   Maabe, 
p.  07.   II  u  616   i'.vile  u   Uaiigra  avec  Tiinolhee,    ti'.    Ilisliiry  «/'  tlii'    l'tilriurrlis   uf  llie   ruplir  Cliiirrli  uf 


6 


10 


[97]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  IIISTOIRE.  207 

yof-^    vcoo_£Q_2|..^   OO01    .  .»  nlS^,:^    ^o    .|>...,>.x>    ymJ\<i.^l    >^^/    Jjlsq^o 

Sk.*(    .y « 1  •«•  •>   ^*Vl    .   »»>o/;    ^^«^^(;    ).^*Jij    |jLa.\Q_   •J,.-ul3/    yOoC^S    ^io   joo) 
.)K.iL^a    lioxSL^^o»    l't-o^o    «.rau.iQ.^^-flQj;    otSjo^;    «otofc^-./    |K..cd)1^;    ^iö 

KJLS    ^;     ^    .OVI  CO    OiCML^    j-X&oV    »    «\oiO    .vgv^r>Oi  i  .  ^  i  ^  mn  n  -s    vfOOJUQL^S^ 
^«^^K.^     o/     ^i-io/j     ^..C^JJ      OiO^/o     vflOOjOJJLflO      >0,_D     yOOtXaj     O^     ".)^)-S 

).^a-.0     :v£DOJOVJO-Cd\    vQl^.3l.*^     OOi-*     ^    ^-«1     j'^lpl     ^l     •vfOQ.OQJdjLsi«     VJQ30101XCD 


Lorsqu'on  eiit  lu  ä  Ephese,  dcvant  le  coucile  d'alors,  les  actes  de  la  cause 
susdite,  renseignement  impic  de  ceux  qui  diseut  deux  natures  fut  anatliema- 
tise  par  tous  k  la  fois',  en  taut  qu'il  est  le  fondemeut  du  blasplieme  de  Nes- 
torius  et  la  raciue  de  (son)  euseiguemcut  impie.  Ils  se  trouverent  düuc  en 

5  danger  d'etre  deposes  de  l'episcopat,  tous  ceux  qui  s'etaient  reunis  ä  Cons- 
tantinople   avec  Flavien  et  qui   avaient   decrete  ces   impietes  avec  iui.  Lors 
douc   que   beaucoup   de   paroles  eurent   ete   proiioncees    coutre   cux    par  le 
concile,  '  aiusi  que  des  auathemes  coutre  l'hypocrisie,  ils  se  prosternerent  de-  *  e  u>\.  \-2 
vant  le  coucile  et  anathematisereut  ceux  qui  diseut  ou  pensont  deux  natures 

10  daus  un  Christ;  ils  convinreut  d'en  rester  ä  renseignement  des  saints  Peres 
et  ils  confesserent  que  «  une  est  la  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee  ■  » ;  et 
ils   furent  re^us  par    le    concile    d'Ephese   apres    qu'ils   se  furent   repentis. 

Alexandria,  daiis  l'ulivl.  Or..  t.  I,  p.  4'iO.  Tiinüllice  eu  luit  iiiculiou  dans  sa  lettre  sur  Lsaic  et  Tlieo- 
phile  :  «  le  pretre  Anatolius,  mon  l'rerc,  vous  salue  »,  Land,  Anecd.  sijr..  t.  III.  IS'J.  II  est  raort  a  Gan- 
gra  et  Timothoe  a  raiiiene  ses  ossemenls  a  Alrxandrie  avec  ceux  de  Diüscore,  car  c'est  aiiisi  qu'il  faiit 
entendre  le  passage  de  Land,  Anccil.  syr.,  IIL  172  : 

.[  yilrr; 

«  L'aiuüiir  du  [leiiplc  pour  Tinmthee  alla  eu  auguienlaut  parce  cpi'il  aiiiona  Ics  os  de  Dio^core  et 
d'Anatülius,  son  frere  (frere  de  'l'inicilUee),  avec  iui,  dans  un  sarcopliage  d'argent.  »  Ge  texte  ampliibo- 
logique  a  fait  croire  jusqu'ici  aux  traducleurs  qu'il  s'agissalt  d'un  «  frere  de  Dioscore  ».  —  1.  On  a 
ctabli,  a  Chalcedoiiie,  que  les  6veques  t'gyptiens  avaient  inene,  a  eux  seuls,  tout  le  second  concile 
d'Ephese.  —  2.  Cetle  formule,  d'origine  apollinariste,  a  ete  cause  de  tous  les  trouljlcs  suivanls,  parce 
que  tous  l'admettaient  avec  des  seiis  differents,  depuis  les  nionophysites  rigides  jusqu'aux  calholiquos 
pour  qui  eile  est  diphysite  parce  qiic  le  niut  «  incarnee  »  inipliquc  la  natui'i'  Inniiainc.  CA.  Franzelin, 
loc.  cit.,  tliese  xxxv,  page  :ill. 

PATR.  on.  —  r.  xni.  —  f.  2.  li 


208  II.  —  TEXTES  MONOPIIYSITES.  [98J 

y..«...^  I   ^\  ^    ■^'^'^^    i'    yoou^    vOodaA.».3o    .c^»«^ü    ool    )Kt  •»•  ■>!  ^    ^OtJd 

^J"'    '-  vm_k_£D9l^    1.00(0  .|..iM>^.*.Vi   f.<w^3  .  »i'«'>  ^Vi   yopojj;       ^-k^V^o^o«  ^.«^^jj 

oSl^  y-A^oi   ^/m   ^-••^^/   l->^-~>  ^'■'». '/;o  .ooclN  |j>w«Jii   v£Do.^io«)l;o  oi^«    10 
.   -V  -/;   vrr>*  mjiS.^  looio  -.{.X-a^i   U^o.»  v-i  .  ..1/   ^«   ^  .)^...<>J[.^  ^  -vooS. 

yOOt^    1    '^    .-OOOI    ^pojtoo    ).^Q^CU30    )i.)  *  ^«>    jts.  ..  S>1  •  .^'^^i^^    ^^    O'^jl/; 
1.  sft  iNi  Ms. 


Eutychcs  lui-meme  donna  uii  libelle  au  concile,  et  jura  dans  ce  libelle, 
par  la  sainte  Trinitö,  qu'il  adherait  ä  renseiguement  des  saints  P6res;  il 
fiit  re^u  lui  aiissi,  et  persounc,  a  ma  couiiaissance,  parmi  ceux  qui  pensent 
bien,  ne  fit  de  reproches  ä  ceux  qui  regureut  ceux-lä  au  concile.  Ensuite 
tous  deux  (les  eveques  et  Eutychös),  ä  la  fiii,  retomberent  dans  los  meraes  .•. 
niaux  et  leur  niecliaiicete  ne  les  quitta  pas,  car  le  ca'ur  cumpte  pour  la  justice 
rt  hl  ciiiifcssion  de  la  Ixiuclie  pour  Ir  salut,  commc  il  est  ecrit',  li  encore  : 
riiijiiiiiic  niil  la  fifjiire  {prusöpon)  <■!  Uica  Ic  ariir".  Flavien  —  pli'iii  lic  nm- 
liaucc,  ä  nion  avis,  dans  la  Icllre  inipic  qui  Tut  6crite  par  Leon  et  dans 
laquelli'  rcnsoigncnicnt  inipie  des  deux  nalures  csl  conlirinc  —  dcincura  lo 
saus  donncr  aucune  rcponsc  au  concile  et  saus  aualhematisor  ceux  qui  iiscnt 
i;  fni.  ij  •  ^\^•^,  Jeux  naturcs  dans  un  Christ,  et  il  ful  depose  ainsi  quo  l'impie  Theo- 
dorcl  avcc  lui,  et  qucliiucs  aulrcs  qui  enseignärenl  des  clioscs  analogues 
contre  Ic  Christ.  Lorsque  l'enseignement  impic  eul  ete  condannie  et  (jue 
ceux  dont  nous  avons  parle  plus  haut  curent  ete  deposes,  tous  les  eveques,  is 
reunis  alors  au  concile,  adresserciit  de  norabreuses  fölicitations  et  des  louan- 
ges  ä  notre  bienheurcux  pcrc    Dioscorc,  archeveque    de    löglise   d'Ale.xan- 

1.  Rom.,  X,  10.    -  \>.  l  liois,  x\i,  7. 


in 


[99]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIR.  -  HISTOIRE.  209 

j-i^tio    .oi^    ^jV^^^    lloJLVi  .Ol;    jfO^    p    .j-.^  im*)^;    j^t-^;    jLao  n  m  .°>/; 

ool  ^cD;opQ.fiD  -.^^S.:^/  vXOCI  I «  f>^  Vi  fS  .-ym  .  fr>;)i  )  I,  ->o ^1  oilo^o  ^t    tK^ 
1.3^.^^  vt-^A_3  •.).3n  öffi  .°>/  o>  nl/   If-Ms/  yoo^o  ^s;  j,^^/  .jLio, .  n\ n 'i  Loo( 
.ax^   <JL>M  ^-^  ooi  jjoi^  -.l-i«*^  V*'^?   '■'Yx^  m°>)-s  oi^v.^D;    oöi  j-XJtojo  .Of.2L3 
.)Jlw.U  )iajL:>o..o<;  |.i.q\(-L..-i  .)jo).<:i^«  y-,1  ^^.tsjL^o  .^^,.,^0  j^..«,».v>  ^'^^  p 

jtO(     jlf— yxjJ      o\    1    f>      jlo    INI  .01;      j.^0O-»N^O      <.)— 3K.JL2      ^-*-^       O^oK^ 

kS/  0/  .-J^iaie  ^  t-»-^  l®®*  ^ojoJ^/  .lVio)i/  ''^.^^  ^^;  ^61  .-jlojoVioj 
v£Da.^.^)o;|l  -.^its-xl  vjDO  fn'=»)-3  yoou^d«  oöi  -.vooi^!  )-ilaio  jl*»  * ''^["^'  '- 
jljifc^flp  )...>_coot',.au=i  ^  .vOoC^;  v,ffv..«..flPi)^  looi  oi:^^)  ^■«^../o  .)jl3^,^^ 
^^»».^y-io  )K..si  0/  )i.io>.j  jK^iCLi  |wO^  vn.^  |Jo  •.s'\ «  ..!/;  oöi  )ooi  ,-£i3 
),,^fl\  \->  IJiUlt^  JJÖJLO  y.^1  yj;';  oöi  joot  t^/  oS^;  .^öl  .^'^».a.co/j  ^-^••/ 
^^    vA-slo    A")  >  .»1    .^010^.^^;    >  .\  .jj    öu;a.wIS.j»    s^oi;    looi    |  fi°>rf>    -.Ijoi 


I.  »iw  M<. 


drie  :  ils  le  proclaniaient  Ic  gardien  de  la  ft>i  et  ils  disaient  quo  ses  paroles 
venaient  du  Saint-Esprit '. 

Apres  la  mort  du  bienhourcux  Theodose,  lorsque  regna  Marcien,  il  y  eut 
encore  uu  concile  ä  Clialcedoine;  lorsque  tous  les  eveques  sy  furent  reuuis, 

■•  ils  renierent  Notre-Seigneur  par  ecrit,  cf  ils  reconstruisirent  ici  l'impiete  des 
deux  natures  qu'ils  avaient  detruite  ä  Ephese ;  ils  blasphemaient  le  Christ,  ils 
se  jouaient,  comme  en  un  theätre,  des  enseignemönts  di'  la  foi  orthodoxe, 
car  ils  fixerent  par  ecrit,  et  ils  re<,'urent  dans  la  düiinition  de  la  foi,  cette 
lettre  rebelle  qui  a  etc  mentionnec  plus  haut.  Leur  confrere,  ou  plulöt  Icur 

1"  chef,  *etait  celui  qu'ils  avaient  depose  ä  Ephese  :  Theodoret  le  blasphemateur,  »  e  u.>\.  12 
ainsi  que  ceux  qui  avaient  ete  deposes  avec  lui".  Celui  qui  avait  ete  con- 
damne  commandait  avec  grande  confiance  et  ne  repondait  ni  peu  ni  beaucoup 
au  sujet  de  ses  lautes,  ce  qui  sullirait  dejä  ä  condamner  et  ä  separer  de  la 
communion  de  l'Eglise  tous  ceux  (pii  Tont  rc^u,  s'il  y  avait  quelqu'un  puur 

1.  G'est  le  cas  d'ajouter,  coiumL'  011  l'a  l'ait  i^ouvcnt  a  Glialcätloiin'  lursqii'on  a  reviso  Ifs  acles 
d'Ephese  :  «  du  nioins  les  Kgyplions  l'onl  dil  ».  —  2.  G'est  inexai-t;  la  locluro  de  la  huilieine  aclioii 
de  Ghalcödoine  nioiilie  an  «mlraire  que  les  öveques  ont  amenO  Thcodurel  a  condamner  Nestorius.  II 
leur  a  donne  satisfacliori  et  11  a  donc  pu  rtrc  reeu  comme  Timolliec  admel  (pi'KiilMJirs  avait  pn  l'tMre 
par  Dioscorc  ii  Ghalcedoine. 


v 


210  II.  —  TFXTES  MONOPilYSITES.  .  [100] 

\^l    K_)  w.il«    ^^    y-tl    \cnn  >  «oN q\    >s/    ^;    nN  •>  o    .)JS<..<ul^    | in °> «  n  i 

^^^_^^_io  .K_i_Di/    )m>.0Q^   vs/j   -6»  .Ipojt/  ^■'i^«:»^  ^ioj  .-jlojopo;   Uv^)-^ 

Otlo  I  VI  .CHO    ^ä^>^     «H^Ot»     t^?     j-^-/    •JL^JQ^)'^)^!     jJ^OU^iO     )^^l^\      ^,-.0(0 

E  fui.  ij  IjlL,»    I ...... >.^    J^"^^/    y>\~^   xr^   )1qjJ.3j  JL^o   s^mii    «^^wioKji/        *.V:^J 

JSs  i)  »  .   ~>o    •.i-b^^aV     jiqNä..^     a^^*./;     :opv^D    V-«^^    >iaom°^)-5    t-*^-^ 


kl 


jugcr  en  ce  moudc  seloii  Ics  cauons  de  rKglisc.  Ils   re^iiienl  aussi  Flavieii 

comme  s'il  avait  eu  raison  de  dire  deux  natures  dans  im  Christ  et  ils  se  dcpo- 

scrent  et  s'anathemalisereut  eux-mömcs  selou  la  pamle  de  justice;   ils  dc- 

posercnt,   disent-ils,  notre  bienheureux  pere  et  archevcque  Dioscore,  parcc 

qu'il  nc  voulut  pas  partager  leur  impiete  et  signer  la  lettre  rebelle  dont  il  a    5 

ete  (juestion  plus  haut  et  qui  a  aussi  etc  appelee  toine  parce  quelle  a  separe 

les  mcmbres  de  l'eglise  '.  Apres  l'avoir  deposc,  ils  renvoyercnt  cn  exil  — lui 

qui  ötait  vraiment  le  gardien  de  la  i'oi  —  d'abord  ä  Cyzique,  ensuite  ä  He- 

raclöe  et  enfin  dans  la  ville  de  Gangra    de   Paphlagonie  ■.   Quanil  il  >j  ciil 

'  V.  fiii.  1-2  icnniiK'  xa  cuursc  et  coiiscrrr  sa  Ihi,  '  il  ur  Ini  i'csta  iiltis  iiii'fi  rercroir  la  cuuroitne    m 
V  h.  .       .  .  '  '  ' 

de  justice  de  In  part  du  direrteur  du  rontbat  :  da  Christ,  jii.s/e  jiu/c,  uvec   tous  les 

satnts^. 

Ceux  (jui  se  sonl  reunis  a  Ghalcedoine  rendront  comple,  dcvaut  le  tribuual 

redoutabli',  de  leur  jugenient  insense  et  de  ce  qu'ils  ont  ose  faire  contrc  le 

Christ.  ()u  ils  ciul  bicii  ;igi  i\    l']pliese,  lorsqu'ils  out  anathcmatisd  les  ensei-    i.'> 

gnements  impies,  et  ils  onl   mal  agi  ii  Ghalcedoine,  ce  qui  est  la  vcrite;  ou 

1.  Mftnic  iil('c  pliiis  bas,  p.  22fi.  —  2-  Uiic  hisloirc  lögeiKUiirc  de  Dioscore  esl  conscrvce  diiiis  unc 
Version  sjriii<|ue,  cf.  1".  Naii,  llistoirc  de  Dioscore,  errile  par  so«  disriplc  Tinopiste,  Paris,  1903 
(Extrail  du  Jinuiud  .\siali(/iie).  CcUe  li'-gendc  a  6lii  remaiiiöe  cncorc  dans  plusieurs  rOcils  coptos;  cf. 
ibid.  —  1).  er.  II  Till!..  IV.  8. 


K  fol.  12 
\°  c. 


[101]  II.  -  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  -  IIISTOIRE.  211 

^    .  iN.  •>  n  ^j_„  oj^j  oöC^  .).ioo',:iCLa  x^o<;   j^i-o^o  .■p.Kjo/   oi!^.=>(xa\t  \*^/? 

^  )>-jo  Uy^  vQ-'-J?  )^»^  •■)"=^  V*®-  '^^^^^?  r::^  ^■-^■^  ^cHoio^oo 

A,.  •.•s,\>.i;\»   .•)_a-.\oK^o    )ISvJu.^i>    )lt^;    ."^^..^sj»   jISo^l   ^iJo   U^a*. 
iooij    l-ioa^k-^;   vasjoyo-ao^   joC^X    |jaa-^   '.^^ot  ^^;    \^l    ''%^    ♦^•^vm 

1"   )_i_ia^2^    .JloJLia-oi;    j-co^jlio/   |»a^    jooi  ^o(oK-./o    )oo(  «.m  ..v>i    V"^ 

1.  l)o.ii^>a  Ms.  Sic  persnepe. 


ils  ont  bien  agi  ü  Chalcedoine,  comm(>  ils  le  disent,  et  oii  voit  qu'ils  niit  violö 
leur  parolo  k  Ephese,  tle  sorte  quo  d(>  toute  manierc  ils  tombent  soiis  leur 
anallieme,  qu'ils  ont  porte  sur  leur  tele  soit  ä  Ephöse,  soit  ä  Chalcedoine'. 
Qui  m'i'iUeiidra,  dit  Job,  ntais  voilä  qiie  Je  temoin  de  er  (jui  a  ete  fait  contre  lui 
^  est  dans  le  eiel  et  Celiii  qui  eonnaU-  tont  eela  est  dans  les  Jieii.r  elevrs'-.  Nous 
rimplorons ;  nous  repandons  devant  kii  les  larmes  du  canir ;  jusquau  moment 
oü  le  Seigneur  aura  pitie,  regardera  du  ciel  et  vengera  aussitöt  sa  sainte 
Eglise  catholique  et  luimiliera  ses  ennemis.  Pourquoi  Dieu  auiait-il  pitie  du 
concile  des  oppresseurs  qui  eut  lieu  ä  Cbalcedoine?  Ils  ont  renie  par  ecrit  la 

^•^  foi  de  leurs  peres;  ils  n'ont  pas  juge  un  juste  jugement,  car  ils  ont  depose 

celui  qui  etait  innocent  *et  qui  etait  le  gardien  orthodoxe  de  la  foi  :  le  bien-  *  ^  lui.  12 
lieureux   Dioscore;  ils  ont  regu  les  impies   et  les  heretiques   et  ils  ont   mis 
leurs  blasphemes  dans  la  profession  de  foi  par  le  nioycn  de  la  lettre  de  Leon; 
ils  ont  inunole  la  troupeau  du  Christ.  Ils  n'ont  pas  ecoule  Dien  qui  a  dit  : 

^^   Tu  n'accueitleras  pus  uu.   j'uu.r  bruit,    c'cst-ä-dire  une  parole   mensongere  et 

oppressive,  et  tu  ue  suivras  pas  la  inultitude  vers  le  mal,  pour  violer  la  justice''. 

Et  encore,   apres  autre   cliose  '   :   Tu  ue  porteras  pas  atteinte   au    droit  du 

1.  Cf.  stiprn,  p.  20'j,  note  2.  —  2.  Job,  xvi,  19.  —  3.  Ex.,  xxiii,  1-2.  —  4.  Nons  ii'uvons  ioi  quo  des 
extrails  de  l'ouvrage  de  Timothöo,  el'.  infra,  p.  23'i,  n.  2;  243,  n.  2  et  .1.  Lebon,  foc.  dt.,  p.  101-103. 


in 


212  II.  —  TEXTES  MOXOIMIVSUKS.  [102] 

♦JLl-j    jJ,lj  y^l   jfcouOL^  )^-"^^    )°^  «aL-flooU    jJo  ) .  oo  >  \o  |K.^>w^» 

)<hSs;    )jl-.m   "*!s^^  -I-Vt-^  >-'^  ^   ]_y\m'y^  ""'^o.o  .vn-,;/   jJd^j   )b>o  ^'^isj) 

..a_a-aL-j  yocxlöaLCO  ^io   Uv^>o;    |fPov>Jo  -j-s»   jpocu  o.-»   I  ■»  ««V;  otloio^^ 

Ei.il.  i:!^-3    .oioV—/    v°«»^!    l-^»— ^   vOCHJiÄJo        .o-^aa    vooioi!^©    yocni^ia-s    .o^-rii. 
r"  ;i.        * 

"^^^    .J-»^"t-o    )J>öiJ>/    ,-ioo     ^£00^.03    )jLsa^     ^    op     ^    aioV.-.l/    oic^Ä 

)  .  Y  .1^    V-^  yoooij    .UJLß    I-Lsj    ^aiea-OJ    j-,!-/    jkioou^jo    Jtaxia^oi 
}i    ^ocx.y  *  i)l;    .)Lx2>t^    .JjVousjl    .Ji:-^—    .j^SLÄLS    «.ia-.V    .vooixaj    >-.ia-.V 

.j-aoi^ittio    ■|jL^aS-.i.>o    .ll^sJi^    wwJu»    -l-V-V^^^    .)iirhvi..v>    jJ    JjV^    JS^/ 


piinrrr  ilans  son  proch.  Eloigne-toi  de  tonte  jxirnlc  Iniiiiir'.  Tu  iie  favoriseras  pas 
k  pauvre  dans  Ic  proch  ^  car  c'cst  Dien  (/i/i  reiul  la  Justice  ',  cl  //  faut  qiic  lex  leeres 
des  prßtres  qnrdcnt  le  jut/enwut  de  Dien  saus  acception  de  personne,  i\  riinilatioii 
duClirist,  grand  clicf  des  pretres;  c«  (juils  parlent  scion  lu  hii  du  Seinncur;  car 
ils  sont  les  messagcrs  du  Sei(/neur  lout-puissant,  sclon  la  jiaidlc  du  propliete '.  j 
Mais  les  saints  ont  prophötise  ä  Icur  sujet  (de  Clialcedoine)  :  Jcrömio  les 
uoiiinu'  unc  tnnipe  de  perfides  ipui  ont  lendu  lear  lan(/ue  coiume  un  arc'  conlre 
le  Christ,  et  {leur  lamjue  est)  coinme  un  trail  (iid  lilesse\  Ils  oiil  cnmmis  doux 
K  foi.  13  maux  :  Ils  ont  reni6  Icur  Scigneur  et  leur  Dieu  et  *  ils  se  sont  anatliemalisos 
'*  "'  de  leurs  propre  anathenie,  apres  avoir  d6jä  ötö  anathematises  auparavant  par  i" 
le  bienlieureux  l'aul  cl  |>ar  les  saiuls  Peres.  C'csi  d'eiix  que  le  bienlicureux 
Paul  öcrivail  :  Dans  li-s  dei'nlers  lenips.  eertains  s'eeitrtcroni  de  la  foi' \  cl  :  \u.v 
dernicrs  jours,  il  riendra  des  circonstances  dilficiles,  car  les  liommcs  seront  cf/ois- 
tes,  amis  de  Varcjent,  vantards,  arrot/ants.  diffamatcurs.  rchelles  «  leurs  parcnts, 
Sans  inteUicjence,  inrjrats,  inipies.  durs,  linplacables,  ealomniateurs.  inteuipe-  is 
ranls,  cruels,  ennemis  du  hien,   traitrcs.  empörtes,  orgueilleu.r.  antis  des  plaisirs 


1.  Ex.,  xxiM,  r,-7.  —  2.  Ex.,  XXIII,  3.  —  3.  Deut.,  i,  17.  —  'i.  Mal..  li.  7.  —  :>.  .liSr.,  ix,  3.  —  (i.  Jör., 
IX,  8.-7.  I  Tim..  IV,  1. 


10 


r°  1), 


[103]  IJ.  —  TIMOTHEE  D'ALKXANDRIE.  —  HISTOIRE.  213 

I »  » t  n  ^   )oo(  pö/   vcn  .   m  Tt  qi  ■■>  vs/   t-<^^  vOOuJS^  .^..-^ot;   jlaslaji   ^^ 

wJS^^Oö.^  I^La^  yONio  f>j  •.voaJ^-j  voaji^   »s/  .|tswO^^^  ''^!%0»  .  >tift  «.^  jjj 

yCisKjL».^  y000i.J;   JJL.^  vS/  ^0^  ^^to.1  .ioipoo  V^/    ^t-D  J-.ioVaö  la^j 
^:m    o^oi;j/«    Jooi    po/   yV^  ^1   oo<   vd/   .yO^f-tKj    yO^-s    .   » n.*>;   ^^I^^/« 

^i>o   :kiuVi   ^^oJ^   j-^Of^-s  vft'W»  joou   jJ;    ^'^i.o  .\.3<L^<^  )-ä);    ,yOO)-.J^/ 


plutöt  (juc  de  Dien,  (jid  iiiit  l'appareiirc  de  la  pirtc  ninis  utii  oid  irnir  cc  ipii  cn  fait 
le  iierf.  Eloignc-ioi  aiissi  de  res  liomiiies-lü  '. 

Nous  toiis  donc  qui  obeissons  au  liieiilieureux  Paul,  puisque  nous  avons  vn 
•  de  nos  yeux  que  les  chusos  Jont  il  parlait  se  sout  accomplies  sur  eux,  fuyous 

5   leur  commuuion,   car  cost  d'eux  encore  qu'il  parlait   aux  pretres  d'Ephese 
dans  les  Actes   :   Je  sais  qu'apres  moii   depart,    il  s'introdiiira  panni   voiis  des 
loups  terribles  *  qui  n'epav(jiieront  point  le  troupeau;  panni  vous  encere.    il  s'eli--  ♦  e  lol.  1 
vera  des  hommes  professant  des  doclrines  perverses  pour  entratner  des  diseiplcs  d 
leur  siiite.  Veillez  doiie'- .  VA,  daus  la  lettre  aux  Coriutliieus,  il  a  predit  et  avcrti  : 

10  //  arrirera  des  dispiitrs  panni  nnis  paar  faire  eoinuiitrc  ceiix  d'eiitre  raus  (fui 
sont  eproures^.  Nolre-Seigneur  lui-meme  a  dit  :  Gardez-mus  des  fan.v  prapiie- 
tes,  (jui  viennent  vers  vous  sous  la  peau  des  brehis,  auiis  au  dedans  ce  saut  des 
loups  ravisseurs  \  Et  pour  que  personne  ne  puisse  repondre  et  clierclier  un 
prötexte  en  disant  :  «  Je  ne  sais  pas  porter  un  jugement  au  sujet.  des  ensei- 

'^  gnements  de  la  foi,  nioi  ([ui  suis  un  seculier  »,  Notre-Seigneur  a  premuni 
aussi  (cos)  simples  en  disant  :   Vous  les  ciinnatlrez-  d  leurs  fruits  '\  et  :  Le  voleur 

1.  II  Till].,  III,  1-5.  La  vcisioii  s\iiaque  est  l'aile  sur  le  grec  et  iir  rcpioiluil  jias  la  Poscliillo.  Los 
niots  «  Sans  intelligence  n  n'ont  pas  de  parallele  dans  Veditio  major  de  Tiseheiidnir.  — 2.  Actes,  x,\, 
29-31.  —  3.  I  Gor.,  XI,  19.  —  4.  Mallh.,  vii,  15.  —  5.  Matlli.,  vii,  1«. 


r  c. 


214  II.  —  TF.XTES  MONOPIIYSITKS.  [104] 

v^L.^^^;   I-JO-^/   ^^  ^V^  .^-j    ^»-^^^    ■w»ota.5'^.\   ■?i\...   ^)-co  oulSJ    -'U^ 
ya^t-^^^to;  •.!  .«>.i[V>;  «.»oia-^yNS  vooi^  «.n  ^'»o  .|o6i  li\J^i  [  i.iid!S^.>e>o  .)^.«a^ 

■  I  ■■  .  »Nrt.   ^oto^iCH^  ^A^;io  ^^o^oo   .  «  m'M;   yOO(^  Nj/    J)1w   ^;   yj 

JJh  •.v£Da^o^  I '  ■^"^.   f_*^o  owilSü   «...^jso   .)laj)jL2  ''^^.•-sN^  vft-*;   t-*'^;  oöt 
yo^  K-001   >ö.^    jj;    s*6t;    .))S...^JS;js,   ^-^'^^;    jLiö   ^-^    ^'/    )— o»-»  uiSLio 


ne  vient  qite  pour  vnler,  poiir  ('c/orf/rr  et  pour  (Jrtniirc'  ;  car  Ir  hon  postciir  dnnno 

sa  vie  pour  scs  hrrhis,  vuiis  Ic  mrrcenaire  fuit'-  Ic   combat   pour  Ic  Clirist,  il 

cn  vient  ä  tialiir  la  vitUi',  el  il  laissc  tuer  les  brebis  du  Christ  par  un  mauvais 

F.  foi.  13  enseignemenl.  Si  donc  tu  vois  *ceux  dont  nous  avons  parlt'«  —  qui  ont  coni- 

battu  jusqu'ä  la  mort  pour  la  v6rite  et  qui  ont  donne  volontiers  Icur  vie  pour    r> 
le  troupcau  du  Christ  —  suis  leur  enseigncuicnt,  et  associe-toi  ä  eux  an  tout. 
Mais  si  tu  vois  qu'ils  sacrifient,  qu'ils  p(>rdent  et  qu'ils  persöcutent  les  mem- 
bres  du  Christ,  i'uis  la  l'rati'iMiit(''  homicide  de  ceux-lä  ainsi  quo  hnir  enseigne- 
inent.  Notre-Seigneur,  qui  viendra  juger  le  monde  avec  justice,  t'a  temoignt^ 
par  avance,  et  par  lui  cl  par  li;  bienheureux  Paul,  que  cos  paroles  pleincs  de    i'i 
pr6textes,  coniine  :  «  jo  nc  savais  pas  »,  nc  pourront  pas  te  scrvir  de  reponsc 
devant  le  tribunal  mdoutable.  Notrc-Scigncur  a  dit  :    //  est   iipcexsaire  (ju'il 
rieinie  des  scaiuldlcs,   iiutis  inallifur  u  riioinmc  par  (jui  Ic  scdiiddlc  rirnt'\  Tnul 
l'univers  en  göneral  a  et6  scandalisc  par  le  concilc  de  Chalcedoine,  car  Icur  fni 
mnuvaise  a  eti  par  tonte  la  tcrrc,  et  les  paroles  de  leur  piete  {out  ete)  jusqu'aux  i"» 
cxtrhnites  du  monde*.  Combion  de  millicrs,  ä  cause  de  cela,  ont  ctö  tues  pour 
le  Christa  Alexandric,  cn  Egypte  et  ä  Jerusalem,  parce  qu'ils  n'ont  pas  adore 

1.  Joan,  X,  li).  —  2.  Jean,  xi,  II.  —  :i.  Mallli.,  xviii,  7.  —  '1.  Cf.  Ps.  xviii,  .".. 


10 


[105]  11.  —  TIMOTHEE  D'ALEXANDRIE.  —  FlISTOIRE.  215 

aaloKjLiOLS,  Ojk^U/  )Jo  •)-30(«;  ).^clS,i\  °*^^°  ^l  ^^^  .^OL^ii»o|_io  ^»^.iaio 

^oou^<■'/;  ^t-^Kja.^;  ^~«^^/  ^-^  xr'?  ^'^^  ^a^io^I^vjl^  .\Xi^  ^t-oo  jLu^V 
V-«-^  ^D  .voou-sa^  ""^kj^joi  ^«^o{^  .^..»^».^  «3l^w>*  ooo)  ^..^^'..^^K^oo  -JlciiwV 
.)^  «.»V)  ^^  ^...ami  |io;oufiO;  JL.^w3  •.Ot.i.«  ft>  joC^  ^..^^^j  ^2Sw^;  )l(i^ 
yooij^  )  HO  ..V)  jJ   •.j.ii.aoMO  ).^;   oiJ^s  jjoiio   :jJa.3«  ))^J^^  ooot«  ^9   ^^«J^^jJ 

.OJ'p^     vOO(Jl2ü     J-^cCbOL    ^fJxNO    .OtOUo/    yOOULäü   ^^^    ^^>wik30|    |1.QJl*^.0  .OwMf.;^/ 

1.  l»ov9io  Ms.  i(  el  parmi  les  criliques  ».  Mais  p.  216,  1.  2  011  trouve  t*»aS. 


*  E  fol.  13 


l'idole  d'or  et  n'ont  pas  consenti  ä  s'associer  au  concile  de  Chalcedoine;  mais 
ils  ranathematisaient  *avec  assurance  devaut  les  princes  et  devant  les  juges  ♦  e  IoI.  13 
et  ils  etaient  livres  par  ceux  qui  passaient  pour  etre  des  pasteiirs  et  ils  etaieut      ^   '*' 
mis  k  niort  pour  le  Christ  '.  Bienheureux  donc  ceux-ci,  car  apr^s  avoir  suLi 

5  la  mort  pour  la  piete,  ils  regoivent  (des  mains)  du  Christ  la  courouue  du  mar- 
tyre.  Quant  ä  ceux  qui  out  ete  la  cause  du  scaudale,  du  sang  (repandu)  et  de 
la  persecution,  le  Seigneur  ne  leur  jianlonnera  pas,  ni  chins  ce  mniulc  ni  dtins 
le  mondc  ä  venir'.  J'entends  par  la  aussi  toutes  les  choses  qui  out  ete  mises 
audacieusement  dans  ce  qu'on  appelle  la  definition  du   concile  de  Ciialce- 

10  doiue,  oü  ils  ont  confirme  aussi  la  lettre  inipie  nientionnee  plus  haut,  et  oü 
ils  ont  ose  enseigner  des  choses  seniblables  ä  celles  qui  y  sont  eerites.  Ils 
se  sont  decerne  la  saintete  et  se  sont  proclaraes  pacificateurs;  eux  qui  ont 
chasse  la  paix  au  loin  et  qui  ont  excite  des  dissensions,  des  scandales  et  des 
persecutions  parmi  les  membres  du  Christ.  Ils   ont  amene  aussi  la  division 

ij  parmi  les  rois  et  les  scissions,  car  ce  n'est  pas  tres  longtemps  apres  le  concile 

1.  L'auleur  ne  dit  pas  que  c'elail  eri  geneial  le  vulgaire  —  pouple  el  luniiies  —  qui  elail  deeliuine 
contre  les  pasteurs  li^gitiines,  au  nom  d'iiue  ([ueslion  theologique  dout  il  u'elail  pas  jugo  et  qu'il  ne 
pouvait  mßme  pas  comprendre.  Les  Orientaux  avaient  demande,  lors  du  prcmier  concile  d'K[iliese, 
que  les  formules  de  la  foi  fussent  discutöes  et  fix^es  par  les  eveqiiC''  nielmpulilaiiis  saus  deveiiii-  im 
pretexle  a  rnouvements  populaires.  —  2.  Matlli.,  ,xil,  32. 


V-  I). 


10 


210  II.  —  TEXTKS  MONnl'llYSlTES.  [lOü] 

)_s>o  ..  .-j-iOQ^^I  ^£D;OUIQ-flO;  II  «  ^m  |-L_SJ  ^-'^^'^  '^^  *"*^  ^°'°^  ^ 
vd/  •Jlo.^^S^.So  |^^q3o  |laA.N.ac>  nco  -.^^oi  |KjbocLJ!^  l-^t-^<3  -looi  |-^ooo(m 
K  fol.  i:f  yas.  |_«._3'^-i.-io  ^..j..  >>n  i--^^  |J  .I^L^Slio  K_-._=)0  K^l  |jLil^  |^q-«N-s 
K2s>_^ii    I-Li^o   -Jot^lJ    ^'^J-.jo  ^;    I  1  v>..ou^  •>l_Ji.O^^    \-^^^    I  .« ."  »t  v> 

.         rr.  ..vs\<>    |1*,_M_3««     OÖI    .^jV^X^    1^^^  |00(;     OÖI     y£On  I-.  O,  Vi  \     -.IjLO    |ot^ 

■  T  ^  -/'^   ^cQ-fcjojoH   \  i  ^n  l   .-^..Nil/    ^s^|  t^U   |ooi    jjj    oöt    vk-./   ..K*|.iCL^; 

.^.^o/     v£DQJLA.opo    >    fft  ..VlNo    ll'f^J^)     l-^f^    |.£C13llVo/     l^kSC^O    000(    ^OlO^f-O; 

■  I  f.  flprn',    e\    ^    ^Oiol^/o    ^;     w>*l^l/    .^^.o-m/    IjL^cLoUO    yOO(J^O;     ^^    I^OÖ^O 

|Jo  Jla.^w^;o  .| UV?  ^^^£>Q^  ^^isJSjAioj    ."l.-^XiLioo   Us^.^©  I-LJ^    ^^o 

♦  |-.poj   o«K^io   ^bojjj   |oo(   |jl3lDo  .|^i/   '"^«^  KjjLi^l/    |iaxia_.oi   |ooi 

|-JL_i^     ^*^^     -l lyVlTO     ||ft    1    .\^0    ^jpCL_^    I^J^     jJ     |it^    -O     }yL.l 


des  prevaricatcurs  qu'eut  liou  la  devastation  de  Ironie  et,  jusqu'aujourd'liui, 
l'opposition,  la  scission  et  les  divisions  se  Irouvent  aussi  l)ien  dans  les 
♦  !•:  loi.  13  confms  ecclesiastiques  que  parmi  '  les  rois,  car  les  Occidcnlaiix  ne  vivent  pas 
en  paix  jusqu'ä  maintenant  avec  les  Orientaiix'.  Quant  ä  Marcien  qui  ctait 
cinpereur,  ils  le  proclaiuciil  fuLde,  pieiix,  aniiiie  du  zelc  d(^  la  craiiitc  de  5 
Dien,  lui  (jui  fut  gralifie  de  l'empire  par  Dieu  tout  ä  la  iln  et  a  peiiie-';  ils 
disent  quil  possedait  le  zele  de  la  craintc  de  Dieu,  pour  l'aire  enlendre, 
par  un  detour,  quo  le  bienheureux  Theodosi;  u'etait  pas  de  scnlinieut  or- 
thodoxe'', non  plus  que  les  empereurs  orlliodoxes  qui  Tont  precede  jusqu'ä 
ee  que  Marcien  regna  u  la  liii  et  a  peinc.  I^es  bouches  de  lous  los  Udelcs  lo 
sont  fermöes,  iiials  tonte  langue  blasplii'nuitrice  et  iinpudcnte  qui  parle 
contre  ]<•  C.lirist  esl  dechainee  et  pleine  d'audace.  C'est  le  mensonge  et  non 
la  foi  qui  doniiiie  sur  la  lerre;  il  3-  a  disettc  de  la  predioation  de  la  parole 
du  Seigneur. 

Quelle  egiise  d'Egypte,  de  l^iliye  cl  d'Oriont  n'i'st  pas  cn  deuil  ä  cause    ir, 
des  hauts  faits  de  Icur  pers6culion  et  de  lern-  niechaiicet6?  Quel  paj'^s  et  quelle 

1.  Toutes  CCS  divisions  rniioiilfiil  ;ui  iiremier  concile  d'l'JplK'-se  et  Neslorius  en  liiiiit  aiguiiicnl 
aussi  bien  que  Tiniolhöe,  cf.  Le  livrc  d'llerucHde,  Paris,  1910,  p.  317-331.  —  2.  «  A  la  fln  de  sa  vie 
et  pour  qupl(|ues  annces  seulemenl  »,  car  Marcien,  proclame  empcreur  lo  24  aoüt  'i50,  mourul  deja 
vers  la  fln  do  janvier  'i57,  a  l'Age  de  süixanle-cinq  ans.  —  3.  TimollKie  oppose  les  empereurs  les  uns 
aux  aulres  pour  frappcr  l'espril  des  simples,  mais  nous  savons  mainlonani  a  la  suite  de  (lucllcs 
inlriguos,  ;i  la  cour  el  par  la  ville,  Tliöodose  a  sacrifie  los  Orieiilaux  aux  Kgypliens;  cf.  Lc  livre 
(l'lli'rnriidi-.  235-253;  367-369.  Vuii   la  mi'^nie  idOe  iilus  lias,  p.  220. 


10 


E  fiil.  l:' 


[107]  11.  —  TIM(1THEE  D'ALEXANDRIR.  —  IIISTOIRE.  217 

)I.OlVI»Ot\  ^j.^^.^  vS/;  ^1  ^IoKj.^  .uJ^  oooi  |-2L^f^SlX.a!^0  -.vOj/  K  .  t  m 
•^l  .loOl  Jl.  1...  \  |_a-.VJ550  .)^_3)_flOO  ^v-D^s^/;  ^_iö  y^l  jK„.UL-^p>«>.^  jj 
Öi^    I^^^wxJLju^    ..|JL^-«KiO    ^    ^J     vXDOV^    ^03    ^^    .jjKAoi;     yOOt^l     )tOS,^0 

mÖi  .yf^a\o  sNVi  t  >o\   >  .fc^»;  ^.iJ^jJ   |-j/  vfn  .°>vi  -.o^clcd^   ^-J^i^./  jl^; 

1.  Hams/o  Ms.  —  2.  ^a'i'i'j  priiiKi  manu. 


ville  n'ont  pas  souvenir  des  meurtros  qui  ont  eu  Heu  depuis  lors  jusqu'ü  niain- 
tenant  parmi  les  bn^bis  du  Christ,  et  des  exils  et  des  spoliatious  ?  car  mvme 
si  iious  noHS  taisions,  les  pinrrs  Ic  cricraieiil' .  C'est  lä  veritablement  leur 
paix  :  d'iinuioler  le  troupeau  du  Christ  *  et  de  persecuter  ceux  qui  (les)  repri- '  e  lui.  \s 

5  mandent,  pour  qu'ils  aieut  le  loisir  de  faire  (tout)  ce  qu'ils  veulent  saus  qu'il 
y  ait  personne  pour  leur  repondre.  Le  psalmiste  disait  de  ceux  qui  etaient 
comme  ceux-lä  :  Je  portais  eiivie  aux  hoinmes  iniques,  laisque  Je  voi/ais  la  paix 
des  pecheurs'-.  Ceux  qni  le  haissent,  Seii/neitr,  Je  les  ai  lia/s;  J'ai  ete  plein  de 
degoüt  pour  les  adcersaires.  Je  les  ai  tiais  d'uiie  parfaite  huiiic;  ils  etaient  pour 

10  moi  des  cnnet)tis'\  Ils  professent  qu'ils  ont  aussi  renouvele  la  foi  imniuable, 
comme  si  eile  avait  deperi  et  vieilli,  et  si  eile  etait  menacee  de  corruptiou 
Selon  leur  parole  impie.  Car,  de  toute  necessite,  ee  qui  est  renouvele  se 
change,  en  majeure  partie,  en  une  chose  qu'il  n'etait  pas,  selon  le  bon  plaisir 
de  ceux  qui  le  renouvellent.  Que  tel  soit  le  but  poursuivi  par  eux,  je  vais 

1.5  le  montrer  ä  l'aide  de  leurs  propres  paroles  ä  ceux  qui  veulent  entendre  et 
juger  ce  qui  est  vrai  et  juste  au  sujet  des  questions  eu  litige  \ 

1.  Luc,  XIX,  40.  —  2.  Ps.  LXXii,  3.  —  3.  Ps.  cxxxvin,  21-22.  —  'i.  'riiiKillii'c  eile  ensiiile  la  loUre  do 
Saint  LC'on,  divisee  en  l'i  chapitres  ((.»-•),  pui.s  des  e.xiraits  de  la  l'oi'inulo  ((joo-i.)  du  conc-ilo  de  Chal- 
cSdoine,  jusqu'au  fol.  15  r"  b.  Puis  le  sci'ibe  ajoute  :  «  Du  bieiilieureu.»L  TiiiJOÜiee  »,  et  transoril  das 


v° 


218  11.  —  TFATES  MOXOIMIYSITES.  [108] 

)N_-u^^o    )I^sJl*^ä;    l'öt^Ä    K»  ^-.    .)-ooN^j    ).^^i^ooi;    )Nj-po    )jo,  nN'^-. 

1.  yl(i(i.  ms.  11°  12156  (E),  fol.  39  V.  l.e-  l'ol.   19  est  odili'  par  J.  Lebon,  loc.  rit.,  p.  'i.  —  2.  Sic. 


XII.  De  SAINT  TiMOTHEE,  .\RCHEYEQUE  d'AlEXANPRIE.  CrITIQVE  ET  REFU- 
TATION DE  LA  DEFINITION  DONNEE  A  ClIALCEDOINE,  AFIN  QVE  CEUX  QUI  LA 
RENCONTRENT  SACIIENT  QUE  LE  CONCILE  DE  ClIALCEDOINE  n'a  COMMANDK  RIEN 
MOINS  QUE  d'aCCETTER  ET  DE  PRECHER  DANS  TOUTES  LES  EGLISES  DE  DlEU 
LES    DOCTRINES    TMPURES    DE    NeSTORIUS.     CaH    LA     DKIIMTION'    (TOMe)    PORTE    :        5 

I"  (i  Lo  concilc  saiiil  cl  oeciimonique,  lequel,  par  la  grAco  de  Dieu  et  par 
Torilre  des  lideles  empereurs  qiii  aimeiit  le  Christ,  \'alciitinieii  et  Marcieii, 
s'est  reuni  ä  Chalcedoinc,  ville  de  Teparchie  de  Bitliynio,  daiis  le  inarty- 
liiim  de  la  saintc  et  illustre  niartyre  Euphemie,  a  dülliii  eo  (jui  est  (5crit  v\- 
dessous  :  '" 

considC'i-ations  thßologiqiios,  bas6es  toiijoiiis  sur  des  quiprocpios  onli'c  «  iialurc  »,  «  hyposlase  »  cl 
«  personne  »  jusqu'au  folio  29'.  —  Le  texte  syriaque  ^fol.  1-29')  «  est  une  coinpilation  et  un  arrange- 
ment  de  rtpiivie  originale  completc,  represenlOe  par  la  version  armenionne  »,  öcrit  M.  .1.  Lebon,  Le 
iiionophysisme  siviricn,  Louvnin,  1909,  p.  101.  Cotle  version  armenienne  a  ^liS  öditec  par  Karapcl 
Ter-MckcrUschian  et  Erwand  Ter-Minassiantz,  Timotheiis  /Elurus.  der  Palriarchen  von  Alexandriiii, 
U'iederlcgung  der  auf  der  Synode  zu  Clialcedon  fesigeselzlen  Lehre,  Leipzig,  llinricli,  1908.  —  On 
Irouve  ensuit(?  (f.  29'-.19';  dos  e.\lrails  de  letlres  de  Timolliöe  deja  connues  par  Zaeharle  le  scolas- 
lique,  Land,  Anecd.  syr.,  II,  I'i8-1G2,  reprodniles  par  Michel  le  Syrien,  Chronique.  II,  12G-140.  Cf.  J. 
Lebon,  La  christologie  de  Timothee  /Elure.  dans  la  Revue  d'liisloire  ecclesinslique,  t.  IX.  Loinaiii. 
1908,  p.  G82.  Ce  dernier  article  renfcmic,  p.  685-G97,  uu  expose  consciencienx  des  considiralions 
accnmulees  par  Timolliöe  autour  dn  myslüre  de  rincarnation  pour  faire  öclieo  i'i  la  Icrmulo  adoptöe  a 
Chalccdoinp.  —  Des  textes  citös  plus  loiii  dans  le  ms.  add.  1215G  —  en  particulier  ceux  de  Tln'odoro 
de  Mopsuesic  —  ont  6lö  Odiles  par  Paul  de  Lagarde,  dans  Analecla  Syriaca.  Leipzie,  1858. 
1.  Voir  Actio  v,  dans  Mansi,  Concilrs.  I.   V,  col.   108-11" 


5 


U) 


E  lol.  3',l 
V"  c. 


[109]  12.  -  TIMOTHEE.  —  CONTRE  CHALCEDOINE.  219 

jJi    I—La.-»/   .vQJlS.    )j/    sn'it    oi^^;    ).^aL^sJL  .yOj^    )j/    oöi^    w^^«    I^-^ol^jl; 

•  .jLx:;^  voouK^/  K-.)'^Vji;  ^-o^/  ly^i « v>,-o  ^^;  ^^^'^^Z  l^öt^/  I-l^ö^ 
)~.m.*jl^;    ^o»f>  ''VN;o    :o,»2l^    )o<^;     |1o  i  «  ^»-s    |.... «« V)    «^Lb^.^«    s£oo;o<ja.cDo 
^2S^/  .o^oi^  jl,.^^  ).^aJi.^;   oi^o^^jL  -.oäM    '.m  «  <y>Vo<.\   ^  -.ooci   )iQ>.V  Jt->'^ 

•  .jLjü/  uuLs  v^oCSwa\  ^1  .^oi  j-x^f.»  .)<... ■»■iL ><o;  >^oio^..<c:aä^l  K_)'f_^  sooul^/; 

^;   vOOt.Vj  .«■aJLJi    |.^1mO^  {■^^olSa   -.voKjLjisi/   yoKj/  i-"^^  »^  ^-^  .vots^Sj» 


«  Notre-Seigneiir  et  notre  Sauveur  le  Christ,  lorsqu'il  confirmait  ä  scs 
disciples  la  science  de  la  foi,  a  dit  :  Je  vous  donne  ina  pakv,  je  voits  laissc  ma 
paiv ',  afin  que  personne  ne  soit  divise  avec  son  compagnon  au  siijet  de  la  foi 
de  la  verite,  mais  qu'ils  montrent  egalenient  la  predication  de  la  veritc.  » 

5  Premiere  refutation  de  suiiit  Timothee  :  —  Les  Lienheureux  Peres  qiii  vous 

ont  precedes,  lesquels  etaient  vraiment  saints,  qui  ont  tenu  concile  pour  le 
Christ  dans  la  gräcc  de  Dieu  et  qui  etaient  de  vrais  pasteurs  des  breliis  du 
Christ,  ont  donne  la  paix  du  Christ  aux  eglises,  lorsqu'ils  ont  poursuivi  les 
heresies,  eux  qui  etaient  vraiment  les  disciples  du  Christ;  car  il  est  counu  de 

10  tous  les  hommes  *  que  cc  n'est  pas  la  foi  de  Notre-Seigneur  que  vous  avez  *  e  foi.  -.vj 
alTermie;  mais  vous  avez  chasse  des  eglises  celui  qui  donne  la  paix.  En  effet, 
depuis  que  vous  vous  etes  reunis,  la  paix  est  partie  bien  loin,  car  tous  les 
hommes  sont  divises  contre  eux-memes  pour  renseignemcnt  de  la  foi  et  toute 
la  terra  s'est  remplie  d'anathemes  ■. 

15         Suite  de  la  deßnitioit  :  —  2"  «  Parce  que  le  Mechant  ne  cessait  pas,  avec  sa 

1.  Jean,  xiv,  27.  —  2.  En  i'üalitc  los  Iroubles  remonleiU  au  premier  ooncilo  d'Eplicsc  et  non  a  Clial- 
ceduino  seulemenl. 


220  II.  —  TEXTES  MOAOPHYSITES.  [110] 

..).^jü/  l-ÄiLi^;  jloi:^.,^^  ,-ai»  ypo  )».*i.  _^/  ^  )jo)  '•^i^^oo  .,^;  ^«liojs 
^o;  ^'^o  .  •^   oiLq^  ojlIso  .\-».^l   )jul^  lo^   )'>\  v>  )iv>  ■oooo   j<xS.)l  ^^>J^^ 

•:>|laJou;  )  «  »y  \ 

jooi  J^/  )Ini,v>  .0110  jo«::^  ^^^^^^-^ü  1"^  JJ-^/  •l^^'^o  vgQ..*.^;)!  )jL:»a-^  jooi 
yoot— »N— •/  jJ  -.^xocii « fi»>o  ^«~o  0001;  ^^.n^^^^/  jnX'N^  )  I  ^^  ^;  yj  .0^ 
^^01;  ^^<2^/o  v'.fl^/  yin_-^.^uxu  ))/  N^j  f> .',  ft)  -.lloivi  .01;  )-JUl^o  )  I  V>  »ot^ 
|];    •.)S>~.|t  ,\  %    .  «°y\v>    ^^ts^    ^^«    >  ..No)    ^1    t-'^^?    •»  ■«^<1^^-^    o(^; 

1).  .        •  •  •  •     •  ^      * 


r»  a. 


)»_iio;   otln  -» « ^  )t-aL>o>o  ^3;    .«X»  —   .T^^acvjj^":^   ^^^vn'n   ^cn 


I-:  loi. 

]•"  a. 


zizanie,  de  croitre  avec  les  semences  de  verite,  et  qu'il  trouvait  toiijours 
(]uelquo  chose  de  nouveau  contre  la  verite;  ä  cause  de  ccla,  lorsque,  cominc 
d'liabitude,  Notre-Seigneur  se  fut  preoccupe  du  genre  humain,  il  cxcita  Ic 
zMc  du  pieux  et  fidele  empereur,  et  il  r6uiiit  pres  de  lui  de  partout  les  chefs 
du  saccrdoce.  »  » 

Dnu.riemo  rrfiitali'oii :  —  11s  insiuuent  iri,  de  manierc  tortueusc,  que  le  l)ien- 
lieureux  empereur  Tlieodose  n'utait  pas  dun  scnlimcnt  orthodoxe,  et  quil 
n'avait  pas  le  zölo  de  la  pietö  et  de  la  foi  '.  Mais  si  les  bienheureux  empereurs 
qui  ont  precedö  Marcien  n'6taieui  pas  fideles  el  zeles  pour  la  foi,  c'est  donc 
Sans  raison  que  Nestorius  a  616  rejete  ainsi  que  ceux  qui  partagcaient  ses  10 
opinions^.  Par  les  choses  qu'ils  enseignent  plus  loin,  on  pcut  reconnaitrc 
Wen  verite  qu'ils  ne  parlagent  pas'la  foi  des  saints  Peres  et  des  empereurs 
orthodoxes. 

Suite  de  hl  )l('/iiiili(in  :  —  ',i"  «  Par  Topöration  de  la  gr;\ce  du  Seigneur  de 

1.  M6nie  iilee  plu.-^  h;uil,  p.  21ii.  —  2.  On  ne  voit  vrnimcnt  pas  ccllc  consi^quence  dans  la  defmitioii 
de  Chalc(5dijine.  TimotlitSe,  ici  cl  plus  loin.  a  le  torl  d'ouhlior  quo  Th^odosc  lo  .Imino  a  ele  lies  indis- 
posii  eontre  sainl  tlyriUe  ä  cause  de  la  lenue  liätive  du  concile  el  qu'il  na  fallu  rieii  nioins  ([u'uno 
s6dition  monacale  et  ile  nombrcux  dons  repandus  dans  son  enlouragc  pour  ranioner  a  d'auircs  sen- 
limenls;  voir  /,('  livre  d'lleiacUde,  trad.,  Paris,  191o,  pagos  2'in  a  25'i  et  307  a  .W.K 


[111]  12.  —  TIMOTHEE.  —  CONTRE  CIIALCEDOINE.  221 

)»VA;   |.^paio  .^Q—^   |.. » KV»;  s^otoj»"^  ,^  jla^^t    jjuoj    'oviso  •.^;^^^j 

|oo(    jJo    )la_s^    :).^oiA    jL^t^    ^^••'^l    ^-^    )oio    .rSf^^T»    r^TJL 
5   t-^^  )"=^^  -l-pO!    otftC^.^0   'Ä.ioJLJj    |ooi   I-LSlOo  .|.i.;/  ^•^^.^   ls,i.».\ll    |lr>i>o,.oi 
j^s^^fiDol  \^>^>-^  jJ?  ^'^»^  .aicLD  yaa^^'j_3  .).^>.wi.iLSa»  ^cxo-sp«  "^.tioolS.  Ijlj:.^/ 

vOJLioaa^    oot-.!/       t-*^  JJ   .|.iOLS>ji    ax./o    .).iOLis.A    /.ioli^ji   .yoKj/    ^j.io/ •  i  lui.  .o 

1.  ovi.a3  Ms.  _  -2.  ^;:.j»  Ms. 


nous  tous,  nous  ecarterons  des  brebis  du  Christ  tout  dommago  (resultant) 
du  mensonge,  et  nous  les  ferons  paitre  et  engraisser  dans  les  pres  de  la 
veritö ;  nous  le  faisons  en  poursuivanl  Tenseignemeut  de  rerreur  par  une 
condamnation  commune.  » 

5  Tivisihne  irfutation  :  —  Et  voilä  quc  depuislors  jusque  maintenant,  c'est  Ic 

mensonge  et  non  la  foi  qui  a  prevaki  sur  la  terie,  et  ii  y  avait  penurio  pour 
entendre  la  parole  du  Seigneur.  Des  guerres  continuelles  ont  ete  excitees 
par  vos  mains  contre  les  breliis  du  Christ,  parcc  qu'elles  ne  voulaient  pas 
apprendre  une  augmentation  ou  une  diminution  en  dehors  de  renseignenienl 

10  des  saints  Peres,  (^)uaut  a  l'heresie  des  Phantasiastes,  non  seulement  vous 
ne  Tave^c  pas  poursuivie,  niais  vous  l'avcz  accrue  ',  et  vous  avez  ete  des  causes 
de  schismes  et  de  troubles  pour  les  eglises  en  tont  Heu.  Si  nmis  nous  hnsioiis. 
les  pierrcs  pdrlcraienl  -.  Vous  rccunnaltrrz  le  jmijilii'lc,  dit  en  effet  h.'  Livre, 
lüisque  sa  parole  s'cst  accomplic.  Notre-Seigneur  a  dil  aussi  :   Toul  arbrc  csl 

15   roiinu  d  soii  fruit  et  par    Irurs   fniits    vous  les  coiiiuittre:.'.  Vous  pröchez   en 

disant  :  Paix,  Paix!  et  ou  est  la  paix''?  car  la  paix  n'a  pas  *  ete  donnee  par  »  !•:  id.  .o 
votre  bouche.  '    ''■ 

1.  C'est  uiic  heresie  dcuil  los  iiioiioiiliysitps  soiil  sciils  rospoiisablos,  —  -z.   \,\u\  .\i.\,  'lO.  —  ;!.  M.iUli. 
VII,  IB.    —  ',.  .It.,-..  VI.  14, 


10 


222  11.  —  TKXTES  MüNUPlIYSlTES.  [112J 

■  .)_jl:;^;    )lax;ia^cH   J_s)-odo   )',-,^cul:>   j-oN^i.^»©   ,^/    .T^i^nr^^    r^tii 
I  fi  «>m  jJ  •.)-Dto..io  jJ  ^j  yj  ..,a^S>--l^lo  1^-.U  >>ii'->j  '^^.A^  Ijoi;  ).i^ts-io 
^j    Q.JOI   ..|ts.-^).i>}).io    jJ    )N.äJKa  ^'^iJi^    KicuL-floi/    V-'^^  tJ     i^—U  )JL3>-3; 
'^6u^  .-voKj/   ^1,.^>io  )jLa-/  -.0»^  .  « im  ..  jJ  ^q„oi;   j^i^Vlo   :| ..  .  »>o  ^i- 

^jsl^/    ^ö«.^/    o^jxis    )io.lV>  .01;    jjoi    )vi  «IflO;    ^^«^^)lo   .^jp/    vJü/   ^^Ol^ 

jKjL^f^  v£Do;oMa.fio«  .^j_M  vs/  ^JL>V^  |lot>fl  »Ol  ^'^o>;  j^^ocLwl  vOO(^.^o  .InnS^ 

1.  "^oas  Ms.  —  •->.  •••w  scc.  mann. 


I)r    1(1   Dirnie  drßiiilion.  —  4"  «   Nous   renouvelons   doiic  de  nouvcau  la 
lui  des  P6res  dans  laquellc  il  ii'y  a  pas  d'erreur.  » 

(Jtmtril'ini;  rrfuhilion.  —  Si  la  foi  des  saints  deperissait  par  Ic  lemps  et  la 
vicillesse,  il  y  aurait  Heu  de  la  renouvelcr  et  de  la  changer  toujours;  inais  si 
eile  ne  dcperit  pas,  il  n'y  a  pas  lieu  de  la  rcnouveler  dans  les  temps ;  puis-  5 
qu'clle  a  cte  pos6e  sur  uu  foiulement  inehranlable,  c'est-ä-dire  sur  le  Christ, 
et  que  les  partes  du  Srol  tie  prrvmidvont  pas  contrc  eile';  comment  renou- 
velez-voiis  ce  qui  est  constamment  le  iiiemc  et  ne  peut  cndurer  lombre  des 
cliangements?  Vous  faites  connaitre  par  lä  que  vous  voulez  innover  unc  aug- 
mentation  ou  une  diminution  par  votre  enseignenicnl  d  noii  sclmi  le  Clirisl 


10 


Suite  dl'  la  dejinitiitn.  —  5"  «  Nous  preclions  a  cliacuu  la  foi  des  318  et  nuus 

rcconnaissons  pour  nos  peres  ccu.x  qui  ont  regu  cetle  definitioii  de  foi  :  les 

150  qui  se  sont  rdunis  eusuite  dans  la  grande  ville  de  Constantinople,  lesquels 

*  E  foi.  40  ont  aussi  döfini  la  menie*  foi.  .Xous  portons  donc  les  ordonnances  et  nous 
r"  c.  .  .  . 

observons  nous  aussi  toutes  les  deiiuilions  de  foi  du  saint  concile  qui  a  cu   i5 

1.  Mallli.,  .\vi,  18. 


[1131  l'>.  —  TIMOTHKK.  —  COXTRI-,  CIIAI.CKDOIM'..  22:! 

■H_Jiaui.^v_j_!73^a  K'rsllTaivJ^:;^  r^J>i-xJäo  a-j^':^  -H^ja  ^iraa 
1"   .)i*..>).:)Oo  )w:>a„<wa^  jlaja.*.^;   jjoi  jj^o^^  .joi^   K^<«m   Imo-ko  ) K-^Jis^üxiLio 

o/  .).>^j«j   )^K->  yoy^M       JLj/  jJj  a^o_w.l  ^/;   ).a-/  •.s£a>io.^..aaLj;  vm .  «)i^.ia-a  •  r:  lui.  '.o 

•  *  *  "  V"  ;i. 


lieu  craliord  ä  Epli^se,  dont  les  cliels  etaient  les  (homnies)  dignes  de  memoire 
Saint  Celestin  de  Rome  et  Cyrille  d'Alexaiidrie.  F'aisoiis  d'aliord  luiller  la 
definition  de  foi  orthodoxe  et  sans  lache  des  318  saints  Peres  qui  se  reiinireat 
ä  Nicee  aux  jours  du  pieux  Coiistantiu  digiie  de  memoire.  Oii  tiondra  aussi 
5  las  (definitions)  des  150  Peres  saiuts  qui  se  reuuircnt  ;i  Goustantiuople  pour 
dissiper  les  heresies  qui  s'eieverent  alors  et  pour  conlirnur  notre  l'oi  aposto- 
lique  et  catholique.  » 

Aprl's  avoir  rrritr  Ic  si/nibulc  iIcs  'i/S  et  des  150.  ils  dirent  dinsi  :  —  «  Ce 
Symbole  de  la  gräce  sage  et  viviüante  suOisail  certes  ä  la  couuaissauce 
parl'aite  et  a  la  confirmation  de  la  piet«'.  » 


10 


(linquieme  rej'iitdtiiin.  —  (Komment  ceux  qui  profcssent  tenir  ce  qui  a  ete 

decrete  ä  Ephese  dans  la  deposition  de  Nestorius,  ont-ils  pu  encore  decreter 

que  personne*  ne  chcrcherait  rien  de  plus  ou  ne  precherait  <>u  u'enseigneralt  •  i:  loi.  w 

en  di'hors  du  hi  foi  des  318!  ('ommeul  oscnt-ils  dognuiliser  dans  iine  delini- 

lö   tion  de  foi,  car  si  la  foi  des  saints  Peres  sulTit,  eoninii'  ils  lont  decrcMe,  pmir 

PAin.   011.   —  T.   XIII.  —  F.  -j.  15 


224  11.  —  TRXTF.S  MONOIMIYSITKS.  [114i 

.^.ik^V^M^o  ^^o(;   ^.iC^^jJ    yiSQ.ai^)^  aboy^/   j->-:i:^•o 

^-A.^l  f>>0    K^l  1>0  .000;     ^..J^jJ     y^pOj     odoJLlLJV-sliOOO    ..°l\  V     1^)-«^^O.Jl^ 

oiIqj,-2^^<   lilt-^    yoot.  I  v>  ^3   :o,J^o/    \ll'^  jLlo   KJL3    : yoo«.^^;    \m .  miot 
.lk>)v- .'tJi   joo»   ]Jo   )-fcOi  yolv^/    ))>^ao;    ji^Jti^^^    ^-/   .joi!^    J^»^-»?   >-öi  vf^^/ 


V-  b. 


rcnscignemcnl  ortliudoxe,  qu'y  avait-il  Lesoin  d'iutroduiro  deux  iiatures  dans 
Ic  Christ  et  de  les  placer  dans  la  definition  de  la  foi,  lorsque  les  saints  Pöres 
avaient  anathematise  ä  Ephese  ceux  qui  oseraient  faire  cela  ' ! 

I)f  In  definition.  —  0"  «  11  enseigne  parfaiteniciit  au  sujet  du  Pore,  du 
Fils  cl  du  Salut-Esprit,  et  il  exposc  Fincarnation  de  Notre-Seigneur  ä  ceux  -, 
(|ui  Ic  regoivent  avec  l'oi.  .Mais  11  cause  de  ceux  qui  ont  ose  dötruire,  par 
leurs  hcr6sies,  la  pr6dieation  de  la  verite  et  qui  ont  enfanlö  de  nouvelles 
paroles  :  tandis  que  les  uns  osaient  corrompre  le  mystere  de  recouuniie  de 
Notre-Seigueurpour  nousetrei'usaicntde  dire  :  La  Vierge  estMere  de  Dieu  '  ». 

Si.rii-mc  refiitatioii.  —  Puisque  le  bienheureux  Paul  a  dit  :  Un  Seigneur,    10 

i:  UA.  t,i>  tnu'  foi,   im  h(iplOni(''\   de  quel  Seigneur  donc  annonce-t-il  Tincarnation*  en 

'  '  ■      dehors  de  celui  qui,  d'en  liaut,  a  ele  appele  Fils  du  Perc?  En  sus  du  nouilire 

de  la  Trinite  sainte  et  consubstantielle,  quel  Seigneur  nous  nonimez-vous? 

Vous  ulilisez  encore  maintcnaut  le  seul  mot   et  rappellaliou  de  «  Mere  de 

1.  C'esl  parcc  (lu'il  fallait  coiidaiiiiier  cl   cxcluie  les   nouvelles    h6r6sies   monophysiles.   —  -'.   l.a 
citatioii  .s'arrOlc  au  uiilicu  de  la  pliiase.  —  't.  l^pli..  iv.  ."i. 


E  lol.  'm 
v"  e. 


[Hb]  12.  —  Ti?»i()TMp:r<:.  —  coxtre  ciialckdoixk.  'ivy 

t-Äi^KjLioio  jLiol^ij  )io.x^a^oi  K^J.io^j  ..fioo,-!  ..)lo;oVaj  j^ioi.  ^io;  )^p>oj 
)-ji;o~£;  l^^oi  )a-:>^i  t^^*^^/  ^o^ioo  .)ÄX-^Q_fc  JJ;  itsjil  )ju.V-o  )iöt»s/ 
jloii»/   ,_io  JL— oij   o»lo)^-|   ^^^    K-ioJ^toi/;   |lax2L)^.ia.^  ..^^jiKjtoo 

^^^«^o«!^  V-^m->.  ^t-^?   ^^  y^l  l°.°*   JJ?   -.Q^jo/  jLxisA\   yojoi;  ^6»  .)«V^M 

^;  ^o^io  .oio|.J  jJstvS;  )lo;0|.ä^  ■•.  ..,flf>'»^ts.ao  vQJscu.iJ  oilo^ioS.»  ^-^^/ 
s^oioK^/    J.^eLi..^ii  jjLi/   f-3;o   .-^m-Moi  Qu^^^^a^   (mIoj^js^;    )j)i^;   V.Q-161 


Dien  »  poLir  eii  tromper  lieaiicoup,  et  non  eii  veiite,  car,  apres  avoir  fait  men- 
tion  (ici)  de  la  Mere  de  üieu  Marie,  vous  ne  la  uoinmez  plus  nulle  part  «  Mere 
de  Dieu  »  dans  es  qui  suit ' . 

De  In  (l('fti)ltiiin  :  —  7°  «  D'autres  011t  iiitroduit  coiiiusiuii  et  melange,  et 

5    ils  ont  iniagine  i'ullenient  (|ue  la  iiature  de  la  diair  et  de  la  diviuite  est  une;  et 

ils  supposerent  que  dans  la  confusion  (des  naturcs)  la  nature  divine  du  Fils 

unique  etait  passible ;  ä  cause  de  cela,  pour  renverser  toules  ces  macliiiiutiuus 

contre  la  verite,  et  raontrer  que  la  doctrine,  depuis  le  commencement  de  la 

predication,  est  toujours  inebranlable,  le  coneilc  grand,  saint  et  cecumenique 

10   a  delini  tout  d'abord  ([ue  la  l'oi  des  ;{1S  Peres  denieurera  saus  cliangemeut.  A 

cause  de  ceux  cpii  atlaquenl   Ic  Sainl-Espril,  il  confirme  Fenseignement  qui  a 

ete  doiiue  au  sujet  de  TessiMice  de  FEsprit  par'  les   i.")!)  saints  Peres  qui  se    »1;  lui.  'm 

reunirent  ensuite  ä  Constantinople.  Ils  fiient  connaitrc-  ä  tous  qii'ils  n'ajou- 

taient  pas  quelque  chose  (pii  maiiquait  aux  aiiciens,  inais  ([ii'ils  eclairaieut 

15   par  des  temoigiiages  des  Livres  les  concepls  sur  le  Saiiit-I^sprit  c^ontre  ceux 

qui  voulaient  nier  sa  souvcraine  puissancc.  Et  ä  cause  di'  cciix  (pii  usent  cor- 

1.  Gt'llr  locutioii  ligiii-r  i'iicdic  iliiiis  Ni  iliMiiiitiim  di's  ili'ijx  n;itiii-i's  (Iniiiirc  a  C.lialci'cloine...  er  Marin 
rirglm:  Ilei  i^eiiitru-e  Sfriiiiiliiin  liuiiuiiiilii/ciii. 


\"  c. 


I    ;i 


■22(j  II.  —  TEXTES  MONOlMiYSlTES.  [ilO' 

jlojLoaaio  IqJ^  .tsJ^^-iÄ  ^-oi-b^-./  K_.).>o...>>s;   •.)_;:--ij».io  lo^o  ^^oo^io^au 
K^jjm    jjLL^v^;    ^A^^/i   ^;    \.n%n  °>   •.%£0->i.^«.cQ.Ji    oi-JL.w^>^    lo» « m .,;    ^^ 

.) In» VI .01;   )jM  |.JU.>.»   >&^^eC^   ^-»..^-«^   .')ov^ 

\i     -.rf^  -•"    )|.io;    >g>;ot  I  m  \   ^/    vOOt-iCL^    ^;    yoloi-ia.».   .-jjiot    yol^ii^ 

.rr.  .  m;^v    o      1^     '^   S.«      ^ö{      <mn    m    o>\  ^.     )Kju.f..O     ^JPO^OtJn    ff)  \     )-JlOI     yoJLoUiCLJi 

E  f.ii.  '.1  joou»    y-./   .voloi-.iÄJi  ^c*_io_i.   '|.Q_;ÖMQ-fio  ^^io  Hi^/  ))  /        .vm-io^oQjj 


rompre  le  myslerf!  de  son  incaniulioii  et  (jui  diseut  i'olleiiieul  (jue  Cclui  qui 
est  ne  de  la  Vierge  Marie  est  un  simple  iiomnie,  (le  concile)  regoit  les  lettres 
synodales  du  saiiit  Cvrill(\  <|ui  etail  pasteur  de  Feglise  d'Alexandrie,  ecrites 
ä  Nestorius  et  aux  ürienlimx,  lesquelles  etaient  propres  a  reiulfr  rerreur  de 
Nestorius  et  ä  eclairer  ceux  (pii,  par  im  pieiix  zele,  desiraieiit  coimaitre  le  :. 
sens  du  mystere  de  la  Ibi.  » 

Septieme  refuiation.  — Pourcpioi,  lorsque  vous  faites  maintenant  iine  Obli- 
gation de  la  foi  des  saints  qui  a  precede,  car  vous  nommez  avec  cux-memes  le 
concile  des  150,  n'avez-vous  pas  nientionue  niainteuant  le  saint  coneile 
!■:  loi.  41  d'Ephfese,  qui  deposa  Nestorius,*  mais  avez-vous  menlionne  seulement  quel-  i^ 
ques  lettres  synodales  pour  avoir  occasion  de  leur  ajouter  l'ecrit  de  rebellion. 
c'est-ä-dire  la  lettre  de  L6on,  qui  a  ete  nonimee  tome  avec  raison,  car  eile  a 
divise  riiglise  coulro  cllc-nirme  '  ? 

Siiile  de  hl  di'liiiilioii.  —  8"  «  A  ces  lettres  (le  concile)  Joint  avec  raison 
la  lettre  du  saiut  et  bienheureux  arclieveque  Löon,  6veque  de  Rome  grande  et  is 

1.  Tiniolhee  rapproche  töiio;  de  Teiivw.  —  Son  repi'oclie  est  injustifi6,  car  le  concile  d'ßphfese  a  ^'16 
menliüiini-  plus  haiil.  [i.  2'.'2-223.  cl  Neslurius  a  tiinjuiirs  (?lc  comlamne  |iai'  tuus  los  calholiques. 


[117]  12.  —  TIMOTIIEE.  —  CONTRR  CHAIA'.KDOINK.  227 

•  .^A^i^.JM    K^)Lju..*_:3«    ^.»JS.^/   ^^>«-2l:OqJS.   )o->^;    |^oa./>-o  öi^K^/o   .')^ia^ 

"^  :>  f>n\o  .|L.a_u;  |.JÖi3;  ).A.jiaJLO  ^^  )_.»..«..>>■»;  oilooC^  ^ot  |^s^QJt^;  yo^^).); 
.|bo-...i3  ^*Jbv.i^io  JLslI^qo  o/  |.^;aio  (.„»w^jl^i  ^.»juLs  ^'il  ^>.i  ^.<J^/ 
K  '>mii/i    |^-2l^;   jla:»;  öt-^K^/   )— 't-^   j-Ji^s  ^-^i   o/   {.^^clu  ,^^i   ^.^I^^jJo 


sainte,  ecrite  ä  reveijue  Flavien  de  sainte  memoire  '  pour  aueantir  Topinioii 
mauvaise  d'Eutyches,  Jaus  laquelle  (saiiit  Leon)  iudique  la  prol'essioii  de  foi 
du  graiid  Pierre,  et  qiii  est  comiiie  une  colomio  commune  contrc  ceux  qui 
penseut  mal,  pour  la  conlirmation  de  la  foi  ortliodoxe.  Gar  eile  combat  ceux 

5  qui  lendenl  ä  diviser  entre  deux  Fils  le  mystere  de  rincaraation,  et  eile 
cliasse  de  la  sociele  des  pretres  ceux  qui  oseut  dire  que  la  divinih'  du  I^'ils 
uiiique  a  e;te  passible,  eile  s'eleve  coulre  ceux  qui  introduiseiit  mi'lange  ou 
cont'usion  dans  les  deux  uatures  du  Christ,  et  eile  poursuit  comme  des  insen- 
ses  ceux  qui  tirenl  du  ciel  ou  d'unc  aulre  nature  la  forme  du  serviteur  qui  a 

1"   ete  prise  de  nous.  » 

Hintienii-  solutian.  —  '  L'impudence  des  paroles  de  la  definition  (|ue  nous 
venons  de  transcrire  excite  retonnement  et  la  surprise  tont  ensendile,  car 
ceux  qui  auparavant  out  depose  Flavien  ä  Ephese  parci'  ([u'il  disail,  dcu\ 
natures,  ont  rejete  aussi  la  lettre  de  Leon,  parce  qn'on  v  trouvait,  la  doctrine 
lä  de  Nestorius,  et  ils  ont  decide  (jue  dire  deux  natures  dans  l'unique  Christ 
etait  la  racine  et  le    fondemenl  de  l'lieresie  de   Nestorius -;  comment   donc 


E  r.ii.  '.1 
I  ■  I). 


E    Inl.    'il 


I.  er.  Mansi,  ro/(c//('.s,  I,   V,  l.;(l.',-|:!;iii.  ---J.  CCsl  ainsi  qiic  Ic^  (_)iii'iilMii.\   .illiiin.iiriil    n.'   riiiiilialh  r 
que  pour  le^  deux  naluios  du  Christ;  rf.  siipni,  p.  IS2,  nole  1. 


228                                      II.  —  TEXTKS  !\IO\0!'IIYSITI-.S.  ,H.Sj 

'XDQjL.o^a  )K„«.:iOL^o  .öu^^/  ^.»^ai  ^^  ^/ ..  «.vtKo^V)  K^K^l/  K-.).s»-»ji 

)Li_.t    K_>.^1   j^t-'t-'^    öu^^^/;    mÖi   .^ool.I^;   \fn .  fr>it^-o    loot  oi^o^i  ^.«I^wwjJo 

1.  >£«>^i.;  Ms. 


mainlcuaut  oseul-ils  ciiseigner  dans  la  definitioii  de  l'ui,  au  poini  de  confirmor 
la  loculion  «  dcux  naiures  daiis  runiquc  Scigiictir  »,  do  sigiier  la  lottrc 
eerlte  de  maniere  si  impio  comme  si  eile  etait  bomie?  el  Ils  placeiit  le  defuiit 
Flavien  parmi  les  saiiits  apres  Tavoir  depose  quand  il  vivait  et  Favoir  me- 
prise  comme  un  herelique.  Ou  bien  ils  ont  peclie  d'abord  lorsqu'ils  roiil 
depose  aiiisi  que  ceux  dr  TOririil,  r|  ils  tombent  sous  le  coiq)  di'  la  loi 
ecclesiastique;  ou  bien  ils  oul  mal  agi  ii  Chalcedoine  lors([u'ils  onl  ref^u 
celui-lä  et  ceux  qui  avaient  ete  deposcs  avec  lui,  et  ils  tombeut  sous  le  juge- 
iiu'ul  de  Dimi,  cc  ipii  est  vrai,  pour  n'avoir  pas  ol)6i  i\  Dieu  niais  aux  liommcs  '. 

V.  iiii.  M        1^''  '"  (h'ßnition.  — 9"  «  Et  ceux  qui  supposeut  *  deux  ualures  de  Notrc- 
'"  *-'•      Seigueur  avant  riiuion.  d  ipii  m  iniagiuout  uiie  scule  apres  runinn''.  n 

Neuvieme  solntiai)  :  —  Aucun  des  liorames  qui  a  im  cocur  saiu  dans  la  l'ni 
u'euseiguc  ou  ue  croit  deux  naiures,  ni  avaiil   ruiiinn   iii  api'es  riiuiou,  car 


In 


10 


1.  L'aiiliiiomie  enirc  le  sccond  concile  d'Kphcse  cl  ClialcSdoino  lloiil  a  le  (pic  les  ligypticns  i|iii 
olaiciiL  loiil  a  lCph6se  iiY'taieiil  pi'es(|ue  rieii  a  Chalcßdoine.  Los  cvöqucs  du  secoiid  concile  d'Ephisc 
qui  n'etaienlpas  egypUens  sonl  venus  confosser  ä  Chalcedoine  qu'ils  avaient  souscrit  sous  la  men.n 
des  coups.  Saint  Flavicn  est,  d'ailleurs,  niort  de  la  suite  des  coups  de  pied  re?us  ä  Ephese  et  ccia 
niünlre  co  (|ui  atlendait  Ins  (5v6ques  qui  auralcnl  os(5  contrcdii'c  Dioscore  el  les  Kgyptiens.  l\^  ont  faibli. 
et  TiuiDÜi^e  a  raison  de  leur  reprocliei- lenr  conduile  au  conciliabule  dliphesc,  mais  il  en  est  respon- 
sable pour  sa  pari,  puis(|u'il  y  assislait  avec  Dioscore.  Leoiu'p  de  Byzance_  ri'fule  Timolli(5e.  De  seclis, 
MVio  VI,  /'.  (/■.,  1.  LXXXVI,  1,  col.  1233.  —  •_'.  Cf.  .1.  Lcbon  lue,  ril.,  p.  8  (lextes). 


[110]  12.  —  TIMOTIIEE.  —  CONTRE  CHALCEÜOINE.  22'J 

jtOiOo  \\.£a~ä  JJ;   oöt  :)N.AoK-5   jKju.»^;   jb^JsV^Ä^  r;^^^/   t— >^  ^^  .)l<x.t™- 

^--O     .joiSSv     y^^l      jjL.,UL^IS.J.iO     jJo     iKs     ).JLa;^*.^JLiO     JJ      ^JJ    .>*>,.:-     -OtOjO-Jb^ 

yo^  Ol»  m  1^    )N-.   o/  j^ioaxo  oC^    jo.o»  i.*.^  ])   .oC^-;   li-cQ-=  ^o^   «oioK-./ 

jlöijsjj  '"^ss.oot  ^  ,^;K.io  ».3  ,j  —  .rd!73ajj^T\  ^ndvn'n  ^cn 

OOI      tJ     OOI      JjLiO^sJLiOO     JiooCi.).;»     001      ^     OOI      JÜL^CL^^JL^  -^JL-^J  /      ^^S^iO  "   E  Inl.  ',  1 

•        .  •  *        •  •  ^  ^  v°  a. 


lorsque  le  Verbe  sans  rliair  de  Dieu  lo  Prre  a  ete  coiirii  dans  le  sein  de  la 
sainte  Vierge,  alors  aiissi  il  a  pris  curps  ilc  la  cliair  meine  de  la  sainte  Vicryc, 
d'une  maniere  quo  lui  seul  connail,  laiidis  qu'il  demeiirait  sans  ciiangement 
et  sans  modilication  eii  tant  que  Dieu  et  (jn'il  etait  nn  avec  sa  cliair,  car  sa 

5  tdiair  n'avait  pas  d'hvpostase  i>u  d'essence  avant  la  conception  de  Dien  et 
Verhe,  pour  qn'on  puissi'  Ini  donner  le  nom  de  nalnri>  en  particulier  et  ;\  part, 
car  la  natura  n'existe  pas  sans  Thypostase  ni  Tlupostase  sans  la  personne 
(prosöpon);  si  dune  il  y  a  deux  natures  il  y  a  necessairement  aussi  deux  [»er- 
sonnes  (prosöpons) ' ;  raais  s'il  v  a  deux  personnes  (prosöpons)  il  y  a  aussi  deux 

<'  Christs,  conime  las  nouveaux  docteurs  le  proclament. 

Suite  de  la  definitiun.  —  10°  «  Suivant  donc  les  saints  Peres,  nous  ensei- 
gnons  tous  egaleineni  ä  confesser  que  Notre-Seigneur  Jesus-Cln-ist  est  un 
seul  et  menie  Fils,  *  le  meme  parfait  dans  la  divinite  et  le  meine  parfait  dans  *  i:  M.  'ii 

V"  a. 

rhumanite,  vraiment  Dieu  et  vraiment  hoinme,  le  iiieme  (l'ornie)  de  Tanie  ra- 
li   tionnelle  et  du  corps,  consubstaiiliel  au  Pere  dans  sa  diviiiile  et  consubstan- 

1.  Lo,  rardinal  Franzelin  n-rule  los  iclrnlilieatiuns  ci-dessus  dans  s.m  Iraili^  /)•■  ICi-lm  iiinininlo, 
i'dilio  qiiaita,  l'iali,  18y:i,  Clj.  III,  |i.  2-J'i  s(|.  II  eoiit  en  iiartirnlicr  :  llniiiis  mihinic  li  liii/xislnsi'os 
(IfliiHUo.  ex  qua  coiisfijiiiliir  Int  ncrnjicr  i'sac  /ii/imstascs,  yiio/  auni  siihslaiiluiles  (■xxfiiliKc  (ir  iialiirac 
shtgiiUiri'S.  est  Iheologicc  ei  laiirn  et  e(i  ipso  eliam  philusop/iicc  et  sim/itüitcr  falsa. 


K  Inl.    'il 
N"  b. 


1" 


230  II.  —  TKXTKS  MOXOIMIYSITES.  120] 

•  .)lo,.>.j)— s  ooi  t-3  oo(  ^^-»t  i-L.1^  V^o  .cxLooi^l-s  \-^\\  U-«-^  V-^  '^^"^ 
\^\    ^io   ^^   JjiQ^iw  ^^   ^ioj    .jl^.*.^-«    ^io    i-^^-CD    ^    ).iö;    >o,.iCL^ajS5 

•  .^xx>^a3  ^'^^i&^^o  v^CS.^Joo  oot  fiä  OOI  j-«t^/  ^;  )^^.^<iLwJ^  .|looi\)-3  i^^W 
)      -  «"^  OOI    ^    ooio    y-^     J1q-Ilj)-:>   jo«!:^    ^i^^    jK^oK^  ^Q~>'t-^   ^^    i^^U 

jJ;o    ^.,^0.3   jJ;o  |°>\  ..n«   jlio   JJoi^a^   jJ;;  .JjlJLs   ^VK^   .^y...^^..    j^'flio   j^-s 

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ySi  ooio  ^^  )J/  .0.^2)^00  o/  J^o^'^  ^^VN^  V^^«^K>3  )1  ^  .^>^^oii  {vioi  fl 
>o_^  >  >o;  i:^  Nk«/  .)->i..»jlV>  >(>.ojl^  )->'f^  JK^oo  joC^  )-.,^<.<_.  JV-s  ooi 
)löi^/;    jJLo  I  v>  .Oll    ).vi «  mo  .^^   oSl^   )->^.«.ju^  ^ojl^  ooio   .-oiKI^^.m  jx^J 

..VÄJ2Q.31/  y.1^  |lQ.2u.k3|o  |lo)^-.)Ss-«  Öi^>>.rL3  ''^^äJOI  .  ..\o|  P  .^^  Q^O^i/ 
JUJJ  s^^^iC^S^  )o,0|  jj  ji-V^/  ) lcU.:>Q...O|1  ■JK.^^Jijlo  )N.Ju^^i3  sCDOfOUOiSD  (ocumI 
f\  o>\v^\     o/     o^i^iKiaS.     o/     VUXL^O^     o/     .•Q-3fe^'>V>\     K.»^     o/     g  »O  ...  Vl'S. 

^..^^.;    ^.^^jJ     -.lloj^ici-toi;   ).vi « m  jj^  yO  vi\a.ti  o/   yOSi^;   o/    .'yoo^uj; 


tiol  ä  nous,  le  mL'iiie  (Jans  riiuiiiaiiilL'.  cii  louL  scmhlalilc  a  iious  a  rcxreptioii 
du  peclie,  ongcndre  du  Pero  avaut  Ics  siöcles  sclou  la  diviuili',  et  daus  les 
deruiers  tenips,  le  iuimuc,  pour  uous  et  poiir  nolre  salut,  ost  ue  de  la  \'iergc 
Marie,  Mei'e  de  Üimi  selon  riiuiiiauile ;  uii  seul  cl  iiieinc  (llirisl,  Fils.  Sci- 
gneui-,  l'^üs  uui(pie,  eu  deux  uatures,  qui  est  couiiu  saus  confusiuu,  saus  "> 
cliaufiemcMl,  saus  divisiou,  saus  Separation;  saus  ([uc;  la  diirer'euce  des  ua- 
lurcs  soit  cnlevee  nulle  part  a  cause  de  runiou;  bieu  au  coniraire,  la  pro- 
prietö  de  cliacune  des  uatures  est  couservee,  et  elles  concourent  eu  uue 
persoune  (prosöpon)  et  eu  unu  liypostase,  cn  sorle  ([uil  u'csl  pas  separe  et 
divise  en  deux  personncs  (prosöpons)  nials  (]ue  c'est  un  cl  nu'uie  Fils  unique,  i" 
Dieu  le  Verbe,  Seigneur  Jesus-Glu-isl,  coinnie  d'abord  Ics  proplieles  ä  sou 
sujet  et  (ensuite)  Jesus-Christ  lui-inemc  nous  l'ont  appris,  et  eouimc  la  pro- 
fossiou  de  foi  des  Peres  nous  la  liansuiis.  Apres  (pu;  nous  avons  decide  ces 
1-:  ivii.  'ii  clioses  avec  loute'  rexaditude  et  la  pre<;ision  (possible),  le  saint  et  oecume- 

iii(pi('  roncili;  a  delini  ipi'il    ue  serail   pciiiiis  a  persoune  de  inontrer,  c'est-    i-"> 
ä-dire  d'ecrire,  une  aulre  lui.  ou  d'exposer  (ui  de  penser  ou  d'enseignerautre- 
inciil.  (^)nant  a  ceux  qui  oseraient  ou  exposer  uue  autre  foi,  c'est-ä-dire  (ou) 
nmiiliir   ou    cnsciguer  ou    Iransnieltre   uue   aulrc  regle   de    foi   a   ceux    qui 


[121]  12.  —  TIMOTIIKE.  —  CoXTRI-   CIIAI.CKDOIXK.  IM 

1.   Lool's,  .\rsloriiiria.  p.  -je'.K    -  :!.  Ua»iii,,  M-. 


viemiput  du  payauismc.  du  .ludaisnie,  ou  d'uuc  lieresii'  quelconque,  pour  se 
tüurner  u  la  connaissauce  de  la  viTite  ;  reux-la  —  s'ils  sunt  eveques  ou  clercs 
—  les  eveques  seroiit  deposes  de  l'episcopat  et  les  elercs  de  la  clericaUirc ; 
sils  sout  moiiies  im  Iai'(pies,  ils  serout  auatheinatises.  Flu. 

Di.n'cinc  sniulliiit  :  —  Nestorius  a  ete  depose  lorsqu'il  disait  deux  nalures 
dans  l'unitpie  (Mirist,  c'est  counu  de  tous  eeux  qui  enleudi'ut  et  ipii  veulenl 
dire  la  verite  '  ;  car  il  a  parli'  ainsi  daus  le  livre  de  sea  euseiguemeiits  : 


De  Nestor  ins.  Du  seizieiiie  cd  hier'-  :  Et  certes  si  tu  scrutes  tout  le  Nouveau 
Testament,  tu  ue  trouveras  eu  aucun  endroit  que  la  mort  soil  attribuee  ä  Dieu, 
||>  mais  Oll  au  Christ,  ou  au  Fils,  *  ou  jui  Seigneur,  car  le  noui  ile  ("lirist  ou  Je  '  K  fni  r,] 
Fils  ou  de  Seigneur,  qui  est  eniploye  dans  les  Livres  (saints)  pour  le  Fils 
unique,  designe  les  deux  natures,  et  il  indique  tantot  la  divinite,  lantot  l'lui- 
manite  et  parluis  les  deux. 

1-  Nestorius  disait  deux  natures  et  it  ele  depose,  mais  les  monopliy-iles  soiit  seuls  a  dire  qu'd 
a  eli^  depos6  parce  quil  disait  deu.x  natures.  \o\v  en  parliciilier  dans  le  (raite  l>i-  l'riiio  incarnahi 
du  eai'dinal  Franzelin,  editiu  (]ii.ul;i.  l'iali.  IS'.i:',,  Cli.  II,  p.  18n  sip  lexpose  des  eneurs  de  Neslorius 
qui  sonl  tout  auli'cs. 


lo 


232  II.  —  TEXTKS  MO.NUl'llYblTKS.  ,122J 

o/    jtvJb.oNo  ^vio   ^io;    |.-w..OLio»    J,;ii^   o/    -.Viol^ia^    ^-.t^b>   i-oC^   )-3lk.3i 

|_il!o   jtC^ots.^   ^io;    )t^-;   wN-äo/    .)jpö/   ^/    ^/;    .oöiio    jjoij    ^5    V^*)^ 
)N^io    I06.JJ    Joes*.    ;^jl;    po/   )l    .01,.^    )oiS^    i^A  -Viö/    Uio    .^    |.i.KjLio 

^^»o  )oo«j    ^öi  KxäOA;    jjbo;  Jlto/    ,^   )o.O)o   otV-aüi^.   joClSs    i^j    -^Z  .Joi;^© 
)^^  -.I-Lis  vO<H-Vl^   >ö.jaio;    OCH   ^)<i-^J»;    J-iCJi^    N-.>—   Ijot  ^)ai.o     Jltsj/ 

,_i6    1,^   jJ  -.I-Liü   woio)^/    JÄ^SLiw   )oC^;   oii-s;  '''^^-^^^  jJ  /    •)■■...■*■  V>    1^ 

.  >^  .Jv-s  |jl3oi  ^o^  ji-ol^ooo  -otoK-./  t^  JJ/  .TLtfuJTjjr^  ndvrsa 
^Vl   jJ;   Jio   001    )i-2.   J^J^^Stio   JtJ))^;    J.-JXjLio    )J   .Jv^Q-i'    )lo '. .  m  I    »N-s 

1.  Louis,  Senior  in  na,  \k  27:).  —  -J.  Ibid..  \k  270. 


Du  mvinc,  (hl  dix-septihne  cahier  :  Lorsqm-  Ir  l/ivrc  diviii  vput  designcr  ou 
la  iiaissance  du  Christ,  qui  est  di>  ia  Vierge  Marie,  ou  sa  mort,  ou  uc  voit  pas 
qu'il  place  en  quelque  endroit  «  Dieu  »,  mais  bien  ou  «  Christ  »  ou  «  Fils  »  ou 
«  Scigneur  »,  paroe  quo  oes  trois  (iioms)  dcsigncnt  los  deux  natures,  tantöt 
rurie  et  tanlöt  Tuiie  et  l'autre,  comme  uous  l'avons  dil.  Lorsque  le  Livre  nnus  r, 
raconte  la  naissance  qui  est  de  la  Vierge,  quo  dil  iL'  Dien  nu-oi/a  son  /w7\  ' .  II 
III'  dit  pas  :  Dien  envoya  Dieu  le  Verbe,  mais  il  |iiciiil  le  ikuii  iiui  in(iii|ue  les 
dcu.v  natures;  ear  puisque  le  Fils  i'st  liomme  el  Dien,  il  «lit  :  Dim  nivuya  son 
Fils  et  il  fiil  (i'iiiie  femine  \  alin  qn'au  monn'ut  oü  tu  enlends  cjuil  «  fut  d'nne 
femme  »,  tu  voies  en  nienie  tenips  le  nom  cniployc  qui  indique  les  deux  m 
natures,  afin  que  tu  donnes  le  noni  de  «  naissance  du  Fils  «  ä  cellc  qui  pro- 
*  V.  u>\.  'i2  vient  de  la  bienlieureuse  Vierge,*  car  Marie,  mcre  du  <',ln-isl,  a  anssi  enfantö 
le  Fils  de  Dii'u  ;  mais  paree  que  le  Fils  de  Dieu  est  double  en  natures,  eile 
n'a  pas  enfantö  certes  le  Fils  de  Dien,  mais  eile  a  enl'anle  riiumanite  qui  est 

Fils  ä  cause  du  Fils  qui  Ini  est  uni LI  plus  loin  :  Mais  tandis  qu'aupara-    1.-, 

vant  il  est  Fils  et  il  en  porlc  le  nom;  apres  avoir  pris  la  cliair,  ce  Fils  (Verbei 

1.  G.-a.,  IV,  '1. 


in 


[123]  12.  —  TBIOTHEE.  —  COXTRE  CIIALCliDOIXt:.  233 

l^Jbo/    )t.^^}_:)    .^  1  n  I    IL^os    ji-o^-st    j^-o^l-s;    ).^aiL^j    \i    -.^ajJ./    oi^« 

'  I^Jiisjjo  jotJSs  jjj  .Ujv-i»  )™i^  )o.oi  jJ  ^-.^  y/  .'caL-n  oa  caL-a 

•  .ooi  )~>V30J   6i^«   l""-*^??  °<^?   1-^/  1°*^^  *~*~^  U^-l    ■^°f  U^l   )°.^   i^    v^U; 
)J    '"'Jii^-ijot   o/   .fJ^jl  ÖU-A-O  «..-lJsj   )»oi   -.öu-lS..-./    )j>o/   V-^^  ^3;   .)loot.^ 

1.  Loofs.  Xcsloriana.  |i.  ■-''i-'i.  —  i'.  //uV/..  p.  2:i5. 


ne  peut  plus  tHi-c  noniim''   separement  Fils  (N'erhe),  pour  quo  nous  irensci-    ■ 
gnions  pas  deux  Fils;  niais  parce  qu'il  aJliere '  ä  celui  qui  est  F'ils  dcpiiis  \o 
commencement;  cii  taut  qu'il  lui  adliere  il  ne  peut  pas  admettre  de  division 
dans  riionneur  de  la  liliatiou  — je  parle  de  riionneur  de  la  üliation  i't  noii  des 

5   uatures.  —  Cest  pour  eela  aussi  que  le  Christ  est  nomme  Dieu  le  Verbe  parce 

qu'il  a  une  adhesiou  cf'Ustante  au  Chi'ist Du  inemc  :  div  si  celui  qui  est  ne 

d'elle  n'etait  pas  la  naiure  de  riiomnie,  mais  etait  Dieu  le  \'erbe,  conime 
ceux-lä  le  disent,  cclle  qui  a  enfante  ne  serait  pas  la  niere  de  celui  qui  a  ele 
enfante;  corament,  en  ell'et,  serait-elle  la  mere  de  celui  (pii  est  etranyer  k  sa 

10   nature?  S'ils  lui  donuent  le  uoni  de  mere,'  c'est  riiunianite  qui  a  ete  enl'antee  ♦  i:  i,,i 
et  non  la  divinite,  car  le  propre  de  tonte  mere  est  deufanter  des  fds  de  sa  na- 
ture; QU  hien  donc  i'Hc  ii'fst  pas  mere  si  eile  na  pas  enfante  un  liis  de  sa  na- 
ture, ou  liien  de  cc  qu'ils  lui  donnent  le  nom  de  nii'u-e  (il  s'ensuit)  qu'elle  a 
enfante  celui  dont  la  ualure  lui  est  semblable Du  nx'inr  :  Je  dis  encore  : 

15   Celui  qui  est  Fils  de  notre  nature  a  ete  envoye  et  il  a  ete  oint  aussi  lorsqu'il 


1.  Celle  expresäion  icuviiiia,  liaismi.  .ii'i-ni'd,  fidhesion)  etait  nl''C('^^ai^e  a  ceux  ciiii  lenaical  que  les 
deux  natui'es  subsistaieut  apres  l'union.  Ils  li'ur  accoi'daient  une  uuiuM  (liaisdu,  accord,  adhesiou), 
mais  ils  leur  refusaienl  ruiiiliealiuii  en  une  nature.  Les  monophy.^ites,  au  eoiitrairi',  prünaienl  l'unillca- 
tion  (svuffi;)  des  deux  natui'es  en  une.  Voir  la  docirine  catholique  dans  l'ian/eliii,  Inc.  dt..  Ihese 
XXXII,  p.  282.  Qiiomodo  iinio  liiimaiDic  nnliirac  facta  sil  formaliter  mm  /ii/poslosi.  iinii  aiilciii  inimc- 
diale  cum  natura  dirina.  licet  natura  cl  liijpuslasis  in.  Deo  solumniodu  raliouc  ilistiui^uanlur.* 


r  U. 


o 


in 


2.34  11.  -  TKXTES  MO.NOl'll VSITF.S.  [124] 

odoJUi^Kaa— 51    oöt    .^^ss-.|i-flQ_./j    )jxiJL^V-i    -otofc^-./    \  m  1.5;    )joi    .   «3C\ff\0 
'^oa   t~<^~/    -«-«o;;    t~^.*l/    i^ij    ^^   sCDa.^o.3«   0(J^«^  7^/?    °°^    •  •^'^   ^-'^l    V-^ 

\.xn  % ...o  .Kj/  s^C^^^  ^Jl^W   ^«"^^^  )K^:>o   )oC^   Iaojl^  jLb.  ^  .vxsQ\a2 

.yOj/     ^.M    ,^^;     |i.A-.)_5    .jjLoJXS     r-*-^   r-^     . -».a .«.'^V     .K_.00|     «Jl^Sl^     \^.».*>o 

jl_j|     vO^ls    )^/    yjj    ■>  1«^«)    ^-»JL^j     o,J^    ^_io    ^1    l'r-^l     •    aaLl*T\    "tVÄ 
)^"  «^  --  ji.x>  Iql^  v^  .joC^   ^«^■•;   ^öt;   jLojä  1^  )K„ia',Lw,^^)   oo(  y)  :..^^^jl3; 

1^;   scoo->ia.^s.aQj   -.^^oi   ^^  ^  )  "  -  '^)  ■''^  ^.«oübo  ^^oi^   .T^*VX.   ^^3 

1.  Lool's,  Xcsloriuna,  p.  li'i.S.  —  2.  Ibid..  p.  2.'J6.  —  :i.  Ibid..  p.  35'i.  —  '1.  Ibid..  \i.  :!53. 


annonrait  la  delivrance  aux  captifs  et  la  vue  aux  aveugles Et  encore  :  Cohii 

qui,  Selon  la  cliair,  est  lils  de  la  racc  d'Israel;  celui  qui,  par  son  apparition, 
est  homme;  celui  qui,  selon  la  parolc  de  Paul,  est  ne  de  la  race  de  David,  est 

aussi,  par  adliL'sion,  Dieu  Tout-Puissant Et  encore  :  l'iiur(|uui  interpretes- 

tu  contre  Paul,  lorsque  tu  melanges  dans  un  corps  terrestre  Dieu  le  Vorbe  (ini  . 
est  impassible  et  que  tu  soiiinets  le  chef  des  pretres  d  la  soii/france' Et  en- 
core :  Vous  Yous  souvcncz  ccrtaincrnent  de  ec  ([ue  je  vous  ai  dil  binn  souvent. 
lors([ue  je  partageais  les  natures  doubles  dans  Nolro-Scigncur  le  Clirist;  car 
elles  sont  doubles  entant  que  natures,  mais  unes  en  lionneur;  car  lapuissance 
E  foi.  'i2  des  natures,  ä  cause  de  leur  adliesion,  est  uin';'  Ics  natures  demeurant  cons-  I" 
tamment  dans  leur  ordre  propre,  niais  l'honneur  est  mii  ;i  la  puissance  qui  est 

une,  comme  je  Tai  dit Du  meine  :  J'ai  dejä  dit  souvent  que  s'il  y  a  parnii 

vous  un  homme  simple,  lequel,  parnii  d'autres  choses,  sc  complait  dans  cettc 
loculion  de  «  Mere  de  Dieu  »,  je  n'ai  pas  de  mauvais  seutiment  contre  eile, 
pourvu  que  de  la  N'icrge  on  ne  fasse  pas  uin'  (li\  iiüte.  l.^ 

De  la  reponse'-  :  —  Par  tous  ces  textes''   et   par  d'autres  plus  nombreux 

1.  Cf.  Ilebr.,  V,  !».  —  2.  On  constale  donc.  iine  fnis  lie  plus,  iiuo  le  ]iiosont  manuscrit  ne  renicime 
(|ue  des  extraits  de  l'ouvrage  de  Timnthöe,  car  nous  n'avons  ici  qu'une  pai'lie  0  de  sa  röponse  ».  — 
i.  Nous  avons  d^ja  dit  (juc  ces  lextps  proviennent  («us  des  coupuros  failes  par  saint  Cyrille.  II  est 


[125]  12.  —  TLMÜTHEE.  —  CONTRE  CUAl.CKDülNK.  2:c, 

^'y.^1    >JLjJJj    f-"-^   ^^  .>^o(o^^iä^i;    )la..NV^    l.Q.jLj^.aL^    öu^^^  -.vfin «  m^c»; 
:)oi.Ss.   )ooi  jlo   ^oioK^l    "^Sls  (jli/    i-^»     Jot-^S;    )I^Ii>.io  j-.,.— ^    ^   t^"^ 

.jJLsQ^     ^-»Öt.^/      0.^0^.-*/      V-«->5v     ^-o^oj!^    .(ÜaÄ>     ^-^Ol      jiQJL:)CL.Ot4      j.iOQ-«!S^O 


\"  u. 


V"    il. 


encore,  Nestoi'ius  rhere.siarc(ue  a  niis  ä  nu  la  mauvaise  astiice  de  ses  dis- 
ciples  :  Puis(iue  la  naissance  (|ui  proviciit  de  la  saiute  Vierge  cl  la  mort  vivi- 
fiante  pour  nous  s'attachent  a  uii  homnie  en  deliors  du  Fils  unicjue,  Vcrbe  de 
Dien,  (|ui  est  liomnic  en  toui,  e1  ipii  liest  pas  Dien,  lorsqu  il  son^eait  a  dire 

^  deux  ills  '  il  prit  comiiie  racine  et  point  de  depart  de  son  Systeme  de  plaeer 
tleux  natures  daiis  le  Christ.  Si  nous  acceptons  eela,  la  predieation  aposto- 
li(jue  est  vaine,  notre  fbi  aussi  est  vaine,  selon  la  parole  de  rAi)ütre.  Je  laisse 
aux  auditeurs  le  soiu  de  juger  s'ils  ne  lui  ressemblent  pas  point  par  point  ccux 
qui  vomissent  maintenant  Ics  (theories)  de  Nestorius '  et  qui  ont  place  ces  *  i;  ii>i 

10  clioses  dans  la  definition  de  la  foi.  Nos  Peres  bienlieureux,  tpü  elaicnt  les  doe- 
teurs  de  D'^glise,  les  ont  anathematises.  Car  Felix,  digne  de  sainte  memoire, 
qui  fut  le  docteur  de  Teglise  des  Romains,  a  detruit  toules  les  machinations 
de  ceux  qui  partagent  Innique  Notre-Seigneur  Jesus-Clirist  en  deux  natures, 
lorsqu'il  a  dit-  :    «  Au  sujet   de   rincarnation   du  Verhe  et  de   la  foi,  nous 

regreltable  ([iie  jious  ne  dispcisioiis  [ilin  du  i-diilcxlr.  Tiriidthco  .mraii  pn  eiicdre  li'  Iruuver.  le  lirc  i'l 
nous  donner  un  travail  personnel. 

I.  Ces  consequences  soiil  persimnolles  ä  Tiuiolln-r.  ses  adver.saii'cs  ne  les  ailiiirllaii'iil  pas.  — 
2.  Ce  texte  apocryplie  est  —  avee  le  pseudo-Jules  et  le  pseudo-AUianasr-  l'un  des  lextes  apol- 
linaristes  citi^s  et  utilisi^s  pur  le  premler  coneile  d'Ephese,  Mansi.  Cd/icilrs.  I.  IV.  1188.  I.eonce  de 
Constantinople  fvi°  siede)  a  dejä  reinig  Tirnullieo  .Elure  en  mimli-anl  ipii'  de  prelendus  passagcs  de 
Saint  Athariase,  du  pape  saint  Jules  (et  de  saint  Feii.x),  allegues  par  lui  et  les  sieiis,  sunt  in  ivalili' 
des  iScrits  apolliiiarisles,  P.  C,  i.  LXXXVI,  l-2l!8-;i3,  1202-57,  18GS-7:i. 


236  11.  —    ri:XTi:S  MONOIMIYSIIRS.  [12G] 

^^j  '^a^wio   .J_LDoi    V-io/o  .)jJL3   ^Vl^Oi.  ^■.^^^bv.gy  >o  •|^.».a.>o  ^qjl^  ,^p>o 

)        -  «    Nrt    väkCUt-    yVba..S    ^-JL«    .    «  IV>.OC>e    •JloJLiQ-.OlO     jtsJSwiOj     jloXiOJL^^jbOiO 
|o».3Sj     \\.S     .)■■■«■.  >0oK-^    >-OloK_/     OOI1     -.tJüi^l/     ^-PO    |K-^ol^.i    ^^1     OCH 

jooi  JJ  .ou^  \  'iN  joou  Jjh— ;  .-o-CDLil/  )oC^  ,_io;  )jtJt^  )ooi  jJo  JtC^ioo 
joCSs.  wOioN-./  yS>  JJ/  .oixio  -»»aL^  )jv—  )ooiJ;  )o»^;  oiV-s  ol.£Q.j  Iju^-s  i-^ 
K-/  .)N_^oKi>  ^  ^'^Z  ^  .ji>aX-iL>»o  )jlj/  i-so  J^-^^/  Jo.oi  .).l:>clS j.>o 
o-.oi»j   "^^sowj   y«^/  .jJüJt-o  |.3Ör>m  «■=>/;   )l)_X..^D  )K_uV— /  )iojö».flO  »s/   ^» 

1.  'I'imolhee  eile  et  comiiih'mIc  fiisuite  la  leltrc  de  sainl  I.eoii.  Son  raisonneiTKMit  est  d'ailleuis  lou- 
joui's  It'  mOmeel  consislc  d'ordinaire  ä  niontrcr  que  saiiil  CyriUe  6ciivait  le  contraire  cl  que  Nesloiiiis 
ecrivail  la  mßme  chose.  —  C'esl  l'occasioii  de  rappeler  que  Ncslorius  prelendait  aussi  avoir  6cril  la 
ineme  chose  que  saint  Leon.  Cf.  Le  livre  d'lUraclide,  trad.,  p.  3.10,  etc. 


croyons  en  Notre-Seigneur  Jesus-Clirist,  qui  est  ne  de  la  Viergc  Marie, 
qu'il  est  eternel.  Fils  de  Dieu  et  Verl)e;  ce  n'est  pa?  un  honime  qui  fut  pris 
par  Dieu  pour  etre  un  autre  en  dehors  de  lui.  Car  le  F'ils  de  Dieu  n'a  pas  pris 
rhonime  pour  etre  un  autre  en  dehors  de  lui,  mais  etaut  Dieu  parfait,  il 
a  ele  en  nieme  ternp.s  homme  parfait  lorsqu'il  a  pris  corps  de  la  Vierge.  » 
11  y  a  cncore  d'autres  nombreux  temoignages  des  saints  dve(iues  que  je 
n'ecris  pas  parce  (juc  je  suis  presse. 

Fiii  de  la  drfinitidn  ilii  eoucilc  de  Clmlchloinc. 


[127]  13-14.  —  FORMULF.  D'ABJURATION.  237 

rp   .nrt  r  -\     . *  ^CV^"\JJJ"n     ^T  ^ji>U3    C\OCO     ^.LXa^iv.i73      '  rdj,.ÄCO 

'"  ^  ''^"  V  *^  ''^  rd!i.li.a  ^n^  ^"ilnr^Tx  y-A^r^  ^^  ^lläot^ 

1"   zQJsa^^  vO=*^?  v"^^/  yOoCSj\o  .oi_3  K>/;   jK^ww^^Ci^A  jlai^a^oi  ''^^ol.oqlS.j 

1.   Ms.  «(/(;.   l-JlTiH  (El,  lol.  Ol  1-.  -     2.   'oi«i>o»w  Ms. 


XIII.     VoiCI    giEI,     i;ST    LANATIIKME     (^>UE    LO.N     IMI'OSAIT     KN     lUiVTTE,    \U    COM- 

MENCEMENT  DE  LA  l'EUSECl  TION  ÜHI.VTIVE  AU  CO.NCILE  RKUM  A  ClIALCEDOINE, 
A  TOIS  CEUX  OUI  VOULAIENT  .SE  CONVKRTIU  IIK  TOI  TKS  LES  HEHESIES  :  c'ksT- 
A-DIUE  HE  CELX  Ql  I  IllSENT  IIEUX  XATU'RES  EP  DES  NeSTOHIENS  OU  DES 
PhaNTASIASTES,  QLI  SOM'  ENCORE  LES  EuTYCillENS,  or  DE  TÜLTES  LES  IIKRE- 
SIES',     DONT    VOICI     UN    EXEMIM.E     : 

Aiiastase,  pretre  de  Jerusalem,  j'aiiathematisf  le  syiiiliole  impie  qiii  est 
venu  du  concile  impie  reuni  maintenant  ä  Chalcedoine  —  ä  cause  des  eiisei- 
g-ncments  impies  et  etrangers,  opposes  ä  la  foi  apostolique,  qui  s'y  trouvent 
—  aiusi   que  ceux  qui  leur  adlierent  ou   qui   les   ont  sigues   ou  qui  y   ont 


1(1 


1.  Les  lexips  analogue?  soiit  noinbroiix.  Nuus  avons  traduil,  Herne  de  lllrient  rlirdieii.  t.  XIV  (l'.io'.ii, 
la  lettre  «  ecrite  de  Constantinople  a  Martyrium,  eveque  d'Anüoclic  (vrrs  'i."i9),  puur  lui  faire  savuir 
coiiiment  oii  y  avait  d6cid6  que  seraieiit  reru«  ceux  des  hergliques  qui  rrvenaieul  a  lEslise  e:itliüliqiii> «. 
p.  119-120.  —  On  lira  aussi  les  cauons  portes  par  les  evöques  jacobiles,  enli'e  les  aunees  .'>:!.">  et  'A'i,  sur 
les  clercs  el  les  laiques  »  qui  revienneiil  de  l'lieresie  des  deux  uaturrs  u  et  sur  le>  relaliuus  des 
monopliysitcs  avee  les  fideles  des  aütres  religions.  Les  ordinations  reeues  cliez  les  diplissiles  ftaieiit 
valides,  ibid.,  p.  113  ä  liy  et  128  a  13u.  —  Uli  long  trait.'  de  Tiniollieo,  pretre  de  Oonslanliiiople  (Im 
du  VI«  siede),  De  reeeptionc  kaerelieorum.  est  edilö  P.  G.,  t.  LXXXVl,  Il-7;i.  Ou  >  Imuve  uu  interes- 
sant d^nombrement  des  nombreuses  secles  monopliysites.  —  Le  riluel  (l'(iliJuruH(in  des  miisiilmans 
a  et6  edite  (texte  grec),  traduil  et  commenle  par  MM.  E.  Montel  et  1'.  i:uiuiint  dans  Herne  de  l  liisloirc 
des  religions.  t.  Uli  (1906),  p.  l'iö-lC:!  el  t.  I.XIV  (1911),  p.  IW-löu.  Les  texte-  ollieiels  de  l'Esflise 
grecque  ?e  Iruuvent  dans  .1.  Goar,  Eueliologiun^  Gruecurniii,  Paris,   IG'iT. 


10 


238  II.  —  TRXTFS  MONOPHYSITES.  [128^ 

V"  :i.  ^  ' 

♦wC:^^;    j^jjs    1,^1    N-wio»/   ^-^Oi:»  .J-Q-ILJ/    x;^   i-^Vj»   .jojSs    "^^^j    )1;)1  ^ 

>s,qjl_,  .   >   -   -■  v<  ^oCS^o  vt-io;  ^oiQ—s/   -.^os  y-ß~-^l    ]oi.^    \y^  )-»f^ 
y...^io^   .voijj    )iV*»   )to.,-Jibwo  .vQ— J;   1^»  )j^/   «--J^    yooiüso;   oöi   :)...»*v> 


participe,  ot  la  lettre  de  Leon  Timpie.  eveque  de  Home,  d  los  enseigue- 
ments  qu'elle  (;oiitieut,  qiii  sont,  eux  aussi,  etrangers  ä  la  foi  catholique,  et 
.luvcnal  le  renegal,  parce  qu'il  a  adliere  ä  ces  (enseignements)  et  qu'il  Ics 
li  lüi.  Ol  a  signes,  et  tous  ccux  *  qui  soni  en  communion  avec  lui  ou  qui  pensent 
^°^'  comme  lui,  et  les  ordinations  qu'il  a  faites  apres  la  prevariealion.  Aiiath^me  r. 
a  quiconque  re(,'oil  Tereque  Juvenal  a  cause  de  (son)  senliment  au  sujcl  de 
Dien.   Sans  y  etre  coutraiiil,  j'ai  signe  cela  de  ma  iiiaiii. 

XIV.     PfiIKHIC     im      I'.IKiMIKlUKl  X     TlMüTIlKE.     yi    II.     ilT     I'OIU    CEIX    IJl'I    REVK- 

,^A11C.^•T     liK      L.\     COMMUNIO.N     VE     CEl'X     QUI     IHSENT     «      HEIX     .NATIUES      )),     (ET) 
QUI     AVAIK.NT     HKCX     LK    C.ONCII.e'.  10 

Seigneur,  Notre-Seigneur  Dien  Tniil-I'uissanl.  l'ere  de  iNolre-Seigneur 
et  notre  Dieu,  iiotre  vivificateur  Jesus-Christ,  (pii  reut  (im-  tous  les  liommcs 
rivcnt  et  vienneiit  a  ht  toiinaissanre  de  la  verilf'.  Um  servilem'  ineliiie  sa  lele 
dcvant  toi,  il  sc  refugie  en  tui,  fuyaiit   los  lions  du  (li'iuon  et   rimpiele  ipii 

1.  Timotliee  nous  appieiid  uilleurs,  Michel,  Clironiijiie,  II,  135,que,a  riinilalion  de  sainl  C.viilleel  ile 
Dioscore,  il  impose  ime  anii6c  de  pönitence  aux  eveques,  piijlres  el  diacres  qui  se  eonverli^sent.  Ils 
reprennenl  ensuile  leur  rang.  —  Un  siede  plus  tard,  on  leur  imposail  deux  el  Irois  ans  de  penilence, 
er.  fievue  ilc  l'Oriciil  rlirrlicn,  I.  XIV  (19ii!i\  p.   11:!  et  115.  —  2.  I  Tim.,  ii.  'i. 


[120]  i;!-l4.  —  l'()UMU[,E  D'AB.innATlOX.  239 

K-.)V->t— k.  oV^lSoi   ^ot-oi/   .oiIkj^b«U  ^io   jo  n  ,^>o  .oi,_L.io  sa.->^i/   )jo^jaJi>>J» 

vl^    |I^  -.r»  ^>)     y!^   oi.^a^o   0|^)_31  .)...■«>  v>   «^OJl^  >   i  «  ..VIO  yi.^   ^A^   '-l-^ 
.^^A^o/   ^.ooL^^   )aS.b^  |j...w^j.^o  |_^  .^xa  l-iL<t»o  ^^c 


iii 


*o» 


.^acal    ^j^^a^xxln'a    ^jlirsf    .^a-^    d^^'n    rsläcvjiii^^r^ 


a  eu  lieu  daus  le  coiicilo  de  CluilcedoiiiL'  (tenu)  par  Ics  (■outempteurs;  iioiis 
te  demaudous  et  uous  te  supplions  d'envoyer  ton  Saiiit-Esprit  et  ta  vertu 
sur  ceUii-ci;  ecarte  de  lui  et  arrache  de  son  es[irit  touti-  la  perversite  de  la 
fol  qui  a  eu  lieu  ä  Chalcedoiin',  rcuds-le  digne  de  s'approclier  vraiment  de 
la  toi  droite  tjui  a  ele  prechee  par  les  saints  apötres  et  les  evangelistes, 
coinpte-le  *  pariiii  (oii  pmiple  et  ton  heritagc  en  lui  renu'ltanl  ses  fautes  par 
la  venue  de  TEsprit  Saint  m  tout;  sanctifie-le,  henis-lc,  remplis-le  de  ta 
erainte,  dirige-le  seien  ta  volonte  boiuie,  par  le  nioycn  de  Notre-Seigneur 
et  de  notre  vivilicateur  Jesus-Christ,  par  qui  et  avec  qui  gloire  ä  toi  avec  ton 
Esprit  Saint  en  tout,  bon  et  viviliant,  dans  les  siecles  des  siecles.  Amen. 


XV.     ClIM'ITRES    AU    SUIET     HE     ],\     101,     oll    PUREM     UdiNNlis     l'Ali    I.'eNSEMBLE 

UES    VIEILL.^^RDS    et    des    FRICRES    u'EgYPTE    POUH    ETRE   l'RKCHES    EN   TOUT   LIEU, 
DA>S    LES    EGLISES,     PAR    LES    EVEIIUES    QUI    ETAIENT    EN     CIIMMINION   AVEC    KUX, 
ET    QUI    DEVAIENT    ETRE    CONIIHMES     I'AIt    ECRIT,     AVEC     lEl  K     SKiNATURE,      POUH 
15  LA    SATISFACTION     DE    TOUS    LES    PeRES    ET    DES    PElPLEs'. 

Nous   confessons  et  nous  eroyons  selon  le  s\nibolo  divin  de   la  foi   des 

1.  La  fiii  de  cetle  piece  se  n'trouvc  ti'Xluelleiiient  (Ihiis  rili'iidlHiiie :  i-(.  i:v;ii.Miiis,  llisl.  fccl..  III,  14. 
P.  (!..  I.  LXXXVI,  •262'i;  Land.  Anecditta  sijriuia,  III,   181;  Miclicl.  r/ironiijiic.  II.   fiJ  (Icxle.  p.  -J-^ii. 
PAin.    Uli.   —  T.    MII.   —   F.   2.  1« 


v  b. 


2W  II.  —  TKXTFS  MONOPIhSlTi:S.  [130] 


^/«    0Ö1-3  .jK,  I  ,^\n    I  «  n  .  I  ^    o»  nl/;    ^-ü^^/    .-).jl:.'^    jlöl-^/    ',_aci^KjL:ioL 


V 


o 


KjL..,,'^-a;    ^^ji^^/    •j.x:>',_o    ji-öi^/    ool    >  «.>v>^o  ]\:x)   o-iots..^^   oö«   .^,.^0.^ 


.1 
E 


vm„..ia-^.cQj    l^^w^i   ^^ivOL,.oa^    .v,ai^aa^.^v,_oo    y£Da-m^|_^    ^oöi«    .   »N. .[ 


.If-Äi.    )J    Jv-s»    jK^ÄSol    -.K-J^V-*^    öul^/    joi!^    1^*    ^^;    ^6i   :)ts-i..^w- 


1.   Kcc^'r^cai  >ls.  —  o    cn^^i-  3.  —  Ro»J=  Ms. 


)M(S  saints  Peres,  qui  se  sont  reunis  dans  l;i  villr  dr  Xici'o,  cn  lequol  aussi 
nous  avons  ete  baptisös,  el  iiiii  a  ele  coiilirinr  par  les  150  saints  Peres  qui 
sc  sont  i'eunis  dans  ia  vi  11c  imperiale,  et  selon  ce  qui  a  rtc  fait  diversement 
dans  les  deux  conciles  qui  otil  cu  licu  k  Eph6se  nictropole'  conlrc  rimpio 
r  fol.  (ii  Nestorins*  et  ccux  qui,  plus  lard,  ont  pense  commc  Uli.  Xous  croyons  cncore  ;> 
et  nous  fouf'essous  au  suj(*t  de  l'Unique  Fils  de  Dieu  et  üieu  qui  s'est  l'ait 
homme  en  vörite,  Notre-Seigneur  Jesus-Christ,  qui  est  consubstantiel  ä  son 
J'ere  dans  la  diviuite  et  consubstantiel  h  nous,  le  meme,  dans  riiunianite,  ä 
IVxceptiiin  du  p6che",  et  qui  est  desccndu  et  a  pris  un  Corps  du  Saint-Esprit 
et  de  la  saiute  Viergc  et  M6re  de  Dieu  Marie,  (nous  confessons)  qu'il  est  un  m 
Fils  et  non  deux,  car  nous  croyons  que  les  prodiges  et  les  soulTrances  qu'il 
a  endurees  volonlairoment  dans  la  chair  sont  d'un  seul  Fils  unique  de  Dieu; 
ipianl  a  ccu.v  (pii  lüvisent  du  (|ni  eonl'ondent,  ou  (]ui  inlroduisenl  des  appa- 
rences  («pxvTacia) ,  nous  nc  l<^s  rccevons  aueuneinent,  parn'  (pic  rincarnalioii 
sans  pöche  qui  a  eu  Heu  en  veiite  de  la  Mere  de  Dieu   n'ajonfe  pas  un  Fils,    1:. 

1.  1,  lli'ii(itii|iic  IK,'  iiiiMiliüiiiif  pas  li'  socond  coiicilc  d'Kplicsi',  iiuiis,  pai'  cuiilro.  nn-iiliciiiiir  c'X|ilicilt'- 
ineiil  li's  (liiii/c  iliapili'cs  de  sailil  Cxrillc.  —  2.  Ccs  (|ii;ilie  iiiols  nc  ligiiiciil  pas  ici  dans  l'IU'nuliqno. 


F.  r.ii.  i; 


[131]  15-ir,.  —  PliOFKSSIOXS  DK  FOL  241 

yojJ;    )_ixiioa^s^o    .^*^i!S.io    o/    o^^il/     yO«>i^!    ,5--.\oi    ^o»    iN^    ^io; 

"   |.-.^.Äi.^aa.i»    o/    .oci    ).*.iaji    ^io;    o/    ^-t-io/j    ^-^jJo    .vm.*jX5;oi   ^2l^ 


car  la  Triiiitc  est  resteo  Triuüe,  memo  apres  qiie  riui  de  la  Triiiile,   Dien 
le  Verbe,  s'est  incanie.  Nuus  anathematisons  (raillcnrs  touti'  heresie  :  Nos- 
torius  et  Eutyclies  et  ceux  ((iii  plus  tard  out  peiise  ou  pensent  eomme  eiix, 
et  le   tome  de  Leon,  *   directeur  de  Teglise   tie   Rome,  et  tout  ce  qui    a   (He  *  k  ImI.  02 
5*   dit  et  fait  daiis  le  coucile  teiiu  .i  Chaicedoine ' . 

X\l.    — ■    Pnol  ESSIO.N    liK    101    IIK     SVI>;T    l'lMOTlIKi:,    (^)L:|    fut    envovke    a  l'e.mi'i;- 
UKUit    Leon    pah    le    comte    Rlsticus";     et    iiistoiiie    I'vktiei.le    de    ce    (>vi 

l.l  I    \KHI\A     Al'ltES    CEL.V. 


Puisque  rillustrissime  comte  Uustieus  ni'a  deiuaiide  ce  que  je  tiens  a 
Tegard  de  la  foi  ortliodoxe,  je  fais  connaitre  mun  pniut  de  viie  eu  temoiguant 
quc  j'anatli(''matise  loiile  lieiesie,  et  ceux  qni  disent  que  la  rliair  de  Notre- 


1.  CcUü  lii]:ili'  ;i  ele  siipiii-iiiiuc  ilaiis  rilcnnliiiiiu.  —  t^i  l'ün  vnil  allrlbin'i'  ccllo  piijcc,  cuiiiiije  Irs 
voisines,  a  riiispiraliüii  de  TiMKilliöis  moi'l  cii  'i77,  il  faiU  admcltii;  i|iie  ZriHiii.  m  'iS-j.a  transci-il,  lex- 
luellemciil,  la  piMlV-ssiüu  de  fcji  des  [iioriopliy.-itps  (■gyplieiis  et  iious  auri(in>  iri  la  sourci'  de  llleno- 
tlque.  —  •!.  Une  (|iiinzaine  d'evri|ues  <-gypticMS  avaleid.  portc  a  r.ijii.sUuiliaopli'  Iciirs  plainles  cuiilri' 
'riiiiolhce  .i:iiiie.  lai  conseiiurncr  rempemii-  Li'oa  I  di'inaada  fnilnlii-e  'iST)  a  uiie  solxaiitaine  d'i^ve- 
que:^  et  a  quclc|aes  solilai^e^^  ce  qu'ils  pensalcnl  i\r  TiuKilhr'e  ei  du  r.inrllc  de  C.liali'eilolne;  Evagrius, 
Ilist.  eccl..  II,  ',1,  />.  a.,  I.  LXXXVI.  col.  2:)2.s.  CA.  Mausi,  Cuncili's.  VII,  i'ö'i.  i,e  pape  sainl  L6üm 
ri'pondit  (t'/;.  inn,  du  17  aoiil  'i.j.s)  (pio  Timolliec  iMalL  uii  usurpalcnr,  el  l'enipcrear  rnvciva  celto  Ictti'c 
a  AJexandi'ie.  pai'  |r  .--ili'iiliaiir  I  ii..iiii'de ;  llvagiias,  lue.  lil..  2ri:)2.  La  icpouse  de  Tiaidlliee  riims  e^t 
eonserv6e,  Land,  Aiicidola  s;/;-..  III.  l:w  et  Mi. lud,  t:hr()ni(/ii,\  II.  l-jc,-l;!ii.  ,L  /'.  (1  .  LXXXVI,  27.i; 
on  y  troiivc  iiue  professkm  de  lol  tres  deveUippce.  La  prescidc  prnles^idn  dr  loi  aiirait  repundu  a 
une  derniero  tenlalive  de  l'empereui'  et  aiiiait  ete  sulvic  de  Irxil  ilc  'rinmllii'e  ('(.'ly-'i«!!).  C.l'.  .1.  Leh.ai. 
loc.  eil.,  p.  22;  et.  Infra,  p.  2'£'.,  n.  1. 


2«  II.  —  TKXTF.S  MONOIMIYSITF.S.  [132] 

Ul     "^jNvJLiO     .OU3     JOOI      Ijs«^      |I^V_i2^iO      )jl°U;      o/      .yt-iO;      Ol'»  Oft  >      ^Ofotv.^/ 
I"  h.  ...  .  ^  _ 

jKt  .^  f>  ^^  .juv-sl/o  VLiL^/t  ^)   joC^jil  .it-Mil  )JL2>.=>;   )  n  «  I  tp  jJo  J^lSo«^o 

^^^^_^;    )N«,;oi;    .•ch,..K_,/    i-«^^  jloVwkJjLj    .jloJV^^i    )j)»     )a.«,..,|v)o   ).jLia_.o»:boo 
.•)oo»l  juJLboJi'oi:^  jJJ^  '^»nv»  jji^a^  .^cxU  jJLsj  ^oi.  ).inj>;lVo/  )jL....^^.aD'p; 

1,  H  M>. 


Scigncur  vieiil  du  cid,  ou  (juellf  est  une  apparence,  ou  qu'il  navait  pas  cu 

lui  une  üine  rationnelle.  Je  m'ecarte  aussi  de  la  lettre  de  Löon,  guuvcrneur 

de  Feglise  des   Romains,    (|ui  introduil   uue   division   dans   Tun  indivisible, 

Notre-Seigneur  Jcsus-Chrisl;   ii  cause  de  cela,  je  u'adhere  pas  non  plus  au 

concile  de  Chalcedoine.  Car  j'ai  etö  baptise  et  je  baptise  selon  la  confessitm     .. 

'  F.  fc.i.  r,2  des  318  saints  Pörcs  de  Nicee;  c'est  cela  *  que  je  preche  et  c'est  en  cela  (juc 
I'  ii.      .  .  ......  .... 

je  crois,  Sans  aucune  augmentation  ni  diminutiou,  et  ceux  ([ui  croient  ainsi 

sont  en  comiuunion  avec  moi,  car  (la  foi)  n'a  pas  vieilli  cl  n'a  pas  besoiii 

d'etre  renouvelee   dans  le  temps.  ,le  ne   presume  pas  de  dirc   dcux  naturcs 

en   Dien  (|ui   a  pris  un  corps  cl   (jui  s'est  l'ail    lidianir  de  la   sainle  ^  iergc,    in 

Mere  de  Dicu.  Je  cunfessc  surloul   la  loi,  tandis  que  j'admire  avec  ravissc- 

nicnt  le  niystere  indivisible,  inebranlalile  cl  viviliant  de  rincarnation.    11  esl 

mauvais  en  eilet  que  la  doctrine  de  cliaque  heresie  deineure  Cünslaninicul  er 

qu'elle   est,    et  quo  cellc  des  chreticns  orthodoxes  change  avec  le  tenqis. 

Cc  sera  uu  objet  de  derision  pour  les  inlideles  si,  dans  les  derniers  jours  du    i:. 

monde   —  lorsque  nons  atlendons  (|ue   untre    .SauM'ur    lc   C'.liiist  vieunc   du 

ciel,    de  luaniere  ellVaNante.   pnur  la   -ecdiule    l'ois   —   nous  sonunes   divisea 


i:  Inl.  (.;■_' 
1"  <■. 


[13.r  i:>-Jii.  —  l'ROFESSIONS  DK  Fol.  2^.:5 

oioi^L/;   yi^^/    .-|~iL^'^   jlöt.^/«   jlS^iol  )j/    V'^'-'   y^  -^^  -*^    JjUq-.«   la^/; 

to   vaX^    j^t^jo    1^0(^1/   :)o(!^    ^2)0    KsuJ^o    jl^sju.^    |iajL^eu.o«    |;oi    ^0 

1.  »^  .»(lo/o  Ms.  —  J.   imIIS-ioa^  1I>. 


au  sujel  de  la  confession  de  (sa)  prödieation.  Oue  fcront,  en  effet,  coux  qui, 
depiiis  la  venue  du  Christ,  ont  baptise  seloa  le  Symbole  de  la  foi?  Pour  moi 
donc,   Selon  le  Livre   diviu,   voici  (pic  je  vivrai  daiis   le  Christ  *  avec  la  loi  •  E  ii.i.  r,2 
meme  qui  m'a  ete   transmise  par  F Esprit   de  saiatele  depuis   los   premiers 

■•  temps;  et  ce  nie  serait  an  avantago  de  mourir  eu  gardant  la  profession  de 
foi  des  saints  Peres  qui  l'ont  rappelee  sans  cliaugenient  teile  (jue  je  Tai 
regue  et  dont  voici  le  contenu  :   «  .le  crois'  etc.  » 

Et  apres  quelle  a  ete  terniinee,  il  a  dlt"  :  Voila  ma  l'oi;  c'est  avec  cette 
profession  de    foi  que  je   demande   de    uiourir  et    de    ressusciter   devant  le 

10  tribunal  redoutable  de  notre  Sauveur  le  Christ,  au  jour  redoutable  du  juge- 
ment  quand  il  viendra  dans  sa  gloire,  pour  jugor  les  vivauls  et  les  niorts. 
A  lui  gloire  dans  les  siecles.  Amen. 

Lorsque  cette  foi  sainte  et  enseignee  par  Dieu  eut  ele   ri'inis(!  par  ecril, 
par   moi  Timothee,   ä   Rusticus,   Tillustrissime  comte,   sur  l'ordrt!  du  niise- 

li  ricordieux  empereur  Leon  (|ui  nie  demanda  ce  que  je  tenais  ä  regard  de 
la  toi  orthodoxe,  toute  heresie  l'ul  aussi  denoncee  et  niaudite  par  uioi  aiiisi 
que   le   concile   de   Chalcedoine    qui    leuia   par    ecril    Notre-Seigneur  .lesus- 

1.  TimoUiec  a  sans  doule  Iranscril  ici  le  <ymliole  dp  Xicci'.  —  •_>.  I.ps  preseiilPs  ifiii|iiiri>-  nc  -oiil 
donß  pas  ruMivi'o  dn  Tiiriolheo,  iimis  d'uii  coiiipikileiir  poslöricur;  c(.  (>.  211,  iiulu  1. 


I"' 


'  !•:  foi.  i;2 


244  II.  —  TKXTFS  MöXOPnYSITF.S.  [134] 

,  ;   '^   "    o,  qi  ■•>;     >   «X../     ....otO-^^-S^     ^    :>..^is_.;     )1«->U     )K_>;ol    )jl^^    ^t-»? 

•  Öui^/      I^^^COI^Sl^     ^»^  -  fr^'">\     .    nA    ^^3o     .jlwtil.     jlnivi  «Ol     I ..,«  »>0;     "ll"  "  -  ^ 

^»     QJ01     .övJ^;     jjLSuiLio   yed.     .'"^^ji^al     öi^Ou^    ^^^SLio     |).^cQa;      >._./ 
.>  ...1  >•>  ^-Vi  ^V-io/;   ^;«^^/  yoL^  -Jl^ti  .  ^  r>  yoot « v>»  n\   ^"l/o   .yOoC^    C^/ 

^^^^;     ^..C^/     ^«     ICuJ^^^    -j-^V-»/     ^^01     )K.^ä^J>    .    «N^^s^OO     >  ...N.'^    ^3 

tocib.tvii/  -.Ijch   ^/»    U-.;    »>^  uCis^   ^ÄJ    ^;    »3  .),,..>*J.Xij>   )oC§S   tO!iw-f.3 


iw  M^ 


Clirist  par  rcnseigiifiueiil  impie  des  tleux  natures.  Apres  que  l'emporcnr 
eut  connu  ma  profession  de  foi  orthodoxe,  ceux  qui  avaient  renie  Nofre- 
*  E  loi.  (12  Seigneur  le  pousserent  et  üreiit  tant  qu'une  condamuation  *  ä  un  exil  penible 
ful  portee  contre  moi  '  qui  eiiseignais,  par  la  gräce  de  Dicu,  la  i'oi  ortlio- 
düxo,  tandis  que  toute  heresic  etaif  en  assuraiice,  eii  general,  par  tout 
l'univcrs,  avec  ses  docleurs,  (jui  soiil  les  anlechrists,  comme  l'a  dit  ä 
linir  sujet  Jean,  Ic  disciplc  de  Notre-Seigneur  ■,  de  sorte  que,  dans  la  villi' 
imperiale  elle-meme,  beaucoup  d'lieresies  vivaient  en  assurance,  sans  que 
personne  les  rcprimAt  en  rien,  (!t  ils  progressaient  ponr  le  mal  avec  ceux 
([ui  discnt  denx  nalnrcs,  trompes  e(  trompeurs  dans  ces  derniers  jours  \ 
Ceux-la  seulcmenl  qui  confessaient  la  foi  dans  la  picte  :  les  orthodoxes, 
ciaienl  persecutes  par  les  inqiies  ipii  disaient  dcux  nalnres,  dans  Alcxaiulrie 
cl  par  loule  ri']gyple  et  la  Libye  et  la  Palestim'.  parcc  tpiils  vonlaieiit  vivre 
dans  la  piete  dans  le  Chrisl. 

i^ors(jne   cette  condamnalioii  mil  rir  porlöe  contre  moi,   je  fii-^   livre  aiix 
mains   des   enncmis  de  moi   et  du  Cdirist   qui   le    renierent   par   i'erit,    ponr 

1.  II  soniblprail  donc  (|iio  ccUo  profossimi  de  I'oi  a  |)ivr(^d(3  iiuiiKidialomenl  l'cxil  do  Ti[nulln"e 
I  'ifiOi,  iiiuis  nüus  ne  voyons  pas  ce  qu'ellc  ajoulo  a  celle  qui  a  616  romise  de  457  ä  458  au  sileutiaire 
Dioniode,  c'est  pourquoi  uous  prtfcrorious  supposer  qu'elle  lui  est  anU'rieurc  et  a  6t6  6ciite  en  457. 
Les  raots  :  «  ceux  qui  avalcnl  reidii  Nolre-Seigiieui'  lu  pousserenl  et  fiienl  lanl,  qu'une  cimdamna- 
lion  l'ul  iiorlee  contre  moi  »,  nous  pai'aissent  rcsuiner  les  6v6nements  des  annöes  457  a  460.  —  2.  (f. 
Lleaii,  IV,  3.  —  3.  Tiniülliuc  y  a  Irouvi^  i^<  I- iMvchicns,  Evagrius,  Ilisl.  enl.,  III,  5,  /*.  <!..  I.  I.XXW'I. 
2Ü08. 


f 


|i' 


[135]  l.Vir,,  —  IMiOKKSSlOXS  DK  \'()\.  2'.5 


H    Inl.  (-,2 
V  b. 


!■;   tül.  (i2 
V  c. 


que  je   fusse  garde  par  eux   coiüiiie  bou  leur  seiulilait,    bieu  i[ue  Je[iuis  le 

comniencenient    bi    loi    des    Romains  *    et    celle    de    Dien    iie    l'eussciit   pas  •  e  IoI.  m 

,      ,  .  v  b. 

ordonne  ainsi  :  les  liumaiiis,  eu  efl'et,  ii  avaient  pas  coutiuiic,  coimiie  le  l^ivie 

en  temoigiie,  de  coiubiiimer  iiu  lioniinc  avaul   que  les  accusateurs  ircussent 

r,   comparu    devaiit    raccuse  ',    et   eehii    ([iii    etait   aeeiise   avait    bi    iae.iilte  de 

repoudre  ä  tout  impie.   Lorsque  les  emiemis  de  Dum  iii'euient  eimneue,   ils 

me   firent   et  ra'imposereiit  tout   ce  qui    irrite  le  Clirisl  qu'ils  out    reiiie,  et 

qui  vieiidra   avec^   jusliee  juger  \cs  vivants  et   les  morts   devatit  b'   triimiial 

redoiitable   pour  reiidre  a   cliacuii  seluii    ses    ceuvrcs.    .Mais    neu   iic  jinil  nie 

i'i   srjxirrr   (/(■    raiuoiir   du    C.hrisl,    ims    nu'inr   ht    inml-.    cur   Ifs    sduljrdiiccs    de   er 

siede   HC  sollt  ricii  rn   iitiiijHirdisDii  ilr   hl   ijloire  ijni  ilml   naiis  rirr   rcri-lrr  ■ ;   car 

ils  firent  et  iniposiTeiil    toules  ces  eboses   lorsqu'ils  poursiiivaii'iil  b's   trou- 

peaux  du   Cbrist    et   (pi'ils    les    eiilevaient.   Ils   iiserciit    aiissi    (oiilrc    ikhis 

de   la  b)rce  seciilierc^  et  ciiercbereiit  ä  nous   tuer  aliii   de  pri'mh'c  les  egliscs 

lö   eil  assiirauce,   saus  qii'il  v  i'iit  ])crsoiiiie  pour  leur  reprocdier  Irur  prevarica- 

tion   qui  eut    Heu   par  (•crit,    et  (|u'ils  semblasscnt    s'r'lre   ecarli'^s    de    la    b)! 

mauvaise  et  de  Fopprobre   des   ui'sloriens,  c'est-a-diri'  '   de   ceux  (pii  diseiil  •  i;  i,,i.  &i 

V  c. 
I.  AciK^,  x\v.  IC).  I,ns  Minis  di'  Ni'slijriiis  iiivoiinciil  ,iu?si  <-0  luihiic  Icxti',  i:!'.  /'.  '>.,  IX,  jii).  —  i.  Cf. 
Hiiin.,  VIII,  :!.'i.  —  3.   Itniii.,  vm,  Is. 


1" 


246  II.  —  TF.XTI-.S  MO^()Pli^  SITES.  IM' 

"^.oot    ^^l..j/    .|.ia^!^    vOoC^    UsLio    jLi/    jJ     ,J    V'^J-    '^■'^^^    volJs^üQJ 

■    f-,  ^  «v^  .^    yCi^^^-OJ;o    va3j,J;     oa!^    ouio;    och   .hi-is  ^^*^/»    «otoJJLsj 

.>m.°>^Kj  voa^;  \y^l  s-wioi/  )j-.]J;  -.^i^/  t-3  .)-otS>s  U©'?  jl^--^  vfo^^ 
y.^1  yoK^^Ao  votoov— /?  )-3^/  isfiDafittSJ-s;  ^IVlj  vxoo;ouaÄi-3  jo.o»;  oc>6w 
.]Jo   :) *v>   ,-ii.   „--ULiS   ^Vi   vopo)jj    ^-.Vi^iio«    ^-2^]J    :(xuVa^s^xu^j 

'  OSOMlSü     )  tri^  ■    '"^'iOk    ^y,  IN  •.QJLSJ     ^..I^^/     O»JSs.0Dj     V-»-^   ^Öi^    •^♦-"    JoOW 

)_JL_3ä^o    -.JjLiVo    )-~--^^    «^    )-'Q-A    ^io    ^Ju*j/    ^^:>-J^;    )^    X^    i-=^o 


deux  uatures,  cl  qifils  pusscnl  faire  d'aiitorilc  cc  quils  voulaieut  suns 
que  personne  leur  repontlil.  Pour  nous,  nous  uous  rejouissions  d'etre  per- 
secutcs  pour  le  (Mirist,  (lui  nous  a  coniniandc  d'elre  persecut6s  pour  lui 
cl  de  nous  rejonir  '  ;  nuiis  les  aulres  seront  dans  la  tristessc  et  plcurcronl. 
eux  qui  transgressent  les  prcceptes  du  Seigneur  et  obeissent  aux  voloute.s  ö 
du  demon  qui  leur  a  appris  k  nous  perseculer  et  a  nous  tuer,  et  ils  pensent 
par  votre  mcurtre  offriv  nn  sacri/iccn  Dicu,  selou  la  parole  de  Notre-Seigneur -. 
Nous  leur  demandons  :  A  laquellc  de  vos  signatures  faut-il  ajouter  foi? 
A  Celle  donnec  au  sccond  concile  d'Epli('se,  ou  vous  avcz  anatliematisc  et 
chasse  comme  nestoriens  ccux  qui  oscul  dirr  deux  natun^s  dans  nn  Christ  m 
il  (pii  ne  confcsscnt  ])as  «  une  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee  »;  ou  a  celle 
doiinee  ä  Chalcedoinc,  oü  vous  vous  (Mes  analli(''rnalises  par  ecrit  cn  disant  : 
«  Anatlierne  ä  ci-lui  ([ui  ne  proclame  pas  deux  nalures  dans  un  Christ 
apres  l'union,  inais  ijui  confesse  une  nature  de  Dieu  le  Verbe  incarnee  »? 
!•:  fMi.  (,:)  l'arcc  qu'ils  onl  delruil  ce  qu'iis  avaienl  cousiruil.*  ils  se  sont  devoiles  lä 
'"'  par  ecrit  comme  des  prdvaricateurs ;  parce  que  les  memes  nous  ont  prechö 
des  choses  dilTerenles  de  Celles  qu'eux-memes  nous  avaient  prechees  et 
que    nous  avions  regues,   di'pnis  le   comin'Mu^oment,   des   sainis   apötres  et 

I.  er.  MaUh.,  V,  11-12.  —  2.  Jcaii.  xvi,  i. 


[137]  15-lrt.  —  IMIOFESSIONS  DK  FOL  2'.7 

^oi<xsil  >0y.£>  voot_s  »oaLajj  ^-)^.b>o  .ot^  ^^^^.io;  oöi  >&,aju.  yj-io;  »^--i  QJ0( 
vOfj;  .•ot.-^iOAj  vxoQJil  ^^!i^  yV^  oM.;  -I^io/  .jJui^Ä  ^o«ä3Jiio  ye^Jio 
)  «-,   »    \.^oi  ^)ai.    |K.-*ajLAl    -.l-s/o    )o6.JJ    CH.iai.o    ex,.-).-»»    .{laiü   ''^üi.-^sl 

•>^_oo/  ^_A>a!^^  ^)0LbOs\  )jL^^:»oo 


des  bienlioureiix  docteiirs  des  saintes  egiises,  ils  sci-dut  anatlieiiies  seloii 
le  jugement  de  saiiil  Paul',  c'esl-a-dire  de  Xutre-Seigueur  Jesus  qui  parlait 
eu  lui  et  qui  les  reniera  devant  son  Pere  et  devaut  ses  sainLs  auges, 
lorsque  Notre-Seigrieur  siegera  sur  li'  tröne  de  sa  gloire  pour  juger  l'univers 
dans  la  justiee.  Par  lui  et  avec  lui  gloire  ä  Dieu  le  Pere  avec  TEsprit-Saint 
et  vivilicateur,  daus  les  sieeles  des  siecles.  Amen-'. 

1.  er.  (i^i!.,  I,  S-'.i.  —  •!    La  suKc  ilii  maiiUMi'il  iic  rrnlr-nvie  [ilii^  rioiL   ile  Timolhee  .ICliire. 


*   Svi'.    112 
IVil.   -MS  i'. 


M 


II.     C.     Lks    HEUKSIES    CHinSTOLOGlQlES,     DAPHES    PhILOXENE    DE 

Mabbovg    (Xenaias)  et   Bmi    IIehraeis  (xvii-xviii). 

^D  .j^.\oKjus  )ov5^  jtOs^bo  i.-:^:^  paV-^jm-^;  ^-/;  x^i-iö/o  .oilQXia.A.^K.io; 
K-^l  j-OOJi  ^;  ^i^/  V  r-?i->=  v£a.,^^o;^o  -t-OL^ißj  |J  ^^io  ^^io;  öui^ 
♦  )KJi..io;      Pilo  I  %  i\  ^K-^    iooi  ^)cu.Vio    ^io    qJ^o    -Iw-^^    )KJis-io    ojA 

~sCDQ-.iQ.AjOQJo  ).A_.»o»o)lo  v£00»o»o)lo  v£Do»oia-;  "t'JjLaj   ISoo;  ^^JlIS^   jlooC^; 

1.  Ms.  syriaque  de  Paris,  n"  II:;,  l'ol.  277  (.\).  Edile  par  M.  Hudge.  lue.  eil.,  II,  p.  cxxxvi.  d'api'  - 
k'  ms.  du  BritUh  Jluseum,  iidil.  Iij2a.  fol.  i!5  ^B).  Cf.  stiprn,  p.  KiS.  —2.  II  y  a  en  plii^.  u»a)i;  ,,u 
\tceL^]l;  •.toltulo     Ironöc  »  li. 

XVII.  —  ExpiJc.vTiOiN   DE  TüUTES  T.Es   uKitiisiEs   i'Aii   .Maii  Xenaias    [Acscuaun. 

Manes,  Marcion  et  Eutyches  nient  quo  le  Verbe   Dicu  ait  pris  un  corps 
de  la  sainte  Vierge  Marie,  et  ils  regardent  le  niystere  de  soii  incorporation 
comme  des  hallucinations   et  (comme)  uno  illusioii  (9xvTa(;ix).  Ils  disent  quu 
le  Verbe  Dien  a  passe  par  la  Vierge  comme  par  un  canal  sans  rien  prendre    .-) 
de  Marie. 

Valentin    et    Bardcsanc    disent    que  le   Verbe    s'esi     l'ait    descendre   un 
•  syr.  112  corps  du  cicl  et  (jue  rincarualiüu  '  du  Verbe  n'a  pas  eu  lieu  de  Marie. 
'"'■''*'■        Apollinairc     regardail    l'iucuriiation    de     Dieu     lo     Verbe    comme    sans 

inlelligeuce  (liuniainc).  i" 

Eunomins  disait  quc  le  Verbe  avait  pris  de  Marie  senlement  Ic  eorps 
et  (|u'il  n'a  pas  [)ris  l'iune,  mais  il  dil  que  la  diviiiile  lieiil  lieu  d'i\me. 

Diodore,  Theodore,  Theodoret,  .Ncstorius,  Irenee,  Eullierius  (de  Thyanel  ' 
et  Harsauma  (de  Nisibe)  disent  que  le  Christ  6tait  un  simple  dre  humain  :  uu 
Ihiiiiine  qni  ful  juslifu^  par  ses  bonnes  oeuvres;  Dicu  raiiiia  et  liabita   rn  lui    i.-, 

1.  B  ajoulc  :  ■■  .\lc.\aiulrc,  Aiulri',  Ihar-.  IMiiUius  (de  Tyi),  Oyi'  ;l»<">}:  ifun  cl  .Vcare  u. 


13<ll  17.  —  XKXAIAS.  —  SIT,   I.RS  IIKI5KSIRS.  240 


OCX» 


^t'^^o  )  •«•  I  >  ^>VlS^  oC^  ^^,^^Ia.^o  .oi~3   |ooi  v^^;    °°f  CH.:>a..-o/o  .I^.k^o 
^,  ssaa^il  ♦JI.».'>,vO  |f.A^^  |.iuV-3;o  )ia^!x   |o(.2^;   .).^äjuo  ^VK^o  .)jlX3 


et,  en  lui,  il  sauva  les  liommes.  Ils  diseiit  qiie  celui-ei  inoiirut  et  qiie 
cehii  (|ui  ilf  nieurait  eu  lui  ie  ressuscita,  et  ils  le  divisent  en  di'ux  iHs  '  et 
cn  deiiv  natures  et  en  deux  hypostases,  irune)  de  Dicu  createur  et  l'autre 
de  rhomnie  cree  et  forme. 

Arius,  de  son  cöte,  dit  que  le  Fils  de  Dien  est  iine  creature. 

Paul  de  Samosate  dit  que  le  Clirist  est  un  simple  liomme,  comme  Tun 
des  prophetes  et  des  justes. 

Eiisuite  Fadditioii  ([ui  a  ete  faite  a  Clialcedoine  dil  iiin'  quatcrnile  et 
iiilniduit   deux  Clirisis  apres  l'union  ' . 

I^es  Juifs  diseiit  ([ue  ee  Christ  (|ui  est  venu  ef  que  les  chreticns  adnrent 
est  un  liomme  mentrur  et  trompeur,  car  Iors<in'il  rst  Initniiir  il  sr  fnil  Dien.': 
[quant  au  Christ  veritalile,  dont  ils  diseut  parfois  (|u'il  virudra  iis  out  en  vue 
l'iVntr'chrisl ,  le  C.lirisl  inrnti'ur. 

Notre  sainte  egiise,  mere  de  iious  tous,  confesse  une  uature  du  i\"'r(' 
et  du  Fils  et  du  Saint-I'lsprit;  nous  eroyons  que  Time  d(^s  hypostases  de 
eetti'  essenee,  du  milieu  de  la  Trinite,  est  desccndue  i't  s'rst  inearnee  du 
Saint-Esprit  et  de  la  V'ierge  Marie  et  qu'elle  a  pris  d'elle  un  corps,  saus  que 
lincarnation  causät   unc   augmentatio:i   des  hypostases,    car   la  Trinite   est 

I.  Ils  l'uiil  luujcjiir.-  iiiü.     -  L'.  .Iciiii.  X,  :i:j. 


250  II.  —    TEXTKS  MOXOI'IIYSITKS.  [1401 

).1a^«^o    'o«^»   ).Ju.j)|..ao  .^oiQ-s/;    '|ju._s^   o_-.Nji   ^/   ^«.bocL   )K^""ts^ 
♦^jwio/   .^■«.aeL^N  j>o^.is!^  )->^t-o  )— oC^o  .^oiQ-sjJo  l-xw^aji  ot!^j 

l^^io    .\oi2^    )f-30    JOU^    )-s/    .^JUjaiO    joC^     t—     )-ÖC^    ).i«0QJU3    jt^'l 

K-Ao  )jL^a  ^  )— ©;©  .jjuo  i-i  )v-3o  .JjlaJ  |ja/   ♦jöC^   jK^l  KJi>.o   .joC:^ 
Ikllis.!  k^o  l-K-/  ^  )— o»o  )-N-/  i-s  )-,_so  .i-N-Z  l-s/  ♦^■o-xj  )K-l\l  i ' 

jjoubw    voCSs     ^'^«ijoi    QJoi    .^o/o    .   .ci  «     "^..a-si     |>OÖl  O    )N.VK_3     U*3 

I.   1?  Hill.   l-ÄliJOi.  ^»3.  —  J.  UV-    »-\^o    1:1.  —  3.    M-3jao    li.   —   i.   li   um.   w^^»    Ij»^j=o-    —    j.  H    ;ij. 
Ut..l  cn.Äitt3  \yv.  _  (5.  Aiilii'  texte  dans  Assömani.  H.  0..  II,  :!3-3'i. 


(lemcurce  Trinite  comme  eile  l'etait,  meine  apres  que  l'un  de  la  Trinito, 
Dien  le  Verbe,  s'est  incarne;  et  il  est  n6  en  verite  et  il  est  apparu  chez  les 
peuples  dans  Ic  monde;  et  il  a  mange  et  il  a  hu,  et  il  s'est  fatigue,  el  il 
s'est  repose,  et  il  a  goüte  la  moii,  et  il  a  souHert  en  verite,  et  il  a  ete 
crucifie,  et  il  a  ete  enseveli,  et  il  est  ressuscite  le  troisieme  jour,  conimc  5 
il  est  ecrit,  par  la  volonte  de  son  Pere  et  par  sa  volonte  et  par  la  volonte 
du  Saint-Esprit,  et  il  s'est  assis  ä  la  droite  de  son  Pere,  et  il  vieudra  pour 
juger  les  vivants  et  les  morts.  A  lui  la  gloire,  et  ä  son  Pere  et  au  Saint- 
Esprit,  dans  les  siöcles  des  siecles.  Amen. 


Fol  de  Mar  Acsenaia,  Mc/ue  de  Mrihhouij.  —  Nous  confessons  trois  liypo 
stases  divines,  un  Dieu.  Le  Pere  est  Dieu,  le  Pils  est  Dieu,  le  Saint-Esprit 
est  Dieu  et  cela  ne  fait  pas  trois  dieux.  Le  Pere  est  nature  el  ic  Fils  (Csti 
fils  de  nature  (consubstantiel)  et  le  Saint-Esprit  (est)  de  la  nature,  et  il  ny 
a  pas  trois  natures.  Le  Pero  est  essence  et  le  Fils  (est)  tils  de  l'essence,  le 
Saint-Esprit  (est)  de  l'essence,  et  il  n'y  a  pas  trois  essences;  nature  egale  qui  1 
nosl  pas  divisce;  essence  qui  est  eonfessee  dans  los  liypostases  el  qui  n'est 


1" 


[141;  17.  —  XENAIAS.  —  SUR  LES  HERESIES.  251 

li-z»  t^^i./  I-l3l../o  .)K.V"i.  ^-(Hio)S.jjio  j;^'::»^  voou.K-/  ^^  l-ta-/o  .^*.*-.V^ 


pas  scinclee;  une  nature  en  Irois  livpostasos  qui  sont  egales  et  daccorJ  eii 
tout.  Vuila  iiotre  Dieu,  c'est  lui  qiie  nous  atloruiis  et  c'i'St  en  lui  qiie  uous 
croyons. 

*Coiiiment  sont-ils  trois  saus  etre  separes  Tun  de  l'autre?  comment  lors- *  s>r.  112 
5     quils  sollt  ensemble  sont-ils  dits  trois?  comment  le  Fils  est-il  ne  saus  avoir  ^'  '"  ^  ' 
ete  detache  de  son  Pere!*  comment  le  Pere  l'a-t-il  engendre    sans  qu'il   soit 
sorti  rn  deliors  de  lui?  comment,  lorsqu'ils  sont  depuis  l'eternite  et  depuis 
toiijours  en  essence,  ne  sont-ils  pas  dits  trois  etres.'  des  clioses  et  les  sem- 
blables  sont  regues  par  la  foi  et,  sans  la  foi,  personne  ne  peut  les  entendre  '. 

1.  M.  E.  A.  \\'iilli*  Billige  d  L'dite  di-  t<_'XlL'>  analugurs   il:ii)s    ruuvi'at;!.-   d^ja  cite  Tlic  Discmirscs  (if 
Philujciie.  his/iap  iif  Mahlidgli,  A.D.  'i8.",-."il'.i.  Lundres,  l.sü'i,  t.  II    ji.  \i.;vi  a  i;\x\vi. 


will.  Lk-^    iii:iii':sii:s   ciiiusToi.odK^UKS   ii'ArRKS   Gni'itioiitK    ii\i;    I  Ikiiiiakis  ' . 

iaV>t.J>  ^^o   )_.9cL>^  v.^o<oty..,r>  )ooi  jj-^K^  \jot  .[^'r-^  yci vi .  m»   .^oi  .T^ 
—  JK^Lx);   )Kv> « n  >  \-3J.so  -l—o»   ^l  [jÄSiec^^o  .)v-s    s>_./  |-.y>f>*\o  .j-s/ 

)oo»   v^/   )jo(  .sjon  I  .  I  »•,^Q..oo»   ,«\^  —  .jooi  pö/   ''JLajIIiio    ^io   ^it^_oo; 

.  o  n  X  ^-CQ-J^v    ^^o|.^N.jl^«    j^o^  VA.JS:.3^    ^£Q.isVo<.3   v«VA    )joi   .v£Ot.«\.i.  m|  ■>; 
1.  Ms.  syriaque  de  Paris,  iv  -210,  lol.  17.">.  —  i,  tiBoi^^  Ms.  —  -i.  l^ü»  Ms.  —  'i.  ao^mi^Ms. 


Iji  iirciiiicrr  [hvri-sic]  est  cellc  do  Siinmi  Ic  magicien.  Celui-ci,  dans  .scs 
Operations  magiqucs,  apparaissait  uux  .luil's  sous  la  forme  du  Pere  et  aiix 
Saniaritaiiis  conimc  Fils  '  et  aux  Gentiis  comnie  Esprit,  et  il  niait  la  resurrec- 
lion  des  niorts.  —  2°  De  Mrnanilrr.  Cclui-ci  etait  disciple  de  Siiinm  le  magi- 
cien, et  il  disait  ä  ceux  ipii  etaicnt  haptises  par  lui  (pi'ils  etaicnl  plus  excei-  5 
lents  que  les  anges'.  —  'V'  De  S(iliiniin.  Celui-ci  disail  ipic  sepl  auycs  oiil 
fait  le  monde;  c'est  ä  eu.^  que  Dieu  a  dil  :  Faisons  lliomine  a  notre  imagc!  et  ä 
notre  ressemblauce,  et  ce  sont  eux  qui  out  porte  la  loi.  II  disail  que  leuuiriage 
vient  du  Mechant.  Comme  les  demous  pretaient  (leur)  aide  aux  liomnies 
mauvais,  le  Sauveur  est  venu  pour  aider  les  bons''.  —  4''  De  liasilidi'.  (]elui-ci  m 
döhuta  (laus  l'heresie  des  adorateurs  du  serpeut  qui  st)n1  iiommes  giiosliques  ' 
etil  |ilai;iil  ;U)r)  cieux  sclon   les  jours  de  rannee.  II  disail  ouvcrtciuciil  (|Ui'  la 

1.  l'oui-  Kpiphane  (XXI,  1),  Iicriöe  (I,  23)  el  Pliihisire  (iy),  il  se  iloiinait  au.x  Sainarilaiiis  pcair  io  Poiv 
et  aiix  Juifs  pour  le  Flls.  —  2.  Sic  Agapius,  P.  0.,  VII,  505.  Les  geiis  baplisOs  par  lui  devuioiil  riro 
imniorlels,  Ir6niie,  I,  23;  Michel,  Clironir/tir,  I,  KS'.l.  —  3.  Cf.  Michel.  Chroiiiqiu',  I,  IT'i.  —  '1.  IJar 
Ilelipaeus  doniie  la  menic  eqiiivalencp,  CJirnii.  st/;-.,  ed.  Bedjan,  p.  52.  II  remprunle  a  Michel,  C.liro- 
nü/iir,   1,   l"'i.  I.a  raison  eii  est  donnee  par  .\capiiis,  P.  0.,   VII,  50G. 


[143J  LS.  —  BAR  HEBRARLIS.  —  SUU  l.KS  III-:RKS1P:S.  253 

-öii  \.iJLca^a  ]~»'^~2is.  ^^  ,_*.ii.jL3K.io;   JLjaJLi/;    .CO    —  ■^-^JS.>o*v>   jooiJ» 

^^In      sSl2^9   jooi   ^iö/   )jo«  .vfiootvjL_.»j5»    .a   —  .)~.^aji  "^ÄJ.»   OOOI  »--'t-iö/  '  i^yi    -lo 

5  ■) .. .  >Nn  »^t/;   fio/   JV^OM  ^jo;o  j^v„.^^ii  ^ioo  .).i<£iis:s.  Jooij  v^/    jIsjLio 

y.*lo    )t~<^^     V*"^     <-l^v~»/     )L_^M.^    ^^J     |oO(    ^iö/      JJOI     sQOOJL^^aJl^O;     ,\     — 

m^ÄJ  jöt-ia-ju-a  ).JOi  .ü»ai5,„io;    .^   —  .)!S^*.iöi   jlSoa.»  n  ^   jooi    ^AJo  jooi 

•|l-^<^OD«     |',.^0,-^9     ^/     jooi     ww.Ju*.KiO     ).^^.2l^    )jLIl^_2     ySl     )oO|    J.X^.iO 

1"  .^)0-.Vio  ^io;  jls/  .J^.,^jL.iia^  jooi  j;aio  Ijo^ilb^  V-»  a^x  jjoi  .^^-wÄpa»  .^ 
jli^  ^  ,-*  •;>oJ.^  ),„JS;._  )J  ).j;k*/  )NJSilo  .Jjl.;o  )K-ia.,^A^  jooi  v°>:oo 
^V^lj  .j...  ..,  i[..aa..^o.>  .  yt-io;  ^oia^/  o^ooio  j-^o^-:»  oiU/o  j>-'^A^  -oioK-./; 
OiU/o   JKjuwa  C)|.«,ISs.^/»    jJooi   )tOs.i;    .j^0.j..ia.js    oiil/o   )j)j   .^OioK^/j   j;^. -nV 


loi  immonde  devait  etre  arcoiiiplie.  —  ö'"  />(',v  Ebinniies  (|ui  sunt  iiiterpretes 
«  pauvies  ))  par  les  Hebreiix,  parce  (qu'ils  vivent)  avcc  Humilite  el  paiivrete. 
Ils  croyaieut  au  Christ,  cur  ils  ilisaii'iit  (pi'll  avait  |)ris  orig'ine  de  Marie  et 
Joseph.  — ß*"  De  Crrinthc,  (iclui-ci  disait  (|ue  nous  passerions  mille  *  ans  sur  hi  ♦  syr.  210 

^  terre  ä  satisfaire  les  passions.  vers  Jerusalem,  apres  la  resurrection.  II  disait  '"''  "' ^  ' 
que  le  monde  veuait  des  anges,  et  ((uu  le  Christ  elait  ne  de  Feducalion  et  du 
progres  de   ia  conduite.  --  7"  De  Ydlniiin.  Celui-ci  disait  (|ue  Notre-Seigneur 
avait  apporte  ie  eorps  du  ciel,  et  ([u'il  avait  passe  par  h^  Vierge  conune  parun 
caual.  —  8''  De  Cerdon.  Celui-ci  enseigne  beaucoup  d'etres  (eleruels)et  il  disait 

10  (qu'ils  se  rassembierent  et  creerent  le  monde)',  et  il  iiiait  la  resurrection  dos 
morts.  —  9"  De  Marcus.  Celui-ci  tronipait  ä  Taide  de  beaucoup  de  noms,  en  se 
servant  de  la  langue  hebrai'que  pour  exciter  Tadmiration  de  beaucoup'-.  — 
lO'  De  Mareiuii''.  Celui-ci  ne  confessait  pas  que  le  Christ  est  lils  du  Ci'eateur  ni 
de  Marie,  et  il    niait  la  resurrection  et  le  jugement;  il   place  trois  ctres  non 

1'  engendrcs  :  Fun  hon  qui  est  cache  et  sa  place  est  eu  liaul,  et  celui-ci  est  le 
Pere  de  Notre-Seigneur  Jesus-Christ;  le  deuxieme,  Cii'ateur,  qui  est  (le)  Justc, 
et  sa  place  est  au  niilieu ;  le  troisieme  est  la  Maticre  qui  est  mauvaise,  et  sa 


I.  Les  mols  enti-e  parenthese.s  soiil  eiii|iriiiil(-s  a  Agapius.  Inc.  dl-,  ."ilL  —  -J.  Lmit^s  cli-\ck]|Fpe- 
iiients  dans  saiiil  Lvn^e.  L  1:>-2I.  —  :'..  r.f.  Miclicl,  li:>xto,  p.  los.  Lc^  Icxlr-^  ilc  Midirl  rl  dr  Har 
Hebraeus   seinblenl  i-li'e  dos  Iraducliun--    iiidrpendanlcs  (l'iui  jisunn-  dAcapiiis.  /'.  ()..   \'\l,  ."ii2. 


füi.  iTi;  I 


2ü4  11.  —  TEXTES  MONOPllYSITF.S.  [1^^] 

,  ^^  |I^JQ_».  ^^o  .)■>  °>  I  ou>  w^ioi/  oUtJi  ^^o  .^;)1  ^oi-M.',— so  l-X^an 
y-,1  joo)  ).>■«..=>  oo(  »s/j  V^/»  "^^^  |;Q_iliJ^  )-«poo  ..fDoV^i-^s^o  "^ol^aX 
..  ft  .k  ..»  "^^v  ^r>\rt  ja-J^^  j-DoXS.  yCi^X^o/  ^^o  .I^üjXo  ioDoi  jJoo»  . 
K-wü  .|;n'>\  o«A  )v-Oi  Ij)j  ^  )Nai-K^o  .KiOi_l/;  fiö/  1_3l^  ^io  )!»-. 
VI.  iiu  ^.^..jJ  );o.->,.S>i  )t-3u:»w<^  ^  ii— J;  )-3^  »-=>  )  '•**>f^  >^aA-  y^po  ^i 
ju-o  .  ^opo   o-flttJ   jl   )jlJ^   ^-io   ^   )-«tj)v^  )oo);    V-^I^^-»/®   -«»-^  ^-JL^a-o^iej 

j_^o>Ji>.o  .'vjont*  ^^-lXo/   ^-i—too  )l»  j-ioISL^  Joo(  '^iö/   Jjot  .^-Vop   ts.^js    i" 
^»  -^^o  ^   ).^s^<a^«    Qjoi  .oV-aJ.^)-.;    ),-otooj   yO-^Sw^o/   ya.£oo  .)v^   }^o->-i) 
{--^■.jLio  wOtoJ^— /    »-oj»   oiNij    ^j   ^a-:;Lio;  ^/    ^oN  li\o   J^>.J>•,:A;    jLiO-X 

I     l^^Vii./^  Ms    —  ■-'.    >Äai^i>.oi  Ms.  Nous  comiili'lons.   iJ'apn'S  Kiisebe,   llisl.    ccci.   IV.  XMX  : 


place  est  dans  la  profondciir.  Lorsque  le  Greateur  voulut  vaincre  le  mal,  il 
pril  la  matiere  et  crea  l'univers;  de  ce  qui  est  pur  il  fit  le  soleil,  les  (qualrei 
elements  et  le  Paradis;  il  prit  de  la  boue  du  Paradis  et  il  crea  Adam,  et  il  lui 
infusa  une  äme  (tir6e)  de  sa  propre  nature ;  ä  Faide  du  limon',  il  lit  le  Seol  et 
Ir  Tartarc.  II  iujiiiiail  le  Createiii-,  parce  qu'il  disail  (ju'il  etait  uiauvais  lui  .-, 
aussi  comme  la  nialiero ;  de  meme  pour  les  prophetes.  Ponr  rEvangile,  il  n'ad- 
met  que  Luc,  et  il  dit  que  le  Nouveau  Testament  a  ete  donne  jiar  le  Bdii,  et 
rAneien  par  le  Juste,  ä  qui  il  donne  le  nom  de  Greateur.  Notre-Seigneur 
♦  s>i-.  jio  •  .Jdsus-Glirist,  fils  du  Bon,  desecndit  ])Our  delivrer  ccux  qui  croient  en  lui  de 

'  '  la  suj^tion  au  Greateur,  et  il  scmhia  un  lionimc,  liieu  qu'il  n'eüt  rien  pris  lo 
de  riKiiiime,  et  il  soafTrit  saus  soullrir.  —  II''  Olle  des  Knrralitcs  par  uu 
liomme  nonime  Tatien  qui  etait  de  Mösopotaniie.  II  prünait  des  mondes 
iuvisibles  (ä  la  maniere  de  eeux  de  cliez)  Valentin,  ri  II  appela  1(^  mariage 
(Ici^itime)  un  adullere.  Et  il  composa  un  övangile  qui  est  noninie  Dialessa- 
mn,  c'est-ä-dirc  des  (('■vangllesj  melangös,  parce  qu'il  supprima  les  genea-  i.-, 
logies   et  toul   cc  ipii    inontrait  (juc  le  Christ   est  de  la  race  de  David',  et  il 

1.  Sic  Michel,  texte,  p.  108.  II  ne  faut  dmic  pas  conigor  I^Sft»  cn  li^sa»-.  car  oetle  dernifrc  lecoii. 
Har  IlObraeus,  Chron.  eccles.,  I,  44,  a  iliancc  d'öh'e  une  eoriecliun  posluiieurc.  —  2.  Sic  Tlitodorel, 
Coiilra  iKiercl.,  I,  20. 


[145]  IS.  —  BAR  HEBRAEUS.  —  SUR  LES  IIERESIES.  255 

.|.^^.<i^<.AV^  ou-Sli   )ooi  ^2lIx  )joi  .stdo^jo.^;  .«3^   —  .).<u^w>IS>.>I^  ool   ^a^^o 

^  j_iw_i»/o  .)Kj..iw»lo   jL..^o    Jüoo)  -i-io/    |.^ioV   ).i»XJ    jlSJ^l   )._»oi  y  >-«»V-=>!    »«^^ 

l^otxD   (..J^ii«   j-^CLs/i   V^/o  .).^)öi  {.Jisaso  1  ).ja^.a^  J-jl^ü   ql^oi^  |   )>3Ji^;   ool 


In 


I.  >-«so  Ms 


changea  aiissi  rApntre.  —  12^  ])e  Mnnhui.  II  se  faisait  passer  pour  le 
Paraclet  et  il  avait  pour  l'emmes  Piiscillc  et  Maxiiuillc  ([iii  preiiaient  lo 
uum  Je  proplietrsses.  11  doiitia  le  nom  de  Jerusalem  ä  la  ville  de  Pepouza 
et  ;\  Tyiiiion,  villes  d'yVsie ' ;  il  enseignait  encore  des  mysLeres  imnioiides. 
5  A  la  lin  ils  sc  tuereal  di'  leurs  propres  luaiiis.  —  I.T  De  lUirdcsaiic  11  dlt 
qu'il  y  a  trois  graiides  ualurcs  :  rintellect,  la  Force  et  l'Esprit,  et  quatrc 
etres  (eternels)-  :  le  fcu,  l'i'au,  la  lumiere  et  le  veiit.  G'est  de  ccux-ci  que  viu- 
rent  les  etres  (eternels)  et  IJGC)  mondes ',  et  eelui  qui  parla  avee  Moyse  et 
les  prophetes  est  l'archange  et  non  Dien,  el  Marie  n'a  pas  eufaute  le  corps 
qui  ineurt,  iiiais  ranu!  luniineuse  qui  a  pris  la  loraie  de  la  cliair'.  II  dit 
encore  qua  les  anges  dounerent  Täme  ä  riiomme,  et  les  etoilcs  les  incmhres, 

1.  Sic:  Eiisrbe,  llisl.  crr/..  \',  X\III,  citi'  |i,ii'  1'.  dp  l,abii(j||c,  Les  saiiirrs  ile  illiüliiirc  du  M(i!if<nusiiii-, 
ParU.  l'.)13,  |i.  78.  —  2.  Nims  triiluisnn.s  U^l  pnr  a  i'-lrc  (•leiriel  »  .■onimi.  W,  lail  -;aiiil  Eplucni,  iimis 
ce  iiiol,  chez  Banlesaiie,  ^il,^li^ai^  seuleiiicut  «  rlvi'.  cvrii  »;  \u\v  /linliii^iic  i/rv  lois  des  /kijix.  ilans 
F'uli-.  si/r.,  I.  II,  .'i'iT,,  «  IUI  U^'  ([ui  iie  Lliiri;rc  aiicimcineiil  d'iiti  aulri'  na  |ia^  eiicmc  rlr  i;ive  jusi|iii' 
maintcnaiit  »;  .'i'i.S;,,  «  les  U^'l  soiit  soiimis  ;i  la  puissaiicc  ilo  leur  Clrealcur  ><  rlc.  Bai-rlrsaiie  .smiblo 
avoir  voulu  incurporer  au  ClirislianisrnL'  une  pliilosopliio  (ale.xandrine?)  rl  im  .<\slt'iiie  du  nioiide.  Lo 
Dialngiie  des  lois  des  [xiijs  imümIi-c  (piMI  l'a  fall  avec  iiiie  tellr  iiiallri-e  cpic>  imus  avdiis,  aiijuurd'lini 
eiicüi-f,  peu  de  olioses  a  y  rliaiit;er.  Jlais  >c.s  idi'cs,  el  suiloiil  sc-  pursjes,  oiil  clc  llvrijcs  aux  iguci- 
raiits,  aiiiis  el  eniiemis.  et  elles  smil  deseuues  [iresque  iiiocoriuai.ssabIes;  elles  h'dmI  plii~  ete  qu'uiie 
Variete  du  diialisme  ipie  di'  luiiiibrciix  InMi'lliiiies  devaicnt  ]iorter  par  luule  TAsie.  II  u'eii  resle  |ia^ 
iiioins  le  prediJcesseuj'  de  ceux  cpii  devaieiil,  apres  bien  de.*  resistances  aussi,  inccirpui  im-  au  C.liris- 
lianisme  la  pliilosopliie  d'.Aiislole  et  le  .-^ysleaie  du  iiuiude  de  I'tuleiin'e.  :f.  ,\.i,'apiiis.  /'.  0  .  \\\.  :,%) 
et  Michel,  I,  IS'i.  porteiil  3(10.  (Je  dei-nier  Tiiiiiibre  esl  celiii  des  de^ri'S  de  la  eiredurei'eiire,  niais  il  laut 
noter  cependaut  que,  datis  les  l'iiiiiiules  aia^iqiies,  in\  cliasse  les  iIimiioiis  «  des  treis  eeiit  siii.\ante-?i.< 
niembres  »  de  celui  qui  porle  les  aiiiiileltes.  el'.  II.  Gollancz,  .1  Srii'c/ioti  iif  Cliariiis.  dans  Ar/es  du 
onzicme  congivs  {1S97)  ilfs  (irirnl/ilisl.cs,  quatiieine  secliuu,' l'ari~.  ISii.s,  p.  :il  rl  '.i'i.  l.e  uniiibre  :iG6 
(nonibi'e  des  .juurs  de  l'aiiuec  bissexlile)  peut  donc  avuir  aussi  sim  iinpiiilaiue.  —  'i.  ,\lirhe|.  CJirn- 
nüjiic.  II,  18'i,  <l()il  6lre  cnnii,'.:-  d'apre.s  le  [ireseut  te.xtc. 

l'.\fU.   Uli.   —  T.    XIII.  —  I-.   2.  17 


25G  11.  —  TF.XTKS  MOXOPIIVSTTF.S.  [iWr 

'  svr.  aiol.«...^.!^  \j,M^  i^l  v^/  )— L.30I  .{.jL^CLi  ^<  ^j  j,^  \~^\^  "^^s  jJi^o  öiioiaj 
>Ä>.aA  J^Iisv^o  f3loK.JL.i0o  ^-3j  ),-<-  j_-V_.  ''^sJ  )jL-*;  )_i/  lo^  )Jp«o  ÖU-Q-aJS. 
.s3u2^^,/  v£DQ_.»/j  jtooL.do  l^t,  t  V>  t-^-i-/  ^'^w^.s;  jto^JuSi  V^>o/o  ..  .«.1  ^J 
—  .)"^lö   JL^o,   ).^o>_^o   ))S>.v>  «   n_5  V^LJo   .^^j1/   ^..Lj»;    ool  |K„kjl^o 

.VI  .OC>0    K^).iCU>^wM    Q^    )lQL.^^..<JS.^s^«     ...OtO^s^i,    ^V^/    j-101    vff)  «  »>^.»o/;      .  "Xt 

).n»o°io  .jlaiSL^sJM;    )ts^:>o„->   )oo<   ^K>w  ^«/    jooi   V-SlS   )V>^;    )K>o«  n  ^o  jooi 

JmQ^  toojj  y_.»Kl.O  0001  ^..itOs  lIojLsKaV?  ^bO  ^fiQ_.-j)Q_./  >-pOl  OiJL3).\ 
.    «  \ot    .    J  -  fn  r.\^.     ^01     ,OtXl     .OOOI     >    .,  CK>  >0      f  «.>    m  \o      OOOI     >    .'=^^vlo 

K^/o  •jjo^  oi..2J^^^  v/  oooa^L^  t-^-3;  oöi^  j  't  In ..  K.*^«  0001  ^'^/ 
^-.iJ^m  v>  ^^..Ji^wOio  .^^i>^.i_Q.io  jöt.^^^«  )i  n  'vot  ojJ^  'i.^ji;  001  )-iKj  yoot^ 
vQJÖC^  1 1  fi  -lO *    Kj.^j   jooi  i-iö/  jjoi  .vm  .  ^s-s).J;  ^61   .CU  —  .i^wJ^S^i  )_äKa^ 

yJä    jjOi^O     .oVi|-D    ^V-^^^^-^?     V^Öt?     )-*-•'     -t-ßl/o     .)K-.»aiCLi>^0     »K-3     ^ji.^J^« 

1.   limol^mi  >[,i. 


et  il  tlil  que,  de  iiuMiio  quo  hi  Inno  depouille  sa  lumiere  el  i'utre  cliaque  mois 
»  Pyr.  ^lounefois  pres*  du  Soleil,  ainsi  la  mere  dv  lavic,  eile  aussi,  d(''[)Ouille  son  vete- 
mont  el  enlrc  pres  du  Pere  de  la  vie  cliacjiie  iiiois  iine  fois  et  eile  a  rapporl 
avcc  Uli  et  eile  enfante  sept  l'ois,  et  il  dil  ([iie  le  Christ  est  ne  ä  riieure  de  Jupi- 
ter (ß(7)  et  (ju'il  a  ('te  crucifie  ä  l'lieure  de  Mars  (.Im)  el  ([u'il  est  ressuscite  •■ 
cncore  i\  Flieure  de  Jupiter  (/>//).  11  nie  la  resurreetion  et  il  uoinme  Ic  mariage 
une  purification.  —  l'i''  U'Oriy'cnc.  On  dit  de  lui  qu'il  n'avail  pas  une  l'oi  saine 
au  sujet  de  la  Trinilc  et  qu'il  niait  la  resurreetion  des  corps;  mais  il  abondail 
Jans  la  parole  de  renseigneiueul,  et  il  fil  lieaucoup  de  conimentaires  de 
TAncien  et  du  Nouvcau  'l'estameiil,  au  ])oinl  (|uc  hcaucoup  de  doeteurs  des  i" 
öglises,  jusqu'au  lemps  de  Mai'  Jean,  s'enrichissaienl  el  proiitaient  de  ses 
rerits,  c"est-ä-dire  reeueillaient  la  rose  et  brülaient  les  epinos.  —  I.V  Celle  (lex 
/'Jlce.sa'itcs.  11s  disaieiil  (juil  n"v  a  pas  de  peelie  pour  edui  (jui  apostasie  df 
bouche  s'il  confesse  de  coeur,  et  ils  ont  uii  livre  lel  (pie  celui  qui  l'entend 
re^oit  le  pardon  de  ses  peches.  11s  anatheniatiscnt  les  livrcs  desapötres'.  —  '•'• 
16''  De  Novdlus.  II  disait  qu'il  nV  a  pas  de  römission  pour  ceux  ipii  ptcln  iil 
apres  le  bapteme,  el  il  l'ul  noninie  chef  de  ceux  qui  sout  appeles  Calhares. 
Lorsquc  saiut  Gregoire   le  tlieologien  le  rej)rimaiule,  il  dit  :  <<  Monire-moi  la 

1.  ICiiM-bo.  Ilisl.  fiel..  VI.  xxxvni;  -Virapiiis.  /'.  <l..  VII.  :,2ü:  :\lkli.l.   II.  l'.Ki. 


^vr.   L'lii 
lol,    177   1-. 


[147]  IS.  —  BAR  HKBRAEUS.  —  SUP,  I.ES  IIKHKSIES.  257 

"^1  n>no  ^La-*_3i   «^2S.  )a.^  .\.i>öl   <xdq..„vq-^o)1  ^xoa^^o.^',.^  )^*~*^■c  sfrf\'No 

:.    I^l^^o   JLsUm   ^^'ik   ,3^0   )ooi  >°>\v>    |->;ä<  ^/    ).JO<  .)...ipo  ^cDQ^).ao^;  .U 
j,--j    jooi   pö/    )..JOi  .vroQ-i^^-.iJ.Ä»i    ,%3Jj   —    .JLil:;^^!^   j^?/    ^^&._i.  joot;   v^/ 

jooi    V-^/    )..ia.*-uji    j-^V-^    ).Jot    .)-<.-^|  Jl  j-.iajt    jJoS;    .«L*    —    .|.^äIS.jl^ 

ooi  jLxn.:>o   JJ;    oöi    n».-./©  oc>ajL  ""^so»  ^-öoi  i  ^äopoo  y'^-^aji;    o)\  ^^äoi  ^_a^^t 

a^ax)  .toL-^vK.*/    ^   jJoot^jo^  >^oio  .jJooio   joCS^    K.io).3  .).jl^;so   l^^   )oo«   ,.iö/ 
^Ä-Sjit^ioo    ooot    ^.«^MO  .),:sK.-3o    JJL^O    jiojo    );)!*.   .jji-^  ''^!s>OuDa^   öjJLi^ 


purete  et  j'accepterai  ta  riL^iditt';  mais  je  crains  maintenant  que,  cimviTl  (loi- 
meme)  (riilceros,  In  n'apportes  aucunc  giierisuii ' .  )>  l^i'  saiut  disait  cela  parce 
que  le  liruit  courait  qiie  Novatus  avait  apostasie  diiraul  la  persecution  excitee 
par  Dece  *  en  l'an  r)(il   di's  Grecs   (250)   contre  les  cliretiens. —   17" /K- i\V/w.v  *  syr.    m 

5  (Vöpätüsi  l'njiiptii'ii.  II  ciiseignait  comme  les  Juii's.  11  disait  que  les  saiiits 
auraient  ä  lidire  et  a  raaiiger  durant  mille  ans  siirla  terre".  —  18''  De Sahelllus. 
II  disait  qu'il  n'y  a  (pruiie  seule  personiie  (Qnauiiiu)  dans  la  sainfe  Triiiile  :  la 
meme  personnc  a  doniiü  la  loi  dans  TAncieu  Testament  entantrpie  Pere,  s'est 
incarnee  dans  le  Nouveau  eu  laut  que  Fils,  et  a  parh'  par  les  aj)ölres  en  lanl 

iii  qu'Esprit-Saint.  —  H>  Dr  I'nul  de  Samosate.  II  disait  que  le  Christ  est  un 
simple  homme  et  (ju'il  fut  juge  digne  de  la  gräce  divine;  il  le  laisait  commen- 
cer  ä  Marie.  De  heiles  femmes  lui  etaieiit  attachees  el  chanlaient  (des  loiian- 
ges)  en  soii  nom.  II  ne  semblait  pas  eondanmer  la  rornieation.  —  20"  Dc 
Muni'.  II  se  donna  les  nonis  de  Messie  et  de  Saint-Esprit.  II  disait  deux  etres 

1"'   (eternels),  (Tun)  bon  et  (Tautre)  mauvais,  ä  savoir  Dien  et  la  .Matirrc  Lorsqiic 

1.  (Jr.  X.VII,  /'.  G.,  I.  XXXV,  ll.'i',.  -  2.  linsrlic,  llisl.  frei..  VII.  wiv.  Michel,  Clinmiiiiic,  II,  IX,.  — 
'i.  Sur  Maries  i't  le  iiianii-lM'i.-iiiH',  vuir  hi  lillili(ii,'rn|il]ie  i-ilrc  |i.ir  MM.  Kd.  CliavaiiiH's  cl  I'.  I'illiiil, 
Journal  asiallque.  X"  serio,  lome  Will  il'.ill,,  p.  'm:,  a  .Mi7  i-l  XI"  sni.-.  I.  [  (l',il:i)  p.  w.  \  „\r  aiis.si 
dans  la  Uenii'  de  l'Oricnl  clirvUcii.  I.  X\  111  'l'.ll:)),  p.  2'j:)-2'iii.  Doiinnriils  Inuirr^i  ,-ii  Axic  it'iifnilr  : 
Uli  formulnire  itc  confcssiiin  in(i:,di'cii    un  iiiaiiicli<''en?),  par  1-'.  Xau,  i'l  i/iiil..  p.  ü-l... 


258  II.  —  TKXTKS  MONOPHYSITES.  [14S; 

JJ;  '^-*»    p   \^   ^;    joCSs    .jioiQJ»    jil/    )-^iCLA    lo^   <^^!    )-ioA   l?»^    x^^ 

1,-flojl,/    oiboC^v^    s-oi    p    ^Oio    .p.QL^j»    iai>o,_3    jiooi;    öi1q\    )^o  .)»qj    ^^ 

)>otm\o  ^j    ) Ji.>n  «\   .'■'i^.-.jo^^j    ^ioo   oooi;    ,.iö/    jJoo(j    j-^-J^.a,   JLcl^d   ,_i»o 

K.^^^^^1./«   )K_2l^  öC^w2l^o  |jlJ.,.  Y^i   JKjLslL^  y«  i'm  I;  .yooul^/;   V^/   )A2^ 

•  >M.  21  I  )U>.  jQtio   ^.^o   jot^    |»oiaJ    oO>oi    )-^A  .)ioia.J»    |»1)J    .  .  n°>m>oo       .jJooiJä 

lol,  177   V  ,      ^  ^  ^  •  •  •  ^ 

^^^X^/   jt^jtäj  _)ai.   );aj\   jJooi^    )<H^  öi^  jjeCliKjLio    ^^oio  .)Kjui_3   ^joi.; 

j^N      jj/      -V-iÖ/      )»-.^0     |j^2ü      jJl      v^iO^O      JK'JjS^O     J.i>V)-Xo      toJJO)      .vOOiA 

V^ö/   ^öCSs    |.jL:>a^o  ^y^aii.o  ^o,.ia^3   t-=^^o    jl^o   m>m1/;   p6/    )...-cq.^i3_3 
f_^.^  jjoi   .^£OQ_.i/;    sai.«.fiofo|    .T^^     —  .^^ju    j'^-co-^Vl  yoou^   K^/o  .J^/; 

1.  >»  ,»oW  Ms,  -  -  1'.  "Oia^pM  Ms. 


la  Matierc  eut  eie  troulileo,  ses  iils  s'elevercul  Ics  uns  conü'c  les  aulres,  (ce 
sontj  les  deraoiis,  Ic  fcu,  l'eau  el  les  idoles.  lls  poursuivaient  et  ils  etaient 
poursuivis  les  uns  par  les  autres  jusqu'ä  ce  ijuils  arrivrriMil  au  cicl,  i'iulroil 
de  la  Lumiere,  Dieu  bon,  oraignant  qu'iis  ne  inelangeasseiU  leur  obscurite 
avcc  le  Bien  et  la  Lumiere,  les  eiicliaina  la,  et  il  prit  une  pareelle  du  feu  et  il  ■ 
la  jeta  vers  la  Matiere,  comme  on  laiice  uii  liarpon,  et  eile  labsorba  et 
eile  lui  l'ut  attachee.  A  cause  de  cela,  Dieu  fut  contraint  de  creer  le  monde. 
11  disait  qu'Adam  et  Eve  provcnaient  de  Seqla,  le  prince  de  la  Matiere. 
et  de  Nebroel.  II  disait  que  le  soleil  et  la  lune  sont  des  navires  q\ii  lurmient 
les  ämes  des  honimes  et  tout  le  Hien  qni  est  nielang6  dans  la  .Maliöre  m 
•  Syr.  210  *  el  qni  voni  les  vieler  a  Icndroit  de  la  Lumiere,  jnsiprä  ce  que  toute  la 
"  '"  ^  ■  Lumiere  soit  pnrifiee  du  melangr  avec  le  Mal;  alors  Dien  livrera  la  Mafien' 
au  fen  avec  les  iinies  qni  n'oiit  pas  cru  eii  Mäni.  11  dit  que  le  mariage  vimit  du 
Malin,  et  il  nie  la  resurreclion  des  morts;  il  confesse  que  les  Arnes  changent 
de  corps ;  il  dit  que  les  Clements  sont  aninies  ainsi  (pie  les  scnienccs  et  les  i."> 
plautes.  II  (Iil(jue  iNotre-Seign(;nr  n  avait  ni  Ame  ni  corps,  iiiais  il  dit  que  c'est 
en  apparence  cpi'ü  fnt  vu,  qu'il  suull'rit  et  qu'il  fit  toute  cliose.  II  dil  qn'il  y 
avail  2.")  dieux  et  (pi'ils  avaient  donze  femmes ' .  —  21'  Ilrrrsir  tVAiins.  Du  ImIs 

1.  (_;r.  At,Mi>iiis,  /'.  ()..  \'ll,  r.:jl-.'i:ir>:  Mki]i.-I,  ClirDiiii/iie.  1.  I'.iv.  l.:i   |ilu|i.iil   di-  n-s  s|n-iHilMliuiis   u'e- 


[140J  18.  —  HAI!   IIKBRAKIS.  —  SUR  LKS  III'.UKSIF.S.  259 

|^«^'^  ^oü^>j\   La/   )oi2^   )i-r^;   ^»-o   ^^  V^/o  <H^  J)o|^  l'^'i-s  joC^» 

IVn.j»   j-^^ist^-io     )la_.N.-Xii     jbs^QOLiil;    t_cQjL^s!i>>    vs/    ^j    ^»-flo    .).jLaj 
jK^^iX^  ^>/   .).iL;o^;   ^-o^•»   l'<t~=>  ^*-^  l-^JJ   It^—ajLAl  :|Ll30(  .SlSs   ^    )N.4_.^i> 

J^xjsi/o  ^*.i^l  v-..^  \.j(n  .)äx^  -?<^^?   ^«>Hff\a  ^"uaQ.:!L':^   Qcu.flo"\co 

^oia^^  jJo  yOoC^o  )^j..DfLa  K^Jio  oo(  jlS>~«t.^  |.....^x^«o  .{.^.«.iL:^;   001  )^aoj 


de  Dieu  il  faisMit  iine  crHature,  el  il  disalt  (|iie  Diou  le  Pero,  avant  de  ci-eer 
toutes  les  creaturi's,  crea  le  Fils,  et  par  liii,  cr»'a  toiil.  I'>n  coiisequenee,  il  iie 
confesse  pas  que  le  Fils  est  eonsiibstaatiel  fiii  Pere,  iii,  aon  plus,  le  Saiiit- 
Esprit.  II  troubla  encorc  le  Verbe  de  riiicariiation  avcc  d'autres  subtililes  el  il 

5  dit  :  Dieu  le  Verbe  a  pris  uu  corps  saus  Arne  et  la  diviuite  a  teuu  la  [)lace  de 
l'äme.  II  corrompit  encore  rurdoniiauce  de  riiymue  i|ui  est  adressi'e  a  In  Triuite 
(laus  la  sainte  Eglise,  eii  Feuseigiiant  ainsi  :  Gloirr  au  Pere  par  le  Fils  eii  Ic 
Saint-Esprit.  (^)uant  a  linvucatiDH  (|ui  a  lieu  sur  le  bapteme  selou  que  Notre- 
Seigueur  l'a  enseigne,  il  ii'osa  pas  la  cliauger  par  uu  meusouge  impie'.  — 

10  La  vinijt-dciLvienie  lirirsie  est  cellc  de  Audi  ('Uudi)  l'imjiur.  II  a  fait  quatre-viugt- 
quatorze  Revelatious  et  Actes  et  il  y  a  enseigne  le  Pere  de  la  vie  et  la  .Mere 
de  la  vie,  et  des  enfants  ULunbreux,  et  des  esprits  uuiubieux,  et  des  dii'ux 
nombreux.  et  ([ue  Tun  dos  auges  est  li'  createur  des  anges,  '  et  que  Dien  est  *  su.  jn} 


soumis  au  detetui,  et  aussi  (|u  it  se  dissout  et  cesse  a  la  Im  avec  ses  conqia- 
gnous,  et  tpie  Dieu  est  celui  <|ui  a  eruciiie  le  Christ,  d  ([ue  le  Christ  est  uue 
creature,  et  qu'il  est  descendu  dans  Ions  les  Hrniami'iits,  et  ([ue  leurs  habilauts 
ne  Tont  pas  connu,  et  que  le  cor|)s  de  .\otr(!-Seigneiir  etail  ocdeslc,  et  qu  il  Int 
blasse  par  la  lanee  el   ne  l'ut  pas  blesse,  et  qu'il  Tut  prinln  snr  h;  bois  et  quil 

taifiit  pas  paiticuliiTr?  a  Mani>s.  niais  raisaicnl  iiai'lic  des  Iheorios  diialisli's  i'closos  a  AlixMiidrir  id 
rernaiiiöes  a   l-ldesse. 

1.  LUt.  :  II  pour  le  mcnsonge  d'iiiipiöto'  ». 


2(io  II.       iKviKs  Mü.Noi'in.>iiri:s.  i.-.oi 

^K_ji/o    ))_iöbC^l;o    .J^oj    001    )).iCL^jo    .U-'^    jNjLaj    ^j/    o^3    ^!« 
«.1^^;    )q— JS>    jotSs    i-äo/jo  .^oot    JoC^    sSo.^aus    JjVqjjo   .yo\leo   ^^^o>-.asV 

1.  »Wi  bi?  in  Ms.  — '-J.  "^.»-Jj  Ms. 


n'v  fiit  pus  pcndii,  et  qui;  les  crealures  ont  procede  des  Eons,  et  que  le  mal 
est  mele  ä  la  iialiiic,  et  ([iio  les  angcs  se  sout  souilles  dans  radultere,  et  que 
uolre  corps  provieul  du  Meclianl,  et  qu'il  n'y  a  pas  de  resurrection,  et  (jue  les 
ämes  voul  dejä  au  juj^emeni,  et  que  le  niariage  est  iiupur;  i!  pla(;ait  trois  cent 
soixantc  finnaments,  et  (cnseiguait)  que  les  Scraphius  uLaient  en  place  de  :> 
Dieu,  el  que  Dieu  dil  ä  l'^ve  :  «  Congois  de  moi  avant  que  les  Dominateurs 
ue  YicniKMit  avoir  eoinineree  avec  toi  »,  et  eiicore  :  «  Congois  de  uioi  avant 
que  les  Grcateurs  crAdani  nc  viennent  pres  de  loi '.  » 

Hh'esie  23''.  De  Mamluniits.  11  disait  que;  le  Fils  est  consuhstautiel  au  Pere; 
udurlc  Saiiil-F.spril,  il  ue  le  d('rniissait  pas.  Saint  Gregoire  dei\azianze  adil  :    '" 

1.  I'bilu.vriif  ii'a  iias  mPiilioimO  Amli  pariiii  les  In  r.'licines,  i-;ir,  on  im  auli'i'  oiuiidil  'LoUre  aii\ 
iiioines  de  rOrionl,  cilcR  par  M"  Hahiiiaiü.  Sliidia  syrinca,  Moni  Lihaii,  lyoii.  p.  xi.n.  il  Icur  itmini' 
uri  brpvel  d'orlliorlo.sie  (a  la  i^uilc  de  sahit  Epi])bane).  Cola  luoiilre  aveo  (iiielle  dellancc  il  faul  ac- 
ciieillir  los  niiiioiirs  consignöes  par  f^crit  chcz  des  auleurs  qui  peuvoiil  Hto  scnipuleu.>L.  rr^dviles. 
iiileresses  ou  Ironipes.  Los  auleiii's  posioi-icurs  los  Iranscriveiil  do  conriaiirc  ol  parfois  los  eiiibellissciit 
oiicoro.  Voiii  le  loxie  de  Philo.xeiio  : 

^l   ^rj^ic    llot^N-    |;^|(vio;    |;Oi;    oiJJo    ^Oiio/;    jiiot./.i^>   ^aa^v^JJ    |ooi   „Oiof^./;     ..•(!>.    ^io    yOOT-.N-.(;    yOJOi      l-;Qi 
^o    .|K*j>i   ^■\"-"   <1£l,Aj>  I^*.3^j  ~3t   ^*3|aioo  iännm.^l   yV-^>>    jooi  t'Jo(;  ^«vjoo    .  |U>  -.J-i  ^  |oOi  Pjjo  |Io  .00, 
oooi  ^-\.-->^  .CL-.:»^  \H    a^-  Vi  ^ir^KoLM   jLQjLio-Oi;   jtsiviQj   ^    fi  .|Lji  ^!  UjoJio    U'ft   l-OfJO   OO)   ^(   wO-    llVi^  |iOi 

«  Les  Audiens  provioiincnt  de  'Oudi,  (pii  elail  archidiacro  du  ilei'gö  d'ßdesse;  il  s'öcarta  aussi  do 
la  vdie  droile  ot  il  no  priait  pas  avoc  los  ftls  do  l'ögliso  parco  cpi'il  disait  que  les  ovöques  claienl  i'iclK>> 
ol  que  les  clens  pretaioiil  ol  cmprualaionl  a  usure.  Pour  oo  iiiolif  il  fll  aussi  uii  sebisnie  cl  il  sYloigna 
de  IX'glise.  Bion  qu'ils  aioul  la  repulalion  do  iie  pas  avoir  pocliö  oontre  la  formulo  de  la  foi,  du  nioiiis 
ils  recevaienl  des  6crils  apocalypliques.  »  —  Kn  somme,  ia  pbilosophie  dualisle  d'Ale.xandrie  avait  (5lo 
iiilioduite  a  ftdesse  des  le  second  siede  el  avait  rayonnö  de  lä  sur  loute  l'Asie.  La  tradilion  ca- 
llioliipio  l'a  repoussoe,  iiiais  eile  est  reslee  la  liame  sui-  laquolle  ont  Iravaille  loutes  lesbei-ösies  obre- 
lionuc'S  et  niC-iue  Ic  iiia/.doismc. 


In 


[151]  IS.  -  l'.AIl  IIKBRAKl'S.  -  SIR  (J'.S  lli:Hi;Sli:s.  201 

yo^Si,    jooi    Vio/    V-.s^).JOI   .^o^icajo/;    ^^Ht^C    ^Aflal.:\    QCU.flO^CT3 

|J/   .W-.JU-K.J   jla-N— ^1;    JlLiLo^   ^;s  )fcv\i;    -öC^o   oot   ^N.^*©   .jj^öl 
ouL-i    ^io    »J     loot    ^iai^io    ;aJ^^    >ö>ajL-;    oiloio    ^ax:s    ^^-».i.^    v^ojovi. 
^JLJ;    jJ;    xr^*"/    jJ^-J^— )     |IäiiCL^>.o    oooi    ^^»^■■='j    l-i^^o-^    ot-.^--.\    |.io^>>o 
l-N^!    j^-öjSss    ^io  ys^    k-Iis;    Viojj;    ool  ^v^/o  .^o6v  oooi  ,_^iila.*      L/i'ts  "v  .' 
).ia3/   joiAjJ    ou\   >4>^1.   jjJoio   .^ov^  )ji*a\  oi\o  .yx:^:^  j)o^ia^3   jJ/  .ojü^ 

|la.l!^\i;  U-^^  yS  )joi  .^ci.i)juAa3/;  .  JCt^ajja  ^HlÄ^^^    CÄiflonon 
jJ;    pö/    ^.»;    j-Joot  JlSs^la— o    )N.*j)^jJ    -Ol  jJ  /    Jl^V-N^io    -öt    o^    jJ  / 


«  Ceux  (iiii  pcuseul  m<idei't_'ineiit  au  sujct  du  Fils'  (nousi  diseut  :  (Hic  dis-tu 
au  sujct  du  Saint-Kspril  .'  D'oii  iious  amiMies-Ui  uii  Dieu  elraiiger  ol  ([ui  ue 
tii^'ure  pas  dans  rEcrilun^-?  »  —  21"  D'Euiioiiilas.  II  disait  quo  Dieu  cn-a  le 
Fils  avaiU  tout,  et  ({uc  lo  Fils  fit  le  Saint-Esprit  avaul  toutes  les  crealurcs;  il 

5   innova  encore  poiir  iitiliser  «  trois  lils  »  dans  riiiviication  de  laTriuife.  Poiir 
ceux  qui   etaient  haplisi-s,  c'est  au  nniu  de  la  uiorl  de  Jesus  seulcnieut  ([u'il 
les  baptisait,  tandis  (pi'ils  elaieul  inouilles  dans  l'eau  soulenient  dopuis  la  tele 
jusqu'ä  lapoitrine;  *  ils  laissaient  les  autres  parties  (du  corps)  comme  si  elles  ' 
n'etaient  pas  pures.  II  osait  dire  encore  qu'aucune  partie  des  clinses  divines 

10  ne  hü  echappait  mais  qu'il  connaissait  tout,  memc  la  nature  divine,  et,  qu'il 
connaissait  Dieu  comme  il  se  connaissait  Ini-meme  '.  — ^2:^'  D' Ajuilhninre.  11 
alfirme  que  la  nature  de  la  Triuite  est  d'nn  seul  et  il  plaea  des  degres  eii 
disant  que  le  Pere  est  grand,  que  le  Fils  est  plus  grand  et  que  le  Saiut-I'^sprit 
est  tres  grand^  Le  Verbe  aussi  s'incarna  et  prit  uiie  änie,  mais  ce  tut  l'äme 

i.-.  vegetative  et  animale  et  non  Täme  rationnelle.  II  dit  qu'il  ne  pril  pas  l'intel- 
ligence  mais  que  Dieu  tint  la  place  de  rintelligencc.   Va\  un   autre   endroit, 


S\r.   210 
1.   178   V". 


I.  irosl-ä-dii-e  «  les  Arims  niiliges  .-.  —  2.  Oi:  XXXI,  l>.  G..  t.  XXXVI.  l.W.  —  :i.  Agapiiis.  /'.  O.. 
VII.  hl'i.  —  4.  II  faul  iiileivcriir  ici  lo  P(T(>  iM  l'Esprit :  «  TEsprit  «sl  gruud  cl  lo  Perc  e^l  tres  grand  «. 
er.  Agapius,  /'.  ().,  Vll,  :):n;  ^liclifl,  «.hronii/iic,   II,  270, 


2fi2  II.        TIA TKS  MONOPHYSITKS.  [152'. 

)Ia-K-^l  öCixJ  '''^«^    )j^/    '  )-3o,_3  .Jjoot    fcoo;   s^'^is^    joilSs  oot    )J  /    .o...caJ 

;^_i    ^    V-^/     ^^ojo    )-,kjLioo    )b).boo    .)v-=>!    r^l    )-^P>°-^    ^-^-^    ^-'° 

oooi    )joi    .|->o(io/     s*jI     \cDaA^oi-xcoo/;     .OVX.O     ^'A(V>\.T^    QQi,00'\CO 
)u.oij    )j_<3l^  )?)■"*?    )l.Q.j,JsLi.ioo    )^'S;^.\;   ^>^oi  j-üro  ^-Ju/    ),-«^cL^l  oC^ 

yl  «\  .  n  fc;   |-,^9   Uoio   jJ;o  .^jl^V^  yooog   yQJLio^J   jÜJ  ^oi.  y/  ^)a:i.  jls/; 

^^ll    vOOjIS^^Js^il    t-s    )joi    .).3a^o/;    ^öi     «1.3JLO    ^'IfVlN.'n    QCU.JQoncn 

).^..>*.^\  joot  y^l    j-wJL^JLiOO  J.^).^iO  }-uo  ^^o  .yV^;   ^"'»^^   '♦■^/   K'^*  '^ 


|0 


rol.  i: 


!,  ^.o;3  ju.       ■_'.  ^;m*»  Ms.  — o.  ia>tt-=liioo/   Ms.  L'll.   lul.    IT'.i.  »»«uanoo/   Assömani.  —  'i.  Ic^oiaso 
Ass.  —  ."'.  ^ÄOÄfittj;o.Wi  ^Is, 


il  altribue  l'Incarnation  ä  toute  la  Trinilc,  coinnie  Sabdliiis.  II  dil  (|U('  le  corps 

de  Notrc-Seigneur  elait    Celeste:  il  dil  (jue  le  Fiis  a  une  iiature  melangee;  il 

(lil    qiril  V   aiiia  iiuurrilure,  boisson  el   inariage  apres  la  resurrecliou  ;  il  lit 

mille  psaunies  et  dit  qu'ils  claieiit  plus  b(!aux  que  ceux  de  David.  —  2G"  d'En- 

srhr,    hommc  (VEücssc.    Il  avail  pour  disciples  des  vieillards  qui  iloiinaient  le 

uüiu  de  "  n''V(''lali()iis  de  l'EsjJrit  »  aux  soiiges  et  aux  Operations  des  demons. 

Ils  disaiiiil  (pir   ceux  (|ui  xciiiiitni  pirs  d'eux  recevaient  les  dons  de,  Ih^sprit 

au  iMiiiii    (|ue  meme  s'ils  dormaieut  avec  des  feiiiincs  ils  nc  le  sentiraient  pas 

i'l  ipii'  le  corps  que  nous  avoiis  pris  nc  sert  a  rieu'.  —  La  riiigt-srptit'nie  luhr- 

sie  est  crllc  (IKuti/rlihs.  Celui-ci  sc  niontra  parlisan  de  Vali'/iliii  et  <VAi)(>IIinaire, 

c'est  pourquoi  il  dit   qne  l)i(Mi    h'  \'rrbc  nc  pril  rien  d'liuniain  de  la  Vierge 

mais  qu'il  Tut  cliange  el  (pi'il  di'viul   rliair;  aussi  il  nedil  pas  que  le  corps  de 

Xitlre-Seiu'ueur  n^us  est  coiisubslanticl  el    il   allribiiail  ;iu  C.liiisl  une  naiure 

s\r.  :!io  rnelan""ee  et  chaniree.  - — •  Im  ruKil-liinlirnif  hcrcsir  '  csl  ccllr  de  Jidim  le  iihauld- 
•  iTii  r.  »  o  •' 


iii 


1.  C'fsl  uiie  v;n'i(H('^  des  Messalieiis  coiiiIkiIIhs  |i:ir  l'liilo.xone  daiis  sa  Iclln;  a  Paliicius  ('•dilöe  par 
M«'  Kahiiinni,  Sliidia  syr.,  IV,  1909,  el  dont  la  Version  grerqiie  figure  dans  de  nmnliiiu.v  luaiiuscrils 
soiis  le  nom  d'Isaac  de  Ninive,  cf.  cd.  NioOidiore,  Leipzig,  1770,  lettre  4,  p.  5i0. 


[153]  18.  —  BAR  lli:i!l!.\KUS.  —  SUR  LRS  nKRKSIP:S.  2(1.3 

j;oC^.^>ioo  .).-ch!Sx  |ju*j^  ^'^^Kjl/  J1q^,^5  öuio;  )ooi  ^iö/  ypo»  «v^  ).joi 

^'^^  fS»   ^Viö/  ^^oi  .j-^t^V^j   «^0)   ,^i.^a   ^-U3a2k.'n   ocufioncn 

''    y»»^    .s-doK^/    joi^o    ..-oioK-/    jjLwO;    .^V*    o«^o    OtliO    j-ioÖjLX»    ^iO   fwM^a 
1"   )K-^i.;i  jjot»   JMOji  "^^s^  otvj/  Jl^ISoo   .^'^Ols  ''^40  )ou^   jociJj  vjma\o.9 

1.  ^«l2  AsseiiKiüi.  —  -1.  er.  /)'.  0  ,  II,  J'.M 


sidstc,  rrliii  (l'Halirdriutssr.  II  disail  quo  lo  Corps  de  Notre-Soigiieur,  a  parlir 
de  ruiüon,  s'etait  cliange  en  la  nature  diviiu^  et,  ä  cause  de  ccla,  ne  uous  etait 
pas  consubstantiel,  et  il  disait  que  Xotre-Seigiieur  avait  accom])li  dans  le 
monde  tonte  riucarnation  par  apparence  (ipavTa-rta)  et  noii  en  verite.  —  Iai 
rinijt-Neiivil'uic  lierrsie  est  Celle  desTrilheites.  Ils  diseut  que  puisqu'il  est  certaiu 
que  la  nature  apparlient  a  cliacune  des  hypostases  en  particulicr  et  quelle 
est  Dieu,  il  s'ensuit  que  la  Trinite  est  trois  uatures  et  trois  Dieux  aussi  hien 
que  trois  hypostases'.  —  La  tirntieme  hen'-sie  est  celle  il'Etienne  bar  Sinlaili 
(Soudäyle)  -.  II  dit  qu'il  y  a  une  lin  pour  les  souffrances  et  que  les  impies  ne 
seront  pas  toujours  supplicies  mais  qu'ils  sonl  purifles  dans  le  feu  et  qu'ainsi 
les  denions  eux-meuu^s  trouveront  misericorde  et  (pie  lout  retoLirnera  a  ia 
nature  de  Dieu  coinnie  l'a  dit  Paul  :  l'nnr  ijiie  Dien,  soll  taiil  en  tmU  ' .  II  eci'i- 
vit  un  livre  pour  fortiüer  cette  opinion  et  il  l'appela  du  noni  de  llierothee, 
maitre  de  saiutDenys;  du  moins  beaucoup  [lensent  (pie  le  livre  de  saint  llii'- 
rotliee  est  de  lui. 

Eelaireisseineiil    iiilditioiinel \ —  II    laut    savoir   (pie    touies    ces   secles   que 


1(1 


1.  C.elte  hen'sir  ol  les  (l(!ii\  pii'^^doiiles  siuil  des  heri'sics  iiiOTiii[>liysil.es.  l,i'>  ( ii  iiuluiiv  ^Ctaiml 
roiidu  coiiiple.  drs  le  pirmii-r  i-diicile  d'KpliPse,  ([u'olles  devaient  sm-lir  de  \.i  l'uriiiidc  ..  inu;  ludui'c  du 
Vprbe  im-iniec  »  nml  i-dMiprKo;  ils  pouvaii'id.  d';iilloiirs,  viiir  di'-ja  ii  r(ru\rc  Kulsc-lirs,  l'iMi  des  prinri- 
pau.\  appuis  dr  Inirs  ;idvors:iires.  -  ■>.  i;i-iiv:uii  syrien  paidluUsU'  du  V  au  VI«  sicclc,  c(.  B.  Diival, 
in  Wir  ml  II  IT  sijriiii/iir,  Paris,  1'.)(17.  p.  :i.M;-s.  :i.  I  Cor..  \v.  '.'S.  V  I,a  suiti'  imiis  ddiiiic  le  srnli- 
iiiunl  de  l!ar  Hclirai-iis.  priiiial  jarolnlc  d'iiri.iil.  -ur  les  hiUcs  (■liii?t(jl<Ji;itiurs. 


feil.  17',l   V 


■Mit  II.  —  TEXTKS  MOXOPIlYSlTr.S.  JVij 

^-/      .Pilo    •>*^^      j— ^OA     .joiSx       )»oC^^-^000      ^-^^k.-,       ')j.*^i»V3     ^iOu^t-3 

)  v\\\is  ^l'öp  .  V>o»;  j^v,^^M/  )^s^;öl  ^;  >  «Not  .^-<u/  \  n\  j^'^A  ^-^; 
)qi\  „n%  )Jj  )  ..,.« ti,>o  yOouLioj  jjULa  io^^-^o  |lQ_.K»«Ibsi  ^^.^«^lo»  ^*.\o«^  »J 
^)a^  |l<x.t^;  6i^;  jjuaa  ''^(is.^oo  .^w^iK.^  ,....s> >  )«.<>o/  ^oi^s  .).^ja:boo 
ö(0-.;o/    )  K » vin  I  f>o    JKaJLO    ^^    ^-^Ä-)/    ^^-^^^-^       .;a^JS^  ^a^'^JL/    |;V~m 

)ia^,-MO  -Q-a^  )— Vo/  ^IVi.  ^..^vot  K_«-3  )K.*^po  )— io/  yoouioo  . h^\ i\  »; 
)— »-^Vaxp  |.a^lSlm  j^^iooVo  ).:üq_.  voot.^K-./o  .o^-io/  jK^uis  a^o  | ^vw..:>oQJLO 
|_rk^^    K.a2o/    ^^    )~oooVo    .JJLJL^O    j^oDoVo    )^'^.a^/o    .|_«.^Vaxc    )-^opoo 

I.   ua-üolV)  Ms.  —  -J.   Ui^Äp  Ms. 


notis  avous  eiuiiiierees  sont  des  liöresü-s  tres  peruicieuscs,  parce  qu'elles  cor- 
rompent  les  n.'ilures  (cliviue  et  liurnaine),  et  qu'elles  melenl  des  doctrines 
paieuiies  au  doume  ciirelieii ;  aussi  Dieu  —  gloire  ä  sa  gräce !  —  les  a  exllrpees 
pour  ainsi  dire  de  l'ond  eu  comble.  I^cs  autres  sectes  qui  brillent  aujourd'liui 
(laus  le  moude,  ue  so  combattcnl  que  pour  les  desigualions  de  Tuulou,  car 
(dies  penseut  ioutes  egalemenl  bicu  au  sujet  de  la  trinit(''  et  de  la  couserva- 
tion,  saus  chaugeuicul  ui  nuälauge,  des  uatures  dont  le  Christ  est  (forme)  : 
•  svr.  2in  *  Ainsi  certains  conlesscnt  uuc  luiiou  en  (une)  uaturc  et  eu  (une)  liypostase,  ce 
"  ■    '    ^  ■  sont  les  .lacobites,  Syriens,  (!gy[)tieus,  eouschites  et  uubious;  quaut  aux  arme- 


10 


nicns,  bleu  qu'en  quelque  clios(!  ils  penchenl  vers  les  parlisans  de  Julirn 
fd'Ilalicarnasse),  ils  ne  le  fout  pas  eutiörement.  D'autres  disent  que  ruiiinu 
n'est  ni  en  (uue)  nature  ni  eu  (uue)  liypostase,  mais  (a  Heu)  en  une  persoune 
(prnsöpon)  seulement.  Ce  sont  tont  particulierement  les  Nestoriens.  D'autres 
ont  choisi  une  vnie  moyenne  entre  ces  deux  voies,  et  disent  que  l'union  est  eu 
(une)  Hypostase  et  nou  eu  (une)  nature.  Ce  sont  les  Grecs,  les  Romains 
inelkitcs  Syriens,  les  Maronites  Syriens,  les  Iberes,  les  lUisses  et  les  Alains. 
Les  Romains,  c'est-ii-dire  les  Francs,  se  distiuguent  de  ces  autres  parce 
qu'ils  .disent  (pie  le  Saint-Esprit  proc(''d('  du  Pere  et  du  Fils. 

Les  Maronites  sont  s(5pares  de  tous  (mi  ce  qu'ils  disent  une  volonttj  et  une 
opiM-atidii  pour  les   denx   uatures  et  noii  deux  volontes  et  deux  Operations'. 

1.  Aist-inani  ii   deja  cil6.   Uaduit  et   cuiiimenlii  ce  passhge,  liild.  Gr.,  11.  291-2.  II  v  a    moiUre-  im 


[155]  18.  —  BAR   IIKlil'.AEUS.  ~  SUR  LIiS  HERKSIRS.  2C.5 

v^QJL.  v< .  nmv;    l-JLsj^  J-io^i.  oooi  ^;Q.^   jlcu^jxx.^   }y^o  \.i~-^,  »—  |.^cL* 


Tous  les  Grocs  coiifi's.saieat  aussi  urie  volonte  et  uiie  Operation  jusqu'au  temps 
il'un  ciTtaiii  luoine  Maxime  ile  confessour)  et  dun  autre  Theodoric  de  Har- 
raii  (Aboukara)  et  de  .leau  Damasceae.  Los  Nesloiieiis,  qu'ils  disent  deux 
natures  ou  non,  hoilent  toujours  des  deux  janibes,  car  ou  ue  trouve  rien  de 
5  ce  genre  daiis  leurs  livres  anciens ;  nous  avons  appris  de  beaucoup  de  ceux 
qui  les  counaissent  qu'ils  disent  une  volonte  des  deux  natures  et  liypostases. 

bei  exempir  de  I:i  ..  snrvivanre  de-;  eiTcurs  «.  (-ir  los  plus  gr.-inils  oniifmi^  des  Maruniles  dnivonl. 
rcinvniir  i|u';iii  iiKunenl  oü  6ci'iv;iit  Bar  llibraeu^,  il  >  avail  drja  iiri  sie.  lo  (juc  Ir.s  Mar(iiiiles  iie  li'S 
]irul'L'ssaicnl  oerlainrment  [iliis.  Quant  aux  siiicles  pri'ccdenls.  «  Dicu  sail  iiiirux  ce  (|u'il  en  csl,  «, 
coiuMie  le  diseiil  les  Musuliuans.  II  esl  cortain  quo  nuus  ne  tnuivons  pas  ti'ace  de  iiKinulli^lisiMe  dans 
les  leltri'S  ecliani,'<'es  apros  r.'.il  entrc  les  jacobites  et  les  moln.'s  de  Mar  :\[arnii.  ef.  Itiillclin  df  lasso- 
ciation  Saiiil-I.tniis  des  Marnni/cx,  Paris,  jaiivier  et  avril  lim.!,  ni  ilaus  Irs  iruvies  alli'lliucr^  a  saiiit 
Jean  Martin,  ct.  Herne  de  iOrieiil  elirelieii.  t.  IV;  cl'.  (.  VI.  117.  II  est  nun  nidiiis  ei'ilaln  ipie  leurs 
adversaires  —  les  luelkites  et  les  jai-ubites  —  accus(.'nt  des  MarouUes  de  uioMollicdlsme,  luais  (pii 
sont  ces  Manmites?  Quol  esl  leur  rapporl  avee  la  nation  maronile  du  LibanV  Kn  quds  leruirs  defen- 
daient-ils  la  d(ji-liiiie  monolhelite?  Nous  u'avons  que  des  temoignages  d'auteurs  tres  suspcels,  ear  leurs 
eorlts  fourmilli'ni  d'erreurs  et  ils  sc  eo|)ieiit  les  uns  les  aulres,  Bar  llebraeus  mms  en  est  uu  exeniple. 
Les  :\lariiuiles  peuvent  deine  enrilinuer  ä  eroire  quils  n'onl  a  deplurer  (jue  des  del'aillanees  individuelles, 
souvent  niaterii-llis  el  non  formelles.  (■ausee>  par  Irs  relaliuns  dr  \iMsinai;i-,  aux  siecles  du  lanl  d'Orirn- 
taux,  avey  ou  saus  eux,  elaient  attai  lies  aux  furniules  lu-reticjurs. 


APPFM)IC!: 


Dans  tont  son  ouvrage  ',  ii  Toccasion  rlc  chaque  partio,  Bar  Hebraeus 
mentionne  et  rel'ute  les  heresies  opposees,  mais  cotte  mcntiou  est  presquo 
toujours  tres  incidente,  ou,  tout  au  plus,  ne  vise  qu'un  poiiil  et  un  raisonnc- 
ment  particulier;  nulle  part  ailleurs  on  ne  trouve  Tampleur  et  Tinteröt  des 
notices  que  nous  venons  de  transcrire  et  de  traduire. 

Par  excmple,  ä  la  iin  du  cliapitre  v  de  la  theologie,  on  trouve  men- 
tionnees  sept  heresies  (Ibl.  7(5')  saus  aucun  nom  propre.  Chaque  paragraphe 
dehnte  par  :  «  Ileresie  de  ceux  qui  disont...   « 

Plus  loin,  au  chapitre  ii  du  XV  fondement,  consacre  au  lihre  arbitre, 
au  destin  et  ä  la  toute-puissance  divine,  on  trouve  enoore  cinci  heresies  : 
1"  des  philosophes  peripateticiens ;  2°  des  pliysiologistes;  ."J"  des  astro- 
nomes;  4*  des  Manicheens;  5"  des  Musulmans. 

^'oici  riieresie  des  astronomes  qui  est  —  si  Ton  en  juge  par  le  dialogue 
des  Lnis  des  paijs  —  celle  que  Bardesane  a  d'abord  partagee  et  qu'on  a  con- 
tinue  ä  lui  attribuer,  bien  qu'il  l'ait  refutec  : 

|tO^)<üoo   pä3Q^i   xf'f^l    '  I  « '-^in"    ^oi  ■  V  V  m   ^^<^«^o   l^oo,.^  1 1  *J    .  ^U   \JLt^  K^l   ovso    .  .m  v>  lo'^^>^o/;   .  L^^^_M^L   .  pn  «mioi 
^f      ]l  -\--N"    |Jto    ^L^^j^^of   1^  -'K"-'  ■  "f*  jtOLLkt/   ^oi^    ILÜJ,  ->\vi    y^^^->Nai^o   ^ooi^w^j>o    yOov^o    .  pOf    lyi'^^»    wOrn  ..S^^    ^ojf    yOJOi 

.i^l-.  K-V^  pi-t^o  llitoo  ooooi  Loi.  ov_j;  ];M  ^3  \jJr^  ^^;  rf->^'.  -'°'  /-(   -v^  (LAibio  .  y CT  ■  S 1 1  -I   ^^C^jLic  oiNnqv>o 

I.  Il-oo'ou  Ms.  —  2.  (".f.  Ps.  i.xv.  !")  l-o»  u»\io    liolocausla)  nii'iliillala.  —  :t.  I^-V  •  ^1=  prima  maini; 
Itsv.S,  IM-13  0  -er.  m. 

Troisieme  hcresie.  Des  dslronomcs.  Deiix  parlies.  Premiere  ptirlie  :  Letirs  nrgii- 
inenls  de  raison.  —  lls  disenlque  les  ('toiles  etles  signes  du  zoJiaque  sonl  les  gouverneurs 
de  ce  monde.  C'est  en  eux  et  par  cux  que  s'accomplissent  toutes  les  Operations  acciden- 
lelles  et  essentielles  des  (^tres  rationnels  et  irrationnels '.  C'est  ainsi  que  nous  voyons  les 
fleuves  deborder  lors(|ue  la  lune  est  plciiic  ■',  et  quo  les  moelies  sc  coinpletent  (dans  les 

1.  Ms.  sjriaquc  ile  l'aris,  n'  21(>,  il.  stipro.  \'.  "■8. 

2.  Cf.  Firmicus  Malernus.  Mathesens  libri  \  III.  «  Siinl  aiiUMii  signa  infiiiilae  poleslatis  ol  inliiiita«' 
licenliae,  eo  (juod  fala  liotninuni  siiac   poteslatis  auclorilale  (iesij>nonl  ■!.  II,  'i.  —  :t.  Mai'öos? 


[157]  BAR  HEBRAEUS.  —  SUR  LES  HERESIES.  2G7 

os),  et  que  les  onifs  des  oiseaux  et  la  mer  s'arrondissent,  et  que  les  saisons  de  Tanncc 
sont  reglees  par  le  mouvement  circulaire  du  soleil  dans  les  signes  du  zodiaqiie,  et  le 
soulllo  des  vents  est  excite  par  le  mouvement  de  Mercure  dune  constellation  zodiacale 
a  une  autre  et  son  entree  a  rinlerieur  des  rayons  solaire  et  sa  sortie.  Pour  les  etres 
raisonnables,  nous  voyons  de  meme  que  pour  toul  liomme,  lorsque  le  maitre  de  sa  nais- 
sance  '  monte  vers  son  exaltalion-  et  regarde  bien  vers  les  bonnes  (planetes)  ä,  de 
nombreux  avantages  arriveront  ä  cet  liomme;  mais  si  le  maitre  de  sa  naissance  est 
brüle  QU  est  descendu  ou  regarde  mal  vers  les  niauvaises  (planetes),  heaucoup  d'accidents 
lui  arriveront.  D'apres  cela.  disent-ils,  ils  sont  certains  i[ue  toutes  les  onivres  de  ce 
monde  sont  effectuees  par  les  astres  et  non  par  la  Providence  uu  par  la  liberte,  mais 
bien  par  le  destin  et  la  i'ortune. 

Dans  la  seconde  paiiie  Bar  llidnaous  refut(i  leurs  arguments  corame  Bar- 
desane  l'avait  dejä  fait  magistralomeul.  Voici  Ir  paragraplie  consacre  aux 
Maniclieeiis  avi'c  la' riMnlalioii  de  l>ar  liehraeus  ot  les  argiiinenls  des  Musiil- 
maus. 

— oNi-io  .  öy.^1  P  lf^-M>  1^»  «  '>o  ■  '.N'rn  INju^  ^  J-i^»  — öt^  .;-;-»  P  ^t-^  oö?o  ■  I  *  «  -»  o/  ooi  \-:^^  o/  \jOj  OO]  \ ^  -^ ^\ 
v*oN-jLio  öwt^/  P  IPsju^  I^^-^o  ;^>.^^  |f^^  v3  \*  "->*  wCnJ  -'y*'^  P  ^oL  v^VL»  oojo  . );  ..i»;  v-oj  ^oioISw/  p  \^^<  ^^ 
P^/     .  pOi     ^icCx^j    [Lotoxco     ,jru-f£)too    |Lci\x^     |»^*j     Q.\»     .^v:^/     ^^-^-     |j»Oi   ^^o     .|h^^^;    ^^   .^o,oN./    p    I  1  ■, ,-.;    I  «  -  ^ 

.|Nj4,   Po  PI  po/    |IS^  .  m  .  m  gy  .^j  | ;   OM^i,^^  yOO^Vt  \>ii  w^\|rv»t;  p  ^jo  '    |LoVp,   »    S\r.    'lUK 
looiJ    )rsJi.^»    )J-^^J     P^^/o    .pioJa^    pji    "  ^ia^^»-iO    ooi    l_«-»^  lioioji     ^;»io/     .poi    |  .>  m;    ov^    ^^^^^    |_i_.tL    |  >  ., i  "     -    » 

-poöpaV  )Ni»^  |oov:>cl^  |oo  \-l^^I  .  )ooi  >o^^o  P;  ooio  .  ^a*t  l-ioa/  «ojlLoj-X^  )rs.jLj_30  Losoi  ooj  .  oiLaj,Ji3.^a\o  |-i<iAa^ 
y/o     .^^s^;.^o    o/     ji'VI  O/     ^w>.^^«t    ^Aj/    |jLJV-3    ^^op     ^3»    •  V^/o    yOO<^     |ooi    ^ -j ^  .'.^OO  p^Cv«/    ..a^iISJ^    |oot     V^)/     piL.t^^   ^^     .^-i/o 

Vacit ..    Pf  jtoicxi    Qj^    <^*^l    •  Ipola»  w&i    )  N  1  ■  .'i   öv^lv^f*    )^A^^*    oo]   )^■'S^*    l*oiQj   o>^  ■  ..'yKiao   oiLopv*  ^^^-^  ^^    lioicu   ;  tan 

.  OjLqV^I      '^^^^      wOjOts-f      (J1Q.JU«      P/       |»OlOJ       0:1.      ^rJ/      -It-^^^*       ^Öl       |D^JU^.3       Öuf^l*       1 '■Q^^S^» »      °^       )1SX^»      ItOjCU      Ovi.      .*oN  t  V> 

wOi(  ^;^|o  .  I;  *'>it  w.,ot  t^A.^^^*  \^jial  k^^^  P  y^l  wOt«  t^^oo/  |K^/,  ö^b^l*  |la^i^*)i  ooi  |IS^ä^;  ton  > ..  oA  >*^N>  ao 
w.dv>  ,  w.,01  )^j.üj.^^rDj-£)ajo  ^    ^  IV^^    P    P/    .  lN-»XsQjicD   |tv-.iJL»     '  ILioIS^o    .^I^aaUi    .-oi    )N*  i  \  .  .'.ao    ^/o    "  ILo^io/   |»0) 

.wO|ONj/      ))0)QJ      \t  10      r^     OlN-n.^^*_S      .JU/      l'^J»       —ÖlO     .«OlOlV./      ^DCUL—     )  ^w^^^— I     ,1^0     Ol»0^üt      ^O^iOpO      |  .  I  VXbO       ^  ■   ^  "      p  pO» 

.pu^^o  poci3  a-ooi  ^;j>o/»    I  .v^T-o  ooi  pjos  ^o^^ 
po.£D     •:•}  .'Sin  ■■    yo»!'; ,  vpn    ^^^^>^o    .  )  .  v>».o    P'^^    ■r*^'-    I  « '*' '     ^/    ot-^o    ■  |  i  vi\  '■'  vi   ^ao   p^'^t  .  |P^.  ■  .  vi^    ^cxi^k^ciot  *   Sm'     'M'I 

pj;.j>*    w-övj    .^^QJ/     ;^  .v^^^\     J  ^.^o     pLJ^j*     ^*N ./     i »3l>.     ;^  m yyS     )  po    ^ooPoo    p    OiLo  -^ *  ^\     p ■  50 1     )ovSK;    ^V.10/     .  t-*:»^£>   '"'■  '    • 

J13|   .  ;^  » I    oi\»    K^l     |J    pp-/    lov^    loi^P    »oo    .  )rs— ^^ —    ol    W-X3    |La£i>»)     0/    toop    .  ^ac6.A^    o/     lov^P    o/     ■  >..OlÖ,  1\    yOOliOO 

1.  Ui.;^»^  Ms.  Ul."j»  In  iiiiirL.'.  —  i.   l-'^-v^so  M-.   —  :;.  |ta.\»;o/  M<,  —  'i.  It-Vot-aoo  "\|s. 

1.  l'iiiiiiriis,  lue.  eil.,  W ,  r.l  :  «  I  leiiiluiMO  duiniiinm  i|iieiii  GlMcci  vocanl.  Inliii.s  ;;ciiilii|-ae  pnsMdrl 
sumiTiairi  el  ab  ipso  slcllae  siiii,'iilai'  dccrelaiii  diligeiitiaiii  sortiiuitur;  i|iii  si  bciir  lufiit  rdllin-.iliis,  In 
liis  in  quibus  gaudet  sigiiis  vel  In  qiul)iis  rx,-ill.iUir.  vcl  in  doniiclllls  snis,  iiec  iMnIIvulanini  iHii-i\:i  rudla- 
lione  pulsatus  neo  bonivolaruii]  slellaiiiin  praosidio  deslilulus,  iniiiiia  Imna  pro  nalnrac  .siiar  c|iialilale 
decernit.  »  —  A  la  naissanct'  d'uii  iMiInnl.  I'aslrülogui'  rlitTcliall  dans  ipiri  signi'  du  zndiaqni'  dalt  uu  li; 
süleil  ou  la  lune  (snlvant  que  la  naissance  avall  lii'U  di.'jour  ou  de  null;.  I.c  niallii-  il«'  la  naissance  elait 
Celle  des  cinq  autres  planetes  a  laqnclle  on  avail  altrlbur  soll  cc  signe  <ln  zodiaciiii'  soll  \,-  suivant. 
Mars,  par  exemple,  avail  pour  doniicil«'  le  Heliri-  >■[  \r  Srorpion;  Flrniimis,  ihiiL.  IV.  I'.i  rl  n.  2.  — 
2.  «  Stellae  in  allitudlidbus  suis  cnnslilulae,  riui.\iiiiar'  IVlicIlalis  dcccrnunl  insignia  »,  ibul..  II,  :i.  —  :i,  «  si 
Mars  el   Saturnns  aliqua  radialiune  respexerini  Sok-ni  vel  si  cum  eo  l'ueiani  collocali  u,  ibul.,  III,  j. 


2G8  II.  —  TEXTES  MOXiM'IlYSlTKS.  [158] 

wOiOV'Us  wio^cnlt  Uj^>o  |N_ov^  |Lo\.^  o^o  |NjL^>-a  y/o  |N^  ^/  ;^'mi  |  v^Nl  ^'yji  ;^.i»  ^t^o  .  OjLoip.^  ;j.a3  piJV^* 
^  lov^lJ  >Os^,-3  .  ~...\g\v^\  ^^o■po  ^.VN^  1*7^^  Ij-^  M.»  V.^/»  y»-*»»  "öl  »-io/  .  »V*-äfl  pe>i  |  ■tmN  ^  o^»  ^  ^aj/o  .>o^iD 
OrLoil— .3   \^J'r^    jv'm;    ^01  y^ooAa?   ^;.»/   .  p-U    )  >v(ti   .  ;^:£d   Mu;o   ^-jo/    )*-i^»    l-io    oör    ; ^  m  viN    Ij-io    p  N-/    (J   p;— /    I^jd 

|l.a\.^  O^T     ^l-k^r^   ^  •[  "*  ■?     .  |',\'(T>   p-^*     ^'^Ol    ^p-^-^i*     iLoip.     ^    t^l*    ^L^O>»l>    ^wJ.AJJ/    ^O    .  |LofP.     Ot\   (1^^    ^^j>ob^j.^O 

l^oiiDf    wdvJ)     .  p^^m^o^    )  ^^    P-if.^;    ^oi    ^Nm yi"^    )ov^    |oo    pt    ^V^f    .pbu\L    \  .\'m     .^^^o    xf'^U^     l;>-'rft»    wO)    wOi 

*   Syr.   210,   öi^   .  n  .  if^    ^o       );^  ">    >^^    p    ^   o/       )k  »-  ^    i\'rf>*    ^^i    *    ^c>v:>    ■  ;\'rp    p     |Nt  ■  ■>    )o>^o    .^/    )N  ■■•■>    pj;^t    OtLoVo^^xdi 

fol.  305  V".  ■  '  ■  . 

|j_io     p       1 "- 1^     po     — OtoK-(    ^^^j    ■  .N^t  v>o    OiN^,-.^    p"»    N— \    »^     loi^o    ^^^«^    OV3    pfLo^o    .^u^s^»    I  ..'■  i;     toop 

);\'m>    ^oi     «Ol    puv^;    OiLoip-    p/     .  yvfn'iftN     )  oo    ^a^td    pJ^i     ^«^Ot    ^oii^^    CLi»    p-LJN^o     pio)     ^o     .  jN^-^^^    ; \ m  vi\ 

.'^^/       ■''»'■^  p  pgs  -) 


;_^joXo    .  |IS.fc;L3  ^1—  Po  ^fciLL*:».  ^t   ^i       Pö/»  )oOi  1-^/  >^nn-*-  p-aji   woi   pCh  p.xca\   »;jl^    ►a  ^»   ^  ^ufo   .  otLoVa:>.£D 


I.  »3»«^  Ms.  —  -2.  Maltli.,  VI,  2'i.  —  i.  Hub.,  i.   1.3.  —  4.  M.-;.  om.  ^l 

Qiiatrii'nie  hircsic.  Des  Manic/iaens.  Deiix  pailies.  —  Premiere parlic  :  Leiirs  artrii- 
im-nts  de  raison.  —  Ils  discnt  qu'il  y  a  deux  etres  eternels)  :  la  Lumiere  et  les  Tenebres. 
Les  bomies  actions  sonl  faites  par  la  luinicre  et  les  mauvaises  par  les  Tenebres,  parce 
que  si  un  seul  elre  (elernel),  c'est-ä-dire  Dien,  pouvait  faire  le  bien  et  le  mal,  ii  scrait 
lui-menir  ou  boii  ou  mauvais,  ce  qiii  n'cst  pas  viai,  parte  que  le  Bon  lorsqu'il  fait 
le  mal  —  et  le  mal  n'est  pas  le  bien  —  serait  un  etre  bon  qui  nest  pas  bon,  ce  qui 
est  absurde;  le  second  point  n'est  pas  vrai  non  plus  parce  que  le  mauvais,  lorsqu'il 
fait  le  bien  —  et  le  bien  n'est  pas  le  mal  —  serait  un  etre  mauvais  qui  n'est  pas 
mauvais,  ce  qui  est  absurde.  II  est  evident  par  lä,  disent-ils,  que  les  Operations  dans 
ce  monde  ne  sont  pas  gouvernees  par  une  Providence  unique  et  qu'il  n'cst  pas  possible 
que  les  libcrtes  l'empürtent  sur  les  deux  parties  de  la  contradiclion  iavTi|.cx(jii;)  :  je  veux 
dire  le  bien  et  ce  qui  n'est  pas  bien. 

Dciixieme parlie.  Solution  de  cet  <irguine;il.  —  Nous  avons  dit  que  la  lumiere  est  un 
accidcnt  et  possede  subslance  par  un  hasard  fortuit,  comment  donc  pourrait-elle  etre 
cause  du  corps  et  de  ses  Operations  V  De  meme  le  mal  est  une  privation,  comme  nous 
l'avons  montre;  comment  donc  celui  qui  n'est  rien  pourrait-il  6tre  cause  des  diverses 
choses?  —  Un  liommc  dos  anciens  s'attaquait  aux  partisans  des  deux  etres  (elernelsi 
et  les  condamnait  et  disait  :  Lorsipi'un  liomnie  dit  :  «  J'ai  peche  »,  ou  il  dit  vrai  ou 
il  ment.  Sil  dit  vrai,  et  que  la  lumiere  soit  cause  de  ce  qu'il  dit  vrai,  il  se  Irouvera  que 
la  lumiere  est  cause  du  peche  qui  est  un  mal,  ce  qui  est  absurde;  et  si  (on  dit)  que  ce 
n'est  pas  la  lumiere  mais  les  tenebres  qui  sont  causes  de  ce  qu'il  a  dit  vrai,  il  se  trouvera 
que  les  tenebres  seront  causes  de  la  verili^-  qui  est  un  bien.  ce  qui  est  absurde.  Sil  nieiit 
et  que  la  lumiere  soit  cause  de  son  mensonge,  il  se  trouvera  que  la  lumiere  est  cause 
du  mensonge  qui  est  un  mal,  ce  qui  est  absurde.  Si  ce  n'est  pas  la  lumiere  mais  les 
tenebres  (|ui  sont  causes  de  son  mensonge,  les  tenebres  se  trouveront  6tre  une  cause 
de  justice,  qui  est  un  bien,  ä  savoir  qu'il  dise  "  j'ai  peche  »  lorsqu'il  na  pas  peche, 
ce  qui  est  absurde.  —  Nous  dirons  que  cet  argumenl,  bien  qu'il  fortilie  notre  opinion 
et  qu'il  renverse  l'opinion  adverse,  ne  nous  ])lait  pas,  parce  qu'il  est  sopbistiiiue,  vu 
que  les  Manicheens  pourraient  repondre  et  dire  (pie  le  cnatcur  du  jn'che  ce  sont  les 
tenebres  et  que  confesser  son  peche  avec  justice  est  lumiere:  aussi  nous  disons  que  la 
prcmiere  reponse  est  la  principale. 

Neresie  cinqiiieme.  De  certains  nnisnlnians.  Dcn.v parties.  —  Premiere  parlie.  Leitrs 
urgunienls  de  raison.  —  Premiere  objeclion.  Ils  discnt  (pie  Üieu  —  gloire  a  sa  grdce 


[150]  BAR  IIKBRAEUS.  -  SUR  LES  HERESIES.  200 

—  n'a  Jamals  pu  faire  les  nouvrcs  que  Ihommo  peul  faire,  parce  que  riiommc  dans 
loutes  ses  actions  ser!  ou  Dieu  ou  le  munde,  c'est-a-dire  ou  la  jusLice  ou  le  peche; 
comme  Dieu  n'a  pas  uii  autre  Dieu  ä  qui  il  puisse  plaire  et  qu'il  ne  [teul  pas  non  plus 
plaire,  par  raccomplisseinent  de  ses  desirs,  ä  ce  monde  meprisable  et  materiel;  ä  cause 
de  cela,  il  est  exact,  disent-ils,  que  Dieu  ne  [)eut  pas  faire  les  actions  que  l'homme  fait 
dans  sa  liberte.  C'est  donc  Tliomme  (par  lui  seulj  qui  fait  tout  ce  qu'il  fait,  soit  bleu 
soit  mal,  et  la  Providence  divine  ne  peut  i'ien  faire  par  ses  mains.  Et  un  liomme,  con- 
lirmanl  de  lui-meme  cette  objeclion,  disait  les  paroles  memes  de  Xotre-Seigneur  : 
Un  servUenr  nc  peat  piis  servir  deiix  niaitres;  en  consequence  Dieu,  puisqu'il  n'a  pas 
d'autre  scigneur,  ne  peut  pas  faire  ce  que  Fesclave,  c'est-a-dire  l'homme,  fait.  — 
Deuxihne  ohjectioii.  Ils  disent  que  tout  ce  que  fait  lliomme,  soit  le  bien  soit  le  mal, 
il  le  fait  par  sa  liberte.  Si  la  Providence  faisait  aussi  les  clioses  qu'il  fait,  cette  action, 
si  eile  provenait  de  la  Providence,  annihilerait  la  liberte;  iiiais  puisque  nous  savons  de 
«cience  certainc  que  nous  avons  la  liberte  qui  fait  voloiitairemcnt  ce  ([ui  est  choisi,  nous 
savons  de  science  certaine  que  ce  n'est  pas  la  Providence  qui  fait  quoi  que  ce  soit  par  nos 
mains.  —  Troisiemc  ohjectinn.  11s  disent  (pie  Dieu  ne  peut  pas  faire  ce  que  l'homme 
peut  faire,  parce  que  beaucoup  des  actions  de  l'homme  sont  mauvaises  et  Dieu  ne  fait 
pas  le  mal,  parce  que  celui  qui  fait  le  mal,  le  fait  ou  sans  le  savoir,  ou  parce  qu'il  en 
a  besoin,  ä  savoir  pour  l'apaisement  des  passions,  et  il  en  retire  du  prolit;  mais  Dieu, 
dont  la  science  n'a  pas  de  limite,  qui  est  accompli  en  tout  et  n'a  besoin  de  rien,  ne 
peut  pas  faire  le  mal,  et  on  conclul  de  la  qu'il  ne  peut  pas  faire  tout  ce  que  l'homme 
fait,  mais  que  c'est  la  liberte  de  riiomiue  ([ui  fait  les  actions  de  l'homme.  L'un  des 
nötres,  renforcant  cette  objeclinn,  citait  le  mot  du  prophete  Habacuc  qui  dit  :  les  i/eti.v 
sont  trop  ptirs  pour  i'oir  le  mal  et  tu  ne  peit.v  pas  rei^arder  l'inujui/e. 

Bar  Hebraeus  rel'iite  eusuite  ees  trois  arijunients. 


HISTOIRE  DE  NESTORIUS 

d' apres 

LA  LETTRE  A  COSME 

et 

L'HYMNE  DE  SLIBA  DE  MANSOURYA 

SUR    LF.S 

DOCTEURS    GREGS 


Oonjiiralicm    de    NesLoriiis 
contre   l<;s    migraines 


l'ATIl.    UH.    —  T.    XIII.   —    F.   i.  1» 


MANÜSCIUTS  LTII.ISES 


Pour  la  lettre  ä  Cosme  : 

Vatican,  Borg.  Siro  82  i  K.  VI,  U  ,  du  \ix'  siede  (A). 
Pour  riiymne  de  Sliba  : 

Brit.  Mus.,  Or.  74(50,  du  xmi""  au  xviii''  sioclc  (A). 

Berlin.  Oriental  fol.  GIO,  ecrit  cn  J715  [ß). 
—     Sacliau  330,  du  xv'^  au  xvi'  siecle  (C). 
Pour  la  conjuration  de  Nestorius  : 

Paris,  syr.  n"  347,  ecrit  en  1734. 


LA  LEHRE  A  COSME 


INTRÜDUCTIÜN 

Cette  lettre  se  trouve,  on  syriaque,  Jans  uii  recueil  de  canons, 
de  s_ynodes  et  d'ecrits  canoniques  nestoricns,  a[)porte  par  M'*'  Davul 
(mort  archeveque  Syrien  catholique  de  Damas  ,  et  conserve  niainte- 
nant  au  Vatican'.  Elle  a  ete  editee  et  traduite  en  allemand  par  M.  Oscar 
Braun  dans  la  Zeitsrlirift  de)-  Deutschen  Mori^cithtiidisclieii  (iesell- 
sc/uift,  t.  LIV  (1900),  p.  378  ä  -lüo.  Nous  Tavons  traduite  en  franyais 
dans  Le  Livre  (f  tieraclldv,  Paris,   1910,  p.  oG:2-('t. 

La  lettre  est  certainemeiit  traduite  du  grec,  d'apres  la  facture  de 
certaines  phrases  (surtout  des  premieres)  et  les  nonibreux  mots  grecs 
qui  ont  ete  simplenient  transerits  dans  le  syriaque.  Nous  reproduirons 
ees  mots  yrecs  en  note.  —  M"''  (iraflin  a  bien  voulu  prendre  la  peine 
de  collationner  le  nianuscrit. 

M.  Braun  suppose  qu'elle  est  formee  de  deux  parties,  l'une  1  a  10) 
serait  la  lettre  ecrite  de  Gonstantinople  du  vivant  de  Neslorius, 
cf.  10;  l'autre  iuiiracles  de  Nestorius)  aurait  ete  ajoutee  apres  coup, 
car  eile  suppose  toujours  que  Nestorius  est  inort.  La  preniiere  ]iartie 
pourrait  avoir  ete  ecrite  peu  apres  4-j.J,  la  seconde  partie  serait  pos- 
terieure  ä  4-ii.  La  lettre  a  cependant  une  certain((  unit('',  car  c'est 
le  meine  Elie,  mentionm''  dans  le  titre,  qui  est  censT?  (Mre  venu  d'l'jgypt(i 
ä  Gonstantinople  pour  raconter  les  miracles  ile  Nestorius,  cf.  lä.  Si 
Ton  admet  le  recit   de  Laiitcur,  Idie,  arrive  ä  (jonsUuilinoplc  aprc'S  la 

1.  Borgidiio  Siro  82  (K,  VI,  'i).  Vuir  lu  (lesci'ipliou  de  cu  maiiiisci-il  daiis  Si/iiodicvn 
Orientale,  l'aris.  1902  (XoUces  ul  exiraits  des  iiiss.,  t.  XXXVII),  p   .3  a  11. 


274  INTRODUCTION.  [164" 

inort  de  Nestorius,  c'est-ä-dire  sous  le  palriarche  Anatolius  i449  ä  ''laS  , 
aurait  du  attendre  la  mort  dAnatolius  pour  vulgariser  les  miracles 
de  Nestorius  (cf.  12)  et  la  präsente  lettre  aurait  ete  ecrite  apres  458. 
Hlnfin  la  finale  (15)  se  rapporte  ä  toute  la  lettre.  On  peut  donc  supposer 
qu'une  lettre  (1  a  10  et  15;,  ecrite  en  grec  apres  485,  lorsque  Nestorius 
etait  ärOasis  (l'edit  qui  l'envoyait  d'Antioche  ä  Petra  est  de  430),  aurait 
ete  interpolee  apres  458. 

11  est  romarquable  que  BarhadbeSabha,  P.  ().,  IX,  fasc.  5,  ne 
connait  ([iie  la  premiere  partie  de  la  lettre  et  le  miracle  dejä  vulgarise 
par  Evagrius.  11  ignore  les  paragraphes  11,  {±  el  i'i.  11  est  donc 
possible  que  la  lettre  n'ait  pas  ete  completee  avant  le  viT'  siecle  et  que 
ces  additions  soient  dues  a  des  Orientaux,  sinon  Barhadbesabba,  qui 
reproduit  tous  les  recits  lavorables  ä  Nestorius,  n'aurait  pas  manque 
de  resumer  les  miracles  de  l'aveugle  gueri  (11-12)  et  du  mort  ressuscite 
(14),  s'ils  avaient  et«^  vulgarises  ä  son  epoque  (fin  du  vi'^'  siecle).  Nous 
reproduisons  cette  lettre  comme  texte  de  comparaison  avec  P.  ().,  1\, 
fasc.  5. 

Gosme  nous  est  connu  par  le  catalogue  d'Kbedjesus,  qui  attribue 
ä  Nestorius  «  une  lettre  ä  Gosme  »^  11  s'ensuit  que  Nestorius  aurait 
ecril  au  destinataire  de  la  presente  lettre,  ou  mieux,  comme  le  suppose 
M.  Braun,  que  la  presente  lettre  est  celle  qui  est  visee  par  Ebedjesus; 
cet  auteur  aurait  seulement  voulu  dire  qu'elle  est  consacree  ä  Nes- 
torius et  quelle  avait  ete  traduite,  vers  539  (au  moins  la  premiere 
partie),  en  meme  temps  que  le  livre  d'lleraclide,  eile  a  ete  utilisee 
plus  tard  :  (!n  particulier  par  Barhadbesabba,  par  l'auteur  de  la  legende 
syriaque  de  Nestorius,  cf.  Revue  de  rOrient  chretien,  1910,  p.  1-25, 
et  par  tous  les  historiens  (Mari,  Amr,  Sliba  de  Man  ourya)  qui  ont 
utilise  les  memes  sources. 

F.  Nau. 

1.  er.  Asstimani,  Bibl.  Or.,  111,  1.  p.  3G. 


s£DoVJa:Mf^   '^y0^eL*.^i/o    :)->'^;      scoQ^g&o   |_»^o    :    >.m » V)o  o    'v^oq^j^o  mo 
•:«yaaL^  ^■^^*^-'  )-^^°^*-  -Ut-«»-*    'j^Äioojot;/;  jj^j-^  »-.sIqjLjo 
jJljQ-«/  jju^o/   K-o-flosl/o  :c*-a^;öoo  UacLflOo  ).^„^  ^^U/o  :Kjlaj  ^jto.^-  *  ''  *""■ 

A  =  Borg,  ^iro  S2 :  L!  =  i'diliim  Urauii. 

1.  i»;  A.  _  i>.  iroaMoo  A.  _  :!.  uiiiiiL.3aÄio  A,  |);i,i-  Ir  li\ie  d'Meracliar  "ac^a;äaa  esl  auj-di  ('cril 
rarenienl  .aoai^^a«:  rl'.  cd.  Dedjan,  p.  14,  nolr  i.  —  'i.  oosaXaSo  A.  --  :,.  ^a4,;;o  A.  oii  Irouve 
aussi  v?4>''  piim-  Aiiahiii.  /'.  0.,  X,  p.  20,  ligne  9.  —  0.  i-ÄiSo^ti/»  A.  ^mSoI-i/j  B.  _  7.  1^*^^  A.  — 
S.  B  add.   o.  ^-    '1.    ^mSoitiN- 


LeTTRK    TRADUITK     m      GREC    E\    SYRIAOIE,     DV>'S    LVQIELLE    SE    TROIVE 

i.'iiisToiRE   HE   M\R  Nestorh  s. 

1.  A  l'honorable,  au  saiiit  et  pur  elu  clioisi  du  (llirist,  Cosnie,   clief  d(>s 
fideles   qui  sont   k  Antioche   d'Orient,  (de  la  part   de)  Candidianus  comte', 

-  d'Elie  stratelate",  de  Sophronius  eomte  ',  d'Elie  et  de  Paul  moines,  d'Artemon 
paramonarios  '  de  reglise  de  I^AiAuslasio  ',  de  Pierre  arcliidiacre,  de  Partlie- 
nius  tresorier  %  et  du  reste  des  l'reres  qui  participent  au  mystere  de  ia  veri- 
table  Orthodoxie,  que  votre  paix  soit  grande'M 

2.  *  Un  ouragan  '  a  souflle  sur  le  navirc  de  nolre  villc  et  a  frappe  aveu-  »  j,  «.^,0 
0   glemeul  la  pierre  solide;  les  rames  et  les  gouvernails  qui  la  dirigeaicnt  oiit 

ete  brises;  l'ancre  dont  dependait  son  salut  a  etc  coupee  cl  eile  est  demeurec 

1.  /.on»i;.  —  2.  (7Tpxr/)),iTYi;.  —  3.  I^orliiT  ou  Ganiicii.  —  !,.  Egli^c  de  CoiL^laidinnplc  coiislriiilc  par 
Saint  Gregoire  de  Nazianze.  —  5.  K£i|iri>,''s(j;/o;.  I'icrrn  ost  aussi  ap|)olO  ip/10'iixovo;,  aii  lieu  du  syriaipu; 
rkli  mesamsone.  —  G.  Cf.  I  Pierre,  i,  2  ;  Oiiiv...  zlphir,  ■!iX-r{i-M-=.vr\.  —  1.  Uli.  :  «  un  ourasau  du  iinrd- 
esl  (EÜpoxX-Jäwv)  ». 


276  III.    -    IIIST(»II!I-;   DK  M'.SIOlilCS.  [im] 

^>-3;    oöt   >xa^;o.^«.cQj  ^^^   :  n.1,.^I"=>   >2L^|.io\   K_Ow:3;   ^»  '^^»io   .V^oj.J    ]i 

■  ]iy^   o>^Q-««V    }  I  >a  'ioQo    ^_io   -Jv-Jl^;    oujoiai^    Joo)    vj>.^^l/j    ^j_).^;   ^'^»^^io 

you/    yO  >ii    )ji— /    )cH.ioax:50    yOj/    yn  ^'t  n  I    jts_;aiCLiwia.\    jiii    ^^    ooot 
).>a,V>.»;    j..^^   •.v£Ci^^s^o\;    Kw>.^;   )-*r-*;    ^^  °°°*  ^Il^Oa   ^oiql^^«    |.:>cCSl^o 


au  fonJ  saus  counaissauce  de  lortluxloxic ;  ta  IVatcruile  sail  cela  (|uau(l 
meme  nous  ue  Ic  dirions  pas.  'I'u  deuiaudais  dans  ta  lettre  ä  etre  renseigne 
sur  Nestorius  qui  liit  jadis  votrc  couciloyen'  et  peu  apres  notre  eveque  — 
mainteuaut  il  u'cst  plus  m  Tun  iii  l'autic  uuiis  sa  demeure  est  dans  le  pays 
des  barbares  —  nous  avions  neglige  (jusqu'ici)  de  te  donncr  reponse.  Mais  :. 
nous  avons  vu  que  le  souvcuir  di'  cet  honime  se  perdait  cliez  les  lldeles 
qui  aiment  la  verile,  et  que  le  mal  coutre  lul  graudissait  au  poiut  que 
l'usage  de  son  uom  etait  supprimö,  que  Ton  conduisait  de  nouveau  au  bap- 
temc  el  (juc  lou  donuail  uu  aulre  uom  ä  ceux  ([ui  avaicnl  reeu  de  ses  mains 
le  signi'  (hl  hapteuie  el  (pii  elalenl  appeles  de  son  uom'-;  (nous  avons  vn)  i'i 
que  les  songes  raeontes  eontre  lui  par  les  moines  de  clicz  Dalmaee  trou- 
hlaicnl  le  coeur  des  sages'',  que  les  anatliemes  du  pari!  de  Cyrillc  avec 
l'ordre  imperial  troublaient  meme  eeux  qui  etaient  affermis  dans  la  foi,  et 
que  li's  niduiales  de  chez  Pulcherie  '  racontaient  toutes  sortes  de  dieses  a 

1.  A  AiiUüchc,  Npstorius  avait  etö  Otucliaiit  cl  inoine  du  couvenl  d'Eiipivpio.«.  II  öcril  iii^me  qii'il 
y  esl  HC,  P.  0.,  IX,  526.  —  2.  ü'aprfes  uii  Uocument  jacobile  coplc  :  «  lo  roi  (Theoiloso)  ordonna  (lu'oii 
detiui.sit  Ic  noin  de  Nestorius  de  dessus  la  lerre...  et  le  roi  ordonna  qne  cpu.x  qn'on  Irouverait  s'ap- 
pelanl  N.  partni  los  chrötions  fussenl  sujets  a  la  poino  de  niorl  x,  Aindlineau,  Meiiioires  de  la  mission 
arclicol.  I'run{-aise  aa  Caire,  l.  III,  p.  Ki'i.  —  ("est  sans  doutc  encorc  pour  faire  disparaitre  ce  noin 
que  leinpercur  ordonna  d'appeler  le.*  parlisans  de  Nestorius  non  pas  ncstoriens  niais  simoniens. 
Labbe,  Conciles,  1.  III,  col.  1210.  —  3.  Nestorius  fait  allu.sion  a  ces  riicits,  dans  le  Livrc  dlleraclulf. 
trad.,  p.  2'iO.  —  4.  Peul-etre  les  cubiculaires  Marcella  et  Droseria,  uientionni'es  dans  la  lettre  d  Kpi- 
pbanc.  Lupus,  Ad  Eplicsiiinm.  concilium  varionim  Palram  episloluc,  Louvain,  1{)82  (reproduil  Mansl. 
Conciles,  t.  V  et  Migno,  /'.  <S..  t.  LXXXIV,  col.  5'i9-86'i),  n.  292,  p.  418. 


lll 


In 


[167]  1.  —  TA  LETTRE  A  COS.ME.  277 

:K_.oot    )_xli    ot-V*j    )j/    .Ä\)bio\    I)  «^«>    )-cQ-».3    :^iVi;    ^1^^)^;    ♦■^^ 

yocx-i;   yo^    i-^ö^\)     •■>■=!    |ov5x    ISCS.-.^    ^JL.On;q.:>o    ».3    .^J^^i^    ^l^-^JJ 

yxlo  ]h^^^.:io^^  ).^.jia,^  )oo(o  .s£D.^ia^ifiJ   jooi  oit.x>o^    ).JoC^o  .jj^M«   )Lii;a^ 

I.  ^^30»  A — 2.  A  Ulli.  '=  Cv..Uo3-  K  pr(i|ioso  do  coiiibler  cello  laciiiii'  par^-  ^..^i»a.>u,  Hiai'^  l^w.Uo;3 
>3  ligurr  /'.  (I..  IX,  ri^s,,-  -    ;i.  t-^is^*»  B. 


soll  Sujet;  pour  le  dirc  en  im  niot  :  (iious  avons  vii)  quo  sou  souveuir  dispa- 
raissait  comme  il  a  disparu  lui-meme  :  aussi  nous,  dout  les  noms  sont  ecrits 
plus  haut,  parce  que  tu  uous  coujui'ais  beaucoup  daus  ta  secoude  lettre 
pour  apprendre  le  mode  de  sa  deposition,  et  parce  qu'Eutyches,  le  porteur 
de  ta  lettre,  nous  priait  aussi  a  ce  sujet,  nous  avons  juge  bon  de  douner 
reponse  ä  ta  lettre  dun  avis  comunin,  pour  i'aire  conuaitre  ä  ta  piete  quelques 
rcproches  '  qui  furent  adresses  ä  Nestorius. 

3.  Voici  le  premier  :  Des  qu'il  entra  daus  la  villi',  il  la  trouva  pleine  de 
dereglemeut  au  sujet  de  la  foi  :  les  clercs  s'arrogeaienl  de  l'autorite-  daus 
leglise;  les  meines  sortaient,  saus  prudence,  sur  les  places  publi([ues^; 
les  Borboriens  osaient  entrer  daus  les  eglises  avec  les  chretiens;  en  un  mot, 
*  la  ville  etait  pleine  de  tout  desordre.  Certains,  du  parti  d'Arius,  songereut  *  [>.  im 
ii  bätir  de  iVirce  un  oratoire  dans  la  ville,  gräce  a  l'appui  de  renquircup; 
Nestorius  le  briila  et   il  y  cut  dans  la  ville  trouble  et  elTusion  de  sang  saus 

1.  ZifiTTina..  —  2.  Lill.  :  ■'  iiiairliaieiil  avfi-  aiilorilr  {aübfrixi  •>.  —  :!.  Ii',i|iii>  Mail,  Irailiirlioii  ilr  II. 
Gismondi,  Ronic,  189!l  p.  :iii,  :  «  (XeskU'iUü)  aiialluMualisa  li.'s  innincs  (|iil  avalnil  iniiluiiif  dr  >(■  iikhi- 
Ircr  sur  les  plaous  pnblii|ii<'S  ol  de  passer  la  iiiiil  eii  dehors  de  leiir  iiiüiiaslci-e.  n  CA'.  /'.  ()..  IX,  .")'J8- 
.■)2'.). 


lo 


278  III.  —  IIISTOlül-,  DF.  M-.STOUIL'S.  [I(j8] 

ooot   yoo».-)^-/    v?^?*?   "^^^   •io?'   ^"^^^    l""^"»"/?    J-=^?  '^^^   .JJV^OXO    )oo( 

oolo  -r-j^^^^o  K.«.^  oü^  ^^o  )..o->^lS^^  ^^  «^oiQ^^  t-*-^^^/  l-=>'^  1-'^°' 
•  .)^V3Q.\ql°);  ÖC^^äj/  ooio  ♦jJL^i»  ^io  ioo)  otK-o^/  ^•'üb«,*^^*^  V->^  );o<o 
-.)-'\^\   )oo(  K_/  jf.^^  ^l-'^^^!   y^i  h.\^^^  oolo  •:'v£Q-.ia.^^jxu  öiV-2l>^/   );oC^ 

1.  yOivii^Su  A.  —  -2.  >Ä>a)o.i<i»03  A. 


fui;    tont  murmiirail  contra   N(?storius'.   lall'airr   fiit  presijui'   cn  pcril-.   car 
le  parti  des  Aricns  (Hait  puissanl.  parco  qu'ils  cfaient  ('cuyers''  de  rempereur. 

4.  De  plus,   des  clercs  d'Alexandrie  vinrenl    pivs  de  l'empereur    et    sc 
plaignirent    d'avoir  ete   ccnsures   illegalemcnl    par   leiir  evßque ;   Nestorius 
Ics  aida  dans   le  jngeiiieiil  devant   rempereur,  ei  cela  l'avait  mis  cn  grand     •> 
peril '. 

;").  De  plus,  riinpcratricc  '  Pulcherie,  monialc,  et.  scs  nioulales  dinaienl 
le  dimanclie  au  palais  episcopal'',  apres  avoir  re(,-u  la  communiou;  Nestorius 
ue  Tadmit  pas,  et  il  en  resulla  uu  graud  bruit  eoulre  hü  de  la  part  des  clercs 
el  de  loutc  la  cour '.  m 

6.  De  plus,  Nestorius  lit  ell'acer  l'image  de  Pulcherie'*  qui  ('tail  peintc 
au-dessus  del'autel;  cela  le  fit  prcsque  cliasser  de  1  egiisf". 

7.  De  plus,  Nestorius  lit  culcver  Tetole  (ttoV/-:  de  i'ulelierie,  laquelle  tan- 
löl,  etait  etendue  sur  l'autel  au  momeut  de  la  communiou  et  tantöt  ctait 
portcc  par  eile.  ir. 

1.  Cf.  Socralo,  VIT,  '2!i.  —  2.  xivouvo;.  —  3.  craeipioi.  CA.  P.  ().,  IX,  .-)2'.»-i:il.  —  'i.  xi'vSuvo;.  Cf. 
Livre  d'Ueraclide,  p.  'J2-y3,  ot  /'.  0.,  IX,  ."):!G-7.  —  Nesloriii^;  avait  seniblö  aiissi  piviulre  la  defense  ilcs 
clercs  rüinains  condaiiiinSs  par  sainl  Cclostiii.  —  5.  ßaoiXiffcra  xupio,  «  rcgiiia  Joiiiiria  »,  ou  pcul-Oln- 
xöpri,  «  reine  vierge  ».  —  6.  eTtioxontTov.  —  7.  D'apres  Mari  (p.  30)  :  «  (Pulclierie)  avait  coutume,  ii' 
diiiiaiiclie  apres  la  comniuiiion,  de  manger  avcc  loule  sa  suile  chez  le  palriarche.  »  —  8.  Le  lexle 
donne  ciicore  a  l'ulchörie  l'cpilhele  de  xupi'a  ou  xöpri.  —  U.  Ce  fall  csl  nienlionne  par  Mari  (p.  30)  ot 
|iar  la  legende  :^yria^]^e  de  Nestorius.  M.  liriere,  loc.  eil.,  p.  2U.  Cl.  P.  ().,  IX,  J(J5. 


[169]  1.  —  LA  LETTRE  A  COSMK.  27i) 

.    y«.!Ii[;a^  a.O^A^    jjLsiaA    loOl    Jl  nt     jjlS.^  ^O^O    .    \o>n  nm  .o.^     .mn  i  .  fr.  .  ffr.\ 

sk^/    looi    jj|b>    ^    ^v>cL.   ^-^    f.<M^   jj/  .^^s.2a>    jJ    );oi^    ^;    ^m^^o^^m-j 

jooi  v^c**^iv^  .).Joi   oxio»  ^Jjlo   vrQ^»Q.^>ÄU    ö(>-«  •.   ^-^LnjixD    ^o,»a^    6(t»».i> 

;.   l^iKi    ötisi/o    ..>.fla-»a^».flQj    )ooi    ^oijo    .vQ.a_.p»/     vj2Doi..^»3    jj^om^    oi^ 

a\  .  >o\  .oj^  l;.^/  ^;  y-o»  .|jö»JLii.  y/  JJ/  JJS.jL-^  Jjcx  Jil/  vcaaio 
K.*^;  J-SwU  ^  cH.A-*;o  .v^lflS^  ).JL^^^a^  ^to/  .6C^  i^io/  ^5  oo»  -.Ij^w:-  \oi^]i 
0  .Jj^^aÄi^K  ojl^-io/o  -.Jj^io  ^yjx^  J^C^.^0  .öC^  It-'t-^  ^^  tC^; /o  .J^tcLo  vjio^a 
^)a.ajl^ioo  Jj/  JJJ»  JJ;  :«.aLA;i-=.;  JL.^io  JJo  -.s-)^  oO.X^-^  JJ  .öili.  V-^/  Jjiü^ioo 
rjioioi  ^o  .).a^.^(0  yo^  \^xx>ot\.2>  oiii.  locx   ooi  JJ   l^aa^  oö»    ^o  .onio  ).j/ 

I.  ^^«ao  A.  _  •>.  Uw  A. 


8.  De  plus,  en  la  grande  fete  de  la  Päque,  rempereiir  avait  coutume  de 
recevoir  la  communion  dans  le  Saint  des  saints ;  Pulcherie  desira  (le  meme 
privilege),  eile  coiivainquit  Teveque  Sisiunius '  et  eile  recevait  la  communiou 
avec  rempereiir  dans  le  Saint  des  saints.  Nestorius  n'admit  pas  cela,  mais 
5  un  jour  qu'elle  se  dirigeait  selon  sa  coutuine  vers  le  Saint  des  saints,  A'estu- 
rins  la  vit  et  denianda  ce  que  cela  signüiait;  Tarchidiacre  Pierre  Ini  exposa 
la  cliose  ;  Nestnrius  courut,  il  la  rencontra  a  la  portc  du  Saint  des  saints  et 
l'arreta  et  il  ne  lui  permit  pas  d'entrer. 

La  reine-  Pulcherie  fut  irritee  contre  lui  et  lui  dit  :  «  Laisse-moi  entrer 

1".  selon  ma  coutume.  »  Mai>  il  iui  dit  :  «  Ce  Heu  ne  doit  etre  foule  que  par  les 
pretres.  «  Elle  lui  dit  :  "  l'our([uoi  '  u'ai-je  pas  enfante  Dieu !  »  11  lui  dit  ; 
«  Toi,  tuas  enfante  Satan  »;  et  il  la  chassa  de  la  porte  du  Saint  des  saints'. 
Elle  partit  irritee,  alla  trouver  lempereur  et  lui  raconta  la  cliose.  L'empe- 
i-eur  lui  dil   :  «  Par  ta  vie,  ma  sosur,  et  par  la  couronne  (|ui   est  sur  ta  tetc, 

1:.  je  ne  cesserai  pas  avant   d'avoir  tirc  vengeancc  de  lui.   »   Dcpuis  cc  jour  il 
n'eut  plus  aucun  credit  '  pres  de  rempereur. 

1.  Predece-sseur  do  \estoriu>,  nmil  le  -I'i  dec.  427.  —  2.  CI".  hirir  il'llririrUilr.  \t.  :)r.:i,  noie   12.  — 

3.  CeUe  anecdole  a  passe  dans  Ahn-i.  I.cs  aiiteurs  jacobites  imMcnilfiil   qui'   l'iilfliciir  avail  [ivrl I 

Neslorius  (/.(IT«  (lllcnulide,  p.  m  -rmlilr'   |."  dire  aiissi.  CI'.   Siiida-,  an  njril    [»nlclnnlc   rl    />.   ().,    1\, 
öHä.  —  4.  ita(ipr)(j;a. 


B5-J 


i;.-,2. 


280  III.         illSTOiRK  ])E  XESTOIUIS.  [170]      , 

).:>o...X^  .0i30iV3    *ju!^s„flo/o  chjlSlJ    iv^jo   :)i.ja^;   ^oiol^^    »--^U/    y^>. ■«.■•»  ''^J 
.pojj    oj/    )jL.iI    «-»©»o   .010J-«   V.«.?>»o  >  >  »NO    s^».nv>flO;    -Jooi  s^oio^w./    ♦-•.^ 

|oo(    >A»»^o    jJo   JV-Si-cv    jooi   -oiol^-/    ),^Jtt^^o    V-^  )>a..  m^    .o)t>ocLiJ;    )Ld     ■ 
.jicL^-g^  ).-;i5)iooj   IjCM  oii^   )ooi   t^^o   .).*J'^><=^^  JjlSöojo 

|..3Q-_QJÖ.*ä/      vXClji_3uflDo/      oC^.SOn\      >4«jU/       -Jooi      .-Otobs-./      ^— .JS.OU»      1^0 

.\CDQ_0Q..3/j  sjOQ.  iv>^oo  .)loi\  v>  J^  i ..,  >n\  )ooi  ^^-w^iO;  "^^OO  voi^iOM 
.yfcs-upo;    )-..i&^aaL^    jooi    v^  ..V)    ooi    »s/i  ^''^..^sjio    .)^i»imi>^;    väsq^-^q-do 

^OlO^i.      QJJL30      .)-.;»      |J      )t-3SN^    .{..^OOlij      v£DQJl.^  (TiX  d'^      ^/o      joO»     >«^j /o     1" 

)N.i>-sl»  ysy:»  J-L.^^  )a— Q.JS  jJi  o«->^'!  rr^  -otoji^o  .axj<xoa3)_3  vroojotJQj» 
Jiou  v£Dq;^^-^\  )-2-»~o;  l^'i^^  •.).w>Jiäa;  )Ub>  j-noi  v^oiob^/o  .)loiv>.oti 
^  <ca-;cL^^.aajJ^   oi^.^).^o  .^ioKV  K.^^ool/   v)-^^^^  v^*J.''>J    l-*^    j-«/«» 


9.  Deslors  loutcs  les  calamites  tomberent  sur  cct  hommc,  son  äme  faiblit 
et  soll  Corps  (jtro.sdpon)  languil  :  II  (Jtait  jeiuie,  roux,  avcc  de  gramls  yciix 
et  an  beau  visage,  oii  aiiralt  dit  mi  secuiid  David:  le  timbre  aussi  de  sa  voix 
etait  atrreable'.  II  disait  diverses  clioses  au  moiuent  de  la  communion  et 
beaucoup  qui  venaienl  a  l'eglise  nc  le  l'aisaieut  quo  pour  entendre  le  son  de  ■"- 
sa  voix.  C'ctait  uu  hommc  excellcnt  et  jalouse,  ipii  n'avait  pas  Texperiencc 
des  alTaires  du  monde  el  (pii  iiiaiKiuait  de  ce  qu'oii  appelle  amabilite. 

10.  Sur  ces  entrefailes,  Eusebe,  eveque  di'  Dorylec",  s'elcva  contre  lui 
parce  (ju'il  desirait  la  \ili(>  imperiale,  ainsi  que  Memuon  d'Ephese  et  Cyrille 
d'Alcxandrie,  parcc  que  celui-ci  aussi  desirait  le  siege  (episcopal)  de  notre  "' 
villc  \  et  il  mcttait  aussi  en  mouvement  Celestin  de  Rome,  liomme  peu 
instruit.  11s  rcuuireut,  contre  lui,  un  concile  ä  Ephese  (soi-disant)  poui' 
venger  la  foi,  el  il  est  maintenant  au  pays  des  Couschites,  dans  une  ile  '  (|iii 
est  proche  du  lleuve  le  Ml ''. 

11.  Moi   Elie''.  j'ai   souvenl  ete   la   et   j'ai   vu   Nestorius    parier  avec  les   '•> 

■I.  Cf.  Socralo,  VII,  2'J,  et  Deiiys  bar  Salibi,  ödili'  et  Irailuil  /'.  0..  \'I1I,  10'2-;i.  —  2.  Le  tcxlr  p.nli' 
.(  de  Ziluilolun  «,  luais  on  sait  (prEusebe  de  Duivieo  liil  liin  des  prcmieis  et  des  principaux  accu^a- 
lours  de  Nestorius.  Cf.  llermlulv.  p.  2'.W.  -  3.  Minie  iiiipulalion  dans  llenulidc.  p,  '.)2.  —  'i.  On  Irou- 
vcra  plns  loin  :  «  ix  l'Oasis  ».  —  5.  Cf.  /'.  O-,  I.X,  .Miü-T.  —  U.  lilic  csl  saus  doule  le  iiiuirir  cpii  figurc 


[171]  1.  —  LA  LETTRE  A  COSME.  2S1 

.>jOtaL».\„5  ^1-^?   ^Joi'Q^  ^^^   •.»-•"«/   v.m».^jQj^  _)a>.   ).-»,jlcqaS]J    K2^.'^ 
j*^;  &s»*/o  .odo^^).:^'^  q-uJla/   jJo  |ici.fiDJJ   ot)^:s^o  .Vjw^  oi^  |ooi  »ji.io!S^,0D/ 

^a-O-SlOD    JJi    .oC^    ^).-*l/»    OÖi   Oi\    v^/    .^/    ov^    t-io/    ^1    oot    -Ji—li    tsj/ 

1"   N-^^io  tOi>^i.  ^o  .oilajLioo)LS    V-oOo   ♦—    U^-^h.    h'^'io^  ^'^^^^  .)jLj..^oVaio; 
y.so  .yiio-.  )Jj   KJS.->ao;   J—io/i   jtio^  ""^iOw  ^-i^^^fiB   KÄ-».i^U/o  .oöi   ).-u»/   )oot 

.^ooi    ^M    ^-j    jjot  >  ■>   .jioUL^    )ooi   va^^i    "^V^io   ou>.>^.:>a-I^    ts».^£Oo 

I.  öi;^^  A. 


anges,  et  son  desert  lui  plaisait  plus  que  la  cour  imperiale.  Apres  sa  morf, 
j'allai  a  Alexandrie  avec  moii  frere  Leoutius,  ä  cause  d'uiic  maladie  des  yeux 
qui  lui  etait  survenue,  car  il  etait  aveugle.  Je  le  conduisis  aux  medecins  et 
ils  ne  pureut  [las  le  guerir. 

12.  U  y  avait  pres  d'Aloxaiulrie  ua  monaslere,  nomoK'  de  Miha  Oliini', 
et  j'appris  (|uc  les  liommes  y  etaient  gueris.  .l'y  comluisis  Leiwtius  uiuii 
frere  et  je  le  jetai  sur  le  tornheau  d'Aliha  '  Qiürä.  Comme  la  nuit  s'avan(;ait, 
il  viut  un  homme  liabille  conmic  uii  uiedecin  qui  lui  dit  :  «  \'eux-tu  voir?  » 
11  lui  repondit  :  «  Oui.  "  Celui  qui  lui  etait  apparu  lui  dit  :  «  Est-ce  que 
les  trols  llamlicaux  cpii  sont  i'ii  Cilicie'-  ue  tc  sullisenl  pas.'  »  (l'est  ainsi 
que  Leoutius  me  le  racouta  et  uie  le  eouliruia  par  sermeut.  .le  pris  Leoutius 
niou  frere  et  j'eutrai  au  pays  des  Mauritanieus,  ä  cause  de  la  rcuommee  d'uu 
medeciu  habile  dans  son  art.  Lorsquc  j'v  arrivai,  ce  meileciu  etait  niort  et 
je  fus  tres  peine  ä  cause  de  la  fatigui'  du  chemiü  (}ue  j'avais  cnduree  sans 
prolit.   Comme  je   m'ea    retournais   puur  revenir,  je   desirai    voir   A'estorius, 

dans  le  Ulre.  La  siiitp  a  616  ajoutöe  postöricureiriiTit  (hiiis  lo  mips  dn  la  iiiV'x'iilo  lellrc  (11  a  IV). 
avaiit  la  finale  (1.5),  car  iri  Nestorius  est  niorl. 

1.  Penl-elre  «  Cyr  »  qui  a  donni'  sim  iioni  a  Alio\i-Kii-.  —  j.  lii(.iliiic.  ,  v.'cpir  de  'l'aisf,  'llif-odoro 
de  Moiisueste  et  N(.'Slurius.  cR'Vc  de  ce  dcrnier. 


p.  i\h:i. 


282  III    -^  iHSTOlRE  DE  NESTORIUS.  [172] 

y^l      i\^      ,J)0     -Ul      l'*^"»      P     0«t-=»-0    ^^^^^     ts^^^Sü     l^j/o     .OlV^Xß     s-^     -Q— O 

]i  ■fn.T'-'^  «m\  otA  fc^-oo)  o.^^  ^^  .|-3lä  och  >-.J^  'f^l  •.)♦-«  j.^v» 
..^C)jJ  -^  rjl  O1K-.K-/0  .OtVJbO  loJi».  OO«  «—  t-<^^  sCQ-JQ-^aXU  .wV^  J.a^i 
"^bwi.  y^jo  ^CU  ..)— io/;  )joo;  ^-ioo  o(iQ-.V3  ,^iOo  .oiV-=LÄ  ^'^iiO.  oi^-^io;/© 
|i^  ^  1^»  Jln-)  ^^5^^/o  .)>!«  ^^  ;)eLD  ^-^11/  po  J^-*  ).i^  ^/  -.oit-i-D 
)K^^V-^VA  y/  JJo  ..IfL-  jiiJL^  v^/  jJ  .^001;  ^  )j/  >i.^:-  |)  ..-J-.»^i.  I-Ss  v.^-,/ 

jl  .J^  v^/  ws.^io  ^  0010  .Jt,^j  ^po  OCH  |-a.cci\  ^oi-.JLi.;o/  •.-»o<cLl^\ 
so,_io  ^*ii3  ^-Vi;  llaJ.ia_.ot  ^''Jis^  ^/o  ..xQ_ia^au  ooi  >.«-«;  ,^ciai>.  Iv^/ 
otlv-io/o  .|-.i,-uaJ^jJ  x:-l/o  )io,— ^  ^1  ^  ^-JUOAo  .^  jooi  \^l  ^^ 
001    )t-:iss'    o-.;o/o    oxio-oi    vOO^J^o    ■).^;,im'>^    ^io    )jü/    yo^^    Jjv^clä^ 


car  je  rainiais.  Parce  qu'il  liabitait  pres  ilu  lleiive,  je  nie  tlctouruai  pour  Ic 
voir,  car  nous  naviguions  sur  le  llcuve.   Lorsqiie  j'arrivai  ä  sa  cellule,  je 
trouvai  qu'il  avait  ([uitte  la  vie  et  j'cus  douleur  sur  douleur.  Dans  sa  cellulo 
meme,  je  trouvai  un  vieillard  11  clieveux  blaues,  je  lui  demandai  son  tom- 
beau  et  il  nie  rin(li(]ua.  .I'y  allai  et  je  tombai  sur  suu  tombeau  en  pleuraut.      • 
Quand  j'y  fus  reste  une  bcure,  cc  vieillard  me  dit  :  «  Tu  aimais  donc  ainsi 
Nestorius!  Ne  pleure  pas,  seigneur,  car  Nestorius  vit  pres  de  son  maitre.  « 
Je  fis  venir  mon  fröre  Lcontius  '  el  le  mis  sur  le  tombeau.  A  cause  de  sa 
soufTrance   et  de  la  fatiguc  de  la  route,  il  s'assoupit  el  s'endormit  sur  le 
tombeau  durant  pres  d'une  heure.  Lorsqu'il  se  reveilla,  il  se  leva  en  voyanl,    id 
et  il  cria  ä  haute  voix  en  disant   :  «  Moii   IVcre  Elie,  aide-moi !  je  ne  sais 
pas  cc  qui  m'est  arrive,  si  je  vois  reellement  ou  si  c'est  une  hallucination.  » 
Eorsquc  nous  cünies  attendu   longtemps  et  vu  quo  scs  yeux  s'ctaient  reel- 
lement ouverts,   nous  fimes  connaitre  ä  ce  vieillard   ce  qui  etait   arrive   et 
il  nous  dit  plein  de  joie  :  «  Ne  vous  ai-je  pas  dit  que  Nestorius  vit?  »  el    i". 
il  nous  disait  diverses  choses  sur  la  foi  des  deux  natures.  Nous  partimi's  de 
\ä  avcc  joie  et  nous  vinmcs  a  Alcxandrie,  el  je  racontai  revenemenl  devaiil 
des   hommes   d'Alexandrie;   les  uns   crurent   et   confessörent  que  Nestorius 

I.  Le  syiiaque  porlc  ici  «  Leon  ». 


lu 


[173]  1.  —  LA  LETTRE  A  COSME.  283 

oooi  ^;^  t^o  .joot  ^^Kji/  yoot  VI  X  vjQ-^Q.-^  m  i  oot  ^/o  .jooi  V^ci^  öi.^; 
a~.t-iLO  Jto«.^;  otjo-^  vOoi.~<J^^  jcoi  ^Ju^  -.{..iBo/  ^:m  o.,^^;  )v-:»,»:x3.-3 
— oioi^/  jla^;  \£oa-JL-.t— '^"*-^°  -l^-^l  |-*"3^o  jJL^Ji  •.{-•oi^  ^X)  >  .  n  iKa^o 
yoJ^/   ^,«-jL3lJX>    v/;    .{.aJIjl.^  >xq.aS/o    vfQ-tia^uCQJ    OOI   o^Ao  .)jp>a.fiD  jooi 

-.001.^1/  ^iöl  jj^iO;  )^0  iV^  )Kx».->  Öl-SO  .OÜ^  >.C>.>.«q  ^^>a;  OOI  yV^  ^^ 
).^aL^jL:3   )'^  jLkJxjL^o  -.yooiUjJ   )..<Jlx^  w>.jlSo  .ojaA.  —oöi  >^  >-^^;   )I^3llS.o 


1.  ow  A.  —  -2,  ^i'c.  Hl,  A.  —  ;{.  iÄoaj,ja^jso   A. 


etait  un   homme  de    Dieu,  les  autres   se   moquerent   et  jugörent  qiie  cette 
chose  n'etait  pas  digne  de  foi.  Nous  partimes  de  lä  '  et  uous  alläines  a  Coiis-   *  p.  ni-,, 
tantinople  et  je  racontai  la  cliose  devant  I'eveque  de  notre  ville.  11   Tut  dans 
Tadmiration  diirant  pres  d'uue  lieiire,  et  ensuite  il  nie  dörendit  avec  seriiiont 

^   de  le  dire  a  personne,  et  je  cacliai  cette  chose  jusqu'au  joiir  de  sa  mort. 

13.  De  plus',  lorsque  Xestorius  etait  en  vie,  l'ile  daiis  laqiielle  il  habitait 
fut  pillee  par  les  barbares,  et  Xestorius  lui-meme  l'ut  emmene  avec  eux. 
Lorsque,  ä  partir  de  l'Oasis,  ils  marchaient  dans  le  desert  interieur",  la 
chaleur  de  midi  devint   violcnte   sur  eux,  et  les  pillards  comme  les  captils 

10  commencerent  a  etre  tourmentes  par  la  soil',  cl  il  v  avait  peril'  de  mort. 
Nestorius  s'approclia  et  dit  aux  pillards  :  «  Si  vous  rendez  cc  butiii,  Notre- 
Seigneur  sauvera  vos  vies.  »  11s  hii  promireiit  avec  sermeut  de  faire  selou 
sa  parole.  Nestorius  s'approclia  et  s'agenouilla  eu  prieres  et  il  implora 
Notre-Seigneur  ä  qui  tout  est  facile.  z\ussitöt  une  source  d'eau  fut  donnee 

15  en  cet  endroit  et  eile  sanva  les  vies  en  danger.  II  recoiiduisit  les  captifs 
dans   leur  pays  et  renvova   les   pillards  en   pai.x,  sans  (pi'aunin  d'eu\  osat 

1.  I.e  pri;<i-iit  prodige  ligiire  /•".  ().,  l.\,  .".si-.i.  il;iii>  uiir  iiHluelidii  iüdL'|juiiU;uitf  di-  colle-ci.  —  '2.  Lu- 
culiuii  l'it'iiiientc  dans  le^  Apophlliegmi'>  :  in  inlcriaii  crcino.  —  :i.  xtvi-jvo;. 


p.  (ii:. 


284  111.  —  iilSrollih  DK  .XKSTüRIUS.  ;i7A 

vcn  »  I  „n  .\  )ooi  ojci  »\o  .)-»»^JLmi\)J  ^'^sAo  oiUci^)!  ^i.mjo  .oC^^^s^o  oi»  i ,.< 
.oil.iQ_^|l  ^1  m  IQ  .... 'v>;  ^  ..\  oCS.^^^  ooi;  .v£q^^o.^s.xdji  ou^tos  )ooi  V^^?  oöi 
.«^   3/    w>J^Sw^..aj    {.^oS.«  .oij..2ui^/;    Ki^-^j;  ^^^.^^sJ»   .otV-.j    ^-i  ....)oi   ),^Sji  ^/o 

f^O    ).^ifJL£QjL!^«        j^'f^OOl    ^^>^jli/o    .jfOiJ     ^^^1     ).i«>,l.Q,  *>    V.ÖI     It^il     ).A^0«     |o|0 

.\pr> » I  ..o  .  )  "'^N.  ^ot.AJolS«.AJ^  ^/  .)-».^ootV  '^aA'^  .  -  "^  -■  y^l  .^^KX 
V^.^   jooi    v>'«>  •^.^^^<f.JiO    )j'^\o  00    Q.1^   .sOO(J^   V^/    Ott-.»;    ^^    ow^  .  «.c>qLV> 

1.  oioM-:»^!.  A;   qSo^.äX  Jl.  —  :!.  t—  l-'^'»  ^-«».  H    —  :(.  |;a-»»\   A.   —   ',.    ^s;9ow    V.   —  ,",.  ^^'.'3 
A.  —  6.  Sic  B;  Olli.  A-  —  7.  o  siipra  lin.  et  ci'asuirj  A- 


efl'rayer  quelqu'un  des  captit's,  car  ils  craigiiaiLMit  heaucoup  Nestorius,  parce 
qu'ils  voyaient  quo  le  Seigneur  etait  avec  liii. 

14.  De  plus,  ('ommc  on  le  racoiilc,  il  rossuscita  im  iiiorl  du  tonibeau. 
Voici  coiniufiit  la  clios(>  arriva  :  Deux  marcliands  qui  voyagcaient  sur  \r 
fleuve,  vinrcnt  par  liasard  pour  passer  iu  nuit  dans  cette  ile.  Lorsquils 
eurent  partage  (Ic  fruit  de)  leui-  iiegoce,  Satan,  eu  Tun  deux,  fut  jaloux ;  il  so 
leva  duraiit  la  nuit  contre  son  compagnon,  \o  Ina,  lui  pril  son  gain  et  alla 
i\  Alexandric.  II  accusait  Jean  ',  celui  qui  gardait  la  cellule  de  Nestorius,  (el 
disait)  :  «  C'est  lui  qui  a  tud  mon  camarade  et  qui  a  pris  son  gain,  voilä  qiie 
le  cadavre  est  cncore  pres  de  son  habilation,  ear  je  n'ai  pas  ose  l'ensevelii 
de  crainte  qu'il  ne  me  tuiU  aussi ;  voilä  quo  le  corps  git  daus  les  roseaux 
qui  sont  pres  du  fleuve.  »  Le  pröl'el"  d'Alexandrie  s'emut  et  cnvoya  en  cct 
endroit  prös  de  ('incpiante  cavaliers  roinalns  pour  lui  aineuer  le  vieillaid 
♦  p.  Ü55.   Jean'.  Lorsqu'ils  arriverent  *  prös  de  sa  cellule,   deux  d'entre  cux,  lu)mmes 

sans  misericorde,  entrerent,  et  comnie  ils  le  l'aisaient  sortir  de  sa  demeure,    i5 
il  leur  dit  :   «  Qu'est-ce  que  cela  signifie,  scigneurs?  »  11  pensait  que  cela 
lui  arrivail  en  haine  de  Nestorius.  Ils  lui  direnl  avec  durete  :  «"  O  prol'anateur 

1.  Johnnnes.  —  2.  üitapxo;. 


In 


[175]  1.  -   ]A  LETTRE  A  COSME.  285 

y-^  ^«  oC^  V^/  .^öi  li^A.  <«^>-L^  ^^^  ^oiaXL..w£/o  ^oia„.l^«/o  .|..a^ij^  Kj/ 
jooi   |.:)ct_.  oo(o  -.Ijoi   JLiV^a.xD  l\..i>,-eo   Kj/    :)jl^  ^^^->^  w/  .  «cDa3«-Q->«   ^^ 

)~XX£>    K»«.-»i    ^iO    j,JS.jJ^    C>1Q.£L3/     ^^CXO    .voN._|/     ^^V^/j    ^iÖ    )j/     ^ö.^.■^    jJ; 

'   ^«  l-X-b>;    jjioi   fco/   ^j>a^oi^  .oöt   'vg>n%ft .;   oi\  i-io/o  .yOO|.:s   iooi    j^.^:^^« 
)oi   )j/o  .jioi^    ijlö  p.   j^■•^■^   '^oiJ    .och^Jl^o    )_2a^o    w2S>v   )jt^5    ^'^b.^io 

).a^/    ÖlOlbCLCDO    •JfJ^jL^S,     Aj  ir>Nrt  .  «M     v£Q.^io.^^^QJ^      0|',_3uO     ''^i^^l     •yO"'/     «XQ-»3/ 

»n « »°*  ^'^^<s;  OÖI  vV^  -.^^ISoii^)  ^Q.Jot  ^o  .q-.^IS..jl^ol^  ojäfc^  vOJcxo  .V^/« 
.s^oiä^ooJS^  ,_io  j-icuJi^-^J^  -^o  .ya..,^l  )K*.ia-\o  .oi»  '»\.^  ^X-oa  -.o»!^ 
)->-.  Kwoöi   j.j/  V-^^  j^tJ^»^  .ötlS^'l^ja^  V-^  l^^öJ^    ^    -l-)-^  K-ooi   jJ    |;o(j 

1.  Sic  B:   «^oaa>;iiJi  A.  —  ■_'     t.^a^u;i:^«^  A.  —  ;\_   ^r£a^;x^»\  A. 


de  tes  clieveux  Llancs!  tu  es  en  ombuscade  daiis  le  mniiasterc  et  In  mets 
ä  moil  le  juste  eu  secret'.  «  Ils  remmr'iiereiit  rl  Ic  mireiit  a  oüte  du  cadavre, 
et  Tun  des  chefs  lui  dit  :  «  O  Arne  mauditel  c'est  toi  ([ui  as  fait  cela  .'  » 
Et  il  jui'ait  (eu  disaul)  :  «  Je  ne  sais  pas  ce  quo  vous  dites.  »  Alors  ils  tiiereut 

^  le  cadavre  des  Jones  sous  lesquels  il  elait  eaclie,  et  ce  elief"  lui  dil  :  u  Crois- 
tu,  mainteuaut  que  tes  yeux  voient,  ou  bieu  persistes-tu  eucore  daus  tuu 
impudenee?  »  Lorsque  Jeau  '  vit  ce  dout  il  s'agissait,  il  dit  a  ce  cliel"  :  «  Je 
suis  douc  responsable,  seigiieur,  du  saug  du  rnort,  mais,  paree  que  le  tenips 
est  mauvais  et  que  la  chaieur  brüle,   entrons  daus  le  nmnastere  jusqu'ä  ce 

1"  que  la  temperature  de  midi  se  refroidisse.  Voila  que  je  suis  eutre  vos  raains, 
faites-moi  ce  qui  paraitra  bon  ä  vos  yeux.  »  Ils  le  crureut  parce  qu'ils 
souffraieut  aussi,  et  ils  eiitrereut  daus  le  muiiaslere  eu  portaut  le  mort. 
Jeau'leur  deniaiida  de  nieltre  le  cadavre  sur  le  tombeau  di-  Ncstorius,  et 
ils  le  placerent  oü  il  le  disait,  puis  ils  s'assirent  pour  manger.  Tandis  qu'ils 

lä  mangeaient,  Notre-Seigueur ,  ä  qui  tout  est  facile,  visita  son  serviteur, 
ressuscita  le  mort  et  delivra  Fopprime  (de  la  maiui  de  ses  oppresseurs.  Je 
n'en  ai  pas  ete  temoin  oculaire,  car  je  Tai  euteudu  dire.  Mais  j'ai  6te  temoiu 
oculaire  du  reste. 

1.  CS.  Pi-(jV.,  XXIII.  'JS.  —  '_'.  Si/.afy/>;.  «  flii'f  de  dix  lionimcs  ».  —  :!.  Jnlniiiiics. 


p.  «jt; 


286  111.   -   Hl^ldlilK  IJH  .NKSTOKIL  S.  ITr, 

•  .^Ici  ».m,..\   ^JL^^o/   joi  -.^^oi  j^^V^Lj»   K.ca:)CO(  Kj/«   ^i   \^o{    .oöt   j^i^ 

vpa-s   ^N.--3   ov^oo    Kj/    »-*.^o    ^o.«^-.     ^ooto  .)^a^«    (jaJLO-s       yl,_^|J 


"ooi  A 


15.  Nous  ne  voulions  pas  que  ces  choses  fussent  connues,  parce  qu'il 
n'y  avait  porsoniK»  qui  pensät  ä  cet  homme ;  mais  maialenant  quo  tu  t'en- 
quiers  de  ces  choses,  voilä  que  iious  avons  annonce  ä  ta  saintete  une  partie 
de  ce  qui  est  arrivc.  Bien  que  lu  parole  soit  impuissantc  a  raconler  les  choses  ■■ 
telles  qu'elles  sont,  cependant,  ä  cause  de  ta  precieuse  pri^re  et  d'Eutychfes 
porteur  de  ta  lettre,  nous  avons  ecrit  ä  ta  saintete  une  partie  de  ce  que 
nous  avons  vu  et  entcndu;  d'abord  pour  repondre  i\  Finstance  de  ta  demande, 
et  ensuile  parce  que  de  telles  choses  nous  sont  precieuses  aussi,  lorsque 
♦  p.  G5f,.  nous  les  consignons  dans  notre  lettre  *  par  la  regle  de  ramitie.  Sois  et  roste  lo 
en  itonne  sante,  ainsi  que  toute  ta  maison,  dans  Notre-Seigneur.  Amen. 

/•"///    de    In    li'llrc. 


II 

SLIHA  DE  MANSOUKYA 

HYMNK  SUH  LKS  DOCTEURS  GREGS 


INTRODUGTION 

Sliba,  fils  de  David,  vlvait  dans  la  premiere  moitie  du  xvi"  siede, 
conime  M'"  AddaT  Seher  Ta  montre  d'apres  la  date  de  plu:^ieurs  de 
ses  poesies,  Revue  de  l' Orient  cJireticn,  t.  XI  (19ü6),  p.  -30.  II  etait 
de  la  ville  de  Mansourya,  pres  de  la  ville  de  Djezireh  '. 

Noiis  tiditons  son  hymiie  sur  les  docteurs  grecs  d'apres  le  manus- 
crit  du  British  Museum  Oi-.  7460  (A),  fol.  ''18'",  et  les  deux  nianuscrits 
de  IJerliu  Or.  lol.  019  (B),  fol.  87^',  et  Sarlum  3:^,0  (C),  Toi.  IV. 
Gette  piece  fig'ure  dans  le  plus  grand  nombre  des  exeinplaires  du 
livre  d'oflices  uomme  W  arda '. 

1.  La  pusiUcin  «.'xacle  de  Maiisuuna  nuu>i  e>\  ildiiiiOe  ilaii>  le  coloplion  du  m>.  add.  l'.iT.'i  de  Caia- 
bi'idge.  ecril  eii  Htm  : 

.^fcX:3i     1— »0/     ^^    dvIS-./o     .It^^^i    |LJk^    t:^    ^i^i.   .^^^JALo    l_iU^    liovJ    NXoj    ;^fr)    ^.^Kv    ^^    )  ^i  ^o   [  "^^^  ^"    [_i(i-.XD» 

i'ollinif  rcril  Jiiir  le  /irr/rr  .liisc/ili.  /ils  (In  prctrc  dcfuiil  Ddriil.  /ils  du  rris  [rlirf)  Hiinii  du  rilliii^c 
lieni  de  Muiisouiijali.  Iiiiti  sur  ia  rirc  du  Tigrc.  au-dcssus  de  (ioznii/i  /.iihduilti.  cl  il  est  ■iur  la  laulc 
df  f'hrtil,  dans  le  i'oisüiage  des  deuj'  illusires  monasirres  de  Mar  Alia  et  de  Mar  Jena. 

De  i'i;  village  ölait  uriginaiir  le  jaeobile  Basüe.  iiiaplirioii  de  I'i'sl,  >unii.pii]iiie  '-^s^  >=^.  cl'.  ms.  de 
Cambridge,  add.  2887.  fid.  5:i  a. 

'2.  ]\ls.  iii-'j",  sur  papicr,  eciilure  ni'slürienue,  J.Ml  rralllcls,  du  .wir  au  xvili'  siecle.  Ce  uiaiiusi'i'il, 
iueouipicl  au  couiuicnccmeul  rl  a  la  liu,  routient  les  liyiuues  de  Georges  Warila:  iious  avous  uule  : 
lol.  8,  sur  les  prophetes;  Idl.  11.  sur  la  Xalivlle  de  la  Sainle  Vierge:  t'ul.  32,  sur  la  Nativitii  du  Cliiisl; 
lol.  'lü,  sur  Pierre  el  Paul,  etc.  Le  papier  a  noirci,  rencre  rouge  a  souveul  disparu. 

3.  51s.  d(>  'J'iS  feiMÜels,  .sur  papici',  reliure  orieidale.  Du  fol.  117  au  l'ol.  l"i2,  loutes  Irs  ]iages  porleu't 
Uli  Irou  Oll  le  pafjjer  srmblc  s'etre  erevasse  el  etre  luudii'  eii  puu~sieri\  iMi  a  eumlile  ees  Irnus  avi'e 
du  papier  sur  leciuel  ou  a  raccorde  les  mids.  Li'  titrc  du  ms.,  f(]|.  1'.  osl  :  h  Li'  livri'  drs  llsi^joi.  iliyniues) 
de  Warda.  »  1\  a  ele  leriiiiiie  le  l'.l  iiiai'>  ITl.'i  au  village  de  lirrlieiiil  (>J-=i'l  dans  li'  pays  dr  Targahour 
(ioov.^U). 

4.  Ms.  de  232  feuillets.  sur  papier.  du  .w  au  xvr  sieeli'.  eerit  par  Sabii.Mi'.  i'vi''(|iie  de  Hasan  Kel 
el  Arzoun  (sJsmN  liWo  lioo-i  ßoomS;  Ma»..;aÄ>).  Le  uianuscril  seuible  avoir  ele  mouiUe.  Jl  y  a  des 
taclies  et  des  mots  uses  le  long  des  luarges  iiiterieiires ;  qiielipies  pages  semldeiil  avoir  ete  collöes 
enscmble,  par  exemple  128,  l'.i'i.  Pour  la  descripliou  i'l  \r  coideiiu  de  res  (lc'u.\  deriiiers  mauuscrlts, 
voir  le  ealalogue  des  manuscrits  syriacpies  de  Herliii. 

■1.  Le  ms.  add.   1<J80  de  Cambridge,  ecril  eu  1723,  rciilermi',  l'ol.  208',  la  ciuiimi'mni  .-umiu  des  doeleurs 
p.\Tn.  OU.  —  T.  xiir.  —  F.  2.  ly 


288  INTRODrCTlON.  [178] 

W  Scher  a  edite  deux  opuscules  de  Sliba.  Le  premier  raconte 
la  destruction  de  Djözireh  Gozarta)  et  des  villages  environiiants, 
diirant  los  annees  1510  ä  4Ö13,  par  les  Persans,  les  Kurdes  et  les 
roitelels  des  environs,  avec  la  finale  accoutumee  en  Orient  :  «  La 
ville  fut  brülee.  Musulnians,  Syriens,  Juil's  qui  avaient  echappe  au 
carnage,  furent  eminenes  en  captivite  « ;  le  secoiul  opuscule  est 
riiistoire  de  Khczmo,  martyrise  par  les  Musulmans  en  152-j.  Join/ial 
asiatique,  X"^  serie,  t.  XV  (1940),  p.  423-127.  Un  poeme  de  Sliba 
conserve  dans  un  manuscrit  de  l'eglise  d'Allvosche  porte  en  marge 
vcrs  le  niilieu  :  «  L'auleur  a  compose  son  poeme  depuis  le  commence- 
inent  jusqu'ici  en  Fan  482''i  des  Grecs  4ol?>)  et,  depuis  icijusqu'ä  la  fin, 
en  4812  (lu34;'  ».  Sliba  a  oncore  ecrit  quelques  poenies  sur  la  peni- 
tence,  sur  la  croix,  sur  les  defunts,  cf.  Revue  de  VOrient  chretien, 
t.  XI  (4906),  p.  30  et  Journal  asiatique,  X"  serie,  t.  X  (4907),  manus- 
crlts  de  Diarbekir  n-  40,  79  a  84,  88,  90,  94,  95,  4  12. 

L'hymne  sur  les  docteurs  grecs  nous  a  paru  interessante  parce 
qu'elle  est  une  versification  de  la  legende  de  Nestorius  editee  par 
M.  Maurice  Briere  dans  la  Revue  de  l'Orient  chretien,  t.  XV  (1940 
p.  4-25 ■.  Nous  y  verrons  un  resume  de  l'histoire  de  Nestorius  editee 
P.  f)..  IX,  fasc.  5,  et  surtout  un  specimen  de  la  metrique  syriaque. 
La  slroplie  (t^a)  comprend  qualre  vers  qui  se  terminent  tous  quatre 
sur  la  meme  assonance  (rime);  cliaque  vers  a  sept  pieds';  deux  vers 
lorment  un  edifice  [\t^).  Pour  aider  le  lecteur,  nous  ajoutons  les  voyelles 
iacobites  qui  ne  correspondent  pas  toujours  exactement  aux  voyelles 
orientales  (nestoriennes),  niais  qui  aideront  a  saisir  la  niesure  et  la 
rime. 

F.  Nau. 

grecs;  fol.  ülU',  une  lijinne  Ue  Bubai  sur  le  mtime  sujet;  lol.  'J'iO'-Sari,  riivuiiio  ilo  Sliba  do  Mausourva 
fol.  236',  la  coinmcmoraison  des  doclcurs  Syriens  —  Le  ms.  add.  1982  de  Cambridge,  i^crit  en  1697, 
renferme  aussi,  fol.  'i6,  les  docteurs  grecs;  fol.  'i8,  l'hymne  de  Sliba  sur  le  m6me  sujel;  fol.  56,  les 
docteurs  Syriens.  Le  ms.  syriaque  n"  184  du  Valican  conlenait  lliymne  de  Sliba  sur  les  docteurs 
grecs,  mais  ses  onze  feuillels  furent  arraclies  (npres  le  fol.  VJ)  Sans  duale  |iar  Jose|)li  l",  patriarclie 
chaldeen,  d'aprös  .\ssiJmani,  Culnlogue,  t.  IIl,  p.  389. 

1.  Ces  faits  onl  permis  ä  M«'  Scher  de  fixer  la  dale  e.vacte  de  .Sliba  qu'.Vss6niani  (Bibl.  Or.,  III.  i,  46:ti 
plaeait  a  tort  sous  Timothöe  le  Grand  (78ü-823).  Le  Pore  Cardahi,  Über  thesauri,  Homo,  1875,  p.  57. 
admetlail  la  dale  donn6e  par  Assemani. 

2.  .loari  bar  I'enkayi^,  qui  licrivait  a  la  fin  du  vil"  siecle,  e.xpose  aussi  l'histoire  du  concile  d'lOphese 
comme  la  fait  Barliadbesabba,  mais  nous  n'en  connaissons  encore  quc  le  resume  donne  par  M='  Scbci-, 
Journal  usiati(/ite,  X"  sC*rie,  t.  X,  1907,  p.  17;t-'i. 

3.  ExceplO  les  qualre  promiöres  stropln-^  <>ii  !'■<  ver~  mil  s.'pl  el  liuil  picds. 


|.jL^tluO    V-=>       M"-"^?      yxJjuO       CX~2i^M        )_X.)Q.<     puaJXCbO;     ppOM      ily-^l 

.'■'jiL^^o  Uä;  ^-j  p^i^o  .jiLXi:  -oioM  v-^  Mi' 


fül.  ]•> 


10 


♦jlooi. ^jJ    «.Ji M._io   ^Jio  Jlo \   .'•Hl'.    l\-^\s—£o\i 

1.  |^•Ja^    oot    li.  —  ■_'.   viiSi?   A-  —  :J.    ('.   :idil.  Ut:^-v>  |jovS-   —  'i.  AB  Olli ►•Ol   W^D  ;=.   —  ,-,.  ^as/i 

^■•»o  (_;.  —  ü.  B  adJ.  Ua^  lia->i,so,  |jV3o,=  l;-M|^Mo•  —  C.  ■  (I.  «Äi.ia^mjj  vm^la..  Ce  ihmI.  eii  pailie 
gi'atte.  e<l  eiicore  rtcril  au  bas  de  lu  pai,'i'.  —  7.  "«-"^-^  ('.  leri  iDiiye).  —  8.  '^o'.  B,  —  '.i.  o  siipra  lin. 
rec.  manu  B.  —  li>.   laava  C.  —    II.  •^°y^  A.  —  i'J.  l»--  0. 


Aiitre  (hijmne)  en  »iriiioire  des  doctciirs  j/recs,  mmposci'  pur  Ic  pretrc  Snlilia 
[Sliba),  /ils  du  jin'ln-  Durid,  fils  du  jin-trc  Mi-ijl)!-!,  du  vilhujc  bciii.  de  Munson- 
ryali,  qul  est  dans  Ic  juiijs  de  Cczirtü;  il  l'a  minposce  d'apii-s  l'histuire  de  Mar 
Nestor  ius. 

Sur  :  lyon  (eO)  /«/.■  'oubd.  *  Nous  dirons  :  6  vous  qui  scrutez  lo  doo'iin^  et  . 
ijui  (Hudiez  la  l'oi  —  la(|uellu  comprond  en  verile  uiie  uature  eu  trois  subs- 
tances,  car  le  Pere  est  la  cansf'  et  ceiix  ([uii  a  caiises  soiit  TEsprit  et  le 
^'eI•l)e  qui  a  repose  dans  Ic  sein  de  la  Vierge,  ipii  a  jn-is  corps  en  eile  sans 
rapports  (conjuganx)  et  qui  est  ne  sans  nielange,  en  deux  naliues  sans 
0  confusion,  et  de  menie  en  snbstance,  en  une  personne  ( irpo^üj-ov)  de  l'assonip- 
tion,  une  personne  qui  s'approprie  les  deux  natures  —  vcnez,  ecoutez  et 
entendez  riiistoire,  pleine  de  tiistcsse  et  de  tous  geniissenicnts,  de  ce  qui 
a  cte    fail  avec   asluce  par   Ics  llieopaschiles.   —   l^eonlcz,   *'>   lidninies    siu- 


C  (n\.  ir,. 


290 


ni.  —  HISTOIRE  DF  NF.STORTUS. 


[1801 


♦  B  lol.  S8. 


•    A    Inl. 

'i'.i  r". 


•:•  yOCH-kÄid,^»  )ooi  ^c^>   jJo 


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..ti 


j^al    ^i^^.jn  ^  fnt    v^',.JM 


.) ^— ^;jl?  |.-A^o  ),  4  -^   i    •> 

.),n  ig»    "^tN    vj^qji^    o)-m 
.) Of. cDo  )    ■    -""^    '   nX  n/o 

.  ^>.V>0     pO|.a^    yOOi^    OtO^x 
)       -• S)      Q ^ih-O     ]]\—^ — ^o 

.^<lcpVa3  ^^o  o^  OOOI  Q^'t^ 
.^•l^SC^^^^  ^^o  '.^o1q-»*1   oÖo»  q.^— o 

.)  ltC>\>    y-r^^-flO;     jif^^Ö     OOIO 

.yOO|.«-i)a-^  ^-io      >ö.j  jJ 
.'•yOCH-^-ia^  ^  '"'iSs-J;    ^o 
.)-Ioij  vQ-s/    ^-*;    a_Joi 


1.  Les  deux  vers  pröcedents  figurenl  cn  niargc  du  ms.  dr  Kaiila  ol  Diiiina  de  M«'  Gialliii.  i-f. 
Revut'  de  l'Oricnt  chretien.  l.  XVI,  1911,  p.  202.  —  2.  -woCv-t^  .\.  —  3.  Ijä.o«3  Mss.—  4.  li:»l^* 
H.  —    :>.   1)   iiilervertit    le?    deux  veis  precedculs.   —  6.   C   hane   ees  deu.x  niol?  et  mel  cn   niaii,'e 


dieux  (cyoAacTixoi),  co  qu'onl    l'ait  les  liereliqiios  coiilrc  lo  pur  cl  Ic  ilu'r  des 
•  11  i"i-'*s.  justes,  et  rillustrc  pariui  ious  '  les  vaillants. 

Voyez  (ces  geiis)  dignes  de  Idul  Idurmeiit,  comment  ils  onl  persecute  le 
jusle  et  ont  inlroduit  la  fraude  et  le  scliisine  dans  reconomie  salvalrice. 
Voyez  les  pretres  rebelles,  qui  ont  doiuie  des  satisfactions  aux  Salaiis  et  onl 
oll'ert  des  sacrificea  aux  denions  dans  l'espoir  de  vainere  le  elief  des  liommes 
illustres.  Ils  l'avaient  assiege  de  l()Ut(>s  les  ruses,  ils  lui  avaicnl  cach6  tous 
les  pie"'es,  ils  avaient  creuse  sous  lui  tmis  les  soulerrains  el  ils  avaienl 
ouvert  toules  les  l'osses.  i\)ur  lui ,  —  coninie  une  tour  solidenient  foudöe  cl 
comme  un  mur  qui  soutient  les  conslrnetions,  dont  les  maisons  (5ö[/.oc)  sout 
posecs  par  lartiste  sur  le  fondement  du  üls  de  la  colombe,  —  il  ne  s'ennit 
pas  "de  leurs  tyrannies  (TÜpawo;),  ne  fut  pas  elTrayä  par  leurs  assauls,  ne 
craio-nit  pas  leurs  inenaces,  et  ne  s'associa  pas  a  leurs  blasphemes.  C'est 
notre  pere  glorieux,  le  chcf  de  tous  les  sublimes,  qui  lil  de  son  änie  uu 
temple  au  Seigneur,  Mar  Ne.slorius   le  Grec'. 

1.  Le  ms.  C  (de  Heiliii)  gralle  Neslorlus  el  le   remplaee  par  .li-aii  (Chrysoslonie?).  iei  el  plus  liaul. 


181 


2.  —  IIYMXl 


.). JOI   V-N-JP;    )l-f.:»0;l 


.) iL^La»  3/   0001  l-aJL^ 


Ok. 


DK  SIJI'.A.  291 

.vi»aS.o'\fo)..a    jooi  vJ^^U/o 
.v£D0i6t)l   ).— .^ lio«.^ 

•  poij    ).-JOi   jooi  ^^oioJSs«!/ 

.) I;^   00t   I  I  4  \a-fc-^ 

.s.ä.iid^   o(^   )ooi  ^^K^äo 


1.  Sic  li.  U^*'»N^'   AC.  —   :;.    V'<^  c 


■f.  Sic  n.  Ui<"o'   \(;. 


Cct  Olli  etail  du  ]>avs  de  Gri'ninnirir,  de  I.1  villc  (|ui  est  appelro  Mar'as  on 
laiigiie  syriaque',  et  il  l'iit  elcvtl  dans  lew  ecoles  [ay'jKig),  devant  ee  coii- 
teinplatif  (O^wpoTix/j;)  docleiir  'rhäxhirr,  l'interpreti'  du  1'e.stamenl  (r^iaO-zii'.r,  1. 
II  nous  Faul   rapporter  eii  peu  de  mots  les  prodiges  <pic  lil  ccliii-lä,  Tlinidore 

■'  l'iiiterprete,  mailre  du  juste  ycslnrius.  Cd  liomiin'  ri'iiiai'(|iial)le  ('lait  du  pays 
meme  de  Si/i'ir.  de  pres  de  la  ville  d'Aulioi'lir,  lÜs  de  princes  illustres".  Ses 
parents  etaient  des  houinies  eonuus,  ds  etaieut  paieus  t4  nuhiie  mauvais,  et 
ils  le  conduisirenl,  daus  leur  ignorauce,  ä  l'eccde  des  elioses  iui|uircs  et 
fctides.  Durant  quirize  ans,  apres  qu'il  Tut  devenu  jeuue  liouinic.  il  fut  iiistruit 

1"  dans  la  scieuee  paienne  des  livres  remplis  de  futilites.  II  les  etudia  eu  ple- 
nitude,  s'v  iustruisit  au  possiMe,  les  niedila  eu  sullisauc(^  i'l.  y  appril  Telo- 
quenee  (p-fiTwp).    La  pensee  lui  viul  eusuite  et  le  dt'sir  ua(piit   daus  soii  c(eur 

C'est  ce  qui  a  lait  trciirc  quc  la  pivxcnk'  rcdacliDii  iM.iil  lailn  ,<  irapi,',  l'lii-lniir  ilr  .Icin  lur  rmkayc)  ». 
Cf.  P.  ().,  IX,  p.  501.  G'ost  ino.xacl.  Um  sfM'ibe  a  seuleiuciil,  vüiilu  cloinaiipicr  la  piiM-r  i'iilii'i'c  d  reni- 
placer  «  Npstoriiis  »  par  «  .Tean  (niiryscislniiic)  »,  aiitre  «  (Incleur  nn'r  •'. 

1.  G'esl  la  ti-aditidii  coimi ,  ,r.   /'.  (i  .    Vlll,    ic.i-lr.a :  inai>   Nr>l(iriiis  M-iiihli-  diiv  «   (pi'ü  csl  m; 

et  qu'il  a  gi-andi  a  Aiitioclie  >•,  /'.  ()..  I.\,  .j2i;,  cI.  ji.  :,\:.  —  2.  CA.  /'.  it.,  l.X,  .'iii'!. 


292  III.  —  IlISTOll^I' 


*  A  fol. 
'1!)  \°. 


C  Pol.  in. 


•  yO- 


j/    >&;o/   oitsj^^  sd/o 


.1— 


,..0         1      ^     „        -1 


DK  XESTORIUS.  [182] 

.)K^9   ^01^  jooi    tO/   )f^; 

.OlK-^^-ii..\     ^ÖlO^Oll     yQ-iÖl 


'  A  lol 
'i!l  V".' 


de  s'approclier  anssi  dv.  l'l']!;lise,  et  de  mediter  sur  tous  (ses)  Berits  et  livres. 
II  y  avait  en  ce  Heu  im  monastere,  ä  c6te  de  la  ville  dWntiocIic,  oü  il  y  avait 
des  liommes  adinirahlos  laisant  des  prodiges  et  des  signes.  II  sc  leva  aussit(>l 
et  alla  pres  d'cux,  il  leur  cn  indiqua  aussi  la  cause,  il  les  supplia  encore, 
et  il  leur  demanda  de  lui  j)crmeltrc  de  demcurer  pres  d'eux.  lls  remircnt  sa  :. 
demande  a  iiiie  aiinr'c'  '  et  uagreerent  pas  sa  iiMjin'tc.  d'ahord  ä  cause  di' 
ses  concitoyens,  ensuite  pour  l'rprouver.  IIs  repondiiciil  v\  dirout  an  hicii- 
:  fui.  11,.  heureux  :  «  Nous  u'avons  pas  la  coulunu>  *  de  dcpasser  le  uombre  aiiqucl 
uous  sonimes  aujnurd'liui.  «  Lorsiju'ils  vireut  que  (cet  honimc)  comlde  d(> 
gräce  u'abaudounait  pas  sun  desir,  ils  le  rerurent  avec  grande  joie  i't  liii  n 
donuörent  Tordination  sacerdolale.  II  dcmoura  la  vingt  et  uu  ans,  comnie  ou 
l'ecrit  i\  son  sujet,  s'iustriiisaiil  daus  tous  les  livres,  et  leur  laisant  des  com- 
mentaires.  Le  peuplc  niauvais  et  6gare  des  malhcureux  MarrdoDtcus  toniha 
dans  Teuvie;  ils  diseut  (|ue  le  Saint-Ksprit  est  une  erealurc",  (pi'il  a  iMe  fail 


1.  er.  /'.  ').,  IX,  505. 


■2.  Cf.  /'.  <>..  IX, 


10 


[m]  2.  -  nYMNi 

.)_LlV^o    ^^a^   Q^a^ilfl/o 

■jlo— 1^    n  ■••>  ^-.'\    'i  n  Vi   jJ; 

'     1     •.  .     •      '     w      ~        ■<  V 


•:•)) iCL_^    j-JL-i-Jo,  .n  V)i 


DK  SLIBA.  293 

.)la %  »  tJi  v^i;   |.-i.,Ov^ 

.).JLoi   a>x^  ),.^I12^^^    OOU>   OIJSO 

.) IOI-3   «A'  |.3a  n  m  °il 

.]ioC=>l  a -^  «   ..i/o 


A  lol. 
r.O  r". 


1.  ImSo^l-VN  Li.  _  -j.  ^0=;  I!.  —  ;i.  ow^  ooL  H,  —  ',.   Sic  B.  t->%,oj  A(.:.  —  5.  Sic  I;.  ^6-^aco3w.vi-V 


AC. 


rl  ([u'il  liest  pas  etcriiel.  Ils  causereiit  uii  yraiid  luniullc,  ils  excitrri'iit,  iles 
troubles  et  des  controverses  contre  le  peuple  chrelii'u  et  coiitre  les  ortho- 
doxes tils  du  lit  miptial.  Le  saiiit  parti  repoiidit  et  dit  a  cc  peuple  agilT'  : 
«  Nous  aN'ous  clicz  iious  un  pretre  qui  discutera  avec  nuus.  »  Alois  les  lils  de 

5  l'erreur  s'ecrierent  :  «  Nous  n'admettons  pas  en  justice  que  celui  qui  possede 
le  degre  du  sacerdoce  dispute  avec  les  Peres.  »  (lette  iiuit  uieuii\  les 
hommes  probes  se  levereut  et  lireut  de  ce  chef"  des  docteurs  uii  eveipic,  elu't 
des  pretres,  contre  les  Macedoniens.  Au  matiu  de  cc  jour,  ils  le  lireut 
asseoir  sur  uu  siege  eleve  et  il  disputa  coutre   ee  dogme  ('Wyaa)  iiupur  des 

10  Macrdonieiis.  II  cumbattit  vaillammcut  avec  eux  et  il  les  vainquit  promptenieut ; 
il  les  fit  bieutöt  rougir  et  ils  s'enl'uyaient  vaincus'.  l^es  P('t(^s  n-ilecliireiit  et 
donnerent  uu  Iroupeau  ä  notre  pere,  ä  savoir  la  villc  dr  Miipsufsh'  ipii  etait 
pleine  de  toute  erreur.  Lorsque  'llirodurc  arriva  '  a  Mopstic.sir,  il  vit  (jut!  loute 


\  lol. 
üU   i". 


1.  \"oii'  le   i-cstiiiiL'  de  ccllc  dis|)uLc,  /'.  ().,  IX,  fi:!."i  ;i  r,ül. 


U  fol.  89. 


294  III.  —  IIISTniHl-:  DK  M-sT<>r,irs 


I8'i 


♦  ) loi  jjoil  of— ;   ^JbO 

♦liot L-v>  ■  .otJ^  ^V-oi/ 

1.  >..oio»>.^)j  B. 


.)N 3»    )la.«..\  l   W.OI  ^io 


oo<\'\\    jooio 


Jlo) io.^   c*Ii>^  a-....N.Ao 

.jKx^^^  ^oila  öi^  ^j   jooi  to/ 


cctte  Ibulc.  (ö'yVj;)  absolument  (äTC>>w;)  lionoriiit  le  dciiion  cnu'l  Moiisiis  ' .  Notre 
it  iiii.  Sil.  pöre  eufla  pensee  de  ramener  toiilc  la  ville  de  cette  grande  erreur  a  la  verit6 
de  la  foi.  Alors  tous  (>ureiit  la  pensee  et  direni  :  «  Levons-nous  cn  häte, 
avant  qu'il  ne  noiis  fasse  honorer  la  oroix,  pour  lui  faire  adorer  le  dcmon 
Mopsiis.  1)  Et,  I(^  peuplc  rebelle  pril  riiiiage  du  malfaisaut  iUo/).v«.v  et  il  alla  ä  cöle 
de  Fautel  et  il  le  caclia  dans  le  mur  de  l'autel.  Lorsque  notre  pere  glorieux 
entrait  dans  l'eglise  de  Mopsnesli'  [lour  se  prosteincr  devant  ia  croix  vivantc. 
il  vit  que  la  iiiiiraillc  sc  fendail.  Et  la  ]i('litr  iddlr  en  sortit  et  eile  t(iiid)a 
devaiil  le  hienlieureux.  Les  soldats  de  Satan  furenl  saisis  de  craiiite,  apres 
qn'ils  eurent  vu  ce  predige.  Ceux  qui  avaieiit  fait  cette  action  vinrent  et  con- 
fesserent  cette  i'olie;  ils  depouillerent  toute  inipurcte  et  rcgurent  le  signe  du 
bapteme. 

II  y  avail   dans  cctte  ville  un  juif  clief  de  la  syiiagoguc;  qiiaiid  il  \il  ce 
prodige,  il   s'approclia  de  la  loi  '■.    II  adiiiirait  sa  doctriue  et  il  lui  diinand;'. 


I.  er.  /•.  II..  IX.  .jHs. 


2.  Ihiil. 


[185] 


♦  Ol X    -t-io/     pk_iO    ^A^OJC 


2.  —  IIYMNK  DK  SLIÜA.  205 


♦  ^k__2i^    |_j7    vSlo   >   Vi    |j>")._so 
.o>l.)— ^-5    )ooi     VI  m-aK-^o 

•lii  iio  'ji|. %  j^^ 

.jiN «..io   )~»)_D  l^'ot  boj 

♦oii., :>o!.^/  jJo  ■-  ■  ""■  -'  »/t 


•Ol. — ^otl  '^^.J.^Suä   \0~^l  0010 
.oj.1^    t-io/o  )»JO(-aJ^  ),Loo 

„    »  .  j       .1  1  1  "  1 

.ya-a.rff^)(o  ooi     |ooi  ya.oo 
.yOO(.^a.:».  o-xoaj   j^JL...^  )_£^o 
.jiö ^^  )— 'j-^  t~^^<^ 

.jiL. 


-bo  OOI  OML.^  sn  °i  lo 


A   Inl. 
.Ml  \". 


c  lul.  n 


1.  KN  L;,  —  J.  "^UtJ  LI.  —  :;.  ^U  A.  —  'i.  Om.  D.  —  ü.  te^*  UW3  u. 


instamment  de  Ic  bapfiser;  et  iiotre  pero  le  fit  im  peii  attuiidre  et  il  lui  dit 
ces  paroles  :  «  Lors{jue  je  te  verrai  fernie,  je  te  baptiserai,  je  te  ferai  entrer 
ä  reglise  et  je  te  ferai  participer  aiix  mvsteres.  »  Et  tous  les  jours  il  venait 
pres  de  lui  et  il  se  coniplaisait  ä  le  voir;  il  ailiiiirait  sa  scicnce  et  il  etait 
enflamme  de  son  amour.  Apres  quelques  jours,  Hieodore  attendit  qu'il  vinl 
et  il  ne  viutpas;  il  eii  tlf  domauder  *  la  cause  et  il  apprit  que  la  niort  l'avait 
enleve.  Ce  juste  excellent  fut  rempli  d'une  amere  douleur,  ä  cause  de  la  niort 
de  cet  homme,  et  il  s'informa  de  son  tombeau.  II  appela  le  pretre  et  il  lui  dit  : 
(1  *  Le  Christ  me  reclaim-ra  cel  liomuie  aujour  d('  sa  venue,  parce  (|u'il  me  l'a 
demande  et  que  je  ue  Tai  pas  baptise.  »  Et  il  se  leva  avec  rarcliidiacre,  et 
ils  allerent  tous  deux  pres  du  tombeau,  eu  ne  prenant  avec  eux  (jue  de  Tcau 
simple,  et  les  (saints)  mysteres  et  l'huile  dans  leurs  malus.  Le  juste  fit  uiic 
priere  et  le  sepulchre  s'ouvrit  a  cotte  lieure,  et  le  niort  eu  sorlit  au  bout  de 
trois  jours.   Et  apres  (piil  l'eut  rcssuscile,  il  piit  riiuilc  sainte  et  il  le  sigua, 


A  fol. 

."ill  V   . 


i;  loi.  i: 


290  111.  -  IIISTOIRK  DK  \ESTOiUUS.  [186] 

.«HioAio  )^;ai>i    l-loo  '■'^i»^  .ouicüiis/j    ^..j    ;ts_^  ^o 

1.  \L\L  ij.  _  2.  >-^.i.  AC.  —  ;i.  oi  A.  —  '1.  (1.  ^  ^l)  f^^i,  B.  —  T),  Hp>o^  B.  —  0.  Les  Irois  vcrs 
prcTifideiits  !-onl  ciles  en  iiiargc  du  IDS.  de  Kiilila  cl  HiiuiKi  dt-  M^'  (Walliii.  tl.  Hcriif  <lc  t'Orienl  tlin'- 
lien,  I.  XVI  (1911).  p.  203.  —  7.  B  add.  et  eiadil  cns- 


il  sanctilia  eiicore  leau  et  il  Ic  baplisa';  il  Ic  lil  parliciper  aux  niysteros 
adorablcs.  Alors  Ic  sainl  Iiii  demanda  :  «  Que  desires-tu,  u  hoiiiine?  Ou  dv 
reposer  ici  on  de  revciiir  au  inonde  de  fatigue?  »  L"(lionime)  etomiant  repoiidit 
et  dit  :  «  II  mc  |)lait  de  dotneiirer'  ici.  »  l']t  cnsuiti'  il  I  einbrassa  et  lui  doniia 
la  paix,  et  il  cnsevelil  ce  baplise  (et)  signe.  ()  boriune  prodigieux!  ö  tbaii- 
maturge !  Oiie  ta  priere  soit,  pour  les  Eglises,  un  nmr  ä  lout  iiourc. 

Noiis  avons  racontö  cela  cn  pcu  de  mots  et  iioiis  lavous  consigiie  cu 
quelques  lignes,  d'apres  l'histoire  de  riioninie  prodigieux,  interprete  du 
Nouveau  et  de  rAncicn  (Testament).  C'est  le  pr6cepteur  de  Mar  Ncstorius,  son 
niaitrc,  son  sophiste,  son  instructeur,  son  pedagogue  et  son  clief.  (Nestorius) 
(Hait  diacre  de  Fdglise  de  la  oi5lebre  ville  (VAntiochc'-;  il  abondait  en  toutes 
connaissances  et  il  etait  rempli  de  toutes  sciences.  A  cette  epoque  mourait  le 
A  loi.    sccond  catholique  *  (apres)  Mar  Jean  le  bicnlieureux,  ([ui  avait  ctc  cliasse  de 

1.  Les  plirases  .>iuivaiilcs  manquenl  /-".  0.,  IX,   509,  iiiais  flgurcnl  daiis  la   Legende  de  S'esloriiis. 
Ilevue  de  iürient  vhrelien,  l.  XV  (1910),  p.  IS.  —  2.  Cf.  /'.  0.,  IX,  .".'8. 


»  A  fol. 
51  r°. 


187 


2.  —  llYMNIi 


•)•; 


^/  1. 


0|^_3«0 


9  ^  ^  fl 


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DE  SLIBA.  297 

O  r- 

.yk-JLL^^    ^ji^a    w-JLiOO  •  n  l'cil.  '.in. 


-"<S- 


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)..^_^0      -«i^JL-iOC 


1.  ».»o  B.  —  2.  1'^-=  A.    —  ?,  \'l  U-\^«  A.  —  'i.  Hs5^su|iiu  lin.  soi-.  in.  13. 


son  sieo-e.  Tlirodnse  Ic  .li'iinc  cnlfml'ü  la  reaomnire  ile  cet  liomme  excelleiit;  il 
Uli  envoya  un  courrior  et  le  fit  venir  avec  grand  houneur.  (lomiae  il  etait  cii 
route,  il  approclia  de  la  ville  de  son  maide  (l'heodore),  il  y  entra,  fut  beiii 
par  liii  et  deineura  deiix  jours  pres  de  liii.  Ldrsqu'il  sc  mit  i'u  route  pour  Ic 

s  (juitter,  'riirodore  sortit  avec  lui  jusiprau  iiiuiiiji  iuiii  (de  saiiite  Tlieele),  il 
raccompagna,  l'emlprassa  et  lui  dit  adieu  selon  sa  coulume.  Ils  entrerent  au 
martyriinn  de  sainfe  Thrcle,  i'l  la  il  lui  tiul  (ee)  discours  :  «  Je  tiais  que  la 
douleur  t'atteiudra  de  la  pari  des  mechanls,  lils  de  riiii(juite;  je  sais  eii  eilet 
qu'aucun  mortel  n'est  aussi  zele  que  toi,  et  il  f'arrivera  du  lual  de  la  pari  des 

"   hommes  fils  de  perdition.  Mais  sois  vigilaut  <'n  lou  esprit  et  eu  ton  ämo  et 

en  ton  iatelligence  ;  modere  uu  peu  ton  zele  *  eontrc  la  pcrsdiine  ( Tupo'jiorov)  de  •  iii,ti.  '.lo. 
ton  ennemi'.  »  Apres  les  iionilireuses  rerouiiuaml.itliiiis  (pi'il  Ini  lil,  il  sc  inil 
en  route  et  il  arriva  el  parvint  avec  joie  a  la  ville  de   Hi/znnri'.   El  des  ([ue  le 


1.  Cf.  /'.  (J.,  IX.  .jl'.i  et  Lrgciulc  'Ic  Ai-sloriiis.  lue.  vil.,  p.  l'.i. 


»  A   fol. 


298  III.  —  IIISTOIIIK 

.) OV— 3    ^-»Z     J^JI....lXi3 

.^ffi_^?a ^    et)  I   s^'po  ).Llt^ 

.   ) iL- iid.x.:3       )■  n  ..'.^Voi  ""^^ 

♦) L_3J     ^^a_3    yJO..Aajf 

<''\ Äo/    )j V    ^  tT>   jl^Cla 


DK  XKSTOHIUS. 


[188] 


.) n    /  \oK-o    Ken  •>. 


■^i/ 


.v£Q iL CDt)K-X     o« m    *-3/ 

.|    v^o  ',    'ih^  <ool   )ooio 
.j »    1    rö   )  n  /  ^Voi   ^o 

., o-J,   y-ys  .)-^..:i.«.>oV/; 

.ItsJSS.    );Ol    ^j    ^^Üs-^OOO 


I.   iäSU/o  ii.    _  j.   auSio  Li.  —  :j.  »Co^.  A.  —  'i.  t»^ax=  A.  —  i.  f=o/  .V. 


*'  A  fol. 
.-.1   V". 


C  lul.  IS 


juste  y  arriva,  —  aussi  vilo  quc  1  oclair,  —  il  Tut  immme  catlioliquo,  sur 
l'ordre  porte  par  Tempereur.  Des  que  sainl  Mar  Mcstariiis  i'ut  nomine  palriar- 
che,  il  persuada  Thöoclose  cl  fit  revcnir  Ics  os  de  Jcaii'.  Lc  jour  siiivaiil,  il 
monta  pour  faire  1 'allocutiou  et  s'assit  sur  le  grand  fi-fl[j(.a.  L'homme  justc 
parla  ainsi  :  «  Donne-moi,  ö  glorieux  cmpereur.  ton  royaumc  debarrassc  des 
üdieux  hereliques  (aipaTt/.oi),  et  je  te  doiinerai  le  royaniiie  du  ciel.  Toi  cortcs, 
donne-moi  pouvoir  *  sur  las  lieretiques,  avec  puissance,  et  je  te  soumettrai 
les  Perses,  pour  qu'ils  te  servent  eu  toul  Icmps-.  »  Le  cinquieme  jour  il 
ordouna  et  üt  mottre  le  feu  aux  rgHscs  des  Ariminites  (Aricns),  el,  dans  cet 
iucendie,  de  noinbreuses  niaisons  perircnt.  Saiul  Mar  A'Cfilorins  supprima 
aussi,  ä  Constaulinoplc,  le  cirque  \yJ.fMc],  el  Ic  ihealre  de  toute  *  hcresie  (a.rpe'T'.c). 
A  cause  de  la  supprcssion  de  la  dauso  el  du  llieAlrc,  et  de  rincendie  des 
niaisons  et  des  6glises,  ils  concevaient  de  la  liaine  conlre  iui.  i.l  parre  ipiils 


1(1 


1.  er.  /'.   II..   IX.. M,; 


C'.f.  /'.  ()..  IX.  .VJI. 


[1891 


10 


2.  —  HVMNK  DE  Sl 

I 

.o^.       •>    yoia.^'i   \-»^i    JJo 

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le  detestaient  beaucoup,  ils  jotaienl  Inirs  liiensdaiis  la  iiirr'  ctquaiid  ou  leur 
demaiidail  pourquui  ils  lo  l'aisaiL'iit,  ils  disaieul  que  cV'lail  a  cause  de  Nes- 
torius.  Tandis  qui'  ci'ux-la  le  haissaieut  et  ne  voulaiuut  pas  le  rei>'arder, 
lempereur  lui  etait  attaclie  et  rairectioiuiait  el  il  Ihonorail  liien  davantage. 
Lorsque  le  seditieiix  Cj/rilli'w'iX  ramener  les  os  de  saiul  Jean  (Clirysostome) 
qui  avait  ete  douloureusemeut  chasse  par  le  mechaiit  Throp/iilr-^  il  ful  Trappe 
d'une  amere  Jalousie  (comme  un)  chien  immonde  et  eni'a^(',  et  il  commenga 
ä  corrouipre  toutes  les  liomelies  et  (tous)  les  eerits  (jue  rcxeelleut  (Nestorlus) 
avait  composes.  II  etait  surtout  renipli  d'euvie  et  de  liaine  a  cause  de  la  place 
de  Bi/zance  la  g'rande,  et  parce  que  (Nesturius)  etait  lionore  par  la  cour. 
Partout  (lü  cet  hoainie  iuipur  voyait  «  Üieu  et  rhouini<>  »  en  uiie  seule 
locutiou,  il  eulevait  le  noni  de  Dieu  Tres-IIaut  etil  eerivait  rhouune  siuiple^. 

1.  U  faul  |juut-fitre  etitendiv  «  qu'ils  onviivaienL  leurs  bions  par  mer  ■>  daiis  d'aiitros  pays.  Autre 
Version  dans  /'.  0.,  IX.  52a.  —  -J.  CS.  P.  ()..  IX.  htö.  —  :i.  CT.  I'.  U.,  I.\.  .Vi.S-.VJ'J.  —  .i  (thrdlc)  se  mit  a 
l'ausser  les  eerits  et  les  lioni61ii's  que  le  bienlieureux  avait  i'ails  ;  parloul  nii  il  ti'mivait,  dans  soii  eiisei- 
gnenient,  «  Dieu  et  homme  »,  il  cidevait  le  luot  «  Dieu  '■  et  il  iiietlail  le  iiiol  «  limmiie  »,  alin  de  poii- 
voir  par  la  l'accuser  d'avoir  les  niemes  idees  que  Paul  de  Samosate;  il  eciivil  inie  lettre  a  Celesliii, 
6vöque  de  Rome,  et  il  lui  envoya  les  lioiiK'lies  qu'il  avait  fausseos,  cn  ilisaiil  :  Ncslorius  alliriiie  que 
Nutre-Seigneur  le  Christ  esl  nn   lioinine  oidiiiaire   i',  et.  I.rgeiidf  ilc  Xfslorius.   loc.  eil.,   p.  |'j-2ii. 


'  A  fi)l. 
52  r. 


300  III.  -  msidiRK 

•:•) ij»  \   v^   o{Jb^    )öoiJ;   y-l 

♦  )-.IV-^    )   ■'.   . .  >  VI  -.  jjoio 

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•>IIq >      »      ^-Jl    );0|\    Öl^Jk^ 


.''jJK.iaJ  o.^,    ).L'/   "^o 


1.  U  Olli.  (|ji'.)  0. 


.i^"-^o  A.  —  :!.  iKsa»-»  A 


DF  NF.STORIUS.  [190] 

•  I^ojl^  |i.«,'^  m\.o  wu^oio 

-   ■..  U/o   AC.        ."i.  <'■>'■»  AC.  —  c.  IbCvj  B. 


A  fol. 
52  1-. 


l-;t  il  (Mivoya  des  dons  et  des  preseiits  a  rcvr(|uo  Crlestin,  et  il  ohscurcit 
so»  e.sprit  pur  fraude,  aliii  ({u'il  se  l'il  sou  aide.  II  lui  cuvoya  aussi  des  lettres 
et  des  ecrits  pernicieux,  ([ue  lui-meme  —  reiupli  de  lage  — •  avait  eorrom- 
pus.  et  qui  avaient  6te  faits  par  le  clief  de  la  saintete.  Le  troiiipeur  fit  savoir 
ä  Crlestin  '  de  Rome  qiie  (Nestorius)  confessait,  daiis  le  Christ  Seigueur,  uii  r. 
liomme  siinj)lc  et  ordinaire.  Et  Crlestin,  corroinpu,  eiivoya  aussitüt  une  lettre 
ä  notre  perc  :  «  J'apprends  quc  tu  penses,  au  sujet  du  Christ  un,  comme 
(pensait)  Paul  le  inaudil.  Tu  confesses  coniiuc  /'«///  i/c  Sdinosdle.  Heviens  sans 
tarder,  siiioii,  le  dixieme  jour,  je  le  retraiicherai  de  1  lOglise  '.  » 

Lors({ue  nolre  pere  lut  la  lellrc,  il  comprit  aussilöt  que  Cijrille,  dans  sa    m 
fülle,  avail  cxclte  ce  Irouhle.  11  lil  aussitöt  savoir  a  renipereur  :  «  Voici  que 
Cyrille,   pleiu   de    perfidie,   et  CJlestin,  onl  l'ormö  le  projct   de   ine   chasser 
d'ici.  Maintenant,   sans  altendro,  convoque   ceux   du    parll   de   Cyrille;  que 
l'on    eludie   nos  deux  paroles   et  quc  l'oii    rrjetle    celui    (pii    scra    recounu 


1.  cf.  /'.  0  ,  IX,  :>.VJ. 


10 


[19i]  2.  —  IIYMXF   DR 

•>\ ,'/   ,_^  j    ^5    ),ou^ 

.>joa    m   °ijJ    yOO|.^s_s  ^6l)Jo 

.} tys  ooi  >  I  «■ci  »  v^t»^; 

jooi    f~^ol^^ %.l    .     '    --" »o 

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.\j6i     jblS^  Ifi  nmS.  ^^^ 
.  '«fobf^  ^^3  ^^o  o'flfi  )-<^;; 


SLIBA.  aoi 

.v£Dä\.3/     OW^CL^     )oo(    'f^>    P 

.)oo(      ou^v^  >c^  )  1),^.\   po 
.sCDÖ^ia^o  \-tay  v^vi  >   ,.^0 


H   Inl.ill. 
'   A    lul. 


I.  001  B. 


Usai  B.   —  :j.   uSa-^;  AC.  —  '1.  oov=  cn=o   |; 


U=';i>C.  —  0.   iooo3^3  c 


coupahle.  »  Tlieoduse.  rindüleiit,  clit  (ju'uu  coiicile  ii'etait  pas  uecessaire  : 
«  Je  cliasserai  inoi-ineiiie  le  Romain,  et  ji'  mettrai  Ihi  a  smi  pouviiir.  »  Notre 
bienheureux  pere  repondit  et  il  dit  aussi  a  rempereur  :  «  Je  ne  ferai  pas  cela, 
si  ce  n'est  dans  un  juste  jugement.  » 

(L'empercur)  ordouna  de  reuuir  un  concile,  et  quo  tous  vinssent  ä  Ejjliese, 
pres  des  ossemeiits  du  Theologien  (Hi'jlöyji},  de  Jean  Fapötre  (imi-olo;).  pjt 
l'empereur  ordouna  que  JMar  Jean  le  juste,  (evetjue)  AWntiochc,  seraitlejuge 
et  CaniUdianus  le  moderateur.  Mar  Mestorius  (y)  vint  et  le  chieu  Cijrillr  (y) 
arriva,  en  ameiiant  avec  lui  toute  une  Ibule  (o/>.o;),  semidable  ä  celle  qui 
vint  conlre  le  juste  (iougto;).  C'etait  alors  le  mauvais  temps,  et  Jean  (en)  etait 
retarde  et,  comme  il  etait  pres  de  venir,  *  il  le  leur  fit  savoir '.  11  leur  ecrivit  : 
«  A  cause  de  la  rigueur  du  temps,  *  j'ai  ete  retarde;  mais  voici  que  je  suis 
proche  et  je  me  joins  aussitut  a  vous.  »  Lorsque  le  malheureux  Cijrillc  appril 
que  le  juge  approcliait  de  manirrc  ineluetahle  —  il  apparut  par  risvenemeut 

1.  er.  P.  0.,  IX.  5'j3. 


I'.  I.ll.  'JI. 

'  A  fi,l. 
J-_'  v. 


302  111.  —  IllSTOIRK  DK 


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1.  1)111.  AC.  —  u'.  ^jo  o«-I-U'  II.  —  ::.  ow  .^»llo  1; 


NF.STOlllUS.  [192^ 

.) L-^t    O  ^  V);   ^^;    ^^ 

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,.  Iu>  11.  —  r,.  >i^o/  B. 


k»    ir, 


(|ifil  porlait  uiiiqueinent  (axTvöj;)  cnvie  a  Mar  Sestoriiis  —  il  alla  trouvcr 
*  c  loi.  ui.  Memnon  [Amiion)  *  et  le  convainquit  en  lui  donnant  de  Tor.  II  lui  obeit,  et  ils 
commencerent  par  döposer  saiiit  Nrstorius.  Lorsque  les  jiiges  —  Jcaii  et 
(Miulliliunufi  — an-iverent ',  ils  virent  qu'on  avait  transgrcss6  Ics  ordres,  et  — 
en  hommcs  pleins  de  zelc  —  ils  fiirenl  irrites.  Tous  lurent  d'avis  d'tiiie  :. 
supprcssion ',  el  ils  IVapperenl  de  depositiuu  et  d'anatheme  Timpur  C.i/iilli' 
et  rinjuste  Mcrnnoii  {Ainnun). 

Et  Theodose  apprit  que  cette  sedition  (fTTzut;)  avait  eu  Heu  el  il  dit  : 
«  Envovons  un  homine  pacifiquc,  qui  les  apaisc  et  los  pcrsuade.  »  Or  il  y 
avait  uu  tribun  [tribuinis),  ennemi  du  juste  Nesloriiis,  qui  dit  :  «  JV  irai,  et  je  u< 
les  pficifierai  dans  rainitie '.  »  Lorsque  celui-ci,  privö  de  charite,  s'en  alla, 
il  fit  courir  le  bruil,  ä  Eplicsc,  que  ^'cslorins,  le  yrand  pnMre,  avait  ete 
depose  de  tout  eötö.  Lorsque  les  gens  de  CaiHlhliaHiis  le  virent,  ils  fircnt 
connaitre  ä  l'empereur  ce  qu'avaicnl  fait  ces  maudits,  coiilrc  IW-storiiis  ot  ses 


1.  er.  /'.  I).,  IX.  .■.'i9  —  2.  Uli.  :  0  abscissio  ».  —  :{.  Cf.  /'.  0.,  I.\,  :..".!. 


[193]                                          2.  —  HYMNE  DE  SLIBA.                                              303 

•:*j.-:».(a.Jdl  yOotJLlp.  Jow  oojj  .}  Ni*   o^  ^^o  ^^  y^f-Hl 

♦  )_ i-f-«/   jKjio  ^JL- Q_.  .) — ()Jb  v^^^;    ^^«-^CH  ^^-:^o 

Jv^Q^  ioio^i»  ]i^i.  a^  Jt— i»  )-:>ft^i  6C^  )oo»  Ki/o 

•••If  ■'"  »  -^   o(-^   v^d:)a3o/o  .)^L-.t-^»^-5   MM  v^   i  "  "lo 

.Ol— ^    It-^jooo    UpSn  °>  .Ol— ^  l-^'^J^?   I;<=X^  If^  «-^o 


15 


.)-^a^  "«!5si.  j-SNv^N  >s.;o/  .) ^Ji^  ^ 


autrcs  comptigiions.  Et  rempereur  illustre  euvoya  iine  lettre  scellce  de  soii 
nom,  pour  que  sept  de  chaquc  parti  vinsseiit  et  pour  (ju'il  füt  liü-memc  le 
reviseur  de  leur  jugoment'.  Cijrillc,  chef  des  audacieux%  monta'-'  avec  ses 
mauvais  compagnons,  et  de  notre  parti,  des  justes,  Jean  avec  six  autres.  Le 

5  malheureux  Cyrille  courut,  et  entra  le  premier  daiis  la  ville,  et  il  fit  des 
presents  aux  gens  du  palais  pour  ne  pas  laisser  entrer  les  elus.  La  soeur  de 
l'empereur  victorieux,  '  l'insensee  Pulcheric.  seconde  Jrzabel  et  Athalie, 
preta  la  main  a  cette  folie.  Gelte  (femme)  ä  Täme  iinpure  avait  doniie  uu 
vetement  ä  l'autel,  pour  y  consacrer  l'Eucharistic,  et  le  saint  l'uvait  enleve 

10  et  jete.  Elle  avait  uno  image  peiute  ä  l'interieur  de  l'eglise  ä  la  maniere 

d'une  idole,  et  le  justc  illustre  l'avait  fait  recouvrir  toute  entiere  de  couleur 

noire  ^  Et  lorsque  le  luartyr  vit  que  Puklierie  le  haissait  et  le  calomuiait,  il 

ecrivit  ä  rempereur  et  il  lui  demanda  de  le  laisser  aller  ä  sun  moüastere  '. 

CandiJiuiuis,    promptemeut,    lit  connaitre  ä   l'empereur    la    seditiou   que 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  554,  503.  —  :;.  Cyrillo,  foiurae  Nestorius,  resta  a  Eplieso  —  3.  Cf.  1'.  U.,  IX,  565.  — 
4.  er.  l\  ().,  IX,  555. 

PATH.  un.  —  T.  xui.  —  r.  2.  20 


*  A  ful. 
53  1". 


»  A  lul. 
53  1". 


304  111.  —  IllSTOlRK  DE  A'ESTORIUS. 

•>)N ^v^f   ot^y->\,\  j:^;^ 


♦  Ol is.  '^jp   \^\   )^ji 

•>)i ^)-^    Ofil-p.   ^jP; 


[194J 

•  •  *  * 

Ji-^j)     )    n\  M    OI-^JJ    t_SO 

.Ol— ^  )_2L^K.:m  jJ    I-«'  »n  Kt; 

.m   \  "^jK-ji/    o^JuL^1j^    ooi 
moi 3)  I    •>  N    v>  t  n  °>o 


t'x? 


X        "  '■'  •  \       {P        •'  I  "        1' 


1.  B  in  marg.  scc  ni.  |l-aai>;a-».  —  2,  i-xiya  li.  —  3.  Ka-jo  C.  —  'i.  Uw  B.  —  5.  >».3Uj  A.  —  0.  1».^^^ 
AG.  —  7.  «Ja-^(  AC. 


Ci/rillc  avail  niacliinec  en  sccret  Jans  ce  concilo  contrc  i\\'st(irii(\.  11  liil  cii- 
flamme  de  colere  et  de  courroux  et  fut  rempli  de  zcle,  et  il  ordonna  quo 
(Fhomme  ä  l'esprit)  plein  de  contenlioii  fiit  rejete  jusqu'aux  coufiiis  de  la 
creation.  Taiidis  qu'il  confirmait  la  lettre  {sacra)  par  sa  signalure  et  par  soii 
nom,  suivaut  l'usage,  pour  que  rai)nminablc  Ci/ril/e  füt  rejete,  la  lettre  de  5 
riiomme  modeste  lui  arriva,  Lors([iie  rempeieur  lut  la  lettre,  il  soulTrit 
douleur  et  angoisse,  il  decliira  le  papier  avec  colere  et  il  hrisa  la  pluine  et 
l'encrier.  Et  rempereur  dit  :  «  Je  lui  ai  assure  d'ahord  et  lui  ai  dil  (ju'uii 
concile  ne  luiriail  pas  uecessaire;  et  il  n'a  pas  ecoute  niu  voix  et  nc  la  pas 
suivie.  Et  maiutenant  que  je  veux  vengcr  sa  cause  et  pcrdre  coinplelcnient  m 
celui  qui  le  eouvre  de  honte,  voiU\  que  de  sa  volonte  il  lo  refuse  !  quil  aille  oü 
il  dcniande  (d'allerj!  »  L'enipereur  ordonna  de  donner  avec  honncur  ä  nolre 
pere  une  bete  de  somme  avec  une  litiere  (XsitTijc.ov)  et  un  courrier  pour  aller 
honorablcmcnt  a  son  inonastcre  '. 

II    (IriiHuia   quatre   ans   au   monastere.  Comme   Ics  liabitants  dWntinrlic   10 

1.  er.  /'.  0.,  IX,  yoU  el  5Ü3,  nole  1. 


195] 


10 


2.  —  HYMXE 

•Mj^'i  j^N.'^n^  "^^pi/i? 


ilo-m-sjJ    L_i_iU 


ff 


*  A  fol. 
53  V" 


6.  Lacune  iluii  leuillet  dans  C. 


-^   AC,  —  3. 


DE  SIJBA.  305 

..  «  n'qii  ooo(  <^of)i    >oo.iCS.3o 

.  Ol — QQ — «.„.a-a   pu^^   ^»^oi 

.) — m  .^  Vi^    )j)  •>  N      ouo,aJ; 
.) ^\  •>  >o  °>  ;oii   o<  i  XX1.3 

■1  n>« V  j-^ioi«   ^o^  oJLd    Viil, 
.) ^— ^^  jlio-is  )>-  ».Jo 

.)- Sl-LSlJd  \j^  lifo 

l.;a^^a^o  A.   —  'i.  WJO.»'0    A.   —  5.    UaeoN  A.  — 


A  fol. 
53  V. 


recoutaient,  et  qu'ils  sortaient  tous  les  jours  pres  de  lui,  pour  se  dclector 
de  soll  enscignement,  *  Jean  fut  pousse  par  la  colere  et  fit  dire  ä  la  cour 
imperiale  :  «  Pour  qu'il  n'y  ait  pas  deux  homnies  pour  une  feninie,  cuni- 
mando  de  me  doiiner  uue  (autre)  place  '.  »  Alors  Tenipereur,  ä  la  demande  de 

5  Pulclierie,  porta  uii  decret,  et  ils  jcterent  le  juste  paisible  au  deserl  aride  de 
l'Oasis.  C'est  sur  le  consoil  de  cette  Pulchcrie  iiisensee,  seconde  Jczabel,  que 
ce  second  Elie "  fut  jete  en  exil  (ä^opi'a).  Comnie  le  juste  lui-memo  en  temoi- 
gne  :  «  Nous  liabitons  dans  un  pays  ardu,  avec  les  fds  de  Cham,  peiiple 
oppresseur,  qui  n'a  pas  Torgaue  de  l'odorat '.  » 

1"         Et  lorsque  le  niaudit  Cijrillc  —  menibre  retraiiclie  (de  l'Eglise,  et)  odieux 

—  vit  que  *  le  zele  Nestarhis  avait  ete  jete  au  desert  et  (ju'il  u'avait  souffert  *  ß  M 
aucun  mal,  il  eiivoya  un  philosoplie  et  lui  donna  de  rargent  en  recompeuse  ''. 

Gel  insense  vinl  et  l'injuria  et  lui  dit  avec  audace  :  «  Tu  es  le  cliien  Ncstorlus, 
chef  de    toutes  les  lieresies    (aiperrei;);    c'est  toi  qui  as  excite  toute  seditiou 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  566.  —  2.  Cf.  Joiirn.  US.,  X°  serie,  t.  X  (l'.)07),  p.  173  (d'apres  Jean  bar  reMka>e). 

—  3.  C'est-ä-Uire  :  «  peuple  qui  n'a  pas  de  nez  «.  —  4.  Cf.  /'.  ().,  IX,  57',). 


306 


111.  —  HISTOIRE 
A.mfK      j  ^;f^;  Pilo  nN  v>  ^ 

''.•)1\     -■  ^''   ^;   smn  \»n  f>  •> 
1/    »;_iio     );ojo 


♦  yOOt_^     V-^/o    V^/     t-0t-30 


DE  NESTomi'S.  [196] 

•  V— äü*  Ol,'  VI \,  ■■)  )  -^N.s^ 

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1.  |l.a::jo;xtto  in  inarg.  B.  —  2.  l»j  B.  —  3.  Iioio 
6.  .ai»*  A  Mss. 


A.  —  'i.  v^(  A.  —  .">.  Lacune  d  iin  fouillel  ilans  A.  — 


(cTäoi;)  (laus  le  royauiiK^  de  Thcodose.  »  Nestorius  röpondit  et  dit  :  »  'l\i  as 
bicn  fait  cn  verite  de  m'appeler  clücii,  parce  que  le  cliien  flattc  ce  qui  est  ä 
son  maitre  et  jappc  cn  huilaiit  contre  rötranger.  Selon  la  comparaison  que 
tu  as  faite,  j'imile  le  cliien,  parce  que  je  cherche  ä  plaire  ;\  mon  maitre 
et  je  jappe  contre  Cijnlb-.  »  Et  lorsque  le  furieux  C/y/-t7/e  vit  que  son  messager  5 
revenait  avec  honte,  il  fit  venir  du  dcsert  quatrc  ccnts  honimes,  i^  prix 
d'argent.  11  leur  donna  une  grande  recompense,  et  il  leur  envoya  des  pieces 
d'argenl  povir  les  moines  et  pour  U'ur  directeur,  et  il  leur  cnniniauda  et  leur 
dit  :  «  Si  vous  tuez  Nestorius,  le  Seigneur  agreera  votre  peinc  plus  (jue  vos 
jeünes,  vos  veilles  et  vos  olTrandes.  »  Quand  ils  allercnt  et  parvinrent  ä  son  lo 
monastere,  ils  l'appelerent  et  Irappercnt  ä  sa  porte;  il  sortit  pres  d'eux  et  ils 
parlercnt  avec  lui;  ils  Finterrogerent  sur  A'es/orü«.  «  11  va  venir  »,  leur  dit-il, 
quand  il  apprit  la  cause  de  leur  veuuc  ' ;  il  les  üt  entrer  daiis  le  monastöre 
et  il   commenga  ä  les  instruirc.  11  li'ur  dit  la  doctrine  sur   la   iialun-  de  la 


1.  Cf.  /'.  ()..  IX,  580. 


[107]                             ,              2.  —  HYMNE  DE  SLIBA.                                              307 

♦  jlioi  jjLio  oo.  ;^i,  yJi  .)ia->n     »  .".  ^  ^  n  >>o  ^, 

s                         .|l/    jJ;    oÄl./)    ^-.t^)„jL^  JK.  A.yvAJ  ooo(     oJyri^Ji  po 

♦)ia \   .  \   n  ^  \ll  )oi,  JlA  I   /  >>   v-^  ^äoiJ^  .^.  I  ^ 

.)1q i  4.N  >o;  f..^   ooi  Jiri  1  «^   JL^  00003    w&s3 

.oil)^u^  oooi  .  /virn  ^j^ooo  .oiln    \   y*,\  «  ."<  yOOj.'N"»  «^ 

!•)  ♦OHi4\Q.^^J     OOOI     ^mN.Jl^O  .OiIq I   q\    Vt    >    >   V»V);ts^O 

.yoJ^l/  oCS^,naa.\f  ooio  .yolS> -__^ — sj  oo»  )j/  )j/ 

15             .oi\  OOOI  Of-^^CDo  yoo^^  ql^.P>j  .oi.aod3  ^^  ^.«^oi  oX^ÖJt  po 

1.  B  (pr.  m.)  :  «^U»  (in  maig.  f»»^»). 


divinite  qui  ii'admet  pas  la  soulTrance  comme  I'a  dit  cet  homme  (Cyrille) 
litigieux.  II  les  fit  mettre  en  prieres;  il  fit  faire  aiix  meines  des  inclinafions,  et 
de  ferventes  adorations  avec  continuite.  Quand  ils  eurent  termine  rolTice, 
ils  Uli  demanderent  pourquoi  (Neslorius)  n'etait  pas  venu  et  le  fils  de  la  jus- 

5  tice  leur  repondif  :  «  ^'oila  qu'il  vient  avec  promptitude.  »  II  ouvrit  sa  boiiche 
pleine  de  gräce  —  lui  qui  etait  uue  mer  de  doctriue  —  et  il  cxpliqua  Fia- 
caniation  du  Sauveur  de  toutes  los  creatures,  tandis  ([ue  tous  le  regardaient, 
se  complaisaient  en  sa  vue,  admiraicnt  son  enseignoment  et  etaient  confirmes 
dans  sa  doctriue.  Ils  se  leverent  et  dirent  en  prieres  une  autre  section  (des 

10  psaumes),  il  les  fatigua  de  genuflexions  '  et,  quand  ils  eurent  terniiiu",  le 
juste  leur  dit  :  «  C'est  moi  Nestonus;  c'est  moi  que  vous  clierchez  et  que  vous 
etes  venus  pour  mettre  ä  mort.  Faites  maiutenant  votre  volonte  et  le  desir  de 
celui  qui  vous  a  envoyes.  »  Lorsqu'ils  entendirent  cela  de  sa  jjoucho,  tous  se 
prosternerent  et  l'adorerent;  ils  Fimploraient  avec  larmes  el  ils  lui  criaicnt  : 

1.  Lire  l'cn:^^  ou  ll^«*^,  /-".  O.,  IX,  580,  ligiio  7. 


308 


C  fol.  20. 


:-Qt   \  ooo( 


^ 


»X-O 


III.  —  IIISTOIRE  DE  NESTORirS.  [198] 


.\Jl^^I   ^o^t-o  V"^*^  t^ 
•:•) >  \ct  l  jJ;  |io  I  VI  »6i-s 

V>     \     ]\j/     .  ^lo  » VI  .Ot-3 


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.)jL5Jä£    vOoC^   <00(JiO    ^flAO 
.Ott'    "  °>  )1)  ''V">    ^^O^O 


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Ji) ^^--^^  ^^^   0ltlA_30 


10 


1.  C  recuiiinienco  ici. 


«  Aie  pitiu  Je  nous!  »  El  luute  cettc  foule  cria  ;i  liaute  voix,  prosteriiee 
(levant  le  saint  :  «  Nous  sommes  des  maintenant  conlirmi's  dans  la  fei  sans 
lache.  Et  pour  ([ue  tu  sachos  ijue  uous  sommes  confirmes  tlaiis  ta  foi,  toi  avor 
nous,  consacre-nous  les  mysteres,  le  paiu  et  le  vin,  et  communie-nous  avcc 
CHX.  »  Notre  pcrc  sc  leva  aussitöt,  il  consacra  et  leur  donua  la  lonimunion;  .-. 
ils  la  rcnurent  avcc  purete  d'csprit  et  ils  quitlerent  le  saint.  II  appela  Ic  clief 
Cfui.  20.  de  cettc  troupe  et  il  le  relint  unc  heure  auprcs  de  lui,  '  il  liii  lit  des  rccom- 
niandations  au  sujct  de  nombreuses  clioscs  et  il  lui  dil  eii  proplictie  :  «  Voila 
maintenant  quo  tu  pars  et  que  tu  vas  arriver  au  lleuve;  tu  verras  qu(>  tes 
compagnons  Font  travers6  et  tu  rcsteras  seul;  et  aussitöt  unc  barque  se  lo 
dctacliera  de  ce  cöt6  et  viendra  pres  de  toi  et  eile  te  fcra  traverscr  le  lleuve 
des  eaux  sans  secours  Iiumain.  »  Quand  il  eut  parlö  avcc  lui  el  lui  cut  l'ait 
de  nombreuses  rccommandalions,  qu'il  l'eut  premuni  eontre  toute  u'uvrc 
mauvaise,  il  le  bönit  et  Tcnvoja  pres  de  scs  compagnons.  Et  quand  ce 
directeur,  ehcf  de  monastf're.  partit  et  arriva  au  llenv(%  il  vit  quc  la  Iroupc   is 


[199J  2.  —  HYMNK  DE  SLIBA. 


309 


10 


.)-a)..v,t>  ^oiof);  oü^  U/o 
♦),    ,  4  4  ot-S.  .l-ajl/»   ^-/ 

•:*)l,ä oj  )  v,'  \   0.0.3010 

4joV-^  ^ootiiooo  Pv-^V-^ 

.)J^o  ft'^Oo  K-.X;   \sl^\ 

♦) .Li_»o  *  \  :--\\  ^^^ 

.P^   ^      ^l-i^^jL^     fco/, 

♦  )__LjL3KiO    ^^^^    Olts^j-lO 
\XQ\    y\\    Jk^«.2     >0QlO    V^/o 

•  l-^ j/    Jip>o;    K.*^   vjj 

1.  tow  C.  —  2.  A  recommcnce  ioi. 


)v    «IN  ^   )K^/m\  )>^ 


^^    0|lV— 2l^/o 


.) — a..3, 


.jio, -^      yOOJV— .»-^       «»-^i/o 

Jt. il)-io   ,J_3  ooo»   )— ä);j 

.) i— sj    ooiu»   oi/o  Jtf^ 

.)_ioi_i  )"^t.iÄ:s  oooi  Q^jl/o 

.) IfäC',   ^^    o,  N'Mo    o^-iU/o  »  B  ful.  (i; 

.) ioi     I   tNv^^    ^ö>;oU/o 

.) ilj/  jjo-i,  yt^  ^    »  A  f,,i. 


Tavait  traverse  et  quo  la  liarquo  etait  attachee  pres  d'eiix.  Et  aussitöt  la 
barque  se  detacha,  et  ello  vint  pres  de  lui  avec  rapidite  et  eile  Ic  fit  passer 
en  un  elin  d'oeil,  coiiime  le  pape  (pafriarche)  l'avait  proplietise.  Et  ils  retour- 
nerent  avec  joie  a  leur  raonastere,  eonlirmes  dans  la  foi ;  eux  qui  etaieut 
venus  comme  des  loups,  retounierent  chauges  en  breliis  et  en  agneaux. 
II  arriva  qu'ä  cette  epoque  des  harbares,  avec  leur  roi  tyran,  vinreut  faire 
un  butin  innombrable  et  emmenerent  aussi  le  bienheureux  V  Et  ils  allaient 
dans  un  desert  aride  oü  il  n'y  avait  pas  de  pluie  ni  d'eau;  ils  furent  saisis  par 
la  soif  et  tomberent  tous,  les  pillards  *  et  les  captifs.  Ou  fit  savoir  au  roi  *  b  loi.  ys 
miserable  qu'il  y  avait  parmi  ses  captifs  uu  elu  qui  honorait  le  Dien  vivant 
et  dont  la  priere  etait  aussitöt  exaucee.  Et  le  roi  appela  le  saint  et  il  lui  dit  : 
«  Läve-toi  et  demande  pour  nous  maintenant,  ä  ton  maitre  qui  aime  les 
homraes,  d'apaiser  nos  souffrances.  »  Le  liienheureux  repondit  et  lui  dit  : 
*  «  Si  tu  me  deinandes  de  prier,  sois  misericordieux  pour  tes  prisonniers 
15   et  tu  trouveras  les  misericordes  et  la  gräce.  »  Le  roi  impur  repondit  et  dit  au 


10 


A  l'cil. 
54  r°. 


1.  Cf.  P.  0.,  IX,  584. 


lu 


310                                   III.  —  IIISTOIRE  DE  NESTORIUS.  [200] 

•>) LLuO  \..>n  ^li  .  ..^iilo  .)„iv\  »V  v>  yJ^  «  i »   io^  «^ooi 

•:•) .'  A  >o  )  <r  S  '»  o^o  .) *-^!  M^   )^^  t^ 

I         a     /     ftl     )    •>    t    >in    s^))X\  .) Sl^)_3     )oO|    ~oI^    bot    ,.30 

•I^L^iiLsu^i   ^^/    Hi^oio  .) — ^o(j   ooi  )  q^  ^^  t^^wJ 

•>j ^)-^  vm-^?Q-^  m  I    ^v^  .  )  ,«'  ^  I  ooi;    01^^  )-^S^ 

.o» \  ^/   jJoV*;   Q^^o  -o»^   w-bob  ysLOo  j^iJ^  Juu 

•:'0| ^    ^jioob  si&^id^^m.j  .01. ^ol^  ^'^C^ocu;   ^iiio 

.)IoCi/,    \A^-^  ^<5^o  jin    -^N  N.^  ^^  ^;   oiS.)I 

♦  )ia_l0U3;    ^I-äJo^  ^^o  .\k ä^?    l-^-^-J^  ^^^s^o    1:, 

1.  ^o,  w^a  B.  _  2.    laCv.;  B.  _  3.   U=u»  B.  —  4.  leaSoi  C. 


juste  cheri  :  «  Je  remets  enlrc  tes  mains  tout  ce  peuple  que  j'ai  fait  captil".  » 
Ensuite  uotrc  pere  glorieux  pria,  et  aussitöt  jaillit  subitemenl  uii  graiul 
fleuve  d'eau,  et  les  captifs  et  leurs  maitres  reposerent. 

II  arriva  encorc,  un  jour,  qu'un  calholi(|uc  (chef)  voyagcant  par  nier 
approcha  aussi  de  la  ivgiou  oü  elait  cet  hommc  cxcellenl'.  Goiiiine  il  etait 
dans  le  navire,  il  s'oleva  un  vent  violciit  ei  Ic  navire  commen(;'a  ;\  etre  en- 
dommase  :  aussitöt  ils  le  lirercnt  sur  la  lerre  l'i'rme  avoc  vinucur.  Cet 
liomme  illustre  sortit  du  navire  et  marcha  eomme  pour  sc  distraire;  il  arriva 
(ainsi)  ä  la  demeure  de  Mar  Nestoriiis  le  Voyant.  II  frappa  ä  la  porte.  Nes- 
torius  se  leva,  lui  ouvrit,  le  fit  entrcr  dans  sa  petitc  demeure,  et  common(^a  ä 
parier  avec  lui  et  ä  Fintcrroger.  11  Tinlerrogea  sur  l'empire  et  sur  la  paix 
des  Peres  et  sur  la  tranquillite  des  Kglises  et  sur  les  ordres  du  sacerdoce.  Et 
ce   catlioliquo   lui   rt'pondit  :    «   Depuis  (pie   le   perturbateur  Scstorius  a  6i6 

1.  er.  P.  ().,  IX,  581. 


10 


[201] 


10 


1  <<  ^         ^  NN.        '^  ^     ' 

•>0|iQ i\    1,   VI   ^w^O    V  V-^* 

■f  -* 

j^a  ^^o  )..:..Nii  ^^s^o 

.) i^^^  U-po^  )-:^j 


.Ol- 


2.  —  HYMNE  DE  SLIBA 
♦  ^cooV-«LXJ  ^*^  A-*-*-*-  ^-^ 


311 

.0|1N -^     t    ..   >0 


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0     T 


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.) iM  Jo  )-^  ^^oj, 

»    -)    "   00(  oiJs   t-^Mfo 


1.  1-;=  B(en  iviarge  au  crayon).  —  2.  uniii^sW  A.  —  3.  lo«  B 


) ^o  )^»^  -*j7  '^^*^? 


♦  A  fol. 
54  V. 


chasse  au  desert  (epyip?),  le  clerge  se  trouvo  en  paix.  «  0  (riiomme)  a 
l'esprit  humble!  son  zele  ne  s'eveillapas,  ses  pensees  ne  furent  pas  troublees 
et  la  colere  ne  moiita  pas  daiis  son  coeur.  Mais  il  lui  repondit  avec  joie  :  «  Beni 
soit  le    Seigneur    Christ,   puisque,  par   la  perte   de  ce   pcrturbateur,  il  y  a 

5   eu  paix  et  repos  pour  les  eglises.  »  Alors  il  le  üt  asseoir  pres  de  lui,  et  il 
commen(;^a  ä  parier  avec  lui  et  il  expliqua  la  venue  de  Notre-Seigneur  et  son 
economie.  *  Le  Chrijsoslomr  (-/puaÖTToao;)  ouvrit  la  bouclic  et  lui  expliqua  le  (Nou-    a  ♦  fol. 
veau)  Testament  (i^ia6viV.-/i ) ,  depuis  Fannonciation  de  Tarcliange  jusqu'ä  Constan- 
tin.  II  lui  raconta  successivement  :  la  prise  (du  corps),  l'union,  la  naissance, 

10  le  bapteme,  les  apötres  et  l'evangelisation.  11  lui  dit  combien  il  etait  odieux, 
et  quel  mal  insense,  indigne  et  inconvenant  c'etait,  de  porter  la  souffranco 
sur  la  nature  divine'.  Le  saint  lui  dit  combien  il  ctait  impudent  et  mauvais 
qu'un  homme  osät  rapporter  ä  la  nature  impassible  les  accidents  et  la  souf- 

1.  Cf.  P.  0.,  IX,  582  :  «  la  nature  de  la  ilivinitiS  est  au-dessus  de  la  soufTranco  ».  D'aprd's  Oarhadbe- 
sabba  et  Sliba,  Nestorius  combattait  les  monophysites. 


C  fol.  21. 


A  fol. 
."iö  r°. 


312  III.  —  IHSTOIHI- 

•Ol .   I  '^  \n  «  '>  )ooi   VT^iW 

.oiS  Kjj   '"^>^p;   ^)aS  oog/; 
♦Ol Lio  ^J/    j-i^  M^f 

].  ^ov3o  G.  —  2.  >>->»o  .\,  —  3.  lj«»»o  li. 


DK  XKSTOUU'S.  [202] 

.Ot2o!,NjiO    CK  n  *  IQ    )oO|    ^CLO    ^o 

'U>'A  )^^   ^>^       V^! 

.000*   ^  y^i«\^  v*^  o/ 

.\ ^/   fJ)  oo(  yOoC^  Jul3o 


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."^jl/o  ^öii   ) j)-3  la_\o 

■  vl.\  a>a.aJt  v^V^  ö/;   jooi  )jsIoo  i; 

.vi ^^  t-»'»-^?  ^)i'o^ 


"l'l=  .\. 


'  C  fol.  21 


•  A  ful 
r>5  1°. 


france.  Apres  l'avoir  ciiteiidu,  li^  calhorHiuc  adiuira  sa  science ;  ensuite  il  se 
leva,  l'embrassa  ol  liii  so\iliaita  la  paix,  piiis  il  alla  vers  ses  compagnons.  11 
Icur  dit  :  «  Notre  cmbarras  u'a  pas  ele  inutilc,  car  *  j'ai  vu  anjourcriiui  un 
hommc  oxcellcut,  doiit  Tosprit  est  brillant  comme  l'eclair.  11  ma  fait  enlcudre 
aiijourd'luii  dos  paroles  qui  foiit  mon  adniiralion  et  que  je  n'avais  entcndues  .s 
craucun  autre,  sinon  de  Sinmii  liiir-Jona.  »  Geux  qui  t'laiciil  la  lui  diriMil  : 
«  Si  Ui  le  connaissais,  ou  si  iious  te  revölions  son  nom,  tu  t'öcarterais  sans 
doute  de  lui.  »  11  loiir  repondil  cl  dit  :  «  Ouiconquc  a  bonte  de  lui,  renio 
J^sus-Cbrist  et  est  dostiuc  ä  la  Gelienne.  »  Et  tous  ceux  qui  montaient  le 
navire  repoudireut  k  ce  pape  (palriarclie)  :  «  C'est  le  pur  Kcslnrius,  qui  a  lo 
die  cliasse  daus  ce  desert.  »  Ouand  il  eutcndit  et  comj)rit,  il  couvrit  aussitöt 
sa  tcHe  de  cendre;  il  alla  et  courut  prrs  du  ju^^te;  il  se  prosterna  et  löinba  ä 
sespieds.  i']!  il  criait:  «  O  Seitjni'ur,  pardoiiue-nioi !  ecris-moi  une  lettre  pour 
Dorotlwe  quG  j'ai  cxpulse,  '  aün  (pfil  nie  parddimc  couuuc  tu  ni'as  pardoune.  » 


[203] 


10 


<|. 


2.  •      HYMNE  DE  SF.IBA.  313 


.) Lsoi  ou^  Vr^/  "^/o 

♦ja/  ooi:^.  N^j/  ^^^^e^^ 


9 

-iJV-iV^   ooi  ).^    po 


-•»■ 


A   vO^/    ffuS      )^.»^oo 


v^ 


^^.i.  ^^^«Jjo 


.) 3L.30    OV~>f~w 

V     -  «^  i  r  •  •<     . .' 


B  l'ul.  ;i'i. 


1.  l;-ool-  AC.  —  i.  C  :  •M'Äo»  et  (en  iiiarge)  >ä*^^^  o|.  —  i.  Oii  lit  ni  mai'ge  ilu  iiianuscrit  C  : 
l^it»  U»'«^  l^^^i^T  If^t  ^^oCi  ^3<iia>  »oi;a/  ^;^^  ^w^i.  i^so  laioi  ^»  Wl-  l^'-  «^01.  II  paiait  s'agir 
des  truis  slroplies  suivantes  qui  ^ont  encadrees  entre  des  points  supplenientaires.  —  4.  1»*»»  AG.  — 
5.  iMtt-»  B. 


Le  prophete  lui  repondit  et  lui  dit  :  «  Tu  n'as  pas  besoin  de  lettre,  car 
tu  ne  le  trouveras  pas  vivant  avant  le  jour  de  sa  sepulture.  »  11  le  prossa 
et  il  lui  L'crivit  une  lettre,  et  il  lui  dit  en  prophetie  :  «  Tu  iras  ä  la  ville, 
et  tu  verras   qu'ils  emportent   uu    mort;   demande-lui   le    pardon   et   dis-lui 

5  encore  que,  dans  une  heure,  moi  aussi  je  le  precederai.  »  Aussitöt  celui-ci, 

saus  retard,    ahandonna  l'afTaire  pour   laquelle    *    il  etait  envoye,   il   monta  ♦  ß  iv,i,  u/ 
un  cheval  de  courrier  et  se  reudit  aussitöt  ä  ce  pays.  Quaud   le  patriarche 
arriva  au  pays  de  Marcianopolis,  il  vit  Doivthrr  au  cercueil,  cunime  Nestoriiis 
le  lui  avait  dit'.  Aussitöt  notre  pere  Leui  donna  ordre  de  deposer  ce  mort 

10  veiiere,  il  se  jeta  sur  sa  poitrine  et  pleura  et  il  l'implora  avec  humilite  : 
«  Mar  borothce,  pardonne-moi,  comme  ton  ami  m'a  aussi  pardonne;  et 
il  a  dit  :  Voilä  que  je  vais  devant  toi  au  pays  que  j'ai  aime  pour  moi.  » 
Ensuite  le  justo   excellent  donna  ordre   de  coustruire   uu  süperbe  tombeau 


1.  On  lit  en  margp  du  ms.  C  :  «  Les  trois  strophes  a  partir  d'ici  et  a   la  suilc  ont  et6  faites  par 
Rabban  ^traÄam  de  Seiende.  El  volci  que  nous  metlons  trois  rroix  puur  distingucr  ces  sli'ophes.  » 


314 


III.   -  HISTOIRE 

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•••)•,     <^  ')  -«  s>oia.,«'=>  \o  .).A3f 

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DE  NF.STORIUS.  [204] 


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1.  1.03  u.  —  2.  uo^a^^So  B. 


li> 


15 


(Y^w(7(7oy.o[Aov) ,  ils  y  placörent  ce  corps  pur  et  ils  rensevelirent  avec  honneur. 

Un  jour  que  (Nestorius)  ^tait  en  priores',  ses  levres  s'arretörent  et  soii 
visagc  ctait  troublti  et  ses  prunelles  laissaient  couler  des  larmes.  Ses 
disciples  lui  dcmanderent  :  «  Pourquoi  ce  Iroublc  a  d'ttc  heure?  »  Et  il  rcpon- 
dit  :  «  J'ai  appris  par  revelatioa  que  le  blasphetnateur  Cyrille  est  niort.  »  5 
Ses  disciples  ecrivirent  i'lieure,  et  (lorsque)  des  courriers  passerent  eu  cct 
eudroit,  ils  les  interrogörent  ä  ce  sujet  et  tout  s'etait  aiusi  passe  en  vörite. 

Et,  comme  le  saint  h.  l'csprit  pur,  *qui  le  voyait  et  le  savait,  l'avait  montrö 
et  iudique,  il  quitta  ce  momle  unc  heure  avant  Dorothrr'- .  II  In  quitta  et  alla 
vers  son  maitre,  taudis  que  les  gouttes  de  sa  sucur  coulaieut  eucore  ä  cause  lo 
de  ses  elTorts  et  de  son  continuel  combat.  //  comhattit  le  bon  combat  (iy^v); 
il  termina  sa  cuttrsc  avcr  justice,  il  coiiscrva  bien  sa  foi  et  il  rerut  In  eourounr  de 
sa  victoire\  C'est  la  mer  des  sagesses  et  l'ocean  de  toutes  les  sciences,  qui  a 
6lev6  l'essence  de  la  naturc  fdiviiie)  an-dessus  dessouflrances  et  des  atteinles. 


1.  er.  /'.  0.,  IX,  585    —  2.  Cf.  P    ()..  IX,  583.  —  3.  Cf.  11  Tim..  IV,  7. 


10 


[205]  2.  —  HYMNE  DE 

I  ^  ?    -•         II  .   " 


■:•) — —  i,\  Vi  |_^a^  ooi  ^^ 

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15 


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SLIBA. 


315 


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.jiOlQ l9    )tQb_M_:s,    y  '  ^l  *CfoI.  22. 

.) ioij   yo-s/   o/   ^-^_»a_^ 


r-^ 


.\K^l\^    ^0(,-3    ^kJ^    ^.^o^ 


ßienhcureiix  es-tu,  ö  saint  pere,  qui  as  vaincu  dans  la  dispute  toute  cetlc 
foule  mauvaise  des  partisaus  du  magicien  Cijrillc.  Bienheurcux  es-tu,  ö  grand 
parmi  les  atliletes  (iö "a-zi-tvi; )  et  illustre  parmi  les  lutteurs  (äywvsuT/i;),  qui  as 
comlialtu  avec  les  archontes  (?),  (avec)  Gyrille  et  ses  maudits  conipagnons. 

5   Bieuheureux  es-tu,  colonuc  de  lumiere ;  comme  de  l'or  *  pur  et  eprouve,  tu  as  ♦  cfoi.  22. 
scrute  et  examine  la  verite,  et  tu  as  vaincu  le  furieux  Cyrille.  Bieuheureux 
es-tu,  notre  illustre  pere,  qui  as  supporte,  ä  l'exemple  de  l'apötre  Paul,  les 
persecutions  et  l'opprobre,   de   la    part   de    ce   peuple   rehelle.   Bieuheureux 
es-tu,  ö  notre  glorieux  pere,  qui  as  fait  sortir  les  eaux  de  la  terre  aride  et 

10  qui  as  desaltere  un  peuple  barbare  et  delivre  les  captifs.  Bieuheureux  es-tu! 
Que  tes  perfections  doivent  etre  grandes  et  que  tes  belies  actions  doivent 
etre  etonnantes,  pour  que  tu  aies  (pu)  rachetor  les  depouilles  de  tes  voisins 
äl'aide  de  l'eau  dont  tu  as  abreuve  les  pillards.  Bienheureux  le  thaumaturge! 
bieuheureux  le  revelateur   des  choses   cachees!    Bienheurcux  seras-tu  ä   la 

15  venue  de  Jesus,  seigneur  des  creatures!  Bienheureux  seras-tu  en  ce  deruier 
jour,  lorsque  le  Scigneur  .Jesus  se  nianifestera  et  tc  placera  une  belle  cou- 


316  111.  —  IIISTOIRE  DE  NESTORIUS.  [206] 


'  A  toi. 
5«  r. 


•r 


J^-So;    >  4,  >N;   ^-«2^JJ  .) ^)    j^o-ii   jooil  ^Iol^. 


1.  loovj  A.  —  2.  Ün  truuve,  ligiic;-  3,  4,  j,  qualie  vers  de  liuit  syllabes. 


rönne  et  (e  fcra  hcriter  le  royaumc  du  cid!  Ta  priere  sera  un  mur  ek've,  })üur 
'  A  foi.    tous  ceux  qui  fetent  ta  memoire  et  pour  tous  ccux  qui  marchent  *  sur  tes 

5«  r°.  .        . 

traces.  Que  tes  defenseurs  (suv/iyopti*)  trouvent  misericorde  et  que  le  niallicu- 
reux  plus  quo  fous  qui  a  composeton  poeme  soit  juge  dignc  de  pitie,  gräce  ä 
tes  priores! 


III 
CONJLRATION  DE  NESTORIUS  CONTRE  LES  MIGRAINES 


INTRODUCTION 

Les  homnies,  ä  toute  epoque,  se  soni  preoccupes  de  trouver  des  formules 
pour  se  preserver  de  divers  maux,  pour  iiuire  ä  leurs  euuemis  et  poiir  se 
procnrer  des  biens.  C'est  l'objct  de  la  magie  proscrite  par  les  eveques  et 
poiirsuivie  par  eux  chez  beaucoiip  d'heretiques,  surtout  chez  ceux  qu'ils 
nommaient  Manichcens.  II  faut  distiiiguer  cependant  les  formules  nuisibles 
a  autrui  des  simples  priores  destinees  ä  ecarter  le  mal.  Les  premieres,  comme 
Celles  de  Beyrout  qui  permettaient  «  de  commettre  n'importe  quelle  action 
criminelle  '  »,  ont  disparu  de  TOrient  chretien  mais  sont  peut-etre  encore  en 
usage  chez  les  Musulmaus'.  Les  secondes,  fort  inolTensives,  analogues  par 
endroit  k  des  prieres  de  rituels,  existent  encore  dans  d'assez  nombreux  manus- 
crits  syriaques  nestoriens '  et  ne  mettent  en  cause  que  la  credulile  de  leurs 
detenteurs.  Tel  est  le  petit  manuscrit  syriaque  n"  347  de  Paris  (8  cm.  sur  6)  ' 
qui  renferme  surtout  des  prieres  :  le  Pater,  le  commencement  de  l'Evangile 
de  Saint  Jean,  avec  les  conjurations  {\^-;~)  ou  prieres  des  Peres,  de  saint 
Georges,  de  saint  Paul,  de  Mar  'Abdiso',  de  tous  les  martyrs,  de  Mar  Saliba, 
du  prophete  Daniel.  On  y  trouve  cependant  aussi  quelques  talismans  (k^om^) 
formes  de  lettres  ou  de  mots  qui  n'ont  pas  de  sens '.  Au  poiut  de  vue 
graphique,  ony  trouve  quelquefois  le  F  retourne  en  usage  dans  le  syro-pales- 
tinien  et  quelques  lettres  mandeennes.  Nous  en  detachoiis  (l'ol.  56''  ä  59)  la 
conjuratioü  (formule),  au  nom  de  Nestorius,  «  pour  guerir  les  migraines  y), 
comme  complement  aux  prodiges  qui  lui  sont  pretes  ci-dessus. 

1.  P.  0..  I,  öS,  r.'2.  —  2.  er.  Garru  de  Vaux,  Tulismuns  el  coitjurulions  (iriihes,  dans  Journal  asia- 
tifjiie.  X'  Serie,  t.  IX  lUioT),  p.  52'J-537.  —  3.  M.  H.  Gollanez  a  analyse  deux  de  ccs  maniiscrils 
A  selciiion  of  Chtnms  from  sijriac  Mdniiscripls,  dans  Ades  du  AT'  congrcs  international  (1897)  des 
orienlalisles,  quatrieme  seclion.  Paris,  1898,  p.  77-U7;  il  les  ;i  ediles  depuis  :  The  Book  of  Protection. 
Un  aulre  niannscrit,  ecril  eii  17fl2,  est  anidyse,  partiellement  tradnit  et  eoninieide  pur  M.  F.  Macler, 
Formules  magiques  de  l'Orienl  Chretien.  dans  Hevue  de  Ihistoirc  des  religions,  t.  LVIII  (1908), 
p.  9-33.  Deux  autres,  des  ann^cs  1779  et  18üO,  sont  conserves  ä  Berliji  sons  les  n""  107  et  3'i5.  Tons 
sont  d'origine  nestorienne.  —  4.  G9  feuiüets,  ecrit  par  Ciago  (*^ss,),  du  village  Artua  inferioure  (l'^;^  ^ 
|&<&wL  yO^iJ),  en  l'annee  2045  des  Grecs  (1734).  —  5.  Vi)ir  les  carres  magiiiiies  de  la  Jierue  des  litudes 
Grecques,  t.  XX  (19071,  p.  364.  Voll"  aussi  les  etudes  de  II.  Pognon,  fnscriptions  inanda'iles  des  eoupes 
de  Khouabir,  Paris,  1898,  et  James  .i.  Jlonlgoinery,  .\raniuie  inraiitalion  Tr.rts  front  .\ip/iur.  I'liila- 
delphic,  1913. 


fol. 


fnl.  r,s 


7.  Ki^d       )ooi   pCL^;    oöt   |j>-.f-o   j.JOiS   vm^^a.^.fiQJ    v^V^;    oilo^^^o   oilo^t-s 
jJ^oöso/o  jK'i  .  't  l^oVo  jJ^QL^i  ''^^:&>.^s.^  )oi^  ^  )j»«^  wJ^'<o   U>°^^.  )^'>-^ 

'  ^OiCL./        ''».^w*^    ''^A>y^;     VOJOU»    vOO^    j-tt-ffi/    .yaicisJ.;     0|lSs>Dp...30    :)jLi>wiO 

1.  l'-"i.^  h^^^^o  Ms.  La  conjuration  pr6c6dente,  fol.  53-56,  est  «  conlro  le  inauvais  a'il  ».  — 
2.  |t.on".-.nwo  Ms.  —3.  5^  Ms.  —  4.  j-o»  Ms.  —  :>.  ^o  Ms.  —  6.  »«^^  Ms.  —  T.  iää./  Ms.  —  8.  Ct. 
Gullaiav,  Actes    (In   onzieme  co7igrcs,   loc.  eil.,  p.    7;».   Lc   ins.   omet   lov^.   —  y.    Le    ms.   poitc  : 


Anli'R  {ronjtirntioii)  (Ik   mal  de  li'te  vt  des  ucti.r  et  dn  fmiit. 

Par  la  prirre  et  par  1  iiilerccs.'^ion  de  Mar  Nestoriiis,  saiiit  [irölrc,  qui 
demeurait  parmi  les  ile.s  de  la  mer  '  et  qui  |)i'ia  et  iinplora  Dien  poiir  la 
migraine,  et  les  esprits  mauvais  et  noirs  el  pour  le  mal  de  tete,  et  les 
migraines  et  les  rougeurs,  et  pour  tout  genn^  de  plaies  sur  la  tete,  comme  5 
des  yeux  et  des  sourcils  et  des  tempcs  et  des  dents  de  cehii  qui  porte  ccs 
lettres;  je  les  lic  par  le  char  des  cherubins;  je  les  lie  par  le  bäUm  de  Moyse 
et  par  la  liarpe  du  roi  David  et  par  l'anneau  de  Salomon;  je  les  lic  par  ceux 
(pii  erieut  uuit  et  jour  :  Siiint,  .■iaiiii,  .saint  est  Dieu'-;  je  te  lie,  esprit  de  la 
migraine,  et  il  ne  t'est  pas  possible  de  t'attaquer  ä  la  tete  de  cclui  (pü  porte   10 

1.  La  leltre  ä  Cosme  porle  que  Neslorius  a  6(6  exile  «  dnns  tinc  ilc  qui  est  pioclio  du  fleuve  le  Nil  », 
siipra,  p.  280.  Elle  a  sans  doulc  influonce  le  present  Oeiil.  G'est  encore  la  guerison  de  l'aveuglc  Leun- 
lius,  racontec  dans  la  loUre  ä  Cdsmjc,  siipro,  p.  281-3,  qui  aura  donne  TidOc  d'iniploier  Neslorius  pour 
les  maux  d'.veux  et,  en  g6n6ral,  pour  lous  les  iiiaux  de  16te.  —  2.  Cf.  Apoc,  iv,  8. 


L   / 


[209]  3.  -  CONJURATION  CONTRR  LES  MIGRAINES.  ;;i;i 

."^■..  \?/    .y-^;    ^OJQ_lu,^.0      vO<h2^^-0;o    ).-w^.»_jL„io»    ouio/     >a_.i_io   v^tv-^'o 

:v*',.Ä-/o  >.i\  .  mvi  j_,v^o  Kj/o   .woojüs^j^  j-j-oias  ''«..a^    K^\    :«uwJl2ljl^  cH.2i>> 
K-aJLi  )j/    .)jl-^.d  oiici^  ^  «jüLiwO  :K_^  j^V^o^  «I^iio  .w.Ji.i;   CH.JLiovio^ioo 

I,  ^oov>i3  yif  _  o  I ,,  iiianuscrit  porle  ensuite,  au  l'ul.  r.S',  düuze  cercles  cünceiilriiiiies,  plus  ou 
uioins  (Jistanl?,  avec  des  couleurs  rougo  el  jaune  el,  au  centre,  deux  mols  cn  croix  :  le  inot  l^it  (■crit 
horizontalement,  et  un  iiiot  ([ui  semble  !';">(,  ecril  verlicalemeul.  —3.  Le  texle  suivanl  figure  au  fol. 
51)^,  öci-il  sur  des  cercles  coiicentriques,  comme  les  textes  des  coupes  de  Kliouabir  Odiles  par  M.  l'o- 
gnon.  L'insei'iplion  part  du  centre  et  tourne  en  sens  inverse  du  niouvement  des  aiguilles  d'une  montre. 
—  'ij'»^  ''-5»  :«-.  —  :..  ^S-'^^  M<.  —  f..  Om.  Ms. 


ces  mots',  par  les  prieres  des  saints  proplieles  et  des  apötres  et  de  ma 
dame  Marie,  mere  du  Christ,  et  de  tous  les  saints  de  Notro-Seigneur.  Amen. 

Au  noiii   du   Pere,  du  Fils  et  du   Saint-Esprit,  je   les  lie  par  (Nestorius) 

Tami  de   Notre-Seigneur    Jesus-Christ    —     iMotre   Seigneur,    notre    Dieu    et 

5   notre    roi    seigneur    de   toutes    les    creatures,  seigneur    des    morts    et   des 

vivanfs  —  loin  des  artifices  astucieux  et  des   pensees  mauvaises,  en  faveur 

de  celui  qui  porte  ces  Icttres. 

Au  noni  du  Pere,  du  Fils  et  du  Saint-Esprit.  Seiijiteitr,  (jul'  me.s  oppressears 

sollt  nombreux !  Noinbreiix  sont  ceux    ipii    disenl  d   man   ante  :    Tu   n'a.t  pas  dr 

irt   secours   chez   lau   Dien.   }[<iis   toi,   Seii/iu'tir.    tu   es   iiion  sniitieii  et   iiui    i/Ioire,   rt 

tu   releees  niu    tele.   De  ma  cuix.  j'ai  erie  au  Seii/neiir,   et   il  ui'a  exaiiee  de  sa 

1.  L'eglise  jacobite  a  coiuiu  aussi  des  ineanlations  aualogues,  mais  eile  les  a  saus  duute  proscrites 
plus  söverement  que  n'a  pu  le  faire  l'eglise  nestorienne.  Jacques  d'Edesse  (vii"  si^cle)  condamne  les 
prätres  «  qui  disent  des  iucantations,  altachent  des  liens,  fönt  des  amulettes  et  ecrivenl  des  formules 
(uiagiques)  puur  les  innanimalions  et  les  maux  de  tiite  ».  D'apies  Jacques,  ces  prtHres  ne  peuvent  pas 
Stre  «  comples  parmi  les  chreliens  n,  cf.  Les  canons  et  les  irsoliilions  cunoniques  de  Rabboula,  Jean 
de  Telia,  etc.  traduifs  par  V.  N.iu.  Paris,  1906,  p.  S3.  On  trouve  condamnt'es  en  cet  endroit,  p.  53-üo, 
beaucoup  de  ces  superstitions,  au  sujet  des  sorts,  des  amulettes  et  des  presages,  pour  cliasser  la  grelo 
et  les  criquets  aussi  bien  que  les  maladies  des  gens  et  du  b^tail;  ceux  qui  recourent  aux"envoütements 
doivent  6tre  punis  comme  les  homicides,  iliid.,  p.  55-56;  certains  recouraient  aussi  aux  menaces 
d'anathemes  pour  se  procurer  des  biens  matöriels.  ibid.,  p.  57-5'J.  C'est  sans  doute  en  ce  sens  qu'il  faut 
entendre  le  texte  suivant  cite  dans  Oriens  Christ..  Leipzig,  t.  VIII,  p.  25G-7  :  .Sancti  ApostoU  dixe- 
runl  ui  superior  populum  ediicet  critce,  non  anallieinnfe.  ncec  rineial...  si  aiilem  ipse  anaüicmatizal 
et  vincil  in  re  injusta.  quaerens  iit  animnm  expleat  el  ex  ciipidilale  Iniiiiiliiauli  el  subjieirndi  i/ioini- 
nes).  Sit  ipse  ligaliis... 

r.iin.  on.  —  t.  xiii.  —  f.  ■!.  21 


ful.  M. 


320  III.  —  IHSTOIRE  DE  NESTORIUS.  [210] 

^jjsoLiji;   I^I^^-io     '^^ou   ).-iL^i    )-Jlj/    uwLs   yoou^oo  .'li^iwU/o     ^»aLiojo 
^_A^  c*^  j-ioiKA  jjo»-^  |iL^-=>  l'^i  "  jjL^io  V^JKj  .^_«..\o(  IjÖ-  ^-*^  oCb. 


O^ 


1.  ^a»^  Ms.  —  2.  Ps.  in,  1-5.  II  manque  li-ois  niots  au  versel  1.  —  3.  Om.  Ms.  —  4.   l«'S.a*,  m^. 
5.  On  trouve  ensuite  «  le  lien  des  languos  des  rois  et  des  6mirs  el  des  chefs...  ». 


montacjnc  saintc.  Je  me  suis  couchi'  et  j'ai  donni  et  je  nie  suis  c-veille'.  Et  tüus 
les  Iiommes  mauvais  donncront  des  paroles  pacifiqucs  ä  celui  qui  porte  ces 
lettres.  Lc  roi  -  impio,  mauvais.  rebclle,  sera  lie  envers  cclui  qui  porte  ces 
lettres.  Amen. 

1.  Ps.  III,  1-5.  —  2.  Ceci  peul  se   lappoiler  u  la  suite,  mais  nous  avons  pousse  jusqu'au  nouveau 
litre. 


TABLE  DES  CITATIOXS 


(Niius  ronvoyons  a  la  pagiiialion  iiii?e  entif  crochets.) 


ANCIEN  TESTA:\1Ei\T 


Genese 

III,  1 11 

—  3 12 

—  17 14 

xxxviii,  27 19 

Exode 

VII,  10-12 35 

xxiii,  1-2 101 

—  3-7 102 

xxxii .  13 

xxxiv,  28-30 16 

Deuterononie 

I,  17 102 

1  Rois 

XVI,  7 98 

.  II  Rois 

XXIV 14 

Malthieu 

I,  20 20 

—  23 62 

II,  1,  18 20 

—  G 21 

—  13 21 

III,  16 19 

—  17 13 

IV,  3 11,  13 


.lob 


I,  6,  9 34 

XVI,  19 101 

Psaumes 

III,  1-5 210 

VIII,  5-7 43 

—    6 10 

XVIII,  5 104 

XLviii,  13,  21 45 

L,  3 22 

Lxvii,  19 32 

Lxxu,  3 107 

cm,  22-23 0 

cv,  17 45 

cxiii.  3 63 

cxxxviii,  21-22 107 

28 .  22 


NOUVEAU  TESTAMENT 

IV    4 14,  22,  38 

—  6 22,  23 

—  7 24,  26,  38 

—  8 34 

—  9 25,  36,  40 

—  10 37 

—  19 27 

V,  11-12 136 

VI,  19 39 

VII,  15,  16 103,  111 


Froverbes 
XXIII,  28 175 


Ecclesiastique 

X,  9 .30 

XI,  19-20 30 

Isaiu 

VII,  14 62 

IX,  6 .59,  62 

XLi,  4 42 


Jeremie' 


VI,  14 
IX,  38 


111 

102 


xii,  1-5 .30 

Malachio 
II,  6,  7 46,   102 


IX,  9 40 

XI,  28 46 

XII,  29 13,  17 

—  32 105 

XVI,  18 112 

XVIII,  7 104 

—     21 "8,  91 

XIX,  21 39 

XX,  25 39 

XXII.  2 77,  90 


322 

XXVII,  53 32 

xxvm,  18 Vi 

—  20 17 

Luc 

I,  28-33 18 

—  35 ()0 

—  37 67 

—  42 18 

—  7G 18 

II,  9-12 18 

—  14 18 

—  29 19 

VII,  38 40 

XIX,  40 107,  111 

xxui,  42 40 

Jean 

I,  20 19 

X,  10 104 

—  14 64 

—  17-18 63 

XI,  H 104 

—  48 27 

XIV,  27 109 

XVI,  2 136 

—  33  .  ."....  13,  42,  43 


TABLE  DES  CITATIONS 

Actes 
XX,  29-31 103 


XXV.  16 


135 


Rom. 

V,  20 45 

VIII.  18,  35 135 

X,  10 98 

XI,  33 29 

I  Cor. 

\i.  13 15 

VIII,  8 15 

XI,  19 103 

XIV,  22 26 

XV.  28 153 


II  Cor. 


XI,  14-15 
XU, 9  .   . 


36 
29 


GaL 


1,  8-9 137 

IV,  4 68.  112 

VI,  14 26 


Eph. 


[2121 
.     .39 


VI,  12 16 

—  13-16 16 

j'liiii]). 
II,  7 90 

Col. 
I,  16 42 

I  Tim. 


11,4. 

IV,   1. 


II  Tim. 


IV,  5. 

—  8. 


114 
32 


128 
102 


III,  1-5 103 

IV,  7 204 

—  8 100 

Hebt-. 

V,  2 46 

—  6 114 

XII,  9 29 


I  Jean 
IV,  3 134 

Apoc. 
IV.  8 208 


AUTRES  CITATIOS 


Abraham  de  Seleucie 203 

Alexandre  de  MabLoug 70-71 

Concile  de  Clialcedoine 1U8-126 

Saiul  Cyiillo 87-90 

Diodore 73-74 

Doi'Olhee  (lettre  ä  Marcien) 71-72 

Saint  Felix 126 

Saint  Gregoire  de  Nazianzc 151 


Ilönotique 129-131 

Jean  d'Egee 78-79 

Saint  Leon 73-74 

-Xestorius  ....  75;  77-78;  90-92;  121-124 

Paul  de  Samosatc 76-77 

Tiieodore  de  ISIopsueslo 75,  76 

Theodoret 80-81 


II 


TABLE  DES  AOMS  PROPRES  SYRIAQUES 


U^aJi^l   l'i3, 
-fiC-^t  27,3  'S.,  71, 
-mol^;  7,-<„  79, 

IC^-oo^   ^;/  38, 

Uol4o(  05(,  963  _j  117,  131,  138,,  152|,, 

|^H=>/  8I„  85,.,,  863 

Uool  rOasis  17.37  ^^h 

■  g^OA-'l  mo/  15!2 

<XDQ-A,^£00/    152,, 

.m.^nnof   de  DoPylce  170^ 

U-äCLSo/   (|L;ov£d)    lOSj^j 
U-^o/  16Öq 

Hof  -^^ 

;,aiji;o;    8.3.1    lOÖ,   127^  li3^ 

^o^iLo;  liulherius  de  Tliyane 

138 
'"10 

joa^s.]/  OU  cjBOJi!  I38„ 
P-;^|   i:)4,, 
U^sö^l  15i, 
..£oa.*j[a^/  31  , 
>ixiu,j|a^/  41,  liBg 
»mn.ir|a.|  17,.j 
^«'W  23„  3-,,^,.,  101, 


la-/  17,  3U^ 
^^^m(  -'8,  193^  103^, 
Jjfojio/*  ^j:pa^  I  n  1  ■!  H?  . 
>  n  ■■  m  1  /   L'S 
\^IVau(  13g  14,,  21,  m, 

^o|i)t./  Hierolhee  i33„ 

ȣDo|L;_i/  133,,, 

I  .i^^l  138^  140, 

ussv  frere  de  Leontius  172^ 

USv  moiiie  lOö- 

U^  Nestorius,  second   Elic, 

r,i."i, 
US-  prophete  as, 

.ai*^ii^^(  USv  IIS, 

p;;-LmiSv  92,,,  90,  104,,_  108,  113,  110, 
134,„    I6S3     171^.^    172„,.,3    174„.„    — 

Liste  des  eveques  mono- 
physites  d'AIrxaiidrie  -r-, 

p^iSs  IM,, 

s-ou^i\   18,    66„ 
p.icuo[  86, 

^Qj.io(  Memnun  d'Ephesc  102,, 

I I  .  >  f>  .  fti  «\o  ^  l  97 
^a^^l  82,,,  83^ 

u^u^'l  et  ;.a.^;  181^  182, 186,3  ''^''li 

(— j;.^;  p^L^^(  10,">,_ 
Pt^fn  .^t  I  .-^.^f  .'i9,,  00,, 
a^m.VT.^.-i|    I3i,^ 
-ccQ^£Q-;x»^)   139^ 

^4-,^/  üu  AiiatoliuH,  frere  de 
Timotliee  Jilure,  97  note. 

-rn^mj;  eveque  monophysite 
de  Jerusalem  50 


)c^^)o/i    MlwUlo  ■  "^  -  "^^  ^  '/    !27 
|..nifc.i-ni;    (iLji)  165,. 

l^^/viu/  heretiques  14-,^ 

(ll-l.oj  tj  M31^^(  133, 
pinin  ./;  ^^^,onN  rnt  |  i^f^-^ol    83 

.iodinjov^s^l  Heresie  des  astro- 
nonies  150-7 

s^oo,.;  ^1  .,\a3/  152,, 
^CDQ,-y-»,^a9/    7,8,  138,    Inl,, 

.<r.am3(  83,,  U4„  96,,  97,.,,  99,.3  l(Kl,3 
""2-3  '%  113,.,,  llijlli;,  117,,  1», 
136,  170,,  191,  192,, 

ji^(  de  Constantinople  82„ 

U^  ,.N  >  y)t  oiis/  .89,,, 

I  t .  ^  .\  v;  ^ü-o/  72, 

~a5a^to|i;  .38,,,  — ^o)i(  177  11.   'l, 

lt^is_L  vo-t'l  villatj'e  207,, 

^ij30^a^o;3  ^o^g-^^tf  .37,  163^ 

^^n  m,  148,3  iü7„ 

U^-il  168, 
l^-^njaiV/  2o3. 
..loQX^i-..^'/  201g 
-maV;  42, 
-mo|to>(  3O3  6Cl„  70„ 

oQDQjXa»/   61, 

U^   U^i(   29„  102, 

|^.U-ioV(    188,, 

I  ,',i  vrVf   lü4y 

ormotlVf  73 

nm->;LV;  a3,  ,(j  83, 

aaQjotoL»/  85  3  ,j 

I.-.1  UiJi/  59,  62, 

^ixa..»lJL-*,'i.a£>/    151 

pIS.,/   III,   I13„  143     147,,  130,_, 


324 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


J14] 


l;-_^  Bailira  =  choisi,  eprouve 

1603  193,^,  205„ 
^«^Xj»  116, 
\^^  12,  112,  I5O3  Vüir  ti^~a> 

/>!(  t^^  '-11 

^Qt   Kß^    't2_ 

mn  1 «  ^  ^^o  ^»-"^  1  ''^lo-u 

p*öoV'    N-*-3   26jg 

^o-A  (^^  20,3.,j  21,  -l't^ 
^cu.;d  Nj^  28, 

„ X  .^^  empereur  56 

oJuiCLd'fa  167g 
U-^-^  I663  )99„ 
vj-lV^  138.  M53 

p>oojVi  de  Nisibe  i3s,„ 


\. 


^^Vi^  18,  3'.^  8''ö 

a,,^^  207  nole  4 

|Li-i^  179, 

ms^  ""'8 

nnvt.mi^l'i2„ 
I  .n-ivit^  H2. 

l-^^j.^  Germanicic  isi, 


fffn  nfm'  fo  -;  153,, 
liaAjsOrff  86„ 

jooioÄÄ.!  d'Alexandrie  96  .  loo. 


101 


11 

,.  d'Alexandrie  98,3 
Ivaia-!    evöquc    d'Alexandrie 
97  note 

m  .  fc.  YiN;  166j, 
|>!  82^ 
jjji;  177  n.  'S. 

CD 

(-i-oi  85. 
wCQ-.*OJO)  18j2  21|j 

an.t,'>  '■■^  '^=^:, 


■i  fr "^  I  n  N  f'^ "    '"^^fl 


PV^I    1»8 


Dorylee 


170,, 


f.o.  9,  IO2  18„22,„283  32,  43^  tö^.,  71,.3 
B,  170, 


)21j  144,2  152,  170,  208„ 


■  m»oo;  147, 

oBoiLio!  de  Maicianopolis7i,  72„ 

202,„  203,^,3  204,„ 
I^W.vi;  QJÖi  yo;m^^;  14'',, 
^xooio*-i*  '3__j^j  ~^^,f^ 
1^1  9j  35,  142, 


OJ 

^Q^ii_  prophete  i68 

|a-  148j_  löOj 

yx~  les  fils  de  Cham  ioj^ 

|i>,^^äj  M-  1^1 

lÄJi-  les  pa'icns  26, 42„  44^ 

|JV-  66j 


.tcn  I  ■  fc.  •  t,  144p 

^o|Nicu4  92„  109,  128,  13I5  133,, 


^iioo^,  -Elure  108, 

vÄOtt^i  144, 


).o(JM  patriarche  i9„ 

^,ov^.  Juil'i?,, 
^..oöw  20,2  %7-«  **7 

i|a-    Chrysostome   i87,  iss, 

189., 


'2-5 


mn  n*^ '  v^  •  128, 
piä^  117. 

"'''••°^   '"VlO  ''^6-10 

-™°W  v^^  '8„  79,  80,j 

,i_a.  d'Antiochc  70, i9i,^„  192, 193, 

19ö„ 

,,i_o-  iipotre  !»<.,  191g 

k-PI  i-=  ^J-a^  4''- 

,jL_a,  Jean  (Bapliste)  i8,.8i92 

Do;.:»*  ^a-oj  86, 
,.^x>cix*ia^xxiot  ^ju#a^  155^ 

n\n  ^/^  K  fi^  nno  j  1     ^1  ..CI  i    l',3 

fti«,Nn^i  "^  ifc-  '■"^'•';  ,J— Q-«  9,  4lj^ 

PL;   ^L_a.    82ß 

Ijl^o^  l.j4g 
I  fc  —  ■  -'^"  ■  36„ 

Ujü-  iöi„  iö:-., 

)  I  ri  '  ^  f^w  .    82.2 

.c^a.  202.,.,  21,  283  14.32 
^.ia,  193 

1  1. -^  "'^  -  lö4_ 

v^cuL.  -Äiöj.  206,  VOir  k— -jl:«3 

oju  7»".,  ,.  voir 


^ 


t^di  154,  170,2 

UojiiJo  104,2  105„.,3 

Mo^...üo  74,2  75,.g.,<,  -6,.,  78,3  «0.,  8',, 
85„  902  99,  100„.,2  10I,.3.8 1002  108,,.,.„ 
118„  1263  1272.„  128,3 129,  131,  1323  i:n,3 

136„  139„ 
U>oi=  208^ 

M...^^-p  132,2  '3»7  '"4  '«■'« 


i  , 


1 

i 


r2ic 


TABLE  DES  XOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


32-: 


^ii-io  yo]l  131„  133,2 

,oP  papC  71,.,,,  7.1,  ,,^,,  84,,9S,„  96, -W. 


116,, 


117,,,  I27„  l;3l2  m.. 


^oll  pOUr    fn.^o:^  172. 

Ijiai,  evangeliste  wi. 

llQ^U^  106,2 


w^j^io  138.,  147,2  148,, 
^'1^  C2,r,  ß7,„  70,3 

k.d^  1S„  20„  44„ 

^— Jj^    IO(y, 
p:.^^,^o  Uli, 

L»JS-OD  Q.CQ3  C 

I-A^^oVaio  171  i^j 

145,  208, 

M-^w.Xoo  89,., 

s^pni  »an  *cq:oo   Inö. 
JLiac£i^Jio  1  i."i,, 
f.j.*^s...Xio  72, 
yO-fc-i^oo  7ti_j 

.friftmtf^^i    ^fTica^Nn  V>    j7l.) 

-£oo?,.i.l;^  142, 


^;ojju»  177  no(e  1 

cn.<»o  jj.io  171)., 
vjoamaiü  181,  .  , 

^'J^  ""',;  7  « 

rV^  :t5„  105,  1.16,2  1^,  '-'\,  '•«,„ 

Ho-^  42,2 

lovSS.    IjX-  ;a-po   115,  116,  120^  1222 

'H  «^«-0-8  139,.  !«,-,„  Ho, 
V-.,OLbO!  Oviol  j)0..-po  209, 


12'! 


vi^Vio  I3I2 

vCDCLo;jo  lieresiarque  1433 

^Q^s^Vio  43.  1382   I43,„ 

a!oaj..i^tio   empereur   71,  72,  no, 

lOG^,^  lOSji  110- 


'".„-„      "2-0-7      '%     »--..G     «'.0     «^5-0 

90.>9-,o  9'.-,-,,  93,.3.,,  !)'.,.,3  902  962 
98^,,  99„  1002.g.„   101,2  102,.,  IO43.,,. 

7-,i   10\-D-12  108,„   l''72-4    ia',-«-7  111,-0 

ll-V...    11\<  1"7-,..  I''"',,,  f2iW,„   121,,, 

1222.3  1%4  l-'''7  1»5  126,-2  12'^,  129,, 
130,  1323.,,  13V2.„  1343.„.,2  133„.^„, 
«■2-,i  1-W„  139^,.,  1432.,.,,^  144-.,^ 
l",o  l''9,3  152,3  151,  185,,  201,  202,,, 
209., 
[.coi^  «^io  40, 


.  m  .  ^\j  147. 

-Ä»(,op  146,2 

op-ip'  151, 

^«^lo^ij  148. 

^£Da...V^«xoaj  108- 

v^co^V^oj  1 17. 

pVoj   1,",(,. 

)»ovJ  ^os-^-aJ  17(1., 

Uii^  9,\|  11:1,   1.80,  132. 

a:o=^ia^mj    722.^,  75,.,  773   80„   812.,^.,, 

^\a  ^9  90,  91,  II63  124,3  138,,  1052 
l-L-VcL^roj  155. 
ax-Va^^au    «    c'est-a-dirO    CCUX 

qiii  disont  deux  n.'itures  » 

127,  1:15,,  1.36,  IÖ4,j 
.m,-iQ^mj  76,  9u,,  92,  9.5^  96,  97,  11:1  , 
116,,  118,  121.,  125,  l:.IO,  l:!l,  166,  107,,,, 
"-"w-M-t<  lß93.,-5  1711,:,  171,2  I72i.:,.,, 
'7-V:,,;.„-,l  1712.7-1:,  175,,  17:1,  Ml,,  Wl  , 
I*„l^'.,„l«-l2l91„l92,.3„,.,3_,^,  1,11, 

l'«u-,1    19''2-,„-,:,  197,2  2"n„.,;,.„;  2,12,^^ 
2u:t,„  208., 
.m.vj>^iu  91,,  1111^  110.^   117  , 

00 

^£ficx<^.A-3^  147,j 
'•".'■  -^  ^1  "^  152., 


liotcD  d'Antioche  50  57  hi,.  , 
^cLi^^^im  eveqiuulu  paj's  d'Ar- 
zouri  177  11.  4 

-r^n  I  -  1  ■;  ^nrn   1',2. 

■  iry .  iocio  .  fy>n  .  !•  an  ny  1(55- 

fv^f^  .^n  t  nn  n-,  .S,S 

^A^Vo  m  154_ 

|-L^=>  V»2  13,  "j.-.,,  I9,.,2  2ü,_,.,  21,.  22, 
-',:,  2'.3-,o-,2  25,,,.,  263  2»„  31,.,„ 
323.3-1,  33,y  3423.. „...jj.,,,  ^^\---i,hv2-r3 
36>-„  372.3.,.,2  38,.,.,,  39„.,3  40,  II3., 
169,,  174.  1,80,  184,, 

\^'y^    ^CLiCL*J3D    142.,   , 

U»Q.cci./;  I  ,  OQ^aa  S5 
Pooi;  l.^.:i.i  jlnrn  1 1.8, 
^cDoia.ot  ■  f^  -  ■  ;  m  .82- 


irj.^  monastere  de  i^  ..^^  d^^ 

86, 
|--;j^  65, .,  143, 

-tov  119,,  1.51.1  nole 
^^;äy  i.iii  note 

^-o.  -;joo  V-;  -;.ioi  Iviooi.  177  note  1 
Mü:äv  112, 


Uja^|13^3   1(10, 

pa3  ovrque  moiiopliysite  d'E- 

pllt'SO   ')(> 

lios  Paul   de  Samosate  43,,  76, 

i:!9,  I47j,  19U- 
ppoi^os  et  pp^oa  166,,,  168, 169,  _ 

1"  ü-!J-ll,  1-, 

l''3s.,3  195,.,. 
>.cDa\a£)  i/i,   in.j  2(t  29-         'Art,  :j;j,  :iy, 

'1,2  '1\    1"2,„„   "«,  10i„1li„,  1212., 

I:i7,  1,5:l„,  165.^  2(15 
^i^m.i^;  l;.^  :s..',, 
U^o^^l;  1^^  :S2„,  (.;i'.  .",(; 

1.^;  -moi-^a  .ipi'itre  117, 

.mo^^  Pi(M're  INIonge.  T^Lsle 
des  üvequos  monopliysito.s 
se.s  conti.'inpurains  .j(i 

-caii^^ü  papo  12.5,,, 

.i=aj.,Q\3     de    (lonslaiilinoplo 

9-'u.,2  9;\i,„97,,  98,,  19(1,  1,7,.,,  II83 


320 


p^^-aii^ 


V.»„ 


TABLE  DKS  NOMS  PROlMlKS  SYHlAQl^KS. 

\kiai    llioB   ^Qi.ia^   aBOi-ia^    W>5  1  ^5xa-j  :»^,  32„  76,2  ll3o  '''^j 


[216] 


l^^^aiÄ^^ia  Mg  127^ 

^  177  iiüle  1 

Ijoas  l'iöj 

yco^i^s  10,  »3  32,,  45,  144^ 

^^>  ^ai-!V3  65,(1 

l-^V3  154,2 

p^^cova  188,0 
p_,^iizD;^   1402 

l^^-Xo;^  li.i, 
pjp^^oÄ  jtt^Lvs  Mio,, 


M^J  l'9i 


l^oooi*;  -au-^'o-'^U»  1132 
oiL^D  146,3 

rf*^n  .fnn   K«1- 
.aDOJ-^^u^^-^a^  ll:l,  201g 

,in^aaj-^>J^~a>Q^  0,  ö%  82„  9äg  ' 

112,^  I13„  110,,,  1":'.  1*^9 

^£DO»Q-0   82. 

^ai^;ax.  70„  7-2.,  85^  87,  90,,  04, 
116    lüUg  170y 


1»,0  '»'sr«  2053.5-7 
^NjVoo  li.fl„ 

|j.,,4.m!>j=  do  Rorae  139,3 1964.^13 

\j^^^i^    (et    >a>ai.M^)    I9I3  ^^-i.,i 


tioo^!  -i,„  8;i„  yii^  IUI-.,  113^  116,3  ''-'f. 

'•"3 

p.i«>o,V  27^  ST),  132^  l:ri,.2  174,^.,, 

^TO^t  V— ot  1333  200g 

^^^  ^.oi  137,  139,,.^  140^  147^.,,  1493.,j 

151,.2.5  '52o  155,  182,5 
V^vieV  154,,, 

).^Vtia5  Ui&io  V^^icoV  ir/.„ 

r,^  ■  N^,-i  n  ^jxjaii^fc^^gsoi  131(^3  i-3o„ 

I  .  ffftftV  155, 

I  ■  -■^*  -*  82- 


^-iN^\.  roi  208, 


18,., 


il42.. 


It^VÄ»  74, 


^4.ot»  283 


^oio.lL  Hl,.„  1«,5 
^a^io.ll  93,„  99o 

.«.^.IL  993 110^  ts7,.^  m^  101,  i%. 

^oIojolL  74,^  78,  te,  138^ 

|_u"v-  wi.fl-.io»o|L  155. 

t^i.olL  76,  78„  80,„  8I2  8S, 
poi^»-^!  iJDolL  82j. 

lu3o|L  d'Alexandrie  i89,^ 

iotn^iL  177  11.  3  PIS2„ 
Vx.U  86 


LOGIA  ET  AGRAPHA 
DOMINI  JESU 

APUD  MOSLEMICOS  SCRIPTORES,  ASCETICOS 
PRAESERTIM,  USITATA 

COLLEGIT,  VERTIT,  NOTIS  I.XSTUUMT 

MICHAEL  ASIN  et  PALACIOS 

in  Universitate  Matritensi  arabicae  linguae  Ordinarius  professor. 

KASCICLI.IS     PRIOR 


PATR.    (IR.    —    T.    XIIl.    —    K.    O. 


I 


I, 


JULIANO    RIBERA    TARRAGÖ 

MAGISTRO  AMIGISSIMO 
DE  LITTERIS  ARABICO-HISPANIS  PRüMOVENDIS  MERITISSIMO 

HOC    OPUSCULUM 
p.    n.    D. 

AUCTOH 


Nihil  obstat. 
H.  GHAFFIN. 


PERMIS  D'IMPIUMER 


Paris,  ie  11  juillet  1916. 


11.  ODELIX. 
V.  g. 


Tuns  droits  i-iSservös. 


AI)  [.ECT0RE3I 


Dum  libi'ds  araldcos,  praesertim  ascoticos,  assiduc,  noii  paucis  abhinc 
annis,  ea  mente  perlegerem  ut  studiis  quibusdam  ad  theologiam  moslemicam 
spectantibus  operam  darem,  quacdam  Domini  Jesu  dicta  et  facta  obiter  in- 
veni,  quae  vel  in  canonicis  evuugeliis  omnino  desuul,  vel  ab  eorum  textu 
quodammodo  dÜTerunt. 

Opera  autem  praecipua  ex  quibus  ea  verba  dominica  excerpsi  nou  magnae 
antiquitatis  sunt,  quippe  quae  ut  plurimum  ad  saecula  vel  X'""  vel  XI'""  a 
Christi  nativitate  tantum  attingunt ',  uti  videri  fas  est  in  tabula  huic  prooemio 
annexa  in  qua  ipsorum  operum  (-atalogum  texui.  Auimadvertendum  tarnen 
est  ea  dominica  verba  operibus  e  quibus  sunt  excerpta  antiquiora  esse  :  a  tra- 
ditio7iistis  enim,  ut  aiunt,  (arabice  rdicls)  transmissa  sunt,  qui  non  raro  usque 
ad  primum  hegirae  saeculum,  hoc  est  ad  septimum  a  Christi  nativitate,  per- 
tingunt.  • 

Ad  horum  autem  verborum  authentiam  quod  attinet,  pauca  quidem  asse- 
rere  possum  :  mihi  tantum  insinuare  fas  sit  non  magni  esse  ponderis  dubium 
quod  de  fide  talibus  verbis  praestanda  excitat  D'Ilerbelot  in  sua  Bihliothhim 
Orientale,  articulo  Ei((/il'-,  asserens  nihil  fere  commune  cum  veritate  evange- 
lica  eos  textus  habere,  quippe  qui  uti  merae  deturpationes  arbitrariae  illius 
veritatis  sunt  censendi.  Non  enim  credo  hunc  dubium  stare  posse,  si  attente 
consideretur  nihil  moslemis  scriptoribus  asceticis  profuisse  suppositam  de- 
turpationem  ingerere  :  exceptis  quidem  paucissimis  verbis  in  quibus  eviden- 

1.  Duo  soluni  excipienda  sunt  opera,  scilicet  B  et  MMA,  quorum  auctores  saec.  Vlll 
aul  1\  a  Clir.  nat.  vixerunt. 

2.  D'Ilerbelot,  Bibliothi'que  Orientale,  pag.  29'i  h  :  «  Les  Mahomotans  mettent  dans 
rRvangile  tout  ce  qui  leur  plail.  et  ils  en  citent  des  passages  (|ui  ne  s'y  trouvenl  poinl. 
Gar  il  est  vrai  de  dire  que  tout  ce  qua  les  Musulmaus  citent  do  l'Kvangile,  soit  histo- 
rique,  soit  doctrinal,  a  quelque  fondement  dans  le  meme  Evangile  :  mais  ils  lui  donnent 
tovijours  quelque  nouveau  tour,  afin  qu'il  ne  |)aroisse  pas  qu'ils  l'ont  cmprunte  des 
Chretiens,  et  pour  persuader  aux  ignorants  qu'ils  ont  entrc  leurs  mains  les  vrais  ori- 
ginaux » 


336  AD  l.|-,CT(>HEM.  [6] 

tissime  patet  scriptoris  scopus,  ut  ita  dicam,  moslctnicus,  ncgationis  scilicct 
Christi  divinitatis  (qui  vero  scopus  secundarius  est),  doctrina,  quae  in  cae- 
tcris  Omnibus  verbis  Jesu  adscribitur,  pure  evangelica  (quod  ad  spiritum, 
ut  aiunt,  attinct)  proculdubio  est  ccnsenda,  noe  ad  dogmata  sive  chrisliana 
sive  moslemica,  vel  inficianda  vel  asserenda  quomodocumque  alferuntur,  sed 
tantum  ut  disciplina  moralis,  ascesis,  concupiscentiae  mortificatio,  aliaque 
hujusmodi  topica  ascetismi  moslemici,  Jesu  qui  uti  verus  propheta  colilur 
auctoritate  roboreutur.  Ergo  si  nulluni  commodum  nullaque  apologeiica 
utilitas  in  tali  veritatis  evangelicae  supposita  corrnptiono  ab  scriptoribus 
moslemicis  ingerenda  probari  possunt,  proculdubio  sequilur  Ingia  Domino 
Jesu  ab  ipsis  adscripta  quodammodo  connecti  cum  certa  traditione  chrisliana, 
apud  ecclesias  oricntales,  orthodoxas  vel  heterodoxas,  vigenli  ante  saeculum 
septimum  a  Christi  nativitale.  Haue  vero  traditionem  non  dico  ab  omni  erroris 
macula  puram  esse,  quinimo  ab  ipsis  traditionistis  deturpatam,  quamvis  non 
ox  profcsso,  sed  tantum  propter  indeelinabilem  alterationem  omni  transmis- 
sioni  orali  inhacrenlem.  Stylus  ipse  planus  verboruni,  candor  narratiouis 
ingcnuus,  adjuncta  denique  tum  temporis  tum  loci  quae  in  quibusdam  Jesu 
factis  anachronismum  redolent,  omnia  haec  nobis  significant  transmissionis 
vehiculum,  ut  ita  dicam,  non  scriptum  fuisse,  sed  orale,  nee  per  theologos 
primo  tradi,  sed  polius  vulgi  sermonibus  refcrri'.  Notum  est  insupcr  quod 
usque  ad  secundum  liei/irac  saeculum  tradiliones  moliammedanas  orc  tau- 
tummodo,  non  vero  scriptis,  scrvata  atque  transmissa  fuerint. 

Et  haec,  quamvis  pauca,  sullicere  possunt  credo  ad  evincenda  dubia  quae 
ü'Herbelot  movebat  tldversus  evangelicam  originem  arabicorum  verboruni 
de  quibus  liic  agimus.  Eaque  proinde  utpoie  documenta  christiana  cujusdam 
non  spernendac  antiquitatis,  (juae  p(^r  inspcratam  viam,  per  moslemos  nempe, 
ad  nos  usque  pervenerunt,  accipienda  sunt. 

1.  Ncc  desunt  documenta  quibus  evidenter  a  judaeis  ehristianisquc  conslat  moslemos 
in  primordiis  ore  tanluni  biblicas  tradiliones  hausisse  antequam  eas  scrijito  mandarent. 
En  prae('i])ua  quao  mihi  nota  sunl  : 

1'""  ex  Hostdn  al-'Arifin  (ad  marginem  TS  edito  ejusdemque  auctoris),  pag.  5,  quod 
sie  se  liabet  :  «  Narrat  AI-Hasan  al-Basri  quod  'Omar  filius  al-Khaüäb  dixit  Mahometo  : 
ü  l^ci  l'roplieta!  Quidam  liomin(;s  (i-;idilionos  ex  judaeis  atque  clirislianis  depromplas 
nobis  narrant.  An  vero  caruni  quasdam  scripto  mandare  nobis  lieobif;'  Maiionictus 
autem  ita  illum  respexit  ut  inluitu  suo  iram  [qua  excandebat]  in  viiltu  prodcret.  Postea 
vero  exclamavit  :  .Numquid  etiam  vos  desipientes  estis  similiter  ac  judaei  aUiue  chri- 
slianiV  Kcce  cgo  ad  vos  veni  in  verbis  [ut  solj  candidis,  et  si  Moyses  adhuc  viveret,  non 
possei  (]uin  soquerelur  me.  » 

2""  ex  MB,  pag.  70,  excerplum  :  «  Quidam  ila  tradiliones  narrant  sicut  eas  audierunl, 
ut  verba  judaeorum  cin'istiaiioruiiique  Iradanl,  suac  lantum  scientiae  thesauruni  dilc- 
sccre  cupicntes.  "  Testimonium  hocce  ad  seeundum  liegirae  saec.  altingil.  C'.l'r.  eliani 
quae  de  hac  re  tradunlur  ibid.  pag.  US. 


[7]  AD  LRCTORRM.  337 

Nee  mirum  quod  moslemicos  scriptores  evangelicae  doetrinae  testes  sive 
transmissores  dicamus.  Omiies  enim  ([ui  de  liistoria  moslemicae  religionis 
sunt  edocti  perfecte  norunt  quam  multum  religio  isla  de  tiiesauro  cliristianae 
revelationis  acceperit.  Arabes  ipsi  anteislamici,  nou  omnes  idololatriam  aut 
atiieismum  profitebantur,  sed  vel  judaicis  dogmatibus  erant  imbuti  vel  variis 
liaeresibus  cliristianis,  nestorianismo  praesertim,  lidein  adliibebant.  Hujus 
sectae  inlluxum  tum  in  arabes  anteislamicos  ad  christiana  dogmata  redu- 
cendos,  tum  in  Mahometum  ipsum  erudiendum  ejusque  Alcoranum  elTorman- 
dum,  et  hoc  cujusdam  nestoriani  monachi,  Sergii  Bahirae  scilicet,  sugge- 
stione  et  doctrina,  nemo  est  qui  nesciat,  praesertim  postquam  cl.  F.  Nan 
in  lucem  edidit  suum  de  hac  re  eruditum  opus  cui  titulus  Lexpansion  ncsto- 
rieime  en  Asie'.  Ncc  oblivioni  dandum  ea  omnia  quae  vel  a  cl.  Caussin  de 
Perceval,  Wright.et  Sprenger,  jam  multis  abhinc  annis,  vel  nuper  a  cl.  Neusch, 
Becker  et  Goldzihcr,  sunt  elucidata  circa  inlluxum  in  Mahometum  ejusque 
doctrinam  inductum  per  propinquos  et  socios  ipsius  pseudo-prophetae  qui 
monophvsismum  coptum  profitebantur,  aut  aliis  haeresibus  judaeo-christianis, 
gnosticismo  scilicet,  nomen  dederant  antequam  Mahometo  se  conjunxissent ". 

Hie  autem  intluxus  non  tam  in  dogmate  quam  in  raoribus,  ascesi  prae- 
sertim, late  patet.  Quamvis  enim  Mahometus  sese  proderet  imprimis  uti 
inimicissimus  liostis  totius  christianae  doetrinae  in  eo  quod  haec  attinet  ad 
consilia,  ut  dicunt,  eoant/elica  iraitanda,  adeo  ut  christiaiium  monachatum  taxa- 
tive  interdixerit,  tamen  in  ipsis  jam  moslemicae  religionis  primordiis  aliqui, 
et  non  quidem  pauci,  visi  sunt  homines  pii  et  devoti,  qui,  praetermissa  tali 
mahometica  interdictione,  ad  ritualia  religionis  moslemicae  praecepta  quas- 
dani  alias  spirituales  ut  aiunt  exercitationes  jungebant  :  orationibus  nempe 
supererogatoriis,  jejuniis  non  praeceptis,  nocturnae  vigiliae,  eleemosynis  non 
ritualibus,  celibatui  perpetuo,  arduis  longisque  peregrinationibus,  eremi- 
ticae  denique  vitae,  aliisque  quamplurimis  penitentiae  et  mortificalionis  ope- 
ribus  se  devovebant. 

A  secundo  hegirae  saeculo,  vita  haec  cremitica  vel  peregrinabunda,  sin- 
gulis  tantummodo  personis  hucnsque  propria,  paulatim  desinit  esse  talis  et 
coenobitica  etiam  devenit.    Sensim  denique  ac  veluti  per  gradus,  monastica 

1.  Apud  Bibliotheque  de  t'uti;arisalion  du  Miisee  diiimel,  l.  \Ij  (Lcroux,  Paris, 
1914),  praecipue  pag.  211-237. 

2.  Cfr.  (Caussin  de  Perceval,  Essai  sur  l'hist.  den  Arabes  avant  l'/sltimis/ne  (Paris, 
1847);  VVright,  Earli/  Christian/ti/  in  Arabia  ^London,  1X55);  Sprenj^cr,  Life  of  Mo- 
hammed (Allahabad,  l.S51i;  \euscli,  Muhainmeds  Oiicllen  fiir  seine  Kenntnis  des 
Christentums  (apud  Zeitsrlirifl  f.  Missionshiinde  und  /ie/i<^ionsn'issenschafl ,  11)10, 
lieft  4i;  Becker,  Chrislentiini  und  Islam  (Tfibingen,  1007!;  Gokl/ilier,  Miihammeda- 
nisehe  Studien  (Halle,  l.S89j,  11,  208;  Goldziher,  Vorlesungen  über  den  Islam  ^lleidel- 
berg,  1910),  3,  7,   12,  13,  28. 


338  AD  I.RCTOREM.  [8] 

institutio,  a  Mahometo  execrata,  evolvilnr  apud  moslemos,  currentibus  sae- 
culis,  atque  ita  perficitur  ut  nihil  in  ca  desit  de  his  quae  christiauum  mo- 
nacliatuni  constituunt  :  asceteria  scilicet  sivo  conventus,  liierarchia  sive 
oificioruni  gradus,  regulae  sive  praelinitae  vivendi  constilulioncs,  urdines 
denique  proprie  dictae  surgunt,  et  non  tantum  pro  viris  sed  etiam  pro  t'oe- 
minis,  quae  viroruni  iuisteritalem  ubi(jue  imitantur'. 

(^)uünam  vero  ex  semine  arbor  haec  mystica  perfectionis  monasticae  in 
arida  nioslcmorum  terra  pullularc  atque  succresccre  potuit?  Non  aliud  qui- 
dem  germen  lingi  aut  excogitari  polest  (]uam  monachatus  ipse  cliristianus 
qui  et  moslemis  perfecte  cognitus  et  arabibus  anteislamici«  non  ignotus  di- 
cendus  est  :  monastcria  elenim  christiana  per  totam  Arabiaiii,  iicenou  per 
Syriam,  Persiam  et  ^Egyptum,  inveniebantur;  cum  anachoretis  christianis, 
vitam  eremiticam  degcntibus,  arabes  per  desertum  peregrinantes  sese  non 
raro  iiiiscebant,  ipsorum  dura  inortificationis  exempla  inirantes  atque  exhorta- 
tionibus  asceticis  aures  adliibentes.  Ergo  nihil  mirum  si  posteaquam  apud 
moslemos  monastica  christianorum  instituta  radices  emittere  coepissent, 
statim  ut  ea  monachorum  christianorum  exempla  ab  ipsis  moslemis  imitata 
l'ucruiit.  nihil  aliud  hi  totis  conarentur  viribus  quam  antimonasticam  Maho- 
meti  physionomiam,  ut  ita  dicam,  delere,  tum  traditiones  fingendo  in  qnibns 
Mahometo  tribuebantur  ([iiae  a  Domino  Jesu  facta  sunt  vel  dicta-,  tum  etiam 
in  medium  ailcrendo  verba  et  exempla,  auliientica  vel  apocrypha,  ejusdem 
Domini  Jesu,  ea  mente  ut  ex  ipsius  auctoritate  asceticae  innovationes  robur 
acciperent. 

His  positis,   evidenter,   ni    fallor,  evincitur  origo  generatim  christiana'' 

verborum  et  exemplorum   quae  a   moslemicis   scriptoribus  alFcruntur  utpote 

Domino  Jesu  prolata  vel  facta.  Nunc  vero,  utrum  omnia  et  singula  dtipcn- 

ant  ex  uno  tantum  fönte  scripto,  an  ex  mulliplici  origine;  num  scilicet  a 

1.  C.h-.  a[)uil  r.oldzilier,  Vorlesungen,  caput  cui  lilulus  Asketismus  und  Sii/isnnis, 
pag.  13'.)-200;  item  Macdonald,  Development  of  Muslim  theology,  jurisprudence  und 
constitiilional  Theorij  (New- York,  1903),  pag.  iTi-Wi\  necnon  ea  quae  in  synopsim 
redii.xi  apud  meum  opus  Abenmasarra  i/  su  escuela  (Madrid,  1914),  pag.  12-16. 

2.  Non  j)aucas  hujusmodi  traditiones  pseudo-mahometicasjampridem  etiam  collegi, 
quas.  cum  per  olium  niiiii  liceat,  in  luceni  edere,  Deo  adjuvante,  spero.  Interim,  videas 
ca  quae  GoMziiier  de  rc  liac  scripsil,  tum  locis  suj)ra  citalis,  tum  in  Revue  d'hist.  des 
relig.  (XVIII,  180),  sub  titulo  Inßuenees  chretiennes  dans l'lslum. 

'A.  Dixi  generatim  ut  ahas  fnnlos  non  excluderem,  rabbinicas,  scilicel,  aut  graecas 
prae-clirislianas,  vel  eliani  buddliicas,  (juae,  etsi  rare,  assignari  possenl  ut  origo  remota 
verborum  factorumque  quorumdam  .lesu  Domino  a  mcslemis  tributorum.  Videas,  ex. 
c.  quae  de  Diogene  staut  in  hac  nostra  collectione  sub.  n°  81.  Cfr.  Yaliuda,  Al-Ilidoja 
'iln  Farit'id  al-Qulüb  des  liuchja  ihn  Josef  ihn  Paquda  (Leiden,  Hrill,  J912),  pag.  81, 
n.  1,  ubi  de  buddlüca  origine  aliquid  insinualur.  Item  :  Strack,  Jesus,  die  Ihiretiker 
und  die  Christen  nach  des  ältesten  Jüdischen  Angaben  (Leipzig,  1910). 


i 


[9]  AD  LRCTOREM.  330 

quodam  evangclio  apocrypho  hucusque  ignoto  fliiant,  an  vero  ex  apocryphis 
bene  notis  aut  ex  canonicis  evaiigeliis,  quamvis  deturpatis,  deriventur,  uon 
semper  mihi  fas  esset  asserere. 

Similiter,  utrum  oinnia  et  singula  doiuinica  verba  et  facta,  (|uae  lue 
coUegi,  agrapha  omiiiiio  et  simplicitrr,  an  secundnni  nuid  tantummodu,  sint 
dicenda,  non  semper  decernere  ac  statuere  polui,  utpote  qui  in  re  tanti 
momenti  exiguissima  eruditione  praeditus  eram. 

Ilis  ergo  aliisque  simillimis  quaestionibus  praetermissis,  quas  per  stu- 
diosos  biblicarum  reruni  enucleandas  atque  definiendas  esse  non  ambigo,  mihi 
praesertim  interest  compilatoris  sinml  et  interprctis  partes  sustinere,  colli- 
gendo  nempe  arabicos  textus,  eosque  iatinitate  donando. 

Quaedam  itaque,  etsi  pauca,  de  ratione  et  ordine  quo  munus  hoc  exple- 
vimus,  (litenda  nunc  esse  oportet. 

Ac  primo  animadvertendum  cxistimo  nostram  vcrborum  factornmquo  Jesu 
Domini  copiam  numero  longo  superare  omnes  agraphorum  arabicorum  col- 
lectiones  hucusque  in  hicem  editas.  Si  enim  vel  Antilr</()mena  a  Preuschen 
collecta',  vel  Paralipomena  quae  a  Pick-  excerpta  sunt,  vel  ea  quae  nuper 
ex  professo  collegit  Zwemer  ut  opus  cui  titulus  Tlic  Moslem  Clirisl  i'edige- 
ret\  conferas,  incunctanter  advertes  eorum  exiguissimas  Qopias  impares 
numero  esse  coUectioni  huic  nostrae,  quae,  plus  minusve,  ter  centum  liu/ia 
aut  agrapha,   eaque  magna  ex  parte  omnino  inedita  aut  ignota,  continebit. 

Lectorem  deinde  monitum  esse  volo  non  omnium  et  singularum  opcrum, 
a  (piibus  mea  logia  excerpsi,  exspoliationem,  ut  aiunt,  systematicam,  hoc 
est  omnino  exhaurientem,  consulto  me  fecisse  :  illa  enim  tantummodo  do- 
minica  verba  ex  eis  accepi  quae  subito  et  improviso  casu,  nee  quaerente  me 


1.  Preuschen,  in  suo  opere  Antilegomena  :  Die  Reste  deraufscrkanonisclien  Evant^e- 
lien  und  urchristlichen  Ueberlieferuni;en  (dessen,  1905),  logia  moslemica  non  inclusit. 

2.  Pick,  Paralipomena  :  Remains  of  Gospels  and  saijings  of  Christ  (Chicago,  1908). 
Ilac  in  cüllectione  sex  lantuin  moslemica  logia  auctor  inclusit,  a  ([uodam  persico  opere 
deprompta.  Cfr.  pag.  100-103. 

3.  Zwemer,  The  Moslem  Christ  :  An  essaij  on  the  lifo,  rharacter,  and  teachings 
of  Jesus  Christ,  according  lo  llic  Koran  and  orthodox  tradition  (Edinburgh  and 
London.  1912  .  Moslemica  logia  a  Zwemer  hoc  in  opere  collocla  (pag.  W\)  ad  octo 
tarilum  vix  altingunt,  ea<pic  deprompta  praecipue  sunt  ex  opusculo  a  R.  P.  Cheikho 
edito  sub  titulo  Quelques  legendes  islamiques  apocnjphes  (apud  «  Melanges  de  la  Fa- 
culte  Orientale  ».  Beyrouth,  1910,  pag.  43).  —  Alii  etiani  arahicis  litteris  devoti  scriplores 
obiter  in  suis  studiis  f|uaedam  moslemica  Domini  Jesu  logia  nolarunt.  Exempli  causa  : 
D'lierbolot,  Bibl.  Orient.,  pag.  230  6;  Goldziher,  o/?.  cit.;  Yaiiuda,  op.  eil.;  Carra  de 
Vaux,  Cazali  (Paris,  Alcan,  li)02),  pag.  I'i6,  154,  191.  192;  Kiehl,  Christ  in  .Moham- 
medan  Tradition  ised  opus  hoc  viderc  non  polui).  Cfr.  moa  opera  Algazel  :  dogmälwa, 
morul,  ascetica  (Zaragoza,  1901  .  pag.  59(1,  el  Iai  mijslique  d'Al-Gazzäh  (apud  «  Me- 
langes de  la  Fac.  orient.  »,  Beyroulh,  1914j,  passim. 


340  AD  LECTOHKM.  [10] 

noc  quidcm  cogitante,  librorum  arabicorum  lectio  sub  oculis  mihi  posuit. 
Unum  autcm  opus  cxcipias  oportet,  cujus  argumentum  penitus  in  meis  lec- 
lionibus  liausi,  illud  nempe  cui  titulus  //;//(/  'ulüni  al-din  seu  Vivificatio  scieti- 
tianun  religionis  moslemicae  ab  Algazele,  mysticae  theologiae  apud  moslomos 
principe,  scriptum,  cujus  quatuor  volumina  absolute  exspoliavi. 

Non  pauci,  postea,  arabici  historiographi,  ut  exempli  causa,  Tha'alabi, 
Tabari,  Ibn  al-Atliir  etc.,  apud  quos  de  Jesu  vita  quaedam  reperiuutur  narra- 
tioncs,  in  hac  nostra  collectionc  dcsiderantur;  non  autem  imnierito,  scd  e 
consulto,  hosce  testes  praetermittendos  censui,  ntpote  qui  in  plurimis  Alco- 
ranum  sequuntur;  doctrina  vero  alcoranica  quae  ad  Jesum  refertur,  perop- 
time  discussa  fuit,  jam  multis  abhiiu'  aniiis,  cura  studioque  clarissimorum 
virorum,  quorum  opera  variis  edita  unguis  apud  doctos  beno  nota  atque 
divulgata  manent  ' . 

Non  omnia,  denique,  et  singula  quae  in  nostra  collectionc  invonics  ad 
Jesum  personaliter  attinent;  in  quibusdam  cnim,  non  qiiidem  frcquentibus, 
de  Joanne  Baptista,  de  Zacharia  ejus  patre  aut  de  Maria  Virgine  agitur, 
quae  porro  cxcludere  nolui  propter  liorum  textuum  cum  caeteris  strictam 
connexionem  cvangelicam. 

Quod  autem  ad  verbornm  factornmque  congeriem  ordinandam  spcctat, 
nuUam  rerum  sive  argumentorum  rationeni  habui  (sub  singuHs  sciliccl  ru- 
bricis  sive  titulis  textus  omnes  unius  ejusdemque  materiae  congerendo),  sed 
potius  ca  omnia,  sine  intermissione  aliqua.  in  seriem  continuatam  et  per 
nuraeros  distinctos  recensitam  texui,  quae  ex  uno  eodemque  scriptore  de- 
prompsi,  nibil  aliud  curans  quam  rationem  chronologicam  servandam  in  auc- 
toribus  ordinandis  Omnibus,  unotantum  excepto,  Algazele  scilicct,  quem,  pro- 
pter uberrimam  textuum  copiani  ex  ejus/////«  a  me  deproniptam,  priorem  ante 
omnes  alios  scriptores  collocandum  existimavi,  ideoque  lotum  hunc  priorem 
verborum  Domini  Jesu  fasciculum  ipsi  soli  dicavi.  Ad  calcem,  nihilominus, 
alterius  fasciculi  (qui  dominica  verba  ex  caeteris  scriptoribus  continebit), 
verborum  omnium  catalogum  per  materias  digestum  atque  ordinc  alphabetico 
instructum  apponere,  l)eo  juvant(>,,  conabor.  quo  stndiosorum  vrsligationes 
in  rebus  biblicis  expediam  faciüoresquc  reddam. 

1.  Kn  praecipua  liujusmodi  opera  :  Gerock,  Versuch  einer  Darstellung  der  (hris- 
tologle  des  Koran  (Hamburg  und  Gotha,  1839);  Manneval,  La  Christologie  du  Voran 
(Toulouse,  18G7) ;  Sayous,  Jesus-Christ  d'apres  Mahoniel  ou  lex  notions  et  les  doctrines 
niusulnianes  sur  le  Christianisme  (Paris  et  Leipzig,  ISSO);  Zwenier.  op.  eil.,  alcora- 
nicam  etiam  i  hristologiani  enucleat,  addens  quaedam  ex  Tha'alabi  opere.  cui  titulus 
Qixas  al-anbiyd  sive  Prophelaruni  Legendae,  excerpla,  (|uae  non  Alcoranum  sed 
traditionem  sequuntur.  l'rimus  autem  qui  hoc  Tha'alabi  opus  deseripsit  Lidzbarski 
fuit  in  ejus  dissertatione,  Lipsiae,  anno  1893,  edita  sub  titulo  De  Propheticis,  quae 
diciinttir,  legcadis  arabicis  prolegoniena. 


[11]  AD  LKCTOREM.  341 

En  denique  normam  sive  agendi  rationem  quam  in  singulis  verbis  in  lucem 
edendis  instituere  censui  :  Primo,  aral)iciira  textum  typis  maiidavi,  etsi  illum 
excerpserim  e  libris  jam  editis  ' ;  facilius  enim  studiosis  credidi  textus  omnes 
in  unum  volumen  congestos  inspicere  quam  siugulos  in  singulis  libris  per- 
vestigare.  Dciiide,  lectiones  varias  ejusdem  textus  adjunxi,  ex  caeteris  scrip- 
toribus,  mihi  notis,  excerptas.  Postca,  arabicum  textum  in  latinum  ea  fide- 
litate  verti  quam  et  mea  exiguissima  quidem  facultas  et  arabicac  linguae 
Ingenium  patiebantur.  Denique  vero  quasdam  annotationes  addidi  quae  tri- 
plicem  scopum,  ut  plurimum,  liabent  :  1""  scilicet  ut  verborum  sensus  magis 
mao-isque  enucleari  possit;  2"'  ut  maxima  verborum  antiquitas,  semper  ac 
mihi  licuit,  demonstraretur  per  traditionistas  aetate  anliquiores  scriptori 
e  cujus  opere  verbum  excerpsi ;  3'"  tandem  ut  verbi  connexionem  proximam 
remotamve  cum  evangeliis  canonicis  aut  apocryphis  discernerem,  aut,  in 
casu,  (igraphuni  esse  verbum  inferrcm. 

Sed  lectorem  monitum  esse  praecor  quod  non  semper  mihi  quidem  lici- 
tum  i'uit  secundum  odicium  ea  cruditione  quam  rei  momentum  exigebat 
explere  :  si  enim  lontes  moslemicas  singulurum  Ihijd  verborum  pervestigare 
fere  semper  potui  quia  hujus  operis  Commentarium  in  decem  voluminibus 
existit,  sub  titulo  Ithdf,  cujus  auctor  singula  verba  ab  Algazele  in  medium 
allata  interpretatur  eorumque  antiquiorcs  fontes  evocat,  non  ita  facile  in  cae- 
teris verbis  explanandis  laborare  potui,  tali  adjumento  orbatus;  quaproptcr 
cum  de  bis  verbis  quae  apud  llnjd  non  inveniunlur  tractare  debeani  (quod 
quidem  in  altero  praesertim  fasciculo  eveniet),  vix  aegre  aliquid  de  eorum 
fontibus  antiquioribus  dicere  mihi  licebit. 

Quod  vero  ad  tertium  oßicium  per  nie  explendum  atiinet,  plane  confiteor 
tantam  esse  imperitiam,  qua  in  rebus  historico-biblicis  laboro,  ut  vix  pau- 
cissima  eaque  parvi  praetii  et  quidem  argumento  elucidando  imparia  alTcrre 
potero.  Sed  mihi  sufliciat  materiam  ut  aiunt  primam  aliis  me  doctioribus  in 
re  biblica  offerre,  ipsisque  fortasse  occasionem  praebere  investigationibus 
novis,  quibus  et  af/raiihanim  problema  clariore  luce  patescat,  et  logioriini  cata- 
logus  augeatur  et  tum  vexata  quaestio  de  oralibus  evangeliorum  foutibus" 
uberiori  documentorum  copia  ad  veritatis  scopum  paulatim  attingat. 

1.  Ad  calcem  praefationis  hujus,  labulam  videas  in  qua  conspectum  siglorum 
singula  opera  exprimentium  ordine  alphabetico  instruxi.  Sigla  auteni,  aliquando  ex 
arabicis  tilulis,  interdum  ex  operum  auctoribus,  non  raro  deni(iue  ex  ulrisque  simul, 
scilicet,  ex  tilulis  aucloribusque  sunt  cITormata.  Numeri  romani  quos,  in  casu,  post 
operis  siglum  iuvenies,  volumen  indicani ;  arabicorum  autom,  qui  se([uuntur,  numero- 
rum  prior,  pai^inam,  aller  vero  lineain  significat;  siglum  deni(|ue  inj'.,  ([Uod  immediate 
aiinexum  huic  postii^mu  arabico  nuuicro  interdum  vidcbis,  lectorem  monct  linearum 
numeruni  ab  infcriori  parle  supputandum  esse. 

2.  Clr.  Jac(juier,  Ilisloire  des  livres  du  Nouveau   Te.sltimcnl  (l'aris,   lOÜO),  II,  2',)6- 


342  AD  r^FCTORRM.  [12] 

Si  tarnen  vel  in  hoc  vana  spe  fuerim  deceptus,  alia  proculdubio  comnioda 
ex  liac  nf/r(iplioruin  arabicorum  collectione  proflucrc  spero  :  primum,  neinpe, 
ut  perfectius  Jignosci  possit  imago  quam  de  Domini  Jesu  vita,  doctrina  atque 
virtute  mosleraorum  ascetici  scriptores  confinxcruiit:  deinde,  ul  iniluxus 
christianae  ascesis  in  moslemoruni  mysticam  lucc  mcridiana  clarior  resplen- 
deat. 

Restat  denique  ut,  priusquam  huic  praei'ationi  finem  imponam,  liberaii- 
bus  doctisque  amicis  Ribera,  Alarcön  et  Massignon  qui  quosdam  ex  AS,  BC. 
H,  MMA,  S,  TA  a  se  excerptos  tcxtus  mild  generöse  donarunl,  pro  tarn 
magno  beneficio  justas  debitasque  gratias  referam  ' . 

Scripsi  Matriti,  ipsis  kalendis  Julii,  anno  MCMXV. 

Michael  Asi.n  et   i\vLACios. 

310,  334-340,  ubi  hodiernorum  praecipuae  hypotheses  de  fontibus  hisce  oraUbus  scrip- 
tis(|ue  in  syno|)sim  reducuntur,  et  quomodo  hisce  temporibus  Xöy'«  xupiaxa  ma<jno  sint 
apud  biblicarum  rcrum  scriptores  pretio  demonstratur. 

1.  Necnon  grates  solvere  übet  eis  olim  alumnis  disciplinae  meae,  scilicet  Alarcön 
su])radictus  et  G.  Palencia,  qui  vel  in  loi^iis  omiiihus  confcrendis,  vel  iisdeni  jam  prelo 
mandatis  corrigendis,  diligenti  noii  minus  ac  solerli  cura  inecunx  adlaborarunt. 


CONSPECTUS  S1(;L0RUM 


A  =   _^J,3^^'  (.l^'i-'  »iJV   _?j^^'  ^j^"   ^iil^  w.^^" 

/./7«'r  charismatitm  sapientialiiim  a  Dpo  infiisoruni  i-i  qiii  ini/stica  fruiliir  i'n/ui- 
tione  :  Suhrawardi  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1312  hegirae,  ad  marginem  Ih.,  I,  47-lV,  391.  —  Auetor  vixit 
saeculis  XH-\1II  a  Christi  nativilate.  Cfr.  Brockelmann,  (Jeschichte  der  arab. 
Litteratur  (Berlin,  Felber,  1902),  1,  440. 

AS  =  S^'js^^  L.IJ:JL_M    ."ü^-i^  ^\^ 

Libei-  staliitornm  polilicorum  :  MiUynrdi  auctore. 

Edit.  Calürae,  anno  1298  hegirae.  —  Auetor  vixit  saec.  .\l  a  Clir.  nat. 
Brockelmann,  1,  .3.St). 

A\V  =  J,y  -v-U     J  ,U^V'  JJI  U' 

Epistola  ctii  litniiis  «  (^  int  fiU  ■>  .•  Algazele  auctore. 

Kdit.  Iw\liAlII>.  anno  190.">  a  Clirisli  nativitate.  —  Auetor  vixit  saeculis  Xi-Xil 

a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I,  423. 

Liher  rhctoriccs  dictionisquc  perspiciiae  :  Al-Jilhii  auctore. 

Edit.   Cahirae,   anno   1313  hegirae  in  diuihus  vokiminibus.  —  .Vuclor  vixit  saec. 

Vlll-IXaChr.  nat. 
Brockelmann,  I,  153. 

BB  zz^      ^JiJt   >.- "  -'-■.1     .j'    ..U^U  xUä«  i.^\.,.     i      ji.^  l--.  jJ..^n?-    Ja.'I      ,Ij    i-^Lx    ,.o;:ir-" 
_>•  J^    7-         ■     ^^-     \  V      -.  ;jj    ^     _-  .  ..      ^  .    ,  ^1  ,.■    j^     .    j 

Breviariuin    sü'e     snmnia    doctrinae    de    tradilioniini    propheticariini    scienlia , 

hujusque  praestanlia,    necnon  de   recta   Diethndo  ad  illas   docciidas   disceii- 

dasque  :  Ihn    Abd  al-Barr  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1320  hegirae.  —  Auetor  vixit  saec.  \1  a  Chr.  nat. 

Brockelmann,  I,  368. 

BC   =   oJsJÜ!    ,.H^    ,   J-J'^t     :j,L 

llistoria  Andalusiae  :  Ihn  al-Qutiyipt  auctore. 

Impressum,  sed   nondum  in  hicem  edit.,  .Matriti,  cura   Itegiae  Academiae  llisto- 

riae.  —  Auetor  vixit  saec.  .\  a  C.iir.  nat. 
Brockelmann,  I.  151. 


344  CONSPECTIS  SUU.OIU'M.  [14] 

CA  =  [Codex  anonymus,  quia  et  aceplialus.  narrationcs  l'abulosas  sive  ahadith  conti- 
nens,  qui  asservatur  in  Bibliollicca  matritcnsi  cui  liluhis  «  Junta  para  ampliaciini 
de  estudios  »  sub  mimero  XW!!"]. 

CS  —  jrxi^^JI  --^''     ^'  (•''-^'    -O/^^'  ^5^'  ~f^i  j^'  '^ 

Oculorum  refrigeralio  tristisque  cordi's  exhilaratio  :  Samarqandl  aucture. 

Kdit.  Cahirae,  anno    130.S   begirae,  ad  marginem  T.   —  Auetor  vixil  sae'*.   \  a 

Cbr.  nat. 
ürockelmann,  I,  19b. 

F  =  Jl/Jl  J^U  ^^-1  .U^  JbJl  i^U 

Scientiaritrn  cla<>is  seit  introductio  :  Algazele  auctore. 

Edit.  Cahirae,  anno  1322  hegirae.  —  Auetor  vixit  saeculis  XI-XII  a  Chr.  nat. 

Brockelmann,  I,  425. 

FM  =  ^yJI  ^h'  ^r^.--''  ^^  /^^   ^.:^  V^"    ^M""  w.l< 

Liber  revelationum  apud  Meccam  habitarum  :  Ihn  al-'Arabt  auctore. 

Edit.   Cahirao.  anno  1293  hegirae,  in  quatuor  voluniinibus.  —  Aiulor  vixil  saec. 

XII-XlII  a  Clir.  iial. 
Brockelmann,  I,  442. 

G  =  ^^V  /^^  --*'  d^''  C^>  _"'U=-'  ^"  w.'^^ 

Liber  quo  nihil  amplius  est  opus  i,>eritalis  viam   quaerentibus  :  'Abd  ol-Qüdir 

nl-Jildni  auctore. 
Editum   Caliirae,   anno    1322   hegirae.  in  duobus    voluminibus.  —  Auclor   vixit 

saec.  XII  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  1,  435. 

Veloruni  dislaceratio  in  scientia  mysteriorum  :  ' Abd  al-(ihani  Ndblusl  auctore. 

Ms.  Bihliotiiecae  Khedivialis  32^15.  —  Auetor  vixit  saee.  XVlI-XVlll  a  Clir.  nat. 
Broekelmann,  II,  346. 


\C  =  li.  -^  ^}   yU^  Jj/J'  JJuJI  ^l^ 


\ 
Gemma  praetiosa  sice  iinio  :  Ibn  'Abd  Rabbihi  auctore. 

h'ditum    (Cahirae,   anno    12U3  hegirae,    in    Irilms    vnluminibu!:^.    —    Auetor    vixit 

saec.  X  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  I.  154. 

111.  =  J-I^'l  j-^U  ^^\  ^U^  ^Jl  pL  .U'  ^iJ' 

Liber  vivificntionis  scientiarum  relijrionis  :  Algazele  auctore. 

Editum   Cahirae,  anno   1312  hegirae,  in   quatuor  voluminibus.   —  .\uetor  vixit 

saec.  Xl-Xll  a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  1,  422. 

Piorum  doctorum   iininus  in   e.rplanalionein  mysteriornui   lihri  «    Vivificationis 
scientiarum  religionis  »  ;  Sayyid  Morinilhd  auctore. 


[151  CONSPECTIS  SIGLORUM.  .545 

Editum    Caliirae,    anno    1311    licgirae.  in    deceni    voliuninilms.    —    Auetor   vixit 

saec.  XVIII  a  Chr.  nat. 
Brockelmann.  I,  422;  II,  288. 

K  =  ^,U^I   _-J^U  JU3^!L  JL.^'   ^r-  3  JU">^ 

Thesaurus  operatorum    de  traditionibus  dictoriun   et  faclorum   :   AI-Hindi  al- 

Bothdn  loinpilntore. 
Rditum  (]ahirae,  anno  LSI.*?  liegirae,  in  otto  voluminibus.  —  Auetor  vixit  saec.  XVI 

a  Chr.  nat. 
Brockelmann,  II,  151, ^3,  385. 

Margaritae  factiliae  de  traditionibus  apocryphis  :  Al-Soyüti  auctore. 

P^ditum    Cahirae,  anno    1317  hegirae,  in    duobus   voluminibus.  —  Auclor   vixit 

saec.  XVI  a  Chr.  nat. 
Brockelmann.  II,  lAli^^. 


Über  donorum   virtutumque  subtilium    de   necessitatc   omnia    Dei  i^rntide   tri- 
buendi  :  Al-Sha' rdn'i  auctore. 

Rditum  Cahirae,   anno    1321    hegirae,   in    duobus   voluminibus.   —  Auetor   vixit 

saec.  XVI  a  C^hr.  nat. 
Brockelmann,  II,  338. 

M  =  _,^l  ^Si'  ^K   .-=^-'^   ~^-^'  >^  v^  J-'  ^yuJ'  _M^  ls.^X.  ^1^ 

Liber  illustrationis  cordium,  quo  aninia  ad  Ejus  qui  mijsieria  pernoscit  pro- 
pinquatur ;  sive  Epitome  libri  mnjoris  ejusdem  tituli,  qui  Algazeli  adscribitur. 

Editum  Cahirae,  anno  1300  hegirae.        Auetor  vixit  saec.  .\I-XII  a  Chr.  nat. 
Brock..  I,  425. 

Devotorum  via  recta  :  Algazele  auctore. 

Editum  Cahirae,  anno  1313  hegirae.  —  Auetor  vixit  saec.  XI-XII  a  Chr.  nat 

Brock.,  I,  423. 

Epitome  vivificationis  scientiamm  religionis  :  Algazele  auctore. 

Editum  Cahirae,  anno  1317  hegirae.  ad  marginem  N.  —  Auetor  vixit  saec.  XI- 

Xll  a  Clir.  nat. 
Silet  Brock. 


MM 


,-^^"    .^'  ,.^-0' 


Serniocinatio  promplu  justoruni   ec  con/iibulatio  nocturna   opti/)Mruni  de  rebus 
litterariis,  narralionibus  peregrinis,  liistoriisque  :  Ibn  al-  Arabi  auctore. 


346  CONSPKCTUS  SIGI.ORUM.  [16] 

Kditum  Cahirae.  anno  1305  hegirae,  in  duobus  volumimbus.  —  Auclor  vixil  saec. 

Xll-Xlll  a  Chr.  nat. 
Brock.,  1,  447. 

MMA  =  1^'  ^^.  oXJU   ,Ub!U  IL^M   s_^l5' 

Liber  qui  traditionum  Studium  planum  facit  :  M<ilik  nuctore. 

Editum  lithographice,  Dehli,  anno  1216  {?)  hegirae.  —  Auclor  vixit  saec.  \'lll  a 

Chr.  nat. 
Brock.,  I,  66,  175. 

Lexicon  cerborum  proprietatein  definiens  :  Ihn  Sidah  auctore. 

Editum  Cahirae,  anno  1321  hegirae.  in  septemdecim  voluminibus.  —  Auctor  vixil 

saec.  XI  a  Chr.  nat. 
Brock.,  l.  .309. 

Obleclantentum  studiosorum  :  'Obayd  alDharir  auctore. 

Editum  Cahirae,  anno  1317  hegirae.  —  Auctor  vixit,  ad  minus,  post  saec.  Xl\'  a 

Chr.  nat. 
Brock.,  II,  369,^. 

^       w>        •        ^->-    \        ^^'  ^'■^       — ^    -^ 

Cordium  alimcntum    ut  ronsuetudinein    sii'o  fhniiliaritatcni   cum   Dco  amnndo 
habeatur  :  Abu  T<ilih  iil-Miikki  iiucton'. 

Editum   Cahirae,  anno    i:ilO    hegirae,   in    duolms   voluminibus.  —   Auctor    vixit 

saec.  X  a  Ciir.  nat. 
Brock.,  II,  265. 

RA  =:  jJlixJ!  J  ^UJCU  J.'   jy  i-'U 

Algazelis  epislola  ad  ünperatoreni  MaliUshüh,  de  dognialibus  moslemicis. 

Editum  Cahirae,  anno  1325  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  XI-XH  a  Chr.  nat. 

Silet  Brock.  ' 

Al-Qu.shayri  cpixtola  de  scientia  myslicismi. 

Editum  ("aiiirae,  anno  1318.  —  Auctor  vi.xil  saec.  .\-XI  a  Chr.  naf. 

Brock.,  I,  /i32:  II.   117. 

Ris  =  iL<=.n  ,.,i^'  UL, 

Epistolae  fralruni  purilatis. 

Editum  Bombay,  anno  1306,  in  quatuor  voluminibus.  —  .\uclores  vixerunt  saec.  X 

a  Chr.  nat. 
Brock.,  1,  213. 


Ilortus  chrt/sanihe/iiorum  de  legendix  sanctorum  :  A/-  Yäfi'i  auctore. 
Editum  Cahirae,  anno  131.")  hegirae.  —  Auctor  vixit  saec.  Xi\'  a  Chr.  nat. 
Brock.,  II,  177. 


[17]  CONSPECTUS  SIGLORUM.  347 

Epistold  Je.  iimililiii  iiUiuc  de  uniicu  sincc/o  :  Abi'i  ILujiii'in  al-Tawliiili  tiiiclorc. 
Rdituiii  (lonstantiiiopiili,  anno  l.üil  liegirae.  —  Aiictor  vixit  saee.  \  a  Clir.  nal. 
Silel  Rnick. 

Latnpas  principiim  :  Abu  Bakr  al-Torlinlii  aiictcire. 

F.ditum  Caliirae,  anno  1289.  —  Auetor  vixit  saec  Xl  XII  a  (llir.  nal. 

Hro.k.,  I,  /.r,!». 

Kpilomr   lilni  iiiei}io)i'alis  [fiiliir<ir  v!l<ie]  n  Dutlure  C'ordiihriisi  siripliiin  et  per 

iil-Shd  rdni  ennipeiidieitiiiii. 
Kdituni  (laliirae,  anmi  l.iOs  hcgii-ai'.  —  Auctoi'  compendii  sacc.  W  1  vixil,   auclor 

vero  operis  saec.  XI 11  a  Chr.  nal. 

Brock.,  I,  'ii.-.;  II,  .h:;:,,,. 

Calecheses  areanoriini  :  Abi'i  Sn' id  dl-hharla'ishi  atictore. 

Ms.  Regiac  Bibliolliccae  Berolinensis  iSl'J.  —  Auclor  vixil  saec.  XI  a  tüir.  iial. 

Brock.,  1,  200. 

Annini    iinli\'iiii/    /ii/iie/iiefii/ii,   siee    liber   de    tiiniiiiio/ie    principuiii    :    Al<^azele 

aiielore. 
Edilum  Caliirae,  anno  1317  hegirac.  —  Auctoi-  vixit  saec.  XlXü  a  Chr.  nat. 
Brock.,  1,  423. 

TS  =      uJJiH—^     i-^'^i-"   ■!--■-'■  ^.B 

- —      ^  j_i .  ...      ^— 

E.rpergefaetio  negUi^eiiliiim  :  Samaiqiiiidi  aiielore. 

Editum  Caliirae,  anno  l.>2(>  hegirae.  —  Auetor  vixit  s.aee.  X  a  Chr.   nal. 
Brock.,  I,  l'.Ki. 

Liber  eUissiiim  mnjorum  ^nseeUiriini  si\'e  /iii/s/ieoriiiii]  :  A/-SIia' riini  anetore. 
Editum   Caliirae,    anno   131.'i   hegirae,  in  duobus    voluininibus.   —    Auclor   vixil 

saec.  XVI  a  Chr.  nal. 
Brock.,  II,  3;JS,,,. 

^^  J  ~-r    ^         '      T"         J'  ^  ■■■    ^—  j    ^  •     j  ..  ^.■ 

Liber  hiiaeinlhoriuii  p^eiiuiuiruinqne  de  ejpositione  dogiDatiini  doeturtuii  )?!ii.ri-  . 

iiioriiiii  :  A(-SIiii  rdni  mir/ore. 
Editum   Cahirae,   anno    1321    hegirae,   in  duobus   voluininibus.    —   Auetor   vixil 

saec.  XVI  a  Chr.  nal. 
Brock.,  II,  330.,. 


PATR.    On.   —  T.    XIII.  —  F.  3. 


TABULA  ARABICAI^UM  LITTEHAIUIM 
VALUUHM  EXlllBEiXS 


v_. 

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b 

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> 

=  w 

c 

=  y 

LOGIA  ET  AGÜAIMIA  DOMIM  JESU 

1.   —    Ih.,  I,  7,   8  inf.   p-.Uj   S-'^i   ^^   ^   ^^3   V^  ^^'^    J^  ^^^■^  JL« 
Ir..    I.   lOG,   1(1.   —    1.   ^r'ii.   —  2.    Lectiones  quaedaiii  in  It.  occurrenli-.s  :   1"    JU 


I)i\it  .l(?sus  (liruedicat  illuni  Dens  et  saliitet!)  :  "  (Hü  scienlia  pracditus 
fueril  t't  feccrit  el  docuerit,  liic  vocaliilur   inai^iius  in  rc^iio   cncloruiii.   « 

Mtitl/i.,  V,  li).  —  Dei'sl  nomen  Je.'nis  in  Ir.,  ut  si  verba  MalK.imelo  adscrüjenda  es- 
sent.  En  lectiones  quaedam  aliqualiti'i-  diversae  et.  in  Ir.  occuiTontes  :  1'  testimonio 
Tliawr  suffulla,  qui  saec.  VIII  vixit  (Cl'r.  Wüstenfeld,  Liber  cLissiuin  vüorii/ii  etc., 
class.  V,  biog.  16)  :  «  Dixit  Messias,  Jesus  filius  Mariae  ((juem  Dens  salutet!)  :  Quididi- 
cei'it  etc.  »  —  2"  deprompla  ex  al-TiTaiidi  (iperiijus  (saec.  IX)  :  «  Sapiens,  l'aciens  et 
docens  etc.  «  —  '.V  quae  non  .lesu  sed  Malionieto  tribuitur  ab  al-Daylami,  qiiamvis 
nullius  auctorilatis  sil  testis,  utpote  non  antiqiius  (saec.  XV)  :  «  Qui  didicerit  propter 
Deum  el  l'ecerit  propter  heum  recensebitur  ul  magnus  in  regno  coelorum  et  terrae.  » 

2.  —  Ih.,   I,  24,   5.   ^^-    1,-1^   ^'3    ^J:^    J^\    L   ^%J\   ^U    ^^^   J\i 

»iL:;   \X^  ^^»3  ^j>UI  J<\  Uj  ^L   l,„l^  ^^3  ^^i\  J<\  U3 

Dixil  .lesu-s  (ijuem  Dens  saliitd!)  :  «  (^)uam  iiiiillac  sunt  arliorcs!  sed 
iion  omncs  friiclum  lerunt.  (Juam  iiiulli  IVuctus!  sed  non  üniiies  honi.  (^)uani 
niultae  scientiac !  sed  non  omnes  ulilcs.   » 

Ci'.  Mallh.,  VIT,  lü-20,  non  tarnen  ad  litterarn,  sed  tantum  ad  sensum.  —  Auetor  Ir. 
(i,  229,  6)  asserit  verbuni  hoc  Jesu  tribui  testimonio  Wahab  tibi  Munalil)ili    saec.  VII). 

3.  —  Ih.,  I,  27,  4  inf.   l,.Ul  J,  Xt  i.5U!l   \.^  V  (.>U1   ^l^  ^^  JU 

JI3    \1=~    '\^>oz}S    jl   *.U=   XaJi    IjAaI    1*1.«     V.3    S-^=~    XLi    lj..Ul    ^.i.  ^    i»jC>=Jl    n^^     Y« 
It.,  I,  2,'),'!,  1  inf.  —  I.  ^) .  —  2.  Lectiones  aliae   in  I  ]■.  occurrentes  :  1"  A.-U       .~.~  JU 


350  MITFIAEI.  ASIN.  [20] 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Ne  sapientiam  cxponatis  corain  iudi- 
gnorum  oculis;  oam  enim  fiaudabitis.  Nee  vero  dignos  arceatis  ab  ea;  illos 
(MÜm  i'raudabitis  eliam.  Estolc  sicut  benignus  medicus  qui  medicamentum 
ad  morbi  locum  applicat.  Oui  sapientiam  indigno  proponit,  is  est  ignarus; 
et  qui  dignum  arcet  ab  ea,  is  est  injustus.  Sapientia  quidem  suum  jus 
lialirl  necnon  et    suos  lamiliarfs  .(pii  ea  stiut   digni]  :   Cuicumque  ergo  jure  1 

quodam  sit  praeditus,  suiini  jus  Lribuo.  » 

Prima  liujus  verbi  pars,  scilicel  iisqiu'  ad  vocnbuium  applicat,  occurrit  eliam  in  i). 
(apud  It.,  loc.  eil.)  iisdcin  plane  terminis  et  in  l'ilS.,  IV,  208,  l.'J,  usque  ad  vocabulum 
ctiam.  Ad  secundam  vero  quod  attinet  parlem,  cn  leeliones  variae,  ab  auctore  It.  allatae  : 
1"  quae  auctoritate  Sofyän  al-Thauri  (sacc.  VIII)  fulcitur,  sie  se  habet  :  "  I3ixil  Jesus 
(quem  Deus  salulet!)  :  Sapientia  quidem  suos  habet  familiäres.  Si  ergo  eam  proposueris 
coram  indignis,  peribil;  si  autom  ab  ea  probibueris  dignos,  peribit  [similiterl.  Esto 
.sicul  medicus  qui  medicameiilutn  ubi  oporlueril  applicat.  »  —  2''  occurrcus  in  llilyat 
al-aivUyd  (saec.  XI)  :  «  Dixil  Propheta  Dei  (cui  Deus  benedieal  eumque  salutet!)  quod 
.lesus  lilius  INlariae  surrexit  in  medio  Filiorum  Israel  et  dixit  :  O  Filii  Israel!  ne  loqua- 
mini  de  sapientia  coram  ignaris;  eam  enim  fraudabitis  etc.  »  ut  supra  in  textu.  Cfr. 
ins.,  IV,  170,  10.  —  Cfr.  n.  A.  —  Item  /••  ad  Cor.,  i,  G  et  ii,  1,  2. 

4.   —  Ih.,  I,  43,  4  inf.    jLti   j  '' y\^\   \y^  V   ^■%J\  ^^   '  ^_-c    S 

Q.  apud  It.,  i,  V^i,  3  inf.  —  Item  I'.,  (12,  6  inf.  —  1.  Q.  ^^-^  wo-'--^  J.;.  —  2.  Q.  et 
F.  >*»=rJ'.  —  3.  F.  i*-Cs-^L.  —  4.  1'".  (jji.  —  .">.  Q.  et  I"".  ^y3=r^ .  —  Fn  aliae  recensiones  in 
It.   oecurrentes  :  1"  ^jUir"  sLi'  ^i  X:»  Üb  ^  J..-J^"  j=x-;  JU.  _  2-'   ,Jt  ^^i=^  ^ 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Ne  appendatis  margarilas  ad  poi- 
corum  coUa;  sapientia  enim  melior  est  tpiam  margarila,  et  qiii  lliam 
sprevorit  pcjor  est  (juam  porci.   » 

Malth.,  VII,  (1.  —  Cum  idea  necnon  el  imagine  luijus  evangclici  lexlus  melius  con- 
senliunl  duac  aliae  recensiones  ia  It.  oecurrentes,   quam  leclio  In.  F.n  eorum  versio  :  'i 

1"  quae  usque  ad  judaeum  conversum  Ka'b  al-Aklibär  (saec.  VII)  protrahenda  di- 
cilur,  sie  se  habet  :  «  Dixit  unus  ex  prophetis  :  Ne  immiltatis  margarilas  veslras  in 
rostra  porcorum.  »  2'  cujus  aucloritas  minoris  est  ponderis,  similiter  ai(  :  «  Ne  proji- 
(iatis  margarilas  »  etc.  Nota  hone  in  bis  duabus  recensionilms  h)(]»i  de  margaritis  non 
niittendix,  dum  in  texlu  In.  de  eisdem  mm  ap/ifudciii/is  iid  colla  l()(|iialur.  Ni  fallor, 
non  aliud  (|uani  lapsus  calami  in  voce  iji.U  explicare  polerit  texlus  primigcnii  corrup- 
lionem,  nam  faeile  permulalur  'ji.b  in  '  JLl»i :  haec  aulem  vox,  semel  .idmissa,  caetera  alia, 
vi  contexlus,  induxit.  Notandum  eliam  aliam  recensionem  adduci  ab  auctore  It.,  loc. 
eil.,  in  (pia  vestigium  quoildam  invenias  cvangelitae  vcrilalis.  i|uod  in  cacteris  deest, 


21]  I.OCIA    KT  ACRAI'HA.  351 

iiempe  :  «  Ne  projiciatis  margaritas  ad  ora  caiium.  »  Quod  ad  scnsum  altinct  liiijus  div 
miiiici  vfi-hi,  auetor  Ir.  a.sserit  Jesum  per  iiKirgaritani  scienliam  mysticam  sivc  iiilrrio- 
reni.  per  caiies  imi  porros  indig'nos  liomincs  signiiicnre  vnluissc.  Cfr.  n.  3. 

5.  —  Ih.,  I,  45,  14  inf.  SlS  Ol  .Ul^  ^ll.  ^^Ul  ^^s.  '  ^„^  JU 
J\  \J^.,  .LJI  J^-  V  ^3  'L^^  ''-^  ^  -'V  '^J  f  '■'•J^  ^  -'l^-^ 
U^^ll=  jjJJ\   o^«3   Jr^'    ^T^^  o^?-    ^y'^  J->^^  i^    J^    'j— '^   ^^'-^   o'^''3   >^^'J-' 

'■'^■^Jl   ^U^  l^L3   ^U 

In.,  in.  274,  17.  —  M.,  ITS,  3.  —  Q.,  i,  l'tl,  13  inf.  —  It.,  i,  3."i.">,  .")inr.  —  1.  In.  .^^^ ■ 

■'  ^ 

O.      .^^  ^^  bj,..   —   2.    Ih.    ^^,J^-2^.    Q.    ^^^^•^   J^-.    —  3.   In.    J,.    —   4.    In.    ^^'-V'. 

—  5.  Ih.  %.  —  6.  It.  -.JL^^.  >--■  —  7.  Q.     J'.  —  8.  Ab  hac  voce  ad  finem  usqiie  deost  toUim 

in  Ih.,  M.  et  Q.  —  ()..  En  lectio  alia  ab  auctore  Q.  adducla  (apud  It.)  et  qnae  perfectior 

est,  veritatique  evan<.celicae   propior  in  modo  dicendi  :  sui  Ji»  ^X:=  «_j.«J'  .U.ls   Xj^ 


_^>-    ^ 


\ 

,   ...  ^ 

!  Lol  LjJ! 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutcl!)  :  «  Similcs  suut  improbi  sapicntos 
lapidi  quae  super  fluminis  ostium  illapsu  fuerit  :  aquam  eiiim  iicc  ipsa 
bibit  nee  in  satum  agrum  iluere  siuit.  Similes  etiani  suut  imprcilii  sapii'U- 
tes  latrinac  tubo  cujus  exterior  [facies]  gypsum  [album]  est,  iuterior  autem 
est  IVtore  [pleiia  .  Similes  item  suut  sepulcris,  quoruiu  exterior  [t'acies] 
quidaui  haintalus  locus  [vicletur],  iulus  vero  suut  ossibus  mortuorum 
pii'uaj.   )) 

Matth.,  XXIII,  13,  21.Ch\Matth.,  xi:,  ,33.  —  Prima  harum  triiim  parabolarum,  Lipidis 
scilicet,  quamvis  in  Mallh.  ad  litteram  non  inveniatur,  ab  eo  tanicn  quoad  sen.suni  pruve- 
nire  videtur,  nam  ibi  dicilur^v.  13)  :  «  Quiaclauditis  regnum  ctielorumanle  liomincs  :  V(is 
enini  non  intratis,  nee  introeunles  sinitis  intrare.  »  Confirnialur  similitudo  explicatione 
auctoris  Tt.  ad  locum,  quae  sie  se  habet  :  [-U  >^fÄ'^'  \J'--j'  '^  '-3*^"*^  k-'--'  "^^^-  ■wX'.Jsj 
J,'jü  A)'  J.!  .,XLo  .)'v^M  ^S^  ^.  ljj.ij  »»]  «  Sic  ctiam  sapicnles  liujns  imuidi  .sedent 
super  viam  vitae  futurae.  et  nee  illi  inlrant  ncc  devotos  hominus  incoderr  sinunl  Deum 
versus.  »  —  Quod  ad  sccuiidam  attinet  parabolam,  ex  terlia  (([uae  ad  litteram  in  Mutth. 
invi'nituri  nasci  dicerelui-  vi  amplüicationis  imilalivae.  —  Addit  auetor  I  t-.  aliam  Icc- 
tioneni  verbis  plenioreni  et  quae  stylo  similior  est  evangelico  tcxlui.  Nota  ([uod  inve- 
niatur in  Q.  cujus  auclor  antiquior  est  Algazele.  En  ejus  versio,  in  qua  novam  para- 
bolam reperies,  arboris  scilicet  quam  nerin/n  oleander  (graec  oo(-.()vr|,  arab.  -U.>,  hisp. 
adelfa,  appellant  :  «  Vae  vobis.  improbi  sapicntes!  similes  estis  tubo  etc.  ^'ae  voljis,  im- 
probi  sapientes!  tanlummodo  similes  estis  sepulcris  dealbatis,  quorum  exterior  est 
gypsum,  intus  autem  sunt  ossa  mortuorum.  0  sapientes  bujus  mundi!  lantummodo 
similes  estis  arbori  ncrio,  cujus  tlos  pulchra  est,  sapor  aulrni  runarus  vel  lelhalc! 
venenum.  ()  sapientes  hujus  mundi  I  similes  estis  lapidi  etc.  ■•  Cl'r.  n"- (i,  ."i3  i't  ül. 


352  MK.IIAKI.  ASIN.  ro'i] 

6.  —  Ib.,  I,  46,  U  inf.    -J^^    >'    ^v    J-<:    ^    r^^"    ^    ^^-^   JLi 


v-^.  er*  r^"  ^^^  O"  ->'^-  ^-5  ^^-  '^*i^  ^^  "-^-i^  y^'  ^--^^  <^"  't-r-*  ^ 


It.,  I,  363,  3.  —  1.  It.  tj~^.  —  2.  It.  ^.J^-  —  3.  It.  "iJ^.  —  'i.  lin  leclio  copiosior  ab 
auctore  It.,  loco  cilalo,  allala  :  ^ßjf  .»^b  ^-^  (jA^  *bl~"  a-L  ^^  ^^  ^^*-::^  (^ 
^^^}'    ;^.„"    JJb    ja.  >."-■   ^T  L^.  ^,  Jjy  ^!   ^i^.  ij^'L^   jS^  ^J^.    >-"~^-i^    U^ 

'.-.  J*."  >1    .^'  .,Ai  w^"  xU  _ik.  ^1  J^i'  w.,  ^cL    ^^.x^  J^m'  ,j^b 

..ui  ^-^  ^.  ,'^  .U'  '-ii'v"-i'  ^o^  ju.*>L  X.;,  i^'  ,Jx".  j'  .,a; 

■■■        ^   \  ^     ^  ^  \  ^  I      </    ^- '     I        ^   ^      w  ■■ 

Apud  MM.,  II,  20.'i,  10,  hoc  etiam  verbuni  It.  invenitur,  sed  ad  priinam  vocetn  >— i~^ 

exclusive  internimpitur,  addendo  tarnen  sequens  fragmenluni  :    .^   'j-^.^^'    .,'  oXL^j 

Di.xil  .lesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quomodo  iiitcr  sapientes  [recen- 
sendus]  eril  qui,  per  viam  fufurae  vitae  incedens,  gressus  suos  versus 
vitam  liujus  mundi  dirigit?  Et  quomodo  inter  sapicnti-s  [receusendus]  t-ril 
qui  verbum  [Dei,  scilicet]  quaeril,  ut  illud  aliis!  reuuutiet,  neu  vero  ut  illud 
ri'  adimplcal  ?  ^) 

Luc,  IX,  02  et  XVII,  32;  Matlh.,  xxm,  3,  sed  noii  ad  litteram.  —  Hoc  verbum,  ut  auclor 
It.  loc.  citato  asserit,  pars  tantum  estalterius  vcrbi  dominici  copiosioris  quidem  et  anti- 
quioris,  cujus  mentio  lil  in  libro  cui  titulus  IfiUjat  al-awliyd  (saec.  XI),  sed  utpote 
transmissum  ab  egregio  theologo  al-Dastowäi  qui  niedio  saec.  YIII  est  vita  fuuclus 
(Cfr.  WiistenlV'ld,  Über  class.  viror.,  class.  V,  h.  29).  Sic  se  habet  :  «  Verbum  .lesus 
filü  Mariae  (quem  Deus  saluletl)  :  Propter  hanc  vitam  operatis,  quamvis  res  ad  illam 
necessarias  absque  opi-re  vcslro  del  vobis  Deus.  Non  tamcn  propter  futuram  vitam 
operatis,  quamvis  res  ad  illam  necessarias  nonnisi  vcslro  opere  det  vobis  Deus.  Vae 
vobis,  improbi  sapientes!  Mercedem  accepistis,  opus  autemneglexistis!  cito  futurum  est 
ut  dominus  operis  quaerat  ex  vobis  rationem  operis  suil  Quomodo  inter  sapientes  re- 
ccnsendus  erit  qui,  per  viam  futurae  vitae  incedens,  gressus  tamen  suos  versus  vitam 
luijus  mundi  dirigit,  et  amplius  quod  illi  nocet  quam  quod  illi  est  utile  appetit  aut  amat? 
Et  quomodo  inter  sapientes  [recensendus]  erit  qui  verbum  [Dei,  scilicet]  quaerit,  ut  illud 
aliis  rcnunciet,  non  vero  ut  illud  re  adimpleat?  Super  capita  vestra  scientiam  'imponilisj 
et  sul)  pedes  vestros  opus  j^collocatis  .  Nee  ergo  liomiues  liberi  largitate  praedili  nee 
servi  timidi  [dicendi  estisj.  »  Ut  jam  in  lectionum  notatione  monui,  apud  MM.  invenitur 
hoc  It.  verbum,  sed  ad  primam  voceni  quomodo  interruptuiu,  quamvis  adauclum  se- 
quenti  appendicc  :  "  Cito  futurum  est  ul  ex  mundo  hoc  ad  scpulchri  lenebras  et  an- 
gustias  educamini.  »  Quod  ad  sensum  attinet  hujus  verbi,  generali  quadam  et  remota 
pollet  analogia  cum  parabolis  evangelicis  servorum  bonorum  et  malorum,  quamvis  cum 
nuUa  earum  litleraliler  cobaereat.  Cfr.  n"'  5,  8,  53  et  (ii. 

7.  -    Ih.,  I,  47,  7  inf.  dU^  i^  ^^   i^^  ^-  f^"   ^  '' ^  ""J^"  '  "'^ 

'•  ^  '''j>-s~\i  y.  ^^Ül  ^Ü-i   c,\^\  jli 


[23]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  353 

In.,  IV,  299,  1!».  —  It.,  i.  .368,2  inf. ;  .\.  148,  J2.  —  AW.,  30,  3  irif.  —  RC.  117.  l.'i  inf. 
—  1.  Ih.  A^'  ^j.1.  A\V.  U.  —  2.  It.  ^^i  j^-  -  3.  In.  et  RC.  ^--^  J.'.  —  '..  RC. 
om.  ^K'  .  r-"'  '->•  —  5.  AW.  addit  i.-.  —  6.  It.  et  RC.  ^j.  —  7.  AW.  ^v,  .^^.  RC. 
addit  ,  JJ'  ibu    .,'.  —  Apud  RC   IIS,  .5,  sequentia  tradiinliir  :    UJ'      J^  'i'  J,i 

Di.xit  ÜPiis  (qui  exaltt'turlj  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  O  Uli  .Mnriae! 
Ti'  ipsnm  hortare;  [postquam]  autem  a  te  ipso  hortatus  fueris,  tunc  et  gentes 
hintafor.  Xi  vero  .sie  foceris,  erubesce  nie.  » 

Hoc  dominicum  factum  quamdam,  ni  fallor,  praesefert  analogiam  in  verliis  cum  illis 
Luc,  IV,  23  «  Medice,  cura  te  ipsum  «  ([uamvis  contextiis  omnino  dilTerat.  —  Quod  ad 
scnsum  hujus  verbi  in  menle  Algazelis  attinet,  niillo  modo  est  ambigendum;  ipso  etenim 
in  opusculo  cui  titulus  i'i^"^L  k^J'  ^  jJ'_,  [Epislola  de  hortatione  inorali  et  de  fide 
dogmatica]  nuper  edito  fC^ihirae.  1900  ad  ealcem  alterius  ejusdem  libri  cui  nomen 
«.Jiu.^'  J]r....:,n  [Bilanx  fidelis),  iioc  factum  dominicum  itorum  tradit  ejnsquc  sen.sum 
declarat;  ait  enim  (f.  85;  "  hortatorem  aliorum  qui  seipsum  non  antea  bortatus  fuerit 
similem  esse  ei  qui  alios  illuminare  volucrit,  cum  ipse  luminc  non  fuerit  praeditus.  nam 
uUo  unquam  modo  arboris  umbra  rccta  esse  poteiit.  si  arbor  ipsa  fuerit  curvata:  et 
bac  de  causa  —  concludit  —  revelatum  fuit  Jesu  etc.  ».  —  Auetor  It.  kic.  cit.  asserit 
hoc  dominicum  factum  traditum  esse  a  duobus  scriptoribus  qui  quidem  usque  ad  Mälik 
filium  Dinar  (saec.  VIII)  illud  retroagendum  existimant.  Apud  RC,  118,  5,  hoc  ipsum 
fere  textum  invenitur,  non  autem  Jesu,  sed  auctori  anonymo  adscriptum  :  «  Dictum  etiam 
fuit  :  Dum  hominibus  hortandis  homo  sedet.clamant  eum  duo  angeli  Ipsius  custodes,  bis 
verbisj  :  Te  ipsum  hortare  monitione"  qua  fratrem  hortaris  tuum.  Xi  vero  sie  feceris, 
Dominum  tuum  qui  te  videt  erubesce.  » 

8.   —  Ih.,   I,   48,  15.    J^_   Vj   |..U'    ^\^_    ^JJ'    JL,   ,.^U'    <-b    _^    JL: 


It.,  1,374,  10.  —  1.  It.     s>-,L-  »ii'. 


Dixit  .Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Similis  est  qui  scicutiaiu  addiscif 
et  [quod  seit]  neu  facit,  niulieri  quae  secreto  moeeliatur:  pöstea  vero  venire 
gravescit,  ejusque  graviditate  Lomnibusj  revelafa,  igiiominia  rubescit.  .Sit- 
etiam  cum  (jui  quod  seit  non  facit,  Dens  (qui  exalteturl!  in  dir  judicii  Cdrain 
omniuni  oculis  ignominia  aflieiet.   •> 

Xullam  hujus  verbi  similitudinem  cum  evangelicis  verbis  invenio.  —  .\d  illius  auc- 
toritatem  quod  attinet.  in  It.  loc.  eit.  asseritur  ipsum  iisdem  jdaiie  Icrmiiiis  in  (^.  re- 
periri.  —  Cfr.  n.  ü. 

9.  —   Ih.,   I.   48.   15   inf.    J    U   J^    i^lk    V    „^C    ^U.V'j    'iljJl    j 


1                      •      ^                <S^        ^ 

It.,  I.  375,  1.  — 

1.  Deest  is',j.-M  in  It.  —  2.  F.n  lectio  aliqualiler  diversa  in  It.  occur- 

s  :  ^»S  Lj  J^oc' 

354  MICUAKL  ASl.N.  [24] 

Scriptum  est   in    Loge   Moysis   d    in   Kvanui-lio   :    «   Xo  quacratis   scire 
qiiod  ignoratis,  iisquc  diuii  illiul  totuni  (jüüJ  jain  scitis  farialis.  » 

Ell  vorbum  exigua  (iiynum  lide.  si  ad  haesitanliain  Icslimoniorum  atlendas  :  Algazel 
eiiini.  ul  vidisti,  libris  Moysis  cl  Kvangclio  illud  simul  assignat;  auctor  vero  It.,  Evan- 
geliotantvim.  Donique.  ul  hie  asserit,  idem  verbuni  invonilur  in  Hilyat  al-awliyd,  auc- 
toritale  MAlik  filii  Dinar  fsaec.  VIII)  tiaditum,  scd  libris  christianis  in  gcnere,  non  vero 
EvangL'lio,  adscriptum.  Kn  ejus  Vürba,  auctoris  Ir.  scilicet,  narratioiiem  Mi'ilik  refcrentis  : 
«  Dum  libris  quaerendis  ardcnter  incumberem  ea  mente  ut  in  eis  specularer,  in  quod- 
dam  christianorum  monasterium  introivi,  qui  quidem  clirisliani  quemdam  Tiiihi  librum 
monstrarunt  in  quo,  dum  speculalus  fuisscm,  haec  inveni  :  «  0  Uli  AdamI  cur  scire 
«  quaeris  quod  ignoras,  dum  illud  quod  jam  scis  adhuc  non  facisV  »  Alibi  aulem  (apud 
al-Sha'räni,  Lal/iif  al-minan,  1,  55,  11)  idem  tribuilur  alio  mystico,  cui  nomen  Ibrahim 
filius  Adham  (saec.  Villi,  ijic  profeclo  asserebat  sc  invenisse  sentcntiam  hanc  —  de 
cujus  evangelico  origino  omnino  silet  —  insculplam  super  quemdam  lapidem  in  terra 
jacentem.  Addit  auctor  It.  idem  verbum  eliam  in  Q.  invcniri. 

10.    —  Ih.,  I,   217,  15    inf.    ^^   '^^Uj    ^k    ^Hl    o^j-L.   ^^^    jl    ^>j 

gl   c>^^   iUl  ^-;    C-:^^    ^-Ü    ^^,   oli    ^   ^^^  ^   '^   C>-  ^^-^   ^    ^'S 
.j:^  ^-    l}^   .L_ll    LU-LU^   b-vi   6jlS   a;b^   ^..U    ^ji    ^  '■'^\   ^:>\i    (.>U1   ^ 

It.,  V,  'iü,  0  inf.  -  1.  It.   .^-Ul  i,-U.  —  2.  It.   'j^.:^'.  —  3.  It.  Jo.L  j^^.  —  4.  It. 
,li'.  —  5.  It.  J,Uj.  —  6.  Deesl  in  It. 

Narratur  (|uu(l  Jesus  (super  quem  üei  benedictiones  et  salutatio  descen- 

daut!)  exivil   ad  pluviaui  peleiidani  a  Deo.  Cum  aulim    ejus  discipuli]  taedio 

afrieerenlur   [cel   iiidiiis  iu  drscrlum   exiisscul,   '//   Imlift  It.],   dixit  eis  -lesus 

(quem    Deus    salutel!)    :   «    <,)ui   ex   vobis   peccalum    cdnimiserit,   revertatur 

.sr-.   iu  domum   suauil.    »   Ouuies    ergo   revcrsi    sunt,   fl    aon   rcmansit   cum 

eu  iu  duserto  uisi   uuus  [.sr.  Iiomo,  ul  addit  It.I.  Dixit  ei  Jesus  (quem  Deus 

salutet!)   :   «   Au    non    est    lilii    aliquod    iicccaluin?    »    Dixit     liomo]    :    «    Per 

Dciim  [juro]    nie  uiliil  .ilind  scire  |commisisse]  nisi  i|ü(m1  pro|)e   me  (pi.nl.un 

die  oranlem  mulii  r  tian>ivit,  ad  (]uam  hocce  oculo  respexi ;  scd  postea([uau\ 

illa  mc   praeterivil,  digitum  mcum  in  meum  dculuin  introduxi,  \v  loco  suo] 

cvulsi,  illumque  posl  muliercm  ejeci.   »  Dixit  ei  Jesus  (quem   Dens  salutel!)  : 

«    Invoca  ergo  Deum   [.sr.   ad   plnviam  peteudaml  ut  ego   ipso   luae   depreea- 

tioui  nm('t\  dicam.  »   Dixit  [.sr.  narrator]   :  Fecit  ergo   i.sr.    iiomo  illej  iuvoca- 

tioncm   suam  [Deo]  et  [rcpentc]  coelum  nuhibus  coo])erlns    i'nil,  imber  dcci- 

dil,  omuiumquc  sitis  cxliucla  fuit. 


[25]  I.OGIA  ET  AC.liAPIIA.  :!ö5 

l'^lemcnta  praeci]nia  liujus  dumiiiiii  facti  in  evarij^elio  inveniri  non  est  anibigeiuluni. 
r  Ac  imprimis,  spi/ilti.s,  ut  ajunt,  totius  narrationiscum  illo  Jot/n.  (ix,  ol)  plane  cohaerct 
«  scimus  auteni  quia  peccatores  Dens  non  audit  etc.  ».  Congruil  et  mens  auctoris,  Al- 
gazt'lis  scilicet,  ut  It.  adverlit  sequentibus  vcrhis  [>__.o-'j'     ,.=  J"^'--'    .,       -^  ^^Cb  ji 

1)1^"^'  1 ^::^_)  Uv--  l^  j''^-'»]  :  «  llic  tcxtus  sibi  vult  quod  imniiinis  a  peccatis  necessario 

exauditui-  a  Deo.  "  —  2"  \\a  Jesu  verba  «  <^ui  ox  voliis  peccalum  commiserit  etc.  »  in 
memoriani  revocanl  illud  Joan.  (viii,  7,  i))  quando  Jesus  mulierem  in  adulterio  depreben- 
sam  dimisil,  etsi  contextus  toto  coelo  difTerat.  — 3"  Hominis  responsio  insinuare  videtur 
illud  Mti/t/i.  (v,  2S)  :  u  Qui  vidorit  mulierem  ad  concupiscendum  etc.  »,  atque  evidenter 
sumpta  est  ejus  conclusio  ex  illo  Malth.  ixviii,  9)  :  "  Vx  si  oculus  tuus  scandalizat  te, 
erue  eum  et  projice  abs  te.  »  —  Quod  attiact  ad  antiquitalem  traditionis  hujus  domi- 
nici  facti  inicr  mobameilanos,  ne  verbum  quidoiii  in  1 1 .  iiivcnies. 

11.  —  Ih.,  I,   222,  13.    p,.Ül    Jj^.    jli   ^pUj    aA^    ^UI    J^    ^^    .U^ 

^A.^    ^     'yj    "^j    liJ-*^    ij.    C^-io"   V    ^\    ^   j!ii\    j^äi    >ls    ^^■^^    ^nL'^    C^Äi-^l^ 

i^-^y..  '^'  ä-°  ^^  ^^'  "^'3  ^"^  j^^  ^-*^^  ^^-'  "^'-5  L^:-   ^  J-r^  ^^  "^-^ 

Q.  apud  It.,  v,  (i9,  k.  —  in.,  11,  IIa,  IS;  iv,  O."),  l.').  —  1.  It.  AJ^  üi.  —  2.  Desunt 
apud  It.  bae  quatuor  ullimae  voces.  Addit  (amen  lectionem  quae  in  bne  alifpialitcr  dillert 
et   Mabomcto  furtasse   assignatur   :   ^j  L^s-    ^   Li..^^^  J»-^-'    ^^  UI.>U    ,,^   ^;   Ijf.^jlj 

Oratio  .fesu  (cui  Deus  bi'uoJicat  oiiiaquc  salutct!).  Dicebat  :  «  O  Deii^l 
Ego  quideni  impoteus  factus  siim  ad  devitaiidum  quod  abhorrco  nee  utilia 
quae  sperabam  possideo  :  res  cnim  hujus  uiuudi!  in  mauu  proxinii  inei 
sunt,  et  quasi  qui  opus  mianuum  suaruiu]  oppigneratum  habet,  i'go  evasi. 
Nullus  quidem  pauper  egenior  nie!  Ne  ergo  permittas,  o  Deus!  ul  ininiicus 
mens  de  niah»  meo  gaudeat  nee  ut  ainicus  mens  moerore  nn^  allieiat. 
Ne  [permittas]  quid  adversi  in  rebus  cpiae  ad  vitani  spirituah:"ni  spectant 
me  pati,  nee  solicitudinem  de  rebus  iiujus  mundi  esse  nuiximam  mearum 
solicitudinum.  Ne  me  subjicias  sub  potestale  iliius  (pii  nici  uoii  misci'ea- 
tur.  O   N'ivens!  ()  Scmpiternc!    » 

.\sserit  auctur  1 1.  iianc  orationem  ilominicam  inveniri  in  variis  opcriiius  ipiae  de  Ira- 
dilionibiis  tractant,  ex.  gratia  :  in  connncntario  Sa/u'//  al-Bokbari  ab  al-Tcrmidi  scripto 
(saeo.  L\);  in  libris  xVbu  Halvr  ibn  Abi  al-I)uny;\  (saec.  IXl;  in  ().  denique,  ex  quo  opere 
ab  Algazele  excerpta  esse  debuil.  Oportet  tarnen  animadverterc,  apud  al-Termidi 
banc  oralionem  occurrere  aliipialiter  in  lino  diversani  el  non  iiti  a  Jesu  citIc  prola- 
tam;  ait  cnim  supradictus  au<'tor  illam  tradi  ab  Ibn  'Omar  (sacc.  Vili,  ([UiKJam  ex  .Mabo- 
meti  sociis,  qui  quidem  asserebat  "  nou  prius  a  suo  discubitu  Pro|)iietam  Maliomctum 
unquam  Icvari,  quam    oralionem    su[)i'adictam   profundercl  ...  Sed,  uL  vides,   n(.)n    indi; 


.-äSO  MICH  \i:i.  ASLN.  f26] 

sei]uitiir  Ihn  'Omar  nonrassc  uralioiU'iii  iiuni;  .Icsu  trilnii  dobere.  Caeteri  oniiies  aiictores 
.siipra  laiidali  iiulliim  de  liao  allribuliüiiu  diibiiiiii  movendum  cxistiinant;  immo  oralio- 
nem  liaiic  uti  a  .lesu  prolatam  tradi  asserunt  a  testibus  lide  digriis  ncc  quidem  recen- 
lioribus,  puta  Jafar  fdio  Barqän  et  Jarir  lilio  Häzim  (•]-  sacc.  VllI).  —  Cum  prccandi 
formula  discipulis  suis  a  Jesu  praescripta  apud  Mallh.,  vi,  9-13,  nullo  pacto  liaec  oratio 
doniinica  coiiacret.  Polerit  tarnen  quamdam  analogiam,  etsi  remotam,  dcprehendere  qui 
versum  13"'"  atlentc  conferal  cum  duolius  ullimis  imisis  quae  sie  iucipiunl  :  »  Xe  [per- 
inittas]  quid  etc.  »  et  «  Ne  me  subjicias  ele.  «.  Kt  nola  quod  auclor  It.  ut  lioc  ultimum 
ineisum  patei'aciat,  sie  ait  :  «  Foiiasse  hoc  sibi  vult  :  ne  nie  sul)jicias  sub  potostate 
angeli  vindicaioris  qui  ruei  nun  niisurealui-.  •■  h'.t  cum  hoc  k)Cü  coiiferas  oportet  ea  quae 
a  SS.  PP.,  Joanne  Chrysoslomo  praescrlim,  ti-adunlur  in  ex[ihination('  illius  versus  «  Sed 
libera  nos  a  nialo  »,  et  mulii/n  hoc  diabolum  esse  asserenlibus. 

12.   -   Ih.,  I,   243,  3  inf.   .1^3   O:    ^-'..    CT    '  ^'^   ^'    ^'-    ^^    ^^^° 

Jy-^  ^J^yr  if  ^  '^^  ^-'L*^  ^-^3  ^  li-''^-^  i>  ^  Lr:^  ^-■"'■^  ^-^^ 
L:L-j:I  dLü  cJ^ji^  'v.iU^  ^.li-l  ;^>U.l  ^^^^ßS  J\  c^^\  J  ^^...  l  J^Uj 
^.^Ul  c^i   f^^AÜ   -w   .v;j^il   c-JCIj   ^l»^_i   ^Ul  i^^U^l   p^   Jl    coclLl  ^3 


-    ft.,>.»M       Aä) 


It..   V,   187.  13  inf.  -  1.  It.     lU:   i!J'  a.^,    ,._^''      -j'  ,.^'   J---  —  ^-  A'l'ül  I''-  »V-  — 
3.  Deest  J-U;  in  Ir.  —  h.  It.  ^C~^.  —5.  It.  -^j-^^-'. 

Dixit  'All,  liiiiis  Abu  Talib  :  «  Salialus  luit  [seniel  lantuiu  liordeaceo 
pane  Joannes  Zacliariac  lilius  (quos  ambos  Deus  salutct!),  proindequc, 
somiio  iisqiir  ad  ainorani  [propter  satietatemj  deditus,  oi'alioni'ni  vigiliae 
illius  noglexit.  Dnis  autein  (ipii  oxaltetur!)  revclavil  illi  :  «  O  Joannes! 
«  Niim  domum  nielioreni  tibi  quam  domus  mca,  aul  patrociuium  quoddani 
«  tibi  melius  quam  mcum  patrocinium  invcnisti.'  Per  potouliam  (>t  maje- 
«  statem  mcam  Ijuro  el  obtesloi',  o  Joannes!  tpiod  si  semel  lantum  Para- 
«  disum  vidisses,  jaiii  adrps  corporis  tui  liipicfactus  desiderio  evaiiuissct 
«  aitpie  aninia  tua  halllu  ex  corpore  exiisset;  ac  si  semel  huiluni  ('.eliciiiiain 
«  vidisses,  jam  adeps  coiporis  lui  liquefactus  cvanuisset  atque  post  lacrymas 
»  pus  i'ITudisses,  vesIcMiupic  lu'Hiccaiii  post  eiliciuiu  [sivc  saccuin'   indiiisses.  » 

lloc  joanncum  factum,  Ali,  lilio  Abu  Talib  aliiuo  l'roplielac  Mnlianimodis  gcncri, 
ulpote  narralori,  apud  In.,  Iribnitur:  auctor  vero  It.  a  quodam  Ali,  tilio  AIjü  al-Khair, 
cujus  et  i)atriam  et  aetatcm  prorsus  ignoro,  asserit  esse  prolatum.  Tanlummodo  nar- 
ratorciii  Mohammedi  non  fuisse  cocvum  ex  eo  conjici  licci  i]uod  auctor  It.,  post  ipsius 
mcntionem,  l'ormulam  adjungil  deprecaloriam  J\*J  A"  i^'^,,  hoc  est,  «  Dens  miscrca- 
tur  illius!  >),  non  aiilom  J--  xl"  ^^.  sive  «  Dens  propitius  sit  ei!  » ;  haec  enini  posterior 
formiihi  solis  Moliariiniedi  cognatis  aut  i'amiliaribus  jam  vita  fuiiclis  adjungitur.  —  Vox 
Jj."^'  quam   per  /*«<  lalinc  verli,  projirie.  ut  Freytag  eam   interpretatur,  signiiicat  : 


I.OGIA  KT  AC.RAIMIA. 


357 


«  Tennis  aqua  in  vuliicre  sanguini  inixta,  aiUequaiii  in  pns  [l/wf]  concrescil.  '■  —  Apiid 
It.  autom,  pro  J.W!  sive  feste  pellieea.  JjJ^srl  sive  ferreani  lorleani  invenios,  et  mt-o 
quideni  judicio,  liaec  posterior  lectio  melius  quam  prior  congruil  non  tanluni  cum  iJea 
verum  eliam  cum  liltera  texlus  :  similiter  enim  desinit  ac  JjJ.^'',  ul  rliylhmica  cxigil 
totius  oralionis  eompositio.  —  Agraphiim  est  lioc  l'acluni,  qiianjvis  quodanimodo  cum 
Mallh.,  IM,  'i,  locisque  parallclis  cohaereat. 

13.  —  Ih,  II,  5G,  18.    ^    \.^    j    :j^^    ^-^Ul    \^^    ^^^    jl    \^>j\ 


-L&jlci   ,_.„=.=i-l«   jj-'Ul  j^\  ij  i^y^i  ^yi  ^^^i  p^- 


Q.  apud  It.,  v.  ,50i),  21 


i.  ().  tj>;  ü.r  ^^ 


-    lU- 


'jj.  —  2.  (). 


Nanafur  qiiod  Maria  ((iiiaiii  Dens  salulctl)  traiisivit,  cliiiii  .Icsuiii  (r|iii'm 
üous  salu(et,!l  ([iiarriMVl,  pru|K'  Icxtdres  quosdani  a  quibiis  viam  sciscitavit; 
sed  illi  a  rccta  via  oain  aliorrarr  roceiiiut.  Dixit  ergo  [Maria]  :  «  ()  Dens! 
tuaiii  licuedictiDiicin  ab  oorum  iicuoliis  averte,  enrum  ot  familiaiii  paiiporcm 
[cs.se  l'aeias],  ipsiquc  ut  aspeniabües  liabeantur  in  onininrn  ucniis.  »  Et 
exandita  est  oralio  ojns. 

Tam  Algazel  quam  auctor  O.  hunc  t'aclum  roferunt,  ani'lorilale  i'ulli  cujusdam  Mu- 
jäliid  liiii  .lobair  qui  initio  saec.  \'lli  niortuu.s  esse  dicitur  (Vide  Wiistenfeld,  op.  eil., 
das.  III,  b.  18j.  —  (huunvis  facti  hujus  argumentum  ex  luunif^elio  infanliac  vidcalur 
depromptum,  nihil  tarnen  illi  simile  inveiiire  potui  apud  l'abricium  [Codex  apneriiphiis 
A'oc/  Texfamenti;  Ilainburgi,  1710;  vol.  I,  p  210),  ne  ([uideiu  in  ejus  locis  in  quibiis  de 
Maria  Jesuni  quaereule  .igitnr. 


14.  —  Ih.,   II,  110,   15.    ^-yU]    aA^    ^ 

Ir.,  VI,  177,  1().  —  1.   It.  ^-i  O-Oi.  —  2.  En  lertio  simillima,  in  In..  11,  IIU.  6  inf. 
occurrcns.   sed   non  Jesu  assignata   :   ^j:-^>..^  j.'    »iiU   y^^  ^\      -.^,    i.^^-    .■,•  i'J'   .'.-  JU 

o^^i   .,)   _,A  ^)\    \..^  ^  Uls  Ui^  J.U  ^idiL  JA  ^!  JJii'l,.?r^kil  ^  ^I-JI 
l/oi^  ,_^»ü  U  Jji  i,-^^  >^  j.»;^  ^!  .^l!.  >^  ^.-  ^ii  ^  ^4 

Narratnr  Dcnm  ((pii  exaltetur!)  revolasso  .lesn  (qnfiin  Dl'Ii.s  salnlcl!)  : 
«  Si  mihi  scrviisses  oa  devotionc  qna  [miiii  servinnt  uinnesj  (pii  snni  in 
cüolis  et  in  terra,  non  cssoL  antcni  !in  corde  tno^  nee  ciniritas  'qua  |)ro\ininin 
amatnr]  in  Deo,  nee  uiiinni  qin)  |Huxiinnni  alihurrelni'  in  l>eii,  niliil  tibi 
illnd  prodesset.  » 

Ml  auctor  Ii-.,loc.  cit.,  asscrit,  hoc  vei-bum  in  ().  etiani  occui'ril,  sed  l'ontes  ant  Icstes 


358  :\II(.ll\r.l    ASIX.  :28] 

anliquiores  nequaquam  ibidem  afferuntur.  In  Ih.  tarnen,  locosupra  citato  (II,  110,  (i  inf.), 
alia  li'ctio  simillima  pleniorque  occurrit.  scd  quae  non  Jesu  assignatur.  at  ciiidam 
Ahd  Allah  lilio  Omar,  uni  scilicet  ex  Propholae  Moliammedi  sociis,  qiii  C.aliphac  'Omar 
fsecundi  nempc  in  ordine  calipharum  tilius  l'uit,  ac  proinde  qiii  saec.  \'il  vixit.  Accipo 
ergo  Versionen!  hujus  verbi  plcnioris.  ita  nl  in  In.  oci-urrit,  omissis  voro  lectionibus  in 
Q.  et  in  It.  (VI,  178,  9  inf.)  allatis  :  «  Di.\it  Abd  Allah,  lilius  Omar  :  Per  Deuni  I  Elsi 
jcjunavero  toto  die,  nihil  omnino  manducans  neque  bibens ;  etsi  noctem  insomnem  in 
oratione  duxero;  etsi  opes  meas,  marsupium  post  marsupium,  in  via  Dei  [seil,  in  pios 
usus,  puta,  ad  sacrum  bellum  gerendimi]  distribuero,  in  die  aulem  quo  moriar.  qui- 
viscuiuque  sit,  non  esset  in  corde  meo  charitas  in  eos  qui  Deo  obediunt  et  odium  in  eos 
qui  contra  Deum  peccanl,  nihil  mihi  illiid  ])iodcssel.  »  ~  Quoad  origineni  hujus  verbi, 
necnon  et  alterius  supra  laudati,  ncmini  duliium  quin  ex  Prima  ad  Corintli.,  xui.  l-'!, 
non  autem  ex  eyangeliis,  procedat. 

15.  —  Ih.,  II,  110,  16.  ^^[^\  JaI  ^.   <^'l  J  \y^S  ,^UI  <_b  ^j_x  JU" 

It.,  vi,  177,  18.  ^  N.,  158.  8.  —  1.  N.  U^y^.  —  2.  It.  .^.  —  3.  X.  addil  S^. 

Dixit  Jesus  (quem  Dens  salutet!)  :  «  Facitc  vos  Deo  aiiiabiles,  odium 
peccatorum  erga  vos  qiiacrenJo,  e(  appropiiiquate  Deo  al)  eis  discedendo, 
et  bencplacitum  Dei  quaerite  eis  displicciido.  »  Dixerunt  seil,  diseipuli;  : 
«  O  Spiritus  Dei!  Cujus  ergo  sodalitatem  quaercmus?  »  Ik'spondit  .losus]  : 
Socii  estote  eorum  quorum  intuitus  Dei  memoriam  Tin  mentibu!^  vcstris'' 
excitarc  valcal,  ([uoruni  verba  opera  vestra  boua  iiiulli|iliirii(,  qiioniin 
denique  viilules  fiilurae   vilae  ib-sidciiuiii  in  vobis  concitan;  qucaiit.  » 

Nihil  aliud  huic  verbo  simile  in  cvangeliis  inveni,  quam  ilknl  Joaiin.,  xv,  18  sequ., 
dum  in  sermone  post  eucharisticam  coenam  Apostolos  horlalur  Jesus  ad  odium  perse- 
quentium  sulTerendum.  Faleor  lamen  longo  dissitam  sive  rcmotam  ut  aiunt  talem  ana- 
logiam esse.  —  De  fontibus  verbi  nihil  omnino  Iradil  auclor  It.  Tantum  asscrit  apud 
O.  eliaiii  ideiii  vciimm  invcniri. 


(^ 


16.  —  Ih.,  II,   124,  1.  ^}j  Ul  Jy:^-  ^i  C^^J,}^-^  ^'>^^  V^ 

h.,  VI,  -iJ'..    I   Inf.        1.   li.  vj^i.!/.  —  2.  It.  wJ  i^.  --3.  It.   S^ .  —  4.  It.  U'^. 

—  5.   It.      f^j.   —  6.   It.  JjÜj  sed  mcndosp   pro  Jj<^.  —  7.   Ii.   iJ-vM    i-i.'     y.'    ^ — i. 

—  8.  Legas  ~->,\^  ut  in  It.  rede. 

Dixil   Jesus    (qiirm    Dcus   salutet !"(    discipulis  suis    :   «   Qiiidiiaiu   facilis 


[20]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  350 

diiin  vidctis  fralrem  vestrum  durniicülciri,  ot  vontum  illum  mulasso  liiniea 
ftua?  »  Respondoruiit  :  «  Operimus  et  vidamus  [luidilatoni  i^jiis|.  »  Dixit 
[Jesus]  :  <f  Ncquaciiiaiu,  (|iiinimmo  |ui(lenda  ejus  deteg'itis.  »  Dixcruut  ;  «  Bene- 
dic-tus  sit  Deus!  ([uisnam  est  qui  tale  agit!*  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Unus 
vestrum  ([ui  detrectationem  adv(M"sus  i'ratrem  suum  audieus,  nun  modo 
äuget,  verum  etiain  illi  detrectatioui  aliam  graviorem  addit.  » 

Ni  l'allor,  vcrbum  lioc  in  evangeliis  deest.  SimilituJinem  voro  sive  parabolam  a  Jesu 
adhibitani,  ex  Genesi,  ix,  20-23,  desumplam  esse  nemo  non  videt.  Sensus  autem  totius 
verbi  ad  charitatcm  fralernam  procaildnbio  refertur.  (](inlirmalur  contextu  totius  pat-a- 
graphi  in  quo  Ali^aziJ  ai^il  de  obligatione  qua  omnes  tenciitur  lideles  tarn  de  l'ratribus 
bene  loquendi  (juam  eorum  defeclus  legendi,  ilinc  vero  nihil  miruni  si,  inimediato  jiost 
illud  Jesu  verbuni.  addal  Algazel  quod  seqnilur  :  «  Scias  enim  oportet  verani  hominis 
fidem  [seil,  islaniiticam  j  non  perfici,  dunuiiodo  non  velit  frater  fratri  suo  quaecumque 
sibi  ipsi  vult.  »  Jani  vero  haec  verba  cum  illis  Malth.,  vii,  12  «  Omnia  ergo  quaecumque 
vultis  ul  faciant  vobis  homines,  et  l'acite  illis  »  plane  cohaerent.  —  Nihil  de  fonlibus  verbi 
apud  It.,  praeterquam  quod  in  Q.  adest. 

17.  —  Ih.,  III,  23,  19.  ^U  ^v^  ^^   ^  '^Jc^   \\i\  O.I   ^„U    Ol    ^jj 

<!  jV  dUy,    \iy\   ^'3   j,^   IJ.<  JUi  ^Ül  VI   ^ll  "\'   S'   <)  Jl^'  "^-Uj   ^[^   ^Dl 

It.,  vh,  271,  8  in!'.  —  M.,  103,  17.  —  1.  1 1'.  non  haL)et  iniprecationeni  hanc.  —  2.  It. 
.U.  -  3.  It.  .IUI  U.      ,™xl. 


e 


Narratur  diabolum  (quom  Deus  maledicat!)  apparuisse  Jesu  filio  Maria 
(bencdicat  ei  Deus  euui([uo  salutet!),  et  dixisse  ei  :  «  Die  non  esse  alium 
dominum  praeter  Dnim.  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Verbum  equidcm  verum; 
sed  tamen  illud  non  dicam  propterea  quod  a  le  ipso  prolatum  est;  ctiaui 
enim  sub  illo  verbo  ambimütates  latent.  » 

IIoc  dominicum  verbum  neminem  praeter  Algazelem  tradidisse  mihi  videtur.  Quoad 
ejus  sensum  attinet,  1°  ad  trinam  Jesu  a  diabolo  tentationeni  in  deserto  relerri  non  est 
dubium;  sed  in  nullo  synopticoruni  ad  lilleram  invenilur;  2"  patet  etiam,  in  hac  nar- 
ratione,  ut  in  evangelica,  diaboli  consilium  esse  perscrutari  num  Jesus  Deus  esset  an  ncm ; 
3°  praecipua  denique  analogia  invenilur  narralionem  hanc  inlcr  et  secundam  tenlalionern 
juxla  Mallli.,  IV,  ,")-7,  co  quod  in  ulroque  loco  verba  diabolus  vera  adhibel  ad  lenlanduni, 
quae  tamen  sub  aliquo  sensu  falsa  vel  saltem  anibigua  sunt. 

18.  —  Ih.,  III,  26,  4.  c;i  c^L-ll  Ut  \^_^.  ^,  ^^c  .v.ij  LJ  <;l  ^.j 
'-'ij^  As  j:oU  Ua  Jlü   \^'>j  c— "C  As  ^L.^VI   ^=-—'1   IJUs   ^\  j^^LiJI 


li-.,  VII,  278,  17.  — .M.,  32,  S  iid'.  —  I.  1 1'.  non  habrl  ^y'   ^i .  —  2.  Ilii'  pausani  ap|io- 
nendam  vocemque  ^y)''  addendam  anlc  voceni  ..CjK.^  rede  monet  aiicloi   Ir.,  ila  ul  duac 


360  MICHAEL  ASIN.  [30] 


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clausulae  ab  invicem  distinctae  hanc  diaboli  responsioncm  conslituaut,  1"  nenipe  t-'^ 
^.Jov  .^J  ^^^.iiÄ,  2°  »Ööl«  ['^j-"].  Cfr.  Dozy.  Supplement  aii.v  dictionnaires  arabes,  sub 
voce    }(.  —  3.  M.  ->o.y.  —  4.  It.  et  ]M.  iCblJU  —  5.  It.  et  M.  U~jU. 

Narratur  quoil  qiiando  nalus  est  Jesus  filius  Mariae  (quem  Deus  .salutet!), 
accesserunt  daemones  ad  diaboluiu  et  dixerunt  ei  :  «  Hodie  apparuoruiit 
idola  jacenlia  per  tcrraia  capitibus  demissis.  »  Rospoiulit  eis  diaholus^  : 
«  Eveiitus  liic  vere  novus!  lu  loco  vestro  [sistite]!  »  Et  liaec  dicens]  volavil 
ad  extremos  usque  orientis  et  occidentis  terminos,  nihil  inveuiens;  postea 
tarnen  .lesnin  ((jueni  Deus  salutet!)  naium  et  angelos  euni  circunidantes 
inviMiil.  I^egn^ssus  itaque  est  ad  illos  [.sc.  ad  daemones]  et  dixit  :  «  Pro- 
plicta  quidem  lieri  natus  est.  .\enio  unquani  a  foeniina  conceptus  aut 
in  liicem  edilus  nie  abscnte  fnit,  praeter  hunc  [proplietanij.  Desperate  ergo 
iddla  post  baue  noclem  [ab  boniinibusl  esse  adoranda.  Sed  tarnen  filios 
Allami  tentate  [eis  suggercndo]  festiiialiniu'ni  el  levihileni  |in  opere].  » 

llujiis  loci  cluinenta  eoruinque  lunles,  meu  (|ui(lt'm  juilicin.  sunt  sequeiitia  :  1"  Idola 
corruisse,  simul  ac  Jesus  natus  est,  deprornptum  mihi  videlur  al)  cvangeliis  apocryphis, 
praocipue  ab  Evangelio  infantiae  (apud  Fabricium,  Codex  apocri/phus,  1,  175)  ubi  asse- 
ritur  .l'jgypti  idola,  ad  advenlum  Jesu  cum  Maria  et  Joseph  in  quamdam  civitatem, 
cori'uisse.  —  2»  Kx  eodc^m  fönte  fluit  quod  additur,  ncmpe,  angelos  Josum  naluiii  cir- 
cumdedisse  (Cfr.  Ibidem,  I,  172).  —  W  Diabolum  ncscivissc  Jesu  conceplum  el  Mariae 
partum,  a  Ilicronymo  disciruus  Iradilionem  quasi  aposlolicam  esse:  ipso  enim  asserit 
1/«  ei'a/igeliii/n  seciuidum  Matt/t.,  lib.  1,  cap.  i)  martyrcm  Ignatium  hanc  causam  ad- 
duxisse  cur  Jesus  a  desponsata  conceptus  esset,  ut  partus  nempe  ejus  celarelur  diabolo 
dum  eum  putat  non  de  virgine  sed  de  uxore  generalum  (Cfr.  Fabricius.  I,  280,  ad  AVc«- 
demi  /■'.vz/ngelium).  Cum  bis  conferas  oportet  quae  in  apocryplia  l.suiae  Ascensione 
(x,  II  :  M.  IC,  1!))  dicuntur  de  diabolo  (Ihrisli  nativilalem  ignoraiUe.  —  't"  \d  confes- 
sionem  diaboli  (|uod  attinet,  asserenlis  se  onmi  conceplioui  pailuiipir  adesse,  praeter 
Jesu  domini,  Icslimouium  oxiniium  diiL,rmatis  originalis  ])eccali.  ul  nulii  videlur,  ijracso- 
fort.  Imuio  si  verba  aurtoris  1 1.  buiic  AlLjazelis  locuni  explicanlis  perpondas.  prociddu- 
bio  adviTk's  liujus  loci  seiisuTii  ;ul  niajora  sc  extendere^  En  verba  I  r.,  lor.  cit.  :  "  Dons 
(qui  exaltelur!)  Jesum  praeservavil  immunem  a  Salanae  praeseulia,  dum  nalus  est, 
neciion  ab  ejus  ictibus  in  suum  latus,  uti  in  aulbenticis  Iradilionibus  conslat  quae  ad  Abu 
llorayra  [Mahomeli  coaevum]  usque  prolrahunlur  et  quae  sie  sc  habent  :  «  Nemo  conci- 
<<  pitur  qui  a  Satana  non  sit  in  lalcre  confossus  quique  non  edal  priinam  vocem  cum 
('  llelu  mixtain  proplor  Salanae  ]nnntionem',  exceplis  Jesu  ejusipie  Malre.  »  Et  aliler  : 
«  Nemo  con(ii)ilur  »pii  a  Salaiia  non  sil  |anle  naiivilaleml  scniel  aul  bis  oppressus, 
"   praeter  Jesum  Mariae  llliiiiii  el  Mariam.  »  ilucusiiue  auilor  Ir.:  umlc  i'vidi'ulir  palcl 


I 


[31]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  3(11 

de  immaculalae  conccptionis  B.  M.  Virginis  dogmate  hie  etiam  agi.  —  5°  Dialogus 
denique  inter  diabolum  (^J-;I)  ejusque  subdilos,  daemones  scilicet  sive  Snta/uis 
iijT'^r^^)'  ^I^'d  similitudinis  habere  dicerelui-  cum  illo  qui  in  Evangelio  Nicodemi  (loc. 
cit.,  I,  279  sequ.)  reperitur  inter  Satan  et  principcm  inreroruni.  —  Quoad  fonles  loci 
attinet,  nulhis  auclor,  qiiod  scio,  praeter  Algazelem,  illud  affert. 

19.  —  Ih.,  III,  48,  14.  -U  ^.J  L  -'Ji;  4^1  j.  2^>L.!1  ^^^  i^  ^u 

It.,  vir,  3r)0,  14.  —  M.,  1G5,  14.  —  1.  It.  addit  ^y  ^.  —  2.  It.  om.  hoc  ave.  — 
3.  It.  JI-Ü.  —  4.  It.  oni.  hoc  verijum.  —  .").  Ir.  jj^j'-s-^. 

Dictum  fiüt  Jesu  (quem  Dens  .salutct!)  :  «  Ouisnam  te  bonis  moribus 
imbuit?  ))  Respondit  [.Fesus]  :  «  Nomo  mo  iiistituit.  Nescientis  igiioraii- 
tiam  villi  turpem  esse,  eamque  devitavi.  » 

De  lontibus  hujus  verbi,  quod  agraphum  miiü  vidclur,  nihil  in  It.  invcmio.  As.serit 
lantummodo  ejus  auctor.  ab  aliis,  praeter  Jesum,  vcrinun  hoc  prolatum  fuisso:  ait 
enim,  loc.  cit.  :  «  Cuidani  dictum  l'uit  :  unde  mansuetudineiii  didicisliV  et  respondit  :  ex 
vicinis  meis.  Alio  vcro  dictum  l'uit  :  unde  urbanos  didicisti  mores';'  et  respondit  :  ex 
mercati  pleijccula;  vidi  enim  eorum  rusticilatem,  eamque  devitavi.  » 

20.  —   Ih.,  III,  48,   8   Inf.   ~   It  ,   VII,   351,  18.    —  M.,   165,  4  inf. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Beatus  qui  reliquerit  cupiditatem 
praeseutem    propter  [aliquid]   promissum    absenlem    quod    iiondum    vidit.   » 

Nihil  de  l'ontilius  in  It.  —  Qaoad  sensum  verbi  attinet,  evangelicum  equidem  videlur; 
imo,  non  ambigCJidum  esse  cxislimo  cum  beatitudinibus  secundum  Matlh.  et  Luc. 
aliqualiter  cohaerere,  tum  in  forma  seu  stylo  loquendi,  tum  etiam  in  generali  idea  sive 
themate  verbi  :  de  compensatione  enim  quadam  seu  rctributione  i'iitura  agilur  in  hoc 
loco  sicul  in  ovangelicis  (  «  eccc  enim  merccs  vestra  niulla  est  in  coelis  >.).  Melius  tanien 
dicercs  hoc  verbum  convenire  cum  illo  Jounn.,  xii,  25  :  «  Qui  amat  animam  suam  etc.  », 
si  attendas  ad  voceni  i.^.  qiiae  ut  Synonyma  toü  ^-iJ  a  mysticis  moslemicis  adhibelur, 
quaeque  nihil  est  aliud  (piam  litteralis  translatio  ■Ifj/r,,  appetitus  scilicet  concupiscibilis 
et  irascibilis  (Cfr.   In.,  III,   .3,   5   inl'.).    Vidca.s  autem  toxtum  graecum  Juann.   Iiabere   : 

21.  —  Ih.,  III,  60,  18  inf.   ^Ux^l  ^^J^^!l  yu..   L    \.^/Jl   ^U  ^_c  JU" 

(>.apudlr.,vii.:!SS.  i:;. -1.(KJU  V.„M  xL  _.„.c  ^s^,i.  J..  2.  (K  .vJ^L  t^^^ 
^hz..  —  ;j.  |';ii  leclio  ;uili(iuior  quidem  et  in  It.  occarrens,  dcsuiupta  ex  opere  jam 


362  MICHAEL  ASIX.                                                     [32] 

laudalo  Uilyal  al-cnvUuä  :  J}^^^  JU   .b!„M  a-U    ^s.    ,,1  ^JLiL   ,L<:  ^^1  ^Ol--  J'i 

!:>.«    '^  »ij'    ,      -f»;'       i'     A.'Ji    J-x.'    Ui-^oJI,    U«  ,il<.  UwJi'-   A-^'    Ux-ov". 

Cfr.  hl.,     in.    r,(i,    20    :     j^t'     »C-k;    '^^    ..rr-» ,'---- '     ^^'     '^     '^"     >-^       ,—-    J'^ 


Dixit  Jesus  iquoiii  Dcus  salulet!)  :  «  O  roetus  apostolorum!  veutres 
vestros  esuriculrs  facitc,  ol  oorpora  vestia  nuihite.  Jta  oniiii]  corda  vestra 
vidchiint  forlasse  Deum  (qui  lionorrliir  il  glorilicctur!).  » 

Verbum  hoc,  ul  iiiond  Ir.,  ah  niiclope  (^.  el  ah  aiicloro  llih/dl  al-aivliijä .  ante  .Mgaze- 
leni,  fuit  traditum,  alquc  lectionibus  iion  cerle  iisdem,  ut  supra  nolavi.  Ilarum  antiquior 
proculdubio  videliir  ea  quae  in  llili/at  cilalur.  protracta  usque  ad  MäUk  lilium  Dinar 
(saec.  VIll),  et  quae  sie  se  habet:  «  Dixit  Jesys  ((^uem  Dens  salutel!)  discijiulis  suis  : 
«  {'"amelicos  vosmelipsos  reddite,  sitientes,  nudos  alque  aegrolanles.  [IIa  enim]  corda 
«  vestra  fortasse  cognoscent  etc.  •  Addonduni  qiiod  ab  ipso  .Mga/ch-  in  in.  i'III,  .'>(>,  20! 
idem  verbum  traditur  textti  breviori  que  sie  sc  habet  :  «  Di.xit  .lesus  elc.  :  v(Milrcs  vestros 
esurientes  facite;  [ita  enim]  corda  vestra  l'oilasse  videbunt  Dominum  vcsirum.  »  Nee 
omittendum  Algazelem,  et  cum  eo  auctorem  Ir.,  asserere  hune  etiam  verbum  Iribui 
Mahometo.  —  Evangelica  hujus  loci  idea  ex  quarta  et  sexta  beatitudine  [Maltli.,  v,  ü,  8} 
excerpta  videtur;  forma  vero  dilTerl. 

22.  —  Ih.,  III,  61,  6  inf.  jf-  <.j  ^L.  djC  ^•^LJ\  <-lt  ^^-^  jl  ^>j 
Jli   ^   cJ^^   jjjl  JLo    >iJ   ;!U   J   c:^  ^^   J   ^J^   ^^^   ^^1   ^^'^  J3 

\v.,  VII,  o'.irj,  S  inf.  —  I.  li.  Xüi.  —  2.  ^-i^-  —  3.  Haec  tria  verba  desunt  in  Ir.  — 
4.  Deest  hoc  verbum  in  Ir.  —  5.  Sequenlia  ad  lincm  usque  in  Ir.  desidcranlur. 

Narralur  qiioil  postquam  Jesus  ^(|uclu  Dens  salutct !)  pcrsovoravoril  in 
iiitimo  eolloquiü  c'Jtu  Domino  suo  per  sexayinta  dies,  niiiil  nianducans, 
ri'pente  ei  in  menteni  venit  pauis  reoordatio,  qua  colloqniuni  altrupluin  fuit. 
Et  eece  ante  illinn  parviis  panis  in  terra  dcpositus.  Scdil  ergo  [Jesus], 
aniissuni  iulliMpiiuin  dithins,  el  ccce  senex  illiini  ab  alte  respiciens,  rui 
ilixit  Jesus  :  «  Henedicat  te  Deus,  o  l)ei  amiec!  cl  Deo  (qui  exalletur!)  oia 
pro  nie;  ego  qnidcm  in  extasi  [in  statu,  ad  iiUemni]  cram,  dum  subito  in 
ruenlem  panis  recordalio  mihi  venit  el  extasis  abrupUis  Inil.  »  Dixit  senex  : 
«  O  Deus  mens!  si  cpiidem  scircs  mihi  aliquando  panis  recordalionem  in 
menteni  venisse  postquam   Te  eognovi,    non   mihi  parcas.  (^)uiniiini  quiilies- 


[3,'^],  LOr.lA  ET  ACUAiniA.  :!G3 

cumquo   mihi  alinuiil  cihi  praesens  erat,  iiicoiisciealer  atque  inatteiile  iium- 
ducaliaiii.  d 

Xe  verbum  qulilrin  de  Iioc  locn  in  Ir.  iiivenies,  quo  possimiis  circa  illius  uriginciu 
ali(|uiil  iurcrre.  De  fontibus  niosleinicis  niliil  siiniUtcr.  Vx,  i|uod  scio,  locum  ab  Algazx'lo 
tantuni  alVerlur.  —  Quoad  ejus  seusum  atlinel,  aperlc  videtur  divinitatem  C.hrisli,  imo 
illius  saiictitatem,  perperam  describi.  Depini;ilur  enim  Jesus  ut  i|uidam  eremita,  nondum 
perfectionem  assecutus,  qui  consilia  directionis  asceticae  necnon  orationis  suffragia  ab 
illo  sene  seu  abbnie  jaiu  perfecto  inipetrare  compulsus  est;  ((uod  quidem  Signum  est 
evidens  ab  evangeliis  liaereticorum  apocryphis  hoc  locum  vere  singulare  ortum  ducere. 
In  ipso  tamen  quacdam  similitudo  deprelienditur  cum  quadragcsimali  jejunio  in  deserlo, 
de  i|uo  synii]ilica  l<:ii|uuMlur  evangolia  et  praosertim  cum  prima  diaboli  teiitalione  (|ua, 
Jesum  esurieiilem  post  jcjunium,  dialiolus  provocat  ad  transniutandos  lapides  in  panes. 
Verba  evangelica  Mattliei  (iv,  2.  .'!,  4)  altenle  legas  et,  ni  fallor,  ea  invonies  esse  hujus 
loci  archetypum,  iletuipatum  i|ui<lem,  singulariinis  amplilicalum  adjunctis,  al<[U('  inter- 
polalum,  Süd  non  ab  illu  omnino  distinclum. 

23.  —  Ih.,  III,  74,  3  inf.   j,  ^jy    gU   IJlA^   ^^Ü   -.^Jl    <_b  ^^   '  JH« 

li.,  VII.  43.'5.  !>  iuf.  —  MA.,  2'i,  2  inf.  -    .\.,  10.".,  0  inf.  —  1.  MA.    .^  /'i.  —2.  MA. 
^.U  6ÜI  >_.'l^-.  "  .!.  ^,^i■.".  —  '..  iMA.  addit  U,,^LJ. 

Dixil,  .lesus  (([ucm  Dens  salutel!)  :  »  Cavele  V(il)is  ai)  atlspectu  [mulienim 
s<'ilic('t\\  eoncu|iisceiitiam  oiiini  in  corde  stMiiinal  et  ad  tentationem  suilicit.  » 

Nihil  in  I  r.  de  hoc  verbo  plane  evangelicu.  ('.h\  Mal/h.,  v,  28. 

24.  —  Ib.,  III,  74, 1  inf.  —  It.,  VII,  433,  6  inf.  .a,   U  ^%J\  Ut  ^  JJ 

Dictum  ruit  .Joanai  (quem  Dous  salutet!)  :  «  (Hioiluani  est  si^ortationis 
initium?  »  l^espondit  :  «  Adspectus  [mulierum  sfilicet\  et  cu|)idilas.   » 

Legas  ea  quae  in  superiore  verbo  dixi. 

25.  -  Ih.,  III,  80,  6  inf.  —  It.,  VII,  453,  1  inf.  ^^Ul  <_^U   ^  JJi 

^^  VI 

Dictum  fuit  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Indica  n(d5is  opus  quo  [adim- 
pletoj  in  paradisum  intrare  [certe  possimusj.  »  Hespcmdit  [.Jesus]  :  «  Ne 
loquamiui  uuquam.  »  Dixerunt  [ejus  discipuli]  :  «  Istud  eilicere  non  possu- 
mus.  »  Respoiidit  [.Jesus)  :  «  Ne  ergo  loquamiid  uisi  Ixma.  » 

p.\Tri.  oii.  —  T.  \in.  —  I'.  ■'!.  ■  -j'i 


364  MICH  \i:i,  ASIN.  [34] 

Asserit  auclor  It.  hoc  verbum  ab  scriptoribus  mysticis  tradi  atque  Jesu  tribui,  tesli- 
monio  ciijusdam  Sofvän  lilii  'Oyayna.  traJitionum  iiiosleiiiicarum  couniliono  valde  j)erili, 
qui  inorluus  dicitur  i|iiasi  centenarius  initio  saei^.  IX  et  i|uein  omncs  voridicuiii  testeni 
pracdicant  [Wiistenfeld,  VI,  1!)).  Addil  tarnen,  ab  aliis  tribui  siinillimum  vorbniii  cuidam 
lioiiiini  pio,  Salmän  Persicus  nomine,  cujus  longcvitas  vere  fabulosa  protracta  dicitur  ad 
duccntesimuin  et  ([uinijuagesimum  vitae  suae  annuin,  ila  ut  asseculus  fuisset,  asserente 
Ibn  al-Alln'r  111,  238),  quosdam  Jesu  discipulos.  Sed  bis  vere  fabellis  praetermissis, 
illud  (|uod  uti  certum  teneudum  nihil  aliud  pulo  t|uani  haec  duo  :  medio  saec.  VIII  mor- 
tuum  esse,  et  verbum  illi  a  quibusdam  auctoribus  tribulum  simile  qiiidem  esse  dominico 
verbo.  En  ejus  textuni  (Ir.,  \'II,  U'^U,  2)  :  «  Dixit  ei  quidam  honio  :  "  Moneas  me 
«  quaeso.  »  Respondit  j  Salmän]  :  «  Ne  lo(|uaris  onmino.  »  —  «  Scd  quomodo  [objecit  ille] 
«  patielur  honio  oninino  iion  loqui?  »  Respondit  [Salmän  i  :  «  Si  ero^t)  non  potes  quin 
i<  lo(|uaris,  ne  locpiaris  nisi  bona,  aut  taco.  »  llaec  lectio  mihi  suspicioneni  ingerit  verbum 
hoc,  sicut  et  illud,  nihil  esse  aliud  quam  amplificatio  quaedam  illius  triti  proverbii  tarn 
a[)ud  arabes  (piam  inter  alios  usitati  :  «  Melius  est  tacere  quam  male  loqui.  »  Utcumipie 
vcro  sit,  nihil  in  ovangeliis  huic  verbo  simile  invenio.  Tantumniodo  aficrri  posscnt,  ut 
exemplar,  quaedam  vitae,  ac  praesertim  ])assionis,  Jesu  i|ui  vehementer  a  falsis  tostibus 
accusalus  seinpcr  lacuit.  Item,  didagina  illud  dominicum  ajuid  Mallli.,  xii,;jü,  37.  f^uoad 
vero  initium  verbi  allinel,  cl'r.  Maltli.,  xix,  16  :  «  Quid  honi  faciam  ut  haboam  vilani 
aeternamy  » 

26.  -  Ih.,  III,  81,  4.  —  It.,  VII,  455,  C.  i:>\^^\  (.^( W   <S^  ^^  Jli 

^r-Ul  ^  j|>'l  J  v?-3  '^—'^  J  l^  w;-  Jj^l  b^U 

|)i\lt  .iesus  (quem  Dens  salutet!)  :  «  Pietas  in  Di'uni  drccin  ]iartes  [com- 
jilccliUifi  ex  (juilms  iiovcm  ad  siii'iilium  [irducuiitur  ,  iiiia  voi'O  tanliuii  in 
fuya  Iininiiiiiiii   sislill.  » 

Aucloritate  Woliaib  filii  al-\\ard  (•[•  saoc.  VIll)  traditum  dicitur  Ncrbum  hoc.  ut 
asserit  auclor  Ii .  ipii  tamcn  non  ita  clare  tit  desidcraretur  rem  explicat,  nani  ex  ejus 
verbis  dubitari  potest  nuiii  W'ohaib  tradidisset  verbum  hoc  ut  a  Jesu  prolaluiu,  num  illud 
tribuisset  alio  ])rophetae  vel  sapienti.  Dubiuiu  augetur  ex  eo  quod,  etiam  auclore 
It.  asserente,  ipsissimum  vei'bum  in  llih/al  al-riivlti/a  occurril  non  Jesu  sed  cuidam 
sapienti  assignatuni.  Qui  (|uidcm  sapiens  appendicem  qiiamdam  verbo  adjungit  quae  sie 
se  habet  :  "  Volui  ergo  niea  sponlc  c|uamdani  rem  silere  et  non  polui  ;  sed  lunc  in  solitu- 
dinem  pci-nxi  et  alias  novem  Iparles  pielatis  seu  sapientiael  sum  assecutus.  »  —  Quod 
allinct  ad  hujus  loci  originem  evangelicam,  nihil  invenio  praeter  ea  ipiao  in  superiore 
verbo  adduxi. 

27.  —  Ih.,  III,  85,  11.  —  It.,  VII,  471,  18.  J^  j^  -^Ui  <-lc  ^^^  J\i 
Dlxit   Ji'sus   (quem  Dpus  salulol!)  :  «  Oui  iindluni    muutitur,   ejus   decus 


[35]  LOGI.V  I'/r  AC.RAPIIA.  365 

decus  dopcrit;  qiii  ciiiu  pedisequiis  disputat,  ejus  magnauiiiiitas  decedit; 
(jui  imiltuiii  est  sollicitiis,  ejus  corpus  aegrotat;  cujus  vitiosa  est  indolcs, 
seipsum  castigat.  » 

Nihil  aliud  de  hoc  vcrbo  apiid  It.  invenio  praetor  quam  a  (|nodam  auctore,  Ihn  Abi 
al-Dunyä  nomine,  esse  citalum;  qiii  ([uidem  auctor,  ul  ille  addit,  testimonio  fulcilur 
cujusdam  'Abd  al-'Aziz  ihn  Husayn,  (|ui  asserit  hoc  verbum  audivisse  ut  a  Jesu  pro- 
laluiu.  llujus  autcm  antii|aioris  teslis  aetas  omnino  mc  latot.  Quüd  vero  spectat  ad  lljn 
Abi  al-l_)unya  aclatem  (si  ille  neu  sit  alias  aii  cgrcg'io  Iradilionisla  Abu  iiakr  ihn  Abi 
ai-Duiiyä),  saec.  IX  vixissc  notuni  est.  —  llujus  autem  vcrbi  similitudo  cuui  evangelicis 
locis  prorsus  me  l'ugit. 

28.  —  Ih.,  III,   87,  6.  •>  JUJ  ^j,^    <;   ^..  \%J\   aA^   ^^^  jl  ^>j 

It.,  VII,  47ü,  7.  —  N.,  l'.tl).  12.  —  1.  N.  AU!  l^-L  ^^  ^^  ,^^  .„„i.  —  2.  N.  p  V'-^  -^ 
J^v^l  ^.U.  —  ;!.  N.  ^..»i!  jj  Jlü.  —  'i.  It.  \Jl^.  N.  addit  J.  —  5.  In  i\.  desideratur 
hoc  ave.  — (i.  X.  JSJ.    -  7.  It.  et  N.  ^^J.y-<-^'.  — S.  N.  addit     Jl     ,-™.^.  —  9.  N.  :.~^,  JikJI. 

2.S.  —  Narratur  quod  juxta  Jesujii  (([ucm  Deus  salulel!)  trausivit  porcus, 
eui  ille  dixit  :  «  Vade  in  pace.  »  Ohjectum  ergo  fuit  ei  :  «  O  Spiritus  Dci!  au 
porco  dicis  Iiaec?  «  Respoudit  l.lcsus]  :  «  iVbliorreo  docero  linguani  meani 
prolimsa  verba.  » 

Antiijuior  testis  hujus  dominici  facti  celebcrrimus  doctor  Mälik  fdius  Anas 
{-|-  saec.  VIll)  videlur  esse,  ut  auctor  Ir.  asserit.  —  (juaiiidam  invenies  analogiam  inter 
hujus  verbi  doctrinam  et  Matth.,  v,  22,  si  rem  accurate  perpendas.  Adjuncta  vero 
quaedam.  ])ula  porcuni,  lliicre  dici  possent  ex  illo  Marc,  v,  11-14,  cum  daemonibus  a 
Jesu  ire  concessum  est  in  porcos.  Cfr.  n.  21). 

29.  —  Ih.,  III,  100,  9.    ''a^j   ■■'(.>LJ1   ^b    '^_^„^    _j.   jL^    j,    öUL,    JU 

It.,  VII,  537,  17.  —  1.  It.  addit  »j^.^  .^j.  —  2.  Desunt  haec  diio  verba  in  It.  —3.  Deest 
i»-»  in  It.  —  4.  It.  ü^  Ji.  —  5.  Deest  -.^.Lv^'  in  It.  —  (i.  It.  nomcn  ~~s.  loco  hujus 
ave  ponit. 

Dixit  Mälik  ülius  Dinar  :  «  Transivit  Jesus  (quem  Deus  salutet!),  et 
apostoli  cum  eo,  juxta  canis  cadavcr  jain  foetescens.  Dixerunt  apostoli  : 
«  Quam  niaxime  foetet  hujus  canis  odor!  »  Reposuit  ille  (cui  Deus  heaedicat 
eumque  salutet!)  :  «  Quam  maxime  albeut  ejus  deiites  !  » 

Apud  IJiltjat  oecurrit  etiani,  teste  It.,  hoc  verbum,  Jesu  tributuin  et  etiam  auctori- 
tate  ?tlälik  lilii  Dinar  (f  saec.  VIII)  Iraditum.  Quod  ad  hujus  verbi  sensuin  spectat,  nihil 


366  :\IICIl.\Rf.  ASIX.  [36] 

dubium  de  detractione  seu  oblrectalione  vera  agi,  scilicel  de  sermonibus  quibus  foeda 
vel  mala  proxinii  vulgamus,  ([uae  (|iiidem  realiter  existunt  [arabice  J-^'),  ut  auclor 
IJilyal  monet.  Consonat  Algazel  qui,  post  adductum  verbuin,  sequentia  adjungit :  «  Quasi 
Jesus  discipulos  suos  a  canis  detractione  avertere  voluisset,  eosque  monens  nihil  nisi 
Optimum  de  omni  creatura  Dei  loc|ui  oportere.  >>  —  Prorsus  agraphum  hoc  vcM-bum  puto. 
Cfr.  n.  2.S. 


30.  —  Ih.,  III,  114,  16.  —  It.,  VIII,  6,  3.    ^^Ul   L,^U   ^  ^^..    Jl: 


^^  IjLa  Jli  VU  jü-  V   JLS  ^^    Ü   UJl   .^\  V   ■J\  .^-1=1-1  V  JU"  ^^  ^ 


Dixit  Joaiui(>s  ad  .Icsuiii  (quos  Dens  salutet !)  :  «  No  irascaris.  »  Uespoii- 
dit  [ci  Jesus]  :  «  Nou  possuin  ijuin  irascar;  lioino  Iciiiin]  duiiitaxat  sum.  » 
Rcposuit  [Joaiines]  :  «  Ne  acquiias  opes.  »  Rcspondit  [Jesus]  :  «  Hoc-  fjam] 
fici'i  potcst.  » 

Teste  auclore  Ir.  scimus  hoc  factum  jam  allatum  esse  ab  .\bri  Bakr  ihn  Abi  al-Dunyä 
(saec.  IX)  ad  iracuudiam  improhandam.  Scd  nihil  amplius,  praeter  hoc,  de  Icslibus  anti- 
quiorilius  scio.  —  Nihil  liuic  facto  coiisnouiu  in  cvangeliis  invenics.  Immo  [ilura  sunt  lüca 
huic  omninii  cnntraria,  ea  scilicet  in  ([uibus  Joannes  Baptista  infra  Jesum  esse  aperte 
se  confitclur.  llinc  suspicor  hujusmiidi  vcrbum  (sicul  et  alia  (|uac  postoa  adduccntur 
ipiibus  eadem  pracstantia  Joannis  supra  Jesum  asseritur)  ex  quodam  haereticorum 
Christi  divinitatem  negantium  evangelio  ortum  ducero. 


L>r 


31.   —  Ih.,  III,  119,  7.   Jli    A^l    %^-i    ^\    C>UI    L^U   '^^ 

^..ojjlj    jj^'lj   _p^l'    ^r^''    (TT^    "^^ 

It.,  VIII,  18,  'i  inf.  —1.  It.  <^W  ^~--:^  J^J  sed  perperam.  —  2.  It.  ^^-^  ^'.  — 
;i.  1  r.  moncl  corrigendum  ut  sequitur  :  ^_.^^xi  ^  .,'  Jlä  »ii'  ^_^.^i  .,.--  ^A-j  l»..  — 
/..  It.  addit  ^-^. 

Dixit  Joannes  ad  "Jesum  (quos  Dcus  salulct!)  :  a  Ouamnam  r-Mii  loiini- 
dabiliorcm  [exislimas]?«  Rcspondit  [Jesus]  :  «  Iram  Dei.  »  ]kposuit[JoannesJ : 
«  Qnidiiam  vero  [mol  appropiiKpiabit  ad  iiani  Dei?  »  Rospondil  [Jesus]  : 
«  Quud  irascaris  [adversus  proxiimnn  liiiiin  .  »  Dixit  [Joannes]  :  «  Ouidnam 
autcin  iracuudiam  incipore  atque  crescerc  i'acit?  »  Rcspondit  Jesus  :  «  Stiper- 
l>ia,  jaclantia,  arroganlia  et  vclicmciilia.  » 

Ut  in  leclioiium  annolationejaiiij.nn  inonui,  auctor  It.  supponit  Jesum,  ut  discipulum, 
Joanni  interroganlcm  ul  magistro,  cum  contrarium  omnino  locus  In.  praeseferat.  Sed 
nihil  aliud  quam  calaiiii  laiisuiii  hujusinodi  lectionem  It.  puto.  Aliter  enim  nullo  pacto 
cxplicari  possct  quod  ultima  intcrrogatio  facta  sil  a  Joanne,  non  vero  a  Jesu,  tam  in  It. 
quam  apud  In.  —  Ipse  auctor  It.  monet  etiam,  el(iuidem  recte,  simillimum  verbum  tribui 
non  Jesu  et  Joanni.  sed  Mahomeli)  poi-  i|uemdain  ex  ejus  discipulis  interrogato  circa 


fl 


[37]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  3fi7 

eumdem  subjeclum.  Videas  profecto  hos  locos  apud  I  r.  laudatos  (VIII,  5,  15  iuf.  ;  6,  i  1), 
necnon  locos  In.  parallelos  (III,  114,  10  et  18).  In  eis  tarnen  invenies  tanlummodo  duas 
priores  e  tribus  interrogationibus.  —  Dcni(|uc  quod  ad  antiquitalem  textus  de  (pio  nunc 
agitur  spectat,  non  adeo  est  venerabilis  ut  fide  magna  existimetur  dignus ;  auctoritatc 
enim  Abu  Bakr  lilii  Abi  al-Dunyä  (saec.  IX)  tantuni  fulcitur.  —  De  locis  evangelicis 
Iiuic  loco  f|uodammodo  similibus  nihil  praeter  Malih.,  v,  22  adduci  posse  videor. 

32.  —  Ih.,  III,  123,  19.  ^  f  J;  (.">L-ll3  '-'i^Ul  <~U  p,^  ^  '  ^^„Jl  ^ 
■'J^  JU^  \^^  jy;-  cl\i  !^  j_^>^„  j^l  <)  ^U^   \^^  P^   JLä   1^  <)  lyUä  ^^Jl 

It.,  vm,  .S4,  10.  —  1.  li.  addit    ^^^s..  —  2.  Deest  in  Ir.  —  .S.  It.  addit  L--  J^'j. 

Traiisivit  Messias  tilius  Mariac  (eui  Dens  Ijciiedicat  cunique  salutet!) 
juxta  (|uam(lam  judaeoruiii  multitiuiinem,  qiii  quideni  inalcdixcrunt  ei.  llle 
tarnen  ei.';  iienedixii.  Dicitim  ei'no  fuit  ei  \sriHirt  a  diseipulis  suisj  :  "  lli 
sane  iiialedicunt,  dum  lu  bcnedicis!  »  Respoudit  [.JcsusJ  :  «  Unusquisqoe 
suas  expensas  prol'ert  ex  co  quod  apud  se  lialiel.  » 

Apud  It.  habes  hoc  verbum  adduclum  esse  auctoritatc  Abu  l'akr  filii  Abi  al-Dunya 
(saec.  IX)  toties  jam  laudali.  —  Illud  voro  non  agrapluim  tibi  vidcbitur,  si  cum  Mntth., 
XII,  3'i,  35  et  Luc,  vi,  28,  -i.")  conferas,  et  vim  vocis  J^J  accurate  perpendas.  Ad  conlir- 
mationeni,  nota  quod  auetor  It.  asserit  ex  hoc  .lesu  verbo  prodiisse  illud  apud  Arabes 
tritum  proverbium  :  «  Omne  vas,  ex  eo  quod  in  senietipso  habet,  rcdundat,  aut  lluit  aut 
saltem  exudat.  » 

33.  -  Ih.,  III,  127,  13.  —  It.,  VIII,  45,  12.  ^  ^UjVI   J   ^j^C  JJ 

Dicitur  scriptum  esse  iu  Rvangelio  :  «  Qui  veniam  Den  poscit  pro  eis 
qui  cum  injuria  all'ecerunt,  daemonem  fugat.   » 

Auetore  It.  teste  (viii,  4.5,  12),  ab  eodeni  Ibn  Abi  al-Dunyä  (saec.  IX)  allatum  dicitur 
verbum  lioc  apud  quemdani  hujus  libruni  qui  De  injuriartun  lemissione  intitulalur. 
—  Locus  evangelicus  de  quo  hie  agitur,  Luc,  vr,  28  proculdubio  esse  vidi'tur. 

34.  —  Ih.,  III,  139,  11  Inf.  ^^si  Ij  La.!!  IjJ^jl;-  V  (.>U1  aAp  ^^  JU" 
i^„:^U3   ü\l    iJs.  ^li^    U-Ol   yi  ._^Lj    jls    ^ji^    "^   ^   Xs.    Sys>   \iy>\    \x^i. 

"^-cÜl   ^^^ss.   jl    UjJI    d-i-    ^   jli    fS-^.    ^*j-i*^'    ^^    l^vf-3    J^    ^'-^^   ^   '^C— ^  -<i 

It.,  viii,  82,  12  inf.  —  I\l.,  (io,  (>  inf.  —  1.  It.  om.  Iias  duas  voces  ultimas.  —  2.  It. 
et  M.  addunl  U:>l.  —  :i.  It.  -^^^V  .M.  ^„i'.  —  4.  It.     --i  J.". 


368  MICIIAEI.  ASIX.  [38] 

Uj^^-  V3  u-üi  \ij^yi  Vi  1,4^0  VI  di-Aj-  V  i>vi  ji  l-a)i  .^j.  ^^  :-'3  i,j 

Jls3  >l._^   llj^   l,.Ul  -'^'jjl  itU   i^J;  ^jj   UaJI  ._^  cJ:^  c,^^  J-si  ^vl  l_^l_5 
d^l   L.li  cUlj  diyJI   l^  ^j^_  >^  Un^  J^  p"— ^j   ^^^  (-<)  '::^-^   ^'Li,) 

^l,^   J^<1_.   ^   La.!!   <J^   S>V1  ^'liii   i^j   ^-'li^   UaJI  "L^,!    JLij   i>Ulj 

«iL*    Ji-U    d;vJ'    c^_^    j_^   L-^*"^'^    '^^'   ^'-*"''    v-'^3    '^°-^-' 

—  5.  It.  ^J1--'o-  ^  •••  ''■  om.  hanc  vocem.  —  7.  It.  om.  lianc  vocom.  —  8.  It.  oni. 
lianc  vocGMi. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Nc  assumalis  voltis  liuiic  inumlum 
pro  In  1(1 ;  ipse  enim  assuinet  vos  sibi  pro  servis.  Tlicsaurizate  tliesaurum 
vestrum  apud  eum  qui  illiim  noii  c'^t  dilapidalurus;  nam  de  eo  qui  tliesau- 
rum liujus  muudi  possidel  timcri  potest  jaetura;  di'  eo  autcin  (|ni  Dei 
thesaurum  possidet,  jaclura  limeri  iiecjuit.  » 

Dixit  etiam  [.lesus]  (cui  Deus  peroptime  benedicat  eumque  salutet!)  : 
(c  ü  coetus  apostolorum !  Ego  quidem  Imnc  mundum  prona  facio  huini 
prostravi  [»rn  volüs.  Cavetc  ergo  ne  eura  post  me  resurgere  faciatis;  mundi 
enim  turpitudo  [talis  est]  ut  in  eo  [viventes]  adversus  Deum  sini  rolielles; 
mundi  eliam  turpitudo  [talis  est]  ul  Fulura  vita  adipisci  ncqucal,  eo  non 
relicto.  Nonne?  Qu;isi  praetercuntes  ergo,  non  vcro  ut  incolac,  in  eo  [vitam 
agile]  et  scitote  (juia  radix  omnis  pocoati  amor  mundi  est,  [et  scitote  etiam 
quia]  momentanea  voluptas  diuturnam  pcrsaepe  tristitiam  voluptuosis 
generat.  » 

Et  dixil  etiam  :  «  l-lgo  pro  voliis  liunc  mundum  in  faciem  ac  pronum 
substravi,  [ea  mentc  ut|  super  ejus  dorsum  sedcretis;  sicque  nee  reges  nee 
mulieres  vos  commovore  [lentationilius  poteruntj.  Quod  ad  reges  atlinet,  no 
contendatis  contra  illos  [propter]  mundum;  ipsi  enim  vobis  non  obsistent, 
dummodo  eos  corumque  opeslr/(/  lillfnim  :  corumque  mundunr  dcroliiiqnalis. 
Quod  vero  ad  mulieres  spectat,  cavetc  al)  eis  jejunio  et  oratione.  » 

i''J  dixit  etiam  :  «  Mundus  ex  eis  qui  quaeruni  et  eis  qui  (luacruiitur  [con- 
slituiturl  :  qui  futurain  quaerit  vilam,  a  mundo  quacritur  ut  in  mundo  perfecte 
colligat  quac  ad  praoseutcm  vilam  sunt  necessaria;  qui  vero  iiunc  mundum 
quacrit,  a  l'utura  ([uacrilur  vita  usque  in  diem  ([uo  vcniat  mors  eumque 
per  cervicem  arripiat.  » 

Qiialiuir  hie  locus  dominica  verba  pcrfccle  distincta  i  onlinot,  Icste  auclore  1 1 .  ([iii 
de  singulis  sigillatim  loquilur.  Ilac  etiam  de  causa  in  paragraplios  disjunclos  singula, 
ul  vidisti,  sunt  disposita,  ul  clarius  quae  dicam  intclliganlur.  Ae  imprimis,  auctorilate 
Ibn  Abi  al-Dunyä  ^saec.  IX)  Iradila  suiil  oinnia  el  singula  vcrlja.  Veihum  2'""  invonitur 
insupcr  apud  Nili/at  (sacc.    Xlj  ex  biograpliia  Sofyäin  al-Thauri  (saec.   VIII)  deprom- 


« 


[39]  [,Or,IA  ET  AGRAPIIA.  3R9 

ptum,  sed  partim  tanluiu  :  "  iMundi  amor  caput  est  omnis  peceati.  »  Aliani  ejusdeni 
secundi  vcrhi  parteni  cilalur  ab  aiictore  al-Daylami  (saec.  XI)  vocato,  scd  non  Jesu 
assignata,  at  INIahometo,  his  terminis  :  «  Mundus  spec-tationis  locus  est  vitae  futurae. 
Quasi  praetereuntes  ergo  etc.  »  Quartum  et  ultimum  verbum  eliam  occurrit  apuJ  IJUi/tit 
utpote  a  Mahometo  non  vero  a  Jesu  prolatum.  Addit  (amen  statim  idem  auctor  hoc 
verbum  perci^rinu/n  ( ^^-'^jt)  esse,  videlicct  traditionistis  non  valde  lidc^  dignum,  utpote 
ab  uiio  tantum  teste  transmissum,  quamvis  hie  unus  esset  ex  eis  qui  secunda  gene- 
ralione  islamitica  vixerunt.  —  Argumentum  totius  loci  referendum,  ni  lallor,  videtur  ad 
sermonem  dominicum  in  coena ;  el  filiationetn,  ut  A^xinl,  Joanneiim  praeseferre  dices, 
si  ad  vocem  ninndiis  (Li--'')  toties  in  eo  repetita  oculos  convertas.  Notum  est  enim  hane 
vocem  in  IV"  Kvangelio  sumi  in  sensu  metapiiorico  valde  simili  ei  quem  in  loco  de  quo 
nunc  aginius  habet,  llis  generatim  suppositis,  en  loea  evangelica  cum  quibus  quacdam 
liujus  dominici  sernKinis  incisa  quodam  modo  cohaerere  mihi  videntur  :  1"  Malth.,  vi,  19-20 
cum  inciso  incipiente  :  «  Thesaurizale  ete.  ■■.  —  2"  Joa/t.,  xvi,  33  («...  sed  conlidite,  ego 
vici  mundum  »),  cum  incisis  <|uac  ita  incipiunl  :  «  0  coetus  apostolorum  etc.  »  et  «  Ego 
pro  vobis  etc.  ».  —  3"  Matth.,  vi,  24  («  Non  potestis  Dco  servire  et  mammonae  »)  cum 
illa  phrasi  «  fulura  vita  adipisci  ncqueat  etc.  ».  —  k"  Matth.,  xvii,  20,  cum  inciso  illo 
"  cavete  ab  eisjejunio  etc.  ».  —  5°  lUud  vero  dictum  «  momentaaea  voluptas  etc.  »  imi- 
lationeni  quamdam  sed  per  contrapositionem  suggerit  illius  paulini  verbi  //'  ad  Cur., 
IV,  17,  "  11(K'  momentaueum  etc.  ».  —  6"  Similiter,  meo  judicio,  dicendum  de  sen(enlia 
«  radix  omnis  peceati  amor  mundi  est  ",  qua(^  de  genere  similinm  jiroverbiorum  Antiqui 
Testamenti,  ut  puta  Eccli.,  x,  15,  procedere  videlur.  —  His  tanien  analogiis  non  obstan- 
tibus,  dici  potest  totum  locum  agrapliuni  esse. 

35.  —   Ih.,  III,  140,  10    inf.    —  It.,   VIII,   86,   16   inf.  —  M.,    67,   8. 

l)ixit  Jesus  (([iieni  Dens  salutetlj  :  «  Non  permanent  |siiiuilj  amor  liujus 
mundi  et  futurae  vitae  in  corde  credentis,  sicut  nee  permanent  acjua  et  ignis 
in  unn  eoileiiique  vase.   » 

Unus  taiitum  leslis  ab  auctore  Ir.  prol'ertur,  dum  de  hoc  verbo  loijuitui-  ;  Ihn  Abi 
al-Dunya  scilicet  jam  persaepe  laiidatus  (saec.  IX).  —  Si  non  in  imagine,  in  argiinieiUo 
saltem,  verbum  ali(iualiter  congruit  cum  illo  Matlh.,  vi,  24  :  «  Nemo  potest  duubus 
dominis  servire.  » 

36.  ^  Ih.,   III,  140,  7  inf.   JU"  'cL<,   Lo   c.-^ji  jJ   (-MJ!    <--U  ^.„J  ^ü 

Lü   :'io    v«    "'tili-   L_i.C 

It.,  \iii,  8(5,  13  iid'.  -  M.,  (17,  11.  —  1.  Deest  haec  vox  in  li-.  ([ui  lainen  supplet  eam 
addendo,  commentarii  instar,  j^.-"    _-j'-'- 

Dictum  fuit  \sril.  a  diseipulis  suisj  .lesu  (qucin  l)(Uis  saliitct!)  :  <i  Si  do- 
mum  quamdam  quae  te  prolegeret  lilii  suniercs...!  »  Dixit  jJ(!Sus|  :  «  Noliis 
satis  sunt  trilae  vestes  eorum  ([ui  ante  nos  vixcrunl.   ö 


370  .MK.IIAKI,  AMX.  '40' 

No  verbum  quidem  apiid  Ir.  invonitur  de  fonlibus  liujus  luci.  —  Ad  Maltit.,  mii,  20 
(«  Vulpes  fovcas  liabont  el  vobicres  coeli  nidos  :  Filius  autcm  etc.  »)  proculdubio  verbum 
boc,  quamvis  agraplium,  rel'ertur.  C'.fr.  veib.  seq.  el  n"  40  et  75. 

37.   —  Ih.,  III,  141,  1.    Atjlj   J^\   <~U   jcj:\    (.>U1   A.U   ^^__t    \\    ^jj 

^Vl   i«jl   ^-^:y^   (j  Cf^^^  ti-*—;   ^T^^  'b^p-  ^^  i«Li)l   (•_«  »Jiip-jjV  ^J^^'^j 
J  jj^yi  ^^^  Ijjjj,  Ua]1  j  i\Aj\  j.\  ^iL   LjiL,  j^Vj  U-vJ!  ^,^  l,;..  (.^*;   (.Lt 

It.,  viu,  87,  6.  —  M.,  67,  19.  —  1.  It.  i*~i.  J  ■^^y.  —  2.  Deest  liaec  vox  in  It.  — 
3.  Deest  in  It.  J,Ixj.  —  4.  Dcest  in  It.  U-O'  J,. 

Narratur  quod  Jesus  (quem  Dcus  salulrl!)  v(^bi'mciili  pluvia.  tonilni. 
fulmine,  quadam  die,  vexatus,  quaerere  ooepil  asyluni  ad  quod  coni'ugcrrt, 
et  [casu]  tentorium  a  longo  vidons,  in  illud  profectus  est;  sed  cum  inlus 
niulierem  vidissol,  a  tcntorid  divertit.  Eccc  auleni  spcluncam  in  monic 
(juodam  [invenit],  in  camque  profectus  est;  scd  ecce  in  ea  Ico,  super  quem 
[Jesus]  manum  suam  imponcns,  di.vit  :  a  O  Dens  mens!  niansioncm  nlii 
commorari  posset,  omni  creaturae  disposuisti;  mihi  vcro  non  ita  asylum 
constituisti.  »  Tunc  Deus  (qui  exaltetur!)  rcvelavit  ei  :  «  Asylum  tuum  in 
firma  scdc  miscricordiac  meae  [constitutum  est].  Ego  quidem  in  die  jndicii 
centuni  iormosas  puellas  in  matrimonium  tihi  dabo,  quas  manu  mca  lormavi, 
lequc  plene  cibis  saturatum  super  tbromim  tuum  slabiliaml  per  qualuor  mil- 
lia  annorum,  ex  quilnis  dies  unus  sicut  vita  hujns  nuindi  cril.  ac  landrin 
praeconem  jubeho  bor  |ir(ininlgarc  pracconium  :  Ubiiiani  sunt  dcvoti,  a 
rebus  mundi  liujus  abslincnlrs?  Neuifc  et  visilale  honoris  causa  ihronum 
ejus  qui  vere  abslinens  l'iiit,  Jesu,  scilicet,  lilii  Mariae!  » 

.Miiil  aliud  de  fonlibus  liujus  dominici  facti  apud  It.  invenics  praeter  testimonium 
Ibn  Abi  al-Dunya  (saec.  IXj.  Agrapbum  est  omnino,  quainvis  ejus  elemenla  praecipua 
vestigarc  atque  tarn  in  synopticis  quam  in  apocalyplicis  scriplis  invenire,  studioso  non 
sit  dilbcile.  Mibi  tarnen,  rebus  liisce  prorsus  imperito,  satis  sit  innuere  saequenlia  : 
1 "  Pars  prior  dicti,  scilicet  usque  ad  verba  »  Tunc  Deus  etc.  »,  cum  illo  Matth.,  viii,  20, 
quoad  sensum  sallem  oplime  coliacrel.  —  2°  Residuum  dicti,  nenipe  revelatio  Jesu  a 
Deo  facta,  ex  Matlh.,  xix,  29  simul  atque  ex  Luc,  xxii,  29,  30,  proculdubio  fluit.  — 
:!"  Xolaiidum  tarnen  liaoc  postoriora  evangelica  loca  ita  esse  deturpala  ut  haeresim 
millciwrismi  sapiant,  praescrlim  ex  eo  quod  de  centum  puellis  supponitur  in  loco  de 
quo  agimus.  ('Ar.  Micron,  apud  /.//'.  ///  in  M,ittli.,  cap.  19  :  «  ut  ([ui  unani  [muliercml 
pro  Domino  diniiscrit.  ccnlum  rccipiat  in  fuluro.  » 


[41]  LOGIA  ET  AC.ltAPlIA.  171 

38.  —  Ih.,  III,  141,  5.  L:.v]1  _^U  J-  ^yU\  ^U  \.y.  ^:  ^^^  JLs 
''^'j\   >_i;^  ^tt^-'-'J   'l,^j   ■^^  -^-'3   't;  Ji-^J  ''"^«^^i  \,-^j  ^^^  ^  kV'-?  '^'j-'-:.  ^^ 

It..  \m,  «7,  12.  —  1.  Deest  in  It.  ^y  ^;.  —  2.  Deest  ^--^  '-^  in  It.  —  3.  It.  '^--b^ 
^^iJ_3  et  quidem  rede.  —  4.  It.  Jj;.  —  5.  Sic  in  In.  et  in  It.,  seJ  pcrperani  pro  .-(-'j'- 
~  (i.  It.  Jj_;. 

Dixit  Jesus  filiiis  Alariac  (([uem  Dens  salutet!)  :  «  \'ai'  huiniui  illi  (|ui 
mnndum  dilio-it!  Ouomodo  morii'tur  el  uuiiidum  ac  omnia  qiiae  in  illo  sunt 
derelinquet!  In  mundo  spem  posuit  et  ah  ipso  est  deceptus;  in  eo  confisus 
est  et  all  ipso  est  frnstratus.  Vae  illis  qni  mundo  sunt  decepti!  Quomodo 
cos  conteret  id  quod  ahiiorrenl,  et  eos  derelinqu(>t  id  quod  amant,  et  super 
eos  veniet  id  quod  eis  esl  comminatum!  \  ae  liomini  illi  cujus  sollicitudo 
mundus  est,  et  cujus  opera  peceata  sunt!  (^)uomo(lo  ignomiuia  mane  alRcie- 
tiir  pro  peccati»  sno !  » 

Nulluni  alind  testimonium  Iradit  I  r.  de  hoc  verho  praeter  quam  quod  apud  opera  Hin 
Abi  al-Dunyä  (saec.  IX)  occurrit.  —  Puto  illnd  ad  seriem  malediciionum  heatitudinibns 
contrariam  pertinerc,  uti  vidori  fas  est  apud  Lac.,  vi,  24-2.i.  Agraplium  tarnen  esse  niilii 
videtur. 

39.  —  Ih.,  III,  141,  17.   l^Li    IJ.    (.^Ul    ^^^  ^.^  ^.,  -v^   j.    jl^   JU" 

^.Li  ,  IL-  \Ü\  jLi  ^^ -U.lt  J  j\  Lo^,  A}i\  ^jj  l  Uli  l^il-d  clli  ^  > 
'^_J^\  1,1*1  L  ^jL:  J'  j-iJ  j^it  ^ß^  S^\  jl^  L».-ls  clj--Ä.  ^:.U  ^Ll!l  jl^  lil  •'■ül 
'■'iilf.  j  -'j^.  b  •■' Jls'  J<~J>  Uj  jClU  L,  jLLi  <,Ü1  ^jj  L  clJ  .^^-.  ■^ULi 
^j  JÜ.-  ^_-LJI  ^Ui  L::tl].j  LaII  '^L^^  ''^JU  ^JU  ^^  JU'  ij^l  j  L^^Jj 
'%<j  L>  c>ol  iilj  Ij.  "l:^^i  ^Lil  Ul  ^V  ^^!1  ^^  "'jU'  L:.ai  ^X^  jl^ 
i.Cj!>l«  iS-^\  J^  jV  r»r^'"  j_j-'kÄ^L.  ^V  Jl«  ^jrf^  V  *^^^^='=^^^  '-'^  '-"^  ^'^'  't'-^ 
^\y  L,U  1^^  ^^i  ^13  ^^  o:^  ^j\  Jl.-  ^  ^  o;i  ^/-^l  ^~<?  Jl.-  ^Le  i^>U 
JLös   IjJ    k_^50i    *i   V^^  y>tl^  t5j-i'   "V   /«-^   ^,.jLi  ^.Ic  ,i.l«.o   lils    |«,j"  15*"^    _ji-U.M   |»j^ 

It.,  Mii,  ,S7,  4  in!'.  —  .M.,  liS,  5.  —  1.  It.  addit  ^.  —  2.  It.  U-  LI.  M.  UU  J  Ü'.  — 
:i.  It.  A.JI  JJ'  ^-;=-^'-^  •>:',  J^".  —  'i-  M.  yU  sed  perperam.  —  5.  Deest  ^^•'  in  It.  et  M.  — 
(i.  It.  Lj'JI.  _  7.  It.  wOJ.  —  S.  M.  'JU  ut  supra  —9.  It.  L.^'.  —  10.  M.  UU.  -  11.  It. 
~^.  -  12.  It.    .,>^.      _C.  —  Li.  1t.^. 


-^  ,x 


372  MirilAKI    ASI.N.  42] 

—  14.  It.  addil  j.--~."  jJi.  —  15.  En  alia  verba  inserla,  utpote  ad  liocce  factum  domini- 
cum  spectantia,  apud  Ililyat  til-awlitjd,  teste  It.  :  ^.5^  JU  ^V^.'-^    .i"^  ^  L*'''-  j_5-rrJ  J-* 

j'i  ^11    _-'^.  >N'  iili.u  JU  ^J1^\  JC.^U  ^,1^  U  J'i  tj-'J'  _^.j  ^^Jl-K 

l^o  1^  ij!oi  jL],!  >  ,u  ^,^  ^,*^  JU  \^^  ^  JU  ^..^  JU  ii^yi  u  ^^. 

Dixii    'Omar  filius   Sa  id    :  «  Transivit  Jesus   (quem  Deus   salutet!)  per 
villam  (|uamdam  et  occe   ejus   incolae  mortui  jaccbant  ante  domoruni  porti- 
cus  v\  per  vias.  Dixit  ergo  [Jesus  discipulis  suis]  :  «•  0  coetus  apostolorum! 
hi  quidem  ira  Dei  correpti  mortui  sunt;  si  enim  alitcr  mortui  essent,  sese 
ad  invicem    certe    sepeliissent.    »    l)i\('nuit  [discipulil   :    «  O  spiritus    Dei! 
cupinuis  ut  si  fimpetrare  posses  a   Deo]  quod  circa  porum  historiam  doce- 
remur...  »  Rogavit  itaque  [Jesus]  Deum  (qui  cxaltetur!)  et  [Deus]  revelavit 
ei   [sa('(|upnlia]   :    «   Curii  nox  adveiiiat,   voca  eos   ad  te,   et  ipsi   rcsponsum 
reddenl  lil)i.  »  Cum  ergo  advenisset  nox,  ascundit  [Jesus]  in  locuni  editum, 
et  continuo  clamavit  :  «  O  gens  liujus  villae!  »  Et  rcspondit  ei  unus  [ex  eis]  : 
«  Ecce  obediens    lilii   adsum,   o   spiritus    Dei!    «  Tum  [Jesus]   interrogavit 
eum  :   «  Quaenam  est  conditio  vestra  et  qualis  hisloria?  »    Respondit  ille  : 
«   Nos  quidem    in    salute  [quodam  vespere]  pernoctavimus,  et  [mane  inse- 
quentij  in  inferno  appariiinius.  »   Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quomodo  istud  1  factum 
est]?  »  Respondit  ille  :  «  (^)uia  mundi  eramus  amatores  et  pcccaloribus  con- 
sentientes.  »  Dixit  [Jesus]  :  a  Et  qualis  erat  amor  vestrum  orga  mundum?  » 
Respondil  illi'   :  «  Oualis  est  anioi-  pucii  crga  malrem  suam  :   (luiii  i)enigne 
nos  exoipiohat,    laclalianiiir;   cum   vero   tcrgum    nohis    vortebat,    contrista- 
bamnr  et  illum  j mundum  scilicet]  dellebamus.   »  Dixit  [Jesus]   :   «   El  (|uid- 
nam    coucivibus    tuis    c^^t    quod    milii    responsnm    non    rcddiderunt?    «   Re- 
spondit ille   :    «    Ouiu  Iraiuiali  jacent  igneis  i'raunis   per  nianus  quorumdain 
angelorum  [qui  quidem]  saevi  sunt  et  inhumani.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Sed  quo- 
modo tu,  cum  sis  [unus]  ex  ei5,  inilii  icsponsiiin  icddidisti?  »  Respondil  üb'  : 
«  Quia  ego  inter  eos,  simI  non  ex  eis,  eram.  Cum  iiaque  [Dei]  punitio  snpcr- 
venit  in  eos,  me  etiam  simul  cum  eis  atligit.  Et  ecce  ego  sus[)ensus  immineo 
super    abyssum  gebennae,   ignorans  [adhuc     num   ex  ea  liberandns  ero,  an 
in    eam   capile  pronus   dejiciar.   )>   Dixit  tum  .Messias  apostolis   suis  :   «   Re 
quidem  vcra!    Pancm   bordeaccuni    cuin   sale  duro  mixtum  iiiaiidMcarc,   cili- 
ciuin  indnere,  >■[  in  sfcrquiliniis  dorinire,  [totum  bor  adbuc:  nmllum  est,  [si] 
ad  salulrni  animae  in  bac  et  in  allcMa  vila  [assequcndam  prositj.  » 


1! 


[43]  LOGIA  ET  AC.RAPHA.  ■'573 

Quisnam  sit  liic  'Omar  tilius  Sa'id,  cujus  auctoritate  factum  hoc  dominicum  ali 
Algazele  traditur,  prorsus  ignoro.  Kamdem  ignorantiam  auclor  It.  similiter  confitetur, 
qui  tarnen  addit  hocce  factum,  quibusdam  adauctum  verbis,  etiam  occurrere  apud  lliltjat 
al-awUijd  (saec.  XI),  utpote  transmissum  a  Wahab  lilio  Munabbili,  judaeo  quodam  ad 
islamismum  converso,  (pii  saec.  VII  vixit  et  auctor  extitil  cujusdam  libri  cui  titukis 
De  traditionihas  isnieliliris  {.^^AAj-A^  ,^_J^].  Ilinc  utile  duxi  verba  alia,  ab  hoc 
antiquiore  teste  allala.  appendicis  instar  addere,  quorum  versio  haec  est  :  «  Dixit  [Jesus 
Iiomini  illi  resuscilato]  :  «  VA  quodnam  peccatam  vestrum  fuitV  >'  Respondit  :  <  Servitus 
«  idolorum.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quaenam  fuit  haec  idolorum  servitus?  «  Respondit  : 
«  Lubens  consensus  erga  peccatores.  »...  Dixit  Jesus  :  «  Et  quidnam  est  al-htUvit/a 
«  [LjLJtj?  »  Respondit:  <■  Infernus  sempiternus.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Et  quid  est  hoc?  » 
Respondit  :  «  Pruna  ignea  [cujus  magnitudo]  similis  est  omnibus  straturis  terrae  [simul 

«  sumptis]  et  in  qua  animae  nostrae  scpultae  jacent.  » «  Et  ecce  ego  suspensus  uno 

«  capillo  ininiinei)  super  infernum,  ignurans  [adhuc  num  manibus  pedibusque  colligatis 
■c  vinctus  in  inferno  jacebo,  an  liberatus  ero.  "  Dixit  Jesus  :  <■  Amen  dico  vobis  :  panem 
«  hordeaeeum  manducare,  aquam  meram  bibere  et  in  sterquiliniis  simul  cum  canibns 
«  dormire....  ■>  etc.  ut  supra.  —  Quod  ad  sensum  attinel  ultimae  sententiae  a  Jesu  pro- 
latae  et  sie  incipicntis  :  "  Panem  hordeaeeum  etc.  «,  qu.iedam  addere  necessarium  dueo, 
quia  indoles  arabiei  sermonis  non  optime  in  sententia  hac  versioni  lalinae  accommodalur. 
Sensus  ilaque  est  :  omnes  corporis  mortificationes,  quamtumvis  niagnae  sint,  pro  uiliilo 
sunt  existimandae,  vel  ut  melius  dicam,  utpote  voluptates  et  blandae  deliciae,  si  eis 
adjutus  homo  vitam  aeternam  lucrari  possit,  Cfr.  n.  70  et  80.  —  Agraphum  omnino 
esse  verbum  hoc.  mihi  videtur. 

40.  —   Ih.,   III,   141,   11    inf.  -  M.,  68,   17.    '  ^.«    ^^Ul    ^U    ^^    JLi 

\j\J  UjA^r  Mi  Lo-Ol  ^<X:  \j\^  ^,^JI   ^y>  J^  ^_  ^^\ 

It.,  VIII,  88,  14  inf.  —  1.  Ix.  addit  b. 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Quisiiaia  erit  ille  qui  aeclilirabit 
domum  super  undaia  maris?  Istud  sit  vobis  mundus!  Ne  ergo  cum  ad 
instar  stabilis  loci  suscipialis!  » 

Similiter  ae  omnes  peue  loci  de  despectu  inuudi  loqueiites,  bic  etiam  locus  occurrit 
apud  Ihn  Abi  al-Diinyä  (saec.  IX).  Cfr.  n.  75.  —  Quaedam  analogia  deprehendi  potest 
inter  hoc  verbum  et  imaginem  a  Mallh.,  vii,  26  adhibilam. 

41.  —  Ih.,  III,  141,    10  inf.    L^-;.   l-^lj    'U,U    L»_b    ^>U1   ^U   ^^   ^Li 

■'JU  <.UI  j».0.   LxH   l_^^l   Jli;   <..b  ^\ 

Ir,,  VIII.  88,  13  inf.  —   1.  Ii.  1'.^.  —  2.  It.  om.     i^^'. 

Diclum  fuil  [n  disci[)ulis  suisj  Jesu  (quem  Dens  saliiLet!)  :  «  Üoce  uos 
unam  tautum  scienliam  proptcr  quam  Deus  uos  amet.  »  Respondit  [Jesus]  : 
ft  Mundum  odite ;  Deus  (qui  crxaltetur!)  vos  amabil.  » 


374  MIC.IIAFI,  ASIN.  [44| 

Dp  fontibus  hujus  verhi  iilem  dicunJum  ac  in  verbo  praccedonti.  —  Quoad  illius 
cohaerenliam  cum  evangeliis,  iion  ambigendum  crcdo  illud  refereiidum  esse  ad  Joan., 
XII,  25  et  XV,  18,  19,  sed  tantum  in  sensu. 

42.  —  Ih.,  III,  142,  9.  —  It.,  VIII,  90,  18  inf.  l  ^>U1  <^b  ^^^  Jl5 
^A.11  t^^A.    L'-Ol   ^Ul   ^j    VS  yj^\  ^^>L-    »^   La]|  c-^A;    Ij^jl  j^jl_^l    ^^.i-.^ 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutrt!)  :  «  O  coetus  aposlolöruml  Dummodo 
religionis  ofRcia  inlcgre  |adimpleatisl,  contenti  cstole  vilissimis  hujus  nuuuli 
rebus,  sicut  etiam  gentes  hujus  muadi  exiguissiuio  religiouis  miltu  sunt 
conlenti,  dummodo  integram  hujus  mundi  possessionem  obtineant.  » 

Etiam  hoc  verbum  uno  testimonio  Ibn  Abi  al-Dunyä  (saec.  1X1,  praeter  Algazelem, 
l'uicitur.  Secjuuntui'  apud  In.  duo  versus  poetae  cujusdam  milii  incognili,  qui  eadem 
aiitithesi  idearum  constant.  —  Ni  fallor  vero,  haec  antitliesis  quamdam  liabitudinem 
|)raesofert  ad  alia  quidem  dominica  v(!rba  apud  Mallh.,  x,  ;>!),  xvi,  24-26,  quae  simi- 
libus  antipliraseos  modis  consistunl. 

43.  —  Ib.,  III,  228,  12  inf.   ''  J    La.»!    ^il   L    (.>U1    <-,b    '^^1    JU' 

Tu.,  III,  142,  12  inf.  —  It.,  viii,  90,  1,3  inf.;  item,  viii,  321,  11.  —  1.  lu.  et  It.  (bis) 
^~~^.       2.  Ih.  et  It.  (bis)^.  —  3.  Ih.  et  It.  (1°)  Ij-O!  pro  \i).  —  4.  llinc  ad  finem  usqiic 
totum  deest  in  in.  et  It.  (1").  —  ,5.  It.  (2°)  ijl.  —  6.  It.  [2°) j^^^  J-^!. 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  O  lu  qui  ruuuduni  quaeris  ut  co 
mediante  pie  et  religiöse  vivas!  Amplius  pie  [viveres]  si  muudum  rolin- 
queres.  »  Et  addidit  :  «  Ouia  [uoxal  minima  quam  talis  [cxporiri  potcst]  luicc 
est  :  quod  cura  servandarum  hujus  mundi  reruni  a  Dei  recordatioue  eum 
iinpediat;  et  memoria  Dei,  maxima  et  excellentior  [virtutum]  est.  » 

Prima  hujus  verbi  pars,  ad  vocem  usque  «  relinqucres  »  auctoritate  Ihn  Wn  al-Dunyä 
(saec.  IXj  traditur,  ut  It.  asseril.  Ueliquum  vero  ab  Algazch;  tantum  ]MThibelur.  Vidcas 
eamdem  plane  sententiam,  inlVa  sub  n"  50,  cujus  hie  llnis  pars  mihi  videtur.  t^onferas 
etiam  n"'"  73.  —  Agrapimm  esse  credo  verbum  hoc,  cujus  sensus  (quod  dives  scilicet 
non  facile  salvetur  quia  ubi  thesaurum  habet  ibi  etiam  cor  ejus  est  optime  cohaeret, 
quamvis  non  in  littera,  cum  locis  synopticorum  non  paucis. 

44.  —   Ih.,   III,  146,    12  inf.   ^_^  ^lOlj  ^jjl   .^U   ^_x^\    c^    'jS 

It.,  viu.  101.  IS.  —  M.,  75,  9.  —  I.  It.    . 'j. 


[45]                                               LOGIA  RT  AGRAPHA.  375 

■^  J'>Lffj  ^_iy^\  ^-LJ3  v_ipJl  ^j^i  y y^~^  ^^^  ^'^  j^  ''^'^  ^X~^  ■ult  p^^«  j_,.l 
^jVl  c-i.;!  U  j_j::^^Li3  ^l-i-j  ti^-»  eS-^'^3  ^•■^^^  ^5?"lr-'3  ^_r-o-^''  JjL^  «l^'  J 
'*(^  (j^'  -^'  ^-'"^'^  LS''^  urrl3  '^-^  J  ^J  C-^S  'i^:  J  ^  ^J 
—  2.  li.  J,-^.  —  3.  It.  et  M.  reetius  ((uidcm  jJ-^j.  —  ''i.  F'^ii  ([uaedam  alia  versio 
apud    Kitäh  NahJ  (il-baldgha    .^S   J^  .ri"S-'    (I-Jj^    r?^^^    --"j-^.  [   c~:r]     i-    -^^ 

Imitare  [o  frater!  ,  si  hoc  tibi  placet,  [vivendi  ralioiiem]  illius  ([ui  in 
semetipso  [Dei]  Spirilnui  et  Veriinni  possidebat,  .Icsn  nenipo  filii  Mariao 
(quem  Dens  salntet!).  Ille  profeclu  dicebat  :  «  Condiniontnm  cibi  niei  fames 
est;  operinientiun  intorius,  tinior  [Dei;;  aniiculuni  auteni  exterins,  lana; 
palliiiMi  vero  nicnin  in  hieme,  loca  radiis  solis  exposita ;  lucerna  nioa,  luna ; 
jumentum  nnimi,  nn'i  pedes ;  esca  denirpie  et  ednliuni,  (»inne  (piod  terra  [sna 
spontcj  protulit.  Mihi  (piotidie  advespei'ascit  nihil  uninino  possidenli;  niihique 
illncescit  nihil  siniililer  Iiabcnti.  I"]t  tarnen  divitior  nie  nemo  super  terram.  » 

Assnrit  auctor  It.  verbuni  hocce  paene  ad  litteram  inveniri  apud  quemdam  libruni 
cui  titiilus  Nahj  al-B(il<iga,  auctore  al-Sliari'f  al-Murtadhä  .\bü  al-(^,\sim  .Mi,  tiliii  Täliir 
(saec.  .\),  qui  quidem  princcps  'nlUliinun  fuit  (Cfr.  Brockelmann,  (iescli.  d.  arah. 
Vit.,  I,  40'il.  In  supradicLo  libro,  ([ui  tolus  quaiilus  est,  verbis  et  seutentiis  '.\li  coiistat, 
occurrit  Sermo  quidarn  (J^— ^)  ipsi  'AH  assignatus,  cujus  fragmenlum  auctor  Ir.  inge- 
rit,  ea  niente  ut  ejus  cohaerentiam  cinn  verbo  dominico  de  i[uo  agimus  patefaciat.  Et 
requidem  vera  ipsissimuni  est,  ni  excipias  quod  in  textu  nostro  verba  utpote  alj  ipso 
,Iesu,  stylo  ut  aiuut  direcia,  perhibentur  prolata,  in  libro  autem  Naitj  utpote  ab  Ali 
tradita,  sed  instar  narratoris  qui  stylo  indirecto  illa  Jesu  facta  auditoribus  refert.  Notan- 
dum  etiam  quod,  ut  jam  supra  dixi,  quaedam,  pauca  quidem,  addit,  quae  sie  se  habent  : 
«  Pro  cervicali  petram  sub  capite  suo  ponebat  [Jesus  dum  dormiebat],  durum  induebat 
vestitum...  nee  uxorem  nee  filium  liabuit,  opes  non  dilexit,  immo  pro  vili  eas  liabuit...; 
nee  famulum  aliuni  quam  ipsius  manus  adliibuit.  »  —  .Vgraplius  omnino  videtur  locus, 
quamvis  ejus  elemi'nta  quamplurima  a])ud  synopticos  reperiantur.  —  Cfr.  n.  30,  37,  ü3, 
praesertim  vero  n.  77. 

45.  —  Ih.,  III,  148,  15  inf.    ''U-^IL     UJ^J>    ^^AJ\    ^^    ^^    j\    '  ^>j 
■■^(.^Ul  <~U    ^x    JLI.J   '^l3  ^^.l^  ''J   ^!U   vili-Ü.  ^..l<  ■'^\  cU  ^.U  ,jX<?   X- 


C 


■jyy- 


It.,  VIII,  107,  2  inf.  —  N.,  209,  11  inf.  —  TM.,  29,  5.  —  P.A.,  73,  '.,  -  1.  .\.  J^>.  — 
2.  X.  ÜJ!  ^-1^.  —  3.  It.  Uy.  —  4.  i\.  ijj~^- .  —  5.  It.  et  .N.  J.  —  0.  It.  om.  Jj. 
—  7.  N.  .^J-i.  —  8.  N.  simplicitcr  -—..£  Jj.  —  9.  It.  om.  -^a/.  —  10.  It.  '--^'j, 
Lvä'j.  —  11.  Ell  denique  Iccl/oiws  diversae  apud  TM.,   IIA.  et  Q.  (liaec  ultima  in  Ir.) 


376  MlCillAKI,  ASIN.  [AG] 

occurrentes.  1"  TM.  jjs^  'ij-^  ^  ^j  ij'diK.  j».'  J,  IjjJ'   ,^"  aJc  J^-r:=  j?'j 

^„^^.  ^!  ^^^  ^^^  ^, >i^.  ^CL,  ^^u^j  0.0  ^^,.  -  2»  RA.  .±J^  ^,U  ^^^  ^J_^     •        I 
^^I  ,^L^  l^  V.  J^  *^'j  «--.-^  '^'  J-^  ^-"-^  o-C-^'-^  .-'  'y'-'  J'^  »r^  ^.."^^  I 


Narratur  quod  Jesu  (quom  Dens  salutel!)  imiiulns  apparuit,  ita  ut  rum 
vidisset  sub  specie  vclulac  edeutatae,  oinnibus  [tamcii]  coopcrlao  oriiaiiicii- 
tis;  dixitque  ci  [Jesus]  :  «  Quot  viros  in  matrirnoiiiuru  duxisti?  »  Respou- 
dil  [vetula]  :  «  Eos  [prac  multitudinc]  numerarc  nc([ueo.  »  Dixit  [Jesus]  : 
«  Num  auteni  omnes  mortui  sunt,  te  vidua  relicla,  an  onincs  Ic  repudio  dimi- 
serunt?  »  Respondit  [vetula]  :  «  Quinimo,  omnes  [ipsa]  interfeci.  »  Dixit  ergo 
Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Vae  viris  tuis  supcrstitibus!  Quomodo  a  viris 
tuis  jam  praolcritis  cxemplum  non  sumpserunt,  [videnlesj  quod  singulos 
illorum  sigillatini  perdidisti,  et  contra  tc  tarnen  caulioncm  non  adhibuerunt !  » 

Verbum  hoc,  ut  supra  in  varianlibus  lectionibus  monui,  occurrit  eliam,  teste  It., 
apud  (J.,  librum  quidein  aiitiquiorcin  Algazele.  Ille  tarnen  non  ita  longam  traJit  nar- 
rationem  sed  in  ooinpciidimn  redaotani  et  utpote  a  Mahomelo  prolatam  :  «  INIundus 
repraesentatus  est  IVatri  mco,  Jesu  lilin  MariaL',  sub  specie  mulieris,  cui  dixit  [seil. 
Jesus]  :  X  llabesne  virum'  »  Respondit  illa  :  «  lUique  :  viros  quamplures.  »  Dixit  : 
«  Num  illi  vivunt?  »  Respondit  illa  :  «  Ncquaquani;  eos  interfeci.  »  Cog-novit  ergo 
tune  [Jesus]  muliorem  illam  munduui  fuisse  (jui  ei  apparucrat.  »  VA  nota  quod  auctor 
Q.  verbum  hoc  alTert  utpote  hadith  marfi'i ,  scilicet  utpote  traditioncm  qua  quidam 
ex  Mahonieti  sociis,  Anas  (ilius  Mälik  nomine  (sacc.  Vll),  rem  iisdem  torminis  narrat 
qui  ab  ipso  Malionieto  fucnmt  adliibiti.  Notandum  est  etiam  simileni  vetulae  appari- 
tionem  allegoricam  tradi  in  itmere  nocturno  [isrn)  Mahometi,  uti  videri  las  est  apud 
Tafslr  sive  .Mcorani  Commei.tarium  per  al-Tabari  edilum.  XV,  5,  10  et  aliiii.  —  Cohae- 
rentiani  quamdam  locum  servare  suspicor  cum  illo  Jon/i.,  iv,  16  seq.  ubi  colloquiuni 
Jesu  cum  muliere  samarilana  occurrit.  —  Locus  hie  unus  est  ex  paucissimis  quae 
Levinus  Warnerus  ex  mohammcdanis  scriptoribus,  persicis  praesertim,  congessit,  ut 
videri  las  est  apud  Fabricium,  Cod.  Apoir.,  III,  395.  Et,  ni  fallor,  recensio  quam  prae 
oculis  liabuit  ille,  ut  verbum  hoc  lalinitalc  donaret,  cum  recensione  apud  R.V.  occur- 
rente.  tpiam  supra  adduxi,  optime  cohaeret.  Clr.  ctiain  D'IIerbelot,  Bibliotlt.  Orient., 
supplem.,  pag.  230  h:  et  R.  Basset,  Revue  de  Traditions  populaires,  MI,  (iS. 

46.    -  Ih.,    III,  149,   11.  —  It.,   VIII,  110,  6.         Q.  apud  It.  ^^-^   Jb' 


I 

i 


[47]  LOC.IA  ET  AGRAPIIA.  377 

Dixit  Jesus  (quem  Dens   salutet!)  :  «  Mundus   liic   pons  est.  [(^)uasi  ergo 
praetereuutes]  per  eiim   traiisite;  lum  vero  [quasi   incolae]  adliaereatis  ei.  » 

Teste  h.,  noii  modo  apud  Q.  verbum  hocce  iisdem  plane  terminis  occiirrit,  verum 
eliam  trausmissum  constat  per  Mälik  (saec.  VIIl),  auctoritate  cujusdam  Mahometi  socii, 
Ihn  Omar  nomine  (saec.  VIIl,  qui  illud  tradit  utpote  jier  l'rophetam  Mahometum 
prolalum,  sed  Jesu  etiani  Iributum.  —  Agraplium  mihi  oiiiuiuo  videtur.  —  Cfr.  secun- 
dam  veibi  n'  34  partem,  primamque  n'  75;  ambobus  enim  verbum  hoc  est  Identicuni.  — 
Insertum  jam  fuit  a  Bernhard  Pick  in  suo  opere  cui  lilulus  Henuiins  «f  (inspeis  and 
sai/ings  of  Christ  [Chicago,  the  Open  Court  publishing- Co.,  l'.)O.S),p.  100,  n"  107,  utpote 
arabicis  insculptum  characteribus  super  portam  cujusdam  mohamedani  templi  prope 
Agra  in  ludia  siti. 

47.  —  Ih.,  III,  149,  13  inf.   J^_   L^  ^<i  j/\  J'-    c^^'^   V^  ^--f   J^" 

Ij-U^    _v-ir    'ii^\     w-=-3    Z.'y^\    J>-^,     ^^J    (J    'il     -r'J-^-'    ^'-^^   K^^     '  jr.'^i    V-^" 

i.Sis>^   ixjl   j^   ^j-J   j^i^'l   ly;--i.   3I    «.-i^Jl    L^->-_  jl    «l'^jr^'   ^.V=^-    pJ   ^   ^_^U)1 

It.,  VIIL  IJ  1.  3.  ~  Q.  apud  It.  —  l.  It.   >'.«L.  —  2.  \T.j~i3.  c:,^.^^.'. 

Dixit  Jesus  (qui'm  Deus  salutet!)  :  «  Amen  dicu  vubis  :  sicut  respitit 
inlirmus  ad  cibum  uec  tameu  eo  delectatur  propter  vehementem  morbi 
dolorem,  ita  etiam  uuindi  hujus  amator  devutioue  iiou  didertalur  nee  ejus 
duicediuem  experitur  propter  mundi  liujus  amorem  quo  se  captum  esse  ani- 
madvertit.  Ameu  dico  voijis  quoniam  bestia,  dummodo  nou  equitatur  nee 
verberibus  tlomatur,  indocilis  quidem  atque  indole  mutabilis  est;  ita  etiam 
corda  [hominum],  dummodo  mortis  recordatione  et  devotionis  diseiplina  iioa 
emolliuntur,  obdurata  et  conlumacia  manent.  Amen  dico  vobis  quoniam  uler, 
dummodo  non  dilaceratui-  vel  arescit,  parum  illi  deesl  ([uin  vas  aptus  evadat 
melli  [liquataei;  ita  etiam  corda  [hotninum],  dummodo  cupiditatibus  non 
corrumpuntur  vel  avaritia  sordescunt  aut  vilae  commoditatibus  arescunt, 
vasa  proculdubio  evadent  apta  sapientiae.    n 

Tantum  apud  Q.,  praeter  Algazelem,  verbum  hocce  occurrere  monet  It.  .\ddit  tanK^i, 
apud  llihjaL  al-awUya  quoddam  verbum  inveniri  aliqualiter  simile  huic  (quamvis  tantum 
in  prima  ejus  parte)  et  quod  non  Jesu  sed  Mälik  filio  Dinar  (saec.  VIII)  tribiiitur.  Kn 
ejus  lexlus  :  «  Corpori,  dum  aegrotat,  nihil  bene  prodest  :  non  cibus,  nee  potus,  nee 
somnus,  nee  quies;  ita  etiam  cor  hominis,  dummodo  hujus  mundi  amore  capilur,  nihil 
illi  prodest  religionis  monitio.  «  —  .Vgraphuni  prorsus,  quamvis  vere  evangelicum  tum 
idea  tum  stylo,  mihi  videtur.  Cfr.  n.  Sl». 


378  mk;iiai:i.  ASIX.  [48': 

48.  —  Ih.,  III,  149,  5  inf.   'Jl.    La!!    ^JÜ,    '  ^Ll,    ^^Ul    ^U    ^^    JU 

(^.  apud  It.,  viii.  111,  (i  inl'.  IIA.,  7'f,  8.  —  1.  HA.  om.  Ji-.  —  2.  Id.  — 
3.  RA.  , ,,Li.r.  — 4.  HA.  .>';.  — .5.  Pro  his  duabus  vocibus  RA  sae(|uentia  ponit :  J'vj  üi 

Dixit  .Ifsus  (quem  Dons  salutet!)  :  «  Qui  iiunRliiiu  ([imorit  similis  est 
iiomini  qui  aquam  iiiaris  hlbit  :  quo  magis  poluiu  augel,  eo  uiagis  äuget 
sitim,  donec  [aqua]  ipsuni  intcrficiat.  » 

Locus  hie  nonnisi  apvul  ().  occiiiiil.  praeter  duo  .Vlgazelis  opera.  De  antiquioribus 
testibus  ne  verbuiii  ([uidem  apud  It.  invenio.  Sensus  vero  loci  palet  :  ul  enim  auctor 
It.  ait,  qui  maris  aquam  bibit,  non  modo  non  satiatur,  immo  quod  pejus  est,  sitis 
ardorem  in  gutture  suo  exacerbat,  et  sie  ]iaulatim  aquam  cxiguis  haustibus  bibens 
mortem  in  ea  ipsa  invenit.  Kodcm  plane  modo  homo,  hujus  nuiudi  laqueis  irrctitus. 
non  modo  non  satiatur,  verum  etiam  (pio  plur.i  possidet  co  magis  magisque  semper 
desideral,  donec  tandem  mortem  sempitcrnam  adinveniat.  Ex  paucissimis  dominicis 
verbis  quae  \\  arnerus  congvssit  (apud  Fabricium,   Cod.  Apocr.,  III,  otl'i)  is  unus  est.  j, 

Kjus  versio  suggerit  lectionem  apud  H.V.  occurrenlem.  —  Agraphum  mihi  videtur  esse. 

49.  —  Ih.,  III,  161,  14  inf.  ^^  ci.1  L  (.^Ul  ^Ic  ^^  j^».'.-W!  JL: 
Jls  C-^    IjJL^   p^Ait    (**j->J'j  j^-jJl   ^i«    L,    J   JLLJ   dUi   ^L  jXL,   V3  cUl   J^ 

tl«—    ~  ^^Xs.    j-lJij    L««1xJ 

Q.  apud  It.,  viii.  l'i(i,  17  Inf.  —  M..  91,  13.  —  N.,  212,  S  inf.  —  1.  Ir.  et  N.  addunt 
^_y      fj.  —  2.  Ir.  et  .\.  ,-"-J'j   ^J^. 

Dixcü'unt  apostoli  ad  Je.suni  (quem  Deus  salutet!)  :  «  (hiid  est  quod 
tu  super  aquam  ambulas,  uos  autcm  non  possumus  ?  »  Hespoudit  eis  : 
«  Quälern  apud  vos  aestimationem  deuarius  meretiir  el  draciuua?  »  Dixc- 
ruut  :  «  Houam.  »  Dixit  [.lesusj  :  «  Mihi  veio  idi'iii  sunt  ac  stcrcus.  » 

Nullus  tcstis  Algazcle  antiquior  verbum  hoc  Iradit.  ([und  scio.  jiraeter  auetorem  Q. 
—  Quod  vero  attinet  ad  illius  cohaerentiam  cum  cvangelicis  locis,  sequentia  nota  : 
1"  alifpialiter  convenire  cum  illo  Mallh.,  xiv,  2.")-2()  ubi  dicitur  .lesu  discipulos  esse 
turbatos  cum  Magistrum  super  mare  ambulantem   ad  eos  venire  vidissent;  2"  senten- 

liam  a  Jesu  in  sua  responsione  prolatam  illud  Pauli  [Ad  Philipp.,  m,  8)  «  omnia 

arbitror  ut  slercora  »  proculdubio  recordare. 

50.  —  Jh.,  III,  1G4,  17  inf.         It.,  VIII,  156,  4.    i^U'    <^U   ^^    JL: 

IL'     4.LII     ^     A^^LjI     <,U.i,      JUä     aJls-     j     •Ij.-L-j     j^     ^l,ÜJ     "Ü'a-     ^     J 

i 

I 

( 


[49]  LOGIA  ET  AGRAPllA.  379 

Dixit  Jesus  (ciii  Deus  benedicat  cumque  salutet!):  "  la  divitiis  Irin  damna 
sunt  :  [vel  cuimj  eas  ac;([uirit  [lioino]  ex  [fontej  nou  licito...  »  Dixeruut,  [ei]  : 
«  [Quid  autem]  si  eas  ex  [fönte]  sibi  licito  acquirat?  »  Respondit  :  k  Vel 
eas  insumet  in  rebus  quae  sibi  non  liceant.  »  Dixerunt  [ei]  :  «  [Quid  vero] 
si  eas  insumat  in  rebus  sibi  Ileitis?  »  Respondit  :  «  [Tum  ergo]  cura  scrvan- 
darum  divitiarum  a  Dei  (qui  exaltetur !)  recordatione  eum   impediet.  » 

Auetor  It.  qui  in  singulis  In.  sententiis,  immo  vocibus,  enucleandis  illustrandisque, 
persaepe  plus  aequo,  moratur,  nihil  prorsus  de  hoc  dominico  verbo  tradit;  nee  tantum 
de  ejus  fontibus  silet,  verum,  ([uod  praeter  illius  consuetudinem  est,  ne  verbum  quidem 
prolert  ad  explananduni  hujus  loci  sensum,  cujus  Stylus  non  ita  planus  tritusque  mihi 
videtur.  —  Cum  hoc  loco  coni'eras  oportet  tinem  verborum  sub  n'*  43  et  73  positorum, 
qui  quidem  finis  ad  hunc  locum  pertinet,  ni  l'allor.  Quod  vero  de  illo  ut  agrapho  illic 
censui,  idipsum  de  hoc  censeo. 

51.  —  Ih.,  III,  169,  12.  —  Q.   apud  It.,  VIII,  176,  16  Inf.   ^^^    Jli 

Dixit  .lesus  (((uem  Deus  salutet!)  :  «  Expetite  valde  rem  quam  ignis 
vorare  nequcat.  »  Dixerunt  [ei]  :  «  Quaenam  [autem  haec  res]  est?  »  Respon- 
dit :  «  Beneficium  [ex  liberalitate  proximis  vestris  coUatum] .  » 

Nullibi  quam  apud  Q.,  praeter  Ih  et  It.,  verbum  hoc  oeeurrit,  cujus  germanus  sensus 
ex  contextu  tantum  atque  ex  adjunctis  cunjici  i'as  est.  Agitur  imprimis  de  generositatis 
seu  liberalitatis  {.Li-*~l)  excellentia,  quam  virtutem  Algazel  liic  laudibus  effert,  e  pro- 
phetarum  doctrina  depromptis.  Hinc  sequitur  verl)um  dominicum  hoc  sibi  velle  :  Ne 
quaeratis  opes  seu  divitias  hujus  mundi  thesaurizare,  quas  quidem  ignis  vorare  potest. 
Imo,  eleemosynas  et  charitatis  opera  {.^^j*.')  facite,  quorum  merita  apud  Deum  nun- 
quam  sunt  defectura.  Vel  etiam,  si  vox  .U  (ignis)  in  sensu  inferni  accipiatur,  ut  auctor 
It.  mavult,  locus  interpretandus  erit  perinde  ac  si  Jesus  dixerit  :  Ne  quaeratis  res 
thesaurizare  quarum  possessores  in  inferno  sunt  cruciandi,  sed  e  contra  etc.  In  superiore 
casu,  locus  cum  illo  Malth.,  vi,  19  sequ.  congrui  diceretur;  in  posteriore  vero  non 
ita. 

52.  —  Ih.,  III,  176,  10.  •'<;-j^  J  ^1  C^Ul  -L^U  KJj  c^.  ,^^..  J^ 
^Ül   ^\    »JLi    aJl   ^Ül   ^^\j  aJI   ^Ül   ^L    ^;^l   ^Ll    l    aJ   Jlii 

^  Sf^\  jV  ju-  'y  -'a!  ju-  j.^\  j^uji  ^1  ^üi  ^ij  s^\  j,4Ji  j\ 

It.,  VIII,  199,  10.  —  M.,  55,  14.  —  MM.,  i,  65,  5.  —  1.  M.  om.  o  S-  .^.  —  2.  M.  <iJU. 
—  3.  M.  om.  i^jj^  J,.  —  4.  It.  J'Jj.  —  5.  It.  om.  J.  —  G.  M.  IJU.  —  7.  Lectio  MM. 

PATK.    Uli.    —  T.    XUI.  —    F.   ;i.  25 


380  MICIIAKL  ASIN.  [50] 

aliqualiter,  praesertim  in  fine,  a  caeteris  difl'ert  :     ^~s^.     c^  J'j    «il>   ^^.'.^  ^--  '^,^j 

JU  >jXJI   .^^!j  >^gi  ^Ul  _^l  ^.  ^o^VjUi'^l   ,vijl  L^  L./i  ^\ 

Invenit  Joannes  Zacliariac  filius  (quos  Dous  salutet!)  diaboluni  sub  [realil 
forma  [ei  apparentemj,  cui  dixil  :  u  Die  mihi  quisnam  liominuni  tibi  ama- 
bilior  sit,  quisnam  vero  odibilior.  »  Respondit  [diabolus]  :  «  Amabilior  bomi- 
num  iiiilii  est  lidelis  avanis;  odibilior  autem  hominum  miiii  est  improbus 
überaus.  »  Dixit  [.loannesl  :  «  Cur  autem  sie?  »  Respondit  :  «  Ouia  [quod 
attinet  ad]  avarum,  avaritia  ejus  satis  mihi  est;  quod  vero  ad  improbum 
liberalem  speetat,  timeo  ne  Deus  illum  libcraliter  operantem  videat  ac  proinde 
benigne  excipiat.  »  Postea  [diabolus]  tergum  vertit  diceus  :  «  Ni  tu  Joannes 
esses,  haec  tibi  non  nuntiarem.  » 

Nihil  de  hujus  verbi  fonübus  auctor  It.  tradit.  Auetor  vero  MM.,  quamvis  aetalo 
Alg'azole  rcccntior,  docet  nos  orij^inem  verbi  a  Iraditionibus  moslemicis  per  Näl'i'  trans- 
niissis  petendani  esse,  ilic  profecto  Näfi"  traditionum  scientia  fuil  peritissimus  ac 
niaxima  dignus  lide  utpole  suas  traditiones  ducens  ex  discipulis  sociorum  Mahometi 
immediatis  et  utpote  saec.  VII  et  VIII  vivens.  En  ergo  versionem  tcxlus  a  MM.  allati, 
in  parte  tarnen  linali  tantum,  quae  quidem  aliqualiler  difTert  :  «  Respondit  [diabolus]  : 

«  Amabilior  hominum  etc ;  odibilior  autem  hominum  mihi  est  omnis  hypocrita  [in 

fidei  confessione  1  liboralis.  >>  Dixit  [Joannes]  :  «   Cur  autem  sie?  »   Respondit  :  "   Quia 

lii)oralitas   maxima  naturalis  perfeclio  l)ei  est,  et  timeo  ne   Deus  etc ac  proinde 

illi  [suam  hypocrisim]  parcat.  »  Ilucusque  tantum  textus  MM.  attingit. 

53.  —  Ib.,  III,  182,  18  inf.    .U^  L    '  JIS  ^%J\  <~b  ^^^  j,   ^_^  jl  Uii. 

Lj        jjX».»;'     V     U     j^jAJj      '  Ji^y      U     J^j^aT     ij      "  jjjA^J     jjLs^J     jytj^     t.j_J'  j 

^y>a     <is.j     Llo     nisä  '.  ~     Vj     ^yr"     ^•^'     (V*    (g-^a  •'  '     V    /v*     ^r^^'     "-^J-^     >_i-J     La)1 

k:i.3Lr    (JUjJIj    jvSn7  '...,.]]    Oi>o     L)-\3I    |*zU^a-     ->JL«x.i    /ja    ^e^^    (^^v»    ji    '  j»>J    ijjsi 

lu.  (a),  I,  ft'i,  1  inf.  —  1h.  (b),  m,  227,  <)  int.  —  It.  (a),  i,  351,  9  inf.  —  It.  (b),  vm, 
213,  ü.  —  It.  (c),  VIII,  318,  1  inf.  —F.,  18,  8.  —  M.,  177,  7.  —  1.  It.  (c;  tantum  affert  JU 
>liJI  Jb.  F.  aJL:  jJJI  c^'jrL^.  —  2.  F..  In.  (b)  et  It.  (c)  ^yJ^-Äi..  —  3.  In.  (b)  .^^y^. 
—  4.  It.  (b)  et  (c)  porperam  forlasse  .\j->l*J.  —  ö.  It.  (c)  ^-OU  sed  non  recte  —  ti  F. 
Olli.  J5.  —  7.  F.     -^.  —  8.   It.  (b)  oXlJJi..  —  9.    l«'.  oiii.    Si .  —  10.    \-'.  oiii.    jS .  — 


[51]  I-OGIA  ET  AGRAPHA.  381 

j-M^    ^y,   p^l    ._^1    U-Ol    ^>l^9    "j»5C;^l    j'A_il    '"j^<3    Jyl    j^Ä.    jjCUsl 

iJÜ-o  |vÜi<    jr-^3  '*^>?"J  ^^rr'   ^y    T-^j ^    '^y.    iJ     (vÜiJi   c^    ^    ^~i    ijL«   /v>~l)3 

^  (XiLl::i  ^y^\  j^  (Xü."  jl   UaJI  ''-'dliy  ^\J>  J\^\i  V3  .LL;i  a^  V 

11.  F.  additU-Oi  _1^.  —  Ih.  (b)  et  It.  (cl  addunt  JVj:>  JLa>.  —  12.  Ih.  (b),  F.  et 
It.  (c)  ^j^\.  —  J3.  F.  .,_»*l*J  ^.  —  14.  In.  (b),  It.  (b)  et  (c)  ^  ^x^.  F.,  M.  et  Ih.  (a) 
^  J,!.  —  15.  In.  (b)  et  It.  (c)  iW^.  —  Ui.  M.  et  Ih.  (a)  ^^j.s^\  ■^^  ^j^:^'  ,»^'j- 
—  17.  F.  addit  U^li.  —  18.  It.  (b)  om.  ,y.  —  19.  F.  >,i%^..  —  20.  F.,  Ih.  (b)  et  It. 
(c)  JUI  J^^i-  —  21.  It.  (c)  X-l~J  J.  —  22.  Ih.  (b)  et  It.  (c)  addunt  üUn.  F.  i\_f 
]:i^j3  isW.  —  23.  En  alia  verba  liuicce  simillima,  tum  sensu  tum  forma  loquenUi,  atque 
apud  It.  occurrentia  :  1""  v.oü  .^^üxi'  J-Jt,_v'  ^  ^Lo^'  a^  ^^^'^  '-*-.-^  S^3  y-  ^-^  J^ 
.j^s^j  .)UJ'  .JjrV  -yT^T^  syi."^'  j-äjJ  [aliter  ,,^1^'^]  .,_jsLo_j  j^jJ!  ^-jJ  .,^ijujj  .t:^--'' 
JLsr''  JU^I    .ij>*H-'_;   AJ't.i'    .f^  [aliter  Jjjd']  ^-'-iJ'    .)jr^j  «_■':'.-'-'  [■'«liter  ^r^i?]|j~i>! 

».Cif-d^'i!  d^siia.     ^y-^  i.U."^lj    ».xJ!   JU  oXJ3j  [aliter     ,j,^.2;:üij]    .i_y^   > .'-^''  ,-i_j"~^'j 

^\äJ'  ijiCs.^    ^!/"   [aliter  ^^i]   ^3^   ^\   L-i    J-^,  w.xi^  [aliter    S^ij.^^\.  —  2""'   .\j^ 
yUl.  JU^I  ^,J»;:uJ-     jGly.  ^^   ^.:._^^".    -  3"'-'   _,Ü  ^^    >i^)\  x>  _^^-OU 

.j;^t^n  _,U3-Mj  ^j,l_^'!  _,y.  Xi^  ^,L>p! 

Narraverunt  nobis  quod  Jesus  filius  Mariae  (quem  Deus  salutet!)  dixit  : 
«  O  iniprobi  sapientes!  jejunatis,  oratis  et  eleemosynam  lacitis,  sed  ea 
quae  [aliis]  praccipitis  vos  nou  adimpletis  uec  ea  quae  [alios]  docetis 
facitis.  O  quam  turpiter  [vitae  vestrae  ratiouem]  instituitis!  verbo  et  desi- 
deriis  ad  Deum  vos  convertitis,  sed  [tautum]  cupiditatibus  [moti  realiter] 
operatis.  Quid  vobis  prodest  cutem  vestram  mundare ,  dum  corda  vostra 
sordescuuti"  Amen  dico  vobis  :  ne  sitis  sicut  cribrum  cjuod  extra  se  fariuam 
ejicit  bouam,  dum  intra  se  furfures  rolinquit  [tautum].  Ita  et  vos  ex  oribus 
vestris  [verba]  sapieutia  [plena]  ejicitis,  dum  in  cordibus  vestris  odium 
remanet.  O  servi  liujus  mundi!  Quomodo  futuram  vitam  assequetur  ille 
cujus  cupiditas  uoudum  est  hujus  mundi  rebus  satiata  et  cujus  desideria 
nondum   fmierunt?  Amen  dico  vobis  quod   corda  veslra   plorabunt   propter 


382  MICHA  KJ.  ASIN.  [52] 

Opera  vestra  :  mundum  [enim]  hoc  sub  Unguis  vestris  posuistis,  opera  autem 
bona  sub  pedibus.  Amen  dico  vobis  :  vitarn  futurara  coirupitis  [F.,  In.  (b) 
et  It.  (c)  (idduiit  lianc  praesentrm  vitam  integram  servandoj;  integritas  igitur 
hujus  mundi  amabilior  vobis  est  quam  fulurae  vitae  integritas.  Quisiuim 
ergo  hominum  crit  qui  a  via  rccta  plus  vobis  aberret  [vel  qui  conditione 
vilior  vobis  sit,  ut  aiiiiit  F.,  lii.  (/;)  et  It.  (r)],  siquidcm  haec  uon  ignoratis? 
Vae  vobis,  duces !  [caetcrae  omnes  lectioiies  aiunt  quousque  tandeni]  viam 
eis  qui  noctu  itcr  faciunt  monstrabitis,  dum  vos  ipsi  in  mansione  attouitorum 
[seu  nutantium  et  perplexorunv  quiescitis,  ita  plane  ac  si  geutes  quae  rebus 
hujus  mundi  fruuntur  hortaremini,  ea  tantum  mente  ut  vobis  res  suas  pau- 
latim  relinquaut.  Vae  vobis !  Quid  prodest  doraui  tenebrosae  si  lucerna 
super  tectum  suum  ponatur.  dum  iuterior  recessus  descrtus  sit  et  obscurus  ? 
Ita  etiam  et  vobis  nihil  prodest  si  lumcn  scientiae  in  oribus  vestris  sit,  dura 
inleriora  vestra  scientiae  vacua  atque  orbata  sint.  0  servi  hujus  mundi ! 
Nee  ut  servi  [dominum  suum]  timeutes,  nee  ut  homines  liberi  largitate  prae- 
diti  [habendi  estis].  Cito  futurum  est  ut  mundus  ipse  e  radicibus  vestris  vos 
evellat,  ita  ut  super  facies  vestras  vos  pronos  demittat;  postea  vero  naribus 
pronis  vos  humi  prostret;  deinde  crinibus  Iroritis  vos  arripiens  ut  peccatorum 
vestrorum  [poenas  luatisl,  a  tergo  vos  impellet  ut  vos  nudos  sigillatim 
tradat  Angolo  pensatori  boni  et  mali,  qui  quidcm,  postquam  ignominiam 
vestram  vobismetipsis  patcfaciat,  juxta  opcrum  vestrorum  malitiam  vos 
puniet.  » 

Hie  dominicus  sermo  adversus  improbos  sapientcs  occurrit  etiam,  loste  It.  (locis 
citatis),  apud  Q.  iisdem  plane  verbis ;  excerptus  videtur  ab  .\lgazele  ex  opcribus 
Al-Härith  al-Mul.idsabi  qui  saec.  IX  vixit;  sed  auctor  It.  nihil  omnino  dicit  de  aliis 
hujus  sermonis  lontibus.  Instar  appendicis  tarnen,  alia  verba  tum  Jesu  tum  Moysis 
tum    Dei  adjungit  quae,   ratione  sensus  et  formae  loquendi,  utpote  fragmcnta  vel  re- 

censiones    varialac   luijusce   sermonis    proculdubio   sunt  liabcnda  :  1 verbuni  occurrit 

apud  IJili/'it  (d-awUijä,  atque  Iraditum  dicitur  a  Wahal)  liiio  Munabbih  (saec.  VII).  Sic 
S(^  liabct  :  «  Dixil  Deus  (qui  exaltetur  et  honoriiicetur!)  objurgans  sacerdoles  ot  doctorcs 
Filioruni  Israel  :  Herum  divinarum  scientiae  studetis,  sed  noii  pi-opler  religionem; 
edocti  estis,  sed  non  ut  [bene]  operetis,  quamvis  de  operibus  ad  vitam  fuluram  neces- 
sariis  gloriemini (i*) ;  pellibus  ovium  induti  estis,  sed  animas  luporum  absconditas 
servatis;  festucam  ex  potu  vcstro  excolatis,  sed  illicita  montibus  similia  deglutitis ; 
religionis  onus  liominibus  ita  gravc  rcddilis  ac  si  mons  esset,  vos  autem  ne  minimos 
(piidem  digitos  levando  eos  adjuvatis;  orationem  prolongatis;  vestes  dealbatis  vestras; 
ad  haec  autem  omnia  ^facienda  ?|,  orplianorum  et  pauperuni  bona  l'nratis  \yel  j)raedatisl. 
.Sed  per  lionoreni  nicum  juro,  me  probaturuni  |i't7  percussurum]  vos  esse  aerumna  tali 
qualis  [adhuc  omnino]  latuit  consilium  prudentis  et  sapientiam  sapientis.  »  —  2"™  f'rag- 
mentum  evidenter  est  hujusce  verbi.  (piod  <|uidem  inseri  deberet  post  vocem  ^^.a;:'^' 
«  altonilorum  ».  Traditum  dicitur  a  «piodam  Abd  Alhili  lilio  al-Samäk  (cujus  saec.  mc 
latet,  quamvis  saec.  Vlll  vixisse  suspicor)  et  occurrit  similiter  apud  llilydt,  sie  se 
habens  :  <i  Culicem  ex  potu  vestro  excolatis,  camelos  autem  cum  oneribus  suis  deglu- 


[53]  I.OGIA  ET  AGRAPHA.  383 

litis.  »  —  3'""  (juod  traditum  dicitur  a  Ka'b  al-Akhbär  (saec.  VII),  occurrit  cliam  apud 
Hilyat,  atque  utpote  lectio  varia  et  deturpata  cujusdam  fragmenti  verbi  primi  est  haben- 
duni  :  «  Dixit  Moyses  [quem  Deus  salutet!]  :  Monacliorum  vestibus  induti  estis,  corda 
autem  vestra  corda  porcorum  sunt  et  luporum  rapacium.  »  Cfr.  n.  5,  6, 61.  —  Jam  a  primo 
aspectu  suspicari  potest  sermonem  imnc  dominicum,  necnon  omnes  aliae  lectiones 
supra  allatae,  cohaerentiam  servare  intimam  cum  locis  synopticorum  non  paucis  in 
quibus  Jesus  pliarisaeos  et  scribas  arguebat.  En  ergo  loca  Malth.  quibus  bic  sermo 
amplius  mihi  videlur  esse  similis  :  xxiii,  3;  xv,  8,  19,  20;  xxiii,  25-28;  xv,  14.  Quod 
ad  lectiones  alias  spectat,  conferas  oportet  Matlh.,  vii,  15;  xxiii,  24;  xxiii,  4;  xxiu,  14. 

54.  —  Ih.,  III,  188,  17  inf.  ^^f-  JU-j  .^^  JL«  ^  ö^  ^^  ö^  l5JJ 
L-Ui  _j^  Js-i  J\  L^Li  LiJLklJ  -'dUt^lj  cL,  'j^l  JLü  ^:>UI  \Ss,  ^_y>  j>\ 
^1  ^1  *)L}\  A-Afr  ^^~t  ^lis  ^dJlT  ^':i^j  J^i  Cx^^  "^^  ^-»^  ^'^  ^*°3  ''j^„-*^ 
~'  '^^  liJ^s'l  "V  ''JUis  ^.-Äi^l  •^=-\  ^  cV^  J^  "-^J^  -^„  (*^  ^-^  f  -r'jr^ 
<P<=A9     itls      ^'LvA-^l     U-Aj     "Jls      y     '"jLLLi^     -'1^3     ^L-ii     J\j     ^«-^U     •WiJ     jJJajlJ 

p;-  -'^j^i  ''"'v  '''jui  ._vj'  -^'  v>  '^y^  ^^  ^b^  c5^^  ^'^^  ^^j^  j^ 

viULI  a)  jLi  Ijjlf^  L»-Ij  !.Ui  ^  Ll*i  iS=-J\  -^  (_5~; ^  JJ^Li  »L  ^^:i\>,  ^\  L^l 
Äi-ls   UUi   'ij\L,   Jl   L^lj   '-''^i^jil   V  "  JUJ   ,.Ji^J\   X:>-\  ^  iVi   iÄA   d\j\   ^■iS\ 

-'•'^jJül  U  Jlii  s_ii;JI  Äi^i  ^tJ  ^^3  ^  o.^.j  ^_^  J^'-  -^Jiü  p'"  ^'^\  ~'^y^  •wJä 
ijLLJi  j  j>Uj  dl  3-2 ^u  c^JI  <-.b  ^_^  ^"j^3  '^'dJ  -cl^  JU^  ^^^-¥J'  >:^^' 
Ji   3''jA>i    I^U    l'-%i  L^   yb  JUi  iM:ij  3^0   ilÄi-l    jl  ^LljU    ^^JUI    A«3 

It.,  VIII,  228,  3.  —  M..  139,  ,15.  —  N.,  211,  7  inf.  —  1.  N.  ita,  hucusque  ab 
initio,  narrationem  breviatur  :  A''  -o  b  JU^  J^,  i..jsr>^  j_^l  i..U  ^_^c~.-  ,'  ^^j 
^1  ,^"1.  _  2,  It.  öCs7-='.  N.  om.  oCs7'-='j,.  —  3.  N.  ß^  ^b  J!  ^^U  Jyll=^U 
^-jjcj  i^r-^-°-  —  'i-  Omnes  om.  ^Jlf.  —  5.  N.  --s.:lß  ^ji}  Jlü.  —  6.  N.  JU.  —  7.  N. 
om.  JU.  —  8.  X.    \^/.  —  9.  It.  et  N.   l^.  —  10.  N.  jLOj.  —  11.  It.  et  N.  om.  JU. 

—  12.  N.  b^U.  —  13.  N.  ,jj.i.^.  —  14.  N.  a^-  JS'ij.  —  15.  It.  et  N.  ^Oj)^.  —  ](i.  N.  ^'. 

—  17.  N.  add.  J^j:^.  —  18.  N.  om.  w^Ji.  —  19.  N.  JU.  —  20.  It.  U.  —  21.  It.  add. 
JU.  Ilinc  ad  vocem  usque  jj,-'  propinquiorem,  N.  totum  om.  —  22.  It.  J  j.  —  23.  It. 
add.  JU.  N.  narratio  ab  hac  voce  usque  ad  J  propinquiorem  sie  so  habet  :  ^^  (Ji-*^^ 
\j|y.-  AJ!\  ^-U  ^^  ^..^.^^  5,U--  J,!  ^^j^y  —  24.  It.  om.  =^.^.  —  25.  It.  ^^<'  ^ 
ix^.  —  IG.  N.  add.  J.  —  27.  It.  om.  J'ju.  N.  J^j  ^.  —  28.  It.  JUi.  N.  JU^.  —  29.  It. 
om.  ^JJl.  —  30.  N.  iJJ^L  —  31.  ii.  JU  ,jJÜ  iKs  JU.  —  32.  N.  .Usr-'.  —  33.  N.  om. 
JUI  **-_3  »jUJI  J.  —  34.  N.  \iVj.  —  35.  N.  ...^j'JJ'  iJ^U.  —  30.  N.  Jlü  w-03  iL-i 


384  MIC.IIAEI.  ASIN.  [54] 

i'>Ül  ^jlj  olUi  J  JUi  viUi  JJ  IrLJ  ^uyi  >i^3  i^ti  L^\  «-J  Uli  JL:  L-, 


Jä 


'.  ^.^jj.  —  37.  N.  om.     ;^.  —  38.  h.  et  N.  om.  i-^^^.  —  39.  llinc  ;id  lincm  usqvie, 
texlus  N.   breviorem  perliibet  recensionem  quae  sie    se    habet  :   ^r^^^i   -^^'j  --^-^ 

NjUj  _"  ^'  ^^,  ^.^  JU"  J-<L  U!bU  U  ^'A.'!  'J^>  J  j^l  i-i  J  jUj  UU 
U^m'  ^,  UU  ^^1^  J'J'  'j..~Jlj  »IJä  «.^,  bi  ^Ax.n  J  J*^  =^^  _J^  U^  Li 
.^M  "iL  ^^^  ,o  ^J^    Jbi  i-biilL  i;;W'3  JU-"  J^  ^-U  .'oi"  ^K-  'irt  J  5^ 

Narratiir,    aiictoritato    Jarir   et    Laith,    quod    :    Comitari   voluit   (luidam 
iKirno  Jcsutii  iMariae  filiuin  (quem  Deus  salutct!)  et  dixit  ei  :  «  Tecum  cro 
tihique  sociabor.  »  Aljierunt  ergo  ambo  simul   et  pervenerunt  ad  fluminis 
ripani    [ubi]  sederunt   ad    nianducandum.    Secum   autem   tros   panes    porta- 
baiit  ex  quibus  duos  tantum  ederunt,  unus   vero  remansit.   Surrcxit  itaquc 
Jesus  (quem   Den?  salutet!)  ad  flumen  [tendensj,  et  postquam  aquam  pota- 
ret  rcvcrsus  est.  Scd  panem  qui  remauserat  non  inveniens,    dixit  homini  : 
«  Quisnam  panem  arripuit?  »  l\espondit  [homo]  :  «  Nescio.  »  Dixit  [narrator]  : 
Et  abiit  inde  [Jesus]  et  socius  ejus  secum;  cumque  vidisset  dorcadem  cum 
duobus  puUis  suis,  unum  duorum  ad  se  vocavit,  qui  quidciu  postquam  ad 
Jesum  pcrvenit,  ab  illo  fuit  jugulatus  ;  ex  eo  [ex  illius  carne,  fnistrum  Jesus] 
assavit,   comedit  ipse  et   homo  ille  ctiam,   dixitquo  postea  pullo   :  «   Surgc 
cum   Dci  venia!    »  Qui   quidem    surrexit    discessitcpie.  [Jesus   autem]    dixit 
homini  illi  :  «  Te  rogo,  per  lllum  qui  miraculum  hoc  te  videre  fccit,  [ut  mihi 
dicas]  quisnam  panom  arripuit.  »  Respondit  [homo]  :  «  Nescio.  »  Pervenerunt 
postea    ad    iluvium  aquae   [plenum],   et  apprehendcns  Jesus   manum  homi- 
nis, super  aquam  incesserunt  anibo,   cumque  [jam   fluvium]   portransiisscnt, 
dixit  [Jesus]  ei  :  «  Te  rogo,  per  lllum  qui  miraculum  hoc  te  videre  fecit,  |ut 
mihi  dicas]  qui.snam  panem  arripuit.   »  Respondit  jiomo] :  «  Nescio.   »   Per- 
venerunt  postea  ad  dcsertum  locum   [N.    ad   speluncam]  et  cum  [ibi]  ambo 
scdissent,  coepit  Jesus  pulverem  arena  [mixtum]  colligere  cui  dixit  :  «  Auniin 
lias  cum  Dei  (qui  exaltetur!)  venia!    »    Et  auniin  faclus  est,  quod  [Jesus]  in 
tres  divisit  partes,  dixitque  [htmiini]  :  «  Mihi  uua,  altera  tibi,  tortia  denique 
ei  qui  panem  arripuit.  »  Respondit , homo'  :  <■   Ego[sum!qui  panem  arripui.  » 
Dixit  ei  [Jesus]  :    «  'Potnm   aurumi  sit  tibi.  »  Indeque  discedens  Jesus  (quem 
Deus    salutet!),  illum   reli(iuit    soluni.     Duo   autem    homines   per  desertum 


[55]  LOGIA  ET  AORAPHA.  385 

[inccdentesi,  usque  ad  ipsum,  qui  secum  aurum  habebat,  pervoncriint  et 
cum  voluissent  [auriimj  illi  arripere  ipsumque  occidere,  dixit  ille  :  «  Sit  iu 
tres  divisum  partes.  Et  mittite  in  villam  unuin  ex  vobis  ut  cibuni  qiiod 
manducare  possimus  nobis  emat.  »  Dixit  [narrator]  :  Miseruut  ergo  unum 
ex  eis  qui  quidem  [intra  se]  dixit  :  «  Ut  quid  vero  aurum  hoc  cum  hominibus 
istis  dividam^'  Quinimo,  venenum  in  hoc  cibo  recondam,  sicque  ambos 
occidam,  aurumque  itotum]  mihi  taiitum  arripiam.  »  Dixit  et  fecit.  [Interca] 
autcm  duo  illi  homines  dicebant  :  «  Ut  quid  tertiam  auri  portionem  [homini] 
istidabimus?  Quinimo  eum,  cum  revertatur,  occidamus,  et  aurum  inter  nos- 
metipsos  dispartiamus.  »  Dixit  [narrator]  ;  Cumque  [homo  ille]  ad  ipsos  esset 
reversus,  eum  occidcrunt,  cilium  jpostea]  manducaverunt  et  mortui  sunt. 
Remansit  ergo  aurum  illud  in  deserto,  et  juxta  illud  tres  illi  homines  inter- 
fecti  jacebant.  Transicns  igilur  juxta  illos  ita  jacentcs  Jesus  (quem  Deus 
salutet!)  dixit  discipulis  suis  :  «  llic  est  mundus  !  Eum  ergo  cavctc !  » 

54'".  —  S.,  17,  11.  jl^— ;.  •^i  v^L,^  ^  j^  ^y^^  ■^  C5~*  öl  iSJJ 
iÄA  j^  UU.  U  ^a=Li  jJiL;!  -u^U  ^^^  Jl«  V  J^  W^'  -^3  f^l  l^_\^\i 
lii-j   J^is   ^^^   ^[^\  ■üb   ILU  <^j\  i">^    Jp-Jl   cl=^    ,3^.   j_5— ^  c^3  V^l 

Sj\  ^Ä]l  ^^^  J^  *Ü\  01=---  J^J"^  J^  -^.  y^  ^^^  ^^il  J^^^  (^  csr^  C^' 
^   >    L^_^3  Jlt    U^   JU-  ^■\    VI    lil^    U   JU-  ^Ii.^1    ^U  ^  iVl    i^ 

Jliä      lUl      \jj\^      ^      ^Ul      ^     <.      ,^-Ui      iJ^      C>U1      -Ufc      ,^— ^      -i^Li      |J^      ^U:£. 

Ji;  ^i-t^l  ._^U  j^  iVl  iÄÄ  dijl   ^Ä)l  (»">l-'l  <-i^  ,5-:^  J^  ^"^  jl=--  Jfjl 
JUi  ^jül  ^  t^^  j;J  V^  u-o^'  UI3  V"  ^Ü£  V  ^'1  J^  TiJ^  ÖT'^  VI  1:1^  U 

^  l^b  (.ISU   «wjliu    l^   dJ  ^  (.^Ui   Ufr    JU^  --^Jl    ^7^*-=  ^1    J^  ^-^Jl 

jjiki  A^iy  1»^  jUi  jiü  ^üi  ijAi-ij  byuü  jL  L'M"  <=  ^»i  •uU  ij-L»^  u  "^ 

ljjlft.1.   LJa)1   J:)*sü  1-v.<Cä  JLLi   j^^,-äU  l^_p- 

Narratur  quod  .Jesus  (quem  Deus  salutet!)   d    quidani   (^jtis  comcs   pere- 
grinantes  ibaat,  et  cum  ambo   fame  afficerentur  cl  in  (piandam  villam  per- 


386  MTCriARI.  ASIN.  [56] 

venircnt,  dixit  Jpsus  ad  comitem   suiini  :   «    Discedo  et  nobis  quid   cihi   ox 
villa  ista  quaere.  »  Surrexit  interea  Jesus  ut  oraret,  et  cum  homo  ille  rediisset, 
tres  panes  secum  allerem»,  recessumque  [Doniini]  Jesu  [plus  aequo   tardio- 
rein  censeret,  pauem  unum  comedit.  Rediit  vero  Jesus  dixitquc  ei  :  «  Ubiuam 
panis  tertius  est?  »  Respondit    homoj  :  «  Non  nisi  duo  tantum  panes  crant.  » 
Dixit  [narrator]  :  Processerunt  ergo  ambo  [simul]  in  itinere  suo  usque  dum 
transierunt  juxta  dorcades  quasdam  celeriter  currentes,  quarum  unam  ad  se 
Jesus   (quem    Deus    salutet!)  vocavit,    mactavitque,     ex  cujus  carne^'  ambo 
manducaverunt.  Postea  vcro  dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  dorcadi :  «  Surgc 
cum   Dei  venia!    »    et  ecce   ipsa  [repente]  currere   coepit.    Tunc    homo  ille 
[miratus]  exclamavit  :  «  Deo  sit  glorial   »  Jesus  autem  dixit  ei  :  «  Per  lllum 
([ui  miraculum  hoc  te  videre  fecit!  quisnam  [fuit]  homo  ille  panis  [furator]?  » 
(Uli  respondit  :  «   Non  nisi  duo   [tantum  panes]  erant.  »   Dixit  [narrator!  : 
l'rocedentes  itaque  ambo  [simull    in  itinere  suo,  transierunt  juxta  magnum 
flumeu   undis   murmurans,  et  apprehendens  Jesus  (quem  Deus  salutet !)  iiiius 
manum,  una  cum  eo  super  aquam  ambulavit  usque  dum  Humen  pertransie- 
runl.  Tunc  hoiuo  ille  [miratus]  exclamavit  :  a  Deo  sit  gloria!  »  Jesus  autem 
dixit  ci  :  «  Per  Illuin  ([ui  miraculum  hoc  te  videre  fecit!  quisnam  [fuil^  homo 
ille  panis  [furator]  ?  »  Qui  respondit  :  «  Non  nisi  duo  [tantum  panes]  crant.  » 
Rxcuntos  itaque  [ex  valle  illa  discesseruntl  usque  dum  pcrvcnerunt  in  quam- 
dam    villam    magnam,   omnino  vastatam,   et   ecce  prope  illam  tres  aurcos 
lateres  [invenerunt].  [Quos  cum  vidisset]  homo  ille  dixit :  «  Ecce  thesaurus!  » 
[Jesus]  autem  (quem  Deus  salutet !)  dixit  :  «  Thesaurum  hocce  [sie]  dispertiar  : 
latcrcm  unum  mihi,  alterum  tibi,  altcrum  vero  homini  illi  panis  [furatori].  » 
Respondit  ille  :  «  Ego  [sum]  ille  panis  [furator].  »  Dixit  [Jesus]  (quem  Deus 
salutet!)  :  «  Tres  omnes  [lateresl  tibi  sint.  »  li]t  [haec  dicens]  ab  eo  discessit. 
Remansit  ergo  [homo  ille  solus^  propc  eos  [lateres],  non  habens  [jumentum] 
quo  cos  vehere  possct;  et  cum  [interea]  tres  homines  prope  eum  transirent, 
cum  occideruiit    lateresque  arripucrunt.    Tum  duo  ex  eis  tcrtio  dixerunt  : 
«  Vadc  in  villam  et  alTer  nobis  cibum.  »  Profectus  itaque  est;  sed  unus  duo- 
ruin   qui    remanserant    dixit    :    «   Eia  ergo!    occidamus   cum   cum  reversus 
fuerit,  et   thesaurum]  hoccc  inter  nos  [tantum]  dispertiamur.  y>  Alter  vcro  re- 
spondit  :   «   Mihi  (juidem  jtlacet.  »  lUc  autem  qui  profectus  fuerat  ut  cibum 
emcret,  [intra  sc]  dixit   :  «   Venenum  in  cibo  reponam  et  duos  occidam,  [sic- 
que]  lateres  [omnes  mihi]  arripiam.  »  Et  ita  fecit.  Cum  autem  reversus  fuisset, 
cum   occiderunt,    sed  cibum   ab    ipso   allatum   manducantcs,   mortui    sunt. 
Transivit  ergo   [postea]  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  prope  illos  homines,  qui 
circum  [tres  lateres]  prostrati  jacebaut,  et  dixit  :  «  Ita  mundus  cum  suis  se 
gerit!  » 

54'".   —  TM.,  33,  11.  Je>  j  CfJ^  ^'^'  C^^  ^  cr^  c>^  ^  ^^ 


[57]  LOGIA   KT  AGRAPIIA.  387 

LjJjj  j^^  -V^l?  ^j-»^  ^-^  %jU  (»ÜJI  j  >l"Li  U^  LjJ  ,Jx=^l  jl  ^l_y^l  Jläs 
jJCIL  IjyL'lj  b>tS  'Ljjl  J^3  lil  •"'Cl  j|>Vl  j>UJI  -  j;irl3  ^Uyi  1^3  di)i  J*i^ 
<^U  (J--C-  jb^Ls    l;L?    /«Uyi    ^  ^olj  i>i::J  ''(»j.« Jl    AAsi]  <jmj  ''oLaj  Uli  «Cj^ 

<^yö\  ^o.vjA  '"^b"  ^  ij>;Li  U-Oi  iAÄ  ^j->jij:>Jü  Jii  ^«^_jji  viLU  (.:>iJi 

U-01  ^^  L'jJl  vjXD  '^Jjj  (»aa«.   ''j^  c^j 

RA..  76,  2.  —  1.  RA.  ordinem  sie  praepostere  invcrtit  :  L—  ^'jlL"  ^i  U^J  Jj^'  ,' 
!^U.  —  2.  RA.  J^U.  —  3.  RA.  U^'.  —  4.  RA.  addit  ^UDU  —  5.  RA.  UJI.  —  6.  RA. 
om.  haec  Iria  verba.  —  7.  RA.  addit  .,_jj,Lic^t  ix-»^.  —  8.  RA.  »^^  —  9.  RA.  ■Jl^oc^. 
—  10.  RA.  ."^j^.  —  11.  RA.  om.  ^r'-  —  12.  RA.  Jjy. 

hl  tempore  .Jesu  (quem  Deus  salutet!)  ibant  per  iter  quoddam  trcs  via- 
torcs  et  thesaurum  invcueruut.  Dixeruut  [ad  iavicem]  :  «  Esurimus  quidem; 
vadat  ergo  unus  ex  nobis,  cibumque  nobüs  emat.  »  Profcctus  itacpie  est 
unus  ex  eis  ut  cibum  afferret,  dixitque  [intra  se]  :  «  Consultius  quidem 
foret  si  letale  venenum  in  cibo  eis  dedero  ut  ex  eo  ambo  mauducarent :  sie 
enim  morirentur  et  thesauro  ego  solus  absque  eis  fruerer.  »  Hoc  igitur  fecit 
cibumque  venenavit.  [Sed  iuterea]  diio  alii  homines  [inter  se]  convenerant  de 
ipso  occidendo,  quum  ad  illos  reverteretur,  ut  thesauro  illi  soli  absque  eo 
frui  possent.  Cum  itaque  ille,  venenatum  cibum  afferens,  pervenisset,  ab 
eis  occisus  est;  qui  quidem  ex  illo  cibo  manducaverunt  ac  proiude  mortui 
sunt.  Jesus  autem,  cum  per  locum  illum  pertransiret,  dixit  discipulis  suis  : 
«  Hie  est  mundus!  Videte  quomodo  liosce  tres  occidit,  ille  autem  post  eos 
permansit!  Vae  quaerentibus  mundum  ex  mundo!  » 

A.ts  ^  liu>.^ls  ,j~i^  '^^^  JUJI  j_^5Ci  Ijjt  'lj,lil  ''U>Li  |»5Ci  JUI  Iää  j^ 
Uj  A,   LaiU.  LAs  /.ÜJI  J  "»^Uäs   L«--    (^^^   J^'  '-'^5  '^^  J^'  jjf-^  Uytsl  JUI 

It.,    VII!,    228,   11   inf.   —   1.    It.  om.   b^,.  —  2.   It.   ^~  X   —  3.   It.  i.'l.s-'Ij  jU  et 

quidem  recte.  —  'i.  It.  addit  j-JU.  —  ö.  It.  Li-J'  vo'^.-r''-  —  *'•  '"•'■  om.  Ij-I''.  —  7.  It. 
!ioM.  — 8.  It.  USIj. 


388  MICriARL  ASIN.  [58] 


9.  It.  JijJ.  —  10.  It.  w->jJ'  J^      -:^^.  —  11.  It.  addit 


iAj,    p*^lJ 


Nobis  narratum  est  super  hisloriis  Jesu  (quem  Deus  salutct!)  »luotl  ipse 
in  sua  peregrinatione  transivit  cum  apostolorum  turba  juxta  [thesaurum 
quoddara]  auri,  efTusum  uti  res  derelicta]  super  terram.  Postquam  autem 
ibi  constitisset  ut  cum  viderct,  dixit  :  «  IIoc  quidem  maximo  lethale  est; 
cavete  ergo  eum.  »  Et  continuo  abiit  et  discipuli  ejus.  Post  illos  autem, 
tres  [homines]  transierunt  ad  aurum  Tquacrendum],  quorum  (hio  illic  ma- 
nentes,  alteri  tradiderunt  aliquid  auri  ut  cum  eo  cibos  mundi  suavissimos 
Ulis  emeret  in  propinquiore  villa.'[Interea  vero]  tentavit  eos  iaimicus  [haec 
Ulis  suggerens]  :  «  Vobis  quidem  placet  thesaurum  lioc  in  tres  dislribuere 
partes!  [Socium]  hunc  occidite,  et  ita  in  duas  [tautum]  partes  distribuendus 
vobis  duobus  erit!  »  Slatucrunt  ergo  occiderc  eum,  cum  ad  eos  reverteretur. 
Dixit  [narrator]  :  Accessit  autem  [interea]  Satanas  ad  lertium  [hominem"  ut 
eum  [sie]  tentaret  :  «  Tibi  quidem  placet  accipere  tertiam  [tantum]  thesauri 
partem!  [Socios]  duos  occide,  et  ita  thesaurus  totus  tibi  soli  erit.  »  Dixit 
[narrator]  :  Empsit  ergo  venenum  qund  in  cilio  reposuit;  et  cum  ad  socios 
suos  cibum  afferret,  hü  super  illum  irruentes  occiderunt;  postea  vero,  ut 
cibum  manducarent  sedcrunt,  et  statim  ut  cibus  fuit  finitus,  ambo  mortui 
sunt.  Hcdieus  autem  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  a  sua  peregrinatione,  illos 
[tres  socios]  jacentes  vidil  circum  auri  [thesaurum],  aurum  vero  [integrum]  ut 
erat  antea.  Cum  ergo  super  hoc  mirarentur  ejus  discipuli  cique  intcrroga- 
rent  :  «  Quidnam  hisce  [hominibus]  accidit?  »,  hanc  eis  historiam  narravit. 

Multiplici,  ut  vidisti,  textii  factum  hoc  dominiciim  (radilur;  octo  tarnen  redactiones 
non  ita  inter  se  differunt,  ut  ad  quatiior  tantum  familias  (ut  aiunt)  redigi  nequeant  : 
1"  nempc  constituitur  ex  reJactionihus  In.,  M.,  N.  et  It.,  quamvis  textus  N.  breviorem 
scmper  perliibeal  narrationem,  quae,  praescrtim  in  i)rincipio  et,  (ine,  aliqualitcr  ab  aliis 
discrepat;  2"  uno  lexlu  S.  constat.  qiii  quidem,  etsi  ita  longus  sil  ac  ille  quem 
pracseferunt  redactiones  familiac  1'  ,  aii  illo  lamen  est  omnino  divcrsus ;  .!"  exurgit  ex 
TM.  et  RA.,  i|Uorum  lexlus  compendium  superiorum  dicerelur ;  4'  denique  Q.  tantum 
constituitur,  cujus  redaclio  brevior  omnium  videlur.  —  Quod  ad  fontes  altinet,  nihil 
aliud  scio  praeter  illud  (paene  nihil  diceres)  quod  ab  Algazele  asseritur  ad  initium 
Icxtus,  nempe  quod  factum  iioc  dominicum  narratum  dicitur  auctoritate  Jarir  filii 
Häzim,  e  Basora  oriundi,  qui  saec.  Vill  vixit.  et  Laith  filii  Abi"»  Salim,  in  KAfa  nati.  qui 
iisdem  paene  temporibus  lloniit.  Admonet  auclor  ti .  quod  alter  ex  Ins  duobus,  Jarir 
scilicel,  ulpote  narrator  dignus  lide  (wü)  aj)  omnibus  liabeatur:  l.aith  o  contra,  quamvis 
uti  veridicus  ((äjJw;)  generalim  judicctur,  amenlia  vel  sallem  stuUilia  senili  laborasse 
(JaL^i-l)  dicitur,  paulo  aiilequam  e  vita  migraret.  —  Quod  ad  sensum  speclat  hujusmodi 


[591  LOGIA  RT  AGRAPHA.  389 

fabellae  illiusque  cohaerentiam  cum  evangelicis  locis,  haec  tantum  mihi  asserenda 
videnlur  :  l"  De  mundo  hoc  despiciendo  proculdubio  agilur,  simulque  docetur  quomodo 
Jesus  a  discipulis  suis  sequendus  aliter  non  sit  quam  omnimoda  fidelitate  et  sui  abnega- 
tione.  Uoc  autem  generatim  cohaeret  cum  Matth.,  viii,  19-22  et  Luc,  ix,  57-62,  in 
quibus  locis  scribam  aliosque  duos  se  sequi  volentes  Dominus  ejicit.  2"  Ex  tribus  mira- 
culis  a  Jesu  patratis,  unius  tantum  origo  evangelica  patet,  ilHus  nempe  quo  Jesus  cum 
socio  suo  flumen  trajecit,  super  aquas  ambulans;  miraculum  enim  lioc  cum  illo  congruit 
[Matth.,  XIV,  24-3,'S)  quo  Petrum  a  submcrsfone  liberavit.  3"  Advertas  etiam  oportet  ex 
Marco,  VI,  36  partem  quamdam  fabellae  hujus  derivare,  etsi  per  longinquam  analogiam. 
—  Factum  hoc  dominicum  ex  illis  est  quae  Warnerius  congessit,  uti  videre  fas  est  apud 
Fabricii  Cod.  Apocr.,  III,  395  vel  apud  D'Herbelol,  Biblioth.  Orient.,  supplcm.,  230  b. 
Tum  hie  textus  tum  ille  redactionum  al)  HA.  allatam  supponunt.  —  Fabella  haec  a 
Bernhard  Pick  in  suo  opere  cui  titulus  liemains  of  Gospels  and  sayings  of  Christ 
sive  Paralipomena  (Chicago,  Open  Court  publishing  Company,  1908),  pag.  102, 
n"  111,  inserta  jani  fuit.  Conferas  etiam  quae  de  illa  docet  Rene  Basset  in  Revue  des 
Iradilions  populnires,  1905,  pag.  331.  —  Nee  oblivioni  dandum  hanc  ipsam  fabellam 
ex  arabico  fönte  in  vernaculas  Europae  linguas  transiisse,  saec.  Xli  aut  Xlil,  utpote 
quae  tum  in  Novellino  italico,  tum  in  fabellis  a  Chaucer  anglico  poeta  scriptis.  inve- 
nitur.  Cfr.  R.  Menendez  Pidal,  Algunas  retaciones  entre  las  leyendas  moiiscas  y  las 
cristianas  (apud  Stiidies  in  honor  of  A.  Marshall  Elliott.  II,  261,  n.  8). 

55.  —  Ih.,  III,  203,  4  inf.  J\^  lil  -'^j  Ut  4!1  ^  -'j^^-^l  '^^-^  Jü." 
D)j   JLa  *^\    if^'    iSy.    "^   oä-i    Tc_«jj   '"C-äJj    'a^ij  '' \axM     i^Sas-1  aj.^    ^y^ 

In.,  III,   206,  7.  —  It.  (al,  viii,  263,  10  inf.  —  It.  (bi,  viii,  269,  11  inf.  —   1.  In.  om. 

s-^-  —  2-  't.  (a)  et  (b)  om.  ^.—.J'.  —  3.  Omnes  habcnt  (.^l—"  .i-.U.  —  4.  In.  et  It.  (b) 

Jj^l    ..Ur  b'.  It.  (a)  A->^   ..^      .-^  'i'.  —  5.  It.  (a)  addit  X.'^'.  —  6.  Ilinc  ad  finem 

usque,  totum  desideratur  in  Ih.,  quamvis  sequcntia  addat  i^s  JsM.^   i^^  Jt^^ij.  — 

7.  Dicendum  de  It.  fb)  idem  quod  supra  dico  de  Ih.  in  nota  6.  —  8.  It.  (a)  cJ=i-'. 

Dixit  Jesus  Messias  (quem  Dens  benedicat  eumque  saliitet!)  :  «  Cum 
dies  sit  in  quo  aliquis  vestrum  jejunet,  ungat  caput  suum  et  barliam  suani 
[aliae  redactionr.s  nddiuit  comam  suam  pectinet  et  oculos  suos  collyrio  illiniat] 
labiaque  sua  [manu]  abstergal,  no  videatur  bominilius  jejunans.  Et  cum 
[elecmosynam]  manu  dextera  sua  det,  [eam]  abscondat  a  manu  sinistra  sua. 
Et  cum  oret,  velum  portae  [cubiculi  sui]  b^xet.  Dcus  enim  encomium  distri- 
Imit,  sicuti  res  distribuit  ad  vitam  necessarias.  » 

Teste  It.  verbum  hoc  traditum  scinius  a  duobus  thcidogis,  quorum  aller,  Nihil  lilius 
Yasär  nomine,  quonam  viverel  saeculo  iiescio,  alter  vero,  'Abd  AllAh  fllius  Mas  üd  appel- 
latus,  celeberrimus  est  intcr  eos  qui  tradilionum  mohammedanarum  cognitione  excel- 
luerunt  atque  Prophetae  fuit  quasi  coaevus,  nam  mortuus  dicilur  anno  32  hegirae  (saec. 


390  MICIIAEI.  ASIX.  [60] 

VII).—  Apud  synoplicos,  Marco  excepto,  invenitur  hoc  verbum  quasi  integrum  ;  si  enim 
excipias  additiones  quae  apud  I  r.  „b)  et  Ih.,  111,  200  inveiiiunUir,  quas  quidem  uti  am]di- 
ficatio  tcxtus  habendas  duto,  totum  verbum  consentit  cum  Mallh.,  vi,  3-'i;  0;  17-18. 
Appendix  tarnen  qua  verbum  linitur  nullo  pacto  inveniri  potest  in  evangelicis  locis  ut 
supra.  Sensus  hujuscemodi  appendicis  agraphae  omiiino  me  latet,  elsi  quamdam  illius 
consonantiam  suspicor  cum  hoc  textu  ter  repetito  apud  Matth.  (loc.  cit.,  :  «  El  l'aler 
tuus,  qui  videt  in  abscondito.  reddel  tibi.  »  Cfr.  n.  87. 

56.  -   Ih.,  III,  235,  21.   -   It.,  VIII,  342,  8  inf.  -  M.,  103,  9  inf. 

Dixit  Messias  (quem  Dens  salutet!)  :  «  Beatus  ille  quem  Deus  librum  suum 
docuerit,  postea  autom  non  moriatur  superbus.  » 

Ne  verbum  quidem  apud  li .  invenio  circa  fontes  mohammedanas  liujus  loci,  qui  prae- 
terea  ao-raphus  mihi  videtur,  quamvis  cum  beatitudinibus  evangelicis  cohaereat. 

57.  —  Ih.,  III,   237,  6.    -    It.,  VIII,  352,  1  inf.  —    M.,  135,  4  inf. 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Beati  huniiles  in  hoc  mundo  : 
illi  possidebunt  locos  elatiores  in  die  judicii.  Beati  qui  pacem  intcr  homines 
conciliant  in  hoc  mundo  :  illi  sunt  qui  hereditabunt  paradisum  in  die  judicii. 
Beati  mundi  corde  in  hoc  mundo  :  illi  sunt  qui  Deuni  (qui  exaltelur!)  videbunt 
in  die  judicii.  » 

Docet  nos  auctor  It.,  tcstimonio  cujusdam  theologi,  Rhaithama  filius  Abd  al-Rahmän 
(f  saec.  VIII)  nominati,  vcrl)um  hoc  dominicum  traditum  esse.  —  Kx  beatitudinibus 
evangelicis  excerptum  esse  credo;  ita  tarnen  ut  prima  Algazelis  beatitudo  cum  nulla 
earum  cohaereat,  sed  composita  vidcalur  :  quoad  sensuni,  tum  ex  Matth.,  xviii,  4  («  Qui- 

cumque  ergo  humiliaverit  se  ,  hie  est  major  in  rcgno  ccclorum  »),  tum  ex  Matth., 

xxiii,  12  («  Qui  se  humiliaverit  exaltabitur  »),  tum  ex  Luc,  xiv,  10  («  Dico  tibi,  amice, 
ascendc  superius  »);  quoad  imaginem  vcro  seu  slybim  lo<|uendi.  originem  tralii  diceres 
ex  illo  Matth.,  xix,  28  :  «  Vos  qui  secuti  estis  me,  in  regenerationc...  sedebitis...  super 
sedes  duodecim...  »  Vox  enim  arabica  quam  ego  per  locos  elatiores  vcrti,  estjj'-^' 
quac  stricte  pulpüurn  (hispanice  alininibar)  significat  ex  quo  mohamnicdanus  praedica- 
tor  sermones  in  tcmplo  pronuntial.  Apud  It.  vero  pro  liac  voce  aliani  invcnics.  yUJ' 
scilicct  quac  proprio  sibi  vult  phiiriis  vel  melius  turris  delubro  apposita  ex  ([ua  aedituus 
mohammedicus  praecationis  horam  promulgat  (hispanice  alminar,  gallice  minaret). 
Ad  secundam  quod  altincl  Algazelis  bcatiludinem,  cum  scptinia  Matth.  (v,  9)  mihi  con- 
scnlire  videtur.  Tcrtiam  dcni(|ue  eamdem  ac  sextam  Maith.  v,  8)  esse  nemo  est  qui 
dubitare  possit. 


[61]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  391 

58.  —  Ih,  III,  237,  11  inf.  —  It.,  VIII,  355,  9.   J  JU    <Ü\  ^  JJ 

viLlt  \y^Ms\  4j'L5C:u.Vt  Ij/Läi-li  •Wxi)   ^.iLXc.  c~«jJl  Ijl  »">LJI  •^Jlc     s- 

Dicitur  quocl  Deus  (qui  exaltetur!)  revelavit  Jesu  (quem  Dens  salutet!)  : 
«  Cum  til)i  licnelicium  quoddam  Ego  conl'eram,  tu  aulem  submLssus  humi- 
lisque  illud  excipias,  illud  quidem  complebo.  » 

Nihil  apud  It.  invenio  de  fontibus  moslemicis  liujus  loci  nee  ([uidquani  illi  simile  apud 
synopticos.  Agraphus  prolecto  mihi  videtur. 

59.  —  Ih.,  III,  240,  6.  Vj  JyJl  J  ^  ^jj\  jl  ^%J\  Ut  '^^1  Ji: 

It.,  VIII,  ;{(i2,  2  inf.  —  1.  It.  ^^~^.  —  2.  It.  LLlk). 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Semen  quidem  in  terra  bona  gor- 
minat,  non  autem  in  dura  petra.  Ita  etiani  sapientia  in  hnuiili  corde  opera- 
tur,  non  autem  in  corde  superbo.  Nonne  vobis  videtur  quod  ille  cujus  caput 
[domus]  tectum  attingat,  caput  sibimetipsi  franget.  ille  autem  qui  demisso  in- 
cedat  capite,  [a  tecto  domus]  obumitrabitur  et  protegetur?  » 

Ne  verbum  quidem  apud  It.  invenio  de  lontibus  moslemicis  hujus  loci.  — Prima  illius 
pars  cum  parabola  satoris  evangelica  apud  Matth.,  xrri,  3-23,  locosque  synopticoruni 
consentaneos,  optime  quoad  sensum  congruit.  .Simililudo  autem  a  Jesu  adüibita  in  linc 
hujuscemodi  loci  onmino  agrapha  mihi  videtur. 

60.  -  Ih.,  III,  247,  14  inf.  —  It.,  VIII,  381,   17  inf.    OU    ^^^    JL? 

v-Üll     <-y^     JCS\    hy^    (.>UI 

Dixit  Jesus  (quem  Deus   sahitet!)  :  «  Luxus  vestium,  superbia  cordis.  » 

Nihil  ail  It.  ad  locum  huac  cxplanandum,  illiusque  i'ontes  vestigandas.  —  Quamdam 
consonantiam  deprehendu  hanc  inter  dominicam  sententiam,  illamque  (apud  Luc,  vii, 
25)  a  Jesu  de  Joanne  prolalam  :  «  Ecce  qui  in  voste  pretiosa  sunt  et  deliciis,  in  domibus 
regum  sunt.  » 

61.  —  Ih.,  III,   247,  1  inf  —  It.,  VIII,  383,  11.  L,  (.^Ul  ^b  ^^^  JU' 

"UiätJL    ^S^A»    l»X.w«lj 


392  MICIIARL  ASIN.  [62] 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutetl)  :  o  Quid  est  quod  ad  me  venitis  inona- 
chorum  vestibus  induti,  dum  corda  vestra  corda  sunt  luporuni  rapacium? 
Induite  vesles  regum,  sed  corda  vestra  tiinorc  [Doniiiii'  mortilicale.  » 

Prima  hujus  verbi  pars,  scilicet  usque  ad  vücem  «  rapacium  »,  cum  verbis  supe- 
rioribus  (n"  5,  6,  53)  et  Matlh.,  vii,  15,  conferri  debet,  vel  melius  dicam,  illis  est  adji- 
cienda  Uli  redactio  ali(|ualiter  divrrsa  eorumdem.  Secunda  vero  pars  non  ita,  ipiamvis 
ejus  scnsus  (quod  scilicet  humililatis  virtus  in  inteiitione,  non  vero  in  simulatione 
consistat)  optime  cum  prima  parte  cohaeret.  De  fontibus  partis  primae  moslemicis  et 
cliristianis,  n"'  supradictos  5,  6,  53  conferas.  Quod  ad  secundam  attinet,  monet  auclor 
It.  (VIII,  383,  51  non  modo  Jesu,  sed  etiam  cuidam  devoto  homini,  liakr  filius  'Abd 
AIIAh  al-Muzani  vocalo,  qui  mortuus  dicitur  anno  100  kegirae  (saec.  VIII),  eani  ab 
auctoribus  adscribi.  Nihil  ei  similc  apud  synopticos  invenio.  Quamdam  cum  illo  Joel 
I II,  13)  connexionem  habere  diceres  :  «  Scindite  corda  vestra  et  non  vestimenta  vestra.  » 

62.  —  Ih.,  III,  288,  3.  —  It.,  VIII,  486,  9  inf.  U^  ^^-^  JyJ^^  -'^' 

d^_     V      ^      Jyl      J^      ^\     J^      Jlü      <~^\      L.      -V:>— >(      1^     J\     J^\      f^^'l 

Dixcrunt  apostoli  ad  Messiara  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Aspice  tcmplum 
hoc,  quam  pulclirum  est!  »  Et  [Jesus  respoudens]  dixit  :  «  Popule  meus. 
popule  mous!  Amen  dico  vobis,  non  rclinquet  Deus  lapidem  hujus  templi 
stantem  super  lapidem,  quam  non  dcstruat  propter  peccata  populi  ejus. 
Deo  quidcni  nulla  est  cura  de  auro,  nee  de  aro^cnto,  nee  de  lapidibus  istis 
quas  vos  miramini.  Herum  omniuni  dilectior  Dco  (qui  exaltetur!j  haec  est  : 
corda  nempe  bona.  Propter  haec  corda,  terram  Deus  florescere  facit;  propter 
ipsa  vero,  cum  bona  non  sunt,  terram  vastat.  » 

Nihil  auclor  It.  de  fontibus  liujus  dominici  verbi  loquitur.  —  Evidentissime  patet 
illud  (!X  lücis  synoplicorum  in  quibus  .lesus  templi  cversionem  praedicit  cxcerptum  esse, 
nempe  ex  Matth.,  xxiv,  1,  2,  Marc,  xm,  1,  2  et  Luc,  xxi,  5,  fl.  Appendix  vero  verbi,  a 
vocibus  scilicet  «  Deo  quidem  nulla  esl  cura  »  ad  finem  usque.  quamquam  ad  litteram 
nullibi  inveniri  mihi  videatur,  cum  doctrina  tamen  a  .lesu  prolatu  in  suo  cum  Saniari- 
tana  colloquio  [Joan.,  iv,  21,  23,  2'i  ,  quod  üeus  nempe  in  spirilu  sit  colendus,  aliqua- 
liter  congruit. 

63.  —  Ih.  (a),   IV,  9,  14.    j  \y>^   '^y    jl    J\    (.>U1    <.b    ^^.^   ^\ 

Ih.  (b),  IV,  163,  3.  —  It.  (aj,  viii,  51'.»,  10.  —  It.  (b),  ix,  3'i7,  15.  —  1.  It.  (a)  addit  ^  >,. 


[631  F.OGIA  ET  AGRAPHA.  393 

—  2.  Ih.  (b)  et  It.  (b)  ^y.  —  3.  It.  (ai  sJ^'.—  4.  Pro  liis  quatuor  ullimis  vocibus,  Ih.  (b) 
et  It.  (b)  aiunt  ,LL~iJ!  J  JUi.  —  5.  In.  (b)  et  It.  (b)  om.  s^-^^J,  addendo  tarnen  Us 
^tXD  'jj  ^jJl.  —  (j.  Ih  (b)  et  It.  fb)  aiunt  J-Vs^  ^-01  U  Jb.  —  7.  Ih.  (b)  et  It.  (b)  om. 
'-5-^.  —  8.  Ab  liac  voce  ad  finem  usque,  sie  aiunt  In.  (b)  et  It.  (b)  :  ^:X.!,  ai^j  o^s^juj  cS 
.^O  i^'  U  =^:.  l>j^  JU_3  ^^s^'  _-y  .J'  J  ^j^'  c^-  —  "•  ''■'•  'al  J-^''  ~ 
10.  En  triplex  alia  redaetio  hujusceniodi  verbi,  (juae  (juidem  aliqualiter  ab  his  differt  : 
1^'  M.,  33,  4  :  .J,^,      -^  L     llis  ,  -.LI  w   ^o  1^=^  U^  j_^    AJ^  i..U     _^     ,1     .-,, 

S--  .»tO   Ij^  Jli,  i.^!    o^sr*     y^  ij     ^^   X-,  iJi  JJ!     i.^     .^i  sJ^U  L).OI  ,i 

CjJI.  —  2»  Q.,  I,  265,  IG  Inf.  :  ij^  |^sr^  x_t,  c^'    «^j  jj'    ^ÜJt  jJU     ^  ,.^  ^j , 

JU  j,»  .^  ^'  ^--  oC',   c:,^  iJ'Ltj  ,^JJ'  '-\i  JU    ^  JU  LjjJI  ^  vo-^-*j  -^■' 

wi}j  U  c.^  o-O  Ijj-  JU^  >==^'-^  i*'"~"  •*--^  v.r~:^  ^y-  ~  ^"  '^-'^  al-Hasan  al-13asri 
apud  It.  ^a)  et  (b)  :  äiJ  J^j  -'i^  l^^r^  J—y^  j^^  U^»j  ^^^^ll  aj  y  >b!_.l!  aJ^  ^«.^  .1 
lo.OI  J.J.  ^  ^'  13^  ÜJt   ^^_^  ^,,   U   .^.^  N!  ^1  ^^_^  ^_.   l,    J  JIH3  ^.yjl 

Attigit  Jesus  (quom  Deus  salutet!)  [in  sua  abstinenlia  ad  perfectionem 
adeo  magnamj  ut  lapidem  pro  cervicali  assumeret  somno  carpendo.  Accessit 
auteni  ad  eum  Satanas  et  dixit  ei  :  «  Nonne  hunc  mundum  pro  futura  vita 
reliqueras?  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Utique;  sed  quid  novi  evenit?  »  Dixit 
[Satanas]  :  i  Lapidem  hunc  pro  cervicali  sumere  [Ut  tu  fecisti],  vitae  hujus 
deliciarum  IVuitio  est.  Cur  ergo  caput  super  terram  non  apponis?  »  Jesus 
ergo  (quem  Deus  salutet!)  lapidem  ejecit  et  caput  suum  super  terram 
apposuit. 

Multiplici,  ut  vidisti,  Tonte  l'actum  hoc  dominicum  traditum  constat.  Onines  autem 
redactiones  quas  supra  adduxi  inter  se  conveniunt  ([uoad  sensum.  etsi  littera  vix  in 
Omnibus  diflerat.  ümnes  etiam,  praeter  redactionem  In.  (a)  principalem,  appendicem 
quamdam  addunt,  verba  scilicet  sequentia  a  Jesu  adhibila  ut  Satanam  repellat  cum  la- 
pidem ei  projicit  :  «  Accipe  tibi  lapidem  cum  omnibus  rebus  quas  reliqui  »  (In.  [i^J  et  It. 
[6];  vel  etiam  :  «  Hoc  tibi  habeas  simul  cum  mundo  »  (JM.  et  al-Hasan  al-Basri) :  vel 
denique  :  «  Hoc  tibi  habeas  simul  cum  rebus  quas  reliqui  »  (Q.j.  —  His  dictis,  monen- 
dum  est  redactionem  omnium  lide  digniorem  eam  esse  quae  apud  It.  invenitur 
auctoritate  al-Hasan  al-Basri  (saec.  VIIIj  traditam,  utpote  quae  tum  iiujus  testis 
antiquitate  (anno  enim  HO  hegirae  est  vita  functus)  tum  etiam  ejus  vcracitate  atque 
traditionum  scientia,  caeteras  omnes  redactiones  antecedit.  —  Quam  vis  locus  liic 
agraphus  omnino  videatur,  quamdam    connexioncm  habere  diceres  cum  locis  synopti- 


394  MICIIAKI.  ASIN.  [64] 

corum  in  quibus  triplex  Jesus  tentatid  in  Jeserto  describitur.  In  prima  quidem  nocnon 
in  secunda  [Matth.,  iv,  1-7^  de  lapidibus  etiam  loquitur,  quamvis  alia  prorsus  sint 
adjuncta.  In  tertia  denique  Jesus  diabolum  rejicit  [Matth.,  iv,  lOi  verbis  non  omnino 
dissimilibus  ab  eis  quae  in  liujus  loci  appcndice  supra  dicta  vidisti.  Huc  accedit  quaedam 
indubia  hujus  loci  relatio  cum  illa  Domini  scntentia  [Matth.,  vm)  :  «  Filius  autem 
hominis  non  habet  ubi  caput  reclinet.  »  Cfr.  n.  81. 

64.  —  Ih.,   IV,   45,   13.  —  It.,  IX,    6,   13   inf.    —   M.,  162,  14   inf. 

Q.  apud  It.  —  N.,  232,  9.  —  1.  N.  Jyb  ^_--^  j^^.  —  2,  N.  add.  jI'L.  —  ,3.  Q.^».^^l.. 
—  4.  N.  ^i^^r^'  ^  ^jjy^.  ^'  j.r^  ^  !>"^  er'- 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet !)  :  «  Non  assequcmini  illud  quod  amatis, 
nisi  per  tolerantiara  rorum  quas  detestaniini.  » 

Nihil  apud  Ir.  invenio  de  l'ontibus  verbi  iiujus,  quod  quidem  agraphum  censeo.  Cf. 
tarnen  Joan.,  xii,  25. 

65.  Ih.,  IV,  52,  18  inf.  -  It.,  IX,  25,  8.  ^^--c  Jls"  ^U-JVI  J  cJ\j 
Jyl  Cl^  ^Vl  ^Vlj.^yJi;  j-JI  jl  Si  ^  (»iO  ^Li  ai!  ^>LJ1  Oc  j,j^  ^1 
^i  _jj^\  AiJl  ■ül    J^   (>".V1   li)-*^   w-,^  ^j^   S_  jts\   j:l\  Ij^jlir  V  J^ 

/wL«    AjM    ^j J     ^i^    4jio      j~-~^     '—'r"^    iy3     '—'jO'     *ia*lJ     OeiiJj    Ää-I 

Vidi  in  Evangelio  dixisse  Jesum  filium  Mariae  (quem  Deus  salutet!)  : 
«  Dictum  est  vobis  antca  quod  dcntcm  pro  deute  et  nasum  pro  naso.  Ego 
autem  dico  vobis  :  ne  resislatis  malo  cum  malo,  sed  e  contra  :  (juicumque 
dexteram  maxillam  tuam  percusserit,  verte  illi  et  maxillam  sinistrara;  et  qui- 
cumque  pallium  tuum  arripuerit,  da  illi  et  femoralia ;  et  quicumquc  te  vi 
coegerit  ut  secum  mille  passus  vadas,  vade  cum  illo  duo  millia.  » 

Silet  It.  circa  moslemicis  l'ontibus  hujus  cvangelici  loci,  {(ui  quidem  apud  Multh., 
V,  38-'il  ad  liltcram  invenitur,  quibusdam  vocibus  e.Kceptis.  Has  inter  voces  quac  aliqua- 
litcr  dilTcrunt  a  textu  Vulgatae,  ul  piaecipue  roccnsentur  nasum  loco  oculi;  pallium 
loco  tunicae;  ei  femoralia  loco  pallii.  Vox  «b.  proprio  significat  (podcumciue  operimen- 
lum  exterius,  ac  proinde  pallium  sive  IfAinov.  Vox  vero  ,j',  cum  de  viris  dicitur,  nihil 
aliud  est  quam  tegumcnlum  quo  cingitur  nudum  corpus,  praecipue  autem  surae  puden- 
daequc.  Ilac  ergo  de  causa  idem  est  ac  femoralia  sive  (juitdcumque  operimenlum  inle- 
rius,  ut  graecum  j(^itwv. 

66.  —  Ih.,  IV,  98,  8.    —   It.,  IX,  146,   7   inf.    ^U    L^j    ji    ^jj 


[65]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  395 

Jl«r  <li\  ^=>-jiJ  ^'1  <■■»  jlj   ^J^j  ^^j  ^\   jitiJi\    il>     J^  'ij>zJii\  z.'^^   jLtU-lL 

Narratur  quod  cum  Zacharias  (quem  Dens  salutet!)  ut  ab  iniUlelilnis 
(iliorum  Israi'l  fuoeret  intra  arborom  so  abscondoret,  hoc  illi  animadver- 
teutes,  serraiu  attuleruut  ([ua  arboreiu  secaruiit  usque  dum  scrra  ad  Zaclia- 
riae  capul  pervouit  gemitumque  uuum  Zacliarias  ruiisit.  Dous  autem  (([ui 
exaltetui!)  illi  revelavit  :  «  ()  Zacliarias!  si  ad  me  gi'mitus  alter  i'x  te  perve- 
neril,  de  [)rophetarum  catalogo  tf  procul  dubio  dclebo.  »  Zacharias  ergo  do- 
lorimi  patieulcr  lulil  usipie  dum  in  duas  esl  scissus  partes. 

Apud  It.  et  M.,  K,  'l  plura  liuic  loci)  ailjancta  iiivenics  (|uil)us  l'abella  liaec  coiiipletur, 
([uaequc  ex  liisliiriog'raphis  aral)iljus,  uti  al-Taljari  (ctlil.  Caliirae,  II,  22,  9  inf.)  et  Ihn 
al-Athfr  (edit.  Tornberg,  I,  217),  sunt  excerpta.  Legeiidaria  hacc  narralio  «  ex  (juibus- 
dam  apocryplioruin  somniis  ■■  uli  sanctus  Ilieronymus  loquilur  [('dinni.  in  cup.  Will 
Malth.,  lib.  4")  ortuni  duxit.  Vidoas  apud  Fabricii  Cod.  Apucr.,  I,  120,  342,  praecipua 
de  re  hac  ab  scriptoribus  antiquioribus  tractala.  Coiifcras  etiaiu  oportet  apocryphuni 
cui  titulus  Axce/isio  Isaiae  (v,  i-lü) ;  narratio  enim  iiiartyrii  hujus  prophetae  originem 
proculdubio  praebuit  traditioni  moslemicae  de  (|ua  nunc  agimus,  et  fortassc  per  sim- 
plicem  scribarum  errorem,  nomen  Zachariae  pro  nomine  Isaiae  mendose  traiiscribendo, 
nani  tum  Tabari  (I,  2.S())  tum  li)n  al-Atlu'i-  (I,  1X0),  tum  al-TIia  alabi  in  suo  opere  Pro- 
phetarum  Li'gendac  (edit.  Caliirae,  l.iOd  bog.,  pag.  208),  narraiit  Isaiae  iiiartyrium 
iisdem  paene  verbis  ac  Zacliariae. 

67.  —  Ih.,  IV,  110,  18.    S;\^\    ^J.    J    j;.>ll    -i^.    jl^    U    Ol    ^jj 

■f~!ji*3jl     'yi    ;_üi,^!      ^    iLi-     'yü    Alle.    <ii,U>-5    ''y> 11    A—lt       c-      A_,U;      ^«j    "C^     'r^J^ 

JL«   mi;'  U.jjt«   c^^    c^y  ^  ^>jU=^   '*-!=-      -'I3   j-'^   ^^     -^    1-^    ■*— ^     (j    ^j^"^    Jl^' 

^^^Ül  J^  ^.,  ^±.^  ^■>Ul3  '^'b^UI  Ui  ^^„^  Jl  ^^.3  <L_i;  ^  ^y  Jl 
Ali  J.,^11  lilx^l  L».,J  ^l?  (.^Ulj  ^i>Ul  .^.It  ^„i  Jl  -''JU;-  4.1)1  ^^3^  <i.li>- 
>V1  Ü3  4_-L    <..:>J   a;-L^   -'.sL^i  -vli   ^jU)l   Ü  L^^JUi   ^,,  ^L  U  .^J^i 

It.,  IX,  187,  11  inf.  —  1.  Deest  j-L  in  It.  —  2.  Deest  ^-l— "  in  1  r.  —  3.  Deest  J-Iju  in  It. 
—  4.  Deest  übl-^aJl  in  It.  —  5.  I  r.  addit  xUi.  —  G.  En  alia  lectio  satis  ilivcrsa,  quae  apud 
HC.   (73,   171   occurrit  :    J-il,-,!      J^     ,^'U      .»   JU  a*.-,    AUI  i.L      .^.^  .  .A    ^L.* 

PATR.   On.   —  T.    Xlll.   —  F.   -i.  'M 


306  MICIIAKr.  ASIN.  [CO] 

^Ji     ^J^^  ^O^     H.     _Lo  L'^   ^^-  N'  VjJ!  JU.    jÜ'  lj^^U,^.  J  ii'  ^JJt 

Narratur  qiiemdiim  latronem  in  viis  filioruin  Israel  per  quadraginla  annos 
latrucinia  fecissc.  [Post  liaoc  autem,  (juadain  die,]  transivit  juxta  cuiii  Jesus 
(quem  Dous  salutet!)  a  cujus  lergo  unus  ex  apostolis  suis,  qui  (|uidem 
iiiter  monaclios  [seu  (hn-olos]  filiorum  Israel  annumerabatur,  veniebal.  Dixil 
autein  latro  iutra  se  :  «  Ecce  proplieta  I)ei,  qui  liaiisit,  et  juxla  euin  uuus 
ex  apostolis  suis.  Quod  si  ego.[ex  nionte  in  viam]  descondero,  unatpie  cum 
ambobus  tertius  [in  itincre;  fuero...!  »  Dixit  [narrator]  :  Descendit  itaquc 
[latro]  alque  ut  ad  apostolum  sese  appropincpiarct  conari  coepit;  sed  [cito] 
semclipsum  dcspiciens  et  apostolum  magiiineans,  diecbat  intra  se  :  «  [Homo 
peccator]  cum  ego  sim,  propc  Iiunc  liomineiii  devulum  ambulare  non  debeo.  » 
Dixit  uarratorl  :  Intcrea  vero  apostolus  [latroiiis  propinquitatem]  aniinad- 
vertons,  dicebat  iutra  se  :  «  Ilomo  iste  a  latere  meo  ambulare  [festiuat].  »  Et 
[liaec  dicens]  gressus  suos  cclcrabat  versus  Jesum  (cui  Dens  beuedicat  oumquc 
salutet!)  a  cujus  lalere  inccderc  coepit,  latronem  a  tergo  suo  reliucjuens.  Tunc 
Deus  (qui  exaltetur!)  revelavit  Jesu  (cui  Deus  beuedicat  eumque  salutel !)  : 
«  Die  ambobus  quod  opus  [salutis  aeteniac]  de  novo  '^.xh  liinc]  incipere  de- 
beant,  quia  anihorum  üj)era  jam  iiueusque  transacta  Ego  quidem  delevi.  I'ro- 
fecto,  quod  ad  apostolum  allinet,  ejus  benefacta  delevi  propter  ipsius  super- 
biam;  quod  vero  ad  allerum  [liominem]  altinet,  ejus  malel'acta  delevi  prop- 
terea  quod  semelipsum  aspernatus  est.  »  Nuntiavit  igitur  ista  [Jesus]  ambo- 
bus, et  secum  in  peregrinatione  sua  latronem  ducens,  illum  fecit  esse  unum 
ex  apostolis  suis. 

Auctore  It.  iissereiUe,  facluni  hoc  doiiiinicuiii  siiiims  apiul  Q.  etinm  iisdoiu  jilane 
terminis  inveniri;  sed  nihil  ampliii.s  nos  odocet  de  illiiis  l'ontibus.  —  t'.iini  parahola  cvan- 
gclica  Phnrisaei  et  Puhlicuni  (apud  Luc.,  xvm,  9-l'i)  milii  visiini  est  (luodaiimiodo  fac- 
tum hoc  coliaerore,  quia  in  hoc  eliaiu  hitro  ipii  sc  huniiliavit  exaUatur  sicul  publica- 
nus  ille,  dum  e  contra  apostolus  Jesu  qui  se  exaltatus  l'uit  liumilialur  sicut  pharisaeus. 
Nota  tanicn  ncutrum  oraro,  ut  in  cvangelio.  I'roptcrea  cum  evangelica  vcrilate  melius 
consenlire  videtur  alia  (^jusdcni  l'acli  narratio  <piae  a]>ud  RC.  occurril  liis  verliis  :  «  Dici- 
lui'  :  l'.xivit  Jesus  (i|uem  IJcus  salutet!)  et  cum  eo  (|uidam  sanclus  homo  ex  sanctis  lilio- 
iMuii  Israel.  Ambos  autem  sci|ucbatui'  <|uiilani  iieiuo  peccator  i[ui  scelcribus  suis  inter 
filios  Israid  valdc  notus  erat;  sed  [cilo|  recedens  ab  am])obus  ac  procul  (in  via]  sedens, 
corde  contrilus  oravil  Deum  lt|ui  glorilicetur!)  et  dixit  :  «  O  Dous  ineus!  parce  mihi!  » 
I intcrea  vero]  sanctus  ille  oravit  et  dixil  :  «  ()  Deus  meus!  ne  nie  consocies  crastina  die 
"  cum  liominc  islo  peccatore.  »  Tunc  Deus  ((|ui  exaltetur!)  revelavit  Jesu  (iiucin  Deus 
salutel!)  :  «  Ego  (|uidem  amboruni  oralioucni  siniul  exaudivi  :  Sanctum  enini  rcpuli,  pec- 
«  calori  vero  peperci.  »  —  Ni  fallor,  huic  narrationi  valdc  similcs  sunt  aliac  Ires,  ab  Al- 


; 


[fi7]  r.nC.IA   KT  AC.llAPliA.  :!fl7 

gazele  in  In.  allatae,  in  (juibus  tanieti  de  Jesu  nun  agilur  ner  evangeliis  tribuunl.ur,  seil  c 
traditionibus  tum  moslemicis  tum  judaicis  dicuntur  excerpta.  Rn  carum  versio  :  1'  ex  In., 
II!,  2'i3,  11,  et  It.,  VIII.  '-'tll,  10  :  «  Narralur  (pind  i|uidam  linmu.  iiiter  tilios  Israöl  vivens, 
i|ai<|ue  (ib  niultitudineni  corruptionis  suae  Iniprobus  filioriiin  Israel,  vocabalur,  Iransivit 
juxta   alium  liomineni  cui  dicebatur  Devolns  filioriiin  Israel,  supra  cujus  capul   imbcs 
illum  obuHibrans  iprndebal  e  coelo  |  dum  ppope  mim  Inipi-cibiis  transibat.  Dixit  autcni  liir 
intra  se  :  «  Kgo  ([uidem  Iniprobus  lilicirum  Isrard  sum,  liic  auloni  Oevotus  fdiorum  Isratd. 
«  Quod  si  juxla  i'um  assiderem,  l'ortasse  Dous  mei  misereretur!  i>  Sedit  ergo  juxta  eum. 
Devotus  vero  dixit  :  «  Ego  ([uidem  Devotus  filiorum  Israid  sum,  Iiic  autem,  Improbus 
«  filiorum  Israel.   Quomodo  ergo  juxta  me  assidebity  »   Pudore  tum  suffusus,  illumque 
dedignatus,  dixit  ei  :  «  Hecede  a  me!  »  Tunc  Deus  rovelavil  cuidam  prophotae  illius  tem- 
poris  :  «  Ambobus  praecipe  ut  opus  Ar  novo  incipiant;  Improbo  enini  poperri,   Dcvoli 
«  vero  liona  (([irra  delevi.  "  In  alia  autem  recensione  (ait  Algazel  ipse)  :iddilur  :  «  El  <onti- 
nuo  trauslulil  se  nubcs  supra  Caput  Irnjirobi.  »  —  2-'  ex  In.,  III,  2'i.>,  JS;  Ic,  VIII,  M7I, 
2.')  :  «  Narratur  (piod  quidam  Iiomo,  inlor  lilios  Israel  vivens,  atl  devotum  i|uemdaiii  dum 
in  oratione  prostratus  esset. adivil  et  super  ejus  colIum  pedem  posuil.  (Jii  dixit  devotus  : 
«  Aul'ei'  [de  super  Collum  rueum  pedem  tuum|l  Nam  perDeum!  juro  :  non  parcet  tibi 
«  Deus!  »  Tunc  Deus  revelavit  illi  :  «  O  (u  qui  adversus  me  superbia  elatus  resistis!  iRes 
c(  non  ila  se  habebit]  :  ipiinimo  tibi  ne(pia(|uam  parcet  Deus.  »  — 3'  ex  lir.,  IV,  110,  t'i. 
et  Ir,,  IX,  1S7.  ,S   :  «  In    Tradiüone  [moslemica  narraliir]  ipiod   duo  homines   ex  liliis 
Israid  mutua  in  Deo  fraternitate  vincti  erant.  Unus  autem  coruin  [peccatisl  semetipsum 
depravabit;  alter  vero,  ipii  Dei  servitio  erat  addicius,  illum  continuo  adniont'bat  at<iue  cla- 
mori'  et  verbis  incrcpabat:  cui  ipeccatorl  i-espondebat  :  «  Sine  me,  per  Dominum  meum! 
(I  Numquid  enim  missus  es  |a  Dooj  ut  custos  mei  sis?  »  Quadam  autem  die  illum  vidcns 
gravissimum  peccatum  committentem,  valde  iratus  est  vi  exclamavit  :  «  Non  parcet  tibi 
«  Deus!  »   Dixit  [narrator]  :  In  die  autem  judicii,  Deus  ((jui  exaltetur!)  dicet  filli  bomini 
poccatori]  :  «  A'umquid  poterit  aliquis  prohiliere  misericordiam  mcam  a  servis  meisy 
«  Vade  fin  pace],  tibi  enim  peperci.  >■  Postea  devoto  dicet  :  «  Te  vero  ignis  supplicio  ad- 
«  judicavi.  »  —  Quod  ad  sensum  attinet  omnium  hujusmcidi  tradilionum,  nibil  dubium 
quod  cum  parabola  evangelica  supradicta  coliaereat,  ut  videri  licet  sae(|uentia  Algazelis 
verba  legenti,  i[uae  instar  commentarii  ad  priorem  trium  narrationum  ab  ipso  ponuntur 
(In.,  III,  2'i.'{,  !())  :  «  Ilaec  vero  traditio  te  docet  Deuni  ((|ui  exaltetur!)  nibil  aliud  a  servis 
suis  velle  nisi  eorum  corda.  Servus  itacpie  ignarus  et  rcbellis,  dummodo  Dei  reverentia 
aflectusj  bumilietur  et  Dei  timore  [perculsusj  semetipsum  parvipendat,  jam  ('actus  est 
servus  Deo  obediens  in  corde  suo,  immo,  obsequentior  quidem  est  quam  servus  sapiens 
sed  superbus,  vel  devotus  sed  amore  sui  captus.  » 

68.  —  Ih.,  IV,  124,  12.  —  Q.  apud  It.,  IX,  231,  6.  j^-__JI  ^  ^>j 
tUVl  ^.'i'j"  Jpi^3   ^-'IjcJI   oyii-^"  f^\  ilr'.-'^j^'   y-^"  '^   '-"-*  ^^  c'y^'lj   'i'%Ji\  Oi 

Narratur  quod  Messias  (cui  Deus  bcneilicat  oum(|u<'  saldlotll  di.xil  :  «  O 
turba  apostolorum!  Yos  ([uidcni  pcccata  tim(!lis;  no.s  vero,  turba  scilicet 
prophetaruui,  iufidelitalom  tiauMaus.   » 

Nihil  omnino,  ni'c  de  moslemicis  nee  de  cbristianis  vi'rbi  hujusceinodi  fonlibus,  scio. 


398  MICHAEL  ASIN.  [681 

69.  —  Ih.,  IV,  131,  1  inf.   ^j^\    ju-,    ^%J\    V^J^    \.Jj    j.   ^^.    J^^ 

^jy=^  ^^  J^i  ■3y^S  j*^"^  f  j^-^  ^_>— -'  -^  ...jt^sU-  ^\  Ji^  -}^-=^  j^"  ^y  y^i 

«uAi:,   jl^3  ^r-AiJl    v:uo    jjl    «>^i   >Ui3  ^^>!  bbj-Xo    ji  L^JU    <.j.\     jU    JL«   ^^U 
öU^J    (>j'V*    J^_>^1    fj-b    ^>-J    ^    V^    ^v--^    "^^    v:^^    ^    >V   4j    r^--^_J    IjU 

-.li  A^lt    j^^^   j:s~    "»JLO    ^^LJl    A„U  Ij^j,  (_5-^.j    j-uJlj    ^-^^^    ''^  '^(^^    J~^ 
''^^}   t   -»««l  "»J  cJLös  ■'^_y_^LÜ  4^|_^1  OJ03  <,Jü^  j»ä)  'U.j^j    '^"^^  1«-="  (T^   ^J" 


14 


i»^X'l    Jls  «cl    («c-^ji    jj-^    (_^ — '    '^^yi  ^\j  lils    U.j;^_^,-axj  A^l   Ol    ^rl  /r-»^-' 


C>LJI  «-.U-    o'^^^rf    jl    *^'    ^    ,<^    JLöi    '''di;    ^^l—t    ^ä "J     J  dLjj   jl    ^j  vtJL- 
^_  L   (.>L-il  ^U  l/j  JU;  .LC   J^   vi  l^,  V  S3U.   jÜlj   0.11    j^    jl  ^^^1 


IC) 


dlli 


Ir.,  IX,  248,  7  inf.  —  N.,  241,  2  inf.  —  1.  Deest  i-'  in  It.  —  2.  Ad  hanc  usque  vocem, 
lotum  deest  in  N.  —  3.  Ir.     --Vj.  . —  U.  It.  ^::,J»ä1  et  N.  vj:^f=^'.  —  5.  Ab  hinc  usque 

ad  voces  ^\  .'o  S'^  ■)J  J^,  deest  toluiij  in  N.  —  ü.  It.      JL>.  —  7.  Deest  O-O  in  It.  — 

C        "^  ^  o-  • 

8.  It.  JTj'o..  —  9.  Deest  aj  in  It.  —  10.  Deest  ^._P-^^  ^  in  Ir.  —  11.  ir.  addit  j^-O  ^y'. 
—  12.  N.  5^^!  J  J'j^.  —  13.  Deest  .;j  b  in  It.  —  Vi.  It.  'jI.  —  15.  Deest  ^  in  It.  et 
N.  —  IG.  X.  alt  ^,  l>  oXU  }j,J\  ^i. 

liilruvit  JoaiuK's,  Zaciitiriae  lilius  (quus  Dens  salulet!),  in  Doiuuui 
Sanclam  (Hierosolymael,  dum  [atlliuc  puer]  esset  annorum  octo,  et  vidit 
quomodo  liomiiies  pii,  divino  cullui  addicti,  vestibus  ex  lana  crinibusque 
confectis  eraiil  induli,  i|iiomodo  etiain  periectiores  ex  ipsis,  claviculas  suas 
dilacerantes,  atque  in  lias  claviculas  ferreas  catenas  inserentes,  parietibus 
extremis  Domus  Sanctae  lirmiter  semetipsos  catenis  illis  afligebant.  lliijus 
rci  tcrrore  perculsus,  ad  pareutcs  revcrsus  est;  sed  [dum  reverteretur  ,  prope 
quosdam   pueros   [in   itinere]   ludentes  transivit,  qui  quidem   dixerunt  ei   : 


[6'.)]  LOGIA  ET  AGRAPIIA.  399 

((    O  Joannes!    Venias    quaesumus    iiohiscum    ad    ludendum !    n    Ille    autem 
dixit  :  «  Ego  quidem  non  creatus  l'ui  ad  ludendum.  »  Prosequitur  [nari'atorl  : 
Pervenit    igitur   [Joannes]   ad   parentes    ejus,  a   quibus   postulavit    ut   illuni 
crinibus  [camelli]  induerent.  Quod  cum  ita   facerent,  reversus  est  [Joannes] 
in    Domum  Sanctam,   ubi   [sacerdotibus]  inserviebat   per  diem   e(,   lampades 
accensas  per  nocteni  servabat.  Cum  vero  quintum  decimum  aetatis   annum 
attigisset,  [e  templol  exivit  ut  mansionem  quaereret  in  desertis  montibus  et 
in  cavernis  terrae.  Exeuntes  ergo  ejus  parentes  ut  eum  quaererent,  assecuti 
sunt  ipsum  juxta  Mare  parvum  Jordanis  [Tiberiadis  scilicet],  in  cujus  aquis 
pedes  suos  tam  longo  tempore  maceraverat,  ut  siti  sufl'ocatus  paruni  abfuerat 
ut  moreretur.   Ipse  tamcn  [clamans]  dicebat  :   »    Per  gloriam  et  majestatem 
tuam  [o  Dens,  juro]!  non  gustabo  aquam  frigidam,  donec  cognovero  locum 
meum  apud  Te!»  Pater  vero  ejus  rogavit  eum  ut  jejunium  solveret  man- 
ducans   panis    hordeacei  frustum,    quod    secum   habebat,  biljensque   ex   illa 
[Jordanis]   aqua.   Sic   ergo    faciens,  votum   [seu  jusjurandum   quod  eniiseratl 
cxpiavit  mediante  ejus  in  patrem  obedientia,  propter  (piam  laudatus  [a  Deo] 
fuit.  'J'um   reduxerunt  illum  parentes  ejus  in   Domum  Sanctam,  ibique,  dum 
orare  inciperet,  ita  dedebat  ut  simul  cum  eo  ctiam  arbores  ipsique  lapides 
ploratus  ederent.  Zacbarias  vero  [quem  Dens  salutet!]  tam  vebement<!r  plc- 
rabat,    [filii]   planctu    [commotus] ,    ut    animi    deliquia    pateretur.    Ita    ergo 
[Joannes]  a  planctu   non   destitit   donec,   maxillis    per   lacr^^nas   dilaceratis, 
dentes   omnibus   eum    intuentil)us   visibiliter  apparuerinl.    Tum    mater  ejus 
dixit  ei  :   «  O  fili  mi!  Utinam  rnilii  permittas   ut  aliipiid   ego  tibi  conliciam 
quo  dentes  tui  ab  intuentium  oculis  operiantur!  »  (^)uod  cum  ille  pcrmisisset, 
tunc  [mater]  duo  vellera  accipiens,  super  ejus  genas  [dilaceratas]  apposuit. 
Sic    igitur,  quotiescumque   [Joannes]    in    oratione    fleret,   ejusque   lacrymae 
duobus  in  velleribus  sese   colligerent,  veniebat  ad  illum  mater  ejus  et  duo 
vellera  [lacrymis  tumelacta]  exprimebat.  Ille  autem  suas  lacrymas  per  matris 
ejus  brachia  delluentes  videns,  clamabat  :  «  O  mi  Dens!  liae  sunt  lacrymae 
meae,  liaec  vero  mater  mea,  ego  autem  servus  tuus.  Tu  denique  misericDr- 
dissimus  omnium  misericordium  es!  «  Zacliarias  etiam  dixit  ei  quodam  die  : 
«  0  fdiole  mi!  ego  quidem  Dominum  meum  rogavi  ut  te  donaret  mihi  tan- 
tummodo  ea  mente  ul  piT  te  oculi  mei  evaderent  laeti.   ■>  Cui  xcro  Joannes 
[sie]  respondit  :   «  O  pater  mi !   Galjriel  [angelus]  (([uem  Deus  salutet!)   me 
quidem  docuit  inti'r  paradisum  et  inrernum  magnum  desertum  existere  quod 
tantum  lacrymarum  vi  pcrcurri  potcst.  »  Cui  Zacharias  (quem  Deus  salutet!) 
dixit  :  «  Fleas  ergo,  o  liliole  mi!   o 

Legenda  liaec  de  Joanne  Baptisla  prociildul)i(i  oxccrpta  Pst  c  tradilioiiÜMis  mnsle- 
micis  quao  Prophetae  Mohammedo  uli  auctori  tribuuntur.  Ita  saltem  (•onslarc  videlur 
auctorilate  Algazelis  ipsius,  necnon  ejus  Commentatoris,  i|ui  ([iiidom  duo  assoruiit 
traditionom  hanc  ab  Ihn  'Omar  procedere  (saec.^VIl).  Una  taiilmii,  rt  (|iiidcni  cxigua, 


'.(MI  MICHAEL  ASIN.  [70] 

pars  liujus  legcndae  (invitatio  scilicet  puerorum  iit  Joannes  cum   eis  luderet  ipsiusque 
recusatio),    ab    aliis    traditionistis    dicitur    etiani    transmissa,    uti    Mälili    filius   Anas 
(saec.  YIII).  Fontes  autem  moslemicos  liis  antiqiiiorcs  ignoro;  quod  ad  arabicos  enim 
attinet  histoiiographos  qui   I'nij)hetarum   vilas  sci-ipserunt,  uli   al-lvisäi  (saec.  Xi    et 
al-Tha'alabi  (saec.  XI),  receiiliores  proculdubio  sunt.   Ilistoriog-raphos  vero  generales, 
uti  al-Tabari,  qui   inter  veteres   annumerari  polest   'saec.   X;,  nulla   esse   fide  dif>-nos 
hoc  in  casu  evidenter  palet,  qui])pe  qui  a  ?»Ioliammedi  lemporibus  jam  procul  dislant. 
Dicam  tarnen  haue  legendam.  anipliorein  (|uidem  et  aliqualiler  mutalam,  inveniri  apud 
al-Tha'alabi   opus  cui   fitnlus  Prophetarum   legendae  pag.  23(5,  necnon  apud  Ibn  al- 
Atbir  il,  21."?,  4i;  in  al-Tabari  vero  hisloria,  ne  verbum  quidem  de  hac  legenda  invenies, 
ad  illos  locos  in  quibus  de  vila  et  morle  Joannis  agitur  (II,  13-2.^).  —  Quod   ad  fontes 
christianos  attinet,  sequentia  lanlum  statuere  possum  :  1'""  Nee  in  cvangeliis  nee  apud 
apocryphos  libros  narrationem  inveniri  tali  ordine  digestam  qualis  in  mo.slemica  apparet 
IradKione.  2'""  Immo  hujus  Iradilionis  clemenla  quae  ex  evangeliis  excerpla  videnlur 
tarn  pauca  esse  ut  ad  quatuor  haec  reduci  possinl  :  a)  Joannis  amictus ;  b)  ejus  penitens 
vila;  c)  ipsius  abslinenlia;  d)  ejus  apud  Jordancm  et  dcserlum  conimoratio.  Quae  quidem 
oninia  ex  Matlh.,  iii,  1-6,  aliisque  synopticorum  locis  jjarallelis  [Marc,  i,  l-O  ;  Luc,  i. 
15,  .SO;  III,  2,  3)  provenire  evidenter  palet.  Conferri  eliam  oporteret,  ad  hujus  Iradilionis 
moslemicae  originem  pervestigandam,  ea   omnia   scripta   de    Joanne    quoruni    meminit 
Fabricius  in  suo  Codice  Apocnjpho  (ad  calcem  vol.  IV  :  «  Index  reriim  et  verborum  », 
sub  voce)  ac  potissimum  opus  nuper  edilum   a  Th.  Innitzer  cui  tilulus  Johannes  der 
Täufer  nach   der  hl.  Schrift  und   der    Tradition   (Wien,  Mayer   et  Comp.,  1909).  — 
Notandum  est  ea  quae  narratio  tradit  de  acerbissima  tarn  devolorum  hierosolymitanorum 
quam  Joannis  ipsius  poenitcntia,  etsi  non  in  usum  tritum  apud  monachos  niobammeda- 
nos  chrislianosque  recepta,  quibusdam  tarnen  lemporibus  constat  esse  a  poenitentibus, 
raris   quidem,    usurpata,    uli    videri    las   est,    quod    ad    mohammcdanos   attinet,    apud 
Goldziher,  De  l'ascetisinc  au.v  premicrs  temps  de  r Islam  («  Revue  d'hisl.  des  relig.  «, 
l.S9,S,  n"  3,  pag.  315-6),  quod  vero  ad  monachos  christianos  special,  apud  Besse,    Les 
meines    d'Orient    anterieurs   au    Concile    de    Chalcedoine  {li51)  (Paris,  Oudin,   1900, 
p.  497).  —  Tandem  animadvertas  oportet  allusionem,  quamvis  exiguam,  ad  Alcoranum 
(xix,  l'i,  .33   in  textu  inveniri  eo  loco  ubi  dicitur  Joannem  proptcr  ejus  in  patreni  obe- 
dientiam  a  Deo  laudaluni  fuisse.  Conferas  n.  12  et  78. 


70.  —   Ih.,  IV,  132,  13.    V^    '-^'Ofj'^J^    y^    C>^''    V^    'er— ^'    -^ 

hl.,  IV,  Kl'i,  lü  ini.  —  It.  (a),  i.\,  2V.),  11  Inf.  —  Ii.  ib  ,  ix,  ;<.M.  9.  —  !\1..  GS,  13.  — 
.N.,  2'i2,  3.  —  1  Ir.  (a)  et  N.  ^_q-^,p.  —2.  Dosunt  liae  duao  vocos  in  llilijal  apuil  Ir.  (a).  — 
3.  It.  (a)  j^s.  —  4.  IJilyal  apud  It.  (a)  addit  iys-j  ante  Lj-vH,  et  haue  secundam  pro- 
])osilionem  primae  prae])onil.  .\d  haue  usquc  voccm,  lolum  deest  in  In.,  It.  (b)  et  M.  — 
,').  N.  (3^-:'j;.  —  0.  Desunt  tres  hae  voces  in  M.  —  7.  Ibn  'Asdkir  apud  It.  (a)  addit 
i^j-^^]  ^.  In  .M.  sie  sc  habet  phrasis  haec  :  ~^~^^^  ^j^^  c'^v*^''  ~'^^''"^  ^►t:*--"  j^  w^^- 
—  S.  Deest  ^bli^'    ^  in  M.  —  9.  It.  (al  ,  ^^ji)!  -_^Iis  J  J.ii-'.  iM.  Ij-v"  LiU    <^^  j^i' 


( 


IJ 


171]  f.OGlA  ET  AGRAPIIA.  AOl 

f^^^L.    -  En  texlus   Im.   :    ^^    j->!^."    _>    -J'j   i-'  j.j^^\  ■  y^'    ^-i^-^     -^-^^"  c/ 

Dixit  Messias  (quem  Dens  saluti't!)  :  «  O  coctus  apostolorum!  Timor 
Dei  et  amor  paradisi  patientiam  in  alllielione  yenerant  atque  al)  liiijus  muudi 
rebus  [It.  (a)  splendoro]  recederc  faciuut.  Amen  dico  vobis  quod  panem 
hordeaceum  [M.  cum  salc  iion  bono  mixtum;  It.  («)  cum  cinerc]  manducare, 
[M.  et  mantile  asperius  induere],  d.  in  sterquiliniis  simul  cum  cauibus  dor- 
mire,  pauca  [quidem  sunt  liaec  omnia]  propter  paradisum  quaerendum.  » 

Duabus  vorl)um  lioc  dominicum  partibus  constare  videtur,  quarum  ullima,  quae 
per  vocem  «  Amen  »  i  Jh^)  incipit,  eadem  plane  est  vorbisquo  quasi  eisdcni  constat 
quam  finis  alterius  duminicae  sententiae,  supra  in  iiumcro  :5!t"  allatae.  Ad  lianc  ig-itur 
quod  attinel  partum,  quae  ibi  dixi  videas.  (hiod  vero  ad  primam  spectat  partem,  sive 
ut  mrlius  dicam,  ad  lotum  verbum,  auctor  It.  asseril  ilhid,  lum  apud  /./ili/n/,  tum 
apud  quemdam  Iradifionistam  Ibn  'Asäkir  nomino  (f  saec.  XIII),  inveniri  ulpote  Irans- 
missum  auctorilate  Mälik  lilii  DinAr  {saec  VIII)  et  ul  a  Jesu  prolatum.  (^uomodo  ergo 
testimonium  hocce  cum  illis  quae  supra  in  n"  ,39"  attuli  conciliari  qucat  ig-uoro  :  du 
enim  dicitur  per  Wabab  lilium  iMiinabbili  (saec.  VIT)  verbum  bocco  ad  nos  \m\ue  esse 
transmissum;  hie  vcro,  alio  tribuitur  losti.  Sed  utcumqui'  res  sit,  antiquilalom  non  exi- 
guam  verbum  politur.  —  Agraphum  denique  videtur  esse,  sicut  et  illud  quod  suh  n°  39 
constat.  Cfr.  u.  ISO. 

71.  —  Ih.,   IV,  140,  10.    '-  M.,  80,  11.    ^^   ^0^    J^-   ^-r— *>    jl     ^jj 

■'^_>  l    lil  |,i  U  Jlli  l,.UV  L-Ol   ^^j  X'  ^\  ^.  -V  ^'  -'^ 

It.,  IX,  275,  !.'>.  —  Q.,  i,  2G4,  2.  —1.  Ir.  et  Q.   .-—.M  i^)^.  —  2.  It.  addit  y^  —  3.  *K 
invertit  haec  verba,  Iioc  modo  :  j'J  'j    ,}.  —  4.  Q.  addil   >-^-~.n  x-U  _----.  —  .">.  Q.  sie 

ait  :  *J   bl      -.■— ^    »j. 

\  -■■■■      \ 

Narratur  quod  Messias  (cui  Dcus  beuedicat  ciiuKpie  salutet !)  Iiausivit  iu 
peregrinatione  sua  prope  hominem  dormientem  [(pii  siia  ipsiusl  vestc  lavo- 
lutus  [jacebat],  et  excitaus  illuiu  a  soinno  dixit  ei  :  «  O  ([ui  dormls,  surt^e, 
et  Dei  (qui  exaltetur!)  memoriam  iac!  »  llle  vero  rcspoudit  :  »  (hiid  a  me 
quaeris?  Ego  quidem  buuc  inuudum  eis  qui  de  hoc  uiundo  sunt  jaiii  diMvli- 
(jui.  »  [.Icsus  tuiic]  dixil  ci  :  «  Dormias  igitur  o  amicc!  » 

Xullus  alius  testis  scu  (ransmisor  farli  iiujus  dominici  mibi  notus  est  anliquior  auctori 
Q. ;  auctor  enim  It.  nmnino  silet  do  aiiliquioribus  toslibus;  iinmo  ne  verbum  quidem 
alTerl  ad  sensum  facti  liujus,  qui  tarnen  apertus  non  est,  enucleandum.  Si  vero  ad  con- 
lextum  lotius  capitis,  ex  quo  narralioiiem  excerpsi,  vcl  ]iauium  allendas,  rem  facili 
conjectura  ni  fallor  assequeris.  Agilur  enim  de  praeslantia  paupcrtalis  super  divitias 
ad  spiritualem  purlectioncm  adipiscundam;   et  ut  tliesim  baue  argumeutis  aucloritalis 


402  MK  II AFI.  ASIN.  [72] 

oslendat  Algazel,  tradiliones  quasdani.  tum  Mohammfili.  luin  prophetariim  hebraeo- 
rum,  tum  Domini  Jesu,  alTcrt.  ex  quibus  supnidicta  veritas  elucet.  Inier  has  autem 
tradiliones,  illa  de  qua  nunc  agimus  nihil  aliud  sibi  vull  (juam  excellenliam  pauijerlalis 
volunlariae  sive  conlemplus  hujus  mundi  super  omnia  quaccumque  devotionis  exercitia, 
etiam  super  praxim  medilalionis  sive  conlemplalionis  divinarum  rerum,  quae  apud 
moliammcdanos,  idem  atquo  apud  christianos  mvslicos,  lam  magna  pollet  laude  iide- 
que,  ut  perfectionis  spirilualis  vitae  culmen  esse  dicatur.  —  Nolandum  est  vocem 
arabicam  «.Lt  quam  pro  veste  verti,  proprius  significarc  apud  Freytag  «  tunicam  laneam 
manicis  ad  cubitum  tanlummodo  porlingenlibus  instructam  »  vel  etiam  «  vestimenli 
specieni  fere  ex  pilis  cajjrinis  it  nigi-i  coloris  ac  striatani  ■>  quao  per  bediiinos  tum 
syros  cum  arabicos  usitala  est  et  l'uit  Cfr.  Dozy.  Dkl.  dclaille  des  noms  des  celements, 
294).  —  Quod  ad  coliaercntiam  attinct  narralionis  liujus  cum  evangelicis  verbis.  nul- 
luni invenio  qui  ad  litteram  vfl  ad  sensuni  sil  quodammodo  consentaneum.  Tantum 
suspicari  audeo  quamdam  reminiscentiam  evangelicam  ex  responsionc  hominis  exper- 
gefacti  a  .lesu  dicentis  :  «  Ego  quidcm  hunc  mundum  eis  qui  de  hoc  mundo  sunt  jam 
(lereliqui  »,  in  qua  quidcm  responsionc  verba  «  eis  qui  de  hoc  mundo  sunt  »  (V"'  J^  ) 
similia  esse  videntur  sequenlibus  [Luc,  xii,  30)  :  t«  eOvr)  tou  xö(r[Aou;  sensus  vero  totius 
versiculi  nullo  modo  cohaeret. 

72.   —  Ih.,   IV,  140,  8  inf.  —  M.,  81,  3.    A_b    <-Ül    J^    ^-- — Jl    Jü 

It.,  277.  4.  —  1.  It.  >^"  jJi.  l'ostea  autem,  saequentia  It.  intorpimit  quae  in  lioc  In. 
loco  desunt  (sed  postea,  lu.,  iv,  170,  l.'>  inf.  inveniunlur  iisdem  terminis)  :  J^,  i3  J-^  -ij 

2.  It.  _o^'  J^ä   J. 

Dixit   Messias   (cui  Deus  Ijenedicat  eunKjuc  salutet!)  :  «  Aegre  introibit 
dives  in  coelum !  » 

Asserit  auctor  It.  vcrbum  hoc  apud  Q.  etiam  invcniri;  de  iiullo  autem  anliquiore 
loquitur  teste.  —  Locus  evidenter  est  desumptus  ex  syno|)ticis  [M<illli.,  .\ix.  2.5:  Mdic, 
X,  2.3;  Luc,  xviii,  24),  pracsertim  ex  Marc  et  Luc,  si  oculos  convertas  ad  ea  (juae  ab 
It.  et  In.  Uli  diximus  addunlur,  antequam  verbum  dominicum  inseratur  et  quae  sie 
se  habent  :  «  Dixerat  enim  ei  [sciliret  Jesu]  homo  quidam  :  «  Ducas  me,  quaeso,  tecum 
«  in  pcregrinatione  tua.  »  [Jesus]  autem  dixit  [ei]  :  «  Bona  tua  abdica  et  adhaorcas  te 
«  mihi.  "  Respondit  [homo]  :  «  Non  possum.  »  fTuncI  dixit  Jesus]  Miuem  Deus  salutet!) 
etc.  »  —  Nolandum  «juod  vox  ü-'^,  ipiani  pro  aegre  vcrli,  proprio  sibi  vellil  cu/ii  ,ni- 
ffuslia,  id  est,  cum  difjicnllale,  sicul  in  (exlu  graeco  synopticorum  vox  äuuxdXo)?.  Auctor 
It.  aliam  simul  proponit  vocem.  cujus  sensus  est  :  «  mirum  est  si  dives  in  coelum 
introeati  » 

73.   —   Ih.,  IV,  UO,  4   inf.    —  M.,  81,  9.   a-I^   *-U1  J\y^  ^-^ — ^\   Jü 
■><>  K^\  :L}yV-^  'Ji    ^LVI    ^    jl<3   '\\^\    ^S  Ö<_J1    ^^V    ^\   '^>L.3 


[731  [.OC.IA  ET  AGRAPIIA.  '.03 

It.,  IX,  277,   io  iiif.  —  ().,  i,  2ß3,  17  iiil".  —  1.  It.,    MJ\  a-U.  O.  j..U      ._.i  ,.ft   Lj., 

Jls  ij\   >il~.n.  —  2.  (^).  pro  .U*J!  ponit    ^U  J'-v'h  postea  vi'ni  saequentia  adjicit  :  ^,L 

AM   ^<j    ,p  x,™r.U,^.    lU  Jb),^     ,.  ^.Ia.     .IT    ,L  A"  _,,  b    U  i^:^  ,b  JUI  ^i 

J-lx.' ;  liis  dictis,  vei-l)tiin  aliud  interponit  e  Torah  desumptum,  quo  explet.o,  textus 
noster  sie  resuniitur  J'  ^  ^-J-.  — :>,  O.jj  .:.'j  .,i  >-LJ'  a.U  .™..i  ^  '!  =U-'^1. — 
4.  O.  addit  vi^J     .^^  'i..     ^;™.J      „^  J-,»)l    .,'      j.j>."    ,:,.    .,^  JJj     .'i^-. 

Dixit  Messias  (([uem  Deus  lieui'clictioaibus  iiapleai  ei  salutet!)  :  "  Ego 
quidem  paupertatem  dilioo,  npuleiitiam  autem  odio  liahco.  •>  Erat  autem 
omnium  apellatioiuiin  anialiilidi'  ci  [.sc//.  Jesu]  (quem  Deus  l)eiiedii"(ioniljus 
iiiipicat !)  iil  ei  diceicUir  :  «  Opauper!  « 

Testes  auctore  i)-.  aiitiquiores  iriilii  sunt  igaoti,  nee  apud  Ii .  memorantiir.  tJt  supra 
in  annotationibus  ad  arabicum  textuni  vidisti,  lectio  (|uae  apud  Q.  invenitur,  quodam- 
iiiodo  dissimilis  ampliorquc  est.  Kn  ejus  versio  :  >'  Nobis  relatum  est  auctoritate  .lesu 
i([uem  Deus  salutet!),  ipsum  dixisse  :  «  Eg'o  quidem  paupertatem  diligo  et  opes  divitis 
«  odio  liabeo  ;  in  opibus  enim  morbi  sunt  multi.  »  Tunc  <|iiidam  interrogaverunt  ei  :  «  0 
«  Spiritus  Dei !  [^,  quid  autem  1  si  ille[Ä't77.  divesj  eas  [seil,  ojiesj  acquisissetlieitismediisV» 
Respondit  [.b'susj  :  <i  Lucratio  sua  fipiamvis  licita]  eum  impediet  a  Dei  (((ui  exaltetur!) 
«  recordatione.  ■>  Appendix  liaec  responsionis  dominicae  videri  fas  est  etiam  supra.  n'*  43 
et  50.  Post  haec  autem,  lectio  Q.  us(pie  ad  lineiii  saequitur  textu  non  dissimili;  sed  ad 
finem  haec  adjicit  :  «  Dicobat  etiam  [.Fesiisl  :  «  Ex  malis  [quae  divitis  conditioni  sunt 
propria]  unum  est  i[uod  liomo,  ut  dives  fiat,  inoliodieiilia  [adversus  Deum]  peecal,  non 
vero  ut  liat  jiauper.  » —  Verbum  lidcee  (lominicum,  tain  secundum  In.,  i|uam  seeun- 
dum  Q.,  agraphuin  videtur,  etsi  evangelicis  plane  eohaerentem  doctrinis.  Iinnin  apud 
Jac.  Epist.  canonicain  (ii,  5)  aliquid  huic  verbo  tonsentaneum  inveniri  diceres. 

74.  —  Ih.,  IV,  144,  4  inf.  —  It.,  IX,  289,  10.  (.>L.!1  ■c-.U   ^^-—Jl  X' 
jv^Lo.,1  jj^_   >_jtÄ.   c^^y^  J»i/.   j^  ^•>^\  L.'^l   J\y^    Jl  ^i^^  ^ 

Dixit  Messias  (quem  Deus  salutet!)  :  <<  Ne  respiciatis  ad  divitias  gentium 
qui  de  hoc  mundo  sunt,  nam  fulgor  divitiarum  suarum  auferet  lumeu 
lldei  vcstrae.  » 

Nihil  Mpud  It.  invcni<.i  ile  (estibus  moslcmieis  liujus  domiiiiei  v^rbi,  ipiml  (piideni 
agraphuin  existimo  etsi  evangelicis  chiclrinis  non  dissonurn.  Quod  vero  ad  illius  sensuiii 
attinet,  illustrationc  quadam  indiget  e\  eonte.vtu  depfompta  totius  sermonis,  ut  Algazelis 
appareat  intentio  in  hujus  dominici  verbi  auctoritate  in  niediiun  all'erenda.  Algazel  quippe 
demonstrare  intendit  nee  divitias  esse  per  sr  malas  nee  [laupcrtateni  in  sc  bonam  ;  utrius- 
que  v<!ro  rei  moralitatem  ex  fine  tantum  liumanarum  aetionuni  (qui  (|uidem  Dei  lanlum 
amnr  est)  pendere.  Hie  ergo  finis,  tani  in  paupertate  ipiam  in  opulenlia,  obtineri  ab 
liomine  pariter  potest,  ac  de  l'aeto,  quamvis  non  frequentcr,  obtiiii'tur.  Plcrumque  i'iiini 
cor  hominis  areetur  procul  a  Deo  propter  divitias,  quarum  usus  et  delectatio  restinguil, 
vel  saltem  miligat,  eharitatis  fervorem  in  Deum,  quia  in  uno  codcmque  corde  Dei  amor 


40'.  MICHAFJ,    \S1\.  [7'.] 

amorque  mundi  simul  esse  nequcunt.  Uiide  s(M|iiilur  quod,  ctsi  in  abstracto  et  in  genere 
opulentia  mala  in  se  ipsa  non  sit,  ab  auclore  tarnen  Ri'velalionis  [(|uao  pro  plerisque, 
non  pro  sinf^ularilms  data  est)  semper  vitupcrelur  ut  res  periculis  plena  ad  animarum 
salutem,  dum  c  contra  päupertas  semper  ac  sine  restrictione  laudctur.  In  hoc  ilaque 
sensu  (eoncludit  Algazel)  dixit  Messias;  et  verbuni  de  (luo  agiiiius  inducit. 

75.  —  Ih.,  IV,  158,  3  inf.   ''ij^   U-dl    '^.Uj   ^b   ^01    ^.L.-  ^^\  JU 

,_^   •'«   'iiLc.    (vil-."   v_L^3    Jü   S.U1    j_^b    jU    (vJu_.    v_io   *_JliJ    t-UJ'    ^_j.'*    ^^    ^j-^.^ 

It.,  IX,  332,  4  inf.  —  1.  It.  ^Ü—"  J..ii.  —  2.  Ibn  Omar  apud  It.  addit  »^"^!.  Auetor 
vero  ().  apud  It.  addit  5,.i.^'  l'  '-.-U  ^jl>.  —  3.  It.  -U.  —  4.  En  duae  ejusdem  verbi 
recensiones  (luae  aliqualiter  differuiil,   apud   It.   occurrentes  :   l"  ex  Q.  sie  se  habet  : 

i.j  J^  [yL4cy  U  ^v^^U  ,  ^.,'jJ:Jj  J-Jüj  iJ  «_s^  '--J  J-o  j'  JJ^  'j!  [seil.  j^J^lysr'!]  l^li 
,  JJJ  i^,J..  .^.  i^  i  --J  Ü'liU»  U!  jUs  >Jn;i  .U  ^L^^'  ix^  '^.i  UUi-  Jlü 
Lfei  J3^.^Jo  ^1^  L^,U  ^,y^-  ^U  3ji  ■■^,ij'  U J'  ^O:/  JIJL^  L^  Ü_^^J->.  ^.  —  2-  ex 
Sofyän  al-Tliawri  :    V^^  ^„J^  J^  J^\  J'j   '-^   _^o  ^1   .bLJI  U=  _^J    \^. 

Dixit  Messias  (cui  Dens  benedicat  eumquc  salutet!)  :  «  .'NIuikIus  pons 
est  [vilae  futurae;  vr\  (juo  ad  vitam  fiilnraiii  pcrveiiilurl;  per  ipsum  ergo 
transile,  nequaquain  taiiien  eum  incolatis.  »  Dictum  etiam  fuit  ei  :  «  0  pro- 
plieta  Dei!  Utinaiu  iioliis  praecipores  ut  domuni  aedificarcmus  in  qua  Dcum 
adorare  possemus!  »  Ilcspondil  [Jesus]  :  «  Itc  et  acdificale  doniuiu  super 
aquam.  »  Dixerunt  [discipuli]  :  «  Quomodo  constare  poterit  aedificatio 
[fundata]  super  a(]n;ini?  »  Respondit  [Jesus]  :  «  VX  quomodo  conslare  poterit 
Dei  adoratio  [Cundata]  super  aniorein  inuiidi.'  » 

l'riina  liiijus  verbi  pars,  a  prin(i])io  scilicet  ad  vocem  usque  «  incolalis  »  (U^^j^), 
jani  supra  est  a  nobis  allala  sub  immeris  34"  (in  ejus  secundo  paragrapho)  et  4(i"'.  Notan- 
dmn  eliain  quod  apud  It.  variae  adducuntur  liic  testium  aucloritatcs  i]uac  illic  —  in 
conimenlandis  scilicet  vcrbis  supradiclis  —  adductae  iion  luerunl.  Sunt  se(iuenles  : 
1"  Auclor  operis,  cui  titulus  Paradisiis  liistoriaruin  (,'--^^'  i^^i^J^)'  '^'  »^"j'"^  noinen 
est  al-Daylami  (saec.  \I),  hoc  fraonientuni  tribuit  Maliomolo,  non  vero  Jesu,  aucloritate 
fultus  traditionislae  lljn  'Omar  isaec.  VII).  2"  E  contra  vero,  auctor  IJili/at  (saec.  XI), 
in  biographia  tradilionistae  Wohayb  filii  al-Ward  (saec.  VIII),  asserit  ipsum  fragmen- 
luMi  ab  hoc  traditionista  alTerri  utpote  a  Jesu  prolatum  «  immediate  antCiiuaiii  in  coeluni 
clevatus  esset  ».  3°  Auctor  (J.  qui  quidem  uti  dominicuni  verbum  illud  altert.  —  Quod  ad 
secundam  spectat  partem,  a  voce  videlicct  «  Dictum  »  (J^^j)  nJ  linem  usipic  tolius 
verbi,  auclor  It.  duas  variantes  Icctiones  adducit  :  1'  Desumpta  est  ex  Q.  et  sie  se 
habet  :  «  Dixerunt  [diseipuli]  :  »  Nos  quidem  aedilicarc  volunius  (loiiium  in  qua  nos  con- 
«  gregare  possimus  ad  Dei  cultum  peragendum  et  ut  sludiis  ojicram  demus.  I'lligas  ergo 
n  nobis  locum  quemdam  in  quo  acdificenuis.  »  Dixit  [eis  Jesus)  :  «  Venite!  »  El  ambula- 


[75]  LOGIA  KT  AGP.APIIA.  ''05 

verunt  cum  eo  usque  dum  [Jesus]  stetit  super  pontem  (|ucm(lam  el  dixil  eis  :  «  Aedilieate 
«  hie.  »  Uli  auteiii  dixerunt  :  «  Quomodo  aedificabimus  supiT  pontem?  Cum  pons  via 
«  sil  liomiuihus  trita,  homiiies  non  sinent  iios  in  eo  1  »  Respondit  [Jesus]  :  «  Ita  etiam 
«  mundus  via  est  mortuis  Irita,  et  tarnen  vos  super  illum  aedilicatis,  tpiamvis  mortui  non 
«  sinent  vos  in  eo !  »  2'  Tradita  dicitur  a  Sofyän  al-Tliawri  (saec.  VIII),  his  lerminis  : 
«  Dictum  l'uit  Jesu  (rjuem  Dens  salutet!)  :  «  Ut  (|uid  non  aedificas  [tiliii  domum?  » 
Respondit  [Jesus]  :  «  Numi[uid  autem  aedificia  super  viam  Iritam  et  publieam  struun- 
«  liir?  »  Cfr.  n""  3()  et  40.  —  Sicut  jam  monui  in  commentario  ad  vörbum  sub  n"  40, 
quaedam  etiam  in  sermone  hoc  deprehendi  potest  analogia  cum  Matlh.,  vir,  2(i. 

76.  —  Ih.,   IV,  159,  12.    ^j\    V>UI    L«,..U    ..-..Jl   ^^j   L^^    j^   ^j^.. 


c. 


It.,  ix,  .3.34,  S  —  1.  It.  S-.  U....U  A}\  X^.  —  2.  It.  v_,-^'.  Um  'Asäkir  apud  It. 
_^^'  ^1  ^,^.  ^}.  -  :>.  It.  in  /i.. 

Traditiir  Proplictani  iiostruiu  et  i etiam]  Messiam  (qiins  Delis  salutet!) 
dixisse  :  cc  Ouatuor  [sunt  res  qiiae]  nisi  gravi  ciini  laliore  'jilias  nisl  per 
miraculum]  ohtineri  iicqueunt  :  sileiilium,  qnoJ  quidein  initium  est  vitae 
devotae,  launilitas,  fracqueiis  l)ei  menioria  et  [luijus  inuiidi]  rerum  paiicitas.  » 

Ut  Visum  est  in  textu,  nun  modo  Jesu,  sed  etiam  ^lahometo,  verbum  hoc  a  tradilioni- 
slis  moslemieis  tribuitur  :  auctorilate  Anas  filii  Mälik  (saec.  Vll),  a  variis  auetoribus 
adducitur  utpote  verbum  a  Mahometo  prolatum;  unicus  c  contra  scriptor,  et  cpiidem 
recentior  (|uam  Anas,  illud  all'ert  ulpole  dominicum.  videlicet  Abu  Bakr  iilius  Abi 
al-Dunyä  (saec.  IX).  —  Nihil  vero  buic  verbo  simile  apud  evangelios  reperi. 

77.  —  Ih.,  IV,  159,  10  inf.  'p.^  ^^  j-—- •''  J^  .-^  Cf.  'V:^  -'^' 
-^   j^^..  Vj   -■^^.   C~;    "^'3   ,lvj.^.    A.I3   ^   ^3    ^^\   j£li   ^    ^    C>U1   ^b 

'-'(.l;  il„JI  oj.i)  l^>\ 

It.,  IX,  335,  12  inf.  —  1.  Deest  ^  ,.^  h  apud  It.  —  2,  En  variae  versiones  aliqualiter 
dillerentes,  quae  apud  It.  occurrunt  :  1'  tradita  auctorilate  Mojalüd  i-j-  saec.  \TII)  quae 
Sic  se  habet  :  j'J  ^..^  ^..-..  --^<  .-"  U-»  ^.  ^^M  j<b  .  ^J!  ...U  I  ,--.^1  .,\< 
,^,,^:^  .j:,-j  ^j  o^.-^-J  --j  .^'  .f^^  J  J-i''.  —  2"  a  quddam  Solyäii  saec.  \\\\  vel  IXj 
orininein  ducens,  hisque  terminis  concepla  :  ^^  A.\i:  :l~;  L:i.-'.  '3  >-- «Ji  A.-li  -~..i  ib 
^j^.  w-.^  i)  ^J  Uj,  ILL  ._.;  y  ^-  J_D  J^  .^:z.  —  :;■  per  Ka'b  saec.  Vlli 
traiisniissa.  amplioripie  eacteris  :  ^;  ^r-^i     ,^'     c.^'^.i   h.»-^"  J-^"^.   .•" ^--^     <™-.r  j-i- 

(  >  u     ■■  I  ^  c'  w   ■  ■      ^  C-'       ■    ,-■  '    ■ — ■■■■      ^  ^    —  ^  •     -■• 

(jt.s-^.   Ja  Li  j^l,      -ijj    J,  5i.,o    J.  kj   ;    Juj  jjLa.  _  f,o    J.  . -1-"  Isic,  pro  Ju.i\      ..,.0 

-   ■     \^  )  <r    ■  \i     -•■■  \  ^        ^   ■    -J     c-  ■■  \  -   ■  '      (    ■•'  U    •• 


406  MICHAEL  ASIX.  ('6] 

Dixit  Obayd  filius  Oinax  r  :  «  Induebatur  Messias  filiii-  Mariae  (quem 
Deus  salutet!)  [vestibus]  ex  orinibus  [cameli  confectis];  arbonim  liuetibus 
vescebatur:  filium,  qui  mori  posset,  non  habebat,  neque  domum  quae  posset 
diiui;  in  diem  crastinum  nmi  thesaurizabat;  ubicumquc  nox  cum  opprimc- 
hat,  illic  somuum  capiebat.   » 

llic    Obayd   filius   'Oniayi-,  cujus   aucloritate    dcscriptio    isla   de    düminica   vivendi 
ratione  ab  Algazcle  Iraditur,  unus  fuit  ex  praecipuis  viris  Mahometi  coevis  qui  Alcorani 
et  traditionum  cognitione  iloruerunt,  uli  videri  licet  apud  It..  loc.  cit.,  ubi  posteaquam 
cjusnomen  atipie  rognomina  in  medium  alTerantur  (scilicet  «  Filius  Qat;\da,  Abu    Asim, 
ex  tribu  Layth  oriundus,  in   Mokka  naliis  «),  ipsius  veracitas  in   Iraditionibus  narrandis 
co-regie  celebratur.  —  Quaedam,  ut  supra  monui,  diversae  lectiones  apud  It.  occurrunt  : 
l»'per  Mojähid  (saec.  VIII)  Iradita,  in  nullo  alio  differt  quam  in  ordine  incisomm  tolius 
sermonis   disponendo  atiiuc  in   ((uibusdam  vocibus  pro  aliis  synoiiymis  substituendis. 
2^  (luae  tradita  dicitur  per  Sofyän  [nescio  tarnen  utrum  de  SofyAn  filio  'Oyayna  (saec. 
IX),  an  vero  de  Sofyän  al-Thawri  (saec.  VIII)  agatur],  pauca  addit  quae  sie  se  hal)cnl  : 
«  Nee  in  vespera  ali([uid  cibi  servabat  in  crastinum,  ncc  malutino  tempore  quidtjuam 
servabat  in  vospcram :  dicebat  leniml   :  «  Unä  cum    unaiiuaque    die   nocteque,  [nobisj 
suslentationem  illi  congruam    largitur  Dcusj.  »  ;?'^  quae  a  Ka'b  al-Akhbär  (saec.  VII) 
originem  trahit,  plcniorem  prorsus  Icxtum  ([uam  praecedcnles  exliibet  :  «  Jesus  (quem 
Deus  salutet!)  bordeum  manducabat,  iter  suis  fsemperj  pedibus  faciebat.  jumenta   ;ad 
e(|uitandum]  nunquam  conscendcbat,  in  domibus  mansionem  non  faciebat,  lucernam  ul 
semetipsum  illuminaret  non  adliibebat,  vestibus  ex  gossipio  confectis  non  induebatur; 
mulieres  non  tetigit,  res  grato  fragrantes  odore  non  olfccit,  polum  suum  alia  qua(]ue  re 
Dilta  saeeharo  vel  aromale]  num|uam  miscuit  ne(iue  frigidum  reddidit,  Caput  suum  liaud 
unquam  uiixil,  iiiliil   aliud  unquam  inter  terram  et  culem    suam    posuil    quam  ipsius 
vestem  |ut  soninum  capcretl,  de  cibo  eraslino  nunquam  fuit  soUicitus  nei|ue  ullam   ex 
rebus  liujus  mundi  appclendis  sibimelipsi  appetivit.  »  —  Nolandum  est  ijuod,  tam  textus 
Im.  <|uaiii  versiones  omnes  apud  It.  occurrentes,  unius  ejusdem(|ue  generis  sinl  ac  ille 
textus  jam  supra,  n"  'i4°,  allalus  in  quo  eadem  vivendi  ratio  Jesu  assignatur.  Ni  vero 
fallor,  omnes  hae  Iraditiones  de  vita  Jesu  ascetica,  in  quibus  dominica  elligies  simili 
modo  perhibetur  dcscripta  ac  si  de  nionaclio  aut  eremita  ipiodam  agatur  cbristiano,  niliil 
aliud  sunt  ([uam  ampliücatio  quaedam  illius  didagmatis  Matth.  (vi,  19,  25,  27,  28,  31,  3'i) 
quo  Jesus  discipulos  liortabatur  ad  iiiqjrobam   tcrrenarum  sollieitudincm  dcponcndam, 
tam  praesentium  rerum  (|uam  fuiurarum.  Congruit  praeserlim  verbiim  illud  (]Uod  Jesu 
tribuitur  in  2»  versione  (supra   allata  in   It.    atque  a  Sofyän  originem   ducens),  quod 
quidem  verhum  plenc  idem  sibi  vult  (|uam  illud  Mallli.,  vi.  WU  :  «  Sullicil  diei  malitia 
sua.  »   Conferas  ctiam  oportet  Mafi/i.,  vin,  20,  necnon  verba  supra  (sub  numeris  3(>  et 
37)  allata. 

78.  —  Ih.,  IV,  163,  6.    ^rJ   ^1    (.">i~tl   l^^^    \,J>j    ^,.    ^^.    ^^    siJ 

It.,  IX.  3'i7.  12  inf.  —  1.  It.  _^Jü. 


[77]  LOGIA  KT  AGRAPHA.  A07 

Narratur  de  JuaiuK'  lilio  Zachariae  (quos  Dens  salutet!)  quod  maiitile 
ita  asperiori  induebatur  ut  eutem  pert'oraret  suam,  ad  moUitiera  vestimeuti 
It'iiis  vitandani  et  ad  quietein  in  sensu  tactiis  fugiendani.  Porro  mater  ejus 
ab  eo  petiit  ut,  loeo  hujusmodi  cilieii,  tunica  ex  lana  confecta  indueretur; 
quod  cum  [Joannes]  f'ecisset,  a  Den  (qui  exaltetur!)  illi  revelatum  esl  :  »  () 
Joannes!  hunc  mundum  [niilii]  praetulisti !  »  Flevit  ergo  [Joannes],  lani'anique 
vestem  [e  suo  corpore]   avulsit  et  ad  babituni  pristinum  reversus  est. 

Narratio  liaec  proculdubio  connectilur  cum  ampliori  de  Joanne  legenda,  quam 
supra,  n"  09,  adduximus,  cujusque  pars  esl.  Monet  enim  auctor  It.  cilicium  illud 
asperius,  quo  Joannes  induebatur,  a  matre  ejus  lactum  esse  rogatu  Joannis  (|ui  imitari 
volebat  monacboruni  liabitum  in  hierosolymitano  templo  degentium.  De  iUius  fontiljus 
moslemicis  conferas  igitur  oportet  <|uae  übe,  n"  69,  dixi,  addendo  tarnen  quod,  ut  asserit 
auctor  It.,  narratio  haec  etiam  in  Q.  reperiatur  transcripta.  —  (,)uod  ad  loca  attinet 
evangelica  speciabter  narralioni  huic  consentanea,  videas  Mutlh.,  iii,  'i :  \i,  8. 

79.  —  Ih.,  IV,  163,  9.    ^U'li    jUl   L;l>   ^LU   J    ^•)^ — !1    ^b  ^_x   ^^l^ 

Ir.,  i\,  347,  5  inl'.  —  i.  I',n  amplior  versio  apud  i  r.  occurrens  et  aucloritate  Aiji'i 
SuleimAn  al-üaräni  (sai'c.    IX;  Iradita  :  -V3-  ^_ijL=    ^.i  ^i     ^.^   ^}~^^  ^Xz,      -^.s.  Lwj 

.U  U.Ol      ,-    ^,--1      ,1   ^H    J 

Sedit  Jesus  (quem  Dens  sahitet!)  sub  umbra  parietis  bominis  cnjusdani ; 
sed  Jiouio  Iiic]  parietis  dominus  cum  a  loeo  dinioxit.  Tunc  [Jesus j  dixit  : 
«  Non  quidem  tu  a  loeo  me  diniovisti.  Tautummodo  me  diraovit  iile  |.vc//. 
Dens]  cui  nequaquam  placuit  me  parietis  umbra  recreari.  » 

Locus  liic  apud  It.  occurrit  ampbori  redactione  transcriptus  per  testem  Algazele  anti- 
((uiorem,  videbcet  Abu  Suleymän  al-l)ärani  ([ui  vitam  privatione  omnimoda  insigin'm 
transegit  saec.  IX.  Kn  ejus  versio  :  <■  Dum  .Icsus  ((|uem  Deus  sabilct  I)  iter  faceret  ipiodam 
aestivo  die,  calore  tandeni,  sole,  sitique  vexalus,  sub  uraljra  tugiirii  cujusdam  sedit:  sed 
exiens  tugurii  dominus  dixit  illi  :  «  0  serve  Dei!  surge  et  ab  umbra  nostra  reccde.  « 
Surrexit  ergo  Jesus  et  sub  ipso  sole  sedens  dixit  :  <i  Non  es  tu  (pii  a  loeo  me  dimovisti. 
«  lantummodo  me  dimovit  Hb'  i|ui  nequaquam  voluit  me  (piamdam  liujus  niundi  rem 
«  asseculurum.  »  —  Non  dubium  quod  in  liac  narratione  ad  perl'ectissiniain  liujus  niundi 
renuntiationem,  quam  Jesus  professus  est,  alludi.  Hinc  eruitur  totum  locum  nihil  aliud 
esse  quam  ampliticationem  illius  verbi  dominici  apud  Matt/i.,  viii,  20,  occurrentis.  Quod 
vero  ad  furmam  ut  aiunt  litterariain  liujus  narralionis  attinet,  mihi  ipiidem  videtur 
quodam  cohaerere  modo  cum  l'abella  qui  sub  titulo  Judaeus  Errans  seu  Vagabiindns 
( «  Le  juif  errant  »)  tarn  est  per  omnes  populos  divulgata.  Et  rei|uideni  vera  ul  noUim  est 
ex  illa  fabella,  Judaeus  ([uidam  Aliasverus   nomine  a  domus  suae  porta    Jesum,  crucis 


408  MICHAEL  ASIN.  [78 

pondere  oppressum  alijue  illic  sederc  cupienlem,  barbara  ferocitate  repulit.  C.ui  veio 
Dominus,  ut  ejus  cruJelitatcm  i)unii'et.  ilincris  sine  intermissione  continui  poenam 
indixit  ustjue  ad  saeculi  tonsummalioneni. 


80.  —  Ih.,  IV,  164,  14   inf.    l 

^  ^[i   ^1    jJ>.j    Alj   ^^]    jj>.j 


It.,  IX.  .3.")!,  '.).  —  1.  It.  .)LJ\  J.i:      _-^.2. 

Dicebat  Messias  (cui  Dens  benedicat  eumque  salutet!)  ad  filios  Israrl  : 
«  Vobis  comnipiido  puram  aqiiam  et  hcr])as  sylvestres  et  pancin  liordeaceum ! 
Et,  caveic  a  trilicco  paue,  siquideiii  pro  illo  digiias  Deo  i^ratias  agcrc  neqiia- 
quanipoteritis!  » 

Asserit  auclor  Ir.  idem  verbum  tum  inveiiiri  apud  ().,  tum  etiam  tradi  auctoritati' 
Ka'b  al-Akhbür  (saec.  VII).  Connexionem  quidom  intimani  praesel'ei-t  liic  locus  cum  illis 
qui  supra.  sah  nuruoris  :{i)  et  70,  loquuritiir  ctiaui  de  «  .iqua  mora  »  et  de  «  hordeaceo 
panc  »  ad  victuni  (juolidianum,  utpote  ((insiliuin  a  Jesu  discipulis  suis  datuni.  Caeterum, 
quüd  scio,  agrajjlium  est  omnino,  nee  cum  quodam  synopticorum  veisu  coliaerut. 


81.   —  Ih.,  IV,  167,  9  inf.   V    '0X.3    <J^   ^Ül    olJ- 
JL  jJ  ^s\JJ  ■''■LlJI  ^J  ■•^Ul  c^J  -Li«.   IUI  (^l^  }j<j  iti^  VI 


AX 


It.,  IX,  303,  8.   —  N.,  250,  19.   —   1.  It.    .blJ'  a.,U.    N.    A^.~.'I  jJ^    ^,^,^.    —  2.    h: 
.,^1.  -  3.  N.  kw.".  -  ',.  .\.  ,^.5^'. 


.lesus  Messias  (quem  Dens  imilliplici  Ijenedictione  repleat  eumque  salutet!) 
nihil  .iliud  [ex  supolleclilibus  domesticis]  secuni  purlalmt,  uisi  peeten  et 
urceolum;  sed  hominem  videns  suis  propriis  digitis  haihaiii  pccliMitein, 
continuo  peeteii  a  se  rcjecit;  [postca  vero]  alium  vidit  lioiuiiieiii  (jui  suis 
ipsius  uiauibus  [aquam]  ad  bibciidum  e  lluvio  [suuicbat],  et  stalim  urceolum 
abjecit. 

Ne  verbum  ([uideni  apud  It.  invenies  de  moslemicis  liujus  loci  fontibus.  Couferas 
tamen  oportet  quae  sub  n"  03  diximus.  Quod  ad  narralionis  sensum  attiuot,  non 
dubium  quod  de  abstineutia  a  rebus  hujus  nmndi  agatur,  in  qua  quidem  Jesus  ab  Algazele 
perliibetur  uti  perfectissimum  exemplar.  Hoc  enim  in  eapite  traetat  Algazel  de  objecto 
sivc  maleria  liujus  virtulis,  scilicet  nhstinentiac  seu  reiKintiationis  niundi  (arabice 
al-zohd  =  ->Jtyl),  quod  quidem  objieluiii  sextuplex  esse  allirmat,  videlicet  :  eibus, 
vcstiineuluni,  Iiabitaculum,  supellectilia  domus,  <'oitus  cum  foemina  ac  taiulem  divi- 
liae,  quac  utpote  media  ad  cietera  omnia  asse(|uenda  aestimaiida  sunt,  (aim  ergo 
Algazel  ad  (pjarlum  (d)jectuui.  supelleelilia  scilicet,  perveniat,  sie  ait  [luv.  eil.)  :  «  In 


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[79]  LOGIA  r-.T  x\CrR.\PllA.  W<) 

professione  virtulis  abstinenliar'  super  lioc  objocLiini  varii  suni  L;railus,  i|ii(iriiiii  i|aiiJeiii 
oinnium  subliiiiior  liiit  ille  i|iiem  Jesus  Messias  est  asse(|uuUis  :  nihil  enim  aliud  seeum 
porlabat  etc.  >>  —  Nullam  liujus  fabellac  connexioneni  cum  evan^eliis  invenias  credo. 
praeter  generalem  ideam  paupertatis  vciluutariae  (|uam  tum  haec  l'abella  tum  evangelica 
veritas  de  Jesu  allirmant.  Conferas  praesertini  opurtet  didagmata  a  Domino  Jesu  apo- 
stolis  tradita  de  modo  profectionis  in  via,  tarn  apud  Marc,  vi,  8,  (juam  apud  loca  synopti- 
corum  parallela.  (^uamdam  tarnen  differenliam,  et  non  (|uideni  exiguam,  animadvertes, 
scilicet :  i|uod  in  evangeliis  nunquam  Jesu  adscribatur  talis  ac  tanta  rerum  mundanaruni 
privatio,  ut  facile  in  pharisaicam  seu  cynicani  superbiam  paupiTlatis  virtus  degenerari 
possit;  e  contra  vei'o,  omnes  et  singuli  actus  dominici,  nccnon  et  ejus  verba,  adversus  eos 
j)ugnant  (|ui,  pi'etexlu  vii-Uitis.  a  comniuni  OTniüuiii  consuetudine  recedunt.  Ilinc  suspi- 
calus  suni  fabellam  Iianc  i'x  nulln  alio  diiiianare  origiiie  ipiam  e\  anilibus  conimentariolis 
quae  apud  omnes  populos  fama  vulgavit  de  Diogene  Sino])ensi,  cynicorum  principe: 
hujus  tiuidem  ridicula  ati|ue  inverecunda  vitae  ratio,  omnibus  rebus  non  naturalibus 
orbala,  perfecto  congruit  cum  hac  narratione  dominica;  praesertimque  vero  convenire 
existimo  cum  inciso  poslremo  ejus,  scilicet  cum  rejcctione  urceoli  ad  acpiaiii  liibendani; 
hoc  enim  factum  omnes  et  singuli  Biogenis  biographi,  unanimiter  ipsi  adscribuni, 
sicuti  videri  fas  est  apud  Diogenis  Laertii  opus  (VI,  o7)  :  «  Intuitus  aliipiando  puerum 
concava  bibentem  manu,  cotylam  pera  productam  abjecil,  dicens  :  Puer  me  simplicitate 
viel  US  superaxit.  » 

82.  —  Ih.,  IV,  190,  14.  ^jy  V  Ji^\  J  \jj^\  ^^AJ\  U.  ^^  X' 
J\  lj^,k:lj   l;_»k    ^J\  j^.    ^U'  JU  (.^    Ly    [s}^^    JL"  <i}\j  J^x  \\  ju^j  Yj 

'J3j  S^\  \^  y  JU;  ^IW  ^i  u^  ^UVl 

It.,  IX,  477,  11  inf.  —  1.  Rn  versio  amplior,  apud  fr.  occurrens  et  per  Sälim  lilium 
Abu  al-Ja'ad  (saec.   VIII)  tradita    :   jCi   Jl    LW  ^.  JJ    I^U'    >^-Ul    .^.U      _.^  Jj, 

._L^,  »üt  jui  LJi  j^.     u  ü.O'    U.  Ui  C^  o'^l" 

Dixit  Jesus  ((iiieia  Di'us  sakUet!)  :  «  Respicite  volatilia  :  iioii  scrunt, 
neque  metunl  iiequc  congregant  in  liorrea,  et  Dens  (<{ui  exultetur!)  susleulat 
illa  siugulis  dieluis.  Si  vero  dixcritis  :  ^Jos  tarnen  majori  venire  iquani 
illa]  suniiis  praoditi,  Itnnc  dicam  vohis]  :  l{espicite  canielos  :  qnomodo 
destinavit  illis  l)i'iis(qui  exaltetur!)  Iias  res  creatas  ad  siistentationem.  « 

Teste  It.  hoc  idipsum  verbum  a])ud  ().  occurrit  atqne  oliam  citatur  per  Abu  Bakr 
liliimi  Abu  al-Dunyä  (saec.  IX),  i|ui  cpiidem  asserit  tradilum  esse  a  (|U(Klani  traditio- 
nista  antiipiiore,  cui  nomen  Sälim  lilius  Abu  al-Ja'ad  (saec.  VIII),  sod  quibusdam  verbis 
differens  atque  etiam  initio  et  llne  adauctum.  Sic  autem  se  habet  :  '  Dixit  Jesus  (quem 
Deus  salutet!)  :  «  Opera  vestra  propter  Deum,  non  veru  propter  ventres  vestros,  i'acite. 
«  Piespicite  volatilia  [quomodoj  nee  in  inane  nee  in  vespere  agra  .olunt  nee  metunt,  et 
«  [tarnen]  Deus  ((pii  exaltetur!)  sustentat  illa.  Si  vero  dixeritis  :  Xos  tamcn  majori  ventre 
«  ([uam  volatilia  sumus  praediti,  I  tunc  dicam  vobisj  :  Kespicite  greges  silvestrium  boum 


410  MICHAEL  ASIN.  [80] 

«  onagrorum(jue[(]uomodo  nee  in  manenec  in  vespere  agracolunt  nee  metunt,  et  -  tarnen] 
«  Deus  sustentat  illos.  Cavote  ergo  a  superfluis  liujiis  mundi  rebus,  nani  superllua  nmndi 
f  Imjus  sordes  sunt  apud  Deum.  i'  A'otandiim  cpiod  vox  arabiia  v^,,  ijiiam  pro  «  sordcs  » 
verlo,  signilieare  etiam  possit  «  idololatriam  vel  falsi  dei  cultum  »  uti  apud  Freytag 
Lexicon  videri  licet.  —  Evidentissime  patet  verbuiii  hoe  eum  illo  Matth.,  vi.  20  et 
Luc,  XII,  24  perfecte  eohaerere;  animadverteiidum  tarnen  est  duplicem  e.vistere  dilTeren- 
tiani  inter  cvangelicam  veritatem  el  mosleinieum  vcrbuni,  seilieet  :  1"  ({uod  in  hocce 
verbo  proemium,  ul  ita  dicam,  alijue  cpiloguni  additum  esse,  quae  (juideni  additio 
omnino  deest  in  litlera  evangelica,  quaiuvis  buic  litlerae  qucad  sensum  non  sil  incon- 
grua;  2''  ijuüd  argumentum  a  Jesu  adhibituni  in  nioslemico  textu.  ad  conlirmandäm  spcni 
noslram  in  divinam  providentiam,  desumitur,  sicut  in  evangelio,  ex  comparatione  avium; 
sed  loco  conclusionis  cvangciicae  (quae  a  fortiori  posset  nuncupari)  :  ..  Nonne  vos  magis 
pluris  estis  illisV  »,  praeoccupatur  ab  ipso  Jesu  (|uaedam  objectio  sive  dillieultas  ex  eo 
desumpta  quod  cura  de  avibus,  <|uae  minima  sunt  animalia,  non  tarn  videtur  ardua  sieut  et 
curade  hominibus:  buic  vero  objectioni  Jesus  respondet  exeniplo  boum  al(|ue  onagroruni. 

83.  —  Ih.,  IV,  205,  7  inf.  —  It.,  IX,  527,  8.    ^■^XJ\    <^V^    ^^-^    JL: 

Q.,  II,   2'i,    12  iiif.  —1.   Deest  ^-'k-^'  i"  Q.  —  2.  Q.  addil  saequentia  :     .^xJi\^ 

^    \^^    .L^^J|   j.y    ^   ^N}    liül    j=\/.    ^)^,    ^JüU!,   ^\    jix,    ^,>o 

Dixil  Jesus  (([ucin  Dens  salutel!)  :  «  Sapii^ns  iioii  orit  oiiiiiis  qiii  non 
laelclur  cum  calamitatcs  et  infirinitates  corpus  et  divitias  ejus  iiivadaiil ; 
speraudum  est  euim  ea  omiiia  ipsi  profutura  esse  in  lemissioiiem  peocatorum 
suorum.  » 

Nihil  aliud  nos  docel  auctur  It.  in  suo  coninienlario,  nisi  quod  idipsuin  verbuni 
dominicum  apud  Q.  etiam  occurrit,  sed  quadam  adauctuin  appendice  quae  quidem 
sie  se  habet  :  «  Omnes  (Miim  qni  Deo  sincere  serviunt,  a  Dco  piohantui-  infirmitatibus 
membrorum;  qui  vero  hypoiriUu!  sunt,  a  Deo  probanlur  inlirmitalibus  cordiuni;  in 
infirmitatibus  namqne  corporum  [datiir]  quaedani  hornm  lirliilitas  ad  peceata  et  inobe- 
dientiani  [adversus  Deum  patrandain] ;  in  infirmitatibus  autem  cordium  [datur]  quaedam 
horum  debilitas  ad  opeia  luturae  vitae  [peragendaj  et  ad  eerlitudinem  fidei  [conse- 
qucndam].  »  —  Agraplium  omnino  mihi  videtur  verbum  iioc,  non  minus  quam  appendix 
ejus.  Doctrina  tarnen  in  illo  exhibita  christiana  proculdubio  est  (li(  ruda. 


84.  —  Ih.,  IV,  210,  6.         It.,  IX,   549,  4  inf.    ^-U 


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iyiäs  ^jl  U  |»5C  i,L  (^JJI  U  JLÖJ  -ylJl  H^J  (V^"*^.'  cJ^^  -^  Ji'  ^'M^i  y  i^)<~^\ 
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^   JUs   Ö>JI    ^11    J_j.iJI    Uli    ^}    L.  jv^C     i.L    ^JJl   L.    JlIJ    \^>,   "^yJ    -Ul   j»A 


[81]  •  [.OGIA  [-:T  AC.ILVPIIA.  411 

Narratur  quoJ  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  transivil  juxta  trcs  lioniiiies 
qiiorum  corpora  extenuata  eraut  et  quorum  facies  eraiit  quuaJ  culorem  muta- 
tae,  et  dixit  [illis]  :  a  (^uidnaiii  vos  perduxit  ad  statum  in  quo  vos  videu?  « 
riesponderunt  :  «  Timor  iaferui.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Tenetur  Deus  ad  protec- 
tionem  ei  (|ui  timet  impertieiidam  [seil,  contra  id  quod  timet].  »  Praeterieas 
postea,  juxta  tres  alios  transivit,  qui  quidem  extenuatiores  erant  [qnam  primi] 
eorumque  facies  amplius  quoad  colorem  mutatae  et  dixit  [illisj  :  «  (Juiduam 
vos  perduxit  ad  slatum  in  quo  vos  video?  »  ResponderunI  :  «  Desiderium 
paradisi.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Tenetur  Deus  illud  quod  speratis  vobis  douarc.  » 
Praeterieas  postea,  juxta  tres  alios  transivit,  qui  quidem  extenuatiores  erani, 
eoruaique  facies  aaiplius  quoad  colorem  mutatae,  periade  ac  si  lucis  specula 
super  siagulas  eorum  facies  respleudereat,  et  dixit  [illisj  :  «  Quidaam  vos 
perduxit  ad  statum  in  quo  vos  video?  »  Responderunt  :  «  (^)uia  diligimus 
Deum  (qui  magnificetur  et  lioaoretur!).  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Vos  amici  Dei  estis, 
vos  amici  Dei  estis,  vos  amici  Dei  estis!  » 

84"''.  —  Q.,  II,  56,  15.  ^^_J1  [JU"  <\  <^  ^jj  ^1|  ^MJl  ^U  ^^^  ^ 
jp-^   '^-'UjV  y  -ul  Uj  '^jL::>-Jl  J\  ^Ul  lia  UU"  jv'A^-  ^^t  ^V  JU^  ^:^  iJ^U 

j j-Uao    ij>J^\    j^    f«-'' j j'f^    jv'    (^yr'J    ^    f*"^™^*"     J'    ^^    lJ^    '  (3^    '-•'^    ^'-^    i^J" 

j^l   c"Vj.(J    Jl?3    ,1.->I    l9j.ii.Lcj    -:i^    1»_j.,Iä,    j^Jj!)^!    Jli    <.'l    ^.i-1    iii-*   Jj    "(»A^^l 

N.,  238,  4.  —  1.  (Jniiiia  liaec  a  priiieipio  desunt  in  N.  —  2.  Deest  lotuin  a  J.?  apud  N. 
—  3.  N.  ÜU.  —4.  N.  lib..  —  5.  N.  U.  _  G.  N.  c:,L^'.  —  7.  N.  l^J  ^'^^^.  —  8.  N. 
'-i^  J.  —  9.  N.  J^.  -^  »JJ'  J.  —  lü.  .\.  jo;...  —  11.  N.  addil  ^iU'..  —  12.  Deest 
iSi^  apud  N.  —  13.  Deest  X*U  apud  N.  —  14.  N.  Sf^^.  Ab  liac  aiitem  voce  ad  lineni 
usque,  totum  apud  N.  desideratur.  C^fr.  lu..  iv,  21«.  12  et  It.,  i\,  .''iGT.  14. 

PATR.   Ol!.  —  T.    XUI.   —   F.    Li.  27 


412  MICHAEL  ASIN.  [82] 

Dp  Jesu  (qiiom  Dens  salutct!)  [narratur  illiim  dixisse^  :  «  Qui  Deuiu 
diligit,  (liliiifit  [etiam]  calamitateni  [ce/  mortem].  »  De  ipso  [similiterj  nar- 
ratur (|uo(l  transivit  juxta  quorumdam  devotorum  turbain,  qui  quidcm  devo- 
tionis  [igne]  adeo  flagrabaut  quasi  utres  A-eteres  usuque  jam  triti.  Kt  dixit 
[illis]  :  «  Quidnam  vos  estis?  »  Responderunt  :  «  Servi  [Deij  sumus.  » 
Dixit  :  «  Qua  de  causa  [Deum]  servitis?  »  Hespoiideruut  :  «  Terruit  nos 
Deus  timore  int'erni,  et  infernum  timuimus.  »  Dixit  :  «  Tcnotur  Deus  ad  vos 
protegendos  contra  id  quod  timetis.  »  Praeteriens  postea,  transivit  juxta  alios 
devotiores  quam  illi  et  dixil  [illis]  :  «  ()ua  de  causa  [Deum]  servitis?  » 
Dixerunt  :  a  Desidcrare  nos  l'ecit  Deus  paradisum  et  ea  omnia  quae  amicis 
suis  ibidem  praeparavit  Deus;  [ac  proinde]  istud  [eonsequi]  speramus.  »  Dixit  : 
«  Tenetur  Deus  illud  quod  sperafis  vobis  donare.  »  Praeteriens  postea, 
transivit  juxta  alios  qui  divino  cultui  erant  addicti,  et  dixit  [illis]  :  «  Quidnam 
vos  estis?  »  Responderunt  :  «  Amantes  Dei  sumus  qui  nee  infcrni  timore 
nee  paradisi  desiderio  Ipsum  servimus,  sed  tantum  propter  Ipsius  amorem 
et  ut  majestatem  suani  magnificemus.  »  Dixit  :  «  Vos  quidem  amici  Dei 
estis!  [Pi'ofecto]  mihi  jussum  est  nt  vobisenm  maneam.  »  Et  Jiaec  dicens] 
in  medio  ipsorum  mansit.  In  alia  autem  |liujusmodi  facti]  narratione  traditur 
[Jesum]  prioribus  [devotis]  dixisse  :  «  Rem  creatam  timetis  et  rem  creatam 
amatis.   »  llis  vero  posterioribus  [devotis]  :  «  Vos  amici  Dei  estis.  » 

84'"\    ~  MM.,  II,  190,  14.  iJL«jl    y,  ^^AJ\   <^^  ^^  j^.   ,^--^  jl  L-iJL 

^-_-£.     JLöJ     ^y^\^    j^\    Isic,    pro     >>j1Axi1     -^J\x-,    ^J^i    j|v'Vi     ^l^r*^    ^L'*^    '—^^ 

^_jA    •y\  l)   liiLJI  ^^  Jö\  ^$i    "Ss  bj_Jl   ^Lm    \x;L]I  ^   i^-*Ji  Lo   *yi !l  A^U 

Ad  nos  usque  pervonit  quod  Jesus,  filins  .Mariae  (quem  Deus  salutet!), 
transivit  juxta  quadringenla  mulierum  millia  [quaruni  facies  erant]  (pioad 
colorem  niutatae,  [earumque  corpora]  vestimentis  ex  crinibus  el  laiui  confcctis 
superinduta;  et  dixit  eis  Jesus  (quem  Deus  salulel!)  :  «  Qnidnam  est  quod 
[vultuum  veslnirunil  colores  mutavil,  o  tniliiie  niulliTiini .'  »  licsponderunt 
[mulieres]  :  «  Recordatiu  inrcrni  nostros  colores  mnlavil,  o  Fili  Mariae! 
Quicum(|ue  enim  inl'ernum  ingreditur,  ncc  requiem  nee  poluni  gustabit  lin 
aeternumj.   » 

'l'riplici,  til  vides,  redactione  locus  hie  ad  nos  usque  pervenit,  (|uod  scio.  Omnium 
piioi-,  oa  scilici'l  ox  In.,  IV,  210  depronipla,  cum  narratione  apud  Q.  occurrente  in  pie- 
risque  convenil,  ilii  ul  una  eadetnque  dici  possit,  exceptis  tarnen  iis  quae  in  capitc  et 
ad  calcem  loci  apud  ().  inveniunlur.  Ultima  denique,  apud  MM.  occurrens,  redac- 
tiontiii  omnino  quoad  formam  dissiniilcni  prae  se  fort,  alquc  (inincs  supprimit  inter- 
rogationes,   excopla  prima:  (|iiod  quidcm  suspicari  facil  iianc  mulilani  redattiüneni  ex 


I 


[83]  r.nCIA  KT  AGRAPIIA.  '.i:? 

alia  ainpliore  originem  traliere.  Nihil  omiiino  di'  loiilibiis  liiijus  loci  nioslemicis  a|)ud 
It.  invenio.  —  Seusus  sive  mens  totius  loci  evidentissime  palet:  tum  eniin  ex  se  ipso, 
tum  ex  adjunelis  sive  coiUextu,  legondam  lianc  excogilatam  seu  fictam  i'uisse  apparet 
eo  tantum  consilio  ut  praestantia  charitatis  super  timorem  et  spem  ostenderctur.  Haee 
vero  doctrina,  tanta  vi  exaggerata  pi-oponitur,  ([uasi  inculcare  vellet  legendae  auctor 
cliaritatem  solam,  non  vero  timorem  et  spem,  ad  saiictitatem  adipiscendam  prodesse. 
Profecto  Omnibus  notum  est  thesim  haue  gnosticismum  cliristiano-neoplatonicum 
sapere;  ut  enim  a  demente  Alcxandrinu  in  suis  Stromatihus  (ed.  Lugd.  Batav.,  I(il6; 
IV,  301)  asseritur  cum  liujus  gnosticismi  gradus  enumerat  :  «  Primus  ergo  gradus 
corporis  est  doctrina  cum  timorc  per  quam  abstinemus  ab  injuria;  secundus  auleni  est 
spes  per  quam  desidoranius  quao   sunt  optima;   perticit  autem,  ut  est  consentaneum, 

charitas »  Cum  autem  giiostici  cliristiani  propria  opera  depingat  (IV,  385),  sie  ait  : 

«  Est  autem  ejus  opus  non  a   nialis   abstinentia proptcr  meliu» neque  propter 

spem  promissi  honoris Sola  autem  (|uae  propter  cliaritatem  fit  beneficiehtia est 

expctenda   ei »    Atijue    ut   pcrh^ctius    coliaerentia    hujus    legendae    appareat    cum 

clementina  mente,  nou  negligendam  existinio  contrapositionem  sequentem  (VII,  510)  : 
«  Hie  est  enim  Dei  serviis  i|ui  sua  sponte  se  subjicit  praeceptis:  qui  autem  non  jam 
propter  praecepta,  sed  propter  ipsam  cognitionem  est  niundus  corde,  is  est  Dei  amicu.s. 
Ci'r.  contrapositionem  supra  in  texlu  pluries  repetitam  inter  sercos  [^^j  et  amicof: 
(=Üj'j  i^.j^i.--).  —  CoTitextus  (|uidem.  ut  dixi,  lianc  legendae  signilicationem  confirmat. 
Locus  enim  prinuis  (Ih.  nempe  IV,  210,  ü)  ab  Algazele  adducitur  ut  excellentiam  divini 
anioris  laudibus  cirerat.  non  quidem  propriis,  sed  ex  doctrina  a  Deo  revelata  atque  per 
prophetas  et  mysticos  doctores  tradita  depromptis;  Ims  autem  inter  doctores,  Valiyä 
iilium  Mo'äd  in  medium  affert  sie  loi[uentem  :  ■.  Pars  minutissima  amoris  divini  ama- 
bilii)r  est  mihi  quam  devotio  per  septuagiata  annos  proLracta  sine  amore.  »  Locus  vero 
parallelus  (In.,  IV,  218,  12)  ab  ipso  Alga/ele  affertur  cum  probare  conatur  solum  Deum 
esse  amoris  nostri  dignum  (tö  Trpwccv  cpi'Xov),  non  (piidem  quia  crcator,  conservator  et 
benefaetor  noster  sit,  sed  praecipue  quia  Pulchorrimum  Ens  umnisi|ue  pulchritudinis 
principium  existit.  Algazel  profecto,  plotinianis  vestigiis  insistens,  platonicum  amoreni 
exaltat  atque  illum  super  amorem  gratitudinis  ponil.  Rt  ut  thesim  hanc.  non  modo 
argumentis  verum  etiam  auctoritate  prophetarum,  evincat,  varia  eorum  verba  in  medium 
alTcrt.  inter  quae  sequens  ex  Psalmis  davidicis  depromit  ante  locum  doniinicum  de  quo 
agimus  :  «  (^uisnam  invenietur  injustior  (juam  ille  qui  propter  coelum  aut  propter 
infernum  milii  servit?  Quamvis  enim  coelum  aul  inlV'rnum  non  creassem,  nonne  dignus 
esseni  (jui  oliedirer;'  »  —  Quod  attinet  denique  ad  evangelica  loca  cum  quibus  analogiam 
quamdam  legenda  haec  pre  se  ferat.  nihil  aliud  asserendum  uli  ccrtum  existimo  quam 
quod  ex  joanneo  Domini  sermone  pust  coeiiam  origineni  trahere  illa  phrasis  (|ua  locus 
clauditur  apud  Q.  et  In.,  IV,  218,  12  :  «  Profecto  mihijussum  est  ut  vobiscum  maneam.  » 
Haec  enim  phrasis  cmu   üla   sentenlia   congruit  in   qua  Jesus  dixil   (Joaii.,  xiv.   23)   : 

«  Si  (juis  diligit  me et  mansionem  apud  eum  faciemus.   »  Ni  vero  lallor,  simililudo 

quaedam   deprehendilur   etiam  in  anlitliesi  joaunea   ixv,  l'i,    J5)   inter  servos   (SoüAou,-) 
etamicos  (siXou;).  collata  cum  ea  quam  sujira  iuler  .>l^  et   .,  -j  ^i^  patefecimus.  Cfr.  n"'"  85. 

85.  —  Ih.,   IV,  221,  10  inf.    ^ ^s^\  ^\j  lil    ^%J\    ^U    _^   jL^\    J 

Q.  apud  It.,  ix,  575,  7  inf.  —  1.  Ii.  et  Q.  apud  It.     ^;jL.".  —  2.  It.  ^^juIu-- :  (^,  Ujk^= . 
—  3.  n.  apud  It.  addit  :  J,'ju  iJJ   _^JI  ^.^  iJj  _"l--'l.. 


414  MICHAEL  ASIN.  [84] 

In  liistoriis  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  [sequens  verbum  invenitur :  «  Cum 
juvenem  [It.  rt  Q.  ilivitem]  videris  amore  vulneratum  Jt.  occupatum;  Q.  sub- 
mersum]  in  quaerendo  Domino  (qui  exaltetur!),  jam  hoc  [id  est,  amor  üei] 
tam  vehemontor  illum  oblectabit,  ut  omnium  caeteratuiii  rerum  quae  Deus 
iion  sint  obliviscotur.  » 

Ne  vei'lium  qiiiJeni  allVrl  Ir.  d(^  lonlibiis  liiijns  doiiiinicue  senlentiae  anliquioribus 
aucloi'i  Q.  Ut  auleiii  supi'a.  in  variantibus  lectionibiis.  jam  munui,  verbum  apud  (j. 
adauclum  in  fine  perhibelur  sequenti  pericope,  jam  sub  numero  84  bis  allata  :  «  Qui 
Deum  diligit,  diligif  [etiam]  calamilateni  cc/  mortem]  proptiM' Doum  i  qui  exaltetur  !).  » 
—  Agrapbum  verbum  boc  mibi  videtur. 

86.  —  Ih.,  IV,  236,  4.    -'<i>   \jl^  ^  ^J^   V  ^^  ^M—'l  ^b  ^   JJ 

It.,  IX,  614,  1.3.  —  1.  It.  O"^"^'"'  J-  —  -■  •'•  ^f-  —  3-  I"-  ■•/'■  —  '••  Deest  J-'j^'  in 
It.  —  5.  Pro  quatuor  postremis  vocibus.  It.  ait  :  a;     c^^*~;  '■—•  ^  3*=^- 

IMctum  l'uil  [a  quodam  discipuldium  sutinim]  Jesu  (quem  Deus  salutet!)  : 
«  Qua  de  causa  asiiium  tibi  uon  cmis  [aut  suniis]  cui  insideas?  »  [Jesus 
veroj  rcspondit  :  «  Tanti  apud  Deum  (qui  exaltetur!)  aestimatus  sum,  ut 
nequaquam  permitlal  ita  nie  asiiio  occiipari  iil  Ipsius  obliviscar!  » 

Asserit  auclor  It.  verbum  hoc  dominiciim  in  operc  cui  liluhis  Al-Mo!;annaf  sive 
traditionum  mohamniedanarum  coUectio  contineri,  quod  quidem  opus  a  quodam  tra- 
dilionista  (ide  digno.  AbA  IJakr  lilius  Abu  Schayba  nomine,  qui  saoculo  IX  lloruit, 
editum  dicilur.  Ipse  vero  non  auctoritale  ]jropria  verbum  tradit,  sed  leslimonio  innixus 
cujusdam  Tliäbil  al-15:inäni  cpii  exlrema  scnectule,  anno  12cS  hegirae,  niorluus  est. 
Advertere  eliam  oporlet  linnm  vcrbi  apud  A l- M osa nna f  s\c  sc  habere  :  "  Tanti  apud 
Deum  (qui  exaltetur!)  aestimatus  sum,  ut  nequaquam  mihi  proponat  rem  aliquam 
quae  me  |sui  amore]  occupet.  »  — ■  Quod  ad  sensum  all  inet  totius  sentenliae,  eviden- 
tissime  patet  per  contextum  hie  agi  de  voluntaria  mundanarum  omnium  commoditatum 
renuntiatione  quam  Jesus  et  docuil  et  fccit;  siquidem,  ut  i])se  auctor  h.  in  hnjns  loci 
commentariolo  ait,  non  alia  de  causa  .lesus  a  discipulis  suis  invilatus  fuit  ut  asinum 
sibi  ad  cquitandum  assumerel,  nisi  ijuia  in  peregrinationibus  suis  conficiendis  pedibns 
semper  ibat.  —  Ktsi  agraphnm  omnino  factum  boc  dominicum  vidcatur,  (juamdam 
tarnen  analogiam  deprehendilur  habere  cum  iliis  evangelicis  locis  in  quibus  de  gloriose 
ingn^ssu  Christi,  super  asinani  sedentis,  in  Jerusalem  agitur.  Ucsponsio  aulcm  dominica 
ali(pialiter  coliaerere  diccs  cum  illo  Joaii.,  iv,  31-3'i  didagmatc  :  «  .Mcus  cibus  est  ut 
l'aciam  vobintalem  ejus.qui  misit  me  etc.  » 

87.  —  Ih.,  IV,  242,  11.    Y  d--^.    J-^-^»    ^ix^   Ul   S-^^\   J    ^jj 

tj~t.ls     jUv-a    iil^    Kj'^M-      ^\>u     ,l;LaiJI    ^j,     ^^JJü     dil..-«j     ^^,«1-5     L.    CJJL-i    (*.Ur 

'^j   ^   v^Äs    Ami    M.l!   <\J\j   (V*-^l5   ^--^J 


■io 


I.OGIA  ET  AGRAPIIA.  41.-; 


Ir.,  IX,  6o4,  .1.  — 1.  Ir.  addit  a'.  —  2.  Rn  aliae  duae  /i'ctio/tes  hujuseo  verbi  apud  It. 
ibidem  occurrentes  :  1'  >^-^-J'  J^-li  _^..-  j':''  S^  ^-^-•r'  ^H  J---*  ^r^  -W'  J  -V-^'  Sij 
yW      .,U    Job     ^-..    ^.U   ^,-'-..U      ,..U    L^'j    JU    ^^    ^i^-.:^'    r_..,.     /j-^l    JiJ-^.    'i'    J^i.. 

^^^i  ^  ur  M,  ^^.  ^,.,  ^,^j,  ^^  4^1  ,^uL,  ^  ._<  ^,  ^1  ...  ^, 

Traditur  in  Rvangelio  :  "  Cum  eleemosynaiu  feceris,  cam  ita  Ciic  ut  iiesciat 
siiiistra  tua  quid  fccit  dextera  lua,  ot  Ille  qui  vidft  ahscoiidita  reU-iliuet 
tilii  palam.  [Simililer]  cum  jejuuavcris,  lava  faciem  tuam  et  unge  capul  tuum, 
u\  iiiMuo  praeter  Dominum  tuum  illud  cognuscat.  >> 

Ante  oninia  conferas  oportet  verbum  sub  ii"  5.")  supra  cditiim,  iiernon  ea  omnia  quae 
ibidem  afferuntur.  Mis  igilur  bcne  perspectis  atqiie  cum  In.,  I,  155,  11  et  It.,  IV.  112,  9 
diligeiiter  collatis,  evidenter  enütur  texlum  bune  evangeliciim,  ex  synopticis  Marco 
excepto  derivatum,  a  moslemicis  quibusdam  traditionistis  quondam  uti  mabomclicam 
sententiam  habitum  esse,  quamvis  ab  aliis,  antiquioribus  quidem  et  majori  dignis  lide, 
.lesii  Domino  adscribatur.  Quod  ad  novas  Icctiones  hie  ab  auctore  It.  allatas  attinet, 
easdem  latinitate  donare  non  necessarium  duxi,  eo  quod  nihil  aliud  novi  importent 
praeter  voces  quasdam  synonymais. 

88.   —  Ih.,  IV,  250,  12.   ^.^^\   ^U^-;    ^   {i — ^^    V^    ls-:^    j'    ^  ^iy. 

-vij  iijt.  J^b  l^fJ  o"^'  ä~^^  y  '-^^  '''^"^.  '*^j'''  '-''*^.  '-'^  ci-*-^  ^  JLis  ij:«^,« 

It.,  IX,  (i.iS,  3  inf.  --  1.  It.  addit  oLM'j-^'  J-  —  '•^-  l'-  J'^^   —  3-  It-  addit  s^;U 


•>■;   ,1 


^:  U  ^t.  "" 


[In  libro  cni  titulus  Tniih'Honfs  israeliticne']  narratur  quod  .Icsus  (quem 
Dens  salutet!)  transivit  juxta  homiuem  caecum,  leprosum,  membrorum  usu 
privatum,  dupliri  hemiplexia  percussum  et  cujus  carnes  vi  elepliantiasis 
sparsim  deciderant  ac  per  partes  delluxerant.  Ille  tamen  dicebat  :  «  Laus 
Deo  sit  qui  me  iuuoxium  servavit  a  jmalis]  quibus  eomplures  homiiies  al- 
flixit!  »  Jesus  autem  dixit  illi  :  n  O  tu  Jiomo  miserj!  (|uaenam  est  calamitas 
quam  a  te  remotam  eg'o  video?  »  Dixit  [homo]  :  «  (J  spirilusDei!  ego  (juidem 
melior  sum  quam  ille  in  cujus  lorde  Dens  non  posuit  cognilionem  Ejus  quam 
in  corde  meo  posuit.  »  Dixit  [Jesus]  illi  :  «  Vere  dixisti.  Porrigr;  manum 
tuam.  »  Et  cum  [homo]  manum  suam  ei  dedisset,  ecoe  continuo  apparuit  ut 


416  Mir.IlAEI,  ASIX.  [86] 

imklierrimus  vult\i  iiiler  omiies  homines  lormaque  praestantissimus;  Dens 
enim  omnes  [iiifirmitatesl  (iims  liuhcbat  ab  eo  abstulerat.  Discipulus  ergo  Jesu 
(quem  Deus  salutet!)  factus  est  [lioino  ille'  alque  cum  co  Dei  sei'vitio  se  acl- 
dixit. 

Xos  docet  auctor  It.  factum  hoc  (hmiinicum  iiarraluni  inveniri  apiid  libriim  cui  titulus 
Traditiones    israeliticae   cujus   auctor,   ^Vallab  filius  Munalihih    nomine,   satu-ulo    VII 
vixisse  conslat,  atque  a  religione  mosaica  in  moslemicam  conversus,  inter  mohamme- 
danos  divulgasse  dicilur  uberrimam   traditionum  biblicanim    tarn   Veleris  quam  Novi 
Tcstamcnli  copiam  quae  postea  apud  complures  scriplores,  my.slico.s  praeserlim,  in- 
vcniuntur  allata.  —  Facilc  autem  atque  primo  videtur  inluitu  nihil  aliud  factum  hoc 
esse  quam  conglomerationcm  (lu.iiudam  omnium  fere  miraculorum  a  Christo  Domino 
inter  ae"-ros  et  male  haitentcs  patratorum :  si  enim  daemoniacos  et  homorrhoissam  et 
hydropicuni  et  mutum  exiipias,  vix  omnes  cnrationes  apud  Iwangeliuni  commemoralas, 
in  hoc  UDO  aegro  per  Jesum  sanato  ciimulatas  videbis  atque  congestas.  —  De  quibus- 
dam  morbis  hoc  in  loco  citatis  pauca  dicere  oportet.  Vox  Jjii%  quam  per  circumloqiiium 
u   membrorum  usu   j)rivalio  »  verti,  importat,  ut  videri   fas   est   apud   Freylag   .s-.   v., 
«   Languorem,  aut  claudicationem,  sive  morbum  quo  quis  semper  considere  cogitur  ». 
.Si  autem  idem  verbum  quaeras  apud  Diciionary  of  the  tccknical  terms  ab    Sprenger 
editum.  ibi  invcnies  inter  arabes  medicos  illud  sumi  tum  ut  «  morbus  clironicus,  quicum- 
quo  sit  -  tum  melius  ut  «  paralysis  meml)rorum  aut  corrugatio  et  ariditas  pellis  ».  Cum 
tamen,  ut  postea  dicatur  cumdem  hominem  allectum  esse  duplici  hemiplexia,  vox  ^-i 

sit  adhibita,  quae  vox,  ut  asserit  Dozy  in  suo  Supplement,  s.  v.,  nihil  sit  aliud  quam 

arabica  transcriptio  vocis  ■nX-t^^'x  sive  paralysis,  ex  his  omnihus  eruendum  censeo  non 

de  duobus  morbis  sed  de  uno  tantummodo  agi.  Idem  dicendum  existimo  de  vocibus 

^yi\  et  (.'i^^  quae  uti  synonymae  videntur  adhibitae  ad  significandam  Icpram,  quamvis 

ultima    duaruin,    ^'3=.    videlicct,   proprie    importet    quoddam    leprae    genus,   nempe 

<.  elephantiam  qua  saepe,  ut  Freytag  dicit,  extrema  membrorum  exeduntur  percunlque, 

relictis  albis  vestigiis  ».  —  Ut  congrucntia  hujus  dominici  facti  cum  locis  evangelicis 

pateliat,  notandum  quod  in  omnibus  fere  curalionibus  a  .Jesu  patratis  contactus  quidam 

infirmi  cum  dominico  cori)ore  asscratur,  sicuti  etiam  in  hac  narratione  videri  las  est. 

Item,  cnrationes  in  Kvangelio  saepe   narrantur  a  Jesu  factae  in  praemium  fidei;  hie 

autem  in  praemium  |)alientiae.  quamvis  non  obliviscendum  sit  quod  Jesus  miscricordia 

videatur  commotus,   non   tarn  propter  inlirmi  calamitates  cjusque  sufTerentiam.   (juaiii 

admiratione  perculsus  propter  illius  in  Deum  charitatem. 

89.  —  Ih.,  IV,  256,  3   inf.  —  It.,  IX,  677,  4.    v^    ^— ^^    j*    ^jj 

-;■  V  ^  JJl   J-.    JU^   J\ß    J  l^'C-    9jj^   c^..  :j)    .LjUI  ^J   JLi  (:U\ 

Narratur  (luod  .losiis  (iiucni  Deus  salutet!)  ilixit  liliis  israid  :  «  Ubiuam 
'lerminat  semcn?  »  llcspomleruut  :  a  lu  terra.  >>  üixit  illisl  :  «  Amen  dico 
vobis  :  non  geriniualiil   sapienlia  uisi  in  corde  [quod  siti  terrae  simile.  » 

Nihil  in  Ii.  de  fontibus  arabicis  hujus  verbi.  Quod  ad  illius  altinet  scnsum,  advertere 


[87]  F.OGIA  KT  AGRAPIIA.  417 

oportet  ab  Algazele  afl'erri  uti  tesfimoniuin  ad  demonstrandam  necessitatem  liumilitatis 
et  contritionis  ut  devotus  amoreni  Dei  adipiscatur  una  cum  charismatiljiis  quae  ex  ij)so 
amore  proliciscuntur.  —  Cohaerentiam  aiitem  hujus  verbi  ciiiii  Luc,  viii,  15  et  aliorum 
synopticonini  locis  in  quibus  parabola  traditur  seminantis  si'men  quod  cecidit  in  terram 
bonam,  nemo  non  videt.  (^ir.  n.  47. 

90.   —  Ih.,  IV,  258,  16.    —  It.,  IX,  681,  3  inf.  M.,   172,  9.    ^i\ 

^^^Iüä)  'cJyj  ''^j-^  ^  <>'%> 


RC,  173,  LS.  —  1.  HC.  addit  J,1»j.  —  2.  RC.  ^-^^b,  —  3.  llinc  ad  lincm  usque  oninia 
desiderantur  in  RC. 

Revelavit  Deüs  Jesu  (quem  Dens  salulet!)  :  «  E^o  ((iiidoni,  cum  perve- 
niens  usque  ad  iutima  [rrl  corj  alicujus  servi  [meij  iiiliil  in  eo  iiivenerini  amoris 
mundi  liujus  et  vitae  futurae,  tunc  amore  Mei  illum  replel)0  atque  velut 
amicum  sub  mea  custodia  tenebii. 

Asserentibus  Ih.,  It.  et  M.,  verbuni  lioc  traditum  e.st  auctoritatf^  cujusdam  Abu 
'Abd  Allah  filii  Al-Jalä  qui  Damasci  natus  dicitur  ab  auctore  It.,  sed  (piandonam  llo- 
ruerit  ig-noro.  Sensus  verbi  sie  ab  auctore  It.  explanatur  :  «  Nihil  aliud  insinuare  hoc 
vult  nisi  quod  amor  divinus  sive  charitatis  virtus  nullo  modo  consoiiationem  aut  partici- 
pationem  patitur,  nee  admittit  in  amantis  corde  locum  ab  alio  (juam  ab  aiiiato  occupan- 
dum.  »  —  Agraplium  mihi  videtur,  etsi  aliquoniodo  cohaereat  cum  Joa/i.,  xiv,  21,  2:5. 

91.  —  Ih.,  IV,  258,  17  inf.   —    It.,   IX,  682,  19.   ^%J\   <J^   ^^-^    ^Lu 

Interrogatus  fuit  .Jesus  (quem  Deus  salutet!)  de  opere  omnium  e.xcellen- 
tissimo  et  respondit  :  «  [Opus  omuium  excelleiitissimum  esl]  grato  auimo 
sese  diviuae  voluutati  summittere  atque  Deum  aniare.  » 

Nihil  affert  It.  de  moslcmicis  hujus  dominici  verbi  testibus.  —  Notandum  (juod 
apud  It.  verbum  Moysi  non  voro  .lesu  tribuatur,  quae  quidem  attribulio,  uti  mendosus 
calami  lapsus  i^-y'  pro  -—;-),  corrigatur  absque  dubio  las  est;  in  niargine  enim 
ipsius  loci  It.  legitur  reete  ,;~:-,  non  vero  .^y.  —  (^uamvis  agraplium  onuiino 
videatur  hoc  verbum,  evidentissime  patet  cognationem  quandani  habere  cum  illa  Pauli 
doctrina  de  charitate  in  sua  epistola  /'  ad  Cor.,  xiii,  ubi  ostendit  charitatis  praecellen- 
tiam  supra  fidem  et  spem,  reli(|uaque  Dei  dona.  Conferas  pracsertim  v.  13  :  «  major 
autem  horuni  est  charitas  ». 


92.   —  Ih.,  IV,  260,  1  inf.  i 


It.,  X,  12,  14.  -  1.  It.  ^..^. 


/,18  MICHAF.I.    \SI\.  ,88i 

Dixil  Jesus  (quem  Deus  salulel!)  :  «  Bealus  oculus  qui.  dum  somno  sc 
dederit,  de  peccato  non  cogitet,  et  dum  a  somno  cxpergefactus  fucrit.  sine 
crimine  Lse  seutiatj.  » 

De  fontibus  liujus  verbi  Algazele  antiquioribus  niliil  auclor  Ir.  afferl  praeter  ijuani 
(]uod  apud  Q.  invcnialur  ipsissimis  terminis.  —  Scnsus  verbi  facile  patet  per  conlcxtuiii 
totius  paragraplii  in  i|uo  ab  Algazele  agitur  de  cordis  puritate  seu  de  recta  intentione  in 
operibus  pietatis.  —  Agraplium  omnino  mihi  videlur  verbum  hoc.  ipianivis  non  fortiiito 
et  sine  causa  credo  oculuin  hie  ail'erri  loquendo  de  intentione,  !similiter  ac  in  Malth.,  vi, 
22,  23. 

!>3.  —  Ih.,  IV,  267,  8.  JaJU  J  ^U,  jl^  ■'<;1  (.M„ll  <.b  \.J>j  ^  y,  ^^j  XSi 

It.,  X,  28,  6  Inf.  —  1.  Ix.    .,'.  —  2.  Dcest  wl  in  Ir.  —  3.  It.  a-J!  pro  iJ  ponit  additque 

ul  conimentarium  k)'.s-'!    ,__,Ls-^l   .^\.  —  4.  Addit  It.   s.I-Vc   ^'.  —  5.   En  alia  littera 

cjusdem  verbi  in  Q.  apud  It.  existens  :    ^'^^  i..U  \J^i  U_jä     ,'   >bLJi  jJi  L>^  ^  vjrjji 

L<'l)     Ijus.  »lü.,    »jj..^  i.J'    >JJ^   jjjj   _'i'     w»      irij   'jol.vo      .^.  ,.r^^   f^  ^'^   J>   J-^ 

Uj^j   Ü^L)    >jiL'   J^l    ^1    Jli?   i^_^   t^jji,    »-JJ   oX3.>   ^ri   sJ'.^    oji  ^^Ä    ^Jj    J_.' 

NarraUir  de  Zaeharia  (quem  Dens  salutct!^  ([und  aliipiiindo'  laliorabat 
cum  luto  in  pariete  aedificando  [non  pro  seipso,  scd]  uti  mcrcenarius  artifex 
quibusdam  aliis  [opus  .suum  tribuens].  [Domini  autom  sive  locatores  ipsiusl 
illi  praebuerunt  pancm  [/(/  est  cibnm  quolidianum^  suuui;  ipso  enim  non 
manducabat  nisi  ex  co  quod  manus  sua  lucrabatur.  Subito  autem  quidem 
liüniines  ad  eum  inlrogressi  sunt,  qnos  quidem  ad  ciiium  ejus  [cum  ipsis 
participandum]  non  invilavil.  Cum  igitur  cibi  >ui  liueni  l'aceret,  admiratione 
[homines  illi]  impleti  sunt,  eo  quod  liene  uoscerent  et  liberalitatem  et  absti- 
nentiam  ejus,  et  qund  pro  eerto  iiaberent  longe  melius  esse  juvationem  [sive 
participationem  eum  proximisl  ([uaererc  in  eibo  sumendo  quam  sui  tantum 
commodi  .se  curare!.  [Zacbarias  autem  eorum  cogitationes  agnoseens]  dixit 
illis  :  «  Ego  quidem  laborem  meuni  ([uibusdam  dominisl  mercede  locavi;  hi 
vero  panem  [seu  cilnuu  luilii  praei)enl,  ea  nu-uh'  ul  ad  hilinraiiduin  pro  eis 
l'ortior  elFieiar  ex  cibo.  Si  vos  ergo  nucum  liliuiu  miMun'  sumpsissetis,  nco 
vobis  nee  mihi  salis  fuisset,  atque  opcri  a  uu'  praestando  iulirnuis  i'vadercm.w 

Sili'l  Ii.  de  fünlibus  moslemicis  hujus   narrationis;  tantum  asseril  ipsam  apud  (). 


[89]  LOGIA  KT  AGRAPHA.  '.19 

inveniri  sed  aliquomodo  diversam,  ut  vidori  supra  potost ;  haec  tarnen  diversitas  ad  lit- 
teram  tantummodo,  non  vero  ad  sensum,  at-linet.  —  Narraüo  haec  allata  est  ab  Algazele 
in  confirmationem  thesis  a  se  sustcntatae,  quac  quidem  sie  se  habet  :  Opus  moraliter 
indilTerens  in  bonum  convertitur  per  intentionem  qua  soli  Doo  placere  slatuimus;  unde 
cibus,  potus,  conjugalis  copula,  aliaque  opera  moraliter  indiiTerenlia,  bona  atque  erga 
Deum  meritoria  esse  possunt  si  in  eis  exsequendis  adimpletionem  legis  isive  obligationis 
tarn  naturalis  quam  supcrnaturalis  intendimus.  Sic,  in  casu,  Zacharias  bene  meritus 
est  etiam  per  omissionem  operis  naturaliter  laudabilis,  nempe  invitationis  ad  prandium, 
(|uia  omissione  hac  nihil  aliud  intendebat  nisi  vires  suas  conlirmare  ut  opus  ad  quod 
jure  naturali  tenebatur  melius  praestare  posset.  —  Nihil  de  hac  narratione  invenitur 
tijuod  sciam)  in  evangeliis  vel  in  scriptis  apocryphis.  Thesis  tarnen,  in  cujus  confirma- 
tionem adhibetur  narratio,  evangelica  absque  dubio,  vel  potius  paulina,  est  dicenda.  Alga- 
zel  ipse  (ibid.,  266,  22]  testimonium  alTert  cujusdam  veteris  videnlis  (\^j,U.m  (_ys»-:i  sive 
scriptoris  mystici  (de  cujus  nomine  et  religione  omnino  sil(>t  auctor  It.,  X,  26,  8)  qui 
dixisse  traditur  :  «■  Ego  quidem  superuaturalem  intentionem  in  unoquoque  opere 
i'fTormare  vellem,  etiam  in  cibo  meo,  in  potu,  in  somno  atque  in  ingressu  adlatrinam.  » 
Nemo  autem  non  videt  hanc  sententiam  perfecte  cohaerere  cum  illa  Pauli  exhortatione 
[I'  ad  Cor.,  X,  31)  :  «  Sive  ergo  mandiic;itis.  sive  bibilis,  sive  aliud  quid  t'acitis,  omnia 
in  gloriam  Dei  facite.  ■>  Cfr.  Ad  Colon.,  iii.  17. 

94.  —  Ih.,   IV,  273,  11  inf.   ^  ^Wl  U   ^%J\    ^b   '  ^„^   jj^ji^i   Ji^ 

It.,  X.  56,  5.  —  MA.,  61.  7  inf.  —  ().  apud  It.,  loc.  cit.  —  1.  MA.  addit  ^  y'     H- 

—  •>.  Q.  J^,  -^   i^  ,  ^iU^'l  U  AM  _. ,  b.  —  3.  It.  addit  J.JI.  —  4.  It.  addit  ,  ^U!    .,.--. 

Apud  Q.  autem  sequenlia  inveniuntur  quae  in  lu.,  It.  et  MA.  desiderantur  :    .yj>s  'yU 

,',-!  J,p,.  !^L     JJi  ^4:.    l.i    U,   ,.  JJI     i^-^  lj^     -iJt    lU    U.  ,.  jt   ^Ul 

.ÜJt^^t      \.3   JUo    JJl^.1;    \:.    ^^    ,^,   Üj.y    t^J^' 

Dixerunl  apostoli  ad  Jesum  (quem  Dens  salutet!)  :  «  Quisnam  [dicendus 
erit]  opus  bonum  sincere  rq  absque  simulatione  operatum  esse?»  Respondit 
[Jesus]  :  <<  nie  qui  bouum  opus  pr^pter  Deum  (qui  exaltetur!)  operatus 
est,  uon  cupiens  ut  ab  aliquo  hominr  propter  suum  opus  laudetur.  » 

NuUus  lestis  anti(|uior  Al;4azele  verljum  lioc  tradidit  qund  seiami  praeter  auctor  (^. 
qui  quidem,  uti  supra  monui,  saequentia  addit  :  "  Dixorunt  1  apostoli  i  :  ■<  Quisnam  autem 
[diccmdiis  erit]  pure  propter  Deum  (rpii  niagnilicetur  et  honoretur!)  operari  r'  ■>  Piespondit 
.lesusj  :  "  nie  qui  ea  quae  sunt  Deo  debita  praef)onit  omnibus  ipiae  sunt  debita  hominis 
bus,  et  si  quando  duae  res  ei  offerantur,  quarum  una  liujns  mundi  sit,  altera  autem 
vitae  futurae,  tunc  opus  Dei  [operari]  incipit  antequam  opus  Inijus  mundi  [lacialj.  »  — 
Quod  ad  sensum  hujus  verbi  attinet,  notandum  (|uod  ab  .Mgazele  alfertur  in  conlirma- 
tionem  doctrinae  a  se  traditac  circa  virtutem  r|uam  mystici  mohammetlani  Iklilds  appel- 
lant,  id  est,  opus  moraliter  bonum  in  cujus  executione  nihil  aliud  ab  agente  intenditur 
nisi  Deo  placere  Eique  adhaerero,  omnibus  aliis  intentionibus,  lam  hujus  mundi  quam 
vitae  futurae,  quae  Deus  solus  non  sint,  omnino  exclusis  at([ue  rejoctis.  —  Hanc  simpli- 


420  MICHAEL  ASIX.  [90J 

cem  et  purani  intentionem  soli  Deo  serviendi  non  dubium  existimo  ex  doctrina  evange- 
lira  proeedere.  uti  videri  pntest  tum  in  locis  Matlh.  (vi.  5,  6,  16-18)  et  parallelis,  in 
quibus  hypocrisis  damnalur,  tum  in  illo  didagmate  vere  parabolico  {Matlh.,  vi,  22-23; 
Luc,  XI,  34-46)  de  oculo  simplici,  quod  omnes  interpretes,  Augustinus  praesertim,  de 
muiida  et  simplici  intentione  in  operibus  bonis  intelligunt. 

95.  —  Ih.,  IV,  286,  1.    iLl    ^   <\  c>Ul   L,Jt   [>Jj  j.;    ^^-.    ^t   ^j^.- 

IjIas-     vi     'ijIlL;     L     Jus     LÜt     C~ij>9     J    ^    J^     lyyf^J    ^^     cili_S     IjjJAS 

It..  X.  101.  ir.  inf.  —  1.  ir.  ^w^Ji. 

Narratur  de  Joanne  lilio  Zachariae  (quos  Dous  salutct!)  quod,  transiens 
propc  muliorem,  eani  impulit,  at([iie  [impulsionis  vi]  niulier  orc  prono  [in 
terram]  dcciflit.  Ouidam  ergo  dixerunt  illi  {seil.  Joanni]  :  «  Oua  de  causa  hoc 
fecisti?  »  nie  autem  respoiidit  :  «  Non  pulavi  eam  osso  aliud  nisi  pariotom.  « 

Ne  verbum  quidem  apud  It.  invenio  de  fontibus  moslemicis  hujus  lacti.  —  .Vb 
Algazele  affertur  uti  exemplum  e.rtaseos  sive  alienationis  animae  a  sensibus  propter  ejus 
absorptionem  in  contemplatione  Dei.  —  Optime  cobaeret  cum  evangelica  .loannis  effigic 
cujus  pudicitiani  tarn  christiani  ([uam  mosicmioi  scriplores  laudibus  efTerunt. 

96.  —  Ih.,  IV,  288,  7.  —  It.,  X,  106,  11.  j^^Vl  f'XJ\  <\^  ^^  JU" 
Olfr     Jl   •^.L^Cs   ^It    Jx-il    y>\>^  4_l3-li    <-i.   jLl-1   y^^  <«-;'iJ   bJJ;^   jLU-1   y^    <.*%* 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  jOninia)  opera  ad  triu  reducuntur  : 
Opus  cujus  rectitudo  manifeste  patet;  ilhid  scquere.  Opus  cujus  malitia 
manifeste  patet;  illud  devita.  Opus  [cujus  moralitas]  tibi  apparet  dul)ia :  illud 
commenda  sapienti  [(|ui  dubium  dijudicare  sciat].  » 

Auetor  It.  nos  docet  Iraditum  esse  verbum  hoc  domiuicum  a  duobus  scriptoribus 
moslemicis,  Al-'lräqi  scilicet  et  Al-Taberäni,  quorum  posterior  saeculo  X  lloruit.  Ambo 
autom  non  sua  auctoritale  illud  referunt,  verum  teslimonio  sulTulli  Ibn  '.Vbbiks,  cujusdam 
iiempe  Malionieti  socii;  mouet  lameu  auclor  It.  non  salis  conslaro  de  vi  et  veracitalu 
testis  hujus,  uli  lulcimentuni  ab  nmbobus  allali  (^-».;i  ^■^•.  —  Agraphum  omnino  inilii 
videtur. 

97.  —  Ih.,  IV,  305,  14.  —  M.,  106,  9.  t  \y>  y,  ^  j^j^^l  Jl»" 
i,Lü3   J^vs   'C»~jj   l^i    Aikl,    jlS  ^  ^    Jläs   dlVl«   -^1   ^jVl    ^^   Jj^  <^^    rjj 

li.,  \,  liK),  1  in!.  —  M.,  58,  5.  —  1.  Ii.  om.  ^y  ^,.  —  2.  Kn  aliud  verbum 
liuicce  in  sensu  simillimum,  apud  RI.  existens  :  j.J'   Ji   ij'    >-wj|   üi      -~,i  ^  ^^. 

•W  -^  /*  ^^i  J  ^>^  J^  ^'i  L-  ->^  ;'-r^'  ji^  J 


i 


[91]  LOGIA  ET  ACHAPIIA.  'i21 

Dixeruut  apostoli  ad  Jesum  filiuiii  Mariae  (quem  Dens  salutet!)  ;  «  ()  Spiri- 
tus Dei!  Estne  ([uidam  hodie  tibi  similis  super  terram?  «  Respoudit  Jesus  ; 
«  Utique  :  ille  quidem  cujus  locutio  sit  Dei  invocatio,  cujus  auteia  sileutium 
sit  meditatiö,  cujus  deuique  iutuitus  iluxus  sit  lacrymarum,  ille  «juidein  crit 
uiilii  similis.  » 

Apud  ipsum  Ih.  asseritur  verbum  hoc  dominicum  esse  traditum  auctoritate  cujusdam 
'fa 'üs  filii  Kisän  yemenitae,  qui  ([uidem  extrema  mortiius  est  senectute  anno  1(11 
Iiegirae,  initio  scilicet  saeculi  VIII  .1.  C  —  Aliud,  ut  jam  supra  monui,  dominicum 
verbum  Imicce  simillimum  apud  M.  oceurrit,  (|uod  sie  se  habet  :  «  De  Jesu  (rjuem  l)eus 
salutet!)  Iraditur  dixisse  :  Pietas  in  Iribus  sistit  :  in  locutione.  in  intuitu  el  in  silentio. 
Omnis  ergo  homo,  cujus  locutio  pro  objecto  liabeat  aliquid  (|uod  non  sit  Dei  invocatio, 
vane  quidem  el  non  rede  Io(|uutus  erit.  Omnis  autem,  cujus  mentis  intnilus  in  alia  re 
(|uam  in  pi  "-uimel  admonitione  consistat,  sua  ipsius  negligentia  fallitur.  Omnis  denique, 
cujus  Silentium  non  in  mcditatione  versetur,  illusione  deeeptus  operam  perdet.  »  — 
Agraphum  esse  ccnseo  verbum  hoc,  (|uod  de  Christi  Jesu  imitatione  infelligendum 
videtur. 

98.  —  Ih.,  IV,  325,  12.  —  M.,  60,  2  inf.  J^   Ul    ^%J\  <-U   ^^^   jl<j 

Uj    iAi>.    ^iai     i-Ct    C>y^\ 

It.,  X,  231,  4  inf.  —  1.  Rn  alia  lectio  huicce  quoad  sensüm  similis,  apud  It.  occurrens  : 


._:,-\~j  ü'™Ji  i^Js.  pj.j 


,1 


'■r 


Dum  mortis  mentionom  apud  Jesum  (quem  Deus  salutet!)  ([uidnm  faciehat, 
illius  |.s('//.  Jesus]  cutis  saiiguiuem  stillabat. 

Nos  monet  auctor  Ir.  traditum  esse  factum  hocce  dominicum,  ante  Algazelem,  ab 
Abu  Bakr  lilio  Abu  al-Dunya  (saec.  IX)  in  suo  tractatu  De  Morte.  Aliam  postea  lec- 
tionem  affert  ipse,  quae  non  dissimilem  huicce  in  sensu  esse  videtur,  cujusque  traditor 
primus  esse  dicitur  Al-Sha'abi  qui  initio  saeculi  VIII  fuit  vita  functus.  Rn  ejus  versio  : 
«  Dum  apud  Jesum  mentionem  diei  exlremi  judicii  quidani  faciebat,  voce  magna  Jesus 
clamabat  dieebatipie  :  «  Filio  Mariae  non  decet  ut  apud  eum  mentionem  quidam  faciat 
«  diei  extremi  judicii.  "  Rt  fconlinuo  ille  qui  fuerat  locutus]  silebat.  >-  —  Nemo  autem 
non  videt  de  agonia  Christi  in  liorlo  ati[ue  de  sudore  sanguinis  hie  agi,  uli  a  solo  Liicu, 
XXII,  'i'i  describitur.  Cfr.  n.  101. 

99.  —  Ih.,  IV,  326,  6  inf.  —  It.,  X,  239,  10  inf.   —  M.,  56,  13  inf. 

-►j.Ul     ,_-£-    JUj    i^jVi    Lj    ,-^    ii^'c »j   o^»-»'    7^— -"3    ^j-^^   c^^ — ''   '*~^     -— ^    L<J-_i    i^Li 

dl  ^^j\  ^\i\  _i  JUi  ^L  o~li  «-.^..iU  il^_-.Jl  i._^ll  ^-^«  J.Vl  c  p>l 
^^  J  ^115  il  J^\  üi  Lw,.  JU^  dllj  j^  ^„^  ^l'Li  J^-  J^J  ^  >^LV1 
Jo   V   "^Ülj  ^^Jl      1   cJls   (»>'   .:>Äk-ljl3  ÜUl—JI    cuilli    j^   4t._J;   cJlj   S^   ^J^   ^)1 


422  MICHAEL  ASIX.  [92] 

Dicitur  quod,  dum  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  sederet,  quidam  senox 
laborabat  cum  ferrea  pala  qua  terram  submovebat.  Dixit  autem  Jesus  [iutra 
se]  :  «  0  Deus!  Evelle  ab  eo  spem!  »  Et  [continuo]  deposuit  senex  palam 
[super  iprram"  atque  in  latere  dccubuit.  Ilora  autem  transacta  in  qua 
senex  niliil  onuiino  lahoravit,  dixit  [denuol  Jesus  [intra  sc]  :  «  0  Deus! 
Hedde  illi  spem!  »  Et  [continuo]  surrexit  [senex]  opusque  resumpsit.  Tuik 
Jesus  euni  ilc  sua  agendi  ratione  interrogavit.  [Senex  vero]  respondit  illi  ; 
(1  Dum  ego  laboral)am,  ecce  anima  mea  dixit  mihi  :  «  Quousque  laborabis, 
a  cum  jam  senex  sis  provertae  aetatis?  »  Et  [continuo]  palam  [in  terram]  projcci 
atque  in  latere  decubui.  Postea  vero  dixit  mihi  anima  mea  :  «  Per  Daum! 
(i  Tibi  quidem  opus  est  res  ad  victum  necessarias  [acquirere],  dum  [in  mundo 
«  superstes  maneas!  »  Et  [continuo]  ad  palam  [resumendaml  surrexi.  » 

Unus  Abu  Bakr,  filius  Abu  Al-Üiinyä,  qui  saec.  IX  lloruit,  adducitur  in  h.  ul 
traditor  hujus  narrationis,  Algazele  prior.  —  Quod  ad  illius  sensum  attinet,  per  con- 
textuni  totius  capitis  evidenter  apparet :  agitur  enim  de  rejicienda  vana  fiducia  vitae  lon- 
gioris  ad  perfcctionem  spiritualem  atlipiscendam;  hac  de  causa  ab  Algazele  in  medium 
afferuntur  (|uamphires  tum  prophetarum  tum  sapientum  sententiae  et  exempla,  quibus 
Homo  ad  mortis  memoriam  in  mente  semper  habendam  vehementer  excitatur.  —  Notan- 
dum  quod  vox  fW~<'l,  quam  Tp^r  ferrea m  palam  verti,  proprio  sibi  vellil  «  inslruinen- 
lum  quo  lutum  removctur  »,  non  vero  Hgo  sive  sarculum  ad  lerram  offodiendam.  — 
Locus  quidem  omnino  agraphus  videtur  esse. 

100.  —  Ib.,  IV,  330,  7.  —  It.,  X,  251,  17.    Ij-^;   V  ^%J\   ^U   ^^_^   JU" 

j4^  Jl^V  \j^  >U  ^<]\^\ 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!) :  «  Ne  soUiciti  sitis  rebus  ad  victum  neces- 
sariis  in  crastinum.  Si  enim  crastinus  dies  intra  terminos  fuorit  vitae  vc- 
strae  [a  Deo  pracfinitos],  alimcnta  vcstra  una  cum  torminis  vitae  vestrae 
procul  dubio  Ventura  sunt.  Si  autem  [crastinus  dies]  non  fuerit  intra  ter- 
minos vitae  vestrae,  tunc  nolite  solliciti  esse  terminis  vitae  proximorum 
vestrorum.  » 

Traditus  dicitur  upud  Ir.  locus  istc  a  quodam  scriptore,  nomine  .Vlimad,  qui  mea 
quidem  scntenlia  nemo  alias  nisi  Ihn  IJanbal  (saec.  IX)  esse  debet.  Ilic  autem  non  sua- 
met  ipsius  aucloritale  vcrbum  tradit,  scd  testimonio  fulcitus  cujusdam  traditionistae, 
Sofyän  nomine.  Cum  vero  Vv.  sileat  de  hujuscc  SofyAn  cognominc  et  patria,  nescio  utrum 
agalur  de  cufico  Sol'yan  fdio  'Oyayna  saec.  IX)  an  do  alio  eliam  culioo  Sofyän  lilio  Sa'id 
al-Tha\vri  (saec.  VIII).  —  Aperte  liijin'l  vcrbum  hoc  dominirum  rum  illa  evangelica 
senlentia  congrui  qua  nos  docel  Jesus  (apud  Matth.,  vi,  34)  improham  Icrrenarum  solliri- 
ludinem,  praesertim  futurarum,  deponere  dcbere.  Congruit  et  vox  arabica  '>'~f',  quae 
quidem,  sicul  et  graeca  jAepiixvr^o-ii«,  sollicili  silis  significat. 


'93'  LOGIA  ET  ACxRAPHA.  423 

101.  —  Ih.,  IV,  332,  2  inf.   —  It.,   X,   259,  1  inf.   (.^^Jl  ^U   ^^^  Jli 

JJv«Ji      -^    J1j»jJi      ',.«      -Jii-      ^la-?«i    "»-slii-o    O».»-! 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  U  turba  apostolorum !  Ho^ate  Deum 
(qui  exaltetur!)  ut  leveni  facilemque  mihi  reddat  istam  ebrietatem,  scilicet 
mortis  [agomaiu].  Adeo  euim  mortem  timeo,  ut  parum  absit  quin  timor  mortis 
meae  pavore  me  interficiat.  « 

Locus  traditus,  ante  AlgazeJem,  auctoritate  Ibii  Abi'  Al-I.)unyä  (saec.  IX).  —  Evi- 
(Jentissime  cohaeret  cum  dominicis  verbis  ante  liorti  orationem  prolatis  apud  Matlh.,  xxvi, 
37-'i3  aliosque  synoplicorum  paralleles  locos.  Congruit  praesertim  phrasis  o^'jr--^  .J-- 
quae  quidem  litteralis  versio  videtur  esse  graecae  veritatis  ew?  Oavatou.  Cf.  n.  98. 

102.  —  Ih.,  IV,  334,  2.  —  M.,  109,  4.  —  It.,  X,  264,  13  inf.  jl  ^jj 

J^   ^-^J    ^^j^   J^i  j^'^    3-^  J^^  i  ^^    ^^    ^    1-^3  1-^  j^3  ^^ 

kt^i  -J^  ^Vl   v^i   ^  0^  ^  ^  ^  ^>   j^  ^j-r-*l  ^^  iy  jl^  L.  ^1  Li  Ol 

Nairatur  quod  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  traasivit  juxta  calvariam  [sive 
craniumj  quam  pedis  sui  ictu  pepullit  dicens  ei  :  «  Loquere  cum  Dei  permis- 
sione!  »  Ipsaque  prot'ecto  sie  locuta  est  :  «  O  Spiritus  Dei!  Ego  quidem 
rex  eram  tali  tempore;  dum  auteiri  in  regno  meo  sedebam,  diademate 
coronatus,  exercitibus  meis  circumdatus  atque  familiarium  servorumque 
meorum  juxta  soliuin  regui  mei  astantium  caterva  protectus,  ecce  augelus 
mortis  irruit  in  me,  eocjue  appropiuquante  omnia  membra  mea  a  motu 
cessarunt.  Et  statim  anima  mea  in  occursum  ejus  e  corpore  exivit.  Heu! 
Tunc  quidem  cognovi  quo  devenire  oportebat  illa  familiarium  intima  meeum 
connexio  :  in  disjunctionem  scilicet!  Tiinc  etiam  cognovi  quo  devenire 
oportebat  blanda  illa  homiaum  societas  et  consuetudo  :  in  solitudinem 
scilicet!  » 

102'".  —  S.,  18,  5  inf.    c>^l    ^    ^^   y,    ,j~^    o^    oLUUYl    J    ^^j 

> i-'l    ^:u«_v*3 

^>iJl   \1^   ^^^  ^<i   JU    A^  \'l   Li   ^J-  \J> 


424  MICHAEL  ASIN.  [94] 

Narratur  in  liliro  cui  titulus  Traililiuiics  {sraelilicdc  qiiotl  Jesus  lilius  .Mariae 
(quem  Deus  salutet!),  dum  in  quadani  peregrinationum  suaruiu  IhT  fuceret, 
transivit  juxta  calvarium  curiosam  quam  ut  loquorotur  imperavit.  Ipsaquc 
piofecto  sie  locuta  est  :  «  O  Spiritus  Dei!  Ego  (piidcm  rcx  Yeuien  fui, 
Haluam  lilius  Hafs  nomine,  qui  niille  anuos  vixi,  mille  filios  liabui  masculos, 
mille  item  virgines  stupravi,  mille  exercitus  in  fugam  lüujcti,  mille  gigantes 
occidi,  mille  deuique  urhos  (^xpugnavi!  Quicumque  igitur  me  [uunc^  videat, 
nullo  quidem  pacto  a  muudi  hujus  vanitate  decipietur,  sicuti  ego  ipse  decep- 
tus  sum.  Nihil  puim  aliud  fuit  [vita  mcai  nisi  ut  soninium  donuioutis!  - 
Et  Jesus  (quem  Deus  salutet!)  lacrimatus  est. 

102'".  —  S.,  19,  3  Inf.  p-,-it    ^UVl    ^    ^   j    J^'^i    ^   i^    -*.'    -'L* 


^l   ^1  J   jjl   :i.-^ij  ^^3   ^^^J'   J  VI  <U1   J>U  J  |J3  <.U1 

Dixit  W'aliai)  filius  Munaidiiii  :  lu  quihusdam  proplietariuu  iquos  Deus 
salutet!)  libris  legi  quod  Messias  transivit  juxta  calvariam  liorrihilem, 
magnam,  cariosam.  Dixerunt  autem  ei  discipuli  sui  :  «  O  spiritus  Dei!  Si 
Deum  (ijiii  exaltetur!)  peteres  ut  calvariam  haue  lo(iiii'la  tlmiaret,  fieri 
poterit  ut  mirabilia  quae  ipsa  |in  hoc  mundo]  vidit  nos  edoceret.  »  Quod 
cum  Jesus  faceret,  Deus  (qui  exaltetur!)  ut  calvaria  vocem  proferret  cfTe- 
cit.  Sic  vero  locuta  est  :  «  O  spiritus  Dei!  Ego  quidem  mille  anuos  vixi, 
niios  geuui,  mille  item  expugnavi  urhes,  mille  exercitus  in  rugam  conjeci, 
mille  gigantes  occidi,  fortunam  uti  sociam  mecum  duxi,  i'amipie  expertus 
fui,  ejusquc  vicissitudines  atcpu;  ineonstautiaiii  teutavi.  .N'iliil  aulem  vidi 
saevius,  quam  pravuiu  virtiiu  opprimeutem  prohum;  iieque  quid  aliud  utilius 
in  hoc  iul'ortunato  saeculo  inveni,  quam  paticnliam  in  malis  perferendis  atque 
nmtuam  inter  homiues  pacem;  nee  unquam  vidi  iiomines  perire  nisi  propter 
aviditatem  et  concupiscenliam;  gloriam  autem  inveni  [in  hoc  tantum  sistere]  : 
in  eo  (piud  (|iiis  sua  sorte  sil  contentus.  » 

102"""•^  —  It.,  X,  264,  8  Inf.    ^    (J^\    ^    ^^--f-    j^    jL^Vl    ^   JLS 

'ij^    'Lk-,     i»Ä.«Ä.    yfc    \-M    ^-aJl    Alt    Wsill    ^_^     «-it    jy»3    i.Lä)l    ^S^\y_    ^y^    CjO 


[95]  LOGIA  ET  AGRAPHA.  425 

A,Ül    ^jj    l     JUs    'l.<^l     "^    'IjJ    ilrli    Jlj    J^ju"    oJo    liUj    ^'U    -CJ!»    ^_^[,^    c-^.lc    IjU^ 

l^jol  ^ — t  Jlii  c— ^«1-1  ^-^^  Oy^j  'L— VI  ^^  «^.^^»äJI  cJlis  <Ü^}  <Ü\  f^L 
c~o  J-o  \jXAs.  ji  o  Jl«  eil  Iaj  L^  i?-'^  Jj.>-u^j  ^iLJ  cJU  i ,äJ1  i»,Ä:j.ÄJI 
ixjjl    i„«    c-rU    jj'   Ijil    'Ia;    xtls     •,~LÜl    ^-^=^'    j^jj   V3   ÜLsJI    -u,      _ij    U    ^lü 

_*ji    is^,:»-    *jl-.^tf     /»L^i    ^J.■>-^     iJ-^j    J<^      J^    j^i    Sir^     '-'■"'    ti  *^^    i^^i^-^    'U II 

,_5Vr-3  j^;^_  ^LlJl  pi^-^l;  jÜl  j^-^  r»v^'  Jjj  jV^'  ^.-^^  v_>M-^l|  i_^3  o^ 
p^p-     jLj-     ^     V^     CS^     0_^Jl     dio     "U-jj     jv'     |_^     [Aj1z±>^      iS^i-i     Uf-J^li     (^^.03 

Dixit  Kall  al-Aklil)är  qiiod  Jesus  ((|iiem  Deus  salulet !)  trausivit  quadam 
die  per  \'allcm  Judicii;  erat  aiitiMU  dies  illa,  dies  veneris,  vespi'i'is  jam 
factis,  liora  vero  quasi  tertia  post  meridiem.  Et  eece  iuvenit  calvariam 
albam.  cariosam,  cujus  liomo  mortuus  jam  inde  fuerat  a  uonaginta  et  qua- 
tuor  auuis.  Stetit  ergo  [Jesus]  juxla  illani  stupeus  dixitque  :  «  ()  Douiine! 
permittas  [quaeso]  calvariae  liuic  ut  liugua  liomiuis  viveutis  mihi  lnquatur, 
sicque  ine  edoceat  quodnaui  perpessa  est  supplicium,  quampridem  mortua 
est,  quiduam  oculis  suis  ipsa  vidit,  quomodo  fuit  vita  fuucta,  qucmnam 
denique  deum  adoravit.  »  Üixit  [.sr//.  uarrator]  :  Vox  igitur  de  coelo  ad 
Jesum  perveuit  dicens  :  «  O  Spiritus  Dei,  ejusque  Verbum!  interroga  illam; 
ipsa  eteiiim  tibi  responsum  certe  dabit.  »  Preces  tunc  suas  Jesus  effudit, 
Caput  dursumque  semel  atque  iterum  iaclinans.  Postea  vero  appropintpians 
ad  illaui  eique  mauum  impoueus,  dixit  :  «  In  Dei  nomine  et  per  Deum!  » 
Kespondit  calvaria  :  «  Optimum  nomen  invocasti  et  precibus  in  Deum  fusis 
te  adjuvisti!  »  Dixit  Jesus  :  «  ()  calvaria  cariosal  »  Hespundit  illa  :  «  Ecce 
tibi  adsum  obediendo  parata!  Peroplime  tibi  sit!  Interroga  me  de  omnibus 
quae  tibi  in  mentem  venerint!  »  Dixit  [Jesus]  :  «  (^)uam  pridem  es  mor- 
tua? »  Hespondit  :  «  Auima  nequacpuim  post  vitam  iiivenitur,  nee  spiritus 
qui  annos  computare  possil.  »  Vox  tum'  [de  coelo]  usque  ad  Jesum  perveuit 
dicens  :  «  Jam  liinc  a  nonaginta  et  quatuor  annis  mortua  est.  Interroga 
ergo  illam.  »  Dixit  [Jesus]  :  «  Quibusnam  in  adjunciis  es  mortua?  »  Re- 
spondit    :   «    Ecce,    dum   ego  quadam   die    sederem,   irruit    in  me    quaedam 


426  MICIIAF.I.  ASIN.  [96] 

res  veluti  sagilta  de  coelo  projeeta  quae  in  ventrem  luoum  vduti  ignis 
ardens  penetravit.  Talis  tunc  dcvoiii  qualis  liomo  in  fervens  iialneum 
iutrans,  pjusque  ardore  in  angustiam  redactus,  (|ui  quidem  anlielituni  suum 
palpando  captat,  timens  ne  anlniii  sua  percat.  »  Prosecutus  est  [sril.  nar- 
rator  responsionem  calvarlac  :  «  ^^enit  tunc  ad  me  angelus  mortis  nun 
quibusdam  adjutoribus  suis,  quorum  l'acies  similes  erant  faciebus  canmu  in 
deserto  commorantium,  dentes  eoruni  sicuti  accipitris  [rostrum],  oculi  eoruni 
vilut  tlamma  ignis  ardontis,  in  corunique  manibus  clavas  [gestabant]  ferreas, 
quibus  i'acicm  et  tergus  meum  relundebanl;  evellentes  denique  spirituni 
meum,  detraxcrunt  iUum  a  nie;  quem  quidem  angelus  mortis  super  prunam 
ex  prunis  Gehennae  inqjusuit;  atque  in  quodam  cilicio  inl'erni  invoUitus 
usque  ad  coelum  sul)latus  est  spiritus  mens;  sed  coelum,  portis  clausis 
ante  me,  [duetoribus  meis]  prohil)uil  spiritus  mei  aditum.  Vox  tunc  ad  nie 
pervenit  [dicens]  :  «  Reddite  animam  iianc  improbam  in  nocturnum  hospitium 
«  et  sedem  commoralinnis  suae  »  etc. 

102'""'■■""*^  —  CA.,  f  136  v",  1  inf.   ^-^  jl  ^1  ^ij  Ji  .' .  i^_^Jl  ^^^ 

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Ali    (.liLJl    Ulj    J3JJI    \^\    xLi    v>aJl3   (»äUI   UI3    J\ß\   U^   Ali    ^_^viLJIj   ^^^-^Jl 

»^LJl    A-1^      .i    IjJ    JLöJ    AjAJ;    ^lÄt    ^    jUl    Xs.    /.»Jl    _j^i    -^j^i    L.U    ZjJ*'^ 

\J^  ^01  J^_-  i.1  ^  Ül  ^'1  ^jj  L  <)  ^lUJ  o:^  i.1  ^1  ^y.  ^\  <Jül,  dUL 
•0)1  ^jj  L  ^  oJUJ  LoJÜl  j\i  j  |X^  ^01  -L^--  ^  g  JIÜ  Ua.i|  jb  J 
J^l  Lk  ^1  JjJli  bL,^  <iül  ^tlL   l;_^l3  iLojL<i  J-UL   l'l^  L_J   Ul  <0I   ^U.l 

A/>     i-Cj^lo     L-lc      Jj-i      Ay      ^li      jlS     UJi      j_j£.l»^l      X\     Kßu^J     ^Jil     Aji — .3     J;~^     ,«-— • 

J'j!  Li  jL'  "w»  Jpi— 3  A)-v.=>-  '^o  Jji^  jlij»^  j».^  v^L  ^IS  «^3  ^_)IÄjJ1  «■S^'a* 
^_jiLUJI  jr^jjl  nX,  ^  ^y.  J\  Jy  ^y>i  ^Lii..  j!\  o*-^  J.r«  ^}J  J=^,.  ^^1 
AvVJl   Ajlfc   ^-— ^   g   Jlii    ^>3J    T^=>-^    C^y>^\    ^L   iA,    A^  cDj    AUi   Ä.w»:^«j>JI    «::^'l? 


[97]  r.OGIA  P:T  AGRAPIFA.  427 

J^L  J.  ^1  A,lil  ^jj  L  ^  j:.IIU  :^j^.J1  diu  ^!  >::.i^3  L  VI  ^-kJI  ^ÜL  >^L 
UjJIj  |_^U_J1  •i^UI  j;-«ijVI  cj-^;'  j  >>'>^^jj  ö~~^^  ls^^^  ^  ^Jj  v_'_^vi-»-'ii  -v.'3 
jL<U  ^i;i  il  ^tL  VI  >iJ;-  ^J  j»;-  ^Ul  ^L- ,  l  cuHi'  <^  j^,  j;j">lp-Jl3  -u:i,'  0-i 
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jj^i  4JUI   3At    L    ^A^  J    VliJ    •«111    'L-.    (.Ul   Vj  ^   V3  ^j  J  Lo  L^j   oAij  <-DI 

iJUa-S    U    Lo-lw-s    <m\    'Li    U   Ij^    ^3.;Ä£.3    ^^    ^    jj     j'«iL''3    ^3'j-^    -^    i_S^^l*    •-•' ' 

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ÖäJI  ^1^.1  ^  ^L  J3I  ^1  U.j,«^  Ijj-i  .sM  öJI  (_'^l  JjL«  Jl  Lx^  ^^  <,Ul 
jlyic^l  ljJi..i.=-3  dl—JI  Ijjly  "(-:=.•  ^'3  ^Aj  •cJ  Ij^L,  ^Ivi  <-iL."  y  «Lä-II  Uli 
■VI  ^lyOl  [sie]  jl_^Jl  lj,;L<L  ^L.Jl3  'UI3  jJ]\  Uj^l  j:,JUl3  j-OI  UL^3 
J  Vll-i  <.Ül  ;^3j  L  l^.  ^^y^  ^1^V13  J%,l|  ^i  ^  ^L=JI  j  :^lj»-=£jl  [sie] 
^  ,r"  ä'^b  ^-^  '-^'  jy*^  I--'a!1  jb  j  1^  ni^;  J  '^...i.:  jAtj  «..Ül  jAt  l 
::.L>.JI   <J   >^-   jUI    ^Ll   ^,x>   ^L    J3I  J\  L^^  o^  ^l^'  jUI  JäI  J;.L,  Jl 

Ojli'     L-Up     ^^\      J}\y\      jy\i\    ^JJL13     dil     J     VU.«      ^I-Ul      1-U     jj     l^J      cMi      ^jUlj 

J   ^»iJI   Jy^_   i^t:.-^3   >-^'   (^^l   Vlis    ^lÄ».!!   IÄä  ^I   ^j  >:ulü    1=^3   L.^   (»^,A>1     v^ 

^  ^.lll^  'U.  UlJ  J^ll  ^Ul  Jl  L^,  :j^^  ^  c}\i  UaJI  jb  j  c^L^-JI 
l»A  ^i.Ü3  oü  ,^1  Vlü  ^lÄ^'l  lÄA  jj  L^l  c-UJ  ^»jAlyl  ^>«  r>^.  jUlj  öi^^— '' 
olIUi.  'L_3  ULi  ^_^li.-JI  ^Ul  J\  L^^  ^.^  ^  ^L«  Ua,I|  jU  J  'i%J\  jSj^ 
^yir'..  Cf^^S  ^  ij  ^^  wjIaJI  Iäa  jJ  LjJ  cu-Ui  ^iy  ^y>  jU'3  Ja^;3j^  ^v* 
:^[1L.  -L^    liU    ^^^Ul  ^Ul  J\   L;*,   j:,^^   ^j-  ^i;   L:a.1I    jU   J   ^^133!   ^.J 

jb  j  C-l^-ilkUj  cLl  J  VLLi  ^IÄ«.I|  UIa  J.J  Uy  ^(Li  J^lyl3  Jajw^^  J^ 
^    <!    JUL,    ^'^    |»,>.j    JU^    liU    ^Ul    ^Ul    Jl    L,^    c.'^    ^-    ^\:>    L:a.H 

Jl^     ^rp     JI_^VI     J^     '^.Ijj     u^l-^'l     i'->-i     J     ■ci     l;l3    <.l]l     ^jj    L     aJ    c.~«;l3      vliJI 

AiH  ijAi   L_^   4j   Uijj   ^1    UL^U    y   4.Ü1    ^.>i    UaJI   jb    Jl   ^o^   jl     ,! 

r\Tn.  on.  —  T.  XIII.  —  V.  3.  'S 


428  MICHA  EI.  ASIN.  [98] 


Memoratur    (Dens    aulciu    solus   voruni    seit!)   i|ii(iil   ,I(>sus   (qurm    iJcus 
salutet!)  transivit  quadam   die   per  Vallciii  (jiiciii  \'alloiii   .ludicii  vocant.   Et 
ecce  iiivenit  calvariam  albani  cujus  ossa  caric  jaiii   oaul  inl'fcla.  Albedine 
ergo  illius  slupefactus  fuit.  llonn)  autem  [cujus  illa  calvaria  fueratj  mortuus 
jani    inde    erat   a    duohus    i't    scpluaginta    annis.    J)ixit    ergo    Jesus   (quem 
Dens  salutet!)  :    «    O  Deus  lueus!    Kgo  (|uidem  Te  deprecor,  (o   Tu  quem 
oculi    nou  videul,    nee   [lioininum]    opiniones   [noxaj    alliciunt,    noc    descrip- 
tores    ulli    describere    possunt!)   calvariae    huic    permittas    ul    lue    edoceal 
quanaui  ex   geiite  fuerit  orta.  »  Deus  itaque   revclavit   ei  [seil.  Jesu]  :  «  O 
Jesus!- Loquere  ad  illam;  ipsa  autem,  potentiae  meae  virtutc,  tibi  i(>s|n)u- 
debil;  potous  etenim  ad  omnia  Ego  suiu.  »   Dixit  luarrator]   :   Lustrali   ergo 
aqua    se    al)Uions  Jesus  (quem    Deus    salulel!),    orationem    peregit,    duol)Us 
eapilis  dorsique  ineUnationibus  additis.  Postea  vero  appropiuquaus  ad  iUani 
dixit  :   «   In   Dei    nomine   misericordis    et  clementis!    »    liespondens    aulmi 
calvaria,  lingua  diserta,  dixit  ei  :  «  O  Spirilus  Dei!  Optimum  nomen  nomi- 
uasti!    j)   Dixit   tn  Jesus  (quem    Deus  salutet!)  :   «   Per   Denm   magnum,   te 
deprecor !    Au   non    me    docebis    ubinam    [nunc    sit^   pulcliritudo   et    albedo 
[corporis  tui],  ubinam  caro  ilüus  atquc  adcps,    uliinam  denique   ossa   atque 
Spiritus?    »    l{espondil    ei    :    «    O    Spiritus    Dei!    Quod    ad    pulchritudinem 
aNicdinemque    altinet,   pulvere    sunt   vitiatae;    carnem    vero    alipio    adipem, 
vcrmis  consumpsit;  ossa  autem  carie  jam  fiicrunt  infecla;  spiritus  diiiiqui- 
in  duro  supplicio  apud  infernum  manet.  »  Dixit  ei  Jesus  ((juem  Deus  salutet!)  : 
«  l*er  Deuiii  magnum,  te  deprecor!  Qiianani  ex  gente  orla  fuisti?  »   lU'spon- 
dit  (;i  :  «  ü  Spirilus  Dei!  Ego  quidem  ex  gente  sum  orla,  super  quam  Deus 
iratus  fuit  in  liujus   muudi  mansione.    »  Dixit  ei  [Jesus]  :   «  Quomodo  vero 
super  vos  Deus  iralus  est  in  liujus  nmndi  mansione?  »  Respondit  ei  :    «  ü 
Spiritus  13ei!  Misit  Deus  ad  nos  propiietam  qui  veritatem  nobis  revelaret  : 
nos  autem  de   mendacio  arguimus  illniii;   ilcm   praecepit  nobis  erga  Deum 
obedienliam   :   nos  autem   contra    Deuiii   rebidles  fuimus.   Tunc   Deus   super 
nos  immisil  pluviam  fubninibus  .mixlamj  per  annos   Septem   et    nienscs   Sep- 
tem et  dies  septcm.  Quadam  autem  die  irruerunt  super  nos  quidam  angeli 
ex  angelis  punitionis.    (pionim  unus(|uis(|ue  duo   (lagelia,   alterum  ferreum, 
alteruiii  vero    igiiiiiiii,    secuiii    porlabat.  Nee   mora    inlerjecta,    coepil    unus 
ex  eis  spiiiUim  constringeic   meuin  de  altera  in   alteram  membrorum   com- 
pagincm,  de  artcria  in  arleriam,  usipie  dum  in  s])iiitnm  gnlluris  pervenil.   » 
[Sic   jiosleal  prosecnla  est  calvaria    :  «   lliico  tum   tetendit  [ad  me]  mauuni 
suam   angclus   mortis  et  spiriliim   mcum   dctraxit.    »  Dixit  ei  Jesus  (quem 


[99]  LOGIA  F-T  AGRAPHA.  429 

Deus  salntet!)  :  «  Per  Deiim  magnum  tc  precoi!  An  non  mihi  describes 
angeliim  mortis?  »  Respondit  ei  :  «  O  Spiritus  l)ei!  [Ecce  angelus  mortis] 
manum  alteram  in  Oriente  habet,  alteram  vero  in  occidente;  capnt  ejus 
usque  in  summum  coelorum  cuhiien  [eveliitur];  pedes  autera  ejus  us(|ui'  in 
iiniiiu  Septem  terrarum  limitem  [perveniunt];  inter  genua  sua  niundum 
hunc  [complectitur] ;  res  omnes  creatae  ante  oculos  ejus  sunt].  »  Prosecuta 
est  [calvaria]  :  «  O  Propheta  Dei!  Postea  vero,  hora  tautum  transacla,  ecce 
venerunt  ad  rae  duo  angeli  aigri  atque  caeruleis  pracditi  oculis  :  vox  eorum 
sicut  tonitrum  erat  vehementer  sonans;  oculi  eorum  sicut  fulgur  velox; 
capilli  porum  breves  et  crispi;  dentibusque  suis  terram  scindcliant.  Audio 
autem  interrogaverunt  me  :  Quisnam  est  Dominus  tuus  et  pnipheta  luus 
et  antistes  tuus?  Tunc,  o  Spiritus  Dei!  exterritus  sum  ab  eis  et  respoudi  : 
Non  est  mihi  alius  Dominus  nee  propheta  nee  antistes  praeter  Deum  no- 
strum.  Uli  autem  dixeruut  ndhi  :  Mentitus  es,  o  inimice  Dei  et  iuimice 
tuimetipsius!  Et  continuo  flagellaveruut  me  clava  ferrea  ita  vcliementcr, 
ut  ex  vi  ictus  crederem  ossa  mea  omnino  esse  coniVacta  et  carnem  mcain 
laceratam.  Demum  projecerunt  me  in  abyssum  Gehennae,  ubi  tormiiilis 
affecerunt  me,  usque  (him  Deus  voluil .  Cum  autem  ego  ita  [illic]  manerem, 
ecce  duo  custodes  angeli,  tabelliones  scilicet  qui  opera  a  creaturis  lioc  in 
mundo  facta  in  libro  aduotant,  ad  me  venientes  dixcrunt  :  0  inimice  Dei! 
nobiscum  venias  usque  in  mansiones  habitatorum  paradisi.  »  Prosecuta  est 
[calvarial  :  «  Perveni  ergo  cum  illis  ad  portam  primam  ex  portis  paradisi; 
et  ecce  [vidi]  paradisum  octo  habere  portas  ex  laterculis  aureis  et  argenteis 
structas;  terram  item  [pavimenti]  illius,  muscum  odoril'erum  esse;  herbam 
vero,  crocum;  lapillos  autem,  margaritas  jacynthosque;  tlumina  deni([ue, 
lac,  aquam  et  mel  [manantia];  cives  et  vicinos  ejus,  Stellas  esse,  intra  [ür- 
mamenti]  habitaculum  inclusas  [?],  opus  Illius  qui  gloria  et  honiirificentia 
praeditus  est  isril.  Dei'.  In  eis  igilur,  o  Spiritus  Dei!  gavisus  sum;  sed 
[continuo  angeli]  dixerunt  mihi  :  ()  inimice  Dei  et  inimice  tuimetipsius! 
nihil  boni  in  mundi  hujns  mansione  i'ecisti  et  [tamen  cogitas  ut]  haec  (uniiia 
tibi  sint  [parata]?  Ouiuimo  nobiscum  venias  usque  ad  mansioiu's  liabita- 
torum  inferni.  »  Prosecuta  est  [seil,  calvarial  :  «  Perveni  ergo  cum  eis  usque 
ad  portam  primam  ex  portis  inferni,  in  qua  serpentes  et  seorpiones  siiii- 
labant,  et  dixi  eis  :  Cuinam  est  supplicium  hoc'' Uli  vero  responderuni  mihi  : 
Tibi  quidem  et  omnibus  qui  orphanorum  bona  injustc  d(;vorant.  <>  Prosecuta 
est  [seil,  calvaria]  :  «  Perveni  postea  cum  eis  usque  ad  sccundam  portam 
et  ecce  [in  ea  vidi]  homines  per  barbas  suspensos.  sicuti  caiies  |alligatos\ 
sanguinem  et  pus  coram  semetipsis  bibentes,  et  dixi  eis  \sfil.  angelis]  : 
Cuinam  est  supplicium  hoe^'  Uli  vero  responderuni  milii  :  Tihi  quiderii  et 
Omnibus  qui  in  hujus  mundi  mansione  vinum  bibuul  et  (piod  lege  pr(diilii(nni 
est  manducant.   »   Prosecuta  est  [seil,  calvaria]   :   «   Perveni  postea  cum  eis 


430  MICIIAE[>  ASIN.  L^OO] 

usqiie  ad  lertiarn  portam  et  ecce  [in  ca  vidii  homines  per  (|uoruiii  ma  igiiis 
introibat  et  per  ipsoium  aiios  egrediebalur,  cf  dixi  eis  [seil,  aiigclis]  : 
Cuinam  rst  supplicium  lioci*  Uli  vero  respondcrunt  mihi  :  Tibi  quidem  et 
Omnibus  (|ui  pudicas  eonju<res  suas  contumeliis  alliciiint  in  hiijus  niundi 
mansiono.  »  Prosccuta  est  [calvaria]  :  «  Pervcni  postea  cum  eis  usquc  ad 
quarlam  portam,  et  ecce  [in  ea  A'idi]  mulieres  per  earum  liuiruas  suspcnsas 
et  ex  quarum  faueibus  ignis  curedieitatur,  et  dixi  eis  [seil,  angclis'  :  Cuinam 
est  supplicium  hoc?  Uli  vero  responderunt  mihi  :  'l'ihi  quidem  et  Omnibus 
qui  orationem  [a  lege  praeceptam]  in  liujus  mundi  mansione  practermittunt.  » 
Prosecuta  est  [calvaria]  :  «  Perveni  poslea  cum  eis  us(pie  ad  quintam  portam, 
et  ecee  [in  ea  vidi]  mulieres  per  suas  comas  suspensas,  dum  subter  ipsaruni 
Corpora]  ignis  [ardebat],  et  dixi  eis  [seil,  angelis]  :  Cuinam  est  supplicium 
hoc?  Uli  vero  responderunt  mihi  :  Tibi  (piidem  et  omnibus  cpii  aliis  quam 
conjugibus  suis  se  exornanl  in  hujus  mundi  mansione.  »  Prosecuta  est  [cal- 
varia^  :  «  Perveni  postea  cum  eis  usque  ad  sextam  portam,  et  ecce  [in  ea  vidi] 
mulieres  per  comas  suas  necnon  et  ora  suspensas,  et  dixi  eis  [seil,  angelisl  : 
Cuinam  est  supplicium  hoc?  Uli  vero  responderunt  mihi  :  Tibi  quidem  et 
mulieribus  pravis  moribus  corruptis  in  hujus  mundi  mansione.  »  Prosecuta 
est  [calvaria]  :  «  Perveni  postea  cum  eis  usque  ad  septimam  portam,  et  ecce 
[in  ca  vidi]  homines,  subter  quos  altus  puteus  [erat],  cui  dicitur  infortunii 
puteus,  et  in  quem  projectus  sum,  o  Spirilus  Dei!  Hoc  ([uidem  in  puteo 
ego  in  iiujus  supplicii  angustia  [nunc  versor]  terribiliaque  quamplurima 
expertus  sum.  »  Dixit  .lesus  (quem  Deus  salutet!)  :  «  Pete  a  mc,  o  calvaria! 
(|uid(|Mid  vclis.  cum  Dei  licentia.  »  Dixil  illa  :  «  ()  Spirilus  Dcil  Uoga 
Deum  pKi  me  ul  iu  iiujus  mundi  mansionem  me  rediical.  »  Igitur  [Jesus] 
rogavit  Dcuni  pro  ca,  et  [Dens]  eam  revocavit  ad  vil.iui  propter  Jcsum, 
illi  reddens  adaequatam  [complexionem  eorpoream],  pn-  mnuipotcntiam  Dei 
(qui  laudibus  elleratur!).  Adhuc  auteni  per  annos  duodecim  | calvaria]  vixit, 
Dei  servitio  addieta,  una  cum  .lesu  (cpicm  Deus  salutet!),  usijue  dum  cognitio 
certa,  hoc  est  mors,  ei  supervenit.  iMorlua  quidem  fuil  veram  profilcns  lidem, 
ideoque    Deus    per    suam    misericordiam  posuil    illaiu   inter   paradisi   cives- 

Quinlii|ilici  i'cdactione.  ut  viilisti,  factum  hoc  dominiciim  ad  iios  us(|uc  perviMiil, 
f|uod  scio.  In  (Inas  aulini.  iili  vncant.  familuts  dislribui  possunt  :  Una  quidem,  quao 
redacliones  In.,  I  r.  (.\,  2()'i,  8  inl'.j  cl  (I.V.  complectitur,  ulpole  a  Ka  b  al-.Mddiär 
(saec.  VII)  origim^m  trahenlcs,  siculi  ab  auctore  It.  asserilur  in  co  sallem  quod  ad  re- 
dacliones Ih.  et  Ir.  atlinet.  Redactio  vero  apud  C.\.  occurrcns  videtur  esse  non  modo 
similis  rcdactioui  It.,  verum  cliam  ipsius  complemonlum  el  perfectio.  Altera  vero  fa- 
milia  duas  reli(|uas  redactiones  a]>ud  S.  occurrenles  amplectilur,  (]uae  ambo,  uti  axictor 
ipsc  S.  advcrtil,  per  Waliab  lilium  Muiiabbili  (saec.  VII)  sou,  quml  idcni  est,  per  auc- 
lorein  lil)ri  rui  lilulus  Tradilionca  israelilicae,  transmissac  sunt.  Inilium  aliai'  rcdac- 
lionis  occurril  eliam  apud  Ir.  fX.  li(>."i,  (Vi,  ex  traditiordbus  quoque  Ka'b  derivalae,  sed 
cujus  fabula  ab  omnibus  liic  transcriptis  (|uo(laniincHlo  diffiM't.  \'.n  ejus  versio  :  «  Transivit 


1101]  l.()GIA  ET  AGHAI'IiA.  431 

Jesus  jiixta  calvariam  albam  et  dixit  :  «  0  Domine  calvariae  hujus!  vivifica  illam!  » 
Deus  autem  revelavit  ei  :  «  Averte  faciem  tuam  [seil,  ab  illaj.  »  Quod  cum  [Jesus]  faceret 
et  [post  paullum  oculos  suos  in  calvariam]  iterum  converteret,  eccc  [vidit  loco  calvariae] 
senem  [in  terramj  procumbentem  atque  olera  colligentem.  »  Quem  ([uideni  senem  Jesus 
interroo;al  de  omnibus  illis  rebus  de  quibus  in  redactionibus  supra  transcriptis  agitur.  — 
Xibil  de  hoc  dominieo  facto  apud  Rvan^-elia  invenitur,  praeter  ea  quae  ad  mortuorum 
resurrectionem  a  Jesu  peractam  attinent.  Nee  mirum;  siquidem  hoc  ipsissimum  factum 
apud  Vilds  Piilruin  (edit.  Rosweydi,  Lugduni,  1()17,  pag.  401  b,  40S  b,  490  a,  öOii  b  el 
Migne,  Pntr.  grucca,  t.  LXV,  col.  280)  de  Abbate  Macario  calvariam  interrogante  narra- 
lum  invenies.  Quae  quidem  graeca  aarratio,  triplici  redactione  praedita,  foiis  esse  videtur 
arabicae  narrationis  It.  (X,  264,  S  inf.)  et  CA.,  potius  quam  reliquarum  redactionum.  — 
Redactio  alia  invenitur  apud  Syros,  cf.  Rubens  Duval,  La  lilleratiire  si/riaque,  Paris, 
1907,  p.  111  :  «  llistoirr  d'Arseniiis,  un  roi  d'HgypIe  que  Xotre  Seigneur  ressuscita  pour 
en  faire  un  ascele  chretien  ».  —  Nee  praetermittere  debeo  legendam  hanc  (sicuti  illam 
ipiae  supra  sub  n°  54  posita  est)  apud  moslemos  hispanos  inter  cliristianos  com- 
morantes  —  vulgo  moriscos  —  ita  divulgatam  fuisse,  ut  quaedam  ipsius  redactiones 
lingua  vernacula  sed  arabicis  litteris  scriptae  ad  nos  usque  pervenerint,  uti  videri 
fas  est  in  opusculo  jam  supra  fsub  n"  ."i'i)  laudato  in  quo  R.  Menendez  l'idal  de  hisce 
duabus  fabellis  carumquc  fontibus  cliristianis  erudite  disserit.  —  Omnia  denique  ferc 
adjuncta  quae  in  descriptionc  tum  angeli  mortis,  tum  duorum  punilionis  angelorum, 
tum  animae  interrogationis  et  llagellalionis  ali  hisce  angelis  factae,  tum  animae 
itineris  usque  in  coelos  et  infernos  (quae  quidem  praesortim  apud  CA.  invenies),  ex 
fontibus  moslemicis  proculdubio  scaturire  censeo  :  in  traditionibus  eteuim  moham- 
mcdanis  non  paucis,  animae  e  corpore  exitum,  ejusque  ascensionem  in  coelum  et  in 
infernos  descensum  ipsissimis  pene  verbis  narrari,  exempli  causa,  videbis  vel  apud 
Kiti'ib  Sharli  al-sudür,  al-Suyüli  auctore  (edit.  Cahirae,  1329  hegirae,  pag.  22), 
vel  apud  T.,  i,  18,  vel  apud  MA.,  69.  Topographia  tandem  portarum  Septem  in  quas 
infernus  distrihuitur  necnon  danmatorum  in  unaquaque  supplicium  in  traditionibus 
passim  moslemicis  invenitur.  Niiiilominus,  ex  quibusdam  Novi  Testamenti  apocryphis 
ideam  angeli  mortis  lluere  credas,  si  oculos  convertas  in  ms.  Subidicttin  (Or.  702."))  a 
Wallis  Budge  nuper  editum  [Coplic  Marlijrdoins...,  Ijondres,  l'.)14i  in  quo  de  Abbalön 
sive  Moitriel,  mortis  angelo,  loquitur. 

103.  —  Ih.,  IV,  383,  14.   '^.^ii    r^—'   .y^   ^,.    ^<  (.>UI   ^U    ^_^_^    Jl«" 

Dixit  Jesus  (quem  Deus  salutct!)  :  «  Ouani  multa  cdrpnra  saua,  xultusque 
splendentes  [iW  est.  furmosi^  et  linguao  disertae,  eras  iu  uiedio  stratoruni  i^iüs 
inferui]  clamaiiuut !    » 

Niliil  iu  Ir.  (.\,  5201  de  fontibus  liujus  verbi  moslemicis  invenin.  ,\graplium  i[uidem 
est. 


I 


HISTOIRE  NESTORIENNE 

(CHRONIQUE  I)E  SEERT) 


PATii.  OP,.  —  r.  XIII.  —  K.  4.  20 


Nihil  obstat, 
R.  GRAFFIN. 


PERMIS   D'IMPRIMER 


Paris,  le  22  juillet  1918. 


\i.  ADAM, 

Vic.  gen. 


IIISTOIRE  NESTORIEME 

((JIRONIQUE   DE   SEERT) 
SECONDE  PARTIE  (II) 

PUISLIEE    ET    TRADIIITE    l'AH 

M^-^  ADDAI  SCHER  i^  d 

ARCIIEVKOUE    CHALDEEN     I>E    SEEItT    ( KLUlDiSTAN ) 
Äveo  le  concours  de 

ROBERT    GRIVEAU 

AllClIIVISTli    I'AL^Or.ltAIMIK 


I 


I 


^■^  ij"-'^    -^^  f'   L,''-'*^  l,-!)?"  (n*-^'J  ^'   Cxf^      f*!-^  (.r~'  '*~H^  ij*^'-'  ^-^y  *  i'-  i^''- 


XLI.     lIlSTOIRE     DE    TlRKRE     EMPEREUn    UES    GrECS  ' . 

Cd  homme  regna  en  885  crAlexandro ;  il  favorisa  les  paiivrcs,  defendil 
la  croyance  ä  la  dualite  de  natiires  daiis  le  Christ  ct.  chassa  Ics  heretiques ". 
De  son  temps  la  paix  fut  rompue  avec  les  Perses,  ä  cause  des  Armeniens,  qiii 
se  revolterent  contre  ceux-ci  et  implorerent  la  protection  des  Grecs  \  Dien 
fit  triompher  Tempereur  des  Perses  et  des  aiitres  ennemis.  Les  Perses 
envahirent  ensiiite  Res'aina  {Ra's  el-'Aui)''  et  les  environs  de  Nisibe.  Ils  devas- 
terent  tout  le  pays  et  emmenerent  les  habitants  en  captivite.  Tiber e  {Jibärijoiis) 
envoya  contre  eux  Maurice  (Möriqa),  le  chef  de  ses  armees ;  il  fit  soixaute-dix 
mille  prisonniers  et  les  envoya  dans  File  de  Chypre  [Qoicpnius).  11  repoussa 
encore  les  Perses,  qui  avaient  repris  TolTensive  et  envahi  les  regions  de  la 
Cilicie  {Qäliqyya).  Tibere,  s'etant  rendu  compte  du  nierite  et  de  la  bravoure 
de  Maurice,  lui  donna  sa  fille  en  mariage,  et,  n'ayanl  pas  de  lils  pour  le 
rcmplacer  sur  le  tröiie,  il  le  dcsigna  pour  son  successeur.  II  mourut  apres  uu 
regne  de  neuf  ans,  dont  cinq  ans  avec  Justin  (Youstinä)  et  quatre  ans  apres  lui. 

1.  Cf.  The  Third  Part  of  the  Ecclesiastical  Historij  of  John  Bishop  of  Ephesus... 
by  \V.  Cureton,  Oxford  1.S53,  p.  JG8  et  sq.:  Chroniqne  de  Michel  le  Si/rien,  ed. 
Chabot,  tom.  II,  p.  .'5.38-3.S0 ;  343;  354.  —  2.  C.-ä-d.  Ics  Monopliysiies.  —  3.  Cf.  il>id., 
p.  395,  403  et  sq.;  Evag.,  lib.  V,  cap.  i  et  sq.;  Barbebr;cus,  (lironicon  Syriacum,  od. 
Bedjan,  p.  86-90.  —  4.  II  y  a  ici  une  incorrection ;  il  devait  y  a\oir  aussi  le  nom  d'ane 
autre  localite,  si  la  particule ^  n'a  pas  ete  placee  par  erreur  devanl  Res'aina. 


/,3S                                            IIISTOIRF,  XF.STOllIENNR.  [118] 

jyiül  ytj  jjj)!\  jJrW'  -c^yk'  ^ 

j^    p-Urj  i'j^l   ^y-*   ^Ll'l    (.1-   Mi-U    Üb    jl^3   U^L    M   ^y   c^-J^  ^-^ 

^LiUjÄÜ  "0  Ji*^  ^  J^   jLii-Vi   ^yj3   (_;-UI   ^jCs-\  J^'^J^  '-V-r="  ^^1-^^  *^'j 


^  JL-j  jjjl  »-i^l  ü-li>Ji  J  ..^  jl  ^U  clUI  J\  ^Vl  ^Ij  jjjl  .-J-i-1 
1.  ^Lo;~.t  ex  -^u;  jacuit,  requievit.  —  2.  ^j>  Dominus  meus. 

XLll.     MlSTOIlUC    DK     IsÖ'VAKR     d'ArZOUN     T.K     TUENTIEME    CATIIOLICOS  ' . 

Cd  hommc  etait  originairc  de  I3eitli  Arbäye ;  il  etait  erudit  et  vcr- 
tueux;  il  avait  une  taillc  parfaitc  et  un  beau  visage;  il  avait  fait  ses  ctudes 
ä  Nisihe  chez  Abraham  rinterprete-,  auqiicl  11  avait  ensuite  succede  dans 
la  iliairc  (rinlcipretatioii'',  puis  il  fut  choisi  et  consacre  6v6que  d'Arzoun. 
Lo  lüi  ilormizd  le  connaissait  et  l'aimait ;  car  c'etait  lui  qui  Ic  renseigiiait 
sui-  los  moiivcments  des  armees  grccqucs. 

Apres  la  inort  d'Ezechiel  le  catholicos',  qiiehjues-uus  de  ccux  qui 
s'ötaient  r6unis  pour  choisir  uu  catholicos,  elurent  Job  {Ai/yoüh)  l'interprete 
de  Seloucic  {M-Modäin)  et  le  pai'cut  de  Mar  Narsa'i  ;  Ics  autros  choisirent 
Isö'yahb  eveque  d'Arzoun.  Lc  roi,  ä  qui  on  venait  dr  roudre  coiupte  de 
la  Situation,  ordonna  que  l'evL'quc  d'Arzoun  füt  consacre  catholicos ;  et 
s'etaut  (MHiuis  de  la  fagon  dont  il  dcvait  etrc  consacre,  on  lui  repondil  (pi'il 
etait  necossaire  de  convoquer  les  evequcs  et  les  melropolitains.  II  Ics  lit 
düuc  ap])cl(!r  et  Icur  imposa  de  consacrer  Isö'yahb  palriarciic '.  Cclui-ci, 
accompagne  des  cveques,   se  presenta  devant  le   roi.   auquel   ils   rendirent 

1.  Cf.  Mari,  p.  56;  '.\inr,  p.  'i'i;  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  100;  Guidi,  Un 
niioi'o  testo  siriaco  siilla  sloria  degli  ultiini  Sassanidi,  Leyde,  1891,  p.  7-9.  —  2.  Voir 
fi-dessus,  n"  XYllI.  — .3.  Cf.  A.  Scher,  liar/iadbsabba  Arbdya,  Palrologia  Orientalis, 
t.  IV,  p.  389-390  et  401.  —  4.  Voir  ci-dcssus,  n°  XXXVI.  —  5.  En  la  premiere  annee  de 
Ilormizd  (579)  et  en  892  des  Grecs  (581)  ('Amr,  ed.  Gism.,  p.  44-45) ;  en  582,  son  synode 
ayanl  cu  lieu  en  585,  en  hi  quatrieme  annöe  de  son  pontificat  [Syn.  Orient.,  p.  391,  n.  3). 


[119]  XUI  -  IIISTOIRE  DE  ISO'YAIIB  D'ARZOUN.  «9 

diu  j^  j^  ^r  ^jUJi  f^i  ^;V  ^_^i  dUj  JpUIj  .jvjyu.  vi  ü^  ly.-;.  V3  *  v.  i-.-. 

ly^\    Jji^:>    ^ilwl    ^yJ   C;_y'L«    j!^j    ^j^'■|    J^    O-Ü  .    J^    m^>i    ^'1    Jj 

.f,_.ÄSw    ^  Jfjl/Jl    ^3    ^J   .^.-^    J    'Sr''     ^^.    ^    ^v^-»-^ 

jji;j  jc^\\  ijjL«  dlUI  ^Ifr  ._iiJl_5  jJI   J^^j  (j^l  j^  j-'j^J  i5^— ^  "^J  <> 

1.  (.r:^;^'  ex  ||V(  mystoria. 


gräces,  et  qui  les  renvoya  a  leurs  sieges  conibles  d'hoiincur.  II  ccrivit  meme 
aiix  gouverneurs  d'agir  d'apres  l'avis  des  eveques  dans  Ics  questions  de  droit 
et  dans  les  autres  affaires  et  de  ne  rien  faire  si  cc  n'est  suivaut  leurs 
conseils.  Les  mages  s'irriterent  de  ee  que  plus  quc  tous  les  rois  persans 
il  honorait  les  chretiens. 

En  la  quatricme  annee  de  son  pontificat,  il  coaiposa  pour  ,lac(iues 
{la'qoüb),  cveque  de  File  de  Dirin,  vingt-deux  '  canons,  qui  contcnaient 
cc  dont  il  avait  besoin  pour  Fadministration  de  son  diocese.  II  expliqua 
cn  abrege  les  saints  mysteres'. 

Nisibe  et  "Ana  etaient  deux  villes  limitrophes  des  Grecs  et  des  Persans. 
Rosrau  Parwez  attaqua  son  pere  Ilormizd,  lui  creva  les  3'cux-',  et,  grace 
aux  soldats,  s'empara  de  rempire.  Mais  apres  sa  victoire  et  la  proclamation 
de  son  avenement,  il  fut  contraint  de  fuir  devanl  Baliram,  le  commandant 
des  arniees,  et  d'avoir  rccours  ä  rcmpereur  grec,  qui  lui  donna  des 
troupcs    et    Ic    rendit   maitrc   de    Tempire,    conime    nous  en   parlcrous   en 

l.  Ebcdjesusde  Nisibe  (apud  Assemani,  B.  (>.,  III,  i,  p.  110-111)  ilonnc  le  meme 
nomlire.  Mais  le  Synodicoii  Orientale  (p.  424-451)  n'en  conlienl  ijue  vingt.  —  2.  Ici 
iKitre  auteur  fait-il  allusioii  aux  eanons  que  le  palriarclie  adressa  ä  I'eveque  de  Dinii  et 
dans  le.squels  il  cxpliquc  les  saints  mystercs,  ou  bien  ä  un  ouvrage  differenl?  Isöyalih 
dans  la  lettre  adressee  ä  Jacques,  parle  d'un  autre  ouvrage  qu'il  avait  eomposc,  etant 
encore  dans  l'ecole  de  Nisibe,  sur  le  bapteme  et  le  saint  sacriiice  de  la  messe  [Sijn. 
Orient.,  p.  42G).  "Amr  et  Mari  lui  attribuenl  euxaussi  un  traite  sur  les  sacroments.  Ebed- 
jüsus  de  Nisibe  (apud  Assem.,  III,  i,  p.  108)  lui  attribue  encore  un  traile  conlre  Euno- 
mius,  un  autre  contre  un  eveque  heretique,  une  apologie  et  des  lettres^.  —  Ici  nolre  auteur 
ne  mentionne  pas  le  synode  que  tint  cc  catliolicos  en  585  et  tjui  a  ete  public  par  Cliabot 
[Syn.  Orient.,  p.  390-424).  —  3.  Nolre  auteur  declare  ailleurs  que  les  grands  de  l'empire 
detrönerent  llormizd  et  lui  crevereiit  les  yeux  (voir  ci-dessous,  n"  XLllI). 


/.',0  IIISTOIRE  NESTORIENNE.  [120] 

P.  12:-  J^-1  jl^  aJj  aJ^   .::^  p-l?  '   J^^V-^  o-^   ^'j  ^^  -^^^   '^  C^^^^  ^^'-*-' 

>    Ijlj    U    (.jji    dlL    ^jy>    Jyy-    .I^,«J»J    '^ÄJ    J^V^    C-^    .^    J-^    S,_,-»^3 


<s>-. 


er 


detail'.  Comnie  ;i  son  retour  triomphaP  on  Ini  drossail  des  tciitcs,  Ic 
calholicos  ISöyald)  lui  dressa  lui  aussi  trois  tentcs',  devant  lesquelles  il  se 
tint,  pret  ä  le  salucr''.  Mais  Ic  roi  se  montra  fAclic  contrc  le  catholicos  et 
nc  voulut  pas  le  rcgarder.  Sur  son  ordre  les  öveques  tenaicnt  dans  les  mains 
du  musc  recherch^,  de  rambro  exquis,  du  camphre,  du  saiVan,  des  l)ois 
d'aloes  des  Indes  et  des  cassolcttes;  le  roi  n'ontra  pas  sous  la  premiere 
tcnte.  Le  catholicos,  qui  tonail  h  la  main  du  mja-to,  ua  ccdrat  et  une 
cassolette,  s'empressa  de  se  rendre  a  la  deuxieme  tentc.  Le  roi  ne  voulut 
pas  y  entrer.  Le  catholicos  ctait  dans  la  perplexite;  les  soldats  de  Maurice 
cümnien?aient  f'i  murmurer  ä  la  vue  de  ce  manque  d'egards.  Le  roi,  qui  s'en 
apcrcut,  dit  alors  au  catholicos  :  «  Tu  as  fait  Irois  mauvaisos  actions,  dont  il 
laut  tc  punir.  Premierement  tu  n'cs  pas  venu  avec  moi  en  terre  grecque ;  tu 
n'as  memc  pas  ehvoy6  un  evcque  pour  m'accompagucr.  L'cmpercur  Mau- 
rice ni'aurait  l)eaucoup  plus  honore.  Tu  n'es  pas  meme  venu  mc  rcjoindrc 
dans  le  pays  des  Grecs,  uü  tu  savais  bicu  quo  j'etais  arrivc  et  rccu  pnr 
Maurice.  Dcnxiömement  tu  ne  m'as  pas  dressö  une  tonte  comme  il  l'allait. 
Enfin  tu  as  priö  pour  l'usurpateur  ßahram.  »  Puis  le  roi  se  dirigca  vers  la 
troisiemo  tcnle  et   il  y  enira.  Oii  linl  sa  monture  par  la  hridc.  Lorstju'il  fut 

1.  Yoir  ci-dessous,  n"  XLlll.  —  2.  11  s'agil  ici  de  son  Iriomphc  sur  Buhram,  aprus  son 
retour  de  che/,  l'empcreur  Maurice.  —  3.  Xe  s'agirail-il  pas  ici  d'arcs  de  trioinphc'i'  — 
'i.  Cf.  Un  nuovo  teslo  siriaco  siitla  nloria  degli  ullirni  Sassanidi,  ed.  Guidi,  Lcyde, 
1891. 


[121]  XLII.  —  IIISTOIRR  DE  ISO'YAHB  D'ARZOUN.  441 

JUi  .^^l|  J^ll  ^i  i^b  ^  ^Ül   i^   jlj  ai^Ü  VI  jl^  L^  i^b^  Ul  "0  Jlii 

j_5JJIj    .<Ui    dii-.    VI     1  v~J    Vj    l^,...«.--^    jw^     f>A)     J    (^^'i-     LääAJ     ijUÜl    ^_iJli>cjJl    i_i^3 

L«'j    -(VJ-s    Ü^-äJI;    jylj    o^^    (V^i/"'    ö'    "^    (.j—^    JÄ-J    (»^j^     t/'^^    (_5^    -r*?^ 


sous  In  teilte,  il  s'adressa  au  catliolicos  et  hü  dil  avee  colere  :  «  l'eiises-tu 
que  tu  pourras  ecliappcr  par  la  ruse  que  tu  viens  (reniployer  h  la  puuition 
flont  tes  crimes  t'ont  rendu  digne?  Ou  iiien  crois-tu  que  j'ai  iyiioro  que  tu 
as  etcudu  les  mains  pour  prier  pour  Baliram,  qui  s'rtait  revolte  coutre  moi? 
—  Je  n'ai  prie,  lui  repondit-il,  que  pour  le  roi.  J'ai  souhaite  que  les  liommcs 
echappassent  ä  la  tyranuie  de  ce  mechant  esclave.  —  Je  suis  entre,  lui 
dit-il,  sous  ta  tente  et  j'ai  agree  tes  compliments ;  et,  pour  repondrc  aux 
trois  questions  que  je  t'ai  posees,  je  te  donne  trois  jours  de  delai.  »  Puis 
il  etendit  la  main,  prit  le  cedrat  des  mains  du  catholicos,  qui  pria  beaucoup 
pour  lui,  et  il  coutinua  sa  route. 

Au  beut  de  trois  jours,  il  lui  demauda  quelle  etait  sa  defense  sur  les  trois 
crimes  qui  l'avaient  courrouce.  «  Ce  qui  m'a  empeclie,  lui  repondil-il,  de 
t'accompagner,  c'est  quo  tu  es  parti  pendant  la  luiit  sans  que  je  m'en  aper- 
Qussc;  d'ailleurs,  le  jeüne  aurait  empeclie  ma  suite  de  m'accompagner  dans  ce 
voyage;  et  j'ai  redoute  de  voir  Teffusion  du  sang  de  mes  coreligionnaires. 
C'est  encore  la  meme  cause  qui  m'a  empeche  ensuite  de  rejoindre  le  roi  en 
terre  grecque,  parcc  que  si  j'avais  quitte  mon  troupeau,  l'adversaire  rebelle 
l'aurait  su  et  aurait  verse  le  sang  des  petits  aussi  bien  que  celui  des  grands. 
Or  mon  devoir  est  de  le  sauver  en  lui  donnant  ma  vie,  et  non  pas  de  me 
sauver  tandis  qu'il  est  menace  de  pi^-rir.  Enfin,  Dien,  (|ui  connait  les  inten- 
tions  et  ([ui  sonde  les  coeurs,  m'est  temoin  que  je  ii'ai  prie  que  pour  le  roi; 


442  IIISTOIRE  NESTORIENNF.  [122] 

J»   ^'Ij  .ajCu   >i.Lj   ci^L^j  dlUl  ^|y.o   ::.y;j  v::-L^  il  ^U^  Vi  jl^  Li  ^^U:» 

U   Jlj_)  dl^l-L^frl    ^Ls   Ji   «0   jUi    .L<JU    ^_gX_-._   jl   (3^="=^   c5-*-'-'    (^^•i    j^   ,y>^' 

1«.  130.  ^\}  (vftjl^L   dU*.'l  j,^  >_J-15C  *  jl^  L,  ^UV   <^  ^\j  ^  pjl  jl^  -^j 

SyLfr    ^j\    KJ^    cJl^j    ._--LJl    ^j    -iji   Js.^    'jvJI    ia-j   j   -Ca   ^_a.    jVI    ^^3 


■Ir^   O-*^   '-r°3 


U"»  ö 


1.  »;-J'  ex  ^Jo^,  thronus,  tribunal. 


i'ai  piir  pour  la  conscrvation  et  la  securilc  du  roi  et  pour  raircrmisscmeut 
d('  son  piiiivoir.  Conimoiit  mc  serais-jc  pcrmis  de  pricr  pour  cclui  que  je 
connaissais  pour  rcbcllo  ii  son  niaitre?  La  prierc  que  je  faisais,  je  roilrais 
dans  mon  co3ur  pour  eelui  qui  etait  digne  d'clro  appcle  roi.  —  J'ai  acccptö, 
lui  rcpondil  Ic  roi,  les  cxcuses,  et  j'ai  rejctc  Ics  desscins  quo  j'avais  imaginös 
contrc  toi.  » 

Los  Grecs  etaient  mecontents  di;  lui  (du  patriarclie)  parce  que,  quand  il 
etait  öveque  d'Arzouu,  ii  rcnseiguait  Ic  roi  Ilormizd  sur  leurs  mouvemeiits. 
Isö'yalib  tomba  malade  et  mourut  eu  la  cinquieme  auiicc  '  de  Kosrau  Parwcz. 
Ilind,  fillc'  d'Eii-No'm(\n,  fils  d'el-Mouudhir,  roi  des  Arabes,  rinbunia  dans 
Teglise  qu'elle  avait  conslruite  ä  Uira,  dans  le  niilieu  du  choeur,  oii  on  eleva 
sur  son  tombeau  uii  baue  en  forme  de  croix.  Cette  öglise  est  conuue  aujour- 
d'iiui  sous  le  uom  de  Couvent  de  Ilind.  Son  puulilicat  dura  (pialurzc  ans 
suivant  les  uns,  quiuzc  ans  suivaul  les  autres^ 

I .  Kn  51)4/5.  'Amr  (p.  40)  place  sa  mort  en  ,590.  —  2.  Sojur  J'l'.ii-.No  man  dapros  Mari 
(p.  5(i)  cl  Un  nuovo  lesto  sirinco,  p.  9;  cf.  Taliari,  p.  :t47  et  349.  —  ,3.  11  y  a  ä  remarquer 
ici  que  notre  auteur  n'a  ricn  dit,  sur  une  ambassade  de  Iso'yahb  1  aupres  de  remporeur 
des  r.rccs,  dont  Mari  el  'Amr  parlcnt  avcc  tant  d'elogcs.  Cos  deux  annalistcs  ont  con- 
fondu  Isö'yahb  1  et  Isö'yalib  II. 


I 


[123]  XLIIl.  -  RESUME  DE  CE  QUI  ARRIVA  A  IIORMIZD.  443 


A.».*^ 


j^3  j»^   ^ilij  d^l   JI::ä!  iÄiJl  j;;^_^  cl^  <-'^'  cTt-f^  ._-=-L^  y>^  jo 


üAUl    ^l:?t^l         "bX.^    iX^    \jiy^    ij—^i    (V^-^'l    ^j^    0''^==-    ^    J-V*    t/'    >-^^^J    '^'''rr^    *  P-  131- 

^"Vl  <~b  jjjj  .j^^Ä  duLJI  iiiiip  ljjJj>-j  'O  \y:^!jLZ^\>i  Jr!^'^  ^^  -(j"^''   '-^  ^^ 


XLIII.     ResUME    de    CE    QVl    MtRlVA.    A    IIüHMIZD     PAH    SO.N    IILS 

KoSIt\U     ET    LA    CAUSE     DE    CES    EVENEMENTS     d'aPRES    LES    ANNALES    ROYALES  '  . 

Hormizd  avait  cnvovc  le  commanJaiit  de  sos  armecs  Bahrain  Sobin 
{Djdbhi)  pour  combattre  Ics  Tures ;  il  ea  avait  triomphe  et  avait  envoye  im 
riebe  butiii  a  Hormizd,  qiii  lionora  fort  le  triomphateur.  Mais  les  coiirtisans 
jaloux  le  desservirent  aiipres  de  lui  en  disant  qiie  le  butiii  envoye  etait  bien 
mediocre  ä  l'egard  de  celni  qu'il  avait  pris  pour  lui-meme.  Or  le  roi,  cn 
recompense  de  tant  de  Services,  lui  envoya  une  cbcmisc  rouge  et  un  fuscau 
muni  de  la  boule  qui  le  termine  :  «  Un  hommc  comme  toi,  lui  fit-il  dirc,  ae 
doit  avoir  qu'un  pareil  accoutrcnieat.  »  Cela  mit  rarmcc  ca  colerc  et  la  porta 
ti  se  revolter  Cdutre  le  roi  Hormizd.  Raliram,  ayaat  rcru  Tordre  du  rui  de  sc 
presentcr  devant  lui,  sc  mit  en  revolle  et  partit  pour  liai  011  il  ül  Trapper  des 
pieces  de  monaaie,  sur  Icsquelles  il  grava  le  aom  et  l'inuige  de  KoSrau 
Parwez,  fds  de  Hormizd,  et  les  envoya  furtivemeat  ä  Scleucie  (Al-Maddii)), 
oü,  les  ayant  vues  passer  eatre  les  luaias  du  peuple,  des  geas  ca  iaforairrcat 
le  roi,  ([ui  resolut  de  faire  arrctcr  soa  fils.  Gelui-ci  Tayant  appris,  s'eafuit 
dans  l'Adorbedjan. 

1.  Cf.  Un  niiovo  tcsto  sirinco,  p.  7:  Tabari,  p.  370,  430-431,  478-487.  Evagrius, 
lib.  VI,  cap.  15;  Theophyl.,  üb.  IV,  cap.  2. 


I'.  i:'.;!. 


44?,  IIISTOIRE  NRSTOKIENNI'..  [124] 

Ajy^l   Jdj   ^\y.\    Ä^b    j^Ot    j^j   ^^1    ^    .:^   xJ   ^^   J>1^1    c^\^i 
Ja\  cLjj  *  IjJ    ^^^i   i-y^   '^^n^i  J^y^VL    ^j  (v^U,  JJ>lj  <-jJ  ^  ^=3 

jij)  li^  W^J  V^  Ir^:^'  -^^  "^^^  (n:^.-?  'L^=^  V  Lh^  fi-*^-  «J^-J  '^'^''^ 
.-u-t    lyU_i    jvtJ    ^   iL^   J4:-Jl   ^>^.   (Ji   (^c^   ^^^'^  J^3  pc^^  J^°   -^r^y 

,_^UI  ^_^b  <;  [,-iii-^  («jjl  diu  ^_j_j^  -»-^'j  <;>„  i>r:  i>  -H.3^J  fiv'b  -äJ^' 


1.  Cod. 


Ilormizd  avail  traite  Tarmön  avcc  rigueur  et  sevcriU; ;  il  avait  conüsquö  scs 
biens,  tue  ses  propres  freres,  arrete  les  chefs,  dont  il  avait  confisque  les  vil- 
lages,  et  bAti  ä  Huzistan  et  :\  Maherdja  des  cachots,  oü  il  avait  jete  les 
notables  de  son  royaume,  aiixquels  il  donnaitä  manger  du  pain  möle  de  gravier, 
cti\  boirc  de  Teau  saumätre.  On  l'arreta  et  on  fit  cliercher  Kosrau  Parwez  et  on 
le  nomma  roi.  l^'arm(5e,  craignant  les  rusos  de  Ilormizd,  lui  crcva  les  yeux. 
Bahram  Snbin,  ayant  oonnu  ccla,  rassembla  les  troupes  et  marcha  (vers 
Seleucie),  laisaiit  scmblant  d'ötrc  irrite  de  ce  qui  etait  arriv6  au  roi.  Parwez, 
nc  pouvant  tcnir  coiitre  lui,  s'cnfuit  et  se  rendit  auprös  de  Maurice  {Mönqi), 
empereur  des  Grecs,  pour  sollicitcr  son  secours  contre  l'usurpateur  de  son 
tröne.  Maurice  lui  donna  en  mariage  sa  fille  Marie  et  lui  donna  des  troupes; 
il  vint  ä  Seleucie,  mit  Bahram  cn  l'uite  et  triompha;  et  aiusi  il  devint  le  seul 
maitre  de  Fempire.  Nous  avons  dejä  racontc  '  comment  il  traita  Isö'yalib  le 
jour  oü  il  cntra  viclorieux  sous  les  tcntes  quo  celui-ci  lui  avait  dressees.  Des 
lors  il  Taima  coiunie  aupiiravanl  cl  Flionora'.  11  cul  les  memes  egards  et 
de  meillcurs  cncorc  pour  le  catliolicos  Sabrisö"'. 

1.  Voir  ci-dessus,  ii"  XI>1I.  —  2.  I/Anonymc  public  pur  C.uidi,  p.  9,  dil  le  contrairc 
el  nous  monlrc  rarchiätre  Timothec  de  Nisibe  dccricr  le  catliolicos  aupres  du  monarquc 
(cf.  ci-dessous,  p.  482).  —  3.  Voir  ci-dessous,  n"  LXV,  p.  483-48Ö;  n°  I.XVII  et  suiv. 


[125]  XLIV.  -  HISTOIRE  DE  RABBAN  ELIE.  445 

1.  j->i  habitatio,  monasterium  ivioa^.  —  2.  Cod.  jJ-oSj.  —  3.  xoivooio?  ccenobita 
4.  Coenobiuiu  ia^.  —  5.  Forte  J--_;J'  ^r-'.  —  0.  Forte  ^i-V''- 


I^   l;!'i. 


)  ■  ".ai  n. 


FAITS  QUI  RURENT  LIEU  PENDANT  CETTE  EPOQUE 

XLIV.     HiSTOIRE     DE     RaBBAN     EliE',     QUI     FONDA    A    MoSSOUL 

LE     MÜNASTERE     COiNNU     SOUS    LE    NOM    DE    DaIR    Sa'iD". 

Ce  Saint  Elie,  apres  avoir  fait  ses  etudes  ä  Hira  \  sa  ville  natale,  se  reiidit 
aupres  de  Mar  Abraham  \  dont  il  reout  l'liabit  monastique.  II  servait  les 
cenobites.  Un  foii,  qui  se  tenait  ä  la  porte  de  la  communaute,  lui  doiina  im 
violent  souillnt  sur  la  joue;  le  saint  lui  presenta  Tautre  joiie.  Le  d^nion, 
ayaut  vu  sou  Immilile,  se  retira  de  rhomme,  qui  fut  immediatement  gueri.  Ce 
niiracle  ayant  etc  couiiu  des  freres,  Elie  abandonna  le  couveiit  el  alla  dans  le 
pays  de  Niiiivi',  oü  il  se  retira  sur  une  moutague  pres  du  Tigre.  II  y  avait  lä 
une  füret  pleiue  de  betes  feroces.  Le  saint  Ics  en  chassa  par  ses  prieres;  il 
bätit  dans  ce  lieu,  qui  est  pres  de  Mossoul,  un  nionastcre  pour  les  rnoincs  qui 
s'etaient  groupes  autour  de  lui,  et  y  etablit  la  regle  de  Mar  Abraham.  C 
couvent  fut  foude  au  tenips  de  llormizd,  fds  de  Rosrau  Anosirwan '.  II  guerit 
un  eufant  paralyse  des  malus,  qiie  lui  envoya  Isö'yahb,  eveque  de  Balad,  qui 
fut  ensuite  Catholicos^ 

1.  Cf.  Le  Lh'ie  de  la  Cluisleti-,  ed.  Redjan,  n"  10;  'Aiur,  p.  49;  J/tstuire  Je  Thomas 
de  Mai-ga,  lib.  I,  aap.  9,  10  et  i4.  —  2.  C'est-ä-dire  :  Couvent  lieureux.  —  3.  A  Msibe 
(Thomas  de  Marga,  loc.  rU.).  —  4.  Voir  ci-dessus,  n"  XVIIl.  —  5.  Hormizd  1\  regiia  de 
579  ä  590  (voir  ci-dessus,  n°  XXXYll).  —  G.  Voir  ci-dessous,  n"  XCIII. 


(_' 


446  HISTOIRE  NESTORIENNE.  [126] 

ST 

^'^^  'l>-'  -^ 

(j  Ir^  ^jIa)   jlrliv    o''^    "^jVj  ^   -U-Izj    /*ft|_/J    jL«  d)-Lfc  v_jjL^«    A-— =J    '  Jj^L-1 
r-_^  jsjVjI  iJj^J  f^y}  -'^   ^L^l    LJj  .•Cjli«  (j  -^^j  (^^J^''  i^J^^    oJlj  J*!. 

1.     f^.  magister  noslcr  ^i.  —  2.  ^yC'  a/oXvi  iioaroi. 


Ce  Saint  avait  Ic  caractcre  violcnl  des  Arabes'.  Quand  il  sc  vit  afPaibli,  il 
confia  les  alFaires  ä  Hnauisö'-,  qui  foiida  uu  couvent  daiis  la  rögioii  de  Dara- 
bad.  Apres  sa  mort  ön  l'ensevelit  dans  Ic  monastere  qu'il  avait  bäli'.  Que 
Uieu  sauctiüe  son  ämc  et  que  ses  prieres  soiciit  avec  uous. 

XLV.   —  HisToiRE  DE  R.\nnAN   B\n    Euta '. 

Ge  Saint  etait  originaire  di'  la  region  connue  sous  Ic  nom  de  .Mnive'.  Sa 
m6re  etait  sterile;  eile  s'appliqna  an  jcnne  et  ä  la  prierc,  frcquentant  l'eglisc 
et  suppliant  Dien  de  Ini  accordcr  un  eni'ant.  Diou  exauga  sa  priöro,  comme 
il  avait  6cüute  Hanna'',  et  lui  donna  un  fds,  qu'elle  appela  Bar  'Edta,  nom 
qui  signific  :  fils  de  l'Eglise.  Elle  le  voua  ä  Dieu  comme  Hanna  avait  voue 
Samuel'.  Quand  il  eutgrandi,il  alla  a  TEcole  de  Nisibc,  on  il  rencoutra  Mar 
Abraham  %  dont  il  sc  fit  le  disciple.  II  s'attacha  ä  lui  comme  lonathan  s'ctait 
attachöä  David",  et,  apres  avoir  suivi  avec  sncces  ses  logons,  et  re^u  de  ses 
mains  le  costume  des  spirituels,  il  sc  relira  dans  une  cavernc  pour  y  vivrc  dans 
la  solitudc.  Apres  la  mort  de  Mar  Abraham '",  et  la  dispcrsiou  de  ses  cnfants, 

1.  Cf.  Thomas  de  Marga,  1,  eh.  9-10.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n"  LXXXV.  —  3.  Cc 
couvent  est  encore  debout  et  se  trouve  ä  unc  heure  ä  Test  de  Mossoul.  —  4.  Cf.  Ac  Livrc 
de  lu  Chastelc,  n"  15;  notre  Analyse  de  la  Vie  de  R.  Bar  'Edta  [Exlrail  de  la  Heviic  de 
l' Orient  chretien,  t.  XI,  190(),  p.  403);  Etüde  supplenientaire  siir  les  Ecrivains  Syriens, 
n"  XIV.  —  5.  Du  village  de  Raspa  sur  TEuphralc  [Vie).  —  G.  I  Samuel,  i.  —  7.  Ibidem. 
—  8.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n"  Will.  —  9.  1  Sam.,  xviii,  3  et  suiv.  — 
10.  Abraliam  mourut  en  588  (voir  ci-dessus,  p.  135,  n.  1).  Sa  Vie  dit  que  du  vivant 
d'Abraham,  son  maitre,  il  sc  rendit  cn  Marga. 


[127]  XLVI.  —  IIISTOIRR  DE  RABBAN  SIMEON.  447 

j,   JjL>    (v'   •  jLj5_;Jl    ^    i:iUp^   aJ    u^-3   •  tr^   ^''-^   (^-?    "S:^    t/.'^^    ^I^Vl   ^j^    ^-^ 
jjj    •(•jJl     1^    J^-«    J     i^     J^    ti       '^l^'^     cX<>J"3    -V**    <-J     Cf^-i       klo-VsJl    Jo-I    ^_^ 

®  "^i   Lwo  ll-u^'  i^jjijX.ö  ^j^i  tfi— j^'  ^^J  Jl/*  ü^-'-' 

* 

1.  i^oJ.^  ox  |i.v_  novus.  —  2.    .\\Si  ex  ppo«  memoria,  conimemoralio.  — .'{.  Sic. 


dout  Rabban  Bar  'Edta  ctait  le  prcmicr-ne,  celui-ci,  accompagne  de  plusieurs 
moincs,  se  rendit  ä  La  moutagnc  de  Marga,  oü  il  coiivcrtit  bcaucoup  de 
Kurdes  et  bAtituu  monastere,  oü  il  etablit  ime  petite  commuiiautü  de  moiues. 
11  moiirut  le  dimanciie  de  Quasimodo  ',  jour  oü  chaque  aunee  on  fait  sa  coiu- 
memoraison,  et  il  tut  inhume  dans  soii  couveiit.  Plusieurs  saints  pcrsounagcs 
sortirent  de  cecouvent;  entre  autres  Simeon  [Scm'oui)),  fondateur  du  couveut 
de  Senua-,  Rabbau  Yozadaq^  Rabbaii  Hormizd  '  et  .leau  [Yuljunita)  le 
Persau  \  (^)ue  leurs  priores  uous  fortiiient  toujours.  Amen. 

XLVI.  —  HisToiRE  DE   Rabban   Simeon". 

Cot  bomme  etait  origiuaire  de  Cascar.  II  sortit  de  sou  pays  pour  chcrcber 
Dieu  le  Tres-Haut.  iVyant  rcucontre  uu  lleuvc  sur  sa  r(^uitc,  il  llt  sur  l'eau  le 
sigiie  de  la  croix  et  le  travcrsa,  comme  s'il  eüt  marcbc  sur  la  tcrre  l'eruie; 
cela  eut  licu  avaut  qu  il  füt  moine.  II  alla  trouvor  Rabban  Bar  'Edta',  et 
se  retira  nou  loiu  de  lui  dans  une  grotte,  oü  il  se  uourrit  longtemps  du 
fruit  d'uu  arbre   appele  dabouta*".    11  gagua  ensuite   les  bords  du  .lonrdain, 

1.  Litter.  Dimanche  nouveau.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n"  XIA'l.  —  :>.  Sur  cc  pcrsoii- 
nage,  voir  Le  Livre  de  la  Chaslele,  n"  91.  —  4.  Voir  ci-dessous,  n°  XCHX.  —  5.  Sur  ce 
moine,  voir  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  113.  —  G.  Cf.  Le  Livre  de  In  Ckastcli',  n"  68.  — 
7.  Voir  ci-dessus,  n"  XLV  —  8.  Je  n'ai  pas  pu  identifier  co  nom;  on  pourrait  encore  lii-c  : 
dnouta  ou  dyoula,  etc.  l'cut-etr(!,  dyoula  pour  injh  et  |u,  liguier. 


♦  P.  l;ir,. 


448  IIISTOIRE  NF.STORIRNNR.  [128] 

.iJHJI  J^l  j]^  jJÜ,li  .^jVl   siUr  jl<-  ^  ö«.>l   ^  ^-^_  j!  ^_Ali|  lÄA 

'  p- 13'-  ^  c^j=.  \^\  j.  .Xyül  -ijj  .' j_^^UIj  luvt  J^  cLb3«  *  J=~\  j.  ^j  \ 

•  C^ V*'    U' 'j   (♦jytJl 

Jjj    .Cj_;JI    ^iJJL.    a;I    Jjä    .Ä^    A   O:^    ^lij    ljJ>-   üLktl    c.'f-J   *^"jli^    i_5-'l    jl^    C^j 

iJ'j  ■  Jr-J^  Jr"  ;^  ö^  J  Jr^3  •  cfy^^  J='>^  J^  (^^  ^yh'  "^  c_Äki-b 

1.  .-JL'  ex  i-.M  Apostolus. 

1^ 


et  y  demcura  cn  adorant  Dieu;  il  se  nourrissait  des  legumes  qu'il  semait 
lui-m6me.  Une  fois  les  sauterelles -qui  avaient  ravagö  la  region,  se  dirige- 
rent  vers  le  potager  dont  le  saint  tirait  sa  subsislance ;  celui-ci  cria  devaut 
elles  d'une  voix  forte;  et  aussitöt  elles  s'arröterent  autour  du  jardin  et 
I'epargnerent.  Mais  le  saint,  ayant  pröferc  ensuite  subir  Tepreuve  avec  les 
habitants  de  la  contree,  permit  aux  sauterelles  de  ravager  le  potager.  II 
vecut  encore  peudant  un  certain  teinps  de  ce  qui  lui  restait  des  legumes, 
jusqu'ä  ce  qu'il  u'y  en  eut  plus.  N'ayant  alors  rien  ä  manger,  il  eprouva  vio- 
lemment  la  faiin.  II  pria  cn  disaut  :  «  Seigneur!  c'est  par  amour  pour  toi 
que  les  prophetes  et  les  apotres  ont  öte  mis  k  mort  et  que  les  martyrs  out 
ötö  mis  cn  pieces;  c'est  encore  par  amour  pour  toi  que  j'ai  abandonnc  le 
monde  et  que  je  vais  soull'rir  la  mort.  » 

Aussitöt  qu'il  se  leva  (de  sa  priere),  il  vit  uu  liomnie  cntrer  chez  lui  dans 
la  grotte ;  il  lui  donna  du  paiu  et  disparut.  II  sul  ([ue  c'etait  Tange  du  Sei- 
gneur. Ln  pain  descendit  pour  lui  comme  etait  dejä  desceudu  le  paiu  de  la 
veuvc  au  Icmps  du  j)ropliclc  Elio'.  II  cn  mangea  longtemps;  niais  des  qu'il 
voulut  cliangcr  de  rctraite,  il  n'cn  trouva  plus  trace. 

A  l'instar  d'ilabacuc-,  il  fut  enlevö  et  se  trouva  en  terrc  persanc.  11 
habita  une  grotte  dans  la  montagnc  de  Scnuia'',  oü  il  fonda  uu  couvent  et  y 

1.  Cf.  I  Rois,  XVII.  —  2.  Cf.  Daniel,  xiv,  35  et  36.  —  3.  En  syriaquc  mj;  eile  esl 
appelee  aussi  f^^.;^  (^ul  ^.il.o).  HolTmann  {Auszüge  aus  syrischen  Akten  persicher 
Miirtyrer,  p.  189i  la  place  ä  tort  sur  la  rivc  gauclie  du  Tigre,  un  peii  au-dessous  de  l'cm- 
bouchure  du  Grand  Zab.  Elle  se  Irouvait  sur  la  rivc  droite  du  Tigre  vis-ä-vis  de  rcni- 
bouchure  du  Petit  Zab  (voir  llisloire  de  Thomas  de  Marga,  lib.  V,  cap.  Iß;  ed.  Bedjan, 
p.  329). 


1 


[129]  XLVI.  —  IIISTOIRE  DE  RABBAN  SIMEON.  449 

•y,    4JI    \yu>Zs>-\s    jLft^Jl;    t>j^    o'~2"b    •  ^■iV3l    ^rr-;-^    rcLsT    ^Y^'^ß     ^    C^Ji    ^jr'^    S^^ 

jLa^I    JDj  .'*o    Ujjli    jLa^JI    ijAi-j    ^:^  i^,=>:Ji       .It   iJLlcj    I-Vjjji    U_^   ijj__^3   ^j-J^^ 

ytj    üA)      •!-«    il<2£j    <jixS      Jji     \a    i.1 S    iai_j    ji  ^ — )'    j_L«     »J6J      ^l-^.    ^Ll'L    *J_5-vftLij 

. Uü     j..i>jt'L    »lils   '».-U-i  i?-!^^  Jux.'   aLiXj    \~Lo«^'I   ^».5-3    '^  L,''>'j  J^-="3  . CAJ Jo  i»-'"    ^ 
^^;'   ^Ä.    J    ^l__,^'Vl    .iljl    l-oJi    .'*o-^    ^-l^    ^(ii;    U3      v-'AiJI    lÄA    <,L-».     U    -u>Li3 

1.  y  Ik^'J-..  —  2.  üu;:^.  ex  loi.  "Talia,  misericordia. 


elablit  des  regles  pour  la  direction  de  ses  enfants.  Les  moines,  ayaiit  eiitcndu 
parier  de  lui,  se  reiidirent  aupres  de  lui  de  touti's  parls.  Yazdiii',  fils  de 
Sata',  s'etant  plaiiit  au  Saint  des  mauvals  traiteiiients  du  gouverneur  de 
Beith  Garmai  {Bädjuiint),  celui-ci  lui  douna  du  huana',  lui  conseillant  de 
le  porter  sur  lui  quaud  il  paraitrait  eliez  le  gouverneur,  pour  qu'il  füt  t\ 
l'abri  de  ses  injustices.  Yazdin  le  iit ;  li>  gouverneur  lui  montra  de  la  Sym- 
pathie et  l'exempta  des  impots  qu'il  lui  reclamait. 

Les  demons  jaloux  fondirent  une  fois  sur  lui,  et  apres  lui  avoir  rase  la 
tete  et  la  barbe,  le  garrottereiit,  le  IVappörent  duremcnt,  et  l'attaclierent  ä 
un  arbre.  11  resta  ainsi  jusqu'ä  ce  que  les  moines,  l'ayant  aper(,-u,  le  llrent 
descendrc.  Les  moines  le  voyaient  passer  les  nuits  en  priere  et  trans- 
porte  hors  de  soi  conime  un  homme  ivre,  de  sorte  que  son  manteau  tombail 
de  sur  ses  epaules  et  son  baton  de  ses  malus,  saus  qu'il  s'en  apen^'üt.  Un  des 
notables  des  chretiens,  gouverneur  des  provinces  traversees  par  le  Tigre, 
passa  par  le  couvent,  oü  il  resta  quelques  jours.  Avant  vu  les  teuvres  du  Saint 
et  les  miracles  qu'il  operail,  il  ne  voulut  pas  le  laisser  lä,  mais  au  monient 
de  son  depart,  il  l'obligea  de  deseendre  avec   lui.  Le  Saint,   qui   elail  deja 

1.  C'est  Yazdin  le  grand  argentier  du  royaume  de  l'erso,  (|ui,  sous  Kosrau  II,  ex('r(;a 
une  influence  preponderante  ä  la  cour  (voir  ci-dessous,  n"  LXXXI).  —  2.  Ou  plutöt 
Samta.  Samla,  fils  de  Yazdin  (voir  ci-dessous,  n°  XCIl :  Guidi,  Cliron.  Aiioii.,  p.  23), 
serait  appele  du  nom  de  son  grand-pere.  —  .i.  mx-  qni  signifie  «  gräce,  niisericorde  », 
pourrait  elre  traduit  par  les  mols  «  Pate  de  reliques  «  ;  il  designe  une  sorte  de  p'ile 
fernie,  coupee  en  füs  et  composee  de  poussiere  des  tombeaux  des  Sainls,  d'eau  el  d'liuile 
beniles ;  les  Nestoriens  en  usent  surtout  dans  les  maladics. 

PATR.   On.   —  T.    XIII.   —   F.   4.  30 


450 


V.  i;!!i. 


IIISTOIUE  NKSTüUlIiNM':. 

4j     A)  V 


[130] 


.^^„«x.    ^^1    fJ^jj    (5-^1    • '-|>^'3    "^^     (rl"^     Olj«ij    /»LuJl    ^    iÄ~«.lo"    i^\j     J 

^\    iUj  ol:   j  4.^..j   ::.j^.üi   Jü^-lj   .'üKi   i_Jdl    jl^j  :^  ij   J]    jL=i 

«-i-^l  ^_j)l  J^jj  [.Ji  .  (jb  j^  >-.  ;^^Xil  JaI  ^y  i^l^j  ÖL.  ^_^1  A,U=-   ^_^    Jl::^! 
ajJo^  üÄ-^lr    V  ^Äi-l   jl  ijJLj  Li  A.UI  ^^V  ^j-'^3  (j-:.-*^''  _r=^  (.5^  '*-^'  «-^"j 


1.     jLCi  ex  I -^'^  (forte  6  y.avovixo'c)  sacrarii  cuslos 


trrs  avance  cn  Ciy;c  et  simple  de  cocur,  sans  savoir  ce  quo  cot  hommo  voulait 
de  Uli,  racconipagna  iusqu'au  eouvenl  de  Sliba',  siliu'  au  lioi'd  du  Serser. 
G'ötait  eu  eilet  la  ie  pays  de  ce  fouetionuaiie,  ipii  exprima  sou  desir  de  voir 
Ic  Saint  liahitcr  ce  couvent.  Le  Saint,  quoique  alllig-e  de  cette  maniere  d'agir, 
rcsta  quel(|ue  tenips  au  couvent,  guörissant  Ics  malades  qui  vonaicnt  Ie  trou- 
vcr.  11  mourut  a  l'Age  de  cent  vingt  ans  et  fut  enseveli  dans  Ic  teinple  du 
couvent  de  Sliba. 

Le  Saint  apparut  ensuile  plusieurs  fois  cn  souge  i\  son  disci]di',  hii 
disant  :  «  Transporte-moi  d'ici  a  nion  couvent.  i>  Lo  disciple,  qui  dait  le 
sacristain,  alla  la  nuit  ä  son  tond^eau,  cnleva  le  cercucil  et  le  j)orta  daus 
sa  cellule.  Ayaiii  r(Mnis  le  tombcau  m  etat,  eommc  il  riait,  personnc  ne 
s'cn  aper(,'Ut.  Le  Saint  ötait  inlacl  cl  lopendant  il  y  avail  drux  ans  quil 
etait  mort.  Le  disciple  arriva  ensuite  ä  le  Iransporter  jusqu'a  un  vaisseau, 
([ui  aiiiiarleuait  ä  un  liimuuc  de  Kaiklia  de  Sourra-Maii-HaA -.  Onand  le 
(•(U'ps  du  Saiiil  arriva  l;\,  Ics  gens  du  pays,  ayant  appris  rallaire  du  Saint, 
donnerent  des  presents  au  (dief  de  la  province,  le  prianl  (renlever  les 
resles  du  Saint  i\  son  disciple  et  de  les  ensevelir  dans  leur  eglise.  Los 
liabilanls  de  Senna,  ayant  cu  nonvelle  de  cela,  s'y  opposcrcnt.  Une 
violentc  i[iici'cllc  s'alluma  entre  cu\.   Aloi--  un    liabilant   i\f  Tcgrit  intcrvini 

1.  Sur  ce  couvent,  voir  la  ])reniiL're  pailie  de  cellc  clirimiquc,  u"  L.\l,  p.  l'.Mi.  — 
2.  Celle  ville,  appclec  maintcnant  Samerra,  est  situee  sur  la  rive  gauclip  du  Tigre, 
ontrc  Tegrit  cl  IJagdad.  Ce  nom,  qui  signifie  :  Gavisus  est  qui  vidil,  lui  a  ele  donue  par 
les  Arabes.  C'esl  im  jcu  Je  mols  .sur  son  nom  aramcon  primilil'  :  S;\niarrA. 


[131]  XLVII.  —  IIISTOIRE  DE  l'.ABBAN  GUIWARGUIS.  451 

Jl     "CjL,.)!     kJU^ASj     .IjAALi     U^    iT'-^'     ^-^«^    .-*Jt/-i>      «,AJ    j^li—l       Jl     Ao,V:s:^      LJ13      s.Lj|     i_J  *S 

®4j  //-ij  i^'»-^  (?-^  0'^"-=-  (^'  •'*-^  o"^'^  ^'^-"J  •  >—'^  "^^^  ^1  :;.^ÜL   -u^^slj  c^j^ 
öaJI  ^U-   ^!1  U.o^   ly,   «ül  j_^l   ^Ül  Cr^*"-  r'^  '-'^^   ^  w.'^j--=^'-'l   ^  ^"^i 


ö-.^  j-. 


XIjVII.    HiSTdIllK    DE    Rahüan    GtlW 


VltCUIS 


Ce  Saint  etait  coinpagnon  de  Bar'Kdta '"'.  II  soitit  avcc  lui  du  coiiveiit 
(de  Mar  Abraham)  et  s'iiistalla  dans  la  montagiie  d'Adialjeiie,  sc  nourris- 
sant  de  fruits  et  d'lierbes.  Les  bergers,  ayant  vu  sou  geiire  de  vie,  parbjreiit 

1.  Cf.  Lc  Livre  de  la  Cliasteli',  n.  Iti:  AikiIi/sc  de  l'llUtuire  de  l{.  liar' lidta,  p.  22. 
—  2.  Voir  ci-dessus,  n"  XLV. 


P.   l'iO. 


.  ^|^.«V1     i^^-'.     ^-^b     ■<j^'-"^     '^iß^i    V^    i^^    !ilt_;Jl    »_iJ3J         .    ±.JLt=Jl3     jUlJl    » 


et  Icur  couseilla  de  niettre  le  cercucil  dans  nn  petit  balean,  qn'on  laneerail 
ä  Teau  et  qu'un  aljandonnerait  ä  lui-nienie,  sans  batelier.  Si  le  bateau 
vt'nait  a  dcscendre  b'  lleuve,  ce  serait  nn  signe  (|ue  Dien  avait  clioisi  la 
viUc  de  Sonrra-AIan-Raä  ponr  la  scpullnre  dn  Saint  :  si  an  contrairc  le 
batean  venait  ä  remontcr  le  llenve,  ce  serait  evident  qn'il  lallail  l'ensevelir 
dans  son  couvenl  de  Senna.  Le  batean,  anssitot  qn'il  ent  rccn  le  cercneil, 
remonta  les  eau\,  malgrc  lc  conraat  qni  Inttait  contre  Ini  ponr  le  faire 
descendre.  A  cette  vue,  tuns  les  assisLants  furcnt  stnpefails.  On  lit  accoster 
le  batean  ä  Tcgril,  011  Ton  fit  monter  lc  cercneil  a  reo-Use  de  cclte  ville, 
ponr  qne  les  gens  cn  recnsscnt  sa  bcnediction.  Puis  il  fnt  porte  ä  sun 
convent,  on   il  fut  depose. 

Qnand  les  brigands  sc  mnltiplicrent  dans  la  montagne  et  qn'il  ne  l'nt  plns 
possible  a  personne  de  la  traverser,  on  fonda  a  cöte  de  la  ville  (de  Senna) 
un  autre  convent,  on  Ton  transporta  les  restcs  dn  Saint.  (Hiebjnes  moincs 
allerent  habiter  le  nonveau  convent;  les  antres  restcrent  dans  l'ancicn. 


/.52  HISTOIRE  XESTOUIE.NM:.  [132] 


Jj>Cj"l      _,Jkt      ._,.=►  Us      Lls-V       Jj)J      ^,J>- 

C-:   J  ^,oj  .Jä^I  l,J  JU.  i/  j_^  >— '^"^'^   f^b  j3j^  -^   -*-aä5  .c  ■s^S  ^  Sj>-V1 

1".  IV.'.     '^KJ    -l^r»^    t,!^^     <,l_^"     Iji.     Zj\j>-ju,     j^\>)    *     JLA/JI    c]I     '>J^\i     -L-*^     CL- a^U    JD 
iyki-    ^     V-^J    ■— '^    r        ~J  •_r~^    )»^i*J3    ^A-S    ^»-^   JUi»-il    iAA    U_j     )Üj    jUÜ>-    A-i 

1.  In  niaiginc.  —  2.  .1--  ex  -po  Dominus  meus. 

de  lui  aux  gens  du  pays.  C'cst  alors  qu'il  commcn^a  ä  gu^rir  les  malades. 
11  londa  un  monastere  pour  ceux  qui  etaient  venus  se  grouper  autour  de 
lui;  il  V  clablit  la  regle  de  Mar  Abraham.  Les  fideles  du  pays  dont  il  avait 
gueri  les  malades,  lui  dounerent  des  metairios  pour  son  couvent.  Voyanl 
s'approcher  l'heure  de  la  muri,  il  resolut  de  fonder  un  autre  couvent  daus 
le  pays  de  Marga.  II  s'y  rendit;  il  convertit  bcaucoup  d'höretiques,  qui  liabi- 
taient  dans  ces  villages  et  bätit    uu  couvent',  oü  se  reuniront  les  moines. 

Xij\^in.   — llisToiitE   DE  Jean   (YolKuina),   fondateiu  du   couvent    o'An    ei.". 

A  celte  epoque,  ce  Saint  iiuitta  le  couvent  de  iMar  Abraham,  ä  cause  d'uii 
dilTerend  (]ui  avait  eclale,  ä  son  grand  regrel,  entre  les  frercs  et  lui;  il  se 
rendit  dans  le  pays  d'Arzoun  et  se  fixa  pres  d'uu  village  appelö  Anbei,  oü  il 
transforma  un  temple  d'idoles  en  monastere.  Les  moines  se  grouperent  autour 
de  lui;  il  opera  des  miracles;  il  cbangea  une  Ibis  le  vinaigre  en  vin.  II  etait 
doue  d'une  grande  patience  et  d'une  profonde  bumilite  :  deux  vertus,  qui  le 
fircnt  parvenir  a  cet  dtat  (de  perfcction).  II  mourut  vieux  et  futinliumc  dans  son 
couvent,  qui  est  connu  sous  le  noin  de  monastöre  de  Habban  .lean  d'AnlieP. 

1.  Selon  'Anir,  p.  W,  ce  couvent  si;  trouvait  loul  pres  de  Carmless,  village  situö  ä 
cinq  heures  ä  Test  de  Mossoul.  Le  couvent  est  niainlenanl  en  ruines ;  mais  l'eglise  est 
encorc  dcbout.  —  2.  Cf.  Le  Livre  de  la  ('hastete,  n°  22.  La  vie  de  ce  nioine  est  con- 
servce  dans  un  manuscrit  de  notre  bibliollieque  de  Seerl,  n°  61;  mais  eile  est  pleine 
de  legendes.  —  3.  Ce  couvent  est  tout  pres  du  village  de  Bökinde  ä  environ  huit  heures 
au  sud-ouesl  de  Seert.  II  a  cte  confisqnö  par  les  Jacobiles  il  y  a  environ  un  siecle. 


[133]  XLIX.  -  HISTOIRE  DE  RABBAN  I.IAIA.  453 

JIjU    j\      Jl    ^>^1    3    Uülj    .<«    v-*_/3   ^-^-— ^    -^    ^3    •'*-'   "^^^J^    o'-«j    .i-UiS3   '^U 

diu    J«iJ    ^-ii    ^j\    \j^    ^_5"'3    -kJl    ijijl    J\    ^y^_    j\    J\    <^VI 
<U1.3    b-^    bJCc     *     (»Islj    üX-iÄi     .__^"    ^^     .^^js-La     Jy,Lw    ^ri^p     ^l*^     ^^     o'~^''j  '  I^-  !'»•'• 

J.»£.    ^JJI    <_/3JjjL;'    Jj->3    <^    j^^3    -j*^^    "S^'     (»■'^b    ^-"^^    ^„^    O"'--'    (^-5 

1.  Oportet  legere  :  ü^. 

XUX.    —   IIistoihe   de   R\nn\N    H\i.\V 

Cct  homme  etail  de  Cascar.  Ayant  entendu  parier  de  Mar  Abraliam-, 
il  alTranchit  ses  esclaves,  distribua  ses  biens,  et  se  rendit  aupres  de  lui. 
11  regut  de  ses  mains  l'habit  monastique,  et  se  fixa  dans  le  couvent  avec  un 
de  ses  esclaves,  qui  s'etait  fait  meine  avec  lui.  Apres  la  mort  de  Mar  Abraham, 
Rabban  Haia  alla  au  desert  de  l'Egypte  [Misv]  et  pria  a  Jerusalem  (licit  i'l- 
Maqdis).  La  gräce  divine  l'appela  ensuite  ä  retouraer  en  terrc  Arameenue 
{An-Nabat)  et  ä  construire    uu  couvont  dans  la  reyiou   de  Cascar.  Il  le   fit. 

Sa  haute  reputation  etant  arrivee  aux  oreilles  de  Rabban  Sabor,  fonda- 
teur  du  couvent  de  Soustar  {Toiistar)'',  celui-ci  vint  le  (rouver  et  passa  quel- 
que  temps  avec  lui.  Rabban  Haia  l'empecha  d'aller  visiter  Mar  Abraham''; 
il  lui  fit  connaitre  les  regles  que  celui-ci  avait  etablies  pour  les  meines.  11 
les  copia  et  retourna  ä  son  couvent  de   Soustar. 

Rabban  Haia  fonda  le  couvent  et  y  reunit  des  moines.  11  avait  des  rap- 
ports  d'amitic  avec  Theodore,  le  fondateur  de  l'Ecole  de  Soustar'.  Rabban 
Haia  vecut  longtemps  ;  chose  curieuse,  en  effet,  son  nom  signilic  :  //  ril'^. 
Apres  sa  mort,  il  fut  enseveli  dans  le  couvent  qu'il  avait  bäti.  Que  ses  priores 
soient  notre  secours  et  notre  assistance. 

1.  CA.  Le  Livre  de  la  Ckastete,  n"  28,  oü,  au  Heu  de  Ijaia,  on  lit  w^x.^  «  Gani  ».  — 
2.  Voir  ci-dessus,  n°  XVIII.  —  3.  Voir  ci-dessous,  n°  LIV.  —  4.  L'auteur  veut  dire  le 
couvent  de  Mar  Abraham;  car  selon  lui  Mai'  Abraham  etait  dejä  mort.  —  ,5.  Faule  du 
copiste  au  lieu  de  Cascar  (voir  cirdessous,  n"  C).  —  6.  u-  Vivens. 


454  IIISTOIRE  NESTORIENNE.  [134] 

.^r^^   .^^    O?^  -^ 
.^Ll   jL.   J^..zLi   <^^}\   LL,  ^jl^   .<.Ü1  \J>cl.\i    ^"j   Ul    fL„j  _.^^'l;  Sj^:^^ 

ijs-L'      Jl    Li-^3    LwU    .  V^^Ji    ^JL^    C^ic-    iJ^Äj    ^^-iJ^    ^    pr-i^    _«J^3    li>-_pj-iol    ^1 
1.  Jacuil.  —  2.  övayt»pr|V/i?.  —  3.  ,1;-   cx  ip».  o])US. 


1j.   —  llisiDiiiE   Di:   Rmiiun   IUi!\i   mk   Nisiuk'. 

C'est  ä  cefte  öpoqiie  aussi  qu'appartient  ce  IJicuheureux.  11  etail  des 
notables  dn  Nisibe  {Nasihin).  Dans  sa  jeunessc,  il  s'etait  adonne  avec  dereglc- 
mcnt  ä  boirc,  aux  cliansons  et  au  jeu.  Dien,  qiii  voulut  le  clioisir,  lui  envoya 
unc  visioii,  qui  le  Iroubla.  11  sc  reudit  aupres  de  Mar  Abrabain,  qiii,  Tayant 
vu,  lui  prcdil  sa  dcstiucc  et  lui  anuonea  qu'il  serait  un  Pere  pour  un  grand 
nombre  dlioniiiios.  1!  hü  douua  le  uoui  de  Habai  vi  le  re^ut  au  uoiubre  de 
scs  enl'auls  eii  lui  diiini.iul   llialiil   mouastiquc. 

Apres  la  uiort  de  Mar  Abrabaui",  il  sc  retira  dans  une  grottc  dans  la 
montague  d'Adiabenc  {Uazza)  avec  ranachorete  I.s(j'zi<lia\  el  Sabrisö',  qui 
devinl  catliolicos  '.  Ce  sout  ces  deux  dcrniers,  qui  lireul  sorlir  le  deniou  dl-hi- 
No'mAii,  roi  tie  liira'.  I.sö'zkha  adiuirait  la  dövolion  de  Babai,  ses  mortifica- 
tions  et  ses  bonues  duivros.  In  jour  ipilsrizklia  i'l.iil  absenl  el  se  lri>nvail 
dans  un  couvcnl,  eu  Adiabene  {IJdz-za),  on  porla  a  ce  dernier  uu  enl'anl  boileux 
(pour  le  guerir).  (^)uand  on  arriva  pres  de  la  grottc  de  Mar  Babai,  Ic  pere  de 
Tcnfant  s'assit  po\ir  s(>  reposer  de  la  fatigue  de  la  route  et  pour  niangcr 
(piehjuc  cliose.  Lcs  clnuneaux  s'elanl  eeliappes,  on  dcseendit  ä  Icur  recherchc. 

1.  VA.  Le  Lii>re  de  hi  Chastctc,  n"  J7:  Giiidi,  Chroii.  Anon.,  ]).  IS-l'J.  —  2.  Arrivee 
en  588.  Voir  ci-dcssus,  n"  Will,  p.  135,  n.  J.  —  3.  Sur  ce  personnage,  voir  Le  Livre  de 
la  C/iasicIc,  M"  47.  —  'i.  Voir  ci-dessous,  n"  l,XV  et  suiv.  —  5.  (^f.  ci-dessous,  p.  478; 
Mari,  p.  57;  '.\mr,  p.  47-48;  llisloirc  de  Mar  Yahdldlia,  de  trnis  /xiiifrcs  tiliiiirc/icx..., 
ed.  LJedjan,  p.  322-328. 


[135]  L.  —  HISTOIRE  DE  RABBA^'  BABAI  DE  XISIBE.  'i55 

^L    ^   «u-o^j  ."Cv^  i»A-uJ  ^-i!l    L5        ■^"'^  ij  •-'•^•^  ^J\  ^j^ys  r'i}^'^  cJ^i  .U~i 

d'>UJI      _J   JLos    .  ^_^^   ^y^-^J    l^jij_i;l      '1  lj-^3   b-^  (*-^    '*''^°^   CLjI    Lll?3    .Lwü 

(_^  »■     ^j    "Ül    ljjL?3    .v_jL^jJl    jpu      ■^.ijLi.ll    Ä.«jL£a    ^.U.      r^.-*^^i    \-^    j^^     'J^3 

i',u    -Ujj    .i\Ji    oU    o'^o^j    •!5«-L«-=^    i\>Vl    ■*JlsJj    •^••^_r'J    'J-L/v'    ''"       •"^«••'-^     r*rV^3 
■(♦*L'!^    -''^    0:^'^    V    c^J-i    Jj"^'^    o'-i=-    j    ^^3    -i^Ul»     l^.»i    ^_J^    jl    ^_5Jl     '\^.y-> 

1,  u-i,.  —  2.  Sic.  —  3.  —  f>  ex  i..iajj  cellula. 


L'enfant,  se  voyant  tont  seiil,  se  mit  a  |plenrer.  Mar  Hahai,  (jiie  les  cris  de 
l'enfant  avaient  fait  sortir  de  sa  grotte,  lui  demauda  poiirijndi  il  pleiuait. 
II  lui  repondit  (ju'il  pleiirait  parce  qiie  ses  pareuts  vcuaieiit  de  le  quitter. 
Le  Saint  lui  dit  de  les  rejoiudre;  niais  l'eufant  lui  fit  savoir  qu'il  ue  pouvait 
pas  se  mettre  debout.  Alors  il  le  prit  par  la  maiu  et  li'  fit  sc  teuir  sur  ses 
pieds.  (^)uaud  ses  parents,  a  Icur  retour,  li'  virent  se  teuaut  debout  el  quils 
ne  pureut  voir.  uialgre  leurs  reclierches,  un  elre  liurnain  qui  leut  ^lU'ri,  ils 
allerent  voir  Isö'zklia  pour  lui  faire  eonuaitre  leur  histoire.  «  Ce  n'osl  pas 
Fange,  leur  dit-il,  qui  a  gueri  les  pieds  de  votre  enfaut,  aiusi  (pie  vous  le 
pensez,  mais  c'est  .Mar  Baliai  de  Nisibe,  qui  liabite  la  grotte  cpii  est  pres 
du  village  appele  Bcith  Gamniala.  » 

La  patienee  de  ee  Saint  ä  supporter  les  altaques  des  demous  etait  iuexpri- 
mable.  Un  jour  ceux-ci  se  jelereut  sur  lui,  hii  liörent  le  cou  d'une  corde  et 
l'attaclierent  a  un  bois  sur  sa  grotte.  Mais  Dien  ne  leur  dmina  point  le  pouvoir 
de  le  faire  perir.  I>e  Saint  les  ayant  conjures  par  la  parole  de  Dien,  ils  le 
laisserent  et  prireut  la  fuite;  les  freres  vinrent  et  le  delivrerent '.  II  opera 
bien  des  rairacles.  Longtemps  apres'-,  il  jugea  opportun  de  fonder  un  couvent 
dans  la  montagne  d'Izla  {Al-lzl};  il  y  elablit  la  n'gle  tb'  Mar  Al)raliam.  II 
survecut  trente  et  un  ans  ä  sa  inndation;  apres  sa  niort,  ses  restes  l'urent 
inhumes  dans  son  couvent.  Nitus  en   avons  parb'  eu  detail  dans  sa   biugi'a- 

1.  Litter.  \e  porterent.  —  2.  C'est-a-dire  apres  avoir  liabiLe  la  muntagiie  d'Adiabeiic. 


456  IIISTOIHE  NESTOHIENNE.  [136] 

1'.  i'io.  ij  bjLi-i  l:>^,-i  A«_j  .tij.^i-  ij  //-J      -Cj^j  ^  (V^'-5  1^"^^^  _-»*-'^  ^^  -*^:   (_r^J 


1  ^ 


,M- 


r„  C^-^  -r" 


^„iJj    jv*     .Uls-     |_^»^i-    b-»^j^    'LJI     jUj     .Jle^'l     (j    iV_»^     <*-ä.U     .d^i     jl;_y_    pUä  < 
1.  O'^»-^'  ex  )e>-ojL  liistoria. 


pliio  quo  j'ai  coinpo^^ee  moi-meme  '.  Que  ses  prieres  nous  conservent  et  nous 
donnent  Ic  salut. 

LI.     IllSTOIlili     DK     llAIiliA.N     YaUN.VN  '. 

Uli  mage  avait  un  esclavc,  du  nom  de  Yauiian.  Celui-ci  allait  visilcr 
souvent  Mar  Babai  '  dans  sa  grotte  pour  s'entretenir  avec  lui.  Un  joiir 
son  maitre  l'envoya  i\  la  luontagnc  d'Adiabene  (Hazza)  pour  lui  rapportor 
du  viu  dr  sa  vigne.  L'esclavc  sc  dirigea  vers  la  grotte  de  IMar  iJabai  et 
s'arreta  clicz  lui;  cl  il  sc  mit  cn  retard  pour  Texecution  de  Tordre  de  son 
maitre.  II  eut  pour  alors  de  son  maitre,  et  s'en  ouvrit  ä  .Mar  Babai.  Celui- 
ci  lui  ordoniia  de  remplir  d'cau  los  outres  ä  la  fontaine  qui  coulail  devant 
sa  grotte  et  de  l'apporter  (ä  son  maitre).  Yaunan  obeit.  Son  maitre,  Tayant 
rencontre  dans  le  cliemiii,  but  de  ccite  eau,  (ju'il  Irouva  etre  uu  vin  cxcel- 
lont.  iiilnrmö  ensuite  do  lliistoirc  de  son  esclave,  il  ralTraiichit.  L'esclave 
se  rendil  auprd's  de  Mar  l^ai)ai  et  resla  ohoz  lui  pour  lo  sorvir;  il  s'ins- 
truisit  dans  Ics  precoptes  du  du  islianisuie  et  se  iil  moiue.  (^)iiaud  Mar  IJabaV 
sc    transporla  au  couvont  (pi'il    oouslruisit,   Yaunan   rosla   dans  la  grolle; 

1.  On  pourrail  encore  traduire  :  «  Nous  en  avons  parle  cn  detail  dans  sa  biograpliie 
qu'on  a  composöe.  ■>  Est-cc  notrc  aulcur  ou  bien  un  autre  qui  a  ecril  la  bio^rapliie  du 
Saint?  Ee  texte  admel  les  deux  legons.  Mais  je  crois  que  le  sens  de  la  phrase  est  celui- 
ci  :  Ce  que  nous  venons  de  dirc  sur  Babai  a  ele  emprunte  ä  sa  biograpliie.  —  Babai 
aurait  vecu  jusqu'ä  l'epoquo  du  roi  Siroi  ((i.'iO).  Voir  ci-dessous  p.  553.  —  2.  Cf.  Le  Li'cre 
de  la  Chasleli',  n"  27.  — ^',^.  \'oir  ci-dessus,  n"  L. 


[137]  LH.  —  HISTOIRE  DE  SAHRONA.  457 

i,_^    i^Uirlj    .ijU.Jl    ij    j^y    A^j    •*-'   o''^^'    ^•"^'    i^\    y    is^    ^^         ■ '-r^'L^'i   *  r.  i'i 


tl4j    J;'.23    ,liUj       ^L     ^    <i 


^J^nr  -»r 


Ä^ol^i    J    jJ>:^l|    o'^^    Vj    ^^^3  J>J1    ,J^    ^v-^>    C. .->-    iLw     '^'jl    Ji.-'Cj   .'Ca_;.)1    Ol 

.j^^'  <ül    «^>^lj  .SSi   Jj^   .\j.-^   1^   ^j   \i^    ^jl   -L^    jl    t^jl   jv"   .viul:'! 
1.  Intellige     j'j    *.^   ^i. 


et,  pour  y  conserver  h\  tradition  de  Mar  Babai,  et  pour  loger  les  meines, 
qui,  en  apprenant  soii  liistoire,  etaient  venus  se  groiiper  aiitour  de  lui, 
il  bätit  sur  la  place,  tout  pres  d'uu  village  appele  Bau,  im  couvent,  oü  il 
iiiourut  et  fut  iiihume. 

LH.    IllSTOIRE     UK     SaHRONa'. 

Ce  Bieiiheureux,  qui  appartient  lui  aussi  ä  cette  epoque,  etait  des  notables 
de  Nisibe.  II  se  rendit  aupres  de  Mar  Abraham',  et  regut  de  ses  mains 
riiabit  monastique.  Apres  avoir  mcne  pendant  quarante  ans  la  vie  d'ana- 
cliorete,  supportant  la  clialeur  et  le  l'roid  et  se  privant  de  pain  durant  b's 
trois  semaines%  il  se  rendit  aux  pays  de  Oardou,  oi'i  il  batit  un  couvent  pour 
les  moines  qui  se  reunireut  aupres  de  lui.  Apres  sa  mort,  ii  fut  enseveli 
dans  ce  couvent. 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n"  IS,  oü  ce  nom  est  ecrit  Sahroi;  comp.  liistoire 
de  Thomas  de  Marga,  \'\h.  I,  cap.  14.  —  2.  Voir  ci-dessus,  n"  XVIII.  —  3.  L'aanee 
liturp;ique  des  Nestoriens  est  ainsi  divisee  :  commenccnl  tdut  d'abord  les  quatre 
semaines  de  l'Annonciation  (Avent) ;  elles  sont  suivies  des  deux  semainos  de  Noel;  vieii- 
nent  ensuite  les  sept  semaines  de  I'Epiphanie;  puis  les  sept  semaines  du  Careme; 
ensuite  les  sept  semaines  de  Päques ;  puis  les  sept  semaines  des  Apijtres;  ensuite 
les  sept  semaines  de  l'Ete;  puis  les  sept  semaines  d'Elie,  enlin  les  quatre  semaines  de 
Moise,  qui  Sunt  suivies  immediatement  de  ([uatre  semaines  de  la  Dedicace  de  l'Eglise. 
l^ans  les  couvents,  outrc  les  semaines  du  Carrme,  on  jermait  aussi  les  sept  semaines  des 
Apotres  avec  les  sept  semaines  d'l'.lie  et  les  quatre  semaines  de  .Muise.  |.>Q.i»  [r,y\~) 
signifie  «  semaine  «  et  un  nombre  determine  de  semaines.  Ainsi  par  exemple  i^^,^;  |.i.ajii 
veut  dire  les  sept  semaines  de  l'Etc.  Notre  auteur  par  J^\:i\  <t,.j!_j^)l  entend  donc  les 
semaines  des  Apotres,  d'Elie  et  de  Moisc. 


458 


HISTOIRE  NESTOHIENNE. 


[138] 


-L^l»!  ' 


•ni 


_^3    b^jic»— _5   .'Ufr    j^JL.3    C— U.    'L-Il    j_j£   p^j   Asj    C'Usj    jjiL^'l    i^jj    -"^   -rLr^'^. 

<üL.9  .JuäJIj  JiJl  i%  ^y  '-'ij^  VLfcl  lS^t-^  ^-*-*-^"  i5-^*'  ijt-^Jr:  l/r^  o^'b 
.4j  <cjb   <\i\   JL_.   jl    c    ^_^\L   Jij)  Lj  .CjIjU  >_jl   ^  <=v^j  -^'^  *J  il.vj   ^-^^  j 
iUjVl    J;;l;    ^U    ul^    ^    ■h'    ^^'^    '^■sj    (_5^^    C^3    --^   '»-^''    «-»--j  '^•sj  ^^^ 

1.  Cod.  b^,.  —  2.  JV.j:^'  vel  !^/. 


Mll.   —   llisiuiiiK   DE   Mm:   Ymh!   (YnliiKi)   i.'anvciiohetk '. 

Ce  Saint  apparlicnt  ä  cette  cpoquc.  Avant  eiiteuilu  parier  de  Daniel', 
disciple  de  Mar  Aliialiam  (iiil  liahitait  ä  Cascar,  il  viiit  Ic  trouver,  et  resta 
cliez  lui  pendant  un  mois.  l'uis  il  se  separa  de  lui  et  aüa  demcurer  dans  unc 
grotte  pres  du  Grand  Zab.  Les  pecliours  le  virent  souvent  faire  lo  ?igne  de  la 
croix  sur  les  caux,  et  marcher  sur  Ic  ilcuve;  et  ils  l'enlendirent  tpii  disait  dans 
sa  priiTc,  les  bras  leves  au  cicl,  et  les  larmes  plciu  les  yeiix  :  «  0  Clirist!  Ion 
araour  lu'a  tue.  » 

Yazdin  \  auqucl  Kosrau  (Kisra)  avait  confie  Ic  gouvernement  de  plusieurs 
provinces  de  Beitli  ArmAyö  {Nahal)  el  dr  la  Monlagnc,  ayant  cntendu  parier 
de  lui,  vint  lui  demander  avec  instanee  de  prier  Dieu  de  reudre  la  vie  a  Tun 
de  S(;s  fds,  qui  elait  mort,  et  il  Tetendit  devant  la  porte  de  sa  grolle.  Le  Saint 
pria  bcaucüup;  Dieu  ri^eoula;  car  reutaut  se  Icva  et  le  Saint  le  reudil  a  snu 
pere,  comme  Elisee  avait  rendu  a  la  veuve  Suuamite  soii  lils  V  l'uis  il  (luilla 
sa  grotte.  Notre  Seigueur  le  Christ  (que  son  nom  seit  adorei  lui  revela  la 
retraile  d'uue  feinnu-  anaeliorele.  qui  liabilait  um-  uionlague^;  il  alla  la  visiler 

1.  Cf.  LelJvre  de  la  Cliastete,  n"  'M.  La  vio  de  Mar  Yalib  a  ete  ecrile  par  Salomon 
Bar  Garap  et  par  Rabban  Apnimarau  (voir  'riiomas  de  Marga,  lib.  \,  cap.  18  et  lU).  — 
2.  Voir  sur  cc  personnape  Lc  l.ivre  de  la  C/iaslclc,  n"  31,  ou  il  est  dit  (pi'il  etait  origi- 
naire  de  Cascar  ol  qu'il  liätil  im  couvciil  dans  la  moiitagne  d'.\rokh.  —  3.  Sur  ce  per- 
sonnagf,  voir  ci-dessous,  n"  L\\\l.  'i.  Cf.  II  llois.  iv,  20  et  suiv.  —  5.  Cf.  Tiioinas 
de  >bu-ga,  bb.  1,  cap.  19. 


I 


[139]  LIV.  -  HISTOIRR  DE  RABBAN  SABOR.  459 

1.    .,UU  ex  ii'isvi  doctor. 


potir  obtenir  sa  bencJictioii.  II  raconta  que  la  clieniise  de  lu  recluse  etait  en 
pelliciile  de  papyriis  et  'que  sa  nourriture  etait  les  raeines  des  plantcs  de  la 
montagiie. 

II  fut  enseveli  apres  sa  iiiort  daiis  la  grottc  (juil  liabituit.  Viiigt-([ualre  ans 
apres,  Yazdiu  transporta  ses  resles  ä  Ivarkha  de  Guedaii  et  les  mit  daiis  le 
tombeau  des  martyrs.  II  a  ecrit '  iine  lettre,  dans  laquelle  il  traite  succincte- 
mcnt  du  Createur  (que  sou  nom  soit  exalte)  et  des  creatures.  Elle  a  ete  com- 
mentee  par  Apnimarau -,  superieur  du  couvent  de  Za'faraii'.  Oue  ses  prieres 
soient  avec  nous. 

LIV.    HlSTOIIlli     IIK     P»\BH\.N     S.\li(llt''. 

Ce  Saint  etait  urigiuaire  de  lluzistau  {M-Aluidzj,  d  im  villaye  appele  Ail- 
Doläb.  Ses  freres,  dont  il  etait  le  plus  jeune,  lui  porfaieut  euvie,  parce  (pi'uue 
fois,  par  le  sigue  de  la  croix,  il  avait  multiplie  uu  peu  de  ble  (pi'il  avait,  de  sorte 
([u'il  li'ur  :ivait  sulli  pi'udaiit  tnule  uui'  auuee  juscpi'a  la  preiiiierc  nidissou. 
II  fut  cliüisi  des  son  enfunee,  a  l'instar  de  Samuel,  de  .Irremie  el  de  .lean- 
Baptiste.  Apres  avoir  fait  ses  eludes.  il  l'ut  pendant  un  certaiu  tenqis  docteur 

1.  Cf.  Ehedjesusde  Xisibe,  apud  Assem  ,  /{.  <>.,  III.  pars  I,  ]>.  18C>.  —  2.  Vuir  sur  ce 
moinc  Le  Livre  de  la  Chastetc,  n°  94.  —  ,3.  Les  ruines  de  ce  couvent  se  trouvent  l(»ut  pres 
de  Tella-Zqipa,  village  ä  ciiiq  heures  au  Nord-Oucst  de  MossouL  —  4.  CT.  Le  Lwre  de 
la  Chastele,  n°  55. 


460  HISTOIRE  NESTORIEXNE.  [140] 

.  -  A.-Tjt-CwVi  ^y>  ^Jf^  -^  "^ — '  ^  J~~^  es  -^^  ^  ■'^'^  iJL?*"  y_^  \}^>^\ 
^•»J  j^^  ^^r'  (nt-**  -.^►^^  J^  k^  (>.-'  <^^  '-J-"^  (**'  -c^r-:.-^^  '^-'^•^  J-^J 
•^r—"  o^  J  L'-^  |_5^J  **^J^  J^  ^'^i  '(»^l/J  -»^  (Ir"!?*  -»^^  <>.-'  (^''j  pc*' 
.^^Vl    jJrUJl    w-£-y^.l    (.U    Jl    JU.3    .  ^r;  Jjl:r-*^1    ^l^Vl    -UXj  ^    J.U.    Ol    ^Ij 

.LU-    v^j  jVj  r^vt'   -»^  tlrr'^^   ö*^  "^   '-'^  •'^_P'   '^^'  t^-^  J^J  "^^J  '*-^3  *-^!) 

^.wLSo     4^^ScS     .jLjI     C-U^      I^IJU     'O     T^r*"      Ü_J-^      '^    ivla^'     (V-*'"     f"^'     (T^"'     l3    wT^ 

1.  d/oX»].  —  2.     J^^'  ex  i-ci.aaioj  discipulus,  scholaris.  —  3.  iv^o.  opus. 


(lans  lY'colc  ile  Dcir-Mihr^lq.  Puis  il  ,se  rendit  ä  Souytar  (Toms?«;-),  accompagne 
de  sept  öcoliors,  qui  mencreut  avec  lui  uuc  vic  .^^aialc.  Ils  allerent  bientöt  voir 
i\  Cascar  Rabban  Hai'a  ',  ijui  leur  enseigiia  la  vie  monastiquc,  et  leur  reinit  ä 
CHX  et  k  Rabban  Sabor  la  regle  de  Mar  Abraham.  (Habban  Sabor)  retourna  au 
pays  d'oü  il  venait,  et  bCitit  un  couvent  dans  la  iiiontagno  de  Soustar.  Reaueoiip 
de  gens  se  groupereut  autour  de  lui.  llconvcrtit  les  Kurdes  (^  l/-.l/.ra(/)  voisins. 
11  vecul  jus([u'ä  l'epoque  de  Isö'yalib,  le  dernier  catholicos  de  ce  nom'-. 
Celui-ci  li'  vit,  le  re^ut  et  lui  demanda  :  «  Qui  t'a  enseignc  l;i  vic;  nionaslique? 
—  La  regle,  repoudit-il,  de  Mar  Abraham,  et  Habban  Ilaia.  » 

Quand  Jean  {Yoliaiuia),  fils  d(!  Maria ',  qui  devint  catholicos,  Isaac,  qui 
fut  consacre  evöque  de  Karkha  de  Suse,  et  Sourin  qui  fut  eveque  de  Mih- 
radja \  se  rendirent  au  couvent  de  Uabban  Sabor  :  «  Dieu,  leur  dit  cc  Saint, 
vous  a  choisis  pour  etre  pasteurs  dans  son  Eglise;  la  grAcc  vous  appellera 
liicnliit.  Aocomplissez  bleu  ce  dont  vous  serez  dignes.  »  Sa  parole  s'ac- 
complit  ä  la  lettre''. 

Un  jour  (parut  dans  la  region)  un  enorme  serpcnt,  de  la  bouche  ducjuel 
sortaient  comme  des  etincelles  de  feu.  Le  Saint  Favant  conjurc  par  la  parole 
de  Dieu,  il  devint  (inerte)  comme  une  chainc  elendue  depuis  le  sommet  de  la 

1.  Voir  ci-dessus,  n"  XLIX.  —  2.  Isö'yalib  d'Adiabene  siegea  de  (i'iS  a  658.  —  .'i.  Ce 
palriarclie  dirigea  l'Eglise  nestorienne  de  082  a  084.  —  4.  ('c  serait  uoVono  t^^  «  Beitli 
iSliliraqiyö  »  (maison  des  gens  de  Mihra),  appelce  aussi  ^jju^iopo  «  Milirganqdag  » 
[voir  Si/n.  Orient.,  p.  669  et  077).—  .5.  Celle  anecdole  est  rapporlce  aussi  pai-  'Anir, 
p.  .jT-öS;  mais  celiü-ci  ne  mcntionnc  que  Jean,  fils  de  Maria  el  Isaac,  eveque  de  Suse. 


[141]  LV.  —  HISTOIRE  DE  MAURICE,  EAIPEREUIl  DES  GREGS.  AGl 


.'j 


D  Uju«      ^  aj*^)        «_*J>- 1      ^j  yV- 


.^jo"    •,-=-1   '3XJ\    JJ^    .>Lilj    l^,:liv   jl^j   .i-U;    iCl^l    dlUi    .i-u    oLUI    jyC 

J  j^>^_^)l>  ilitVl  ^^iilj  .VU  <.il_^l  o_^  >^  XuiVl  j^  uIp  j»  JL-;  4x1  iyLL;^ 

1.     ICJi  vel    ,LC1»  ve  ,.,LC-li  etc. 


montagne  jiisqu'ä  son  pied  :  cc  qui  sc  voit  aujourd'hui  encore  et  plonge  dans 
retonnoment  tous  les  visiteurs. 

Piiis  Rabban  Sabor  Jiiourut  et  fut  inliiiine  daiis  son  coiiveiit  dcvant  le 
tempbi.  Parmi  ses  disciples,  nous  citons  Rabban  Khoudawi,  le  ibndateiir  du 
eouvent  de  Beith  Häle  ',  Malkisö' ",  le  fondateur  de  'Ovinira  Hadtba'  a  Goun- 
disabor  et  IsiV 'ammelr',  le  fondateur  du  couvent  de  Falikan '.  Oue  les 
prieres  de  tous  (ees  saints)  soient  avec  nous. 

LV.  —  llisTOiRE  DE  Maihici:,   empereur  des  Gregs''. 

Nous  avons  dejä  dit  que  Tibere  [Tibdrt/ous),  empereur  des  Grecs,  qui  niou- 
rut  eu  894 '  d'Alexandre,  ne  laissa  aucun  fds  pour  lui  succeder.  Maurice 
{Moüruji),  mari  de  sa  fille  et  general  de  ses  armees,  qu'il  avait  designc  pour 
son  successeur,  regna  apres  lui.  II  etait  bon  et  vertueux.  II  guuverna  Fempire 
avec  sagesse.  Dien  le  fit  triompber  de  tous  les  ennemis  qui  Tattaquerent;  il 
renqilit  d'argent  les  tresors  de  l'Etat.  II  conlessa  publiquement  la  dualite  de 
natures  dans  le  Clirist  et  ecrivit  ä  ses  gouverneurs  d'exiler  ceux  qui  s'oppo- 
saient  ä  cette  croyance  :  ainsi  les  eglises  furent  debarrassees  des  hereti- 
ques.  Que  Dieu  lui  fasse  misericorde. 

1.  Voir  ci-dessous,  n"  XGVlll.  —  '2.  Sur  ce  moine,  voir  ri-Jessous,  n°  CXI.  —  3.  Lil- 
ter.  :  du  Nouveau.  On  lit  en  syi-iaque  |l^  it^odi.  —  4.  Je  n'ai  trouve  aucun  renseignemcnt 
sur  ce  personnage  ni  sur  son  couvent.  —  5.  ün  pourrait  encore  lire  :  Qalikan,  ou  Qalen- 
kan,  ou  Fahenkan.  —  (j.  Cf.  Evag.,  Hb.  V,  cap.  xxi  et  Hb.  VI,  cap.  i  et  seq.;  Chro- 
niqtie  de  Micliel  le  Syrien,  t.  II,  p.  358-359.  —  7.  583. 


462  UISTOIRE  NESTORIENNE.  [142] 


.J__^  cL^VI  iiLfr    \£.  (_li;'3  ÜLl=-  c'Lfc  Ä^l;j 


L\'I.    —    lIisTDiHK   in:    l{.\i!n\N  Ixcquics ',   le  fondateir  du   couvent 

i>E    Hkiih    'Abk  ■. 

Ce  Saint  etait  originaire  de  la  ville  de  Lasom  daiis  la  province  de  Beitli 
Garmai  {Mdjarnü).  Son  p6rc  et  sa  iamille  etaient  au  Service  de  Rosrau;  mais 
des  detracteurs  las  desservirent  auprrs  du  priuce,  qui  coufisqua  leurs  biens  el 
jcta  Toucle  de  JaiMiucs  cn  piison.  Jacques  (Ya'qoüh),  que  Dieu  voulait  choisir, 
abaudoiuia  scs  biens  et  se  rendit  ä  Marga  (AI-Manlf)  s'oxpatriant  ainsi  ;\ 
l'inslar  de  Moise,  de  Jacob  et  de  Joseph.  II  s'appliqua  ä  l'etude  dans  Tecolo  de 
ce  pavs;  sa  renommöe  sc  röpandit  alors.  II  6lait  bcau  et  eclatant  de  visage. 
Puis  il  lul,  doc'tcur  de  recolc  pendanl  liiiil  ans.  II  convcrtit  plusicurs  (iierö- 
tiques)  et  detourna  bcaucoup  de  gens  de  Tidoläfrie. 

Ayant  enlendu  parier  du  couvenl  de  Mar  Abraliam  \  il  s'y  rendit  et  y 
resta  sept  ans  avec  Baba'i  le  Grand*,  Babai'  de  .\isibe%  Dadisö'''  et  leurs 
conipagnons.  II  liabitait  dans  une  cellule  isolee.  II  en  sortit  ensuite,  malgre 
son  desir,  apprehendant  la  gloirc  et  la  grandeur  auxquelles  Dieu  I'appelait.  11 
fut  accompagne  de  sept  moines  de  dilTerentes  regions.  Isüyalib  d'Adiabenc, 
qui  deviut  calliolicos ',  se  fit  son  disciplc\  II  in'  lioraiit  pas  une  fois   dcpuis 

1.  La  Ijiographie  de  Jac(iues  a  ete  ecrite  par  Sahdona  (Tliomas  de  Marga,  lili.  1, 
c.  34),  par  Salomon  Bar  Garap  [ibid.,  c.  18),  par  Rabban  Apnimaran  {ibid.,  c.  24)  et  par 
Gabriel  Raqoda  {ibid.,  lib.  II,  c.  33  .  —  2.  Cf.  Le  IJvre  de  la  CItastcte,  n°  34;  Thomas 
de  Marga,  lib.  1,  cap.  6,  12,  20  et  sq.  —  .'^  Voir  ci-dessus,  n"  XVUI.  —  4.  Voir  ci-des-  || 

sous,  n"  LXXXiV.  —  h.  Voir  ci-dessus,  n"  L.  —  6.  Sur  ce  personnage  voir  Le  IJvre  de 
la  Cliasielr,  11"  3S:  Tliomas  de  Marga,  lib.  1,  cap.  5.  —  7.  II  siegca  de  648  a  (;.").S.  — 
8.  Cf.  Thomas  de  Marga,  lib.  11,  c.  4;  Isoyahb  lU,  Lib.  Episl.,  cd.  Duval,  p.  30,  31. 


1 


[143]  LVII.  —  PETITE  ANECDOTF.  DU  PRl^TUE.  463 

.  j2>*--^  'i>\J^  i,Lki.ll   j_^A<JI   -',?*i^  J,»-*  (r}^'^  ij'  -^..Ji  ■  '^y^^  ij^ 

1.  Porte  Ij  LIj^. 


qu'il  se  fit  moine;  s'il  se  sentait  vaiiicu  par  le  sommeil,  il  sc  Icvail  poiir  prier. 
II  surpassa  par  soa  enseiynemoiit  Greguire  (Djrhjhoür),  metrupolitain  de 
Nisibe,  homme  celebre  par  ses  vertus  '. 

Une  fois,  trois  femmes  steriles  vinrcnt  lui  domamler  de  prier  poiir  elles 
afiii  qu'elles  eussent  des  ciifants.  II  prit  une  petita  piece  d'etoli'e  qu'il 
trouva  dans  sa  cellule,  la  coupa  en  trois  niorceaux  et  en  donna  un  ä  chacuue 
d'elles.  Un  au  apres,  elles  vinreul  le  voir  portaiit  eliacuue  leur  lils  et  fireut  au 
couvent  de  grandes  largesses. 

Ce  Saint  vecut  longtemps,  jusqu'aux  deruiers  jours  de  Kosrau  (Kisra),  le 
dernier-.  Apres  sa  inort,  il  tut  enseveli  dans  son  couvent,  qui  a  ete  appele 
de  son  nom. 

LVII.     PeTITE     VNECrJOTE    DU     PRETUE    (^)l  I    SACItlllMI'    Ali     DEMOX. 

II  y  avait  dans  la  rögion  de  Beith  Nouliadra  uue  ville  appelec  Piroz- 
Sabor%  malheureux  ses  liabitants  !  '   II  s'y  trouvait  un  eveque  isole,  nunime 

i.  Sur  cc  personnage  voir  ci-dessous,  n"  LXXIV.  —  2.  .Mort,  en  028.  —  .'!.  Selon  notre 
auteur,  cette  ville  est  autre  que  Piroz-Saljor,  appelee  aussi  Anbar  et  qui  elait  situee  sur 
la  rive  Orientale  de  l'Euplirate  au  sud  du  canal  Saqlawiya.  Piroz-Sabor  de  Beith 
Nouhadra  serait  le  viilage  actuel,  appele  Pes-Sabor,  situe  au  bord  du  Tigre  ä  sepl 
heures  environ  au  sud-ouest  de  Zakho.  Cette  localite  est  nientionnee  aussi  dans  la  Vie 
de  Mar  Awgen(voir  Actfi  Marti/r...  ed.  Bedjan,  III,  p.  400i.  — 4.  Le  texte  n'est  pas  sür; 
nous  adoptons  ici  :  Lo  y^s^. 


464  mSTOlRK  NESTORIENNE.  [144] 

J_^5C-.l   j   J_r'::i^  i^-licj   «uDo   jj-Ül   ^^^_Äl-li  .<^i_5   "uL^   ^^ii   -^3   IjJI    »»^-j   w  •  j'jr^ 


./._^'l  vjJüj   ^/i-«    jl   'OLi   .<]   jl^'l   'cJlii.   j   jU^   ^Irt:»^^'    ry    j^    ^^    • 


f^-1 


^11 


j»Ji  »5v^ii    )»ji_-3     )?ä"..„''    A^ij       Ac.    "W-ij    ij-^     (v-lj    •  *Jv,.«'     (_5    "^1    f'r^j     Ol 1 


1.    L. 


.V.. 


dominicus. 


-A_l,      j'^__\_'    ex   ui.QjicD  Scholaris,   discipulus. 


j'.U    ex    t-upo 


I 


Ezöchiel  {llazqyijal),  cl  un  ecolior  appelö  Isaac  (Ishaq),  (jiii  nc  savait  pas 
beaucoup  de  clioscs.  Celui-ci  en  sorlit  cl  alla  ä  llarran.  QuanJ  il  fut  de  retour 
dans  son  pays,  011  Ic  trouva  inslruit  et  intelligent  et  Ton  goüta  beaucoup  sa 
parole;  aussi  Ic  cliargea-t-on  dV'tre  iuterprete  dans  Tecole  de  la  ville.  Mais 
Uli  servait  les  denions  et  leur  sacrifiait  cn  sccret.  A  rapproche  du  Canhue,  le 
demon  qu'il  servait  exigea  de  lui  (ju'il  lui  sacriilät  selon  sa  coulume.  Isaac,  qui 
se  repentait  de  sa  conduite,  rösista  peadant  tout  le  Careme.  Le  dimanche  des 
Rameaux,  le  dömon  fit  tous  ses  elTorts  pour  le  forcer  ä  sacrifier.  Mais  il  refusa 
encoreetlui  dcmandn  un  delai.  Le  jour  de  Paqucs',  Isaac  ayant  voulu  paraitre 
devant  le  peuple  alin  de  debiter  une  homelic  qu'il  avait  preparco  pour  la  föte, 
son  ami  (le  denion)  se  cramponna  ä  sa  personne,  cL  lui  dit :  «  Si  tu  ne  ni'ofTres 
pas  aujourd'liui  un  sacrifice,  je  le  tue.  »  Isaac  s'eiror(,'a  d'obtenir  un  dölai; 
cc  fut  cn  vain.  «  Je  t'ai  eleve  ä  ta  Situation,  liii  dit  le  diable,  et  Jl'  t'ai  etabli 
maitre,  lui  qui  etais  införieur  et  dedaigne;  et  toi,  depuis  le  conimencement  da 
Careme,  tu  me  trompcs  par  tes  promesses.  Tu  as  deux  poules;  sacrifie-les 
moi;  sinon,  je  te  tue.  »  Isaac  Tiniplora  avec  insislancc  en  lui  demandant  un 
dölai.  Le  diable  refusa  et  lui  porla  sur  la  tete  un  coup,  qui  le  lil  lond)er  par 
terre.  Les  öcoliers,  qui  entendirent  son  cri,  se  precipiterent,  et  le  trouverent 


1.  Is'ous  a])p('lons  jour  de  PAqucs  le  Jcudi  Saint  des  Latins,  et  Ic  dimanche  de  Pilques 
iious  Tappelons  dinianclic  de  la  Uesurrection. 


[i'iS]  LVIII.  —  HISTOir^E  DE  KOSRAU  PARWEZ.  4G3 

Ji-lio"  ^Vl   •J  (.r   L-Li    .<u^    i».l   jl4   .LJIj   ^^l'j    o^MI   L:=«  U«.  l,^U  MjCv. 

.^Ül    ^o    ^^    .|»jl,    iij^l    b^l     jl^    U    ^^     Sjj     ^_r'_^l    j    jl^     ^^    *    j;.U=lj    ^,ÜL    *  P.  157. 

\Ls-^\  f-lii  ij  k_^l   jLS  jl  A»)  <_l£   (j-=^^   ö^.y''  cLv  '-'^'*-?  iAiA.  Ji^-Cj 
y^y)  f^l?  ."uJit  L>1   jj-UI   ^1=^^  ix,U.JI   j_^U  Ajij  4„i;i:j  ^<C_Jlj  <..!    vj  Co 


te  ndu  par  terre.  II  leur  raconta  ce  qiii  s'etait  passe,  et  les  coujura  di>  ne  pas 
rinhunier  avec  les  ceremonies,  mais  de  le  jeter  du  haut  eu  bas  de  la  mon- 
tagne.  Quand  il  fut  mort,  ils  le  traltei'eut  comme  il  l'avait  demande.  Que  Dieu 
le  Tres-Haut  nous  delivre  des  ruses  du  demon  et  nous  tire  de  ses  fdets! 

LVIII.    IIlSTOIltE     DE    KoSRAU     PaRWE/,,     FILS    DE    IIoRMIZIl  '. 

Quand  l'armee  detnJna  Hormizd  ä  cause  de  ses  mauvais  traitements  et  de 
remprisonneraent  des  notables,  auxquels  il  l'aisait  donniT  du  pain  niele  avec 
du  plätre-,  on  ecrivit  ä  soii  fils  Kosrau  Parwez  {Kisra  Ahraiilz),  qui  lui  etail 
ne  de  son  mariage  avec  sa  soeur  et  qui  etait  ea  fuite,  de  retourner  a  Seleucie 
{Al-Mmläh}].  II  retourna  et  fut  proclame  roi.  11  etait  jeune,  vaniteux,  aimant 
la  bonne  chere,  buveur  et  libertin.  II  etait  verse  aussi  dans  rastrologie,  ä 
laquelle  il  s'adonnait  et  donnait  toute  sa  confiance.  Son  pere  le  maintenait 
severement.  Une  fois  on  possession  dupouvoir,  il  donna  libre  cours  ä  sesgoüts 
frivoles.  II  reUiclia  les  prisonniers  et  leur  rendit  ce  quo  son  pere  leur  avait 
enleve.  Tont  le  monde  s'en  rejouit. 

Bahram  Sobin  (Söbin)  se  vit  bientöt  obligf';  de  preudre  la  fiiite.  (Voici 
l'histoire  de  ce  Bahram).  Apres  avoir  jete  le  trouble  dans  Farmee,  et  avoir  ete 

1.  Cf.  Tabari,  p.  370,  430  et  sq.;  Barliebrwus,  Chron.  Si/r.,  ed.  Bedjan,  p.  92; 
GuiJi,  Chron.  Anon.,  p.  7  et  siiiv. ;  Chronique  de  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  300;  371- 
372.  —  2.  Cf.  ci-dessus,  n'XLlll. 

PATU.    OR.   —  T.    XIII.    —   F.    1.  31 


466  IIISTOIRE  NESTORIENNE.  [14G1 

■OL   U     Jl    i^->y  *^^^  ■  i~f^^   ^  liic!^  CaS  IjILJ  ^jf^i   o^'ll«   <J^\  \^J^ 

p.  158.  („LäJI    (_5-'1   M>*j    fU-;    »-^"'-^J    JL-*-''    (^'^    ^^   ^^J    •'Sr'    -^^^    urr^'  ^ 

^ij\     j'yy-     S^i3     dlUl     ^     'Sj--^     ijy^b    ■'^J^^     ^'^.     t5-'^     ^^*i^     fjj^     '*^J 
JLaij    •  f»ir°   *^^    '^3y3    ^^'   ^^-»—1;    ■  A ö,"    L'aa     Juj  tj»      ,M    Äi'lj    .S-JlS    «-LU-    0%«a> 


la  cause  du  desaccord  entrc  Kosrau  et  son  pere,  Rahram  entra  en  r^'bellion 
contrc  Kosrau,  lui  fit  la  gucrre,  et  s'cmpara  de  son  trüne,  ce  qui  fit  foiidre 
sur  !e  pcuplo  de  grands  mallimirs.  Parwez  pril  la  fuile  et  se  relugia  aupirs  de 
Maurice  (MourUi^),  empercurdes  Grecs,  pour  implorer  son  secours.  II  lui  ecrivit 
tout  oc  (|ui  lui  etait  arrive  et  le  supplia  de  le  secourir  eu  lui  envoyant  quaranta 
mille  conibattants  et  quarante  quintaux  d'or  pour  les  depenses  de  rarmee. 
Maurice  exauga  sa  demandc  et  le  regut  comme  il  convient  i'i  un  liomme  plein 
de  religion.  II  lui  accorda  ce  qu'il  avait  demaude.  II  lui  cuvoya  avec  les  troupes 
deux  gencraux  jusqu'ä  Kirkesiou  et  lui  ecrivit  de  se  rendre  ä  'Ana  ou  bien  11 
Nisibe  :  car  ces  deux  villes  etaient  situees  sur  les  frontieres  des  deux  empires. 

Kosriiii  jilla  ä  Edessc  {Ar-Rolun;  il  fiit  regu  avec  bonueur  par  les 
Grecs  qu'il  ronconira  sur  son  cbemin ;  il  arriva  ensuitc  a  Mabboug  (3/a/i /;«//), 
Oll  il  rencontra  les  troupes  qui  lui  6taient  donnees.  Kosrau  revint  en  'Iraq,  oü 
il  ballit  Baliram,  qui  s'enfuit  dans  la  montagnc.  Los  Grecs  l'ayant  poursuivi, 
il  se  r6fugia  dans  le  pays  des  Turcs.  Kosrau  fut  raaitre  de  Tempire.  II  fit  aux 
troupes  grecques  de  präcieux  et  magnifiques  presents ;  il  envoya  aussi  des 
cadeaux  precieux  ;\  Maurice,  ([uil  appcla  son  pere  ;  il  ^pousa  sa  fdle  Marie,  — 
(lautres  disent  qu'elle  s'appelait  Siriii  —  et  lui  ceda  üara  et  Miparqal,  dont 
son  pere  llormizd  s'etait  emparc. 

Kosrau,  par  reconnaissance  pour  .Maurice,  ordouua  de  rebätir  les  eglises 
e(  d'lionorer  les  clirelicus.  11  b;\tit  lui-iueme  deux  eglises'  pour  Marie, 
(sa   femme),   el    une  grande  eglise  d  uii    cliAteau^  dans  le  pays   de  Beith 

1.  'Irois  eglises  sous  le  vocablc  do  la  Sainte  Viergc,  des  ApiMrcs  cl  du  inarlyr  Sor- 
gius  (BarhebrtKus  et  Michel  le  Syrien,  loc.  cit.].  —  2.  Ce  serail  le  mfime  chäteaii,  (|u"on 
a])pelle  encore  aujourd'hui  ^^Ju,  y<ä  «  Chäleau  de  Sirin  ».  et  qui  est  situe  sur  la  fron- 
ticri-  lurco-pcrsane. 


[147]  LIX.  —  IIISTOIRR  DU  PRKTRE  QUI  S'ETAIT  FAIT  MAGE.  467 

A_i-ü  «yliLijl  AjJi  CäIUj    jl   tj^l  J  .<!«    «ijj  ^iLUi  A.«pli  .LX-i^L.«  jl^j  .L*i^l« 

dUJo    ^iiUl    ^AÜ    -jlj^'l    ^  I    j^    •ül    ^b>L,    L    «ci    JotÄ)3  to    4J    jjL    jl    j_£)i 

^_A_iJ'    i,L<   (^-^    (_/''-^    (♦v"      *->>-> ^^   1»,U^    C~Ji    ^ixLJl    (_^lj    (j-Aä.M    7-jj   JjJ'    ^—^3 
1.  ^  ;',  ex  ||V(  mysteria,  missa. 


Laspar  pour  sa  femme  Sirin,  l'arameenne '.  De  son  temps,  les  chretiens 
jouirent  de  la  paix,  jusqu'aux  derniers  jours  de  Mar  Sahrisö"',  qui  succeda  ä 
läö'yahb ',  et  jusqu'a  la  morl  de  Maurice.  Que  Dieu  leur  fasse  misericorde. 

LIX.    IIlSTOIIiE     DV     PRKTRI-:    QU    s'eTAIT    FAIT    MAGE  ' . 

Du  temps  de  ce  Kosrau,  il  y  avait  un  pretre,  qu'un  vif  attachement  au 
monde  et  ä  ses  plaisirs  avait  port6  ä  abjurer  le  christiauisme  pour  embrasser 
la  religion  des  Mages.  Le  roi,  qui  l'avait  honore  et  eleve  en  dignite,  voulut 
ensuite  l'eprouver  dans  le  but  de  savoir  si  c'etait  par  couviction  ou  bien 
pour  l'amour  du  monde  qu'il  avait  chauge  de  religion  :  «  .Je  desire,  lui 
dit-il,  voir  comment  les  chretiens  celebrent  les  mysteres.  »  Le  pretre  lui 
demanda  de  mettre  ä  sa  disposition  une  maison  isolee,  avec  tous  les  objets 
requis  pour  la  celebratiou  du  sacrilice.  Le  roi  ordonna  de  lui  preparer  tout 
ce  qu'il  demandait,  et  il  s'assit  ä  une  place  d'oü  il  pi'it  se  rendre  compte 
de  ce  que  le  pretre  allait  faire.  Celui-ci  coninien^a  ii  dire  la  messe.  Au 
moment  de  la  descente  du  Saint- Esprit ',  le  roi  vit  la  maison  pleine 
d'anges,  vetus  de  robes  brillantes  comme  le  soleil,  et  qui  gloriliaient  Dieu 

1.  Cf.  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  23  ;  Vie  de  Sabrisö',  paliiarche  [Itistoire  de 
YabaUiha],  p.  306.  —  2.  Mort  en  604.  Voir  ci-dessous,  n"  LXXI.  —  3.  Voir  ci-dessus, 
n°XLII.  —  4.  Cf.  Mari,  p.  .56.  —  ,5.  Les  Oricntaux  croiont  que  la  transsubstantiation  a 
Heu  au  moment  de  la  descente  du  Saint-Esprit. 


I'.    ICi.. 


4GS  IIISTOIIIK  .NKSTOUIENM:.  [l^.SJ 

(_5^^   'r^"^    .LJii    \jy    ^'3   jÜl   ÖJl    ^llw    ^_v;iä!l    J^S   Ji^.^yA_    aJ)!    J_»ä-_. 


.ü, 


?J|      »^l«     jJjjJl        "y        VoJlJl 


^■jXi     -UkXtli     .jlia-tJl     <.      «J  «i     .  f>\LJ^     jtJLJJI     j^j-ÄjJ    ir'tr^     v_ij^r*«-''     ^^>S\     Aou 

ML  '-11   i-.    _   :^.   :  i\J\   A 


pur  leiirs  clianis;  (et,  il  vil)  le  pretrc  rcsplcmJissaiil  de  langucs  de  feu  et 
vetn  d'uiic  i>raiid(>  lumiere.  Kosrau,  frappe  de  ce  spectaclc,  remercia  Dieu 
de  la  visioii  ([u  il  lui  avait  accordec.  Ouaiid  le  pretic  i-ut  liiii  la  messe,  on 
Ic  vil  depouille  de  ee  doiil  il  i'tail  V(''tii.  «  Tu  n'es,  lui  dit  le  roi,  ui  clire- 
iicu,  ni  inage.  »  II  fit  savoir  cela  au  catliolicos  itiü'yahb  cn  lui  faisanl 
deniauder  coninienl  il  fallait  agir  avec  le  pretic  :  «  Cest  au  roi,  dit-il, 
d'ordoiincr,  et  de  l'aire  ce  qui  lui  scniblera  juste.  »  11  ordonna  de  le  cru- 
cifier  et  de  confisquer  ses  biens.  De  ce  jour,  il  lionora  les  chretiens  et  las  aima 
davautage.  ()w  Dieu  lui  fasse  inlsericorde. 

LX.   —   llisioiiii:   d'i:n-No'm\n,    rii.s   n'ia.-Alot^Nnntn,   itoi   pk   IIihv'. 

De  uirme  que  Paul  avait  adlirrr  au  judaisme  et  Mar  Aba  "  au  magisme, 
de  menie  cet  liomme  elait  attaelie  i\  la  religion  pai'cnne.  11  adorail  Tetoile 
appelee  Znlira''  et  olTrait  des  saeriliccs  aux  idolcs.  Le  deniou  le  posseda.  Cest 
cn  vain  qu'il  denianda  secours  aux  prelres  des  idole^.  11  rccourut  i\  Simeou 
(Seni'oi'ii}),  iils  de  Djabir,  eveque  de  Mira,  i\  Sabriso",  eveque  de  Lasom  qui 
deviul  callKilicos  et  au  luoine  IstV/.kha,  et  sollicita  leurs  priores,  que  nous 
sollicilons  uous  aussi.  Dieu  le  i^ueril;  le  demon  sortit  de  lui. 

1.  er.  Ilisliiirc  de  Mar  Yahalaha...  [  Vie  de  Sabrisö' ,  pulritirc/ifi,  ]>.  .■)21-3'28  ;  Mari, 
p.  50;  Amr,  p.  'i7-'j8;  Livre  de  In  C/tastete,  n"  47.  —  2.  Cf.  ci-dcssus,  n"  XX\  II.  — 
.'!.   I.aplaiU'tc  N'ümis. 


f 


[141)]  LXI.  —  IIISTOIRE  DE  YAUNAN.  469 

.3JI3.  ^^1   ^Cl^    J  ^^l'i    JL   ^li   L<,U   jl^j   .j^.-'^^l   j^>'^.   v^^^j   ■*J'-'-t' 
.iJv.l_3    jLs    dUi^3    .«Cfi    ^^.    f»-'    ^<>-*-^l    <J'     ^l:=-l    j'j    .  ^t..ü. <    (»i'-j-^    ^^.     J^b 

ö_   bJot;    Uil   lx»:jil   L<^^l   J^   cuU   ^>1   <«JI  i^l  J-LUJI3  j~=>-JI  ^Ij  U3 
.Ä.,  W  a}_^j  Xj^  Oi  C.^*— '-''  L"-"",.  "^'^  ^-V^   c^''   (j~^^^   ^^-L;^   .Uj.lo   ^Ul  Uwtlj 
.1^     ;^L2Ä)^    jl    il5   Asj    .JsA,    j^   "Uili^j    ^^»Ä.I1    "»-«jlü    (J^—i    ^    ("li^— :     -^    >iu^3 

1.  iL  'wir'    »   Lj  fi-'  ex  li-^.pju   äva/iop'/iir,?. 

II  re?ut  la  foi  et  le  bapteme  en  la  qviatrienie  aniicc  '  du  roi  Kosrau.  U  etait 
attache  ä  la  saine  croyauce  -;  il  chassa  les  Jacobitcs  de  toiiles  ses  proviiices 
dans  son  zele  pour  rorthodoxie.  II  regnait  sur  tous  les  Arabes  ([ui  se  trouvaient 
daiis  les  deux  empires  des  Perses  et  des  Grecs.  Si  l'uu  mi  Tautre  de  ces  deux 
rois,  (pii  rtaicnt  alors  en  paix,  lui  doiiiaudait  appiii,  cclui-ri  s'empressait  de 
lui  venir  en  aide.  Son  fils  agit  pareillement. 

Ses  fils  Hassan  et  Moundhir,  ayant  vu  la  gräce  dont  jouissait  leur  pere, 
re^urent  eux  aussi  le  bapteme  un  an  apres  lui,  et  lireut  iiaptiser  tous  les  gens 
de  leur  maison.  Hassan  ordonna  ä  ses  esclaves  de  ne  pas  enip(k'her  les 
pauvres  d'approcher  de  lui  qnaud  il  cutrait  dans  reglisc.  Et  quand  Bistam^ 
se  rövolta  contre  Kosrau,  Hassan  le  eombaltit  et  delivra  Kosrau  de  ses 
mains.  Mais  peu  s'en  fallut  (pie  Hassan  n'y  lombät  lui-nn'nic.  II  etait  riiomuie 
le  plus  attache  qui  l'üt  ä  la  religion  chretienne.  Quo  Dien  le  Tres-Ilaut  leur 
fasse  misericorde. 

LXI.     HlSTOIRE     DE    Y.VUX.V.N,     LE      FO.NDATEIR     DL'     COl  VENT     UE     B\H     ToUH.v'. 

Ce  Saint  naquit  dans  un  village  de  la  region  de  Bcitli  Arbäye  {lid'urli/iKi); 
il  etait  laboureur,  quand  Dieu  le  Tres-Haut  le  clioisit.  II  se  rondit  auprrs  des 

1.  En  593,  Kosrau  II  ayant  regne  cii  ."»OO.  Evagre,  ä  la  Im  de  son  liis(oii'e,  scuiIjIc 
rapporter  lui  aus.si  cet  evenement  a  eclte  iiirme  annee.  — 2.  ('..-ä-d.  lu  l'oi  dos  Nesto- 
riens.  —  3.  Sur  ce  rebclle,  voir  Tabai'i,  p.  478-487;  Cuidi,  Cliron.  Aium.,  j).  S-1).  Cf. 
ci-dessous,  p.  481.  —  4.  C^f.  Le  Livre  de  la  Chastetc,  n"  41). 


470  lllSTülRE  NESTORIENNE.  [150] 

Jus  .U  jU  a!  jLij  .pAAs-l  Ä_Jr  lÄA  jL"_«   jl^j  .  «Jr^i  ^ij  j  ^y^  'U  _J>i:l;1 

^_j-__jiJl     >J1U    jML.     ^Lfc     LLT)    .'V^^    w)t     ^J^    \/^     \^    ^     J^     ^j    i_^     C-'U 
'  r.  I6;i.    Cy^,   (V^     *~^    "^'3    •^**'^     '^    ^^"^3    •  jj-^'-o-'j    ö'^'l     "^    ;^L».*— I    jJ_5        ^^^ 

1.  Cod.  L;'  ',U  ,^l,  U,. 


anachoretes,  disciplcs  de  Mar  Abraham,  qui  habitaicut  la  montagne  de  Sigar 
(Sindjur)-,  il  passa  avec  eux  dix  ans,  s'occupaiil  ä  semer,  ä  moissonner  et  ä 
moudre,  se  noiirrissaiit  de  la  meme  maniere  quVux  et  apprenant  d'eiix  la  vie 
raoiiastique.  II  leur  revela  quo  Dieu  l'avait  clioisi  pour  bätir  uii  couvent  en 
cel  endroit.  L'un  d'eux,  Mar  Aba',  dont  Yaunan  s'ötait  fait  le  disciple,  dit  aux 
autres  :  «  G'est  riioinm(>  (|iic  Dien  le  Tr6s-Haut  a  envoye  pour  fonder  dans  cettc 
montagne  un  grand  nionastere.  »  Quam!  Mar  Aba  lui  cn  exprima  sa  volonte, 
Yaunan  entra  daus  de  nouvelles  morlificalions '.  II  se  priva  de  toutc  nourri- 
turc  sauf  de  fcuilles  de  lliym  et  d'licrbes;  il  opera  beaucoup  de  miracles;  il 
ouvrit  les  yeux  d'un  tigre,  auquel  une  tigresse  les  avait  creves,  a  la  porte  de 
sa  cellule;  il  predit  la  fin  de  l'empire  des  Perses,  I'apparitiou  des  Arabes  et 
Ics  niailicurs  que  les  liommes  auraiciil  (^  supporter.  Les  moines  se  grouperent 
autour  de  lui  pour  la  constructiou  du  couvent.  «  Les  Arabes,  eufants  d'Ismaöl, 
leur  dit-il,  viendront  du  ddsert  et  regnerout.  Ce  couvent  sera  detruit;  mais  sept 
ans  aprös,  la  paix  regneni  dans  Tunivers.  Alors  vous,  qui  aurez  ete  disperses, 
reviendroz  ä  ce  couvent  et  a^ous  vous  y  retrouverez  reunis.  »  Puis  il  les  bonit 
et  uidurut.  Son  couvent,  dans  lequcl  il  a  öte  enseveli,  fut  nomme  couvent  de 
Bar  Toura. 

1.  Sur  ce  personnage,  voir  Lc  Lh'ie  de  la  ChasleU',  n°  25.  —  2.  Le  te.xte  arabc  est 
ici  Irouble,  la  le(;on  adoptee  est  conjeclurale. 


il 


[151]  LXII.  -  HISTOIRE  DE  JACQUES.  471 


jt^l   ^1    Jli3  .'i^   oU   ^Lij   .jjjl   ^».   ^:Alil   lÄA   ^.^   jU>il   UIa  j 
\,.vJl    jl.-,.:a)l    ^\    «JlA>\    J^    Ui  (^'t^'-»  .^-j-'-  o"-'«-'-'   ^-'^   Cl^   ■'^    ä.':'ir— ' 

1.  .  Ai-  ex  iivjLi«  sarinenlum. 


LXII.     —    IIlSTOIHE    DE    J.VCQUES',     FO.ND.VTEUK    DU     COUVENT    DE     HüilSv-. 

C'ost  ä  cette  epoque  qiie  pariit  ce  Saint  dans  la  region  d'Arzoua.  11  opera 
beaucoup  de  miracles.  On  raconte  qu'un  jour,  passant  pres  de  gens  qui 
coupaient  du  sarmcat,  il  leur  demanda  ce  qu'ils  faisaicnt.  Mais  cux,  se 
moquant  de  lui  ä  cause  des  haillons  douL  il  etait  veUi  :  «  Nous  deracinous, 
lui  dirent-ils  par  raillerie,  des  ceps  et  nous  planloas  des  epines.  »  II  les 
traita  conime  le  propliete  Elisee  avait  traite  les  enfants  qui  s'etaient  moqnes 
de  lui-  :  «  Que  ce  soit,  leur  dit-il,  comme  vous  dites.  »  La  vigne  est  restee 
jusqu'ä  nos  jours  comme  un  predige  etonnant ;  ses  tiges  ressemblent  ä  cclles 
de  la  vigne,  et  ses  feuilles  ä  celles  du  lyeiet  epineux''. 

Sa  renommee  etant  arrivee  jusqu'aux  meines,  ils  se  rcunircnt  autour  de 
lui.  Avec  le  secours  d'un  meine  reclus,  qui  fut  treuve  demeurant  pres  de  lä, 
il  bätit  un  couvent  et  ils  s'en  occuperent  tous  deux.  C'ost  pour  cela  qu'il  a  ete 
appele  le  couvent  de  .lacques  le  Reclus  {la'qoüb  Al-Hahis'). 

1.  L'histoire  de  Jacques  est  conservee  dans  un  manuscrit  de  la  bibliolhrquo  episcopale 
de  Djezire.  Selon  celle  liLstoire,  qui  d'aillcurs  ne  nie  somblo  pas  autliciilupu^  Jacques 
etail  originaire  d'Egypte  et  disciple  de  .Mar  Avvgen.  —  2.  CT.  Lc  Li^'re  de  In  Chasletc, 
n"  24;  Thomas  de  Marga,  lib.  1,  c.  14.  IJbisa  (u-^)  veut  dire  :  lleclus.  —  3.  f.f.  11  Rois, 
,,,  24.  —  4.  La  tradilion  de  ce  miracle,  qui  s'est  encore  conservee  dans  les  villagcs  de 
Seert,  place  ce  plienomene  dans  le  vlllage  de  Qel.mos,  oü  Ion  niontn^  encore  les 
pretendues  vignes  transformees  en  epines.  —  5.  Va\  syriaque,  laqoub  llltisa  ou  Mbisai'a, 
«  Jacques  le  reclus  «.  Sur  remplacemcnt  de  ce  couvent,  voir  nolre  Cal/ilogiie  des 
inanuscrits  de  Seert  [Inlioduction). 


472 


lllSTOIRE  NESTORIENNE. 


1152] 


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1.  Sic. 


LXIII. 


lIlSTOlltK    DES    PATRIAUCIIES    .lACOBlTKS . 


Apres  la  mort  de  Severe  (SrtMYU'rr/) ',  les  Jacobites  furent  prives  de  patriar- 
clie  connu  depuis  le  regne  de  Justin  {loäslous)  justju'aux  dcrniers  jours  de 
Maurice  (Moi'irtqi),  parce  que  les  empercurs  grecs  les  persccutaient,  cher- 
cliaient  attentivement  ä  les  expulser^.  Toutefois  ils  curent  dmix  patriarches 
occultes,  mais  qui  ne  pureul  arranger  Icurs  alFaires.  Apr6s  la  mort  de 
Maurice,  ils  ordoiinercnt  nn  palriarclie  pour  Antioche  {Aitldliija)  :  c'etait 
un  liomme  de  Callinique  {I{aiiij(t],  appdc  Pierre  [l'^tlra]^:  celui-ci  consacra 
des  evequcs  pour  plusieurs  dioceses.  Ils  avaient  aussi  uu  aulre  patriarclie  * 
ü  Alcxandrie  {Al-Iskandorii/a).  Une  querelle  s'öleva  entre  ces  deux  patriar- 
ches, iiui  i'tnent   aiialln'iiialisrs  lun   par  Tautre''. 

l.\'^^^     IIisTOIHE    de    TiTIS,     EVEQIE     lu:    TJinTTA". 

Des  les  temps  reculcs,   lldatla  iM-lJaditha)  etail   sous   la  juridirlion  du 

1.  Voir  ci-dessus,  n"  X.  —  2.  Ici  l;i  plirase  est  obscurc.  ,_^^  ce  n'esl  fcrlainement 
pas  le  roi  Sapor.  —  3.  Voir  sur  ce  patriarche  Barhehr.,  Chron.  Eccles.,  pars  I,  p.  250 
et  suiv.  —  '1.  Nomme  Damien.  Bailubr.,  loc.  eil.,  p.  258.  —  5.  Gl".  Barheh.,  loc.  eil.; 
The  Tlürd  Pari,  of  ihe  Eccles.  //ist.  0/  Jo/in  Bisliop  of  Ephesus,  i'il.  Curelon,  p.  302- 
305.  —  ().  Cf.  Le  Livrc  de  la  Chasleti;  n"  54. 


1 


[153]  LXIV.  —  IIISTOIRE  DE  TITUS,  EVEQUE  DE  I.IDATTA.  473 

Jt>lj     .A,U1     jjl     J^Ij.3     .'Ul     iLiwJ    'L.-l^     i^LiJ     Ol-«i     |_j«9l     '»-iy      >Vj     v~^=-'j     .c>itVl 


1.  In  margine,  grapliio  :    J,  !-^-sr!. 


metropolitain  d'xVdialjriic  (Hazza).  Les  partisans  de  Severe  {Säii-ai-ra)  et  de 
Jacques  [Ya'qoub),  s'y  etaiit  reiidus  eii  966  d'AIexandre,  en  seduisirent 
les  habitants  et  corrompirent  leur  esprit.  Le  calholicos  Isö'yalil),  Tayant 
appris,  choisit  un  certain  homme,  appele  Titus  {Titous),  et  le  cousacra  eveque. 
Celui-ci  avait  d'abord  professe  le  inagisme;  mais  ayant  ete  clioisi  et  illumiiie 
par  Dicu,  il  se  fit  Laptiser.  11  etudia  dans  l'Ecole  de  Seleucie  '.  Titus  refuta 
les  Jacobites  par  ses  controverses  et  les  chassa  de  Hdatta.  II  baptisa  beau- 
coup  de  ses  habitants,  et  des  Juifs  qui  s  y  etaieut  installes.  11  opera  beaucoup 
de  prodiges  et  guerit  les  malades.  II  ressuscita  par  la  perniission  de  Dieu 
uu  liomme  mort  dune  piqüre  de  serpent,  en  lui  faisant  boire  de  l'cau  dans 
laquelle  il  avait  trempe  sa  croix.  Yazdin",  qnand  il  accompagna  Kosrau  lors 
de  son  invasion  dans  la  region  de  Dara,  le  visita,  demanda  sa  bencdic- 
tion  et  lui  donna  trois  cents  deniers  pour  la  construction  de  l'eglise  de 
Hdatta*.  Titus,  apres  sa  mort,  fut  cnseveli  dans  cctte  eglise.  Que  ses  prieres 
nous  conservent. 

1.  D'apres  Le  Livre  de  la  Chastele,  Titas  dait  originaira  de  Sirzor;  il  llt  si'S  ctu'lt's 
ä  Karlvha  de  Slokh,  sous  le  docteur  Dciiha,  et  tut  ordonne  eveque  par  le  palriarche 
Ezechiel  (570-581).  —  2.  Voir  ei-dessous,  n"  LXXXl.  —  3.  Ces  details  montrent  evideni- 
ment  que  la  date  ci-dessus  de  l_»(i6  (055  de  J.-C.)  est  erronee.  Le  calliolicos  Isö'yahb 
qui  consacra  Titus  est  sans  doute  le  premier  de  ce  nom,  qui  dii-igea  l'Eglise  nestorienne 
de  582  a  595 ;  Kosrau  II,  aecompagne  de  Yazdin,  s'empara  de  Dara  en  604.  L'an  9ü6  des 
Grecs  serait  donc  pour  l'an  86(j  (555),  epoque  ä  laquelle  .lacques  Baradce  s'efTorgait  de 
relever  partout  le  parti  niouopliysite. 


r.  lüii. 


474  illSTUlUE  MiSTORIENNE.  [154] 


iirUJl    f^Hr-  ^     yAÜi-H   ,r-t^^^  ^  y^ 


^^. 


j\  J\  cU  A.1^  .^  ^y.  l^lj  jli_^l  CV  Üls"  ^L-j  jl^  *.L.  J  ^1>  .p^>l  ^/:>. 
.^Üj  j  ;.<LJIj  ö.-.'!   j_^Vl   ^.j  .o->)^   ^^V^   ^rr^^   ^*-^J   tM-J   "^l:-^ 

^i  j.  J^l^l  ^b  ^kj  ^Ai[Jl   ^.   J<Ca  J  ^_^  ^k  ^V  ^'^3  ^^^'  ^^ 


IjXV.   IIlSTOIIUc'     DU     S.VINT     KT     l'L  It     Mvit     SaBIUSÖ"    (lE     TRKNTE     KT    UNIEME") 

Catiiolicos^. 

Ce  Saint  Perc  etait  originaire  d'un  pclit  village,  appele  Pirozabad,  ilans  la 
contree  de  Beith  Garmai  {Bädjarnii);  son  pere,  qui  etait  berger,  vit  imi  songc 
Uli  iKiinmc  debout  vetude  gloirc  et  desplendeur,  qui  lui  disait  :  «  Tu  auras  un 
fils  juslc  et  pieux,  et  tu  Tappelleras  Sabrisö",  car  Jesus  sera  son  esporance  '.  II 
sera  grand  et  pur;  il  s'elevera  «mi  digiiite  et  sera  le  chef  de  TEglise  de  Pcrsc. 
II  reglcra  pendaiil  s(Mi  pontilicat  les  afTaires  de  TEglise  aussi  bien  que  cellcs 
de  ri'^tat.  Los  autres  sectes,  ellcs  aussi,  le  regarderont  comme  Icur  ehef.  Son 
uiiii|iio  desir  sera  de  glorifier  Dien  et  de  Ic  remercier.  «  11  racmiln  cctte  vision 
ä  sa  f'enimc,  qui  loua  Dieu  cn  disant  :  «  Nous  sommes  ses  serviteurs.  Que  sa 
volonte  seit  faite.  Nous  n'avons  qu'ii  Ic  remercier  et  t'i  le  louer.  » 

Quand  eile  fut  enceinte,  eile  vit  aussi  en  senge  qu'olle  avait  inis  son  lils 
au  mondc ;  il  etait  comme  assis  sur  un  siege  duns  le  teinplc  de  Jerusalem  ifhnt 
cI-Qods),  couvert  d'un  volle  et  ayant  sur  la  hMc  uue  couronne  d'or;  des 
soldats  se  prosternaient  devant  lui  et  les  foules  se  pressaienl  pour  rapproclur 

1.  Lillör.  :  raculion  du  riustuire...  —  2.  Ici  deux  ou  Irois  mots  oiil  ele  elTaces.  A 
restituer  :  .)j^^ji  ^-^1  j>»j  (voir  ci-dessus,  p.  438).  —  3.  Cf.  Ilisloire  de  Mar  Yabn- 
laha...,  p.  288-331;  Mari,  p.  57-ßO :  Amr,  p.  49-51;  13arhel)r;eus,  Chroii.  F.ccles.,  11, 
col.  108;  Syn.  Orient.,  p.  450-470.  —  4.  v^ajo^i»  Jesus  spes  inea. 


[155]  LXY.  -  IIISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO'.  475 

OJU^    c^^\   jv"  .<;   l^^   •i^\   i^JJ^   ^y^r^   _^  lÄA  l^   J^b    ^^'lü   jl^J  j^l    J^. 

JL   L^  'L<;   x»^   i^Jl   J\   ty}   \    jL^   LwU   .J^\    'ix,    JLi   A*    a;a!3  ^■ 

.l^_^3  ^1  ^„Jj  Jl  c'a.  Xw"  j^  |_^  ^-vir  ^S  a)  JUs  .-uJI 

:i;ll)   y.  <u_^   Jajj   .f^j    w^li    jvUI    ._iU    l,^    (.L«l3    .^::juJ1    ^\^}    C^.^     orx-^ 

1.  ^j-3  ex  k»H^  thuribulum.  —  2.  Sic.  —  3.  C-J_7-M  w-V- .). 


et  demaiuler  sa  bencdicliou;  et  lui,  il  faisait  le  signe  Je  la  croix  sur  leurs 
fronts.  Elle  entendit  ensuite  une  voix  qui  lui  disait  :  «  C'est  celui-ci  Sabrisö", 
que  tu  as  congu.  »  Aussitöt  qu'elle  se  reveilla,  eile  piit  Tencensoir;  eile  y  jeta 
de  Tencens  et  remercia  Dieu  de  la  vision  qu'elle  venait  d'avoir. 

Enfui,  son  terrae  etant  venu,  eile  enfanta  un  fils  ;  son  pere  le  porla  ä  l'eglise 
pour  le  faire  baptiser.  L'enfant  ayant  pleure  commc  pleurent  tous  les  autres 
enfants,  son  pere  leva  la  main  pour  le  faire  taire.  Mais  un  moine  vcrtueux, 
qui  se  trouvait  alors  dans  l'eglise,  l'ayant  vu  (faire  co  gaste)  :  «  Comment 
oses-tu,  lui  dit-il,  lever  la  main  sur  le  elief  et  le  palriarche  de  l'Eglise  '  .'  » 

Arrive  ä  Tage  de  radolescence,  ce  Saint  se  mit  a  s'exercer  k  roraison.  II 
se  rendit  äNisibe  [Naslbui)  pour  s'y  instruire  aupres  d'Abraliam  Tinterprete  ' ; 
il  exccUa  ea  merite  et  en  science.  S'abstenanl,  ä  l'instar  de  Daniel  ',  des 
plaisirs  de  la  table,  il  ne  se  nourrissait  que  de  graines  et  de  plantes.  Puis  il 
se  fixa  longteraps  dans  le  couvent  ',  oü,  s'etant  engage  ä  contribuer  avec  les 
meines  ä  la  depense  de  la  nourriture,  ceux-ci  n'eurent  pas  occasion  de  soup- 
(;^onner  sa  facjon  de  vivre.  S'en  etant  enlin  aper^us,  ils  se  mirent  ä  l'observer. 
Emerveilles  de  sa  conduitc  et  de  ses  austerites,  ils  vinrent  le  trouver  en  cha?ur 
pour  lui  demander  pardon  de  l'avoir  oblige  injustenient  ä  faire  avec  eux  la 

1.  Ces  trois  anecdoles  ne  se  trouvent  pas  dans  sa  Vie  [V.  ci-dessous,  p.  50/1,  n.  1). 
—  2.  Sur  ce  personnaf^e,  voir  ci-dessus,  n"  IX.  —  3.  Cf.  Daniel;  I,  8  et  suiv.  —  ^.  En 
quittant  I'Ecole,  il  se  rendit  ä  Qardou,  oü  il  passa  neuf  ans  ( Vie,  p.  294), 


I>.  100 


/i7ti  IIISTOIRE  NESTORIENNE.  [156] 

^\   j^-t.j  r*»^'  (V~^  i*~^'   *^^  "^    cL-äL    Ij-::.^-!   jS    p^Jl    p.U  ^V=>iJ    .J_j5LJi    ^ 

ijäuL"  f' y-^    F^y^3  i^"^    c'-^b   *-i>~*   L,''i--5j   *j"   ls^^-^    .«.ilfcij  '«J'^La;   «J  jJjj    i^JJl 
1.  Cod.  ^S. 


depense  de  la  nourriluie,  dont  il  iic  prcnait  rieu.  N'oyaiit  alors  (|u'ils  avaicnt 
deviiie  sa  verlii,  il  Ics  quilla  apres  utre  reste  neuf  ans  avcc  eux,  d  alla  a  unc 
niontagne,  ditc  de  Sa'iäii',  oü  il  hätit  unc  cellule  et  il  y  diTin-ura  pciidanl 
cinq  ans. 

J)icu,  ayant  voulu  manifester  aux  liommes  les  dons  qu'il  avait  accordes 
t\  ce  Saint,  inspira  a  uii  homme  alllige  par  la  niort  de  scs  liiiit  cnfants  qu'il 
avait  perdus  Tun  apres  lautre,  d'aller  le  trouver  pour  lui  demander  de  venir  k 
sa  maison,  afin  que  par  ses  priores  et  ses  dcniandes  vrcul  rcnfanl,  (]ui  dovait 
Uli  nailro.  Lc  Saint  alla  avoc  lui;  entre  dans  la  maison,  il  sc  mit  a  prier  Dien 
cn  vcrsant  des  larmcs  pour  lui  demander  d'ecarter  de  1 'homme  et  de  sa 
femme  l'öpreuve  de  perdre  encore  cet  cnfanl.  11  vcilla  toufe  la  nuit.  On  enten- 
rlit  Ics  voix  des  demons,  (jui  criaicnt  a  la  portc  de  la  maison  :  «  Ouvrcz;  c'est 
lc  maitrc  de  la  maison  ipii  est  lä.  »  l']n  circl,  le  Saint,  d'unc  parole,  avait 
ferme  sur  eux  les  portes  et  les  enlreos,  et  avait  l'ait  tout  autour  de  la  maison 
le  signc  de  la  eroix.  La  femmr'  cnfanta  un  fds,  qui  fit  la  joie  de  ses  parents 
et  de  sa  fainille. 

La  renommee  du  Saint  se  repandit  dans  les  regions  öloignöes.  Pour  evitcr 
les  A'isites  de  la  i'onlr.  (|iii  avait  commence  ä  venir  le  voir,  il  sc  retira  dans 
un  döserl,  jionr  y  vivre  dans  la  solitude.  (Un  jour)  deux  esprits  vinreut  ä  lui 

1.  A  unc  demi-hourc  ii  Test  de  Mardin,  il  y  a  une  nionlagnc  appelüe  Sa 'ran;  inais 
la  Vie  de  Sabrisö'  scnible  diie  (luc  ccIlo  nionlaync  se  Irouvail  en  Beilh  Garmai  (p.  295, 
300). 


[157^  LXV.  —  IIISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO".  477 

.  ^_U  iälwYI  j-UIäJI  ,_,^_^J  iJ  jJ»s  .  c_»-V  o'-*^  i_r"^''  ^-J-' 

.^  .dLW   ^jlH   oy^i  .Jk,.   -Ul   il^j  0^'  ^^\   ^-^'j  ^bj  pi^j  -ä-.'^^ 
-u.Jlj  J^ll   Jij«  ."L_!l   Jl   äa,   ,Jjj  j^..^i1    Jl   ^>3  xJ\  oVT  ^Ulj  jLJUI 

J.ol!I    \^XL£.^    Lf^'^     «.aIs-Ij     ^jVl    C~a=-3     ,}— »-^''    ^.JV^i    .iU-:J'     >.:U»t-^3    -V^»-'    ij^^^i 

t,U-j   d-'L*    jl^3   .tUL    bUjj    ^l?^    Jj    '^It   '   ^r-^3    v_^l-:i.'l    i-«>Ui    «wU;   ---^    .Sa»   ♦  p.  171. 
1.   Legere  JsMyJ'j  i--^U.  —  2.  -V^-!   ex  1, >jn.m  impositio    manuum. 


et  liii  aunoncereiit  que  son  Seigneur  lui  ordonnait  d'aller  diriger  son  Eglise. 
Puis,  ayant  mis  sur  sa  tete  un  gros  livre  qii'ils  avaient  avec  eux  et  dans  leqiiel 
il  y  avait  de  l'ecriture,  ils  commeiicerent  a  y  liro  les  paroles  du  rite  de 
rimpositioii  des  malus.  Ils  lul  remlreut  aussi  le  bäton  pastoral.  II  eut  deux 
fois  cette  vlsion'.  Peu  de  jours  apres,  les  habitants  de  Lasom,  inspires  du 
Saint-Esprit,  vhirent  le  liaucer  (ä  leur  eglise);  et  Ic  catliolicos  Isö'yabb-  le 
consacra  leur  eveque. 

Une  fois  assis  sur  le  siege  episcopal,  il  opera  dos  prodiges  et  des  miracles 
etonuauts.  La  uuit  du  dimanclie  des  Rameaux,  la  pluic  se  mit  a  tomber; 
eile  continuait  ä  desceudre  avec  abondauce ;  le  jour  commengait  dans  les 
tenebres;  la  fete  allait  etre  troublee;  le  peuple  en  etait  lonsterne.  Sabrisö' 
fit  clever  les  croix,  et  preparer  l'appareil  de  la  l'ete;  il  sortit  dans  la  cour, 
les  malus  levees  au  cid.  L'eclair  cessa  aussitöt  de  briller,  le  tonuerre  de 
retentir  et  la  pluie  de  tomber;  le  soleil  se  montra  daus  uu  ciel  serein,  la 
terre  se  secha  et  le  peuple,  qui  avait  desespere,  se  rassenibla  et  cel6bra  la 
fete  avec  uue  tres  grande  joie ''. 

On  racoute  '  qu'il  se  rendit  apres  cela  au  /ab'';  e'etait  au  mois  travrii ; 
le  fleuve  avait  deborde;  les  eaux  etaieut  grosses  et  tres  impetueuses.  Le  SainI 

1.  Cette  Vision  est  tout  autrenient  racontee   dans  la    Vic  (p.   'M'i).  —  2.  Boklitisö', 
metropolitain  de  Beith  Slokli  [Vie,  p.  314).  —  3.  Selon  la  Vie  p.  317),  ce  miracle  eut  lieu 
ä  roccasion  de  la  construclion  d'une  partie  de  l'eglise.   —  '1.  Los  deux  miracles  suivanls 
.  ne  sont  pas  mcnlionnes  dans  la  Vie.  —  5.  Le  Petit  Zab. 


478  HISTOIRE  NESTORIRNXE.  [158] 

i^     .'U*    ^^^      j\     jj-)-U)l     jLi    .  ..^iJ'j     ÄJaiJl     ^j-*     ^'^    '**^3     ÖH^-'^^'     '^W^    0^ 

.^LjUj  j-üLi  *_,U  U-ji    .Cjo     -jAi'l  lÄA  ^v*t:;  i-äL-  CJLL;  ^l>-j  jl  i^Lij 

®U^J>-  lyL«   «.»—  ^^^.3  IjXaI 

L^V     *-^l     ij^    '*o-^J     jl    ■^'e— Jl     ._.a-l     U    ijl«3     -Ca     li-1     jÄlJl       "y     ^y^\     jl     («•' 
P.  172.     viUj     ^     jl^3     .iy^jJJ     TijLäJl   jtjÄjJ     jlTjyi)    Aju     J^*.jJI     jL^J  '    -L^-^l     J^     ö~'y     ^ 


fit  sur  Ics  caux  Ic  signe  de  la  croix  et  passa  lo  lleuve  saus  niemc  que  ses  pieds 
i'ussent  mouilles.  Un  heretiquc,  qui  sc  trouvait  lä  et  qui  avait  sur  lui  des 
objets  eu  or  et  en  argent,  le  pri;i  d(^  le  faire  passer  avec  lui.  Le  Saint  li'  lit 
passer.  Le  dissident  sc  fit  son  diseiple  et  raccompagna;  il  renon^'a  a  ses 
erreurs,  et  ne  voulut  jamais  se  separer  de  lui. 

On  raconte  aussi  quo  la  maledictiou  du  Saint  fit  crever  et  mourir  un  hoinme 
injustc,  qui  avait  i"aus.scmeut  jure  par  son  nom. 

Une  femme  mage  '  alla  le  trouver  pour  lui  demander  de  prior  sou  Seigneur 
de  lui  accorder  un  lils.  11  lui  donna  ä  boiri'  de  Ti'au,  dans  laquelle  il  venait  de 
se  laver  deux  fois  les  mains;  la  femme  prit  Teau,  mais  eprouvant  du  degoüt, 
olle  n'en  but  pas ;  toutefois  etonnöc  et  saisie  de  crainte  de  voir  y  pousser  deux 
rameaux  de  myrtc,  olle  consentit  ä  la  boire.  Elle  dovint  enceinte  et  mit  au 
monde  deux  fils,  seniblablcs  aux  deux  rameaux.  Elle  crut  alors  et  regut  Ic 
bapteme  avec  tous  ses  parents  et  tous  ceux  qui  rentendireut  raconter  son 
histoire. 

Le  Christ  voulut  convertir  En-No'mAu",  fils  d'el-Moundbir  et  fr6re^  de  Ilind 
et  de  Marie.  Celles-ci  s'etaienl  faitcs  chretieiines  avaut  leur  fröre.  En-No'mi\u 
adorait  les  idoles  et  ofl'rail  des  sacrilices  ä  Zohra;  il  ötait  assassin  el  sangui- 
nairc ;  il  ue  pouvait  entendre  prononcer  devant  lui  le  noni  du  Christ  ni  parier 
de  quoi  que  ce  soit  de  TEglise  ehrctienne.  Mar  Sim6on  (Si'iii'oi'ni),  ('veque  de 
Uira",  ue  cessait  de  prier  le  Christ  de  choisir  En-No'mt\n.  Dicu  mit  eclui-ei  ;\ 
l'epreuve  pcndani  trois  ans.  Lors(}u'il  voulait  dormir  apr^s  avoir  mangc  et  bu, 

1.  Originaire  d'Islakhr  (Vic,  p.  l.'JS).  —  2.  Cf.  ci-dessus,  n°  LX.  —  ;!.  Cf.  ci-dessus, 
n"  XLII,  p.  442,  oii  il  est  dit  i|ue  Ilind  ('lail  fillc  d'en-Xo'mAn.  —  4.  Qui  ordonna  pretre 
CcorgT',  marlyr  [llistoire  de  Mar  Yahnlaha...,^.  Vd),  et  rcnimena  avec  lui  ä  Cons- 
taiilinoplc  (p.  483j. 


[159]  LXV.  —  niSTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRISO'.  479 

4-^'^  ö^  J  (i^  -^  Jy^  •  J^'lJJ'  ^^^'  c/^'  ^^^^  '••'  "^'j^'-?  ^^-^'^  r^  ^  -^ 

.ij^l  -c-La  (Jf»^  Jä-Ij  t;l__^  j_^lj  X^\  J   ii^Ul  i^^-u.11  '<jJVl  iSy^^  es"-*--' 

.4_i£,     ^2r^^     ilAiJl     jiS    lilj     .5j^"V     JiJu     V 

^1=^  .  „jjLöJI  Iäa  jLi-1    Vo  cu-J  jl  Lftpii  c-^-j"  S_r^  iilJlj  dJJS  iS"'^-  '"'-*'  r*'^ 

,5^^      Jl    ,_^l    jl    („LjliJl    l^?l    ^lj-:kJl    aJ    "Ciicj.«    jvJo^    JD3    is_r^l    ^_jlJ\    jjjwjj    Jl* 

1.    Cod.    4^<'^U)  J'    ^--V-. 


il  lui  apparaissait  ileiix  figures  JifTcreiites  :  la  premiere  etait  uu  beau  jeuiie 
liomme,  au  langage  agreable,  ä  roJeur  suave,  qui  se  teiiait  debout  tlevant 
lui;  et  Fautre  etait  un  negre  ',  ä  la  ph\'sionomie  horrible,  qui  se  tenait  der- 
riere  lui.  Le  beau  jeuue  homrae  lui  disait  :  «  Si  tu  te  l'aisais  chreticn,  ce 
serait  tou  bouheur.  Ton  empire  grandirait,  et,  outre  le  royaume  passager,  tu 
aurais  pour  heritage  le  royaume  eternel.  —  Loin  de  niui,  lui  repondait-il,  de 
renoncer  ä  ma  maitresse  El-'Ozza,  la  Deesse  souveraine,  qui  habite  les  cieux, 
pour  me  i'aire  chretien  et  adorer  un  Iiomme  crucifie  par  les  .luifs.  »  Quand  il 
disait  cela,  le  gar^ou  n6gre  qui  etait  derriere  lui  le  renversait  par  terre.  Ce 
negre  avait  une  figure  vilaine,  une  pliysionomie  Iiorrible  et  une  odmir 
repoussante  ;  une  ecume  degoiitante  lui  sortait  de  la  bouclic  :  tout  eela  faisait 
tomber  le  roi  en  defaillance  et  lui  faisait  perdre  connaissance.  II  nc  revi'uait 
ä  soi  que  le  lendemain  matin. 

En-No'man  eut  ä  souiTrir  ces  tourmcnts  et  beaucoup  d'autres  maux  que  je 
passe  ici  sous  silence,  comme  ne  faisant  pas  partie  de  l'histoire  de  ce  Saint 
(Sabrisö'),  jusqu'ä  ce  (ju'il  eüt  recours  ä  Simeon,  eveque  de  Hira,  qui  ne 
cessait  de  lui  faire  des  exhortations  :  «  O  homrae  vertueux,  lui  dit  le  roi,  je 
veux  embrasser  la  religion  chreticnne  et  recevoir  Ic  baptenie.  Mais  je  dois 
öcrire  ä  Kosrau  (A'/ä;y(),  fds  de  llormizd,  pour  lui  rendre  conqite  de  ma  resoluli((n. 

1.  Litter.  l>lhiopien. 


480  IIISTOIRK  XESTORIENNE.  [IGO] 

J^\  ii  jLü  .Ä^itl  j*_j  ^jLJI  ^^JuJ  jLiu-Vl  j^  ^^  '  ^::~<-^  ^  <^^^  Jt/^  ö:' 
J^  \^^^  x.JiL^)))  t,L«3  .O^  Aj£.  LJ  4J  jiVl  'S'j^  ^JJJ  **-''  ^-::5Cj  .>_,lj^'l  "Clj 
^  ^c'uj-  <;   v_iÄdl  jv'  .b_^X— t  j^  ^^yb   ''---:   o'j^'  i-'^'J   ^'L-^'j  ^■^'^jS  iJ.«^^  'CÜ 

P.  IT'i.    -'jlkjÜL    \y\jC^\^    -jy-^    t_ii-VI    /^    "U.^    UJ      wOCi.    <Us       Jlfc    <''_jÄ'_y    ^^!^^ 

jl   ^L_.    (JjjVi    jUrUJl    ,_^_jil     Jl    ._:l<C?    .^..äJI    '-j^/'l   «Ji-^j   4-i^^Li    .<L,U 

yLJLlI    Jj    jl^    <CV    .01    ^r-=->J'    J     fJ-^V     ^-^1     ^'U-Jl     »^UU     <^y^^^    Jl     «-^C 

^y-yiiJL   ^  »-ij^,,^   jL  ^^lyi  Jl    ^^^,__$j  i^virlsJ!    »„.^»jIjI    k_i5si   .U=jl    auIx^    4JL_ 
1.  Lege  :  ^JL^'j^.  —  2.  Cod.     ,'-kI~'lj.  —  3.  ^01."  ex  iv^oy  monastcrium. 


—  C'estbien,  lui  dit-il;  fais-le.  »  II  lui  ccrivit,  et  re^ut  la  röponse  do  Kosrau, 
(jui  lui  en  laissail  la  libortö.  L'cveqiic,  apres  avoir  veille  tonte  la  null,  le 
baptisa,  lui,  ses  enfants,  sa  femme,  tous  les  gens  de  sa  maison  et  les  plus 
liauts  dignilaires  de  son  armee.  Mais  il  tut  bieutüt  eutoure  par  les  licreliques, 
(pii  se  mirent  ä  blAmer  sa  mauiere  d'agir  '  ;  ils  le  porterent  ä  douter  de  ce 
(jue  l'dveque  Simöon  lui  avait  euseigne,  et  firent  alliance  avec  le  demon 
coutre  lui.  II  iut  donc  possöde  (une  seconde  fois)  de  l'esprit  impur.  Alors  il 
ecrivit  au  catholicos  Iso'yabb  d'Arzoun,  le  priant  de  lui  euvoyer  l'cveque  de 
Lasom,  Sabrisn'  le  tliaumaturge,  car  le  biuit  des  prodigcs  qu'il  operait  et 
des  guerisous  (ju'il  obtcuait  saus  remedes  aux  malades  les  plus  gravenicnt 
atteints,  s'ötait  repaudu  partout.  II  ecrivit  ä  Kosrau  p^ur  lui  demander  de  le 
prior  aussi  d'allcr  le  Irouver.  Le  catholicos  Iso'yahb  et  Kosrau  6crivirent  A 
Saint  Mar  Sabrisö'  d'aller  voir  Eu-No"mAu-.  II  obeil ;  il  entra  clie/.  Ini  uu  vcu- 
drcdi,  le  2.'}  juillet;  il  sV  rencontra  avec  Mar  Isö'zklia,  prieur  du  couvenl, 
qu  il  avait  fait  demander,  connaissant  sOn  merite  et  sa  saiutete.  Des  leur 
eutröc  chez  En-No'mftn,  le  demon  se  mit  a  crier  :  «  Mallieur  ii  uous,  mallieur 
a  uous!  iXous  sommes  poursuivis  p;ir  les  disciples  du  Christ,  notic  ciiiiiiui.  » 
Les  deux  Sainis,  s'arnKuil  dune  courageuse  (Energie,  elev6rcnt  ensendilc  la 

1.  I,a  ]'/(•  dit  im'I'ji-Xo'nKin  avait  ele  .sollicite  par  los  liörötiqucs  avani  son  haptomc. 

—  2.  Selon  la  lVe(p.  322),  Mar  Sabriso'  alla  deux  fnis  voir  iMi-Xi/mäii  :  la  preinii're  fois 
il  etait  envoye  par  le  roi  Ilorniizd  ])Our  le  giierir  de  sa  nialadie;  la  seconde  il  l'iil 
niandii  par  iMi-No'mc\n  lui-mönie  jiour  le  baptiser. 


[161]  LXV.  —  HISTOIKE  DU  SAINT  ET  l'UH  MAR  SABRISO".  'i81 

i»i)  Vlij  l»Ä^  .tjAfr  7t_-_JI  Ä~<iM;'  jj-«  i^  ^^  r^-r^'  j^^^^'  J^^  jLjJl  ^U-  >ij-i 

^^j'uiJl  o.,ji   !)j.ä;    jiii    OjU.c,    J|^V  "Ol    ^.-a^Ü   _u::^li    .^j;JL    ^jLdl    *lL2_w    jl^3 

^-V*    0^   i_s^^J    'r'^''^    -'.■f"'^'   ■^'-''J  f^-i    ,j-r^  V-^   ö^  iS^r-^  '  lS^   ."CxjLJ   a.^.o-^ 

I— i-«^  '*^^'   ^rr^   ^a'j  7^-^  ijj-^  <1  -^^f^   -^^  ^^^'   ci  y^  '—^   -i^Ui,    L»J   ^^jL 

'ijl,   ■^r'^-',.  <^}^   c^i  ^^   o^j"   -^j      Lit  ^^^1  bJo    Jj   i^ls  <u-lj  ^_jk  |»_ä]1   '  I'.  171;. 

^\  Jliä   .^!U)1   ^-li   v_i^-  V3   ^^.:^ll   J\   Jj\    J^3   .^^^Jl    Jl   J^.v,Ü  ^U^3 

^  ij*^   d'U   jl  diu  xt  |»-lx9   .1^   ^j   U  IjJls  .bAALto  U   L.  jjyl  .0  >_._^ 

1.  Sic  in  manuscripto:  forte    f.oiU'.  —  2.  I'^orte  ,.f^. 


voix  en  disaut  :  »  Ferme  la  boiiche,  esprit  rcbelle  et  impiir;  il  ne  t'est  point 
permis  de  parier  par  une  bouehe  qui  a  confesse  le  Cliiist,  qui  a  re(,-u  soii 
Corps  et  sou  sang-,  vivificateurs  des  fideles.  v)  Le  deiiion  se  tut.  Saint  Mar 
Sabrisö'  se  tint  devant  Tautcl  et  Isö'zklia  sous  le  suleil  dans  la  plaine,  et  ils 
ne  quitterent  leurs  places  que  Dien  n'eiit  accorde  la  guei'ison  au  roi'.  Le 
iniracle  Tut  eclatant  et  le  bruit  s'en  r(''pandit  partout. 

Kosrau,  lils  de  llormizd,  etant  parti  selon  sa  eoutume  pour  le  pays  des 
Medes-  en  la  cinquieme  annee  de  son  regne'',  Bistam  le  rebelle,  qui  etait 
ä  Rai,  fit  ses  preparatifs  pour  venir  l'attaquer.  Kosrau  marcha  contre  Ic 
rebelle.  Celui-ci  de  son  cöte  s'avanoa  avec  son  arniee  pour  en  venir  aux  mains. 
Kosrau  hesita  devant  le  nombre  des  armees  de  Bistam  et  voulut  retarder 
la  guerre.  II  descendit  de  sa  monturc  pour  rellcchir  sur  ce  qu'il  devait  faire. 
Pendant  qu'il  reflechissait,  lui  apparut  Finiage  d'un  moine  vieux,  petit  de 
taille,  l'aible  de  corps,  ayant  un  bonnet  sur  la  tete  et  tenant  un  bafou  dans 
la  main  gauche;  il  saisit  la  bride  de  sa  monture  et  se  mit  ä  la  conduii'e  avec 
energie  et  vaillance  sur  le  cliamp  de  bataille  :  «  Livre  combat,  lui  disait-il, 
et  ne  crains  pas ;  car  tu  es  vainqueur.  »  Le  roi  dit  ä  ceux  qui  etaieat  pres  de 
lui  :  «  Voyez-vous  ce  que  je  vois?  —  Nous  ne  voyons  rieu,  »  lui  repondirent- 

1.  Selon  la  \'ie  et  les   sources  cileos  ci-dessus,  cos  priri-cs  ('laionl  adrosscos  ä  Dicu       ' 
a(in  qu'il  cliassät  les  lieretiques  de  cliez  No'män.  —  2.  Conjecture.  —  3.  En  594,  Kos- 
rau II  ayant  regne  en  "iDO. 

i'Aiii.  Uli.  —  1'.  xiii.  —  f.  .'1.  32 


482  HISTOIRE  NESTORIENNE.  [162] 

.  TT    ■  II,  »ll 

y  dUfr  ^>ui  j^"  ^j  •^ll«  j  bj_vJi  t^ij  ATJij  j  _jjbj  S^\  j  ji^  ui 

I'.  i::.   ,_12J\    o yti^    ^\    Jlii    .ol    ^y^    .IjyüJ^       dUl    U^    ■J    jLäJ    .dlUjlxJ   j_5.1-jl 
Jkä    AT^j   ^^JJi   u^:;/-'^    ^-i    j^   cJlÄi   .\J~ty>   c-'lSj   •'^'!^'   ö»=/r"   «^-'^  djlj  f^"^' 

-rv*   i>    J'i-^.'    (^_r-^   "-^   ^^Ul    Ä_JI    j   ^JjVl    vt^^^J    'r-L::^!    UAJ 

1.  -.'j-;^^'  ex  _^iL(  jacuit. 


ils.  U  (jomprit  alors  que  c'etait  uu  sccours  venuiit  de  Dieu.  II  leur  dit  alors 
Fapparitioii  qu'il  veiiait  de  voir  :  «  G'est  toiiai'eul',  lui  dirent-ils,  qui  t'a 
apparu.  »  Mais,  convaincu  que  cette  vision  n'etait  due  qu'au  Christ,  le  Dieu 
des  clireliens,  il  se  moqua  de  leur  parole ;  il  leva  la  main  potir  jetcr  (des 
lleches) ;  son  armee  rimita;  bientöt  Bistaiii  fut  mis  en  deroute  et  son  armee  se 
reunit  k  celle  de  Kosrau.  Apres  sa  victoire,  l'image,  qui  etait  sous  ses  yeux, 
disparut.  Il  retourna  joyeux  et  pensant  au  secours  que  le  Christ  venait  de  lui 
preter. 

Mais  quand  la  uuitvinl,  pcndant  son  sommcil,  la  meme  figurc  lui  apparut 
ensongc  et  lui  dit  :  «  Je  te  saluc,  ö  roi  victorieux.  N'as-tu  pas  öle  etoiinc  de 
la  vision  (jui  t'a  apparu  sur  le  cliamp  de  bataillc?  G'est  moi  que  tu  as  vu.  Le 
Christ  m'avait  envoye  pour  to  porter  secours.  —  Vrainient,  lui  dit-il,  c'ötait 
Ion  iniage?  Qui  es-tu  donc  ?  —  Je  suis,  hii  dit-il,  Sabrisü'  öveque  de  Lasom.  » 
Mi  il  sc  rcveilla.  11  raconta  cela  ä  Sirin,  sa  feniinc,  ([ui  t'tait  chretienne.  «  Cot 
liomme,  dit-elle,  dont  tu  parlcs,  a  fait  des  signcs,  des  prodiges  et  des  niira- 
cles.  »  Des  lors  il  resolut  de  le  faire  catholicos". 

Ouaiid  Isü'yalib  d'Arzouii  niouiul  en  la  sixieme'  annee  du  roi  Kosrau 
Parwez,  fds  de  llormizd,  cclui-ci,  en  apprcnani  la  nouvelle,  dit  :  «  Nous 
remercions  Dieu,  qui  prodigue  ses  bienfaits  et  ses  merveilles,  de  nous  avoir 

1.  FjG  granJ  Kosrau.  <Jii  pcut  aiissi  coinprendre  :  C'est  la  clianco.  —  2.  I.'aulcur 
anonyme  de  Guidi,  p.  8,  scinble  rattacher  cet  incident  ä  la  campagne  de  Kosrau  contre 
Bahram.  Quant  ä  la  Vie,  eile  n'en  parle  point.  —  3.  I''n  la  ciiKjuieinc  annee  ivoir  ci-dcs- 
sus,  p.  442). 


_Vj 


[163]  LXV.  —  HISTOIRE  DU  SAINT  ET  PUR  MAR  SABRIöO'.  483 

J   . Jlij   ^LJi    ^^A)     '^   lAp-Lw   "^^3   iJ^    j~^   .L_Jj  jj »zl)   ^_J  Lj^^U-«  |_j 

j^l   r^^   '-^'^   -inr^   ij-::'-'  ^^''   Oj-'^.   (jj*^^    d'j__^   .•0  Jlii   .^^    U   ^^ 


sauve  du  sang  de  ce  vieillard,   qui  est   mort  de  mort  aalurelle  ;  malgre  le 
crime  qu'il  commit  eiivers  nous,  c'etait  un  liomme  divin.  » 

Puis  Rosrau  ayant  entendii  le  son  des  cloches  a  Seleucie  (Al-Mnddhi),  se 
souvint  que  les  chretiens  avaient  a  ordonner  un  catholicos ;  11  se  rappela 
en  meme  temps  la  vision  qu'il  avait  eue  sur  le  ciiamp  de  Ijalaille  et  ce 
qu'il  avait  vu  ensuite  en  songe.  11  fit  signe  ä  ceux  qui  etaieut  presents  de 
s'ecarter,  sauf  Darjro  surnomme  Takluid'  et  qui  etait  chretien  :  «  Pourquoi, 
lui  dil-il  alors,  les  chretiens  de  notre  enipire  ne  clierchent-ils  pas  un  chef  :^  » 
Darjro  se  prosterna  la  face  contre  terre  devant  le  prince,  et  repondit  :  «  Tis 
u'ont  pas  difTere  de  le  nommer  par  negligence  dans  les  devoirs  de  leur  reli- 
gion;  ils  attendent  seulement  Tautorisation  du  roi.  »  Puls  Taklirid  ordonna 
aux  notables  des  chretiens  qui  etaieut  a  la  porte  de  Ivosrau  de  se  reunir  pour 
deniander  l'autorisation  d'elire  un  chef.  Les  pretres  et  les  fideles,  reunis  a  la 
porLe,  unirenh  leurs  voix  pour  rendre  gräces  au  roi.  En  entendant  ces  cris, 
l(i  roi  dit  ä  Takhrid  de  s'informer  de  ce  qu'ils  voulaient.  II  repondit  :  «  Vos 
serviteurs  les  chnHiens  veulent  avoir  un  chef.  —  Va  les  trouver,  lui  dit-il, 
et  parle-leur  ainsi  :  AUez,  et  appliquez-vous  avec  zele  ä  clioisir  votre  chef, 
faites-nous  ensuite  savoir  qui  il  est  et  d'ou  il  est,  afin  que  nous  l'appelions  et 
l'etablissions,  s'il  nous  parait  digne.  »  Takhrid  dit  cela  aux  Peres,  aux  assis- 
tauls  et  ä  tous  les   autres  chretiens.    Ceux-ci   l'urent  contents   el    ecrivirent 

1.    Taypi'ljaJ  clu'z  Mari,  p.  58. 


I',  ITS. 


484  HISTOIRE  NF.STORIENNE.  [164] 

itUj-      jV      .jllJy      IjjL-Jj     <_i,lÄJl       jjj      jLLi-yll        "y-UjMi]      ^L^3       LV'       «j>I=-l      LJ» 
jjl.jjj'j     jL:Li.Vi     <C_iJ     ^'1     V'"*^.    (^~°    '-'^3     ■'*''    J^"^^.    (V'     ^J^"'-?    ^"^'^     b-^'j'     rn-^ 

1.     _>',U!  ex  ^opo  dominicus. — 2.    ^l-  ,U  ►-•  ex -v^o  Dominus  iiieus. 


aux  autres  Peres  de  se  reunir  pour  fairt'  l'^lcetion.  Le  syiiode  fut  röuni  le 
troisienie  vendredi  du  caröme.  Le  roi  qui  avait  contiaissance  de  cette  reunion, 
leur  lit  dire  :  «  Considerez  comment  j'ai  agi  avcc  vous  en  vous  donnant  la 
liberte  de  faire  le  choix  quo  vous  voulez.  Vous  avez  cn  eilet  le  pouvoir 
Celeste,  alors  que  moi,  j'ai  le  pouvoir  terrestre.  Qu'il  n'y  ait  personuc  ])arnii 
vous  (jui  ait  egard  ä  uu  intcröt  persounel  qui  puisse  induenoer  sou  votc 
Que  celui  que  vous  devcz  noramer  soit  parl'ait  eii  sagessc  divine,  et  cu  l'art 
de  gouverner  ä  la  satisfaction  de  tous;  afiii  (|u'il  soit  capable  d'elre,  par  ses 
prieres,  un  appui  pour  notre  empire,  et  de  vous  gouveruer  pour  le  micux. 
Si  vous  agissez  aulroment,  nous  vous  retirerons  le  droit  de  sullVagc,  et  nous 
designerons  nous-memes  la  personue  qui  nous  plaira.  »  II  faisail  allusion  ä 
Mar  Sabriso'. 

Les  Peres  el  la  foule  des  lideles,  (|ui  s(^  reuiiirciil  pour  tlüiiucr  Ifur  vdix, 
ue  furent  pas  d'accord  et  se  diviserent  en  deux  groupes.  Car  quelques-uns 
d'enlre  eux  se  croyaient  dignes  du  pontificai  et  le  couvoitaient.  Ciiacun  d'eux 
s'eü'or^ait  donc  de  tircr  Ics  sull'rages  de  son  cötc.  Les  iideles,  au  contrairc, 
portaient  leur  choix  sur  d'autres.  Le  roi,  qui,  par  ses  6missaires,  ötait  tenu 
au  courani  de  cc  <[ui  se  passait,  leur  cnvoya  Takhrid  leur  dire  :  «  Pourquoi 
tardez-vous  lanl  a  linir  röleclioii,  et  siögez-vous  encore,  livres  ä  d'oiseuses 
pensees?  —  Nous  avous  choisi,  repondirent-ils,  cinq  övcques  et  d'autres 
porsonnages  (el  ils  les  nonunen-nt),  lous  snnt  bons  ;  nous  ni'doimei'ous  celui 
donl  le  roi  autorisera  le  cboix.  » 


[165]  LXVI  —  RRCIT  DE  LA  VISION  QUEUT  MAR  SABRISO'.  48.5 

^J^_>        ._än..,l       C- jJiy^,^       Jlsj      .  ^j     _/'^J      "^—'j       ^-t«-"       '--•Ij^       '^~^*;       A._v=>:^i>  >l      U-IS 

J^jÄ)      v-iÄ-i     >_)LäJ1      k-o^      {^     .  üjjd     i,l;__,^.k=-l     ijUas-l      ^LJI      l^i     C-'^l      JI3     •  LJi 


Lorsqiie  Takhrid  rapporta  ce  mcssage,  le  mi  rumua  la  tiHe,  se  moquanl 
d'eux,  et  dit  :  «  L'eveque  Sabriso'  est-il  avec  eux  oii  noii.'  Et  s'il  n'est  pas 
venu,  pourquoi  no  Tavez-vous  pas  pric  d'assistcr  avec  vous  au  synode  ?  » 
Chagrines  par  cette  question,  ils  alleguereut  que  Sabriso'  etait  dejä  vieux  et 
que  ses  actes  de  mortification  et  sa  grande  saiutete  l'avaieut  rendu  debile. 
tf  C'est,  dirent-ils,  pour  ne  pas  le  fatiguer  que  nous  n'avons  pas  juge  conve- 
nable  de  l'appeler,  mais  si  tu  ordonnes,  ö  roi,  qu'il  soit  preseut,  nous  l'ap- 
pellerons  et  nous  Thonorerons.  »  Le  roi,  en  entendant  cette  reponse,  ril  Aa 
colere,  et,  remuant  la  tete,  dit  ä  Takhrid  :  v  Dis-leur  :  Vous  vous  etes  ecartes 
de  ce  que  nous  vous  avions  ordonne,  chacun  de  vous  a  voulu  l'autorite  pour 
soi.  C'est  nous  qui  choisirons  la  personne  qu'il  vous  taut,  et  nous  lui  don- 
nerons  l'autorite  sur  vous.  »  (^)uand  ils  eurent  entendu  ee  message,  ils 
rendircnt  gräces,  en  Ics  acclamant  de  toutes  leurs  forces,  au  roi  et  a 
Takiirid  le  chretien. 

LXVI.   —  Regit  de   la  vision   qu'eut   Mar   Sahuis(V   aloks  ql''ii,   i:r\ir 

EVEQUE    1>E     LaSOM  '. 

Pendant  que  los  messages  s'ecliangeaient  entre  le  roi  et  le  synode  des 
cbretiens,   et  qu'on  sellait  les  clievaux  qui  devaient  raniener  Mar  Sabriso', 

1.  Cf.  Mari,  p.  58.  Celle  visiun  n'usl  pas  rapporlee  dans  la  Vie. 


/.86  MlsrolÜK  NESTORIKNNE.  [166] 

^Ll^I  diJl   ^3  U^  CjU  ^U:>J  jl  ^\  dUJl  aL  ^  Vlij  .j~^  jl-'3  >Vi 

IjLa    .JU     C-_y^,     Jji.     -C;^     -"3     V     ^3     ^-"^    "^    Ö*     '-Ä-^i    J^>b    -^J^^ 


ce  Saint,  qui  reposait  sur  uu  cilice  apres  la  priere,  eut  uiic  vision  peudant 
son    sommeil.    Deux    pages,    vetus   ä    la    nianiere    des    cavaliers    persans, 
s'etaient  arretcs  devant  lui,  et  lui  disaient  :  <(  Debout,  car  les  grands  du  roi 
des  rois  arrivent  derriere  toi  et  te  demandent.  »   II  n^pondit   :  «  D'oü  me 
viennent  ces  grands,  t\  moi  qui  suis  si  petit,  et  pourquoi  me  clierchent-ils .'  » 
11s  lui  dirent  :  «  Los  voici ;  ils  sont  assis  dans  Teglisc :  ils  nous  ont  depecliös 
püur  que  nous  l'amenions  devant  eux.  »  VA  pendani  ([u'il  s'ecriait  :  «  Je  nc 
suis  pas  dignc  de  voir  les  grands  du  roi  »,  voiri  que  (■lia<'un  des  deux  pages 
Ic  liraii  Tun  par  Ic  hras  droit  et  Tautre  par  le  bras  gauche,  et  en  faisant 
diligcnce,  ramenaient  ä  ceux  qui  les  avaient  depechös,  et  qui  attendaienl 
assis  devant  le  sanctuaire.  Ils  etaient  vetus  de  robes  eclatantes,  et  portaient 
sur  leurs  tetes  des  couronnes  ornees  de  pierreries.  Et  Tun  des  pages  disait  : 
«  Seigneurs,  nous  vous  Tamenons ;  seulement,  c'est  um  vieillard,  et  il  aura  du 
mal  ä  monter  a  cheval.  »  L'uii  des  grands  röpondit  :  «  II  est  en  eilet  comme 
tu  dis;  cependant,  il  s'exercera  ä  monter  ä  cheval  pendant  sept  ans.  »  —  l-lt 
l'autre  courtisan   röpliqua  :   «   Et   meme  pendant   liuit  ans.   »   Alors   ils    lui 
dirent  :  «  Le  roi  des  rois  ordonne  que  tu  sois  etabli  cavalicr  de  haut   rang, 
il   il  (e  donne  ä  conduire  Tarmec  des  chrötiens.  »  Et  l'un  des  grands  sortit 
de  sa  manche  une  bände  de  papier,  sur  laquellc  il  ccrivit.  Et  en  meme  temps 
(lu'il  ecrivait,  il  proclamait  d'uiie  voix  forte  :   «  Celui-ci  est  Sabrisö',  le  clu'f 
des  cavaliers   qui   adoreiil   la  rroix.    ■>    A  ce    iiKunenl,   le   Saint   se   rev(nlla. 


.167]   LXVll.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  LOKS  DE  L'ELECTIOX.    ^18/ 


.jLS-'Vl    Al^-    ^Syr-   j^   ^ 


^ 


JJ    <!    JI93   (Vv»-'^    -*tp^-^    *-«    ^-U/jlj    'jj^^    <_iiL.l    jj-jl'U-Js   "VI    (»-*,^3   4_ijJLwVi    \» 
j-ik\   5.^_.^s_fl_)l     _^«i-   ty   jLS   Luis   .ii  J   Lu   o  ,^lj   jl     Jl  «JA^y     Jl)   T-  j-w»ls   c.'Ljjl 


LXVII. RkVENONS    A    CK    QUI     EUT    I.IEU     l.OItS    DK    l'eLECTIOn'. 

Rosrau  (Kisra)  envoya  chercher  saint  Mar  Sabrisö';  celui-ci  arriva  le 
lundi  des  Rameaux.  Le  roi,  qui  sc  rejoiiit  de  son  arrivee,  le  11t  descendre 
dans  le  palais  de  Sirin,  sa  fenime,  qui  etait  chretiemie,  et  11  interdit  aiix 
eveques  et  aux  autres  personnages  d'entrer  avec  lui,  si  ce  n'est  Timothec, 
eveque  de  Beith  Bglias'.  11  envoya  celui-ci  avec  Taklirid  le  clirelien  jiour 
lui  dire  de  sa  part  :  «  Nous  te  permettons  de  te  reposer  pendant  le  reste  de  la 
journee,  jusc[u'ä  ce  que  nous  t'avons  commande  ce  que  nous  aureus  decide.  » 
Le  jour  du  jeudi  saint,  le  roi  ordonna  que  les  eveques,  les  metropolitains  et 
tous  les  chretiens  se  rendisseut  a  la  porte  de  Sirin;  quand  ils  furcnt  tous 
lä,  il  dit  ä  Taklirid  d'amener  Mar  Sabrisö'  et  de  le  mettre  au  premier  rang 
des  Peres  en  disant  ä  ceux-ci  :  «  C'est  le  clief  que  Dieu  vous  a  donne  du 
ciel ;  le  roi  l'agree  et  le  place  ä  votre  tete.  Celeljr<^z  donc  son  elevation  selon 
vos  canons  et  vos  reglements.  Et  quand  la  cliosc  sera  terminee,  ramenez- 
le-moi  avec  le  respect  et  les  honneurs  qui  lui  sont  dus,  alin  quejnoi  aussi 
je  le  voie  et  reQoive  sa  benediction.  »  Taklirid  executa  l'ordre  du  roi.  Les 
eveques  et  la  foule  ayant  entendu  le  message,  adorerent  Dieu  et  le  remer- 
cierent;  puis  ils  tomberent  aux  pieds  du  Saint  puur  les  baiser,  et  eleverent 

1.  Cf.  Mari,  p.  58.  —  2.  ('.et  ovrquu   assista  en  .jS."»  au  syiioJe  de   Isö'yalib  1   [voir 
Syn.  Orient.,  p.  423),  et  en  605  au  syiiode  de  Gregoire  I  {Ibid.,  p.  478). 


488  mSTOIRE  NESTORIENNE.  [168] 

!'•  i»*''-  *".    W   J\  iL:-.d»   ii^Ul   ^  S>UJl.  <:  '_>^3  dJ^  Ua.>1  '  l_^j  .l,:_^U  ^_Ji)l 

^   -b-'*  <i   'ö'^lr*   «-^J   'C^^  ^^-5  -^"'^   ö*   «^-^   ^.   -^t^'^   ö^-="  ^tL=r, 

.^b    ^^üi    P-_^j    ^y    >_i.b    jl^3    .w'l    ._;l;    ^>'    <r"J^>^    v>^'    "^3   ^r^ 
.U.U   ij^   ■C;l:>    p*.j    jU^    w.    "oc,    ÄüLi  .  JU-Jl    ■WJ&3   dLUl  Jl    Jo^Js   ^^.kJ 

dUUl  «J  l_^>Us  c  i^^'  jv"  A,  ^^^aäJI  5^  j^"-'j»A_^;l  U  IjaaLSj  .^UJ^  i^^-^.  p^ 
1.  i^r^jj;-'!  ex  ||V|  mysleria  sacra,  missa.  —  2.j-0i  ex  ioiii  admirari  ftHit. 


leiirs  voix  pour  briiir  le  rui.  A  luiit  lieures,  ils  le  conduisireiil  cu  ceremonic 
ä  l'eglise  de  Scleucie,  oü  ils  l'ordonnerent  pafriarcho'. 

Le  couronnemeiil  du  patriarche  et  raflluenoe  de  la  fmilc  doulderenl  la 
beaute  de  la  fßte;  il  celebra  ensuitc  Ics  mysleres.  Apres  la  priere,  on  voulut 
le  conduire  hors  de  l'eglise,  jus(|u'ä  la  porte  du  roi,  commc  il  avait  ete 
ordonne.  Mais  la  foule  qui  se  pressait  autour  de  lui  etait  si  grande,  qu'il 
HC  pul  sortir  de  rcglise  ;  peu  s'en  fallut  meme  qu'il  ne  pörit  öcrase  par 
la  foule. 

Takhrid-  alla  informer  b'  vo\  de  er  qui  se  passait;  celui-ci  lui  dunna  sept 
cavaliers  et  il  leur  confia  sou  propre  cheval  de  seile  afiu  qu'ils  y  iissent 
monter  le  Saint.  Les  cnvoyes  furcnt  etonncs  de  voir  uue  si  grande  foule  sc 
presser  autour  de  lui,  et  ils  ne  pouvaient  parvenir  jusqu'a  lui.  Enliu  ils  s'ap- 
procliercnt  et  lui  dirent  :  «  Le  roi  t'ordonne  de  monter  sur  son  cheval  afin 
(jue  tu  le  degages,  et  te  prescntes  cliez  lui  ;  car  il  t'alloiul.  —  Oue  vive  le 
roi!  Icur  dil-il  :  inaisjc;  ne  mouln  pas;  car  il  uc  m'rsl  poiul  pcnuis  de  voir  la 
inonture  du  roi,  ä  plus  forte  raison  de  la  iiionl(;r.  Et  puis  je  ne  suis  pas 
bon  cavalicr.  Le  roi  vcut  me  faire  un  liouncur  inoui.  »  L'uu  d'eux  sc 
dctaclia  pour  informcr  le  roi  :  «  Dis-lui,  repoudil  Ic  roi  en  riant  :  Tu  es 
cavalier  Celeste.  Monte  notre  cheval  pour  ijuc  lu  parvicuues  jusqu'ä  moi  et 

1.  Le  Ifl  avril  ölHi  ,Vüir  ci-dessous,  p.  '>()9,  n.   1  .  —  2.  l.'anccdolo  suivante  n'est  pas 
monlionnee  dans  la  Vie. 


i 


[169]    LXVII.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  T.ORS  DE  L'KLECTION.    '.SO 
ji   jjJ^j^'j  itL^ij  XjJLj  ^LJI    "^  Jj— jJ^   J'^'  '^  ^LvVi    «.«— 3  . 1___,^"  <j1jJI   k-^3 

jli    ,^Ä,I1    ^T^^yl'l    1— isy    .jt--__JI    ÜJ^    i«.Lv.    ^.i-oJ'    jl    ^U-    LL,L_«    >j„-'   ^^n'-''    '-"''j 

4i)    A^,iJL    j^jii^^l    IjjiSjj        'v^f=^J    'J^r^'^    •''~''    y^    ^'^    j^^^Wl    <J »J  ,Jlj    i^<Jij   *  p,  18(1. 

^jLUL    ^l=-^l|    01    ^r-^i    jL    cAIJj    .•^^ij    ^'IxT    'iJJI    -U>3    -r-?^    ■ti^'f"    '-'   '■^^^ 

^y  c-^  oiiU  Juli'  A»  viiUl  ^L  j^'l  'j^j  ^_^  x^  J^  Joii  .Oi  ^Ül  l_^^i! 

p-jA^'lj   /ijLiJL    «Ai.t'i    ^^^^   jlj   /^  T^K?  .^c-oLiJl   jIJül   c-~U  -vij  .'•»w^3    J^ 
1.  Sic.  —  2.  Leg.  i-^S. 


que  uous  recevioiis  la  br-nediction.  »  l*]t  il  ordonua  quo,  s'il  ni;  Ic  voulait 
pas,  on  renlevät  pour  Ic  fairo  monter  la  böte  malgre  lui.  Les  eveques,  ayant 
entendu  reuvoye  redire  cela  de  la  part  du  roi,  le  prierent  avec  la  foule  et  Ics 
lideles  d'obeir  au  roi  et  de  moutcr.  Comme  il  rcfusait,  les  cavaliers  IVnleve- 
rent  et  lo  plaeerent  sur  le  dos  du  clieval,  et  l'uu  d'eux  saisit  la  brido  pour 
le  conduire.  Mais  le  Saint,  de  la  voix,  arreta  le  cheval,  et  lui  parla  ainsi  : 
«  0  cheval  muet,  si  ceux  qui  parlent  ue  m'ecouteut  pas,  toi  qui  n'es  (pi'uue 
bete,  tu  n'avanceras  plus,  par  le  nom  de  Notre-Seigneur  le  Christ.  »  Le  cheval, 
qui  etait  le  plus  vif  des  chevaux,  s'arreta,  semblable  a  une  niuraille  qu'on 
ne  peut  ebranler.  On  le  frappa  autant  qu'on  put  sans  pouvoir  le  faire  bouger 
de  sa  place.  Les  Mages,  les  Juifs  et  les  Marcionites  qui  etaient  presents, 
frappes  d'(Monneraent  et  d'admiration  ä  la  vue  de  ce  spectacle,  remereierent 
hautement  Dien  de  ce  qu'ils  venaient  de  voir  et  s'ecriereut  :  «  Ileureux  ceux 
dont  tu  es  le  chef!  »  Comme  la  foule  se  serrait  de  plus  eii  plus  sur  lui,  les 
cavaliers  coururent  en  informer  le  roi.  Celui-ci  admira  le  prodige,  reiiiercia 
Dieu  le  Tres-Haut,  et  s'en  rejouif  ;  il  ordonua  que  des  fantassins  muuis  dr 
verges  allassent  ecarter  la  foule  du  patriarche.  Ce  ne  fut  qu'a  grandpeine 
qu'il  put  arriver  ä  la  porte  du  roi;  il  etait  trois  heures  de  la  nuit.  II  rtait  suivi 
des  eveques  et  des  notables  chretiens,  fonctionnaires  du  royaume.  Le  roi 
etait  assis  sur  son  tröne;  le  palais  etait  plein  de  hunpes.  Les  domestiques, 
tenant  ä  la  main  des  encensoirs  et  des  cierges,  sortirent  a  sa  reiiconire  de  la 


490  iiisroim:  xkstorirnne.  [i70] 

^Ja-'o    ^_l2)_    ^JJl    j_x>a-'l    C~U:^   *    »jJ^}    .<LU}1    j_^3    >_J^^    *ü-aJ    i^^    ^^bj    i_o^^ 
diUI    ^Ljlj    jy^    Ji    J\    J^^\i    .l,j^Ji    ,iXL.I|    ^L     Jl    AiH    j^    jU    p,'    .bJOi 

^j-3-j    .  )wljdl    ^    A^Ä«       Ja    «WiLaS     .Aj^i^    Ajwj     1^1    jLjj    .IAs-I    IaAIä       IS    VI    Ijjl 
iJX«Ai'      V«  jlS    aJ    JUj     .4jA.       "^     iJ-'^J     ^.--Ij    Jusij      .'UJ^    !slj    U     aJ     /.ii,     jl     iljl 


nuiisoii  de  Siriii.  Quuiul  lo  roi  TapeiX'ut,  il  lui  dit  cn  souriaiil  :  «  ()  chcf  des 
clireticns,  sachc  bien  que  ce  n'est  pas  nous  qui  avons  fait  d'adinirables  choses 
]ioiir  loi,  inais  c'est  toi  qui  as  fait  des  miracles,  puisque,  etant  toi  au  pays 
de  Beitli  Garmai  et  uous  ä  RaT,  tu  as  saisi  la  bride  du  cheval  et  tu  as  pousse 
le  cavalicr,  malgre  lui,  ä  entrer  dans  la  mölee  et  ä  gaguer  la  victoiro;  et 
aujourd'hui  tu  as  rendu  immobile,  ä  l'instar  d'uue  muraille,  le  cheval  qui 
vole  comme  l'oiseau  et  qui  ne  peul  pas  soufl'rir  d'entendre  le  bruit  du  i'ouet. 
Viens  donc  maiuteuant  en  paix.  (ßn  toi)  s'est  accomplie  la  parole,  qui  se 
Irouvc  dans  votre  livir,  ([ue  la  jiiryrv  (jue  Ics  inaroiis  araicnt  rcjctce  est  (Irrcnur 
1(1  /irinclpdlr  de  l'aniilc'.  Sois  donc  lieureux  ;  i|U('  uotre  empire  se  rejouisse 
de  ton  clevatiou  ä  celte  charge.  »  Sabriso'  pria  pour  lui  et  le  benit  :  et 
Ions  les  hommes  repoudirent  :  Amen. 

Le  roi  se  röjouit  beaucoup  ;  les  6veques  uos  Peres  rougiieiil  de  ce  (piavail 
dit  le  roi  touchant  la  pierre  rejetc^e  par  les  ma^ons,  et  fureul  conroiulus  di' 
l'iiistoiri'  (hl  clicval  dout  le  Saint  avail  saisi  la  biidc  a  Hai  sur  le  clianiii  de 
bataille.  Le  Saint  s'en  alla.  Le  Icndeinain  matiii  il  retourna  pour  son  ministerc 
ä  la  porlo  du  roi;  on  Tinlroduisit  dans  la  maison  de  Sirin,  oii  le  roi  vint  avec 
Takbrid  le  Irouver;  il  avait  donn6  l'ordre  qu'on  n'y  laissftt  entrer  personne. 
II  le  trouva  humble  selon  sa  coulume.  Aussitöt  qu'il  vit  le  roi,  il  voulut  sc 
lever;  mais  celui-ci  Ten  empecba;  il  lui  baisa  la  töte,  et  s'assit  devant  lui; 
puis  il  lui  dit  :  «  Tcs  prcdecesseurs  dtaient  les   esclaves  de  mon  pere  et 

1.  U.   I's.    cxMii,   22. 


[171]   LXVII.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  UEU  LORS  DE  L'ELECTION.    Wl 

ili-   iAji    LJ'L>-3    U_;,d»^    ^Icj    1^1^    L-U    ,_Us3    .o^l^    'i-iiT^"   i^^^'   »^'^    ^    ^t'"       -5 

iljl  ^^  ^i^J  i'ÜLVl  Jl  dLUl  Ju.jl  Ä^UH   j^l  ^l"  j~:,-VI  (>^_  j  j^  LJ3 
;^>-j  piC:^    h^y>^  ij^3  '(^r^    ^LiJI    >_;b-l   j^j   |^,^li|    b.v.1    ^1    ^   ^l_^Vl 
(j   -Cf.  v_Ä-i-ÄJ    s^I^IäJI   ^^^    ^'^''   '--=^   "^   C0--U-  ">i«3c^   l5j   jj^Vl  CJlt   Ljl 
■"  (»t'''  -"J^i  .i«-)i  jj^t   "Cl^  ^i^      -4^^  iisLVl  l3^r-^'   -i^jL^l   ^   *.'CäJI  *  p.  1 
•^  •äJLj   .i^l  (»,JLti.l    clUI    -vpds   ^y-3  ^^■^  (t^'^    -Jr*^^   u- »fl"^  ^J^  j;-,l;''WI 
.<jiJI  tJLä.  JIj^I  (»jjm  jjiJ  l-Lj=-l3  l__^  i-Ci-  >.UlJI  ^  ^'Lw>U   jiL   jl  ^jJj'UJI 

j^aDI  iaa  ,_LU^ij  aJJ'asu   ijjLs^s  •  cj^'i  ^w  lJ'''} y  ls^  ^j~^  ■— ~^  c^Lii  |v'' 


de  nies  aieux;  muis  luoi  je  suis  ton  eiifaiil  et  cctte  femine  est  ta  lille.  Tu 
seras  admis  an  sa  presence  ä  tout  raomeut  que  tu  voudras  soit  de  jour  soit 
de  nuit.  Pour  toutes  les  all'aires  importantes,  envoie-uioi  un  des  tiens,  ou  liien 
vieus  ine  vt)ir  toi-meme  sans  nie  demander  si  je  t'autorise;  designe  (juel- 
([u'un  en  qui  tu  aies  confiance  pour  donner  la  communion  ä  ta  fille  Sirin  quaiid 
eile  le  dösirera;  et  si  tu  peux  la  coramunier  toi-meme,  fais-le.  Prie  toujours 
pour  nous,  pour  notre  einpire  et  pour  la  Prolongation  de  notre  vie  :  c'cst  la 
derniere  recommandation  que  nous  te  faisons.  » 

Le  lundi  de  Päques,  le  roi  envoya  dire  aux  eveques  :  «  Celui  qui  veut 
rctourner  ä  son  pays,  peut  y  retourner;  et  celui  qui  desire  rester,  peut  rester 
iei.  Mais  choisissez  quelqu'un  parnii  vous  qui  soit  savant,  verse  dans  les 
affaires,  sage,  patient  et  doux,  qui  n'aime  poiiit  lee  richesses  et  qui  soit  agree 
du  catholicos,  afin  qu'il  l'allege  dans  sa  cliarge  de  gouverner  les  affaires  clire- 
tiennes.  »  Les  eveques  remercierent  Taklirid  du  souci  qu'il  prenait  des 
affaires  religieuses.  Us  tomberent  d'accord  avec  le  catliolicos  pour  designcr 
l'eveque  de  Senna  '  et  Tintroduisirent  en  sa  presence.  Taklirid  informa  le  mi 
de  leur  obeissance  ä  ses  ordres  et  le  pria  de  la  pari  du  catliolicos  de  per- 
mettre  aux  eveques  de  rester  chez  lui  un  mois  pour  regier  avec  eux  les 
affaires  ecclesiastiques.  Le  roi  le  permit. 

Puis  des  lettres  de  Kosrau  arriverent  ä  Maurice,  empereur  des  Grocs ;  il 

1.  Nomine  Milas  (voir  ci-dessous,  p.  497). 


8tl. 


492  IIISTOIRK  NRSTORIENNE.  [172] 

P.  1110.       f^Xs.    As.     V3    (T-"*^'^     IjAaLI     As      \.«^     •i&Uaa     IcAs  .ij_»-a!l.     j_^-^i       -^J    jj^i-^ 

jl   Vi    ^ji^    U    ».^.::;    IjJlis    ijj-^'l    iÄA   A^jiij"    ^2^   |»^J    JUs    .'»J    clUl    Äi;l    L. 

^JLoI    Ji-äi>    ^ä)j  M     ^.o.U Jl    ctLUl     jl     iJj—jJi     ^     J^     •  '«-^Ij     CÜJJ     jjlös     .'»-wlj       Ic 
jl     -U.     Ol     ljj»9ji     ."y^y^]     jLwl     t^J^"     jl     viLlc-     >_-.Ä.'3        -jAJL'I     ^Ij       "^     o^'l     JL. 

Jl  fjos^^  L* JJ>-U   .  Jj-^lj  /r--«J-»J!3  (J"jy  '•^^^^  Ic-^sj  Ljü»  Ij^-U-  j-A.^j  ^^v-LäII)  Ij-«— j 


lui  parl;iil  des  vertus  de  ce  Saint,  si  bien  qu'il  iui  düiiiia  im  graiid  desir  de  le 
voir.  11  cnvoya  le  maitre  de  ses  peintres  avec  le  messager  qui  etait  venu  vers 
lui  :  «  Va,  lui  dil-il  ;  prosterne-toi  devant  saint  Mar  Sabrisö'  patriarche  des 
pays  persans  et  peins  fidelement  son  image.  »  A  Tarrivee  du  peintre,  lorsque 
le  catholioos  eut  appris  la  chose,  il  s'y  refusa  en  disant  :  «  Qui  suis-jc.  pour 
qu'on  agisse  ainsi  a  nion  egard?  Je  n'cn  suis  pas  diguc.  n  Mais  Kosrau 
lui  denianda  de  laisser  faire  Ic  peintre  par  egard  pour  Tamitic  qui  oxis- 
tait  eiitre  lui  et  Maurice.  Lc  Saint  y  consentit  alors  bien  contre  son  grc, 
et  le  peintre  s'en  retourna  en  rapportant  le  portrail.  11  appcla  (pielqucs  por- 
sonncs  qui  avaient  vu  le  Saint,  mais  qui  n'avaient  pas  eu  oonnaissancc 
de  la  mission  dont  le  roi  l'avait  cliarge;  et  il  leur  demanda  :  «  A  (pii  res- 
scmble  cette  image?  »  Ils  repondirent,  dans  Tadmiralion  oü  ils  L'laieut  : 
«  C'est  Sabrisü',  li'  palriarcbe  de  Tempire  des  Perses,  c'est  lui-meme  en 
personnc.  » 

Maurice  continua  ä  ecrire  ä  Mar  Sabri.sü'  pour  Iui  dcinander  sa  priorc.  Puis 
il  lui  ecrivit  pour  lui  d(Miiauder  de  lui  envoyer  le  bonnet  qu'il  avait  sur  sa 
tete.  Mais  il  en  fut  trouble  et  s'y  opposa  :  «  C'est  sa  foi  vive,  lui  dit  le  mes- 
sager, qui  a  portc  l'empereur  victoricux  Maurice  ä  demaiuler  la  bcnediction 
de  la  t(He  du  Saint.  Tu  dois  donc  fortillci  la  l'oi  des  lideles.  »  A  cette  parole, 
il  Iui  remit  sou  iiounct  apres  avoir  prii'  seoretement  et  y  avoir  fait  lc  signc 
de  la  croix;  il  pria  pour  l'enipereur  Maurice,  Ics  fideles  et  le  messager. 
Ci'lui-ci,  ayant  pris  le  bonnet,  retourna  cliez  Maurice  (M  raconta  sa  mission. 
L'enipereur  baisa   le   bonnet;    ses   pareuts   et  Ics   liabitanls    de   son  eiiipirc 


[173]   T.XVII.  —  REVENONS  A  CE  QUI  EUT  LIEU  LORS  DE  L'ELECTION.    493     . 

'jj'  „    -J^^^^i   ^}iy-^3   tS-^J^3    jjj'    ^^^    (j-«  '*-*-^'   ^j-«    (3-*i   j!i     ij-'j^^'    Vf^^   ü^ 
iilVlj  ÖäJ]  SiX   jibj  (.jjl   i>l.    j^^  ^_^  j,^  jXi,]   ^^  ciL.^  J\  Lw  dUi 

.Oy^yx     \i-   i>ijj   ■C«    iAi-U    ^„„UaJi      \^    'jjäJi     jLSv^    7^3    .  ^jiiJl    ij»9    'Ojj'j    '^i/^    *  I'.  i'.i:;. 
1.  UJr^  domiiiicus. 


rimitereiit;  puis  il  Ir  mit  dans  sou  tresor  avec  les  ossemeuts  des  Saiuts. 
La  correspondance  contimia  entre  Maurice  et  le  catholicos.  Celui-ci  liii 
demanda  de  lui  euvoyer  un  petit  niorceau  de  la  croix  de  iXotre-Seigiieur  et 
de  liherer  de  sa  part  les  captil's  d'Arzoun,  de  Beitli  Zabdai,  de  BeitirArbäyc 
et  de  Sigar;  il  pensait  que  ce  serait  lä  une  raison  pour  lui  de  prier  Ivosrau 
de  liberer  aussi  les  captil's  grecs ;  et  cela  devait  rallermir  enfre  les  deux 
princes  Tamitie  et  les  bons  rapports.  Le  Saint  demandait  en  untre  ä  Maurice 
de  hü  donner  un  de  ses  vetements.  Maurice  iit  faire  une  croix  en  or ;  il  lin- 
crusta  de  pierreries  ;  il  y  mit  un  laorcean  de  la  croix  de  Notre-Seigneur  le 
Christ  (que  son  nom  soit  adure);  il  renvoya  tuus  les  captil's  qui  se  trouvaient 
dans  la  capitale  et  dans  le  reste  de  Lempire  et  envoya  la  croix  et  un  de  ses 
liabits  ä  Mar  Sabrisö'  le  catholicos.  Mais  Kosrau  s'cmpara  de  la  croix  avant 
qu'elle  ne  parvint  au  eatliolicos,  la  posa  kvec  beancoup  de  respect  sur  une 
uappe  de  soie  qu'il  mit  sur  ses  genoux;  et  apres  l'avoir  ouverte,  il  en  enleva  le 
morceau  de  la  vraie  croix  ;  et  il  la  rendit  au  messager.  Lorsque  le  catholicos 
sut  la  chose,  il  ecrivit  ä  Maurice  pour  Ten  informer  et  lui  renvoya  la  croix 
d'or  en  disant  :  «  Je  n'avais  besoin  que  d'un  morceau  de  la  croix  de  Xotre- 
Seigneur.  Or  Kosrau,  tiaus  Texces  de  son  amour  pour  Sirin  sa  fenime,  ipii 
est  chretienne,  vient  de  l'enlever.  Je  te  prie  donc  de  ni'en  doancr  un  untre 
morceau,  sinon  je  n'ai  pas  besoin  de  Tor.  » 


494  HISTOIRF.  NESTORIENNE.  [174] 

^   J:r^V*^   ^-^^    r^   (*-*  "^-^   "^3^-^   ^   l^— ^'   '^'-^   i^^-5   '^■--"   ^^-   C~*"''  '-»''^ 


1.  Cod.  Jj^'« 


Sur  ces  entrefaites,  l'öveque  Maroutha  '  fut  envoye  eii  ambassade  aupres 
de  Kosrau  et  aupres  du  Catholicos.  II  avait  le  plus  soraptueux  costurae  et 
voyageait  avec  la  pompc  la  plus  maguilique.  Sur  l'ordre  du  roi,  11  Tut  regu  par 
Takhrid,  Theodore,  6veque  de  Cascar,  Mar  "Abda,  eveque  de  Beith  Daräye 
{Bädördye) "  et  Bokhtisü',  directeur  de  l'Ecole^.  Puls  11  demanda  au  roi  rauto- 
risation  d'aller  salucr  le  catholicos  :  11  croyait  qu'il  allait  le  trouver  eu  cos- 
tumc  de  patriarche  grec  et  dans  leur  somptuosite  et  leur  apparat  ordinaires. 
Ayant  donc  vu  Mar  Sabrisö'  assis  sur  uu  sac  daus  un  coiu  de  sa  cellulc.  vetu 
d'habits  grossiers  et  ayant  un  bonnet  sur  la  tete,  il  ue  comprit  pas  que 
c'ötait  le  catholicos,  jusqu'ä  cc  (ju'on  le  lui  dit.  Frappe  d'etonnement  :  «  Le 
roi,  lui  (lit-il,  est  oblige  d'etre  avec  sa  famille  en  costuine  royal.  —  Notre- 
Seigueur  le  Christ,  lui  röpondit  le  Saint,  n'dvait  pas  meine  commc  les  renards 
et  les  oiscmi.i-  une  place  pour  //  irposer  sa  tele''.  »  II  repoussa  ainsi  ses  atta- 
(jues,  et  par  beaucoup  d'autrcs  temoignages  dos  Fcritures ;  si  bicn  qu'il  le 
confondit  et  le  reduisit  au  silence  ". 

1.  IMiarwa  (U^)  chez  Mari,  p.  59.  —  2.  Ces  deux  eveques  assi.sterent  cn  605  au  sy- 
node  de  Gregoire  I  (voir  Si/n.  Orient.,  p.  478).  —  .3.  Cf.  Mari,  p.  59.  —  4.  Luc,  ix,  58. 
—  5.  Celle  anecdote  el  le  resuniö  du  niiracle  suivanl  soiil  ecrils  u  la  lin  de  quelques 
nianuscrils  contenanl  les  Cenlurie.s  d'Klia  d'Anbar(cf.  Assem.,  B.  0.,  II,  p.  499),  sous  ce 
tiire  i.'viyo  I n ■NoN.c  sä,aju  v-Mo  -po;  ojis-i-jj^j  |n.{;.mm\n)  ^  «  Ilisloipo  ccclrsiastique ;  hioi;'ra]iliie 
du  calliolicos  Mar  Sabrisö'  I.  »  C'esl  cu  lilre  (jui  a  Ironipe  A.ssemarü  en  l'induisaul  ä 
allribuer  ä  ce  SnbrisA'  nnc  hisloire  ccclesiaslique.  Voir  encore  nolre  Elude  (en  arabe) 
iur  l'lu-ofr  de  Xi^ihc,  Hcymiilli.  I9(»5.  p.  ;!2. 


ü 


[175]        F. XVIII.  -  REGIT  DU  MIRACF>R  OPERE  PAR  MAR  SABRISO'.  495 

jl^j   .j_^l   lÄA   JliJ   .aJU   ^^  «OLi    .Ul   L    ^»^jl    J^3   •'>«   'L<;  ^5Cj  .J5C:,    V3 
jU>(i.   "U^j      Jj^OVi    ^j^   ^^r^l    C^i    ^jl    J_L«j    .«Wjij    «y^i^l    j   bl^   l^^3   ._^C 

^-»ij    (_5^'    i_5^    4_5-''    ^-^.    -*-»3    •^".•^Jic^^    f'ir'    jL.«^    l     i^j^w'    (»^   '^    Jli3   <~^   (jiJ" 
»iAJj  >_i  ,^13  ■(<-^=-»j    v'   i^j-*^   V  AJL5V.«  LJls  ^ij  "U^    «iiäjlj  iy^  ,_«AJLi     *."  n'.'j 

1.  (syok-f\. 


LXVIII.     —     RliciT     DU    MIRACLE    OPKRE    PAR    MaH    SaBRISO'    CATHOLICOS    EN 
PRESENCE     DE    l'eVEQUE     MaROüTHA. 

Un  jour  quo  l'eveque  Maroutha  et  d'autres  eveques  etaient  assis  en  pre- 
sence  de  Mar  Sabrisö',  un  homme  eliretien  entra  cliez  eux,  conduisaut  soii 
fils  äge  de  quatorze  ans,  qui  etait  aveugle  et  muet;  il  s'arreta  au  milieu 
d'eux  et  dit  en  pleurant  amereraent  :  «  0  notre  Pere,  avez  pitie  de  nioi.  >■ 
Sabrisö'  lui  donianda  soii  liistuire  :  «  C'est  mon  fils,  lui  dil-il,  ([ui  i'aisait  ses 
etudes;  il  etait  vif  et  intelligent.  Et  voici  (ju'il  y  a  quatre  jours,  sortaiit  de 
l'ecole  avec  deux  autres  enl'ants,  il  rencontra  un  marcionite,  un  de  ceux  qu'on 
appelle  pretres;  ils  se  mirent  ä  l'exciter  en  lui  parlant  avec  mepris.  Le  mar- 
cionite, empörte  de  colere  et  de  rage,  se  rua  sur  eux.  Les  deux  cauiarades 
prirent  la  fuite;  quant  ä  ce  pauvre  enfant,  il  resta  et  le  marcionite  le  saisit. 
Les  deux  gargons  raconterent  qu'ils  virent  de  loin  le  marcionite  arreter  ce 
jeune  homme,  et  lui  etendrc  la  main  sur  les  yeux,  sur  la  bouclic  et  sur  les 
levres,  en  lui  disant  :  Ctmibien  vous  nous  mej)risez,  vous  enl'ants  de  la  juive 
Marie!  11  perdit  aussitüt  la  vue  et  devint  muet.  Et  le  magieien  marcionite 
s'en  alla,  laissaat  ä  la  place  oü  il  etait  ce  jeune  komme,  qui  ne  connaissait 
plus  sa  route.  » 

Les  assistants  i'urenl  frappes  d'etduiicnicnl.    Des   rlirrlicns   qni  sc    trou- 


I'.   Wi. 


496  IllSTOlRE  XESTORIEXNE.  [176] 

i_$^^l   iJ-.    iiC_lj  ^_j^^''    jj^    b;ys.iyi    isA._   Ju    jv"  .iJw.!>lr3   jikjÜl   (JJ=^3   (J-V^J   *^1 

,^3  o^  j^  l,.  •>>-<>- jj  V  J  '^:'— '  ^^-'i  ■-^'l?'  '^*  '^  J-^  ^r^r'  ^-V;  ^^3 

\j^    \^   -rj^ii   -ijy^^^  ij.   '■^^  1ä<Ca  7t_~i9   ^!>üC  Jüj  'CLJ  islij  o^'j  '^'^  ^Ir* 
y^    y>    ^^    -C^J^i    vl-^»     ^    J^i    J--C-    ^"^    ^j^    :>^Vi    w»l>)l    -v-^ 

JlJj     ^^1     l*^      (>J^3     ._iJLVl      l;-3jU     ^Jj     .41!     J^\       J\y^)»\      C,^JLSj\i     ijJJtU     Lw, 

.jOj-j,  i-U»  ^jL<;l  J^  dl^oy  J  J  «.luC»  \J>  S_^\ 


vaioiil  li'i  roiidircnt  tcmoignage  k  rintelligence  de  rcufant  et  ä  soii  jugcment. 
Le  bienlieureux  Mar  Sabrisö'  baissa  les  yeux;  ptiis  il  lova  la  tele  et  dit  :  «  Ne 
crains  pas.  niou  eiifaiit.  Les  prieres  de  l'eveque  Maroutha  rendront  ä  ton  fils 
la  vue  et  la  parole,  et  confondront  le  demon  avec  scs  suppöts.  »  Puis  il  ötondil 
sa  main  si  pure  vers  renfant;  et,  Tayant  saisi  avec  la  main  gauche,  il  liii 
frotta  los  veiix  trois  fois  avec  la  main  droite.  Puis  ayaiit  niis  soii  index  dans 
labouclie,  il  lil  avec  ce  doigt  le  signe  de  la  croix  sur  le  IVont  et  snr  la  bouclic 
de  renfant.  en  Ini  disant  :  «  Raconte,  nion  enfant,  ce  que  t'a  l'ail  Ic  denion.  » 
Aussitüt  le  jeune  liomnie  vit,  et  le  nceud  qui  liait  sa  langue  l'ul  denoue;  et  il 
dit  en  prononrant  tres  bicn  scs  mots  :  «  Voilä  ce  que  m'a  fait  le  marcionitc; 
elj'ai  vu  sortir  de  sa  bouclie  une  sorte  de  corbeau  noir,  qui  in'a  frappe  snr 
les  yeux  et  sur  la  bouche  et  m'a  rcndn  avcugle  et  mucl.  »  Les  assistanis, 
emervcilles  de  ce  spcctaclc,  unirenl  lenrs  voix  ponr  remcrcier  hauleniciil 
Dien.  1^'evequc  Maroutha,  stupcl'ait  rt  (onl  liduble  de  ee  qn'il  venait  de  vuir 
de  ses  propres  yeux  :  «  Vraimenl,  dil-il,  o  liomrae  ein  de  Dien  :  La  fillr  du 
roi  est  toute  resiilendissaiilr  c)  rinlrrirur  '  ;  rl  Ccu.r  qui  portciil  des  lial)ils  prr- 
rieux  sollt  dans  les  maisons  des  ruis',  ainsi  qne  tu  nie  l'as  dit  en  nie  faisanl 
des  reproches,  alors  que  je  te  critiquais  sur  la  pauvrete  de  ta  mise.  » 

Maroutha  resta  cliez  lui  pendant  deux  mois:  il  allaif  avec  Ini  an  palais 
de  Kosran;  il  cölebrait  avec  Ini  la  nni'sse;  et  il  regut  les  oblations  sans  plus 
de  doutes  ni  de  scrnpules.  11  visita  l'Ecolc,  on  il  ecoula  la  Iriinri'i't  le  com- 


I 


1.  I's.  xi.v,  l'i.  —  2.  iMallli.,  XI,  8. 


i 


[177]        LXVIII.  —  IIKCIT  DU  MIRACLE  OPERE  PAR  MAR  SABRISO'.  497 

li'jjU     ^ySS)xJ:^     .Aji—lJ'      l)LL«Jl       V«    ftMh£-\      Uj       vSLwJIj     'llx^'j  \_»_U:^I      «iJj     'L-il     »■  p.   lyi; 

^    \    «i-ji    .^^'1    i_iJLl    ^y%j>    jtJ:-is    .7x1^     "j^    "0    jLit.    jl    (j_LrUJl    JLi 

(»^13     S^     .  ■C''-.'..ia.i2.,..a.ll     O^laäil     ^1      JI^-IJ'LäJi     LäjI      ».^3      ^^vji     "Wo     ^.^3     ^i  j^o 
1.  Sic.  —  2.  Co(.l.  '■^Ui'j. 


meiitaire,  et  demanda  lintcrpretation  de  quelques  passages.  II  fit  du  bien  aux 
ecoliers,  aux  faibles  et  aux  iudigents,  qu'il  combla  de  ses  duns.  Maroutho 
retourna  tout  content  et  remerciaut  Dicu  Ic  Tri's-Ilaut  de  ce  qu'il  avait  vu. 
Le  catholicos  lui  donna  des  parfums  et  des  presents,  qui  lui  venaient  des 
Indes  et  de  la  Chine,  el  le  fit  reeonduire  par  l'eveque  de  Beitli  Daraye', 
et  son  secretaire  Bokhtiso".  A  sou  retour,  il  racunta  ee  qu'il  avait  vu  ä 
Maurice,  puis  au  patriarche  et  aux  porsonnages  de  l'empire.  G'est  ainsi  que 
la  renommee  du  Saint  se  repandit  dans  Tempiro  grec. 

Pour  imiter  Maurice,  qui  lui  avait  envoye  l'öveque  Maroutlia,  Kosraii 
voulut  lui  eiivoyer  lui  aussi  un  eveque  eu  ambassade.  II  demanda  donc  au 
catholicos  de  lui  designer  quehiu'un  de  digne  de  celtr  niission.  Le  catholicos 
choisit  Milas,  eveque  de  Senna''.  II  lenvoya  ä  Maurice  muni  de  lettres.  Le 
catholicos  lui  aussi  lui  remit  des  lettres  pour  le  patriarche  de  Constanti- 
nople.  II  ful  accueilli  avec  honneur.  Le  patriarche  l'introduisit  en  la  pre- 
sence  de  l'empereur;  il  fit  un  discours  dans  lequel  il  pria  puur  celui-ci,  pour 
ses  enfants,  pour  l'empire  et  pour  les  generaux.  II  fit  des  aumönes  aux  iudi- 
gents et  aux  faibles.  Au  moment  de  sou  depart,  Maurice  lui  remit  un  morceaii 
de  la  croix  de  Notre-Seigneur  qu'il  enl'erma  dans  cette  croix  d'or  que  Mar 
Sabrisö'  le  catholicos  lui  avait  reiidue.  (Hie  les  prieres  de  ce  Saint  soient 
avec  nous. 


c 


1.  Nomme  'Abda,  voir  ci-dessus,  p.  494.  —  2.  Bokhtiso',  directeur  de  lEcule  (Mari, 
p.  59/.  —  3.  Cet  eveque  assista  cn  585  au  Synode  de  jsc'i'yald)  I  v.  .^'y//.  Orient., 
p.  42.3',  et  eil  .598  scella  le  pactc  drs  moines  de  Bar  (^aili  1  v.  ibid.,  p.  4().')). 

PATIi.   DU.   —  T.   XIII.   —  F.    '1.  ii 


498 


IIISTOIRE  NKSTOKlIiXNi:. 


[17«] 


I'.  198. 


.'1 


L'lgflgJ  ^tLA-s  |i~L'U>L.M   p  4_i>j.— .  ^     —! Ai)i    «-• 
■«^^^  ^    .j^-yr^.    J^V'i    k^"^  ^^"'^   J^   "^'^^   0^3  'S^  J 

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LXIX.    —   IIisToiiiE    111    mi;l)i;cin    G.viuuel  '    et   ijk    sai.nt   Mm;   SaüuimV 

I.E    CATIlOMCüS,     OIE    SES    PHJERES    ^OLS    CONSEHVEM'. 

Co  Gabriel  ctait  jjiemier  medeciii  du  roi,  011  rajipelail  aussi  Gabriel  b' 
Sigarien.  Mar  Sabriso"  l'ayant  excommunic  pour  avoir  pris  une  seconde 
ri'iiiinc,  le  i'üi  intcrceda  cn  sa  faveur,  en  demaiidaul  au  Saint  de  le  rclevcr  di' 
son  excommunication.  Mais  le  Saint  refusa.  Gabriel  alors  abjura  sa  foi,  se  fit 
jacobite,  el  cliereha  de  niille  maiiiere.s  ä  faire  du  mal  aux  Nesloricns.  Le  roi, 
lors  des  Operations. devani  J)ara  pour  s'emparer  de  cette  ville-,  reitera  sa 
demande  aupres  de  Mar  Sabriso'  qui  etait  alors  ä  Nislbc  attendant  sa  iin 
prochaine.  Non  sculement  le  Saint  ne  voului  pas  accorder  au  roi  ce  qui! 
demaiidait,  mais  il  reudit  encoro  sou  anatbeme  plus  tcrrible,  eu  le  conÜr- 
iiiant  davantage. 

LXX.     lIlSTOlHE    DU     MElirritE    DE     MvUIUCe',     «tue    DiEll    SANCTIIIE     SON    .\ME, 

ET    nU     CI1.\>(!E.ME>"T    DE    SENTIMENT     Hl:     KoSIUU    .V    I,'i;(;\l(li      lii;s     CIIUETI ENS. 

Plus  de  douzc  aus  la  pai\  rl  la  concorde  durerenl  eulre  les  dcux  euipires. 
Kosrau  (Kisra)  bonorait  IHglise,  en  csprit  de  reconnaissance  pour  le  secours 

1.  Cf.  Un  niioi'o  lesto...,  p.  12,  1,");  Barlicbr.,  thron.  Evclex.,  II,  col.  HO:  'Amr 
(p.  30)  place  ä  lort  ce  Gabriel  ii  lepoque  du  catholicos  Babai'.  —  2.  Eu  (JO'i,  voir  ci-des- 
sous,  p.  503.  —  3.  Cf.  Un  nitovo  lesto..,  ]>.  13:  Barhebr..  C/iron.  sijr.,  ed.  Bedjaii,  p.  !>2- 
93.  Clironique  de  Michel  lo  Si/rii'ii.  I.  II.  p.  :>7V.'!7.5:  Hist.  du  Bas-Emp.,  LI\\  ^  XXV. 


11 


[179]  LXX.  —  HISTOIRE  DU  MP:URTRF:  DK  MAURICE.  499 

^yA,    jUiiVI    aLL:l,    jl^    ^<    .ii<.3  .  ^Jl    'U  La..   JL«-Ui.Ü   L:»^.   ^^-Jl   Jb   ÜM^'l 

iij->j  ;.^   .^jU  ^,_0   ijljii   Jlj.«l    jjs>  Äj-L  jo   ^l   .Ia^I   S^   jl   '«oUc.olj  i^sljij' 

-Uufc'j  i*-^"j  '-iU.ü  jj^  iSj^   *-'— ■  '-'^'^   •^*'  '»JL'C»  lv^Jt>-3  jijiij     is-  ä-LäJI  L.L»*1j 

^LaI      }I    <zi    J.AÜ3   .JLjy>      ll  •»..»-U   jo  U  j^UiJjfj  jÜl  Ä^V   (»jjl    ^Jl   ^y^^Jl 

V«      4^=-i  r'l       yi Jl       liXlw       JLw       'L-Ul       >.iLLw        •..«     j  V^      ^•o     >-?  -^     -^3     (•  yiy'l     i„^-ii> 

tS^Liv>-      --^    ^3f*'-'    03-^' J    jL»^>-      ^Ic-    ,  ,j*j.»j    iV'^3    ^^*''r' 


quc.  lui  avait  apporte  Maurice  {Moilrlq!)  contrc  son  enaemi  rusurpateur 
Bahram;  mais  il  chaugoa  ensuite  quaucl  les  Grecs  massacrerent  Maurice,  ses 
cnfants  et  sa  femme'.  Maurice  etait  un  liomme  austere,  liumble,  priant 
beaucoup,  jeünaut  toujours.  II  aimait  faire  des  aumünes,  bätir  des  cglises  ". 
II  s'opposait  ä  ce  qu'aucun  de  ses  gouverneurs,  ou  fonctiounaires,  opprimat 
personne.  Pour  leur  faire  perdre  cette  habitude,  il  alla  meme  jusqu'ä  con- 
fisquer  les  Incns  des  chefs.  Ceux-ci  le  prirent  en  haiueet  parviiirent  par 
leurs  ruses  a  le  massacrer  et  a  le  remplacer  par  Pliocas  [Qoul'a).  A  cette 
nouvi'llo,  Kosrau  ressentit  de  raffliction  et  une  grande  colere.  II  resolut 
d'attaquer  les  Grecs  pour  tirer  vengeance  de  ce  crime  et  reprendre  ce  qu'il 
avait  cede  ä  Maurice.  11  envoj^a  un  message  aux  grauds  de  l'empire  pour 
les  menacer.  A  suu  retour  Tambassadeur  lui  fit  part  du  mauvais  accueil 
fait  ä  son  message.  11  se  dirigea  aussitöt  vers  Nisibe  en  se  faisanl  accom- 
pagner  par  Mar  Sabrisö' '  pour  demauder  Ic  secours  di;  sa  priere.  A  son 
arrivee  a  La.som  en  Beith  Garmai  [Dädjanni),  saclianl  que  beaucoup  de  sang 
serait  verse,  il  pria  Notre-Seigneur  le  Christ  de  lui  epargner  ce  spectaclc. 
Trois  jours  apres,  le  roi  decida  de  se  mettre  en  route,  et  on  amcna  au 
catliolicos  un  äne  pour  le  nionter.  Mais  Jean  (YDiilKtiniii)  Ic  medeciu  lui 
prescrivit  de  monter  ä  dos  de  mulet  ä  cause  de  la  faiblesse  de  son  corps  : 
«  L'heure  du  repos,  lui  dit  le  catliolicos,  est  bienlOt  venue;  nous  partons  sur 
un  äne;  mais  nous  retournerons  sur  un  cliameau.  » 

1.  Le  27  novembro  (;()2.  —  2.  Cf.  Evag.,  lib.  VI.  c.  1  et  sq.  --  .■5.  Cf.  Mari,  p.  (10: 
'Amr,  p.  51;  l]arliebr.,  Cliron.  Eccles.,  II,  cul.  1()7. 


1>.    VM. 


500  IIISTOIRE  NESTORIENXE.                                          [180] 

•  p.  20O.  jlj   .viAr>La  ^Ui    "ol^  ol^'    ^j^    "-"^^    ^"^'^    ""^-^       crr"^-^^"    cT'^'j    iJ^Jy 

cUJafrj  (^  L-jj    "^   ^jÄi"  jjSi    j    j  i    Jr  1?   (V^^   ^J^ — ^    (^    ^*^"  (n~*   ''^ — *~^"  ^ 

•  p.  201.  J  j,::«]?!   jls  .(v^  *  Ul  «J4>  jv-^l^l  ^^  LS-  üLäJI     ^jI   lir^'^^''  ^j*^'  LJs;^' 


1.  Sic. 


Kosrau,  ä  sou  arrivee  ä  Nisibc,  dit  au  calholicos  :  «  C'estpar  ma  confiauce 
eu  FefTicacite  de  ta  priöre  quo  je  vais  commencer  cette  campagne  pour 
veriger  le  sang-  du  picux  Maurice  et  pour  faire  sieger  ä  sa  place  sou  fils 
Theodose  (Tiddäsis),  (jui  a  echappe  au  massacre.  Si  donc  tu  sais  que  je  suis 
victorieux  dans  cette  guerre,  je  vais  Tentreprendre;  sinon,  je  vais  m'en 
abstenir.  »  Le  catholicos  lui  dit  tristcment  el  cu  pleurant  :  a  Tu  es  victo- 
rieux de  la  part  de  Dieu;  agis  donc,  ö  roi,  avec  douceur  el  niansuetudc;  ne 
te  häte  pas,  car  la  precipitation  est  loin  de  ton  caractcre  gönereux;  et  si, 
nialgrc  la  durcte  de  leur  coeur,  que  je  connais,  tu  obtenais  d'cux  ce  quo  tu 
clierches!  Cependaut,  pour  que  je  ne  sois  pas  blanie  par  leurs  cliefs  et  les 
grands  de  leur  Eglise  d'avoir  neglige  de  prier  en  faveur  du  pcuple  des 
croyants,  mes  yeux  ne  verront  pas,  j'en  ai  la  conviction  en  Dieu,  oe  i|ni 
sera  pour  eux  unc  cause  d'öpreuves.  —  J'agirai  comme  tu  le  dis,  repondil 
le  prince,  et  je  leur  ecrirai  encore  une  seconde  fois.  Sculcment  tu  m'allligeä 
en  disant  quo  tu  vas  retrouver  ton  Seigneur.  »  Puis  il  ecrivit  aux  Grecs  : 
"  iXotrc  bonte  ue  nous  permel  pas  de  nous  liäter  de  vous  punir  de  votrc  crime; 
1(!  catholicos,  notre  pöre  cöleste,  le  meilleur  anii  de  la  paix',  a  inlcrcedc 
pour  vous  en  nous  exhortanl  ä  vous  donner  un  delai.  PnHez-niui  oböissance 
et  delrönez  celui  que  vous  avez  fait  sieger;  que  le  üls  de  Tempereur  succc^de 
legitimement  ä  son  pere;  sinon,  ne  nous  lilAmez  pas.  »  11s  se  jeterenl  sur  le 
messager,  dechirerent  sa  lettre,  le  chargercnt  de  l'ers  et  l'envoyerent  dans 
leur  pays.  Kosrau  ayant  appris  cette  nouvelle,  envoya  son  avant-garde  contro 

1.  'l'riii.lucliun  (.üiiJL'tüiruli.'. 


[181]        LXXI.  —  MORT  DR  SAINT  MAR  SABRISO',  [,F,  CATHOLICOS.  501 

Jj)    Jj   .Ijo   ^'1    "C^jJu   AÜLi    i^_— J    «A^3   .ft-*A,l)    ^'1    '-C_I<    iijÄillj   ^jll5s.Jl   Us>i>-j 

j.i;lj  .JUl  lÄjt>  ^   -cli:,   ijj]\    ^jjl   .^j^j   cU-l     it  <,U1   ^j^lUIj   .dUi    JL«   A-^^i 

^     1a,äS_)       "i^™^      ])li-ji      .IJjjuj     viXLJl      jlj         .^      LijjijJ        ,ii'?''j      j^rZäJ'         ,-i-      (J"^-*' 


Dara.  Sabri.sö'  resta  ä  iXisibt?  pemlaiit  qiiatro  mois;  et  romme  il  savait  ce 
qui  arriverait  aiix  clir^tiens,  il  ne  cessa  de  prior  Dieu  et  de  lui  demander 
de  le  faire  mourir  avant  de  voir  ces  evenements.  Dieu  lui  revela  qu'il  avait 
exauce  sa  priere,  et  lui  fit  meme  savoir  le  moment  oü  il  devait  quitter  ce 
monde.  II  arriva  quo  quinze  jours  apres  la  prise  (de  la  ville),  Kosrau  euvoya 
deux  des  siens  ä  Seleucie  {AI-Macldui)  pour  annoncer  aux  habitants  la  nou- 
velle  de  la  conquete  et  de  la  victoire,  et  pour  lui  rapporter  les  nouvelles  de 
ces  provinces  de  l'empire.  (^>uand  ils  entrerent  ä  Nisibe,  ils  allerent  saluer 
Mar  Sabrisö'  le  catholicos;  car  tout  mages  qu'ils  etaient,  ils  Thonoraient. 
Comme  il  leur  demandait  de  l'attendre  pour  aller  avec  eux  :  «  Qui  te  laissera 
partir?  »  lui  dirent-ils.  II  leur  repondit  :  «  Celui  auquel  personne  ne  peut 
resister,  me  laissera  partir;  j'irai  sur  un  chameau.  Si  vous  ne  m'attendez  pas, 
je  vous  rejoindrai  sur  la  route.  »  Mais  eux  ne  s'arreterent  pas  ä  cette  parole. 

LXXI.     MoRT    DK     SATNT    M  Mt     S\I!H1S6',     LE    C\TIIOIJC0S  ' . 

Trois  jours  apres  le  depart  des  messa^ers,  Mar  Sabrisi»'  tomba  malade. 
Kosrau  lui  envoya  Taklirid  pour  savoir  les  nouvelles  que  son  co)ur  etait  im- 
patient  de  connaitre,  et  pour  lui  demander  de  prier  son  Seigneur  de  retarder 
sa  mort  jusqu'ä  la  fin   de  la  guerre,  comme  il  l'avait  deja  prie  de  l'avancer. 

1.  Cf.  les  sources  citees  plus  liaut,  11"  LXV. 


a02 


502  I11STUI1{1-:  M-STORIHNNK.  [182] 

.Ol    ^i   <JUL«    .^y    J^    <^j=^    Cy   '^^    "^'^    ^    ^^^^     '^^^    «-M-rf^    "-^J^J 

^i^\j  .^1  (.jis  Ali  ^jl:  /^  "Cis  .jikui  (.jii;  VI  i;^i  ^y  .^^  ^j^  b^ 

L^  Ji«    ^li   clf-V   J^    -^'i    ^W    ^^l*   -^^   ^^^    ^^    ^'i-^    ^^    ^-r«^    ^ 

^  ^1    ^jU.11    ^    l;ÜJu    ^    ^jl    ^l^    .^    J    .-^.   U    Jl    dLUI    _^L. 
C^^  lÄA  Jl  <±^  ^  ^M  Jlli   .^L^-Jl   jL   J^j  Ji.  i^JI  oU^i-U   .^u 

^jVij  u_ii  j  j_^u  ^u^^i  .^j\  jl  ^j^,  ji^  J-^'i  j^i  Jl  ^^-1  V  ^-^^ 

1-  ^}'^.- 


Gabriel  le  medecin  parvinl  ;i  denmiuler  au  roi  d'ecrire  (au  catliolicos)  de  Tali- 
soudro  avant  sa  niurt  de  raiiatliömo.  l.e  roi  lui  ecrivit  pour  obtenir  cette  grAcc. 
Le  Saint  lui  röpondit  :  «  Loiu  de  iiioi  de  renoiicer  au  moimul  di'  inouih-  a 
rattaclicment  et  ä  raffection  que  j'ai  pour  toi ;  mais  je  ue  desobeirai  jamais  k 
Tordre  de  Dien  et  je  nc  foulerai  point  aux  pieds  ses  decrets  et  ses  lois,  alors 
([uo  Gabriel  est  liü  dans  le  ciel  et  sur  la  lerre.  Toulefois  (\ao  Ics  romedes  qu'il 
lo  donue  soient  benis  et  efricaccs.  Oii  nous  a  ordunne  de  n.e  pas  nous  opposer 
i\  la  puissance;  car  cclui  qui  s'y  oppose  s'oppose  k  Dieu'.  Par  6gard  pour  cet 
ordre,  que  les  remödes  qu'il  te  donne  soient  benis  et  efTicaces.  »  Le  messager 
rap[iorla  ccs  parolcs  au  rdi,   (jui  s'öcria  :    «  A   cause    de  cela,  notre  peino 
s'accroit  davantage;  nous  ne  trouvcrons  jamais  pour  les  chretiens  un  chef 
([ui  vaillf^  celui-oi.  »  Le  roi  revint  ä  la  charge  au  sujet  de  Gabriel  et  de  son 
absolulion.  Le  messagor  arriva  tandis  qu'ou  avait  apporti'  le  cercueil  et  que 
les  niödeeins  preparaioni,  sur  son  ordre,  les  aromates  pour  rcmbaumer;   il 
lui  dit  :  ((  Ta  niort  est  proche;  accorde  donc  au  roi  ce  qu'il  demande  en  faveur 
de  son  medecin.  .le  vois  (pill  ne  tc   reste  que   drux   heures    11  exercer    Ion 
pouvoir  sur  les    clin'liriis;    exerce    la   niisericorde   envers   un    houinic   (|iii 
di'mande  niisericorde.  —   Si  je   l'avais   abscms,   lui  repondit-il,   il    l'audiait, 
anJDurd'hui  «jue  je  vais  comparaitre  dcvant  le  juge  juste,  que  je  le  lic  k  nou- 
veau.  Gabriel  csl  donc  li6  avec  tous  les  dissidcnts  ses  compagnons  dans  le 

1 .  {'f.  Honi.,  XIII,  2. 


[183]        LXXI.  —  MORT  DE  SAINT  MAP,  SAIUIISO'.  LE  CATHOLICOS.         :.0;i 

bL.ib_>-   J.   ^^Wl   yy   Jj.V   j^   jij,   y>'^\   J^Vl    ,'j._  ^y'  i-Ül   ^U'   j  ^j^ 

J  ^Ü  bl.3  .j;.J^'l  ^li  Jl:|  Ai'  jl^3  .jyL<-'S  ^i— "  <r^^  '^-^>j  -ö'^jr"  '^^^i 
^^j  .iS  )i:>j'S.  ^~.aÄi>  V  U  ^r-ül  ^,^  /«-»^b  (*^J  "^^^  'Sr'^  ^^3  •  Jr-"  >J^'  ÄÜä!! 
.^^  jil^  .iL  ^iH  ^_A.>i  Jl  ^  Li  i_^^U^._  j'  diu  bA^Mr  jilulj  .Cv^LH  j 
^^"jb  ^  iJJ>l    S_^JI    >^UI    I3JIJI3    jvA-^    Oj    J    1_«J=>   Ji    j^~^'   ^U'   jl^3 

-_iUI    ^^   i^^    ^Uä-I'^^J^I'    ^y:i__^_    «.^3     j'if-    -^^.^    _.'_^_    l3jL^    L}>    .xJä. 
LU^3    .all'    >U-   Lv.-j  w>l    y^l^^'j    ^L^Vl3    b>U.'l    iJAr3    .:U'1jLa,11j    --'1    J^  j 


ciel  et  sur  la  terre.  »  Le  messager  lui  demanda  alors  di-  le  Ijcnir:  Ic  Saint  lui 
donna  sa  benediction,  et  il  expira,  qui-  Dieu  sanctifie  son  äme !  uii  dimanche  ä 
neuf  lieures,  le  18  septembre ',  correspoudant  au  5  Khardadmali  ■,  en  la 
quinzieme  annee '  du  regnf  de  Kosrau  Parwez,  lils  de  Hormizd. 

Les  medecins  rembaumerent,  comme  le  roi  leur  avait  conimande ;  et, 
apres  Tavoir  enveloppe  daus  les  habit-  (jue  lui  avaieut  envoyes  le  roi  et  la 
reine  Sirin,  ils  jeterent  sur  lui  du  musc  et  du  campbre.  II  avait  depasse  quafre- 
vingts  aus  \  et  passe  huit  ans  dans  le  catbolicat.  On  pria  sur  sa  depouille 
pendanl  trois  jours:  il  se  fit  autour  du  Saint  un  concours  innoml)rable 
d'hommes:  ses  disciples  le  mirent  dans  le  cercueil  et  demanderent  Tautorisa- 
tion  du  roi  pour  le  porter,  selon  sa  volonte,  dans  le  couvent  qu'il  avait  bäti. 
II  la  leur  accorda. 

Les  habitants  de  .Xisibe  et  ceux  dr  Hira  eussent  desiri'  qu'il  lut  enseveli 
chez  eux  :  les  premiers  par  le  desir  de  le  posseder,  les  autres  parce  qu'ils 
etaient  accoutumes  ä  donner  la  sepulture  ä  d'autres  catholicos.  Mais  ni  les 
uns  ni  les  autres  ne  purent  robteuir.  On  mit  le  cercueil  sur  un  chanieau  agile, 
ainsi  qu'il  l'avait  predit,  et  il  rejoignit  les  deux  niessagers  en  Adiabene. 
L'escorte  s'etant  approchee  de  Karkha  de  Guedan,  Fauguste  et  fidele  Yazdin  ', 
ayant  appris  la  nouvelle,  lit  sonner  les  cloches  dans  toutes  les  eglises  et  tous 
les  couvents.   On  alla  a  sa  rencontre   avec  beaucoup  de   veneration.    et  en 

1.  Un  dimanche  du  mois  daoi'il,  d'apres  Miklia,  cite  par  Elic  de  Nisilie  Barhebr.. 
Chron.  Eccles.,  II,  col.  108,  n.  2).  —  2.  Norii  du  3"  mois  de  1  aniiee  persane  \i^ij^  011 
s'---lj;_^).  —  3.  En  OO'i.  —  'i.  II  serait  donc  ne  en  524  au  plus  tard.  —  5.  Sur  ce  person- 
nage, voir  ci-dessous.  n°  LXXXl. 


■20.". 


504  HISTOIRK  NESTORIENXE.  [184] 

.^^^1  l;I_   ._JU    ^r-  t^J'  V    ^^\  <A^   S}^1    j\  J>_^y_  ib^5  -^"   ^>  o'V'^ 

^1  J  ^3  ^J  "^  l.-:.-  J  t«~"-  (^  ör-ir^'-  i_l^lj  c,<.i'  ^cL^  >i;_^.Üi   *^ 

1.   ^^jtiJ'   ex  iN*i^i   liistoria. 


recitant  des  prieres.  On  le  fit  penetrcr  dans  l'eglise,  oü  on  vcilla  toute  la 
miit:  le  lendemain  matin,  on  cölebra  les  saints  mysteres.  Yazdin  voulait  i>ar- 
der  sa  croix,  oü  se  trouvait  uii  morccau  de  la  croix  de  Notre-Seigneur  le 
Christ;  mais  il  n'osa  le  faire,  les  disciples  du  Saint  s'y  etant  opposes,  et  lui 
ayant  fait  savoir  qu'il  avait  recommande  qu'on  la  plagät  dans  le  couvent  oü 
il  serait  enseveli.  Yazdin  fit  accorapagner  le  cercueil  par  une  foule  de  pretres, 
de  diacres  et  de  chrötiens,  qui  \n  deposercnt  dans  son  couvent,  selon  son 
desir.  Ce  couvent  porte  son  noni  et  se  tronve  dans  la  provinco  do  Karklia  de 
Guödan. 

Les  luiraclcs  et  les  prodiges  operes  par  ce  Saint  sont  nombreux.  Si  nous 
en  mentionnions  memo  une  faible  partie,  nous  rcndrions  ce  livre  volumineux. 
Pierre  (Fetros)  supörieur  du  couvent  de  Beith  'Abc  a  ('cril  riiistoirc  de  sa  vic 
ascetique,  öpiscopale  cl  paliiarcale  ' 


I 


1.  Celle  Vie  nous  est  parvennc  sous  le  titrc  :  Ilistoire  des  actcs  de  Mar  Sabrisö', 
cathoUcos-patriarche,  ecrile  par  Pierre,  moine.  Elle  a  etc  publice  par  Bedjan  [Histoire 
de  Mar  Yabalaha,  etc.,  p.  2.S.S  et  suiv.j.  Nolre  aulcur  a  iiisere  ici  bien  des  iiiiracles  et 
lies  details  qui  ne  se  trouvenl  pas  dans  la  Vie  :  ce  qui  prouve  qu'il  avait  suus  les  jeux 
une  autre  bioyjrapliie  de  ce  calholicos,  differente  de  celle  qui  a  ete  ecrite  par  Pierre  le 
inoine.  Notre  auteur  dit  de  celui-ei  qu'il  a  ete  supericur  du  couvent  de  Beilb'Abe. 
Mais  Tliomas  de  Marg^a,  qui  a  ecril  l'histoire  de  ce  couvent  dcpuis  sa  fondalion  jusqu'ä 
l'an  8.'52,  ne  fait  pas  figurcr  ce  Pierre  dans  la  liste  de  ses  supcrieurs,  a  nioins  qu'on  no 
veuille  identiüer  ce  ^»ov^  avec  ^Qi>.a3.  (|ui  vers  629  succeda  ä  Jean  dans  la  directioii 
de  ce  couvent  fvnir  Tliomas  de  M,iii;a,  üb.  II,  c.  1). 


[185]       LXXII.    -  EVENEMENTS  QUl  EURENT  LIEU  DE  SON  TEMPS.  505 

^^l.    ijlk^   P  x±)y^   y>     _jjJl!1  ^\    «.»i^l   <Sj^   y.ij}    ^^^^   •ijuLJ'  i;Jl    ij 
S_p-Ul   j3ä.'1   jj^r^,   jl~fc,J'    (5J,;   ^j^,   ^y-n   ^ti   p^    j!    '3^-^3  l,;:i3Ll3   J^^ü 

J.ii."-?ll     Jj-Laj    'Ü'M.ia-J    bXj     ij-ÜI     j».«JjuJ     .-vj,»_U;'     ^      'vJJUiJl       \-JiÄ^I'     \*Jy\      j^U^ 

1.  -jjt 


LXXII.     I'IVENEMENTS    QU     EURENT    LIEU    DE    SO.N     TEMI'S. 

Ell  la  scptieme  '  annöo  du  regiie  de  Kosi'au  Parwez,  les  metropolitains 
et  les  eveques  d'Orient  se  reunireiit  aupres  de  saint  Sabris^ö''  et  declarereiit 
qiril  y  avait  parmi  eux  certaius  hommes  '  qui,  rovötus  de  l'liabit  roligieux, 
modifiaient  la  verite  regue  des  apötres  et  enseignee  par  les  ;M8  Peres  du 
Synode  de  Xieee ;  qui  blämaient  les  docteurs  legitimes  et  veridiques  de 
FEglise,  enseignaient  aux  gens  une  doctriae  contraire  ä  ('(die  de  ces  doc- 
teurs, pervertissaient  l'esprit  des  simples,  preteudaut  que  le  peche  est  grave 
dans  la  nature  de  riiomme.  II  y  eu  avait  aussi  qui  piN'tendaiont  que  la  nature 
d'Adam  aurait  ete  creee  Immortelle  des  rorigiue ;  qui  retranchaient  (de 
roITice)  les  litanies ''  et  les  hymnes  eomposees  par  les  vrais  et  sinceres 
docteurs  de  la  verite  '. 

Le  catliolicos,  les  metropolitains  et  les  eveques  presents  deciderent  de 
faire  disparaitre  de  l'Eglise  ces  choses  detestables;  ils  chassrrent  ceux  qui  eu 

i.  Les  Actes  du  Synode  disent  :  en  la  sixiemo  annee  iSyn.  Orient.,  p.  596).  —  2.  Cf. 
ibid.  — 3.  Allusion  ä  Hnana  et  ä  ses  partisans.  —  4.jjUo  traduction  litterale  de  iiojov^. 
—  5.  Selon  un  manuscrit  de  notre  bibliotheque  de  Seert  (n°  67),  intitule  :  Epitome  des 
Canons  synodau.r,  les  liymnes  retranchdes  de  rolTice  par  Hnana  et  ses  disciplos, 
etaient  celles-ci  :  \v^Vs,a  |isi-.jj  ^  (liymne  chantee  ä  la  messe  avant  le  Pater),  ij.40>.  -;ol  et 
oi-j.;  lioioj  (voir  Brenaire  chaldeen,  pars  prima,  ed.  Bedjau,  pp.  27,  35).  Ces  deux  der- 
niers  chants,  qui  se  recitent  a  Matines  les  jours  du  dimanche,  sont  atti'ibues  ä  Narsai. 
Les  partisans  de  Hnana  les  auraient  donc  retranches  de  roffice,  par  nK'pris  ponr  Narsai, 
un  des  plus  rigides  nestoriens. 


I'.  in- 


•  1> 


506                                           lüSTÜIRE  NESTÜRli:-NMi.  [186] 

l^La-j   <il\^^\  'jJo   y>  |^Ä)1  ^^-Jc^\   JU.VI   \yKx^i  f^y'i  ^^y^i  ly-Ui-jl    b-V^ 

vili^lllj    Aiiä»-    (♦( il       Jlt     Mj>f"J    ii^Ii-J   "'-»aL»^!     aJ     l_jloi     CtS    pyj'jij  clil     ^^     iV* 

I'.  208.  ^^_jLä)i    ^_j    ^fJs-    ^3i 

^Lät    jijji:.    ^->*yi    ^_j;LiLLw'    ^^^   •r'y^^.    ^^-'^   li    ^^'^    ^    f^^  ■r'"^'^    ^"*^ 
1.  x.'j.  —  2.  .^.U-l.   —  3.  ,j^J~iS^^  ex  ILQJOV3  sacerdotium. 


(^taient  les  propagateurs,  les  excommimiörent  et  los  exilerenl ;  ils  confirmerent 
la  füi  veritablc  qui  ost  la  hase  et  la  beaute  du  cliristianisme  et  la  vie  des 
ämes,  teile  qu'elle  a  dte  transmise  par  les  apötres  sous  rinspiratioii  du  Saiiit- 
Esprit.  Ils  ecrivirent  un  libelle  sur  la  foi  et  sur  d'autres  matieres  coninie  ils 
Fcntendirent;  ils  appuyereiil  eef  ecrit  de  la  tradition  et  des  caiious  des  Pöres  ; 
ils  le  scellereiit  el  le  courniiKMciil  dr  leurs  signatures  el  de  leurs  sceaux, 
s'engagcaut  ;\  robserver,  ä  y  adhörer  et  ä  Tenseigner  ä  leurs  ouailles.  Ils  pro- 
noncerent  de  rcdoutables  aiiatliemes  contrc  coux  qui  les  oontrediraient,  eu 
rcqjoussaut  la  doetrinc  de  Tlieodoro;  ils  exconuuuuiereat  toutos  les  sectes  des 
dissideiils  eu  les  nommaut  Tuue  apres  Fautre  et  condamnerenl  les  beresics 
Hill'  a  uuc.  Ils  cxcommuuierent  et  dcclarerent  dechus  de  tous  les  ordres  du 
sacerdoce  ceux  qui  s'ecarleraicnt  de  cetlo  doctrine  ecrite,  leur  interdirent 
Teutrc^e  de  Teglisc  et  la  reccptiou  des  oblatious.  Ils  s'eugagöreut  <iussi  avec 
serment  ä  n'avoir  pas  de  relatious  avec  ceux  qui  conlrediraient  ce  qu'Ils 
veiiaieut  de  condrmer,  ämoins  que  ceux-ci  n'aieut  fait  pcuilence  et  ue  se  soieut 
repeutis  de  leurs  erreurs'.  Oui'  Dieu  uous  aide  i\  agir  selou  sa  vuloule. 

LXXIII.     llisiiillii:     liK    SAINT    ZiNAI". 

Ce  Pore  s'instalia  daus  uue  grotte  dans  la  montague  lout  prös  d'Etiennc 
(E.st/ifiinos),  le  nioiuc;  il  se  uourrissait  de  raciues  sauvages  de  la  montagne. 

1.  Los  Actes  de  cc  syiiode  onl  etü  publios   par  .I.-B.  Cihaliol  (voir   Si/n.   Orient., 
p.  'lüü-'itilj.  -  -  2.  er.  Le  Livre  de  la  Cltastcte,  ii°  70. 


[187]  LXXIV.  —  IIISTOIRE  DE  GKKGOIRH,  MKTROI'OLITAIX  \)K  MSIBE.    507 

Ol  ^\j  <J    ^\i\i  .>.V1   ^yi  ^  'f^  L,.    ^i  i>  ^j\  J\  jL.  jv'  .J^\ 
<^i  jl  ij^^j  " ,yj  <-^   '--"-^  iS-^^   1.5^^3   -Jr^   (.?:t*^''  <^'^   -^  V   f'^'j  »J'-*^'^' 

®LLLLib=r  L^'I^La   ."Cj^'I  j^x  ^  iV^  ^,^-»^3  LLlUU 


-r*'  jU=^ 


-'^cT"  -t 


j  ^r-jJji  o^3  ••^^..^'^  -'M^'3  -^^jj^^  'C«3'>1«  j  -k.ijiJl  Li=-jj  y^  ^Li«  iT'"*^'^  '-^ 
■\~^  jji  (_,ull;ij  ü-u  '»-i  >.lsij  .  "^Ia^ii  u^jiv^l     il  jLs  S^t)  ^-^-^^  ^^y^  '^1/ 

1.  ^^•>»-''  ex  iv»ai.  habitatio,  moiifisteriuni.  —  2.     y',  ex  ^i  magister  noster.  —  3.  Cod. 
c~'-  —  4.     .^s-rr''— •'  _    ,..U!  ex  |._-jij  anoslolus.  —  5.   s^'J. 


Puis  il  se  rendit  eu  Adiabeiie,  oü  il  bätit  uii  couvent  sur  le  Petit  Zab,  et  il 
y  demeura;  des  moines  se  reunirent  aupres  de  liii.  Mar  Babai  de  Nisibe  '  y 
vecut  deux  ans.  L'auteur  de  la  biograpliie  de  Raliban  Zinai  raconte  qiie  les 
larmes  coulaieiit  saus  cesse  de  ses  yeux;  a  sa  mort,  il  coiifia  son  moiiastere  ä 
sondisciple  Rabban  Sabtba,  qui  avait  bati  un  couvent  daiis  la  terre  de  Ma'al- 
thäye.  11  ecrivit  deux  livres  ascetiques".  Que  leurs  [iricres   nous  gardent. 

LXXn'.     HlSTOIüE    DE    GliEGOIItE,     MfJTROPOI.ITAIN     DE    NlSIBE  '' . 

Ce  Saint,  par  la  vis  solitaire  qu'il  meua  dans  le  desert  et  par  les  miracles 
qu'il  opera,  ressemble  ä  saint  Jean-Baptiste  par  Tevaugelisation  des  hommes, 
ä  Paul  et  par  son  zele  pour  sa  religion  et  par  son  ortbodoxie  a  Elie.  Qui 
pourrait  raconter  ses  vertus  et  sa  vie  apostolique?  II  etait  originaire  de  Ca.scar. 
Quand  il  eut  fini  de  lire  les  psaumes  de  David  et  qu'il  i'ut  capable  de  com- 
prendre,  il  alla  ä  rEcole  de  Seleucie,  011  il  resta  quelque  temps;  il  sc  rendit 
ensuite  ä  l'Ecole  de  Nisibe,  oü  il  suivit  les   Iceons  d'Abrabam  l'interprete '. 

1.  Voir  ci-dessus,  n"  L.  —  2.  Le  Livre  de  la  Clvistetc  dit  de  lui  egalement  qu'il  com- 
posa  des  livres  ascetiques.  Un  manuscrit  de  notre  bibliotheque  de  Seert  (11°  ßSi  coiitierit 
34  Canons  monastiques  sous  ce  titre  :  Canons  de  saint  Abba  Zinai,  inoine  c.vperiinenti'. 

—  3.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chastete,  n°  56;   Un  niioco  teslo,  etc.,  p.   10-11;    Ami-,  p.  51. 

—  4.  Sur  ce  personnage,  voir  ci-dessus,  n"  IX. 


■211'J. 


508  HISTOIRE  NESTOHIENXE.  [188] 

\yiL*  i^l«pj  iU-  Jjt'l  !s_^  J^^}  .yüJ\  ^\y}  i^Jo  ^^_  du*  Jj-OV^  J  pA«r. 

jlj     .ililS^VI     ^Jt-i     p^     ,^3     '(^J^      pv^l'      J^aJI      (.y)l      j»^     jU:.!      jlj      .Zj'^jLsil 

r'Ul    >.AjJ    .  ^lj3t«iJl3    -^^^'^    ^'r^J    Ir-^    ^ä)^    ^y_    ijS    -Cju3  (v"J^!3    ■-O^     i-^-»^^'3 

®Aj'^>iÄ>    j»^:^    jlTjJi    «kÄJl3   ^l»ü    J   IfrjJl    iyL3    J3-C-VI 
1.    ..^,'j.  —  2.    .,ljj*  ex  pLojo  mortalilas.  pestis. 


Les  habitants  d'Adiaböne  ' ,  qui  cnteudirent  parier  de  lui,  retabliront  in- 
lerprt'lo  dans  leur  pavs.  II  demeura  ainsi  onzc  ans.  Ensuile  il  les  quitta  et 
rctouriia  ä  son  pays  pour  en  appeler  les  habitants  an  christiauisme  ;  nu 
i^ronpe  d'entre  eux  s'attacha  h  la  suite  dn  Saint.  II  fonda  une  öcole,  qui 
rounil  trois  cents  etndiants;  il  biUit  ensnite  nne  autre  ecole  dans  nn  village 
de  Cascar  et  prescrivit  aux  ötudiants  de  jeiiner  et  de  s'adonner  ä  la  priere. 
Cliaque  annee,  pendant  le  careme,  il  se  faisuit  accompagner  par  ceux  qui 
avaiiMit  uppris  les  priores,  et  se  dirigeait  vers  les  villages  voisins  ponr  appeler 
leurs  babitaiits  a  la  l'oi.  Quand  ceux-ci  le  laissaient  petuHrer,  il  les  benissait, 
priait  sur  leurs  totes  et  leur  enseignait  la  foi.  Quand  ils  rempechaient 
driilrcr,  il  se  tenait  avec  sa  suite  en  dehors  du  village,  priant,  expliquant 
tonte  la  journec  la  religion  clirötienne,  recevant  des  coups  et  des  pierres 
avec  paticnce.  GrAce  aux  prodiges  et  aux  miraeles  qu'il  operait,  il  baptisait 
cliaque  jour  une  foule  nombreuse ;  on  brisa  dans  la  tcrre  de  .Mai.'^an  et  de 
Cascar  beaucoup  d'idoles  dont  on  demolit  meme  les  temples  pour  bätir,  k 
ii'ur  place,  des  öglises. 

Dl'  son  tenq)s,  il  y  cul  um'  Icrrible  peste  dans  le  pays  de  Cascar;  les 
cbefs  des  mages,  s'etant  rassemblös,  vinrent  environner  r(''Cole  pour  Ini 
demander  de  prior  pour  eux;  il  In  lil,  cf  la  peste  disparut  par  l'elTel  de  sa 
priere. 

1.  .\rl)elo.  (Jans  f.r  /.ivrc  de  Zu  (/insf/'l)!. 


[189]  LXXIV.  —  HISTOIRE  DE  GREGOIRE,  METKül'OLITAIN  DE  XISIBE.   509 

j—^,  cUi  j  '  juui  ji^3  .^^<uji  ^  i^ji  i;v  A;  j_i  ^  g  ^ij  <;v 

.jj^'LkJI   ._^   J    i^jij    ^j   .J_j,C-VI    J  iljij    i-u   'i.'^   j^_j^    j_^l"  ^^JjJI   L^LL^ 
1.  jj'^^'"-"  ex  iiqNv.  doctiir.  —  2.  =t-!='. 


Sa  rcputation  arriva  jus({u'ä  Isö'yahb  le  catholicos,  qui  Ic  fit,  malgre  lui, 
evtique  de  Cascar.  Kosrau  lui-meme,  qui  entendit  parier  de  lui  et  de  ses 
Oeuvres,  fut  dans  l'admiration  et  en  congut  plus  de  Sympathie  pour  los  chre- 
tiens ;  sur  son  ordre  il  fut  transporte  au  siege  metropolitaiu  de  Nisibe  '  parce 
qu'il  voulait  un  liomme  en  qui  il  piit  mettre  sa  confiance,  pour  cette  ville 
limitrophe  des  deux  empires.  Le  docteur  de  Nisibe  etait  alors  Hnana  d'Adia- 
bene-,  disciple  de  Meise ':  depuis  longtemps,  il  etait  ä  l'Ecole,  curieux  de  la 
Iccture  des  ecrits  heterodoxes;  il  avait  explique  des  choses  coutrairemeut  a 
Tlieodore  l'Interprete;  il  s'etait  ecarte  de  la  verite  pour  adherer  a  des  doe- 
trines  heretiques. 

Quand  Gregoire  devint  metropolitain  de  Nisibe,  les  lettres  riiiforniereut 
de  ce  qu'on  entendait  dire  a  Ilnana;  il  lui  donna  alors  sa  desapprobation  et 
lui  reprocha  sa  maniere  d'etre.  Mais  Hnana  ne  voulut  pas  revenir  sur  ses 
assertions ;  alors  Gregoire  ccmdamna  les  livres  qu'il  avait  coraposes.  Hnana 
fit  ä  ce  moment  semblant  de  renoncer  ä  ses  erreurs  et  il  resta  longteinps 

1.  Vers  596  selon  Mikha  rilo  par  Elie  de  Xisilje  (Barhebr.,  Cliron.  Eccles.,  II,  col. 

100,    nOtS    3]     :     vt^fnllf     ICoori .  ->    ,^ocn-30     -^J-^!     I  •>«  t  ■'m-i»     ).^q^^^    vjcxjl^*    \^r\  nm^l    >s.aju     j  im    ya.j^jX3].\.l     övs 

.^»jiyj;  |.^_^a3v^^..jo  ia,^.^,  "  Ell  cette  aniiee  i907  des  Grecs;,  Subriso',  eveque  de  Lasom, 
fut  ordonne  catbolicos  le  jour  du  Jeudi  Saint;  et  cii  ces  jours-la,  Gregoire  tut  consaere 
metropolitain  de  Nisibe  ».  —  2.  Hnana  devint  maitre  de  l't'^cole  de  Nisibe  en  572  (voir 
Barhadbiabba' Ai-bij ija,  Cause  de  la  Fondaüon  des  Hcoles,  Patrol.  Orient.,  t.  IV,  p.  76). 
—  3.  Ce  Meise  serait  celui  sur  la  demande  duquel  Thomas  d'Edesse  ecrivit  ses  deux 
traites  sur  Noel  et  sur  l'Epiphanie  (M.  Carr,  Thoiiix  Edesseni  Iractalns  de  Nalivitate 
D.  N.  Christi,  Rome,  1808 1.  On  pourrait  encore  identifier  ce  Moise  avec  Joseph,  appele 
aussi  Moise.  qui  convertit  Mar  Aba   Histoire  de   Yabulaha,  p.  211). 


510  IIISIOIRK  NKSTORIENNE.  [190] 

j   -'Ir-'"^''    J^  'Ir^'  -^1  (V>*-J  Jn-V^    £^J-r^'  ö^  (n*-   -^    j'^''   -:A-^ 
*  1'. -Ji-j.  1^1  i^'lj  .liLa-  ^lijif^l   ^Li   <üjju   *  CiJrU»  jLs  Jij   p^».i^^^  ^^  ^'1   ».^3  .ö^'i 

^i_)LJ_j   T  j^    (^  >=>-   ^   ,_5'^    ^>'V?"  ' ''-^    ^^   .1'Ll>-   Jjs    („Ls^    j»jJ^    i^vJj'Wi    «.« — > 

J^OVi   ^;;£  l>fv=*-J  -Jj^^   •r'-J^   i^  ^>^   (^^  "^^  ^^  i^'^  (V-^'j  -^^ 
öjlJI  ^  'jfv^J  '^fj^j  -^'  ~  j%^   ij  l>U-^j  t-'^^'  (V"  b-^b  (v^^'  'yt?*-5 

1.  In  inarö:inc.      -  2.    .,bi.Ju(k.'l  ex  |j\-.n-^   lintpum.   —  3.    >,li-''    ^  .•»»--=-     i-\x  iio;i>  thu- 
riiniluiii. 


tlans  cctte  Situation,  jusqu'ä  ee  qu  il  cuttrouve  occasiou  d"iiui)li)rcr  Ic  sccours 
des  medecins  du  roi,  auxquels  le  metrüpolitain  Gregoire  avait  del'ciidu 
d'epouser  dcux  feinrnes  et  qu'ii  avait  excommuniös  pour  leur  resistauce  opi- 
niAtre.  Gregoire  ecrivit  ä  Mar  Sabrisö"  qui  ctail  alors  catholicos,  pour  Tiii- 
formcr  de  l'erreur  de  Hnana.  Celui-ci  envoya,  de  son  cöte,  ä  Sabrisö'  une 
lettre,  daus  laquelle  il  se  jouait  de  lui  comme  Ic  faux  proplicte  avait  agi  ä 
l't'gard  du  vrai  prophetc'.  La  foule  des  Peres  censurcrent  la  lettre,  doiit  ils 
eurent  eonnaissance,  et  eu  tirerent  le  motif  d'une  excommunication  contre 
Hnana.  Mais  le  catholicos,  bien  loiii  de  confirmer  leur  scntence,  aceui'illit 
favorablement  la  Irllre  de  Hnana.  Gregoire,  ayant  appris  cctte  nouvelle, 
s'en  alla;  et,  apres  avoir  secoue  la  poussiere  de  ses  sandales  ä  la  porte  de 
A'isibe,  il  quitta  la  villc  -. 

Les  etudianls  liireul  lorlfnient  allectes  de  cettc  deoisiun  de  Sabrisi)', 
(|ui  avait  repoussd  la  parole  du  metropolitain  pour  accepter  celle  de  Hnana; 
i'i'iiipiis  de  ce  zele  dont  parle  le  proplicte,  quand  il  dit  :  J'ni  ete  cmu  de  zhJe 
/i'iiir  Ic  Seigneur  Dirn  drs  (innres,  ils  sortirent  de  TEcole,  distribuani  li's  objets 
qii'ils  avaient ;  ils  eniportaient  des  cvangiles  et  des  croix  sur  des  voiles  noirs, 

I.  (;r.  1  Itois,  Mii.  —  2.  Selon  noli'c  autcur  (voir  ci-dessous,  p.  513,  n.  1),  Gregoire 
.scrail  mort  en  üll/2;  son  depart  de  Nisihe  aurait  donc  cu  lieu  en  ö9'i/5,  son  exil  ayanl 
dure  17  ans  selon  Babai  le  Grand  {//ist.  de  Yabalalia...,  p.  42ü).  Mals  a  ce  moment 
Sabrisö'  n'elait  pas  encore  ülu  catholicos.  Ou  bien  la  dato  que  donne  notre  auleur  est 
erronee,  ou  bien  liabai  le  Grand  n'aurait  compte  les  annees  de  l'exil  de  Gregoire  que 
depuis  son  retour  a  (lascar,  car  selon  Tanonymo  de  Guidi,  Gr(''goirc,  avani  d'elrc  exile 
par  ]('  roi  dans  son  pays  nalal,  avait  du  s'arrtHor  quelque  lemi)S  au  euiivent  de  Sahdost. 


[191]  LXXIV.    -  IllSTOIRR  DE  GRKGOIHE.  MKTROPOLITAIN  DE  NISIBE.  511 

^l-U)l       '^yAx,^       ij      j^js-      .Aijhi^      jy>-^Jb^     LLii'      LftjLwjjj      .|»j,>j^^        Js.      j»,V-33 


3JL_.-^     pj:3J     jl     l-^ 


L.U 


.      (»y^^*-^      jj^      ^C~!.      -'■^'j  ''.A^wl'      ^'U^l       /r*-^-— tJ       lä'^^^'       ^-x-^l}      ^^      i^ 


^''    ^_^«  ^J:^*^   -'yj-^-'i   ^-^.    (*r-^    f-J-?  ^^^^''  lj.»:Liv   Ö->^J1    ^'L    j^^jUJI    i.L 

LLl'U-  jL^  i^jJJl  ^IVAäJI   .--£-_j.-i;J   ,j--.-;..^"   jyC-1   j^   ^y^j\s>-J\   ll.^   J   jl^j   .<J 

1.     J-i  ,  JL.^  cxitv^ai  Iiymiius,  responsorium.  —  2.  ^,^zlM  ex  iiojo  potitio,  rogatio. 
—  3.  -V-^'-  —  '»•  '"  margine  graphio  :  Ä^.;^-^    ^^',  aj',    .,-'   '_;,'■•-•  'j'-^  J.'  I«»::^,.  Tft 


avec  des  enceiisoirs;  et  ils  sortireiil  de  la  ville  eu  priores,  et  eii  chantant 
les  hymnes  des  rogations;  ils  elaient  euvirou  trois  cents  '.  Les  liabitants  de 
la  ville  pleurereiit  et  gemireut  de  Icur  depart;  taiidis  que  les  chofs  mechants 
ctaient  tont  ä  la  joie  d'avoir  cliasse  Gregoire;  ils  ne  savaient  pas  les  mal- 
heurs  et  les  calaniites  qui  devaient  foiidre  sur  eux  et  les  atteindre  et 
qu'aiiisi  les  hommes  pieux  eu  seraieiit  delivres.  II  ne  resta  dans  I'Ecole  que 
vingt  persunnes  et  ä  peiue  autaut  d'eufauts. 

Aha,  Isaie  de  Tahal,  Meskena  'Arb.äya-,  disciples  de  Huana  et  quel- 
(jues  autres  de  leur  parti  refusereut  d'accompaguer  (les  amis  de  Gregoire). 
Ceux-ci,  ä  leur  arrivee  a  la  porte  de  la  ville,  terminerent  la  priere:  et,  apres 
s'etre  dit  adieu  les  uns  aux  autres,  ils  se  separerent.  QueUpu^s-uns  d'entre  eux 
se  rendirent  au  couvent  de  Mar  Abraham ;  d'autres  allerent  trouver  Mare 
(Marqos)  eveque  de  Balad,  qui  les  reunit  dans  une  ecole  qu'il  leur  bätit  en 
dehors  de  la  ville.  Parmi  ceux  qui  sortirent  de  TEcole  de  Nisibe,  il  y  avait 
Isö'yahb  de  Gdala  qui  deviut  plus    tard    catholicos',   Hadbsabba  '    'Arbfiya, 

1.  Gl'.  ',Vmr,  p.  .02,  56.  —  2.  Ge  sont  le.s  seuls  diseiplcs  de  Hnana  donl  iious  cou- 
naissions  les  noms  et  qiii  suivirent  jusqu'a  la  fin  la  doctrine  de  leur  celebre  niailre. 
Meskena  'Arljäya  et  Isaie  Tahläya  ecrivirent  sur  la  croyance  catholique  des  ouvragcs 
qui  ontelerelutes  par  Hnanisöle  moine  et  13aljai  Ic  Grand  ( voir  ci-dessous,  n""  LXXXIV 
etLXXXV;  cf.  liö'yahb  III,  Liher  Epist.,  (kl.  R.  Duval,  p.  J.'io;  notre  Etüde  supple- 
mentairc  sur  les  ecrivains  syviaques,  n"  XIX).  Les  ecrits  d'Isafe  ont  ele  <Misuile  con- 
damnes  par  Isö'yahb  d'Adialjene  avec  ceux  de  Sahdona  (voir  Eboiljesux  de  Nisibe, 
Epitome  des  Canons  si/nodaux,  pars  IX,  cap.  5).  —  3.  Voir  ci-dossous,  n"  XGlIl.  — 
4.  Ou  phitiit  Barl.iadbsabba. 


P.  ils. 


5J2  lilSTOIRE  NESTORIENNE.  [192] 

^jj>  Xs.  jy^j>-  J^  'y*^  i*-^^  j'  C'    '^y^\   örr'.-^   '-^^-   "^-''   ^^^"  '^-5 
j.>    *^*J='    -^    i^ji»    i^  ^'^-*  Ji-^i  -^r^i  y^   Jt'-    hr}^    Cy   ^y   S  ^—^ 

lyU   ^'   (v*A^y  .V/U   (»^   ^>J  ol^>l   i^Ai.  ^Jlj  pJ   c$-^*'   a*^'   ^^    <:^y^ 

'  P.  215.    ^j-.   ^1    ■wir_^    '  ^^.    S^\    J    .C,^    Ifi    ^lilj    Ä«^     pjJ    ^_^3    ^i     ul^jii    -jv^-^J 
1.  Cod.   Jl.  —  2.   .,^"ilJCw!    .jJJw' _  ^^j>LI  J,yl.l  ex  ^>i.!i3j»)  scholaris. 


(jiii  liil  lait  iniMrüpolilahi  de  llouKvan  '  ;  Isö'yalib  (rAdiabeuc  qiii  deviiit 
oalholicos;  Paul  riuterprete  dans  le  couvent  d'Abimalek;  Micliaül  le  dücteur'- 
et  plusicurs  autrcs  savants. 

Peu  apres,  les  habitauts  de  Nisibe  subirent  leur  cliAtimeut.  (Jiiaul  ä  Gre- 
^oire,  calomnie  par  des  eiivieux  aiipres  de  Kosrau,  il  eul  le  meine  sort  que  le 
vertueux  Mar  Nestorius.  Kosrau  lul  ayant  ordonne  de  retoariier  ä  suu  pays, 
il  se  retira  en  solitaire  dans  un  endroit  desert  entro  NifTar  et  Cascar;  cest  lä 
qu'il  vecut  longlenqjs  apres  sa  sortie  de  Nisibe,  s'adonnant  au  jeüne  et  k  la 
priere.  11  y  avait  pres  de  lä  un  village  dont  les  habilanis  adoraient  les  ser- 
penls.  II  les  iuvita  ä  confesser  Dieu  el  leur  moutra  lliorrcur  de  Icur  eulte. 
Mais  ils  ue  recoutercnl  pas  et  reslerent  dans  leur  iiiqiiete.  Uu  jour  leur 
pretre,  (jui  etait  charge  de  servir  les  serpents,  etant  alle  leur  jeter  de  la  nour- 
riture,  les  trouva  tous  morls.  Alors  tous  ceux  qui  etaient  lä  allerent  demander 
a  Gregoirc  de  leur  pardonner  Icnrs  pechds,  d'agrcer  leur  penilence  et  de  les 
bapliser.  II  exau(.-a  leur  dcmande  et  leur  biitit  une  eglise,  oii  il  etablit  des 
prötres.  Puis  il  se  trausporta  de  \k  ä  un  autre  endroit  nonime  Bizz  el-Anhi\r'', 

1.  C'esl  en  cetle  ([iialilü  qu'eu  OÜÖ  il  assisla  au  synotle  (Je  Grei;oire  \Sijn.  (hic/tl., 
p.  214).  Sur  Barhadbsabba  et  ses  ecrits,  voir  BarhadbKabba  Avbaija,  Cause  de  la  Fon- 
dalion  des  Ecoles,  Introduclion  :  Patiol.  Orionl.,  t.  IV,  p.  320-325.  —  2.  Sur  ce  Micliad, 
voir  notre  Elude  suppleincntaire  sur  les  Ecrivains  si/rüiques,  n'XVI;  Barhadbsabba 
Arb<li/(t...  Appendiie  II.  —  3.  C'esl-a-dire  :  «  Manieluii  des  fleuves  »  voir  U/i  nuovo 
leslo,  p.   I  1  . 


[193]  LXXV.  -  IIISTOIRK  DU  CIIATIMKXT.  r,i;i 

diu  J^  ^^rir-*-''-?  ^^'   ^^'^    J   ^"'jJ-a;    l;__pij  <=>-jj   ««-l!!   (j-Ji    j^i;?"  """VlU-lj 

jjj^jJUJl  IjLä)  J^jU-JI  <U1  j»,Li3  .xÜl   Jjü  •du  J  ^_$Ä)I  jüi  ^^^  j  ö^  '*f"J^ 

iS^r~-'     kJ^      \ysS.     jL      j_5jy>Jl     jLioij     ^j^")^^      TjJ-^i     Jj-«     fH^     '^»^     v-~^      jlji^ 

1.  Lw^L;    vel  U-w.lj   vel  U~..lj  vel   U-^,^    etc.   —   2.  Jacuit.   —    3.      Ji.Ji-™-h.U!    ex 
|ni{>nn.m.\n;  £xxXyicria(jTix.ö«  historia  ecclesiae. 


Oll  il  construisit  uu  uraiul  t-ouvent.  Des  ecoliers  vinrent  de  toutes  parts  sc 
grouper  aiitonr  de  lui.  Par  ses  prieres,  leaii  se  remit  ä  couler  daiis  le  lit  du 
fleuve,  qui  etait  ä  sec  depuis  liuil  ans.  Ce  couvent  est  situe  pres  de  NilTar  sur 
les  limites  de  Baresma  '. 

Gregoire  —  que  Dien  sauctille  son  üme  et  que  ses  prieres  se  souvien- 
nent  de  nous !  —  mourut  eu  la  viiigt-deuxieme  amiee "  du  regne  de  Kosrau 
et  il  fut  iuhume  dans  sou  couvent.  Theodore  Bar  Koni  et  Klie  melropolitain 
de  Merw  unt  parle  de  lui  eu  detail  dans  leurs  livres  d'histoire  ecelesiastique '. 

LXXV.    HiSTOIRE    DL     CH.iVTIMENT    QUI    FUT    INFLIGE    AV\    HABITANTS    DE   NiSIBE 

\    CAUSE    DE    SAINT    GreGOIHE   ' . 

Dieu  retira  aux  habitants  de  Nisibe  sa  provideuce  et  les  retribua  selou 
ce  qu'ils  avaient  fait  contra  le  metropolitain  Gregoire.  Le  cliätimeut  arriva 
en  mai,  un  an  apres  le  depart  de  Gregoire,  c'est-ä-dire  au  meme  inois  oü 
il  avait  quitte  le  pays.  Par  la  permission  divine,   ceux  qui   avaient  secouru 

1.  Lecture  ronjecturale.  On  pourrait  encore  lire  :  Tarisma  ou  Naiisma.  —  2.  En 
Gll/2;  Selon  Babai  le  Grand  illistoire  de  Mar  YabaLiIid...,  p.  42(i)  son  exil  dura  di.v- 
sept  ans.  —  3.  Sa  biographie  a  ete  ecrite  par  Baliai  le  Grand  llist.  de  Mar  Yabalaha, 
loc.  cit.).  Le  Lwre  de  la  Chastete  lui  altribue  beaucoup  d'oiivrages,  enti-e  autres  une 
histoirc  crch'siastique.  —  4.  Cf.   ün  niiovn  testo...,  p.  II 

PATR.   OR.   —  T.    .\II1.   —    K.   4.  34 


514  IllSTOlRK  NRSTGRIENNE.  [104] 

^     Jli-      «     KL^      ^„c-Lp     (»jJl      Äijlj      .|»jA«J     \Jsi.\3      .jvÄ-Cc     -JJI      jl>j_^'i      ^J^i 

.  "j  <■.  .^a.ij    Jusj^'lj    jj^^^^i     ^LiJ'Ulj    j^^'lsJl     c- j±^_^    4jM     ry^'j     .i.tl£jl     Jlf>^" 
l_jÄli    Ijls    .jJrU:,U    ÖaJI    ._,l     \y>CjLS    JJJI    ^^Ui    blj^J^     O^''     >_-=^L^    ^_5)1    (••^^J 

P.  217.    .^Ul    \yCJj   ^y    J\   ly^Ci  *  vilUI  ifclL;    jvjJt   jLilj  ^   Jjjj    ol^^f-   --^^    J-rT-^ 
Jl^Vlj  ^!>Vl3  ^'i    ^JL*  ^^1   J-  ^Ul    ^;   jvA^l   U  lO^   Jt-:>J1   ^L^^   L.Li 

1.  ^'L.,. 


llnana,  et  s'etaicnt  ligucs  coutre  Gregoiro,  au  sujet  de  la  defense  qu'il  Icur 
avait  laite  de  prendre  une  seconde  femme  et  d'avoir  des  concubines,  ceux-lä 
se  revoltörent  contre  Kosrau  et  massacrörent  Ic  marzban  residant  daiis  Ic 
paj's,  Ce  crime  iriita  le  roi,  qui  envoya  contre  eux  Ic  general  de  ses  armees ' 
avec  des  combattants.  II  le  fit  encore  accompagner  par  Sabrisö"  le  eallio- 
licos  et  los  evequcs  de  Bcilli  Garniai,  de  Mossuul  et  de  Nisibc.  II  ordonna 
au  general  des  armees  d'amadoucr  les  babitaiits  pour  qu'ils  ouvrissent 
la  porte  de  la  ville  devant  le  catholicos.  Une  fois  la  porte  ouverte,  il 
devait  massacrer  les  chei's  et  piller  toutcs  les  maisons.  Quand  Tarniee  arriva 
sous  les  remparts  de  la  ville,  le  catbolicos  iiarangua  les  habitants,  et  leur 
ecrivit,  disant  que,  s'ils  ouvraient,  il  leur  garantissait  la  vie  sauve  :  il  ignurail 
cn  eilet  ce  qu'on  avait  con(,;u  conlrc  eux.  Le  general  de  Tarmee  leur  promit 
aussi  les  meilleurs  traitemenls,  et  loute  sa  mansuetude;  il  les  engagea  ä  übeir 
au  lüi.  Trompes  par  sa  parole,  ils  ouvrirent  la  purte.  Mais  quand  rarmce 
enlia  (l;nis  la  ville,  eile  accomplit  les  ordres  que  le  roi  lui  avait  doniies, 
et  se  mit  ii  massacrer,  ä  piller,  ä  detruire  et  ä  incendier.  Et  eile  n'öpargna 
personne  (ju'ellc  put  rencontrer.  Ceux  qui  (■■chappeicnl  sVnfuirent  au  ]»ays 
des  Grecs,  oü  ils  se  disperserent. 

II  leur  arriva  ce  qu'a  dit  David  :  //  /rv  a  [nil  crrcr  pur  des  licii.r  drscrls, 
vti  II  ii'ij  a  jtdiiil  (Ic  clwmiii'.  Oii  cn  aiucTia  plusicHirs  captifs  a  Kosi'au  qui 
les  jeta  en  prison,  oü  ils  niuurureut.  Ceux  qui  reslrreiil  daus  la  ville  sliunii- 

1.  Nommö  Nakwergan  [Un  nuovo  lesto...,  p.  11).  —  2.  Ps.  cvii,  40. 


1 1 


[195]  lAXVI.  —  illSTOIKK  DK  11AI5BAN  ISOYAlllJ.  515 


1.   äva/^iopriTiii;, 

liörent  et  so  soumirent;  et  ils  furent  convaiuciis  quo  ce  cliatiincnt  avait 
fondu  sur  eux  uiii(juemeat  poiir  les  punir  de  leur  conduite  ä  l'i'gard  de  leur 
metropolitain  Gregoire.  Ainsi  qu'Aiitiochus  {Antiäkhous]  avait  agi  ä  l'egard 
des  liabitants  de  Jerusalem',  qu'il  avait  fait  perir  en  les  tronij)aiit,  de  meme 
agit  Kosrau  ä  l'egard  des  habitants  de  Nisibe.  Ainsi  s'accomplit  ce  dont 
Gregoire  los  avait  menaces,  c'est-ä-dire  qu'ils  seraient  piuiis,  s'ils  ue  reiioii- 
gaient  pas  ä  leurs  ceuvres.  Quant  ä  Mar  Sabrisö',  il  fut  eoniriste  de  ces 
evenements,  et  11  reproelia  au  general  de  rarmec  sa  niauiere  d'agir  et  son 
parjure.  «  J'ai  peche,  dit-il,  contre  eux,  parcc  quo  je  leur  fis  une  promesse 
sur  laquelle  ils  se  reposercnt.  »  II  vit  le  massaerc  de  Yazdgerd  et  de  Hormizd 
Sapor.  II  aueanlit  le  pouvoir  des  chefs  tjui  furent  la  cause  de  ce  qui  arriva 
au  metropolitain. 

On  dit  qua  la  suite  du  difTerend  qui  eut  liou  entre  Gregoire  et  Mar 
Sabriso',  celui-ci  tut  privc  du  don  de  la  revelation.  Apres  la  mort  du  metro- 
politain Gregoire,  les  liabitants  de  Nisibe  ecrivirent  le  nom  de  celui-ci  avec 
celui  des  Peres. 


LXXVI.     IIlSTOIRE    DE     R.VBB\N'     IsÖ'ya 


nn- 


A  cette  epoque  apparut  ce  Saint,  qui  etait  originaire  de  Beitli  Noubadra. 
Apres  avoir  fait  ses  etudes  dans  l'Ecole  de  la  ville  de  TInnanoun  daus  la 
region    de    Qardou,    il    alla   cliez    ranacliorete    Isözkha',    qui    avait    gueri 

1.  Cf.  Machub.,  VI,  58  et  suiv.  —  2.  Cf.  Le  Li\>ic  dr  In  ClidstoU',  ii"  l.'ii).  —  ."!.  Voir 
ci-dessus,  p.  48Ü. 


1'.  :!IS. 


510 


mSTOIHK  NKSTORIRNNK. 


[100] 


A-aJj    'Cjli.     JjliJ     .jL*^>     LJj    jj^,     j^    ij'^     '4»''^''    ^^**-^'     "^-^^-^J    .CUj     aJ    *IjIj 


^      «UJI       ^.W^-No      "Ul^S       ."UU      'üjs-^^aJ      !>«-      ijÄjs-l      -»ij       \JpLtJl      ij}^      CJU-     »IVI     ^Jsju 


|J  -^1  i^^t^  ^1  ^^   i^-^l  o-^'j^.  ö-;-'  ^-y  •'■*^ 


--5    US- 


LiLu 


^i;i  /^  jUj.1 


JJmöju     *rUi-e     'tl-VyiJl     C~J     (3    ^.r*^     (J     iJ''^J     r-ll^ 


ij  .j^  ^_P-^  JU.'! 


j^jjo 


-^j.  —  2.  i.ouc  N^  marlyrium. 


En-No'män,  fils  d'el-Moundliir  roi  des  Arabes.  Aprös  avoir  rempli  pendant  un 
certaiii  temps  la  charge  de  lecteur  que  ranachoreto  lui  avait  confiee,  il  se 
readit  aupres  de  Mar  Baljai  de  Nisibc',  qui  lo  fit  moine  dans  soii  couveiil. 
Au  bout  de  quelque  temps,  la  gräce  divine  Tayant  appele  a  devenir  chef 
de  moiues,  il  quitta  sa  ccUule  et  se  rendit  ä  la  nioiitagnc  de  Beilli  Nouhadra, 
Oll  il  habila  pros  du  couvcut  de  Itlialaha  le  martyr".  Les  inoincs,  (pii 
entcndirent  parier  de  lui,  sc  grouperent  autour  de  lui;  il  hAtit  dans  la 
iiiunlaguc  uu  couvent  dans  un  endroit  oü  les  Kurdes  ollraient  des  sacrificcs 
aux  dömons.  Uu  jour  quil  elail  assis,  il  vil  les  deuions  ([iii  [iriniil  uru' 
pierre  pour  la  lui  jeter.  Par  le  nom  de  Dieu  il  eu  arreta  la  eliule,  et  i'Ue  resla 
suspeudue  couime  ou  'a  voit  cncore  de  uos  jours.  Rabbau  Yozadaq ',  ([ui 
bätit  uu  cuuveut  daus  la  regiou  de  Qardou,  rapporta  quil  n'y  avait  persouue 
eu  ce  temps-lä  comme  saint  Iso'yahb  pour  operer  des  miracles  et  des 
guerisons.  Aprös  etre  reste  ciuij  ans  aiiisi,  il  mourut  cl  fut  iuliume  dans 
le  uiartyriüu  de  son  couvent.  Que  ses  priores  nous  assisteiit. 

LXWII.     lllSTOlHE     UE     H\lili\.N     GaUHO.NA  '. 

Ce  ful   i\   cette  öpoque  que  ce   Saint  sortit  du  couvent  de  Bar  Toura  et 

1.  \iiir  ci-dessus,  n"  L.  —  2.  Sur  ce  couv<iit.  voir  Le  [Jvre  de  la  Chaslete,  n"8;  cf. 
Acht  Miirti/rii/ii  et  Sanctorum,  öd.  IJedjaii,  11,  p.  ;5()5  et  suiv.  —  8.  Voir  sur  ce  per- 
sonnage Le  LU'ie  de  la  Chustelv,  n'  Ul.  —  ii.  Cl.  Lc  Livre  de  la  Chasteti;  n»  51. 


[107]      [AXVIII.   -  IIISTOIRE  DE  MAURICE,  RMl'EKEUR  DES  GREGS.         517 

^Islj  AÜl     J^    Cl"    Cijj-J    Ö^l    "UX»-    JjjJ   öl-U)l    _^L    ^     «Uj^     «1,j      j_5j^     ijj^  j     ♦  P.  220 

vilU   (JJ   jj.«   i.3-LJI   lillr   -üiLL>_  iJj^Li  «J    Jli    Jf>^   ^_^   JLaiij   .^LJUJl   ioLJL 

«fJJ     •'t^     (j^     C-J^      ly»JLblJ     'yJ'tJsJ     AJjLm     ^J     C^iS    *iila-      "j^     Äi-I     aJI     »JuU:»-     LwU 
Lim    <;ij..Uj    .  aJ    iV-^J    ^J^rr^    ij~'"*^      'IjI^J    .  l  »^Li    ^^     £5-»-r3    •j^_r'     /r*    ""^     >».«I»-1 


1-  ^^.j^.- 


habita  iine  grotte  daiis  la  montagne  de  Badroun ' ,  dans  la  regioii  d«:  Beith 
Zabda'i.  II  s'abstint  de  toutes  les  joies  de  ce  monde,  acquit  la  sagesse  divine 
et  la  crainte  de  Dien  parfaite,  et  il  veciit  Bans  la  plus  pure  dcvotion.  Sa 
reputation  parvint  ä  un  lionime,  appele  Samona,  qui  gouveruait  cette  region 
sous  les  ordres  du  roi  de  Perse;  il  vint  le  trouver  au  sujet  dune  fdle  qu'il 
avait,  que  le  demon  tourmentait  et  ä  laquelle  les  medecins  avaient  defendu 
de  prendrc  quoi  que  ce  soit  d'aliments  cuits.  Quand  on  la  lui  amena,  il  piit 
de  sa  grotte  un  peu  de  ble,  qu'il  fit  cuire,  et  le  donna  a  maager  a  la  jeunc 
fdle;  eile  guerit  aussit(')t  et  recouvra  la  raison.  Samona  l'aida  a  bätir  un 
couvent  au  meme  endroit  et  lui  donna  tont  ce  qu'il  demanda.  Le  cuuvent, 
apres  sa  construction,  fut  habite  par  des  moines  et  on  l'appela  Cciuvcnt  de 
Samona.  Saint  Gabrona  apres  sa  mort  y  lut  inhume.  Que  ses  prieres  soient 
avec  nous! 

LXXVIII.   —  liisToinE  DE  Maurice  empereir  des  Gregs'-. 

En  la  treizieme  annee  du  regne  de  Kosrau,  qui  est  la  \)W  annec  d'Alexan- 
dre',  Phocas  (Qoufa),  maitre  de  la  milice,  se  jeta  sur  Maurice  {Moüriq'i)  et  sur 
ses  enfants,  les  massacra  et  usurpa  la  couronne.   Maurice  avait  vu  en  songe 

1.  Perdoun  ^o.^s,  dans  Le  Livre  de  la  Chaslete,  loc.  cit.  —  2.  Cf.  Theophyl.,  1,  iS, 
cap.  10  et  seq.;  Cliioniquc  de  Michel  le  Sijrien,  t.  fl,  p.  .374-375;  Barhebr.,  Chron. 
Syr.,  p.  92-93;  Ilisl.  du  Bas-Empire,  LIV,  si  XXXV  et  sq.  —  3.  Maurice  Tut  massacre 
le  27  novembre  GU2. 


'  1".  221. 


518  HISTOIRE  ^'ESTORlE^•^Mv  [198] 

L*^  ^  '-n^.  ^^  -^.-H  -^  v'3  'H-H  ö:;  '-^'-'  y'J  J»;  u-*-'  V^  ^^-j  ""^^ 
«.Dl  ^'1  i^^l  J_i  .Ijy  c'ß'-'y   '^'^  V^'^3  ^-^^  *^''   '^"^  ^^T-^  '^r'^y^'^.  ^^  '^-^ 
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JL3  'CiJi^    i_r:r''^.   ^^   o^>-j  •■l^L.j    ö-   ^„iji    j:^\   ^_ptJ='jl   o^    J    ^Ijl 
CJU.  IjjU  jl^3  .CJjÄJCAs    ^^jAi;   \j\jL^   ^j.AJi\   bjjL   i^Us-;    .*o"L::^   j   i^jy  ^r^ 

lijyt    biijl    ^iJI    ^    IÄaj  .jjkljl    ._^    ^■....ir    '^1^  .ij[_^lj    Öjli^lj    ijoli^'l    LJjb 

jJl    Oli_Vl   aaUj   'i-Uai    ^y   >r4*J    JJTIäJI    f-^j^   ^    ^*^'J   -^^^        i^^r-^  ij^ 

j^    C^    ^1^    (.1:13   .^^    ji3    J    'JLw    ^Ip-j   Jl   ^1    ^^    «0    Jl?3   .l^Ui 

.[^  \^zJ:  J03   .^li^'  üA*    jUj   ^jyJi  ij^  ijUt-'l   i~JI   ,33   .ZjI>j 

1.    ^jU~,  VCl  ^i-»-w. 


Uli  liDiuiiK!  licIiuniL'iil  VL'lii  sc  Icnir  devaut  liii,  (jui  lui  ili(  de  tcndrc  les  mains; 
Maurice  les  avait  tendues  cl  riionime  avait  ecrit  sur  cllcs  quatre  lottrcs  cn 
grec  qui  signifiaicnt  :  «  Dien  oudonne  qnc  Pliocas  reguc  ii  la  place  de  Mau- 
rice '.  »  II  s'etait  resignc  ä  la  volonte  de  Dieu  et  avait  demande  dans  ses 
priores  qu'il  fiit  puni  dans  ce  monde.  Son  regne  avait  durc  vingt  ans. 

Eutyeliius  (Ouliklious)  tint  le  siege  patriarcal  pendanl  douzc  ans-;  apres 
sa  mort,  il  eut  pour  successeiir  .)can  (Yna  11  iiis)^  pour  lequel  Maurice  avait  de 
son  vivani  dr  raUcclion;  colui-ci  etablit  metropolitain  de  Clialeedoinc  [Qalk!- 
(löinja)  Maroutlia,  le  philosophe  :  hommo  erudit,  qui  connaissait  le  grec,  Ic 
syriaquc  et  riiebrcu,  et  qui  a  ecrit  le  coinnientaire  des  livrcs  de  logiquc. 
Ce  fut  lui  quo  Maurice  cnvoya  en  ambassadc  aupres  de  Kosrau  ' ;  il  visita 
Sabriöö'  le  calholicos,  dont  il  adniira  la  vertu,  qu'il  vit  operer  des  miraeles, 
et  touchani  lecjiiel  Kosrau  lui  avait  dit  :  «  Voici  un  liomme  Celeste  sons  un 
pauvre  costume.  »  Jean  niourul  apres  six  ans  de  pontificat.  Cyriaque  {Qotiriä- 
(/(«),  qui  lui  succeda  en  lu  onzieme  annee'^  de  Maurice,  etait  tres  avance  en  äge. 

Les  empercurs  grecs,  qnand  ils  voulaient  etrc  couronnes,  avaient  coutume 
de  se  rcndre  au  couvcnt  de  Mar  Sergius,  qui  etait  tout  pres  du  palais  royal; 

1.  LittiT.  :  Dicii  a  ordonnc  et  dcuxicincmcnt  Maurice  Pliocas.  —  2.  Eulychius  est  fait 
palriarclic  de  Cunslanlinople  cn  .')52 ;  il  est  deposii  cn  5G4  et  reniplacc  par  Jean  le 
Scolastique;  apres  la  morl  de  celiii-ci,  il  est  retabli  sur  son  siege  cn  577:  il  meurt  le 
5  avril  582.  La  meme  annec  Jean  Ic  Jeüneur  lui  succede  et  meurt  le  2  septembre  595. 
(!yria(|U(!  |)n'ti<l  sa  |)lace.  —  '.i.  I.e  Jcurinir.  -  '1.  CL  ci-dussus,  p.  'i!)'i.  —  5.  Cyriaque 
diriyea  ll-lglise  de  Constanlinople  de  595  a  G0(). 


[199|  LXXIX.  —  HISTOIRE  DR  TIIEODOSE  FH.S  ÜK  MAURICE.  519 

'  .    ..' 

.jj^^l     ^jAJo     0«.jj     «ojsj    ^^^^     ^     ^5^'      dij-Läll     i-li^l     'UjLÜ     r-ül     ,_j_Jj     viÜJl 

®lj3_^    Ij-S     viXU       Jül     AJJi     (_i     ZX»^     lV~"     0"^'     Lls>-y     AiL>^    jLs     Ol«     LoJj     •/i~^     «•-- 


lo  patriarche,  accompagne  ile  trois  cvcqucs,  venait  y  celebrer  Ics  mystüres; 
apres  la  communion,  ils  prenaient  la  couronne  deposee  sur  Tautel  et  la  met- 
taient  sur  la  tete  de  l'empereur,  qiii  s'asseyait  alors  sur  Ic  tröne.  Lors  donc 
que  Phocas  s'empara  du  pouvoir  et  qu'il  eut  mis  lui-meme  la  courouuc  8ur 
sa  töte,  le  patriarche  rommcna  k  Teglise  cathedrale,  ou,  apres  l'avoir  conimu- 
nie,  il  l'oignit  du  saiut  Ghremc.  Üieu  le  priva  ainsi  de  la  coutume  que  les 
empereurs  avaient  iustituec  et  il  comprit  que  Cyriaque  le  haissait.  Celui-ci 
occupa  le  siege  patriarcal  pendant  sept  ans ;  apres  sa  mort,  Jean  '  le  remplaga 
pendant  huit  ans  et  mourut  l'annee  de  l'avenement  d'IIeraclius  (Hanicl)-. 

LXXIX.    IllSTOIRE    DE    ThKODOSE     FILS    DE    MaIRICE 

EMPEREUU  DES  GrECS''. 

Theodose  (Tyäddsis),  le  plus  jeune  des  enfants  de  Maurice,  avait  cchappe 
au  massacre  de  son  pen^  et  de  ses  frei'cs  et  s'etait  refugie  aupres  de  Rosrau, 
qui  l'avait  recueilli,  se  souvenant  comment  son  pere  avait  agi  ä  son  cgard, 
alors  qu'il  avait  demande  sa  protection,  et  comment  il  l'avait  aide  ä 
reconquerir  le  tröne.  II  l'avait  couronne  '  et  lui  avait  promis  et  assure  qu'il 
ferait  tous  ses  efforts  pour  le  faire  regner.  Le  malheur  de  Maurice  ailligea 
beaucoup  Kosrau;  il  le  pleura  et  porta  son  deuil  longtemps".  Puis  il  exposa 

1.  Ou  plutöt  Thomas;  celui-ci  a  ete  consacre  le  23  janvier  G07;  il  mourut  le  20  mars 
GIO.  —  2.  Heraclius  fut  proclame  empcreur  le  6  octobre  (ilO.  —  ;i.  Cf.  Theophyl.,  I,  8, 
c.  9.  — 4.  Cf.  Un  nuoco  festo,  p.  13.  — 5.  ("f.  i5arlie])r.,  Chron.  Si/r.,  ed.  Budjan,  p.  93; 
Michel  le  Syrien,  l.  11,  \>.  377. 


520  IIISTOIKK  NRSTORiF.NNE.  [200] 

^^j  ip-ji  ji  Ji  ^1  Ä«^  ijb  ^  ^lüij  -jt^'W'  ^jHk^  y  "^J  r->^**  ^j^ 

®^i     /lAÄT    US     jl-Ai»-     ^^    ^1     tj.»^     ■  \. ■•^'; 


1.     A;..  —  2.  In  margino  , 


i:T~- 


ä  ses  courtisans  et  aiix  autres  grands  personnages  la  reconnaissance  qu  il 
devait  a  Maurice  ponr  les  Services  qu'il  hii  avait  rendus,  et  les  informa  qn'il 
voulait  Ic  vengcr  et  faire  triompher  son  iils.  Ils  lui  räpondirent  qu'il  serait 
obei. 

Lc  roi  envoya  donu  avcc  Theodosc  un  geueral  criiel,  iiiliuniain,  et  dur; 
et  il  apaisa  son  courroux  en  Icur  donnant  une  armee.  Le  general  se  dirigea 
avec  Theodose  vers  Dara  qu'ils  assiegeronl  '.  (^)uelques  jours  apres,  Kosrau 
aussi  sortit  pour  attaquer  les  Grecs;  il  se  lit  accompagner  de  Mar  Sahrisö' 
le  catholicos.  11  assiegea  Dara  qu'il  prit  apres  neuf  mois  de  siege'-.  II 
rctourna  ensuitc  ä  Seleucie,  apres  avoir  laisse  lä  ses  arniees.  Puis  Theodosc 
mourut  erapoisoniK;. 

A  cette  öpocpie,  Kosrau  lit  uiourir  Nathniel  evecjue  de  Sahrzor '  ä  linsti- 
gation  des  uiages,  qui  lui  en  voulaieul  d'avoir  empeche  dans  son  pays  la 
destruction  des  öglises.  A  la  meine  epoque  mourut  ä  Nisibe  saint  Mar 
Sabrisö'  le  catholicos;  il  fut  porte  a  Karkha  de  Guödan,  ainsi  quc  nous  l'avons 
dit  ci-dessus''. 

J.  Cf.  Un  nuoco  testo...,  p.  l.'i-l'i;  Ikirliebr.,  loc.  eil.;  Michel  le  Syr.,  loc.  eil. — 
2.  I'^n  eO'i.  —  3.  Cf.  le  Livre  de  la  Cliastele,  n"  67;  suivant  Un  nuovo  lesto, 
\).  14-l.j,  Nalhniel  a  ete  mis  a  mort  en  610/11.  Gel  cvßque  a  siege  en  585  au  synode  de 
Isö'yalib  1  et  en  00.5  au  synode  de  Gregoire  (voir  Sijn.  Orient.,  p.  423,  479).  Ebedjosiis 
de  .Nisibe  ap tid  \ssQm.,  111,  1,  22V)  hii  altrihuc  des  controverses  contra  les  heretiques 
el  un  commenlairc  sur  les  l'saunii's.  .\sseiuani  ridentifie  ä  lort  avec  Nalluiiel.  nioine 
du  couvunl  de  iicilli  '.\be,  qui  vivail  sous  Mnauisö'  I  (ü8(i-700].  (If.  encore  notro  Klude 
xupiilijmtnlairc  sur  les  l-lcrivains  Syriens,  n"  .\III.  —  4.  Voir  w"  LXXI. 


[201]  lAXX.   —  IIISTOIIIK  DK  CllKGOIRK.  521 

fH)li>-ls  .viUi   ij   ^iLLJl    LiiLu-U    .  A.— -Ji^-LJ'    <S>J^    Oti^j    A-AA^    /)-—»-   jV    'j*j^ 

»_äS_5    UJs     .  jl  Ja^l    jjjij^    ''JwoL^y      vJ'AaJI     ^JI     ^\lf-^    '^[^     t_^....i     'Lil     jUas-li       r«J 

■j^       |_>f^       diUl       ^Ai-      jj         •^.»J.       (_^jLiJl         "^       ^«-ij       <^^       c^       ._dsLlJl        ^->_;^^1      (^1^^ 

U    jU   1_j-»w.äÄj    .j^^-ATUJI   jL»   ^io    A, — ..«a:»    j»ji«   jlS    u   ^Li   |^Lliu_}  (»v;^  ij^' 

1.  Inmai-o-ine:   .,^U|  ,     ,U,^!     ,1  s^;!   i':)  J^    .,aii:.M,      jU.M     ^^t.  —  2.     .liljt 
ex  ^xa'b.io  doctor.  —  3.  -'■^-"'^.•~'  ux  i,.vi>it,  iiiipositio  m.-inuum.  « 


LXXX.  —  IlisToniE  nii  GmiGoiuE   [Djrhiliour)  le  theiMe   et  unieme  ' 

C.VTHOLICOS  ■'. 

Cot  liommc  etait  originaire  de  Maisan;  il  avait  une  belle  prestance;  son 
visage  etait  d'une  grande  beaiite;  il  etait  doeteur  et  avait  suivi  les  le(;'ons 
de  Isa'i  le  doeteur  de  Seleucie  \  Quand  Ivosrau  retourna  k  Seleucie,  apres  la 
conquete  de  Dara,  les  chreliens  se  reuiiirent  poiir  choisir  iiu  successeur  ä 
Mar  Sabrisö'.  Celui-ci  avait  recomraande  aux  fideles  de  choisir  liarhadlisabba 
le  meine  qiii  habitait  la  montagne  de  Sa  "ran.  Les  Peres  choisirent  Gregoire 
metropolitain  de  JXisibe,  qui  etait  connu  poiir  sou  Orthodoxie  et  pour  son 
esprit  apostolique.  Ils  demanderent  l'autorisatiou  du  roi,  qui  la  leur 
accorda ;  et  gräce  ä  la  sollicitude  de  Sirin,  il  donna  l'ordre  de  convoquer 
les  Peres  a  Seleucie  {Al-Maduiii)  pour  ordonner  Gregoire^  le  metropolitain. 
Mais  quand  Abraham  de  Nisibe,  le  medecin,  et  d'autres  ehretiens  qui  etaient 
au  Service  du  roi,  apprirent  cette  nouvelle,  ils  craignirent  qu'une  fois 
patriarche,   il  ne  se  vengeät  de  la  malveillance  qu'ils   lui   avaicnt  o[iposee, 

1.  A  corriger  :  le  trciiti'-deuxieme  (voir  ci-Jessus,  n°  XI. II).  —  2.  CA.  Mari,  p.  (iü; 
'Amr,  p.  51;  Un  niioi'o  testo...,  p.  15;  Barlicbr.,  Chron.  lüclcs.,  II,  col.  108  et  111; 
Thomas  de  Marga,  lili.  I,  e.  25  et  20.  —  15.  \'i)ir  sur  cc  personnagc  ci-Jcssus,  n"  XWIl. 
p.  158.  Cf.  iiüLre  liti/dc  sn/t/ilcn/c/ilnife  sur  les  I:crt\'n//is  S ///■.,  n"  \l. 


522  HISTOIRR  N'KSTORIRNNR.  [202] 

cJijj  .'<;_v»~_)  jl.  'IVI  j_gJI  ^^jj^  i-CUl  ju«aJJj  jlüJl  jjii^  ijic^  C'jl^^ 
A.y\  JJJ  ..^diu.'l  LI  jU  C:=,l  Ol  JL.3  .j~v-.VI  JliiL  dUi  ^=3  .JlU.i1  ^1  1^ 
^^  v:u-^3  •«-=^J  (_r^''  -''J^r-i  i-*^l^i  jv3  jv-^'l  ,_5i^  o_,ii_L.ll  c^  l3.xl£.3  l^jy 
LJj  ■""''^j  *J  yijJ  diiJl  ^_j)ii  j_^.-.^:Jl  jj,ji2iJl  üjii-jlj  .U^LLi-l   ajV  ijj-«L 

jjiC     jl    Cj_;^1    l,L     I-*^    v-'-al)     kX^-üj"    L«    Jlsj    ii»^Lwl    ^3    "^rL/?"    "*^    "^J-äJI    jl    (Jt    il^ 

^j^  «cV   <>_J^_  0^1  lifyT'  '^•-"   .— — iJi   Lj  jl-«  ^'  J^  vj-rr^'    jLt^  ^y^ir" 
.-At3  iX>.3  1»^  jj  ^»i  ^  ytj  .l^V  cLlU  ^J  JLUI  jl  dLi  Vj  1*4  ^1*1 

J^-^ji:^^^  'lyu-VI    ^jc  jj-ijr*'  '-'•^  i^*  ■'^^  UjLi-l   ^^U-  jti^  f^-'-'  •L'*'-^   ^Mj>i3 
1.  5^*^..  —  »;,-v~J  >'— 1  ex  ^cuo  ordinavit,  maiius  imposuil.  —  2.  ^.[~i.. 


quand  il  ctait  ä  Nisihc;  ils  allercnt  trouver  Mar  Aha  de  Cascar '  rastrologue 
de  Kosrau  et  son  familier,  pour  lui  demandcr  de  nc  pas  lui  designer  Grcgoirc 
et  de  le  detourner  de  lui  accorder  sa  faveur.  La  reine  Sirin  choisit  Gregoire 
Ic  docteur  et  demanda  aux  Peres  de  l'ordonner,  en  pretendant  qiie  o'etait  lui 
que  Ic  roi  voulait.  Ce  fut  donc  une  homonymie  qui  i»mporta  ralTaire.  Mar  Aba 
Ic  mcdccin  aussi  s'etait  ränge  ä  son  parti.  Les  Peres  ecouterent  la  reine  et 
ordonnerent  Gregoire  patriarchc  selon  le  rit",  au  milieu  du  peuple  joyeux  et 
en  föte.  Sirin  l'avait  choisi ;  eile  veilla  ä  ses  intercts.  Les  medecins  de  Nisibe 
l'introduisirent  cliez  le  roi  pour  qu'il  priAt  pour  lui  et  Ic  benit.  Mais  des 
qu'il  l'aper^ut,  le  roi  comprit  ([u'il  y  avait  quclque  supercherie  dans  son 
Ordination.  «  Ce  n'est  pas  cclui-ei,  dit-il,  que  je  vous  avais  commande  d'cta- 
blir,  luais  Gregoire  metropolitain  de  Nisibe.  —  C'est  la  reine  Sirin,  röpondit 
Mar  Aba  le  niedecin,  qui  a  ordonne  de  l'ötablir,  parce  quil  est  son  conci- 
toyen;  saus  nul  doute  le  roi  l'acceptera  ä  cause  d'elle;  c'est  d'ailleurs  uu 
liomme  intelligent,  sage  et  savant.  » 

Kosrau  s'cn  rcjonit,  il  l'honora;  et  il  fut  ravi  de  la  beaute  de  son  visage; 
iiiais  l'ayant  examine,  il  trouva  que  son  interieur  6lait  ro])pose  de  son  cxtö- 
ricur.  II  reproclia  ;\  Sirin  de  Tavoir  choisi.  Puis  Gregoire  se  ddtourna  de 
requitc  et  il  agil  contre  toute  justice;  il  aima  a  aniasser  de  l'argent;  il  en 

I .  Sur  ce  medecin  voir  ci-dcssous,  ii"  I.XXXl.  —  2.  En  607  selon  'Amr ;  le  samedi  des 
Itameaux  GOG,  d'apres  Alalia-Zkha,  cili-  par  Klie  de  Nisibe  (Barliebr.,  Cliron.  Kerles.,  II, 
Cül.  lOÖ,  n"  3) ;  au  mois  davril  G05  selon  Ic  synodc  quo  Gregoire  tint  aussilöt  apr6s 
son  ordinulion    Si/n.  Orient.,  p.  'iTl  ;  cf.  A'/a;  de  Dumas  apud  .\sscin.,  111,  i,  p.  452). 


[203]  LXXX.  —  IllSTOIHR  DE  ORF.r.OlRK.  ,  523 

Jl      Aj      j^jUaJl      ^^      JlÄJjl^     .1^      ^-J^'b     i^i     JÜ53     .^JSiIjaJI      .».«j^     ^I|      JUj     iXi 
.aJa    AäÜi     jV-ITIäJ!     (' ytiy^   jx    ^j=>-     i^-Wl     *_5^.Ä.Jl    (_gji:>r.:....M     ^U^,^     1_''->='^3J    ■  jj^' 

j£._5     .bAÖ-LiJ      IjUj      ,_^Li        lAj     ^j=>-\      "^^ij^      (5^3     -^      ("^      15*      A-L-,^     _/"-^J    ^'t*"'^ 

.  iüLs-    4—.^    iÄiiS 

.A*jl     aJUpj     A_.aJ     jU«-1    1 i.'l      "jiyLju     jyojS-       Xi-     L»-Ja3     i  ,j5    LiS    LstlJ     C-Sj    IjO 

ij   C-'Loj    \-:^    »-jjl  ■LcLUsJl   jj    Jjj  .dl'-Äo   (jjLiJI    i_$ilrj    "«--ll       ^Ac  viUi  ia_iJ  *  i>.  22s. 

^^    <»^'    jjSÄJI       JjSLaSjVi    U    jL«    l-*;-;-*j    'CL~    b^-lt     ».~~<    ij—^-'    ^r»'     '^^-«ji    AjiJl 
1.    _,»sjj5,^'  ex  yaji^,-oi(  «c;(i5täxovo;. 


reclama  aux  pretres  et  aux  chefs.  La  joic  des  chreticns  se  changea  en  tris- 
tesse. L'excommunie  Gabriel  de  Sigar',  que  Mar  Sabrisö'  avait  aiiathema- 
tise,  le  dill'amait  Sans  arrel.  Kosrau  ördonna  de  le  representer  sur  les  eveiitails 
dout  il  se  servait.  Un  eventail  le  represeiitait  palpant  iine  poule  pour  savoir 
si  eile  etait  grasse  011  nun;  un  antre  le  representait  examinant  unc  piece 
d'or  qu'il  retournait  dans  sa  main;  sur  ses  genoux  etait  assise  une  jeune  fiUe  ■. 
On  se  mit  ä  detester  les  eveques  aussi  ä  cause  de  lui;  et  les  chretiens 
en  congurent  une  profonde  affliction.  Kosrau  avait  enleve  de  Dara,  alors 
qu'il  s'en  etait  empare,  beaucoup  de  livres;  il  obligea  Gregoire  ä  les  ache- 
ter  pour  vingt  mille  stateres  d'argent  et  lui  en  demanda  le  paiement ;  Gre- 
goire fit  payer  cette  somnie  par  les  eglises,  et  les  cliretiens  epri>uvercnt  de 
ce  chef  un  grand  prejudice.  II  tint  le  siege  patriarcal  pcndant  quatre  ans. 
11  mourut  en  la  vingtieme  annee  du  regne  de  Kosrau.  Celui-ci  cunlisqua 
tout  ce  qu'il  avait  laisse ;  il  fit  meme  arreter  ses  disciples  et  les  emprisonna 
jusqu'ä  ce  qu'ils  eussent  livre  son  argent.  Des  lors,  son  opinion  ä  l'egard 
des  chretiens  fut  modifiee;  il  nc  lear  accorda  plus  ses  bienfaits;  il  opprima 
meme  ses  propres  sujets,  les  accabla  d'impöts  et  confisqua  leurs  biens.  11 
defendit  aux  chretiens  d'avoir  un  catholicos.  L'Eglise  rcsta  donc  veuv(>,  sans 

1.  Voir  ci-dessous,  11"  LXXXI.  —  2.  Cf.   Tliunias  de  Marga,  hli.  I,  c.  25.  —  3.  I'ln 
üOH/y. 


52'i  lllSr<tll{|-;  M;sT()KIK.\.\K.  [204] 


0^1  >Jj  .i^  C::^  ^Li3   .iJLxilj  ^^'^^^3  CJl^'j  ö-jU!i   jL.1   UL^   ^Hj 
1.  In  marginc-  :  ^j'-;"  -<r^. 


chcf,  duraiü  dix-sopt  ans'.  Elle  i'ut  diriLfcc,  ])cmlant  cc  temps,  par  Mar 
Aba  archidiacre,  dont  le  nom  a  6te  insere  dans  les  obituaires,  aide  de  Mar 
Babai  le  Grand",  da  couvcnt  de  Mar  Abraham  le  Grand,  jusqu'ä  l'assassi- 
nat  de  Kosrau  et  ravenement  de  son  fds  Siroi. 

LXXXI.   NoMS    DES    CHRETIENS    QUT    ETAIENT    \V    SERVICE    HE    KoSUW. 

Mar  Aba  originaire  de  Cascar'.  II  etail  Ic  premier,  le  chcf  rl  le  plus 
distinguc.  II  etait  instruit  dans  la  philosopliie,  Tastronomio  et  la  medecine. 
11  savait  le  persan,  le  sytiaque,  Ic  grec  et  riiöbreu.  II  roniposa  uu  grand 
nombre  de  livres;  il  traduisil  des  textes  bebra'i'ques  qui  n'elaient  pas  encore 
passes  en  syriaque.  Rosrau  l'envoya  en  anibassade  aupres  de  Maurice.  11 
s'occupa  constamment  des  all'aires  de  FEglise  du  temps  de  Mar  Sabrisö'  ei 
de  Gregoire. 

Yazdin  '  le  gönörcux  el  le   vertueux,  dont  la  renommee  s'etendait  partout, 

1.  Notre  auteur  dit  ailleurs  dix-huit  ans  voir  ci-dessous,  p.  555);  'Amr  et  Mari,  dix- 
scpt;  Barhebrreus,  dix-huit.  Mais  cette  vacance  de  siege  doit  utre  d'environ  vingl  ans; 
car  la  morl  de  Grögoire  doit  ßlre  placee  en  608/9,  puisqu'il  avait  siege  pendanl  quatre 
ans,  etriiitronisalion  de  son  succcsseur  Isü'yahb  1!  ayant  eu  Heu  en  G28  (voir  ci-dessous, 
p.  555).  —  2.  Sur  cc  personnage,  voir  ci-dessous  n'  LXXXIV.  —  3.  C'est  sans  doute 
Alm  Casoraia.  aucpiid  Flicdjesus  de  Nisibe  iapiid  Assem.,  IS.  0.,  111,  i,  p.  154)  attribue 
des  explicalioris,  des  lellrcs  i'l  roclaircissemcnl  de  toule  la  Logique  d'Aristotc,  et 
(ju'Asseniaiii  ideiililic;  ;i  lort  ;tvei-  AljiMh:im,  fundiiteur  du  couveiil  d'izhi  (er.  iiolro 
Eliide  siipph'inenliiirc  sur  les  Ecrivains  Si/riens,  n"  IX.  —  '1.  ('.[.  Un  nuovo  testo  syr., 
pp.  17,  18,  20,  21, 


u 


[205]  LXXXI.  —  NOMS  ÜKS  CUKKTIENS.  525 

.LLIj'j     .   \J'l^l     AsvJjJj     |_5jIi5>J|     jU»»!     ._~.~j     /»J^ptAÜl      ^.tla"«Jl     (_5jl=>i:> ll     J^  !-f" 

^y-jb    ^^Ji>C^\    (_gjL.aJl       VJ^^iaJi     /»<      A£L«.:>-J      .0^.51      ^^L>^J       j~L«»^i     .V-^^aSj    "OdÄjiJl       Ji 


eil  nieme  tenips  quc  les  largesses ;  il  bAtit  des  eglises  et  des  couvents  eu 
Orient.  Kosrau  lui  coiift'ra  imc  giande  autorite  et  lui  confia  radmiiiistration 
de  toutes  les  provinces  depuis  Beith  Garniai  jusqu'aux  pays  des  Grecs  :  c'est 
lui  qui  preta  son  appui  aux  lidcles  daiis  FalFaire  de  rcxcommunie  Gabriel 
apres  la  niort  de  Gregoire  le  ealholicos. 

Jean  {Ymiljainia)  de  Cascar;  il  succeda  a  Yazdin  apres  sa  niorl  daiis 
Tadministration  des  provinces.  11  a  un  couvent  dans  la  terrc  de  Cascar'.  Apres 
la  mort  de  Kosrau  il  tomba  dans  la  misore,  ses  biens  ayant  ete  oonfisquös. 
Son  tils  Sergius  (Srt/v//.y)  fut  massacre  par  Al-Hajjäj  ben  Yousef-. 

Jean  Sendori,  medecin  nisibien.  Kosrau  l'ainiait  beaucoup ;  mais  apres  la 
supereherie  dont  il  usa,  et  quc  le  roi  decouvrit,  dans  l'alTaire  de  l'electiou 
de  Gregoire  le  catholicos,  Kosrau  lui  retira  sa  faveur.  Toutefois  ä  ravenement 
de  Siroi  sa  dio-uite  lui  tut  rendue. 

Gabriel,  medecin  sigarien  '  qui  fut  excommuiiie  pour  avoir  pris  des  concu- 
bines  et  avoir  epouse  deux  femnies.  II  se  fit  jacobite  et  lit  beaucoup  de  mal 
aux  üdeles. 

Kosrau  employa  encorc  plusieurs  autrcs  chretiens  ä  son  service  pour 
montrer  son  dedain  aux  Mages  envieux;  que  Dien  les  niaudisse  et  lasse 
misericorde  a  Kosrau ! 

1.  Cela  signifie  qu'il  bätit  a  ses  frais  un  couvent,  et  que  ce  couvent  a  elc  appele 
de  son  nom.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n°  XCVIII.  —  3.  Cf.  ci-dessous,  p.  537  et  suiv.;  Un 
niwvo  teslo...,  p.  12,  15,  16;  Barhebr.,  Chrun.  Eccles.,  II,  col.  lOi) ;  J/istoin'  de  Mar 
Yabalciha,  elc,  p.  505-50(5,  518-522. 


52Ü  IllSTOIRR  NESTORIFNXE.  !20()] 


.^ij\   <^Ai«   Jiyf 


Ijl 


(».1  jb  ^ik-^  ^/-^_  >vij  :'^\j  >Vlj  ^<L  i^.  0-  ^  ö^.  p)j  -^^^  ^^ 

üiVjl)  ^.j>«  c^   ^3  -iU'  '^  ö-^.   (v'j  ^^   ^-^^   (n^  '■^^^'   jrj>"  -VJ-^  "^^'^ 
•  I'.  2S1.   .^Ik^j   ^^X-_J1   s_i--Jl  J^  jl^j  SXJ\   J^   Uy    ^j  iA*    ij}>.\  '  ^J'3J^i   viU^.  pJ 

j:^.   4oIä-=I    JcJ   J  'CJLa    Juo-j   iJIaL   j^    [rr^   ^^i^l?   c^U^   J  "^1    '  ^>_Ä-l)i 
<uj^  4rlÜ  .^Vl  >— fl  .«aii   j;^  •^V  c^ja;5C-I  ^.^L;  ^I  ü_^^  ^  •-^»-  ^  ,_5i 

1.  Sic.  —  2.   *jy  vel  iy.    —    3.    Sic.  —  4.    ^^rr'A''-   —    5.    Uy'.    —    6.  Sic.   — 
7.  ÜLijl. 


LXXXll.     HlSTOlHE     dMIkHACMUS    KMPKltEUR    RES    GhECS. 

Dans  rempire  greo,  les  ministrcs  sout  de  deux  classes.  1/une  d'clles 
s'appcllc  Brasilia';  c'cst  en  eile  qu'ou  ehoisit  un  cmpereur,  quand  1ü  princc 
osl  morl  Sans  laisser  d'höritier.  L'autro  classc,  ([ui  esl  rivalc"  de  la  premiero, 
s'appi'llc  Vcneta,  selon  le  iioni  de  la  reine  des  Grecs\  G'est  dans  ce  clan 
([iK'  li'  i)riiue  ehoisit  sa  femme,  quand  il  arriva'aii  ponvoir  sans  etre  marie. 
Lorsque  Maurice  fut  assassine  avec  scs  onlanls,  sou  t'rero  Piorre  ue  regna 
j)üint  aprös  lui.  Pliocas  s'empara  du  pouvoir;  il  etail  du  clan  appclö  Venctu. 
IjC  clan  adverse  ne  voulut  pas  Ic  reconnaitrc  Pliocas  etendit  la  niain,  alor.s, 
pour  tuer  les  chef's  de  ce  parti,  nögligcaut  ainsi  de  rösister  anx  Perses,  qui 
s'ongageaient  dans  son  cmpire,  et  couvraienl  de  ruines  taut  de  provinces;  il 
mottait  toutc  son  ardeur  ä  massacrer  scs  partisans,  si  bien  qu'il  sc  trouva 
sans  soldats.  Puis  il  maroha  conlrc^  le  niailre  d'Aloxandrie,  parcc  qu'il  etait 
dl'  Tautre  parti.  Cclui-ii  le  combattit;  mais  Phocas  le  mit  en  deroute  et  le 
tua  '.  Puis  il  oul  ä  se  mcsurer  avec  le  raaitre  d'Africiue  et  avec  cclui  d'Egyptc, 

1.  Pranirm,  et  plus  loin  VeiieUi,  sont  les  noms  de  deux  iniporlantes  factions  du 
cirque,  la  Verle  et  la  Bleue.  —  2.  Leclure  eonjecturale.  —  3.  La  pjirase  du  lexle  est 
obscure.  —  '».  Id. 


[207]       LXXXII.  —  IIISTOIRE  DIIKllACI.lUS  lail'KP.RUll  DES  GKECS.         527 
A..i ;.    bUJI  J  ijy   J*"!^   .<uLÜ  'bj_^l    r^j  .Ar :.)?:)?. „.flU  *  ^ll   ol_^   ci-U^jj 

AC-     Li«     JaJL»     <ä\^     /y*     \r'^      -Csjl     (jiuu     "CjÜsj     aJ^LLj     t^!^     •  '>^-LUJ'     /^     <0'__^Ji-l3 

.    'fc*-.*«      ;3*-*J       *CA^      tJI^  >— 'J      .  w;^3      "^'-^ 


^^1  JlojIj  .(»j^i  d)yj  ijUJi  iljii  "U-ij  |_jji  ^Lji  sjiisS\  ^jj  ■■^j^i 


1.  U{j>.  —  2.  ylLjLj.  —  3.  Ikxjj. 


tous  dcux  du  parti  nomme  Prasiiia,  et  emus  de  voir  tous  los  maux  que  Phocas 
causait,  craigiiaut  j)Our  sa  t'amille.  Cliacun  des  deux  envoya  son  fils  avec  une 
armee',  et  ils  coiivinreut  que  le  prcmier  qui  porterait  la  guerre  ä  Cons- 
tantiuople  et  aurait  la  victoiie,  serait  reconnu  roi.  Heraclius,  iils  du  maitre 
d'Egypte,  partit  par  mer,  et  Nicolas,  fds  de  Gregoirc  maitre  d'AIVique,  par 
la  voie  de  terre.  Le  vent  favorablc  donua  de  Tavance  au  general  (jui  allait 
par  mer,  et  ses  navires  atteiguirent  Gonstantinople.  Les  miuistres  sortireut 
i\  sa  reucontre.  Phocas  ecrivit  qu'il  se  retircrait  du  tröiie  pourvu  (ju'on  lui 
garantit  la  vie  sauve.  Comme  il  sortait  pour  combattre,  uu  des  soldats  lui 
donua  uu  coup  de  lance  par  derriere;  il  touiba  de  sa  monture  et  niduiut.  11 
avait  regne  huit  aus. 

Heraclius  occupa  le  tröne  le  premier  septembro  -  de  la  viugt  et  uriieme 
annee  du  regne  de  Kosrau,  qui  est  la  922"  auuee  d'Alexaudre.  On  lamona 
au  couvent  de  Sergius,  oü  il  communia  apres  la  celebration  des  mysteres.  Le 
patriarche  le  courouna  selou  la  coutumc  des  empereurs  grecs.  Nicetas,  ayant 
appris  cette  nouvelle,  s'arreta  ä  Alexandrie.  Heraclius  se  mit  ä  reparer  les 
maux  que  Phocas  avait  causes.  H  ecrivit  ä  Kosrau  pour  demander  la  paix; 
mais  celui-ci  la  lui  refusa.  Eu  la  prcmiere  annee  de  son  regne,  a  la  mi- 
careme,  il  y  eut  un  terrible  tremblement  de  terre  qui  ht  tomber  beaucoup  de 

1.  Cf.  Micliel  le  Syrien,  toni.  II,  p.  o7.S.  —  2.  I^e  4  octolirc  lild;  cl'.  Miclu'l  le  Svrien, 
loa.  cit.,  p.  400. 


528  IIISTOIRR  XRSTORIENNR.  [208] 

^j^^  A';.k:!^.,.äJü  J>iJi  jU  ^U  jj  .  ^'j^\  J\  J^l  o^  ^^^^  S-  w. jl-j 

eJÜJl   ^-%*j  ^jÜaiJl  JU   ^^£■  "ciltj  .'».Li   Jj  dUj  ^-r»-^'^  ^^^ 

»  P.  2:5'..    a;15CJ    *    ^jy^\    i^jIäIJI     J;:tr^    ^J^.     tT^'P^    J    |>^a~-f  b    5i-L.M.J     liLs^    ^lat^lj 
^1:0    jl    ^Ij    iSj~^.    (»^r^   J-^'b   -o-^'    •^^-'    b-*— 'b   ^^r-^    ^^'    '^-*^    t>* 

1.  J\J^^,. 


maisons.  En  sa  deiixieme  armee  des  etoiles  (filantes)  tomberont  du  cid  d'uue 
inaiiicre  cffrovablo  commc  un  jct  de  fleclics  depiiis  rOricut  jusqu'i  rOccident. 
De  scs  jours  devint  i)alriarchc  de  Conslantinoplc,  Sergius,  qui  avait  la  möme 
croyance  et  la  meme  opinion  que  Theodore  Tinterprete '.  De  ses  jours  encore 
apparurciit  les  dyotheliles,  coiinus  encore  sous  le  ucim  de  Samla'-.  et  qui 
enseignereut  que  de  memo  que  le  Christ  a  deux  uatures,  de  meme  il  a  deux 
Operations  et  deux  volontes.  Sergius  repoussa  celte  doctrine  et  n'y  adhera 
pnint ':  i!  fiil   iinite  par  les  autrcs  patriarches  et  par  renipereur  lleraclius. 

LXXXIII.    lIlSTOlHK    DES    nKUKTIQl  i:s;     DK    lA    CO.NTltOVEKSK     DES      PeRES, 

ET    DK    l'eXCO.MMLMCATIOJ«     DE     HnANA. 

Apri'S  la  niorl  de  Grcgoire  callmlicos,  l'Kglise  resta  saus  chef*;  alors 
les  höretiques,  c'cst-i\-dire  les  dissidents,  les  partisans  et  les  disciples  de 
Hnana  se  rüpaudirent  partuul,  grftce  ä  Fappui  de  rexconiniunie  Gabriel  de 
Sigar ',  homme  influent  aupres  du  roi  Kosrau,  et  ils  corrompirent  les  esprits 
des   hommes.  Kosrau,   qui  entendil  parier  de   cela,    ordonna  quo   les  deux 

1.  I.'auleur  fait  pcul-etre  allusion  a  la  doctrine  monotlu'lite  de  oe  palriarcho.  Mais 
dapres  'i'lieopliane  cl  Xicüphorc  ilib.  Will,  c.  54),  Sergius  etait  süctateur  de  llierö- 
sio  jacobite  et  contribua  bcaucoup  a  la  repandre  sous  le  nom  de  monothelisme.  — 
2.  Je  ii'ai  ])as  pu  identiiier  ce  nom,  a  moins  qu'il  ne  soit  une  corruption  du  grec  Siio 
OeXriixata.  — 3.  Cf.  Mansi,  lom.  \l,  p.  ">,■>.").  —4.  Do  (Uli)  a  028  voir  ei-dessiis.  j).  r>2'i, 
i\.  1).  —  5.  Voir  ci-dessus,  p.  525. 


[209]  LXXXIII.  —  HISTOIRR  DES  HRRETIQUF.S.  520 

Jl     )<^i»^i    U-^3    .'CaÄ^    -Viju      \j>^    ljLl>-    {*^p-3    iAa-j    ij'-^^    ^•''^'    ''^j"<-»j,     j'-*H^ 
1.  |iov±  excubitor,  pffidagogus.  —  2.  Cod.  ^L.=  .  —  3.  •^^~^- 


partis  se  reunissent  pour  discuter  '.  »  Se  rendirent  ;i  la  discussion-  :  Younadab 
metropolitalii  d'Adiabene',  Soublialniarau  metropolitain  de  Heith  Garmai' ', 
Isö'yaldj  'Arbäya  eveque  de  Balad,  le  futur  Catholicos^;  Hnaiiisö'  le  moine,  qui 
bütit  im  couvent  i\  Darabaii";  Georges  {Djiicanljis},  moine  du  couvent  de  Mar 
Abraliam,  qui  fut  martyrise ' ;  Sergius  {Sardjis)  le  Sabhär,  docteur,  du  pays 
de  Cascar,  et  Gabriel  evecpie  de  Nahargoul  \  Apres  la  controverse,  ils  mirent 
par  ecrit  la  doctrinc  orthodoxe",  et  y  ajouterent  les  questions  difliciles; 
et  ils  Tadresserent  a  Kosrau  comme  il  I'avait  demande.  Celui-ci  prit  con- 
naissance  de  leurs  paroles  de  verite.  Mar  Babai  '",  qui  n'avait  pas  pu  se 
rendre  ä  cette  reunion  ä  cause  de  sa  faiblesse  et  de  son  äge  avance,  leur 
avait  ete  d'un  grand  secours  par  sa  plume. 

II  avait  aussi  ecrit  un  ouvrage,  pour  refuler  le  commcntaire  de  I.Iuana  sui' 
la  doctriue  des  318,  lequel  combattait  renseignement  de  Theodore  [Tyadou- 
rous)  l'Interprete.  II  envoya  cet  ouvrage  aux  Peres,  qui  l'accepterent.  Puis 
Yazdin  le  bou"  reunit  les  autrcs  Peres  a  Ivarkha  de  Guedau,  oü  ils  anathe- 

1.  En  (il2  voir  Si/n. Orient.,  p.  562,  580).  —  2.  CT.  Si/n.  Orient.,  loc.  cit.;  Un  niiovo 
testo...,  p.  16-17;  Hist.  de  Mur  Yahalaha...,  p.  506  et  sq.  —  3.  11  assista  en  605  au 
Synode  de  Gregoire  [Syn.  Orient.,  p.  478)  :  il  etait  un  des  metropolitains  qui,  pendant  la 
vacance  du  siege,  instituerent  Babai  le  Grand  visitateur  general  des  couvents  (Thomas 
de  Marga,  IIb.  I,  c.  27).  —  4.  I^^bcdjesus  (apud  Assem.,  B.  0.,  111,  i,  p.  18'J)  lui  attribue 
un  livre  des  Centuries,  Capiia  scientiie,  et  des  leltres.  Voir  siir  ce  personnage  :  Un 
ntiovo  testo...,  loc.  cit.  ;  Le  Lit>re  de  in  Chastete,  n°  58;  Hist.  de  Mar  Yabalaha...,  p.  520, 
521.  —  5.  Voir  ci-dessous,  n°  XCIII.  —  0.  Voir  ci-dessous,  n°  l.XX.W.  —  7.  Voir  ci-des- 
sous,"  n"  LXXXVI.  —  8.  II  assista  en  605  au  synode  de  Gregoire  (voir  Sijn.  Orient., 
p.  479).  —  9.  Cet  ecrit  nous  est  parvenu;  il  a  ete  publie  dans  le  Sijn.  Orient.,  p.  5()2- 
508.  —  10.  Mar  Babai  le  Grand  (voir  ci-dessous,  n"  LXXXIV).  —  11.  Voir  ci-dessus, 
n"  LXXXl. 

P.\TU.    ÜR.   —  T.   .\UI.  —   F.    'l.  35 


530  IIISTOIKK  NESTORIENNP:.  [210 

^3  .i*lA  ^  \^^}  .^  j  j^\  j.  i_^j  Xy\  >^j  J>'^\  ^~Ju\\  i,^  ^\^ 

^U  J   Iji.  iij^   ötr^    ü]J^   (.rj^y   ö^  -^J  •'^  '-^   '-j^b   •'i-:'  ^^    t/^' 

1.  In  margine  graphio  :  c,j-~)k--  v^sl-     ^';  .a'. 


matiserciit  ä  nouvcaii  Hnana  et  sos  sectateurs.  Ils  cilcrent  clairemcnt  les 
endroils  <>u  il  se  troiive  cn  d^saccord  avec  le  grand  Interprete  et  tous  los 
Peres.  11s  interdirent  la  Iccturc  de  ses  livres  et  anathematiserent  celui  (|ui 
les  lirait.  DejA  Iso'valib,  aussitol  <[u'il  avait  cii  connaissance  de  ses  ouvragfs, 
les  avait  condamiies  ' ;  et  les  Peres  dans  leur  syuode  lenu  sous  la  presideucc 
de  Mar  SabrisiV  avaient  confirrae  la  sentence  de  Iso'yahb  ■ ;  Grögoiro,  quand  il 
Tut  iioinine  iiietropolitain  de  Nisibe,  l'avait  aussi  exeommuniö'\  il  avait  montre 
les  points  sur  lesquels  il  s'etait  trompö  et  l'avait  oblige  ä  se  retracter.  Paul, 
metropolitaia  de  Nisibe*,  Tavait  chassö  du  temps  d'Abraliam'  pareut  de 
iS'arsai.  II  ne  cessa  de  parcourir  les  pays  d'Oriont  jusqu'ä  la  luort  de  celui-ci 
et  il  cniploya  bleu  des  ruses  jusqu'ii  ee  (ju'il  parvinl   ä  prendrc  sa  place. 

LXXXIV.    —   lIisToiHE  DK  Mau   1!auu   i.k  Ghami''. 

Ce  Saint  ötait  nn  des  notables  hai)ilants  de  Zabdai ;  il  avait  les  avan- 
fages  de  la  lorlune,  beaucoup  de  bieiis  et  d'esclaves.  Apn'-s  s'etre  iiistruit 
dans  les  livres  persans,  il  sc  rendit  ä  Tliöpilal  de  Nisibe,  011  il  etudia  les 

1.  Cf.  Si/n.  Orient.,  p.  3i).S-4()0.  —  2.  Ibidem,  p.  156.  —  3.  Voir  ci-dessus,  p.  nio. 
4.  Voir  ci-dessus,  n°  XXX,  p.  171;  n"  XXXII,  p.  187.  —  5.  Abraham  de  Beilli  Uahban 
dirigea  l'Kcole  de  Nisibe  de  509  ä  569  (voir  Bnrhadbsabha' Arbdi/n,  Patrologia  Orient., 
I.  IV.  iasc.  4,  p.  .'WO,  n.  2;  cf.  ci-dessus,  n"  I.\).  —  (i.  Cf.  Lc  Livre  de  la  (Itastelr,  n"  39 ; 
Tiiomas  de  Marga,  üb.  I,  c.  7,  8,  27,  29,  .35. 


[211]  LXXXIV.  —  HISTOIRE  DE  MAU  BABAI  f.E  GRAND.  531 

j  ^-^iJl  ^_^l    di-Uj    c^^lj   i'>Lk)l  »jJj  .  _v»^,r}  ^«jJl    -Ua9}    .  jLfc_,i|      .li   '«f3_^ 

LJ3  .Ju=i!L  ü>Ul3  XVI  aJ   >j^::tlj    -^j^^   l^^  J  i__,^   ^'3  ."'^>^-^\   Ä;LV1 

«^    j-',-*^^    ^-^    Jj;.    J3    -^LJl    Ol^U     ij-uJl3     »JI     l3iJs.lj    itLL|_;.y)l    .^r^^     ^-^    0^ 


livres  de  medecine ;  et  il  sejourna  i\  ri*]cole,  s'inslruisant  dans  las  sciences 
ecclesiasliques.  II  demeura  aiusi  quinze  aus,  et  acquit  une  scieuce  appro- 
fondie.  Un  jour  qu'il  etait  ä  lirc  k  l'höpital,  le  sommeil  le  prit.  II  enteiidit 
iiue  voix  terrible  qui  hii  ordoniiait  d'emigrer  au  mout  Izla  aupres  de  Mar 
Abraham  chef  des  nioines'.  II  distribua  ses  bions ;  et  de  tout  ce  que  sou 
pere  lui  avait  laisse  u'ayant  pris  avec  lui  que  soixante  stateres  d'or  pour  les 
partager  entre  les  moiues,  il  se  rendit  au  couvent,  oü  il  prit  l'liabit  monas- 
tique,  s'adonuant  ä  la  priere  et  au  jeüne  et  menant  une  vie  ascetique  tres 
dure.  Depuis  qu'il  se  tit  nidine,  il  ne  couclia  jamais  sur  uue  natte.  II 
s'enfermait  pendant  des  mois  entiers  dans  sa  grotte  saus  en  sorlir.  Dieu 
lui  accorda  par  la  priere  de  Mar  Abraham  une  scieuce  parfaite.  II  composa 
des  livres.  Yingt  ans  apres  s'etre  fait  moine,  son  corps  s'etaut  alTaibli,  il 
s'accorda  lusage  d'un  peu  de  vin. 

Apres  la  niort  de  Rabban  Mar  Abraham  -,  son  disciple  Üadisö'  lui  succeda. 
Apres  lui  Babai  fut  ('du  pour  diriger  le  couvent.  II  en  repara  la  construc- 
tion;  il  opera  de  nombreux  miracles ;  il  guerissait  les  malades;  il  convertit 
une  foule  de  mages  et  d'heretiques  ä  la  foi  orthodoxe.  Sa  renommee  se 
repaudit  dans  tout  l'empire  persaa.  Les  Peres  et  les  docteurs  reconnurent 
son  merite.  Apres  la  mort  de  Gregoire  Catholicos,  par  la  volonte  de  Kosrau 
Parwez,  l'Eglise  etant  restee  sans  chef,  aiusi  que  nous  Tavons  dit  plus  haut% 
les  heretiques  purent  se  repandre  partout,  ils  s'emparerent  des  eglises  et 
corrompirent  la  foi  des  hommes.  Ce  Saint,  encouragi'  par  plusieurs  metropo- 

1.  Voir  ci-dessus,  11°  .Will.  —  2.  Arrivce  en  588.  —  .).  \'oir  n'  I>XXX. 


532                                           HISTOIRE  NKSTüUlENNE.  [212] 

P.  238.   i^ir^i   ^J    ^y^^       ^^\    j^    ^•^•^J    j^L^LäJi    ^_:»j._   <^'j    ,_^    ■»-•3^3    .  ^  jLaJl  jj^Vl 

®  jl^^l    J3UJ3   X>Ul3    ^yMsW    ^    lyjLlwlj  JlwC'i 
l.lk»^  vel  IkJy 


litaius  eteveques',  travailla  avec  ardrur  ;i  restaurer  les  affaires  de  ITglise 
et  ä  empßcher  ces  (lieretiquos)  maudits  de  iiuire  aux  tliieticns-.  Dans  cette 
lulte,  il  eut  l'apjiui  de  ^  azdiu  le  boii  '\  Mar  Babai  gouvenia  le  coiivent  pi'iulaiit 
viiii^t-quatre  aus.  II  inuurut  ä  l'Age  de  soixante-quinze  ans,  en  la  Irciitc- 
liiMlieiue  annce  de  Kosrau  '.  II  a  laisse  beaucoup  de  livres. 

Liste  des  livres  ([uil  cumposa^. 

Livre  contre  coux  (jui  disenl  quo  les  Corps  au  jour  de  la  rdsurrection 
ressusciteront  dans  la  forme  d'une  spliere,  contrairement  a  Icur  coustitulioii 
actucllc. 

Livrc  coutre  les  Partisans  de  Oousla,  counus  sous  le  nom  de  Mesallious", 
qui  prctcndeut  qu'ctaut  parvcuus  a  la  perfectiou,  ils  sout  dispeuses  du  jeüue, 
de  la  priere  et  de  la  röception  des  oblatious. 

1.  Cf.  Tliomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  27.  —  2.  Cf.  ISIari,  p.  (!1 ;  Amr,  p.  52.  —  3.  Voir 
ci-de.ssus,  n"  LXXXI.  —  4.  Selon  Tliomas  de  Marga,  Babai'  est  mort  ai>res  Kosrau, 
mort  cn  G28;  selon  notre  auteur,  il  preceda  dans  la  lombe  le  roi  Kosrau.  II  serait 
ne  en  552/3  et  aurait  succede  ii  Dadisö'  en  ()03/4.  —  5.  Cf.  Ebedjesus  apud  Asseni., 
B.  ().,  III,  I,  p.  94.  Selon  cel  auteur,  Babai  coinposa  83  livres;  84  selon  Tlionias  de 
Mai-ga.  —  0.  C'est-ii-dire  «  ])rianls  ».  Sur  ces  hereliques  voir  la  premierc  parlie  de  cet 
ouvrage,  n"  I,.  Cf.  l'ognon,  Insitiptions  nuinda'ites  des  coiipes  de  Klioitabir,  p.  203- 
2(l4.  —  ()n  |)(purr:iil  pcut-rlre  idi'nlilier  (h)usla  avcc  Ruslache  cite  par  IMiolius  Uihl., 
cod.  52). 


[213]  LXXXIV.  —  mSTOIRE  DE  MAR  BABAI  LE  GRAND.  :,:« 


1-  -^'^Lr-- 


Livre  dans  lequel  il  rapporte  les  vertus  de  Mar  Abraham  et  celles  de 
plusieurs  de  ses  disciples  ' . 

Uli  ouvrage  ascetique  pour  les  noviccs. 

Livre  de  l'uniou '. 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  lettre  de  llieretiquc  Jean  {YoulKuiiia) 
d'Edesse'. 

Livre  dans  lequel  il  expli([ua,  (>n  abrege,  les  paroles  de  Mar  Evagrius 
[Eiraf/liris]  ''. 

Explication  de  la  lettre  de  Jean  Hazzäya". 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  lettre  de  Moise  [Mousa)  Tlierelique''. 

1.  Cf.  Hisl.  de  Mar-  Yabalaha,  etc.,  p.  424-428.  —  2.  Cet  ouvrage  nous  est  parvenu 
dans  un  manuscrit  conserve  a  la  bibliotheque  de  Notre-Dame  des  Chaldeens  (voir  Scher. 
Notice  siir  les  mss.  de  Notre-Dame  des  Se/?iences,  n°  37).  —  3.  Je  n'ai  trouve  aucun 
renseignement  sur  cet  heretique,  a  inoins  qu'il  nc  seit  ce  Jean  dont  Theodore  Rar  Koni 
dilqu'il  adopta  h^s  erreurs  de  Jean  d'Apaniee  (voir  Pognon,  Insvi  iptioiis  niandailes,  etc., 
p.  209).  —  4.  Cet  ouvrage  est  conserve  dans  un  manuscrit  ä  la.  bibliotheque  Vaticane 
(Assem.,  B.  O.,  II,  p.  4S9;  III,  i,  p.  95,  n°  3).  —  5.  Ici  il  faut  remarquer  qua  le  passage 
d'Ehedjesus  de  Nisibe  (Assem.,  loc.  eil.) :  y.^  .a^o..  ^i^io,  ne  pourrait  pas  etrc  traduit  par  : 
«  (Explication)  des  lettres  adressees  ä  Joseph  Hazzaya  »,  ainsi  que  le  traduisent  les 
orientalistes  (voir  R.  Duval,  La  Lilterature  Si/r.,  p.  237).  Dans  ce  sens  il  faudrait  ecrire  : 
^^_  ^aroo,  lq:..  ^;^io.  II  faut  donc  traduire  :  «  (Explication)  des  lettres  de  Joseph  Hazzäya  », 
ce  qui  signilie  que  Babai  cxpliqua  ou  traduisit  ces  lettres.  Mais  Joseph  Hazzäya  est 
posterieur  ä  Babai  le  Grand  de  presque  deux  siecles,  ayant  vecu  au  viii"=  siecle  (voir 
notre  arlicle  sur  Joseph  IJazzthja,  dans  Co/npics  renalis  des  seances  de  IWcademie  des 
Inscriptions  et  Belles-Lettrfs,  1909,  p.  300'.  Dans  Ebedjesus,  ^amo-  «  Joseph  »  est 
certainement  une  laute  du  copiste  pour  ^u.a.  "  Jean  ».  Ce  Jean  Hazzäya  est  le  meme 
que  Jean  de  Lycopolis,  Ic  Voyant  de  Thebaide,  auquel  Ebedjesus  attribue  un  ecril, 
et  Pallade  des  lettres  (Assem.,  B.  O.,  HI,  i,  p.  17,  n°  1,  et  p.  45).  —  G.  Je  n'ai  Irouve 
aucun  renseignement  sur  ce  personnage,  ä  moins  qu'il  ne  soit  Moise  d'Aghel,  (|ui  vcrs 
550  traduisitdu  grec  en  syriaque  les  glaphyres  de  Cyrille  d'Alexandrie  (Assem..  B.  ().,  II, 
p.  82). 


534  IllSTUllli:  M'STUUIENNE.  [214] 

JaäII  Jl^  ^  0::''kr-'l'  i^rt-^J::"  üi^-*^^  ^"^'^  v^  ^^  ^^"^'-  V  (^^^  ^^ 


Traite  sur  1  orii;iiic  de  la  frle  des  Hamcaux. 

Ilccucil  de  iemoignages  lirösdes  Peres  orthodoxes  soit  grecs,  seit  Syriens, 
pour  la  controverse. 

Livre  dans  Icqucl  il  refuta  Ics  parolcs  de  Proble  '  patriarche  de  Conslaii- 
tinoplc,  de  Pliiloxene  {Akhsndija)  -  eveque  de  Mabhoug  {Manbidj)  et  de  Tliere- 
tique  Massya'. 

Livre  sur  quelques  questions  (rascetisme  mouastique. 

Livre  dans  lequel  il  refuta  Tccrit  de  .histinicn  (Youstanous)  l'empereur  grec, 
touchant  la  foi  '. 

Livre  dans  le<|uel  il  refuta  les  parolcs  du  moine  dissidenl  .Marcus  (.Vf/n/ox)". 

Livre  dans  lequel  il  refuta  la  croyance  du  dissident  Isaie  Tahläya". 

Et'dautrcs  ouvrages  (jui  ont  pu  nous  öchapper. 

I-.\XX^'. lIlSTOlHK     DK     HnaNISi"«'     T.I-     MOIM;'. 

Cet  hemme  naquit  a  llira;  il  s'appelait  Amr  ben  Anw.  II  servit  le  roi 
lün-No'män  fds  d'Kl-Mouudhir.  II  elail  connu  aussi  de  Kosrau  pour  sa  bravnure 

1.  (;e  doit  ülro  i*roclus  de  Constantinople.  —  2.  Sur  ce  personnage  voir  ci-dcssus, 
n"  X\;  11.  Duval,  La  Li/Icr.  Si/r.,  2'-  ed.,  p.  229-230,  35r.-.!57.  —  .3.  .le  n'ai  Irouvc  aucun 
rcnseignement  sur  ce  personnage.  —  4.  C'esl  l'edit  de  Justinien  dans  lequel  il  condam- 
nail  les  Trois  Chapilres.  —  5,  Je  n'ai  trouve  aucun  renseignement  sur  ce  personnage.  — 
(>.  Voir  ci-dessus,  p.  511.  —  7.  Cf.  Le  Livre  de  la  Chaslete,  n°  21;  Histoire  de  Mar 
Yitbulalia,  elc,  ]>.  'i\U  et  sf]. 


[215]  LXXXV.  —  HISTOIRE  DE  HNAXISO'  LR  MOINE.  535 

Ldl     ^^'^JJ     .jL«j>Jl    ^l     v-^J     iX_^3    aJL«     JJ-Ü     .'Ci'jLl«     jLli-li     .'Olj'ij    JUl 

__^ij    .jyJaij     .'<S]y\^\^     ^JJ\sK^\     J~^^r^     i^Lti    j^^     ij-*""    ^'■^J     .'^Uj    ^Lftl     aJ 


li  USj  i~Läi. 


1.  ^.^.  —  2.  (ji.ij^.  —  3.  ?_f^j 


et  son  lialnlete  ü  la  guerre.  La  meditatioii  des  choses  de  ce  monde,  et  de  sou 
etat  transitoire,  Tayant  decide  ä  y  renoncer,  sur  Lordre  d'Eu-No'uiiin,  il  dis- 
tribua  sesbiens,  afFrancliit  ses  esclaves'  et  sc  fit  moiiie.  II  siiivit  Elie  le  moiue", 
([iii  bätit  un  coiivent  ä  Mossoul,  et  Georges  qui  avait  etc  mage  et  qui  ftit  marty- 
rise  sous  Kosrau  ä  rinstigation '^  du  Sigarien''.  Bieu  qu'il  eiU  passe  Li  plus 
gi-ande  partie  de  sa  vie  daus  le  luxe,  Hnanisö'  habita  uue  grotte  etroite,  et 
en  supporta  rinclemence ;  il  aida  Elie  k  la  constructiou  de  son  couvent.  II 
etait  doue  d'une  intelligence  parfaite  et  il  surpassait  tous  ses  coiitempo- 
rains  dans  l'art  de  la  controverse.  II  etait  avee  les  autres  present  a  la  eontro- 
verse  qui  eut  lieu  dans  l'aflaire  de  Gabriel  de  Sigar  et  des  heretiques, 
auxquels  il  ferma  la  buuche.  Mar  Babai  dans  un  de  ses  livres  affirme  qua 
cette  epoque  il  n'y  avait  personne  qui  fiit  semblable  ä  Hnanisö'  par  Lortho- 
doxic  de  la  doctrine  et  par  la  vie  ascetique.  II  composa  un  Hatc  dans  lequel 
il  refuta  la  lettre  d'Isaie  Taldäya ;  il  reduisit  aussi  au  silence  Meskena 
Arbäya ',  qui  fut  pendant  un  certain  temps  docteur  de  l'Ecole  de  Balad.  II 
ecrivit  aussi  sur  l'union  un  ouvrage  d'un  grand  merite,  dans  lequel  il  reunit 
les  arguments  deduits  de  la  raison,  ainsi  que  eeux  qui  sont  fondes  sur 
Lautorite  des  Ecritures". 

1.  Litter.  :  il  dislribua  ses  biens  et  ses  esclaves.  —  2.  Voir  ci-dessus,  n"  XLIV.  — 
3.  La  lecture  n^..f^  est  conjecturale.  —  4.  Gabriel  de  Sigar  (voir  ci-dessus, 
n"  LXIX,  et  plus  bas,  n°  LXXXVI).  —  5.  Sur  ces  deux  personnages  voir  ci-dessus, 
p.  511.  —  6.  Quelques  fragineiits  de  cet  ouvrage  de  Hnani^V  sont  conserves  dans  uu 
manuscrit  de  notre  bibliotliequc  de  Seert,  sous  ce  litre  :  Capila  dispiitadonis  contre 
les  heretiques,  composes.  pur  Habban  llnaiiiiü'  (A.  Scher,  Catdlo^tie  dcx  mvs.  si/ria- 
ques  et  arabex  conserves  ä  la  bibliotheque  cpiscopale^de  Seert,  n"  87,  \'l). 


53(3  niSTOIHE  NESTORIENNE.  [216j 

.(L.  j^j  Ciii-  dti»   -v^"3   iUj^-5   ^^^    -^  J^'^'T"   -^^3   '^"^'^   ^-^  f^^^    ^'3 
.|^    bAi    .^y^\    ^\    J    JU)i    ^    J   jL-3    -1^   ,^"  ^J^J'    V''    ^'3 

J.lc.j  .Ul  ^1  j_y^_  "^'  pt"^  "^  ^.>^-*-^  jv*li-j  p^lj  ^.-^^^  |*,J1    ->-j  -jV-'y 

-J-r^    0'-'    -^*^    tr*~3    -•*^'    '-^^  >i    ö»*-    "--'^    ^^  '^^    O'iT^    ^•'**-'^  "ü  L;   -u 

®Cll   O-^jJ   •■^1   '^jj  ij^  <^j  ^Lr*^   t^'  ^^  («^-  "»^V   jj^ 

p.  243.  -1^^  '^^"  t5-^''   cT^-!.?:^  '^^•^*'  -^ 


Apres  avoir  adieve  ccs  travaux,  et  quand  Galiiiel  l'ut  iiKirt,  il  sc  renilit  au 
paj's  de  Darabad,  oü  il  convertit  beaucoup  de  monde  ;  il  eonstruisit  des  eglises 
pour  les  nouvcaux  ildcles;  des  moines  sc  reunirent  autour  de  lui,  il  Icur 
eonstruisit  nn  monasterc.  Une  nuit,  les  brigands  attaquerent  le  couvent;  par 
sa  priere  ils  fureiit  frappes  de  cecit6  et  resterent  aiiisi  toute  la  nuit,  ne  sacliant 
pas  oü  se  dirigcr.  Ouand  il  fit  jour,  leurs  yeux  se  rouvrirent,  et  ils  rocon- 
nurent  leur  cliemin.  Le  Saint  sorlit  pour  les  abordcr,  il  leur  donna  ä  manger 
et  a  boire;  et  ils  s'engagerent  a  n'approcher  plus  Jamals  du  couvent.  11  vecut 
vingt  ans  apres  la  constructioii  (In  nionastere.  Apres  sa  inort,  il  fut  inliuiae 
dans  le  temple  du  couvent;  on  le  nomme  le  couvent  de  Anir-llannoun  : 
parce  que  le  Saint  avait  donne  ilii  hnaun  '  ä  la  femme  d"uu  des  cliels  de  la 
retrion  et  olle  avait  eu  un  fils. 


-n' 


LX\X\  I.    —   liisToiHi:   DU   .MAin-^n   Gkoikjks   massachk   tau  Küskau  "'. 

Cet  Iiomme  na(|uil  a  Cascar '' ;  il  ctait  mago  et  docteur  des  mages.  Mais 
Dieu  le  puissant  le  cliuisit ;  il  re(Mil  le  bapteme  '  des  malus  de  Simeon,  fils 
de   Djabir,   evi'tjue  de  Mira',   et   eludia   les   l'^critures.  Ayant   distribue    scs 

1.  Sur  la  significatioii  de  ce  mot,  voir  ci-dessus,  p.  'i'iO,  11.  .">.  —  2.  I,a  vie  de  cc  martyr 
ncslorinn  a  (tiv  ecri(e  [lar  IJabai  le  Graiui;  eile  a  ete  publiee  par  IJcdjan  :  IliKtoire  de 
Mar  Yiihiilahd,  de  troia  untres  patriarches,  d'ttn  prilre  et  de  dcii.v  laiques  nestoriens, 
ISO."),  p.  /ilO-.")/!.  VA.  encore  Le  Livre  de  la  Chasiete,  n"  57.  —  3.  En  575,  ]'ie,  p.  52(5. 
—  1.  IUI  5!)5,  \'ie,  p.  525-526.  —  5.  C'esl  cel  evequc  qui  roiiverlil  l''n-Ni)'iiian  a  la  l'oi 
clirclicnnc  (voir  ci-dessus,  p.  408), 


[217]  LXXXVI.  ~  IIISTOIRE  DU  MAIITYR  GEORGES.  537 

iij>a       <.V5      L-^J      iA^o%"     ^'1-3     <_£,Iä.U      j-oLl)      'L'Li-U      IjL^     jl      ,,ü'3      ^~li'l>J'      Jy^vp» 

1.  J^l.  -  2.  ^UUt. 


biens  ä  ses  parents  et  afTranchi  scs  esclavcs,  il  sc  rmdit  au  couvcnt  Je  Mar 
Abraliam,  oü  il  habita  aveo  Mar  Babai,  s'adonnant  au  jeüne  et  ä  la  priere. 
II  composa  un  livre  daus  lequel  il  confondit  la  religiou  des  mages  en  mettant 
a  IUI  Icurs  mysleres  lioiiteux,  qu'il  connaissait  bien,  et  en  dcvoilant 
rignomiuic  de  la  doctrine  de  Zoroastrc  [Zdn'nlost).  (Juand  apres  la  mort  de 
Grcgoire  le  catholicos,  Gabriel  de  Sigar'  denonga  ä  Kosrau  les  Peres  qui 
l'avaient  anathematise  et  pretendit  que  le  docteur  Hnana  etait  digne  d'etre 
catholicos-,  lui  ou  Tun  de    ses  disciples',  Ic   roi    ceJa    a    sa    parolc;  inais 

1.  Sur  CO  personnage,  voir  ci-dessus,  n"  LXIX.  —  2.  Selon  nolrc  auteur,  Hnana  vivait 
donc  en  012,  annee  dans  laquelle  eut  lieu  eelte  Asseniblee  (^voir  S//n.  Orient.,  p.  5(12 
et  sq.  :  cf.  ri-dessus,  p.  ."28-530).  Mais  Babai  dans  la  Passion  de  Georges  (p.  503), 
mort  en  615,  semble  allirmer  qu  ä  celte  epoqiie  Hnana  etait  dejä  mort  :  "  Meme,  dit-il, 
apres  la  seconde  mort  de  ce  cloaque  de  toutes  les  lieresies,  l'impie  Hnana,  notre 
illustre  Pere,  le  martyr  glorieux  (ä  savoir  Georges),  ecrivit  son  anatheme  irrevocable  et 
ralliclia  ä  la  porte  de  l'eglisc  (cf.  Syn.  Orient.,  p.  628).  Toutefois  un  peu  plus  loin 
(p.  505-506;  ct.  Syn.  Orient.,  p.  629)  Babai  semble  conlirmer  la  leyon  de  notre  auleur  : 
«  Apres  que  Georges,  dit-il,  eut  terrasse  ces  mall'aiteurs  Hnaniens  et  le.s  JMesalliens 
leurs  complices,  cette  heresie  linanienne  s'allia  ä  Theresii'  ancienne  des  Theopas- 
chites,  gräce  ä  l'avocat  de  cette  heresie  qui  avait  penetre  ä  la  Porte  sous  pi-etexte  de 
medecine.  Ce  Sigarien  (ä  savoir  Gabriel)  tlieopaschite  entra,  et  dit  devant  le  roi  : 
«  Leur  docteur  est  d'accord  avec  moi;  son  disciple,  niuni  de  lettres  de  sa  pari,  est 
«  venu  me  trouver  ».  Le  roi  le  crut  et  lui  donna  ordre  de  cherclier  une  personne  conve- 
nable  pour  la  faire  catholicos.  »  Ainsi  donc,  selon  Babai  lui-nieme,  Gabriel  a  presse  le 
roi  de  faire  catholicos  ou  bien  Hnana  ou  au  moins  un  de  ses  disciples.  —  La  premiere 
phrase  de  Babai,  ä  savoir  «  apres  la  seconde  mort  de  ...  Hnana  ",  signitie  que  celui-ci, 
apres  etre  mort  spirituelleniont  par  Fanatheme,  a  ete  mis  ensuite  ä  mort  par  la  refu- 
talion  de  ses  doctrines  par  Georges  martyr  et  I'affaiblissement  de  son  parti.  C'est  ce 
que  semble  dire,  je  le  crois,  cette  autre  phrase,  qui  precede  immi'diatenient  celle  qui 
parle  de  la  seconde  mort  de  Hnana  :  "  Comme  ils  (les  Hnaniens)  etaient  presses 
par  ces  refutations  vigoureuses,  ils  avouaient  (^t  disaient  :  «  Vraiment,  quiconque  ne 
«  confesse  pas  ainsi  est  heretique.  »  Mais  tant  qu'ils  n'avaient  pas  anathematise  Hnana 
le  chaldeen  et  Theretique,  ainsi  que  tonte  sa  doctrine  impie,  on  nc  leiir  donnait  pas  la 
communion  dans  notre  congregation.  »  —  3.  Gabriel  de  Sigar,  pour  remporter  une 
victoire  decisive  sur  ses  enneniis  les  ncstoriens,  aurail  pris  le  parli  de  Ijiinna. 


538  JllSTUlUK  .NKSTÜRIENNE.  [218] 

i>.  2'i'i.  #jLL"  LJ  jv<>>jL«^1     ^ly^  -*^  <£-Lv=>-  .^^-^s^  .^pjLUj  ^i  .\J^y>z^  ^-^y  ^jy^  ^ 

^  „1  ^  ^IaJI  j^  Ijj  ^ä)I  ^_111  j  ;„Lv*_  jl  jy^  «ü,:^-«'^  -p.^  j  Jl:^-'3 

j_^    ^   o^j    oL^^r?-    -*-^^    *-*    <_r^'^    "-»^l)    •  -*J^'^^    W    ~  '■^^J''^    '  (jrH*--'^.?" 
^j_^jj«=.-j  (^^>   l^J^  ■'JljUlÄ-i   ä^j:^^   .*_iJ    ^Iä-^I  ^\   <u~Ljj  Cc  ^.Uc-tfl 

jl^   ^^^.^j^a-    jl    'Uklj   .^>    ü)^ij   dlUI  ^^1    J:i/r*  J^   .UsU.«  ^1  J^L'T* 
1.  In  margine  graphio  ^j^f>.j^.  —  2.  ^ß^  ex  p^o.  rccordatio,  commemoratio.  — 


avaal  su,  apres  s'etre  l'ait  renscigiier  sur  sa  vie,  (juil  ütait  mage,  il  or- 
doniia  qu'on  entrAt  avec  lui  en  discussion.  C'est  alors  que  se  rcuiiirent  Ics 
personnages  dont  il  a  6tö  fait  mention  ci-dessus ' ;  et  parmi  cux  se  trouvail 
ce  Georges,  et  il  ne  craignait  point  les  mages.  IIs  ecrivirent  un  livre  touchaiit 
leur  foi  et  le  presenterent  ä  Kosrau,  qui,  l'ayant  lu,  dit  :  «  Si  la  religioii 
chretienne  etait  vraic,  ce  serait  cclle  des  Nestoriens -'.  » 

Les  dissideiUs  rougirent.  Gabriel,  confondu,  continua  ä  calomnier  ses 
ennemis  auprfes  de  Rosrau  et  ä  intrigucr  pour  les  faire  raassacrer.  (Sur  ces 
entrefaites)  Sirin  ordonna  qu'on  l'il  la  commemoraison  du  niartyr  Mar 
Sergios  dans  le  couvent  du  Saint,  qui  etait  hors  des  rcraparts  de  Seleucie. 
La  foule  y  vint.  Gabriel  et  ses  partisans  resolurent  d'en  chasscr  les  fideles 
pour  le  livrer  a  leurs  propres  partisans.  Mais  Soubl.ialmaran,  metropolitain 
de  Beith  Garmai,  et  Georges  le  moine  s'y  opposerent  :  «  Nous  ne  livrerons 
pas,  dirent-ils,  ä  nos  ennemis  la  maison  de  Dieu,  qui  est  la  premiöre  de  nos 
maisons.  »  Et  möme  Georges  interpella  Gabriel  de  la  fa^on  la  plus  vio- 
lente.  Cclui-ci  alla  trouvcr  le  roi  pour  l'cxciter  contre  cux  ;  il  lui  fit  savoir 

\ .  Voir  p.  520.  —  2.  La  clause  finale  do  ce  livre  dit  toul  ä  fait  le  contraire  :  «  Du 
Scribe.  —  lls  ecrivirent  cette  profession  de  foi,  ainsi  que  la  discussion  qui  y  est  jointo, 
cl  la  presenterent  au  roi ;  ils  ne  re(,'urent  pas  de  reponse  de  lui.  soll  parce  que  le  paga- 
nisme  ne  pouvait  saisir  le  sens  de  la  connaissanco  de  la  crainte  de  Dien,  et  ä  cause 
de  cela  il  la  nieprisa;  soit  parce  que  le  Roi  des  rois  avait  de  la  consideration  pour 
Gabriel,  le  chef  de  la  faction  des  hereliques  Iheopaschites  »  (voir  Si/n.  Ürienl.,  p.  598; 
cf.  la  Vie  de  Georges,  p.  516-517). 


[219]     lAXXVlI.  --  HISTOIRE  D'HERACLIUS  KMPEREUR  DES  GREGS.        539 
.<iCL.   Jda-jj   Zjy^    ^JJ'   dLUl   IÄa  jj^    dl;L<C»j    J>CJb    "V    JU"    a;I3   ^r^i       ^>f"   *  !'•  -''^ 
Jl     JljLJLÄ-i;    ^iJ    |V    .>_)l-li>Jl    ^^y^    LJxj   ^^1    "»-loJj    'C-   Lwäj   .U.(-_^    ^'-*^ 

Jl    /.lyJL   ^jj  ;^^;~^  öS^  ^y  jJ!^-t«J^j  i—^UJI  ÖJl  J  v_-U:s   .»^JuU   .cLU  A^U 
blyt   ^1,   A^lj   ^b   w-4;j   ^^y^i   fj^b  (_r^'^    äXLv^  j    ^^1   "  jL    Li£.  i-üjj  •  p.  2i( 


que  Georges  etait  un  mage  apostat,  et  quil  avait  dit  :  «  Ne  te  glorific  poinl 
de  la  place  que  tu  occupos  aupres  de  ce  roi  qui  niuurra,  et  doul  Ic  regne 
passera.  »  Le  roi  ordonna  de  les  jeter  an  prisou ;  ils  y  restercut  un  an  et 
huit  mois,  endurant  toutes  sortes  de  tortures.  Puis  il  exila  Soublialmaran 
dans  un  pays  lointain ;  et  il  fit  dire  ä  Georges  de  retourner  ä  la  religion 
des  mages,  sinon  qu'il  serait  tue.  Georges  rei'usa;  et  il  fut  crucifie,  la 
vingt-cinquieme  annee  du  regne  de  Kosrau  ' ;  on  le  frappa  de  fleches  jusqu'ä 
ce  qu'il  mourüt.  Les  fideles  parvinrent  ä  enlever  son  corps  et  ä  Tensevelir 
dans  le  eouvent  de  Mar  Sergius.  On  en  prit  des  reliques  qui  furent  dispersees 
en  differents  pays.  Que  ses  prieres  nous  assistent. 

LXXXVII.  —  HisTOiHE  d'Hehvclius  empereur  des  Gregs 

AVEC   Kosrau  ". 

Lorsque  Kosrau  (Kisra)  eut  empoisonne  par  ruse  et  fait  mourir  En-No'män 
fds  d'El-Moundhir  roi  des  Arabes,  et  son  fils,  tous  les  Arabes  qui  se  trouvaient 
dans  les  deux  empires  des  Perses  et  des  Grecs  sc  revolterent.  Ils  se  dis- 
persaient,  chacun  d'eux  agissant  selon  sa  fantaisie  :  ce  qui  causa  bien  des 

1.  Voir  la  Vie,  p.  563  :   «  Le  l'i  Kanoun   II  (janvier)  en  la  vingt-cinquieme  annee  de 

Kosrau,  fils  de  Ilormizd,  l'an  926  des  Grecs  (615).  —  2.  Cf.  Procop.,  Hl).  II,  De  Bella 

Persico,  c.  9  et  sq.;   Un  nuovo  testo  st/r...,   p.    19-23;   Barhebra-us,   Cliroii.   Sijr.,    ed. 

Bedjan.  p.  95;   :\licliel    le  Syrien,   tom.   II,  p.  400-401,  408-409;  Hisl.  du  Bas-Emp., 

.  LVI,  §  XU,  et  LVIL  §  XXXIII. 


«^ 


5',0  IlISTOlllK  NKSTORIENM':.  [220] 

Js,    \^\j    Lj   ^IPJI   i    ^-^   ßb   ^y^^    ^j-^5    ^y^    ir'   '^'^    «-    3-^^5 

.c   i-ijj  (ji^'l  -!>^  '^^''  '^'  '^  'S  '-'-*"'  *^^  r"'  •p'::'  ^"'j  i^'-^  "u"^  ^"^  '^^■^ 

.<LJj  jj.^^  ^  Jl^VI   J  jl=^v  ■^^  J^.  ^^  J^   '   ^'-^i  •^.   ^3'-^*   ^JJ 

1.  In  margine  :  vJU^Uj'jJ'.  —  2.  Sic  in  manuscripto.  —  3.  Vel  •^^^  elc. 


demcles  eiitre  llrraclius  {Hcraqlis)  et  Rosrau.  Les  Arabcs  devinrent  meme 
puissants  et  nc  cessercnt  de  troubler  les  pays  jusqu  ä  rapparitioii  du  Legis- 
latciir  de  Tlslam. 

Kosrau  avait  cuvoye  depuis  quelque  ienips  dans  les  provinces  grecqucs 
voisines  Saliryoii',  le  geiicral  de  son  annee,  qui  s'etait  einpare  pendant  ce 
tcmps  de  plusieurs  villos  et  y  avait  laissö  la  tracc  de  son  passago.  Puls 
Kosrau  apprit  que  son  general  l'avait  hlAnie  et  nieprise  en  prcsence  de 
rarniee.  La  cause  du  cliangement  de  Saliryon  ä  l'egard  de  Kosrau,  et  de  sa 
rebeliion,  est  que  sa  lillc,  un  jour  qu'elle  traversait  Seleucie  (Al-Maddin)  avec 
ses  servantes,  avait  ete  insultee  par  Samla,  fils  de  Yazdin  le  chreticn;  eile 
öcrivit  ä  son  pere  pour  lui  raconter  la  chose.  Gelui-ci  ecrivit  alors  ä  Kosrau 
pour  liii  demander  s"il  pouvait  liier  vengeance  de  Samta,  et  compter  sur  lui 
pour  del'endre  son  lionnour  ihnant  lesGrecs.  II  ne  fit  pag  cas  de  sa  demaude. 
Alois  eclata  entrc  cux  cette  inimitie.  Kosrau  ecrivit  ä  Tun  de  ses  gcneraux 
nonune  Fardcngan-  de  tucr  par  rusc  Saliryon.  Les  messagors,  en  approciiant 
de  la  n'-gion  de  Khalajya,  furent  sur[)ris  par  les  Grecs,  qui  les  amenerent 
ä  lli'raclius.  Cclui-ci  apprit  lo  but  de  Icur  mission;  il  ecrivit  alors  ä  Saii- 
rvon  de  venir  le  trouvcr  :  il  aurail  la  vie  sauve.  Celui-ci,  voyant  la 
sinc6rite  de  l'empcreur,  alla  le  trouver.  II  conuut  alors  la  lettre  de  Kosrau 
qui  le  visait.  II  en  com.ut   an-^silcM  iiii  vif  rcssentinicnl  ;  il  jiria   Ib'Tarlius  de 

1.  Salirbarz  (Michel  le  Syrien  et  Marliebr.,  loc.  ca.);  appcle  aussi  l'arlian  iUn  nuoi'o 
teslo,  loc.  ci/.).  —  2.  Oanli.üan  (rjarlicbr.,  hc.  cit.). 


[221]       LXXXVII.  —  IIISTOIRE  D'HERACLIUS  RMPRREUR  DES  GREGS        541 

i^j^i  "UJjjj  ^jit  J-»^.  j-*j  «-^   (_5^  wjij  \Sj-~'  j^  j^3  ^'-^    '->U  (fi^  (_rr^^ 
jjJaitö    (j^^yJJi    ^^^/'J    •(*c'^     cJLiLilj    .    ±.^1    ilij'     Ai.    ti._iLs»li    .^    ._>_y^'    Aj<sjj 

«UL^jl      i_Jjs3      .\^>a      \i>-yj>      ''JL^s-       »^      ^  y>-5     .41«      'C^^»,^     <,Ul      jl      «-«S      *1<     ■ ^'  «J       *-*3 

Li^_5    jl      Jl    Li9    L.?   ^„.^^ajj    IajÄJ^Ij    (*3^'J   c-ilS   'CjXo  i_LS   J^lj    ^ ,    Jv    Jj 


Uli  pardonner  le  passe;  il  implora  sa  protection  et  Ini  demanda  pourqnoi  il 
s'abstenait  d'atlaqiuT  les  Perses  et  de  les  poureliasser.  «  Je  ni'en  snis  preoc- 
cnpe,  repondit  l'empereur,  bien  des  l'ois;  j'avais  meme  prepare  lexpedilioa; 
niaisj'ai  eu  nn  songe  :  Kosraii  nionlesur  \\\\  elephant  s'elangait  cdiitrc  nioi,  et 
cliaque  fois  il  me  frappait,  et  chaqiie  fois  je  prenais  la  l'uite ;  aussi  par  coni- 
passion  pour  l'armeo,  je  me  suis  abstenu  de  l'cnvoyer  contre  les  Perses,  les 
laissant  ainsi  s'emparer  des  provinces  grecques.  » 

Piiis  le  geiieral  Fardengan  et  Sahryon  adopterent  ensemble  le  parti  de 
l'empereur  des  Grecs;  il  leur  fit  jurer  qu'ils  lui  donneraieut  loyalemeiit  leurs 
conseils;  il  leur  doima  un  sauT-conduit,  et  leur  dösigna  un  endroit  pour  y 
demeurer.  Puis  il  conimenea  ä  preparer  l'expedition  contre  Rosrau,  ayant 
vu  dans  un  songe  que,  monte  sur  un  elephant,  il  attaquait  Kosrau  et  que 
celui-ci  fuvait  devant  lui.  II  sut  ainsi  que  Dieu  le  ferait  triomplier  de  sou 
adversaire;  il  sortit  avec  son  armee,  se  dirigeant  sur  Kosrau.  II  gagna 
l'Arraenie  avangant  toujours,  et  reprenant  les  villcs  grec([ues  dont  les  Perses 
s'etaient  empares,  et  y  etablissant  une  petite  garnison,  jusqu'a  ce  qu'il 
arrivät  ä  Mossoul.  Lorsque  Kosrau  apprit  ces  evenements,  il  envoya  contre 
lui  son  armee;  mais  une  parlie  de  ses  soldats  furent  tues,  et  les  autres 
prirent  la  l'uite.  11  envoj^a  alors  contre  Ileraclius  Uozbilian  le  general  de  ses 
armees,  qui  le  rencontra  sur  le  Grand  Zab  ;  la  bataillr  fut  acliarnee  entre  les 
deux  armees.  Rozbilian  i'ut  tue;  on  pilla  tout  ce  qui  se  trouvait  dans  son 
camp.  Les  Grecs  continuerent  leur  marclie,  ils  arrivcrent  a  Salirzor  en 
demolissant  les  pyrees,  a  Beitli  Garmai'  et  dans  la  region  de  Ninive.  Etant 


8. 


-,42  lllSTOIKR  NF.STORIF.NXK.  ^2221 

•^'-O^   Jl    fjj^   ^y^_3    Ir^   J   J^  ^.    'j>^J  •  JV'^-?-'  ^^3   O^-^'   r-H^*J  -(T:^ 

P.  2'i9.    ^l^     .[^    ^    ^Sj~^i    i^X-Ul         lyljj     -^3^     ij^^y^     i^y^^b     üLrJ'     >-'^      l_j^AAj 

^j«Ül  «^aIäs  .-u^  jlS  U  ^_^  *_ijy:!l  dj_^j  L,'^jj  ^^^J\  tr^^  (j  l5-^  ^  J^,  j^ 
/j^  J^,)  A^>*    (j-*    J^   LiJU»-    i^^^    ^3  -^   '_ji=J3   .|»^j"    jo    L«  ^L-j  jv'_j^' 

<kC»kl«    j_j_ä)I    ljAa._»9    .ij^^    j'j^'     t^^    'y'jJ    ■iSj—'    "^^    ^     IJt— *     '^    'j-^^J 
P.  250.  -fJ^^     "-^     *^    "CUaSj     ^r'_J~-iil'''     (^<,J2*     fV     <J 

a;IX«   jLjj    '®>1jL«j     vJL-    ^-«-=-    fLsLi    lijy    <lx^    ^Up-   C^^ÄjJI    d|^,iij    oU    LJ 


arrives  ä  Daskara'  oü  se  trouvait  Kosrau,  celui-ci,  craigiiaat  de  tomber 
cntre  leurs  mains,  fit  lever  le  camp  et  se  retira  avec  scs  armeos,  negligeant 
d'emporler  ce  qu'il  avait  avec  lui.  Les  hommes  abandonuerent  leurs  biens  et 
tout  ce  qu'ils  avaient  avec  eux  et  le  rejoignirent.  Kosrau,  pleiu  d'inquietude, 
coiiliiiua  sa  marche  se  Iraiisportaut  d'un  eiidroit  ä  un  autre,  abandouiiant 
ses  richesses  jetees  äterre,  saus  qu'il  setrouväl  persdimr  [uiur  les  prendre;  il 
arriva  aiusi  ä  Söleucie.  Ou  coupa  les  puuls  ([ui  etaieiil  sur  le  Nalirwau  pour 
empecher  les  Grecs  de  passer,  llöraclius  eutra  avec  sou  aruiee  ä  Üuskara,  oü 
ils  s'emparerent  de  tout  ce  que  Kosrau  avait  abandoune  et  prireut  tout  ce 
(|u'ils  dösirereut.  Puis  ils  se  dirigereut  vers  le  Nalirwau  pour  le  traverscr. 
Ayant  vu  que  les  ponts  ^taieut  coupes,  et  que  le  passage  ä  gu6  ötait  impos- 
sible,  ils  retournöreut  ä  Nisibe  chargös  de  bulin. 

LXXWllI.     lllSTUlKE      UKS     EVliQLES     J.VCOUITES      ET      DES      SIEGES      NOUVEAUX 

QU'lLS     ETABLIllENT    DU     TEMPS     DE    LEUK     PATIUAltCHE     AtHAMASE  \     UlSTOIUE    DE 
CELII-CT    AVEC    I.'eMPKUEL»    flUEC. 

Apres  la   iiiorl   du   palriarclu'  des  jac(ibiles%  ou  le   rciiiplai,;a''  par  Julieu 

I.  I",n  syiiaque  ii^aa»!  «  Dasqarla  ».  —  2.  Nomme  Pierre  de  Callinique  (voir  l^arliobr., 
Chron.  Ecdes.,  I,  col.  250-250).  —  3.  En  591  (idem,  loc.cit.);  cf.  Miiliol  le  Syr..  p.  373. 


[223]  LXXXYIII.  —  HISTOIRE  DES  EVEQl'ES  .lACOßlTES.  543 

A,l    ^j   iasL-l    l^   (^L»Ä>    ^3^«-«   •cSC«!   iojjütJJ    ijX)   Jj  .(^L.^1;   ^j^^i    ^j-j-^ülii 

.jjjl   ^^liJlj   .""ijJvL    ~JJj   .j^^   >^JWlj   -^^Sy-^.    cs^^^J   -^3^  "^  *   ^'^%  ^^l-^ 

.j^_^il3  i?i7^'  ^üij  .iu»i  ^  t>»^b  ^[^.j'^3  j^-»^.]  ^''— 'S  -i^v^'  o'^^S 

.   (v^iJl   jL^^    ,_^Ur     ~o3  Ajlc   ^UJlj 

1.  Cod.  \i\i_y^^.  —  2.  In  margiae  alia  manu  :  Ulx^  S.  —  3.  In  marg.  "^ooo^.  Ilic  spatium 
vacuum  in  ms.;  ^;h.j^   lo'"")'^   ^^'^  manu  sunt  scripta.  —  4.  In  margine  alia  manu   : 

.(Ljj^)  ^^   o^^j  jj'^-^  c"^"^  '-^  ^^[,r-"  v-Lr^  i'-u^-i-    .V.;  ^.^L  ^  ^'^  j!  opo^a 

f.--    •••    J^'-r»-^   ^"-^     J?-'-^'j    -ij^^      b^:.-^  y^'-*-''j>     -^-^y     ^U'j    ._3y    ißj^    ^Y^^i 


[Lolifa),  qui  moiirut  apres  avoir  occupe  son  siege  pondaiit  cinq  ans' .  Atha- 
nase  {Athänusini(s)^  appcle  al- Jamal  (chameau),  lui  succeda".  Les  Jacobites 
n'avaient  poiiit  daiis  Fempiie  perse  de  sieges  conniis,  oü  ils  pussent  etablir 
des  eveques,  parce  que  depuis  que  Tempereur  .Justinien  (Youstänous)  les 
avait  chasses,  ils  erraieiit  ä  Taveiiture.  Athanase  deviiit  leur  clief  en  la 
trente-quatrieme  annee  de  Kosrau  qui  est  la  936°  •'  d'Alexandre  et  la  troisieme 
deTapparition  du  legislateur  de  Tlslam  dans  sa  ville^  (que  la  paix  soit  sur  lui). 
Ils  se  reuuirent  daus  le  couvent  de  MattaT  dans  la  region  de  Ninive,  oü  ils 
etablirent  les  sieges.  Le  premier  siege  fut  celui  de  Tagrit,  pour  lequel  ils 
ordonnerent  un  metropolitain,  appele  Maroutha  ;  le  deuxieme,  Heitli  'Arbäye  ; 
le  troisieme,  Sigar ;  4"  Beith  Nouliadra;  5°  Arzoun;  G"  Marga  ' ;  7°  Baraman 
et  Bawazidj  ^ ;  8°  les  bords  du  Tigre  ^ ;  9"  la  Mesopotaniie  et  le  Bahrein ; 
10"  'Ana  et  les  Bani  Taghlib,  peuples  noniades*. 

1.  Trois  ans  et  cinq  mois  (idem,  loe.  cit.).  —  2.  Cf.  Barhebr.,  loc.  eil.,  col.  2(12 ;  Michel 
le  Syr.,  p.  370-377.  —  3.  En  900  des  Grees  (595),  Barhebr.,  loc.  cit.  —  4.  Medine.  —  5.  En 
marge  :  ^^.ioo^«  Goumel  »,  aflluent  du  llazar,  qui  passe  dans  la  region  de  Marga.  —  (>.  Ici 

un  blanc  dans  le  manuscrit :  une  main  etrangöre  a  ecrit  ^jü^   .\^-^y^>.  —  7.  Litter.  :  .Sur 

(^  ^   >  ■ 

le  Tigre.  —  8.  Selon  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  127  :  1"  Beilh'Arliaye;  2°  Sigar; 
3°  Ma'altäye;  4°  Arzoun;  5"  Goumal;  6"  Beith  Raman,  appele  aussi  Beith  Waziq; 
7°  Karmeh;  8°  Gazarta  de  Qardou:  9"  Beith  Nouhadra ;  10°  Piroz  Sabor;  11°  Sahorzol ; 
12"  les  Arabes  chretiens,  a  savoir  los  Taghlibites,  tribu  nomade.  Cf.  aussi  Michel  le 
Syrien,  p.  414-417. 


5^,4  IIISTiilltK  NKSTOUIENNK.  [224] 

*ii  ^i^vr  j\Xi^  >r-^=-  -^  Jl*j  .,^ji\  !->-*  >— ^'^,  J,v«  ^''.,^r"^''^    d)__iai!l  («^^-3 

♦  p.  252.  .<<>:i3  A.Üi  -u_Ä>  Ja-likr  V  jjU      .iÄi-l"  V  v::J'j  .  ^_~l9^jt.  aJ 

(»Isis    .  5^*»    i^jl   (Jl    ^^3  *^^   (V    ^^^="3   ^-'^   ^Ui9    .^U   l5^   ^    *~*^   "^'    '-^^ 
1.  yj.;_^. 


Le  pati'iarclic  Allianasc  anatliernatisa  ijuicoiKjuc  comluillrait  rotio  liie- 
rarcliie,  et  il  dil  :  «  .linstitue  le  metropolilaiii  de  Tagril  inon  vicaire  dans 
l'ornpire  persaii.  » 

Ilcraclius,  ä  son  retour  de  la  Perse,  s'ctant  rendu  ä  iMabboug',  Afliaiiase, 
patriarclio  des  Jacobites,  sortit  ä  sa  rencoutre  pour  le  saluer.  Le  roi  llioiiora 
et  alla  avec  lui  a  l'eglise  pour  recevoir  Ics  oblatious  :  «  A  qui  sont,  lui  dit-il, 
cet  autel  et  Ics  oblations  qui  y  sont  deposees?  —  Get  autcl,  lui  repondit 
Atlianase,  est  ä  Dieu-  et  les  oblations  qui  s'y  Irouvent  sont  le  corps  de  Dien  ot 
son  sang.  —  Alois,  lui  dit  Ilöraclius,  ne  les  reijois  pas,  oar  (ton  corps)  ne 
so  luelera  point  avec  le  corps  de  Dieu  ni  (ton  sang)  avec  son  sang.  « 

AÜianasc  craignit  de  lui  repondre,  parce  qu'il  venait  de  confesscr  quc 
Tautel  et  cc  qui  etait  sur  l'autel,  c'etait  ä  Dieu;  il  ne  put  donc  se  dedire  en 
niant  sa  parole,  et  il  craignait  d'etre  chasse  par  ses  partisans  s'il  venait  a 
allirmcr  la  croyance  des  Grecs.  Le  roi  insista  dans  sa  domande,  jjour  lui 
arraclier  une  reponse;  il  röpondit  ä  la  fin  :  «  Si  tu  juges  convenable  d'annulcr 
le  concile  de  Cliaicedoinc.  ipii  a  confcsse  drux  uaturos  dans  le  (liirist,  inoi 
aussi  je  ne  m'enipOcbcrai  pas  davoir  une  opinion  diircrente.  »  Alors  Ilcraclius 
6lcva  la  voix  contre  lui;  le  patriarclie  sortit  aussitöt  de  l'öglise  et  s'enfuif  cn 
l'liriiicic  (Foiintr/I),   mi   il   rosta   jusqu"i\  ce   que  rempercur  quittAt   ]\Iabboug. 

i.  er.  I?arhel)r.,  loc.  cit.,  ioL271 ;  Michel  le  Syrien,  p.  'il  l-'il3.  —  2.  11  doit  y  avoir  ici 
une  laciino.  A  corriger  :  jJU  ^_$-'-'!  ij^.j^^::  '^  ^-O'    'Jo'. 


[225] 

®l^ij,Lp    j»^        tj-^     L?-*^^     ^-^^„    iÄ^t 
jIäJI    ^x,    j._^'    '«oM    JI3    dlUl     v_».UaJ    JjjIaJI     ^'1     ^J^l     J>1     ^    ^i/r"    <3b    '-*^  ♦  P.  253. 

I    •  1.     i-r  I   1;    .       .    ;ii      .   11    \  I    -L    .     AM   .     •.     a'.:\\      .  \  ■ 


^rBj\        _«1      ^.jJa^lj     o'-9     Lwli    .  A«^     iV"^'      rJv^^      U-L^'j  /r'J^'     '^J^i     . /»UÜI     js^lV      /v« 

^jiJl     aJv,U.^     C~Üaj3     ijr^j     IjjJly'    U„ls     ."CJ^jifL      L^  jj-^      ''^^      V^      'j~*     -iVv^' 

LiJ<^i  .«isL-i  ^>-uJl  bÄA     Jl   /»L-'j  (^j    ciJyÄiJi   Ll>-t.  (-^3  . j»^j<^i «^  |_j   (iLlJl   l3jli-l 
1.  ^j~Cj5  ex  -m^i  (Ta^«;)  ordinavit,  ornavil.  —  2.      -)'. 


II  fut  patriarche  pendant  onze   ans  '  ;   il  fut  remplace  par  soii  disciple  Jean 
[YDuhaiiua)  qui  mit  ea  recueil  leurs  prieres"'. 

LXXXIX.  GaUSIC    de    LA    l'ROPAGATION     DKS    .IaCoHITKS 

DANS    ],  EMPIRE    l'ERSAK.  • 

Quand  Sahrir^  revint  dn  pays  des  Grecs  ponr  occuper  le  trüiie  ä  Sc- 
leucie,  il  fut  acconipagne  de  plusieurs  uegociants  de  Syrie  [As-Sdm).  Los 
Armeniens  lui  preterent  main-forte,  et  se  joignirent  aux  Grecs  qui  etaient 
avec  lui.  Or,  lorsque  Salirir  fut  tue  et  que  la  Situation  eu  Perse  fut 
troublee,  ils  ne  purent  plus  retouruer  au  pays '  des  Grecs ;  ils  etaient 
neuf  Cents,  appartenant  ä  la  secte  des  Jacobites.  Ils  allerent  ea  Kliorasaa, 
d'oü  ils  se  disperserent  en  Saguestaa,  ä  Ilerat  et  en  Djordjaa;  ceux  (pii 
s'etablirent  en  Saguestan  titaient  armeniens.  Ils  y  bätirent  une  eglise,  oü  ils 
priaient  en  armeaioa.  Apres  la  disparition  de  Fempire  des  Perses,  comme 
üs  s' etaient  multiplies  par  la  generation,  ils  preferereat  rester  oü  ils  etaient. 
Le  patriarche  Jean  s'occupa  d'eux  et  ordonna  des  eveques  pour  ces  rcgions 
eloiguees;  c'est  ainsi  qu'ils  eurent  ces  sieges  en  Rhorasan. 

1.  Trente-six  aus,  selon  Harlichr.,  lue.  eil.,  col.  274.  II  moui-ut  en  (I.U.  Voir  .Micliul 
le  Syi-..  p.  419.  —  2.  Cf.  Barhebr.,  lor.  cit.,  col.  27G-280.  —  3.  Nolre  auteur  6cpit  ailleurs  : 
Sahryon,  voir  ci-dessus,  p.  540.  —  4.  J-.j     ,t  doit  t'tre  corriuv  en  :;-->     J'. 

PATR.   OR.    —  T.   XIII.   —   F.   '1.  3(i 


546  IIISTOIRE  NESTORIKNNE.  [226] 

j^l_j  \aS\s  J^-ä]I  ^\  ij^^  '  Äü^  »iVi'j  >^^'l  ^iiU  jxJI  ^  ,>«^''  ^'^  LJ 
"C  liC  >L>-j   1^1    Äii  Ij    1,-Ik.    ^j^  Ü    .  l^;    w^^l   Oj-i    iJLiJ    Ij;     ^ll».'l    cCw    Ja    .   _J^ 

aJ     JOJ     .  "C^L       •j,.»,,!*,"     _)_^l     j^LrLij     j^Xl/i-''     "»wJsi.».«     i jAs-     Jüpa     *  A__i».     ^^_j     lV^^^ 

UAs    ■  ,^}'    *j"3   -V_<^i      Jl    Ujj    j"j^r*-'    T^p=*    .Js^-sJ!    jj«:)'    Aj^     "yA      jI      _4 >    ^D 

.Olc-    »MiX)    i-UaäJ    .SjIjU    ij     La\j    (d'LLA    ^_L     (_^lj      AJiWnlTai     >_i^^     «-^j^       Jl    ^L^j 

«J  -üsl    wJ^3j  <fJVl    ÄaiJI    j^  ;>t,|j    <->^l  '^ f^f^^    cTtls    v^!^^    ^'■^    /"   f^^    -Ir^" 

1.  y_jJ  vel  Jj^  vel  j3yj  vel  j-|^'  vel  ^_;^J...  —  2.  Ä^i-^  vel  Äiirv  vel  i^^üs-  vcl  Lib^  etc. 
—  3.  liLkiLki-j  vel  lilLikij  vel  iilkikij.  — •  k.  »~C*'  ex  lan.imi  '(i/riiAa)  figura,  forma, 
liabitus  monaslicus. 


XC.     illSTOIRE     DE     R.VÜAl     l.E     SCIUIiE*. 

Apres  la  mort  d'En-No'män  fils  d'El-Moundhir  roi  des  Arabes,  et  de  ses 
cnfa^ts,  Kosrau  ciivoya  ä  Hira  im  g6iieral  appele  Bahoulai- ;  celui-ci, 
n'ayant  pu  y  rester  ä  cause  des  Arabes  qui  y  etaient  devcniis  tres  forts,  la 
quiltii  et  envoya;\  sa  place  un  certaiuMarzeban,  nomine  Rozbi  fils  de  Marzouq. 
(]clui-ci  liabita  nnc  fortcressc  appelee  llafna'  dans  le  desert  de  Ilira,  oar- 
(laut  les  lr()iilier(>s  de  l'empire  de  Perse  et  coniballant  les  Arabes  du  deserl. 
II  avait  uu  scribc  uoinine  BabaT,  d'un  village  voisin  de  Ilira.  IJu  jour  le 
marzeban  alla  ü  la  cbasse  avcc  Hai)ai;  arrives  ä  un  endroit  aj)p('le  Qalqa- 
li\na\  Babai  reucontra  un  moine  dans  une  grotte;  il  cntra  clie/  lui  pour  L' 
saluer;  le  moine  Texcila  par  ses  parolcs  a  embrasser  la  vic  nionaslique.  I>i' 
retour  ä  sa  demeurc,  il  distribua  ses  bieus;  il  quitta  la  niaisou  saus  que  por- 
sonne  s'en  apercüt  el  alla  liabiter  avec  le  cenobite  qui  lui  fit  prendrc  l'liabit 
inonastitiuc.  11  l'ul  rnnpli  de  la  grAc(!  divine.  Dien  lui  accorda  le  doii  de 
idiiiiailri'  les  lusr-s  du  deuiou,  et  la  force  de  lui  l'airc  la  "uerru.  II  resta 
constamment  aupres  de  ce  saiut  uioiu(^  juscpiä  ce  que  celui-ci  mourüt.  Apres 

1.  C;f.  I^c  Lii'i-e  de  la  Chasicle,  n"  75.  —  2.  Leclure  conjecluralo.  On  pourrait  encore 
lire  :  Nahoular,  Nonoular,  Taboular,  etc.  —  3.  Leclure  conjecturale.  —  'i.  I.,ccture  con- 
jcctiirale. 


[227]  XC.  —  HISTOIRE  DE  BABAI  LE  SCRIBE.  547 

« 0.11   »*1jj.JI  j^  ^j^'^.   Vl=»L    ,^>-«^    Ij^   ,_5J1   ^'^'^    (i   O^   ''^-^  J-»*  («'"  •''^■^j 

o,^    .i^   <U=-Lj    lji/>s    -^-i    -^.     A^j-»-'l    ^'i    (j    jj-iL-JI    iljj    .Ij-i    ^2r^3      ^ 

,U1    j_5.It    j»-^    .i_^    4^*9     'Ol     <=-ji    .CjLijVl    (j^     J    '^-::^U>    0*^1     J'    ®J«i.^    Js 
®ÜU1   "0   .Uli    ._.jy    .bJj    ^~Ui   p_<i3  Ol    tU-3   <~U   _^3   LX^ 

2 j,j  iLu_^  c;^Jl  dLl"  J  *  jLj^'l   pL«:^-!  ^y  j_^<;,  L,  ^AÜl  lÄjJ  ^m  ^J5l3        '  p.  25«. 

0»-Ä>      ^5-^1-^J     Vt=-Lo       y_ij    ,«.J1       «-lr».Jl      X<SJi^  ^      '«JjU.o        \£-     UjO       ^^pcJ       jy3      •  (^  J-*'-^ 

\£    1j^    j.-,    bÄ^^wl'   «OLj    .otos:^    ^j    Jjr^i    .■cjt^jl    ^!l    IjJU;'   ^j-Ül    \^\    Jb 

1.  iLi  vel  iJ-J  vcl  ili  vel  iLi  etc.  —  2.  \\yi  ^;  magister  nosler. 


Tavoir  ensevcli,  il  alla  au  desert  ou  se  irouve  le  coiivent  de  ßeilli  Ilalc  tout 
pres  de  l'endroit  appele  Fila';  il  s'y  ül  uiie  grotte  oü  il  lial)itu.  Longtemps 
apres,  les  chasseurs  l'ayant  vu  dans  cet  eudroit,  rapporterent  ä  sou  maitre 
son  histoire.  Son  .maitre  se  reiidit  ä  sa  grotte  poiir  lui  demander  de  retourner 
ä  sou  ancien  etat;  mais  il  s'y  refusa.  Le  marzebau  admira  la  fermete  avec 
laquelle  il  supportait  la  solltude  et  la  privatiou  des  delices  auxquelles  il  etait 
jadis  accoutume;  il  lui  olTrit  de  l'argent  pour  le  distribuer  aux  pauvres,  eu 
le  priaut  de  renoucer  ä  ses  mortifications  eu  relournaut  ä  sou  ancieu  geure 
de  vie;  mais  le  Saiut  refusa.  Puis  sou  maitre,  etaut  touibe  uu  jour  uialade,  lui 
envoya  quelqu'uu  pour  l'eu  iulormer.  Lc  Saint  fit  alors  le  sigue  de  la  croix 
sur  l'eau  et  passa  lc  lleuve  ä  pied;  et,  etant  arrive  aupres  de  lui,  il  le  l'rotta 
avec  la  maiu  et  lui  obtiut  de  Dieu  la  guerison. 

Dieu  revela  t\  ce  Saiut  commcnt  Rabbau  Khoudainvi-  reuuirait  des  moines 
dans  ce  desert.  II  ue  cessait  de  sortir  de  sa  grotte  pour  se  reudrc  ä  l'endroit 
appele  Beith  I.lale,  oü  il  clamait  ä  haute  voix  et  ä  plusieurs  reprises  :  «  Vencz, 
u  liommes,  venez  embrasscr  la  vie  monastique.  »  Sou  disciple  Mar  'Abda  lui 
ayaut  deitiaude  qui  etait  Klioudalnvi,  et  oü  il  etait  :  a  II  est  eucore,  lui  dit-il, 
dans  les  reins  de  son  pere.  » 

1.  Lücture  conjecturalc  :  (in  pourrait  aiissi  lire  :  (hilila  011  <^ila,  (ni  (Jalla  ou 
Fabla,  etc.  —  2.  Vuir  ci-dcssous,  11"  .\CVII1. 


548  llISToiltK  NRSTOHlKiXNR.  [228] 

SSJk..^"      1a^         y>3       'AA         jI  JI      !S-Sdl      .  _  ^ä- '       C-yL>, >      <S-ji        .Lot«        7X_ä>ä)I        ilit  J  I 

^Vl  p-l    JlSj  ^U  -0.11   jJÜ^li  .ojUi  UU.    ^1   l,.j  ^  Vliä  .^   (Ji<-_  p-i  ^ 

P.  257.   A».lj    J^l        j^j^3    j^yjr"    f^'   j^'j    f^"   ^^    J^;r-*^'    »j'j    OJ-»Ä    ij--*^'    ^J~}J    vl^'^'b 


Lors  de  ICxpansion  des  dissideiils  aux  jours  de  Gabriel  le  Sigarioii,  uii 
groupe  d'entre  cux  alla  h  I.lira,  ov'i  ils  disaient  :  «  La  vraie  doctrine  est  avce 
nous.  »  Sabriso',  öveque  de  Hira  ',  envoya  alors  quelqu'un  4  ce  Babai  et  ä  soa 
disciple  Mar  'Abda  pour  les  iulormer  du  trouble  qiii  venait  de  se  prodiiire. 
ILs  se  rendireiil  a  Uira  ovi  ils  assislerent  ä  la  reunion  quo  les  babilauls  avaient 
formöe.  Les  deux  moines  demanderent  qu'on  amenAt  un  enfant  qui  n'eüt  pas 
eiicore  appris  a  parier,  et  ils  lui  parlcrenl  aiiisi  :  «  Au  nom  de  qui  as-tu  6t6 
baptise?  »  A  Tinstant  üieu  delia  la  langue  de  l'eufant;  il  r6pondit  :  «  J'ai 
et6  baptise  au  nom  du  Pere,  du  Fils  et  du  Sainl-Esprit;  le  Clirist  est  Dieu 
pai'fait  cl  liomme  parfait;  il  y  a  cu  lui  deux  nalures  et  deux  liypostases; 
Fils  uiii(|ue,  veritablo,  vivificateur  de  tout,  et  seul  Christ.  »  .ALir  Babai'  s'ecria 
alors  :  «  La  croyauce  que  cel  enfant  vient  d'adirnier,  e'esi  la  mienue.  »  Les 
liabilants,  enierveilles  de  voir  sexprimcr  de  la  sorlc  uu  (Mifaiil  cpii  n'avail 
Jamals  parh',  ol  (|ui  ii'avait  pas  eucure  de  raison,  rcmcrcirrenl  Diru  davoii- 
L'xauce  la  pricre  du  Saint ;  ils  cliasserenl  les  dissidenls  tlc  Icur  pays,  et  abaii- 
donnerent  les  idees  qu'ils  avaient  prol'essees. 

Mar  Babai  mourut  A  l'Age  de  centtrcnite  ans  et  fnl  inlmiiir'  dans  sa  gruttc. 
Mar  AiHla  liU  dn  ILuiil'-  et  Uabban  Khoudaliwi ''  le  transportörent,  plus  tard, 
el  l'ensevelircnl  dans  leglise  du  eouveut  de  M'arre,  (jui  avait  6t6  ödilie  suus 
le  voeable  de  Mar    Abda  rAm^irii. 

1.  SabriJö'  auiait  succüdti  a  Siniüon,  nientionne  ci-dessus,  p./iOS,  478.  L'Anoiiymc  de 
Guidi,  p.  30,  l'ait  l'eloge  de  cd  cvüque.  —  2.  Voir  ci-dessous,  n"  XCVH.  —  .'S.  Voir  ci- 
de.ssuus,  11"  X(".\  III. 


[229]            XCI.  —  IIISTO[RE  ET  DEBÜT  DE  MAR    ABDA  I/ANCIEN.  5W 

Cj\A^j  '»J'LLj  .VL=-L   ^».t    -j   (Vr-'^   '*^j-«  -^3  ^LJ_yi  ^-^-a;'  (3  ^lo  «»Jj   .<^  'r'"'^.' 

ü_^«   4,.UI    <sjjj  .j^^''    j'-*^^    l»~»^   1;dj  .*J   XJzJ^  .    i:>j.»jJi    -C  o'-^3   i^i  j..ui.Jl 
1.  In  marginc  jLuj.)',  l'lialiit  nionasliquc. 


Par  ses  priercs,  li^  marzcbau  llozln  triompha  des  armees  ainbcs  et 
echappa  aux  piegcs  oi'i  Ivosraii  voulait  le  faire  tomber.  II  composa  im  livre 
8ur  Texercice  de  rautorite'.  Deux  ans  apres  sa  morl  liil  l)Ati  lo  couvent  de 
Reilh  Iläle.  Quo  ses  priores  et  Celles  de  son  diseiple  nous  jj^ardent,  noiis 
assistent  et  nous  conservent,  amen. 

XCI.     IllSTOlItE     ET     DEBLiT    HE     M\li     "AlUtV    l'A.NCIEN,     lUSCirLE 

PE   Mar  B.vBA'i '". 

Ce  Saint  etait  maü'C,  oriyünaire  d'un  villau'C  des  environs  de  Hira.  Ayaut 
vu  des  clirctiens  aller  la  nuit  de  Päqiies  au  couvent  de  Mar  Seryius  a  Hira, 
pour  le  baptemc,  (il  sy  rendit  avcc  cux).  Dieu  (que  son  nom  soit  exalte) 
lui  ouvrit  les  yeux  de  l'esprit,  pour  Felire  et  le  delivier  de  la  croyance 
impure  des  mages.  II  vit  les  anges  mettre  des  couronnes  de  lumiere  sur  la 
tete  de  ceux  qui  sortaieut  des  fonts  du  baptemc,  et  les  vetir  d'liabits  dune 
blaneheur  eclatante.  11  se  depouilla  aussitöt  de  ses  habits  et  reriit  le  baptemc. 
11  alla  ;i  recole  de  lUra,  011  il  demeura  quelque  temps  ä  s'insiruirc.  Puis 
il  se  retira  aupres  de  Mar  Babai  le  Scribe,  dont  il  a  cle  l'ait  niention 
plus  haut';  il  regut  de  lui  le  baptemc  et  sc  fit  son  diseiple.  Ils  rcce- 
vaient   enscmble  les   olilations.   Dieu  lui  accorda    le  don  de  coniiaitre   sans 

1.  Un  livre  siir  la  Distinctioii  dos  commandemenls  (Ehedjesus,  apud  Assem.,  B.  O., 
HI,  r,  p.  1S8);  des  livres  asc('ti([ucs  icf.  Le  LU'ie  de  In  CItasletc).  —  2.  Cf.  Le  Livre  de 
la  Cluisteli',  n"  7(i.  —  3.  Voir  ci-dessus,  n"  XC. 


550  IllSTOIllK  .\I;sT()I11I;N.\K.  [230] 

P.  259.   "tä)!   i  v«-0   -spl       ^-*--    (V*   ^o — r^    i-'^i    ■  i^y-f^ — ^    v-^J   ^    'r**''  -^    v_..I>v"    ^j   U 

.cLa^   i>Jl  >1  ^\:.l   ^   ^Mii   dUl   ^--=;.  U^   <!  J^3  K^^  diu  ^1  '  JT^Li 
.j»^    ^^3   J>^.Vi    (*,^    jr>-J    -SjUJl    ^ß    J\   ^>;.ilf=Jl    ^>    (•>»    c^Vl   j>*    JI3J 

■  ^y^\^  -ly^   (»jJij  U  iSy?'i  ^'^'^   ^^-*-?"^   -*^  b_,-Ä)i   ^1  j_j)l)   ^    «-•  jL.'j 
'P.  260.  ^   J'j    ^    f^b    <^..j^'\    ^^'    (^'    i5ytlj_^   ^^^.j   JI3   L-Li    *   .r^Ls    ji   -u.   -Ai;--'3 


1.  ^3  V^-  —  2.  In  marf^ine  :  ^>»^  ,^, 


^'1 


aiu'.uiie  pciuc  Ic  contcnu  des  Eciiturcs,  coinmc!  il  lavail  accordc  aiix  Apö- 
Ircs.  Lc  froiil  riffoureux  et  la  chaleur  ctouirautc  de  ce  desert  aiiiaigriront 
son  Corps. 

L'ange  de  Dieu  lui  apparut  ei  lui  dil  :  «  Voici  qu'un  jeune  lioinmc  de 
Hira  se  rendra  aupres  de  toi  pour  te  scrvir;  il  faut  qvic  tu  changes  son  noin 
et  quo  tu  Tappolles  Mar  'Abda  de  ton  nom.  »  A  ce  moment  vint  le  tronvor 
Mar  'Abda  beu  l.lanif,  le  fulur  ibndateur  du  couvcnt  de  Gamra  ' ;  il  habita  la 
meme  grottc  que  lui,  le  scrvant  comme  Elisee  avait  servi  Elie-.  l'ii  .j<>ur, 
un  lion  attaqua  Ics  chasseurs  qui  elaicnl  arrives  toul  pres  de  sa  grotle.  et 
se  jcta  sur  liiu  d'cntre  eux.  Ses  compagnous  coururent  auprös  de  Mar  Alida 
et  lui  dircnt  cc  qui  sc  passait;  il  sortit  alors  de  sa  grottc  et  delivra  le  cliiisseur 
du  lion;  il  lui  donna  de  Tbuilc  avcc  laqucUc  il  oignit  ses  blcssures;  et  au  bout 
de  deux  jours  l>ieu  lc  Tres-Maut  lc  guerit.  11  remercia  Dieu  et  lc  glorifia. 

II  a  ctc  dit''  qu'il  accompagna  Mar  Habai  a  Hira  lors  de  la  reunion  des 
.lacobilcs  dans  cettc  ville.  11  inourul  a  un  ägc  avanee.  Quand  i^alibaii  i\lh>u- 
daliwi  sc  rcndit  .'i  cc  desert,  oü  il  sejourna  avcc  llabban  Mar  'Abda  i)cn 
llanif ',  il  bAtit  un  grand  lemplc  sous  le  voeable  de  Mar  'Abda  qui  est  appcle 
actucUcment  eouvcnfde  M'arre. 

1.  Voir  ci-dcssous,  n"  XCVII.  —  2.  Cf.  I  Rois,  xix,  10  et  sq.  —  .'5.  Vüir  ci-dessus, 
p.  ."i'i.S.  —  1.  Voir  ci-dessous.  n"  .\CV1I. 


[2311  XCII.  —  HISTOIRE  DE  LA  MORT  DE  KOSRAU  PARWEZ.  551 

L»,ü    .Cw    j»i.l'3   jLoJ"  A_v.,U^l        |_j   <>J'Xo3   ■yij'}   ^^'    'v^3    -^^i    jLC^   jii-x,Uj   . f>j  ,•"    *  P.  2G1. 


XCII.     IllSTdinK     DE    I,.V    MORT    DE    RoSR\U     P\U\VEZ    ET    DU     REGNE 

DE    .S0>'     FILS    SlRO'i  '. 

Pendant  ce  temps,  c'ost-ä-dire  apres  qn'IIeracliiis,  enipereur  des  Grecs, 
fat  revenu  du  territoire  persan,  conimc  nons  Tavons  dit',  Kosrau,  saisi 
de  crainte  et  d'eponvante,  ne  quitta  point  Seiende.  Apres  la  mort  de 
Yazdin  le  fidele'',  il  avait  ponrsnivi  Samta,  son  fils,  et  conilsque  tons  scs 
biens;  il  avait  memo  emprisonne  sa  mere  et  lui  avait  enleve  tont  ce  qn'ellc 
possedait.  Samta  se  concerta  avec  Ilormizd  et  plusionrs  marzebans;  ils 
firent  sortir  de  sa  prisou  Siroi',  lils  de  Kosrau,  que  le  roi  avait  eu  de  sa 
femme  Marie,  fille  de  Maurice,  empcreur  des  Grecs,  et  le  placerenl  sur  le 
tröne  a  la  place  de  son  pcre  Parwez,  qu'ils  tnerent.  Celui-ci  avait  regne 
trente-liuit  ans.  SiroT,  des  le  debut  de  son  regne,  fit  du  bleu  ä  ses  sujcts  :  il 
iliniinua  les  impots;  il  exempta  son  peuple  des  cliarges  que  son  perc  lui 
imposait  et  le  dispensa  des  inqiöts  pendant  trois  aus.  11  professait  eu  secret  la 
l'oi  chretieiuie;  il  portait  uieme  ä  son  cou  une  croix;  rar  sa  uierc  l'avail  eleve 
de  cette  maniere.  II  ecrivit  ä  Ileraclius,  empcreur  des  Grecs,  pour  deuiauder 
la  paix,  et  autorisa  les  chretiens  a  etalilir  uu  callidlicos. 


1.  er.  Tabaii,  p.  .'552  et  suiv. ;  Un  nttovo  lesto  si/r...,  p.  2'!-'24;  Histoire  di 
Thomas  de  Marga,  Hb.  I,  c.  30;  Michel  le  Syrien,  p.  W.)-'ii.O.  —  2.  Vciir  ci-dessus 
n"  LXXXVII.  —  3.  Voir  ci-dessus,  11"  LXXXI. 


552  niSTOIRE  NESTORIENNE.  [232J 

i<CU^      V.— i      "i'    iLli'.i_^3    'S j—'    ^^     J^     o^^^-ä-S     .^yyy^\    '^3li-_5     lii*-i    ii_jlj 

L.    '^Äo    "^j^^   ^^    .S^-äJI    j^^'I    >_^^    jv'    .*--äs    .<_i_J   dlUl    J^_  -vil    JlJ}   (J^-äÜ 

®^_-i>j    <*jA.      xiaÄi     ^Ij    iJö-l     ^ta-     Jll»-ls     .a]    ^^^ 

r.  202.   jL»j'   <jw    k::JL>v«3   . iS->y.    V*—'      ^-~»j J   ^Lr*^    aIjI Jo-  ^  tjJ-»"   -*^   "H-J^t^   o^b 

•j    L>-_y    aJ    JLü    .  «-li-^,    f»-^   -A-j    J^^'j    dUÄ)    j^lj    .IjJ^   l^;^    J  J^_   r^^    c-r" 

"jAJt     'ijJ-     iJjÄ      bjyiaJl      A—»-     !>t-»-=>-     JP3     .^^ijl     ,Ä*-~3      uMc-      C'-VJJ      C^l^»^     ^L"-*" 


.<<-Üj 


1.   ^-.^J™..  —  2.  Vo-O^. 


Samla  ('teiulit  ses  iiitiiguos;  aidr  par  Ics  magos,  il  Ina  Ir  n'stc  des 
enfanls  de  Kosrau ;  il  Ina  aussi  Marihmsali,  lils  de  la  reine  Siriii,  di'  poiir 
([ue  Tun  d'eux  iie  vengcftt  la  muri  de  son  pöre,  et  n'engageät  la  lulte  coiitre 
Siroi.  Mais  le  general  de  Tarmöe  le  denonga  ä  Siroi,  et  dit  qu'il  pretendait 
ä  la  royautö.  Le  roi  Ic  fit  alors  mettre  en  prison.  Mais  il  s'cvada  et  s'eufuit 
b.  Hira.  La  veritö  de  ce  qu'on  lui  avait  dit  sur  Samta  apparut  alors  au  roi: 
il  ne  oessa  alors  d'employer  des  ruses  jiisqu'ä  cc  qu'il  l'eüt  arrßte;  il  Ini  tlt 
couper  les  mains  et  le  jcla  cn  prison. 

Siroi  avait  cpouse  dans  sa  jeunesso  unc  lemme  romaine  appelee  Bore, 
qui  resta  Iniit  ans  avcc  lui  sans  avoir  d'eni'ant;  Siroi  s'cu  afTIigoa;  il 
omploya  plusi(Hirs  moyons,  mais  sans  resultat.  Jean  fils  de  Aklisidori ', 
le  medecin  nisibien,  lui  dil  alors  :  «  Si  tu  le  pornirts,  nous  demanderons 
ä  Babai  de  Nisihe'',  (pii  a  foude  ic  couvent  du  niont  Izla,  de  t'envoycr 
du  Iniana  ^;  j'espere  quc  tu  dlilieniiras  cc  quo  tu  desires.  »  Autorise 
ä  le  Faire,  il  ccrivit  au  Saint  uue  lettre  dans  laquellc  il  lui  exposa  sa 
demande.  Le  Saint  lui  repondit  et  lui  envoya  du  hnana  scelle  de  son  sceau. 
I^a  femme  Ic  prit;  eile  con^.ut,  et  cnfanta  un  fils,  qu'on  nomma  Ardasir,  qui 
surpassait  en   beautc  et  en  attraits  lous  Ics  cnfants  qu'on   eüt  jamais  vus. 

1.  Sur  ce  medecin,  voir  ci-dessiis,  p.  525,  eü  il  est  ecrit  :  Jean  Sendori.  —  2.  Voir 
ci-dessus,  n"  L.  —  3.  Sur  la  sifTnificalion  du  mot  hnana,  voir  ci-dcssus,  p.  'i'i9,  n.  5. 


[233]  XCII.  —  IIISTOIRE  DR  LA  :M()RT  DR  KOSRAU  PARWEZ.  553 

'^liJ'   As    J03   ._.^j_i)l    "Ol    ^^<j   .i,\y    j\    ^^^\    LL_^L    JLtl   A,j^^J;   aLIj'   LJs 

.<C>ls      ^j^      rj^-^''      ''~*^      -ia-^      .dLUI      j_^l|      ^-aJl      <;VLj       ^„JalJl      ^-^y,J     <^^^^ 

\jj^  '^  <^^  'jjL^  ö:.-^'    L,'"v''   ÜJ«»   .^Vi   *  J  U  "0  ^^   jl   ^L«;'   «üJI    JLj  *  p.  er,:? 
ly.>-::..örj   j_r'^»i-'^   ^v-L.«   ^j   L>UI    ^^   i^^«-^    L«    iiVjl    jl-J^l   ^L«-»-   Cial    ^^Ij 

A»-V    JL«^l    ^jZszi     y    "»cj/    i^X^     <«     *, lAÖ)'      V^     iiJJi    ^_^   ,:>u     UJ'j    .  "»..—/^     JLr^-* 

1.  jJij  veut  dire  etre  gouverneur;  mais  le  contextc  dit  clairement  qu'il  etait  alors  rui. 


Quaud  Siroi"  fut  maitre  iles  provinces  de  Beilli  'Arbäve,  il  desira  voir 
Babai.  Isö'yahh  (II),  qui  6tait  dejä  patriarche,  et.  Jean  le  niedccin  lui  ecrivirent 
de  se  rendre  aupres  du  roi.  Mais  il  trouva  trop  penible  de  sortir  de  sa 
ccllulo;  il  pria  Dieu  le  Tres-Haut  de  lui  reveler  ce  qui  arriverait.  II  annonga 
aux  messagers  qu'on  lui  avait  envoycs  la  maladie  de  Siroi'  et  sa  mort 
prochaine. 

II  annonga  aussi  au  groupe  de  ses  enfants  les  meines,  li's  calamites  qui 
surviendraient  dans  rompirc  persan  et  son  morcellemeut,  et  l'apparition  du 
regne  des  Arabes. 

Ce  Mar  Babai  etait  saint  et  vcrtucux,  mais  il  y  avait  de  lininiilie  entre 
lui  et  Babai'  le  Grand',  comme  il  y  en  avait  eu  entre  Epipbane  (Aßfanis) 
metropolitain  de  Cliypre  (Qniqvus)  et  Jean  Chrysostome,  et  entre  Sabrisö' 
et  Gregoirc  metropolitain  de  Nisibc".  Cela  a  Heu  entre  les  saints  malgre 
leurs  vertus ;  parce  qu'il  n'y  a  personne  qui  puisse  reunir  la  perfection, 
et  vu  la  nature  humaine,  il  faut  que  nous  ayons  des  defauts  de  quelque 
manicre. 

Puls  Siro'i  alla  ä  IIouKvan^  pour  y  passer  l'cte  selon  la  cmitume  des  rois 
de  Perse.    II  tomba  malade  et  mourut  apres  un  regne  de  six  mois,  d'autres 

1.  Sur  ce  Babui,  voir  cl-dessus,  n"  LXXXIV.  —  2.  Voir  ci-dessus,  p.  510.  —  3.  Quel- 
ques annalistcs  ecrivent  Halwan  {Un  niioco  lesto...,  p.  IG). 


554  lllSTolllK  NKSTOlUliXNR.  [234] 

^^j>-  \jS        .^  *jL_3-1  o'f  V  (j-L^^  \  i^b  -^^  S^i  ^T-^'  ^  "^^  ^'-H  >^^J 
p.  20i.  -.ir^V  ^(i"^'-^''  T-^y^J  v:^ 


1.   In  margine  :  -'i  ^'-kM     X  U    (i^-'^).    waJ»*l!  ^   ^^'-^^'  ^j^.»-=^  ^>w^i.   ^  ;. 


!3^     iw,väL;     .^J     «     J^j     f^t      -V       .rr~^    ^r?^      -t^y^^J    ^>--j    JijL*X~,      L^    ysr'    ^_;^U 

Kr 


irfi 

2.  In  margine  :  J,'-'-?-.  —  3.  ^^».  —  4.  Kx  ^tu»  ordinavit. 


disciit  liuil.  Les  liommos  Ic  rcgrcttcrent  ä  cause  de  scs  biciil'ails,  commc  do 
nos  jours  on  regretta  Az-Z;\licr',  que  Dieu  sanctiüc  son  Arne! 

XClIl.   —   llisTDiitii;   Di;   CM  iioi.icos   I.so'iAim   hk   Cihai.a '. 

Cet  homme  natiuit  dans  im  village  appele  Gdala  en  Beitli  'ArbAyö;  il  ötait 
parmi  ceiix  qiii  (juitlrrent  l'Ecolc  de  Nisibc  avec  Gregoirc  le  mctropolitain, 
lors  du  scliisme  de,  Ilnana  Ic  doctcur''.  Apres  avoir  enseiguö  ä  Balad,  il  cii 
fut  etabli  6veque  apres  la  mort  de  l'eveque  Cyriaquc  iQouriäqous) .  II  etait 
intelligent  et  perspicace  et  il  dirigca  le  pays  avec  la  plus  grandc  sagesse. 
Puis  le  marzeban  de  Balad  le  calomnia  et  Taccusa  aupres  de  Kosrau  roi  de 
Perse,  parce  qu'il  ne  le  laissait  pas  s'emparer  de  la  vigne  de  l'Eglisc,  et 
parce   qu'il   avait  cmpechc   quelques  aricns  d'entrer  ;\  rdglis(\    Le    roi,   qui 

1.    Az-Zälier   fut   calife   do    1225   a    122G.    Kntre    .^J'    et   U/  il  y    a   un   blanc   de 

12  niillimutres  :  c'cst  ce  qui  nous  a  porle  ä  supposer  que  celle  derniere  phrase 
serail  du  copiste  et  non  de  l'auteur  (voir  la  premiöre  partie  de  cettc  llistoire  : 
Patrol.  Orient.,  t.  IV,  fascicule  3,  p.  217-218,  introduclion).  —  2.  Cf.  'Amr,  p.  52-55; 
Mari,  p.  Gl-62;  Un  niiovo  testo...,  p.  2'i ;  Barliebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  col.  ll'i  et  IKi. 
—  3.  Voir  ci-dessus,  n"  l/XXIV. 


[235]        XCIII.  —  IIISTOIRR  DU  CATIIOLICOS  ISOY/VIIB  Or:  CDALA.  555 

it»is-ls   .   _~li_,A  vilU  S^ifc  il<dlj  jvLJI  A-Ac  /.^L-Vl   '^J-i   ^-=-L=  jj^  ÄjüLdl  C_-!l 
j^   iJli^    ^:l^   •ixJI    jV   j_;-UI    <.    ^^93    .^.^jJ:^!    ^,U    |»ajLjJ*1    .J3J    'LVlj    ^Ul 


•c^ 


öllil«     iV"'-'      '^'     t[/=^'^      <-l£-^'l       \C      x-jj     "».--Ij        Jii      -^bl      wj      "j-s-    <;V     '«J'y^     ij"^^ 


'     i^t^-.' 


avait  de  la  sollicitiide  poiir  le  marzeban,  chassa  Terequc  de  son  siege;  il  rcsta 
dans  l'exil  jusqu'ä  raveiiemenl  de  Siroi'  fds  de  Kosraii.  Ce  prince  accorda  aux 
cliretiens  lautorisation  qu'ils  avaient  demandee  d'etablir  iin  catholicos.  Dien 
le  choisit  poiir  diriger  son  Eglise  :  ce  qui  eut  lieu  en  la  septieme  annee  de 
Tapparition  du  legislateiir  de  Tlslam,  quc  la  paix  soit  sur  lui,  et  en  la  dix- 
huitieme  du  regne  d'IIeraclius '.  Les  populations  et  les  Peres  se  reunirent; 
le  choix  tomba  sur  Isöyahb;  les  lideles  s'en  rejouircnt,  car  l'Eglise  etait 
rcstee  sans  clief  depuis  environ  dix-huit  ans".  Elle  etait  dirigec  pendant  ce 
temps  par  rarcliidiacre  Mar  Aba.  II  dirigea  les  all'aires  pendant  son  pontili- 
cat,  avec  bcaucoup  de  sagesse. 

Puis  Siroi  mourut;  son  lils  Ardasir,  qui  n'etait  encore  qu'un  cnfaiil,  l'utdösi- 
gne  pour  lui  succeder;  car  les  Perses  avaient  bcaucoup  d'attachemeut  pour 
Siroi'.  ün  raconte  que  c'est  Sirin  qui  tua  Siroi  par  le  poison,  parce  qu'il 
avait  tue  son  lils  Mardansali.  Les  bommes  regretterent  sa  mort  parce  qu'ä  son 
avenement  il  s'etait  montre  genercux  envers  eux  et  les  avait  rendus  riclies 
en  les  exemptant  des  imp^ts  trois  annces  de  suite.  II  aiuiait  bcaucoup  les 
chretiens  et  surtout  Isö'yabb,  eveque  de  Balad,  qu'il  lii  ordonuer  catiiolicdS. 
Que  Dien  lui  fasse  niisericorde ! 

1.  En  028.  —  2.  Notre  auteur  dit  aillcurs  dix-sopl  ans  (voir  ci-dessus,  p.  524).  — 
3.  Cf.  Tabari,  p.  386  el  suiv. ;  Micliel  le  Syrien,  t.  II,  p.  410. 


556  IIISIOIRI';  NESTORIENNE.  [236] 

4  ;:  it  Liji^  »::ulj  .i'>^  jL-U  ^^  ^  j-j  J  -^V  ^\  .jy^'^  iJLi  .viiUl 
4-L4  vii'j  v_j__^  LJj  ."C^j-^sÄ,  «l£jl  ^  v-:r*"V*  '^^  "^'^  ^  >j^_  *j'  'r*^.  r^  *''"^J 
4j^  jujY-'  ^_y3  -^j^-^  '~i^  \^^  '*JM  JÄlj  l_^  L-X-»  4JI  jv-j  ^Jlsj  4^—^-5 
S-^-J  j  vly."^''  ly^^  jSIaJI  j^  ^j  L.U  .'»-•j^--i  J:  ^r^-iJ^  Uli«  lAiu«  ^y'l-uJl 

1'. -itiT.  ^^  l_^'j  '  ^<_J'  j^  ^Lj^  kS\  J^\^  .cUö  jj^  Jr^-'^  ._^U  ...Jaij  .c  i-CUl 
1.  Forle  liu.;:^  vcl  ^^i^  \ß^~^. 


Piiis  les  choses  se  Iroublereiil ;  011  errivit  iilors  ä  SaliivDii  ',  (iiii  (•lail  au 
Service  de  rcmpercur  Heraclius  dans  le  pays  des  Grecs,  pour  lui  demaiider  de 
revcnir,  parce  quo,  de  toute  la  famille  des  Sassanides,  il  ne  rcstait  plus  quo 
lui.  11  rcfusa,  craignant  pour  sa  securitü,  et  pour  ue  pas  violer  le  serment 
qu'il  avait  fait  ä  Höraclius,  de  rester  ä  son  service.  Celui-ci,  ayant  eu  con- 
uaissancc  de  cctle  offre,  et  ayant  vu  sa  belle  fidelite,  le  munit  d'une  grande 
croix';  il  cnvoya  avec  lui  un  geueral,  uoiuuk''  David.  Sahryon  se  dirigca 
vers  Söleucic  dans  le  but  de  combattre  Ardasir  fds  de  SiroT.  Quand  il  arriva 
aupres  de  Seleucie,  on  ferma  devaut  lui  les  portes  de  la  ville,  dont  ou  lui 
dcfendit  l'acces.  Mais  il  ue  cessa  d'user  de  fourberie  aupres  des  clicfs,  qu'il 
ne  se  fit  ouvrir  les  portes;  il  y  cntra  ;  il  tua  Ardasir  et  s'cmpara  du  tröue. 
Le  general  des  armces  en  fut  irritc;  uuc  iiuilr  de  soldats  se  rcuuirent  a  lui, 
et  refusörent  d'accepter  Sabryon.  Cclui-ci  combattit  le  genrral ;  il  111  trioui- 
pba,  et  sc  vit  seul  le  maitrc  de  Tcmpire '.  11  lionora  los  Grecs  qui  ("laieiil 
vcuus  avec  lui,  et  rcuditlc  bois  '  de  la  croix  quo  Kosrau  avail  cuicve  de  Jeru- 
salem, et  le  mit  dans  le  trcsor  qu'il  envoya  ä  Ilöraclius  avec  David  qui  ctait 
venu  avec  lui  du  pays  des  Grecs.  Quarantc  jours  apres  il  tua  Samla"  fds  de 
Yazdin  et  le  crucilia.  l'uis  un  des  pareuls  de  Kosrau  l'assaillit  inopinenieut 
et  le  tua. 

1.  Cf.  ci-dessus,  p.  ö'iO,  541.  —  2.  Scrait-ce  la  le  sens,  ou  liicn  Llvi  serail-il  une 
faHlc  du  copisle  au  Heu  de  U-C-i,  k  savoir  1.  unc  arinee  »?  —  3.  II  monta  sur  Ic  tröin' 
le  27  avril  0:50.  —  4.  Cf.  Tabari,  p.  302,  11.  1.  —  5.  Voir  ci-dessus,  p.  551-552. 


[237]        XCllI.  —  lilSTOIRE  DU  CATIIOLICOS  ISÜYAIIB  DE  GDALA.  557 

C^^    J'Jy'     iSy~'    "-^     ö'^y.     ^"*'*'     cSJ^^    ®^^^is^i\      1    i/yi-M    <5v,loj>    Oi-*^ij 

.  »j  Ji    ^ii,U     LaX^ta;     jl     CJli-3      Ui-^l      j»a1jaJ'_j      ^'ü-UI     C^^^^       ^UJI       Jl     Llst-al 

~^  Loj  ._;~il=Ji   j_^ijLj'     Jl  :i^:>jj   üL-^p   L&VtL   ,<-=-«  ^  . Ij-flAij"  /j-«j"  !iiL«)! 

J^^    l^^r~^   ^^^^    CXTT^    JLA"    ^>!>*    1.5^    ~3    .lilLJI    j^jj    ^'1    o"^^   ^^,';    J*^' 

^„Jijjb  viiLJI    ^,Ä»s  .■iu.    »ju^li   ^l|    LIAjJI    ^l^ilj   <ül   <)U__jl    ^^ilj   "uU.   ol^Ji   .^Iä. 
."CUii     \c-   aJUj   .<t.«,lij    '*-*i^i    ''.Uiv.j    <,Llis    "jA   i^'j  '-«j    '"^-t-^'J   -iir«'   viAA^I   ^ILi'   /wo 


Des  lors  Tempirf  di'  Persc  Tut  agite  par  des  IrouLlcs'.  Boraii,  iille  de 
Kosrau  Panvez  et  sccur  de  Siro'i,  occupa  le  tröne,  parce  qii'il  ne  restait  de 
la  famille  royale  auciin  enfaut  male  qiii  IVit  arrive  ii  Tage  d'homme.  Le 
peuple  se  rejouit  de  sou  avenement.  Elle  euvoya  ses  partisaiis  poiir  gou- 
verner  les  provinces;  eile  fit  frapper  des  deuiers  et  des  draclinies  ä  son  nom. 
Redoutant  d'etre  attaquee  par  rempereur  des  Grecs,  eile  demanda  au  Catho- 
licos  Isö  yahb  d'aller  vers  rEmpereur  porler  son  niessage  pour  le  renou- 
vellement  de  la  treve,  selon  la  coutunie  des  rois  precedents.  G'est  ainsi  quo 
Yazdgerd  avait  envoye  Yabalaha  en  ambassade  ä  Tlieodose  (Tyüdäsis)  le 
Jeune^;  de  meme  Acace  {Aqdq)  fut  envoye  par  Balas  (Mihh)  en  ambassade 
aupres  de  Tempereur  Zenon';  de  meme  Paul,  metropolitain  de  Nisibe^  fut 
envoye  par  Kosrau  meme,  fds  de  Qawad,  aupres  de  Justinien  (Youstiäiioits) 
empereur  des  Grecs. 

Isö  "yahb  exauya  la  demande  de  Boran  ';  il  alla''  tout  comble  d'lionneur 
et  accompagne  de  metropolitains  et  d'eveques.  II  trouva  ienipereur  des  Grecs 
ä  Alep  ;  il  penctra  aupres  de  lui  et  lui  reniit  la  lettre;  puls  il  lui  presenta 
les  dons  qu'il  avait  apportes.  Ileraelius  tut  surpris  d'apprendre  qu'une 
femme  avait  obtenu  la  couronno,  et  il  fut  emerveille  de  la  superiorite  du 
catholicos,  de  son  intelligence,  de  sa  perspicacite  et  de  sa  science.  L'a3'ant 

1.  Cf.  Tabari,  p.  390,  n.  1 ;  Michel  le  Syrien,  t.  II,  p.  410;  I/ist.  du  Bas-Einp.,  LVII, 
§  XLII.  —  2.  Voir  la  premiere  parlio  de  cette  Ilistoire,  n"  LXXI.  —  3.  Voir  ci-dessus. 
n°  VIII.  —  4.  Voir  ci-dessus,  n"  XXXIl,  p.  187-188.  —  5.  Thomas  de  Marga  ilih.  11,  c.  4) 
place  a  toi-t  cette  ambassade  s(jiis  Siroi.  —  G.  ("f.  'lliomas  de  Marga,  loc.  eil.;  Tabari, 
p.  302. 


P.  2r,s. 


558                                            HISTOIRE  NESTORIEXNE.  [238] 

>_^3    .yiS,  ij^llj   ÄJU^iiJI    jL._l    o^    <J^^    jl    ^IrfJ    ä^b  C^J^J   ^-^J   '»^^  '^^-^ 

^1    c~^     -:,<).  iX^o  <y:^\  (CaJI    ^L<JU   >^ä<C 

i    *3                                   ^-'                                           ^^  ^i^                                 .                                       -*                          • 


lAA    4j5c-a 


^t      ^^       Jl 


^j  "^Lä-äIj  •cisL'j  •c^jlLs    »-.«.f>-j   '*^.-^_  ^y>  ^j^  ^}   ^-*^   o"-^-   ^'^   '^'*— ' 


interroge  sur  sa  croyance,  il  lu  lui  exposa,  et  lui  decouvrit,  mauilesta, 
publia  et  declara  que  sa  profession  de  foi  etait  la  meme  quo  celle  des  ;{18'. 
II  lui  öcrivit  aussi  la  profession  de  foi  de  saint  Mar  Nestorius.  L'empereur 
se  rejouit  du  discours  d'Isö'yahb  et  de  sa  declaration;  il  accucllit  favorable- 
ment  l'objet  de  son  ambassade,  et  loua  celle  qui  l'avait  eiivoye;  il  lui  doiuia 
tout  cc  qu'il  desira,  et  lui  demanda  de  celcbrer  la  messe  en  sa  preseiice 
ufiii  qu'il  y  parlicipät  et  qu'il  se  presentät  aveo  lui  ä  la  communion.  II  Ic 
ti(.  L'empereur,  pour  riiouorer,  Ic  revctit  d'une  robe  splendide,  quand  le 
calliolicos  demanda   a   preudre   congc. 

Leprincc  lui  a[)porta  de  livre  de)  Mar  Paul.  I.sö'yalib  lui  oelaircit  la  qucs- 
tion  avcc  beaucoup  de  lumiere  et  de  nettete.  L'enq)ereur  i'ut  emcrveille ;  et  il 
lui  dit  :  «  Je  ne  te  dementirai  pas,  et  j'ajoute  foi  au  livre  quo  tu  m'as  prä- 
sente. Mais  je  desirerais  que  tu  recherohasses  los  preuvcs  de  la  verarilc  di" 
ce  livre".  —  Un  tcl  examen,  rcpondit-il,  deniande  beaucoup  de  lenqjs ;  et  le 
moinent  est  venu  oü  je  dois  rcpartir.   » 

II  lui  demanda  alors  de  celebrcr  cncore  uno  secondo  fois  la  messe  cu  sa 
presence  alln  qu'il  rcyiit  la  communion  de  ses  mains,  lui,  tous  ses  patriarciics, 
ses  övßques,  tous  ccux  de  sa  cour  el  tous  les  assistants.  II  exauga  su  dcinande, 
mais  il  mit  la  condition  (juc  le  diacre,  en  lisanl.  les  diplytpies,  ([ui  portaiont 
les  noms  des  palriarebcs  et  des  Peres,  suppriiiiät  le  nom  de  Cyrille  {Qniiril- 

1.  A  savoir  les  Peres  de  Nicee.  —  2.  Ce  passage  est  assez  obscur.  S'agit-il  ici  des  Kpitres 
de  Saint  Paul,  ou  bien  de  la  controverse  de  Paul  de  Nisibe  conlre  reniperour  .lusti- 
nicn':'(voir  ci-dessus,  ii°  XXXII,  ji.  187,  n.  (i).  II  s'agit  prolwlilomcnt  du  livre  contenanl 
Celle  dispule. 


[239]        XCIII.  —  11IST(.)1RR  DU  CATHOLICOS  ISO'YAUß  DK  GDALA.  559 

0;llaiJI      >;*f^     Ci-Ul     ^JvÜTj     jjJTisJl  v_*^j^l     ^J'•^i     ^^     ^     l_J'      ^U-'t      wjU-U     ♦  P.  270. 

•(V"   ^■^^  cr*3  ^^V'3 
jyjj;-  ,_^  ^5V   dlUI   JUs  .<L«  J  diu!   J\   \^ij  'c;Ul   .^_^J   ^  J 

^E_w-Ji    0-^5   j,^   ji    j^yä:^   Jo    .   «CÜI    Zj->^^   fy^   j!    ^^*:jr-^  "Sr^   1^  '(.5~-''    ^^  vir* 

CJUVI   <-i    '^^\  i^ÄJl  ■^(rc_-~JJ  JjVj.I1  jl   Li^jl  Aij)  7=--~»Jl  C)-^!;  pi^  jl   l~^'  "~jl 
CjUVI   (v-l    LiÄ=^   AUS   4JJI    OJJj   pj^   jl    Lls    lilj    .aJ    i:^Ul   ■ÜIäJI    iJjVl    Ä^L^Olj 

.r-UtiJI       i^j    ^    J^^jUJl     ^>l>k.'L     J^3^^1    'l--J^l   tj^     l,;S=-J  ÄjL'Ij    IjJJä    .A.lit    ^     *  P.  271. 


1.  in  marg.  xl"  ^ix:-^.  —  2.  In  marg.  b'  ^^.  — 3.  In  marg. 


/oM,?),  cause  du  schisme  et  maitre  de  la  doctriuo  impic.  L'cmpcreur  accepta 
la  condition;  le  catliolicos  lyö'yahb  celebra  alors  la  messe,  et  doniia  la  com- 
munion  ä  l'empereur,  ä  tous  les  patriarches,  aux  eveques  et  aux  assistants. 

Puis  Isö'yahb  eerivit  un  libelle  de  profession  de  foi  et  le  presenta  ä 
rempereur.  «  Pourquoi,  lui  dit  celui-ci,  vous  ecartez-voiis  de  la  maniere 
la  plus  claire  d'enoncer  une  chose,  et  au  lieu  de  dire  :  Marie  cnfanta  Dieu', 
dites-vous  :  Marie  enfania  le  (Uirist  (jiii  esl  Dieu  et  hoinnte?  —  Nous  ne  nous 
ecartons  pas  de  la  verite,  repoiidit  le  catholicos,  ni  de  la  preuve  eclatante. 
En  disant  ipic  Marie  enfania  le  Clirisf,  nous  inipliquons  (juc  la  naissance 
appartient  au  Clirist,  daus  lequcl  se  soiit  reunis  Tliuiuauite  et  le  Verbe 
eternel,  qui  est  desceudu  et  liabite  eu  lui.  Mais  si  nous  disions  :  Marie 
enfanta  Dieu,  nous  retrancberions  le  nom  d'humanite,  en  supprimant  sa 
nature.  »  L'empereur  donna  son  assentiment  ä  son  explication  et  acee})ta  le 
libelle  de  profession  de  l'oi  (ju'il  avait  ecrit  de  sa  propre  main  et  a  sa 
maniere,  et  il  en  envoya  la  copie  aux  chefs  connus  par  leurs  verlus  et  qui 
n'etaient  pas  de  la  classe  des  obstines.  Tous  l'approuverent.  L'iMupereur 
le  munit  de  provisions  de  route,  le  revetit  lui  et  sa  suite  de  robes,  leur 
donna  de  magnifiques  presents  et  fit  reponse  a  Boran,  l'assurant  qu'il  lui 
enverrait    des  troupes   le   jour  oü  eile   en    demanderait,    et  ajoiilant   qu'il 

1.  Kn  niarge  :  xU'  jiJcu^  «  Dieu  nous  engarde!  » 


60  IIISTOIRE  NESTORIRNNE.  [2'.01 

\   ili:tl  jl^j   .U^C   -jjl   4   ^  ^v-^^j  V^^  oU:::»-_Jl   >r^j^J   «rr". 


dj-UI    Ja«3    by>'L    CjUVI    «II    l    <)    JL'3    'u:-i3    'W_-l3    .■uk    (.^i^O    Jir^^J^ 
1.  Ilic  spatium  vaouum  in  manuscriplo. 


faisait  cola  k  cause  de  son  ambassadour  Isö  yalili.  VA  Ic  patriarolic  qiiitta 
Ic  pays  des  Grecs  charge  d'lioiuieurs;  et  la  prorcssioii  de  l'oi  de  Isöjalil) 
ctait  d'accord  avec  celle  de  Sergius,  patriarche  de  Constantinople,  eii  ce 
qui  concerne  la  rcconnaissance  d'unf  volonte  uiiique  et  d'im  acte  unique. 
L'histoire  de  la  messe  qu'il  avait  dite  parviut  aux  Pöres  orientaux;  ä 
son  retour,  ils  lui  reprocherent  sa  mauvaise  actioii  d'avoir  c^lcbre  la  messe 
sur  l'autel  des  Grecs  sans  avoir  tait  memoire  des  noras  des  trois  Lumiercs 
eclatantcs  de  l'Eglise  Syrienne.  Ils  avaient,  en  effet,  appris  que  les  Grecs 
n'avaient  accepte  la  couditioii  (jue  Isö'yahb  leur  avait  l'aite  de  ue  pas  ineii- 
tionner  Gyrille,  qu'i\  cette  autre  coudition  que  lui  aussi  ne  lirait  point  les 
noms  des  trois  Lumieres,  üiodore  {Diyoudourous),  Theodore  {TijaJüHroiis)  et 
Nestorius  (\istoitris).  Plusieurs  d'entre  eux,  daiis  leur  colere,  murmurerent 
et  dirent  :  «  Nous  ne  dcvons  pas  Ic  laisscr  s'asseoir  sur  le  siege  patriarcal, 
parcc  qu'il  a  ebreche  sa  croyance;  et  il  a  fait  cela  pour  l'amour  des  presents.  » 
Du  nonibrc;  de  ses  accusateurs  elaieut  Barsauiua'.  ('Vthiue  de  Karklia  de 
Ledan  Suse,  qui  a  etabli  daiis  ll^glise  les  oraisons  i'unebrcs;  [Biro"]  le 
docteur,  et  d'autres.  Celui-ci  sc  jeta  sur  Isö'yaiib  pendant  qu'il  sii^geait 
dans  sa   salle  (raudience,   remplie   de   gens  qui  ötaient  vcmius  le  saluer;  et 

1.  Lc  iiu'nu!  aiuiiiel  Ebcdjosus  de  Xisibe  (apuJ  Assem.,  li.  O.,  III,  i,  p.  \.'?>) 
attribue  de  noinbrenses  aclions  de  frnices,  des  Oraisons  ftinehres,  des  Ilomclies,  et  un 
livre  inlilulö  :  l>ii  foic  (cf.  ci-dessous,  p.  G3G  ,  et  qu'Assemani  identifie  avec  un  autro 
liarsauma,  evöque  de  Meilli  Slokli  et  coiilemporain  du  patriarclic  I^etliioun  (T.'il-"'»!) ;  cf. 
notre  Ktudc  SiippliimenUiire  sur  les  lü'ri'rains  Si/r.,  n"  XX.  —  2.  Ici  un  blaue  dans  le 
nianuscrit;  voir  la  page  suivanle. 


i2'.lj  XCIV.  —  CR  QUI  EUT  LIEU  KXTRE  BARSAUMA.  5(>1 

!»£■   J    J3   .^oA?    UU    .'•C^)l_5    ^^jitlL    -CT-^j    ^1    ^i,~i:Jl3    ösiJl    ^.01    j  (v'^i-^ 

i_. i>\^     aJU<    |_j     '*jio     * äJ         J3    ^j»~j'       \£-    Is.-Äi«     L     >»lsij    .L.^»,o     O-La       S^^       Jl     <LjJ 

1.  i^^J'  ex  luow  pudor,  conl'usio.  —  2.  j...-'  vel  jj-J  velj^^f.j  vel  -yj  etc. 


il  liiilerpella,  et  Tinjuria,  011  lui  disant  :  «  Toi  qiii  as  voiidu  la  foi  pour  des 
presents,  toi  qui  as  rassasie,  pour  de  Targeut,  le  desir  des  emperours;  toi 
qiii  retournes  vers  tes  ouailles  tout  coiivert  d'opprobre  et  de  lionte,  pourquoi 
es-tii  reveiiu?  Pourquoi  ii'es-tu  pas  reste  oü  Ton  t'a  doiine  des  presents, 
oü  tu  as  regu  des  cadeaux  et  obtenu  des  largesses?  »  Les  assistants,  qui 
rentendireiit  prouoncer  ces  paroles,  ne  pureut  les  supporter;  et  loin  de  les 
lui  permettre  et  de  les  toterer,  ils  se  nürent  ä  le  frapper  ii  coups  redoubles 
de  Sorte  qu'ils  Tauraient  tue;  mais  le  cailiolicos  s'interposa  eu  le  couvraut 
de  soll  mauteau,  et  parviut  ä  le  delivrer  ä  graud'peine.  Echappe  de  leurs 
malus,  il  se  sauva,  et  marclui  ä  pas  leuts  jusqu'a  Cascar,  sa  ville,  plein  de 
ressentiment.  Et  il  y  demeura,  separe  de  l'Eglise;  et  il  se  bätit  pour  lui  uue 
chapelle  dans  sa  domeure.  Son  zele  religieux  etait  trop  ardeiit,  et  c'est  ce 
qui  le  poussa  ä  agir  aiusi.  G'etait  un  lioninie  lettre.  Quant  ä  Iso'yahb  le 
catholicos,  ayant  compris  la  faute  qu'il  avait  comniise,  il  se  mit  ä  essayer 
d'ell'acer  des  coeurs  de  ses  ouailles  la  mauvaise  impression  que  sa  conduite 
leur  avait  laissee. 

XCIV.    Ce    Qll    EUT    LIEU     E>"TRE     B.^HS.\.UM\    KVEQUE    DE    SuSE 

ET  LE   Catholicos;   leur  corresponhance. 
Apres  rincident  de  Biro  '  le  docteur,  Barsauma  eveque  de  Suse  se  mit  ü 
1.  Lecture  conjecturale.  On  pourrail  encore  lirc  :  Bizo  ou  Nizo  ouNiro  ou  Tiro,  etc. 

P.4TR.   OR.   —  T.   XUI.   —   !••.   4.  37 


♦  P.  274. 


562  UISTOIRE  NliSTUUlK.XMi.  [242] 

.(»Jt  j^  J=-'^^i  *~^  ic-U^JI  >_^3  Ujb-k»-l      ^jZAx:-ft*  ^j~^-~^  ^  öri^ 
.l^lj  ,_^Ü1  A_u  ^jJ^  ^^\  JjVl  ^bCi|  '<:k-:  Uli 


cT-^^''    ^^ 


«jljjJl    "^  \-^'i^i  _/*bt^^  <V  *-*-;  '^^^  J^.  ""j^^  Lvä-jj  jvL-'  U^^-5^^  vilr>l^ 

iAAj     jl      cfJ^y^     ;«-aä;     (J^^'j     (^^^     (.5^^        c5^  "'b    (^^^.      '-1?''     ^.       ^    tl-'^'     '"' 

>.  -27.-..    U'^*^     (I^     "^-^     i^-^*^     '^'^     LlJ3-L<is     O J^      jl^    t^-ÜI     ^S\     Iji*^    *     lal^3     l,J)l3 

1.  iJa-o--  ex  |NHj.io  locus  excelsior,  ubi 'sacerdos  ad  arani  stabat.  —  2.  ^\^  ex  ui^,; 
flamavit. 


altaquer  (le  catliolicos);  il  lui  ec-rivit  deux  lettres '  en  doux  ecrits  difTerents, 
donl  rune  a  ete  porlee  ä  la  connaissance  <lu  public  et  l'aiitre  lui  a  etc  cacliöe. 

1"  Copie  de  1(1  iJicinih'e  {lettre,  celle  dont  Ic  puliliv  etil  aiminissiutce). 

«  A  celui  ({ue  la  gräce  diviiie  a  eleve  sur  l'estrade  de  la  plus  haute 
dignite  de  la  religiou,  et  a  fait  siöger  sur  le  tröne  glorieux  oü  s'epauouil 
la  plenilude  du  sacerdoce,  et  a  ctabli  chef  des  provinces  de  TOrient  et  de  la 
Perse,  notre  Pere  Saint  et  vertueux  (suivent  d'autres  i'ormules  de  respec- 
tueuse  cmphase)  Mar  Isö'yahb  catliolicos; 

«  Harsaunia,  qui  iinplorc  tes  priores,  te  salue,  vX  se  prosterne  dovant  toi 
liuniblement,  en  doniandanl  quc  son  Eglisc  soit  preservee  des  boulcverse- 
ments,  sauvöe  des  ouragaus,  protögec  contre  les  hei-etiques. 

({  .Maintenant,  6  P6re,  j'ouvrc  la  bouchi'  poui-  parln-  le  plus  baut  possible, 
et  ciicr  de  toutes  mes  forccs  :  entre  nous  et  les  Grecs,  il  v  a  uu  goufTre 
prolond. 

«    Le   concilc   de    Cbalcedoine '■   Int    rorigiuo    de    cc   goulTro ,   o\    r<'   qui 

1.   er.    MarlicIiiMUs,    CItroii.    luclcs.,    II,    col.    1  Ui.   —    2.    \'oir   ci-dessiis,   n"   11, 
p.  lu:'.,  II.  3. 


[243]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  fJRU  ENTRE  BARSAUMA.  563 

JU-3  ^\j\   ^   A>y\    -^J^^i     ^LJi    ^kl_5   J\y:^\    jsi     .Iä-^j^j    t^jj^   (.^^3    'Ijl-Vl 

jliLji    f^yb    ij'^*— '■    (S'~"'J   -T-lst-ül   JAjL«   c^^^    «^iji    <«.»j>i«.'i   IAA  ^i-^    /j.«   lj^'^'j 

.  ^  ii  Ui— AS   <ii  lia^j   iSr-i^ 

.  «JpLxJi       -^.Ji     15.5J1     ^rk?     Tt-isl  Jl     Jls>i:^'l 


.  ^»-13     /» v-9     ^     J—^b    ^•-^"     rc  ......^l     {Sj^y?~     *-*-="    '^'     ^~«>äJ'3 


.Ii-Jl3 


commenpa  älecreuscr;  il  ecarta  les  liomincs  de  requitö  et  Ics  laissa  egares 
et  abauJoniies;  il  ensevelit  la  justice;  il  preclia  ropiuiätrete ;  il  obligea  les 
Peres  ä  reiioneer  ä  leurs  opiriions,  et  mit  olistacle  a  leui"  retour  sur  leur 
siege,  ce  qui  excita  unc  persecution. 

«  Secondement,  ce  meme  concile  lionora  la  famille  de  Cyrille,  eette  mine 
d'obstination,  cet  auteur  de  scliisine,  ce  vase  d'iiupiöte;  il  fit  aussi  les  eloges 
de  Celestiu  (Qalastidnons)  son  compagnon. 

«  Troisiememcut,  il  ratifia  le  concile  qui  s'etait  reuni  ä  Ephese  (Aßssims), 
qui  avait  declare  l'ausse,  et  juge  impossible  Fevidence;  qui  avait  banni  la 
verite  eclatante  et  brillante. 

«  Quatriemeraent,  il  exila  ce  celebre  patriarclie,  Mar  Nestorius,  ce  bon 
Pere  persecute. 

«  Ginquieinement,  il  reuiiit  pele-mele  les  deux  natures  du  Christ  en  unc 
seule  Hypostase. 

«  Sixiemement.  Venoas,  maiatenant,  ä  ce  qui  pese  particulierement  sur 
toi.  Eu  negligeant  de  repoudre,  tu  as  ratifie  la  parole  de  ccux  qui  pretendcut 
ipie  Notre-Dame  la  pure  Marie  enfauta  Dieu  dans  son  essence  :  ce  qui  repugue 
a  tous  les  novateurs  eux-memes,  sauf  Cyrille,  son  peuple,  sa  famille  et  Einina- 
phius(?)'  et  ses  partisans. 

1.  Je  n'ai  pas  pu  identifier  ce  nom,  ä  moins  qu'il  ne  soit  Mernnon  d'Epliese  ou 
Euphrasius,  qui,  dans  la  neuvieme  Session  du  concile  de  Chalcedoine,  s'opposa  au 
relablissement  d'Ibas  d'Edesse  (voir  Co/iciL,  t.  IV,  Act.  IX  ConcH.  Clialc,  p.  G,'!.'!  et 
suiv.). 


oC4  IIISTOIIIK  MiSTOUIENNE.  {2Vv 

jc^UJlj    \^JcJ>^\    ,>JLJ13   ör-l^^   '"^Vl    .^   S:\  Ci,l    .tUc  _^j   ~Ulj 
J  C-A9  ^Ä.11  ^l^i|  j  Sj>\  (»•'  '^-^  tx'-'-?^-^  a'-5-^J^^3   cri->.ih? 


^r: 


C-^-J  -r^  ^-V  "-'o***  ^>^'-''j  ^-r*'-*-5  'r^^  ^J^^->  ^-H="''  -^'^  '"^'-jV  '^^^  '(^^ 
1.  ?!i3  ?ijU.  —  2.  ^^  jv. 


«  Le  sopticiuo  clicf  d'accusation  qui  pesc  eucore  sur  Ich,  est  (jiic  In  as 
Ijamii  les  sainls  Peres,  Ics  Docteurs  eins,  los  lainpes  lummeuses,  üiodore, 
Tlieodore  et  Nestorius,  en  passant  sous  silence  Icur  inemoiro  dans  la  messe 
quo  tu  as  celebree  dans  l'eglise  de  cot  emperour,  (jui  los  cliasso  et  les  perse- 
cute;  tu  as  abandoiine  la  cause  de  la  revauclie  des  elus  du  Saiut-Esprit,  ä 
savoir  les  '.]\H'  el  los  150-  ([ui  out  arröto  la  doctrine  de  verite,  et  qui  out  ctahli 
dans  l'Eglise  les  Canons  juslos;  enfin  tu  as  suivi  le  concile  de  Chalcedoine. 

«  Quelle  part  ont  ceux  qui  onl  fait  bon  marche  de  leur  foi,  qui  ont  vu  leurs 
dösirs  comblös,  qui  ont  öbröcliö  (leur  credo),  qui  ont  fait  les  courtisans, 
qui  so  sont  laisse  gagner  par  les  presents,  avec  ceux  qui  ont  brave  los 
nienaces  et  ont  persövörö,  qui  ont  reyu  des  blessures  et  les  ont  supportees, 
qui  Olli  subi  dos  tourments  et  sont  restes  inebranlables?  Ne  sais-tu  pas  que 
dos  318  Peres  clioisis,  il  n"v  en  out  ])as  (pii  füt  indemno  d'une  jjlaio,  d'uii 
coup,  d'une  blessure,  d'une  niourtrissure,  que  leur  porterent  nos  enneniis  les 
novatcurs,  si  ce  n'est  quatre  seuloment?  Ne  t'a-l-il  pas  fait  des  roproclios, 
il'^vangile  (|ui  prononce  :  (iniculotjic  de  Jesus-Christ,  jus  de  David,  fils  dWbrti- 
hiun,  quand  l'empereur  parlait  et  que  tu  le  laissais  prelendre  que  la  Viergc  a 
cni"ant(5  üieu!  N'as-tu  pas  trcniblö  de  ci^lebror  la  messe,  en  rayant  les  iioms 
de  tes  Peres  spirituels  du  chapilrc  dos  vivants  ol  du  diwan  des  morts,  alors 
quo  le  diaore  osait  rctranchor  leurs  noms  dans  sa  lecture!  C'est  \ä  l'abime  qui 
sc  Irouve  entrc  nous  cl  oe  peuple,  quo  tu  as  llattö,  auquel  tu  as  fait  dos  con- 

1.  A  savoir  les  Peres  du  Concile  de  Xicee.  —  2.  I^es  Peres  du  secoiul  comilo  uiiivcrsel 
de  (liiiistMiitinojile  de  381. 


[245]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LlEU  ENTRE  BARSAUMA.  505 

.   Cjjjo    "j,  ^UiJI   ■»liiu-lj   (v'>'^'   ö^X^-i  ^"^^  ^^  ij-*  .wJ-*'=^  -^  ijy^^iJ^  >-Ij  Li 

JJJ     *    Ul      l      vi-bijj     .«UAS      J^      <U:)3      'CIUJ     (__^_^l      A-Uj     u-l^XlIj      ._J^      <»»U'3     /.!>Ul3 

^aJI   jl'    vS-jJlj   Usi-'l    v::.c-j3   A9j    dlLJI   lÄ*   j^j   ^il:-_i    rc^L3lj  üVi   ^Äa   ^«s»! 
.pA^i  ^_  jlyj  (_r'l^'j  ij>jb  LJ  j^  k_i_<j  l^  jx_oLaJl  J>J^  VI  lj.»l_J  V  '^  ji-v'l 

j»A_pi      /j^     j»^'l»-wl      Jaliwl      -Cc      AjL^l      jT— jLt«      'IVL       >iJr^      -'^       ^V'      ^\     jVl      C-J  Ü 

1.  i\^}^  ex   |Loio;i   praedicatio,  proclamatio.  —  2.    llic   spatium  vacuuni  in  ms.  — 
3.  ,  r^^i-"  ex  u^i  vespera.  —  4.  Lire  5^«x^. 


cessions,  auquel  tu  as  donne  la  main,  sur  Taulel  duquel  tu  as  celebre  la 
messe.  N'as-tu  pas  ete  epouvaiite  de  dire  la  messe  sur  ces  treteaux '  pres 
desquels  une  heure  apres  entrora  uue  femme,  qui  sera  peut-etre  en  ses  regles, 
ou  un  adolescent  qui  sera  peut-etre  impur:  ou  ua  Iiomme  qui  sera  peut-etre 
lepreux,  pour  venir  y  toucher  et  en  detruire  la  saintete?  Je  vois,  ö  uotre  Pere, 
que  c'est  toi  qui  as  cause  ce  domniage  et  qui  as  fait  ces  concessious  ä  cet 
empereur.  G  est  toi  qui  as  seme  la  haine  et  qui  as  allume  le  feu  de  Iheresie 
dans  le  cffiur  dun  grand  nonibre.  Je  ne  crois  pas  qu'il  soit  possible  de  reine- 
dier  ä  cette  blessiire  et  de  la  panser,  si  ce  n'est...-.  Gar  tu  sais  bien  que 
notre  messe  ne  sera  Jamals  aclievöc  saus  la  commemorution  des  Peres  que  tu 
as  chasses  au  moment  de  ta  messe,  et  bannis  au  moment  de  ta  priere.  Nous 
autres,  qui  ne  pourrions  dire  loffice  des  Vepres  sans  y  faire  mention  de 
ces  trois  Lumieres,  comment  pourrions-nous  parfaire  les  mysteres,  la  messe 
et  les  oblations,  sans  en  faire  memoire?  Et  toi,  maintenant,  ö  Pere,  tu  as 
abjure  ta  foi  aux  Lumieres  de  l'Eglise,  en  retranchant  leurs  noms  de  roflice 
de  la  messe,  par  une  Omission  que  tu  as  consentie. 

«    Puis  tu  as  raconte   toi-meme  comment  tu  as  ecrit  pour  l'empereur  ta 
profession  de  foi;  mais  c'etait  lä  un  piege  oü  le  roi  t'a  fait  tomber;  en  effet 

1.  L'auteur  assimile  l'aulel  des  Grecs  ä  la  table  f  .\i ']  oü  le  marcliand  se  lient  assis 
pour  vendre  sa  marchandise.  —  2.  Ici  un  blanc  dans  le  manuscrit. 


P.  -JTS. 


566  llISTOIIlli  NKSTüRIK.NNE.  [246] 

1».  279.  dLoAftjj   *  aä.;Ä^   ^\   iU   dL>_Ai:ö    i)J\   Lilj   .1*^   Scj   JUVI   ^\   1,;äJ    JLijl 

äj*:l!Ij   ijUiÜl    <;    J.    J   l^    iÄA  ^^:UI   J  c.j^:l   dliV  ^Lb  _/:;il   ^JÜI    'Ä^ 
Aa-lj    ar_.    jv'    Jl<3I    ^^^.    A^l_^l|    <.ÜL    ^3;    \ji\S     jl    IjZU    ^'1    p,:l;1.1    J    ^.^ 

^ik>i  «0,11  j;i  \aj^\j  ^Ss^i  (voU'Vi  iiüi  :^.jji  liij  .4.11  ^^1  ^^_^ii  'Vy^.' 

.p-aJI    C-^j  u-isiJI    x-ji    Ijia-I   ^3   4UU]1    ^r^ls    l^   ^1    jj^Ul   ^j   j_H^    Li 

liLJj    .^jsjj    oUj    JI3    JUI    (3    ui>-^j   JyJi    ^y   ^.^   -^3    -^^'_^*'    CJ—^*^   '-*^ 
1.  ?Ui.  —  2.  ji-~^,.  —  3.  >»aju.  —  4.  Sic  in  ms.,  forte  ^'1  I-^j  ^I  1^-=^  J'ij. 


il  en  cnvoya  In  copic  aiix  coiifms  de  rEnipiiv,  co  ciui  ful  coiimi  do  lon;>. 
Tout  son  but  en  presidant  la  messe  que  tu  disais  dcvant  lui  sur  soii  aulel, 
c'ctait  de  faire  connaitrc  aux  chefs  de  son  Eglise  quo  la  profcssion  et  fa 
croyance  etaient  semblahles  ä  sa  profession  et  ä  sa  croyance. 

«  II  nous  est  parvenu  un  petit  ecrit  qui  contient  la  profession  <lo  foi  que 
tu  as  ecrite  pour  i'emperour.  En  voici  le  titre '  :  Croyance  d  Ja  Trinitr  mir, 
cl  d  I'un  de  1(1  Trinilr  Je  Vriiie  jils  de  Dien.  Ilelas!  qui  a  voulu  tr(inl)ler  ton 
cspril:*  Cc  dont  je  t'accuse,  c'est  d'avoir,  dans  ta  profession  de  foi,  ailirme  ce 
que  les  l}18  (Peres)  n'ont  jamais  dit  dans  lour  svmbole,  que  tu.  as  regu  toi- 
menic.  «  Nous  croyons,  ont-ils  dit,  m  un  soul  Dien  vivilicateur  de  toutes 
«  cliosos  et  en  un  seul  Seigneur  Jcsus-Ciirisl  lils  de  Dien  » ;  or  toi,  en  confes- 
sant  les  trois  personnes,  tu  n'as  rien  dil  de  Tune  d'olles,  le  I'"ils  de  Dini  ipii 
s'est  manifestö  ä  nous.  Oü  donc  fai.s-tu  imnlion  de  la  naturc  humaine,  cette 
naturc  sur  laquelle  s'est  levec  la  resurrcclion;  cette  nature  sur  la([uollc  sc 
sont  elcnducs  taut  de  discussions,  et  qui  a  ete  la  cause  de  taut  dlieresics? 
C'est  cet  Un  des  Trois  ä  qui  la  qualite  de  Fils  est  rcconnuc,  que  Cyrille  a 
iillaipK'  r\\  disaiil  avcc  opiniAtrcte^  que  cette,  personne  est  nee  dans  sa 
subslance  de  la  Vicrge;  qu'cllc  s'est  luuc  dans  le  nionde;  qu'elle  a  soulferl ; 
qu'ello  est  niorte  et  qu'elle  a  (516  ensevelie.  Pourquoi  as-tu  öcrit,  et  commenl 
ta  plnme  l'a-t-cUe  fail  sanctionncr  ce  qu'avait  ancanti  le  raisonncmcnt  de  les 
[)arlisans,  et  as-tu  pu  justiüer  l'accusation  que  tcs  ouailles  portenl  contrc  toi, 


1.  Ijillur.  ;  la  co, 


:i)j}ii 


[247]  CXIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRR  BÄRSAUMA.  5ü7 

dij»3  ^1_jLJ  jVl  IjL^  ■f'jr'i  ^y^  ^^^  ^'j  -Jr-'^  (J'  JwJlj  (T-äJ'  Ir^  L.^Lio.1 
J  *aJ  U^  c:J,a1  JjÄJI  i^j^'^3  <j'LJI  JüJ  j_j!I  dlUs  j^'  lil  J^^Jl  o^*!  -Ut 
KJ>J\   ^   Vj  1_^IL,  ijijl    ^\   >ls    .VL.  '^^c-jb  (V'L,^   ^j-o^„   j^   '^>^  (v"^   ■C'rl^ 

^-CUij    A^Lojül     bAA     Ut-J       y^Jc2^\^  (J*'_r--')*     *J^     L^^-'-U'    "^L^i-    j-äö'     ij^lSj 

^_j-jjjjLr  ^j  j^^J'  j-*j"  ö'i'>y^y-^  y  JÜaVl  loVl  Lu.~^5l  J  J^l  J»UI  j_jJl3 
.^-Gd'U  ^Ai-   ^Ä.11  JkJI   ^\   S^\   ^   v?^''   «-^    v_-ÄJli    -(»j^    j^Lkj^Ia-'Ij    j»jJ 


1.  w»,. 


quo  tu  as  fait  le  courtisan  aux  depens  de  ta  fni,  et  quo  tu  tVs  fait  douner  des 
preseuts  en  vendant  ton  Christ;  que  c'est  pour  l'une  de  ces  deux  raisons  que 
tu  as  chancele  :  ou  bien  l'avidite  et  Tamour  des  presents,  ou  bien  la  crainte 
et  la  peur.  Maintenant  avec  quoi  te  laveraistu  la  face  en  presence  des  Orien- 
taux  si  Ton  venait  ä  comparer  ta  conduite  avec  eelle  des  130  (Peres),  qui  ver- 
serent  leur  sang  sur  deux  champs  de  bataille,  tandis  qu'on  les  pressait  de 
demolir  leur  croyance  et  qu'on  leur  faisait  miroiter  des  faveurs;  mais  ils  ne 
pencherent  pas  ä  la  convoitise  et  n'eurent  pas  peur  des  menaces.  Par  Dieu, 
si  c'est  l'une  ou  l'autre  de  ces  raisons  qui  t'a  porte  ä  tenir  cette  conduite, 
ta  condition  est  tres  aflligeante  et  döplorable. 

«  En  ecrivant,  tu  as  fail  triompher  ce  nuage  et  son  obscurite,  nuage  que 
Cyrille  et  Apollinaire  avaient  tisse,  et  dont  s'est  enveloppee  latcrre  grecque. 
Quant  ä  nos  frontieres  ä  nous  autres  Orientaux,  les  tenebres  en  ont  ete  ecar- 
tees;  nos  pretres  ont  vaincu  l'erreur,  et  la  lumiere  eclatante  s'est  levee  sur 
notre  contree,  gräce  ä  nos  Peres  les  heros  Mar  Diodore  mine  d'arguments, 
Mar  Theodore  promoteur  de  la  verite  et  liberateur  de  tristesso,  et  Mar 
Nestorius  consolateur  des  ailliges  et  demonstrateur  de  l'evidence,  gräce  ä  Icurs 
emules,  ä  leurs  disciples  et  ä  leurs  imitateurs.  Ü  chose  surprenante,  que  le 
Pere  de  si  grandc  valeur  et  de  si  grand  raerite  quo  tu  es,  ait  etc  trahi,  et  se 
soit  laisse  tromper! 


I'.  -si. 


568  IIISTOIRE  XF.STORIENXK.  [248 

^K^  j^i^l  j._Si\  jili  ^i'l^Jl    \^  Lxjj   J\  jU  j^   ^Yl  l^_l   cX<ir  Vi 

I'.  i.'S2.  J  *  Jiij  l^J^\\  j  dLjj  jl^  JI3  j^  .^=>.U  ^^1^  1^  .j=Ji  y^  =^ly::._  Vj 

.Jai-Ij  ^^liUJl  j  ^Ll  jt-,1  ^<!.v.'tiJb   -l:?=::*'Vlj  5>Ul3  ^>L<0  ^3  ^-',^.113 
^5^,^j   J">L.'3    (J.»-^3     (^Ll     Jy    y^j     j^y^j    jL"*^    ^^-^'i    j^   ^»l^^'   (^   'ti 

c^\  J   '(^U  ^\^  <cLs   L.   ^!>i=>o   (_5!^-i'3  ^yj-^i   j^  ^K~si^  ^,c.   (_5^'U'i  J3L>-  '•U-J' 
fÜsÜ  \^}j  wj'-ÄjJJ  4 ü   (vL-  *~'l  t-^l   wUl-   ij'^y  ji  (vlii'  ^3^   .ctAj   cJ^  V3  c'llJ 

.  JV  i.^^]    i}}:\  j  <,'-\'s.\  V3    ^l_j~Jl   ^ÄÄ^  J^  Jj)^    Jj  jUJI    -Tzs^  j  jyi)l3    ijL_l)  A™"C3 
1.  i;ui--  vel  i-u^.  —  2.  In  niarg.  alia  manu  :  ^~~^  ^.  —  3.  '.^1.  —  4.     -Sli'. 


<f  (hw  n'as-tu,  i")  Pore,  iniit(''  los  caf lidliros  (|ui  sc  soni  nMulus  avaiit  toi 
en  lerrc  groc(|iie,  et  dont  los  iionis  sont  cn  töte  de  notre  lettre.  Cetix-ci 
rcinplirent  leur  anibassade  auprös  des  empercurs ;  ils  s'enretourncrcnl  iiiimis 
de  reponses  et  cliarges  de  presents ;  mais  aucun  d'eux  ne  viola  la  reliyion  cl 
ne  s'ecarta  de  la  verite.  Paul  de  Nisibe',  ([ui  I  etait  infiTieur  en  valeur,  et 
qiii  etait  au-dessous  de  toi  en  rang,  sut  repondre  aux  empereurs,  qui  liii 
demandaient  de  leur  (;xpliquer  la  l'ui  :  «  On  ne  m'a  pas  envoye  pour  discuter, 
«  ni  pour  donner  des  le(;ons,  ni  [)Oiir  exposcr,  ni  pour  controverser,  ni  pour 
«  argunicntcr,  ni  pour  attaquer.  Mais  je  pro<-lame  ma  foi  dans  les  assemblees 
«  et  je  la  pröcho  en  pleine  chaire  :  le  Christ  a  deux  natures  et  deux  hypos- 
«  tases  :  c'est  la  doctriue  de  mes  p6res,  de  mos  docteurs,  de  nies  predeces- 
«  seurs  et  de  nies  gniucs  les  318  (eveques).  » 

«  Ne  t'es-lu  pas  rappele,  ö  Pere,  la  parolc  de  Paul  lapötre  inspire  et 
choisi:  Si  meine  uii  (uu/p  du  rirl  scfforrait  de  in'eearter  de  In  vrriti',  et  quniid 
il  ni'diiiwnrernit  et  ine  prerhernil  aidre  chose  quc  cc  qw  j'ai  rcru  de  nies  Peres, 
je  n'eeoiilerai  poiiil  sti  pamle  et  Je  n'ndliererai  janiais  d  son  hervsie-.  Ne  sais- 
In  pas  rpie  Paul  dit  oncore  de  soi-mcme  qu'il  olTrit  son  corps  aux  tortures, 
(pi'il  s'exposa  aux  soufllets,  qnil  rec^ut  di^s  coups  de  fouel  snr  les  ^paules, 
(|n'il  fnt  ji'le  cn  pleine  mer%  mais  ne  s'ecart;i  pas  de  la  routc  de  la  verite  et 
ne  inurniura  point  conlre  Dieu  ? 

1.  Vnir  ci-dessus,  n"  WXII,  j>.  187-188:  n"»  XXXVI,  p.  Id.^-IO'i.  —  2.  Galat.,  i,  8,  !>. 
—  ■'!.  II  dir..  XI,  2'iclsiiiv. 


[2'.9]  CE  QUI  EUT  LIEU  EXTRE  BARSAUMA.  560 

<Li   ^U-    ..^,Ä)    iLi-  ji    LLli-    Jls    lil     (T-c^    ^'^y^    ij,    'iß    ^J^lj    ^.ü)l    IÄa   ^1 

A^Li  viLU  ._w>-j    "^^istJI   'IVI  jlifrl  <i«  jliij  \^  -iv"^   *-' — '"  ^^  i-^LU  ^^.^IjJlj 


1. 


^'' 


«  Peut-etre  t'es-tu  laisse  secliüre  par  rerreiir  de  Gregoin\  qui  a  dit  quo 
Marie  est  mere  de  Dien  ?  Quoiqiie  j'estimc  ce  Saint,  quoiqiie  j'approuve 
en  plusieurs  endroits  scs  paroles,  toutel'ois  je  suis  teiiii  de  rejeler  ses 
erreurs  et  ses  fautes ;  on  me  demanderait  raison  de  mon  approbation,  et  je 
serais  bläme  de  les  avoir  suivies.  Ne  sais-tu  pas  ce  que  Notre-Seigneur 
nous  a  enseigne  dans  son  Evangile  ([uand  il  dit  :  Lrs  poiitifes  et  h-s  scribes 
sont  assis  siir  la  chnire  de  Moise.-  faites  taut  ee  qu'ils  eons  diront  de  faire;  ninis 
ne  faitrs  pas  emume  i!s  fonl\  Toi  aussi,  ö  Pere,  tu  dois  ecouter  ce  ([u'ils 
disent;  ce  qui  est  confornic  ä  la  croyance  des  Peres  orthodoxes,  y  adherer, 
et  rejeter  et  contredire  ce  qui  n'y  est  pas  conforme. 

«  Ce  savant  ne  laissa  echapper  de  pareilles  expressions,  que  parce  que 
dans  son  mouvement  oratoire  elles  se  presenterent  ä  son  esprit,  etant  comme 
un  homme  qui  flolte  dans  la  mer  :  l'oraleur  ressemble  en  effet  au  nageur, 
que  les  vagues  enveloppeut,  et  que  tantöt  elles  souleveut,  et  taulöl  preci- 
pitent  jusqu'au  fond ;  car  son  esprit  va  ä  Taventure,  et  son  coeur  s'eu- 
thousiasme.  » 

Puis  (Barsauma)  scella  la  lettre  et  l'envoya  au  catliolicos  Is()'yaldi,  qui, 
apres  Tavoir  regne  et  lue,  lui  11t  une  courte  reponse  en  homme  qui  cherclie 
ä  ecarter  ses  torts  et  ä  aplanir  les  diilicultes,  lui  disant  que,  la  raison  de 
la  conduite  qu'il  avait  suivie  en  pays  romain  n'etait  pas  dans  les  deux  choses 

1.  Matth..  xxtii,  2  et  3. 


570  HISTOIRR  NRSTORIENNE.  [250] 

^U^Vlj  j^>Jl3  J>!L  iJCölj  _^^lj  fl_^Vlj  cUcJlj  bjül  ^  >.iL_lj  <J1  ^ 

.Jls    jl    <;0   jJLsj    .  c~5CJ'j   olX-'Vlj  t-liyJlj 
i^^»j«,lj  liAiäiL-l  'U-As  jl  ^\  C— As  jxjÄ4    Ja  A...:.L.:.ia.,..flll)   jIj^'I  c.,^->S  c^  ji 

♦  I\  :;8.-..    CjIs-IäIIj     .Jj^i,    *    IjJlp-l     J^     «C^s     ^'1     llkijlj     iJ^     vib.iu.jj     ij-AÄ.     dLljJ     jl 
•U^AJ    Vj    <1-Ai    rt-^Ju    ^    ^Js-    •C-A9    ^ÄJI    jl^'i    JO    j'3    .<ki-jl^    C_^'    ^'L    ^'1 

^_j\j  Vj  i>t=  ^Är  Vi  '^U^  ^Ji  c>r-l  (>_-JJl  ^'U  p-i  'V^  ^i>  Vj  dbL^Ul 
L'Llül  »LVl  ^"1  ^y-4  'i^y^    «~^3   l;l9   .j^  U^l  ^^Ä.   Vi   ^j-iA5  V3  iL*  !»::._  Vj 
U^'j  jU.Vi  ^  ^   ^_^\   ^UJi    ilbl  XVl    ^"ij   >>--^''j  ^'^'j  v^  '-^-'' 
1.  ix^l^i.  -  2.     Jijü. 


dont  il  I'avait  accuse,  mais  seulement  dans  le  desir  de  semer  la  paix  daus  lis 
Coeurs,  eti  y  faisant  renaitre  Tamitie  et  de  faciliter  la  mission  dont  011  Favait 
Charge. 

2"  IkuxicDir  lettre  de  liar.yuniia   adressee  nii   {'.(illudicus  Isö' i/ahli. 

Omettant,  au  debut  de  sa  lettre,  toule  formulc  de  vcuux,  de  respect,  de 
veneration,  il  commcnya  par  accuser,  reprochcr,  argumenter,  disputer, 
rcduire  au  silcncc  et  apostroplier.  II  commenga  en  disant  : 

«  Si  tu  avais  cöl^bre  la  messe  ä  Constantinople  sur  uu  autel  que  toi  ou 
tes  eveques  auraienl  consacre,  je  jure  par  ma  vie  que  ta  messe  eüt  etc 
.sainte,  ton  sacrifice  agreable;  les  pcrbes  en  oxpiation  desquels  tu  aurais 
oH'crl  la  messe  eussenl  ete  pardonues,  et  les  demandcs  (juc  tu  aurais  faites 
pour  le  peuplo,  auraient  öte  exaucees.  Si,  au  contraire,  tu  as  celöbrö  la 
messe  sur  un  aiilel  (|ur  iii  \n[  m  t(;s  eveques  n\)nl  cnnsacre;  si  tu  n"y  as  pas 
fait  mention  de  tes  Pöres  sans  la  commömoration  desquels  l'Eglise  catholique 
a  döfendu  de  reciter  Toflicp,  d'oilrir  les  mysteres,  d'administrer  le  baplenie 
et  de  dire  la  messe,  alors  nioi,  et  tous  ceux  qui  avoc  moi  out  adhere  k  la  foi 
des  ;U8  et  des  löO  Peres,  et  qui  out  coni'esse  comnic  Peres  les  trois 
lumiöres'  qui  sonl    Ir   sei  ile   la  foi    et  les  colonnes    di'   la   religion,    noiis 

i.  A  savoir  Diodore  de  Tarsc,  Iheodore  de  Mopsueste  et  Xestorius. 


[251]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAI'MA.  571 

jl  yüi  iJAtj^p-Ij  '-^^^j  c-w-ltj  «ilrlj^  >^'j^l  j^j  i^i^l   ^  .i__;-iJl  J^^i  ^  c|^L»JI 

c'LlC    JU     I-VA    J    •C-^I       _J3     .j_j-i<i    ^r"^     /«_j.«-U     Jl_p-Yl     J^     j^l^     c^li 
i.  ^^.iL»  •-^■'.■'y  ex  iN.o.^a  gi-ex  dicocesis. 


la  desavouons :  cai*  te  n'est  quo  lambition  et  le  desir  de  plairc  aux  empereurs 
pour  recevoir  d'eux  des  preseuts  qui  t'ont  pousse  a  la  celebrer.  Quaiid  meine 
je  te  rendrais  amcrs  tes  presents;  quand  meine  je  dcvrais  assomlirirton  visage; 
quand  meme  j'exciterais  en  toi  une  ombre  de  ressentiment,  je  te  dirai  nean- 
moins  avec  t'ranchise  :  tu  as  perdu  les  droits  de  ton  investiture,  tu  as  avili 
ta  condition  aux  yeux  de  tes  ouailles;  et  tu  es  compte  pour  pcu  de  chose  dans 
la  balance  de  l'empereur,  malgre  les  presents  qu'il  t'a  faits.  Ne  pense  pas 
que  ce  soit  le  respect  du  ä  Lou  autorite,  ni  la  douceur  de  tes  paroles,  ui  la  sage 
conduite,  qui  out  pousse  l'empereur  ä  agir  ainsi  ä  ton  egard;  mais  c'est  la 
coutume  des  rois  en  principe,  de  faire  du  bien,  de  traiter  favorablement,  et 
d'accueillir  l'intercession  quand  meme  eile  serait  absurde.  Et  c'est  aussi 
pour  pouvoir  dire  :  J'ai  tellement  eveille  l'avidite  du  Catholicos  d'Orient, 
que  je  Tai  fall  renoncer  ä  la  lidelite  ä  sa  foi  et  chanceler  dans  sa  croyance. 

«  En  tout  cas,  tu  es  blamable,  tu  t'es  laisse  egarer,  tu  fus  une  dupe. 
Toute  ta  destinee  n'est  pas  dans  ce  bas  monde  que  tu  liabites  et  que  bien- 
töt  tu  quitteras,  mais  le  plus  grand  malheur  t'attend  dans  la  melee  oü  le 
feu  devorant  ronge  les  damnes.  Et  comment  m'empeclierais-je  de  dire  que 
ton  ofl'raude  a  ete  repoussee,  que  ta  messe  n'a  pas  etc  agrece,  alors  que  tu 
l'as  celebree  sur  un  aufcl  nu  l'on  meurtrit  du  matin  au  soir  ta  divinite,  oü 
ton  Createur  est  crucitie  du  lever  du  jour  ä  son  couclier?  Ne  crois  pas  (jue 
je  t'adresse  ces  dures  paroles  par  un  sentiment  de  mepris,  mais  je  fais  cela 
par  l'excessive  affection  quo  j'ai  pour  toi,  et  par  compassion  pour  toi.  Car  si 


.-,72  IllSTOIRE  NESTORIKiNNE.  [252] 

JUc  ^LLilj  dl'  j.'^^  l'ji  diu   «juUi   ^_^  diJ   ^  CJlt  L:3   CJ^li.^11  »i^ 
♦  p.  -js:.  ^UV  ÜLj  ^.ilLUj  clUJ  j  .JJJ  C  jl-*  c-:^  dU-9  c^t^<)  *  c-jt'jj  c-=--*-    J  ^'V 

' ür^-'^  t5-*^'   OVl  ^l» 

\£.    ^UtJlj    dLs.    jtjLaJi    »IVi    JLJ    ^_jÖ.-   ii/"    Vj    p-lc-    ^r«;     >^'    ^    -*J^J    (Lr~_ 

^Li)l   j^    >>LJlj   <vJI  j^  ^^  ^JJI   L^;^  JLls    jl_^Vl  v^d^lfc  j£  jls  .dlyjt 
1.  llic  spatium  vaciuim  in  ms.  —  2.  vsr~*'  ex  i-^....  simplex,  commune. 


j'etais  iii(liil<40ut,  si  j'ötais  flatteur,  si  j'approuvais  ta  coiidiiite,  je  scrais 
complice  de  ta  mauvaise  action,  je  violerais  comme  loi  ma  religion  et  je 
m'6loignerais  de  mon  üieu.  0  toi  qui  es  doctcur  d' Israel,  disait  Notre-Scigneur 
ä  Nicodemc'.  .Ic  t'appllque  eolte  parole,  ö  Isö'yahb,  toi  vors  qui  l'Orieiit  a  les 
yeux  tournes,  toi  dout  la  renommee  est  formidable;   voilä  ce  que  tu  as  faif  ! 

<r  Et  maiutenant  tu  as  ä  clioisir  entre  ces  deux  choscs  :  *  ;  ou 

liien  que  tu  to  soumettes  et  que  tu  avoues  que  tu  as  commis  ce  crime  par 
ignoranee  et  que  tu  tc  justifies,  comme  se  justifient  tous  l(>s  excommuni^s  et 
les  anathematises,  en  dcclarant  que  tu  as  fait  cela  par  inconseience  et  sans 
propos  delibere,  afin  que  nous  puissions  uous  autres  prior  los  Peres  de  te 
pardonner  et  d'exeuser  ta  faule.  Si  ces  deux  choscs  te  paraisseut  egalement 
dures,  interroge  k  leur  sujet  les  oiseaux  du  ciel,  los  hötes  feroces  des 
forßts,  les  autruches  du  d(^sert,  les  lions  des  campagnes  et  les  poissons  des 
rners,  qui  te  rcrout  voir  clair  et  te  dirigeront. 

«  El  comment  le  Sainf-Esprit  pourrait-il  doscendre  sur  un  autel  banal, 
(pi'il  n'aurait  pas  cousacre?  Xon,  j'en  jure  par  ma  vie,  il  n'ost  pas  descendu 
sur  le  sacrificc  que  tu  as  olTert  sur  l'autel  de  Gonstantinople. 

l..Ioan..  III,  10.  — 2.  tri  un  blanc  dans  le  mnnuscrit.  A  comhler  peut-etre  :  ou  liien 
que  tu  le  renonccs  au  patriarcat. 


[253]  XCIY.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  EXTRE  BARSAUMA.  .  573 

«ip-j-OI    ^j,    »jil<Ai"    Lo    c!l«AiLj'    ^>~--ti    ^^^^3    ^.»^D    JD    JI3   .^L=-    V«    Zj\y^jLÜ    j^\^ 
i^ls    .J^^J^^II    li^V    c«^-*^"    J^    ^JL^'I    «^113    f-:>[^\    J^y\    d!C£.    jVI    *    ^jl  *  p.  28'.». 

1.  .IjjJ'  ex  \-r^o<  Opera  bona. 


«  Mais  qu'as-tu  pensö,  6  Catliulicos  d'Orieat  ?  Que  j'iyiiorerais  los  lois 
ecclesiastiques?  Ou  bien  que  je  ue  remplirais  pas  oiitierement  les  fonctious 
de  mes  chargos  sacerdotales?  Ou  bien  que  je  n'aurais  poiut  defeudu  la  cause  de 
Üieu  et  de  son  Ciirist?  Ou  bien  que  je  n'aurais  pas  lutte  ni  bataille  pour  ma 
croyance,  contre  Theresie?  Ou  bien  as-tu  suppose  que  je  labourais  sous  le 
joug  avec  les  ba?ufs,  ou  que  je  faisais  paitre  mes  fideles  dans  le  desert  avec  les 
moutons?  Ou  bien  t'es-tu  fait  assez  Illusion  pour  penser  que  tu  ni'en  impo- 
serais  en  mutant  complelement  la  notion  que  j'ai  de  Ion  savoir?  Nous  avons 
fait  ensemble  nos  etudes  '  ;  et  s'il  est  permis  de  se  glorifier,  je  suis  plus  liabile 
que  toi;  s'il  est  permis  d'enumerer  ses  bonnes  oeuvres,  tui-meme  tu  avoueras 
que  je  te  devance  et  que  je  te  surpasse  beaucoup,  et  que  je  lutte  contre  les 
passions  niieux  que  d'antres.  Pour  ce  qui  est  de  Tilge,  j'ai  blanchi  avant  toi, 
comme  je  t'ai  devance  dans  le  sacerdoce  et  dans  l'ascetisme.  Faut-il  parier 
aussi  de  l'attachement  [ä  l'Kglise]?  Qu'on  regarde  le  recueil  de  nos  oeuvres'-, 
que  l'Eglise  possede,  et  qu'on  voie  combien  nous  avons  argumente,  et  tra- 
vaille  avec  acharnement. 

«  Chasse,  ä  present,  l'esperance  mensongere  et  l'ambition  trompeuso 
d'etre  appele  Catliolicos  d'Orient.  Aliai'  (que  sa  memoire  soit  avec  celle 
des  Apotres)  et  Acace  (que  son  souvenir  soit  avec  celui  des  Saints),  les 
deux  catholicos,   qui     porterent,    conime    toi,     les    messages   des    rois,   ne 

1.  Dans  l'ecole  de  Xisibe.  —  2.  Allusion  ä  son  livre  intitule  :  Du  foie  (voir  ci-des- 
sous,  p.  036).  —  3.  Ici  Barsauma  fait-il  allusion  ä  rentreniise  de  ce  catliolicos  pour  apai- 
ser  les  dissentiments  qui  avaient  eclale  entre  YazJoerd  I  et  son  frere  Beiiwar  ivoir  la 
premiere  partie  de  cette  Histoire,  n"  LXIX),  ou  bien  a  une  mission  dont  Aliai  aurait  ete 
Charge  aiipri-s  des  enipeieurs  byzantiiisV 


574  IIISTOIRE  XKSTüUlKXM-:.  [2.-)4: 

'L4J  Vj  <CUyJI  ^Uj  V  .  dL-ÄJ  ^LIäT  ^  jlsJI  iL.  ^"Ij  eilt  ^jJl  oLju  jV'  y> 
.^'■:.U:U...aH  4jA3  j,  ''viü  ^j  öiiJI  j.  ^^..Ul  ^Vjl  J^  c.^  J\  i^^bJl  ^y^^Jl 

"lU  .^li.  V3   ^,^3:^  ),'j  jSm  V3   'oLi    Vj   p^i    p^i    U    .dUl.   I__^    IjjL^    j.r..L:'^j 
1.  liUj.  —  2.  jLs-^'l  jU  aqua  marium;  vel  aqua  amara  (ex  |\:*_3  p:».  Nuni.,  v,  18).  — 


3.  -^^^  J  y^.  -  4 


^'r--^-y^- 


lurent-ils  pas  jalouscmont  avares  de  la  perle  de  leur  foi  '  11s  ue  |)rofaiieroiit  pas 
la  pierre  precieuse  de  leur  croyance  ;  ils  payerent  ä  Dicu  ce  qui  lui  ('tait  dii  et 
rendirent  ä  Cösar  ce  qui  lui  apparteuait ' ;  ils  s'eii  allerent  comblös  de 
louanges;  ils  regurent  des  prcsents,  expressidu  de  la  reconnaissance  des  rois, 
et  s'ucquittörent  glorieusement  de  leur  mission. 

«  Miünt(Miant  (pii  le  purifierait  de  ta  souillure !  11  te  faudrait  les  eaux  des 
iners  pour  te  laver  de  ta  taclie " !    Les  cendres  de  gönisse,  on  le  saug  des 
sacrifices,  qui  purifiaieut  du  pöchö  les  enfants  de  Tancienue  loi,  ue    pour- 
raicut  li-  laver  de  ta  liouteuse  couduitc  de  Constautiuople.  Tu  les  imagiu(' 
([uo  In  avais  joue  ICmpereur.  Mais  la  verite,  quo  je  te  dirai,  est  que  c'est  lui 
qui  s'cst  moquö  de  toi  derriere  ton  dos,  qui  a  ri  de  ta  barbe,  et  a  meprisö  tes 
chcveux  blaues.  El  pcudaut  que  tu  pensais  le  faire  uiceen,  lui,  te  faisait  clial- 
cedouieu.  l'ji  aduirttant  que   tu  eusses  perdu   la  raisou ;  que  l'orgueil   t'eul 
cuivre  au  puint  de  cliauger  ton  caractöre  et  de  te  rendre  aveugle,  il  aurail 
alors  fallu,  en  rcveuaul  ("i  li>i,  i(''|iarer  ce   (pie  lu  avais  fait,  rötractcr  ce  qui' 
tu   avais  avance,    r6tablir  ce  quo  tu  avais  abiuie,  restaurer  ce  que  tu  avais 
delruit.  Mais  toi,  lu  as  pense  que  les  bommes  raisonuables,  de  bon  jugeuicnl, 
savants  et  chercbeurs,  elaienl  dcvcnus  des  boeufs  eouime  toi,  privcs  d  iulcl- 
ligeuce  et  de  raison;  et  qu'il  ne  rcstait  plus  d'bonimes  capables  de  ji'gt'r, 
de  penser  avec  clairvoyanee,  de  s'iudiguer  ptiur  la  cause  de  Dieu,  de  s'ele- 

1.  Cf.  Malth.,  x.\ii,  21.  —  2.  Puul-ulrc  allusion  u  Num..  v,  18. 


[255]  XCIV.  —  CE  QUI  EUT  LIEU  ENTRE  BARSAUMA.  575 

.d'U  ^^i^ij  dAJj^  (Vfi}-»ö  ^  dli:lcj  *  pJo''  j^  *-^y^„  V^H»-^   "4/^3  dlwlj  ^U  *  i>.  2'ji. 

i^L-C)     V      idl>jj-     jU      .ljS;jJ      jU_j;      ^-«Lk)      «uJi-^      _r'^»     V**-^-?      '^-  ■■■la-'-U i^i     ^^<,J^ 

.iiJjül    OU^L    l^r-'    "^    vil^i^J    ÄJ-LäJI    ^^^    ij^^.    ^     '--^JJ    ^^-^jVl    (^1^^; 


1.  c.  )iiw!  forte  in  loco   c  yS. 


ver  coatre  ceux  tjui  reuversiMit  les  droits  de  Dieu.  Et  ta  maniere  ä  toi  de 
te  retracter,  de  reparer  ce  ([ue  tu  as  l'ait,  de  saiictifier  ee  que  tu  as  profane,  a 
6te  de  porter  orgueilleuscinent  tes  presents  et  d'etaler  les  vetements  dout  on 
t'avait  revetu  pour  t'honorer. 

«  Ne  sais-tu  pas  que  nous  sommes  dans  uu  nioment  oü  il  ne  convient 
pas  d'amasser  de  l'argent,  ni  de  se  glorilier  de  ses  vetements?  Ne  sais-tu  pas 
que  Ton  est  dans  la  pire  des  situations  ä  cause  du  bouleversement  des  enipires 
et  des  irruptions  des  envahisseurs  '  ?  Mais  tu  vois  que  ta  gloire  s'est  retouriiee 
contre  toi,  que  ton  triomphe  est  retombe  sur  ta  tete,  maintenant  que  tes  iideles 
fout  breche  ä  ta  reputation,  te  jettent  la  pierre,  et  te  lancent  cette  accusation  : 
tu  as  vendu  ta  religion  pour  le  moude,  tu  as  dissipe  ta  croyance,  et  grand 
bien  te  fasse ! 

«  Resumons,  maintenant,  notre  discours;  plions  le  rouleau  de  notre  lettre, 
et  disons  de  la  part  de  tous  les  Peres  orthodoxes  et  de  tous  les  saints  supe- 
rieurs  que  tu  n'as  aucun  partage  avec  nous,  et  que  tu  n'as  ni  ami  ni  parent 
dans  l'Eglise  du  Christ.  Que  Dieu  te  rejouisse  avec  le  patriarcat  de  Gons- 
tantinople,  l'or  de  Cesar  et  ses  presents,  avec  la  generosite  de  ßoran  et 
son  argent !  Ta  plaie  ne  sera  point  cicatrisee  par  des  onguents  terrestres ; 
tes  maux  ne  seront  pas  adoucis  par  les  simples  des  montagnes,  ta  maladie 
ne  sera  pas  guerie  par  les  medecins  de  ce  monde,  et  ta  souillure  ne  pourrait 
etre  lavee  par  toutes  les  eaux  de  lu  mer. 

1.  Allusion  a  l'invasion  des  Arabes. 


576  lUSTOIRE  NKSTOUIKNNE.  [250] 

f-yj^    <£-hj    ■<^^^    j  o>ljj  "Ojs    c~»-lr    ^a!1   '  ^L*_J1   ^rrr^'    J'^    ^    C/^ 

♦  p.  292.  ^  ^3^  ^LH  ^i;  j-irUi  s^yioj  jL,  p-U.ii  ^Vi    J   ^b<ii  *  ^Uj  uii 

'li^^U  col^  0^3  .si-^-j  J-ull  l^V  ^l'UJI  -i^.  (v'j  .(U::-'!  >W1  jLJVl  wLJ 
Li::,  V  iä.13  jj'i  -»i  ■cl  (»icj  *— flJ  (_j!l  v-'  '^"^J  -^^^«-^^  ö:f^->  ^_r^'  'r^^*3  ^^'^^ 
jij  jjüJi   iL«    j^^    «ijl   ^5>_-*-aJI   i^  j'    rrr^^    "^y   "-^^   ^    J^^'^i    -V-*  o^J^--'^ 

dL_^j   ^^::J=il    U  *  -ctlij    ^t^  jl    ^,~-C«.il   J   ^^\    ^   jO.^-    jl    .:u^-*l 


*  P.  293. 


1        '1^^" 


«  Ya  plutul  trouver  le  meJeciii  Celeste,  dont  tu  as  violc  la  foi,  et  que  tu 
as  rougi  de  conrcsscr.  Apaise-le  par  des  lanues  contiiiucUes;  avoue  en  sa 
prö.sence  ta  faute  et  ton  peclie  :  peut-etrc  t'accueillera-t-il  et  te  relevera-t-il 
de  tu  chute.   » 

Lorsque  le  doux  Pere  Mar  Iso'yahb  catliolicos  (quo  Diou  sanctifie  son 
äme)  regut  cettc  lettre,  il  raccueillil  cominc  uii  liomme  peclieur  et  liumilie; 
il  n'en  trouva  pas  les  termes  si  durs,  etaiit  dictes  par  la  justice,  bien  qu'ils 
eussent  troublö  ses  enlrailles,  consume  sa.  conscience,  et  l'ail  coulor  ses 
larmes.  El  c'est  aussi  parce  (lu'il  llt  uu  retour  sur  soi,  et  compril  qu'il  avait 
fait  uu  faux  pas  dont  il  ne  pouvait  pas  se  relever.  II  s"appliqua  la  maxinie  du 
sage,  que  le  coup  portc  jiar  rtmii  vaut  mieii.v  que  le  halser  de  renneini.  II  vit 
aussi  que  le  zele  inipetucux  de  l'eveque  ctait  aninie  par  la  religion  de  Dicu, 
et  qu'il  s'ctait  appliqud  la  parole  du  proplicte  David  (pii  dcclare  avoir  lait 
anx  rois  des  reprimandes  en  face,  et  ne  les  avoir  pas  Haltes  ;\  cause  de  leur 
aulorit6  ' . 

Puis  ce  doux  Pore  cnvoya  une  bonne  reponse  d  Harsaunia;  il  se  moiitra 
calnie,  bicnveillant  et  resignö.  Apres  les  compliments,  les  vcwux,  les  exprcs- 
sions  de  rcspect,  d'estime  et  iriiuniilile,  il  commenga  ainsi  sa  lettre  : 

«  J'aime  (jue  lu  saeiies,  u  lionime  admirable  parmi  les  docteurs,  que  ta 

1.  I*s.  c.xix,  40. 


[257]  XCIV.  —  CE  QUI  EllT  [JEU  ENTRE  BAHSAUMA.    ,  577 

jl^  lil   5^VI   w-c^^   ULi   .^UJlj  ^Ä£)lj   ^l^lj  j»:jl11    ^  0:^^^''   ^i   jU^'Vlj 

Vj  jfi'y^  Vj  •Lii?  Vj  >-^i  V3  j.;  JjJ"  (Jl  »^j  J  ^LJ  J  LjI  pl«rj  Ä^lt  ^j-L3I 


lettre  plcino  de  sarcasmes  ne  m'a  poiut  initi';  ([uo  tos  miages  (nai^cux  ne 
ni'ont  point  troiibb';  ([ue  tes  fli'clies  cnipoisoiiiHM^s  in'  in'oiil  ni  hlesse  iii 
vexe,  et  quo  tos  lances  acerees  ne  nrout  pas  attriste,  parco  que  uous  ne 
sommes  pas  de  ces  hommes  qui  aiment  la  gloire  et  les  honneurs,  (pü  clier- 
chent  ia  louange  et  lillustration,  qui  s'irritent  contre  les  propos  oll'ensants 
et  les  cris  injurieux.  La  colere  des  freres,  quaud  eile  vient  de  rall'cction,  est 
plus  douce  que  le  ravou  de  niiel  qui  serait  donue  par  la  liaine,  et  plus 
agreable  que  le  viu  qui  serait  offert  par  Tinimitie. 

«  Quant  ä  nous,  dans  les  choses  que  uous  avons  faites,  nous  n'avous 
agi  que  selon  la  parole  du  Livre  que  Dieu  grand  et  puissaut  a  fait  desccndre, 
ä  savoir,  que  \e  pnHrc  fait  toujours  rc  qu'il  jia/c  coiiltikiIiIc  et  utile  de  faire,  et 
Selon  la  parole  de  Paul,  cet  illustre  et  gloricux  apötre,  que  Dieu  ciioisit  entre 
les  Hebreux  :  Dieu.  dit-il,  ne  nous  a  ajßpeles  (jiie  pmir  la  pai.r.  a/iii  ijue  miiis  la 
scinianti  aree  la  eliarite  panni  les  lioiiuiies.  lieelwrehe,  ajoute-t-il,  la  pai.r.  la 
siniplicite,  l'amitie,  la  douceur,  la  bicnveillanee.  l'amenite\  C'est  le  plus  grand 
commandement  qu'il  fit  k  son  fds  Timotliee,  son  grand  et  saint  disciple. 
C'est  pour  cette  raison  que  nous  avons  voulu  semer  la  paix  dans  le  cceiir  de 
tous  les  hommes.  Sache  qu'en  tout  cela  nous  n'avous  pas  ete  soUicites  par 
l'amour  des  presenls.  ni  de  l'or,  ni  de  l'argcut,  iii  des  perles,  ni  des  vete- 
ments.  Cepcndant,  nous  avouous  notre  peche,  nous  eonfcssons  nolre  faute  : 
notre  uature,  petrie  de  faiblcsse,  ne  devait  pas  etre  oxenqitc  d'imperfections. 

1.  I   Tim.,  VI,  11,  citfi  de  mumoiro. 

I'ATIl.   OR.   —    T.    Xni.   —    F.    4.  "  38 


578  niSTOIRE  NRSTORIKNN'K.  [258] 

«-.«^    vLrl  L'lj  .^[»^Uji  iAÄ^l   toL^äII  jJJL-j  j^^lj  Jo-iyi  Ljjl  jVI  ^y>v^ 

«'     Lx^lj    (^jA^    <i«^Lv3    ,J^L»l    "^Ä-s    3    JaS     C^VX-i    L«     (iljl      AjJL.      (5~^J    (5*'-'!>?" 

.iLi  V3  ^rr^"  Vj  ^l>ul  Vj  U^  J^   V  ^jl-i,  ^j~li^  i>.-*^=^  är*>'3 
p.  2!i5.  .cI::;Ul  ij>t^  ^J^  ^^^  ^J^      ö^i  t^   0^  ^-^  "^"^   "^^    '^h^i  "^i 

^_älol.  4j3ei.l3   •'•i-^^   jLlL;    «Jjj   ijAi>£    i.>U-    ^U.    '^L^lj    .<Xs    L^l    jvU-l    ^Is 

i»_L-     Ijl^l    diiipa    'üUcJI    ij    ^--^13    ^^^  ^    J^.    j^    v-^    Cpt^3l3    AT^j    ^^jS\    «^„vw-ll 

1.    Ja».!,. 


«  Et  maintenant,  6  (docteur)  uniquc,  nous  desirons  et  uous  demandoas 
ü  genoux  humblement  l'absolutiou,  dans  la  couviction  oü  je  suis  (toutes 
les  fibres  de  mon  ca3ur  cn  protesteut)  que  tu  n'as  jamais  doute  de  mou 
Orthodoxie,  de  Tintegrite  de  ma  conscience,  de  ma  droiture,  de  inou  allraii- 
ebissemeut  de  l'heresie.  Je  u'ai  jamais  eonl'esse  ui  recouiiu  eu  Jesus-Christ 
autre  chose  que  deux  natures  :  hi  uaturc  eteruelle,  et  bi  nature  nouvelle, 
et  deux  hypostases,  unios,  jointes,  egales,  saus  separatio»,  saus  eonl'usiou, 
Sans  cbangenieut  et  sans  corruptiou. 

«  Je  t'ai  euvoye  une  copie  de  Li  discussion  (pii  cut  licu  eutre  moi  et  leur 
patriarcbe;  expose-la  sur  le  roe  cb'  la  foi,  qui  est,  eomme  je  sais,  ini'brari- 
lable;  porte-bi'  sur  l'intögrite  de  ta  couviction;  pese-bi  daus  bi  babuice 
de  ton  esprit;  examiuc-lu  daus  bi  bieuveillauce  de  ton  jugeuient,  aliu  quo 
rna  positiou  soit  bonuc,  que  mon  iunoconcc  eclate  i\  tcs  ycux,  et  que  tu 
saches  que  si  j'ai  dit  bi  messe  dans  Icurs  öglises,  je  n'ai  pas  nöanmoins  violö 
ma  ini  daus  ma  discussion  avec  eux.  Si  tu  trouvcs  ce  que  j'ai  dit  aussi  sür 
que  la  lumiöre  du  soleil,  et  aussi  loyal  que  l'or  pur,  reconnais  que  je  suis 
innocent  de  tonte  böresic,  et  ue  revenons  plus  sur  Ic  passe.  Si  la  raison 
que  j'ai  dile,  et  que  j'ai  elairemeut  expliquee,  est  de  uature  ä  absoudre, 
absous-moi,  et  ecris  de  ta  maiu,  sur  la  copie  de  la  controverse,  (jue  la 
doclriin'  (prdle  conlient  est  orthodoxe  et  vöritable;  el  soclle-la  de  Ion 
sceau,   aliu  de  Topposer  a  autrui,  a  (juicouque  u'a  pas  fa  scienee  ;  pour  ipie 


1,     jXsjn.'.  osl  Sans  Jnnlc  iitic  faule  pmir  aI^o.,'.. 


[259]  XCIV.  —  CE  QUI  RUT  lAEl]  KXTRE  BARSAUMA.  57!» 

j  ijAjJl   j  Y  .  O-U  ^4./*^   ö^'    »*   /y-'   '^.j:^   lJ^   ^-^   u^_r^   JJ-»j'li>a    I^^^jS-'j  A^-i-pt-j 
jl    ..^.=>o    V    jlS   jij  .ctL»Ä«   ijS-J:^^   dJ-Äi-U   jjÜj   dJ^i    «-^    ^ll>Ji    iJjfc   .j^i    iV»-« 

^_^lj      'W_p-     jlj_j3     Jy^^J     <%/>      i;-^     ^'     (Jj^l      ^•i>*''      jL-^^      ^Vl     ^\      j_jSa.J| 

Sjii*1I    ^r*i-?j  .jXf^lj   Ol    >^^3   .^^IsUdlj    «^l^'lj    'Lki-Vij   JUis-Vlj   j^lJailL    ju^'i^-ol) 

(JuiuL     U-jkJ>-     ()">-''      5tJ^Ij     .iJui     r-ld^JI     ^lAJtj    ^;>lJ|     jl=i:-A      \>.^3    jA>OI     Jju     LyLo 

kTijiTj  .1__^    ^^   ö»    lj5v.U   i-U    ^Dj    ljü-3    iyjy.    ^J^    cO^'    cTtr"    v'^'"^    ^-i^ 


1-.  -J'.ir, 


♦    T> 


P.  207 


le  groupe  de  ccux  qui  combatteut  mon  ecrit  marclie  sur  (es  pas,  suive  ta 
voie,  et  se  modele  sur  ta  croyanco.  Et  s'il  ne  doit  pas  etre  accepte,  iii 
approuve,  brüle  cet  ecrit,  et  jettes-en  les  cendres  aux  vents  impetueux  et 
aux  tempetes  violentes.  » 

Teiles  sont  les  paroles  (paroles  qui  valent  des  perles)  qu'ecrivit  le 
Saint  catiiolicos,  ce  Pere  pur  ot  dnnx.  Lorsipie  la  lettre  parviiit  au  [*ere 
courrouce,  cet  homme  d'unc  liaule  •'■rudition  etoull'a  la  llaiuuic  de  son 
ressentiment,  apaisa  le  bouillouueiuent  de  sa  (^olere,  pour  prociamer  la  Iiünl(', 
la  paliencc,  la  resignatioii,  riiuuiilite,  rabncgatiou  du  catholicos.  II  lui 
ecrivit  pour  s'excuser.  Uue  ainitii'  saus  Iroubles  suivit  ces  uuagcs;  ragitatiou 
de  la  mer  se  ealuia,  les  Hots  tuiiiultueux  s'apaisereul,  i'l  la  [laix  s'<Ha!dit 
universellemcnt  par  la  bonte  de  üieu  et  sa  misericorde. 

Quand  la  treve  fut  conclue  entre  les  Greos  et  les  Perses,  des  divisious 
eclatercnt  parmi  les  Perses'.  Piroz,  general  des  ariuees  persancs,  trahit 
Borau  et  retranc^la;  son  resync  avait  dure  seize  mois.  Alors  les  armees  se 
mirent  cn  desaecord  :  celles  qui  etaient  en  Kliorasan  rcconnurent  comnio  roi 
un  enfant  de  la  iVunille  royale,  nomme  Moharkosrau ;  celles  qui  se  trouvaient 
a  Seleucie  proclamerent  Arzemidokht'-,  iille  de  Sirin,  la  femnie  de  Kosrau;  et 

1.  Sur  la  fin  de  l'empire  Sassanide  et  l'apparition  des  Arabcs  voir  encore  :  Un  niiovo 
testo  sir.,  p.  2(j ;  Barliebr.,  Chron.  Syr.,  p.  94  et  sq.,  et  Chron.  nrab.,  p.  172  et  suiv. ; 
Michelle  Syrien,  t.  II,  p.  410,  417-418,  423-424;  Ilist.  du  Bas-Kmp.,  LVll.  Ü  XLII.  — 
2.  Barliebr;eus,  dans  sa  Chron.  Syr.  (ed.  Bedjan,  p.  100),  eerit  n^o. .,yi.;i  «  Zadimi- 
doklit  •> ;  et  dans  sa  Cliran.  Ambe,  ed.  Salliani.  p.  172  :  ^r,^^.^.---,  ;!  «  A/arini- 
dokht  ».  Cf.  Elio  dl'  Nisil)e.  apiid  Barliehr..  C'hrini.  Kcclos.,  imiI.  124,  n"  1:  /.(irinuiiuluklit. 
1      chcz  Michel  le  Syrien,  loc.  rit. 


580  HISTOIRF,  NFSTORIENNR.  [260] 

^jLi  ^\yi  >ck-,l  ji^  ^i  .^jJ>  l\y\  Oir^  ^  vj^j^iV  >'l-u.'L  jl^ 
•  Ca*,  p,^  -Uajj  j^;^  v_iAÄ!l  J^ij  -j^^  i^.  i5.^r-^  ^.  -iSrr-  (3:  --r^-^Jr 
Jusivj    .jU-l^    dU*    ;^Ä]1   i^-JI  Jij   .cXi^   IjT^    .luU^j  ö-    .ri>-3A^iV    vj^lslj 

^^1  %-ui  ^^1  ^  juu  i^  ji^3.i^i  j\  MjV  j'  J'  rr'^'  :/■  'y^l'  '-^ 

..ilU   jx  i_«UJl    ÖJI    J    r!>J^   j<i-*^it    ^'^^S    ^'>^''    «rLr**'    '^•'-3    -v»'^''    V^* 
1.  I..U. 


Celles  qiii  6taient  ä  Istakhr  et  dans  les  rciifions  de  Pcrse  nommi'rent  \\\7a\- 
gerd '  flls  de  Sahryar,  üls  de  Kosrau,  lils  de  llormizd.  Les  dissensioiis 
s'aggraverent  d  la  gu(;rro  eivilc  öclata.  Arzemidokhl  put  regiior  uii  an,  piiis 
eile  cut  les  yeux  creves  v\  Int  inassacröe.  On  tua  aussi  l'enfant  qui  regnait 
on  Khorasan.  Yazdgerd  fut  soul  le  maitre  de  IVnipire;  tous  les  Pcrses 
l'agreerent;  ils  lui  lircut  quitter  Istakiir,  et  le  prescntereut  ä  Seleucie,  o\x  il 
s'etablit. 

Ell  ce  temps  apparut  dans  le  ciel,  du  midi  au  nord,  quelque  chose  comuie 
uuc  lauoc,  (jui  s'etendit  liientöt  vers  Torient  et  roccidcut,  et  ou  pul  la  voir 
ainsi  treute-cinq  nuits.  Les  lioninu^s  regarderenl  cela  commc  uu  presagc  de 
l'apparition  du  regne  des   Arabes". 

Puis  Yazdgerd  fit  des  largcsses  aux  armees,  au  nu)nu'nl  dCnticr  on 
campagnc  contre  les  Arabes.  i^es  Perses  etaient  persuadös  que  les  Arabcs 
devaient  triomplier  juscju'ä  ce  (ju'ils  scraicut  arrives  aux  rives  du  Tigre  et 
de  l'Kuphrate,  et  qu'une  Ibis  arrivös  lä,  ils  sCraient  vaiucus,  et  s'en  retour- 
ncraicut  eu  deroute.  (jonliants  dans  cette  idee,  ils  nögligerent  de  les  coni- 
ballre  jus(ju'ji  ce  qu'ils  fusscnt  arriv(3S  i\  Hira.  La  etaient  deux  generaux 
persans;  ils  combattirent  les  Arabes,  et  furent  tuös  tous  les  deux.  Les  Arabes 
s'emparerent  du  pays  et  commencerenl  ä  recueillir  les  inipots  en  la  cinquienic 
annei;  du   regne  de  Yazdgerd  ä  Seleucie.    11  y  avait   dix-buit   niois  (|u"il   se 

1.   jaburi,  p.  :iy7,  n"  3  elö;  Un  nuovo  lesto,  lüc.  eil.  —  2.  Cf.  Clirun.  Syr.,  loc.  cit. 


[261]  XCIV.  -  CE  QUI  RLIT  fJEU  RNTRE  BARSAUMA.  581 

jpfU   .j^LaJi  x^j  '*-«,^3   i^Vjl   'U.3   vj__^.U  'iyi£.  iit«ül   i;_JI    ^3   "cCl«    "^  ^Ul 

Aiu        ^_^^Jf.    f^v^'j    ^-^'^    -ij^^J    (^'    litt    -^*-    '^^'    "^j^    («^^    ^.^-^^     *-^    '-*-'3  '  1'.  29». 

^1    JiajJ    i^ilSj    -*^ji    -VjT      *~^     -'•*^     '-^^     i^A^JI      \.<     'tLÄ'^     '^-'     '-r'     i3     •L.'?"-l>f 


trouvait  reuni  dans  cctte  villc^  avec  Mar  Isö'yahb  lo  catholicns.  Lcs  Arabos  \o 
cernerent;  ses  soklats  so  disporserent  on  fiiyant;  la  plupart  d'(?ntre  eux 
furent  tuös.  L'empire  lui  L'cliappa.  II  s'enfuit  de  Seleucie  avec  ses  enfants  et 
ses  femmes  eu  la  septirmo  aiinee  de  sou  regne  qiii  est  la  di\-neiivieme  annec 
des  Arabcs',  et  se  dirigca  vers  la  montagne.  Les  Arabes  le  poursuivirent 
apres  avoir  pille  le  palais  du  roi  et  s'etre  empares  de  tout  ce  qui  s'y  trouvait. 

Lorsque  Yazdgord  arriva  ä  Djaloula,  Sa'd  beu  Abi  Waqqäs  le  rejoignit 
et  lui  livra  bataille.  Yazdgerd  fut  mis  en  deroute;  uu  graiid  nombrc  de 
Perses  perirent;  de  toute  rarmec  une  poigiiee  d'hommes  se  sauva  avec  lo 
roi.  Les  Arabes  qui  l'avaient  dcvance  jusqu'ä  Nehaweiid  rattaquercnt  encore, 
et  il  fut  oblige  de  prendre  la  fuite ;  il  se  dirigea  vers  le  Khorasau  et  atteignit 
Merw.  La,  il  teiita  desesperement  de  reuuir  des  soldats  et  de  l'argeiit,  mais 
ne  put  reussir.  Les  Arabes,  (jui  le  poursuivaient  jusqu'en  Khorasau,  alta- 
querent  Merw.  Yazdgerd,  n'ayant  pu  s'enfuir,  sc  caclia  dans  un  moulin 
situe  pres  de  la  ville,  oü  il  fut  decouvcrt  et  massacre.  L'empire  des  Perses 
prit  ainsi  fin ;  il  avait  duni  385  ans-. 

Les  pays  furent  bouleverses  par  la  venue  des  Arabes  pendant  cinq  ans, 
par  des  maux  ininti'rrompus  et  des  eprcuves  continuelles  ;  et  cela  dura 
jusqu'ä  ce    que    Icur    regne    s'alfcrmit   avec   solidite.    Ils    demanderent   aux 

1.  Yazdgerd  regna  le  10  juin  ()32.  Sa  septieme  annee  commengait  donc  le  Ifi  juin 
638  de  notrc  ere;  l'an  dix-neuvieme  des  Arabes  cominenyait  en  630.  —  2.  Barliebrpnus 
[loc.  cit.,  p.  102)  le  fait  durer  de  227  k  645,  ä  savoir  418  ans;  cf.  Amr,  p.  54.  Mari  Ic 
fait  durer  480  ans;  Michel  le  Syrien,  lüc.  eil.,  p.  'i24,  418  ans. 


1>.  300. 


582  FIISTOIRR  \FSTOHIF.\XF.  [262] 


Jl^l  ^^\  ^U  j  ::.^  ^1  ^^Vl ' 


J   ^läli    .jjjl   \slLJ\    tjM^   ör^    jlA^   (j'y'^-'y  y  bi^   (^'   .^_^-üJl   c-o    ^\ 

1.  In  margine  :  a<^'  __^'JI  Jic'      ,b.*i  j.;^;  dcinde  graphio  :  ^  j^j-j  UU.jI  ^,  iJil 
-^v^J'  Uy  öL.(j^  '--!i'-^-  —  2.  j^|a!w'  ex  paam/  (j/oX-/;.  —  ;-).  i^üj'  »   .j'-^-VJ'  ex  |i^\vi  doctor. 
—  4.  ,U,  ^  ex  -wio  dominus  meus.  —  5.  ►^■^  ex  |p«ii  monasterium. 


chreticns  et  aux  Juifs  leurs  sujcts  Ic  paycracnt  de  la  capitation ;  ils  la  payerent. 
Lcs  Arabcs  Ics  traitcrent  avcc  bontc ;  la  prospcrito  regna  par  la  grAce  de 
Dien  (qu'll  soit  exalte!)  et  lcs  cocurs  des  chreticns  sc  rejoiiissaieut  de  la 
domiiiation  des  Arabcs  :  quo  Dieu  raH'crmisse  et  la  fasse  trionipher ! 

XCV.  EviiMiMKNTS    Qll     Kl  RKNT    LIKU     DU    TICMPS    DE     MaU    Iöo'yAIII!    GdaI.WA. 

[IllSTOlUE     DE     RAliliAN    ÜUKIIAMA]  ' . 

Cc  Saint  elait  Tun  des  compagnons  de  Isö'yabb  dans  Ti^cole  de  JNisibc;  il 
etait  de  la  classe  des  docleurs  et  Tun  de  ccux  qui  quiltercnt  Tcoole  lors  du 
schisme  de  Ilnana  Ic  docteur  dout  nous  avons  parle  plus  baut".  II  sc  rrllia 
aupr6s  de  Mar  Babai  '  dans  son  grand  couvent,  el  il  vccnt  cn  solitairo  daiis 
unc  grottc,  jusqu'ä  cc  qu'il  attcignil  la  vieillessc.  11  sc  rendit  avec  Hal)aT  de 
Nisibc  ä  Jerusalem.  Puis  il  fut  contraint  par  Cyriaque  {Qouruuidus),  nuMropo- 
litain  de  Nisibi;,  d'accepter  Ic  siege  cpiscopal  d'Arzoun;  mais  il  n'occupa  co 

1.  Kn  marge  :  "  llistoiro  dun  porsonnage  dont  le  copisle  a  ncgligc  d'ecrire  lo  noiii.  » 
II  s'agit  Sans  douto  de  Rabbaii  Oukhama,  fondatcur  ou  plulot  rcstauratcur  du  couvent 
de  Kanioul,  dans  la  region  de  Qardou,  appelee  aussi  Beilh  Zabdai  (voir  Mari,  p.  25: 
Lc  Livrc  de  la  Chasteti-,  n°»  ik,  25  et  30;  Thomas  de  Marga,  lib.  I,  c.  l'i;  Scher,  Ana- 
bjse  de  VUisloire  de  H.  liar  Kdta,  c.  XXIil).  Toutefois  Ann-  (p.  55)  dit  que  son  cou- 
vent sc  Irouvail  dans  la  region  de  'Aniadiya ;  mais  cel  autcur  a  sans  doiitc  conlundii  le 
village  de  Kamoul  avec  le  village  de  Koum  on  Kouinane,  qui  sc  Irouve  Uiul  pn's  de 
'Ainadiya.  —  2.  Voir  n°  LXXIV.  —  :\.  De  Xisibey 


[263]  XCVI.  —  IIISTOIRE  DR  RABBAN  SABRISO'.  583 

®"-'A;iy-Ä   ■«.Ul  l;^i  iilz.1  ^AJl  ^^1  J 

1.  -.1^^'    _.  -^C'  ex  u!<"  ccllula.   —   2.  In   mar«,'-,    graphio  :  Sfj^    .i'  jUi  j  jo^  U! 
IS  t^ß^j  ^i^^  ioUx.'lj^i'. —  3.     f^,  ex  ^i  magister  noster. 


Ijjoas 


siege  que  peiidant  trois  ans,  au  bout  desquels,  casse  de  vieillesse  et  de 
faiblesse,  il  se  retira  daus  la  grottc  de  Jean  {Youhanim)  disciple  de  Mar  Awgen, 
pres  d'un  village  appele  Kamoul,  dans  la  region  de  Qardou,  pour  y  vivre 
dans  la  solitude.  Les  gens,  qui  apprirent  hientöt  son  genre  de  vie,  se  rendirent 
aupres  de  lui,  et  bätirent  autour  de  lui  des  cellules  oü  ils  habiterent. 
Gräce  aux  secours  de  quelques  habitants  de  la  ville  de  Thmanoun,  il  bätit  un 
couvent  sur  remplacement  de  la  grotte  de  Jean.  Durant  trente  ans,  il  fit  des 
miracles;  il  mourut  a  l'f'ige  de  soixante-quinze  ans,  et  il  fut  inhume  dans  le 
couvent  qu'il  avait  bäti.  Que  Dien,  gräce  ä  ses  priercs,  sc  souvienne  de  nous. 

XGVl.    IllSTOIHE     DE     R.VBB.VN     S.VDIUSÖ',    FONDATEUK 

DU     COUVENT     DE     BeITH    QÖQA  ' . 

A  cette  epoquG  appartient  Mar  Sabrisö',  cet  hommc  vertucux,  disciple 

1.  Cf.  Le  Lme  de  la  Chastete,  n°  5'J.  La  biographie  de  ce  saint  nestorien  a  ele 
redigee  parSabri.iö'  Rostani  (voir  Tliomas  de  Marga,  lib.  II,  u.  17);  riiisloire  de  son 
couvent  a  ete  ecrite  en  vers  par  Gabriel  Qamsa  de  Mossoul,  et  par  un  aulcur  ano- 
nyme. Ce  dernier  texte  a  ete  edite  par  Mingana  :  Miiha-zkha,  Mossoul,  p.  171-220; 
cf.  Scher,  Analyse  de  l'IIistoire  da  couvent  de  SabrisiV  de  Beilh  Qöqa,  dans  Revue 
de  l'Orient  Chretien).  Assemani,  B.  O.,  III,  ii,  p.  742  et  877  (cf.  Barhebr.,  Chron. 
Eccles.,  II,  ed.  Abbeloos  et  Lamy,  col.  410,  n.  2),  semble  confondre  le  couvent  d'Eze- 
chiel  de  Daqoq  et  celui  de  'Aba  Sappira  (i^^^a^  u^]  avec  le  couvent  de  Beitli  Qöqa. 
Daqoq,  en  syriaque  -^i'^!  ou  ^aa.,  qu'on  appelle  muintenant  Tawoukh,  se  trouve  en 
Beith  Garmai,  ä  neuf  heures  au  sud  de  Kerkuk  (voir  sur  ce  couvlmiI  Le  Livre  de  la 
Chastete,  n"  85.  oii  il  est  dit  que  son  fondateur  ctait  disciple  de  Mar  Awgen ;  landis 
quo  Thomas  de  Marga,  lib.  i,  c.  31,  dit  de  lui  qu'il  etail  le  disciple  de  Rabban  Khou- 
dahwi,  mentionne  ci-dcssous,  n"  XCVIIl).  I-e  couvent  de  Beith  Qöqa  se  trouvait  en 
Adiabene;  on   en   trouve   encore  les    ruines  tnut   prcs  du  (^irand  Zai»,  ä  sept   heures  a 


:  301. 


584  UlSToIUK  NF.STORIENNE.  [2041 

jL_i;  ^\  ? ^^j^  i..  'C^'l  j^  v^  *lr^  ^  pT  .^  i;-t£  ^'^  -'ijbj.  j^_ 


.l^-|^irj  w!l  ^-JOI  -^Jly    J    ^^3    .ijA^    jL*,.^   ^!>1    uU.U)l    lÄA   ^Jj 

J^     jl    pA^^J    jU     JyL     jL»i^3    r,^    «-^<J    .y_i    \^    j^    ^^1     Ö^*'     ^^     j^3 

1.  k)^  cx  i^pcu  dva/(.)priTr'<;.  —  2.  ^,1-'  ex  iv^o.  opus.  —  3.  ^.|^^ 

de  Saint   Isülianinii ',  gouverneur  de  Mossonl ',  que  Kosrau,  lils  di'  llorinizd. 

mit  a  iiiort  k  cause  de  sa  foi  chretiennc.   II  demeura  cn  Adiabene  avec  im 

ccrtaiii  anachorotc,   dont  11  imita  les  oeuvres  pendant  douze  ans.  II  cntcn- 

dit  alors  unc  voix  Celeste  qui  Tappelait,  en  lui  disant  :  «  Sabrisö",  montre-toi 

aux   hommcs;  car  Dieu  Ic  Tres-Ilaut  t'a   donne  cette   lerre  pour  quc   tu  la 

foulcs  de  tes  pieds.  »  II   obeit;  c'est  alors   quo  les  liommes  accouraicnt  de 

toutes  parts  le   voir;  et  parmi  eux  vint   Isü'yahb  fils  de  Bastohmagli,  me- 

Iropolitain  de  Mossoul,  et  le  fulur  eatholicos,  pour  recevoir  sa  benediction. 

Cet  honune  verlueux  b;\tit  des  cellules  pour  des  moines  qui  vinrcnt  le 

trouver.    II   fnl  Ires   liabile   dans   la   lecture    et    le    commentaire   des    livrcs 

ccclesiastiqucs.  11  y  avait,  pres  de  la  grotte  qu'il  babitait,  un  [aucieu'  mo- 

nastcre;  c'est  la  qu'il  lit  son  couvent.  U  agit  selou  les  conseils.de  Mar  Abra- 

liam  qui  disait  :  «  Si  tu  t'occupes  des  int6rets  de  Dieu,  tu  seras  degage  «le 

tout  cc  qui  tepröoccupe;  si  an  contraire  tu  l'occupes  de  tes  propres  inti  rets, 

tu  scras  accable  de  fatigucs,  et  tu  t'abaisseras  mcme  de  dcux  fagons  :  m  ne 

travaillant  pas  !\  ta  perfection,  et  en  ne  remettant  point  toutes  clioses  entre 

les  mains  de  Celui  qui  les  dirige.  »  Par  une  grace  diviue,  il  pourvoyait  aux 

necessitös  absorbantes  et  materielles  de  son  couvent,  sans  quc  l'on  vit  dans  sa 

cellule   autre   chosc    (|ii'une   cruclie    d'eau,    et    une    ecuelle    de   feuillcs   de 

palmier  enduite  de  poix.  jiniir  y  im'ttre  du  vinaigre. 

l'ouost  d'Arl)iM<\  r.nün  Ic  oouvont  dt'  Aba  Sappira  sc  Irouvait  on  Beith  Nouhadra  (voir 
Le  Livre  de  In  Chnstcle,  n°  20;.  —  1.  Je  n'ai  Irouve  aucun  renseignomcnt  sur  ce  p<T- 
sonnatrc  dans  les  aulres  annalistes.  —  2.  Alor.s  Ninivc. 


]2f)5]  XCVI.  —  lUSTOIRR  DR  RABBAN  SABRISO'.  585 

J^_     p-'j      'Ul     ^1      Jj^_^l     4jLw,l|     J     Jv«     (>^.     (»-^      .   •cJ^_».Jl      J^yi      -^J^^      ^^     (»j— ä-^1 

-^j.Jl    j    jo    j^     »-«^    Ij^^   (5^-5    *^'^    L».>c>-3    'L.  b_^       .a£)I      cJ^    .^    dlLft 

i«j.Ji    j-w'j  A-Uyl    \SL«V'  iJi-  .-»fj-^    *-«  fTt'^  '— ^ "^  j-Äj>i'   /j.«  W-^=*j  ■f»^^-«'   L«i 
,_^lj    «JL;   jL-'l    4j     Jlsj    «^jjjl     ^c    ^l^^Vl    '^J^'    -*^^    f^Y^    jLilJ    .jl^VL 

®\^\    \m    Aj'LLs    ''jiu'-^J^    CJ^^    iS=^-^    A»-Vl     (»y        (■  j±i^    ^      ^.'AÜJl     JjU    |»r  *  r\  304. 

1.  oijM-  —  2.  J-J^..  —  3.      j'j^"  6x  ui^je  dominicus. 


Quaiid  les  Arahes  se  repandireut  daus  les  pays,  envahissant  les  bour- 
gades,  ils  approchereut  de  son  couveut;  le  Saint  reunit  se.s  enfants  dans 
une  eglise  voisine  de  son  couveut,  et  il  rcsta  avcc  oux ;  il  eujoig'uit  alors 
aux  habitants  du  village,  qui  accouraieut  autour  de  hü  daus  leglise,  de 
ne  pas  se  soumettre  aux  Arabes.  La  place  fut  assiegee,  et  ceux  qui  etaieut 
dans  Tegiise  ne  purent  sortir  pour  cliercher  ^de  l'eau ;  et  il  n"v  avait  pas 
lä  de  puits.  Le  Saint  benit  um'  eruche  d'eau  qui  se  trouvait  lä,  et  il  en 
abreuva  tous  les  assieges  qui  etaieut  avec  lui,  pendant  le  sejour  les  Arabes 
dans  ce  lieu.  Ceux-ci  s'aeharnerent  a  vouloir  penetrer  dans  Feglise,  (jui 
pourtant  n'avait  que  de  faibles  nmrailles,  sans  y  reussir.  Ils  s'etonnerent 
alors  que  cela  leur  füt  inipossible,  ä  eux  qui  avaient  su  venir  ä  bout  des 
places  les  plus  inabordables  et  des  villes  que  leurs  remparts  rendaient  iiiac- 
cessibles.  Un  de  leurs  cliefs  leur  conseilla  d'abandonner  la  place  :  «  II 
doit  s'y  trouver,  leur  dit-il,  un  nioine  vcrtueux,  qui  nous  enq^eclie  d'y 
untrer;  car  chaque  fois  que  nous  langons  une  fleche,  je  vois  quelque  cliose 
comme  un  trait  de  feu  en  sortir,  repousscr  la  ileche  et  la  faire  reculer.  » 
Ayant  entendu  ces  paroles,  ils  quiltereut  Feglise. 

Puis  Saint  Sabrisö'  mourut  le  premier  dimanche  du  caremeV  Que  ses 
prieres  soient  avec  nous. 

1.  Vers  650  (voir  nolre  Analyse  du  l'llialoirc  du  coin'cnl  de  iSdlirisä'  de  lieith 
Qoqa,  p.  0,  n.  4). 


586  IIISTOIUE  NESTORIF.NNE.  [266] 

Jl   fjurls    ^^i   -v^   Ci,...^  cLUl   "Ufc  Jl-   ^_jis.  Ijjl   j  dL^JL;  jJ  joj 

p.  305.  ^i  ^S  y  f-*^.  4>:.  rlj  -Ir*^  "^  »-^  ^^-^^  *  "-^^  V*^  ^  '*-*^'  ""^-^'j  tr'.-^' 

.31^111.1  jl  Jl  1j^ 

LJ   ^y.U_p.3  ^_/jJ^^3   «-M.rf-i    -!>«iH*-J  '"^y    yi     1^^'   f**^.'    "Sr*'    -'^  f' 


1.  ^^ji^.  —  2.  v-ij.  —  3.  ~'-^Xw'  ex  --ou|  jacuil.  —  -'i.  ^j^\  —  5. 


'-0.0. 


XCVII.  —  HisTOiRE  DE  Mau  'Abd.v  fils  de  Hvmi-  '. 

Cc  fut  ti  cettc  epoque  (luc  ce  Sainl  fut  elu;  il  »Jlait  ori^nnairc  de  Ilira; 
il  n'etait  pas  moiiic;  il  n'avait  memc  jamais  soiige  k  retrc ;  mais  Dieu  le 
choisit  comme  David  fds  d'Isai,  Jeremie  et  Evagrius  [Ouri/liis).  L'ange  de 
Dieu  lui  apparut  trois  fois  et  lui  ordonna  de  se  faire  moinc;  il  servit  alors 
Mar  'Abda,  Ic  foiidateur  du  couvent  de  Gamre  ■'. 

11  avait  congu  un  doute  sur  sa  visioii;  mais  Fange  tira  Tepee  pour  le 
frapper.  C'est  alors  qu'il  parlit  pour  se  rcndre  aupres  du  pere  Mar  'Abda'. 
Accable  de  fatigue,  il  s'endormit  cn  cliemin,  dans  le  voisinage  d'une  fi)rel. 
Mar  'Abda  le  rencontra  alors,  et  aper(,'ul  uu  liou  veillant  ä  ses  pieds,  et 
ecartanl  de  lui  les  moustiques.  II  fut  cmerveille  de  ce  spectaclc;  il  le  revcilla 
et  le  conduisit  auprös  de  saiut  Baliai;  ce  Saint  cliangea  sou  noni  aiusi  quc 
lui  avait  ordonni'  Tange  qui  lui  avait  revele  son  avcnir.  11  ne  cessa  de  servir 
Mar  liaba'i  et  Mar    Aliila  iusqu'i\  leur  niort. 

Puls  Abraham  de  üira',  Mar  Youhanna ',  Grögoire  [Djritjlunir),  Gabriel 
{Djibrdil),  Marc    {Marciuus)  et   Kliüudaliwi '',    ayant    cntendu    parier    de  lui, 

1.  Cf.  Le  Lii'ie  de  In  Chastcti;  n"  77.  —  2.  Ou  plutöt  de  M '.irre  (voir  ci-dessous, 
p.  .501;  cf.  ci-dessus,  p.  5.50).  —3.  Voir  ri-dossus,  n°  XCl.  —  4.  On  poiirrait  encoro  Uro 
^_5jÄ-M  «  d'Adiabene  ».  —  5.  Leclure  conjecluralc;  voir  loutefois  Li-dessous,  p.  59Ü.  — 
(1.  Siir  Klioiid.ilnvi  voir  c.i-dcssous,  n"  \('.^'lll. 


[267]  XCVIl.  —  MISTOIRE  DR  MAR    ABDA  FII.S  Dp:  HANIF.  ö87 

^y    7T-_w    viLLJl    1^1  J3   V^t'    ^-»^    L^    iV-    <•'    ^  ■''■?j    ■^"^''    ijjj    o'^'    1^    ^r^' 

y^j    ^^L.-L     J>-'^^i     c-  liv-^ls     L»A->^s-i     \~>a'j    d.'1-sj    ■><=^^j    _j^\     \^    ^j       /»^ 

I  Alois  . '  r»*    iS**^     'j     f^'^^^    U-ir«^    i'jb    c]!a»Ji    ''J    ^rj-»    |v'  •  jV*^     »^^^    (V"    C^^  .  L»^AJ>s>^ 

j^^l^lj  .öljl_^^]l   ij  ^^i^.Olj  t^U>-j  Jt  ■j.Ül  ijiLt  1^1   ^^'1  j^  i^Ul  _»£Jo   Ia::.!  J' 


1-  ■••^^r^- 


allerent  Ic  voir  et  lialiilereiil  avec  hii;  il  lut  poiir  eux  comnio  Moise  fut 
pour  Aaioii.  IIs  sc  noiirrissaient  tous  dans  cc  desert  de  mocllc  de  palmicr  et 
de  noyaiix  de  dattcs.  11  apprit,  par  nne  revelatioii,  la  construction  du  cou- 
vcnt  de  Beith  Haie;  il  vit  Tange  traecr  remplacement  du  temple :  il  cn  fit 
part  aux  freres  et  exhorta  Rabbau  Kboudaliwi  ä  batir  le  couveut,  eu  lui 
revelant  que  c'ctait  a  lui  qu'il  etait  rescrve  de  le  ibnder.  II  avait  rhalntude 
de  parcourir  saus  cesse  le  desert  oü  il  habitait.  Uui>  fois  qu'il  traversait 
le  pays,  il  arriva  pres  de  la  tcrre  de  Phiram,  appelce  maiutenaut  Aiu 
en-Namir;  il  trouva  deux  moiues  :  Fun  s'appelait  Qamisö",  et  Faulrc  F^asile 
{Bdsilis),  avec  un  bomme  qui  les  scrvait;  il  resta  cliez  eux  trois  ans.  L'auge 
lui  apparut  alors,  et  lui  montra  uno  place  propice  ä  la  construction  d'un 
couvent.  II  se  mit  ä  bätir  et  nomma  ce  couvent  :  couveut  de  Gamre,  parce 
qu'il  etait  pres  d'un  ileuve  appelc  Gamre.  11  fut  aide  dans  son  projef  par  Qais 
de  Hira.  Mar  Abraham  vint  du  couvent  de  M'arre  et  I'aida  dans  la  construc- 
tion du  couvent  jusqu'ä  son  achevemcnt.  Mar  "Abda  s'y  elablit;  et  les 
moines  vinrent  de  toutes  parts  se  grouper  autour  de  lui.  Voyani  Icur  luim- 
bre  considerable,  il  s'eloigna  et  se  retira  dans  une  grotte,  oü  il  vecut  long- 
temps  dans  la  sulitude. 

Puis  il  commenca  ä  appeler  les  lialiitants  de   'Aiu  r'u-,\aruir  au    (^ulle  du 
Di('u  grand  et  piiissant,  et  ä  la  religion  cbretienne.   ils   liraicut  Icnr  origine 


588 


niSTOIRR  NF.STORIKNNE.  rios] 


♦  1'.  ;iiiff.  .i_Ä;   -^ij  ^  Zjy^\  ^ßi  ijr^J^  '-^  '^^^   ö*"-'   '-^'     ^>l3=!l  ^  (♦A-sjj  rn-*^ 

.jL^H  J:u  ^^   jj^.  ör'^-''  <j-^''   li^JJ  -S^   ^^l>  y 

p^jj  Ül:*  j»Ali_i  Ol   ^U  lyCii  j»^UI   J  <J,-^L  i">Ul   dll;-  o'j»'  if^^  ^ 

1.  _-',. 


des  captifs  quo  Ics  Porses  avaient  emmeues  de  Khorasaii.  Ils  adoraient  les 
palmiers,  los  arbrcs,  los  idoles,  et  ([uelqiies  figures  aj'aul  la  rnim<Mrii(iiniiics. 
Leur  plus  grande  idole  etait  uue  cliose  qu'ou  appelait  Nalirdau,  qui  etait 
servie  par  des  pretrns  dont  le  chel'  s'appelait  Marzocj.  Us  u'ecoulörent  pas 
les  cjxliortations  du  Saint.  II  a'y  en  avait  pas  un  parmi  oux  qui  püt  sup- 
porter que  Ton  pr()ii()n(;!\t  le  nom  de  Dieu  Ties-Haut  devant  lui,  et  personne 
n'osait  prononcer  lo  nom  de  Dieu  en  Icur  prcsence.  Lorsque  Diou,  daus 
sa  bonte  d  sa  misöricorde,  voulul  les  sauvcr  (!t  les  tirer  de  leur  egarement, 
il  ailvinl  que  le  (ils  de  la  soeur  do  Icur  (lief  tomba  malade,  et  allait  mourir, 
l'ia|)|)i'  jiar  un  osprit  inipur.  Son  oni-le,  Ic  olicf,  le  porta  ä  Mar  'Abda;  car 
il  avait  deja  eu  connaissance  de  ses  oeuvrcs.  Le  Saint  pria  sur  lui,  l'oignit 
avec  l'huile  de  benödiction.  Le  demou  qui  le  tourmentait  sortit  de  lui.  Dieu 
ouvril  a  Marzoq  los  ycux  de  l'es])rit,  eouiiuo  a  Cornelius;  il  se  fit  baptiser 
avec  tonte  sa  famille.  Et  i'ou  vit  les  deraons  s'envoler  an-dessus  d'onx  commo 
des  corbeaux. 

Puis  les  habilauts  de  la  rcgion  i'ureut  atlciuts  de  ronlluro  du  oorps;  ils 
vinrenl  lui  exposer  leurs  malheurs.  11  leur  fit  boire  du  huaua  ' ;  il  fit  sur 
la  fontaiiic  le  siguc  (U;  la  croix,  el  leur  ordouua  dy  boire  :  ils  fureut  tous 
gueris.  II  pria  encore  Dieu  pour  cux ;  alors  les  arbres  cpiils  adoraieul  mou- 
rurent ;  on  vil  los  d6mons  en  sortir  et  s'envoler  daus  les  airs,  et  Ton  enten- 
dit  leurs  iuipröcalions  contre  le  Saint.  II  baptisa  eusuite  tous  les  habitants. 
Le  clicf  consiruisil  des  cgliscs,  brisa  les  idoles  et  dütruisit  leurs  teniplcs. 

t.  Sur  la  sipnification  du  inot  linana  voir  ci-ilessus,  j).  449,  n.  ri. 


[269]  XCVII.  —  mSTOIRR  DE  AIAR    ABDA  FILS  DE  I.IAXIK.  589 

(J'    Jo-jU       .[^A£.    >.Lii)l    <Ji^    <,L>-j   ^  iU    j[_rxJl    ^-^1    itj    jV   "»-Ol    A.-£-    ,3^3 
jLxs    .|_^    -eis    IjJä   («^    '-'^J   '»Jywj    )«    iLi£.   Ol    do>-»    .<~^    b>l«ji]l    <.ILo    if^AiJI 


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ji_.    ;i_^    oL-=^'l    l-»Jj 
;La^1    jj)_)      _j-Ül!1    Ü^Uä)    'Üj>.j 

ex  injjä.i   niinistorinm.  roeilatio  oflicii  litui-uici.   —  2.    o'-^~"  ex  ijoam 


B    "j-^l       Lj«      ^"|»-Lj       .  Ix-w'j      ly       Jl. 


completorium. 


'Obeid  Allall  bcii  Ziäd,  emir  do  T'lraq,  tut  atteiiit  d'uii  mal  au  piod  qui 
rcmpechait  Ao  poser  re  piod  a  torrc.  II  ouvoya  queli|u'uii  auprös  du  Saint 
poiii"  demander  sa  priere;  celui-<i  lui  lit  remettre  sou  bätou  par  le  niessager, 
en  disant  :  «  Ouaud  il  s'appuiera  sur  ce  baton,  il  scra  yueri.  »  II  eu  fut 
cummc  Ic  Saint  l'avait  annonce,  et  l^mir  guerit  aussitöt. 

On  raconte  du  lui  cette  jolio  anecdote  :  il  avait  remis  ä  Uabbau  Kliou- 
dahwi  deux  noyaux,  de  ceux  dont  les  anachoretes  sc  nourrissaient  dans  le 
desert.  Aussitöt  qu'on  les  eut  mis  daus  la  bouche  d'un  cnfant  agonisaut,  il 
fut  gueri. 

Ce  Saint  vecut  jusqu'aux  derniers  jours  de  Mo'äwya'.  II  mourut  dans 
sa  grotte  sans  etre  frappe  d'uno  maladie  particuliere.  Les  moincs  le  trans- 
porterent  au  couvent  et  rinluimerent  dans  le  Heu  oü  ils  recitaient  les  com- 
plies  dans  la  saison  d'ete ;  il  etait  Age  de  pres  de  cent  ans. 

'Obeid  Allall  bcii  Ziäd,  avant  appris  sa  niort,  visita  son  tundx'au  pour 
remercier  Dieu  ipii  lui  avait  rendu  ses  pieds  par  la  priere  du  Saint;  et  il  fit 
aux  moines  de  graiides  largesses.  Que  ses  prieres  soieul  avec  nons.  Amen. 


w  .lus. 


1.  Ce  catil'e  n'-g-na  de  (i()2  a  (iSO. 


590                                           IIISTülRK  NKSTOllIRNXK.  |270] 
*  r.  3oy.                                       .Vls-L    ^^^    ...^U   '    ^y^'i^  ji j  ^ 

<Ü?LäS     ■'^^^     <^     ^Js-'y     \j^     "U-^Ä.     jl     ÖjJ^'I     ^Llt     jlj^3  Ci^     ^     .j^     .^ 

V  ^  l^'L^j  Vl^L  i^  J  jl<_'i  L^-:.  ^b  ^^  y'b  ^S  ^  i^  J-^''  J  ^^^'^ 

^j  Lj  <iJ1_^1   ^as-  Tc-^l    Uij    .•Uli    j^  ^^^  -^  "^    •ij'-^  Jr:   i^y^-^.>^'  ^'^^** 

^/*^    (j    ■— ^"-J     *"l*fl-9     -^r—-:     ^r**^'     '-•»-L^     -'^^     tl^^-'     -^"^  l5>*^'^^     ö'     (^' 
1-  iV  'S-  —  2.  l^-^Jl  ccllul.i. 


XCVIII.     IIlSTÜlHE    IJE     UmiüA.N     KlInUiMIWI     1  UPDATE  IH 

DU    COUVENT    DE     ÜEITll     IJM.k'. 

Ce  Saint  apparlioul  ;i  ci-lle  ('■j)0([U(';  il  etail  orii^iiiairc  de  Maisaii;  il  lil 
ses  etutlos  dans  röcolo  de  sou  pays.  II  appril  ia  iiK'dcciue  snus  la  diroclion 
de  soll  oiiclo.  Lc  ij^üiivoriicur  de  la  villc  voulul  liiiscrirc  parmi  coux  cpii 
devaionl  paycr  la  capitation;  mais  I'ange  l'apostroplia  pendant,  la  iiuit  au  ikuii 
de  Mar  Babai,  f\v  Mar  Aiida  et  de  Mar  Jean  ([iii  liai)ilai('nt  le  desert  de 
Hcitli  Ilalr,  el  lui  dit  :  «  X'atlaipie  pas  Kiioudaliwi  lils  de  Tai,  car  nous 
lavuiis  lapproehe  de  Dien.  «  Le  luatiu  a  son  reveil,  il  racoiita  i\  ses  frercs 
ce  qu'il  avait  vn,  et  il  cessa  d'inquietcr  Kiioudaliwi. 

Puis  Klidiiilaliwi  se  rendit  aiipres  di'  Uabliau  Sabor",  rondafeiir  du  cou- 
vent  de  Souster  (Tester)  qui  le  re^ut  el  le  fit  inoine  dans  son  couveul  ;  il  vrciil 
en  solitairc  dans  une  cellule,  s'abstcuaut  de  tous  Ics  plaisirs. 

Apres  la  luort  de  Rabban  Sabor,  Kiioudahwi  vit  en  songe  Mar  Babai  et 
ses  compaguons,  qui  lui  disaieul  :  «  Si  tu  veux  etre  moiue,  va  au  desert 
de  I.lira,  et  demeurcs-y.  »  II  s"y  rendit  aussitöt  accompagne  de  Aba  Vaz- 
d.ld',  son  rompatriote.  Clicmiii  faisani,  ils  cnlrerent  dans  un  couvent  ooiinu 

1.  (^f.  Le  Lii're  de  la  Chaslelr,  n"  70.  —  2.  V'oir  sur  ce  personnago  Le  Lii>re  de  la 
Chastcte,  ii"  "),').  —  .5.  Cd  Aba  ^■,■lZll.■■|ll  iic  sci-Mit-il  pas  Aba  Yazidad,  auquel  Rbedjösus 
de  Nisibo  (apud  .\sscm.,  Ii.  (>.,  III,  i.  p.  22(>,  allrihue  iia  livrc  de  Morceni/.r  choisis  el 
(ju'Asseniani  idenlilii'  avcc  Yazid.id.  un  dos  coinpagnons  de  A'arsai'f' 


[271]  XCYIII.  —  IIISTOIRE  DR  UABBAX  KIIOUDAHWI.     ,  591 

■ij'y^-'3   ^'^3    ■Jy'zT'i   \y^    v-^    o-^-^   -J^    i>-*"''    t^^r::^''    f^Ub    *— '^r^    öi 

j^l   jj^lyl^   jj^^3  ^\   -sLfrVlj    il^Vl  (»U    j  jj^s^v^    j,-_.Ji)l   S^La   jl4 
1.  jb^  vel  :)b^^>. 


sous  le  nom  de  Loutlj,  oü  Jemeurait  Uabbau  Barsalidö  l'erniite'.  Ils  Ic  sa- 
luercnt.  Uno  rcvelatiou  lui  decouvrit  peudant  la  nuit  la  future  condition 
des  deux  voyageurs.  II  prit  de  Thuile  et  la  versa  sur  la  tele  de  Uahbaii 
Khoudaluvi  cu  lui  disant  :  a  Dieu  t'a  etabli  eliel' de  tos  IVeres;  c'est  pounpioi 
Üieu  toii  Dieu  t'a  oint  d'une  huile  de  joic  par-dessus  tes  seiablablcs  -.  » 
Puls  il  remmena  au  desert  de  M'arre  oü  liabitaient  Mar  'Abda  ben  üanil', 
Abraham  de  Hira,  qui  deviut  eusuite  superieur  du  couveul  de  Ganire, 
Gregoire,  Gabriel  et  Marc'.  Khoudaliwi  et  sou  compagnon  habitereut  avec 
eux,  se  uourrissant  comme  eux  de  plantos  et  de  racincs  sauvages  et  quel- 
quefois  de  pain  sec  quand  ils  avaient  pu  en  avoir.  Ils  construisircnt  un 
temple  dans  cc  desert  et  y  consacrcrent  un  autel.  et  ce  lieu  Tut  appele 
couvent  de  M'arre.  Ils  y  transporterciit  les  restes  de  Mar  'Abda  TAucicn, 
do  l'endroit  oü  ils  etaient  inhumes;  et  sur  le  conseil  de  Sal)riyü'  et  de 
Mar    Abda  ils  choisirent  Rabbau  Khoudaliwi  pour  leur  che!'. 

Les  jours  des  dimanches  et  des  fetes,  tous  ces  Saints  venaiont  au  cou- 
vent et  suivaieut  les  regles  que  Rabban  Khoudaliwi  avait  etaldies.  Bientöt 
apres  les  moines  vinrent  de  toutes  parts  se  grouper  aiitour  de  lui.  Sa  vie 
durant  il  ne  monta  janiais  t\  cheval  ou  sur  une  bete  de  soiunie,  et  depuis 
qu'il  so  fit  moino    ses   niains  ne  touchoront  jamais  a  l'or  ni  a  Targont.   Son 

1.  Ce  serait   Barsalide  le  fondateur  du  couvent  de   Baro([a  (voir    Le    Ln>rc   de  la 
Chastete,  n"  78).  —  2.  Ps.  xi.v,  8.  —  'i.  (if.  ci-dcssus,  p.  r)8(l. 


592  mSTOlRK  NESTüHlKWE.  [272, 

.f^  du  ^-Jj  Vi*i  Ji  ^_^  ^  pi^^j  jLaJ'  jr*  •^^J  t^;^.  -^  ^^^3  r>-'^ 

Uj      .JJC^I      *^_^     i^^-^.     >;:Jt     C}%.     ^\j     pT      .(X-~     ^L'l      j^      <Jl;     IjSX;!      ^<l     0i£i 
.  aJ    'UJI     ^c_l_.     ^^    <i     ^     «-Ir^'l     1  Jj6    Jus-   «J    J_^  J    ^r**-''     '^     (.5^    <-ä3>o     Jl  j 
P.  3lL'.    Jj**-^J    iS^^-^^.      by^i     ^^'    j>*^     j^     yj     ^r^^     ^'-'     ''V'     -^    1-^  -'    f" 


1.  iN.jo.L  —  2.  In  niarg.  grapliio  :  ^_iL|^"i  .  ij^>s-*    TU    lu.   ^iJ'  j».i)'-sJ'    ^^s^,j^ 


Corps,   par  l'clTet  de  la  clialcur   et   du   froid,    ressoinblait    A    du  bois  lirülo. 

Deja  des  voix  s'etaieut  fait  cutendre  ä  Mar  Abda,  lors  de  sa  peirgri- 
uation  dans  Ic  desert  de  Beitb  llale;  il  eutendait  des  hommes  reciter  rolFico 
lonlc  hl  iiuil ;  il  avait  dil  aux  freres  :  w  11  v  aura  daus  cet  cndroit  uur  <nii- 
gregation  de  inoines.  »  Quelque  tomps  apres,  il  avait  dit  ä  Rabbau  Klioutlahwi  : 
«  Je  t'ai  vu  en  songe  avec  Mar  Babai  et  une  foule  de  moines;  et  vous  me 
disicz  :  Nous  irons  ä  Beith  üale  et  uous  y  bätirons  uu  couvcut.  Com- 
mencez  ä  bätir,  vous  disais-je,  Dieu  vous  aidera.  Je  vis  ensuite  Tauge  du 
Seigneur  mesurer  sur  le  sol  remplaccuicut  duu  tcmple.  »  11  uo  cessait  de 
rcxhortcr  ä  bätir  uu  uionasterc  et  lui  disait  :  «  Cet  eudroit  est  reserve  pour 
y  bätir  un  couveul  uü  Dieu  sera  glorifie.  » 

Mar  'Abda  avait  eu  uu  autre  sougc  :  Simon-Pierre,  Sinieon  BarSabba'e 
et  Siuieou  le  Stylite  disai(Mit  ä  Habbau  Klioudaliwi  :  «  Commonce  ;\  b;\tir, 
uous  l'aiderous.  »  Jtabiiau  Klioudaliwi  fut  iul'orme  de  cetto  visiou;  et  quaud 
Sabrisö',  eveque  de  Hira  '  el  Ics  uolabies  de  ce  pavs  eureut  couuaissauci'  de 
tout  cela,  ils  l'aiderent  de  Icurs  deniers,  et  construisireut  le  couvoiit,  que 
l'evöquc  consacra.  Ouelque  temps  apres,  le  catholicos  Georges"  vint  visiter 
le  couvf'ut,  et  en  rajeuuil  la  cousirurliou.  Les  moines  s'v  rouuireut  nombrcux, 
comiue  au  desert  de  ri*]gypte. 

1.  MenlioniK'   ilaiis  J'Anonynu'  ilc  Ciuidi  :     / //  ninn'o  leslo...,  p.  30;  if.  ci-dessus, 
p.  r)'i,S.  —  2.  C^i'  p.'ilriiii-ciio  i-(''^'-iia  dl'  (i."i'.i  ä  (JSU. 


273'  XCVIII.  —  HISTOIRR  DK  HA.BBAN  KHOUDAIIWI.  503 

(j  («iJüJlj  _j^'  <ijLiL»j   i__^ol)   l*~Jl    \^  \jj^^  f..^'   (j^    i«'   i^j^'-^j^"    iV-^    «-»— ■  !«>' 

^_j^3    )wlj^l    ^   (_s-^'*   ^^1   ^_j)l    ij.4^3    •■*-<    cJ^^Ü    «l-ls^V^    3   'Sr''    vJJ^r^   j^f'' 

aj;  c^Ij  (_^V    ' 3j^,  (J  ^rr-".  ^  (*r*  (^^  -^3   .jLOI    lÄ*   ^'1   jj^_^.   Vj  V^^ 

®^_ji^l   J   ^':.lg.H    f^i^-li  ijj^  J?;.-*-''    ("J^^    _r^ 
<«„l|     it   1.5 ^r*    ^     l/rr^^'   ^„ÜL-l    ^w^_^^   ^yoli^   ^j   ^pi   i-u   -Vju    jo   \^^ 
A.UJ    Lw     ^iiJi   i^i-XJ    . A_w«l»-i.!lj   jl — ÖJl    ''(»—>     ji    <~U-   jLiij    iil-t     Oj"ij    if^-^    iV 

1.  ^^.  —  2.    'j'h-   —   3.   1^-.  —  4.  In  margine  graphio  :  s^h-s^'   ^ — =^!      '^.t^j-- 
|^5-3rl  Ji.J^  ,  L^jj-tjijd^     ,Ui  ^_i  o -ij  ).—  -Vju.  —  5.  _yim  ordinavit.  —  (i.  In  inarg.  graphio  : 

'■       ■"        \       "■'     .^^-Iv^  ,.,=-.-■.  .,u-u  J^" -•'^' 

Puis  Rabban  Khoudahwi  entcndit  iin  joiir  une  voix  Celeste  qui  lui  disait, 
comme  eile  avait  deja  dit  au  Pere  Arsene,  de  quitter  Ic  coiivent  et  d'aller 
habiter  le  desert.  II  obeit  et  dcineura  dans  uu  cadroit  qui  etait  a  sept  para- 
sanges  du  couveut.  De  temps  eu  tenips  les  moiues  allaient  le  visiter  pour 
recevoir  sa  benediction.  Un  jour,  oii  apporta  de  plusieurs  i)ays  des  malades 
au  couvent.  Le  Saint  le  sut  aussitöt;  il  retouriia  au  couvent  et  ordonna 
de  les  aniener.  II  douua  alors  du  hnaua  '  a  sou  disciple  Mar  Babai^  en 
le  priant  de  leur  cii  faire  boire.  Quaud  ils  eu  eureut  bu,  Habbau  Khou- 
dahwi dit  ä  sou  disciple  :  «  Dieu  a  accorde  la  guerisou  ä  la  plupart  de  ces 
malades,  et  ils  ue  reviendront  plus  ici.  Mais  il  en  restc  quehjues-uns  qui 
n'ont  pas  ete  gueris;  car  j'ai  vu  comme  une  maiii  legere  se  mouvoir  au- 
dessus  de  ceux  qui  obtenaient  la  guerison.  »  Daus  cettc  circonstauce,  il 
rappelle  l'liistoire  d'Autoine,  qui  connut  l'arrivee  des  voyageurs  qui  soul- 
fraieut  de  la  soll'  sur  le  chemin. 

Quelque  temps  apres,  Kabbau  Khoudahwi,  lesyeax  pleins  delarmcs,  i(''vt''!a 

!   ä  Sergius  [Sai-djis)  eveque  de  Ijira  '  que  des  calamites  devaient  foudre  sur  l'l«]- 

glise;  et  il  lui  eonseilla  d'ordonner  des  pretres  et  des  diacres.  Getto  prediction 

s'accomplit  pai' la  persccution  d'El-HajjAj.  Oue  Dien  lui  doniie  sa  retriiiution. 

1.  Sur  lasignification  du  niot  luiana,  voir  ci-dessus,  p.  kW),  n.  3.  — 2.  Sur  rc  Habai  voir 
Le  Livrcdc  hi  Chnsletc,  n''.S7. — 3.  (  1p  serait  lo  successcui'  di'  Salirisö  '.  nientiuiineci-dessus. 

PATU.   OK.   —  T.   XIII.   —    F.   'l.  .'iy 


13. 


594  IllSTOlUI':  NF.STOIUKXXK.  [274] 

♦  p.  ai'i.  .x^l>    Aji«   Ljo  a>-*J'   Sj-i-Vi    vli-*->-j      'S<^   (3;***^   ->**■■  LS**'-'  "^y 

Jj  d'Aju    l_^    j>^.    tT^    ^    iiVjl    <'    Jl3    (j-L-^-ä)^    Cs-Li-l    c^i   L-Ii    •(37«_>i    j 

tä  Vp^l    Lt«  •Cij.Lj   i^,jkX.  ^    ■jj.ij 

.dUi  iy«i^  .^\  j\  ji^f^^  ^_^\  '^\  j^  is-jVi  ^\j\  A,_  lyi  jujü  jijj 

1.  Lj^.  —  2.   In  iiiarg:.  srraphio  :   jj  >«.--     ,U;  ^     c»>'ia^   .f^,. —  3.     J.^''. 


Depuis  la  construction  du  couvont  il  s'abstiiit  pomlanf  sopt  annöes  de 
Itrendre  des  alimonts  cuils. 

()n  racontc  que  saint  Mar  Babai  avait  coniiu  par  mic  revelatioii  lliis- 
lüirc  i'utui'(^  de  Rabbaa  Rhoudahwi  et  tont  cc  (pi'il  dcvait  faire,  avanl  inerao 
que  oelui-ei  iie  viut  au  uu)ude  et  soixante-dix  ans  avant  la  construction  de 
son  couvent;  et  il  avait  rcvele  tout  ccla  ä  ses  freres. 

Rabbau  Kboudaliwi  vecut  jusqu'aux  jours  de  Mo"t\^vva.  II  baptisa  uuc 
de  ses  filles,  qui  avail  Ic  bras  desseclie;  au  bout  de  deux  jours,  Dieu  la 
guerit  par  les  prieres  du  Saint.  Aux  approches  de  sa  mort,  ses  enfants  lui 
dirent  :  «  Qu'adviendra-t-il  de  nous  apres  toi?  Le  couvent  n'a  rien.  —  Si 
vous  avez  la  ibi,  leur  rep<iii(lil-il,  et  si  vous  11c  doutez  point,  vous  ue  man- 
querez  janiais  de  pain,  vous  cn  aurcz  menie  plus  apres  nia  mort  que  vous  n'eu 
avez  eu  durant  ma  vic,  et  ccpendant  vous  screz  plus  nonibreux.  »  Les  clioses 
se  passerent  comme  il  l'avait  dit.  11  niourut  ;\  l'Agc  tle  quatre-vingt-douze 
ans  et  fut  enseveli  dans  son  couvent.  Que  ses  prieres  soient  avec  nous,  ameu. 

()u  raconte  que  Isö'yalili'  alla  voir  llabban  Klioudaliwi,  acoompagne  de 
ses  deux  disciples.  A  son  approclie  du  couvent,  Uabban  Ivhoudahwi  dit  aux 
nioines  d'allcr  k  la  rencontre  de  lours  visiteurs.  Et,  sans  faire  connaitre  aux 
nioines  cjue  c'etait  le  Catliulicos  qui  venait  au  couvent,  il  leur  dit  :  «  Baisez 
la  main  de  celui  des  trois  cavaliers  qui  sera  entre  les  deux  autres.  »  Les 

1.  (]e  serait  Isü'yalili  III.  (['.Adialienc,  qui  gouvcrna  l'l"!glise  nestori(>nne  de  Ö.t1  ä  660. 


[275]  XCIX.  —  HISTOIRE  DK  IIAOBAN  HORMIZD.  ö<).-, 

jjs-Vl  r^  c/-'^j  ""^Lftj  ^/^j  y>^^  (j  (^_^-^"  ^j--=-  (5^jj  ^^  '-cs>-\   j  .össs 

düi     i')!«     ^1     (^filj    (»Las     .v_i|^^Vl)    Ol     C-<-*-ü;'     '^j^     ^--^3    ij^     \-^     /r-^     rti-^j 

jl  ^li    «^J  Jlis   .'V-*J1    ^^'    a::,Ms  j  -Ci^^lj   ^ISj   -^^^j  ly^   -^l»   jliJl  j-^  Ji^ 


1.  4ia:i. 


P.  :ili;. 


moines  obeirent.  Mais  1p  Catliolicos  refusa  cet  homieur:  il  vniilait  dcmeurer 

inconnu,    et    faisait    marcher    ses    deux     compagnons   devant   liii.    Ceux-ci 

ä  leur  tour  parlrreiit  de  mrme.  Le  Catliolicos  et  Klioudahwi  sc  rencoutrercnt 

dans   le   couvciit;    le   Catholicos    remarqua  la   houiie    teuue    des    moines   et 

leur   grand  nombre.  Le  dimanche  suivant,  il   celebra  la  messe   et  donna  la 

communion  ä  la  l'oiile.   II  se  presenta  im  moiiii'  ([iii  avait  Ics  maiiis  toiites 

dechirees  et  toutes  noires;   le    Catholicos  dit  ä   llabbaii   :    «    Tu   as   reuni 

toutes  sortes   de  äjens,  tu  aurais  mieux  fait  de   te  borner.    »   Vers  la  iin  de 

la  journee,   Rabljau  dit  au  Catholicos   :   «  Notrc   Pere,   nous   allons  l'aire  le 

tour  des  eellules,  et  examiner  ceux  qui  s'y  trouvent.  Je  rcnverrai  tous  ceux 

qui  meriteut  d'etre  chasses.  »  Le  Catholicos  se  leva;  et   il  arriva  bientOt  ä 

la  cellule  du  moine  qui  avait  les  mains  dechirees;  il  regarda  par  Ics  fentes 

de  la  porte,  et  l'aperrut  teuaut  d'une  niain  une  ecueile  en  feuilles  de  pal- 

mier,   et,  plongeant  Tautre  dans  une  chaudiere  pleine  di'  poix,   en  prcudre 

et  en  enduire  recuellc.  Son  travail  dans  sa  cellule  ctait  d'enduire  les  ecuellcs 

de  poix.  Khoudalnvi  dit  alors  au  Catholicos  :  «  Ordonnerais-tu  que  je  renvoic 

de  telles  gens?  »   Le  Catholicos  pleura  et  regretta  ce  qu'il  avail  dit. 

XCiX.     HiSTOIRE    DE     RaüRAN     HoHMI/.I)  '. 

A   cette  epo([ue   parut    ce  Saint;    il   etait    Porsan;    il   sc    lit  luuine  dans 

1.  er.   Le  Lii'ic  de  la   ChastPle,  n"  iS9.   Ce  moinc  est  TDlijel  de  dctix  liiograpliics, 
Tune   ecrite  en  pi'ose  p:ir  Siin i    ili'    (lascar,   et    laulri'   en    viTs    par    Sergius   d'Ador- 


Ö'JO  lllSTülKK  NliSTUlllENxNE.  ;27(i 

Ij^jJLi    ^._ib-3Jl    Jj-.    /«_^    iljj    .b^Ufrj    J-ä!1    ^'U.»-    O^ij     tX?^'    (.5*—'"   S/    (j^ 

^U     «.-^     (^i— '     >-'^'     iV    -*-»-'j    (»^^     i3     -*-»£•[)    ^-»^1    J^lj    (3^'    ^-*-<*äj    •  ^/^    i^r^ 

j(  ^r^^j  •'^j  L,'-^V-^  ^-^jj  •»^'•i  ^^.  i>«  (_5^  ^b  -iLwJ'  J^  'yL4  jl 


1.   I)jj. 


le  couvent  de  Bcith  "Abc'  011  il  resta  viugt  ans;  puis  il  le  quitta  pour 
aller  avee  Rabban  Yozadaq "  habiter  unc  grotte  dans  la  montagne  de  Beitli 
Nouliadra  pres  duu  village  appele  Alqos,  se  nourris.sant  d'herbes  et  de 
racines  sauvages.  Des  chasseurs,  qui  le  decouvrireiit,  repandireut  sa 
renommee  parmi  les  liommes;  les  foules  vinrent  le  trouver.  II  guerissait 
les  malades;  en  un  seul  jour,  il  baptisa  ä  Kinive  sept  cents  personnes.  II 
composa  un  livre  contenant  des  preceptes  obligatoires  pour  les  chretiens  ' ; 
il  y  ordonna  de  prier  sur  les  cnfants  qui  seraient  morts  avant  d'etrc  bap- 
tises,  il  condamna  ceux  qui  repudiaient  cc  precepte  et  appuya  son  opiniou 
sur  des  preuves.  II  defoudit  ä  lous,  et  (cn  partii^ulicr)  aux  femmes  cn 
couclies,  de  porter  des  talisuians  en  fer  et  d'autrcs  clioses  seniblables;  il 
defendit  aussi  de  suspendre  comme  ornenient  au  front  des  enfants  des 
croix  et  d'autres  clioses  semblables,  comme  du  hwana  '  et  des  grains  do 
verre ;  et  beaucoup  d'autrcs  choses  pareillcs.  f  1 

bedjun.  des  dcux  legendes  sont  conservecs  dans  plu.sieurs  manuscrits  ^voir  Scher, 
Notice  sur  les  mss.  de  N.-D.  des  Seinences,  n°'  105,  lOG ;  idem,  Notice  sur  les  mss. 
de  Diarbekir,  n°'  76,  1°;  95,  8";  idem,  Catalogue  des  mss.  syr.  conservcs  ä  la  biblio- 
thhqne  episcopale  de  Seen,  n"*  64,  110,  etc.).  t>a  dcrniere  a  ete  publiee  par  M.  Hudgc 
en  1894. 

1.  De  Bar 'Kdta  [Le  Livre  de  la  Chastete).  —  2.  Sur  ce  moine  voir  Le  Livre  de  Li 
Chastele,  n"  91.  —  3.  Cot  ouvrage  est  cite  dans  un  livre  A'Kpilome  des  Canons  si/no- 
daii.i;  conserve  dans  un  manuscrit  ä  notre  bibliollu'que  de  Sc'crl  n"  (17),  et  oü  il  est  dil  : 
«  Question  :  Quelle  dilTerence  y  a-t-il  entre  notre  baplöme  et  celui  des  Severiens  et 
des  Melcliites?  Et  pourquoi  la  regle  de  Hablian  llormizd,  qui  ordonne  de  rebaptiser 
ceux-ci  quand  ils  vicnnent  a  nous,  n'esl-elle  pas  en  usage  che/-  tous  les  Nestoriens...  V  » 
—  Assemani,  Ji.  O.,  III,  1,  p.  270,  identilie  ce  Rabban  llormizd  avcc  Jean  llormiz, 
auquei  l''.bedj(''siis  de  -Nisibc  allribuo  des  discours  poeliques.  —  '1.  Sur  la  signilicalion 
du  mol  Imana,  voir  ci-dessus,  p.  449,  n.  3. 


[277]  XCIX.  —  HISTOIRE  DR  RABBAN  FIOKiMlZD.  597 

jVjI  ^   y>3  ^Jl  '■^ü>L  ^_^   Mjj  .^_^UI  -L»*-  ^  ^  p.li   ,G  <uUl  J^yJ] 

>-VI  (.J^3  .'TJI  jUi  *  .sÄ^  (^jiLjVI  (.Aiä  .^1^1  jVjI  j.  ^,^VIj  i-i^lJjVl  'p.  ^is. 
®U1  U  «Li^  jyC;'  4;i^U  is^^»^  J  t^-^j  ^L::--!  J'  .j^y>  ^j  y^  Jliy 

1.  «'ijj.  —  2.  jobL  »  j'-i.U  ox  i-iai^  doctor.     -    3.  öpOooo;!». 


II  consti-uisit  uii  couvciif  Jans  uu  endroit  dillicile  de  la  moutainne  ' ;  des 
moines,  de  tous  les  points  de  la  montagne,  vinrent  se  grouper  autour  de 
lui.  II  guerit  plusieurs  personnes  mordues  par  des  chiens  enrages.  Isö  yahb, 
metropolitain  de  Mossoul,  ayant  appris  sou  histoiro,  Tordoniia  pretre.  II 
ne  cessa  de  haptiser  les  foules.  Uue  fois,  uii  des  doctcurs  de  l'Eglise, 
l'ayant  vu  baptiser  les  enfaiits  des  lieretiques,  le  desapprouva  :  «  11  ne 
faut  pas,  lui  dit-il,  baptiser  celui  qui  a  ete  dejä  baptise  :  mais  nous  devons 
faire  sur  lui  seulement  le  signe  de  la  croix,  comme  rordoniient  les  cauoiis.  » 
Rabban  Ilormizd  s'y  opposa ;  et  la  discussion  continua.  Enfin,  Rabban 
Hormizd  lui  dit  :  «  Je  te  ferai  voir  de  tcs  propres  yeux  la  faussete  de 
ce  que  tu  dis  et  la  raison  de  cc  que  je  fais.  »  Puis  il  benit  l'eau,  et  fit 
approcher  deux  enfants,  dont  Tun  orthodoxe  et  Tautre  heretique.  Quand 
il  approcha  rorthodoxe  pour  le  baptiser,  l'eau  sc  perdit.  Mais  il  approcha 
l'autre,  l'eau  retourna  aussitot  k  sa  place  et  il  le  baptisa.  Le  docteur  fut 
saisi  d'adniiration. 

La  vie  de  Rabban  Hormizd  se  prolongea  beaucoup.  A  sa  mort,  il  fut  cnse- 
veli  dans  son  couvent.  Que  ses  priores  nous  aident  toujours. 

1.  Ce  couvent  existe  emore  tout  pres  d'Alqos  dans  la  moiUagne  de  Beith  'Edri,  ä 
neuf  heurcs  au  nord  de  Mossoul.  II  est  le  seul  dos  anciens  couvents  qui  soit  actuelle- 
ment  habitc  par  des  moines. 


598  lliSTOlRE  NRSTOKIKNNR.  [278] 

A.U-J   ^U   >.^    J03  A L-    iilj   i-Lo^i;      '1    i__^l   ij    ^Lij   ^_^Ü1   aJ   j£>   U-ü    .4_jiJ; 

SjjijVI     ^Li-S«-     O^ÄJÖJ     L^^.3 

1.  ^i  mag'istor  noster.  —  2.  c/oXr'. 


C.     lIlSTOIRE     DE     RaBBAN    TiIEODORe'. 

A  oette  6poque  encore  appartient  co  Saint;  il  etait  originairc  de  Cascar, 
oü  il  l'ul  (juelque  temps  interpretc.  I'uis,  il  fouda  unc  ccole  cii  dehors  de  la 
ville;  los  ecoliers  se  reunircut  aupres  de  lui.  11  bätit  aiissi  uii  beau  couvent 
et  ne  cessa  de  diriger  lui-meme  I'ecole.  Jjorsque  le  nonibre  de  ses  disciples 
se  fut  bcaucoup  accru,  et  que  la  vieillesse  Tatteigfiiit,  il  en  abandoniia  la 
direction  <\  plusieurs  de  ses  elöves,  et  alla  vivrc  dans  la  solitudc.  II  sc  tcuait 
toujours  deboiit  sur  ses  pieds  et  ne  se  nourrissait  que  d'herbes  sauvages. 

Une  annee,  la  pluie  cessa  de  tomber  ;\  Cascar;  il  pria,  et  implora  Dien  : 
et  aussitöt  la  pluie  tomba. 

Aux  jours  de  'Omar  ben  el-Klialläb  -,  on  imposa  unc  capitalion  aiix 
pretrcs  et  aux  diacres  de  son  pays;  par  compassion  pour  cux,  il  alla  solliciter 

1.  (>f.  Le  Livic  de  la  Chastete,  n°  74.  Ce  Theodore  doit  etre  le  meme  que  Theodore 
Bar  Koni,  auquel  Kbedjesus  de  Nisibe  ;apud  Assem.,  li.  0.,  III,  i,  p.  198  atlribuc,  ontre 
autres  ouvraf^es,  un  livre  de  Scholies  et  un  livre  d'llistoire.  Dans  pres(iiie  lous  les 
manuscrils  ijui  conliennent  le  i)rcmicr  ouvrage,  on  Irouve  la  piirase  siiivante  ä 
la  fin  du  neuvieme  livre  :  «  Avcc  l'aide  de  Nolre-Scigueur  est  aelieve  cc  livre,  api)('l('' 
Livre  des  Scholies,...  compose  par  Mar  Theodore  docteur  du  pays  de  Cascar,  en  l'an 
llü.j  d'Alexandre  (792),  pour  ses  freres  moines  »  (voir  notre  Etüde  supplementaire 
sur  les  Ecrivnins  Sijr.,  n"  XXVII).  Mais  le  plus  ancien  de  ces  manuscrils,  qui  se 
trouvc  dans  notre  hibliolheque  de  Seerl  (n°  24),  et  qui  est  probablement  Taulographc 
de  l'auleur,  ne  renferme  pas  C(!lte  clausulc;  eile  doit  donc  i^tre  ajoulee  par  uii  copisle 
qiu'lconqiie.  D'aillcurs,  raiileiir  dans  le  dixirme  livre  de  son  ouvrage  declare  :  iu>oisa  v»  l" 
I--IVI  w-^i;  ^  ^.is-o  ,jOa  :  «  \  oila  dc'jä  i)Ius  de  six  ccnts  ans  que  le  C.hrisl  est  apparu.  » 
Cf.  .\ddai  Sciicr.  Tiieodoriis  litir  Koni,  avanl-propos.  —  2.  Ce  calile  regna  de  (J35  a  ()'»."). 


[279]  C.  -  IIISTOIRE  DR  HABBAN  THRüDOHE.  599 

jsjjfcU  L»..   .--^j   -Ol   JU  bij   l/^ls   ^jy>\   ij      ^'1-3  <L>.U1  viJir  J^ii,  -u^sj  cUs  *  p.  sm, 

JUlj     ^'IjjJlj     i^ljjJl     ^^,^     <!     »f-Ü.     t,Lsl     JD3     .<C«     !s3^^1     Uc      <;^ ys-j^     _jj     |_^.wj 


le  gouveriieur  du  pa3'S  eu  luur  faveur.  Drs  son  abord,  le  gouverneur  ('proiiva 
pour  hii  de  la  Sympathie;  il  l'ut  frappe  de  voir  ses  jambes  enflees  par 
sa  Station  continuelle  sur  ses  pieds,  il  accueillit  sa  demande,  et  ordonna 
rexemptiou  des  pretres  de  la  capitatiou;  il  leur  redigoa  meme  uu  eerit  ä 
ce  siiji'l. 

Theodore  [Ti/iulöros)  avait  reiicoiitn'^  l^abban  Ilaia,  disciph-  de  Mar  Abraham, 
qui  fonda  1111  couveul  a  (^ascar  et  dont  il  a  ete  parle  ci-dessus ',  et  son  disciple 
Rabban  Makkikha,  moine  ilu  couvent  de  Souster;  ce  fut  celui-ci  qui  lui 
enseigna  la  vie  ascetique.  A  sa  mort,  Theodore  fut  inhume  dans  son  ecole. 

A  celte  epoque,  les  lu'bitants  de  IVisibe  se  revoltereut  eontre  leur  metro- 
politain  Gyriaque",  l'accusaut  de  confesser  la  foi  des  melchites;  et  ils  dcman- 
derent  ä  Isö'yahb  le  catholicos  de  le  deposer.  Mais  le  metropolitain  se  montra 
traitable,  et  ameliora  sa  Situation  vis-ä-vis  de  ses  iideles,  s'engageant  ä 
renoncer  ä  ce  qu'ils  lui  avaient  reproche^  Mais  l'origine  de  leur  animosite 
eontre  lui  etait  dans  son  excessif  amour  de  Fargent  et  du  monde,  et  son 
goüt  dcregle  ä  amasser  des  richesses'. 

1.  Voir  11°  XLIX.  —  2.  Auquel  Isö'yahb  d'Adiabene  adressa  deux  lettres  (voir  Iso'yahb, 
111,  Liber  Epist.,  ed.  Duval,  p.  71  et  90j.  —  '^.  A  cet  evenement  fait  allusion  Isö'- 
yahb d'Adiabene  dans  sa  lettre  adressee  aux  pretres  et  aux  iideles  de  Nisibe  (Iso'yahb, 

lOC.  Clt.f  p.l42]  ;  ^oji^iiLQ^o  Lq_lam  I  irt  >  -)  ^^  I  1,^,  .  f^\-i«  {.y,!  j,  ^ci  ^^)  Lo;  «m..*  >^«^o.a^*  V^i^  Dv^oot  fS^^^oa 
•^^o\a±3I     )yoi*     |Va,^ao   :  ^.ci-^*    |  i  >\t    oiLo,^»^{Jt    \~^^     r^^^t     ^oi    ^/f    ^/     ^oN^aXa     Po      .IS^ooKjt/     1 1..\,  >r     |i"  ^ 

«  .lavais  appris  quo  lerreur  des  yens  deraisonnables,  connue  sous  le  nom  de  Clialcedoine.., 
a  fait  entendre.  sa  terrible  voix  du  haut  de  Tambon  de  votre  siege.  Rt  vous  n'avez  pas 
cesse  —  commo  je  Tai  encore  appris  —  avant  d'avoir  reprimc,  fi;raco  au  ninrs  de  la 
correctiün,  l'exuberancu  de  la  langue  erronee.»  —  4.  (^f.  Un  niiovo  te-st'i...,  p.  2ü. 


000  HISTOIRE  NESTORIENXE.  [280] 

V.  320.  ^^-^i     '-^^     '^^-^     C%-Vl     J^ 

dl,  ^jJi_^  ir^    ^M  Ö.J   j^yt   ^   j,3^_l    dUJ    ^'j    ^^    ö-_5   jX<->U 

^^_  jsjlj  oU=»-j  ^^  jl^  jj^  S^j  j*Jl  o^*'  -^Üslj  .JU  "^.Ül  5.>U  Jl  >_._^l 
r*l/J  -^J  lV  ls^^  ^  ls"^  -'^'j  .öaJI  U>Li_-«  r^l-:^  ^.^i-"  ^Jj^^  ö_-u  ^j 
c^Uä.  J   ^ij\   d\^   \^   J^^\  LJj  -jj^")!  «u^-ij  ^LtL^I  j*    ^.=.1*   j^  jJ^  ,_5J.)I 

1.  In  marg.  alia  manu  :  ^.y^^  (j***^  ^^^r^^^  C*^ 


CI.     Al'l'.VIUTION     DE    l'IsLAMISME,     QUE     DiEU     i/aFFEUMISSE 

ET     LE     FASSE     THIO.MPHER. 

La  loi  islamique  apparut  au  temps  d'Isö  yalib  de  Gdala ',  en  la  985*  -  annee 
d'Alcxandre,  la  trente  et  unieme  du  roi  Parwez,  fils  de  Hormizd,  et  la 
douziemc  dMlrraclius,  empcreur  des  Grecs\  Mohammad  fils  d"Abd  Allah, 
fils  d'Abd  el-Mottalib,  fils  de  llasim,  —  que  la  paix  soit  sur  lui,  —  apparut 
dans  la  terre  de  Tihäma  et  appela  les  Arabcs  au  culte  de  Dieu  Ic  Trcs-llaut. 
Les  habitants  du  Yemen  lui  obeireut ;  ('cux  de  la  Mecque  Ic  combattiront ;  il 
prit  alors  pour  dcmeuro  Yatlirib,  la  ville  de  Ivetura  (Qiiiloum)  servaute  d'Abra- 
ham,  etl'appcla  «  la  Ville  »  (El-MadUm).  Les  Arabes.  d'apres  ce  qu'on  dit,  sont 
les  descendants  irun  (Mifaut  d' Abraham,  i[irAgar  aurait  cnfantä  apres  Ismael 
et  qui  s'appelait  Lazar  [La'dzar).  L'empereurdes  Grecs,  qui  eutendit  parh'r  de 
Mohammad,  sc  fianl  ä  ses  astrologues,  ne  fit  aucuu  cas  de  lui.  Mohammad 
ben'Abd  Allah  fut  fort  et  puissaut.  En  la  dix-huiti6me  ann6e  d'lleraclins  \ 
empereur   des  Grecs,  annee   cn  laquelle  regna   Ardasir "  fils  de  Öiroi,   fils 

1.  Sur  CO  patriarche.  voir  ci-dessus.  n°   XCIII.  —  2.    En  marge  du  manuscrit  : 
w^j  ^r^i^  -«rrr=^"~^    (■)--''   "  ^  cori'igor,  d'apri's  ce  que  je  crois   :  (9)35.  »  Selon 'Amr 

(p.  54)  et  Barhebra-us,  llisloire  des  dijiKisiics,  ed.  Sall.iani  p.  155),  l'öre  de  l'hcgire 
commence  cn  935  des  Grecs;  mais  ce  dernier  auteur  dans  sa  Chron.  Syr.,  p.  95,  la 
fail  commencer  avcc  plus  d'cxactitude  en  933.  —  3.  La  Irenlc  et  unieme  annee  de 
Kosrau  II  repDnd  ;>  l'annec  (520/1,  tandis  que  la  douzieme  d'IIi-raclius  repond  a  l'annt^e 
021/2.  —  'i.  Eile  repond  a  l'annec  027/8.  —  5.  Arda.sir  succeda  a  son  perc,  mort  au 
mois  de  scplembre  de  l'annee  028. 


[281!  CIL  —  COl'IK  DU  PACTF-:  RT  DR  L'RDIT  ECRITS  l'.\l{  MOHAMM/\D.   (iOl 

^3^^  j    ^ij^^  Cy    Jr^   (^^b    c>l-"Vl    t^yj    v_)_^l     jU    Jjj^^^    ^^r~^   Cf-    '^-5^ 

.j__,ijVI    jÜasi    J    Öljl^^'l    j_^.i    o*^»!^.    ^^     J^3    JL^     i-.'-*V 

®..LJ1  A-lc  4^'U>u   (•♦^^^M  ^r^'  "^   -'y'  -^'^^ 
1.  li-'-«!--'    vel   ^y^;    vel  '.~U»xj   etc..   —  2.    In    niarg.   i^rapliio    :  =  i^j^   Tic  ij^ 

AVA 

de  Kosrau  Parwez,  les  Arabes  commencerent  Icurs  eonquetes,  et  l'Islam 
devint  puissant.  Des  lors  Mohammad  n'alla  plus  eii  personne  ä  la  gvierre ; 
mais  il  y  envoya  scs  partisans.  Les  liabitants  de  Najran  conduits  par  le 
Seyyid  Ghassäni',  le  cliretien,  allerent  le  trouver,  lui  apportant  leurs  pre- 
sents  et  leurs  hommages;  ils  s'engagercnt  ä  le  seconder,  ä  lui  preter  main- 
forte  et  ä  combattre  sous  ses  banniercs  s'il  Fordonnait  ainsi.  11  accepta  leurs 
prescnts  et  leur  ecrivit  un  pacte  et  un  edit.  'Omar  ben  el-lvliattäb  cn  fit 
un  autre  durant  son  ealil'at. 

CIL    COPIE    DU    PACTE    ET    DE    I.'eDIT    ECIUTS    PAH    MOHAMMAD    BEN     'AnD    Al-LAU 

(qUE    LA     PAIX    SOIT    SUH     LUI),    ALX     HABITANTS     DE      Na.IIIAX      ET     A    TOIS     CEUX 
QUI     PROFESSENT     LA    HELIGI0N    CHRETIENNE    SUR    LA     SURIACE     DE    LA    TERRE. 

Cette  copie  a  ete  faite  sur  un  registre  qui  fut  retrouve  en  2(i5'  ä  Rir- 
mantlia'  chez  Habib  le  moine.  Selon  le  temoignagc  de  celui-ei,  la  copie  venait 
de  la  bibliotlieque  ■  de  philosopliie,  dont  il  avait  ete  conservatcur  avant  de 
devenir  moine ;  le  pacte  etait  eerit  sur  unc  pcau  de  bo?uf  qui  avait  jauni,  et 
portait  le  sceau  de  Mohammad,   que  la  paix  soit  sur  lui. 

i.  Cf.  Barhebr.,  Chron.  Eccles.,  II,  cnl.  11."^.  —  2.  Cc  Califc  ri-j^iia  de  ().35  ä  045.  — 
3.  En  878-879  de  notre  ore.  —  '1.  Lecl.urc  cnnjeeturale  —  .^>.  Litter.  :  la  maisori  de  plii- 
losophie. 


602  iiisToiiiK  m;st()|{ii;\m"..  [2821 


*:ä- 


Ji.  ^    -ji  ^   ^jU3l  j.   ^1:<II  1^3!  j^_Äl>  ^^^ji  4!1  j,  jL.1   ^l:^  lÄ* 

^1  jL.1  jli-  JkS3  ijjj  aJUs  4JX3  x^  ^1  4iJli..j  <C5^  ^3  .4il|  J^j  i,ä.  lijj'j 
^^_i  J  i^l3  i^Jül  jV  .^^iL5C)l  ^2j^  ■».Dl  Xs.  y^i  "J^j  ^li-j  5iLafc3  üa^  diQj 
^  iJÜ   ^Is    l^_^^   »_iJU^    ^3   l^_^>   e.i!U-    f-_^.  (J   ^v»i    .J^_3J1   5!A^3    '  ^^^nä-*-*!   4.ÜI 

En  voici  la  copie '  : 

«  Au  nom  de  Dicu  clemeiit  et  inisericoidicnx. 

«  Chiirte  de  protection  douucc  par  üicu  et  son  Apütre  ä  ccux  qui  oiif  re^u 
le  Livrc  (sacre),  aux  chrctiens  qui  apparticnnent  a  la  rcligion  do  Najraii  ou  ;\ 
limto  aiitre  secte  clireticmic.  II  leur  a  ctc  ecrit  par  Mohammad,  eiivoye  de 
Dieu  pres  de  tous  les  liommes,  eii  gage  de  protection  de  la  part  de  Dien  et 
de  son  Apötri;,  et  afin  qu'il  soit  pour  les  mnsnlmans  qui  viendroni  apres  lui  un 
pacte  qui  les  engagera,  qu'ils  devront  admettre,  reconnaitrc  pour  autlienliquc 
et  observcr  en  leur  faveur.  11  est  d(''r('ndu  t\  tout  liomme,  füt-il  gouvorneur, 
ou  detcntcur  d'autoritc,  de  reul'reindre  ou  de  lo  modifier.  Les  Croyants  ne 
devront  paselreala  cliarge  des  cliretiens,  en  leur  imposant  d'autres  condi- 
tions  qu(!  Celles  qui  sont  port^es  dans  eet  ecrit.  Gelui  qui  Ic  conservera,  qui 
Ic  respectera,  qui  se  conformera  t\  ce  qui  y  est  renferme,  s'acquittera  de  ses 
dcvoirs  et  observera  le  pacte  de  TApotre  de  Dieu.  Gelui  qui,  au  coutraire,  Ic 
violera,  qui  s'y  opposera,  qui  le  changera,  portera  son  crime  sur  sa  t(^te;  car  il 
aura  trahi  le  pacte  de  Dieu,  violc  sa  ibi,  resiste  ä  son  autorite  et  contrevcnu 
a  la  vdlonle  de  son  ApTitrc  :  il  scia  donc  impostcur  aux  yeux  de  Dieu.  Gar 
la  religion  quo  Dieu  a  imposee,  et  le  pacte  qu'il  a  l'ail,  rendent  la  protectioD 

1.  (".e  pacte  est  cerlainement  apocryphc.  11  a  öle  forge  par  les  chreUens  dans  le  hut 
d'eni,'a;4cr  les  musulmaiis  a  les  epargner.  Chaquc  nationalite  clirötienne  de  l'Orient  en 
conserve  une  coj)ie  plus  ou  moins  dilTerenlc  de  l'une  ;i  l'aulre  (cf.  Al-Machriq,  revue 
arabe  de  Beyrouth,  li)0',),  p.()OiMil.S,  (;7'i-()82).  Celle-ci  est  redigce  dans  une  languc  peu 
eure  et  incorreclc. 


I 


[283]  CIL  — COIMK  DU  PACTR  RT  DR  LEIMT  KCIIITS   l'AR  MOHAMMAD.   (iO.'J 

SjCjJI    iÄA    JaI     ^_^     j»^     -^Sy,     Aji:j     LJ_«      JÜ      jj_^     (»jV     j»jJ      (JäS      J^^Ij     -»J^JJ 

J  iyiJl   iü-Ü  *  AäsJIj  «-LajüL    $>Uj-1j  ■ü^jj  <-0  ÜjlAt  i^Ui  i_LiJl   ^<Jl3   JiJl 

L  In   inarf>-.   alia    manu    ;    ,.nJf--"j.   Forle   :  ^J'^J'^  J^L«,^  J-l'    »j;'-'^"    _-^   'jr^^S-'j; 


oblii^'atoirc.  Celui  (|ui  ii'ob.servcra  pas  ce  pacte.  violera  si's  devoirs  sacres, 
et  celui  qui  viole  scs  devoirs  sacres  n'a  pas  de  tidelite  et  sera  rciiie  par  Dien 
et  par  tous  les  Croyants  sinceres.  La  raison  pour  laquelle  les  cliretiens  ont 
merite  d'obtenir  ce  pacte  de  protection  de  Dieu,  de  son  Envoye  et  des 
Croyants,  est  im  droit  qu'ils  se  sont  acquis,  et  qui  engage  quiconque  est 
musiilnian,  d'olttenir  cette  cliarte  etablie  en  leur  faveur  par  les  hommes  de 
cetfe  Religion,  et  qui  Force  tout  niusulman  ä  y  avoir  egard,  a  lui  prcter 
main-forte,  ä  la  conserver,  ä  la  garder  pcrpetuellement  et  ä  la  respecter  fidc- 
lement;  en  effet  les  peiiples  qui  adheraient  aux  vieilles  sectes  et  aux  an- 
ciens  Livres'  sc  montrerent  les  adversaires  de  Dieu  et  de  son  Ap(')tre  et  les 
prirent  en  haine  en  niant  la  mission  du  Drophete,  que  Dieu  a  tout  baut  et 
nettement  proclamee  dans  son  Livre'';  ce  qui  deccle  la  l'ourberie  de  leur 
poitrine,  la  malignite  de  leurs  intentions  et  la  durolc  de  leurs  co3urs,  ayant 
cux-memes  prepare  le  fardeau  de  leur  crime  qu'ils  portent,  alors  qu'ils  ont 
Cache  celui  que  Dieu  voulait  leur  imposer,  ä  savoir  de  proclamer  et  de  ne 
pas  cacher,  de  confesser  et  de  ne  pas  nier. 

«  Ces  peuples  agirenl  selon  Ic  conü-aire  du  devoir  ([ui  s'imposait  ä  eux, 
ne  l'observerent  pas  comme  il  eüt  l'allu,  ne  suivirent  pas  les  cbcniins  nette- 
ment traces,  et  se  mirent  d'accord  pour  montrer  b'ur  boslilite  contrc  Dieu  et 
son  Envoye,  pour  les  attacpier,  i'l  pour  pcrsuadcr  aux  gens ',  par  riinposturc 
et  les  faux  arguments,   (|ue  Dien  ne  pouvail  pas  Favoir  envoye  aux  hommes 

1.  Allusion  aux  .luil's.  —  2,  A  savoir  lo  Coraii.  —  .'i.  Le  lexlc  usl  Inmlilr. 


1'.  .m. 


(504  IllSlolUi:  M'^STüUlKNM':.  [2841 

1_^3  U  ß>\  diu  ^  LL^  .\ii  .bUc  Jk«  jI-3^  jÄ:>j  .ijiLLl  y>  l^'^^   ^_  .|^^ 
4-.Lt    ÄivVlj   -0    Ä.UU!1    v-iisj    -du  >    «Sil    '-^1^°    ^l-U    ly,jj    v^.-»-^^^    Jr*    p'-^'^ 

(v'^lr  ö*  iJ^  '^  i*f^iJ3  ^b  ^^J  ^^  t^J  ar="  ry.  ^  r*-r«'  ö*  »^^J 
iji!l    ^y   SiUJl    jv*Li   (»jryfcUi.j   ■v.Oi    Jj--j    ^^^    ^_^L&    LC    Ja\    ^    *.1>1    'Iaä-I 

^Ül  ^'1  LJ  jl^j  j-M-Vl  Jl*V  pjtjj-»-^  ^>L_«3  i^-^>'  ^-^  ^^"V  (^y*  Ctt^  ö*  "^'^ 
J*l     ^yä    ^«jj    ^^     ijLij    ji_^l    v_i^3    jl    ^^\    ^     4>^    *^3    ^^    J    pc^ 

1.  Forte  :  jl»J  ii!'.^r^  vel  ^     -U  ^t*k". 


pour  annoncer,  poiir  preclicr,  pour  appeler  a  Dicu  pur  sa  permission,  pour 
ctrc  une  lampe  brillante,  pour  proniettre  le  paradis  ü  ccux  qui  lui  obeissent, 
et  pour  mcnaccr  du  Ich  ccux  qui  lui  dcsobeissenl.  11s  allerent  plus  loin  dans 
le  crime  de  Topposition,  en  excitant  les  autres  ii  cc  qu'ils  n'auraient  pas  osö 
commettre  eux-mcmcs,  ä  nier  sa  rcvcbition,  ft  repousser  sa  mission,  et  ä 
chcrcher  par  ruse  ä  le  faire  tomber  dans  des  ciubüclies.  lls  viserent  alors  le 
Prophete  de  Dicu  et  döcidercnt  de  le  tucr;  ils  renforcercnt  Ic  parti  des 
polytlieistes  di-  ia  Iriitu  de  (Joreis  et  d'autrcs  (Micore,  pour  le  combattrc, 
discutcr  sa  docli'iue,  la  rcpousscr  et  la  coulredire.  Pour  cette  raison,  ils 
meriterent  d'etre  privcs  de  ralliauce  de  Dicu  et  de  sa  protection:  et  Icur 
conduite,  aux  jour?  de  Houei'n,  des  conibats  des  Bani  Oainoqä',  de  la  tribu 
de  r)oreizlia  i't  du  Nadliar,  fut  celle  ({ue  Ton  sait,  quaud  leurs  chel's  prctörent 
du  renfort  aux  liabitants  de  Makka  ennemis  de  Dieu,  contre  l'l'^nvoye  de 
Dicu,  et  les  appuyörent,  par  des  reuforts  de  troupes  el  d'armes,  (dutre  le 
Prophete,  par  haiiie  des  Croyants. 

«  Tandis  que  les  CIir(3tiens  rcl'userent  de  faire  la  guerre  ä  Dieu  et  ä  son 
Apötre.  Aussi  Dieu  a-t-il  dcclarc  quo  Icur  devouemeut  pour  les  gens  de 
cette  vocalion  et  Icur  aireclion  pour  l'lslam  etaient  sinccres.  Entre  autres 
öloges  que  Dieu  leur  ddcerna  dans  sou  Livre  el  dans  ses  rövölations,  aprös 
avoir  lonvaiucu  les  Juifs  de  durcte  de  coeur,  il  rcconnait  aux  clirötieus  leur 
inclination  et  leur  alfection  pour  les  Croyants  :  «  Tu  trouvcras,  dit  -il,  que 
«  ccux  qui  nnt  la  plus  prnfnude  iniuiitif''  pour  les  croyants,  cc  sont  les  Juifs 


[2851  eil.  —  COPIE  DU  PACTE  ET  ÜK  l/EDIT  KCRITS  PAK  MOHAMMAD.   (iO.^ 
ij^    iJ^^r^    H'^     ^^~      ->^-^     cs"*^   '^-^  ijj«.«^   liij    .jj^,->si_j    V    j»j;l3      jL-»jj 

olj    ij^J^    J     ^JiLwVI     (_5-;;f3     v-*lr'    l^^l/.b     irf^     ^;b    ^J-^.-'-^J     '*-^'    ^tlj 


Aäj- 


1.  'jLi-,.  —  2.  U--.  —  3.  'jJ^.  —  6.  llic  macula  in  manuscriplo.  —  5.  In  marg.  gra- 


«  et  les  polytheistes,  et  tu  trouveras  que  ceux  qiii  aiment  le  plus  les  Crovants 
«  sont  ceux  qui  out  dit  :  «  Nous  sommes  chretieus  » ;  et  cela  parce  qu'il  y  a 
«  parnii  eux  des  pretres  et  des  moines,  et  ({u'ils  iic  s'enorgueillissent  point. 
«  Ghaque  fois  qu'ils  entendent  parier  de  la  revelatiou  d'uue  verite  falte  a 
«  l'Apötre,  011  voit  leurs  yeux  verser  des  larmes,  et  ils  disent  :  a  O  Notre 
«  Seigneur!  Nous  croyoiis;  iuscris-uous  parnii  les  temoins  oculaires;  et 
«  pourquol  ne  crolrions-uous  pas  eu  Dieu  et  ä  la  verite,  qui  nous  est  revelee, 
«  et  n'ambitionnerions-nous  pas  d'etre  comptes  au   nombre  des  justes '  ?  » 

«  G'est  qu'eu  effet  quelques  chretieus,  digncs  de  confianee  et  qui  coii- 
naissent  la  religion  divine,  nous  ont  aide  ä  proclamer  cette  religion  et  ont 
prete  secours  ä  üieu  et  ä  son  Apötre,  pour  preclier  aux  liommes  selon  sa 
volonte  et  pour  Taccomplissement  de  sa  mission. 

«  Sont  venus  me  voir  :  le  Seyyid",  'Abdiso',  Ibn  Hejra,  Abraham  le  nioine, 
et  'Isa  l'eveque,  accompagnes  de  quarante  cavaliers  de  Najran  et  d'autres 
gens  qui  professent  comme  eux  la  religion  chretiennc  daiis  les  regions 
d'Arabie  et  dans  les  regions  etrangeres.  Je  leur  lis  eonnaitre  ma  mission,  et 
je  les  appelai  ä  aider  ä  la  renforcer,  ä  la  proclamer,  et  ä  Ini  preter  secours. 
Et  comme  la  cause  de  Dieu  leur  parut  evidente,  ils  ue  letournerent  point  sur 
leurs  pas,  ils  ne  tournerent  pas  le  dos,  mais  ils  s'approcherent,  demeurArent, 
conseiitiri'iit,  prr'terent  secours.  conlirmcrciiL,  ürent  de  gcMUTiMiscs  pronicsscs, 

1.  Coraii,  V,  85-87.  —  2.  (^'esl  lo  SeyviJ  Glias.saiii,  inentioniie  ci-dessus,  |).  001. 


606  IIISTOIRR  NßSTORIKNNR.  1286; 

^   ^l::»!  L.  \^yJ^  ^\^j  js,   ^JJij  <:«^.  r^l>  '^'-'^  ^^  -'M'^  lT^  iy->Jl  ^1*1  j^ 

•(^y?  i5^^  ^'liv3  ;^.-*^"  J  ■=>>rJ^ 
4.1, aJj   <*-ä£j  ^.rr*ö  '*-f^   -^^-^'j  ''-'l^   (j^   'jt^i  1^^^    ^y^  ö*   i^j*-=»-'^   -^Ub 
'i>.  328.  i^j    ^    ^^1    jlkU    y>   (^jVl    jÜasi   J   jb   yJS   (j]l  *   »_;:5C)I    '^3   .t.ijj 

.4JI   y^i\   L   j_jAc  iltVlj   tSy'^    A-^'    vlt^    '3-*^'3   rn-^'i  ^'^y  Cf  (^.3^'   ^    '^'J-'' 

1.   ^o«J.. 


donnereul  de  bons  couscils  et  m'assurercnt  par  des  sorments  et  des  pactes" 
(|irils  appuicraicnf.  la  vcrite  quc  j'apportais  et  qu'ils  rcpousseraieut  ses 
negalcurs  et  scs  cduLradieleurs. 

«  ÜB  retour  aupres  de  Icurs  coreligioniiaircs,  ils  uc  rompircut  pas  Itnir 
pacte  et  ne  changi'rcnt  pas  leur  opinioii,  mais  ils  obscrverent  ce  tpi  ils 
m'avaieut  proniis  eu  mc  quiltaiit,  ot  j'ai  appris,  ce  (jui  mo  causa  de  la  joie, 
qu'ils  prouvöreut  leur  devouement,  et  s'unirent  pour  faire  la  guerro  aux  Juifs, 
et  qu'ils  s'entendirent  avec  les  hommes  de  la  Vocatiou  pour  publier  la  cause 
de  Dieu,  pour  la  soutenir,  et  dcfeudre  ses  apötrcs;  qu'ils  renversörcnt  Ics 
preuvcs  sur  Icsquelles  les  Juifs  s'etaient  appuyes  pour  mc  demculir  et  meltre 
obstacle  i\  nia  mission  et  k  ma  parole. 

«  Les  chretiens  entreprircnt  donc  de  seconder  mon  action  et  firciit  la 
guerre  ä  ceux  (|ui  Imircul  ma  doctriuc,  voulureut  la  dementir,  l'alterer, 
la  repousser,  la  clianger  el  la  rcnverscr.  Tous  les  chefs  des  Arabes,  tous  les 
notables  des  Musulmans  et  tous  les  "-ens  de  la  Vocatiou  daiis  los  re'nous  de 
la  terre  m'ont  euvoye  des  lettres  pour  me  dire  le  devouement  des  obretieus 
ä  l'egard  de  ma  cause,  et  leur  vigueur  ä  repousser  les  incursions  daus  les 
pays  fronticres  qu'ils  liabitaicnt;  leur  oonstance  ä  observer  le  pacte  qu'ils 
avaicnt  contracte  lors  de  leur  entrevue  avec  moi  et  que  j'avais  agree  :  car  les 
cvöques  et  les  moines  montraicnt  une  inebranlable  lldölite  daus  leur  atta- 
cbement  ä  ma  cause,  le  dr^vtiucuuMit  de  leurs  persouues,  pour  coidiriucr  la 
pnblicalion  de  ma  mission  et  appuyer  ma  docirine. 


[2871  ClI.  —  COI'IE  DU  FACTR  KT  DK  L'F.DIT  RCRITS  PAP,  MOHAMMAD.  007 

^yJL  j»^  ^Ül  i>A^l  L   ^3  U^H   ^0.3  L^O  ^I^Yl  ^^   U-v^j  Ij^'  ^_^ll   c.^  Ji\ 
yir^i    -^'   .„^ji-U    .jj^_X,    L.    J    J^.JJ    •tn;.''^.'    ^—^^    ^    (»i-^    »J;.^    •>-^'^'' 

1.  Li. 


«  Je  veiix  quo  ma  mission  soit  publiöe;  je  leur  dcmande  de  s'unir,  dans  ce 
but,  contrc  coiix  qui  nicraient  ou  repousseraient  queltjues  points  do  ma 
doctriiie,  qui  voudraient  la  detruire  et  la  ruiner;  de  blämer  ces  hommes 
et  de  Il'S  al)aisser.  Ils  011t  agi  comme  j'ai  dit,  et  les  out  abaisses;  ils  ont 
fait  taut  d'cIToits  qu'ils  les  ont  anienes  a  confesscr  la  veritc  avec  soumission, 
ä  repondre  ä  l'iuvitation  de  Dieu,  de  gre  ou  de  force,  et  ä  se  laisser  conduire 
(jusque  dans  Tlslam)  comme  des  vaiucus;  et  les  cliretiens  agirent  ainsi 
par  observance  des  coutrats  etablis  entre  moi  et  eux,  pour  nc  pas  man- 
quer  aux  engagements  qa'ils  avaieut  coutractes  lors  de  leur  entrevue  avec 
moi,  et  par  esprit  de  zele  pour  soutenir  ma  cause  et  faire  triomplier  ma 
mission. 

«  C'est  par  un  efTet  de  leur  ildele  dcvouement  qu'ils  finnit  la  guerre  aux 
Juifs,  aux  Qoreisites  et  aux  autres  polytlicistes;  ils  se  montrerent  eloigncs 
de  cette  poursuite  des  biens  terrestres  que  les  Juii's  reclierchent  et  desirent 
ea  prütant  a  usure,  et  rechercliant  l'argcnt,  et  eii  vondant  pour  un  t'aible 
lucre  la  loi  de  Dieu  '.  Malbeur  ä  ces  hommes,  dont  les  mains  travaillent 
pour  un  pareil  lucre!  Mallieur  ä  eux,  qui  amassent  ainsi!  Aussi  les  Juifs  et 
les  polytlieistes  de  Qoreis  et  des  autres  peuples  ont-ils  merite  d'etre  traites 
en  ennemis  de  Dieu  et  de  son  Envoye ;  ä  cause  de  leurs  projets  tortueux, 
de  l'inimitie  oü  ils  se  complurent  (contre  moi),  et  de  la  guerre  ininterrompue 
qu'ils  me  iirent  comme  renforts  de  mes  ennemis;  ils  devinrent  ainsi  les 
eunemis  de  Dieu,  de  sun   l']nvoye,   el  des  jnsti's  croyaiits. 

1.  P^xpression  coranii|ue. 


608                                            IIISTOIRK  XKSTORIKXNK.  [288] 

U    Lkia-J    ^Jl>-    "^j-u^i    li-S-^    ^^-^    j    "^-i    "^    "-^'^    ^^^  ^J^    iJjL^'^    jL^J 

V)  't.^  -»^V  L,  '^j^jL-iJ  ^^--i!l  j^j  »LJi  c_^   ''c-UjI  l«j  «i-L:.    ,>jVl3  iJai 
1.     jU..  —  2.  wJ=.  —  3.  .o^L^s'.  —  4.  ^,'—1'. 


«  Mais  les  chrötiens  eurent  une  coiiduitc  toute  contrairc;  ils  euront  de 
Tegard  pourmou  alliance,  ils  rocomiurcnt  mes  droits,  accomplircnt  los  promes- 
ses  i'aitcs  lors  de  notre  cntrevue,  pretcrent  secours  ä  ccux  de  mes  liniteaaiits 
que  j'avais  envoyes  aux  frontieres;  ils  meriterent  ainsi  ma  sollicitude,  moa 
affeclioii,  par  raccomplissemenl  des  obligatious  que  j'ai  coiitractees  envers 
eux  spontanemeut  au  nom  de  tous  les  musulmans  röpaudus  en  Orient  et  en 
Ocoident,  et  ma  protection  ma  vic  durant;  et  apres  mon  üöpas,  quaiid  Dien 
ni'aura  fait  mourir,  laut  (jue  croifra  Flslani,  (pie  tleurira  la  missiou  veridicpie 
et  la  Ibi,  ee  pacte  scra  oblig-atoire  pour  lous  les  Croyants  et  musulmans,  aussi 
longtemps  que  la  mer  uiouillera  la  coupe  qu'elle  remplit,  tant  que  le  cicl 
versera  une  goulte  d'eau,  quo  la  tcne  produira  des  plantes,  quo  les  etoilcs 
Lrilleroiit  au  luinameut,  que  raurorc  apparaitra  au  voyageur,  saus  qu'il  soit 
permis  a  personue  de  rompro  ce  pacte,  de  l'alterer,  d'y  faire  des  additions 
et  des  suppressions,  car  les  additions  portent  attciute  ii  mon  pacte,  et  les 
suppressions  dötruisent  mes  cngagemcnts.  Co  pacte,  quo  j'ai  biea  voulu 
accorder  moi-meme,  m'engagc;  quiconque  de  ma  iiation,  apres  moi,  rompra 
le  pacte  de  Üieu  (qu'll  soit  exalte),  la  prcuvc  de  Üieu  se  dressera  contre  lui, 
et  üieu  sullit  pour  temoin. 

«  Ce  qui  m'a  ongagö  a  agir  ainsi,  c'est  quo  Irois  des  gens  (^du  Scyyid 
GhassAni)  deiuanilrrenl  pour  tous  les  clnelieus  im  eerit  ipii  leur  servil  de 
saui'-eonduil,   im  li, tili' qui  ifcoimul  leur  lidi'lilr  a  leurs  promessos  en  iaveur 


1'.  :!31. 


[289]  CIL  —  COPIF,  DU  PACTP:  ET  DE  LEDIT  ECRITS  PAR  MOH/UIMAD.   ß09 

jtS.^    t^l*!     ■,£•3    ^l£-    i'3j^'l    »_i$j    jj^        "^^    >^^    0^      "*^    ij»JJl    ij    Ajtl«k!l    |»I^1 

l-yi  dUj  ^Ua-  jlj  .lj,l,U  ^U  JIS3    '\sS\j^\   f^\  o'^j::!   ^,^.  ^.^11   J=J\  J^\   J 

j-^L-JI    >_jliü-l   -Ui   LU^i>M   11:^   J    ^lu::^  L*^L"'    ^^^  ,j~^   ^   ^'-oU   ^^i^-^l 
üsljjw   Juj«i-J  <j   O-«'  L«  iLäli  jLk-l .'1   ^U  jti  . jlL,L-  ^^  ji  CIL!..U  |»jl«  jlS  ^^.« 

0^5^-  ^U  ^  ^  ^-Ul  J.  U^\  3U;b  'JV  :^-  J'  ^^^  ^^  i-J^ 

"Ci.^    ^5-ÄJl    AjjJl    J    1_^U_C    jlj    (^3i>j^.    V    jl    ü\_-l|    ^U.3    -i^^'-"^    ^'Iä.   "»-It    istsJl 

>lllj    dUCiJlj    *    VL-^^''     ^^"^'    *-^J    bj^-vJi     ^U.    Üy.     jl^3     ^_^    ^U     wf»-jl-l    •  1*.  :J3l'. 

cji^j  U  iiJlÄ^   /"M-Vl  iU  ,,l=>Lil    v«-<  A^l   ^U^  ^j-'^  i^Ut    V«  A=-V  ^ääJI  j_3-^" 
>.L.j::u-I     ji  y.^^    ^jl'ii    jo    jl    !jJL>tLwlj)  ^j^    lj^y--l    U.-    ^'    Ijyij    ^h5sJl    Iäa  ^ 

1.  Sic:  fort.-  :     --'a^      ~^"     .^J   j-^-'L  .UJI. 


dt's  musiilmans,  et  au  pacte  ((ue  j'avais  voloiitaircnieiit  coiitracte  avec  eux. 
Or,  j'ai  voulu  que  ces  hons  procedes  de  rallianco  l'usscnt  ratifiös  aux  yeux 
ile  quiconque  suit  ma  voie,  et  que  moi  et  tous  ceux  de  ma  vocatioii  fiissions 
engages  ä  nous  abstenir  detre  a  cliarge  ä  tous  ceux  i[ui  s'attribuent  le 
nom  chretien  et  qui  adherent  aux  diflerentes  sectes  ehret ienues,  et  que 
ce  pacte  füt  inviolable,  soleunel,  et  obligatoire  pour  tous  les  musulmans 
et  les  Croyants.  J'ai  donö  appele  les  chefs  des  musuhuaus  et  mes  priucipaux 
compaguons,  et  m'etant  rendu  garant  de  la  demande  des  cliretieus,  je  leur 
fis  cet  ecrit,  que  les  musulmans,  qu'ils  l'ussent  iuvestis  du  pouvoir  ou  nun, 
sont  obliges  de  couserver  d'age  en  äge.  Celui  qui  a  le  droit  de  Commander 
devra  accomplir  ce  que  j'ai  ordouue,  pour  remplir  coni'ormemeut  a  la  justice 
le  devoir  de  fidelitc  et  de  respect  vis-ä-vis  de  ceux  qui  out  soUicite  mou  pacte, 
et  etre  lideles  aux  obligutious  que  j'ai  coutractees,  aliu  qu'il  ue  soit  pas 
reprouve  pour  avuir  desobei  a  mou  ordre.  Le  peuple,  lui  aussi,  devra  s'abste- 
nir  de  leur  l'aire  ilu  mal,  et  accomplir  le  pacte  que  j'ai  cdulracte  avec  eux, 
afin  qu'il  eutre  avec  moi  par  les  portes  de  la  lidelite  et  contribue  au  bieu 
que  j'ai  fait  ä  ceux  ([ui  lout  merite  |)Our  avdir  secoude  ma  missioii  et  i'ail  la 
guerre  ä  ceux  ([ui  mc  coutredisaieut  et  qui  scaudalisaieut  les  liommes.  Et 
cela,  pour  qu'il  n'y  ait  aucuu  grief  de  la  part  de  ceux  qui  sout  l'oi^jet  de  ce 
pacte,  contre  les  parlisaus  de  l'Islam,  si  eeux-ci  agissaieut  contre  le  cou- 
tenu  de  cet  ecrit,  et  contre  la  reconnaissance  des  droits  quiis  se  sonl  ac(|uis 
sur  moi,  et  (ju'ils  ont  merite  d'obtenir.  i^.nliu,  ce  pacle  rappeile  (au\  (;ni\  auls) 

l'ATlt.   OR.   —  T.   XIII.  —   r.    '1.  (U 


P.  333. 


1310  IllSTOlRE  ^"KSTOniK.WE.  [2'.)0J 

C^j^   IAjC   pj]   o^U^   IL:^   yjfr-*3   'r'J^"   W-^'j    'i^-r^  *^-^3  kt^^  W-^3  ^J^l 


la  reconuaissance  des  bienfaits,  cniraiiie  la  generosite  des  scntiments, 
commande  la  oharitc;  il  eloigne  du  mal,  ei  il  est  le  chemin  de  la  sincerite, 
et  la  voie  qui  mene  ä  la  justice,  s'il  plait  ä  Dieu.  » 


cm.  —  Il  kcu 


IMT     IN     KDIT     DO.NT     VOlCl     I.  \     COl'IK. 


tt  Au  nom  de  Dieu  dement  et  misericordieux. 

«  Cet  edit  a  cte  donne  par  Mohammad  beii  'Abd  .\llah  ben  Abd  el-Mol- 
lalib,  Envoyö  de  Dieu  aupres  de  tous  las  Iiommes,  pour  anuoncer  et  avertir, 
et  charge  du  depöt  de  Dieu  parmi  scs  creatures,  pour  que  les  liommcs 
u'aieut  aucuii  pretextc  ilevaiit  Dieu,  apres  ses  euvoyes  et  sa  manifeslalioii, 
devant  cet  Etre  puissant  et  sage. 

Au  Seyyid  Ibn  HAretli  lien  Ra  li,  ä  ses  coreligionnaires  et  a  Ions  ceux 
qui  professent  la  religion  ohretiemie,  soll  i^ii  Orient,  seit  en  Occident,  dans 
les  contröos  prochaines  ou  dans  les  contrecs  lointaines,  arabcs  ou  olran- 
geres,  connucs  ou  iiicoiiniics.  Ci-t  eerit  qu'il  letir  a  redige  constitue  uii 
contrat  imprricux,  im  diploiiie  aulhentique  etabli  sur  la  cliarite  et  la  justice, 
un  pacte  iuviolablc.  Quiconque  observera  cet  edit,  montrera  son  attacliement 
ä  rislam,  et  meritera  les  meilleurs  bienfaits  que  l'lslam  promel ;  au  conlrairc 
loiil  liuiiimo  ([iii  II'  dölruira,  qui  violera  le  pacte  (jui  y  est  contenu,  qui 
Falterera,  i-l  qui  (l('-soi)eira  ä  mes  commandements,  violera  le  pacte  de  Dieu. 
transgresscra  son  alliance,  meprisera  son  traite  et  meritera  sa  nialediclion. 


[291]  cm.  —  IL  ECRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICl  LA  COPIE.  611 

j\     JD     ÜLLU      Ca-il—«     KJjMj     [L.f.~^     KJiXj     Uasl;      As'II^J      ol"      A,Ül      JyiJ      jlS      Cj^\ 

■y^    I^IS    Ju~»-    7-ciJi     \isij^_j    jL^pi    it^i^j    -yl^Lö    ^j--j3    (»v^^i   f»( — ''-^    (3^-'    (*r* 

i*^bj     J^     jj^^     j'j    ■**-■     j'     ^J>    j'    ^i^3    iS^^    ^^    Cf    iJ^^i    t/^-J    LS^-^    J 

•  ,_^  JaIj  ^_jfrLii_5  ij^y-^i  ^s~^-  y~'-  (**'"-'-'  i^"^-  J"*^  '^  (*r^  ^^■^ 


qu'il  soit  priuce  ou  sujet.  Je  m'engage  ä  faire  de  la  part  de  Dieu  alliance 
et  pacle  avec  eux  et  je  les  mets  sous  la  sauvegarde  de  ses  prophetes,  du 
ses  elus,  de  ses  saints  les  musulnians  et  les  Croyantg,  les  premiers  aussi 
bien  que  les  derniers.  C'est  cela  mou  alliance  et  mon  pacte  avec  eux. 

«  Je  proclame  de  nouveau  les  obligations  que  Dieu  imposa  aux  enfants 
d'Israel  de  lui  obeir,  de  suivre  sa  loi  et  de  respecter  son  alliance  divine, 
en  declarant  proteger  par  mes  cavaliers,  mes  fantassins,  mes  armees,  mes 
ressources  et  mes  parlisans  musulmans,  les  clireticns  jusqu'aux  plus  eloignes, 
qui  habitcnt  dans  les  pays  frontieres  de  mou  empire,  dans  quelquc  region 
que  ce  soit,  lointaine  ou  voisine,  en  temps  de  paix  ou  en  temps  de  guerre. 
Je  m'engage  ä  les  appuyer,  ä  prendre  sous  ma  protection  leurs  personnes, 
leurs  eglises,  leurs  chapelles,  leurs  oratoires,  les  ctablissements  de  leurs 
moines  et  les  demeurcs  de  leurs  anachoretes  partout  oü  ils  seront,  soit 
dans  la  montagne,  ou  dans  la  valleo,  ou  dans  les  grottes,  ou  dans  les 
pays  habites,  dans  la  plaine,  ou  dans  Ic  desert.  Et  je  protegcrai  leur 
religion  et  leur  p]glise,  partout  oü  ils  se  trouvent,  soit  sur  la  terre,  soit 
sur  la  mer,  soit  en  Orient,  soit  en  Occident,  avec  tonte  la  vigilance  possiitle 
de  ma  part,  de  la  part  des  gens  de  mon  entourage,  et  des  musulmans. 
Je  les  prends  sous  ma  protection ;  je  fais  pacte  avec  eux,  m'engageant  ä 
les  preserver  de  tont  mal  et  de  tout  dommage,  ä  les  exempter  de  tonte 
requisition  et  de  toute  Obligation  onereuse,  et  ä  les  proteger  par  moi-meme, 
par  mes  auxiliaires,  mes  suivants  et  ma  nation  contn^  loiit  eniiemi,  qui  m'en 
voudrait  ä  moi,  et  ä  eux 


V.  o:i4. 


612  HISTOIRE  NESTORIENNE.  ^292] 

♦  p.  335.  ^Lä  Vj  *  ij_^^  J^  ^  <*\^^'^i  (n-'.^-'  iS^  "r*^.  ^'^!j  -(n-^  cLsUl  jj  Uj 

^  -L^'  j'j  ^  r>^vi  i:^,  ^  ^^ün  ^1^1  jij  ji\  ^u  ^  j^^ii  cUi 

(V^   t>  (^   ^'^^'   "^'j  rf*:r;    >^.^   v>   ^    f-^  "^'-J  "^^^  ö^  C^  "^'-^  ^Laj 
<ij|  -y;   dX;   AÜ    ^>j   ^l»j     -^   .^^...wL-JI    J3L.   V3   Aa-L-Jl    öl   j^^   ^    j 

^   j^"  jj..  V_j  Ä-Ü'UVIj  jL»Jl  J»Ä>_  V   jlj   .'».Ul  <-iJ  ^    JU-j   <L-j  ^li>-j 

jl   i^^J!    ^  '  Li    jUa.VI    jfr    ^j::«Jl    «J^ljJlj    JL>J1    J    A>.y   jl    ^^y^'l    ^^j 

*  P.  336.    JUl  c^   j  Sjli)  j^.wJL^  Äilfrl  ^j^^  v-^  j'   i-*"  ^y  -J^  *  Ä_-  L,b  J  i^ftljJ  ^J 

.(♦j—ii  aj  ^„»Jar  Uj  Vi  fn--'^  ^-i   cj-**  ^J  ■^-^'  f»i'~*  "r*^  r»»'"^  ^.y*    '-t~'_  r  ^JJ 
1.  L^. 


«  Ayant  l'autorite  sur  eux,  je  dois  les  gouvernor,  les  preservant  de  tout 
dornmage  et  ne  laissant  pas  leur  arriver  quelque  mal  quil  ne  m'ait  at leint 
aussi,  avec  mes  compagnons,  qui  defendeat  avcc  moi  la  cause  de  Tlslam; 
je  defcuds  aux  coiiquerants  de  la  foi  de  leur  etre  a  charge,  lors  de  leurs 
invasions,  ou  de  les  contraindre  ä  payer  des  impöts,  a  moins  qn'üs  nV 
consentcnt ;  que  Jamals  les  ciiretiens  ne  subissent  la  tyrannic  et  l'oppression 
ä  ce  sujet.  11  n'est  pas  permis  de  faire  quitter  ä  un  cveque  son  siege  epis- 
copal,  iii  a  un  moine  sa  vie  monastique,  ni  ä  nn  anaclKurfc  -sa  vocalion 
erömitiquc ;  ni  de  detruirc  quelque  partie  de  leurs  cglises,  ni  dr  faire  entrer 
quelques  parties  de  leurs  bätimenis  dans  la  construetion  des  musquees,  oii 
dans  Celle  des  maisons  des  musulmans.  (^)uiconqne  fera  oela,  violera  le  pacte 
de  Dieu,  desoljeira  ü  son  Apülrc  et  s'eloignera  de  l'alliance  divine;  il  n'est 
pas  permis  non  plus  d'imposer  une  capitation  ni  uue  taxe  quelconque  aux 
moines  et  aux  evßques,  ni  ä  ccux  qui,  par  devotion,  se  vetent  di'  lainc  ou 
liabitent  solitairement  dans  los  iimiaagnes  ou  en  d'autres  endroits  isoles  de 
l'habitatiou  des  hommes.  Qu'ou  se  borne  ä  quatre  dirhenis  qu'on  dcniandcra 
cliaqne  annee  ä  cliaeun  des  autres  chretiens,  qui  ne  sera  ni  religieux,  ui 
moine,  ni  ermite ;  ou  bien  qu'on  exige  de  lui  un  vetemenl  en  etotle  rayee  ou 
Uli  voilc  de  turban  brodö  du  Yömen,  et  cela  pour  aider  les  musulmans  et  pour 
contribuer  a  Taugraentafion  du  Iresor  public:  .s'il  \\v  Iiii  ist  pas  lacile  de 
donner  un  vetement,  011  lui  en  demandera  le  prix.  Mais  que  ce  prix  ne  soit 
determiuö  que  de  biir  mnsi'nlement. 


[293]  CHI.  —  IL  KCRIVIT  UN  EDIT  DONT  YOlCI  LA  COI'IK.  G13 

\ij     Jiä:l:>      "y^    XjiJlj    <J:liJl     JI^Vl     ;^_jij    OliJlj    v^ijlj    ^_>^'     jilj"    r^-s^^'j 

LLLi    ^.iX    Vj    Iji'^    JLilj   *n^j^-«^3    ij^jV^    S*^    J^    <^3   <i'^    J-*^    VI   <^   J-*^ 
1.     Ji^  : 


«  Que  la  capitation  tles  chrotiens  qui  oiil  dos  revenus,  tjui  possedent  des 
terrcs,  qui  i'oiil  un  commerce  importaut  sur  mer  et  sur  tcrrc,  qui  exploitent 
les  mines  de  pierrcs  precieuses,  d'or  et  d'argent,  qui  ont  l^eaucoup  de  for- 
tune  et  de  bieus,  ne  döpasse  pas,  pour  rensemble,  douze  dirliems  par  an, 
pourvu  qu'ils  hahitent  ces  pays  et  qu'ils  y  soient  etablis.  (^)u'oii  n'exige 
rien  de  semblable  des  voyageurs,  qui  ne  sont  pas  des  habitants  du  pays, 
lü  des  passants  dont  le  domicile  n'est  pas  connu.  Pas  d'impöt  foncier  avec 
capitation,  si  ce  n'est  ä  ceux  qui  possedent  des  terres,  comme  tous  les  oc- 
cupants  d'heritages  sur  lesquels  Ic  sultan  exerce  un  droit:  i!s  paieront  ces 
impots  dans  la  mesure  oü  les  autres  les  payent,  sans  toutefois  que  los 
cliarges  excedent  injustement  la  mesure  de  leurs  nioyeus,  et  los  forcos  que 
les  proprietaires  depensent  ä  cultiver  ces  terres,  ä  les  rendre  fertiles,  et  k 
en  tirer  les  recoltes ;  qu'ils  ne  soient  pas  abusivenient  taxes,  muis  qu'ils 
payent  dans  la  mesure  imposee  aux  autres  tributaires  leurs  pareils. 

«  Les  hommes  de  notre  alliance  ne  seront  pas  tonus  do  sorlir  avec  les 
musulmans  pour  combattre  lours  ennemis,  les  attaquer  et  en  venir  aux 
mains;  en  effet,  ceux  de  l'alliance  n'entreprendront  pas  la  guerre,  et  c'est 
procisement  pour  les  en  decharger  que  ce  pacte  leur  a  ete  accorde,  et  aussi 
pour  leur  assurer  aide  et  protection  de  la  part  des  musulmans.  Et  meme 
qu'aucun  chretien  ne  soit  contraint  de  pourvoir  ä  l'equipement  d'un  seul 
musulman,  en  argent,  en  armes  ou  en  chevaux,  en  vue  dune  guerre  oü  les 


614 


iiisToiKE  nestorif,5;ne. 


^j^»     A_lc      a.«.>     4j 


'LUL- 


[294 
VI 


^L  VI  y.i:».-  Vj  c^uvi  ji*^  Ot>  ;j!^ii  u.  jb  ji^  j-  '^' 


■y.«-«    A»-'     ^>-^»='      J_) 


P-  •■!:!»<•    \y\^    J^     bj^Ol    ^il    p,;^    U^<j    l^J\    ^L*    ^J    o^i.iJ'^-J    *    (^^ ) 


^ 


®^^UI     ^^     \_y\S     y}j 

^   jl   ^jU:.>l   j^   ->^l  c^H^I  j'i 

^2^L_a)  L.  J  jl  ^^t  "^111   -V  prr:^^  J"^  ^  ^A^i.  "^J  ^J-'-^.  "^3  ^r^-.-;.  "^3 
^Jülj   »UJJl  Ja-   '^r^y-^  k5-*-'^   -S*'^    rvT*^   *-♦   j^~J— Jl   j_^_5   ^j-U—JI  ^b    L.  pjcj 


rr 


^_)jr  ^Lfr    1^    c^l    i_LaI   )s_^^    V3  .'^3-V-   "^   Lkki    UiCJI    j^    1^1^^,   V3 


1.  Sic;  l'orlu  :  aj»j  »ix      os   ,--».'U. 


Crovants  aftaquent  un  cnnenii,  a  luoins  qu'il  ii'\  contribuc  de  son  gre. 
Celui  qui  aura  bieii  voulii  faire  aiiisi,  et  contribuer  spontani'inent,  sera 
Tobjet  de  bi  louange  et  de  la  gratitude,  et  il  lui  en  sera  tenu  compte. 

«  Aucun  cbretien  no  sera  fait  musubnan  par  force  :  iVe  discutez  ({ue  de  la 
iiKiiiirri'  la  plus  honiu'-lr  ' .  11  laut  les  couvrir  de  l'aib'  de  misericorde,  et  ropousser 
loul  malheur  (jui  pourrait  les  alteiiulre  ])artout  oü  ils  sc  tronvent.  dans 
quelque  pays  qu'ils  soient. 

«  Si  Tun  des  cbnHiens  venait  a  commettre  un  crime  011  un  delit,  il 
laudrait  que  les  musulmans  hii  rduniissciit  Taide,  la  defense,  la  protection; 
ils  devront  excuser  son  delil  et  amener  sa  viclime  ä  se  reconcilicr  aver  Uli, 
en  I'engageant  h  lui  pardonucr  ou  ä  rccevoir  une  ran(,ron. 

«  Les  iiiusubnans  ne  doivent  pas  abaiidonner  les  chretiens  et  les  laisser 
Sans  secours  et  saus  appui,  jiarce  (jue  j"ai  fail  pacte  avec  eux  de  la  part  de 
Dieu  pour  que  cc  qui  arrive  d'lieureux  aux  musulmans  leur  arrivät  aussi,  et 
qu'ils  subissent  aussi  ce  que  subiraient  les  musulmans,  et  que  los  musulmans 
subissent  ce  qu'ils  subiraient  eux-nicmes,  et  cela  en  vertu  du  pacte  par  lequcl 
ils  ont  eu  des  droits  inviolables  de  jouir  de  notre  protection,  et  d'etre  defen- 
dus  contre  tont  mal  pnrtaiil  a1tcinl(>  ;\  leurs  garantics,  d(>  sorte  qu'ils  soient 
associes  aux  niusubuans  dans  la  boune  et  dans  la  niauvaisc  fortnne. 

«  11  ne  faut  pas  que  les  cbrctiens  aient  ä  soufl'rir,  par  abus,  au  sujel  dos 

1.  Coran.  xx.x,  45  :  ^^1  ^  ^c~"-  ^'   ^^-^^  >'  1^-'-^  %■ 


33y. 


[295]  r.Ill.  —  II.  KCRIVIT  UN  EDIT  DOXT  VOICl  LA  COPIE.  (115 

.J^iLdl    J^    4i.ll    Xj.    yi^    ^yj    3^      Lafij    'CÜl    A^p    v_i)li-    Jis    l^^    ^1 

(>•  -^J  ^1  f>Ti.-^j  (^J^*!  c'^  klr*  'c5^  3^  jn**lj-^J  f^.   '^,-«  J  Ijr^^l   jl  ^i 
*^  ll.i  dJJj   jy^;  V3  1_>^3^J  ^'i  ^1^  b-*^^.  j^3  V^^''  t/^   (n^  ^.y^J  är*-l— »-'^ 

>U:>    jl    V^j     jv*J->^3   ^^^~wL_«.l|   jj_^    -^J^^  <i    jy*^.   jl^  (V^   -*^l    fj^.  V    jl    jvjJj  »P.MO 

CJÜj  jD  |»j;^  As-L   L^Uj   Jj«j    v»i    .  wj^^l  ^    ^^  ^  '--^  V3  \j^^  jl  Cj^  jl 


1. 


iiiariages,  er-  qu'ils  nc  voiidraicat  pas.  Los  nmsulmaiis  iie  ilevront  pas  proudro 
eil  mariage  les  filles  chretiennes  contre  la  volonte  des  paronts  de  eelles-ci, 
ni  opprimer  leurs  ramilles,  si  elles  vciiaient  a  leur  refusi-r  les  liani-ailles  et 
le  mariage;  car  de  tels  mariages  ne  devront  pas  se  faire  saus  leur  agrenieiit 
et  leur  desir,  et  saus  qu'ils  les  aienl  approuves  et  y  aieut  consenti. 

«  Si  Uli  musuliuan  a  pris  pour  femme  une  chretieuue,  il  est  tenu  de  res- 
pecter  sa  croyance  cliretieune ;  il  la  laissera  libre  il'ecouter  ses  sup(''ri('urs 
comme  eile  l'entendra,  et  de  suivre  la  route  que  lui  iiidique  sa  religion.  Qui- 
conque,  malgre  cet  ordre,  contraindra  soii  epouse  ä  agir  contre  sa  religion 
en  quelque  poiiit  que  ce  soit,  enfreindra  ralliance  de  Dieu  et  entrera  en  rebel- 
liiin  contre  le  pacte  de  son  Apötre,  et  Dieu  le  comptera  parmi  les  imposteurs. 

(i  Si  les  chretiens  viennent  ä  avoir  bcsoin  du  socours  et  de  l'appui  des 
niusulmans  pour  reparer  leurs  eglises  et  leurs  couvenl.s,  ou  bien  pour  arranger 
leurs  affaires  et  les  choses  de  leur  religion,  ceux-ci  devront  les  aider  et  los 
soutenir;  mais  ils  ne  doivent  pas  faire  cela  dans  le  but  den  recevoir  retribu- 
tion,  mais  par  aide  charitable  pour  restaurer  cette  religion,  par  fidelite  au 
pacte  de  l'envoye  de  Dieu,  par  pure  donation,  et  comme  acte  lueritolre 
devant  Dieu  et  son  apötre. 

«  Les  musulmans  ne  pourront  pas  dans  la  guorrc  entre  eux  et  leurs 
ennemis  se  servir  de  quelqu'un  des  chretiehs  pour  l'envoyer  comme  messager, 
ou  eclaireur,  ou  guide,  ou  espion,  ou  ])ien  l'employer  ä  d'autres  besognes 
de  guerre.  Quiconque  fera  cela  ä  Fun  d'eux,  lesera  les  droits  de  Dieu, 
sera  rebelle  ä  son  Ap(jüe,   et  se  mettra  en  deliors  de  son  alliance;  cl    rieu 


r.  Ml. 


610 


HISTOIIU-:  XESTOKIKNXr: 


[29«l 


J  j»,Jb   ._^_  ^jy.\  ^^  J^^lj  .öJl^l   iL.   >V  <l>'    J_^j  <^"   ^  ^>: 


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^<L_   j.   .^Jt    J    V3   p^U^   V3  ^Üyl    iy>.   Vj   ;.V>1    :-l,il3   i->li    A^'    A,    jjo.^ 

j»,..b  J>;  y,  "  \<,j.  j'3  j»Ayu  "^3  pA^^  V3  JU-j  V3  J^  V3  -O'L..  pJ  'V._y:i 


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n'est  pei-mis  ä  im  iiuisulman  ivis-ä-vis  des  cliretiens)  en  ddiors  do  Fohöis- 

sance  ä  ces  prcscriptioiis  que  Mohanmiad  heu    'Abd  Aliali,  apötro  de  Dieu, 

a  edictees  en  faveur  de  la  religion  des  chretiens.  Je  leur  fais  aussi  des  condi- 

tions  et  j'exige  d'eux  la  promessc  de-  les  accomplir  et  d'y  satisfaire  comme 

le  Ifur  (irdonne  leur  religion.  Entrc  autres  clioses,  qu'aucun  d'eux  ue  soit 

eclaireur  ou  ospiou,  ni  secretenient  ni  ouverlemenl,  au  profit   d"un  ennemi 

de  guerre,   contre  uu   musulmau;   que  p6rsonne    d'entre    eux    no   löge    les 

ennemis    des    inusulraaus    dans    sa    maison,    d'ou    ils    pourraieut    attendre 

l'occasion  do  s'ölancer  ä  l'attaque;  que  ces  ennemis  ne  fassent  pnint   lialtf 

(laus  leurs   regions,  ni  dans  leurs  villagos  ni  dans  leurs  oratoires,   ni   daus 

quolque   Heu   appartenant   a   leurs   coreligionnairos ;  (pi'ils    ne  preteul   point 

appui   aux   ennemis   de    guerre   contre   les   musuhuans,   eu  leur  fouruissant 

des  armes,  ou  des  chevaux  ou  des  hommes  ou  quoi  (lue  ce  soll,  ou  eu  leur 

donnant  de  Ixms  traitemenls.  Ils  doiveut  lieherger  trois  jours  et  Irois  nuits 

ceux  des  musulmans  (|ui  foul  liallc  ein/,  oux,  av(>c  leurs  hiHes,  i'l  li'ur  olTrir 

partout  oü  ils  sc  trouvent  et  parlout  oü  ils  vont  la  uu'-me  nourrilure  dout  ils 

vivent  eux-memes,  sans  toulefois  (Mre  obliges  de  ?u]iportcr  d'auircs  chargcs 

genantes  et  onerouscs. 

«  S'il  arrive  qu'uii  miisulman  ait  besoin  de  se  caclier  dans  leurs  demeures, 
ou  (laus  leurs  (iralnircs,  ils  ddiveul  lui  di inner  riiospitalite,  lui  prßter  appui, 
cl  lui  fournir  de  leur  udurrituie  louL  le  tenips  qu'il  sera  cliez  eux,  s'efTor- 
(,ant  de  le  teair  caclie,  de  ne  ])oinl  pernuMIre  a  FiMMKMui  de  le  (bVouvrir, 
et  pourvdvaul  h  tous  ses  besoins. 


[297J  cm.  —  IL  ECRIVIT  UN  EDIT  DONT  VOICI  LA  COPIE.  617 


Ja,~-I         f-*-'i     (^J'~2- 

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O'ßj^ 

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Cf.  J^ 

iiLc       "y      A» ^.  ®  iljM        \,      An-, 

AÜl      J.^     iA-l)  ®  C^l*        \.      J^j 


1.  tv-^'>  vel  Lj  JJ.L.  —  2.  J.-i.  —  3.  J^'iU  ,.fj  JjL-..  —  ',.  ^j  J' 


«  Quiconque  transgressera  une  des  ordonnances  de  cet  edit.  ou  l'alterera, 
se  mettra  en  dehors  de  ralliance  de  Dieu  et  de  son  Envoj-e. 

«  Que  chacun  observe  les  traites  et  les  alliances  qui  oiil  ete  contractes 
avec  les  moines,  et  que  j'ai  contractes  moi-meme,  et  tout  eugagement  que 
chaque  propliete  a  contracte  avec  sa  natiun,  pour  leur  assurer'  la  sauve- 
garde  et  la  fidi-le  protectiun,  et  pour  leur  servir  de  garantie. 

Jusqu'a  l'heure  de  la  Resurrection  cela  ne  doit  etre  ni  viole  ni  altere, 
s'il  plait  a  Dieu. 

Cet  ecrit  de  Mohammad  ben  "Abd  Allali  qui  porte  le  traitt'  conclu  entre 
lui  et  los  chretiens  avec  les  conditions  imposees  a  ces  derniers  a  ete  atteste 
par  :  Atiq  ben  Abi  Qoliäfa ;  Omar  ben  el-IvliattAb;  Othmän  ben  'Atfän; 
'Ali  ben  Abi  Tälib;  Abou  dh-DIiarr;  Abou  d-Darda;  Abou  lloreira;  'Abd 
Allah  ben  Masoud;  El-'Abbäs  ben  Abd  el-Mottalib;  El-FadI  ben  el- 
'Abbäs;  Ez-Zobeir  ben  el-'Awwäm;  'Palha  ben  Obeid  Allah;  Sa'd  ben  Mo- 
'ädh;  Sa'd  ben  '01)äda;  ThamAma  ben  Qeis;  Zeid  ben  Thäbit  et  son  fils 
"Abd  Allah;  Horqous  ben  Zoheir;  Zeid  ben  Arqam;  Ousäma  ben  Zeid; 
'Omar  ben    Mazhoün;  Mosab  ben   ez-Zobeir;  Abou    '1-Ghi\lia;     Abd  Allah 

1.  l'robablement  aux  moines. 


(il8 


HISTOIRE  NESTORIRNNR. 


[2981 


P.  sis 


.*_£- 


u 


öM^  (^'  Cf.  \.^ 


>_r: 


JJL, 


.|vLJ!  A„lt  'C'üj  _^^ 
(^^  ö;   Jr^  j^   1^-'  iJ'  tT^-i^   -V^  "V^   cT"^'^   u'^-sj  (vUl   <~b  ^bil  pT 

^^^   ^^    I^UI    A_lt    "uU    cJl^j   -^^'^    (^    '^^   --"W^    ö*!    -vr^-l/-   W   -'^   l9~'' 
jv'   -i^.-«'    (j    v_i.U>J'    ^,-.J__Jl    ^^    t^^r"3    -J^r^    j^.     y}    ^"^^     -r*^'    tyjJ    ■'-'Jr'3 


^•0 


^ 


VI 


jLwl  ^\   IjlLo-  Jj   .UJl  <L.U    ^\    ^\    Uaa  JuLJI    aS  jJTUJI    >rr:«-y^.'   J^^J 


2.  In  margine  graphio 


O. 


,-.—  lAf 


»^1 


ben    "Aiiir   Ijcu    el-'As;    Abou    Ijodlieifa;    Kluiwät    bni   Joheir;    llai^iiu    lieu 
Olba;    'Al)d  Allah  ben  Hafäf;  Rab   ben  Ali\Hk;  Hassan  ben  Tliäbit;  Ja'far 
bi-n  Aiii  'rälib;  a  ecrit  aussi  Mo'äwia  ben  Abi  Sofiän. 


CIV.     —     liKClT 


IIK     \.\ 


MOliT     UK     I  MciIIWlMAD  ,     Ol  K    l.V     PAIX     SdIT    Sl  H     I.VI. 


Puis  Mohammad  (qiic  hi  paix  soit  sur  lui)  iomha  niahide;  comme  les 
fideh's  ciilraienl  chcz  lui  pour  avoir  de  ses  nouvelles,  il  ordonna  ä  Abou  Hakr 
i)en  Abi  (^)oh.'\ra  de  Icur  faire  reciter  la  priere  ä  sa  place.  II  niourut  en  99.") 
d'Alo.xaudre ',  anuec  cn  huiuollo  ri''i>'na  sur  les  Perses  Yazdgerd  fils  de  Sah- 
ryar ;  il  avait  repfue  —  que  la  paix  soit  sur  lui  —  dix  ans  et  quelques  mois. 
Abou  Bakr  Atiq  lui  succeda.  Les  musulmans,  d'abord  divises  k  son  sujet, 
s'accorderenl  ensuite  sur  sa  succession. 

Le  catholicos  Isö'yahb-  avait  envovö  au  Proph^te  —  que  la  paix  soit  sur 

1.  Ici  Fauteur  semble  se  contrediro.  L'an  995  des  Grecs  repond  ä  l'annee  684  de  notre 
ere,  landis  que  Yazdgerd  rögna  le  (i  juin  (>32.  Elie  de  Nisibe,  apud  Barhebr.,  Chron. 
Ecclcs.,  II,  col.  12'»,  n.  1,  place  exactcment  la  mort  de  Mohammad  et  ravc'iicment  de 
Yazdgerd  en  la  onzieme  annee  de  l'Uegire,  qui  commeiK^ait  en  ü'.Vl  de  notre  ere.  Bar- 
hebrmus  {Ilistoire  des  Dynasties,  p.  162)  place  sa  mort  en  la  dixieme  annee  de  l'Hegire, 
qui  commeniviit  en631.  ("f.  ci-dessus,  p.  600,  n.  2.  —  2.  Sur  linvalib  II,  vnir  ci-dessus, 
n"  XCIII. 


[299i  CIV.  —  RKCIT  DE  LA  MORT  DE  MOHAMMAD.                        filO 

iJjLsh]         Jl  jL^s-Vi      ^lUj      ij'bj     .Cjlt     ^jiilj      jüj      .jLi_«      <_Ü— i      JJ>^^      )M     ■UaS 

l;_^  dU-Lj  dLLJI  (ly^'H  '  tj^l    ol  j;^L"l=Jl   JUs    JLJL    "Cj.yj   i^j-^    ^-3^3  ^'^ 

j»^:i  Jl  JliuVL  |*yi^  J  ^.Ä!l   ^jL=l'l  ljJÜ5  -^'  ^^'3  A'aä^  J-oIj  ^^i 


Aj- 


lui  —  des  preseut.s  et  millc  stateres  d'argent  avec  Gabriel,  eveque  de  Mai- 
san,  homme  vertueux  et  savaiit'.  11  lui  ('crivit,  lui  demandant  d'iHre  hien- 
veillant  envers  les  chretiens.  L'eveque  Gai)ricl,  ötant  arrive  ä  Yathrib,  apres 
la  mort  de  [Moliammadl,  oil'rit  ce  qu'il  avait  apporte  ä  Aliou  Bakr,  et  lui 
fit  counaitre  la  Situation  des  sujets  de  l'empire  persan,  et  ce  dont  avaient  ä 
soufTrir  les  chretiens  de  la  part  des  armees  arabes ;  11  lui  exposa  que  les 
chretiens  etaient  tributaires  des  rois  persans,  ([ui  etaient  cn  guerre  avec  les 
Grecs.  II  ecouta  son  discours,  regut  les  presents  et  se  rendit  garant  de  ce 
qu'il  desirait.  L'i'vequo  retourna  lieureux  du  succes  de  sa  mission  auprös  du 
Catholicos. 

Kall  el-AhbAr-  voulut  irriter  Aliou  Bakr  (([ue  Dien  lui  fasse  misericorde) 
contre  les  chretiens,  disant  qu'ils  pretaient  secours  aux  Perses,  qu'ils  etaient 
avec  eux  ä  la  guerre,  et  qu'ils  avaient  de  l'inclinatiun  pour  les  l^lhinpiens, 
parce  qu'ils  mangeaient  comme  eux  la  viande  de  porc.  Mais  il  ne  lit  pas  cas 
de  ses  paroles,  n'estima  pas  son  discours  et  repoussa  ses  dires  mensongers. 

Quand  Yazdgerd  apprit  la  demarohe  du  catholicos  Isö'yahb,  il  le  fit 
appeler  et  lui  fit  de  vifs  reproclies.  «  Tu  m'as  trahi,  dit-il,  tu  as  prete 
secours  ä  mon  ennemi  en  l'aidant  de  ton  arffent.  »  Le  Catholicos  lui  re- 
pondit  :  «  Toi,  ö  roi,  et  tes  predecesseurs,  vous  etes  notre  honncur,  notre 
couronne  et  le  diademe  de  notre  gloire.  Les  Arabes  contraignaient  les 
chretiens  qui  sont  dans  leur  province  a  passer  ä  leur  religion  ou  ])ien  a  payer 

1.  Ce  serait  ce  Galjriel  qui  en  (J05  assista  au  synode  de  Grei;oir('  iSt//i.  Oru'nt., 
p.  478).  —  2.  Nom  d'un  juif  ct'lebre. 


I'.  :!'i 


620  HISTOIRE  NESTORIKNNE.  [300] 

^-15C    jL    «Jl    ^Aij    :>^:t/.   -r-^    vj^*    '(^C^    ^^    ■^^"r^    "^-^^    ^.•^'^''    vi    p^^ 

.JjjJl    ^i>t^V    ^^'1    jj^Vl    ^jU    cl;.    (.13    .K^:^    ^r-    Ü^S 
^     ^|>J1    JJpJ    ^i'MJ'     j^    ._,lki...li     ^^    ^^    iA»     ^Vl     J3J    ^<;    j'}    jyi 

.jLL-     jl    ^>   i»j«   (»U     Jl   ^-i/^'   *-^-^   is^i   ■^^'^    J'_p-'   'd*3c<    L. 
p.  :!'ic.  cit-J    lA(i^  •O  ^.,::5Cj   *  i^jUaJI   .^^— ;   «J^li-j   jJTIä!'    -rrf-J^)    Vl* 

^--.n^J    ^IaJI  ^UV    jr->*^^    ^^   V^^^'    J:    ^»*    ^'^   -*^    Cy   ^^   '-^ 
i«jj    1^    i-^U     ^L— 3     IjjJLL.    >iÄ--j    L^^    1-y-    «.^^     ljl_.L^3    1,j'Lj3    Ij^    (jJrUJlj 
AjJ    >UC;3    -u:^    j^3    ."iAaI   <ci    LJ^    LCl»1.    (.^UVl    jl^   l,^    ji^   ^    .pJ   iiiy^ 

1.  Forte  (jÄH^Jj- 


une  capitation.  Ouaud  j'eus  appris  cela,  je  nie  suis  eHorce  de  rassembler 
une  faible  sonime  pour  la  leur  envoyer.  II  n'etait  pas  possible  que  je  les 
abandonnasse  dans  une  aussi  penible  Situation;  aussi  bien  est-ce  pour  cela 
que  j'ai  ete  place  a  leur  töte.  »  La  colere  de  Yazdgerd  s'apaisa  alors;  il 
lui  ordouna  d'ecrire  aux  populations  chretiennes  voisines  des  Arabes,  de 
s'eloigner  de  ceux-ci,  et  de  preter  du  renfort  h  ceux  qui  iraiont  les  coni- 
battre.  Le  Catliolicos  fit  des  voeux  pour  le  roi,  et  se  retira.  11  ne  cessa  de 
menager  habilement  les  ailaires,  qui  etaient  alors  dilliciles,  ä  cause  du 
changement  des  empires. 

AIpou  Hakr  inourut;  'Omar  Leu  el-KliallAli,  (|ui  lui  succöda,  oonquit  les 
pays  el  fixa  le  taux  de  limpöt  foncier  selon  la  richesse  des  babitants.  Cette 
taxation  subsista  jusqu'aux  jnurs  de  Mo'Awya  ben  Abi  SofiAn  '. 

IsO  yalib  le  catliolicos  alla  trouver  Omar,  el  lui  parla  au  sujet  des  chic- 
tiens;  'Omar  lui  accorda  un  6dit '-  dont  voici  la  copie  : 

«  Cet  ödil  a  i'te  accorde  parle  serviteur  de  Dieu^  Omar  ln'u  ol-Khatläb, 
prince  des  Croyauts,  aux  liabitanis  de  Söleucie  et  de  Nähr  Bir  *,  ä  leur  catlio- 
licos, ä  leurs  prötres  et  ä  leiirs  diacres,  sous  forme  d'engagemenl  inviolahle, 
de  diplöme  public,  d'acte  sigiie,  ])orlanl  protection  permanente.  Quicomiuo 
l'observe,  sera  attache  ä  la  religion  musulmaue  et  sera  digne  de  ce  quelle 
contient.  Au  contraire  tout  Iiomiiie  musulman  et  croyant,  qu'il  soit  sultaii 
ou  sujet,  qui  liii  portera  atteinte  en  violaut   le  pacte  qui  y  est  contenu,  oii 

1.  Ce  calil'e  regna  de  üfil  ä  (i80.  —  2.  Cf.  Mari,  p.  ('>2.  —  3.  Ou  encore  :  par 'Abd 
Allall.  Abd  Allah  ötail  i^a  surnom  du  Calife.  —  '».  F.ecture  conjecturale.  Ne  serait-ce  pas 
Neliargour,  region  entre  Maisan  et  .Miwaz? 


[301]  CIV.  —  REGIT  DE  LA  MORT  DE  ^lOHAMMAD.  621 

j]   ji^  ülkJL   L;^^:....«  «ciJbj  L^i;    <Jül  .x^J   jl^  «^   ^^1  U   ;_$jL«r«  'ii]li»-3  '^   S-^^ 
i>  ^l^  /^    .L.L.  V^^-'-'i  r^'V^.'  r^'L-'i  r<-^''  o^  :.rr-^--J^ 


•  H 


^  >^j-3  •^-'  ^"^  t>«  ^J^J    r^^-"j  j^^i^^j  r  y-5  r 


(^4.-5    (^"V-  -5"^   '-'^    r^    ^■'^^   f-^''-J   J.»^       J^'   j' 


^^y.^i      ^^U'3 

V3   -VfL-Ji    'U;    J\    (*.<J^    J;^    ^    ^^Jo    V3    .-^^^^    J^i-«    <»-:    V3    p.d_j,L?    !;_»_. 

«-•   ^j^^'l    !küx;  V3  .^j'il  jliasl   ^  «-d«  ^,Lw—   ^^lnJ  ^_,-j,j'-'   Vj  .  'vf>y — J'  JjLl. 

-U  ö.:l-a:l|   iL     >    --l^    -^    j~^\     ^.    V«   ._'^Ji  ili'M*.'    ^.At    ,  "     -^LJI 

J.  ^XUVj.  -  2.  Sic  in  ms.;  lege  :  5^.'*"  ^^'  -V  >'  '-r'-'^   _r'"  j-"  J  vide 
p.  612., 


l'alterant  et  en  transgressant  ses  prescriptions,  se  separe  de  Talliance  de 
Dieu  et  meprise  ses  droits. 

«  Apres  cela,  je  fais  alliaiice  et  pacte  avee  vous  de  la  part  de  Dien,  et  je 
prends  votre  vie,  votre  fortune,  vos  familles  et  vos  gens  sous  la  sauvegarde 
de  ses  prophetes,  de  ses  apötres,  de  ses  elus  et  de  ses  saiats  musiilmans, 
et  je  me  porte  garant  de  votre  securite.  Je  me  suis  engage  ä  vous  proteger 
par  moi-meme,  par  mes  auxiliaires,  mes  satellites.  mes  compagnons  qui 
defendent  le  cojur  de  l'Islam  contre  tout  eiiuemi,  qui  men  voudrait  ä  nioi 
et  ä  vous.  Je  defends  aux  conquerants  de  la  foi  de  vous  etre  ä  charge  lors 
de  leurs  invasions'.  Dans  toutes  ces  dieses  vous  ne  serez  ni  rnolestes  ni 
contraints. 

ff  Aucuu  de  vos  eveques  ni  de  vos  chefs  ne  sera  depose.  Vos  oratoires 
et  vos  eglises  ne  seront  pas  detruits;  on  ne  fera  entrer  aucune  partie  de 
vos  bätiments  dans  la  construction  des  mosquees.  ni  dans  celle  des  maisons 
des  musulmans.  Aueun  dentre  vous,  qui  sera  en  voyage,  ne  sera  inquiete 
dans  quelque  pays  que  ce  soit.  Vous  n'etes  pas  obliges  d'aller  avec  les 
musulmans  ä  la  guerre  contre  leurs  ennemis.  Aucun  chretien  ne  sera  con- 
jtraint  de  se  faire  musulman.  d'apres  la  revelation  que  Dien"  a  fait  desccn- 
'  dre  dans  son  Livre,  oü  il  est  dit  :  «  Point  de  contraiute  en  ce  qui  concernc 
"  la  religion.  La  voie  droite  se  distingue  de  Tegarement  d'une  fa^on   ecla- 

1.  Le  texte  est  ici  trouble.  Xous  l'avons  retabli  selon  la  legon  inserce  ci-dessus.  p.  (il2. 


'  V.  :«<). 


622  IllSTOIRE  NKSTOHIENNE.  [302] 

!"•  »''«■  <iii  A,^  ju.<;  Aü  dUi  s_a)u-  ^  .  ^  d-^  Xii^  ij^X»-*i  ^ J.1  ^^j  * 

®^l   Ali   v_ä)U.-j  A-b   4JJI    ^^^   J.»Ä-   -y^)  4iL^3 

^Ul      /^     A=-V     LL^     |»j1,     A=-I      j_^^     VI     p^U-      Jj^     ^Jj     .^M-Vl      Ij^r-^J      l_^»iL^lj 

ij_»-i._LJI    ^^^    ^^r^    ^-^    ö*    \-^-:>-\    Ij-^y   Vj    .ÄJ3    bjc    j'    ■Ls^    ^^i    ^    j«-^ 
®Ul<;-  V3  Ta^VI  ^   Ia^I  I^U-  V3  .  JUj  Vj  ^L^   Vj   ^^U  i^lt  w.   j^LJI^ 

V3    iji-^,    jl    ^'J^    Jj    j»*-^    (^-^    J^l    'liJ_i.l     ^l|     jj^L_JI     ^h^-l    jl    (^Jlfij 
1.    »J.Jifi  ..    —  2.    »».~.tj  .. 


«  tante,  »  el  aillcurs  :  «  Ne  discutez  que  de  la  maiiici'L"  la  plus  hoiinete  '.  » 
«  Mes  mains  eloigneront  de  vous  tout  mal  partout  oü  vous  serez.  Qui- 
conqire  agira  contre  cola,  violera  le  pacte  de  Dieu  et  son  alliance  et  le  pacte 
de  Mol.iammad  (que  Dieu  le  licnisse),  et  agira  coutre  le  coutrat  de  pro- 
tection de  Dieu. 

«  lls  ont  merite  que  nous  fissions  avec  eux  le  pacte  de  ne  pas  verser 
leur  sang  et  de  les  defendre  contre  toutc  injustice,  parce  qu'ils  ont  ötö  siu- 
c^res  avec  les  musulmans,  ({u'ils  leur  ont  fait  du  Inen  ei  (ju'ils  leur  ont  pnHe 
appui.  J'ai  uns  condition  ä  leur  imposer,  ü  savoir  que  personne  d'entre  eux 
ne  se  lasse  cspion  ni  sccretcmcnt  ni  ouvertenient  pour  le  compte  d'nn  onnemi 
en  tcmps  de  guenr  contre  un  inusulniau :  (|ue  personne  n'abritc  un  ennemi 
des  musulmans  dans  sa  demeure,  oü  il  pourrait  attendre  Toccasion  de  s'^lan- 
ccr  a  l'attaque;  qu'ils  ne  pretent  pas  appui  aux  ennemis  de  guerre  contre 
les  musulmans,  par  un  coiicdiirs  hoslilc,  cn  leur  l'ournissant  des  armes,  des 
clicvaux  et  des  liommcs;  qu  ils  nc  servciit  pas  de  guide  t\  reniicini  v\  (|u'ils 


n'aiciit  pas  d'intclligences  avec  lui. 


"  S'il  arrive  qu'un  des  musulmans  ait  besoin  de  sc  rcfugier  clic/  ciix 
dans  Icurs  demeures,  ils  doivent  le  cacher,  nc  pas  permettrc  k  l'enncmi  de 
l'atteindre,  lui  pretant  appui  cl  le  Iraitanl  liicn  tani  (ju'il  scra  clicz  eux. 


1.  Cloran,  11,  2r)7;  et  xxix,  'i5. 


[303]  CIV.  —  RKCIT  DE  LA  MORT  DE  MOHAMMAD.  623 

Jl  UlJUj  ijj^^l  iÄ*    V«  j5-i  j,  1^  Ji^J-^  ^y*s  ^Ap  is^  U-o    ^  ^j-*^.  "^'j 

^Ul   j^    ,^jL-sJlj   jLjbJlj    jLs-VI   j^b   oÄ_i-l   j_5ill    J^ijJb   .5^1   »^'o"   pj^j 


1.  L^i..  —  2. 


xju;.. 


,1^    •V::**-"^- 


«  Ils  ne  negligeront  aiicune  de  ces  oonditions,  qui  leur  sont  imposees; 
quiconque  violera  uue  de  ces  clauses  oii  ralterera,  se  mettra  liors  de  la 
sauvegarde  de  Dieu  et  de  son  Apotre,  que  la  priere  et  la  paix  soient  sur  lui. 

«  Ils  doivent  encore  accomplir  les  pactes  et  les  alliances  qui  ont  ete 
contractes  avec  les  poiitifes,  les  meines  et  les  peuples  chretieiis  qui  ont  uu 
code  sacre. 

«  J'affirme  ii  nouveau  Talliance  que  Dieu  a  conclue  avec  ses  prophetes  dans 
la  foi,  par  raccomplissement  de  ces  promesses,  en  quelque  lieu  qu'ils  soient. 
Moi-meme,  j'accomplirai  ce  qui  m'engage;  aux  musulmans  d'oJjscrver  aussi 
cc  pacte,  ä  cause  de  sa  notoriete,  et  de  Ic  faire  respecter  jusqu  ä  l'lieure  de 
la  resurrection  et  jusqu'ä  la  fin  du  monde  ' . 

«  Teraoins  'Otlnnän  ben  AfTän  et  El-Mogliira  ben  So  ba  en  la  dix-sep- 
tieme  annee  de  rHetrire.  "  » 

Quand,  la  quatrieme  annee  de  son  califat,  'Omar  envaliit  la  Syrie,  ä  son 
approche  de  .Jerusalem  %  les  habitants,  accompagnes  de  leur  eveque,  sor- 
tirent  ä  sa  rencontre  '  et  prierent  pour  lui.  Ils  lui  demandcrent  d'empecher 

1.  Cet  cJit  parait  etre  le  sommaire  de  l'ecrit  attribuc  ä  Mahomet  (voir  ci-dt'ssus, 
n°  CHI):  il  est  donc  probablement  aussi  apocryphe;  mais  ces  deux  faux  coiitiennent, 
pour  les  obligations  imposees  aux  cliretiens,  des  clauses  de  Tacte  de  la  capitulation  de 
Jerusalem,  renouvelees  dans  le  Statut  des  cliretiens  de  Syrie  redige  par  le  calife  'Omar. 
—  2.  La  dix-septieme  annee  de  l'Hegire  commencjait  en  ()38  de  notre  ere.  —  3.  'Omar 
ne  fit  pas  en  personne  le  siege  de  Jt^rusalem;  11  envoya  jilusieurs  de  ses  liculenanls, 
dont  'Amr  ben  el-'As.  —  4.  Cf.  Barhebr.,  Chron.  Si/r.,  ed.  Bedjan,  p.  10«;  Michel  le 
Syrien,  t.  II,  p.  425;  Hist.  du  Bas-Emp.,  LVIil.  ;■  .\LV  et  suiv. 


P.  3.)0. 


624  mSTOIRE  NESTORIENXE.  [304 

^^--    J    ^i    \j\y\    *i    c^ij   .1,;    j^3   öaU)  ^yc}\    cL:ö   ^Ij  dUi  ^11  1^^^^* 
jL-L-  ^.J   «L^j^  j  Ast — •  Ijj     J^   ji  ^'ij   «LI  i^^JU-  Ij)   aIsIj  l^^li-jj  aJä.  fnUlj  L»j 

-»^'     i^U — »     .  dJ  j      V«    w^ÄJuj     ha...     UL'      -j     Lwl»    -Uc-lj    iaiL-      -«^     Aj     ^1    L«      ^     U.ls 
^,*Ä     ^1     v_^_J     .vJU-li     «Ul     JjJlfrlj     (.1^1     ipjJls     .AjJli,     ^^jLaJI     J^Ja*     »DI    iJjb    ^ 

.^U    j:,.l,j   __^l   w-j  ^2fr-'   -r^   •>Ls>UJI   J  <j^  ^^L^j  Jy  -T  .0 


'  P.  361. 


1.  aäL;— '  —U;;.^'  ex  i— o'U  jiu'uit  (mortuus  estj. 


^^ 


les  Juil's  de  desceniJre  daiis  hi  viUu,  a  nmins  dy  acheter  des  maisons.  JI  exaiiva 
leur  demande  et  empecha  les  siens  de  faire  du  mal  ä  la  ville  et  ä  ses  liabi- 
tauts.  Ceux-ci  lui  ouvrirent  les  portes  ' ;  il  leur  accorda  uu  edit  portant  Ic 
pacte  qiril  contracta  avec  eux.  Apres  6tre  restc  dix  joiirs  dans  la  ville  et 
avoir  doiine  des  ordrcs  pour  y  bätir  ime  mosquee  sur  la  j>lace  du  (oinbeau 
de  Salduion,  ills  de  David,  et  uiie  citadelle  a  cuto  de  la  niosquee,  il  pailit 
pour  Medine;  il  noniina  ■  Mo'äwya  ben  Abi  SoiiAu  gouverncur  de  Syrie. 
On  bätii  cc  qu'avait  ordonne  'Omar:  mais  rödilice  tomba;  on  Ic  rebAtit  cl  il 
tomba  cncore.  Les  musulnians,  ötonnes,  en  domanderent  la  cause  aux  .luifs, 
qui  leur  dirent  :  «  Si  l'on  n'arrache  pas  la  croix  qui  est  arboree  sur  le  Moni 
des  Oliviers  vis-ä-vis  de  la  Syrie,  le  bAlimenl  ni-  tiendra  janiais  dcbout.  » 
Les  clireliens,  qui  furent  contraints  de  la  renverser,  la  lirent  desceudre  avec 
lionneur.  Alors  la  recoustructiou  du  bätiinriit  se  maintint  solidement. 
Omar,  ä  qui  on  ecrivit  cette  nouvcllc,  cn  l'ul  IVappi'  d'rtonnement ;  il  mou- 
rut  apres  avoir  6t6  calife  pcndant  dix  ans,  sepl  mois  et  irois  jours''. 

CV.   —   Rkcit   i>k   ia   moht   DK   Mah   Iso'yaiih  C.atiioi.k:os '. 

A  la   suile   du   dilTerend  survrnu  fnlrr    les   liabitants  de  Nisibr    et   li'iir 

1.  En  048  dtes  Grecs  (637),  seloii  Elie  de  Nisihe,  apud  Barhebr.,  Cliron.  h'.cciea.,  coi. 
124,  n.  1.  —  2.  Cf.  Barhebr.,  Ilisloire  des  Dynasties,  ed.  Salliani,  p.  173.  —  3.  Dix 
ans,  six  mois  et  dix-sept  jours  (Barhebr.,  loc.  eil.,  p.  175).  'Omar  regna  de  63.')  ;'i  645. 
4.  Cf.  'Amr,  p.  5."J :  Uii  niiovo  testo...,  p.  2(),  27. 


[305]      CV.  —  HKCIT  DK  LA  MollF  DR  MAU  ISO  YAIIH  CATHOLICOS.         625 

•Jjj   Ks-*j   4.Ui  ^A!    Cj'^i    \j    J<'-^^    j'-^    ^ ^^  ^^   u'-^j  ^"^  -i^rr^   JIä-'I   r!"^^ 
A_^  ^^1   ^iL^lj   .^LiJl  _iM:L^l   ^^  l*Lli-  ^11   .^^\i  1>U1  ^^  J^lj  .Jb. 

•CJLUs-    b-L.    ^03    .  V-5^    ^--;    i„^^    ■*—'-    ic|yj    •/v*-*'^    ^—jjjüj    cJ^Ji    -^^    ■*Jj.~i3- 
C-i03    .«-j^x)!    c^'j    .    r-y^\     V»    ^^J    j^     V    <}~~^i   i^,-Ä.M    jv>-^ — »-'    '"^    ^^'    l5J 
1.  Ex  :  ui.aai»(  scholaris. 


metropolitain  Isaac',  Isö'yahl)  (piilta  Seleucie  ponr  allor  ä  Nisibc  afin  de 
mottre  l'accord  entre  eux.  II  toniba  malade  a  Guedan,  et  mourut.  C/est  la 
qu'il  ful  inlimne,  —  ([iie  Dieu  saiulifie  son  ;\me.  —  Ainsi  la  mort  le  delivia 
des  mallieurs  et  des  tristesses  doiil  il  avait  el-e  accable  a  la  suile  du  hoiilever- 
semeiit  de  Teinpire,  et  des  oiitrages  auxquels  il  avait  ete  cii  bulle  depuis  sa 
venue  au  pavs  des  Grecs,  uü  il  avait  eelebre  la  luessi'.  La  l'amille  de  Yazdiu 
se  cbargea  de  sa  sepulture.  11  avait  ete  catliolieos  pendaul  dix-ueiif  ans  el 
six  mnis";  il  etait  bon  de  caracteie  et  il'un  naturel  doiix.  Ou  ue  put  lui 
reprocher  que  la  durete  de  ses  disciples  envers  les  ecoliers. 

De  ses  jours  les  Aralies  couquirent  Hira ',  oü  ils  luassacrereut  les  Perses 
qui  s'v  trtiuvaienl;  et  ils  bätirent  Koul'a,  qui  s'appelait  'A([i>ula  avaut  sa 
coiistructiou.  11  en  a  ete  de  uieme  de  Basra,  qui,  des  jours  de  Omar,  a  ete 
bätie  et  appelee  ainsi  apres  la  cunqu(M('  de  Oubla  et  de  Maisari. 

1..  Auqui'l  Isc'iyahb  tl'Adiabene  ecrivit  des  leltrcs  pour  lui  n'Cdnimandor  los  iieslo- 
riens  de  Jerusalem  et  pour  lui  annoncer  son  intronisation  (voir  /si! ' i/ahh  III,  I.ihcr  l'.pist., 
ed.  Duval,  p.  215,  210).  —  2.  Dix-neul'  ans  selon  'Amr.  Suivant  untre  autcur,  Isciyahh 
est  mort  en  t)'i6/7,  ayanl  ete  elu  on  628;  selon  Klie  de  Nisibc  apud  liarliebr.,  Chron. 
Eccles.,  11,  eol.  12S,  n.  3),  en  M'Sl^i.  —  3.  Cf.  Un  nuovo  leslo....  p.  .■i2,  Xi:  VXw  de 
Nisibe  (apud  Harlicbr..  loc  i-il..  eol.  12''i,  n.  li;  jjarlicbr.,  Itistoüc  des  Di/nnstics, 
p.173-174. 


T.    XIII.    —   I'.    H.  >,{ 


626 


HISTniiti;  M-.SIOIUKNM-:. 


[306] 


fij\  diu  ^^iy'  j 


cr^' 


L^l  i^lU^   ,,il£.   ^' Jl    O^-^S    -^Iä- 


U         Y-^jT>,      S-^^     l-o-'      ,*^V^     iÄA     J 


^k-.|yi  jjb   ^-l'l     ^^''   ^b-^i    rj^^'  '"^'y  ^^Ij-s  ^^r*  ^•~'^  ir^i  ■^::£X^  ^   Jlli 
'i>3 ji-  ^'J  •ü?UVI    >«—   L-Ij  .JI3V'  SiL^  i«-Üi  j  jyC«^;^  ^  V3  JU'     ^^    »* 

1.  iT-y"  t'x  Um>  vespera. 


CVI. 


lIisToruK   ii'Ili:ii\(:i,ii  s,    icMTEnKiu    iii:s  Ghkcs. 


En  ces  jours'  lleraclius,  ayaul  appris  co  qui  etait  arriv('  ä  ses  partisans, 
et  la  conquetc  par  les  Arabcs  de  rempiro  des  Perses,  rasseiiilila  lous  los 
eveques  de  Syrie  ä  Anlioclie  et  Icur  d(!maiul;i  d'exprimer  Iciir  opinioii  toii- 
chant  les  Arabcs,  qui  vcnaieiit  d'apparailre.  et  touchant  leur  regne;  et  quelle 
allusion  v  l'aisait  FEcriluie.  Cliacnn  d'cux  dit  sa  pensöe.  II  dit  alors  aux 
eveques  reuuis  et  ä  ses  generaux,  qui  etaient  presenis  :  «  Ce  peuple  est 
comme  le  soir  qui  tient  le  milieu  entre  le  jour  et  la  nuit,  et  n'est  ni  clair  iii 
obscuf;  de  nieme  ce  peuple  n'est  ni  eclaire  par  la  lumiere  de  Xotre-Seigneur 
le  Christ,  soleil  de  riinivers,  ni  plonge  dans  les  tencbres  de  ridolAtrie.  » 
Apres  cc  discours.  les  eveipics  rinfonnerent  de  la  benediction  (prAliraliain 
avait  donnec  ä  Ismael  et  dont  parle  le  l*enlateuque'  et  lui  dirent  «pie  l'ap- 
parilion  de  leur  regne  devait  avoir  lieu  necessairement. 

Ileraelius  ordonna  ä  ses  gens  de  ne  pas  s'opposer  ä  lOrdie  de  Dien  en 
liithinl  avec  ec  peuple,  niais  de  se  liorner  ;'i  di  lemln'  les  viiles  et  les  pin- 
vinces  qui  leur  etaient  confiees,  et,  dans  le  cas  011  on  l'exigerait  deux,  de 
]>aycr  le  Irilml.  II  qnilta  la  Syrie,  sans  espoir  de  la  eonserver '.  II  aliandonua 
aussi  l'Egyple,  .Xisihe  et  les  regions  d'alentonr,  et  sc  retira  ä  Cunstantinnple. 

1.  Cf.  Barhebr.,  Cliron.  Si/r.,  p.  96-97.  —  2.  Cf.  (jen.,  xxi,  13  et  18.  —3.  Cf.  H.n- 
Jiebr.,  //ist.  ilr.s  Di/ntisiirs,  p.  J74:  Cliron.  Syr.,  p.  102;  Micliel  le  Syrien,  t.  II. 
p. 'ri'i. 


[307]  CVl.  —  IllSTülHK  rVIlERACf.ll'S,   EMPF.RKUll  DKS  GHECS.  027 

siXl"    i_[fi>\      ,S'   ^Uu'j    i^  ,=-    L«o    U».«oL«    l_J  1    A."  .'.■'j.",'a...ä'l      Ji      ^«j  L>3-'»J_j      "j^^^j    ^j-s^ 

^vijV'   i-U   C-'l ->^   t-l^l    ->J3    -i--   ^1     >    J~i\    -^•«   L^-v^l    J   jJ»3   Lj^   »JJI.U1    ol^'    J 

® » JLär  Lo 
^__^J1   ^Islj  ^_0^*'   '  Jl::!!  ^;^jcll   ^;:^  «.«i^l   ^^«^  ■ü>li^  ^,..  ioÜl  tJI  j  jl^  ^-^ 
\)    Jjt-   (»J^jL-3J3   CwjliJL    -nJ.»    («Ulj    .  ^t-„'«    ^o   Ijj    14»?3    .Cj^jL-vJI3    »Jl   VL'-'J   ^^>-^L 

.i_,_S  <.»_£:    ^^'i    «•£•»    .<».«    ^,o   ^li-3    ij=~iy>     ij-i    «L^jj    ü-'J    -jr"^"^'    \  jxi   rrri 


1.  In  mari>ino. 


plonge  dans  Ic  tlesespoir  (>t  accablc  cralllictidu  devani  les  eveiiements.  La 
phipart  des  liabitanis  de  ccs  regions  sc  refugierunt  ä  rinterieur  de  l'empire 
grec,  laissant  leurs  proprictrs. 

HeracHus  dit  eiisuite  ä  ses  yens  :  «  Dieu,  qiie  soii  iiom  soit  exalte,  est 
justc;  il  n'accorde  pas  ses  doiis  au  liasaid;  siiioii,  pourquoi  uous  eidevcrait- 
il  cel  empirc,  que  uous  possedous  dcpuis  plus  de  milli'  ans  et  daus  lequel 
nous  avous  joui  ili'S  liicns  de  la  terre  comme  il  a  ete  dil  dans  le  Pentateuque, 
pour  le  livier  ä  uu  peuple  qui  n'a  jamais  connu  ce  que  c'est  que  le  pain, 
mais  qui  n'a  vecn  que  dans  le  desert,  se  nourrissant  de  fiaiits  et  habitant  sous 
lestentes?»  (Juelques-uns  lui  donnerent  raison;  les  aulres  le  C()üti'edirent. 
II  recommeiK^a  ä  faire  ia  guerre  aux  Arabes;  c'est  alors  qur  ceux-ei  aneau- 
tircnt  ses  armees,  conimi'  il  a  ete  dit  ci-dessus. 

En  la  deuxieUK^  annee  du  califal  de  Omar,  les  aruiecs  arabrs  se  rasseni- 
blerenl  pour  conibattrc  les  Pcrses '  ;  les  Arabes  eamperenl  a  llira,  ou  ils 
logereul  dans  les  eglises  et  les  couvents  qu'ils  prnfauörent  li(U'ri])lement. 
D'autres  avee  leurs  cliel's  Sa'd  ben  Alii  NN'aqqäs,  Oliia  ben  (diazwän,  MX- 
As'atli  ben  Qais  et  Abou  Mousa  el-As'ari  camperent  a  Qädisyya.  La  bataille 
fut  terrible;  les  Perses  furent  mis  en  deroute.  Roslam,  fröre  de  Vazdgerd,  fut 
tue  avec  beaucoup  de  ses  soldats;  les  Arabes  firent  un  grand  butin;  ils  bati- 

\        1.  Cf.  Un  nuQvn  tesfo...,  p.  :'2;  Harhebr.,   /or.  eil.;   Miclicl  le  Syi-ii'ii.  l.   II.  p.   V21, 
1  423-42'!. 


«28  IIISTOIllK  XRSTORIE.NNE.  ,308: 

.<i.  4)1   ^j   v_JLL>   ^1   ^^    ^_gk   ^U   j  öxJl   iÄA  ijL.^    — o'j'j   ^_^'l   l,,h;j 
^y,    *jl    Ij-j    if^i    ."t>j^\    Ul».-3    ^.=>=J'    ^V      1^^'    ''-•-^'    ^L"    ii^r-^    il. X<    l,^    ^j 

\jijk.ji  ijjk-ijj  jLiVi  JiaI  ^^0^  ^--^^  i^j'-^i  !^>^'3  jL--''  '-'^  ij^-uy  ^ j^\ 


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rent  en  cet  endroit  une  grande  ville  pres  de  Hira  et  rappeleicnl  Koufa;  son 
ancicn  nom  ötail  'Aqonla'.  Lcs  Arahcs  vinrcnt  riiabifer;  eile  l'nl  prosprre 
aiix  jours  de  'Ali  beii  Abi  TAlib,  quo  Dieu  lui  soil  propicc. 

Cctte  meine  annee,  'Otba  ben  Gliazw;\ii  battil  les  Perses  qui  ctaienl 
ilans  ia  terrc  de  Maisan  et  s'einpara  de  Oubla,  011  11  consf riiisil  uiic  grande 
ville  nionlre  sur  Timu  (|iii  vicnl  de  Ia  nicr,  el  l'appela  Basra;  Abou  .Mousa 
cl-As'ari  y  planta  des  pahniers  et  Ia  rcndit  ilorissantc 

A  cette  epoqne  anssi  l'ut  bätie  Ia  ville  dr  Mossiml,  vis-ä-vis  du  .lardin  et 
de  Ninivc'.  Lcs  musuhnans  dcvinrent  nombreux;  ils  Iiabitrrent  lcs  villes 
persanes;  ils  detruisirent  les  pyrees;  ils  honorerent  les  cluetiens  plus  que 
les  sectateurs  de  toutcs  les  autres  religions.  Les  Arabes  ayani  atlaiiuc 
Seleucie,  '^'azdgcrd  Irnr  cm  l'rrma  les  portcs  el  s'y  fortilia.  DmimiiI  dix-huit 
niols  pci'soiinc  nc  put  y  enlnT   iii  ensoi-tir. 

CVll.   —   Ukcit    1)1-:    \.\    Moin    dIIi.kvci.ils,    i.Mrinuci  it    iii;s   ('hikcs; 
iiisTdiiu:    iiK   si:s   siccesseuhs ''. 

llöraclins    niouriil    cii    Ia    WM''  aiuii'i'   d'Alexandrr.  ä   l'Age  de   soixaiih'- 

1.  Cf.  ci-dcssus,  p.  ti25.  —  2.  Clf.  ci-dcssiis,  n"  XI..  —  3.  Cf.  Mcepliore  riic(i|ili.[rii'. 
t.  Will;  JMi.hel  le  Syrien,  l.   II,   p.  'i.iO :  Ilhl.   du   lias-Kmi).,    i.lX.  ?i  IN.  '■    Du 

plulül  'Mi'l;  lluraclius  iiiuurul  lo  11  fevrier  (l'il. 


[,-(09]  (.\  III.  —  lliSTOIKK  DE  MAR  KMMRII  CATIIOLICOS.  '  üi9 

0)1:3    .  A-...J1    jJ.     .It    j l'jyt,     •,.,  «.rjjj   ^aJI   liv^_ysi  Ij-^V   0-*-iS-3    ^_>ff^'^    ■•^^-^'^J 

o^^^is-l^U    ■  jy^^   ^—^   *»"-*-«    C-'oj    ."i^l    ^y^i   ^.'    ■V'^3   "^^  '-^   «Uj^   V^    .^w-c!l 

j_^i  ^LUi  j.i  ^i  ^ui  J^  j^  j\  j_>i.  .jji  ^^  ji^  .jj.i„; 


P.  ;i56 


.^\J\    jL.    ^.^    j    .--A^j     ixTT^     JyCl     j    p-^5     j3j'     ^     ^    -Si^     ^AA   *  '  P.  ;i57 


cinq  ans;  il  avait  reyiie  treiite  ans  et  cinq  mois ;  son  lils  (".onstantin  {Qaiis- 
taiitin),  qu'il  avait  t'ait  participrr  au  irgne  avant  sa  mort,  lui  succeda.  Mais, 
apres  qnatrc  ninis  de  rt'gno,  il  mourut,  empoisonne  traitreusement  par  sa 
Cousine. 

Les  armees  se  rnunirent  et  preterent  serment  ä  lleraeleonas  (llaiiiloiitid) 
son  lils,  quelle  avail  eu  illegitimement  d'lleraclius,  v{  eile  prit  en  niain  le 
gouvernenient.  Les  ministres,  revoltes  de  sa  conduite,  delr()üerent  son  lils 
et  lui  couperent  le  nez.  II  avait  regne  liuit  mois.  Gräeo  ä  ces  troubles,  (jui 
agiterent  l'empire  grec,  les  Arabes  purent  facilement  s'emparer  de  Cesaree 
[Qaisdri/ya)  et  d'autres  places.  Puis  les  Grecs  placerent  sur  le  tröne  Constant 
{Qourtous)  tils  de  Constantin.  Celui-ci,  malgre  sa  jeunesse,  sul  s'attirer  par 
ses  bient'aits  lairection  de  rarnuM'  et  du  reste  des  liomnies;  et  gräce  ä  l'expe- 
rience   qu'il  aequit,   il   gouveriia   avec    heaucoup    de  sagesse   et  de  i'ermete. 

C\'1II.   —   HiSTOiiiE   UE   M\n   Emmeii   C\  riioi.icos '. 

Ce  Pere  etait  originaire  d'Arzoun  ;  apres  avoir  l'ait  ses  etudes  a  l'ecole  de 
Nisibe,  il  se  lit  moini'  dans  le  couvent  de  Mar  Abraliain,  011  il  vecut  dans 
une   cellule    saus    la    quittcr.    11    l'iit    nomme   ensuiti'    ('V('(|ue    de    Ninive.  Le 

1.  Cf.  Mari,  p.  Cy>:  '.\mr,  p.  ^>~):  Barliebr..  Cfirnn.  /ü-c/es.,  II.  col.  12«;  /'/;  nitovo 
testo  syr.,   p.  27. 


630  IIISTOlKi:  XKSTOKIRNNK.  31üj 

<WJLiJl.  Li«  Jyli'  !A^Li  [^  l5.:L_i:  jL^3  .  i^JaiJl  «0  ::,.AiJi  .  <Ut  jLi-VI  «Jj 
i_^  "(^  ^i^li  j  -^-=-  7"^  jJ'  T,/*-  iV—-  >i~L*  •*-'  g^  LJ3  .^^  "^  oJaj  i_5 j_aJÜ 
/•  »s   c'^3   •(V—"   >li%'  AjL-Üj    ÜJ-.3    jUv-     ■(>    jLwx-,  Ai    (j   (j«J3   .  jLaaiJI    iA)   Jj   Jlsj 

1.      ,  i^bi-C      ,_J_V_'  »      Ja~.'      Ja_'    ex  i.Nmry;    ^/o/.r)   scholaris.  —    2.   Ccoväciov. 


—  3. 


patriarclie  Isö'yalil)'  soii  prcilecesscur  ecrivit  aux  habitants  de  Goundisalidr. 
(jui  lui  avaienl  deniande  im  nuMmpolilain  pour  Ii-iir  pavs,  011  faisaiit  l'cld^e 
des  vertus  de  ce  Pcre,  qui  (Halt  alois  evrquf  dr  Niiiivt'.  ILs  demanderciil 
alors  au  catholicos  de  Tötablir  leiir  metropolitain ;  il  le  lit  alors  venir  et  le 
consacra.  II  gouverna  ce  siege,  qu'il  occupa,  avcc  lieaucoup  de  sagosse.  Aprös 
la  mort  d'Isö'yahl),  IT'leclion  Fayant  designe,  il  i'ut  ordounc  palriaiclic  nialgTi'- 
son  Age  tres  avancc.  II  clail  bon,  vcrtuoux  et  tdiaritable,  preoccupe  d'aug- 
meiiter  le  nombre  des  eeoliers.  Ce  Int  le  preiuier  qui  ordoniia  aux  ecoliers 
de  se  ceiudrc  d'une  cciiüure,  pour  so  disliuguer  des  autres  jeuues  gens. 
Trois  ans  apres  sou  ordiuatioii,  etaut  alle  ä  Karkha  de  (luedan,  il  y  lond)a 
malade  ä  la  suilc  de  la  faligur  du  eliciiiiu,  des  souHVanccs  cpril  v  avait 
endurces  et  de  la  clialeur.  II  rel'usa  de  prendre  l(>s  rcmedes  que  les  medecins'- 
lui  prescrivaient,  et  disait  :  «  La  moissou  est  uu'lrc.  »  II  mourut  aux  jours  de 
'OtlimAn  bell  'Afl'Au,  apres  uu  ])onlificat  de  trois  ans-.  Quelques  liistoricns 
diseut  qu'il  elait  eveque  do  Ninive  et  que  les  musulmaus  travaillerent  ä 
le  lair(,'  catholic'Os  parer  (piil  leur  aviiit  a|i|i(irle  des  vivres  Ichs  de  leiir  Inva- 
sion dans  la  region  de  Mossoul  au  nioimiil  de  la  (•(iiiipu'le. 

I.  Voir  ci-dessus,  n"*  XCIII  el  VA.  —  2.  'Amr  place  son  intri)iiisalion  en  la  '.i58 
annec  des  Grecs  (047)  el  en  la  premiero  annee  de  'ülhmin,  (jui  repond  a  l'annee 
044-G'i5. 


3111  VAX.  —  CE  ()V\  ARHIVA  DK  SKS  .loUliS,  t;:u 


^\}    ^    ^jr'    ^" 


IJI* 


(^-^'J  y..^^   6J^   ■'^    j'-'    J-«  ^'i   i-'^-=-j    f-^-i^    ^    ^l'^^'    j'    ^\   ^'Lls.  ^Islj 

C0AÄ.3    ^_r^-4)l    aJCU^    oXL)    U-I3    .ü>La.llj    ^y^^    ?J^i    .'<.^Ji\    (Ji/i'   "^    ■^y-i   ^J^^l 

V    («-^"^    .<jl_^,^l      Jl   ''(»Al-t-i    cL^Vl    jj-*^-»»    l^Y*^^    ^"^3    •    -J^i     ' o^i^     W*    '-'^:. 
iiiü.    *!•   b  ».o-s-j  />  »iji     Jl  oL^3   l-«-l^   •''^ «L^ij  jL-illj  ^LäJVI   *j«-<i   as-I^  03 


1.      .jLOjl"   ex  u^ixo    sncrarü  custos.  —  2.     .vjJuJI  ex  p-^^m   Icctor,  anagnostcs. 

3.    ...-ij  vel    .V — -!  etc.  — 'i.  yi>  vel   li-»  vel  ^ü'  elc.  —  5.  Forte  v>aij.j. 


CIX.     Ck    nll     MimVA    DK    SES    JOriiS.     E>TRK    AI  TRES     lAIIS    iJlIlSTi  lIHE 

DE    S\itiiisö'  MKTUordi.iTMN'    HE    l*)i:irii    Gaiimm'. 

(]et  liomme  etail  de  la  regioii  de  Radau;  il  lit  ses  etiides  a  Tecole  de 
Seleucie  sous  Mar  Sabrisö'  catliolicos.  Celui-ci,  ayaiit  n'marque  scs  lioinies 
oguvres  et  son  Orthodoxie,  l'envoya  ä  son  couvent  an  Beith  Garmai,  oii  il 
exerc^a  la  charge  de  sacristain  et  de  lecteur  jusqu'ä  la  niort  de  Mar  Sabrisö'. 
(^)uelques-uiis  de  ceux  qui  ('taient  dans  le  couvent  lui  ayant  porte  euvie,  il 
le  quitta  et  se  rendit  au  pays  de  Sa'rän,  oii  il  deuieura  daus  la  inenie  grotte 
qu'avait  liahitee  Mar  Sal)ri,s(V  catliolicos" ;  il  s'attaclia  ä  uii  auacliorete,  qui 
l'instruisit  daus  la  vie  ascetique;  il  s'adouua  au  jeüue  et  a  la  priere.  (^)uaiid 
Tempire  des  Perses  disparut  et  que  comuien(;'a  Tempire  des  Aral)es,  sa 
renommee  se  repaudit  parmi  les  fideles  et  les  dissideiits.  11  se  vit  eu  souge 
allant  visiter  deux  villagcs  de  Salicrzor,  appeles  Osliu  et  Naplior'',  dout  les 
lialiitauts  etaieut  idolätres,  pour  les  appelcr  au  (tliristiauisiue.  l'reuaut  avec 
lui  l'Kvangile,  il  partit  aussitöt,  accompagiie  des  pretres  et  des  diacrcs.  Mais 
a  leur  arrivc'e  au\  villagcs,  les  lialiitauts  les  cliassrieut  a  coiips  di^  pierres. 

1.  Cf.  Le  Livre  de  la  lluisU'lo,  \\"  ll.i ;  Uti  nnovo  u-slu...,  p.  M).  —  2.  Voir  ci-dcs- 
sus,  p.  47(5.  —  3.  [^ectures  cnnjecturales. 


. 


U2. 


JU    'lM    jL_I>l   ^    J. 


032  IIISTOIHK  NKS'IOIUKNXE 

^^j   ^L^Vl    0_j-;    f-»-*«    ^yi^    »7*f-   -w-'^   .jlkJL'l    T^^b   ^-^    ^-^    .jlkJÜL    i^'l 

p-A.    (».'3    «C»«    j:..i»-i;    4J—    ^:u^^3    •(»1'-^    iiUla^    'V^^    jU    •uUlJ    ^^.=-t    J-»>\    i,jt}>-\    J 
Cj^^J    ijli^    '-^L'*^    lr=^J    ^r»^'^     J^-    ^-^LO    Ö.    ^^    ^15    j    -^^.    j^J    .'O^-i 

\\-MA.  ijjb   U»)l    AJfcLi    L-li    .  ^}   '  «d-J'    ,l.'jU._)   v::^_^   jl    ^'1   /.U  ^^   '-S-^  *-*^^   '-''-) 


1. 


2.  Rx  iw=o;  opus. 


Alors  il  romit  ä  un  prrlro  douzi'  pi(MTes,  siir  losfjuellcs  il  avait  l'ait  le  signe 
de  la  croix,  et  lui  dit  de  les  jeler  ä  la  source  ä  laquelle  ils  Imvaient  de  l'eau. 
Une  fois  qu'ils  \  liurcnl,  Dicii  incllna  li'iirs  creurs  ä  recevoir  ses  paroles. 
Une  femme  du  villago  etait  possedce  du  demou;  il  pria  sur  ello,  ot  en 
chassa  l'esprit  malin.  II  baptisa  tous  les  lialiitants;  il  demulit  les  teuiples 
des  idoles  et  bAtit  i\  leur  place  une  eglise. 

Puis  les  iialiitanis  de  Beilli  Garmai  Ic  choisircnt  pour  elre  leui-  miHroptili- 
tain'  ;  il  i'ul  ordonne  par  Mar  ImuiikIi.  II  i'tail  irrs  avance  en  äge ;  ses  forces 
(liniinniiiMil  ;  luais  il  iie  voulul  point  renonecr  a  ses  Oeuvres.  Cliacpu;  annec 
il  prenail  si\  niakkouk  de  farine  (Forge ,  avec  laquelle  il  faisail  di"  petifs 
pains,  dont  il  sc  nourrissait  pendant  toute  Fannec;  il  dislrilmail  Ir  reste 
aux  pauvres ;   il  en  donuait  aussi  aux  lideles  eonime  benedietiiMi. 

'Otba,  gouvcrneur  de  Bcitli  Garmai,  ayant  enlindu  ])aili'r  dr  lui,  iMivoya 
le  chercher  pour  le  voir.  Quand  il  arriva  chez  lui,  il  Ic  pria  <1  alliT  a  Senna 
pour  prier  sur  deux  de  ses  fdles,  qui  etaient  obscdees  du  demou;  il  le  fit:  il 
jcrina  pendant  scpt  jours  et  n'interrompit  son  jeüne  quelles"  n'eussenl  gueri. 
Celb's-ci  Tappclerent  des  ce  jour  :  «  Mou  Pere.  »  Le  pere,  ayant  vu  oe  miracle, 


1.  Serait-te  ä  ce  Sabrisö"  metropolilaiii,  quc  Isö'yahii  d'Adiabene  ccrivit  une  lettro 
pour  lui  donncr  des  nouvelles  do  sa  santö  (voir  ls(')'i/aJili  III,  Lib.  Epist.,  p.  100  i* 
Thomos  de  Mnrs^a,  lib.  II,  c.  7,  dit  de  lui  qu'il  etait  presenl  avec  ce  Isö'valih  HI  ä  la 
consecration  de  l'eglise  du  couvent  de  13oith  'Abe.  —  2.  Le  texte  passe  ici  du  duel  au 
singulier. 


[313]  VAX.  —  CK  QUI  ARKIVA  DR  SRS  .lOUIlS.  c:« 

•'<,\^Si   J^^^'i    -^y^    ij^i^    <<»--'"   (_«~'^    c5*J    .jlij^l   'UJI    «j__^    .>l.ü      Icj 

1.  (i~.  ex  va»  totondit,  rasit,  tonsura  sacris  iniliare.  —  2.  .('■^_y->-l  (^'i  pLa^  pestis. 
—  o,  ^,_^LJ1  ex  iLoij  petitio,  precatio  (rogationes).  —  4.  r,^^!  ex  Iao^x»  hebdomas.  — 
5.   .y\'^ '  ex  upo;  cominemoratio. 


lui  (lomamla  df  lui  oxposer  ses  requßtes ;  il  le  pria  d'exenipter  de  la  capita- 
tion  les  moines,  les  pretn-s  et  las  ecoliers  de  sa  province;  Otha  exauga  sa 
demande  et  lui  accorda  iin  edit  defendant  Tiniposition  d'unc  capitation  ä  ceux 
qui  seraient  vetus  de  laine,  qu'ils  fussent  tonsiires  ou  uon.  Cette  regle  s'est 
couservee  jusqu'ä  nos  joiirs  dans  ec  payt^. 

La  peste  envaliit  la  region  de  Beitli  Garinai ;  il  lildes  Rogatious  pendant 
tonte  une  semaine,  conime  le  11t  Davitl  aux  jimrs  des  enfants  d'Israel',  et 
Dien  fit  disparaitre  le  lleau;  ce  sont  oes  Kogations  qui  ont  pris  le  uom  de 
Rogations  des  Ninivites".  ün  fait  sa  commeuioraisou  le  jour  de  la  fete  de 
ces  Rogations,  qui  est  le  jeudi '.  (,)ue  ses  prieres  soient  avec  uous. 

1.  Cf.  II  Sam..  \xi\.  —  2.  'Amr  ip.  'lo)  place  l'etablissement  de  ces  Rogations  a 
lepoque  du  patriarche  Ezecliiel  (voir  ci-dessus,  n"  XXXA'l).  Le  livre  de  IJoudra  iBre- 
viarium  Clialdaicum,  (>d.  Bedjan,  pars  I,  p.  161)  senible  etre  d'accoid  sur  ce  poiiit 
avec  'Amr,  en  disant  que  ces  Rogations  eurcnt  lieu  sous  I'empire  des  Perses.  Ajoutons 
que  l'edition  de  Bedjan  a  supprime  le  nom  de  Sabrisii'  metropolitain  de  Beith  Slolvli  ou 
de  Beith  Garmai',  qui  se  trouve  mentionne  dans  les  manuscrils.  —  3.  Les  Rogations  des 
Xinivites  dans  l'Eglise  nestorienne  ont  lieu  vingt  jours  avant  le  careme  :  le  lundi,  le 
mardi  et  le  mercredi  de  la  troisieme  semaine  avant  le  carrme.  Le  jeudi  qui  les  suit. 
on  fait  la  commemoraison  de  Mar  Sabrisö'.  On  lit  dans  le  Houdra  :  |i<i»o;  i^-^--^  -ovss^! 
ULi^i  iLaxj  i.ov^  ovmii;  °'^  N>.a.-tiOD  «.-po;  Mvao;  .-010^./o  :  "  Lc  soii"  dc  la  veülc  du  jeudi  dos 
Rogations,  c'esl  la  commemoraison  de  Mar  Sabrisü'  qui  a  ctabli  ces  Rogations  des 
Xinivites.  » 


1)34  -         IIISTolKK  .NKSToHIKNNK. 

ÜljJl     <L[j1sS     ^UjJI     ^j^^\        r'j ^^^ 

viij^jj  jj^^l  »_r^-^'3  ü'liJI   >i>l4.u>  ^1  ^j    cAj  .^;lC  ij,U=-  ^r'^i— l'l^'^  w'l*  L^^ 

®ö.  y^    -—  ^Islj  cüi  ^3  'Ul 


CX.    lllSTUlHK     D'ArilA.NASE,     CONNU     SOIS    l.K     NOM     IM:     .IwiM., 

i'\ TitiAiiciiE   HKS   .1  vcomiKs,    El'   HE   Jean    son    discii'i.k '. 

Cd  limiiiur,  sunioiniiie  Clumn'au  (Juniiih,  liil  jtutiiiirclie  des  .lacdliili's 
pi'iulaiit  (|uatorze  ans'"  :  II  avait  im  disciplc  hitflligont,  noiume  Jeuu.  11 
l'envoya  en  Perseavec  Maroullia  lemoine,  metropolitain  deTagril'.  Atlianase, 
apres  sa  mort,  fui  romplace^  par  ce  Jean,  qui  occiipa  Ic  siege  pendant  dix- 
sept  ans.  G'esl  hii  qui  composa  la  pluparl  des  priores  des  .lacobites,  la  messe 
de  la  consecralion  du  elireme,  la  beuediction  de  IVau  et  d'autres  elioses. 

CXI.   —  lliMoiui;    HK    .Mmkisii  .    iiiNUATEiit   ni:     Ol  MHA    IIahtua'. 

Cct  liomme  vcriiieux  i'lail  d  im  village  appcle  Suse;  il  sc  (il  disciple  de 
Itabhau  Sabor"  et  reful  riiahil  monaslique  dans  son  couvent.  Puis  il  le  quitta 
el  sc  fixa  dans  iiiie  grotlc,  pirs  de  Couiidi.sabor.  se  noiirrissant  des  fruils  des 

1.  Cf.  ci-dessus,  p.  5'i3,  54."!.  —  2.  Xotrc  aiUeur  dit  ailleur.s  (loa.  cä.)  :  on/.e  ans.  — 
;{.  Cf.  Harhülir.,  Chron.  Eccles.^  II,  fol.  120;  Michel  Ic  Syrien,  t.  11,  p.  4;ä:{.  —4.  En 
(i.!l.  voirHarhebr.,  Chron.  Kcclcs.,  1,  col.  27(i;  Michel  le  Syr.,  p.  410.  —  5.  Cf.  Le  Livre 
de  In  Chastete,  n°  »0  :  Oumra  Ijadlha  (|l^  ivio<u.)  signilie  "  C^ouvenl  nouveau  >>.  — 
ü.  Surce  personnagt',  voir  li-dessiis,  n"  1.1  \. 


,{J5|  CXI.      lliS'IOIUK  ÜF,M\r.KlS()\F()XI)ATKnK  DR'OUMI'.A  I.IADTHA.     (335 

Las     .  OLä)     c;»ju«    aJL.^     .  j-CJL     ^^     Läa_-     ^    -S--?"'3     -i,.— '^j     ''^'Ji     cu«-L.i     «^Ij.^ 


1.  Sic.  —  2.    a.~r^J'   .j..  —  .3.   Sic,  in  mannscripto.  —  'i.   In  marg.  graphio   :    ^^ 

aibrcs  el  d'liorbes  sauvages,  cl-  si'  cacliant  aux  Iiommes.  Mais  quel(|ue  tomps 
apres,  ayant  ete  decouverl,  iin  liomme  de  Goundisalior,  uomme  Gabriel, 
iils  de  I5ari<aa.sah,  alla  le  trouver.  II  lui  racoiila  qu'il  avait  creuse  un  canal 
auquel  il  avail  d(''pense  beaiicoup  d'argent.  (Juaiid  oii  y  avail  iiiis  Teau  ä 
couler,  le  sol  s'etait  afTaisse  eii  pliisieurs  endrnits,  nü  Teaii  s'englonlissait 
completement.  II  avait  l'ait  les  plus  grands  cirorts  pniir  les  etaucher,  iiiais 
n'avait  pn  y  parvenir.  Et  il  deinaiulait  au  Saint  le  seeours  de  sa  priere.  Le 
Saint  pria  et  lui  conseilla  de  jeter  dans  le  canal  une  pelite  croix  qu'il  venait 
de  lui  remettro  :  l'eau  y  coulerait  avec  violence  et  les  endroits  ail'aisses 
.seraient  bouclies.  L'lionime  le  lit;  aussitüt  l'eau  coula  tres  regulierenient 
et  arrosa  ses  canipagnes. 

Les  inoines  vinrent  si'  grouper  autour  de  lui  dans  le  desert.  Gabriel  lui 
balit  ä  Teiidroil  meme  un  eouvent  ou  beaucuup  de  moines  vinrent  habiter; 
il  fut  appele  Oumra  Ijadtha.  Saint  Malkisö'  mourut  ä  un  age  avance ;  il  fut 
enseveli  dans  la  eour  du  eouvent  oü  Ton  reeite  rdHict;  pendaiil  Icle. 

A  cette  epoque,  a  la  sulte  d'Isaie  Tablaya  el  de  Meskena ',  analliematises 
par  Is(j'yahb    Arbaya,  apparurent  d'auli-es  disciples  de  llnaiia  d'Adiabeue-, 
qui  seduisirent  les  hommes,  enlreautres,  Salidona  ',  diseiple  de  .lac^ques,  l'on-    • 
dateur  du  eouvent  de  Beitli    Abc'.  Celui-la,  ((u  oii  appelle  eneore  Martyrius 

1.  Voir  ci-dessus,  p.  511.  —  2.  Voir  ci-dcssus.  j).  50ii-512.  —  :'..  C.ehii-ci  avait 
Jone  adhere  ä  la  croyancc  nielcliile,  nun  a  Apainen,  aiiisi  i|ui'  li'  dit  'i'liomas  du  Marga 
lil).  II,  c.  (),  ('d.  IJedjan,  p.  64^,  mais  bieii  cn  l'ersc,  gräoc  aux  disciples  de  Hnana.  — 
4.  ^o1^  ci-dessus,  n"  [,Vi. 


im  IllsroiUK  NESTORTKNNI-.  I^KV 

•-^    lij-y.    ^L>-3    .Lj^_^3    j'-^    -^-^^    'l\'     ^     «-«^^J   .i^Cl   L^^'    ^b   JU^'WI 

«^^yi.J    ^,L£3  .A_<il    ^l:^  iU^   iUVI   J  li::^  ^^^'1    -^  LjU  L.v^^^   ^L*3 
lÄ,.    iLi.<.Ul3   liU\   J^   ^J    j   Ct^   OU.LJI  ■'^^.    J^3    ^Xi'l    A.oy   iU^    11:^ 


1.  Kx  ;)<iaj  ordinavit.  —  2.  In  marg.   :  'i^^^^  xW  'j.j^^^  ^^j.^.  —  3.   .j~>  velj_^f.o  etc. 


t^ 


[Tördis),  etait  ä  son  debut  orthodoxe:  il  avail  ecrit  un  ouvragc  ascetique. 
Xomraö  eveque  de  Beith  Waziq'  {Bairäzikh),  il  abandonna  sa  loi.  Isö  yahb 
d'Adialtenc  metropolitain  de  Mossoul,  qui  etait  son  aini,  lui  reprocha  sa  con- 
duite.  Mais  il  ne  se  souniit  pas".  II  ecrivit  un  livro  snr  la  foi,  semblable  ä 
celui  qu'avaii  ecrit  Sahdoua;  Mar  Einmeli,  ayant  eii  Loiiiuiissauce  de  leur 
conduite,  la  condamna''.  II  convocjua  les  Peres  ä  Karkha  de  Guedan,  les 
excommunia  tous  deiix,  deposa  Salidoiia  de  son  episcopat,  anathematisa  Irs 
iliux  livn's  et  qui  les  avait  ecrits,  et  eii  interdit  la  lecture '. 

Barsawma,  eveque  de  Ivarklia  de  Suse",  composa  uu  livre  sur  la  croyance, 
(pfil  intilula  l)n  foic.  Isö'yalib  composa  aussi  un  livre  intitule  :  Unppcl 
(l'idres''.  A  Celle  meme  occasion  Biro'  le  docteur  ecrivit  aussi  un  livre  luntro 
les  .lacobites  cl  les  Melchites. 

CXil.  —  IIi^i'ciiui'    im:    Mvu    Is(Vvuii!... 
'  Li'  ii'sle  iiuiiKjue. 

1.  Sil  n'v  a  pas  ici  une  errciir.  Maliöze  d'Arrwan,  donl  Sahdona  etait  l'eveque, 
serail  eneorc  appelee  Beith  \\'.i/ii|.  Maln'i/f  d'Arewan  etait  bätie  sur  une  colline  qui 
domine  le  petil  /.al),  ä  neul'  lieures  a  lest  de  KerUuk.  —  2.  Cf.  les  lettrcs  de  ce  Catlio- 
licos  adressees  a  Salidona  (!t  aux  aulres  persminages  ilsö'yahb  III,  Lih.  Epist.,  p.  123- 
l.'iS,  202-214).  —  'i.  11  seiiihle  qu'il  y  ait  ici  une  lacune.  I.e  sujet  di'  «  ecrivit  »  n'esl 
pas  indique.  —  'i.  Cf.  Isö'yalih  III,  lue.  cit.,  p.  208-209.  —  5.  Voir  ci-dessus.  p.  560 
il  .')79.  —  6.  Ce  livre  etait  contre  les  Hnaniens  fvoir  Jsö'i/ahb  Ul,  loc.  cit.,  p.  133-J.'14; 
Thomas  de  Marga,  Hb.  1\  ,  c.  25).  En  lisant  ce  titfe  Tardid  el-Fikar,  on  traduirait : 
Hannisseinont  des  soucis.  —  7.  Voir  ci-dessus,  p.  560-561. 


TAHLE  DES  MATIEHES 


l'ages. 

XLl.  —  Hisloire  de  Tibepe,  empereur  des  Grecs.' 437 

XLII.  —  Histoire  de  Isö'yahb  d'Arzoun  le  30'  Catholieos 438 

XLIII.  —  Resunie  de  ce  qui  arriva  ä  llurmizd  par  son  fils  Kosrau  Parwez  ....  443 
XLIV.  —  Histoire  de  Rabban   Klie,  qui  fonda    ;i   Mossoul  le  monastere  connu 

soiis  le  nom  de  Deir  Said 445 

XLV.  —  Histoire  de  Rabban  Bar    Edla 44fi 

XL\I.  —  Histoire  de  Rabban  Simeon 447 

XLVH.  —  Histoire  de  Rabban  (aiiwarguis 451 

XL\  IH.  —  Histoire  de  .lean,  fondateur  du  eouvent  d'Aniiel 452 

XLIX.  —  Histoire  de  Habban  Haia •  453 

L.  —  Histoire  de  Rablian  Babai  de  Nisibe 454 

LI.  —  Histoire  de  Ralilian  Yaunan 456 

LH.  —  Histoire  de  Sahrona 457 

LUI.  —  Histoire  de  Mar  Yalib,  l'anacborete 45S 

Ll\'.  —  Hisloire  de   Rabban   Sabor 459 

L\  .  —  Histoire  de  Mauriie.  eiiipereur  des  Grecs 4(11 

L^  I.  —  Hisloire  de  Rabban  Jaeques,  le  fondateur  du  couvenl  de  Beitli    Alie.   .   .  4(i2 

LVR.  —  Petite  anecdote  du  pretre  qui  sacrifiait  au  demon 463 

LVllI.  —  Histoire  de  Kosrau  l'arwez,  fils  de  llormizd 465 

LIX.  —  Histoire  du  pretre  qui  s'etait  lait  mage 467 

LX.  —  Histoire  d'En-No'niän,  fils  d'El-Moundhir,  roi  de  Hira 46.S 

LXI.  —  Histoire  de  Yaunan,  le  fondateur  du  eouvent  de  Bar  Toura 46!) 

LXII.  —  Histoire  de  Jaeques.  le  fondateur  du  eouvent  de  Hbisa 471 

I.Xlil.  —  Histoire  des  patriarches  jacobites 472 

LXIV.  —  Histiiire  de    Titus,  eveque  de   Hdatta 472 

LXV.  —  Hisloire  de  saint  Mar  .Sabrisu'  Catholieos 474 

LXVl.  —  Reeit  de  la  vision  qu'eut  Mar  Sabrisö',  alors  qu'il  etait  eveque  de  La- 

som 485 

LX\  11.  —  Revenons  a  ee  qui  eut  lieu  lors  de  rideclion 487 

LXVlll.  —  Recit  du  niiracle,  opere  par  Mar  Sabrisö'  Catholieos  en  presenoe  de 

l'eveque  Maroutha 495 

L.\1X.  —  Histoire  de  Gabriel,  le  inedecin,  avec  Mar  Sabrisö'  Catholieos 408 

LXX.  —  Histoire   du    uiassaere    de    Maurice;    Kosrau    cliange    de    resobition    a 

l'egard    des    Chretieiis 498 


638                                             TABI.i:  DKS  MATIKRKS.  [318] 

I.XXl.  —  Mort  de  Mar  Sabriiö' 501 

L.WII.  —  livenements  qui  eurcnt  lieu  de   son  temps 505 

LXXIII.  —  Histoire  de  saint  Ziiiai 50(1 

LXXIW  —  Histoire  de  Gregoire,  melropolitain  de  Nisibe .'lOT 

LXX\.  —  Histüire  du  chätiment  qui   fut    intlige   aiix    lialiiLiiits    de   Xisiljc,    ii 

cause  de  saint  Gregoire ."il3 

LXX\  I.  —  Histoire  de  Rabban  lio'yahl) r)15 

[,XX\  IL  —  Histoire  de  Rabban  Gabrona 516 

l,.\X\'lli.   —  Histoire  (]e  Maurice,   empereur  des  Grecs 517 

LXXIX.  —  Histoir(>  de    Tlieodose,  fils  de  Maurice,  empereur  des  Grecs  ....  519 

r.XXX.  —  Histoire  de  Gregoire  le  .'U'    catliolicos 521 

LXXXI.  —  Xoius  des  chretiens  qui  etaient  au   scrs'ice  de  Kosrau 524 

lAXXH.  —  Histoire  d'Heraclius.  empereur  des  Grecs 526 

l>XN\lil.  —  Histoire  des  lieretiques;  conlrovcrse  des  I'eres :  excommuaication 

ilo  IJnana 5:^8 

LXXXIV.    -  Histoire  de  Mar  Babai  Ic  Grand .530 

LXXX\  .  —  Histoire  de   IJnanisiV,  le  nioine 534 

[>XXX\  I.      -   Histoire  dn  niarlyr  Georges,   massacre  par   Kusravi 536 

L.\XX\  H.         Histoire  d  Heraelius,  empereur  des  Grecs.  avec   Kosrau .539 

L.\XX^'HI.  —  Histoire  des   eveques   jacobites    et  des  sieges    nouveaux  qu'ils 
etablirent   du  temps   de    leur    patriarcbe    Athanase;    Iiistoirc    de 

celui-ci  avec  l"empereur  grec '''i'l 

L.XXXI.X.  —  Cause  de  la  propagation  des  .lacobitcs  dans  l'enipire  persan.  .   .   .  54". 

X(>.   —  Histoire  de  Habai  lo  scribe 5'i() 

XCI.  —  Histoire  el   dei)ut  de  Mar   '.\bda  IWucien,  disciple  de  Mar  Habai.    .    .   .  5'i9 

X(]ii.  ^  Histoire  de  la  mort  de  Kosrau  Parwcz.  et  du  regne  de  son  fils  .Siroi  .   .  551 

XdlH.  —  Histoire  du  catliolicos    Iso'yabl)  de   Gdala .  55'i 

Xt'.l\  .  —  (]e  qui   eut  lieu  entre    Barsauma,   eveque  de  Suse,   et   le  catliolicos* 

leur  correspondance 561 

1"  —  Copie  de  la  premiere  lettre,  doiil  le  public  eut  connais- 

sance 562 

2"  —  Dcuxieme   lettre  de   Barsauma  adressee    ä   Isö'yahb  (^a- 

tli(ili<'Os 570  ; 

X(;\  .      -  l'lvencments  qui  eureut  lieu  du  lenqjs  de  .Mar  Isö'yahb  Gdalaya...  (Rab- 
ban  Oukania 582 

X(,\  I.         Histoire  de  Rabban  Sabri'^ö  ,  le  i'ondatcur  du  couveut  de  Beilli  Qri(]a.  583  j 

XCVII.    -  Histoire  de  Mar  'Ahda,  iils  de  Hanif 5ji6 

XdVHI.  —  Histoire  de   Rabban   Klioudaliwi,   le   rondateur  du  nmvenl    de    l>eitli 

Häle 590 

.XCI.X.  —  Histoire  de  Rablian  llormizd 505  i 

('..  —  Histoire  de  Rabban  Theodore 498 

CI.  —  Ap|)arilion   de  Tlslamisme '.   .   .   .  600 

(.'AI.  —  ("opie  du  pacte  et  de  l'edit  ecrits  par  Mohammad  ben   "Abd  Allah  aux 
lialiilants    de  Najran  et  ä  tous  ceux    (pii   professent    la    religio» 

cbretleniie  sur  la  surface  d(^  la  terre 601 

(im.    —   II  i'crivit  un  lidit  dont  voici  la  copie 616  ' 

CIV.   —  Recit  de  la  mort  de  Mohammad lilS 


:^19]                                         TABLF.  DES  MATIERES.  «iß'J 

I'ai,'Os. 

C\  .  —  Recil  de  la  inorl  Je  Mar  Isoyalib  Catholieos 024 

CVI.  —  Histoire  d'Heraclius.  empereur  des  Grecs G2ß 

CVH.  —  Recit  de   la   mort  d'Heraclius,    empereur  des   Grecs:  Iiistoire  de  ses 

successeurs - .  (>i.S 

C\'III.  —  Histoire  de  Mar  Emmeh  Catholieos (i2!i 

CIX.  —  Ge  rpii  arriva  de  ses  jours.   Enlre  autres   i'aits,    l'liistoire   de   Sai^risö', 

metropolilain  de  Beitli  Garmai 6.'51 

CX.  —  Iiistoire   d  Atlianase,  connu  sous  le   nom  de   Jamal,   patriarche   des   .la- 

cobites,  et  de  Jean  snn  disciple (ü.'i'i 

GXl.  —  Iiistoire  de  MalkisiV,  l'ondateur  de  'Ouinra  liadtha 63'i 

CXII.   —  Histoire  de  Mar  Isnyalib ()3(; 


Note  des  Editfaüs.  —  Le  manuscrit  deirit  par  sa  S.  G.  M'''  Selier  iP.  0.,  t.  IV, 
p.  217'i,  qui  conlient  la  deuxieme  parlie  de  V Iiistoire  Nesloriennc  inedite  iChroni/jiie  de 
Si'crt],  a  ete  acquis  au  cours  de  Fimpression  par  la  Bibliotheque  Nationale  de  Paris  (Fonds 
arabe.  n°  {)G53)  :  il  a  donc  pu  etre  ulilis(',  el  ee  travail  de  collalion  a  demontre  la  parl'ailc 
exacliludi'  de  la  cbpie  de  S.  G.  M*"  Scher. 


EKR.VTA 


Ilisripiru-  Xi'.s  inruF.NM-:  (Chro/iii/iie  de  Seer/).  Premiere  partie  (IH.  (/'.  (>.,  I.  V,  läse.  21. 
Page  228.  lio-ne  'i.    lire    .f..-.'':  p.    2:i2.  1.   in   X~i  ■  P-  2'iS,  1.  S  Uhx^^:   p.  2(;7,   1.  2 
,  4i,:  1).  :i0S.  I.  0  1(  ;  p.  :!l'.t,  1.  7      -■—'.. 


LE 

TROISIEME   LIVRE   DE    EZRA 

(ESDRAS  ET  NEHEMIE  CANONIQUES) 
VEHSION   ETllIOPIENNE 


K\Tn.  Ol;.  —  T.  xiti.  —  i'.  ü  42 


LE 

TROISIEME  LIYRE  DE  EZRA 

(ESDHAS  ET  NEIIEMIE  CANONIQUES) 

VERSION  ETniOPlEME 

EDITEE    ET    TRADUITE    EN     FRANCAIS 

l'AR 

FRANCISCO  MARIA  ESTEVES  PEREIRA 


P9g9a®8>ai»">'g      ■ 


Nihil  obstat. 
R.  GRAFFIN. 


PERMIS  D'IMPRIMER 


Paris,  le  29  Juillet  1918. 


E.  ADAM, 


vic.  gön. 


INTRODüCTION 


Les  Livrks  u'RsDitAs.  —  Dans  la  Version  ethiopiennf»  de  la  Bible,  les  ecrits 
designes  sous  le  noni  de  öü^.  :,  Ezid,  sont  classes  en  trois  livres,  dont 
la  correspoudance  avec  le  texte  grec  des  LXX  et  avec  le  texte  latin  de  la 
Vulgate  est  la  suivante  '  : 

Texte  dos  LXX 


Version  ethiopienne 

Ö'Vi'  '■  S  •' 

('Ezra  I) 

ön^.-  ••  e  M 

('Ezri\  II) 

ÖlU-  :  1: « 

("Ezri\   III) 


'EcÄpa;  a' 


'ErJc,ai  'i' 


Texte  de  la  Vulgate 
Liber  quartus  Esdrae 

(apocryplie) 
Lilier   tertius  Esdrae 

(apocryplie) 
[Liber  secundus  Esdrae 

(Nehemias) 
Liber  primus  Esdrae 

(Esdras) 


Le  Preiiiif'r  Lirtr  dr  'Ezra,  denomme  aussi  Aiwrah/psf  de  Ezra,  a  ete  public 
d'abord  par  Ricard  Laurence  :  ItöÜ^' '•  6",  Primi  Ezrae  libri,  mn  apud  Vid- 
yaluiii  iippellutur  (jiuirtKS,  rcrsin  aetliiopiai,  Oxoniae,  1(S20;  puis  par  A. 
Dillmann  :  Yeteris  Testainenti  aelliiopiri  toinns  tiiii/ihts,  ijuu  cnntinentur  Lihri 
apocryphi,  Berolini,  189''t  (p.  153-19.'}). 

Le  Dnt.ci'eine  Livrc  de  Ezra  a  ef^  pulilit^  par  A.  Dillmann  (op.  eil.,  p.  19'i- 
221). 

Le  Troisii-nte  Eivri'  de  Ezril  (comprenant  les  livres  oanoniques  d'Esdras  et 
de  Nehemie),  reste  inedit,  est  pnblie  maintenant  poiir  la  premiere  Ibis. 

Les  M.vNt'scRiTS  EN  GENERAL.  —  Voici  Ics  Hianuscrits  renfermant  la  Version 
ethiopienne  du  Troisieme  Lirre  de  'Ezra  (Esdras  et  Nehf^mie),  dunt  nous 
avons  notice  : 


1.    A.  Dillmann,   Catalogus  codicum  maniisrriplonim    orienta/ii/ni,   qiii  in   Museo 
Britannico  asservantiir,  Pars  (ertia,  Codices  aethiopicos  ainplectens,  Londiiii,  1817,  p.  '.i. 


64«  INTRODÖCTION  [(V 

1.  Bibliothcquc  Nalionale  de  Paris,  Collcctiou  de  A.  d'Abbadio,  n"  '.i'i 
(xvii°  siecle)'. 

2.  Bibliotheque  Bodleienne  d'Oxford,  (Ind.  twlk.  VI  (xvm"  siecle)'. 

;{.  Musec  Britannique,  Add.  IG.  188  (Cat.  Dillmann  V)  (xvi'ou  xv'' siecle)'; 
Orient .  48^1  ;Cat.  Wright  VII]  (xvii'  siecle) ;  Orivnt.  489  [Cat.  XI]  (xvii'^  siecle): 
Orient.  ^Oa  [Cat.  XXVI]  (xvii»  siecle);  Orinü.  Wi  [Cat.  XXVIII]  (xvii"  siöcle)  \ 

4.  Büdiotheque  Municipalc  de  Francfort,  Cod.  act/i.  2  (xvm*  siecle): 
Cod.  aeth.  7  (1755)''. 

5.  Mission  catholique  de  Cheren,  Ms.  4  '. 

Le  manuscrit  Orient,  fol.  ;{0()7  de  la  Bibliotheque  Hoyale  de  Berlin 
contient  (fol.  00-63)  le  commencement  dn  Lirre  d'E.sdr(is\  Le  ms.  .4(/f/. 
24.991  du  Musee  Britannique  rcnferme  (fol.  64  v.)  des  fragments  du  Lirre 
deNehemie{3,  27  ä4,  22)«. 

Manuscrit  n"  35  de  i,.\  collection  de  A.  d'Abdxdie.  — •  Le  manuscrit  n"  35 
de  la  collection  de  A.  d'Abbadie  est  un  codex  de  parcliemiu  de  280  fouillets, 
(jui  ont  0"',395  de  hauteur  et  0'",345  de  largeur.  La  copic  du  Troisii'ine 
JJvre  de  'Ezra  est  contemie  dans  les  fol.  255-265.  Eu  cette  partie  du  manuscrit 
les  pagos  ont  trois  colounes  de  38  lignes  et  chacjue  ligne  a  environ 
16  letlres.  L'ecriture  est  en  lettres  de  graudeur  moyeunc.  Le  manuscrit  est 
de  Tepoquc  du  roi  'lyäsou  le  Grand  (1687-1706). 

Cette  copie  n'a  pas  de  titre.   Le  Lirre  d' Esdras  commence  ä  la  G*"  ligue  de 

1.  Catalogue  raisonne  de  manuscrits  ethiopiens  appartenant  ä  A.  d'.ibbadie,  Paris, 
1859,  p.  42-4^1 ;  M.  Chainc,  Catalogue  des  manuscrits  ethiopiens  de  la  Colleetion 
Antoinc  d'Ahhndie,  Paris,  1012,  p.  2.");  Conti  Uossini,  Kotiee  sur  les  manuscrits  rthio- 
piens  de  la  Collection  d'Abbadie,  dans  la  Journal  Asiatique,  x''  scrie,  tomc  XX,  ÜU2, 
p.  9-10. 

2.  A.  Dillmann,  Calalogus  codicum  manuscriptorum  Bibliothccae  Bodleianae  O.vo- 
niensis,  Pars  Vll,  Codices  acthiopici,  Oxonii,  1S48,  p.  S-9. 

.'5.  A.  Dillmann,  Calalogus  codicum  manuscriptorum  orientalium  qui  in  Masco 
llritannico  asservantur.  Pars  tcrtia,  ('odiees  aethiopicos  aniplectens,  Londini,  1847, 
p.  .')  et  4. 

4.  W.  Wright,  Catalogue  of  Ihc  Ethiopic  manuscripts  in  t/ie  JJritis/i  Museum, 
London,  1877,  p.  8,  10,  20  et  21.  "^ 

.'j.  Lazarus  Goldschmidt,  Die  Abessinischen  Ilandschrißen  der  Stadtbibliothek  zu 
Frankfurt  am  Main,  Berlin,  18!)7,  p.  4  et  20. 

(i.  Carlo  Conti  Rossini,  I  manoscritti  etiopici  della  Missione  cattolica  di  Cheren, 
Roma,  1004,  p.  0. 

7.  .lohanne.s  Flemming,  Die  neue  Sammlung  abessinischer  Handschriften  auf  der 
Königlichen  Bihliothcl;  zu  Berlin,  dans  Zentralblatt  für  Bibliothehstvesen,  xxiii 
Jahrgang  (1906),  ]i.  11;  M.  Chaine,  Inventaire  sommaire  des  manuscrits  ethiopiens  de 
Berlin,  dans  la  Bei>ue  de  l'Orient  chretien,  t.  XVII  (1012),  p.  2  de  l'extrail. 

8.  W.  Wriglit,  Catalogue  of  thc  Ethiopic  manuscripts  in  the  British  Museum,  p.  13. 


[7]  INTRODUCTION  «47 

la  troisiöme  colonnc  du  recto  du  fol.  255  et  finif  ä  la  28°  liguc  de  la  premierR 
colonne  du  verso  du  fol.  259.  Le  Liiere  de  Nehemic  commence  ä  cette  meme 
ligne  et  finit  ä  la  25"  ligne  de  la  troisieme  colonne  du  verso  du  fol.  265. 

Cette  copie  e.st  divisee  en  21  cliapitres  (1-9,  Line  d'Esdras ;  10-21,  Lirrr  dr 
Nehemie).  Le  commencement  de  cliaque  chapitre  est  indique  k  la  marge 
gauche  de  la  colonne. 

Le  scribc  a  copie,  par  erreur,  le  texte  dans  l'ordre  suivant  :  1,  1  —  17, 
70;  20,  1  —  22,  38;  17,  71  —  19,  38;  22,  39  —  23,  31  (fin);  mais  il  a  pris 
soin  d'avertir  le  lecteur  qu'il  y  avait  une  transposition,  en  ecrivant  aux 
marges  des  colonnes  les  notes  suivantes  : 

La  premiere  colonne  du  verso  du  fol.  262  finit  par  les  mots  :  fD^^Ai"  » 
'^9°fi  i  (17,  70),  qui  sont  suivis  d'un  i*;  au  bas  de  cette  colonne  sont  ecrits 
les  niots  suivants  : 

La  deuxieme  colonne  de  la  meme  page  commence  par  les  lettres  :  JP"^  ::; 
a  la  marge  gauclie  de  cette  colonne  sont  ecrits  les  mots  suivants  : 

lirt-  ••  mie  !  'itt.?.  '■  if^'d.^'  •■  HPhhA  :  aom"!  ■  %i\9°^  •■•■ 

A  la  marge  gauche  de  la  premiere  colonne  du  recto  du  fol.  264,  en  corres- 
pondance  avec  les  mots  du  texte  :  l'^d.f.  •  h-f-^'R^'i  ■•  (22,  38),  sont  ecrits 
les  mots  suivants  : 

AA^-  ■•  ö  !  -n^v  '  '^n  •■  ,e.flA  ■  ©Jifth  ••  hd^'-i-  ••  tmcv'tt  •■• 

Enfin,  ä  la  marge  gauclie  de  la  deuxieme  colonnf^  du  recto  du  fol.  265; 
en  correspondanee  avec  les  mots  du  texte  :  flJA»*Pfl>*^5l>  •■  atUV'üi'i  :  (19,  38), 
sont  ecrits  les  mots  suivants  : 

Ah  ■■  IM"  :  9"fl/.V-  ■  -fvrof T  :  -^n  ■  J/A"  ■■  ^WrCA-  ••  erofi-ffi^  :  -^(l  ••  ^'fl 
A  !  athA-  ■  hfi  '•  ihloo'  :  Krt•bC^I,•^  '•• 

A  part  cette  transposition,  la  copie  du  Troisü'inc  IJrre  de  'Eziri,  contenue 
dans  ce  manuscrit,  est  tres  soignee;  il  n'y  a  ni  corrections,  ni  ratures,  ni  inter- 
lignes,  mais  fait  defaut  bien  des  fois  l'enclitique  ^i,  employee  ordinairement 
pour  indiquer  les  citations. 

Manuscrit  Add.  Ui.l88  dt  Misee  Britanmqve.  —  Le  manuscrit  Ir/r/. 
16.188  du  Musee  Britannique  est  un  codex  de  parchemin  de  143  feuillets 
(grand  format  in-4'').  Le  Troisieme  Lvvre  de  'Ezra  est  contenu  dans  le  manus- 
crit, fol.  106-137.  En  cette  partie  du  manuscrit  les  pages  ont  deux  colonnes 
de  21  lignes;  chaque  ligne  a  environ  13  lettres.  L'ecriture  est  faite  de 
grandes  lettres  (xvi''  ou  xv'  siecle). 


r,/,s  IXTRODUCTION  [8] 

Le  Unr  il'Ksdnis  cnmmence  ä  la  11'  ligne  de  la  prcniirre  culoiiiie  du 
verso  du  fol.  106  et  fiiiit  ä  la  IG"  ligiie  de  la  premiere  colonne  du  verso  du 
fol.  120.  Ia'  l.inr  de  Nehemie  commence  ä  cette  meme  ligne  et  finit  a  la 
6"  ligne  de  la  premiere  colonne  du  recto  du  fol.   1.17. 

Cette  copie  n'est  pas  divisec  en  chapitros. 

L'öcriture  est  peu  soignöe;  eile  na  ni  corn-ctions,  ni  nitures,  ni  inter- 
li<i-nes,  mais  le  copiste  a  omis  beaucoup  de  mots  et  de  phrases,  ce  qui  rend 
la  copie  tres  faulive. 

A  la  fin  de  cette  copie  (fol.  137  v.),  se  trouve  le  colophon  suivant  : 

-id.?.'"»  ■  nölU'  ••    1:  ••  m-l'R't'hd.'l-  •  H'l:  ••  fm^rh^'  •  [HlrVll/-  ••  nh^ihd.'i  • 

+0  ••  hiiLh-ttih-c  ■■  hr^t-A-  ■■  ÄVh^. :  m,ev.'i :  oDtpfyfijh  :  n-s.n  •  r.e.-t:  =  a'ja 

,m  :  »itir  •■••  h''i'i  •■•  h''t'i  "■  A^.ll-'}  •■■■  A^.ll-'J  « 

Le  Livre  de  !Srli(->iiic  (xi,  1 )  commence  par  los  mots  suivants  : 

/»•Art/JjP  ••  ö»A?.  ••  tLAy  •" 

qui  correspondenl,  sans  doute,  ä  ceux  du  texte  grec  des  LXX  : 
Ao'vo;  Nssy.Jou  uioO  Xx>.xiou. 
Üu  avait  peut-etre  ecrit  : 

*A  ■•  HVrhry  ••  fliAft  ■■  Vl-A^».?  •" 

TiTRE  Dl  i.ivHE.  —  Le  Troisii'ine  Livre  de  'Ezra  est  designe,  dans  certains 
manuscrits  (Hhiopiens,  par  les  mots  :  Hölli-  '  1!  ••  et  dans  quelques  autres  par 
/»•Aft  ä  +A-  ••  tiinU'  '■• 

Division  du  livre.  —  Le  Troisienie  Livre  de  'Ezra  est  divisö  en  chapitres 
[Ttii'V'  •).  di>nl  le  nombre  varie  dans  les  divers  manuscrits.  Dans  le  manus- 
crit  n"  :$;■)  de  lacollection  de  A.  d'Abhadie  le  Troixieme  Livre  de  'Ezra  est  divise 
en  21  chapitres;  le  coinmencement  des  chapitres  correspond  aux  versets 
suivants  du  texte  grec  des  LXX,  imprime  dans  la  Bible  de  Complute  : 

Cliap. 


rr_ 

-Esd.i,  1 

Cl 

ap 

.     8°- 

-Esd.  IX,  1 

Cliap 

.  l.V  - 

-    Nöli. 

vn.  1 

2' 

III,  1 

o-- 

N.'l..,    I.   1 

IC/ 

\  IM,    1 

3« 

IV,    1 

10= 

H,    1 

17" 

IX,  1 

4« 

VI,    1 

11" 

in,  1 

18" 

x,l 

5' 

VI,    Ki 

12'' 

in,  33 

1*.)" 

XI,  1 

G° 

Vll,    1 

13» 

V,    1 

20" 

XI,  36 

/ 

VIII,    1 

14" 

VI,    1 

21" 

xni,  1 

idicii 

ilions  sont  1 

ail 

es 

en  ina 

•ge  a   Teuere  rou 

jfe. 

Texte  kthiopien.  —  Pour  nous  perinettn>  d'elablir  le  texte  Je  la  versiou 
ethiopienne  du  Troisieme  Livre  de  'Ezra,  W  Graffin  a  mis  ä  notre  dispo- 
sition  les  photographies  des  copies  contenues  dans  les  manuscrits  suivants  : 


[9]  INTRODUCTION  049 

A  =  Collection  de  A.  d'Abbadie,  n"35; 

B  =:  Musee  Britannique,  Add.  16.188. 

I.,e  manuscrit  A,  de  la  fin  du  xvii^  siecle,  contient  non  pas  la  versioii  pri- 
mitive, mais  la  version  la  plus  ancienne  que  Ton  connaisse.  Cette  versioii  est 
indemne  des  alterations  que  le  texte  de  la  version  ethiopienne  des  autres 
livres  de  la  Bible  a  subies  aux  xvi"  et  xvii"  siecles.  Le  manuscrit  B,  du  xvi^  ou, 
xv"  siecle,  renferme  la  meme  version  que  le  manuscrit  A,  mais  la  version 
B  a  6te  corrigee  sur  le  texte  grec  des  LXX. 

Textk  d'oi  dkhive  LA  vEitsio.N  KTiiioi'iENNK .  —  Dans  la  version  ethio- 
pienne du  Tivisicme  Lii:n'  de  Ez-rä  on  trouve  un  grand  nombre  de  mots 
qui  ne  fönt  pas  partie  de  la  langue  ethiopienne  ((/e'ez).  Parmi  ces  mots 
etrangers,  les  uns  sont  transcrits  du  grec  et  plusieurs  out  conserve  la  termi- 
naison  des  cas  grammaticaux;  les  autres  viennent  de  l'hebreu  et  leur  trans- 
criptiou  tantöt  est  faite,  tantöt  est  omise  dans  la  version  grecque  des  LXX. 
Ces  faits  montrent  que  la  version  ethiopienne  du  Troisihne  Livre  de  Ezrd  a 
ete  faite  directement  sur  le  texte  de  la  version  grecque  des  LXX :  ils  indi- 
quent  aussi  qu'elle  a  ete  rovue  et  corrigee  sur  le  texte  hebraique. 

Par  une  note  ecrite  au  verso  du  fol.  G^i  du  manuscrit  Add.  24.991  du 
Musee  Britannique,  on  saitqu'un  certain  mamniher  abyssin  a  compare  la  ver- 
sion ethiopienne  du  Troisihne  Livre  de  Ezra  au  texte  hebraique  et  aux  ver- 
sions  copte  et  arabe  ' . 

Recension  du  texte  ghec  d'ou  derive  LA  VERSION  ETHiopiEXME.  — Le  texte 
de  la  version  ethiopienne  du  Troisieme  Livre  de  'Ezrd  est  conforme  au  texte 
grec  des  Livres  d'Ksdnts  et  de  ^eheinie,  impriine  dans  la  Bible  de  Complute". 
Charles  Vercelloue  a  demontre  que  le  texte  grec  de  la  Bible  de  Complute 
derive  des  mss.  Cod.  Vat.  Graev.  i'M  et  346  (Holmes  Parson,  108  et  248)% 
et  Paul  de  Lagarde  a  etabli  que  le  texte  grec  du  Livre  d'Esdr((s.  contenu  dans 
le  Cod.  Vat.  Craec.  330,  n'est  autre  que  la  recension  de  Lucien  '.  Nous 
pouvons  donc  conclure  que  la  version  ethiopienne  du  Troisihne  Livre  de  'Ezra 
provient  dun  texte  grec  de  la  recension  de  Lucien. 

1.  W.  Wright,  Catalof;ue  of  the  Fjhiopic  rnanuscripts  in  tlie  British  Museum, 
London,  1887,  p.  l.>. 

2.  Biblia  sacra  polygloüa  coinpleclens  V.T.  hebraico,  graeco  et  lalino  idiomale, 
N.T.  graecum  et  latinum...  studio,  opera  et  inipensis  Cardinnlis  Fr.  Xinienes  de  Cis- 
neros,  Compluti,  1514,  1515,  1517,  six  volumes  in-folio.  Nous  nous  sommes  servi  de  la 
Biblia  Sacra,  hebraice,  graece  et  latine,  edita  a  Fr.  Vatablo,  Cenevae,  1580-1587,  tom.  1, 
p.  526-580,  qui  reproduit  le  texte  grec  de  la  Poli/glotta  contplutensis. 

3.  H.  B.  Swete,  An  Introduction  to  the  Old  Testament  in  greek, Cambridge,  1900,  p.  172. 

4.  Paul  de  Lagarde,  Librorum  Veteris  Testamenti  canonicorum  Pars  prior,  graece. 
Gottingae,  1888,  p.  xiv  et  4Ü1-48Ü. 


A  =  Paris,  Bibliotlieque  Nationale,  Kthiopieu  [d'Abbndie],  n"  33; 
B  =  Londres,  British  ^luseum,  Add.  10.188; 

hehr.,  texte  hebraique ; 

LXX,  texte  grec  de  la  version  des  LXX ; 

a  veut  dire  addition ; 

0  veut  dire  Omission. 


tl  :  jT-w  :  4i:{\  -■  mhHH  ■  n*A-  ••  AWA-  •■  <to'J1/"'|:  •  fl)«/^.  :  Är/i<«.  ••  hin  '■  .«■ 

h  ■•  h1U.h(\'h.Ch  :  h^hi.h  :  ffli^.h  ••  (OOfhUh  ■■  h'lMXh  ■•  »h^n^  :  hdiif{'h  ' 
n-Uh  ■  It/h  !  nÄ.P<-«^A.i>"Ä  ■  r/JlMi -Pth  ::      an'/.h  :  hTOftli'  ■  i^A-K  ■■  hiM-ti 

h  •■■■  7\n\ihaihA:h  •  ^u/\'h  ■  rtia^n-h  ■■  h^/nh  :  y.öcih  ■■  h,^'<-^i^9"h ■•  uy.v-p, 
h  ■•  <».e.,i,'}x -^  .•  n.'/- !  h";ll.^'n<h.(:h  •  i^r^\\  ••  hti/ih.^h  •■  ot-huh ■•  h-ni.hn 

,h.CÄ  ••  Uat-M-  ••  /i.f <.AA.rK  ::     <nWA-fl"  ^  ••  ?.A^  ■   HJh  •  at-M'  •  lifi-h  •■ 
tt'hafClh  ■•  hf\h  ••  (D-h'l'h  ■■  AA.IJÄ  ■  hVAfih  •■  i)?h  ••  «),e.1v;..e.h?'K  •  Ttity 

I,    1.    >i'/"ll    :]    >iVII    :    r>    ~    .lA«!'    :   B  -     ../-A  i  >,"?ll.h-h,h.f:  :]  .'/-A  :  «nhtlll    J  P.   —   >,i»"J,/.  0  "h 
(t   :  1>   h'/r'h    =  >i'VH.>in<h.(:    :    nl>V<<.rt    0  »Ii-A»'-    :    IIAII-  :   H. 2.    >,";il.>ill,h.(:>.  :]  <)  I>  n"7.<'. 

>i  0  fi"V^>  :  «ny".e-r:  :  A  —  >„hi\vi.  ■•  A,  h.lirtfiij, :  P.  —  nh.f<.irt.y"  =]  Kv-t-it^-r'h  ■■  P..  -   o.  >„ii 

>i...  lim-n;-  :  >i.f<.Ort.y"h  ••]  o  P.  —  'i.  wh  =]  o  P>  —  «n.p.V^.e.?.}"?!  0  <n.f.'//"-h.h  I  li  —  iimc^h  ' 


I.  1 


inOISTEME  (LIVRE)  DE    E/KA 


I,  '  La  prcmiere  auiiöe  du  regne  de  Qiros,  roi  de  Fäi-es,  des  quo  la  ])arole   i,  i 
du  Seigneur,  (sortie)  de  la  l)Ouchc  de  'Kremyi\s,  l'iif  accomplie,  le  Seigneur 
excita  l'espnt  de  Qiros,  roi  ile  Färes,  et  (ce  dernier)  ordonna  par  la  parole  ä 
tout  son  royaume;   eii  outre,  il  ecrivit,  eri  disant  :  -  Aiiisi  dit  Oiros,  roi  de     - 
F;\res  :  Le  Seigneur,  Maitre  du  ciel,  m  a  donne  tous   les  royaumcs  de  la 
terre;   lui-meme    m'a   lait  songer  ä   lui  rebAlir    uii    lemjde   dans    Jerusalem 
de  Yelioudä.   '  Qui  est  (son  peuple)  parmi  tous  l<'s  penpltis?  One  le  Seigneur      f 
se  trouve  avec  Ini,  afin  qu'il  nionto  a  Jerusalem  de  "^'elioudA  et  (ju'il  rebä- 
tisse  le  temple  du  Seigneur,  Dien  d'Israel,  du  Seigneur  (|ui  est  ä  Jei'usalem. 
*  Que  tous  ceux   qui   sont  restes  dans  tous    les  pays   oii   Ini-menie   (les)  a     ', 


fi52  TKOISIKME  (LIVRE)  DB   'F//RA,  I.  5-11.  12 

ÄA  •  m^A'  ■  A-ö»-  !  Wm.h-ihM:  •■  Oi'M'   ■■  AOo»-  ■  t\ao  -.  y.fn'.l-  •■  iDy.,1^'if,.  i 

«.    n.'l"  ••  }x''l\\.h'(\,h.i:  ••  MAi.f<AA.r  «     rnWA-«»-  •  hA  •  hö»-^.«»-  •  ,e.n.e.?»?'<n>- ' 

i'"ftA.i/'<"»-  ••  (i'j'PV  ■■  m:^  •■  <n'n<-f:  ■•  aih'ihft  ■-  mnö?.'/.  ■■  uhf\-ihy.o'>-  •■  WiU. 

ip  !  4'C{\  ••  A(iA  !  AR  ••  "7.ilvi''ifiv  :  ö'Aft  =  '/An^V-  ••  fl»J4r/ifc"ö»-  :  AA.AriJ'iC  • 

"   »"A^h  •  t'.i*-'i  •■•    ofhA-  ••  -v-A*.  ■•  tm^Pfiti^^-  ■■  r/rnc* :  -^  ••  "»''n'Pö^Tii'i-  ••  ri'n<.t:  • 

,,    ^-j !  lip ::    flivf-A-  ••  'i*py-  ■•  Hfljr:4'5'. :  fuH-fK.f:}'.  ••  vv  .■  ©0»;  •.:  HW-A"  ■■  ^(*/.^  •  A. 
fi-ttfii:  •  i'"AA  •  KA  •  oc-h  •■  i'P  ■■  h}'"nn.A-j  ■.  ä.p^.aa.j'"  ••: 

.RCÄ>i>"<"»*  ']  >/">>•  '  H  —  (l'V'J'f  !  inc^'iD  I  -iK-r:  0  "/'/'f  =  mcA-  <  fl>-ll<-<:  >  B  —  Hhni*^Äoo-  >  H 

—  niiA*^.«"»- 1  B,  (U')'/.«"-  ■  A  —  7.  n.1-  ■  >i"/ii.Mi<ih(:  0  u  iKo-nt  =  >».f<.oa.5'"  •  B  —  "sr"/  ■]  »>. 
?">  :  B  —  mh-dh  :]  nh-üY,  <  B  —  n.1-  .]  An.-!-  ■  B  —  «.  '\bt\  ■■  \e.  ■  "tW.<iin-  .]  '^ört  •  \jf.  =  -^.t 
<?>i/ii-  •  A.  (D«»»!!?'  ■  /vil- <!.(;«>•  I  B  -  waä  '  7rt'l/{.'/-  ']  o  A  —  fl>x,hfc°<"»-  ■  Art.O-n-sr.  >]  m-TA 
*  1  <\;r'{>i:  <  B        Art.fi-n-S(:  >  A  —  «nAhti  :  .Rl^•s  >] ""'^>»'"'"'  =  rt.p.i>-s  >  B  —  !'.  ro^n-  0  mnaom 

■/  >  »>■/  ■  B         tfixpxvhl-  >  B  f-i]  «i  A,  0   B  —  flJöo'Pö/liI-  1  H1K.C  ■]  O  B  —  fl»,ft,>iA^    0  (n>,«-,h 

A  ■  ll-n<.f.  ■  B  —  III.  mA-r",^  0  »l*";!-  ■  B  «"«rtlLt  ■]  »i;  ■  mp.y  >  m'/i  >  B  —  mviAWV  ■ 
iy  i]  o  B.   -~  11.  in\{-l\-  I  "/T.c.  0  n»iiö.P.'/.  >  llPti.  ■   V'l'V  ■  B  —  )imoy.  '  A.  >iy  1  (OHt;  ■  mümi;  i  B 

—  iitf-ft»  I  Mii  I  rt.'in-s«:  ■  i»"ftA  •■  >ift  ■  üo  i]  «Dtf-A-  !  ii'^f:»-  >  B  —  MHJ^r.  >  \  —  m.i-  ■  A  — 


exiles  soient  aich's  par  les  gens  du  pays  i;ii  or,  eu  argciit,  rn  meubles,  i'ii 
animaux  et  en  autres   (choses),  (piils  voudront  (donn(?r)  pour  le  tomple  du 

5  Seigneur  qui  est  ü  Jerusalem!  '^  Alors  se  levöreut  les  princes  de  la  maisou 
des  peres  de  YehoudA  et  de  Benyäm,  les  pretres,  les  levites  et  tous  ceux  ;\  qui 
le  Seigneur  avait  mis  dans  leur  cceur  (la  resolution)  de  monter  et  de  rebätir 

f,  le  temple  du  Seigneur  qui  (est  i\)  Jerusalem;  "ainsi  que  tous  ceux  qui  6taient 
autour  d'eux  (et  voulaient)  les  aider  en  meubles,  en  or,  cn  argent,  en  ani- 
maux et  en  autres  (choses),  qu'ils  trouveraient  bonne.'*,   cliacun  selon   leiir 

7  gre.  '  Le  roi  Qiros  aussi  restitua  les  vases  du  temple  du  Seigneur,  quo 
NAboukadanatsor  avait  enlevös  h  Jerusalem  et  avait  introduits  dans  le  lemple 

8  de  son  dieu.  "Qiros,  roi  de  PAirs,  les  restilua  par  rinlermediaire  de  Mitri- 
dAlou,   lils  de  GasabArcnou  et  les  inventoria  (pour  les  remettre)  ä  SisAbdar, 

y    prince-de  YehoudA.  "  (En)  voici  le  denombrement  :  coupes  d'or,   quarante; 

10  coupes  d'argent,  millc;  patenes,  vingt-nenf;  '"calices  d'or,  trente;  (calices) 

11  d'argent,  le  double;  autres  (vases),  mille.  "  Tous  les  vases  d'or  et  d'argent 
etaient   (au   nombre   de)  cinq   iiiill(<  quatre  cents.  (Ce  sont)  tous  les  (vases) 


[13]  TROISIEMF,  (LIVRE)  DR    EZRA,  II,   1-14.  653 

n  :   itmai.  '.  (Dd.tifi-  •■  ?.A  ■■  KVAr^ö»' :  '.'tt-h^MC  ■■  Hu'  ■  nn.A"'>  •  m-ft/-  : 
nn.A"'}  !  oii'oo^riv  :  A,P<.«^A.jr  •.:  lafi-nh  ■  ,e.ji"^i>.  :  Ä-J-m.  :  fl>-ft'h  •■  ^UT-<i 
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II,     1.     (r>>,rt-    :    >,»«-";•/•     :]     O    A     .P.'l;'l>    =     lUh.C    =]    >.rt    ■     ((»A'^    ■    (WlHftl-   :    rKh.!:  ■   B  >iA  < 

Od-  :]  m-icr  I  AB  -  m7-Jl>..  :]  Tflh.  :  B  —  m:i\(i  •■  B  —  fl»|ni>.p.ni-  =  h.v<.OA.i'"  0  <»  B  —  h 
,'(i7<5i)'<"»-  ■  B.  —  2.  Kv-ftfi  J  B,  mh.VHn  '  A  —  miiir'r'.e  ■■  A  —  (na»i:R-i\.9>t]  .  B  —  <Dn/"^:"7A  > 
B  —  mr'Ciim-.ft  !  B  —  mnrt..»'  >  B  —  «D^A-i»"  i  fl)nA.e^ii  >]  o  ß  —  •7"A*ö»'  :  B.  —  .3.  <{.<{^fl :] 
4c  •  B.  —  4.  r?  >]  öf  :  B.  —  c>.  iwii-  >  «Ph-n  ']  tS.o=f  .  «Ph-n  !  A,  4.'\£- :  Th-n  ■  B  —  f{h%  • 

B     -    fXn    :]  a>-h-fl    :    A,  (DA£    >   >..f-n-fl    :    B.    —    7.    ^,'^?"   :]    ■^ft?"  :  B  —  8.   Ht'P   :  B  —  9.   H 

M.  0  iin.  ■  A,  im-  :  B.  —  lü.  ov-  :  B.  —  11.  nn.  i]  nn  ■  A.  nn.  i  ß.  —  12.  Mti^-  r]  >,iia  • 
ß  —  13.  >i>ilL+y"  ■  A.  hyx:i-"i  >  B.  —  l'i    fi..''(.'  ■]  'ihi.  >  B.  1 


S,  ',1,  lll 

II,  \-l 


([HC  Sisäbdär  avait   empörtes  avec   les   captifs  qui  sunt  moiites  Je  Bahilon  ä 
Jerusalem. 

II,  '  Ces  (derniers)  furent  les  enfants  du  pays  qui  monterentä  Jerusalem     11 
et  revinrent  de   Tendroit  oü  ils   avaieiit  ete  captifs  et  avaient  cte  deportes, 
eux  que  Näboukadanatsor,  roi  de  Bäbilon,  avait  deportes  ä  Bäbilon;  (ce  l'urent 
eux  qui)  revinrent  ä  Jerusalem.  Les  hommes  de  YelioudA  aussi  revinrent  ä 
leurs  villes.  '  Ceux  qui  viiirent  avec  Zaroubäbel  (furenti  :    lyoses,  Nahamyä,     •.; 
Soryä,  Ilohalyä,  Mardekyos,  Masefmäl,  Sarbatoul,  Balyä,  Belioumet  Balyäha. 
Voici  le  nombre  des  hommes  d'Israel.    'Les  enfants  de  FäriOs,  deux  mille     f 
Cent  soixante-douze.  *  Les  enfants  de   'Asäf,  trois  cent  soixanle-douze.   '  Li'S     '•■ 
enfants  de    Krä,   sept  cent  soixante-quinze.  "Les  enfants  de  P^diat-Mo'ab,     >< 
qui  etaient   de  la  generation  de  YAsou'e-Yo'ab.  deux  mille  huit  cent  douze. 
*  Les  enfants  de   'l'^läm,   mille  deux  cent  cinquantc-quatre.  "Les  enfants  de 
Zatou'e,  neuf  cent  quarante-cinq.    'Les  enfants  de  Zäke,  sept  cent  soixante.     ;i 
'"Les  enfants   de  Bänou,  six  cent  quarante-deux.  "Les  enfants  de    Bäbe, 
six  cent  vingt-trois.  '-Les  enfants  de  'Azeged,  mille  deux  cent  vingl-deu\. 
"  Les  enfants  de    Adoniqäm,  six  cent  soixante-sept.  ' '  Les  enfants  de  Begäwi, 


-,  X 


in,    II 


1:1.    l'i 


654  TROISIEME  (LIVRE)  DE  'EZRA,  II,  15-39.  ^14] 

15,16,1-^   S   *^,«fc+   :    KR."}   :    OV   !    (OVflJÜ   ::    ^ft«fc+  :    hm-C   :    Uilxll^y  ••    :ifl»:i;   "     T.* 

18. 11»  4*  ■•  (\,fiy-  ••  rP  :  ttijitDy  -••  '  ?,^A'  '•  h-/.-  •  t  •  otiat^.  '•'•    Ä**!'  ••  rhrt-J»"  ■•  ef  ••  fo 

23,2'.,  25rtv«i-  ••  HO*%   ••'   *?.«fe+  ••   hV-f-'l"   :   V   !   «'ÄÖ»-i;  •■•■   *^.'fc+   !   Äftö'»"l'  :  •■/ffle  :■•  *R 

26        «fe^.  :  ^Cy:l'C.9"  ••  «ftjf.C  ••  (nn.lVl-  ■•  -ÄV   •  ©-«/CD!:  ::      .C.*«!'  :  WiC«?  :  CD/Jn?»  :  ijf  : 

27,  28    fllÄmÄ   ::   *  Ü)A'n^    ••    <w>ll.o7rt    :    P    :    Or/ilDK   i-   *  fy-tth    ■    ft./;A   ■■    (»P^'   ■•   KP   =   O» 

2«,  30, 31  Äfl»i:  :••  *?.*«!'  ■•  vn-  ■•  ymii  •■■    «'.•1:+  •■  «»inft  ••  f.  ■■  <»7ö»:ä  « *?.«<,'+  =  h.'\'/"  •■  k 
32, 33  i  •  mev;  ••  ö>vfl»o  «     ^.'ft+  =  /b/.f"  •■  i'X  •■  a*'K  ••     ft**  :  A-T  :  iM.^:  ••  ath.^ 

34,3-.    Ol-   :   vif    :    ÖJä*©/-   «   *  «".«fc'!'    :   h.^C'fXy   ■    ÜV  •■    tDifjO^l'.  ::      R«fc'|'  :  rt/,7.l/  •■  (nf  •• 

37, 38, 3'»  r  ::  *R«ft+  :  Ä/'V.!:  -•  VV  :  «»7fl»e  "  T.«!."!'  •  «i-rt.i/'C  •'  X«!  ••  fl»ef  ••  w;ifl»Ä  »  *ft 

Jö.  je*+  0  ('  A  —  >,.s.'/  :  15.  —  ]r>.  >i<ii.r:  :  1!  —  ii.lrii'l'.i'  =]  rn,>,-ir..)..e  s  H  —  xatH.  ■■  U.  — 
17.  n.-*i.e.  :]  llrt-  !  B.  —  1<S.  mim^,  -.  B,  mjwU  >  A.  —  10.  Wirty"  ■]  ^rt•i'"  ■  H.  —  20.  piic.  >  B. 

—  21.  IUI-  ■  A,h,r'  i]  ni:.»-AWi.Ay"  =  B.  —  23.  >,v-fi-  >]  n-ii»,  :  >iVfi-  =  A,  »iiv-f*  =  B  —  2'i.  >,n 
m»-^  1  B.  —  25.  •>r..«';i-(:y"  :]  .•i'Ci' ••>  :  iih..f<:v"  •■  B  —  •iiti.i:  i]  .-j'/.'i:  1  B  —  rDn.c'^-  0  fnn.cn  > 
B.  —  26.  A^e''1  ■•]  hi-r'  ■■  B  —  m.-jii'h  0  <mri>.  :  B.  —  27.  o  A.  —  28.  ft-ilh  0  .e.'l:+  =  nilN  ■ 
A  --  <n;>.ft  •]  in>i.A  !  >i.>i  !  B.  —  30.  «i>j.nfi  :  B.  — ^  31.  hAr'  0  >t.A"VC  ■  B.  —  32.  h.i9"  i] 
M.9"  >  B.  —  3.3.  A-r  ■  >li.S..P;  0  iv^.iV^  ■■  B  —  <n>i.'^fl»-  s]  «J/hVV  :  B.  —  34.  KfCf  =  B.  — 
35.  1V/I-  ■  B.  --  .3<i.  h.f;>;?.  =  B  —  h.yd.  ■■  B.  —  iS.  ^.rt-c  =  B.  —  3'J.  ,^-f.-l-  :]  o  B  —  JbC?"  ■  l>. 


i:i 


k; 


deux  mille  cinquante-sept.  *^  Les  enfants  de  'Aden,  quatre  cent  cinquanle- 

quatre.   '"Les  enfants  de  'Atour,  qui  etaient  de  Hczeqyil,  quaire-vingt-dix- 

17,  IS  huit.  ''Les  enfants  de  BedAy,  Irois  cent  vingt-trois.  "*  Les  onfants  de  'OurA. 

1!),  21)  cent  douze.  '"Les  enfants  de  Ilasonm,  deux  coiit  vingt-trois.  '""Les  enfants 

21      de  Gäber,   quatre-vingt-quin/c.   '-'  Los  enfants  de  Bcta-Leliem,  cent  vingt- 

22,23  trois.   "'"Les  enfants  de  iNätoufA,   cinquante-six.  "'Les  enfants  de   'Anätdl, 

2^1, 25  cent  vingt-liuit.  ""'  Les  enfants  de  'Asmout,  (piarante-deux.  '"'  Les  enfants  de 

'-"      QeryätArem,  de  Oifir  et  de  Birot,  sept  cent  quarante-trois.  "'  Les  enfants  de 

2"      llarm!\  et  de  GältA'e,  six   cent    vingt  et  un.  -'  Les  hommi^s   de   Makiniäs, 

28      cent   vingt-deux.  '■'"  Les    lioinmcs  de  BcMol  (it  de  Gi\y,  deux  C(>iit  vingt-lrois. 

2'.i,  30  -"  Les   enfants  de  Näbon,  cinquante-deux.  '"'  Les  enfants  de   Magebäs,  cent 

;n      ciii([uanle-six.  "  Les  enlants  de  'IllAni,  deux  mille  deux  cent  cinquantc-quatre. 

32, 33   '-  Ijcs  enfants  de  'Mrani,  trois  cent  viiigf.  ^'  I^es  enfants  de  Lol,  de  lladid  et 

•   i'i      de  'Kläw,  six  cent  vingt-cinq.  ^'  Les  enfants  de     lyärobyä,   trois  cent  qua- 

3">.  iii   raule-cinq.   '''I.,es   enfants   de    Sinä'oh,   trois  mille  six    cent   trente.  ""  liCS 

pretres  :  les  enfants  de    lyahado,  qui  etaient  de  la  maison  de  Yesouy,  ncuf 

37,38  cent   soixante-treize.  "  Les  enfants  de  'I']m6r,  mille  cinquante-deux.  "Les 

3'J      enl'ants  de  FAsilior,   inilli'  deux  ci-nt  quarante-sept.  •''•' Les  enlants  dfe  'firim, 


[15]  TROISIEME  (LI VRE)  DE  'EZRA,   II,  40-55.  fi55 

*+  ■  h./.9"  '  II  ■  (Djm  ::  *  fllA.'P'ejP'Jrt  ••  ft**  •■  K.V'fkÖ   ••  +^9"h.A  '■  ?i9"R«fe      4» 

hm."l  ••   P.*+  ■■  rtfl'R^.  •  "d-ti^an-  !  f  !  fflmfliö  «  *fl»rt'nh  ••  V:i-^J»"  :  .eL*«!'  :  •/»     '' 
^  ••  ^*+  ■•  ^fr<i„  ■  f.*+  ■  rnn./''>  •  *ft4;+  :  ^S-rt  ■  ^.*+  :  ftfh.A  ■  R*+  ■■    ■« 

f  Ä*»  '  *Ä*+  •■  An-v  ••  .»'.4;+  ■  Ji-jin  •  ft*+  !  Ä^-n  •■   ft**  ■  Ä-^-n  •  ft**  :  »5  « 

.^41+  ■•  Ort.  ■•  ^^.«t*  •  hfiji  ■  Ä«fe+  '  «»'.''^'J  •  .^«ft*  !  V«f„^'>  :  *Ä*+  :  n«!"- 

R«ft+  •    '^XJP    ■    ^•*+    =    ^m-J.    •■       ft**    •    K-fl^rt-A«?    :    >?.*+    :    f\m.   :   ^4:+   : 

40.  ■i'fi9°h.A  0  ih'J'^'^.k  !  H  —  >i?"Ä'l:+  >  u-.S-r  0  S.:i"t-  ■■  «•l-.f  =  A,  l-mAÄ  !  rt.«!.^  ■  H  — 
mpjims  1  ß.  —  42.  ftV-<?y"  =]  Ä.fl"V  ■  B  —  OA-i""  >  li  —  h-fty"  =  B.  —  4^.  mftllh  i  V.-**.}^'  ■]  ft-(l>.  = 
Vt>?"  1  B  —  mn?^  :  B.  —  44.  .).je„n  .•  B  —  p/h.A  ■  B  —  <f.^-v  ■  B  —  4.").  «^nv  '  B  —  -^-Ml 

1-  !   B.   ^    46.    hp-n    :]  hTr.-ifl    :   A.   —    47.    7,e-A  :    B  —    :)<h.A    ■■    B  —   4<S.    X*.^-  I    B  —   .911.?"  : 

B.  —  49.  h-il.fl-  :]  ,h(>  ■■  B,  a  Ä*'/"  !  nn  :  B  —  i.,h.t\  ■  B  —  flrt.  i  B.  —  50.  r"i''Vi  '  B  — 
SX'l'V  I  B.  —  51.  M'-l'-  •■  B  —  A,<.C  :  B  —  52.  rin.e-w.  :  R.  —  -hl^fi  :  B  "  h^.1  '  B  — 
53.  nc*n  !  B  —  rt.1C*  !  B.  —  5.3-54.  .^<fe+  i  u-l  »  p.-k-f  >  >frft  ■]  .e.*-!-  ■  •/.•"VV-fr  ••  ft  :  A,  .e.* 
+  ■  ■|."7>ft-'»  ■  B.  —  54.  Ä'l:+  ■  "/».f  ••]  double  de  .p/i;+  ■  >rt-rt  i,  "  B.  55.  >,n.S  >  rt.A  s 
A.  >,-n.p.rt.A  :  B  —  (iin,  :  B  —  ht)&,i=i-  ■■  B  —  W.S-CV  :  B. 


4'J 
II,  5[ 


iii.  54 


4'( 


mille  seizo.  ""  Les  levites  :  les  enfants  de  'lyose'e,  de  Qadäm'el  et  les 
enl'ants  de  Houdouyä,  soixantc-quatorze.  ''  Les  chantres  :  les  eufants  de 
'Asäf,  cent  vingt-huit.  "■'  Les  eufants  de  Sauourim,  les  enfauts  de  Salom,  les 
enfants  de  Aler,  les  enfants  de  Telmon,  les  enfants  de  'A(|ou1j,  les  enfants  de 
'Atetä,  les  enfants  de  Sabawiy,  en  tout,  cent  trente-neuf.  ''  Les  hommcs 
de  ndtäiiini  :  les  enfants  de  ^^'iyä,  les  enfants  de  'Asoufe,  les  enfants  de 
Tabi'ot,  '"'les  enfants  de  Qädonsa,  les  enfants  de  Sehel,  les  enfants  de  Fon- 
dan,  '"  les  enfants  de  Labounä,  les  enfants  de  Antrabo,  les  enfants  de  'Ai|ob,  ''"' 
^'les  enfauts  de  Agäb,  les  enfants  de  Sem'on,  les  enfants  de  IlauAn,  ''  les  '■". 
enfants  de  GAdoul,  les  eufants  de  Gälial,  les  enfants  de  Heller,  *"les  eiifunls  '''"* 
de  Tarason,  les  enfants  de  Niqodä,  les  eufants  de  Gäseni,  '"les  enfauls  de  ''■' 
'Azyäta,  les  enfauts  de  F'Alies,  les  enfants  de  IJAse,  ■'"  les  enfauts  de  'AsinA,  ••" 
les  enfants  de  Mauämin,  les  eufants  de  Näfeson,  ''les  enfants  de  Baque-  •'' 
baque,  les  enfauts  de  Afeqa,  les  enfants  de  Harouhar,  ^-les  enfants  de  Ba-  '"'- 
sandeha,  les  enfants  de  Mähoud,  les  enfants  de  'Aris,  '^  les  enfauts  de  *■* 
Berquesa,  les  eufants  de  SibArtA,  les  enfauts  deTeniA,  ''  les  ciifants  de  Nasoiis,  .'i'i 
les  enfants    de    Xetsya,    les   enfants   de    'Aloul'A,    •'' Irs  enlanls    d(.'    'Abda-    ^.s 


ms 


IMOlSIKMr.    IIMIIj  Dl".     K/HA.  II,  .Vi-i/,. 


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xMl  .    li  ■".(.fVIr   I     Vi;  «IMIIIC  ■    A,   <i>'MII".  1   I»  >•.<'•.•',■>>   '   A  (VI-  •  hni.*l<'<">- 1]  11A.C0«^  I 

1!       \y"Mi- h.ic\  •]  sy".i>nt  ■  >>o-!  n.a  ■  1».       tid,  sur  ■  •».  ''  .p,•':•^  ■  <^'h  •  1^ —  '"'i..«'  0  "i-H 
r  •  A.  .i\.tL«'  •  l>       v^•!  .  I!       i>i    <i>>>y>  ■]  ><y">  t  15  —  nri.r  •  1?       N*fi  >  I»  -   i».cii.A,  ■  1"] 

I||-,II.A>   <  II  ll.illA.   .     '    1    llr.ll.ft.  '   1!  /rt'\Sr    •    l>  liriiXt  ■  I?         «ntrtyc   '   llrtT"«»-  ']  »t 

V■rt^ fl  l  f  >    •    r».  I>'J.    •"ir.li.iVV"    •    I«  iHiM'\c.)>>in».   1    It  —  (>;>.   A-tCft.-»-   0  nm-fll;;'-   i 

1;       iitsn  i  A        ft^t'VV  >  AI»       .i'.i".i-.y"  •  15       a.4-  •  >iiiv^  ■]  'inv  ■  1>  —  n.e-Aiii  ■  'i.i*'C>  >] 

•   15.  (>  I     rii  li'rt-   ij  «MO  >  ti^A-  '  r» —  iKuJiKl,  1]  ii>Hii>tj  I   15. 


!»»Mu>i\,   lo^  iMvItuits  de  Si\li.  los  (M\t;»nls  ilo    Asforta.  los  onfants  do  Kadoiulia. 

aAa'  '•  lo-i  oulauts  do   "lvi\l>«M.   los  onfants  do   Ixoiion.  los    oniaiits  do  Gödöl.       K- 

oniaul-  i\c  St^fiV,  los  onfants  de  llalöl.  los  onfants  do  Fokört.   les- onfants  de 

•i    llad<M>Av<Mn.   los  oiil'anls  Ac     \n\on.     *  tons  oonx  qui   otaiout  nätänim  et  les 

M»   onfants  do    AbdasölmA,  tixMs  oont  «jnatrt^vinjjt-dovue.  ''*Co  fvireut  oeux  qiii 

n\ont«Mvnt   do    lannal,  do   Tahaivs.  do  KirvMjl»,  do  IU\v  ot  de  Nömör  et  iqui) 

«■x-fns^ivnt   dindiquor    la  maison    »lo  lours   pO>ri^s  ot    do    loiir   famille,    alors 

KV  »juds  «''»aiont    d'lür««>K    *'  I.oü  onfani*  do    n^kvA.    los   oulant.s    de    Tohn-*, 

k»   lo*  »n»f««»s  do  Nujod«.  six  tH>nt   oiuquauto-tloux.  *'  IX^    1»  g^ueration  des 

IM'xMrtV"  ;  los  ouf»utji  do  l.*bvA.  Uv'*  enfsut*  do  Wtos.  los  eufaul*  de  B<fnt^li.  qoi 

o|H>us«  ««0  fommo  d'outro  los  UUes  do  lVr*»>H  de  GaU^ad  et  fut  appole  de 

•!-.:  lo\>r  «om,  **  Us  >\»ulMrxM»<  q«\>u  lo#  ini^orivit  ^vtrmi  los  hommos  de  m^toh^s^t 

■N>  km\  no  lo*  lr\>wvu  |v»s  ot  on  los  do^thu»  do  lour  sinvnicKX^.  ^^  L/c  A*ilAwf«  le«r 

v>r\lvxwuA  do  uo  jv^!'  «WAHjjx-r  udo*  luot*  jxnc»\Yu«nt>  du  Saint  des  Saint«,  jusqv  i 

w  ^»0  W  oliof  d»xs  pnMruv?  frtt  instituöv  Kü  qiü  reviJI  le  «'fttwMMi  «cti|  qvi  fix« 

*.*  ((Kns  Hh(*>  |v*iHf*it3^.  '^  l*tH»r  cxnmioiu  ontioro  (»'eleviiitii  ä  »deiix  mille 


[171  TUOISIRMR  (LIVRE)  DF'     K/liA.  II,  (i:.-70  —  III.  1-2.  CCü 

■illl'tio-  s  rn>,m»-'j-|:>^  :  i^f  -.  mrf  •■  mciifli?;  ••■    mfm\i'j"/..'i  .-  tu tmw;" /..■[•  -.  )n/\h.  ■■    <;■ 

hh'f"  •■  Mi'/.M/'ö'»-  :  i^n  •■  (iji M«.  :  ii.'/-  ■■  ?iiii.^i'n«h.i:  =  »;..p<-Ort.r  •  iiK«-  ••  a 
ii./-  •■  ?i"jii,h'flrh.(:  ••  nHji'.7'nf:?'  ••    {\wr"\'i  ■■  ,i' hA-  ••  mh-nh.  •■  A«ninn  •  a??,   ' ' 
7h  :  "i-ni:  •■  rtu:«!'  =  un-A.  ■■  T^n  •■  m  •■  tnrv :  w-aw.  •  'j"^"i  •■  Ht  ■■  «»^AHrt  •• 
Jiuv'i-  ••  f  ■••    fflvrK-  ••  huv'i-  •  "»A.'P'/.'jp'j  :  «MiHini'.  =  m(/nu9"/.'i'/.  -■  «»»äö»-    " 
•i- :  tn'ri.'i'rj'i  •■  an  ••  hinu:ii'o»-  •.:  (nht\/.h.M.  ■■  io-m-  ■•  ^d-j-^i»'«'-  =• 

•II  :  i'.inh-  ■■  .Tiriin  •  at-ni'  -.  hs^^^M"  ■•  -^nv. :  h/w  .•  h,/,.^.  •  ■n^lrt.  -    «»•/•    - 

'>/"h  :  KV'txh  •■  infi^y.  :  A,.t'-A.?..*  ••  mh-yiii)'  ■■  JiDVl'  =  rDiK-niLA  •■  riiA.f.  = 
rtA-iyA  :  tnh:'"l'j''  •  «»*hVÄ.  ••  TA^'^P",  ■  h'/'Ah  :  }xl\/..h.fi\  ■■  l)»"  •  ('."«K-  : 

(li.  (iKwtirV. ••"r-  :  (niii>iirV.-V  :  A  —  VlAh.  !  yjiV  :]  eV  !  B.  ~  11(1  1lA?i.  =  y">.1-  :]  iiV  !  B.  — 
Ii"-  »y  0  !'l)'   =    '*   —   '"!'i.V    =]   "   B.  1)8     an/^hUt    :  >,(l<f;ir(io.    :]   ao^h^vM'oo-   ■■    llWim-C-tiro»-"/.   : 

l>   —  ttKO-    :]    -IIA";    !    B  —    nnW-    :    >i"?H.MUh.(:    :]    rt>.";il.h(MhC    :    M./-    :    A.    rt>,'7II.Ml-li.r:    =    l>.    — 
(19.   rt<n>1ivn    0  «nnnn    :    B    —  mM'ht'h   ■■    B    —  moV   ■■   B  —  fl>-n<.f.  :  AB  —  mh/^nd  :]  fll»V»A  ! 

B  —  iiiiV-VV.  !  B.  —  70.  mrt.'pm-.fv  :  A  —  <Don|iy"r:'/.  =  —  rn()()(i>-|-  :  A.  in",om-^-  ■■  B  —  mV'i- 
V'l.'.t'"/  :   l>        <nil(l  :  .\  —  l\l\hlr('.ll'oo-  :  |?  -    ii>yyi\/.KM.  ■■  initV  ■■  hVI/.WK"-  :]  o  I!. 

III  I .  on>.  !  I>  -  <n>,n/>,.A  :  in-i\v  ■■  hvh/.ifiio-  :  ortdi. :]  u  A  —  >,yi/,troi<- :  i;  -  /ini-ii  =]  " 
15  hrii-'j.  0  .Ä  !  A.  —  II.  h.frtn  ■■  l> —  (oh.vi.'i)/  :  It  iiD'i-'r-  0  "  B  —  f(>ii<.nii.A  =  <i>a.p.  :  m 
■V.i'A  0  ')  B  —  mhi'i'l'.it'  0  "  B. 


trois  cenl  soixante  (personues).  sans  leurs  serviteurs  et  leurs  sorvantes;  cos 
(.leniiiTS  (elaitMiti   sept   inillc   trois   ceiit   trente-sept.  '  "  l.cs  diantru.s    et    les     i,:, 
(-•lianteusL's  (etaieiil)  driix  ceuts.  '"  Leurs  chevaux  (etaimti  sept  cont  Irente-     w 
six;  leurs  luulels   i'taient)  tleuxceut  quaraate-cinq  :  ''  li-urs  cliaiueaux  (etaient)     ii: 
ipiatre    criit    treiile-ciuq :    leurs    Aues   (etaieutt    six    mille    se[it   ccut   vini;t. 
""(Certaius)  des  priuces  de  leurs  peres,  lorscju'ils   furent  arrives  au  leuij)lf     ns 
du  Seigui'ur  ipii   est   ä  Jerusalem,  proniirent  par  vceu  de  faire  le  teiuple  du 
Seigueur,  "'  daus  la  mesure   oü  ils  (lei   pourraient :    ils   uirrireut  au  tresor,     iw 
pour  la  depeuse  de  louvrage  :  or  pur  :  ül.UOO  miues;  argeut  :  ö.OOU  iniiies; 
vetements  sacerdntaux  :  iOO.  '"Les  pretres.  les  levites,   le  peupli.'.  les  ciian-     :o 
tres.   les  portiers   et   les   untatüm  demeurerent  cliacun   daus   leur  ville.   Les 
'ulauts  d'Israri  aussi  (demeurereuti  dans  leurs  villes. 

lU.  '  Le  septieme   mois  arriva.  iLes   enfants  ddsrael  se   trouvaienl  dans  HI.  i 
leurs  villes.  Alors  le  peuple  se  reunit  conjointenieut.  comme  un  seul  liomme.  a 
Jerusalem.    "  Ivoses,    tils    de     Ivosedeq.    aiiisi    que    ses    frercs    (qui    (itaieuti     2 
pretres.  et  Zaroubäbel.  lils  de  Salätyäl.  aiusi  que  ses  l'reres,  se  levereiit.  ils 

PATl;.  OR.   -     T.    \rii.  —  F.  :>.  V- 


658  TROISIF.MF,    T.IVRK'  DF.     FZllA,   III.  3-S.  'W 

üi.  :  amfiCM.  •■••    antv,.  ■■  (i«/A  =  «««j^A-l-  •  iih^  ••  X'/h-V  =  fli»n/"'p,>-i}-  .•  rill 

'V<:  ••  UM-  ••  /w/"«?^./-  :  iiA^r- :  iiAA  ■•  !»•(:+  =  mjiv :  «iHAA  ••  i\"if\\'  •■  hnw.h 
•nrh.c  •■  w-A-  ■•  ')";«^'j  •■  «invfA-  =  iKi  ••  <i.+s.  ••  nÄ"}  =  A^^/iL^nJi-c: «  mhr 
chi\  •  i*'(:«i'  ••  f\'i\ö  •■  ani-i  :  ^:'.||•  y-nh-  ■■  '/"/"i^i^/-  •  A?»^ll,^•nrh.(:  ■  mn. 
'/•  ••  hlU.hn.h.Cfi  •■  K\"i/./.-\'  •■■■  mmnv  ■■  «um«  •■  AÄ/.'fM-  •■  mhm<\'i'A-  •  tn 
/""nA"/}-.  :  (nnntii:'/,  :  in'hn"!'/.  ■■  Art•n^  :  rt.A."7.'>  =  <"A?»A  ••  «^<;.'>  ■■  hff"  •■  y^r?: 

>,.  :  A-ö»-  •  öQin  :  'VÜ.V.i  :  TxT'i  ■■  AJlTfl   ■    W  :  thW.  ■■  h.V-k.  ■■  othT'm'  ■■ 

'/•rmx M>-  ••  ;i,e<.«^A.i>"  •  in-M-  •■  II. l-  ■•  Ji-Jii.^rirh.r:  =  \\hf\h  ••  «»tri :  h'iw  • 

;>.    (0,li'/>^}''    :]   «ir/rlCJ"   :    l>     -  /"r:"!-;:   ;    15  >in<>"   :  'i:(:V-1-   :   '\i>^.^Fo»^   ■   >,y""/  :   K,1,I|(1  :   TKC   0 

fj  H  —  mhbCr  0  mviK.  •  l>     -  mwiviwvi.  ■■  l>.  —  'i.   ■|••A^i  >  ArtI-  >  A,  -/A-l;.  =  AA^  =  B  -     (Iti 

«n.  i]    (,    A    5.    HA(<.   :     H  n"/ll.>.n.h.r.    :]   O    W  —   4'.''rn    :    15  —   (Kl    :   /.•/•.'',•    ']   llll<<..'('^    1   B    l    — 

■n*°.  ■  H.  —  ß.  i-C.-t'  :]  «  A  nil>.  :  B   —  .f-riO-  s  A  —  h.l-l/y.V  ■    H.  —  7.  rtm-riAfl-/.  =  mAm.ftl>.  1 

A  —    rtft-(l>.  1   ft.'\"7.V    :    1$   —   '\/,-l   >    H    —    •1',e:<5>.    !    B  OA«;   0    -ll«!..«^   =    i>  .(•.1<"M'fn-   :]  .t'.>rll.,ll 

rn.  !  H  -  IH>,I|1I-  :]  >,A  :  Mlll  •  15  —  '\ti(\.ll'oo-  :]  o  B.  —  8.  lD|niA>i-/:  0  mi\K  I  A,  m>,y"1IA>i,I:  ■ 
|{  —   >.y"IMU-,li-    0   )i'/ll    ■■    \\y,Ay   I   B  —    n>lA>i   ■]  llllAh.  i   15  —  V>II  =]  MIII  15  —  V<\.>!j'   '  A 

h:-j'i:tiu<'-  :]  II  15  iiDV-i-  :]  "  II.««""  !  B  —  infiinm.  -.  15  >,'/"A/"/.  :]  >iy"/;  ■  A.  >iy"(ni/..  ■  B 
—  M"  ■■  l{  —  mf\bt\-  :]  «i>,rt  .  .('.AiM:  .•  >,y"iic<i»-  :  15. 


I);illn'nt  raulcl  du  Dien  d  Israi'l  jjour  y  lairc  los  sacrilices,  coiniiu'  il  est,  ccril 

:i     dans  la    Loi  d(!  Moise.   l'liomme  du    Seiyneur.   '  Ils  bätirout   laulcl   sclou  la 

prescription  (de  .Moi'se),  paree  que  la  crainte  des  peuplcs  de  la  terre  (etait)  sur 

'i     (mx;  ils  oH'rireut  lä  au  Soigneur  les  sacrifices  du  matin  et  du  soir.  '  Ils  liront 

la  i'ele  des  Tabernacles,  conime  il  (est)  ecrit.  Les  sucrificos  de  ciiaquc  jour 

(etaient)  aussi  (en)  nombre  (exact),  selon  le  reglemeutdu  peuple  —  (sacrifices 

.     dilFerents)  de  chaque  j<>ur.    '  l'^usuite  (ils  oirrireiit)  le  saorilice  perpeluel.  relui 

de   chaque  commenceiucnl    du   iiiois,  oeiui    de  chacune    des    l'etes   du    Sei- 

gneur  —  tous  (sacrifices)  saiuts  —  ei  cc  que  chacun,  de  son  gre,  avait  voue  au 

li     Soigneur.  "Des  le  commcnecment  du  spptieine  mois  ils  sc  niirenl  a  ollVir  le 

7    -sacrilice  au  Seigneur,  mais  Ic  tciuple  du  Selgnenr  n'elait  pas  l'unde.  'lU  dnn- 

iiercnl   de   l'or  aux   eharpenliers  et  aux   lailieurs  de  pierres,  et  aussi   de  la 

iKiuiiiture,   d«'  la  lioisson  el  de   llniilr  au\  Iionuiies  de  S(''leinr'ii  el   a  ecux  ile 

Suren,  alin  i|u'ils  Icur  apporlasseiit  du  linis  de  cedre,  (venaiit)  du  LihAnos  a 

la  liier  de  'lyope,  et  que  de  lä  ils  s'eu  relnurnassentsurrordre  de  Qiros,  roi  «le 

n     Fän'-s,  (preserit)  pour  cux.  "  i.a  deuxieme  annee  aprös  qu'ils  lureiit  arrives  an 

teniple    du  Seigneur   ((|ui   csll  ä  Jerusaleni,  le  deuxieme  umis,   Zaroiibalnl. 


[19]  TROISIEME  (LIVRK)  DE    K/AW,  TU,  9-J2.  659 

^(Dfll.   :   fl)"/,r?'öO-   ••  AA.<P'ß.e'>  ••  ?.A  :  hrfl/"/.-  •■  "/{T  :  fflAdA"  ••  Aj^A  •'  ^n^l  ■• 

t\,V'P.nfi  ••  y-'t'.'i'  ••  ^i'^'i-  •■  nj^vx-A  :  ^.rt.'n<Th?'  •■  AJ.^ii.^-fir/i.c  :  ni-rvci'  •■ 

}P  •  X-JH  •  ^.'ttt\-  ■  hilf"»  ■■  •V.C  •  fl»-?»|:  !  A'JAi»"  ■  9"t'h/,'U  •  A(>A  :  hf\/.'h.^  ■•  r» 

.e.n.A-  •  w-A"ö»-  •■  rürH-n  :  ri.'»'A  ■■  ottj-  ■  m^.ti.-nt'u?^  ■■  Ah^ti.hn.h.c  ■■  r^n  •  .f. 
AJihi'  !  ^n-Ri/'o»-  :  mA.+fl^j-ij'. :  ?iA  '  !fh'n:9*  •■  mo-m-  •■  n.1-  ■■  n-i-h-'i-  •■ 

9.    h.f-nn    :]   <;    mAS.  ■■  KV(i..Vj'   :  (D|n,l'.<n.    ■.   «>•>,■/:  :    l>  —  Crt..!',.*  =  A  —   ■(•^."V..fA  '  H  —  .P.Tfl 
<.  :]  .P.>'IK.    •■  \f]  A  —  A.V/h-S.Vl  ■■  B  mrt,'P'/;^V  !   B.  J'K    mO<;<.   :  I>  —  >i*r.V>  :]   cmT+J'ön'   i 

ß  —  M-vvcA- :]  fttö»/h<.  !  B.  —  1 1 .  <n.cn.-n/i.?'  :]  n»^.ft.iir. :  H  —  A>,"/ii.hri,h.(:  ■]  "  B  —  .p/v/. 
<.  •  A,  .p.Of.<. :  B.  —  12.  mtkVP.yi  •■]  rt-ri.'^V  :  l>  >.il'i.'i)'<m-  .]  (Mkd-cJ:!»'«».  :  |!  —  fflrt./i'V-Pof 
X  .•  B  —  ii-i»^-  0  l-iiV  !  A,  o  B  —  nn  >  •v/.n?'  ■  mr:)i,p.>"  :  A(n->r(.-  ■  a,^  •■  m.v.'To»-  ■]  o  B  —  .p.rni 
f.  :]  «nntip.  :  B  —  raiiH-rW  ■  n.p.nii.  0  <n>,Vfin-  :  tf-rt-ö».  :  nl-v/".!.^  ■  B  —  y.fi.cb' :]  mfinc.^  i  J!. 


fils  de  Salätväl,  'Ivosös,  fils  de  'lyosede([  et  leurs  autres  freres.  pretres  et  le- 
vites,  ainsi  i[ue  tous  ceux  qui  etaieiit  revenus  ä  .leriisalem  du  (pays)  oü  ils 
avaient  ete  captifs  se  mirent  ä  prepor^er  des  levites,  qui  avaient  viugt  ans  et 
plus,   ä  l'oeuvre  du  temple  du  Seigneur.  "'lyoses  ful  prepose,  ainsi  (jue  ses      >.i 
enfants  et  ses  freres,  (^)addniyäl  (aussi),  ainsi  ([ue  ses  enl'ants  et  les  enfants 
de  Yehoudä,  ä  Tnaivre  (de  ceux)  qui  faisaient  le  temple  du  Seigneur;  (furent 
preposes)  aussi  les  enl'ants  de    Inehad,  ainsi  que  leurs  enfants  et  leurs  freres, 
les  levites.  '"Ils  poserent  les  assises  pour  rebatir  le  temple  du  Seigneur.  Les     lo 
pretres  aussi  etaienl  preseuts,  (revetus)  de  leurs  liabits  sacerdolaux  et  ayant 
leurs  trompettes.  Ouant  au.K  levites,  enfants  de    Asaf,  avec  les  eymbales  ils 
gloriliaieiit   le  Seigneur,  sur  renseignement  de  David,   roi  d'Isrard.    "  (Les     ii 
enfants  disrael)  repondirent,  glorifiereiit  le  Seigneur  et  lui  rendirent  gräces, 
en  disaut  :  Paree  qu'il  est  hon,  sa  rnisericorde  est  ä  jamais  sur  Israel.  Tout  le 
peuple    dit   (ces   paroles)   a    baute   voix   et    glorifia    le    Seigneur,    lorsqu'ils 
poserent  les  assises  du  temple  tlu  Seigneur,  '"Beaucoup  d'entre  les  pretres,     u 
les  levites,  les  princes  de  leurs  peres  et  les  anciens,  (pii  avaient  connu  l'au- 
cien  temple,    lorsqu'ils  poserent  les  assises  et  virenl  le  temple  lui-meme  de 
leurs  yeux,  pleuraient  ä  haute  voix;  beam-oup,   d;ius  la  jubilation,  criaienl, 


060  TROlSlI'.Mi;    I.IMii:     DK     K/.i;\.   III,    i:i   —  1\\   1-5.  201 

■i     i  :   itn'  :  WM  ■■  llhTi^'M  ■■  ll\'  •■••    r»(Ml.A}Ptf»-  •  JK-HJUA  :  ioh,V't\fl  ■  (»hA  > 
'l'Ci-  ■■   «"Ahh/-  :  hlVllU'o«-  ■■  A?irt/.h.A  •  ^.ViV  :  AV  •  (wAh«»-  :  HV,h>X-  ■  (l. 

'/•  ■■  h?"Ahv "  '>ri.'/rt  ••  vwrjx-  •  At:?»ftv  =  aa.v  ••  A?i"/ii.>,n,h.f:  ••  hrf\h  -■  hfM- 

13.  mhAn  :]  (iMi  :  I)       vhr'<.  0  h.fjiyx.  :  1>  —  //'rt  !  .('-'in.  •■  vr'-i>  0  ii.i'.'/iin-  i  :i-i\  =  ^«i: 

IV,  1.  (»<c  '  .ßi»''i  0  >iA  :  .('.rt4'.e,}p«i»-  :  A.('.u->i  :  IJ  —  mMViyr'  ■■  B.  —  2.  MW.'iro«»-  i]  n/ti 
wc-lriroo.  ,  B  —  V/fiVö  :  A.  V«!.'/»  s  B  —  ««"nion-  ,  V/li».  ■  B  —  ■/;V/"V  !  A,  •rtUrV"  <  B  — 
rnA-l:  =  "/■»■(»•ö  :]  <n>,.V<»'fl»'ft    >  A  —    >irt.<{./h/.'V    :]  hrt-A  <   /h/.V    ■   A,   ^n(:^^'.  V   ■    B  —  "V?-/"  ■  B 

—  '{.i-.D  s]  hnc  I  B.  —  :i.  iiii<.n(i.A  :  B  —  htiVjrao-  =]  (iJim-r.-/:ir<m.  i  B       >,.)i>  ■]  mj,.ii>  :  B 

—  A<:>.n>  :  wir'/w  ■  B  —  },r''iti  •  >in<i>i.A  0  hy"'»^'/  >  B  —  -nr'  ■■  B      -icn  0  ivcn  ■  B. 
'i.  mhilin-n  I  -iiy.cn  ■  B  —  >„hii-  ■■  B  —  <i.vv  ■  A  —  5.  (ncvnri-  >  B  —  .R'i.(^"/jp«>»-  ■  1$. 


i:t   en  chanlani.    ''  II  iiy   avait  personne  parmi  Ic  peuplc  qui   iic   iccunmil    les 
accents  de   jubilalion  joyeuse  il'avfic  les  cri^  de  li'urs  pleurs,   parce  (pic  le 
peiiplc  criaii  ä  liaiite  voix,  alin  qu'on  ciileiidit  au  loin. 
IV,  1         IV,  '  Les  enneniis  de  YelioudA  et,  de  BenyAm  apprireiil  (|iie  les  iMilauls  dos 

:;  exilcsrebätissaient  Ic  iemple  du  Seigneur,  Dien  d'lsrarl.  ■'Ilsvinrent  vers  Za- 
roul)Abel  et  vers  les  princes  de  leurs  peres  et  ils  k'iudin'nt  :  Nous  aussi  iious 
rebi\tirons  avec  vous,  parce  que  nous  sommes  eommc  vuus;  nous  clierchons 
votre  Dicu  et  nous  lui    sacrifions   udns  aussi,  de])uis  (le  rej^-ne)  de    Asere- 

■1  liadon,  roi  de  FAres,  (jui  nous  a  fait  venir  ici.  '  Zaroubabel,  lyoses  et  les 
autres  ])rinces  des  peres  d'lsrad  leur  direnl  ;  11  ne  convient  pas  que  nous 
rebAtissions  avec  voiis  le  Icmple  de  notrc  Dieu.  Pour  nous,  nous  bälirons 
nous-memes  au   Sei^nenr,    him    il'lsrael,   cMiiinic   <,>in)s.  rni  de  Kares,  nous 

''     l'a  ordonne.   'Mais  les  ])iii|ili>  du   pays  sc  niiniit  a  empecher  le  pcuple  de 

."•  YehoudA  (de  rcbAtir)  et  iN  Icm-  lirent  arreter  la  construetion.  '"  Ils  soudoyercnl 
(les  chefs)  coTilre  eux,  alin  df  leur  l'aire  ahaiuloinit-r  leur  projet,  pendant  tous 
les  jours  de  (,)iros.  roi  de   l<'Arcs.  jus(ju'aii  r(''<,nie  de    Daryos,  roi  de  FAres. 


[21]  TKOISIKMK  JJVIlKi   DK    K/.ltA.   I\.  (i-lJ.  661 

,e'lÄ"7?'ö»-  •  rhlTflo-  •■  JIWA-  •  fmtpftfi  ■   4;j?rt  :    JT^i*.  :  Ulli  ••   hflt)  ■•  ffn-n/»- 

•I:  :  9kM'  ••  »nÄVh^.  ••  A(>A  :  hA  :  j^-^-fK-  ■•  Oi'M'  -  y'-lh^t  :  miO'M-  ■  hS<flti'9"  « 

f  '  K^nn-f-  ••  hjJhit'hira^  ?  ao^ih^  ••  f^hci-Mj-  ■  n-i*«  ^  «Jen  ■  ai'i-c-^'^ 

ih  ■  h/."!'!'.   ■■•     a.J..r  ■  •n'tA'r»//;"  ■  <»rt."7.0P.  !  ?.*/»?.  •  ?,.h4'  •■  hihi-  ■■  aofi     « 
.P.-nA-   "       hliVrth    ■■   h/W'lJh  :     J-flAK  •■   <{..h.i»"   :   •n'V.AT"/.'/'    :   rt»rt."7./ijf.    :    Ä,h       ' 

i.  •■  mhM,  ■  i't:^-  '  h'^M'A'  ■  hJiyxlil'/  •■  ^'WV.n  ■■  aih^.cfiiiV.n  •■  ann^.dA 

'im  •■  h^{i.'P.y'i  •  hcin'nn  '•  nn.A-V'/'jP'>  ••  rt-rt'.h//jjp'> :  hi\"i'P.?'i  •  ?»ö''-'> 
*  !•■   mhA  ■  -m:^-  •■  Ä/i.iin  ••  ^A  •  hvfifi  ■•  hf>.','vi:  •■  on.,f.  ••  mhn-c  •  atwm  " 
(Tfli»-  :  oi'M'  •■  ^UT-^  !  rtiP"!?'*  ■  öihAJ:  ■  «^(t^-'h  !  i,m  ■••    öihOT-H  :  -1-nA  =  " 
oo^'(hV  ■•  Ä"}!-  !  «i.Vfli.  ■•  A-t  :  /\hi:ifi{\:i-  ■•   itA^  •■••  iM  =  hl-ttC-lih  '  ft-tt 

7.  MM-ftfi.-j-  0  >.r.fi.j-  !  A,  hficn.i- 1  B  —  x,ii<<. :  B  —  nnt?"  :]  n.M9''  :  A,  o  B  —  '^•><{..srn. : 

A,  •^-l^fim,  !  B  —  fDinfU/hA  !  B  —  x,;nifif:i»'öi>-  :  B  —  <iu>\vfirf.  .]  UM-  •■  «»ÄvJii  =  AB  — 
fthctnn.-J-  !  T-T-iv  1  «{.cfi  >]  A>i(:'r<:i[irt.n  n  -/v.«.  :  w.n  ■■  A.  ncni-  =  avji»'  :  «{.cn  j  B  —  >ii'")v.  =] 

h/,.(n><J:  !  A,  .P.-nA  !  B  —  8.  ^ihf"  ■■  m-nKA'rh.9"  ■■  A,  /.vliA  :  (OtlJiA  :  mf""«.'/  :  B  —  (Ort. 
"^n.R  0  <nnA5'"V<»C  :  B  —  UM-  0  mi^M-  ■■  A  —  >,/h-t  i  B  —  <D-.e.|-  :  B  —  mK.Vta.  0  </  .-i-PC^  i  B 

—  hr.tflft.»-  0  hcfiTCiirt-n  I  A,  (•CM:  :  B.  —  0.  (i.^A>.  •■  B  —  ii-^AT«^.;;"  =]  (dii-^at*^?"  i 
A,  «Bd/hAh  !  B  —  (Bif^^h.  !  B  —  h-v-iir.!-  s  A,  <n>,"/iu:;-  =  B  —  >,.)j,ji>"/  :]  <i»>,;i>,ii-7-  :  A, 
fl»>i;»önit  ■  B  —  •J.Vw-.fV  I  B  —  w,(.i:tvi: y"i  ■•  A,  (»ACfi^'e^Tr  i  B  —  mmitS.'i'iiyi  0  in^iS.'iH'.yi  •■  B 

—  h^rt'K^v  >] >!<{.<!. (t'(.'.ev .  B  —  hcM'nr'i  0  h(:ti-.t"(:rv  =  B  —  nafl-vr^v :  B  —  nnvtu'i.'yv :  A, 

nnVlI.f.'^V    ■•  B  —    >,n"7.'(:.fV  :  B.  —    lO.  (»>,rt  :    ll/t.    O  )t-t\-  :  B  :  —  ,>,l|-n  :  A  —  ■h',:'\li  :  B  —  >, 

rt.V'i:f:  :]  hrt.iJ./h/'V  I  A  —  h,l,v^4  :  A.  }^■^■l■^.  ■.  B  —  n-rc"!  ■■  A,  (>9"i?-i  ■■  B  —  °v>.^./-  =  A.  — 

11.  aoKM-  ■■   AB  /.>«»   :    B   —   ft"U<>-    :   B  —  AhC.i-rtfl.i-   :]  hCTVlrt-A    :    A,   A>.t:f>(:.<'   :    B  —    -iMh    : 

B  —  rt1lh   :  "VÖ^I-   !   <f.A'7  .]  Ö.C.m-   :   >lAh   :   "Vft^.t   :  <f.A*7h  !   B. 

"Sous  le  regne  de  'Ahsäwiros,  au  commencemeiit  de  sou  regne,  ils  ecrivirent     '■ 
une  lettre   contre   ceux   ijui  demeuraient   dans   Vehoudä  et  dans  Jerusalem. 
'Dansles  jours  de    Artasastä,  pour  la  paix,  Mitridalou,  TaLhel,  ainsi  (|ue  les     ' 
autres  serviteurs  de  leurs  maitres,  ecrivirent  une   lettre  a    Artasastä,  roi  de 
Fikres.  (En  voici)  la  traduction  (en)  arameen.  '*  Reliouni,  lic'ell'rin.  et  Semesä}',     « 
secretaire,  ecrivirent  une  lettre  d'aecusation  eoutre  .lerusalem.  Ils  envoyerent 
(des  messagers)  au  roi  'Artasastä.  en  disant :  '  Pour  nous,  iious  declarons  ceci :     ^ 
(Nous)  sommes  Rehoum,  hc'elt'Oin,  Semesäy,  secretaire,  ainsi  (|ue  les  autres 
serviteurs   de    nos    maitres  :  Dounäwiyän,    'Al'arsakä\vi\  au,   TarafaläwivAn, 
'Aresewiyän,  'Arkewiyän,  Bäbilonäwiyän,  Sousanäkiwiyän  (et)   Alamewiyän, 
'"ainsi  que  les  autres  peuples  (pie  'Asenäfer,  le  grand  et  le  glorieux,  a  exiles 
et  fixes  dans  les  villes  de  Samron  et  i^dans  Celles)  qui  sont  au  delä  du  fleuve. 
"La  lettre  qu'ils  envoyerent  au  roi  'Artasastä  disait  ainsi  :  Nous,  tes  ssrvi-   " 


10 


662  THOISIKMI.    \.l\\\E\  DE   'RZRA.  IV.   1217.  22; 

Oi'.lh    •   Wr^Mh  ■■  ""'ilMh    •■  inan^h'h  •■  ixS^^Ati,r\\  •■  Dich  •■  Of\1l1'h  :  ID 

Mx.-Ih  ■■  hf^h  ■•  .f.riax-'PK  :  flJ.Pr"h,('.oi.Ä  i  ht:4-l:'/h  •  aiyi/'hh  ■  f^n'^.:M: 

13    y^,  ::  * my.hWXh  •■  \Mmh   :   :}'h9"i:h  •  h''l\\M'"h  •   HV'h  ••  M"t)'mh  •■  '\',hl 

Ä'>?»  ••  if'hhh  ■■  uich  •  (üJ^tmh  •■  h/Zi-lv/h  ■■  ^A-nhh  ■•  9.ihlx1'h  :  (nhjinh^ 
'     h  ■  M\h  •  "/fi'P.'l'  ■■  ^/n'J"//"'lh  ••  y.hlih  ■■■    tnMdh  :  h,y.\)in-'ih  •■  iChV.h  !  h'i 

tih  ■•  ^Mih^^h  ■■  'iin'h  ••  «»nn.i'v  =  wi-vh  ■  hhfi'ih  ••  t^hrch  •■  h'^w.ha^- 
H-lv.Vi'nh  :  fl»;i-Ä'/»L7i :  h'Jh^i  •  i\fn>h  ■  V-Mih  ■  oich  ■■  "7?iA.l -^  ■■  ,^'.^,•/:^  =  t» 

'/■/h/irÄ  •  AiiA  ••  V1/"'>Ä  ••  roAriA    •  ^U^a^^l:1^h  ■  (nl-i"]h  ■■  h'^MlAh  ■■  "1 

hX\Mx  •■  hr^'Uii'h  :  mhr'i''r/.:i'h  -■  iinjt'.v  ■  iij-i-^  ••  ■l'"it\'ih  •  if.M.h  •■  m 

• -^   :  inrlK  :  mJfumiy    :   ^/.^./.'/^   :   ^A'nh^  :  ?»'>h?l  :   rtA'/'^  "      «»A^tl   :  '>7/^'  » 

12.  "iliv  :  W  —  >,ft>,  :  üi:7>i  :]  >irt  ■■  hCh'h  '  A .  m"ir:7 >i  ■  15  —  >>y")tii>i  ■■  <m-ni\,-ih  >]  >i«"V7ft. 
>lh   1   A,  »n>VVA.5r),   I    H  --    >i.t'<.OA.y">.   0    (n-n/>i   :   >i.f*.'»A.?">i   i    H   —  ir/C^  :]   o    li  h'^'CVh  i 

-A.  ■•,'\<i:^>,  :  V,  —  rwr'/Xfh  !  B  —  >,i<«.Lvi>>,  =  !>  ma-ir'h-h  ■■  H.  —  13.  •[■hr'c.h  >  H  —  t/h-v» 
•■)•>, !  A  —  hA-nm«»-?!  :  A  —  M'et  >  A,  M'i:-'»-  ■  JJ  ~  «"»"»/'"ih  0  nr'^h  >  H.  -  i4.  »...«ni»- 
■V  1  A,  h.y.)uny/h  i  B  —  -vv/"/,  I  B  —  thr'i},  ■■  B  —  >l^ll>  i  B.  —  i ...  j-vyh  ■  B  —  av»,;i,>,: 
^>i  >  B  —  in/.h !  A  —  mf  iny'h  :  B  —  fD«'n«\h  =]  >.'/":it>.  :  A.  >.o»/»"r>i  =  B  —  h"?iu:1->i  •] 

h-IWh     :     B  "V>>riA>.    !    .V    —    >,1»">>1V>,    :    B.    —    Hi.     VV/IiVäN    :    B    —    >iAnil<'»>,    ■    .\ .    — 

17.  <i.,/i.j»"  !  |{  •(i"i.AT"i.i'"  :]  (i»ii>..AT)i.i'"  >  A,  ffliiAvy"  !  B  —  (i-i.i\y.  '  A,  «»fto-Wifi  ■  B 
—  >i"Mii:>  •■  whpyi-nbu'ao-  >  A,  tii-ttci-  ■  flOi/Jöii-irini»-  :  B  —  .cnA-  =  B. 


iL'  tcurs,  les  liommcs  qui  sont  au  delä  du  ili'uve,  ''^(uous  voulons)  (iiif  Ir  roi.  leur 
seigneur,  saclio  (ceci).  I.es  .luifs  (jui  sout  mouies  (rauprös  de  toi  vers  uous 
sont  venu.s  ä  Jerusalem,  villc  ri-ltollo  et  ni(''ihanto,  piiur  la  rob;\tir.  restauror 

i:i  ses  murs  et  rcicvcr  .scs  assL-^cs.  ' '  .Mainteuaut  aussi  (uous  voulons)  quo  (loii  le 
roi,  leur  seigneur,  saches  (ceci).  Dcpuis  que  cette  ville  se  robätit  et  que  ses 
iiiurs   se   redresseut,   lu   ne  re^ois   plus   l'imptM   et   mi    ne   tc  (le)  rend  plus, 

i'i  iparoi'  (pi'elle)  est  rebelle  coutre  ^ta)  royaute.  "Mais  il  ne  uous  sied  pas  de 
voir  qu'ou  le  meprise,  o  roi;  c'est  pour(|uoi  nous  avons  cnvoye  (des  nics- 

1.-,  sagersi,  alin  que  tu  (le)  saches,  ö  roi,  leur  seigneur,  '^et  cpie  tu  cliorclies, 
dans  les  livies  des  anual(>s  de  tcs  percs,  (les  renseignonients)  que  tu  trouvcras. 
Tu  sauras  donc  que  rette  (ville)  est  une  ville  de  revolte.  (qui)  agil  lionteuse- 
uient  envers  les  rois  et  envers  les  pays,  et  que  le  refugo  des  esclaves  (se 
trouve)  au    niilicu   d'elle    des    son   origiiie   et  des  sa    creatiou.   C.'esl  pour- 

iii  quoi  cette  ville  a  etö  devastee.  "^^  (Nous  voulons)  (|ue  lu  saches.  ö  roi,  leur 
seigneur,  que,  des  que  cette  ville  sera  n^bAtie    et  que   ses  murs  seront  re- 

17   dresses,  tu   u'auras  plus  la  paix.  "Le  roi  deputa  (un  messager)  ä   Rclioum, 


[2S].  TROlSIEME  (IlVREi  DE    EZRA,  l\  ,  l.S-2,i.  (iii:! 

'Vn  :  &fh'9"  ■  •n'^AT"/.'/'  •  m{h"l.fl¥.  '.  7.ihi.  •■  m-W  •■  hti  ■   IC^'  ■  h''ltti:l-  ■■ 

A  :  i\f\'rh  •  M\a«h  ::     .UH'Cyh  •  ]UMn'Yio»h  •■  flXWih  :  ''ii],?h  ■■•■    tnhllli'n-  i^  '^ 

h  ■■  ^.'V/"i"h  :  üi'Hi'  ■■  ao^',u. :  'rn,eiiK  "  ai^M'n'lY^  ■  \\(mh  .-  y.Mih  ••  i/jc 
h  :  hr-\h:i'h  :  tnhrV'\V.:i'h  •  üA'CI-  •  '/'?/"'1h  ■  e,?,'l:h  ••  (»oilh  ■  i-'.hlih  • 
fM'/"Vr?iÄ  :  i^-lUn-hh--  {n-t\l::l'h  ■■    «)>•?/" I-Ji^  :  K*#"/'>^  ••  V7/"-|-h  ■  nh.V<-fit[.  - 
?"Ä  ■■  rn'n..>V -^  •  WA-h  ■•  •n«h./.h  ■•  WlfiF-l-  ■  dAlh  ■  f»,f.H'n?'ö»h  ■■  Mtlxih  ■ 
m:)P,hi  ••■    my.M.y.h  ■  hfi^^hpav-h  •  tiha^'i-Uh  ••  fi^un-h  -.  ;,..e„Th'>K<P^  •  A.(',?»    1 

Hl.  o»i\M:^Y,   :  15  —  ■/ri..i'1>,  :  A  —  J.v'iii-O.  :  I!        h'\'(;/-  =  A.  "A-w^h  ■■  V>  --  mv/.-r 
>i>. :  A,  (i>i;'.'r>i>i !  P>  —  .ttriin-h.h  :  A.  —  20.  rir'^h  0  -iir'h  ■■  i>       <"ii'-/v>.  ••  r>       v-ty 

ao-h  l>  -  ll.h.Ch  :  H  —  W-lby.V  ■■  i.l\"lh  0  <n-IDy.l-  ■■  A.l\"lh  :  A,  <l>";<'.ll.l^>.  :  rtrf.ft"».  :  1! 
—    «IVI)|1}»<ID.>,  !    H.    —    21.    h..ft'i-/»'(*h    :  A,  f„1,-,A-fh    ■■    \i   ~    hr'y.'hll.h    :    15  —    rt'l'il}"<M>->,    :   A, 

ruö+tl}"»"-  :  15.  —  22.  Ä..-*n,i.V}"<>"->.  :  A,  mh.=ii\,h-iiri>o-h  ■■  15  —^  >...e.f|ii,')i>,  .■  A.  h..e.iii|-V>,  :  15 
—  «»-fivji  :  15  —  <DK.v;ift<i»->.  ■  r..  —  23.  >,f:/nn;i-  :]  hcnTfnmrtn  =  A,  >,i:i>i::i-  ■■  \>  — /.-.h. 
v"  ■■  B  — n"i.AT"i.'r'  0  o  AB  mii'n.t\y.  :]  <n(n(*"'tn  :  B  —  >,.»ö)ii:ir«»-  :  B-  «»>„l,.e. 
°/}"«n>-  :  A,  <oh.:i.e."/}Pö'>-  !  B. 


Iir'i'llc'rin,  la)    Semi'säy,  scer^laire,   aiiisi    iinaux   autres  si'rvilcurs   di'  Inir.s 
maitres  qui    deini'urairiil   daiis  Samärvä  et  (a)  ceu.x   ([ui  (etaieiit)  au  dela  ilu 
lleuvf,   cn   disaiit    :  Salul  ä  vous!  '"Lc  messager  ({iie  vmis  avnz   eiivoyM'   csl    i« 
parvenu  vers  moi.  ''J'ai  ordoniie  qu'ou  cliercluit  dans  le  livir  des  annali's.    \<.\ 
Nous  avons  trouve   que  cette  ville,  des  soii  origino  cl   drs  sa  crealion,  est 
rebellc  contre   les   rois,   qu'elle   est  eiineniie  et  que    ci-liii  qui  fuit   eulrc   eu 
eile.  -"  Des  rois  vaiilants  aussi  (furent)  rois  a  Jerusalem  ;  ils  dominerent  tout  h;   20 
pays  qui  (est)  au  delä  du  fleuve;  011  leui-  douua  rimpul  rl  l.'ollVande.  -'Main-    :;i 
tenant  enipecliez  ces  iiomuies  de  rcbälir  cette  ville;  des  uiaintenaut  donc  sur- 
veillez-les   "  et  prenez   garde  de  ue   pas  les  laisser  traucjuilles  au  sujet   de   i-i 
cette  entreprise,  afin  que  le  danger  (qui   eu  r6sultera)  ue  devieune  cousid(''- 
rable  et  qu'ou  u'agisse  iiouteusemcut  euvers  les  rois.  ■'  Ijorsfpie  le  uiessager   Ji 
de  'Artasasta  Tut  arrive,  il  lut  da  lettre)  devaiil  lieliouni.  hf'rllc'rnt,  SruirsAv, 
secretaire,  aiusi  que  (devaut)  les  servili'urs  de  leurs  ruailrcs  (pii  (•laiciiL  avec 
eux.   11s  allereiit  rapideincnt  a  clieval  a  .Jerusalem  et  eu  \  clioudä  el   Ils  leur 


.i(>4  THOISIKMK  [l.l\l!l.    DI      K/.HA.   IV.  24  -  V.   l-."..  .24] 

'/•  ••  h"iy.  ••  i'ir'h  •■  i/<-nii,A  :  c»Ay.  ■  rtAiyA  ■•  «»Ä.t'rin  ••  «»aj*.  ••  Ä.t'-rt.R. 
-   vn.y/- :  txiwMhhA:  ■■  uy/.y:^"»-  :■.   tnhru  •■  «"K^i.  :  -wli/'«'»-  ••  at-^i-  ■■  h 

"'U  ■•   l'H'.y-  :  «"AMl  •  "löF-l-  ■■  /{.A-/  ••  «o^ft'/Cn-ll'i"  ••  tah''Mi:i-  •■  hPhli 
■llH'o»-  :  (nhff'M  ■  .f-lLAJ""»-  ••  f^"!-  •■  hUUTno»-  •■   l/li^KJ"  ••  Ani'J'l:  ••  11.1'  •■  fl» 

.    «nv-  •■  rtMHiV)"»-  ■■  IUI  •■  -i-i-my*  •■■   «'■/•rtKAj''«"-  ••  ?irt"V-/:i»'ö'»-  •■  '/"V-  ••  '»''»v-  •• 
..    ^j'i'«'»-  :  öy^of- :  ?iA  :  iv/i'jÄ'P  •  AH/: :  ivjc  "    hh""  ■  ?»"?ii.^'n,h.(:  ••  'I  "/i; 


24.    I-OC"!   '  T$  —  A-VJl-r-  >  P.  —  ft<."i  •  B         7.fHl  :]  >.nfl"  P.  —  tlAK.*  !  "/«"I-  ■  H. 

V,  1.  Ilfloi.  :]  >,ft«o  ,  15  —  txif.  :  P>.  —  2.  "i"7.<:  =  l>  —  ft'^t.CA  •■  P.  «»wl.ll-  ■  15  .e.'V; 
X. :  A  —  ii>,.f<.Ort.y"  :  l{.  —  3.  •ift.iJM"-  :]  '\rtA.ir«»»-  !  ß  -  "i-H.C  '  B  —  •j-'Vtv.e,  0  ivir.  ■  A,  i-na.  ■■ 
P.  —  «»AMI  :  K  —  rBhfiJT.n-iiA  !  .\  —  >i.J>iiri:in>"-'/.  =  H  —  (nxnioo.  i  A.  —  4.  rar'/Äf  =  P« 
—  AU/:  0  rt.i'->>l:  '  P-  —  ''   >>"'"•  =3  <'»>in<»'  =  15  —  liwort-i»»-  =  A       i\hm'  ■■  A  —  (0h^tM^9•'•"■  ■] 

h.,R11A>i>"<'»-  •  \>  —  >in»l   :]  )in<".  :   A  -     '•/llh/-    =   P  —  il>h..t'X(:>i}"u»-  ■   P. 


0-,    fircni  abandnnnor  (rpiitri'priso)  par  la   Ibrco.   -'  Alnrs  la   rocnnslruclion    ilu 

loinplc  (hl  Sci|4iicur  liit  interroiupuc  ä  .Irrusalcm  ;  ou  deiiu'ura  iuaclif  jus(|u"ä 

la  tlouxiemn  aniiöe  du  rögne  de  D;\ryos,  roi  dr  Kares. 

V,  1  V.  '  Hage  Ol  Zakäryäs,  lil.s  de   llado,  le  prophele,  prophotisereut  sur   les 

.hiifs  (jiii  (Haient  en  Velioudä  et  a  .lerusalcni :  ils  Iciii'  prophetiserent  au  uom  du 

•2  Diou  d'lsrael.  -  Cc  jour-lä  se  leveront  ZarouLäbel,  lils  de  SalätyAl,  et  Myoscs, 
lils  de  'Ivosedeq;  ils  sc  mirent  ä  rcbätir  le  tcmplc  du  Seigneur  ii  Jerusalem; 

:,  sc  liouvaieut  avec  eux  les  prophetes  du  Seigiieur  qui  Ics  aidaieut.  '  Alors 
viureul  vers  eux  ce  joui-la  'ranlauäv,  preliM  (de  ceux  ipii  (■taieull  au  dcla  du 
(leuve,  et  'Astarbou/na.  ainsi  (pie  les  s.Tviteurs  de  l(>urs  niailrcs.  Ils  leur  direul 
ainsi  :  (^)ui  Vdus   a  ordoiiiie  de  rebAtir  ce  lemple  >'[  (\\n  vous  a  donue  (per- 

',     nii.ssion)  d'y  travaillcr'    'Ils  leur  deuiaudereiil  leurs  uoius  :    Qui   eles-vous 

:,  tous,  liommes  qui  rebAtissez  eelle  villc?  ■' Paree  ([ue  Ic  Seigneur  prit  eu  pitie 
et  regarda  (avec  bienvcillanee)  les  eaptils  de  YelioudA,  ils  ne  les  empeeliörent 
pas  (de  rebi\iir),  jusqu';\  ce  que  revint  uu  inouveau)  message  de  la  part  de 
DAryos,  et  Ils  ne  leur  lirent  pas  iulei  i(.iiii>re  de  Iravail).  Puis  ils  ileput^rent 


.2,-):  TIJOISIRMR    LIVRK:  DK    K/RA,  V,  c.-ll.  (KiS 

^  ■  ?ih'i?,.h  •  n?i'n'y^  •  ia-vp-ä  ••  anun'i^'/A'h  ■  H(»/>^  ■  vii.ch  •  H.f.ffl.e.-fÄ '  «»• 

'i'U'a"-h  •■  AA./*'fl>-'}-/;l/'ö'>-h  •■  ru'Ml.A"o»-^  ■•  fm^i-h  •■  hUlDloo-h  :  ^'tlVif^.h  ■■  "» 

?.Sri/:i/'«#i» -^  ::    (tttnih  ■■  fi'Ah  •■  hoi-rMh  ■  h'iuh  ■■  l^•nA•^  •  iMh  ■  ^"^n 
CA-  ■■  ?i''jii,h'nji.(.7i  ■•  hrfyh  •■  {{'•iv.u  ■■  atry:i:h  •■  "nWi^ch.  ■■  »yih  •■  n.j ^  •  u 

li.  ■(•■■/tv.i'.  0  1V-IIAI-  >  A,  ■/••■/'i'^t  :  H        (Bhfiivi.nniv  =  R    -  <o>..<V)i-;:i/'<>'-  :  R  —  >^^t■^^. 

n*    >  A.    (»'ll^ft*    :    R  >./>:]    (0).AV.    :  AR    —    -löy.]-     ■]   (»m-  :  "VA/I'    :    R  —.  <(.><«.    :]   IDrf.ir(n.  : 

ß.  —  7.  .■/•n-  :  A  —  n«n>>\vii'i:  s]  inn;-  :  .p.>.(:  :  a»«-,!!'!:  •  R.  —  s.  ■\hr'Ch  ■■  R  —  if-A-h  =  R  — 
•n»h.r.h  :  R  -    «xm-dJi :  B       nrtir/h  =  B  —  mnoKuv.-».  0  mnr'^t/.H-ix  •■  R  —  Hödh  0  riAöh  : 

B.   —  !l.    <n|n>lVIC<li>->,  i    AR      -     «DonV-h    :]  öuVh   :    R  10.   mhfl'^-tll'öO-V.h  :   R  —  ,ht1->h  =    R  — 

l(i«o>,  :]  ti.iDii>,  !  R  —  (Dii0»'\>,V)-i:(r<i»->.>i  !  R.        11.  tnha>-r'hX>x  ■■  R>       h"inrAh  ■■  tyr'lriu. 
h-llftbCh  I  R  —  >ii'"'\ti>.  :  R  —  -kV//;  •■  R  —  ffl<*iVÄ>.  ••]  Muh  ■■  A. 


un  messag-er  au  sujot  de  cotte  allaiie,  ''  alin  qu'on  comprit  exaclerainit  la  lettre     n 
qu'avaient  eiivovee  Tantaiiäy.  pret'et  (de  ceiix  (|iii  etaieiili  ;iu  dela  du  tleuve, 
et  Astarbou/.iiä,  ainsi  que  les  serviteurs  de  leurs  maitres,  les  "Afarsakäwiyäu, 
qui   (etaient)  au   delä  du  lleuve  —  la   lettre   (qu'ils)  avaieut  envoyee  au  roi 
Däryos.    '  Voici  les  mots   (qui)   etaient  ecrits  daiis   la   lettre  :    Salut  au  roi     ' 
Därvos!  **  (Voulaut)  que  toi,  lour  seigiieur,  le  roi,  tu  saches  tout,  nous  somnies     ** 
alles  au  pavs  de   Vehoudä,  au  temple  du   graud    Dieu.   .\ous   avoiis   trouve 
qu'ils  (lei  rebätissaient  avec  de  boUes  piorres  et  avec  dos  cliarpentes  di-  bois 
etrangers  qu'ils  posaient  daus  ses  murs,  et  que  cette  cutreprise  se  liatait  par 
leurs  mains.   '•'  Xous  avons   interroge  leurs  auciens  et  nous  leur  avons  dit   :     " 
Qui  vous    a    urdonne   de   reijäfir  et    qui    vous  a  donne    (permissioni    de  tra- 
vailler?    '"Nous  neue   soinnies    inl()i'in(''s   de  leurs  imnis   pour   te  les  eerire,    '" 
alin  qiii'  tu  saches  les  noms  de  ces  homnies  et  eeux  de  Icuis  prinors.  "  Vdici    " 
les  paroles  (qu'ilsi  nous  out  repmidues  :  Xous  somnifs  les  serviteurs  du  Sei- 
gneur,  Dieu  du  ciel  et  de  la  terre.  Xous  rebätissons  ce  leinple  antique  (cjui) 
a  ete  bäti  il  v  a  de  nombreuses  annees.  Un  yrand  roi  d'lsruel  l'a  bilti  et  l'a 


(506  THdlSIKMi;  J.IVI',1,     DK     K/KA,   V,  12-17.  [2(j. 

"  •f•}'.^  ••  Vi»"/ ^1  :  m,li'nnjrh  :  ^VArt>i  =  ^'M'  ■■  (\(\.t\"'ih  •■•     mhfmh  ••  «l'>i"V. 

y,i:h  ■•  fl»AA.I^Ä  ■  M/y.h  ••  ivi-  ••  hiw.hütU.ch  •■  }iK^^fi{i.rh  ••■  mh'ry.M.h  • 

12.  >,fti.'V  :  A  —  ■>•>•/'•>,  >  I>  —  <n<lriiii-'/.h  !  H.  —  »"?."'•>.  :]  >!«"  1>  —  1  >■  ■■/7y">.  0  o  A.  — 
l'i.  iifl>(;'>"/.>.  •■  H  —  iih(n-x>,h  :  A  —  •itt-ii.esi^C  •■  A  ibth  :  AB  —  »cAih  i  H  —  Art.t-ri'^C 
>i  =]  rtn.nnxf:>,  =  A.  Aö■'.•Jnr.^  :  H  —  «»«••.•jii.i»>i  0  an-tn.v-  >  B  —  id.  aoK>,h  ■]  >,ir";\>,h  I  A  —  ft.o 
•ri'iO.  >]  rt.n'lJ5r.h  ■  A.  «».jrtCJi  =  B  —  <oy.ivV  ■■  'VIA  •■  1>  —  >.f»i  0  >.Vti  =  B  —  c^vx-jpj,  .  m 
h.tA»«»h  0  o  'i-  —    '"■  "•.•'■>>ii-*.>>  0  "  ß  —  •i"»'»'>i  :]  :'tiKu'h  !  I>.  o  A  —  n.(?i  ■  l>  — 

lluLil-Mllh    :]    ll<>i>i|"M11-1    •■   .\.    ll.vllh   "    B  —  H'/7/">.  ■    l>  Ih'rch  >    r.  —  V7ll.>.<"'-h  :    VV/" 

>i  0  hvyiA'^'h  '  "h-nu'oo-h  I  A  —  i\h\ih  0  avi^  ■  B. 


iL>  coiistruit  pour  (Ics  .luirs).  '-'L(irs<|uo  nos  pörcs  ourent  irritö  le  Dien  du  ricl, 
il  les  livra  entrc  les  niains  de  Näbdukadaualsor.  roi  de  Häbilon,  iqui)  dt'tniisit 

\-i   le  lemple  (du  Seigneur)  et  exila  sou  pciiplc  a  Hal)ilüii.  ' '  l,a  iiiciiiiciv  aiuu'i'  di' 

i'i  son  regne,  le  roi  Qiros  ordonna  qu'oa  rebatil  le  tiMiiplc  du  Seii^ncur.  ''(^)uaut 
aux  vases  du  Seigneur,  en  or  et  eu  argent,  que  Xi\lioukadaualsür  avait  enleves 
du  lemple  de  Jerusalem  et  avait  mis  dans  sou  palais  renal,   il  (Irs)  donna  ä 

1.5  SisAi)dilr,  gardien  de  son  trcsor  et  son  Intendant.  ''II  lui  dit  :  l'rends  ccs 
vases.  (Les  envoyes)  partirent  et  mirent  (les   vascs''  daus  \o  temple  de  Jeru- 

"'•  salem,  ä  leur  plaoe.  '"Ensuile  viut  Sisi\bdi\r;  lui-uKMue  posa  les  assiscs  du 
temple  du  Seigneur  ä  .leru.-^al  in.  Depuis  co   jnur  jusqu'a  nu\inlenant  oii   le 

i:  rebätit,  mais  il  n'est  pas  aclieve.  "  Maintcnant,  si  le  roi  le)  veut,  on  clier- 
rhna  dans  la  maison  des  tresors  du  roi  de  liAbilon.  ;  C'est)  afin  quo  tu  saelios 
(jue  1(!  roi  Qiros  a  ordonne  de  rebiitir  le  tonq)le  du  Seigneur  ä  .lerusaleni.  Cou- 
naissant  cct  ordre  emane)  du  roi,  leur  seigneur.  depute-nous  (des  messagers 
pour  nous  faire   savoir)  que  tu  Tagrees. 


[•2:\  TROISIliMK    LIVRK'  DK     E/HA,  VI,  1-s.  067 

"i-n-i-  •  Hfl'-n-/- :  nn.A"^  •-  ■  m^hn-  =  am-ti-i-  ••  im.  ■•  o/.  ■■  hiivi-  •■  ao^ihd.  ••  o»   - 

A4;(?ft  ■•  ^HH  ••  'ki°i\  •  '}?■/»■  ■  ttK'il'  •  (LI-  !  »D4.^.ft  :  uh,?<fiü.'r  ■  mn?,'M- : 
r/oJlV  •  i»"ft'Pi^  :  -lin  ••  ^.n-ai-O'  '■■  (Ohm  ■  h'F'^'i  ••  *«'»•  :  rt/i  ••  iMxOB^'  ••■■     (itj^'.ö     '< 
1fi^9*  ■•  hil-  •■  n'ht\-\'  •  W/A  :  lt\i\'i  •■  aih'W  ■■  hihi:  ■  Olf\  ■■  öö  ■■  «^.t'.l^'n?• 

öo-  ■•  ?i'm.'f-  :  -Jl/"  •  Mhfhao.  ::      fl)'J«f>V'  :  (L/'  =  hnW.hüth.C  ••  HöH:4»  :  lOW      r, 

OVJI"  •  '^öF-'i'  ••  iAI  '■  l-'ü'^y.  •■  lOhMCa-H^'  ■■  of^hl-nc-i'  •■  hJ^hill: 
irao.  :  h^.CfiilVJ'i  •■  ?iA  !  'HÖF-I-  ■•  ^.f\1  ■■  hnVin>-  :  ?,'>»!  =  .f.-nA  ::  Klfl?»?' 
?i  •■   y-hU.>.h   •  h(0'h'\-h   •■    >«?)?.>»   ■■   Oy-M-    ■   fmh'i'h   :    tO'tll'   ••   n.i-   :  h^ll.^-n 

,h.ch  •  fl»>,i.^-7?'öi>- :  AA.*V'f-  ■  .f.DJ^i?»  ■■  ,e.in<h  ••  n-n/.h  ■■  »in.!-  ■•  Ji'iii.Än 
,h.i:h  ••  «».f-^Tfi-jj^?'?.  •  n«>"rt/-  •■  fn'Uih  ■■■■    h'th  •■  hmi\Y-h  :  tt-ith  ■■  ri-n   » 

VI.    1.   'T-H.ei-  ■■  n.Jil    :    1!  2.  m/Mn  ■.   W  ~  (im-fil-  :]  (nfil-  :  l>  —  >.,li/:  :  B  —  (ox,|i<i:  : 

H  —  ■nl^>}^.  ■■  B.  —  .!.  "i«»i-  :]  o  AB       n>i'/(-  0  »  B  —  i\i  ■■']  :■;  =  A.  —  4.  wfi-iöAf  •■  A  — 

h'Vrt   :    /'/v  A,   '^'7'\   :   B   —   mvonyao-  :    B.  "i.    ll>,(l>-9h   :  A  Vilii.p.vzt:  =  A  —  ll.|-  :  B.  — 

0.    (Ohl|llöl>-    :]    hlill«»-    :    A  -        Aon'^Wl-   l    B    l'VIV.f.   =]   O   AB  «Ohfl/Cd-lIV   i]   hfll-iin -IIV   ! 

A,  >,fi;<^ii-)iv  :  B  —  >i.)rtiii:ir<i»-  =  A  —  M-conm-y,  ■.  B  -  (ohiiiioo.  :  i;.  —  7.  >,"/n>.}''>.  0 
Miyx9'h  •■  A  —  «B-vfcj,  :  vcrj.  :  B  —  a»ni-  0  lunnr  :  B  ^  ».uh  ■■  B  —  >.-7ii.>iri<h.r.  0  ii.ii.«:?.  ■• 
B  —  m-xe.-19'h  B  :  —  rtrt.;("rv>i  :  B  —  lofit-h-fiiif'h  ■■  A,  to,e:-^'iK9>hi  ■■  B.  —  S.  o-l-j,  :  A        r-'/1- 

>.>.   :    AB    —    K^ilMPoo-h    :    A  Aft.*V-V>i    :    B    —    ll.t    :    ^."ni.MMbCh    =]    "    B—    "hr'tn-dl-    :]    <l>- 

fith   :    B  —  ll-n^OB-h  I   l\'hou-yi:h  :]   O  A  —  VMh?.   :]  V>,V>i  :   A,  VM>,   :    B. 


VI,  '  Alors  le   roi  Därvos  oi-dnima  ijii'(jii  ouvrit  li's  livres  des  aanalrs  des  \i. 
tr(''Snrs,  ([iii  etaient   a   r>;d)ilnii.   -  ()u  trouva  daiis    hi  ville  de   Bori    im   livre,     i 
dans  (lequel)  etait  c-oiisigiir  uu  fall  m('Tiioral)le  et  (qiii)  disail  :  '  La  premiero'    3 
aunee  du  regne  de  Qiros,  le  roi  Qiros  ordonna  au  sujct  du  teuiple  de  Jeru- 
salem et   au  sujet  de  reniplacement  de  l'autel  011  Ton  sacriliuit.   11  ordonna 
que  la  diuiension  de  sa  liauteur  (fut)  de  soixaute  coudecs;  '  qu'oii  elcvät  Irois      1 
rangees  de  pierres  et  uue  rangee  de  bois;  qu'on  doiinät  de  la  uiaisou  du  roi 
(l'argent)  de  la  depense,  '^  aiusi  que  les  vases  du  tenipie  du  Soigiieur,  en   or     5 
et  en  argent,  que  Näboukadanatsor  avait  enloves  du   tenqile  de  Jerusalem. 
'■  (Däryos)    ordonna   aux    prefets  (de    ceux  qui   ötaicnt)    au   delä   du   lleuvc,     c, 
Tantanäv   et     ' Astarbouznä,    ainsi   qu'aux    serviteurs   di'   leurs   maitres,    les 
'Ararsakä\vi\  an,  (jui  (etaient)  au  delä  du  fleuve.  II  leur  oi'douna,  (üi  disant  : 
'  Restituez  maintenant  les  vases  ä  leur  ])laee  dans   le  lriu|ili'  du  Seigneur;     7 
permettez  aux  ancieiis  de  'N  eliouda  de  faire  I  ceuvrc  du  triuplc  du   Seigneur 
et  de  le  (re)construire  au  mi''me  lieu.  "  Moi-mi-me  j'ai  (jrdonue;   gardc/.-vous     s 


(i()K  THOISIKMK  il.IVRK)  DK    EZIi  \.   \1.  '.i-13.  1281 

^ll.^•n«^^.c^  •••  hrm-M^  •■  a./-  ••  H'/"h  •  hr-i  •■  Mi'hih  ••  »"iöf-i-  ••  ^Aih  •■ 
{[»'lif.h  '  ai/^rsvi.  •  «»flj.e.vjr.  ■  at^-tth^,  ■  nh9"tn'ih  ■  «^.(LA-hö»  ^  •  »luvl  ^  = 

1     >tA  •  ;i.f<.OA.'r^  :  lH\'/*o»)\  :  l/A-7«  ■■  h"1Xh  ■■  »rt^A-riö» -^  «     haoh  -•  Jf/Jn 

<.Ä !  'fHnnh  ■  «)^/«v"'i'j>/ ^1  ■  Ah'/'Ah  ••  fi"iy.h  •■  (uht'nh  :  e.ÄAV^  ••  n?»'>l-  •■ 

A"h  ■■  rtn^i^  :  l/üAro^,  •  wyih  •  .-«•At'A  ••  i'.'irh'h  •■  dOh  ■■  hTtntil-  ■  n.'|: 

h  •  riiji'.ft^A}''^  ••  M'-h  •■  <»(^4•■|•A}"^l  •  mi-f'/.h  ■  h"7i*-Ä  :  ,e.^'.A^'•^  •■  hini\)' 
(["av-h  :  vj/"'i7i  ■■  rn^,^,n.n^  •■  ?iA  •  poaoi.?.  ••  H'j/ ^i  ■  *Ae^  ••  <n>iAK  ■  y> 

9.  a>h,;it\,M:>x  0  >i..'ni-|.>i  i  A  —  >,AV^"-lh  •  A  —  tnh«\M.  '  B  —  Ah^^'A!»!  >  B  —  <n/"i:V 
.(•.>.>,  "  m(ity.y,_h  >  m^-llöV.N  >  H  —  i\M"«)yh  =]  lllirtört^  >  A  —  llP.ll.rt'^)i">->.  >]  .('.•flrtHn-'-h  ■  H.  — 

Kl.    .f/VIK-h    !    I>   —  ■(•■■CrVh    :   A   —    <n>l"i.>,    :]  )]im  :  A  —  rt>,)'"'>ll>.  :   H  .li.f.lD-;'  .]  ,li .(•.«).>>,  .  A 

—  «DA.'i.J.  1  15.  —  1]  >.■/>!  0  '"><■/>>  =  '5  rt-n>i  :  A,  rt-n>ih  ■  B  li>iA<Dh  :  A,  ii",rtin.>,  .  H  — 
.■»•Ah  ■■  IJ  —  mn.(.'/.h  :  I!  hllllll?,  :  y./Mh  •■  l>.  —  12.  «»fl»'>iJ:V.>.  >  B  —  »•J'Jl.d.h  >  B  —  fn»^>>  • 
irv.py.>i  1  A  —  m,1rilll>,  >  B  —  VhAiu.h  >  A.  V"iA(n.h  =  B  —  /l-rth  ■  B  —  Vinnh  >]  h<n>>,  .  A  — 
.i'.'7fl<.>.  I  B  —  injvli!;"«»'  I  H.  —   l.{.    l-il-'i'y.  0  TV.'-  :  A,  •/•Vti  ■  l>  —  «»AMi  ■  l>  «»fl.'-Cfh 

11V  >  l{  —  i»>,°Mi(:i-  ■]  •«  ^1  v-ii*:  !  >."/(u:/- :  B  h.jniifl/.i/-«»-  ■  .V,  h.-iöiti-.irao. ,  |{  —  ;iii.i;'a«»- 1 
AB  —  IUI""  .]  (I  AI',  -    .e.'vn<.  ■  A  -   »i"7i»-  ■]  n»ti"yi)-  ■■  15  —  «».i-nv/:  ■  A,  m^yrtl+h  •  15. 

de  fairo  (du  mal)  aux  anciens  de  YehoiulA  et  de  les  enipöcher  de 
rebätir  le  leinple  du  Seigin'ur.  J)e  la  maison  du  roi  (ot)  des  Iributs  (de 
ceux  (pi  sont)  au  doli  du  flouve  donnez  (l'argcnt  de)  la  depense  ä  ces  liommes 

f  et  ue  leur  faites  pas  inlerrompre  (le  travail).  "  Preuoz  <>ardo  de  ne  rieu 
ouK'ttre;  (donuez)  les  veaux,  les  moutons  d  les  l)oucs  pour  le  saorifice  du 
Dieu  du  cicl;  le  l'iouu'ut,  le  viu  ri  riiuile  qui  (sont  nöcessaires)  elKujue  jour; 
ce  que  les  pretres  de  Jerusalem  vous  dironl  dapportiT.  apportez-le;  donnez- 

1"  linir  chaque  jour  ce  (ju'ils  vous  demanderout ,  '"  aiiu  (juils  lasscnt  l'ofrrande 
i't    le   sacrilice  au   Dieu  du  ciel  cl  qu'ils  prient  pour  le  salul  du  roi  cl  pour 

11  le  salut  de  ses  enfauts.  "  .Moi-uieme  j'ai  ordounc  (jue  pour  tout  lionuuc  ipii 
aura  transyressc  iu;i  paroIc  on  |iri'iiiic  im  moulaul  (li>  bois  de  sa  maisou, 
qu'oM   \\    pende   ot  ipiOii   le  tue;  j'ju   ordoimc  iindii   liailr  parcilleiui'ul    sa 

li  uuiisou.  '-  Lui-meme,  le  Seigncur,  doul  le  uoni  liabile  lä,  reuversera  lous  les 
rois  et  les  peuples  (pii  trausgresscront  rua  parolc  el  ^li'verout  leurs  mains 
pour  d^truire  le  tcmple  du  Scinucur  de  Jerusalem.  Moi  DAryos,  j'ai  ordonne 

i:t  de  faire  ainsi  avec  soin.  ''  Alors  Tantanäy,  prüfet  (de  ceux  qui  etaieut)  au  delä 


[29]  TR()IS1K:\IE  ([.IVRE)  DF    E/HA,   \I,  l'i-20.  6(ii» 

11  ■■  -t-'i'l'iy.  :  ff»Ahh  :  «V*^.»-  ■  A./i"]  ■■  tnhMCM'il';  •■  inh''lttCI'  •  hPhiii: 
irao- :  >,A  ■•  -icti/'ö»-  •  tthffo  :  tihh  ■•  'ifii'-rt  : '»/"  :  7n<-  ••  h"?i>-  ■■  ajh..vtii- 
i:  •••    (ofij't.'tirao- :  Ahy.ihSf: :  f r/i'JÄ-  •■  «'A.'P'e.e'J  ••  KW/  ^  .e.'hjinp  :  A-a»-  •• 

/../hA  •■  ffln'Th?iHH  ■  4iC:fi  :  fli^JCP-A  ■•  mhlli-M:*'  •  'il^|^•  •  WM  •■    mdjf^?'  • 

4'  •■  ft**  ■■  lAtxn  ■•  «".«'.•4'W»  •  n.'f-  ••  hnw.hdthd:  •■  n-Vv/*Mii-  -    mh-tth-  =  > 

tytmff:^,h  ■■  n.'f"  :  hlMh-ttduC  :  j  :  ^AiJ'^"'!'  •  «lejp  :  h-n^hh"  :  M"}/»  •■  inö 

i    •  ODfhtl'i  ■  Am«*  :  müne  :  r/l/.'/.'/-    :  h'IA.  :   1/(1?» M"   ••  .''(n.hl-  ••   On.t'.V  :  W» 

A-  ■•  ?ift/5.^i,A  :  nh«"  ■•  -V'-A*""-  ••  AhrliHIl  •  Art/-/i.A  "     «ih+To»-  ■■  Ahl^V    i' 

•1-  ■•  (lh«n  :  ,Th->ö«»-  •  rt)AA.'J»'/.'.e'J  :    (1^1  ••  tt.^ao^   :  Sl/w  :    Jl'.l'l'VV-  :  A?i''/II.An,h. 

ft*-!'  ••  ^At\!^i  ■■  htn*  ■■  noo  :  AiA'lM'  ••  +'i"Y.  •  laCi  ••••     (nh'iK^th-  ■■  llhfx"*-  •   ^ 

l'i.    .R.'h'/X.    !    IJ  —   m^.'t\at■j•■•,   I   A,    <Drt.'i'(n-.i'V  :   l>  —  .p.^ifip   :]  .i'.1-+>f.    :   l;         <n,liVO-   : 
A  —  (Dh*ni>-  :  A  —  h?"'\h  :]  M'"\'i\  '  A,  >."/ll.h-n^f:  s  hr'<\W  ■■  I>  m^ciftfi;*-  0  «nhCflTCn 

rt.rt  >  A,  Minr.n*  :  B.  —  15.  mc.-^  -.  B  —  -^^r.  :  B  (il.e.n  0  iiOAft  :  A.  —  10.  mn.i'm-yi  > 
B.  —  fl>>,A  i]  >,A  ■■  A  —  17.  A«n'>.e:Wi  !  B  —  hAi)9"1-  =  y  "  B  —  msy  i]  jfrDB  :  A  —  Ml/hh"  :]  o 
B  —  hii"l"i  ■■  ({i;  •■  B  —  <i>(i",iift>,  :  >^l\•^|(l  1  öV  :  B  —  in.imH  :]  o  B  —  ,Ui-'iA-  ■■  hmn.  ■■  B  —  t\t\i- 

>bA  :]  «  .MOB  :   B  —  -."A*"»-  >    1!  —  A.liHlfl  !  A,  Ah  .'hl|-|l  ■■  B  —  IS.  flIAA.'r"i:.l'"/  :]   AA.'l."(.'.l-/  :  A, 

mn,vm-y-i  i  B       iivii  ■■  II.;'.«»-  =]  iinii.^i"»-  :  A  —  Vi«"  0  >iA  =  B.  —  H».  (ii>-f.  :  ln^,n^o■  ■.  B  — 

+.S"V.R  '  A.  4>^"%  :  B.  —  2(1.  aUk'l'io-y;  -.  B  «n,ii||/li-  =]  «nil-lM^  :  A  —  Ati^A-  =  B  —  <i>A>i  V'l.'l'' 
«•>•  !   A  —  IOI\C.'h(<ao--/_  :j  mAlK"'-'/.  :  B.  — 

du  llcuvo,  ct.  Astarbouzna,  aiiisi  que  Ics  scrvitciirs  de  leiirs  maitres,  qiii  ülaient 
aupres  d'eux,  selon  que  le  r<>i  Darvos   l'avail  eiivoye,  iwecuterent  (lordro), 
Sans  rifii  omettre.  ''  Les  aucieus  des.luil's,  aiiisi  (juo  les  Icvik's,  bätissaieiil  {\v    w 
templi'),  pendantque  leur  pruphetisaient  le  propliutf  Hagr  ei  Zakäryäs,  lils  de 
Hado.  I1.S  rebtUirenl  et  elcverent  (le  teiiiple),  sur  l'ordre  du  Dieu  d'Israöl  et  sur 
Tordre  de  Oiros,  de  Därvos  et  de  "Artasastä,  roi  de  Färe.^.  ' '  lls  aclieverent  le   ir. 
temple  le   troisieme  (jour)  du  comuiencement  du   inois   de    Adar,  la   sixieme 
annee  du  regne  de  Däryos.  "' Les  enfaiil.s  d'lsniel,  li's  pr(Mres,  Ics  levitcs  et  le    "' 
rcste  des  enfants  des  cxiles  firent  la  di'dicacc   du  teuiplc  du  Seigneui-  dans 
lidlegresse.  "  lls  oll'rirent  pour  la  dedieace  du  temple  du  Scigneur  ccnt  IkcuIs, 
deux  Cents  beliers,  ([uati'C  cents   agneaux  et  dou/c  boucs    pour   les  pcelies 
de  tout  Israel,  selon  le  uombrc  des  tribus  d'lsniel.  'MI   inslitua  les  pr(''tres    is 
Selon  leur  loi  et  les  levitcs  aupres  de  Icurs  collcgucs.  aliu  de  servir  le  Seigncur 
dans  Jerusalem,   coinmc   il    csl   ccrit  dans  Ic   livri'  de   Moisc.    ''  Les  enfanls    i:i 
des  exiles  firent  la  l'j'upuj,  Ic  (luaLorzicnie  jour  ilu  corniiienceiiienl  du  preniier 
iis.  '"Les  prctres  et  les  leviles  sc  purilierenl  eu.v-iiiemes;  Ions  lureiil  puri-    jn 


1«; 


17 


s 


nio 


670  TROISIEMK    l.l\  KK    DK     K/UA.  VI.  21-22  —  VII,  1-ii.  [30 

V/*''h  ••  KA  :  h'VUh  :  iAt\9'i  ■  mi'A"ao-  :  ?,A  ■  inh'  ••  •Irü.iro»-  :  ?,i>"fl)«ft-/-  I 

-    öWA-  •■  «"A.i'.  •  r^c.i'  •■  fl'A?.  •  ^»i(:.e  :  riiA«'.  ■•  WiA^'.e  •    fliA.p.  ••  f\^"r  •■  mA.p. : 
fxp-^-  ■  ffiAP.  ••  >».A)i.rn'n  ••    flJAy.  •  rt"7(:.e  •  fl)Aft  :  Ä»ir:,i'  =  «»Aft  :  "v^ir;*  • 

.  WAy.  •  MCP-  •■  fl'Aft  ■•  fiin-?-  •■  <»AP.  •  (I-ft  ••     rDA.P.  ■■  ^l«'^r/..  :  WA^  '  ^JWi 

<i      ft  :  rnAft  ■■  hA"/»»:  •  (»Aft  ■  ÄC'J  ■•  »lirj  =  M'\h.(n  •  +e.l»"'f-aD.  ::  '  tnat-M:  •■ 

"tCi  •■  }\9"'i  •■  nn.ti'-'i  •■  (»fi'M/-  •  "ilx'J'T.  ••  ö>-?,'|: :  »y,/.'i'  •  »»•rt.  •  wanm  •  "hl 
\\.h'i\,M:  ■  Ä'/"Ah  •  'ht\/.h.i\  •  my.iyxW'Y'ü  •  Är/i^  ■•  mfl)i;n  •  JT-/»'  :  W-A-  : 

21.  flJji^A"«»-  s]  WA-öo-  1  A   —  cur»«"-  !   B.  —  22.  ',>i|-  !  H  —  «D"l<n  i]  l-aoy.m  i  J>  —  A(h  1 

H  —  :in.\rao-  >  A  —  Jij^u'i»^  •  A  —  i\Tn/.  ■  B. 

\  II.  1.  m'hr\e:-^/.  0  m^'/"-!!  ■  IJ  —  "/"/ir  =  B  —  now-vi/"*  1  B  —  sriftft;»-  ']  Jicn-rmirt.  i 
A,  hc.:>-:i.(\:)-  I  H  r^cr.  ■  B  —  <da-S  =  JiUr:.«'  =]  o  B  —  /hA4*e  ■  AB.  —  2.  nAV"  :  B  —  iLAJum 
•ri  i  (')  A.  /i.Aii.<n-n  <  B.  —  ;i.  n-ic.?  ■]  h-VCf  >  A  —  «n»<{,cr*  :  B.  —  'i.  iir.«'-  ■]  mir.v  >  A  — 
n,*  >  B.  —  ä.  >,9'/vh.  >  B  —  >iy"y.<n.  i  B.  —  G.  -^ci-  '  B  —  iDXni/..  :  -i-hr'r.  ••  A.  mx<ii/.  1  B 
—  «».p.mnT-«  :]  (n.c.inri'cn  =  B.  d.  Dill.  />e.r.  ae//i.  c.  1230.  —  rD.c.mm-n  <  ...  7   .(•<i:+  ■  >ii\/.- 


fies.    Ils   iinmolei'ciil   la  l'Aquc  pour   tous  les  eufants  des  exilcs,  pour  leurs 

•ji  IVeres,  les  prelres,  d  pour  eux-memcs.  '"'  Les  enfaiits  disrael  mangerent  la 
Päque,  ainsi  quc  les  cxiles  qui  ctaient  rentres  et  tous  ceux  qui  etaient  rovenus 
vers  eux  de  rimpurete  des  peuples  de  la  tcrre,  afin  de  elierclier  le  Scigneur, 

•21    Üieu  d'lsrai'l.  "Ils  fireut  la  feie  des  azymcs,  (pendant)  sept  jours,  dans  l'al- 

legresse,  parce  que  (le  Seigneuri  h-s  avait  rejouis,  avail   lourui'  le  ereur  du 

roi  de   'Asor  vers  eux  (;t  avait  afferuii   leurs  niaius  pour  l'oeuvre  du  templc 

du  Dicu  d'Israel. 

V]l  I  \ll,  '  Kusuite  sous  le  regne  de    Artasaslä,  roi  de  l'ares,  uionta    l'i/rä,  lils 

■2      de  Sorya,  lils  de   Azüryä,  llls  de   llalqeya,  ■  fds  de  Säloui,  fds  de  Sadoq,  lils 

:i. '1      de    'l^lkitob,  ^  fds   de   Sami\rya.   lils   de    'AzäryA,    fds   de    MAriroq.    'lils    de 

ZArvo,  fds  de  Säwey,  fds  de  Baqi,   '  lils  <le  'AtsänoliT',  lils  de  Fiulias,  lils  de 

li  'Al'äzAr,  fds  de  'Aren,  pretrc,  aueetre  de  leurs  premiers  (pretres);''  hii-meme 
nionta  de  BAbilon.  'Ezra  i'tait  iuslruil  daus  la  loi  de  Moise,  (|ue  le  Seigneur, 
Dieu  d'Israel,  lui  avait  donnee;  e'etait  un  ecrivaiu  experiiueule.  Le  roi  lui 
düuua  tout  oe  qu'il  voulait,  parce  que  la  laveur  du  Seigneur,  son  Dieu.  etait 


II 


[31]  TUOISIEME  (LlVREi  DE    EZRA.  VII.  7-14.  671 

fl»OÄfl>-^  :  m(;:H,''pj'i  •.  at-M-  •■  /».P^-^JA.'/"  ■■  hf"*  ■  "/-nji  ■•  '^an.]-  -.  ao-yi^' 
nn.A»^  •■  inhm> : !».(:+  .■  yrti  ■■  m:"i  ••  riÄMi- :  h.?<-fiM"  •■  hti^m  ■■  ?.?.  ••  }xi 

r/nii  :  at'h'l'  ■  1  ^M»  •  'wxvh'i:  •  mnuo  •  hc/rtft.'i-  :  AA'»/-  •■  fiir>  ■  kWi<C  •• 

onfwhd.  •■  -vhnw  •■  .•*'rt- :  A^»";ll.^•^rh.f:  ■•  row-viii-  •■  Hmwno»- :  M\h/.h,iK  ••  m 
.e.ii. "  ^ij  ••  hi:\'i\{\:i'  •  iin'  ■■  vj/"'i'  ••  Mii/.-  ••  Ä.hiC  •  ^iii-  ■•  A^-ni.^nrh. 
C  •  A^r  Ah  •■  rt"7,('.  ■  'l^mr  ::  htilllx-h  ■  WA-öo.^  .  y^t^h  ■•  .e.<{.*s  ^  ■■  ?im»-rt 
-i"  :  ft*'l'  •  h{i/.h.fi^h  •■  mUV'r'nh  •■  fflA.'P'/.'r}>.h  ■  y.M-h  ■  ^i.P'IAA.rÄ  •■  9" 
hf^hh  :  fii^.Mh  •■■•    hnuh  ••  ii^'h  •■  rort-no-lh  -•  rntfiTnci-ji-h  ■•  «i-i?»«»- 

7.    A.'/'rB'^V   :   A   —  «Döuiiyv.»   0   <n>i5»"V   ■■   «onyv.-V  :  B  —  mhom^-  -.  A,  (D"iX(b-^-  i  I>  — 
m'i^'iVj'i  0  fliS'*fl>-^V  :  B  —  rtil-0-  •■  I>  —  >.<">■(■  :  ]',  —  rtM'./rtfi.*-  :]  A>iCftT<:i)rt.n  !  A,  rthftc.J- 

n   :   FJ.    —  .S.    lOnfCh-    :]    llÄVll-   :    15  —    llVyn    :    A  —    fflCI   :]  "i«l.->   :    H  —  fl).e.>|-t  :    ...     *?•/"  =]"  B 

—  •»'•(l'V.^-   :   A.  ;>.   ^rtCV-   :]  (i   >..V<.nrt.^'  :   A   —  m.h';"7.  ...  IKLrt-V   :]  n   l>  —    in?,«"   :]   h<n>   :    I>  

:,r'ti  :]v^n  •  A.  o  H  —  h'r•'^«  :  A  —  '\i\Mh  =]  ■r(\(i.»-  ■■  '\Art.ii- :  It  —  lo.  ao  :  r>  —  f.nac.  •■  B 

—  oJ.f.irDc.'«»-  :]  .('.yii (;•<"»•  s  A.  m.('."i;ti <;■<'»•  =  B  —  <n^:^-,h  :  A.  —  U.  hctrtfi.-'-  0  hCfiTOirt. 
n  :  A.  >,n/...-j-t  :  B  —  x,i.<f.  I  B.  —  12.  hctnn.'-  =]  hcn-rinirtn  :  A.  >,nr.t.j  :  B  —  awh.?. 
■n-h.<:  :]  ()  B.  —  1.!.  .p.-!:*  :]  iti-Mix  I  B  —  wA.'PiD-.rvv.h  :  AB  —  ,f.,i.<.>,  =  AB —  i\)'.^<-h  ■■ 
A.  —  J'i.  mMVrt.ii-h  ■•]  iny:  :"A.  (Drtnh/:»'«"-  =  B  —  <n»'^^ir.tir<n>->.  :  J{  —  inn-ni-  :]  ilfl>-fi-/-  ■■  B. 


avcc  lui.   '  Monterent   (avec  lui  plusieurs)  des  enfanis  d'Israi'l,  des  pretros,      7 
des  levites,  des  cliantres,  des  portiers  et  des  ndtdniiii,  ä  Jerusalem,  la  sep- 
tieiiie  annee  du  regne  du  roi   'Artasastä.  "^  Ils  arriverent  k  Jerusalem,  le  ein-      s 
•{uieme  mois;  c'ctait  la  septieme  anuce  du  regne  du  roi.   '  \n  premier  mois      •' 
ils  eommenccreut  a  monier  de  15übilon,  et  au  commencemcnt  du  cinquieme 
mois  ils  arriverent  a  Jerusalem,   lin  elFet,  la  main   du   Seigneur,  son   Dieu, 
(etail)  bienfalsante  envers  lui;  "^car  le  (Seigneur)  aviiil  pousse  le  coeur  de   EzrA     i" 
ä  rechercher   la   loi   de  Moise,   a   la  pratiquer   cf    ä   enseigner   aux    enfants 
d'Israi'l  le   droit  et  le  jugement.  "Tel  etait  Tordre  di'  la   lettre   (|ue   '.Vrla-     n 
sastä  donna   ä     Ezi'a,   pretre,   redacteur  du   livrc   du    cominandemont  ilc   hi 
parole  du  Seigneur  et  de  son  jugement,  qu'il  ddinia  aiix  enrants  d'Israd.  11 
disait  :  '"  Moi,   'Artasastä,  roi  des   rois,  a  'li/.vi\,  redacteur  de  la  loi  du  Sei-     ij 
gneur,  (voici)  le  commandemeul  (du  Seigneur),  Dieu  du  ciol,  :  ' '  J'ai  ordonne  ä 
tous  ceux  des  enfants  d'Israi'l,  des  pretres  et  des  Icviles.   (pii  voudront  aller 
ä  Jerusalem,  d'(y)  aller  avec  toi.  ''  Ee  roi  et  ses  sepl  consciilcrs  ordoimrni  de 


]:! 


(172 


TU()ISIi;.Ml 


.l\RK:   DK     r:/.R.\.    MI,   15-21. 


[32] 


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i\.iy'i'h  ■■  in'-'iu\i:}x  ■■  i»'t\\'  ■  rr'föh  •■  im./-  ■•  hr'\in)ui»h  -.  uh,v^'fiM" 

iiuiih '•  hnhh ••  tt^y.ff  ••  h-w.hn.hA'.h ■  \\Kv^,'f\M")\ •■•■   mnöy.'i.h ■  >.^«>n>.  • 
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15.  mcM.h  ■■  <on<.f.'/.h  •  H  Ofl»>i  ■]  AV-h  :  B.  Ki.  mnd,t>.h  ■  A  —  n>ii-ri<.i:  >  B  — 
<mrv. !  .\.  —  17.  iiii^rt"<i"->i  :  B  —  mh'ry.Mi.h  ■■  B  —  iivvnr:  :  B  rvvti"!  ■■  B  -  M'^fwa».  i 
A      (nmMirihh  i  15      <i»>,ir;/i>,  =  .\.  <i>>.<i-v"ih  :  B  —  >.ii";rt>.  0  h'i-vvN  =  B.  —  LS.  mih  0  (i>>,y"ii 

>.  :  Uli  :   I'.        inr.-l-h    ■■  (»IK./.h  !   B  —    «n-IK-Ch  =]   "   A   — .'h-IIIMlTi   :]  -rinh  :  B  —  <n'V(l(:>.  0  m 

Tdch  !  B      ri>(iii>.  0  iiii?i  >  \.  IUI  !  B      :>r'r'<-h  <  B      rt^vi^nKM-^  :  B.  —  üt.  mv'c.i'."/.?,  ■ 
B  —  /\"iiw.  0  II7I1«'.  !  AB      hn-h>,  0  ii-liD-n»!  >  viih  ■  ^)^9"•rh  ■■  Mfhh  '  B  —  n^^r'  =]  •)•.(•.•""  ■ 

J}.  —  20.  rn(lrt.('.rt?.    :  B  —  l)'»l>i  ■]    i-llh  ••   B  —  «n.-,'V/".V>,  :  IJ.  —  21.  M'/inft;)-  >]  hCflTmirt-rth  i 
A,  >.n.-J-^>,  :  B  —  iiMiimj.  ■  B  —  tiT-AJ,  :  B  —  itiuh  '  (0  A. 


'■i  les  cnvoyer.  aliu  (i'c.N.iniincr  l.i  loi  de  Umii  hicii,  qui  (lisli  ni  la  inaiii.  'l.c  loi 
et  ses  conseill(3rs  ouvoient  de  l'ur  et  de  l'argeiil  ixuir  Ir  Icinple  du  Seigiieur, 

1"  Dicu  d'Israi'l,  qui  liabilc  A  .It'rii.salciii.  "■' ( hic  Imil  aiilrc  or  d  ariicnt,  qui 
aura  6le  IrDtivr  daii^;  l(nilc  la  proviucc  de  Hähiloii.  isdil;  roUVaiHlc  du  peuple 

1'  et  des  prötrfs.  qu'ils  feront  au  tcinplc  du  SL-igneur  de  Jerusalem,  '".l'ai  pres- 
cril  loiil  eil  ordre  daus  cetlc  lettre.  I'oiir  li'S  sacrilice.s  d  |Hiur  les  libatious 
([ui    seiniil    lails   a    l'autcl    du    liiii|ilc   ilr    votre    Dien  ([ui    est  ä    Jerusalem, 

"*  (apportez)  des  bueufs,  des  mouloiis  et  des  agmaiix.  '"  Avcc  I'or  et  l'argeiit 
qui  rcsicrout  rejoiiis  Ion  pruplc  l'^mployez  le  reste  de  fainiu  a  plaire  ä  votre 
J)ieii.  '' (^uaiil  aux  vases  ([ur  j'ai  reiidus  au  Service  du  lemple  du  Seigueur, 
oHVc-(les)  devaut  le  Seigueur  qui  (est  ä)  Jerusalem.  -"  Les  autres  choses, 
s  il  y  cu  a,  que  In  voiidras  dmini  !■  |Hiur  les  bcsoins  ilii  leiuple  ilu  Seigneur. 
donne-Ies,  (les  prentint)  ä  ma  maismi  myale,  ccst-a-dire  au  tresor.  ''  iMni. 
'Artasastrt,  roi,  j'ai  preserit  (cet)  ordre  -i  lous  (les  fouctiounaires)  du  tn-sor, 
ipii   (sollt)  au  dola  (hi  flcuve  :  Toni   ee  (|ne  vons  demandcra   'Ezr;\,  pretre  et 


I!) 


Vi 


[33]  TROISIKME  (MVRE)  DE    R/KA.   VIL  22-28.  (i73 

i„  •■  il^l'h  ■■  fyh9"fit\  ■•  ffljf.h  ■■  hf\l'^i/\(n.h  •■  rt-'|:Ä  •■     »nrnVh  •■  'rhlh  =  «» 

"ih  ••  A^'iii.Änr/i.ch  ••  «»AÄArt^  :  ;,.j?>»'/'<Ä    '/•«h:}"«"^  -    «»AifA-h  •  u?k 

Ari-Ä  ••  «»H»  :  A'/nJI'fljr^  ■  «»H>.h  ■  f^tm^n'V-lh  •  riMlJ-.^  :  A-J-flC'.'-'l "^  " 

*afy.a, :  All/-  ■•  y.-it\/.Tn  ■•  ?i-/ii,h'nwi.(:  •■  >irA»iö'-  ••  ami'/jv  ••  »«»?.?  =  <»-ft 

'/'  !  Ad-  :  A>7/"  •■  h*/"  :  .ehnC  •■  ll.-f-  •  H/lPIAA.';"  -      (n^/nn  :  TAx/A-  •■  A 

22  r'Mh  0  >.<""l'>,:  l>  «iMirt.-»,  •  AI'.  aur'/!.i:ih  ■■  l>  ~  r'csy-h  ■■  l>,  iinr.v.i'.h  •  (0  — 
«nirv-ii-ih  :  Al>  —  mm,!'.»,  I  15  —  •',"A<P>.  !  H.  —  23.  (lArJi  i]  t/.  L.W,  .'hv-h  :  AI*.  .rikih 
y  I  B  —  »nTru.-^->,  :  A  —  ro/^Aft  :]  :  iftrt  :  .V.  —  24.  hV-1ö»>i  :  I>  —  infh'fmy-ih  :  A  —  li'-A^i 
ao-ii  :  A-T-CfV  :  B  —  mv.'Vin-.i'-/»  i  A,  r'h(\  ■■  'i-'rV'II.fVh  :  IJ  (n>,(im-1'/.>,  :  AI.  m>,A>.>.  = 
H  —  (nxn,1.(>,:  IJ  ~  h.=l--fl\hh  ■■  \.  —2.1.  ÄWi'i^Vh  :  15        (0<">li.-/'//>i  •  .V  —  ^.l'^rx.?,  !]>>rt  =  "< 

r'<-  ■■  \  —  r'Mf.iPfo-h  :]  incao-h  ■■  A.  2(i.  Hvm.^,  •  1*.  ;i.7  =]  <i  thOi  •  «ir/?.  =  A  —  nj.ii.v  = 
l>,  (niii.ii.v>,  I  .\  ,('.h"-/VJi  =  15  —  rtr't-h  0  .e-cn-^-Ji  :  B  —  <oti"/.h  =  (2  )]  u  fio^-H-  ■■  B  —  t\l- 
llfHKrh  0  .t'.-IIICIlCh  :  I'.  —  A«"4m."i:--|>,  i]  .(•■■(■•(•i«"i:>.  :  B  rt-VrlCV-Vh  0  ÄoV-'i-h  '  B.  —28.  w 
«»•"nu'.iji- :]  """Viic/:»' :  B       (iii.t'.-1-  !  B       tnhi\i- :>iMi)i-  ■■  A  —  <n/ii>A>.ii /:ir<n»-  :  B  —  y.y^^.^■  •■  B. 

ledacteur  de  la  loi  du  Dieu  du  cid,  preparez-lc-lui  :  ■■'environ  ci'iit  Lilmls, 
d'artient,  cuviroii  Cent  mesiires-i[oros  de  IVomenl,  (environ)  cenl  jarres  de 
vin,  ainsi  quo  du  sei  saus  compter.  "' (_^)ue  tout  cc  qui  a  trail  ä  la  loi  du  Dieu 
du  ciel  soit  a  lui !  Gardcz-vous  d'inlerrouipre  (la  conslrucliou  du  leniplc 
du  Dien  du  ciel,  afin  quo  (soui  eliätimenl  n'arrive  pay  sur  le  royauuic  du  roi 
et  sur  ses  lils.  '-"'  Vous  aussi,  pretres,  levites,  vous  lous  (<pii)  ehautez,  ndtu- 
iiiiu,  porticrs  et  (vous)  qui  faites  le  (Service)  du  temple  du  Seigiieiir,  ue 
prelevez  pas  (sur  le  peu[de)  des  tribuls  (qu'il)  ne  vous  est  pas  permis  de  lui 
imposer.  "Toi,  Ezra,  selou  la  sagesse  du  Seigueur  (pii  (est)  sur  loi  iiistitue 
des  seribes  et  des  juges,  aliu  (piils  jugeiit  tout  le  peuple  qui  esl  au  dela 
du  lleuve  et  tous  ceux  ([ui  connaissent  la  loi  du  Seigueur.  (^)uaiil  a  ceux  (jui 
ue  la  connaissent  pas,  euseigne-les.  -'^  (^)uiconque  ue  pratiquera  pas  la  loi 
du  Seigneur  et  la  loi  du  roi  sera  coudanine  aussilöt  ou  a  la  niort,  ou  ä  la 
perte  (de  ses  biens),  ou  a  la  llagellation,  ou  a  la  servitude.  "'  'Ezr;\  dit  : 
Beni  soit  le  Seigueur,  Dieu  di-  nos  peres,  (pii  a  uiis  daus  le  co'ur-  du  roi  da 
resolulion)  d'liouorer  sou  teuqile  de  .li'rusaleni !  ■''  II  a  euvoyi'  sa  niisericordc 


(H7'4  TROISIKMK    I.IMII.    Hl.     i;/[{.\.   \  III.   1-9.  [3'^ 

:  ti.'r  ■••■  (Ohr"!  •■  y^i'i'  ■■  .i'.i-^rc  ■  "rjyA  -  ath'n  •■  y.^i'V  •■  f.'R'i'  ■■  iiun-h  ■••■   m 
hTi  •  y.^ii'i'  ■■  rtti.'jjp  •  vu?,«/'>  ••  y.'ii'i'  ■■  w.h.f\  ■■  uiic.y  ■  «»'/'aa-u-  ••  ?»a  ••  ■/•v-a 

.  •!:  :  Vriiy  :  (^Jf.tii-  ::  rii?,i>"V  :  Jf.  «/.•«!•  :  <{.,/i>  :  '/"^'fl  ••  AA.rii'.^Ji  ••  <»Ai'.  •■  m:y  • 
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«    rAA.«»-  ••  lA'AA'l-  :  T'h'V  •■  dy.tn-  ■■•     inhT^  •■  y^i'l'  ■  M.i  ■  Ml,.e.'  =  <"A.P.  •  P-V 

:  ;j-'} :  i»ri\t\Ah  ■■  vrfi  ••  öy.ai' •.■•  whr'i  ■  y. «i;+  ••  i^.^.  vtiy  •  «»a.p.  :  äi;a.  •■ 
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I  A  :  rt>'/'AA.i*- ■•  H-  •  fiyMi' ••••   «»h'/'v  •  y.t'i'  ••  v-hi\  ■■  h'i\y:y  •■  (i*/\y.  •■  .vMi;..a  : 

Vni,  I.  (i>>.rt-  0  >iA'  ■  l{  —  hM'.yroo-  0  ii.iKiw:):"'""-  =  l>.  el  a  s-r'f.iU^-  ■■  {>,r'i.M-  •■)  B 
■\-i-M:  0  "  l{      y.bch  0  '^cr  >  H   -  JiC/rtfi.)-  0  >,i:nT«:vrt.n  :  A.  >,n<:.-'-i-  •  H       vm»'  i  na 
ft-v  :  15.  -     2.  Ac.ni'"  !  H  —  .ft-»."vr;  :  B  ~    'i'/VA  >  B  ~  Jxnn  :]  ,ii<n-rt  •  (V)  A.  o  H.  — 
3.  m-hr"i  •■  JP.'I:'I"  '  1"]  <n>,i»".('.|!.;-  =  A        m^-f"'/  •■  y.-M-  >  nii.'V.»'  0  >»A  =  hr'i  '  ^tn-Ag,  .  ftjiV>  B 

—  rn>,'/"'/ :  .p/i."»'  >  i"]  io-hry.-i:-\-  ■■  A,  >.i»"(i»-ni-  !  f.-i'.'i'  •■  B  —  -{.r.n  =  B  —  ui\i:y  :]  «ni>ic.»'  •■  B  — 
■;•  V"rt'l-  1  A  i-l-i-'M-.  >  ''),  M-m.  I  B  —  t>.e.in-  .]  o  AB.  —  4.  rii>,y"'/  :]  >,y"V  i  B  —  i,h^  >  «r».-**  0 

'/./■l'l-    "    (">->l-ll    ■    A.  <(.>,'r     :    (I»<1»-"|-|1     :     B  ^rt.!»- .!'.>.>.    0    <n>iA,l»-,i',h^.    !    A.    «I'Ä.A.V.    !    B   —    IIC.l'   "    l*>. 

.").  mV/""/  0  Vi»*"/  '  AB        ii)'>i.n  :]  (od.  Alc.i ..  o  \\\.  —  nii.'/.e  '  A.  rt.)i-/.i'  :  B        oii.'C  ■  B 

—  rv  I  B.  —  6.  >,.•!.■'/ :  MMv  0  >>.i'.i"ikP.- '  A.  >...«;. rn..iv  :  B  —  v  =  B.  —  7  h.A.  :  «"-n.»'  ■]  kh-vh 
7.  ■•  A.  A.Affi.t*  :  B  niu.  =  A.  jv  :  B.  —  s.  c.i:'i-  0  o  .VB  iin.c.-.c  0  «•ti-n.e.-.f  ■  AB.  — 
'>•  .i'.'l:'l'  ■]  o  A  —  v>iil  0  ^.f'iil  =  B  h.'i.i'-.i'  >]  rt.i'.di.  :  B  .iM.>i.A  >]  y-u."'l.  ■■  B  -  HV'n.X" 
id:i;  I  B  —  öy.m-  >']  o  A- 

sur  iiiüi  devanl  ie  roi,  ses  conseillcrs  et  tous  Ics  grands  princes  du  roi.  J'ai    MJ^ 

el6  all'crmi  iii()i-imMne  par  la  maiii  bcnio  du  Scigueur  qui  a  ete  sur  moi,  et^-B|p 

j"ai  reiini  Ics  piiiices  d'Israi'I,  a(in  (|u"ils  iiioiitciit  avocinoi.  -V 

viii.i  '  N'uici    Ics    princcs  de  Icurs  percs  ipii  riircnl   cuinplcs   poiir  inoiiti'r  avec 

i     moi  de  l5äl)iloM,  sous  Ic  rrgnc  du  roi    Ariasastä.  ■Des  cnl'ants  de  Finehas, 

Gerseui;  des  cnl'ants  de  Vcfanier,  Dan^-ül;  des  enfants  de  DiUvil,  llaliius.  jM^ 
;!  'Des  enfants  de  SakenyA  et  des  cnl'ants  de  Färi'es,  Zakäry;\;  ceux  qui  fui'«JQt.  Hnj 
'i     coniples  avee  lui   lelaienti  cent  cinfpianle  honunes.   '  Des  enfants  de  F'aliaw' 

Mo'ab,  'Klcliouy'anß,  iils  di-  /aiyä:  avec  lui  (claienti  dcu\  cciils  liomnics. 
..  '"  Des  enfants  de  Zatd'es,  Saki'nyä,  Iils  i]r  '.\/.vt[Ci;  avec  lui  (etaienl)  tidis  cents 
I.  Iiommes.  ''Des  enfants  de  'Adin,  Obcd,  iils  de^dnAlftn:  avee  lui  (etaient) 
:  cinquante  lioinmes.  '  Des  enfants  de  l'lle,  YosyA,  fds  de  'Ateli ;  avec  lui  (etaient) 
«  si)ixanle-dix  lioninies.  "  Des  enfants  de  Safi\lyä,  ZabedyA,  fds  de  Mikä'el;  avec 
'.I     lui  (etaient)  qualre-vinyls  lionimes.  "  Des  (enfants)  de  Yo'ab,  OubädyA,  Iils  de 


[35J  TRIMSIKME  (LIVRE)  DE    EZRA,  Vlll,   10  J7.  675 

iDrt\ti.u-  ■  e  :  9"M'  •■  a)hi*'C'U  ■■  (Dfiaoyii .  dftfl>-  "•    (nhn  •  ft**  ••  tthi.  •■  rt,A.    1 1 

C.e  •  fliAft  :  H.Jll'.  :  in9"tlH.ih  ■•  YiOfx  ••  ftftfl»-  "     ro?ii»"V  :  P.*+  !  hni^  ■  P-V  1- 

J  ■  *nA.P.  ■•  ^i+rnj  =  fl»'rftA.i)-  :  jffflV  =  (iftö»-  •■     aih9'"i  ••  P.*«!'  •'  hF'V.4'9"  ••  ?•  '' 
'ItC'l-  :  mhtm'M  !  htfl-liirao-  :  hM-m  •■  jnr/i'/JjP  :  mff'^öy  '■  m*rt\t\,v-  -.  x  >  fi 

?.«»•  «    »?,{»»>  !  ^.<|;+  :  n'>'/.'.e'l"  !  ^fl>^•^,«'.  =  mi/VhC  =  miP'nA.jh  •  <?  :  j>ftfl>'  «  '' 

A-rt  :  (m^öh  •■  (nht\'H-i'y:Y)9'oo-  -.  Arln/n  ■•  fflAJuJV'l'  ••  ra^y.Ji'nV  ■•  (lUf  :  h 
5»"ft*+  •  A.'ß  "     fliAMl-  !  -Wl  :  hMm:  :  A^(;,eA  •  mArt-vy  ••  mAfhA»3rj»"  :  Ol     H 
Ar/i<I.n  •  «»Ar/..AV;i-V  !  fflAV;i-'>  ■•  ©AHhce  •  mAA-Wi'/'  •  (>P.fl>-  :  «»Ahh-I*  ' 
loM-^tt  ■  toA"hM':f''i  •  nitx9"i''i  ••■     fliflirt,e.-lrj}"ö''-  •  -W  ■  otaWfi  •  /bS.  •  ffl     ' ' 

III.  (n>,y"v  :]  >,y"'/  :  AU  —  fiM:  :]  Cod.  Ala..  o  Ali  —  rt.rt.yl-  :  A.  rt.rt.yi-  ■  R.  — 
1 1.  n.>i.f.  0  nii.  :  R  —  u^cy  ■■  <»a.p.  =  ini.e,  :]  o  R  —  -x-ws  :]  thox  .-  R.  —  12.  >iin..e.-  0  hin..e.-  > 
hD'v.e:  :  A,  >,n<i).^-  :  R.  I  ;.  hy.i.-i-r'  •  AR  —  .e-^c-l-  =  A,  .e.;ir.1-  :  R  —  >^(^.^i.^'^  :  R  —  m 
rt"?.»'  !  R  —  ^ny"nrt.l^   :]  "   R.  —    l'i.   «Il'l.'.cl-  :]  llrt-C-V  :   R    —  hm-.'-.i'.  :  <i>1Hm:   :]  o  R        my 

nrt.0-   :   AR,    <ny'flrt.ir<»>-   :   (0   (V   !   A,  -ir  :    R.    —    1.").    (IVn  :]  '\rtrt   :    R  >il)T   :]   A.'Pi»"  ■   li   —  (O 

i».e<:>  -■  A.  <D;*,.p.f:'/  =  R      <n>%.<iti-ii>  0  m>,y.viii'/.  •  A,  «»».y.riv  ••  R  —  nur  :]  >.y"m'  =  A.  ~  10.  rt 

hCl'A  :    <nrtrt"7.l'  0  <nA.P.  =  >.<:FA  j  mA.P.  =  n-V.C  :  R         inrt/l.rt-'/y"  =  R  —  «nftV^i/"  =  R  —  «nftS;)- 

■■/    0    »^    R    lOrtrt-^y"    :    A,   rtlftrt-liy    :    R       -   y'^T.Ill-   :   lOrtf-^J.-)!   !    (nft"l.A'r.->-'/  ■]   O    R  «Oft'^AV.-l- 

•'/   :]   mA£    :   'tAV.-l-V   :    A.  —  17     «"Ahtl   :   A  >,..'',.  :]   h..V.,/,.  '  A.  (^  R  —  fl>«>;P.,p.ri-  :    >74    ■    <n-ft 

■I-  :  >.4.irii»-  :]  n  R  —  t|,io  I  .c..l-v/<.  :]  m'/vciiy«»-  :  R  -    Vll  i  h..''r  =]  o  R  —  <n>,•^'el^  ■]  fthrll! 

>    :    R    —    ',•.-'-■/.)'"    0    >.rt    :     (ll-ni-     •    h:l'/y"    •■     R  lln.rt>i    :    önJlV   :]    tlrt.Th    •  -|l/h.(:>i   ■    R.   —   1l<n>    ■   .»' 

r'Kh-  ■■  ny  0  ,{.>i/i.>,  :  A'/h  =  R  —  »nwr'A'i  0  <>"ii<»'-<i.v  :  R.  —  >i5'"'>»i>i  =  R. 


Väh'eh.avec  lui  (etaient)  deiix  cent  dix-liuil  liummes.  '"  Des  enfaiils  de  Ba'ani.  m 
Selimet,  fds  de  Yosefvä;  avec  lui  (etaieiit)  cent  soixante  hoinmes.  "  Des  enfauls  n 
de  Bekäy,  Zakärya,  fils  de  Zekäy;  avec  lui  (elaient)  viugt-liuit  liommes.  '■  Des 
eufants  de  'AzAgid,  Youän,  iUs  df  AqAtou;  avec.lui  (etaieut)  crut  di.\  liommes. 
''Des  enfanls  de  Adoniqam,  les  deruiers;  tels  (etaient)  leurs  uonis  :  ' \\v- 
fata,  Ilawiva  et  Samä'eyä;  avec  lui  (etaieut)  soixante  liommes.  ' '  Des  eufants 
de  Bägowivät,  Awctäv  et  Zekour;  avec  lui  (etaieut)  soixanle-dix  houimcs. 
'■'.Je  les  ai  leunis  aupres  du  lleuve  qui  desceud  vers  'Aliewä;  nous  sojumes 
demeures  lä  trois  jours.  .I'ai  reeense  le  peuple  et  les  pretres;  nous  n'avons 
trouve  la  (personne)  pariui  les  eufants  de  Lewi.  "'.I'ai  euvoye  ä  'Al'äzär 
Aryal,  Samäyä,  llalouim,  llareb,  Helnätäna,  Natan,  Zakaryä,  Souliaui, 
princes,  Yoreli,  fils  de  FiluätAn,  (tous)  savanls.  ''.le  les  ai  envoyes  au 
prince  Ivlou;  je  Icui"  ai  donne  de  l'or  et  j'ai  niis  les  paroles  ((|ui  cou- 
viennent)  daiis  leur  bouche,  afiu  qu'ils  parleut  a  lulou  et  a  ses  freres 
nätäiiiin  daus  le  lieii  de  KisA'  (et)  aliu  (|u'ils  nous  aineneul  de.s   cliaulr-cs  pour 


12 


«76 


TROISIKMI     I.IVItl-.   DK     K/.ll A.   Mll,   18-2;$. 


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15  —  •iD.rt.  ■■  <iiii.n  •]  >iy"/  ■  ft-Hh  i  fi>i.e.-  :  l>       >,y"'/  :  .p.'d'i-  ■  «"/I.a.  >  l>">ifl/h,A  0  oh-A  >  A 
mrt.r.^i.e  0  roiH'-S.«"-'/.  •■  htm.  ■■   15     -  id^.*«!!  i]  .e.4:+  :  J>  -    mh  ;'.'i;i»-  >   l>  —  .i;fl>:i;  ■]  fl>'^i»'r.1:  i 

flUWfln-VI:    1  B.     -    ri.    fOJ'fl.fV   ■]    ("«..fV  •■  B  —  "%/!.<?  1   H  ~  /i.-i'ClhiL  :  H.  20.  Vfc>.y"  >  B  —  fl» 

i)t\y„n.  I  B  —  (n«"'»i^H:ir<in-'/.  ■  B       AA-Tm-y-v  :  A,  a.a.'("i.'.»'V  =  1>        'iWty"  !  B  —  mttr'i-  =] 
rt/»*V-  I  A  —  Wfm'fi  .  B        m>,ft|-.>ilft1)>p«'»-  =  .V    -  iKlhn"'/!:»""-  ■]  m»»»!!"/.  ■  >in"7»:»"«» 
21.  mnnti  I  B  -    J(»"  ■]  m?.ao-  1  B  —  iA7  >  MIT  0  <{.A"/  '  l-n  1  B  -     •//hj'"i'"  ■  B  —  r.XflV  !  B 
>i"/II.M1<M:    •]    h-r'^Wi   •    B  —  VT«'.^'/  ■]  m-AMV'/   ■  'r<{>'/   ■    l>.         22.   ;V^.r:V    !    r.  flAA-)"-  '  ... 

fl>.AP<>n-  !   I>  V.C.A  ■]  «n.'j.t'.A  I  B         >.y"««:>  ■   B         >in<<"  ■  MI.A-  =]  >.fl«"  ■  KLA"  ■   .\.  <n>,n.A"  1   B 

<i>;l.i'.An  i  «»"j|-  ■    B         '»öA  I   X-fi-  I  B.  —  2;{.  inhyiV/.  >]  nr'i)'/.  ■  A.  inl\r"y/.  I   B. 


B.  — 

:   B  — 

(\Cit\f-  •   .\. 


1«  Ic  tcmple  de  notre  Dieu.  '"Ils  nous  ont  ameiio,  par  la  faveur  de  uotic  Dieu, 
bon  pour  nous,  iin  homme  savanl  d'entre  Ics  cnfants  de  MAlicli.  lils  de  J^ewi, 
lils  de     Esrä'el,   et  Serkeyä,   scs   enfants   et  ses  i'rcres;  (ils  etaieut)  dix-huit : 

1''     '"  AsebeyAs  et  'Osevän,  des  enfants  de  MirAri,  ses  freres  et  ses  enfants;  il.s 

•j(i  iHaienl  vingt.  *"  Des  naläiiim,  (jui'  l),i\i(l  et  leurs  juimcs  avaiciit  dünnes, 
afin  dl!  servir  Ics  li'vilrs:  Ics  linimnes  de  iialanini   (fl.iiciil  i  ileuv  crnl   vingl. 

■n  Je  les  ai  reuiiis  cliai'un  par  Icur  ndiii.  ■'  .Ic  Icur  ai  preche  le  jeiinc  auprcs 
du  llcuve  Aliewa,  alin  que  nous  noii.s  allliyions  nous-nienies  devani  le  Sei- 
gneur  et  afin  que  la  idute  fiil  lieurcuse  pour  nous,  pour  nos  fds  et  pour  toutes 

•.'L>  nos  cröatures.  ^■'  j']n  effel,  j'ai  cii  lioiili'  de  (Icniaiider  au  mi  des  snldats  et  des 
clievaux,  poni'  nous  dölivicr  des  ('iiiicinis  a\i  cours  t\i-  la  rmiti'.  (my  j  ai  dit 
au  roi  :  La  iiiain  d(!  iiolic  Dirii  icsl  liiruraisaiitc  pour  lous  eeux  ipii  le 
(iierclicul.  niais  sa  puissauce  et  sa  coli're  (sunt)  conlrc  tuus  ccux  qui  l'abau- 
douui'ul,  -'.Nous    avons  jeüne  et  Udus  avons  prie   notre   Dieu  [)our  (toules) 


•.;:i 


[37]  I'KOISIKMK  (1,1  VHK)   DK     KZUA.   Vlll.  2/.-:!(i.  (177 

^•t  :  -jn-j:  :  flirt'/'o}-.  "  *m<?.A'P'h-  ••  Vffle  ••  hToi-h-i  •■  ao'\}vn-\:\r"«-  ■  >ii;'r 

e  K  *  (öftAöJ-Vi-  •  A-ö""  ••  AiVA  ■•  h^ii'ao-  :  (i}ao(nat-Y}9'(i^-  •  'kt  ■  mn  •  ao^/^-i'  t 
•n<-c  ••  röv :  iH'v  :  .n<t:  •  mp  •  otIfia./-  ■■  Hain*  ::  iB'i*p?  •  i\ii\fii  ■■  mitc4'  •■ 
Ä  ••  «»ri'i".'"'/-  ■  WT/.T  •  Vf  ••  rii'j'Pf  ■•  •ncTl-  •■  ^f.'«»-  ••  an^•*;y.  •  hhii.^ij-  ••  w»*»- 

^'Sn  ••  ö>-?i'i-  •  m:^  •■  (anu:  ■•  f^nh-  ■■  hhiu.hnihA:  •  h'/'Ah  •  hiw.^  •■••  -> 
^o-  :  Mi)  •■  mo+n-    hfth  •  'l-ftAm.  •  -vri  ■  /'»Ahh/Nröi-  .■  AJiUVil-  ■■  fl»A.*P'/J 

y-}  :  -in  ■■  '/"«^V'J/-  !  hiVP.Xrao-  :  ?,A  •  Ä,P<.^A,'r  ••  JlrTi^P/.  •  iti-  •  ?i-Jll.h 
•n«h.C  «   *  ÖJftAöl-Vl-  :    A"<">-  ••    «U/n„uil-hJ"ö"-    :   AJnJ'.'l'   :   «»AA.'P'JJjP'J    ••    ll'V"A 

•fe  !  rt^A  ■  rK-c  ■■  flJL'*  =  mn<.r;  ••  «»'J'PV'  ••  n^-toM-  ••  ä.p^'^a.i'"  '  ah.-!-  ■•  h 

2'i.  in<f.ftTfr  0  <n'^+>'"*i-  >  H  —  ,imH  :]  a  1!  —  «n'A'Mii-^  ■•  H  —  viuT^  :]  o  A.  «  ;iidB  i  B  —  m 
(Mih  ■■  <»A.e.  1  M.n.f  '  cymii  ■■  r'hfhiroo-  j  B,  o  A.  —  25.  mf^nm.  1  ir-ft"«»-  :  B  -    <D<n>'»ili-ti>-  '  <o 

tf-A-OO-   :]   n4'.e.ö"   :  Vf-n-«!»-  =  Jl 1\1"W  s]   Wr   :  B.   26.  A»«»-   :]  ft-;.-    :    IJ  (^rtrt  :  >i.l'.iröO-   :]  (l  ^1 

<.i  ■  A,  o  B  —  aiaomn*-w9'  ■■  B  —  %y,  ■.  m-imK  -.  B  —  «"HA.t  :  -n^-r.  :]  vi'f  :  iK-c  =  A,  -iK-r.  <  B 

-  fl»;t;   :    V'Pf  !    IK-C   :]    r   ■■  "'.lilrt..<t   I   -IK.*:  :  A.   Vme   ■  -IK-r.   :  HV'I'.P.  ■  B  0»11rt.-/-:   (2)]  0  AB.   

27.  «<1.A  >]  ■l'.t.i'.t  ■  B  —  WT/.f  '  A  (y)  —  mV'CV  i  (2  )]  mirvct'  =  B  «»'l-ih).  :  mci-  :]  <n 
+  rih.  !  mc'i-  •■  A.  ^MiA  :  inr.-l-  :  B.  —  2.s.  hv-V«»-  ■  B  mii-/. :  -ii'r  ■■  B  (b->,|:  :]  n  "h-m.h 
•ri/fuc  <  A  —  «»ir-i  ■  r>.       211.  iBfl+d- .]  <Bi",.(.(i-  !  B  —  ^-.t^ftiii. :]  .MiX/i»-  >  B  —  in  i]  o  B  —  <i> 

AllUV>  ■  A  —  inl\.H'a>-yi  ■  A  —  <»"0'i:V1l-  :   B  —  hll'KÜ'oo-  =]  ll/hf^-CfcHö»-  :  B         n.Thf  <:  ■  ftt  :] 

An.t  !  B.  —  'Au.  (»AA.'('<B-.t"v  :  A,  (i>A.i"i:.f'/  =  15  -  ny.iimy,-  ■■  A  —  tl••/■•A^l  ••  a-I'A  >  au:  ■]  «  B. 


ces  (clioses);  il  nous  a  cnti'ndus.  "'.rai  separe  douze  d'entro   leurs  princes,     ö,, 
ainsi    que     Sari  ha    et     Asibiyä;    ilouze    (etaient)    avcc     eux    d'eutre    leurs 
t'reres.  "'Je  leur  ai  pese  l'or,  Targent  et  les  vases  du  premier  teniple  de  notre     •.>.-, 
Dieu   que  le   roi,  ses  conseillers.  scs  priuces  et  tous  les  enl'auts  d'Israd,  ([ui 
se  trouvaicnt  la,  avaieut  envoves.  -''Je  leur  ai  pese  daus  leurs  niaius  et  je  leur    üu 
ai  livre  six  cent  cinquaute  talents  d'arjuent,  cent  vases  d'argent,  cent  talents 
d'or,  ■'  vingt  plats  d'or,  milie  du  cheniiu  des  lvam;\nim,  ainsi  que  des  vases  d'ai-     i': 
raiu.  chacun  pur,  bou  et  recouvert  d'or.  '""'Je  leur  ai  dit  :  Vous  etes  les  saiuts     a.s 
du  Seigneur;   ces  vases  aussi  sont  saiuts;  l'or  et  l'argeut  (sout  dorines)  ou 
offrande  au  Seigneur,  Dieu  de  nos  peres.  "'' Vi'illez  douc  et  gardez  (tous  ces     -"i 
objets),  jusqu'ä  ce  que  vous  (les)  pesiez  aux  princes  des  pretres  et  des  levites 
(et)  aux  prefets  de  leurs  peres,   qui  (sont)  ä  Jerusalem  sous  le  porlique  du 
temple  du  Seigneur.    '"  J'ai  pese  et  remis  aux  pretres  et  aux  levites,  en  les     no 
comptant  par  sicles  d'argent,  l'or,  l'argent  et  les  vases,  aiin  qu'ils  les  portent 


6:.s  TRoisii-Mr,  i.i\ui-;   dk    k/.ua.  \iii,  .si-.-^h.  ;8s- 

af    iPA-rt  ••  ÖM'  «  *wh«w  !  /i-n/i-Th  :  rtA'Th  ■•  ^.Afl»*V  ••  If-A"  •■  mc*  ••  «»'fK-C  ••  tn'i 

*pp  :  fl>-/»'i-  ••  n. '^  ••  hiTAhv :  mh(nd.^.';iro«-  ••  a^a  ••  ?i?. :  "i./..'ri'  •  tuA.i'.  • 

hi:v-  •■  »nrj :  ö»9"rtA.u-  ■■  hMni:  •  ««Aft  ■  ti/uhfi  ••  «j'/'nA-ir«»- :  p-iiofr  ■•  <» 

!'   A.f.  •  vfifi  ••  fl)v«T[i.e.*,e  ••  fl'A?.  :  n-J-.*»;  :  a.'P'g ej  ••  htn^'H-  •■■  * «V'-A+'-i  =  a • 

tmr^Pö^'  •■  hh'in.h  '•  }xti/.h,fi^  ••  ?iA  •  hl'in.  :  h'r-'in  ••   l^mm.  :  .e.«!;*«!»-  : 
A^f.ArtjP'J  ••  lyne  ••  ^AiJ'/*'l"  •  fl^'J/-  :  V/A-  :  ?irt/.;,,A  ••  <»hm(>  ••  Kiiy;  .•  mr/n,;, 

?ih-l-  ■  ?iA  :  "liiF'l  ■•  «<.AT  :  (ohhllC?'«»-  •■  A/Üriin  ••  «nAÜ./-  :  "hlW.ha.M:  « 

3  I  .   >,«'(•  :]  A»/I..y"  !  IJ  —  fti«'-l-  !  A     -  tai:-^  :  .)-.S"7.  :  1!  —  Mon  i]  (»  A   —  >,rt  :]  II  !   15.  —  :52.  U> 
An  !  rtrti-  :  K.  —  .'.3.  j^AiB-n-  ■  H  —  OHflt  :]  o  B  —  AftA  1  >iÄ  >  '^./-T'l-  0  rt"7./.'("-1-  !  H  —  «n9"nA. 

!»•  :  >lA"|l|r.  ■]  AhA'^HC   =    H  /.'//liA    :]  '/   •/"(\tk\h   :    U  «OJ-llll.^  I   15  —  V0>|   ■   M  fl>-V,hÄ-.f  >   H 

-  mA.l'  >  (U/'i;  >]  ll>i'y"'/  ■■  t\-tt"iy  I  li  —  A.'Pin-.CV  :  A.  —  '.V\.  flJ-VA'r-V  :  H  fl>.e.Afl>->  i]  .e.A(n"/  1 
H  -  mÄihV-Von-  1  15  —  w-'hV  '  "("Vy.  >  15  —  inA.'Pri>-^V  •  A.  —  35.  l-l.<i»-rn.  i  15  —  .p.-l:*«»-  >] 
Ä+  '  15  —  hAÜV"-!-  1  15  —  (OY,i\°lti  :]  h'<\l\.  •■  15  —  moo,(,A",  -.  hMVA  >]  «iMiA"!  ■  Xi'l'VÄ  ■  A.  «n 
>in*lö  1  B  —  flnn./»'<('ö.liflo.  i]  imf>i>b^.ao-  i  15.  —  Ui.  mil-arao-  •  15  —  «»ÄvhA  i]  «■Oli<.A t  ' 
B  rnAö'"^>i«>  •  >iA  :  "•Id^.l-  •■  t!.t\"l  •]  mA"n'\7i1l1-  ■  fnA"7ft;'./-  =  «f.A'V  '  A,  o  15  —  mMiilo"«»-  ■] 
«»>.>.tl-'l>"o»-  ■  15. 


!i  t\  .lenisalciii  |MMir  Ic  templo  ilc  udlic  Dien.  "  Ensuite  iious  soniim'^  [lartis 
du  fleuvc  ilc  AlirwA.  Ic  doiiziemo  (jouri  du  conimencement  du  lueniifr  mnis, 
pour  ;dler  ä  .lerusalcin.  La  main  de  notro  Dieu  (a  ete)  avec  nous;  il  nous  a 
dölivrös  de  la  main  de  nos  ennemis,  qui  oiit  lultö  contro  nous  dans  le  cliiMnin. 
!2,:!:t  '-'  Nous  soinmes  arrivcs  a  Jerusalem:  nous  y  avons  sejourne  trois  jours.  "  L'' 
qualrieme  jour,  uous  avons  pes6  tont  Tor,  l'argent  et  les  vases  dans  le  te^uplr 
de  iiotre  Dieu  et  nous  les  avons  remis  en  les  mains  de  Miianidl.  lils  ilii  [iirln' 
Oreyo;  avec  lui  (ötait)    AlAzAr,  lils  de  Finelias;  avec  eux  (etaient)  Yozeliad, 

:t'i  fils  de  Yosä'e,  et  NAhedyA,  fils  de  ßöuiwi;  c'etaient  des  levifes.  "Nous  Icur 
avons  tout  compte  et  pese ;  nous  avons  inscrit,  ce  jour-h\,  tont  Ic  poids  (de  ees 

:ir.  objets).  ' '  Ceux  qui  etaient  revenus  de  la  eaplivilc,  les  enfants  des  exiles,  ont 
offerl  un  sacrifice  au  Seigneur  d'Israrl  :  doii/r  IxbuI's  pour  tout  Israel,  quatro- 
vingt-seize  moutons,  soixanh-dix-sepl    agneaux    et    douze    boucs    pour  le 

ii;  pecli^;  leur  sacrifice  (a  6le)  pour  tout  le  peuple.  '"J'ai  donne  la  lettre  du 
roi  aux  intendants  du  roi  et  aux  princes  qui  (etaient)  au  dola  du  llmivi'. 
(Ccux-ci)  ont  lionore  le  peuple  et  le  temple  du  Seigneur. 


;39!  TKniSIEMF,    LIVHK;  DK     K/ltA,  l.\.  l-C  cT'.t 

lUA-J:  :  h.'l-^./\(n'  :  «Ti-Hn  ■  ?iA/..^A  •  rn»ll>V'|-  ■  (nA.'P'R(PJ  ■  ?i'/\7rH(l  •  r.«*.' 
f."  •■  ncw-j^«»-  ■  AhVJiJ^'J  :  fl»A»i.fa?'7  !  fliA«{„/„H.?">  :  fl»A^.ji'll.rt.}p'J  •■  «»Ah 
•^ij""}  ■•  rt)A'rM],J">  •■  aii\hVt\,d.?*'i  ■■  (0f\h'rV.,9*i  •■  mhof-ftn-  •  hTm-M-  • 
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h   :  '7.H.   •■   'mr''?{l'\'  •  {\CM  •■•■     (»Ott  ■■  JiV  :  '/.H.  •  fn>/"'Ptll-  •  tlCM  '  ■\'^"ih\\'  • 

(DhVih'n-  :  ^p.fl>-f  :  'Vn  ••  ^"Jii.^'nrfur:  «  •  cn?,n.  •  ^:'"i:f:  :  >r>/"h  ■  jap  ••   ' 

IX.  1.  ;in,f  :  A  —  »n>„i,ii-n  :  H  —  m.c'-n.AV.  :  R  -  ?i./<<.A<t)-  0  ■viic  ••  !•;.•)■*■•'>"■  =  M  (oiiuv-/- 
i  I  15—  mft.'i'«>-.i'V  •  A  —  >,ii",lm(i  .•  '^".e.<:  :  iicii^i^«"-  0  a.I.iih  :  >irt  =  co+v  •  ytr'i.ii'a»'  ■.  B  — 
fttiVi?"'/  :]  tiV"/}""/  :  l>  m{\)\,in.i>—/  :]  '»  1>  -  mrt<f„<:il.}"'/  :  l>  —  mi\h-r/."y'/  ■■  A,  rort^ov-vm 
V  :    B  —  iDM"hl\   ■■  A,  <nrt"7>,(i.<nv  :  H  —  mt\'l"Mh9'"/  :]  "  (r»ft*7-nx-  :  A         mrt?,'Prt.<{.}"'/  ■]  "  A, 

«oAh'i'fic  :  B.  —  2.  mi-.eu"<.  :]  int!.t\n  ■■  B  —  iir:>.  :  I!       ndrim  0  (iö,p.  :  ^wIiHM  ••  B       v-fK.  0 

-Vnv.  :  B.  —    !.   tnhÄf>-V  0  o  B  —   <n,|illVii    :]   inj,ri.lV1i-  =   B  — ^  Vr'flftC.I-  :]  fl>.(:/-  :  B  —  mnu: 

1-  !    I{  TAV    :]    (ItTAr    ■■    B.    —    'l     tfrt"«»-   :   >.rt   :  .('-.f.Clt}"  :  rt>."/ll.hll/l..(:   :   .t'.'/flll'/.   =]  >irt   :  .(V.CU>" 

<n>-    :    A>."»H.VIIrh.f:    :    .ftVIlll'A    :    Jr^ft-VW    :    A.    yVIltl'/.   :    tl"-ft"<l"-    :    >,rt    :    .l'<C4'<-    ■•    '>   —    ■"«IVl    '   H.  

5.  iwfni  :  B  —  iwmTn- .]  hriÄii-  =  mfidi-ni- :  IJ    -  mhAv-v  ■■']<>  }i  —  ni\/.w  ^]  "  I!.  —  (i.  h:;vv  ■■ 

A  —   V,'//">i   :    B   --  ;',<'1.1',>,>  :    B  «l»',-V  :    B  «"AÖAI"   :]   0»'?'ö'\(-  :   A    —  (»"((ll'   :    B  -      l.-Jf  :  B. 

L\.  '  Apri's  ijufi  cela  fut  torniiin',  Ics  princos  du  pouplo  vinrcnt  a  iiini  et  me   ix.i 
dirout  :  Le  pcuple  d'Israel,  los  pretri's  rt  les  h'-vites  nc  sc  soiil  point  srpares 
des  peuples  de  la  terre;  (ils  ont  vecu!  daiis  l'imjiurete  des  Känänr'won,  des  Ive- 
tewon,  des  Ferezewoii,  des  'Iyalii"'se\viiii,  des   Amanewoii,  di's  .Mö'aliewdii,  des 
'Awäserewon  et  des   'Ainorewoii.  Mls  ont  epouse  (Ijeaueoup)  de  leiirs  filles;     j 
ils  ont  donne  en  mariage  leurs  i'nfants;  la  semence  sainte  s'est  unie  avec  les 
peuples  de  la  terre;  les  prini^os  aussi  se  sunt  assoeii's  avee  eu.\   m  ce  peelie. 
'Lorsque  j'ai  entendu  ces  paroles,  j'ai  deehiie  nion  vcternent  et  niou  inaiiteau  :     :; 
je  stiis  devenu  triste;  j'ai  arrache  les  elievcux  dr  nia  hHe  et  les  jioils  de  ina 
barbe;  puisje  ine  suis  assis,  etant  triste,  et  j'ai  baissi'  nion  visanc  'Tons  r.i'ux     ', 
qui  craignaienl  le  Seigiieur  vinrentä  nioi,  alin  deprolerer  avec  nioi  despaioles 
(vers)  le  Dieu  d'Israel  au  sujet  du  delit  des  exiles.  Mais  nioi,  je  ni'assis,  etant 
triste,  jusqu'au  moment  du  sacriilce  du  soir.  '' Lorsque  le  nionient  du  sacrlfice     :. 
du  soir  fut  arrive,  je  nie  levai,  etant  aillige,  apres  avoir  deebire  nies  vetenients 
et  nion  manteau;  je  nie  niis  ä  g'eiioitx;  je  levai  incs  inains  vers  le  Scignenr 
et  je  dis  :  "J'ai   bonte   de    lever  nion  visage    veis   loi.   Kn   ellel,    nos   peebes     i; 


(580  rUnlSIKMK     I.IVI'.K    DI',     i;/,i;.\.   IX.   7-11.  '.(I 

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'/"•;rt  '■  (l«>.f,"y.i/'<">-  ••  A'/';/*''l"  :  ^-J.Ti  ■  \yi"  •  ^'f/n-v  ■■  rt.«^fv  ••  «»yVirK-  ••  ll.!-  : 

h  ••:    uouhnh  :  i\hy^  :  h,''H\ci'M  ■  '/(i.jp'i"  ••  h'imi.A"«»-  ■•  ry.'CM.  ■■  hii-  ■■  -tn 

7.  >ii»"  :]  Man  :  V.  >,»n  :  I!  —  «i«1'AA  s  htt'V.'l  ■  l>  —  ir;..V,<'.>  ■  DA»'/  ■  >ifHI  '  W"  ■]  O  A  — 
•/•'l.<o<n.>  .  ( ')  li  —  (nviu',-f:>  0  o  '5  —  AV7/"»  =  J5  —  at%a)af-iX  i  A  —  fl>ri:W«'.1-  <  llAm^  ■  7»>  > 
H.  —  8.  Vi-r  !  rt/.'i:-!-  :  Ji"/  i  rtV  0  o  H  —  -(-"/VAV  :  K  —  m-h\)Vii>-i  ■■  A.  h,Tl,f(n>  :  I!  —  «kdimiv  =] 
(OiM)'/  :   15         »I«»  •■  .fllCI)   0  MICl»  :  A>  !  H  —  V,'"'>^l>  =]  "  l'>        mfl.lrl'/  :]  «»»fl/lit»  ■  U.  —  !t.  oi 

>iVii  0  ).fi«"  ■■  A~->,A«i>  :  >,"Nir:t  :"/.li"/  ■■  r. —  >>.;'/.('.'V>  =  I!  <i>v</.'/X'r  i  I'..  —  lo.  irv-i-  ■  \\  — 
(ii/>-  :  (lAiii.  :]  All"»-  ■■  "iM>  1  B.  ~  11  (l>..i'.  0  <iA.e.  ■  H  —  •/il..e-'J-  >]  <»vil..t'/:li  ■•  H  —  }»"Ä«Ch  i  B 
—  >.•'/■(•  0  lOiVi-  ■  15  —  r\f:c. :]  t\r'KC.  ■■  15  —  r.tioi-  =  B  —  iwr""»»-  .■  15 -   «nArt'c  0 -/  y".e.-c  >  B. 


sont  iKimljieux;  ils  sont  eleves  au-dcssus  de  nos  trtes;  iiolrc  lielil  est  i;Tand;  il 

7  osL  parveiui  jiisqu'au  cirl.  '  l)oj)iiis  les  jours  de  nos  peres  noiis  avons  öte  dans 
le  di'lit  jusqu'ä  ce  jnur;  uoiis  avons  ete  faits  captifs  par  suite  de  notre  pech6, 
iioiis,  MOS  rois,  uns  ])retres  ot  ims  tils;  ikhis  avons  ete  livres  dans  les  mains 
des  riiis  de>  nalinns;  ils  nons  ont  tnes  avcc  leurs  lances,  ils  nons  oiil  faits 
captifs,  ils   nons  onl  pilles;   nons  avons  ete   dans  roii]irobrp  de  nos  visagos 

K  jusqu'aujonrd'hni.  "  Maintenant  nous  avoas  cu  un  peu  de  repos,  lorsque 
notre  Dien  s'est  montre  clemenl  envers  nous.  Notre  Dieu  nous  a  gardös, 
nons  a  sanves,  nons  a  dount'  ronrage  dans  son  tenqde,  alin  d'illnniiner  nos 

y  ycux;  il  nons  a  l'ait  n'jioser  nn  pm  de  notre  esclavagi-,  "  ear  nous  avons 
ete  esclaves.  Noirc  Dieu  ne  nons  a  pas  abandonnes.  (mais)  il  nous  a  donne 
grAce  devant  les  rois  de  l'äres,  alin  qn'ils  nons  donnent  notre  noiiriitnre. 
qu'ils  lionorenl  notre   leiuple,  ([ii'ils  ndiätissent  les  rnines  de  Sioii  el   (|u'ils 

in  nous  donnent  courage  en  Yehondä  et  ä  .lerusalem.  '"  Maintenant  (pie  dirons- 
iions,  (">  Seigneur?  Alors  qne  des  clioses)  tonrnaieul  lainsi    poiir  eu\.  Ils  mit 

11  liansgresse  tes  eoniiiiandeiiieMts.  "  (pie  In  nons  as  donnes  par  l'inlerinediaire 
de  tes  servitours,  los  proplietes,  a  ipii  tu  as  dit  :  La  terre  dans  hupielle  vous 
enirerez  pour  en  lieriler  est  nne  terre  impure  par  suite  de  la  sonillure  des 


'.1  1  i'.oisii.Mi;   LiviiK    DK    i;/.i{.\.  ix.  12-1:.  -  X.  1.  H,S1 

A.ir<n»-  :  A'JA?"  -•  htm  :  IX'}»-  •■  Wl-nAü-   :  ll/.h.'i'  :  A'/'.C.C   ■  flJ;^al^ftJ"ö»•  • 
Am-A-.e.hfl'»-  •  A'JA?"  ::     CDif-A-'H  :  H/^KT»  :  f\öM  •■  nhW  ■■  Tin/.^  ■•  (nnfitt     13 
?  ••  :^m.Äl-V  ••  hilf»'  ■■  h'i'l-  ■■  h9"^lni  ■■  rtrhlhJiV  =  h'r:''m.h'l'i  ■■  il-anw  -.  m 

*  •■  h'H-  •■  iihlV.'i.hV  ••  rii^p-r^'^hV  ■  4'.f."y.h  =  t'-'/"  ■  (in;;  ••  i>A>  •  ?.'J'I-  :  ri 

ft/..^i.A    :    «»»IV    •    ()n.,e-    •   "Y'WU:    !    rAA  :   h'iM-a«'   :   (llfl»/..||-foi>-   :  fflllhV-   :  rll 

12  hf'AS.llö'»-  1  B  —  (l.P.-lfpöo-  :]  .P.'l;*»»-  :  n  —  <n>,l'A.S.II'<n^  ■  P>  —  rt.P.'l;'1'1)<ii>-  ■]  .P.'h-Vllöo.  ; 
B  —  <nh.;<-n-)-rtY>ifl»'5»'(n>'  ■■  B  —  «)h.;)-u'->t;  :]  iny.^-4,iur.  -.  B  —  ffl^-llAO-  ■]  o  B  —  wl-'JV.njP«'»'  i 
B  —  i\aht[-f:\iav  ■]  fl)rtfl»-A-.p.\iöo-  !  li  —  A"/A'^"  :]  {\hr'  ■■  B.  —  i:!.  >^^\^•'>  :]  fl)>in«»  !  B K'l 

■I-  0  JiAO  >  ^lOD  !    H  —  nWi^-n>   0  n.Vi^^   :    B  —  ■hr'/.m.h^-r  i]  hm»  ■.    »m.h»  :  B  —    V^onp-V  i]  >, 

Vll  I    ■(•«■•PI-/  :  B  —  <nVA+-n  !    I-/./!.  :]  (B:l.P."n  :    B  ■'i>ilMlll  :  B.  IV  hllim  :]  o  B tin;htO- 

"/  !    B  A.V-V«""^»  !  B.  15.  >,V|-   :  II    0  >.■■/»  !   B  >in«"  :   >,A|I  :  ll.P.+wy"   :]  <n>,..P.riA   :  .(•'(;«l>  :  B. 

X,    1.   in/;rvv  :]   ni;r'/p-  :   B  fl'>.^«i>   =]   iMf-u»  =   B  —  •^■^lU.  ■■  "iflP  :  B  —  /h'lHI  s   llll;!  : 

■(Ulf  0  ('  B. 


peuples  de  la  tcno  et  par  rimpurele  doiit  ils  Tont  roiiiplie.  '"  Maiutenaiit 
ne  doniiez  pas  eii  mariag-e  VdS  lilli's  a  Iciirs  lils ;  iie  doiiiiez  pas  eu  mariage 
leurs  filles  ä  vos  lils;  ne  vous  entendez  pas  avec  eux;  ne  leur  faites  janiais  le 
bien,  aiin  d'f'trc  l'orts.  de  manger  la  benediction  de  (la)  teire  et  de  (la)  faire 
lieriter  a  vos  lils  u  janiais.  ' '  Tout  cela  est  venu  sur  nous  par  snite  de  nos 
mauvaises  u-uvres  et  par  suite  de  nos  grands  peelies.  Voiei  que  toi,  notre 
Üieu,  tn  nous  as  debarrasses  de  notre  peche,  alin  que  nous  nous  oonvertissions 
et  que  nous  gardions  le  raste  de  tes  commandements.  ''Parcc  que  nous  nous 
sommes  apparentes  aux  peuples,  ne  te  IVielie  pas  eontre  nous  ä  janiais,  afin 
de  ne  pas  faire  rester  loin  de  nous  ci'  ({ui  (doit)  etre  sauvc'-.  ' '  Seigneur,  , 
Dieu  d'lsrael,  tu  es  juste,  toi  ([ui  iimis  as  fail  rester  et  nous  as  sanves 
devani  toi  aujourd'liiii,  cii  ce  jour  dans  lequel  aous  nmis  trou\ons  en  notre 
peche.  En  eli'et,  personne  ne  se  tient  debout  devant  toi  a  cause  de  cela. 

X,  '  Lorsque  'Ezra  eut  lini  de  prier  et  de  supplier,  en  |ileui'aiil.  et  lorsqu'ii    ^^ 
eut  prie  devant  le  teniplo  du  Seigneur,  beaucoup  d'homniesdVntre  IfS  cnfaiits 
d'lsrael  s'assemblerent  auprös  de  lui;  une   graiide  reunion    se  üt  avee   les 
femmes  et  las  jeunes  gi'ns  (des  enfants  d'lsrael);  le  peu[)li'  versa  beaucoup  de 


l:{ 


()82  TROISIEMF.  il.IVUK    l»l      K/.IIA.  \.  i-s.  !,2] 

iin  •  nif-;''  •  nJif  -    fn^o-/'"^  =  Mhiy  ••  wap.  :  h.9,h.i\  •■  hy-ft^^  ••  h. 

•/•  ••  /i'/'Äri>Hn  ■  '/'frc  ■•  «».f.Mi.j'.  ■•  n  =  IM-  •  /ihti/.h.fi^  •■  nh'H'ii «  *fl>nni 
•|.-  •  ji-»!?.«:- :  ii.'!^  ••  TM  ■  h'r^'n'l  ■■  <»ü.e.'r«»-  ••  y-hu/i,  •■  M\t\/.h./\  ■■  hu\ 
y.'i  •■  ii'ji:  :  \\fif  ■■  y.fiy.-y,-  •■  h'iti-uyirov-  -.  tm  j  at-ti-F-'i  ••  höja^j  ••  (\'a»-  •.: 

fl»'/-'>/"?i  ••  rDi/"}to»-  :  Hh^  •■  '\-iA'y:  ■  n'1->i»lll'  ■  hY\'r'\'n'i  ■■  (ny-i-iV,-  ■■  iVn 
M'fi  ••  (ifiai:  •■■    m-l-'ir'h  ■■  diu-  ••  m^'/'f/iA-ö»-  =  Aff^f^hYlV  ■  (nMW'rl  •  «»A 

iD'i-'ir'h  •■  fiii/.-  ••  hT^y-ff"  ••  it-f"  ••  ?iiii.^'nr;».(: :  «»riv.  ■■  »"'uti  ■■  h.fi)ii.y: 
/.•  •■  mv'ih'n  ■■  atfi^y.  :  h.(\i\{\  :  ,u/.  ■  DP  ••  '/'nA.i)- ::  rii^.fiA"/  •  ?iyjA  ••  l»K 

rt'l-e  :  "7V  ■■  ?tft''»  ••  l'.AJ»-  :  Wh'H'  •■  "VrtA.-f-"'»-  ••  MAtxyii  ■••■     m{\{\\v  ■■  im\h 

^  :  ?irth^  ■■  wfi-t\h  •■  »'"Pö^h  •■  nh«"h  :  hini-^i  ■■  t'nf\h'n'\h.  •■  uWAVrVh  •■  y 

2.    (n>,IOV>,.    :    l;  —  rt.W.eft  !  B  —  M-\\/.-    :]    rtll/.-    :    r>  '/lU:   :    l*>  "».l'.>.IU|l    :    A.    2-3.    n  ! 

■\-M.    ■■    ft^fl/.Ji.A    :  ll>.V|-ll  :•   <r>l|,l,/:    :]   <l   W.  l.    I- ■*•  >l V.P;   ■■   A   —  WixK'Poo-  :  AH  —  .eft.?;'!-  :    H  — 

mvir'h  •■  15       rmi»>i«o.  ,  M  —  a).c."«K.  :  15  —  fin»"  =  <'ri'V/ :]  n,ii-7> :  B.      'i.  ■\-'ir"h  0  i-v/" 

>,  I  A.  m|-'//"h  :  15  —  IftA.'/  !  15  —  mlÄVö  >  15.  5.  rt>,"VAli|-  =  A.f"i:.('V  >  15  —  mrtiii»v-1-  0 
afn\);H-  ■■  A.  «  15.  ^  0.  mfVi^'h  0  ö>7,i»"'1I  :  f fl  =  ■|-'//'*'>.  =  1!  h.fili..i'<!-  =]  '■"•■;(■  =  yj^'l'l-  =  15  — 
>,A0I1  ■  I!  /'•<•  :  15  —  m  0  o  H  .t'.AU-  :  15  —  "■/ört.-f-<">-  •]  VA'I--»!«"»'  !  15.  —  7.  rnnrlli-  :]  ii>>i 
M-iM.  ■■  15  ~  in>f\1AU-  •■  15  —  m-l\-\-  i  tr^rt-  :]  "h'rVlv  ■■  m-IM-  ■■  15.  S  n»'\>,^il:-/>.  =  «V.! IV •/.■/>.  : 
15  -    .fT'i:>..>i  0  vMi:t>"-h  ■•  15       VTVh  !  15  —  .e.ve^Tfh  0  .efl)-vny<"">i  ••  U. 


o  larmes.  "SakenvA,  fils  df  "lyAlirl,  ilos  ciifants  di-  l'lläni,  |iaila  i'l  dit  a  l^zrä  : 
Xüus-memos  uous  uvons  peclie  contre  uolre  Dien,  jiarce  (|iie  luuis  avoiis 
('■pousö  des  roiiiiiK^s  iHraiigeres  parmi  los  peuples  de  la  terre.  Maiiiti'iianl   il  y 

:-  a  espoir  poiir  Israel  a  ce  sujet;  ^  copendant  concluons  uii  parle  avei-  iiolre 
Dieu.  Mainteiiaiit  li.xe  une  epoqiie  ^ux  enfants  d'Israel  a  ce  proi)os,  aliii  ipTils 
chasseut  leuis  l'eimiie.s  avec  les  fils  qu'elles  lern-  onl  enraiites.  l.eve-loi;  re- 
prends-les  commo  tu  voudras  siir  l'nrdrc  de  notro  Dien,  aliii  (|n  ils  agissent 

'i     Selon  notre  loi.  'Löve-toi,  parre  que  cetle  parole  est  ton  allaire;  quaul  ä  iious, 

.-,  noiis  sommes  avoc  toi;  sois  fort  et  agis.  '  'E/.iA  sc  lova;  il  fit  jurer'  les  princes, 
Ics  prelres,  les  levites  et  tous  les  eni'aiils  dlsraid  d'agir  eoninie  il  leur  ordon- 

r,  nerait;  ils  jurerent.  " 'Ezrft  se  leva  de  devaiil  le  leinple  >\ii  Seigueur:  il  alla 
vers  Tarche  des  aumönes.  "^Olianaii.  lils  de  hllesali,  y  alla  avec  lui.  (KzrA) 
ne  mangea  point  de  nourriture  et  ne  but  poiut  d'eau,  paice  qu'il  se  lanioii- 

7     lait  sur  la  röhellioii  di's  exiles.  '  Des  messag-ers  annoncerent  dans  tont  \  eliouda 

s  et  (dans)  Jerusalem,  en  disant  :  *  (Juiconijue  ne  sera  pas  arrive  pour  le 
troisieme  jour,  conime  les  princes  et  les  ancions  onl  unlonue,  qnon  delruise 


[«I  TROISIKMK  il,lVHi:i   DK     K/UA.  X,  !)-!',.  (i,S3 

'inv.  ■  yf-A-o»- :  .ini-n  -.  ai-tii-  •■  «"CWi  ■  n,-/-  ••  ^-ziL^nriLf: :  «».e-cüS-  ••  fi?»'> 

OD-  :  AAA  ■  ^m.M'  ••  ?ift/-^i.A  •■•■     m,P,?,H.5'.  ■  hhM'^'9*  ■  A^^rLh-nWuC  •  ^ITA     u 

"i  ••  H'j'j-nc  ::  *fl»n.i,'|.- :  i\w"i  •■  .Tfiiin  ••  ln^^.r=\•  ■■  tt,h.c  •  rn^,.jhA  :  jp.hn.  •  ^    ü 

ao  :  h-WV!  ••   -.'»ax.hl   ••  IVU'i-U  '•  'ili:  •••■     fl»n/lr|:  ••  .t'.ffnÄ-h-  :  WA-o»-  ••  rmfih     i. 

yi'l-  :  rliTi-nv  ••  HWA-  •  ^irjcv  •  ?,a  ••  ^ö^•rtn•  •  hTat-tii-  ■■  hih'i-  ■.  vti./.-!-  - 
fl'.i'.-v.'j'nh.  ••  nA.P"y.jrö'>-  ••  ^J'f;^]'  ■.  hvi-Ci,  ■•  «xwvi.-j'J'I-J'.  ••  Ttxt^va«-  -.  h 

!'.  «nn^-vv-J:  !  A  —  n;Vö»-n  :  xA"'>>  :  I!  in-n-i-  :]  nmiii-  :  I!  —  «ne:iii  :]  ycmi  :  »CI^  : 
J5  —  (o.p,<:/,.'i. :  A  —  my.coy^  ■■  ii>.vi-  :  iK'.y-l-  0  >.fi«i'  =  \u.r'-i-  ■■  tt,Ki\  ■■  V,  —  ■h<\a«  ■.  nivy  :  .cm 
CK  0  "  B  —  y.mcy>:  =]  -/  rii>,f:<M><in-  i  «>>,«•■;">,.  =  ii.e.ii.A}^«»-  :  >.-/ii.e//  =  niV):  :  ■//(:  •  P>.  K».  >, 
Tf^flo-ft  :]  hv-'ioi..  I  I!  —  hvn-i-  :  >n.r.  =  1>      '\ftrt  0  o  |}.  —  1 1.  Kuh-Hr  =  1".  —  »'vv  0  iii»"if  = 

B  —  in\i.(\in-   ■■   A,  initl./\in-  ■■  I!  —  >^irh,"liiiri    :  15  —  mtxr'K'iM-  ■■  "/li.C  =  H.  —  12.  ",||..i'.  :  I!. 

—  J.i.  -nil-ri  :  l>  —  .i'.Mi.  :]  II  rt'i:m-'/  •■  B       n'/-,('.  :]  i»".T  :  B    -  :;m.Mi  -.  B.   —  l'i  .c.r'x?,.  • 

A  —  hvi-tii  :  A,  h-i/o  :  H       hyn>  !  >n.c:.pv  :  A,  >,vfii-  :  viLC  ■■  B  -   ii>..i>"V.i;«o-  :  A,  fi>i.e; 
'•%irau- :  ]}      rt..';-v"(-  :  A.  <i)rt..')-vi'/.  !  B  —  h-^vr:'/. :  B. 


tous    SOS   bions  et  qii'oii   le   retranclie  de  l'assemlili'e  des  exiles!  '^Tous  les     o 
homiiies  de  Vehoudü  et  de  lieiiyäm  se  rassemblereut  ä  Jerusalem  eu  ees  trois 
joiirs-la,  au   ueuvieiue  mois,   le  cuiquieme  (jour)   de  la  decrnissanci"  (de   la 
knie);    tuut  peuple    (etait   reuui)   conjüintenieul   sur  la   place   du  teniple  du 
Seigneur;  ils  tremblaient  ä  cause  de  riiiver,  parce  ipie  la  pluie  tombait.  '"Le     ki 
pretre  'Ezra  se  leva  et  leui'  dit  :  Vous-niemes  vuus  avez  peilie,  parce  ipie  vous 
avez  epouse  des  fenimes  etraugeres;  vous  avez  ajoute  (ce  peclie)  au  peche 
d'Isrard.  "  Maiiiteaant  remerciez  le  Seiyneur,   Dieu  de  nos  peres;   l'aites   le     ii 
bieu  devant  lui  et  separez-vous  des  peuples  de  la  terre  et  des  femmes  etrau- 
geres.  '"Tout    le  peuple  re})ondit  et  dit  (ä)  haute  (voix)  :  Cette  parole  (que     i:; 
tu;  uous  (dis),  nous  (l)'accomplirons;  mais   le  peuple  (est)  uombreux  et  c'esl 
l'hiver  (en  ce)pays;  ''uous  ne  pouvous  pas  mainteuaut  les  faire  veuir,  parce     m 
que  ce  n'est  pas  l'all'aire  dun  jour,  ui  l'afl'aire  de  deux  jours.  \  dici  (pic  iious 
avons  augmente  le  peche  ä  ce  sujet;  ''mais  tous  les  princes  de  notre  pi'uple,     !■, 
de  chacuue  de  nos  villes,  qui  ont  epouse  des  feuunes  etraugeres.  vieudront; 
les  anciens  de  nos  villes  se  rassemblerout  cuTeur  temps  et  les  juges  (seront) 


ij,s4  tiuiisii;mi.   i.iviti-.   dk    i;/.i;\.  \.  i:>--n.  ■■'«'! 

15     -|:  !  Vm:  ::    ■  0)0,1,1-"  ••  P-V;i-'>  •■  fflAl*.  ••  ^rt.A  •  «»A'Iiy  :  rt'A?.  •■  rhA.*A  ••  Ttll^ 

i'i    !»•  :  f»;Aoi.  •■  hitty-"!  ••  iiJ-i-- «  wy.A-Ai»"  ••  «»aa-/;  =  A.'Pfj  ••  (PCP-^j"««-  «    wt 

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«ßi/'o»-  ••  nnh-ny'/;»'«»-  :  «»vf-A-«»-  •■  nfi^A"?'i;u'ö'»-  ■•■  «jvik-  :  h</»  ••  !*•(:+  •• 

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IS   h'jft'i-  •  vii./.-i-  :  ?»Ah  ■  j/'fM'  •  'i'y,"i.  ■  "»C'V "    «»?iA  :  iv.lin- :  hr.f.'iH'  ■ 

JllJV'l-  •■  ?iA  ••  htn-fllV  ■■  hrh'i{\'\-  ■■  'iW./.'V  •■  7x9""/  ■  *'.'li+  ••  f-A.A  •■  öiA^.  :  f- 
I'    A.y.,4'  :  inh.'"Pjy/.  •■  ""ht\V  :  rnhA"/,ll.r;  ••  inyd.'r  •■  fl'I'iAe  ••■•    manm-  ••  hy.  '■ 

•  (»y-fiy-yf  •■  hihi.yvti»-  ■  «»en^. :  /SHi.f.v  •■  i/M'-«"-  •■  ^<i»<-t  =  iha -  «»>ij'" 
-1  V  ■■  ."'.«JH'  =  /•."'/.(:  :  ^'.J:  •■  «»')in.e.-e  :••  rt»?»i>"V  ••  y.«»;*  •■  '^.ci'"  =  "«f\ih.l\  •■  mh. 
:;-'   Ajp  ■•  ö»A."y.e  •■  «»jPji.A  ■■  «».iiy  •••    «»hi»"V  =  y.*+  ••  Äfiin: :  ^-Af-v  •  «»^/»r/i 

15.  t-'i'isi-'il  >  H—  <"rtii.t'  •■  15  —  /iiA*A  ■  (V)  H  —  »"fiA.!»-  >  LX.X,  y-fiA-f  ■  AB  —  oj-ift. 
'\i>"  :]  .('."V.ft-iy"  ■  AH  —  «•fi'\l;  :  rt.1'1!  :  H  -  «".er.Ti.iv}^'"»-  ■  H.  —  Iti-  Xp.«"  ■  A  -  jiniiiriio-  :] 
(IWiinCtl/"«»-  =  n(l/lifl>-r. !:(»•«>"•  ■■  li  —  mnu.  :  >,«n  ;]  >,n«>.  =  15  —  v'T.  I  1}  -  .KV"«»'-  '  >■'<:  ■] 
(I  l{.  -  17.  fflixo»-  !  nif-A-  !  A.p.«'-  0  nxvii-  :  iniö"  :  y.iynfof  >  mi'i:'/  ■  "Vi-  =  yu.  •  (o>,.e.y"jp 
./»•  :  )(/\"in>-  :  ft,p.(n- :  11  ^yh'Kii-  >  '/»i./. -i-  ■]  >iy">.vnv  !  '/»i.c.fi-  ■  A.  >,5»">,>ni- 1  Hl.!:  =  H  —  >i 
n»i  ■■  iwC')'  0  rti»'(:'J- !  H.  —  IS.  ■hr'h-iM-  <  '/n.(:y-1-  >  A,  >,y">,vn"r-  ■  »ur.  ■  B  ^  <n>,ft  ■■  iv.iiih  ■  ... 
■/11./-1-  0  <>  K  —  '»A.P.  0  £•!;•(■  !  .VH  —  "V>ifi.f  !  H  rD>,A"k.li.A  =  A  miy./Sf  -.  H.  -  !'•.  in 
<i>i»ii-  ■■  )i.p.  ••]  m-i-vif.p.}»«»-  .  H  —  <D,ttrtÄ-.S-  >]  .ftfl.e.-'!-  >  B  —  >iV(I.p.>  ■  'h.-tvo»-  <  ynh-  ■  B  hili 
<.7  0  M)7Y.  !  A,  >,i>v.  .  B.  —  20.  >,."V.(:  .]  >.."7V  =  B  atu-ttR-y  •  B.  —  21.  <n>,y".e.4:+  .  A  — 
"iCV"  >  B  —  o'>'»,li.A  0  <ii0.h.A  ■  B        (iiJi.A.l'  0  h./\y  ■■  B        inoi»".?  ■  B  —  ü>ni.f  >  B.        22.  0 

hr'.v-H'  '  AB  —  Mtr>r.  ■]  <;.«•<:  <  B  —  )i.Af-.e  >  B  -  «»■"/<i.n>,  ■  I!      <i>n"7"i.A  ■  B  -   «»v.i-vh. 
A  I  B  —  «»v-iMI.P.-  !  B  —  mh.AI  ■  15. 


avcc  onx,  afiii  quo  sdit  dtHimriu'  de  nous  \o  chAliment  do  la  oolere  de  iiolre 
ir,     Dien,  qiii  iious  a  alti'iiils  p;ir  suilc  de  lettc  aüairc.  '^  Mais  quo  Yonat.i\m,  fd.s  do 

'.\sel,  et  l.A/.vA,  lils  de  liälrq.d,  se  trouveiit  avec  inoi  au  sujet  de  eette 
11,     lallaire)  et  que  Mesouläm  et  SalAti,  Ic  l«5vite,  lesaident!  '"Les  enfauts  des  exiles 

liri'iil  aiiisi;    KzrA,  le  pretre,  s(5para  les  princes  de  leurs  percs,  ehaeuu  seloii 

leur  maisdii  i'l  cliacun  selori  liiir  ikuh.  lls  siögerent  au  eoinniencement  du 
17     dixieme  moij<,  aliii  d'cxamiuer  lallaire.   "  lls  terminereut  (l'airaire)  de   tous 

les  liommes  cpii  avaicut  epouse  des  lemnies  etrangeres,  pour  le  eomuieu- 
is     ceuieul   du   preiiiier  niois.  '"Ceux  d'eutre  les  ciifanls  des  pretres  (|ui  se  trou- 

verent  avoir  epous6  des  femmes  ('•trangeres  (■taicut  des  eufaiits  de  ^ose'e, 
m     lils  de  Yosedeq,  et  scs  freres.  Ma'aseyA,  'Ar6zer.  ^■A^'nl   et   (ladälvA.  ''lls 

miieut    la    main   sur  leurs  femuies,  les  chasserent  et  oilrii-eut  des   beliers 

20, -ji  pour  leur  delit.   -"Des  enfauts  de   'l'-mer,   '.Vuäni  et  ZebedyA.  -'Des  eul'ants 

i2     de    Krem,  MasAliel,    KlvA,  SenteyA,   1  Allel  et    üzeyA.  -'Des  cufants  de  Pas- 


['.:,|  TRÜISIEME  (LIVRE)  DE    hV/AlX,  X,  23-33.  685 

p-H-n.e.'  •  mfiT'b,  •■  fli*A,e  •  AA.i;-  ■•  *A.e'r  ■  «»A^h  ••  .p.ji-j^  j  «)^.Aj?H.f: «    o»    l, 

fl»H>K:^  •■  (oh.yh.^  ••  öJÄd.-^.  ••  flj.e^T''1- :  m^-Ay  ::    fl»?,i>">  •  A«ft+  ■  n-vy  -.   -m 
nn.  ••  p-.hV'>  •  m,wiyi;  .•  flii/ii.  •■  «o^/.a.  -  * mhr'i  •■  A'ft'i'  ••  iViiWr  ••  "iti-^r  •   ^ ' 

23.  m-hr'in-M-  0  >iy"m-ni-  :  H  rt.'i'(n-y»  :  A  —  vmx:  ••  B  —  rnftan-  =  H  rtrt.i»-  =]  (/»ftA.i).  i 
B  —  *A^A  :  B  —  onAhti  :  .l'.(^•'i  :]  (nrf.-S.v  :  rtJf/li.e.«»-  •  B  —  mh,A"i.H.i:  :  B.  2 'i  m>,y"«>nt  :] 
>,9"m-n-|-  :  B  -~  MV.i:  i]  >hA,'4'i:r.  :  H  —  hflm-l-  :  A  —  m>,'/">  :  oom-'j-  q  >,A  i  >i«ro  :  >,>!•«  :  B  - 
fl»ifn.rt,}n'  :]  fl>(n.A.y"  :  B  —  fl>>,.,p„  :]  m>,^.s.i-  :  B.  —  25.  m>,v">  0  >.•/">  '  B  —  >,?">  i  .?.•/:+  :] 
Xy^Ä-ft-h  :  A,  "hr'm-M-  !  .P.'l:+  :  B  —  <f.<{>n  i]  «»xtwi>v  :  B  —  in;--)!.!'  :]  <nyi\y  -.  B  —  m"iA 
^n  0  "L/stty  ■■  A,  '/"AV.I' :  B  —  <nn.iyu  i]  o  B.  —  2().  h.'^y  :  B  —  on,i;y  :  B  —  mnncy  ■■ 

B  -     lohn.^.  :  «ny^.T'V  >  inh,Ay  :]  f>  B.   —  27.  <nh.A.r),-ll   :  B         m>,AVV.l'  0  A'fV.f  :  A,  A;)-V.f  ■ 
B  —  mhCV"!-   ■•]  «nK."/"!-  :  B    -  miin-S.  :]  flJlHlfc  :   B.  —  2.S.   m^h'/.O  :   B  —  inilti.  :  io",U(i.  :] 

a>H-n.p.rt. .  B.  —  2!».  m-hr"/  ■]  >i5»'">  =  B  —  ivi,hr'  0  n-iit-j"  ■■  l>      "vn-'^y"  =]  h-Aor-  =  B  — 

•ntfih  i]  <;  B  —  My  :  y{ii\  :]  yyfi^-  -.  1$  —  in(i.h.A  0  ftrtvh..t'  :   B  —  my^'r-l-   0  m-vi't  i   B. 

—  30.   A/l>1-   :   '/"h-ll   •■]   •{./I1..IV   :  T'hfl    :   X.   'l-.h.y.'/"   :    B—  M'i'h  0    hlL'^    =     B  —  kHAll  :]    }i»lrt.J»"  : 

B  —  (li^  :  B  —  m"Vrt.^>  ■]  "7"7rl.Wi  :  A,  <ii«"n.,i.  :  B  —  «».-JV.t'  =  B  —  lin.rt.s'"  :  B  —  m .'■•/•'/  :] 
mfi'-/-^  1  B  —  (i><ii>Vrt.A  0  y-Vrt-A  :  B.  —  31.  h./..y"  :  B  —  K(\Mi.t:  :  A,  h,A'"4.ii.(:  :  B  —  yd.y  :  B 

—  o»AVi.p  :  B  —  {\r'y  '  AB       rt."%vv  0  a  nry/  ■■  A,  rt.y"v-v  >  B.  —  ,32.  n'/.»""/.  =  B  —  "'aaji. ■ 
B.  —  .3.3.  h.rt.y"  :  B    -  <n-/-)-i-  :]  ()  B  -  -  >..A/..i'..-i-  ■]  »..A-j..!'../-  :  A.  ii>A4..vj-  ■■  B  —  h.y/.-i.  :  B. 


kor,    Klyonä,  Mahas'a,  Seme'el,  Nätenä'iM,  Vozäliod  et    l'^les.  -■' Des  levitcs,     •.'! 
,  Yozähed,  Sämci,  Oolyä,  (appele)  aussi  Oolyäl ,  priiicc  de  Yehoiidä,  et  'Elyäzer. 
"*Des  cliaiitres,  'Asäfer.  Des  porliers,  Gelem,  'Alelem  et  ■(])iide.  -^D'Israel  :  -j'i/jj 
des  enfants  de  Färinous,  Uämeya,  Ozyä,  Melekyä,  Haiiiämi,  '.\l  äzär,  Mimäyä 
et  Beiiyali.  -'"'Des  enfaiits  de    lllaiii,  MatäiiyA,  ZakaivA,    lyä'el.    Abi'di.  \Avv-     ji; 
mot  el     Elyä.  -'Des  enfants  de  Zäteyä,   'I']lyouä,    h^lasali,  '.Mtcnyä,  'l'h-ni(i(,     -j? 
Zabadi  et  'Ozyä.  '■* Des  enfants  de  Bäbi,  Yohanän,  llaiieväiia.  Zaki  et    Airli.     j.s 
^'Des  enfants  de  Banhani,  IMäsouläm,  Mäloke,    Adaya,  ^asäli,  Sr'el  et  >  Are-     j..) 
mot.  -'"Des    enfants    de    P'ahat-Mo'ab,     Adanä'e,    Nekiileb,  Bäniha,    Masilia,     .io 
Matänyä,  Bouselel,  Tänoun  et  Manäsel.  "Des  enfants  de     llram,     l'lli'ezer,     ;u 
Yäsouyä,   Melkeyä,  S(;my;\,   Seineyoii,  "  lünyänii,  .Mi'li'li   et  Saniäiya.    ' '  Des  .ti»,  :i:t 
enfants  de    'l-^seni,   iMatänvä,  .Mälal.    Wläzabel,     lllfadrl.     rAäraine.  .Vleuase 


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XI.  1-3. 


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^AhJ"o"-  :  WKiV  •■  hy.ifff:  :  'hi\  :  Ä"!*-  ■  ÄA  •  IT.i'  :  hn  :  tV  ■  mtth'H'  •■ 
^.P<AA.'/'  :••     ffl(i',ll,A->.  •■  ^Art  ■•  y-yi'  ■■  ?iA  ■  '/C^-  :  M">xfi  ■■    Itonn.  -.  üti 

•'5'i.  ih'i.f!:y  ■■  l>  "V/.-i.i'A  :  H.  —  :!5.  ii'/..rA  :  A.  iv/.y  ■■  iv/.y  <  1!  in-';y  0  ii.c.f-  •  ü  ha-i; 
y  I  H.  .ä(i.  >,^Ml.e  =  —  r.  .f/.'/";i-  :  K  >,.A.fn.n  :  15.  —  -fT.  "V.+  V^  :  l)  r':'--/-/  ■]  «  A  mvil 
<.  :]  ni7n.<.  •■  A,  cf.  LXX.  — 38.  mÄ"!:'!':  ir/-.ft  0  .e*'!'  =  «»'r/-.e, :  A.  .e.-f.-p  :  nvp  :  15  —  <n.(>*+  .]  o 
.\  rt."7..P.  !  li.  —  39.  ioliA9"y  ■•  15  —  a>,hy..  ■■  15.  'lO.  fli>,"7Vi.e-  0  <n""ri.(V  =  l>.  'i'  <i»i.ii.<: 
A  :  15  -^  nJrt-VA.e  1  B.  —  'i2.  (Brt-A-  i  mh-lf.y  0  <nrtA-"7r:.f  '  H.  —  'i3.  vil-  0  .cri-  >  \       mildV  ■ 

mnv.s-.f  0  ü»iiv-riv.e.y  ■  R.  —  4'i-  >ii^'wn^  >  vn.^!."!-  >]  K't(\i-  ■■  "/iicyi-  •  A.  Kiof  >  >ti.c  ■  H 

—  «nri  !  >,i>"ii(-/  !  ^■vn1•.t'  0  "  R  -     "SV'/.Vti»-  •.   \  —  >,rt  .•  mr\y,  =]  (nmrt.P.  :  15  —  fr-o»-  ■]  o  15. 

.\1,  Tille  :  .■/•Art.'/.('  ■  "»A.?.  !  ll.A.t'  !  [.'/'A  I  ir/<l.y".('  :  <nA.P.  :  ll.A'V.e  0  15,  n  A.  1.  «>v>>  ■] 
o  15  .  —  nuA-  0  n.li.Ji.A-  ■   15         d/"V..  0  W  :  .V  —  ilA"1i-  :  15     -  iiA<n-li-  =]  n  M  ■■  15       rrV^A.C:  ' 

.V  —  fi"W..p.  ■■  live  ■]  ort-vn/..  !  15.  —  2.  ,iiw.  0  ,hv'/.r  ■•  15       lOivr  ■  hy.ihy  i']  »  U  —  >iA  ■ 

•ir:*.  .]  rtOiA  :  ICi.  ■■  A  —  M'"r  ■■  'l.-r  0  >.'/">iA  :  •/■•l.mdi.  :  15  inns-tt  =]  il>iV|-  >  15  —  >,.f<.*1 
A.r"/.  I  .\.  -  3.  my.nM, .  B  —  >,A  •  ir.i-  ■]  >.i'">.A  :  ir.i-  ■■  \  —  \rn,f\  0  >.v"A  =  \  —  mc.  ■]  -il 
,ii.f:  1  i:  —  m-iui-;',  :  (rtVA  :  15       tihy<ii\r'  0  ii>..f<.Ort.y"  >  15       i'/ni-  =  A  —  «>•>.('  0  AI5. 


Uli.  37 
:i.s,  3'.p 

'■II.  'll,  'l 

'i3 


M. 


et  Semeya.  -''Des  enfaiits  de  Ilaiiriu,  I  laiIuuil(Miy:i,  Maiilival,  ' '  BänyA, 
Wedouyä,  IvälqeyA,  "' 'Akrya.  ^äremot,  l^ly/isoub,  '' iVlAtonyä,  iVletiincn  ot  _ 
Gaberou.  ■'"  l)cs  cnl'anlsili'  liaimny  et  des  cnfanls  dcScmey,  ■'"  S.ili'inyä,  NAlän,- 
lladou,  '" 'Amäkad,  l\i\bousc,  Sisor,  ''  l-lzeril,  SoulounyA,  Suniärya,  '-Souloii, 
AinAryä  et  Yoscf.  '-'Des  enlaiiLs  de  NAlioiiyä'rl,  TaiiiAlyA,  Sedem,  /Alien, 
BaiiAdouyA,  'Ivo'el  et  BAiiya.  ''Ce  soiit  Ions  ceux  tjui  out  ejiouse  des^ 
remiiies  etrangeres:  il  v  cut  iiarini  elles  dos  lemines  (jui  leur  engcndrercnl 
des  enfants. 

,\i.  '  11  arriva  quati  inois  de  Sakrlon.  la  viiiglienie  annee,  alors  que  ji'  nie 
trouvais  dans  Ir  tli.itoau  de  la  villo,  -IlanAnL  Tun  de  uos  freres,  vint  (vers 
moi)  avec  des  iionimes  de  YelioiulA.  .le  les  iiilerrogeai  siir  Ics  .luil's  qui  etaiont 
sauves  et  (sur)  ceu.\  ([ui  etaienl  resles  parmi  b's  caplifs,  ainsi  que  sur  Jerusa- 
lem. •'  11s  me  dirent  :  Ccn.x  qui  sont  sauves  parnii  eeux  qui  sout  restes  (et)  pariiii 
eeu\  ([ui  soni  raplil's  se  tmuvrMl  la  dan-  la  villc.  dans  une  grandi'  sounVaiice 


|'47]  TRüISlKMK  ;LI\RE)  DP.     E/RA,  XI.  4-0.  687 

m.  :  uf  •■  (O'ti^  •  ohh'U  •■  UIC  ■■  aod^.  ■  .li«?!^  :  fl»nH"l  ■   /-K-Vn  ■■•  h/A-I: 

flJiVjPA  •■  «!"?<.'/"  :  H-f-U^n  ••  h..>;vh  !  inr,1x/.\\\  •■  A?iA  •  .e^.4'<h  ■  rt»A?iA  ■ 
f«)4'n'  •  l^iilHh  "  fl),t''Vi-V  ■■  1f)i»';J-l-  •  ?iri>.h  =  «»^(>,('.'>/:h  •  \\ii«  ■■  Ich^.  ■• 
(n'i'h"iö  ••  M'-i'  :  iniih  •■  h'i'i-  ■•  ÄA.f.Vi-  •■  p-r  ••  n»l-^:  ■■  <>A1-  ••  ^oa/J:  ••  0» 
A.A./>.  :  nh'i'i'  ■■  p.*+  •  ?»fi/.h.A  :  ^"/'fu;/;h  ••  flj'j'r';j>,i'.  •  Ah  =  ttKH-  ■•  •> 

m.^-y-ö'-  :  h^AvV  •  ?tn/-Ä.A  •  I/Ällrt-  ••  Ah  •  mh'i'K  •  fmi,/-  :  ä(I-P>,  •■  hiXKi  •■ 
Ah  "  «»yi/li.e."Vh  •  rDA.W+'nv  :  1-?.»IHh  ••  mi-^i.h  ■.  mh.i'hlh  ■•■  -hlhCAh  ■• 
fl'hXx   •■   l/hl/'HJi   ■•   Atn>-rt,  :  '|»--A''/,h  ;  h'iW  ■   'Vi\i\  ■  M^XXfm  ••  ()Aö»-hö'>'>.  ••  >i 

e  ••  fiuM-nh«"-  •  'i-^H'iK'  ■  «j-Mich'/'}''  :  ?»'«•>,  ••  Jsrth  ■  äx'iV.  •■  rt"?.*'-  •■  in/. 

A,  mhtif'.-ifn'/.  ■■  l'>  —  in^c'i.&  ■■  B  —  «Af  =  A  —  «i.",a(>.  •■  B  hi\l\'/  0  ?i(in>  =  A,  Hhnnv  = 
r».         7.  (nin).av>i  =  B  —  mh/'i-t-nv  •■  B.  —  S.  MUicii.  >  .•/•Air  0  c  B  —  llhliim  •■  A  —  >.'VH  = 

■1-llA    :]   m^t\,/\<-  :   \i    —  >,A(l>-^l<l"-'/.  :   AB  -      fl^At    :    ll'l.(n-«:>    !    mh.liHrl    0    '"ft     =    h/llHll   :    B.   

',).  offi-muio-  :  B  —  )^r'Ä^h\^o»■  :  B  —  «nhAt.JilMiri"-  i  B—  y.-^y.c  ■  l>. 


et    (ilaus)  uiie  profoude  miserc.  I^es  murailli's  de  .lerusaleiii  diil  r'li'  deiuolies 
el  se.s  portes  oiit  (He  consiimees  par  Ic  feu.   '  Alors,  quaiul  j'eus  ciilciidu  ces     .v 
paroles,  je   |)leurai  et   je   m'assis   (pendaiit   plusieurs)  jours,  aliii   de   me   la- 
menter,  de  jeuuer  rt   de  prier  devant  le   Dien  du  ciel.     Je  dis  :  Loiu  de  toi     .-, 
(de  perdre  l^iracl),  ("i  Seisj^iieur,  Dien  dn  ciel,  graiid,  fori    et  tenilile.  toi  qiii 
gardes  ton  paelc  el  ta  miserieorde  poiir  eeux  (|iü   taiiinMil    el  poiir  ei'ux  (jui 
gardent  les   coiiimaiideuieiits  !  ''(^)ui'  les   oreilles   el   tes  yeux  soienl  ouverts     i-, 
pour  voir  et  entendre  la  prierr  ile  Imi  serviteur,  (priere)  que  je  fais  aujoui- 
d'liui,  jour  et  auit,  pour  les  eiilauts  dlsrai-l,  tes  serviteurs!  Nous  te  supplions 
au  sujet  de.s  peclies  des  eul'auls  dlsiael  qui  oiit  pi'clie  eoatre  toi.  Moi  aussi, 
aiusi  que  la  maisou  de  moa  pere,  nous  avoiis  peclie  eoiitic  toi.  '  Nous  avons     7 
ete  iiilideles;  Udus  n'avons  pas  garde   tes  commaudi'menls.  iii  ton  jugemeiit, 
iii  ta  loi.  "Süuvieas-toi  doac  de  la  [larole  ([ue  tu   as  prcscrite   a  Moisi'.  tou     s 
serviteur,  en  disant  :  'Pontes  lesTois  que  vons  voas  siu-ez  revolles  coalrc  nioi, 
je  vous  disperserai   aioi-nieme  parnii  les  pays  et  les  peiq)les;  '  mais  si  vons     u 
reveuez  a  aioi  et  (si)  voas  gardez  aie.s  comaiandenieuts  el  les  pratiqnez,  bieu 
que  vous  soyez  dis|)ersr-s  jns([u"aux  extreniiles  du  eiid.  je  vous  Irrai  vriiir  de 
la  et  je  vous  rassendjlerai  dans  ce  pays  (pir  j'ai  dioisi.  aliii  (pie  raon  aoiii  y 


(i88 


KolSlKMK  iLIVREi  DE    KZHA.  \l.   10-11 


Xll.   1-5. 


[48^ 


1 1 


Ml. 


-nh  •■  hA  ■  n.iih  -■  fU^.cAh  •  aH\M,M  ■•  ynö'i-  ■■•■    .ufi  ■  Ali  =  ä'-zil^.  :  >»»>.ii  ■ 


f{h''im:i:h  :  ?»A  ■  y.d.^*i-  •■  y-w-co-  •• 


ft»»h  :  r»(;.e;>.  .•  A'j-nch  ■■  «»<«.'#•  =  A-l-- 
h'iti  ■■  '^öat'  :  An/»'  ••  fl»^V  ••  MI'V-  •••■ 

Iv  :  l\^y:"'/.ih  :  h'nv  ■■•■     aiy.i\,f\'/.  ■■  '>-?■/"  ••  n?»r.':  •  v-9"  ••  IhVi-'ii  ■•  7Äh  ••  ?i'> 
1/  ■•  /i,iT>h  :  .e.'Art»  ••  hfi'/n  ■  h'n-y-  •■  oi'M-  ■■  A-nii  ••  (n^.y.iy.  ■■  <<./.uVi-  ••  t+  "• 

*fl>?.n.A"   ■    A'>7/"  :   ,1,JP«»-  :    J-J-/"   :    A'JAV"  :    ll/l(."   ■■   Ky-U^VU   ■■     JAP    ■•   Ä«"   •• 
wir:    :     lU-    ■■     IJIr!^«'»-    :    AM1«)-P    :    ''7rt>>    :   rtlhV^'X.'/J'.   ••   «'»-(Vy   :    nM'l'  "    *  fl> 


lU.   ft,ll(iiti    1    1!  AVA'l-    :    A.    —    11.   .l'»y">,   :   r>  —  ■(!>,«.   :]  ■■/7/"  :    A.    MXrt.  ■   l>  —  ,l.ft(n-  I 

IJ  —  mW,  i]  h-i  ■■  15       ^irt^r  •]  "  l{. 

MI.     I      <i>)iV    :]    i<    IJ   —   >,«n    :]    "„'■•    ■■    15    —  ft/'V..  0   Yi  :   .\  ~  >%<n>1-  ■   I)     -  t\U:\-(\t\:f-  ■]  rtSf, 
fIfcCfl.l-  !   A.   t\ht\i.(\.\:C.:i-    •    "nr'    '    l>  —  •'l'K'"l.r  •   B  —  ro.p.V  :]   fl>.l'.h-V  :   1>  —   (nh.ti'/li-  =  fl-l' 

.e■''*l^  '  >.))f  =]  <(>>iAH  ■  i[i»A"  :  'irt.p;  ■•  <»••|•.p.■"^l^  !  (1.  n•>.e.•«"Al^  ■)  15.       2.  >,vir  i  h.i'Vii  0  ««h. 
>>>  >   15  '     .('.Ai"  •■]  'iV'M"  '  J>    "    'h'ny.  :]  Mit  '  V.li.rt.  ■■   15         i/!-,'Iili-  :  15.  — .;.  >,«■•  I  nvc  >] 

l>\.\.  ()  AH  —  ii-rv:«"- '  A      ii-^cvin- !  AMi'/.'i'  :]  iKC'"»-  ■  rtini/.  .•  mi-c"/  ■  15      <i>>>r  >  A.  — 

.").  >i<m  i]  >,»i>  1  15  —  /.■■/<n>.  :]  (nil^.'/<nv.  >    15  —  Vil"i"'-  :]  'IMk:«"-  '  1»  —  rr)>„(rv«-  :]  (r>>,>«vli  i  15. 


Kl    demeure.  '"Kii  effol,  ils  sunt,  tes  serviteurs  et  ton  peuplo  que  tu  as  rachetes 

n     p;ir  la  ]inis.sance  et  par  ta  main  forte.  "  Loiii  de  toi  (de  les  pcrdre),  ('i  Sci- 

giieur!  (^)ue  tes  oreilles  ecoulcnt  la  priere  de  ton  scrvitcur  et  la  priere  de  tes 


serviteurs  qui  veulent  craiiidre  ton 


IlDUl 


Secours  ton  serviteur  et  envoie-lui 


la  clemence  devani  c;c  loi.  Pour  iimi.  j't'tais  im  ciiiniqne  poiir  le  roi  et  jr  liii 

versais  ä  boire. 
Ml,  I         Xll,  '  II  airiva  qu'au  mois  de  Nös;\n,  la  vingticme  annee  du  regne  de  '.\rla- 

sastä,  je  viii  se  troiivaiil  dcvant  lui,  je  pris  le  vin  et  le  servis  an  mi.  sans  ('-Ire  i 
^     maltraile  devant  lui.  "  Le  roi  ine  dit  :  l'ourquoi  aujourdliui  ton  visagc  cst-il  n 

triste?  Tu  n'es  pas  bieii  dispose,  parce  que  le  mal  est  daiis  ton  eo'iir.  Jeustl 
'     e.xtrömemenl  ])eiir  i'l  je  dis  an  roi  :  'Vive  le  mi  a  janiais!  Comnieiil    iium  vi-  ^T 

sage  ne  serait-il  |ias  triste,  pnis(|iii'  la  ville,  demeure  du  tombeau  de  mes  peres;^ 
'i     a  etc  detruite  et  (jue  ses  portes  ont  ete  brülees  par  le  feu?  '  Le  roi  mc  dit  :''  | 
"i     Pourqnoi  toi-inöine  poses-tu  cette  Kjuestion)?  '.Icpriai  le  Dieu  du  eiel  et  je  dis 

an  roi  :  Si  tu  vi'ii.v,  ü  roi.  que  iiioii  vi.sage  dcvienne  joycu.x  devant  toi.  cnvoie- 

nioi  an  pa\.s  <\r  ^ ClKiiidri,  villr  du  loinlicau  de  incs  peres,  ei  je  (la)  i'ebAtirai. 

•  l 
I 


[49]  TROISIEME  ^LIVREj  DE    EZRA,  XII,  (>-12.  689 

"Ä   :  fl'<f.W»^  ■•:      ffl?,n.A"  ■  A'JT-/*'  !   h»»rt  ••   ><f.4»Ä'  !  ^T-/**  ■■  WriJi  ••  aog,,-h^      7 
'/•   !   nh(0{\?:   •■     W  :  OTA?ilT/-  !  «^d^-'J-  •   -fhH.  •  htm  :   (P^ÄVh.^  ■•   TiOO-'Hj  :  ?i 
nh    ■   -nr/i.<'.    ■•    y.thP,   ::    *  fflöDÄVh^f.   ■■    -W    :    MV-   •    Ofl'{\,  ■    ÜÄft  ■■    +9"'1l-  ■•    AH'       » 
/»'    :    htm    :    fini}-.   :    OOfl»    :    flH  •  ?ini'i'.C  :  h*,'^?.:/   ■■   Oth/A-'t'   •  J/lfl^  =  fl»Afl>-h 

'|.-:r  :  n.1-  •  hnio'h  ■  ^v  «  mmuni.  ■•  itr'  ••  w-a-  ■  n?ift  ••  ?i"?ii.Änrh.c  :  n- 

Ch'l-  ::  '  0)rhf:Vh  :  -W  :  ««>Ahh'J-  :  "Vji^'/-  ■•  'J-JlH.  •■  a}tn>a\(P'Y}9^a^'  :  tm^,1\V'l'  :         ' 

rt.  ■■  H^.7'fK:  :  i*'Vf  =  Aft**  ■  ht\/.h.^  ■••  *fl)n«AVl-  :  A,f4-AA.r  •  rD>ncVh  ■  n 
ue  •  i*'A-A  ■■  '/n*P(iA  ••'  fl»?iy"ii  .'  irtlih  !  nA.A.>  :  hV  :  mrt^.fl>-  :  I^J^Q-J  i  IM  i:; 
flJ.  ••  '/"ftA-f  •  mÄ.>'?L'h-  ■■  Art'flh  :  i/rn,e.f  .■  ?,'7H,h'n,f>.(:  =  fl>•ft'^  ••  A-dP  :  Hh 

(i.  (BV7/--1'/.   !  >>V|-  ■■  -l'^-IU:   :]  «IJ^ItAi:  !   rt'l'-ni:  :    >.V1-  !  1-V-nC    :  R   -    "V>.H.ir-  •■  B  —  fl>t<C."/;ii 

fr  :]  o  R  —  Ve-T.  !  AR.  —  7.  >,oi>rt  i]  <D>,«urt  I  R  —  Hl  ,]  o  R  —  ^•fl»;j,5i  i  R.  —  8.  «dod» 
W)<{.  :]  a»«,h<f.  •  R  —  rt.t  :]  o  R  —  «^.-pn.  ■  R  —  OöÄ  =  +i'">-  '  A,  «>Ä.c  I  4'5'"M  i  R  —  fvnv.  i  A  — 
nii  :]  (Drill  ■■  R  a»^^.v.■]•  0  hv*;^  ■•  A,  mrth.cvt  :  R  —  n-<;vi^  =  A.  —  9.  «■•iJiTi'i-  >  AR  — 
tliH.  0  i.l\i  •■  Vn».  ■■  A  —  a>i.'i9>  >  R  —  »»AMi  =  :i.RA  0  ao/^Mit  :  iv^'c-fc  :  R.  —  10.  rtT 
•iiArti, :  R  hirvr.'  0  ».«hC"!'.  :  A,  hi^x  t  R  -—  T\n:  •.  hv'ivj]  >  rm,  ■■  h'^t-r.  ■  A,  7-n<:  =  h-r* 
5r  :  R  —  (uh/xiMiiio-  :  R.  —  11.  miiKth  •  R.  —  12.  %r'Tn-  '  R  —  "hRm-  s  A  —  -i'iin  =  R  —  o 
n- :  B  —  öihAii  >  vii,f  0  ("hAiiv  '  R  —  h-ri\i  :]  (/  nvii.f  ■  R. 


'^^  Le  rui  mr  tlit,  alnsi  que  la  rrinc  qui  etait  assise  a  ses  cötes  :  Ouaiid  Jone 
retouriieras-tu  et  quaiid  revieiidras-tu?  Je  me  rejouis  devaiit  le  roi  et  je  lui 
fixai  uue  epoque;  il  m'envoya.  'Je  JLs  au  roi  :  Si  tu  veux,  ö  roi,  doune-moi 
des  lettres  que  je  porterai  aux  princes  de  (ceux  qui  sont)  au  delä  du  ileuve, 
afin  qu'ils  me  fassent  parvenir  cux-memes  au  pays  de  Yelioudä;  *  aiusi  qu'uue 
lettre  pour  '.Vsät',  gardieu  du  verger  du  roi,  afui  (ju'ii  me  douue  du  bois  avec 
lequel  je  couvrirai  les  portes.  los  murailles  de  la  ville  et  la  maison  (oü)  j'en- 
trerai  uioi-meme.  Le  roi  me  donua  tout  par  la  l'aveur  beuic  du  Seigueur. 
"J'allai  vers  les  princes  de  (ceux  qui  etaieut)  au  delä  du  fleuve  et  je  leur  remis 
les  lettres  du  roi.  Le  roi  avait  euvoyö  avec  raoi  uu  officier  de  larmee  et 
des  cavaliers.  '"  Sanäbelät'Aronäwi,  Tobyft,  le  serviteur  'AmonAwi  appri- 
rent  (cela);  il  ne  leur  fut  pas  agreable  que  soit  venu  un  liomme  pour  faire 
le  bien  aux  enfants  d'lsrael.  "  J'arrivai  ä  Jerusalem  <'t  j'y  demeurai  pcndaut 
trois  jours.  '-  Alors  je  me  Icvai  la  nuil,  moi-memc  :  pcn  d'liommes  se  Irouvaiciit  12 
avec  moi.  Je  n'exposai  ä  persoiinc  (le  projcl)  (|ui'  U-  Seigueur  avait  luis  daus 


II 


r.vru.  Uli. 


«90  TROISIKMK  (LIVRK)  DE    EZHA.  XII.   1.!-]7.  [ÖOJ 

13   *fl)fl)9?,r}- :  rih'j+Ä  ■•  •Vrii.h.A  :  nrt.A.-i-  •  \\^m'i1^  -.  '^öf-'I-  •■  vx  •  "i^ö  ■■  mm 

ti  :  tnao-iiti  :  h'H'i^-  :  H'Wl  :  .f.hr)«.     (>y.fl>-  «  (D^iVo-  '.  T*  ••  Ä^iV;'"  ••  AÄ.f 

'S     V-  •■  MM?  ■■  l/>iÄ.''/'>  "  '  aihni  •■  OC.l-  :  h'il'  '•  T*  ••  <<.AT  :  A.A.'J"  :  fl)»H 

«■>•  :  Ä.A^^.i)-.e.'  •  flJ/i.AJiUV-V  ■  flJA(Jn,f.-l'  :  fl»Aü'/"ni!'  :  fl»AhA  ••  Vi'A-  ■  ?iA  • 

OK'  ■  Ä'."+x.'/  ■■  n?iOV  "  '}«•  ■■  »rii^Ä-  ■•  hL^-\:i  ■■  A^.f<.«^A.'/'  ■  h^/n  ••  K'i'n- 

in.  (n(o;^>,yi-  :  B  IO.-V+X  0  onVJA  :  B  —  '}/h.>bA  !  (0  A  —  nft.rt.1-  0  "  15  —  llcn»-V7A  <] 
«xroVVft  •■  \i  —  m  •■']  O  li  —  JMIrtn  :]  miMI  :  7Ä  !  flAft  =  A  —  fi.\töm-  :  A  —  fl^Sm-  >  A  —  M. 
-J.l;"/  :   B  —  V/t  !  »I>i»'*  :  B  --    (DfW.liJi-  !  B  —  ilhin-Oy.  i]  «DMD-liB  .  B.  —   1^1.  miAft-  ■  B  — 

h-V4'K  >  AB  —  n^'h.c  0  j^'-fv.'M-  '  B  —  vri  =  >.-/i- :  l{  —  iiri^-w  >  B.  —  lö.  oc;-  0  -i-cn- : 

A,  -vcr  =  B  —  oc?-  0  "  wftt  !  •^<'/i:>  ••  B  —  A.rt.^  ■■  B  —  '^^'i:-!-  :  A  »./.'i:!-  >  vii  :]  yji-n  ■ 
B  —  >,n>i  0  fl»ifHi  !  I{  —  +.'>  >]  .i/lit'»-  !  B.  —  Ki.  h..Ri>,f.'/.  :  B  —  atim",^-ti:n,  i]  fli"7ö+fl^V.  ■ 

A,  on°itllV  !  H  —  fll<m°,.|"n1-ir.  :]  «  >i'VII  ■•  MiOfC.  '  B  —  m^l..e>l«^»<:  I  B  —  TiTrn  I  >.?-flC  >]  II 
^V-nC  1  B  —  fli>,.A>i^'.l>-.l^-  !  B  —  WAHIIVV  >  J}  —  «»AMl.i'.l-  •  A.  riJ'^n.f.*«»-  ■  B  —  (nAO+'lH-  '] 
o  B  —   mA>iA   :]  <Dh.>.A   1    B  —   >iA  ']  "   ^   —  .R7-1K.  '  l>  —  "/-IV.    i]  o  B  —  <n-M-  i   >,"7y.  i   B 

—  h.'/7f.>i-  0  o  B.  —  17.  MUA"»""  =]  <u>,fl,ft"oi>-  I  B  —  A'"/y">  I  B  —  fflim«»  ■]  im«"  i  B  — 
Jimic  I  B. 


mon  ca'ur,  (ni)    cv  que  je  ferais  pour  IsraOl.  II  ii'y  avait  pas  aupirs  de  iiioi 
i:i     iln  bete,  sauf  celle  sur  laquellc  j'etais  monte  moi-meme.  '^Je  sortis  la  miit 
par  la  porle  de  Gohe'el,  qui  est  en  face  de  la  foutaiiie  du   figuier  et  vers 
la  porte  oü  las  liommes  versenl  (Ics  ordures).  J'allai  le  long  des  murailles  de 
Jerusalem  qu'on  avait  detruites,  et  je  parviiis  aux  portes  qu'oii  avait  brölecs 
1',     par  Ic  teil.  ' '  .le  traversai  la  porte  de  llrnA  prös  de  Tetang  du  roi  et  je  nc 
1.-,     irouvai  poiiit  d'endroil  par  oü  faire  passer  la  brfc  que  je  montais.  ''Alors  je 
montai  le  long  du  lleuve  pendant  la  nuit  et  j'allai  par  Ics  murailles  laterales, 
K,    jusqu  a  ee  que  je  parvienne  ä  la  porte  de  la  vallöo.  '"  Lorsque  je  revins,  per- 
sonne  nc  im'  vil.  I>es  gardes  ne  surcnt  pas  que  je  laisais  (cela).  Je  n"avais    !  i 
rien  dit  aux  Juifs,  ni  au\  pretres,  (ni)  aux  grands,  (ni)  aux  gardes,  (ni)  aux 
autres  (gens)  qui  faisaicnt  Tceuvrage;  jusqu'ii  ce  jour  je  ne  leur  avais  (rien)    |   i 
17     dit.  "  Ensuite  je  leur  dis  :  Voici  :  voyez  l'affliction  oü  nous  nous  trouvons ;        ! 
(voyez)  comment  Jerusalem  a  ete  dctruitc  et  comnient.on  a  brüle  ses  portes 
par  Ic  feu.  Vcnez,  rebiUissons  Ics  murailles  de  Jerusalem,  afin  de  nc  pas  etre 


[51]  TROfSIEME  (LIVRE)  DE    EZRA,  XIF,  18-20  -  XIII,  1-3.  691 

J   :  m>tl'l;hi  ::      m^lC\}9*a»'  :  »htm  ■  ^.ff'tx't''/.  '■  h^lh  ••  Ah1]l.hnih.C  :  tt'CY}      i^* 

p.'/jiröo- :  Ai*",T. «  'fflrty"«- :  rtv-nA'P :  ?irvv'/.' :  fflrn-n.f  ■  i-nc  •  h'/''s''e  =  (o%    i > 

c  :  ii'i-i-n<'  ■■  ^'Jü'fln-  •  uh.hnn  ■  '}'?■/"  ■  ov-  ••  h'y-'i'o«-  -■  'i'0/\ai.  -.  n-a'  k 
* micinrao- :  .•j'AP  ■  «)?,n.A-fl'>-  ■  ^ii>"Ah  ■  fi"!^.  -.  y-zx-M  •■  <"'}*i»v  =  hiac    - ' 

iih<: :  n;i.f<.<^A.r  - 

Pirav'  :  ,e..|,4.  :  u-n'n-i:  •■  oja.p.  =  hl.c  ■■•■    mh'^+K  :  /bVj|.7i,/..'}  •  WiW.  =  R*     3 

If^    <'..i'.>i'/.  =  l>  —  io.'(>n>.  :  15  —  la-hnn-ao-  :]  ioy.n,i\i_  -.  I>  —  >,.P„ir<in-  :  A.  —  l!l.  mM"",  -.  1> 

—  ft-i-IIT  :  1$  —  /hC'Ve  :  A,  }.r:V'/.'  :  l>  —  rm.  :  >,•("■'/  :  l>  —  7.i»'rti>  :  h/.H'l.*  :  15  —  tn(l^4:  •■  AÖ 
M    :]    <nn»h'/.    :   B   —   tDhill;M-<-'/    :]  ni>X>,.    :     Vrl//   :    J{  H'/VC    :    IJ    —    OV-    :    h'/^ö»-    :    lOAfll.    i 

■V7-0'  s]  O  H.  ^  20.  •V>V7>i  :]    yA'U-f   :  l>  -    m-/,ir,K  :]  -/.liVW  !  H  —  mhiVöO-rt  0  hV^-un-rt  :  B. 

XIII,  1.  ",ri..e.  :  15  —  "iTr./'«  :  A  ~  A.(:nMi.<|>  s  15  —  m/x.v  0  wdi-vc  :  A,  +.e.n?'  :  B  —  <n 

>,+<ll>-    :    B   —    -^".-H.-/    i]    ,1    ■ht\    :    "W/.S.V    :    15  —  "Vi<f..('.   :   '-/">>•>   :]  "V't.f.  S.»!««»-   :   rt'rV   :    15      -  y">, 

^- :]  v  !  A  —  fl>.h.e.rt-  0  •(•.p.rt-  !  15  -  >,fni  :]  «Biiftti  :  B.  —  2.  (ninnirm-  :]  -j^nn  =  15  /iivx.  i]  o 
AB  —  niih  :  >...i'<{j'  :]  rtrih  !  .e-i-  !  Kfi^'  ■■  A,  n-rih  =  .e.*-!«  ■  K..f/.t>  i  15  «Kiviiirm»-  0  «»yn 
rt  '  B  —  .p..(:.|.  I  Himr.  0  .e-i« :  ii-inic  =  A,  .e.'H-  ■■  iin-nc  =  B  —  >,"■/<?  ■  B.  —  :>.  «Oi-v+u  ■  A  — 

h.'lIrh.'t'V  :  15  —  .P.+  :  A  —  mtl.r.T  ■■']  T'lX.f  I  1!  —  OHhI-oo-  :]  <Drllrf.<.  :  B —  •V.-VtWi  :  B  — 
<n>ÜO-t'/  :  A,  "Vie-t'l   •■   B  —  ma»'i{\'1l:'l  0  <'  '/"fl «.»•(>'••  :   B. 


negligents.  '"Je  leur  exposai  comment  la  main  benie  du  Scigneur  m'avait  aide ;      Ks 
(je  leur  rapportai)  aussi  Ics  paroles  que  le  ri)i  m'avait  ditcs  et  je  leur  dis   : 
Levez-vous;  rebatissons  (Ics  murailles).  Ils  alTeraiirent  leurs  mains  pour  Ic 
bieu.  '"Sanäbeläl   VVronäwi,  lobyä,  lo  serviteur  'Anionäwi  et  Gescliam  'Ära-      m 
bäwi  appi'irent  (eela);  ils  rirent  de  nous  et  uous  mepriserent;  ils  nous  dirent  : 
Qu'est-ce  que  cette  alTaire  que  vous  faites  vous-memes,  (mais)  que  le  roi  n'a 
pas  ordonnee?  Est-cc  que  vous-rnrnies  vous  etes  revoltes  contre  le  roi?  ■"Je     jn 
leur  rapportai  ma  parole  et  je  leur  dis   :  Le  Dieu  du  ciel  nous  aidera;  nous 
(sommes)  ses  serviteurs.  Levons-nous;  nous  (allons)  rebätir  pour  liii;  mais 
vous  n'aurez  pas  de  pari,  de  droit  et  de  souvenir  ä  Jerusalem. 

XIII,  '  'Elesoubä,  le  grand  pretre,  se  leva  avee  ses  freres,  Ics  pretres;  ils   xiii,  f 
batirent  la  porte  de  jnronpdlccii''  [du  troupeau];  ils  la  couvrirent  cux-memes  et 
ils   fixerent   ses   battants  jusqu'ä  la  tour  de  eeiit  coudees;  ils  con.sacrerent 
jusqu  ä  la  tour  de  Hanänä'el.  "A  (Tun)  de  leurs  cötes  bätireul  Ics  liommcs  de      2 
'lyftriko;  ä  l'autre  cöte  d'eux  (batirent)  les  enl'anls  de  Zabekoiir,  lils  de    Amir. 
'Les  cnl'ants  de  'Asenha  batirent  la  porlc  des  '('■l.clr'i'nhi  [des  poissDUsi;  ils  la      » 


692  TR(3ISIt;Mi:    LIVllK    DF     EZHA,  XIII,  4-0.  [52] 

+  ••  hhlth  :  (Dha^'ii'  •  md.Cf  •  rDO+o»-  :  ■'r:'''t:'/  ••  okd^v-  ■■  f^of^'^V  ••  (o 
©mniFö»- :  Yx'hn  •  "7.rt.Ay"  ■  wa^.  ■•  ii./..y]jp :  mA^  -.  "i.{\.  ■.  <"ii.'n;..A  ■■■■  m\i 

flJÄJ'J'Ä  ■•  Jt'-rtV  •  hWV  •  ?iA  ■•  V'f\l>  •■  in/\y.  :  4-rt..'''  ••  ai"7.{\'f[r  ■■  tnf\i\  -.  n. 

'  fl»mnirö»-  :  h-^ii-  :  "y.ATy  ••  in>.v'/j  •■  (»yvi  ■■  "fi':',''n  ■.  ftnh  •  inhi  ■  n» 
A  ••  cA^.  •'  Wi<{.riiy  ••  iof,y,/Lr  •■  «»fiiniröo.  .•  h-w-  ■■  hA  ■■  r/.V'>,i'  ■•  "»A.f.  •• 

ao'  :  h-hW  ■■  <{.<(„.e.A  :  mAA  •■  .M:  ■•  «"Ahh  ••  '/n'J«f.«^  ••  Oö»-^  •  A;i.f<.OA.'/'  "• 

^.r:.i'  >  l>  —  ii.iu».A  :]  mii.-rih.A  :  A  —  mmoit'oo-  ■  hvii  I  «TiMiT  I  ...  ii.ii>i.A  ■]  o  li  —  mmmr 
oo.  s]  fliy"nrt.i»<io-  !  IJ  —  hvii  i]  h;iji-  .  A,  "  U  —  rt^i-.-;-  ■  15.  —  5.  mri7(>i/i">-  0  (or'i\t\.ir 
öo.  I  B  —  >,;iH-  I  AB  —  •fc-pwi.-v  I  H  —  Kyr'>>.h.  >]  <n>,..fiih.  I  H  —  «"AMitiröo-  .]  r,>,^ 
flo.  ,  B  —  ■l-iiroo-  ,  B  —  >.vn-f:.t'i>'öo.  >]  o  B.  —  ü.  h.-iih  >  AB  —  r-Oö  >]  .R^^■S  >  B  —  <(.rt.'1'  i  B 

—  IIÄ-.P  '  B  —  "V'iO-t'l  ■•  B  —  <D«n.<j-mtV  i]   O  A   —  O+fl»-  ■]  >i*ö>»-  !  A.   h+üo-  1   B.    —  7.    >i;4 

W  >  A  —  li.ft,>i  :,  «{.Wi-V  :,  hn,c.  ■,  >»hfl>-C  >  kebr.  —  7.  B  oniet  tout  le  verset.  —  8.  mmn 
an.  i  A  —  h-jt»  •  A  —  mmpv'ao-  1...  fljx.<.<{;.y"  i]  o  B  —  x.<.<£„y"  ■  /(<?(!>/.  —  rnrnnu'«»-  ■  >,■> 
II-  I  (2)]  lomfloo-  I  >,»i-  I  A,  mhvil-  ■  '/"fiA-irun-  <  B  —  f-A+jr  i  B  —  mvnxv'Ji'P  i  Ji  —  Xl  0 
'y  li  —  «"cwn  I  B.  —  9.  mnviu»'«»-  ■]  <n>iy"i)r  ■  B  —  waä  ■  '»»•c  0  "  l>  —  >>'"''S  ■  A.  hKf 

■'•!.'/  >   15. 


couvrirent  eux-memes;  ils  fixörent  ses  battants  et  ils  poserent  ses  serrures  et 

'i  ses  verrous.  ^Mirämol,  iils  de  'Oun'ü,  fils  de  Qos,  commcn(;a  (ä  bi\tir);  ä  cüte 
d'eux  Meselam,   fils  de  lierakya,  Iils  de  Mesi,   et   Zrb'el     comiiienoerent  (ä 

5  bätir);  ä  cötc  d'eux  Sädoq  Iils  de  IJalianA,  eommen(,-a  (ä  b;Uir).  '  A  cöte  d'eux 
les  honimes  de  'reqoha  coiiiuieucercnt  (ä  bt\lir);  niais  les  'adroMm.  leurs 
princes,  iie  baisserenl  pas  (leur  tou)  pour  le  Service  du  Seigneur  [=  de  leurs 

li  femmes  (sie)].  "A  eöte  d'eux  ccux  de  Yosä'e,  Iils  de  Fi\seqt\,  et  Mesortlani,  Iils 
de  UedouyA,  commencereut  (ä  l);\tir)  la  portc  de  Yesn;\  [vieillCj ;  eux-uienies, 
ils  la  couvi'ireut;  ils  poserent  ses  serrures  et  ses  verrous  et  ils  lixereut   ses 

7  battants.  '  A  cöte  d'eux  MelelyA  GabA'onäwi  et  VAdoun  Mi\roni\wi,  liouinies  de 
Gabä'on  et  de  MatsefA,  siege  du  ialiat  de  ceux  qui  etaient  au  dclä  du  lleuve, 

X  commencerent  (;\  bAtir).  'A  cöte  d'eux  'Ouzou'i'd,  fils  <lc  IlarrliyA,  et  les  tsmi- 
roiifim  [les  orl'övres],  commencöreut  (ä  bAtirj.  A  cöte  deux  ceux  de  IlauAuyA, 
Iils  de  Yo'aqein.  commencöreut  (A  bAtir);  ils  prolongereut  Jerusalem  jusqu'a 

'•I    la  umrAille  de  la  place.  "  A  cöte  d'eux  lläfeyel,  iils  de  lluur,  priiice  d'un  quartier 


»".e-'^Z-l'*'"»'    0  ^r'HUD'öO-  !    B  —  ,h<nft  s]  >,rti-+  :    B  —  hfltti.ih.r'  ■■    B.  —  11.  m,e_lai'  :  B  --   >,•> 

II  >  A.  >,)ii  :  B  —  an^My  :  B  —  «».n-n  !  B  —  i^-v  I  T'hii  :]  /.j.y*  ■  (DT'h-n  1  A.  4.in  ' 

oif'Vd  !  B  V(.<5y"  >  H.  //i7;/.  —  12.  (n>,'/"in,(»-  :  B  hVII  0  <n>,M  :  B  —  flA-y"  :  B  —  0 
(D-S  i]  hRl^'f/  ■■  B  —  fl»fl>-?,-f:5r  I  B  —  iDM-^l-tO-'i.  :]  ^n^<^>A<5.l^>.  =  B.  —  13.  (DhV+Ä  0  h"** 
Ä   I    B    —  *<>  !  A  —    >ilH-  !  .ft,1.TrX.  :]  O  B    —    .R-^-VÄ.    :    .\    —   /hV"/    :]    OIWiV-V   =  B  —  |K"->  i   B  — 

mh+ö»-  I  B  —  fflT^fl-tV  1  B  —  fliOw'C*  :  i'"^^  s]  m.ü;  :  B  —  hV+X  =   J'"Vi'^©  ■  /hoop;  ■]  >, 

Tr+X  I    (n>\|0m  1  ihaof;  :  A,    >!■■/+»   !  nin  :    .P.mO-    :    Ö.P.Of    :    B.    —    14.    (D^an    :    <!>•>,■};  :    B   —  >,VH  : 

B  — ^  /..-nn  ■■  M  —  fli'AMi  !  htn-.e:  .•  A,  «"Ahli  =  >.'I'.p.-  :  B  —  ii(i.l-  =  .h^iT  0  H(I..»>i-n  :  B  —  m^i: 
V  :]  mm^.c.'l'  ■■  B  —  mhf-ao-  -.  A,  rt»,+öi>-  :  B  —  manOO-h'/  ••  A,  mT',»-!:'/  :  B.  —  15.  AB 
omettenl  In  prcniien'  paitie  (fi(  verset.  —  m",^.v.h•  -.  (nV'VV.'M-  =  B  —  >'l'ft  :  \\Tr\-  •■  "/?•/"  :] 
ii4;.^f. :  mmii.»-  :  t\-nr'  ■•  J>  —  a»",i:i  ■■  B.  —  l(i.  tn-hr'f:-^/..ii-  =]  <'  tfU  :  B      vwi""/..!' :  B  —  mi 

(hfh  :  B  —  «mAhVl  :]  «»«"Ahll  B   —  «niVrf.-l-  :]  O  I>  —  htO-J?:  ■■  AB  —  \lt\.(>r.  :  J>  —  <1',e;oi.  :]  Ti^-  : 

■>n  :  B  —  n.i- :  ;v,t"\v  0 ri..»"ii'/"  :  B. 

des  environs  de  Jerusalem,  commeiKja  (ti  biitir).  '"A  coh- d'eux  "^oiidoulie,  llls 
de  Ereniotä,  commen^a  (ä  bätir)  en  face  de  sa  maison.  Apres  eux  Hatos,  füs 
de  'Asbenhem,  commeiiga  (ä  btitir).  "De  nouveau  Melkyä,  fils  de  'Eräni, 
et  'Asäb,  füs  de  Fahat-Mo'ab,  commencerent  (ä  bAtir)  jusqu'ä  la  tour  des 
ndtouri'-in  [des  fours].  ''Aupres  d'eux  Salouin,  fils  de  l'^lyA,  prince  d'iui 
quartier  des  environs  de  Jerusalem,  commeiK^a  (ä  b;\tir),  lui  ainsi  que  ses  ser- 
vantes.  ''Hanouu  et  ceux  qui  demeuraient  ä  Zan;\n  commencerent  ä  bätir  la 
porte  du  chemin  de  la  vallee;  ils  la  bätirent;  ils  fixerent  ses  battants  et 
poserent  ses  serrures  et  ses  verrous.  Cette  muraille  avait  mille  coudees  jus- 
qu'ä  la  porte  uü  Ton  depose  les  cendres.  ''Depuis  cette  porte  Melkyä,  iils 
de  Rekeb,  prince  du  quartier  de  Beta-Harim,  commenea  (ä  bälir),  lui  ainsi 
que  ses  freres  et  ses  enfants;  ils  la  couvrirent;  ils  fixeri>nt  ses  battants  et 
poserent  ses  serrures  et  ses  verrous.  ''11  (bätit)  la  muraille  (depuis)  Ics  pis- 
cines  de  la  fontaine  du  jardin  du  roi  jusquä  l'escalier  par  ou  Ton  desccnd 
de  la  ville  de  David.  "'  Ensuite  Nahamyä,  Iils  de  'iVzäboulia,  prince  de  la  moilie 


11 


[53]  TROISIEME  (LIVRE)  DE   'EZHA,  XIH,  lO-Ki.  (393 

*  aih'J"''i(\,ira«'  •■  h-hU  '  flti'9"  ••  roAP.  ••  ;i.AJP  :  ^/«>A^h  •■  «»'}<i.'l'  ••  Oat-f]  ••  A     i 
h.V<ftf^9"  ••  tn-hWi.  ■■  (nhfi"'H:il-'f.  ■■■     m^'J+Ä  •  I/Vf-J-  ■■  'HA  '■  h-W'  ■■  S'-iViff,.  •     i 

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694  TÜOISIK.MK    LIMiK;  UK    j;/.l!.\.  Xlll.   i7->3.  _:,4 

II-  ••  h-^n  ■  V//i'/".e  ■  mAA  :  hm',u  ■■  »»AJiti  ■  m-^^A'  -.  om-?:  :  na.{\c  •■  hh 

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ly  .e.-  ■  M-tthA  '■•■  mh'ry.-K'^ih  •■  hhu  •■  hW'i:  ■  fl'Aft  •  VM  :  /wA^h  :  '/»M-  = 
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30   '|; ::  * fflh'r-vn.u- :  ^'VH  ■  n-<-Vi  •  «»Ay.  ••  rin-c  =  «»//onrj  ••  ^j"/!;"  •  a-i.-  :  ?»i>"v « 

2'      rt,<^'fl  ■   ?irth  ■     W  :     •iM'  '•    n.'|:   ::      fl»?,r'Vtt.J)-  :    ^'Vlf-  ■•    »JUVl"  ■    rtfl^l  :   hWM 
l:i      C  ::   * fllh'/'-VIl.!»-   :   hSW  •    {Yiyr   ■   iOYihW'l,  ■   (l^.f.v/"   :   «.-fö"'  :=   «»?i';".i'.'U 

17.  <rj>,y".i^-i<:.i).  :]  (»>,i>"vn.ih  !  II  —  «{.IM»"  j]  >.rt  :  rirt-t  ■  B  —  n>.  >  H  —  m^y.i'-ia.i»-  i  (2  )] 
fl>>.y"V(i,i)-  :  IJ  —  hvii  ■]  >i"/ii  :  \\  —  >.ftn.e  =  J>  —  hm-.c.-  >  AI}  —  w^.'^'k  >  A,  ii+.h.'^  =  15  — 
fl>ll>^.(t•.^'"7.^^:]  a  \i.  —  IS.  o  l> —  l!).  Whr'.v:'^/«o-  0  m^r'-Jn.!»"  :  1$  —  >.>H-  i  A,  ),;lii  ■  1! 
—  fiiö  ■■  H  —  «»fK.  :  H  -  «»i"/'  ••]  «n-TV  !  A,  <n/MV  :  M  «"nif.r.l-  0  "V'U..e.  '  15  "7 
VJf'/^-  0  «"«Mr'/  :   A,   O  I>  —   (n«i>",r.J.lt-  0  m<ii'>,ir/.l»-  i  A  —  anKWiU  •■  A.  —  20.  (n>,'/">n.i».  i] 

>iV">ii.i>-  :  <»>,y"-/n.»-  :  A  —  >,:••»■  •■  15       iinr:  0  iiri-  :  15  —  id«»«»"/  :  'i'vy"  ■■  a-|:  0  «»«»(nv-  :  a- 

*   >  £■»?"'/  !    15  —  "'/Mr'/;-  ■•   .M5  11./:    :    11.11  il    :    15.    —  21  .    >,;lll   :    15  —  O-Cf    :    15  (»A.l'    :  ■(:»   :] 

o  Ii  —  oBrtiy  !  H  —  n.|-  :  h.rt.Oil  0  il..)rt.'»-n  :  15.  —  22.  >,:iii-  s  15  —  >,ii.iir.  =  A.  mluc  i  Ii. 
Äfj/.T.  —  2.'>.  >,;iii-  1 15  —  (D<',n-ir/.  :  15  —  mhr'.e:-^/oii-  s]  in-hr''in,o-  ■.  Ii  —  >,;iii-  :  15  —  mu:^  i 

Ii  --  iloitH./\  :]  n.('.rt.A    :    15   —   *<.(!    ä]    ll.?<OA   :    15. 


du  quartier  de  Beser,  (•oiiiinonra  i;'i  bälin  juscju'a   la  l'aradc  du  tombeau  df 

i:     David.  jus(]u'aux  piscines  qu'on  avait  l'ailes  et  jusqu'ä  la  ibrtcresse.  '"Eusuite 

les  levites  commenceront  (ä  batir)  :  Rchoum,  fils  de  Baiii.  Ensuite  'AsAbvä, 

prince  de  la  nioilie  du  quartier  de  Qe'elä  et  de  ses  environs,  coninieiK^'a  (u 

IS     bi\tir).  "*  Eusuite  ses   freres  commeucerent  (ä  b;\tir)  :  iJrdou,  fds   de  Ilanil- 

i'.i     deltä,  priuce  de  la  moitic  du  quartier  de  Qe'eli\.   '''Eusuite   'Azour,  fils  de 

Yose'e,  priuee  (du  (juarlier)  de  MasefA,  couimen(;a  (ä  bätir)  depuis  (Teudroit) 

ou   Ton  comnien(,!a  a  doubler  la  diiueiisicui   de   langle  et    (depuis)  rescalier 

:;o     qui  (est)  aupres  de  cet  äugle.  "'"Aupres  de  iui  l^durouk,  fds  de  Zabour,  eom- 

meuea  (ä  bi\tir);  (il  bätit  sur)  uue  diineusiou  douiile  depuis  eet  äugle  jus(|u'ä 

■ji     la  porte  de  la  maisou  de  'l-llesAb,  le  graud-pretre.  '-'Aupres  de  Iui  MarAuiüt, 

lils  de   'üurouyä,  fds  de  Qouts,  conimcuea  (a  l);\tir);  (il  bAtit  sur)  unc  diuien- 

sion  double  depuis  la  porte  de   la  ruaisou  de     l'llesab  jusqu'ü  (l'endroit)    ou 

■J2     liuissait  sa  maison.  "Aupres  de  iui  les  pretres,  hommes  de  'Azöker,  com- 

2:1     nieuc6reut  (a  bAtir).  ■'  Aupres  de  Iui  lieuyam   et    'AsAbeui  commeucerent  (a 

bälir)  devaut  leur  maison.  Ensuite  'Azoryä,  lils  de  MasAsel,  fds  de  llauAuyA, 


V 
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29 


3(1 


[5.-.]  TROISIKME  (LIVRE)  DK     RZUA,  XIII,  2-'.-30.  (;95 

'Vn.li-  ■•  hSM :  nj: -  ojar  ■  Ji.'r>i.e.- ■■  o^y^ia«-  -.  ottt  •  ?.m.'i-  ■  hncjp  j  ?ifth  : 
■W'  ■■  ftnh  ■■  ^'^,h.r  •  a)fn>a\'i'  •  A-ö»- :  y^ao :  -hrh'i^^.  ■.  »n-ii.?:  •  h^oji.  •• 

-1-  :  Vf'A-  :  ttltxfl.  •  nil  :  h'i^/,  •  ß^lDA  :  ([.U  ::  fflhlTjJP  =  hhU  :  i^R,*  :  WAR  : 
rh-öVC  •  hJ^^.  ■■  n.'P  ::  m^y"?!  ■  h-'lU  ■■  f\T^  ■  (Ol\?,  -■  ^.h.'J.e  :  0*0.  :  hlf^ 
K  ■  Xn^i'ß  ::  fl>?»lr•Vn.^^  :  h'VH  !  JiV'JjP  :  WAft  :  rn.A.i»".e  :  Of'l'l'i  i  (Dfii^  : 
rt.A./h.  :  r/lrt.rt.  ■  fl).e:7<w  :  «dTT  «  tD?,«/'UP  •  K'TfH  :  "ÄfrAi»"  :  fflA?.  ••  (\,i'\\J  • 

2'i.  fl)>,y"Vii.i>  :  in-hT'w  :]  A  —  ,h.v-SÄ-  :  n  —  o'>(in"  I  B  —  >>nii  :  "7>iir>l-  •■  A,  >,y'"/  :  "■/>, 

nV*    •■     B    —    fl)>,fHl    :   7X-    :]    >,flH   :    ftll-t    :    H.   —  2").   A'^A  :  B  —  fflA.e.  :]  O  A  —  P^-P   i]  Wl-^T  l 

B  —  "7>iirv>  :  m-T^/Ce^  ■■  ii.f(Bw>, :  >,y"n.1:  =  A,  "V>,irv/-  :  "V-^«?..?.  =  n.;.-  :  B  —hb^  ■■  A,  °,o.e:  ■■  B. 

—  20.    Vt»."»-    !    B  —    ).^A    :]    "W/t.f.    :    B    —    •l'.e.au    s]    .>;(fö«    :    A,    7'/1-    :    llVn    :    B    —   Ä-fl/h'C   I 

A,  »fi/h'f;  :  B  —  -n^P.  <  r»  —  ii>iirh'i:j,  .]  o  B.  —  27.  mTi^"»/.]  o  ,A,  ii>,9°up  i  B   -  >,:! 

n-  :  B  —  ■F-PA.-V  :  B  -  Ä/o»  :  B  —  "hr^h  il\d.  :]  "hV"'/  ■■  hH/.  •■  B  —  '"/lÄ.P.  :  B  —  llfWI.  !  A, 
Hf^d  :  B  —    llfha    :]    "    ll>.y"Hl'    :  A  >,<:'i:|:   :  A,  ",<;'i:>  B  :  —  >,«i:A    :  B.   —    28.    ■h9"'\{>l\-   :]  A 

6'>,R    :   B   —  "iV+X  :   B  —  h:'j\\-  :    B  >i-/>i<:  .]  O  B.  —  21».    N.-111  :  A    —  ftJP„*    :  B  —  ,h.'"A(:  =   B 

—  h-yHi    :]   hV+Ä   :  A,   n.^mrt   :    B  —  >,;lll   :   (2»)  AB  —   {i"ty  !   B  —    '^•l-n.  :    B  —  hV+Ä   :   M].h'i:   : 

B.  —  30.  at'hr'Vtt.o-  1  A  —  h;iH  !  A  —  m-A."-/..?  :  B  —  «o/hW  :  B  —  ft,rt..fi.  =  /hrt-rt.  :]  rt.A.,h. 

..J-tB-n    I  B  ,hrt.rt.  :  Ae/^/-.  aof,"   :]  flJT?'  .    A,  «l>(liy  :    B  —  >,;ill    :    B  —  "*rt-'\"7  •■  B  —  •(!/« 

n.^  !  B  —  hTr«<C  i]  öi.;jn.  ä  A. 


commen^a  (ä  bätir)  pres  de  sa  maison.  -''  Aupres  de  !ui  Bani,  fds  de  lleiiodAd,     24 
coinmenca  (ä  btitir) ;  (il  lnUit)  sur  une  dimeusion  double  depuis  la  maison  de 
'Azäryä  jusqu'aux  angles  et  jusqu'ä  la  fagade.  '"''  (Ensuite)  Fälel,  fds  de  Yahewä,     25 
(commenga  ä  bätir)  en  face  de  l'angle  et  de  la  tour  par  oü  Ton  sort  du  palais 
du  roi,  (du  cöte  de)  la  haute  cour  de  la  garde.  Aupres  de  lui  Fedehä,  lils  de 
Foros,  commenca  (a  bätir).  -"  Los  iiätditini  qui  demeuraicut  ä  'Ofel  (conimeu-     2r, 
cerent  ä  bätir)  jusqu'ä  la  faeade  de  la  porte  Orientale  des  eaux  et  depuis  la  tour 
exterieure.  "'A  partir  de  lä  les  honimes  de  Toqoliem  conuneuccrent  (ä  bätir);     27 
(ils  bälirent)  sur  une  double  dimeusion  depuis  la  l'ai;ade   de  la  grandc  toui' 
jusqu'ä  la  muraille  de    Olel.  -*  Au-dessus  de  la  porte  des  clievaux  et  ä  par-     2s 
tir  de  lä  les  pretres  commencerent  (ä  bätir),  chacun  i'n  face  de  la  place  de  sa 
maison.  "W  partir  de  lä  Sädeq,  iils  de  Ib'^mär,  commenga  (ä  bätir)  en  face  de     29 
sa  maison.   Ensuite   Sämyä,  fils  de   'Ekenyä,    gardien  de  la  porte  Orientale, 
commenga  (ä  bätir).  ^"  Aupres  de  lui  Hanänyä,  lils  de  Teißmyä,  Hanoum,  fds     m 
de  Seiehe,  hasesi  [le  sixieme],  commencerent  (ä  l)ä(ir);  (ils  bälirent)  sur  uu(! 


69ß  TROISIKMK    F.IVRF.)  DK    EZIIA,  XIII,  :U-32  —  Xl\  ,  1-5.  [56] 

'^    ^L'^  s  'i';^i{'"  ••  ©rt-nh  •  CÄA.  j  hl«/.  ■  h'^+Ä  =  rr7i*PX-  =  hhh  ■  U+n  ;  7Ji  :■    fl» 

on\ :  üJrtJi*«»- :  A^^.ii-.e.'  •"  *<n,e.n.  •  (]*.?.'/»  :  h:^'«i>-  ••  «i;se,A  ■•  «^rc;'> :  r 

Jl-  !  u>-h'|i  ••  :''',e.A"ö»»-  ■•  A?»n-  •  ^n^i'}  =  h^.oy:  •  hf\  •■  \',\\if..  •■  mca^-  •••■  f 

r/i.e.-l-V-  ••  A-ö»-  :  m^.n'at'O-'i'  ■  «».t'-iCX-o»-  "•  wv.tf\in:i-  ••  ^?in'>  ■•  «»^öu-'M--  •• 

i      ,Rfl>-iJP.  «  *fl>ffDj\-^  :  /n-ny  ■■  hT*:V.  ■  ■'iW.V'  •■•■  m-l-Ol/A-  :  htm'i,  ■  ,U'lf^•  ■  ^V^V•  = 

'      forn-  =  •feVÄA  J  rn,e.V/*•'^'  :  h-f\'i  ■  h/A-lAl'o^'  "     f\'"lfi  •■  h9"'\ln'i  •  llh«"  :  X" 

?lA'Th  :   *lV  :    fll"7.'r    •■    A"fl»-    :    Ä'JiA-f-O«»-    :    f\f^^  :  ChA"»-  :    <OÄ'V*'(?ö"'  :  H-n^h. 

:?1.  >,:MI-  I  A  —  "7.A1i.e  ■  A,  !>°A^i.f  :  15  —  ihi-d.  •  A  —  iM-tC  •  liehr.  —  T.-i-y.s'"  ■]  ;i-ky"  > 
A.  V*"»  ■  H  —  cArt.  ■]  KMlÄA.  1  15  yA-P»  ■]  «■•^.'/•.'i  >  H  ~  >,4-il  1  B  —  •/;<  0  «"vöa 
tf.  ,  H.  —  ;52.  öK-^r."»  >  B  —  ACldt.*  I  15  —  VUl-  ■]  «>>i;Ml-  !  A.  fl»,;Vii  I  B  —  >iHI^  I  B  —  cÄ 
-^  .  A,  CHÄft.  '  B. 

XIV,  1.  t\r"'i  '  AB  —  ftVIArn  .  B  —   l-r'"!  '  A.  1-5'"ft">  '  B  —  <n>,.V(n.ni  ■  B.  —  2.  .f,n,A"ö>»-  : 

B  —  ti'l'Ä'ö»  I  hiinio-  ■]  A^:l'l:l^■/.  ■  AJivi./r.  ■  B  —  w.ye.a  •  /t-nv/  0  oiiji.c.rt  >  frcv  .  A.  o 
B  —  ?"•>*•  i]  o  B  —  >i-n.S>  I  B  —  rdt.e:r>  >  ...  .e.w-rtP-  ■]  o  B.  —  3.  >,"vvi:^-  ■  B  —  h-r-t 
t'  i]  a  r't\fkih  I  A  —  fl>tn-VA'  1  A,  «ntnWiA-  I  B  —  >,y"V.  0  w>,<n.>  :  I5  —  ^,>x.  i]  ?•()•  ■  «"fl 
^p.  ,  15  —  foci-  i]  .fttfn»^.  I  B  —  m.P.V/"*  0  loy.ir'h.  >  B  -  ölIV  '  15  —  M.V-tH'""-  •  15. 
—  'i.  rtS»"'V  i  B  ö>>Al"/  ■  15  —  fli'"irn  ■  15  —  (o,h'7C'n"  ■  15  —  funw.  '  B.  —  .').  mh.in<iv.  ■ 
B  —  .•im,>»*<n»'  0  l.ifö»-  >  B  —  7.y"'1'.e;"7>i  =  ...  \'<i>vx.  >]  "  15. 


double   tlinieusidu.    A    [larlir  de  la   MrsoulAin,   fils   de    Hcriikivä,   cnninuMira 

31  (äbätir)  (Ml  face  de  Tarche  des  aumöncs.  '"  A  partir  de  lä  .M(Mekyi\,  üls  de  Saräli, 
commenga  (ä  bfttir)  jusqu'ä  la  maison  des  luilänim  et  des  lioniines  de  ropäli 
[des  marchands],  en  face  de  la  porte  de  la  reconnaissaiice  jusqu'ä  la   colline 

32  oppos^e  '-et  jusqu'au  milieu  de  l'cscalier  de  la  porte  de  piroupdteqe  [du  trou- 
peau].  (A  partir  de  lä)  les  fondeurs  et  les  hommes  de  ropäli  [les  marchands] 
commencörent  (ä  bätir). 

M\ .  I         XIV,  '  Lorsque  SanäbelAI  eut  appris  que  nous  avions  rebAti  les  murailles. 

2  il  so  fächa  extrememeut ;  (cela)  ne  lui  agrea  pas.  11  so  moqua  des  Juifs.  -'II 
dit  devaiit  ses  freres  et  les  oflicicrs  de  SAinron  :  Quelle  est  la  force  de  cos  .luifs 
insensös  qui  rebAtisseut  leur  ville?  Les  laissera-t-oii  rebätir,  sacrifier  et 
lerminer    (la    construction).'    Fussent-ce    des    pierres,     ellos    aussi    seront 

:!  briilöes  (parle  feu).  ''TobyA  '.Vmonawi  vint  vers  lui.  Ils  parh'renl  enire  eux  : 
(^)uoiqu'ils  aient  I)iili,  les  renards  iic   monteront-ils  pas  rl   ne  delruiront-ils 

/,  pas  les  pierres  de  lours  murailles?  '  Hcoute,  notre  Dieu,  comnient  nous  sommes 
devenus  (un  sujct)  d'opprobre;  Iciurni'  li'ur  opprobrc  sur  leur  lete  ;  avilis-les 
dans    ce  pays  de  leur  captivite;  -  ue  couvrc  pas  leurs  peclies   devant  toi  et 


[57  TROISIEME  iLI\RK,  DK     EZRA.  .\[\  .  ii-12.  697 

«pftft  :  WA-  ■  h^^v-l'  •■  htiU  •■  'Hhhfi  ■  oiufi"  ■•  An  ■  rinin  :  Mdc  ■•  *atfta  •■ 

Olli   ■    V-:^    •   i\h/.V'l-    •   hS<fli\'^'  •   ^'^11'   ■    ,<''1-.''''IA-   :   rl»'Ji»"(>0-   :    ä,M-^.  : 

niAy/t'-  :  rti/».'1rr»|i«"-  ■:     (Hh9"ll  •■  «"Xh-  ■■  ml'.tnt^.  ■  IfA -«n-  .-  'vnV.  !  «Hl 

7iiy. :  n?ift  ■  \)ao  :  .c^-iAf  :  t\h.v<-fiM"  ••■    «»j^A.c-v  ••  vn  •  h'r/^Tn'i  ■•  oihi 

aci  ••  fmoH^  ••  A-ö"-  ••  'fniiM'  •■  r»A.A./-  ••  4'P;'w  ••  "J/^«"-  :•    fl),t',n,  ••  .e.ii-J"!  :  .f. 

3n«7D  :  ;i^.A  ■  iic  •  flj-?»!/.  ■  K-n-c  ••  nii-i  =  lo■i.1^•l  ■.  h.'i)n/\  ■  WiJrK  .•  hdv-'i-  ••■ 

ffl^.n,A-  ■  oci  •  A.jp^9"<.  ■  <DÄ,^nhP  ••  hi\i\  •■  "»nr»-?, :  f^hha-av^  •  mj+i- 

A  ••  .f.V-fK-  ••  iTfiA,!»'«"»-  •  (n,e.||,A->  :  OuTM'  ■■  7.H.,e|-  j  h«»  •  '>>.'»n?i  •  W-AV  • 

(i.  </  H.  —  7.  ny""/  !  B  —  rtY-iHT  :]  ftV'flvi'  :  A,  ns'-flT  s  R  —  ■^^n  :  B  —  mNvvi; 
.1'-'/  :  A.  mh'^S't'^Tr  I  B  —  mhumve^'/  0  o  R  —  "lO  :  R  —  V-;i  s  ft>i«:'i:t  0  (o-fti-  s  >,<:'i: 
■I-  !  R  —  hin-  ■■]  >i:iH-  !  A,  mh-in-  :  1«  —  «n-ir'öo-  •]  mhÄin.  :  R       <fx<..e.  :  rif^ti^r  0  o  R 

—  m),.;i(D|i<ii>.  :  R.  —  S.  tr^rt"(ii>-  ■■   mV.fnh.  ;  R  —  ^omn.^.  -.  n>ifl   :]  o  R  —  .ß>,')'-(A'P  !  R.  — 

1).    ön<^^n    !    R    —   ooo,At    :     R    —   ■>.e-öD    :]   n<>.e.-«n>    :    R.    —    10.    £110"   ;]    •J•'^'r'^rt^    :    R  —  Xf.  :] 

?c  !  A,  oc  !  R  —  (DIU/.  I  xnc  :  iiH-v  0  o  R  —  mv,liV  0  fl>.ft>.ii.ft  :  R  —  hivt  •■  V>.  —  ll.  m 

.en.A-  :]  "  R  —  Kyoo<->  ■■  (ICV  =  l>  —  <»K..l'.ChB  0  O  R  —   VIKb-Ö  =  A  —  ffl-VVCHo»-  :]  O  R  —  «K^XC 
>i  0  mVXTrrt   :  A  —  lUC"»-  0  <IiV.äV.  =  R.  —  i'2.  >,A  =  .ft>ll<.  =  y"rtA.I/'i»"  :]   «  K  —  rD.R(l.rt->.   s  R 

—  OiwCt  !  ■J.ll..f/-  :]  o  R  —    »l-.jri),  :]    VöCT  s  R  —  IIÄW/.«»-   i  AR.. 


1(1 


ne  les  efface  pas,  parce  qu'ils  se  sont  iiuligiics  dovanf  ceux  ([iii  bätissaieiil . 
"  Nous  avions  rebäti  les  murailles;  toutfs  les  niurailles  tHaient  restaui'(''es 
jusqu'au  milieii.  Le  coeur  du  peuple  etait  (dispose)  au  travail.  '  Lorsque 
Sanäbelät,  Tobyä,  les  geiis  de  'Arab,  les  Amonäwiyän  et  les  AzätonäwiyAu 
eurent  appris  que  le  haut  des  murailles  de  Jerusalem  s'elevait.  ils  commeii- 
cereht  ä  combattre;  ils  se  fäclierent  extrememeut;  (ils  en  arriverent)  aux 
altercations  :  (cela)  ne  leur  agreait  pas.  "  Ensuite  ils  vinreiit,  se  reunirent 
tous  ensemble  et  se  querellerent,  aiiu  de  lutter  contrc  .lerusalem.  "  Nous 
avons  prie  notre  Dieu  et  nous  avons  place  des  gardes  eontre  eux,  jour  et 
nuit,  devant  leur  l'ace.  '"  Yclioudä  dit  :  La  force  des  porteurs  s'i'st  afraiblie;  le 
travail  de  largile  (csti  penible;  nons-memes  nous  ne  p^nvons  j>as  rebätir 
les  murailles.  "  Nos  enneniis  direnl  :  (^)u'ils  ne  saehenl  et  ne  voient  (rien),  ii 
jusqu'ä  ce  que  nous  entrions  au  milieu  d'eux,  que  nous  les  tuions,  ([ue 
nous  les  transpercions  et  que  nous  interrompions  leur  O'uvre !  '-'iMisuite,  u- 
lorsque  les  -luifs  qui  demeuraient  avec  eux  furent  venus  (ä  .lernsalem),  ils  nous 
dirent  dix  fois  de  nous  reunir.  nous  Ions  de  tous  ces  pays  qui  soiil  aiilour 


10 


698 


TROISiftME  ilJVRE)  DE    EZRA,  \l\  ,  13-17. 


f58) 


9"?:"!/.  ••  h/.V-l-  ••  9"t\'PC  ■  fl»lH'  ■  K+iTh?'"«»-  •■  Ah/ltM-n  ••  MVilF-o^  ■  9''l\h  ■ 

1.    J'IH'  ••  ,h'>A"ö»-  :  HV.  ••  nVi'-Vl"  ■•  fl'llV.  ••  {\ihö  •■■  '  (Dh9"']l  •  f>l\  ■■  CÄ.h}»'«»-  ■■   /• 

"i^lMl'  ••  fl»?in.A-öi>-  :  AOriJf.-f-ö"-  :  (iiA>iA>.  ••  ,e.'|;,/i-l-}Pfl«>-  :  «)A>iA  =  'H'.i-  ■■  ,1\ 

-H-n  ■•  K^vi:ih\u  ■  ?i'/'7>to-  :  /iihi:}"  ••  AÄj>"AVii  •  oiW.  ••  öj-K'/"  •  «»'i-,«»-!- 

C  •  9"'i}C:ai>'  !  (U-l-fw\"r;  .•  yf-AV  -•  '^(1  •■  h/.'i-'il'  ■•  tn-}t\M  ■■  -tthfl.  ■■  'tthfl.  •■  in-t\ 

iii  '!•  ■•  "ini:^  ••■     (nh9"^'lhl:  '■  (^Al*  :  (fU.^'i  •  'Jl'l'Vt'.  •  Ainc  :  «»^/n'J*«.*!  •■  Ai 

1'f  •  rh'>AV  ■•  mvncv  ••  V(»4"n  ••  VX'/n  •  mh^A  ■  </»n  •  ^Irjin  •■  i/n  :  mA.-i-  :  m 

Yi'-Tih  :  mo  '■  »0  !  W»ft  •■  iO'l'l\^'  •■  fl»n  •■  Hfl  '•  ?:i:ö  ••  »«''"AJiJi'I'A  :  if-rt-o»-  •• 

17   ,e.'V«l)'"»-  ••  AA-n^  ■•  ^.O-fi  •••    «J^A  ■■  ^^l^ii^•  ■■  h/A'l-  ••  «'?»A  •■  i'.ÄrD-<.  :  ll.ti.rt. 

A  ■•  .e,Ä<»-<. :  mjp.i'fl^. :  nhihi:  •■  ?i<'.'ßi/'<"»-  •  p.'i+vf-  •■  i-n^:  •  <nii^,ii-;: :  hy. 

13.  OTM'i'-fr  0  inü+9"ti-  !  A,  <o*'/"ti-  !  R  —  <"»rV  !  >>i'"£'><i  "]  oK-ii-i  ■■  •Vin-.p.  :  R  —  >i<:<i:'J-  i 

R  —  9"t\VC.  i]  fllU»»*:  :  B  —  04'9"Myti'-  :  A  —   A<1lt1l-n  :   R  —  ll'i.  '  B  bis  —  tttbK  ■  B.  —  l'l.    A 

hny.^ao'  >  A,  ft"in.i'-t'<"'-'/.  =  B  —  tn{\'hM.  0  <n>,rt>.  :  P.  —  rBrt>,rt  !  ici.  1  ,lr)l-n  :]  o  R  —  J^^-VC 
U}P(iD.^  I  R  —  Mitumsp  :  R  —  °<(l..i'.  :  R  mA£'l:4'liö>»-  :  R.  -  15.  «»(oi'.i'.rti-  :  R  —  W-A>  > 
•XI  :  >./.'i:^- :]  o  R  —  fl>7ii>.> :]  <DV/ii'/'/.  :  7n>i>  :  B  —  -nhü.  •■  -n^in.  0  tr-AV  :  B  —  ";-ncv  :]  a 

rnWA-  ••  yflA-O-  :  ■fl>,n.   :  >i,l.ll   :   hfCi:!"-   :    1>.  —   lli.   m>i!»".R>il:  '  öM-  >]  (0>,<n>  i  w-SI:  i  "V^.i  i   B 

—  vl'i'V.«'. :  rt'vnc  0  '*  R  —  <nö""/<<.<»  0  «"«ü.»  I  R  —  AVH'p  -X (ivp»"  :  I?  —  mvncv  0  >nt: 
j  ,  1}  _  v<.,.i..(i  :  i;  -  -  flH|./'/>  :]  «»■/</•  !  v../^  .  i{  —  ,i[,i|.|i  .]  o  R  _-  üi(i  ,  (2°)]  (nun  >  R      «hx  ■ 

en.|>nt  :  R  —  KCh  !  R  —  .('.'^«{.l»'«»-  ■  A.  —  17.  fl>>,A  :]  A>iA  :  AR  —  rB>,A  :  .i'.Xio-*.  :  rMi.rt.A  >  f. 
««••<.   I  iny.Ttt<-   0  <nvn<.  ■  -S.«.!»-   =  m'VII<.>.   =  R  —  n.Urt.A  i  /;<'^/ .  —  "MI<C  :]  o  R  —  ii>(l>i:it  >  A 

—  >!.('. 'i.'i»"«"-  :    i"  ]  'NAi.-irö«-  !  A. 


15 


i:f   d'eux.  '' Je(Ies)  plagai  du  cütö  de  la  partie  iiilcrieure,  derriere  Ics  miirailles  de 
defense;  lä  je  pla^;ai  les  peuples,  chacun  selou  Icurs  tribus,  avec  lours  armes: 

14  les  Ulis  avec  des  lances,  les  autrcs  avec  des  fleches.  ''Eusuite,  lorsque  je 
(les)  eus  vus,  je  me  levai  et  je  dis  ä  leurs  grands,  ä  ceux  aussi  qui  etaient 
sous  eux  et  au  resle  du  peuple  :  N'ayez  pas  peiir  de  leur  face;  souvenez- 
VI1US  dl'  nolrc  Dicu,  grand  et  auguste;  combaftez  pour  vos  freres,  vos  lils, 
vos  filles,  vos  femuics  et  vos  maisons.  ''  Alors  iios  eniicmis  comprireiit  que 
nous  eonnaissioiis  (lour  projet).  Le  Seigneur  changea  leur  dessein.  Nous 
retourui\mes  tous   aux  luurailles  et  nous    revinnies  cliacun  a   notre  travail. 

k;  '"  Depuis  ce  jour  la  moitie  d'entre  nous  nous  servimes  ä  l'ouvrage,  l'autre  moiti^ 
d'entre  nous  aux  armes.  Nous  restftmes  i\  garder  le  devant  et  le  derriere.  Les 
uns  avaient  des  boucliers  et  des  lances;  les  aufres  avaient  des  flaches  et  des 
arcs;  d'autres  avaient  des  cuirasses;  tous  les  princes  (etaient)  derriere   les  ^ 

17    liommes  de  Yelioud;\.  "  Ceux  qui  bätissaienl  les  murailles  et  ceux  qui  portaient  ' 
des  fardeaux  portaient  (les  armes)  et  travaillaient;  avec  une  main  ils  travaillaient 


fJ9]  TROISIEME  (LIVRE)  DR    EZRA.  Xl\  .  lS-2:!  —  XV,  1.  cm 

'>«Tli5rrt  :  J'Vnf:  ••  nn/.'i  •■  mf^i^M  ••  ^.V'ih  ••  jv?  ■■  «/i*A  ■  X\1.  •■  \v*rV  •■  nun 
A;/-  •  fli'ir/.  ■  ,1x0  ■•  fH'i'rt-/-  •■  hruf. :  vocn  ■■  "l.lx  •■  hiih  ■■  7.H.  •■  .e.«»dh. :  h'P 
Ji-nü- «    fl»hrnihj'»ö»-  •  Arlrii-n  ■  .e.hl-  ••  h"t^.  •  ti«"  =  ,e.n.|.-  •■  "ilxlnh  •■  ixS    -- 

<-fl(l'J"  •■  «'?»n,A"öo-  •  A.A.'/"  ■■  I/Aöi.  •  tiumoM'  ■•  'l"l''A'-  ■■  "J-fl/.Vjtf»-  :••     fliA,.ti     ■-■'■ 

*fl)»iv  •  TJf:  •  ottS'  •■  o^-M'  ••  Ji/iiH-n  •  mW^Mwran'i.  •■  n-irn  :  n.}^«""  =  >«,e.  ^^ 

IS.    «.ttj.^-j!    :]    O    A    <0>n.ll'<>l>-   :    fl>>f.,li.  :  •(•(:■/  :  B   —  Hft"  :]   "  B.   1".    rt"/n.P.-F<"»-    :    B    

rtlf-rt-rt  :]  Air-A-  :   B    -  •■;(l..f.  =  B  —  "1-i\C.  :]  'V-riO  :  B  —  m-r:\^-il\  =]  (ni)ll'/.  :   B  —  h.VJ^'i:-!'  :  B  — 

m',.>/.w.'1'  :  A.  lo'ih-iM'  ■■  B.  -     20.  ffliMi  :  1>  —  y.MXli  !  B  —  fty  0  o  B.  —  21.  <BV,Ti,-/n  : 

•'/■7llr:   :   "liU.'l   :]  (>   B (n«l>Vrf..7.^1,li>.  !   15  ,(,.7.A.  :    V,  —   )]'/_  :  A mniV.  0   IIV.  !   .\  <ll()  :  A,    Wl 

X    :    J>    >iy"7.1l.   :    vor:-;    :  -».l.    0   >.<'"'/7A    :   "i-f-ll   :    ■A-HAi'i:   ■■    B  >.nil    :   7.11.   ■•  y.Oltlh.  :   Ifl'/Mlil-C  :]   >. 

fih   ••    hiH.'/.   ■■  B.  22.  mMiini}»"'-  :]  humtViio-  ■■   B  —  .ß>i|-  :  >.•"/./.  0  ii>-V;-   :  'V'"/./.  :  B  — 

fid-U    :    B   —    öl>(IA|-    :    |)ft(/l.   :    (OA.rt,|-     :    1  ■(•VP    =    "/ll^'.^H"»-     :    A  "/lUm«»-    J    B  2.1.    «»WA    = 

ÜAlB-ll-  :   VV    ■■   atnnh   ■■   ö""i'>ll    :   "l(n-.e.V  :   rahAP   !  >iy"ö>-ft-|;-1'/  :   M>.>.<:<f.  :   rOh.h/li.S.  :   ■||>,rt.    :   B. 

XV,     1.     (!>)>>    :    7"<r:    :    (Ml..f.    :    (»fit    :    hrliMII    0    my,"l"l<-    ■■    ."hll-ll     :     l'>  «nlllll    :    JiT-ftl:»"«»-'/.   : 

A,   Wh-Vn-ClCöO-    :    B. 


ä  Touvrage  et  avec  l'anlre  main  ils  ftenaieut)  leur  arme   '"Tons  les  bätis-     i^ 
seurs  (avaient )  des  epees  ceintes  ä  leurs  reius  et  ils  bätissaient.  Le  sonncur  de 
trompette  se  trouvait  aupres  de  moi.  'Me  dis  aux  grands,  aux  princes  et  ä     '■' 
tout  jieuple  :  Notre  ouvrage  que  voici  est  un  ouvrage  graad  et  consideral)le. 
Nous  ne   sommes  pas  proches,  (mais)  nous  sommes  eloignes  les  uns  des  au- 
tres;  -"  lä  oü  voiis  enteiidrez  le  soii  de  la  trompette,  veiicz  vers  nous  et  reiinis- 
sez-vous  (ä  cot  endroit).  Notre  Dieu  lutlera  pour  nous.  -'  (^uant  a  nous,  accom-     21 
plissons  notre  ouvrage.  (}ue  la  moitie  d'entre  nous  prennciit  les  armes,  les 
uns  la  lance  et  le  bouclier,  les  autres  les  lleches  et  l'arc,  depuis  le  moment 
oü  monte  l'aurore  jusqu'au  moment  oü  les  etoiles  apparaisseiil  !   "'- .lordonnai     ^2 
au  peuple,  ce  jour-lä,  de  sejourner   au   inilieu  de  Jerusalem  ei  je  leur  dis  : 
Pendant  le  jour  trouvez-vous  (lä);  pendant  la  nuit  travaillez  a  votre  ouvrage. 
" '  Mes   l'reres,  mes  enfants,  les   gardes    qui   m'accompagnent   et    inoi-memc     a.') 
nous  ne  quitterons  pas  nos  vetements;  lorsque  nous  irons  au  reservoir,  nous 
irons  munis  de  nos  armes. 

XV,  '  II  y  eut  une  grande  clameur  parmi  les  peuples  et  leurs  l'emmes  eontre   xv 


■iii 


1 


1 


[HO] 

■■•    fl>n  ••  >»A  ••  .f.n 


700  TROISIEMR  (F-IVRE)  DE    K/.liA,  XV.  2-S. 

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■iVi'o-  ■■  y^^'M  ■■  ^i.jyiA  :  hffryr-ftio- ..  (»y.^r'M  •  <»n.('.i-  •  i/..«>-y.v  :  «xj?; 
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2  n  0  fflfi  .  H  —  .P.n.A-  .  A  —  .P/l:*!-  ■]  %?•"/  =  .?.•(;*>  :  B  —  •V•V•7^  0  h.>'7>.V  >  H  —  nV'»  >  15 
—  ■'/,"hv-  1  A.  —  :!.  >,?"i>  i]  a  ■/Atoi-c  I  B  —  '/Mti]  •  lim-'t.i  >  (nvn.e-t>  ■  WiO.P.  ■  m.R»  i  B  — 
■yiw  0  «nV'VfT  "  B  —  4.  ^A..*/!!  1  B  —  •»<./.  i]  fl»c+  I  P.  —  iivvil>i  >]  llVfl(i>->.  !  B  —  fl>0 
X.e.  i]  «on-^flÄ  1  B  —  «DMI^ffcV  0  m(ivn.ei:>  >  B.  —  5.  mat-n-^.ao-  I  B  —  fi^.oV-0'  <  B  —  mf.^ 
•(•>.e.  ■  A  —  .e.-1;)'i:o-  >  B  -  .e.'lt-l'V  •■']  <».e.<l;'»  >  A,  ii>-A-,c-'/  i  B  —  on.P.V  >]  Ofl.P.I-  ■  A.  "in.P.-fcV  > 
B       <n"/H.P.  I  B.  —  (i.  ^.e:4-jf.  0  "><<..i'.'<-.p.  =  B.  —  7.  T'nr»»'  >  B  —  >wiini>i-  ■  B  —  rt^ti.p.-Po»-  t 

A,  A'^n.P.-Fö».  :  B  —  \Uiy,\tao.  i]  AtD^-llo»-  :  J>.  —  S.  ",(|.V  :   B  —  <n.p.n.A"<n>-  i   B  —  >^fi^^•R  i]  Ah.ß 
IhK  !  B  —   -Jl!  :]  ()  B  —  «nW^-on-ft  I  B  —  WhC.m'oo-    :]   ht:9"iio-   i    B. 


•j  Iciu's  conipagiioiis,  les  Juifs.  "  Ci'ilaiiis  disaiont  :  Puisque  (avec)  mos  lils  et 
iios    iillrs  iious  sornmes  nonibn^ux,   })renoiis  pour  noiis   da  ble   a  inanger, 

■^     a(in   de   vivi'e.    '  ü'autres   disaiont   :    Mous   avoiis  ongai^v   iios    ohainps,    nos 

',  maisons,  nos  vignes,  afin  d  acheler  pour  nous  du  ble  a  mangor.  '  D'autres 
disaiont  :  \ous  avons  emprunt6  de  l'argent  (pour  payer)  Tinipöt  qua  nous 

■'  donnons  au  roi,  sur  nos  chanips,  nos  vignes  et  nos  maisons.  "'  Maintenant 
TAnie  de  nos  fröros  (est)  comme  notre  Arne  ol  leurs  fds  (sonl)  conimo  nos 
lils.  Voici  que  nos  fds  et  nos  filles  sont  opprimds  et  asservis.  Alors  cpio 
nos  lils  sont  opprimes,  nous  ne  pouvons  pas  les  dclivrer  et  les  grands  nous 

r,     prennent  nos  chanips  et  nos  vignos.  "Je  devins  exlrömement  triste,   lors(pie 

:  j'entendis  cos  paroles.  '  Lorsque  j'entendis  leurs  clameurs,  j'afiligoai  nion 
coeur,  je  goiii  iii.iinlai  leurs  grands  et  Icvirs  princes  et  je  leur  dis  :  Pourquoi 

**     prenez-vous  (le  bien)  de  voiro   prochain!'  i{estituez-(le)-leur.   *  Ensuite  nous 
nous    r(5unimes    en  grande    asseniblee   et  je    leur    dis   :   Nous-memes   nous  ^j 
avons  raclictö  nos  oompagnons  les  Juifs,  qui  avaient  t'ie  vcndus  aux  peuples, 
de  notre  (plein)  i>re,  (niais)  vous,  vous  vcndez  vos  compagnons.  Ils  se  turent; 


\ 


[61^  TROrSIEMR  iLlVREj  DE    EZRA,  XV.  9-14.  701 

hCaoo^'  ■•  (0:'"rh-  '■  *A  •■  hil  •  ^öJ/^'h-  "  'flJMtA-öo-  .•  ^^Ji  ,•  ip^J?.  -•  l\'i-^  ■•     :< 

mftcvf  ■•  >:"'.c^T  •••    m?in,A"«»- :  ^'>■|•ö">•y. !  Au-ii  •1-^.ftP  •■  K-i-nh.  •■  A"«"- :  p-r  ■•    i 

flJKfl»-dh.  ••    A"ö«>-  :••       «.e-itA-    :    M/'  •    ^'l-nh  •■    A-öO-  ••    nh'/n  :    ^l/llhV  =    h"?»»'  ■■     IJ 

il-nc  ••  mh,'»/^'h  •■  }x9^iirai"  :  (Dhjril>,  ••■•  ruÄ'Pjih?'«»-  :  AJiUV'l-  :  mh'J" 

ao- '.  iioB^i :  A.t'.'j'ifc"  .•  rxiiih-ntM:  •■  Avf-A-  ■  nhrt.  ••  »h,in/.  ■■  tn-i-  ■■  n/.  ■ 
hrn.'!--  :  mhr9'"lih  ■■  S^^lh  ■■  mii-d.  •■  .f.Tn-'J  ■•:  fl).iMLA-  ^  WA-ö»-  .-  twI/.  ■  .liti 
•n  ■■  h"Vi  ■•■  turt-firi!»?'  ••  A?»''/ii.h'nrh.(:  •  (di-(\<-  ■•  int-  ■■  vj/.  :=    mhThf^  •■  i. 

:>'  '•  ?»fth  ••  ^'w  ••  ViV  :  A-i-- !  /»'AO  •■  <D]rjA^.'|."  ■  mViV  ••  '}i*>C'/-  j  mhA^.-/-  :  "/«" 

'.I.    U'VV   ■  1>  —  1IVI:   0  (l   ■"¥.('.    :    l>   —   >iliV-  '  llrf.(57  ■  >."»H.>i-n<J».(:  :  ^vl-f.    :]    llofllV-    :    >.'/ll    i 
•>(CCU}P   :    rtJ.V'WlV    ■■    nillmRh.    :    J} fth,!.!)-!!    :    «O    :]    rtllC'/    =     l>.    10.    WhYl.    ■    mh.-.'l.'r   =    fl> 

^-i:*!*  0  mh-^H\iii  ■■  >iA  :  thTK-  •■  a>Mx  -.  B  —  irv>/"h  =]  «ou-rivi/'o»-  :  l>  —  m^f^^^n^•o»^  s  R  — 
fflncvp  ■]  <>  R  —  >;iÄ'''  0  o  R.  —  ll.  >,Tr><ii>-'i  =]  o  R  —  h.>><CÄe  =]  i-t!..e,v.  -.  B  -  h,"inh-  0 
fl>hfi-l-;»'ii>..  <  R  —  iDhöOR  !  R  —  ffiffcH-  :  R.  —  12.  v"J-n>.  :  R  —  -vinc  >  R  —  <n>,.y"-;('/.  0  kv" 

Tr-Iir  !  B  —  fDhr'UAWlPaB-  :  A,  fflÄönaiAtiSPöo-  :  R  —  fil-Ui.  :  B.  —  13.  m>i(Urt»  :  R  —  A^.>7 
t-öo.  s  B  ~  y.nyx  :  B  —  .tt11-V  :]  ft.C.ll-V  !  R  —  Jl^rt-uo-  0  a  >,fnn>  !  R  —  >i,"hiiri  :  R.  —  l'i.  m-h 
r't^ao  :]  ■hr'hoo  ■■  R  —  Vwaofit).  :  B  —  odA>,\1  :  mtt,h.i  :  B  -  >,n<{.  :  AB  —  "lUol-  :  B  —  l\h 
C|-ftn.+    :]  t\hnki:il:>-    >   A,    A>,ft.|.f..-»-  :  B  —   imAO   :   m\tAh.l:   :]  Äiini;    :   B   —  '^U'Ct    !   «DliAJb/-    :] 

ime-i-  :  B  —  hool-  !  B  —  ("Ayfi  :  B  —  tDh-j>io-r  •■  B  —  \>y  i]  h,)i"/  s  B  —  h.n'\>i>  :  B  —  r'\f-{ 

•l    :]   O  B  —  n-».°/A>   :    B.  ^ 


ils  n'eurfiit  point  de   mot  a  repoiidre.  "  Je  Icur   dis  :  Getto  cliosc   ({Ut!  vous     w 
faites  vous-memes  n'cst  pas  boiiiie.  Dans  la  crainte  du  Seigneur  n'iiez-voiis 
pas  (loin)  de  Topprohre  des  peuples,  nos  ennemisi'  '"  i\Ies  freres,  mes  enfants    m 
et  moi-nieme,  ce  que  iious  avons  prete  (eii  fait)  d'or,   de  vivres  et  de  ble, 
nous   (le   leur)   eii   l'aisons   reinise.   "Je  leur  dis  :  Vous  nun  plus,   u'exigez    n 
pas  (le  paicment  de  leurs  dettes) ;  restituez-Ieur  aujourd'hui  leurs  cliamps,  leurs 
vignes  et  leurs  enclos  d'oliviei-s;  raclietez  leurs  uiaisons  et  reudez-(les)-leur. 
'"Ilsdirent  :  üui,  nous  leur  reslituerous  (tout),  conini«'  tu  nous  (l'as)  ordonne;    i-' 
c'est  ainsi  (|ue  nous  ferons;  nous  ne  leur  prendroiis  rien.  .I'appelai  les  prctres 
et  je  les   lis  jurer  d'accoraplir  cette  cliose.  '''Je   secouai   la  frange  de  inon    i; 
vetemeut  et  je  leur  dis  :  Que  le  Seigneur  secoue  aiasi  tont  homme  cpii  n'ac- 
complira  pas  cette  cliose!  Qu'il  sorte  de  sa  maisou  et  de  son  travail  et  qu'il 
soit  secoue!  Toute  l'assemblee  du  peuple  dit  :  Amen.  Ils  glorillerent  le  Sei- 
gneur et  ils  aocomplirent  cette  chose.  '^  Depuis  (pie  j'ai  etü  constitne  leni'    \\ 
prince  dans  le  pays  de  Velioudä,  (depuis)  la  vinglieme  anni'c  de     Arlasasta 


702 

■I-  ■■■  (DM 


TROISIEME  (LIVRR)  DE    EZRA,  XV,  15-in. 


'62] 


(nh:'"Py  ••   ix'rhf"'  ■   »li  •■   hMMfl  •  hT"!  ■   ily'M'tt  :  tx\M\  :   «^Vf-VJ  : 

fflV/^'h.  •■  "k'rM'ao-  :  J.hAJi  :  flJfliJf.».  •  inmCA''/.  ■  Uf  >/•  :  ^,/l•S.  • 

i-  ^.y.'n-  ■■  «n/A- :  y.'t'M'  ■■  -j-n-^i^  ••  in'  ••  ai-tii-  •■  "J-nc: ■■•■   (dvmiü-  ■•  ?iA  =  ffn^h-  ■■ 

'Vltf  :  ^Jl'.li-.f."  :  ri)WA"«'-  •■  «»Ahlril-  :  A"/nf:  ••  ?iA 

Ä/ThU-n  :  ?iA  •  ()fl)-.e.v  ■•  'Z'?!'!-  ••  fli:'.'/'A  ;  nhrt.  •■  hA 

IS      rDH^.I'inc  •  A.Ajt'.V  ■•  IIAA  ••  AAH  •■  AU'/'  :  hWi"/- 

-I- « (o.hl:^  ■■  uy.l'iiu:  •  a./-  :  mmji'.v  =  aa  •  'in'i: 
II  A  •  A.A.C'.  ••  ixfiffn  ■  hil-.e.-  ■■  *xirö'»-  ■•  A')i'>'|:  •■  /irun  -    •M/h/.j'.  •  ?l"/ll.^  :  il 

lA'Vi'.  ••  WA"  ■■  H7nC^  ••  All'}'!:  :  .L'U-n  :•• 


/'/^nh- ■•  ue  :  'i\T(»'t\\'  •■ 


1.").  fljöDWV-vn  0  o  U  --  +.e.y"i- :]  <D.(..s.<in-n  =  l>  —  in-v-  0  o  H  —  >i'/"4".eö>'  ■  I>      >.»in.e  ■ 

A    fflfli..^}»'«!»-   :    I)   rn<D,P/V'/.    :    «»mr.'l'V.    s    A    Vr'/t    •■    h/li.'i-    :]   "  \i  flllfV    1   IJ  —  .s..^cin 

<fi»  I  A  —  mjlj'l;*«»-"/.  ■■  1-iMAni-  :  '\ftA.I)'(in-  :]  o  H  —  <ny.,l>-J"<i"-  !  I^>l/')ll|■^  i  l>  —  »1"V(>-  :  l>.  — 
10.  H-Vt  1  },/.Vl-  :]  ll".<:'i:^-  :   15         «ntf-n-  =  .(••l:'Vr  >  ...  "/HC  0  o  l>.  17.  (Hl-ilirt-  :   I)  —    IftP  ■] 

WV  I  .V  —  mW-lvao.  i]  Vi^rt-<ii>-  :  r,  «""^^^ill-  s]  o  ]{ —  ft'Vnc  =]  rt"/ll/.  ■  ft'VII/.  =  l>  —  hm-.V.i  > 
A,  "iiB-Ki  I  B  —  y">i^-  !  fl>:iii"0  0  iif'»;!  '  H  —  .Rrtfip.  :  R  —  "V'i.e.p  :  R.  —  LS.  lu«"  s  .*  i  R 
—  mtiKn-U  •  hH"lb  >]  iD),i\"lb  !  J)  —  rt,|-  0  o  R  —  ",/••■(:  :  J{  -  «»i'öA  :]  o  R  —  ■•/(WC.  0  mv 
Ol'i:  !  R  —  9ö?>i.  ■  A  —  >,.:',uv"ii-  :]  iih.;ii»'/'"»i-  :   R  —  >•>/">.«•>•  :  R  —  rt.0.ß  ■]  Art.0.i'.  ■  R  — 

All"//:  :  <1.-ll-ll  ■]  Ah-liU-n  >  R. 


jusqn'a  la   trente-dcu.xiemc   ann^e.  (cn   lout)  doiize   aas.  nies   freres   (>t   iiu)i 
dcpuis  cette  (cpoque)  noiis  ii'avons  pas  mange,  (le  pronant)  au  peuple  par  vio- 

15  lence,  lo  pain  des  gouvcrueurs.  ' '  Mais  les  gouvcrneurs  anciens  qui  m'avaieut 
precede  les  greveronl  (de  chargcs).  les  depouillc'rent,  Icur  prircnt  le  pain, 
le  vin  et  l'or  par  (prelevemcnts  de)  quaraute  didrachmcs  d'argent  i\  la  fois. 
Leurs  enfants  aussi  s'iniposercnl   au   [iciiplc  et   le  depouilltjrcnl;  mais   moi 

iii  je  ne  lis  pas  comme  eiix,  parce  qin'  je  eraignais  le  Seigneur.  "' Lorsqu'ils 
fireut  les  inuiailles,  ji'  ih'  lis  ai  greves  d'aucune  (charge)  et  je  n'ai  pas  acquis 

17  (leurs)  eiiainps.  Tons  nies  enl'ants  (etaient)  röunis  la  jiour  ronvrage.  "  Ccux 
qui  vini'ent  la  pour  Touvrage,  .luifs,  ainsi  que  tous  les  princes,  et  ceu.x  (|ui  sc 
ri'unireiit  lä  d'cnirc    IfS  peuples  (qui)   nous  envirounaienl  etaient   envirou 

I»  Cent  ciiiquanlc  Immnics  niaugeant  ä  ma  table.  '"(A)  ceux  qui  Iravaillaienl 
(nous  donnions),  cliafjui'  jour,  (comme)  nourriture,  un  bcmif  et  six  luoutons 
gras;  le  bouc  elait  reserve  pour  nioi;  nous  leur  distribuions  ii  tous  le  vin, 
tous  les  dix  jours.  Alors  qu'il  y  avait  autant  de  depenses,  ]>•  ne  cherchais 
pas  par  violence  ä  Icur  prendre  la  nourrilure,  parce  (jue  la  servitudc  de  ce 


[63]  TROISIKME  (LTVRR)  DE   'EZRA,  XVI,  1-ü.  703 

X.'/  «     flJAÄVl-  !  -VltP  ■  rtT-nAT  •■  flila"/"  ■  h'iU  •■  .f.nA-  ■  '>Ö->i  =  VJIAIK  ■■       ' 
nrh^A^  -•  lO'ti'l-  ■  h.hHh  ••  O0!f:h  ••■■  ho^'iUfl  ■■  ■l'^M-  ■  rh/.  ••  h"»-?  •  y. 

'ia.?h  ■  indh  :  hjnt:?.  ■  Mh  •■  h.y.)i/\h  •  y.hxih  •  -vith«» ^  ■■  m^.y:h  -.  h 

A.I)-    •■  Ml'  ■■  A.yiV'J-  :  itx'l'r-l'  ■■■■      fl)h<wi|  :   l-nA  •■  «"KV/i'P  :  'frti'"''/^  •  ttiO-il         ' 

'nöMh  •■  inhun'.-i  ■■   WiUh  •■  LUmh  ■  hll-h  •■  y.hl'h  ••  h/A'-lh  •■  htf» 
XVI,  1.  ny"";  :  I!  —  nv-riA-r  :  B  —  <i>/ii-n^  :  A  —  a>i"i.r'  •■  A  —  "/«cp.»-  =  A  —  fnh.ii:tt.  ■■ 

■Vl»-^    :    '\flrt.V    :]    O    B l-l-Kh    ■■    B  lDfl»->,/-   !   AB   —  ••i-IX   ■■    1>  h..f'Pl'">  :   A  '^'''iV   •■    B. 

—  2.  rtvriAT  :  B  —  i.i^'r'  •■  B  —  ,('.-nA  :  B  —  v'/m"/Ah  :  B  —  nwi'l'A»!  =  B  —  ",i>.v:  =  B  ^  >, 
«••••'/■/.•rt  0  <n>iö»-Vrt  :  B  —  .e"jn<.  :  B.  —  3.  Mi.  ■■  vil,»'«»-  :  B  —  "itly.h  ■■  "/rich  :  B  —  ati.v.h  -. 
B  —  ^•l■n^.>,  ■■  B  —  afhr'titmh  ■■']  m-hi\im},  :  B.  —  4.  >,f:iiöi-  :  uiy-i-  0  o  B  —  ami-  :  iioyicoo.  : 

B.  —  5.  ;V'/"Of  :]  O  B  —  rt.VnA-r   :    r>  —   fDAK  ■■  B  —  tOh9"Ah  :]  <l><f.V<H  :  A  —  imKibiS.  =]  111» 

<llrf.    :    B.    —    0.    ■/•ft9"'V.>'    :   A    —    .l-oyilCVlOO-h     :     A    —    ^MK-    =    1>    —    "■/'VA.lh    :    B    IVllV«?.    : 

B    —  >,■■,;•    :]    >,',1-    :   B    -^  fi^th   :   B. 


peuplc  etait  pcsaiite.  ' "  Souviens-toi  bien,  u  Sciyiieur,  de  tout  cc  qucj'ail'aii     i'J 
pour  ce  peuplc. 

XVI,    '  Eiisuite,  lorsquc  Sanäbelät,  Tobyä,  Gescham  TArabe  el  tous  uns  xvi,  i 
einieniis  apprirent  que  h\  muraille  avait  ete  rebatie  et  qu'il  ue  rcstait  cii  i'lle 
(rien)  de  detruit,  ils  l'urent  consternes  et   leur  aine  ne  lesta  pas  (calme)  en 
eiix.   Ce   joiir-lä    noiis    n'avions   pas   eneore   placi'   les   ballauts   des   portes. 
-  Santlbeb'it  et  Gescham  me  deputerent  (des  messag-ers),   en   disaiit  :    Ncnez,       •> 
rasseniblons-uous    ;\  la  campagne,  dans  un  village.  Quant  a  eux,  ils  avaient 
projete  d'exeeuter  un  mauvais  dessein  contrc  moi.  '  .Moi  aussi  je  leur  deputai      n 
des  messagers,  en  disant  :  Vu  (|iie  je  fais  un  grand  (uivrage,  je  nc  puls  pas 
maintenant  deseendre  vers  vous,  afin  que  l'ouvrage  ne  soit  pas  interrompu; 
(mais)  des  que  je   (l)'aurai  aeheve,  j(?  desceudrai  vi-rs  vous.    'Ils  nie    lircnt      '< 
dire  cette  parole  quatre  Ibis;  moi  aussi  je  leur  lis  diir  la   nienu!  (leponse). 
"  Sanäbelät  me  deputa   la   ein(juienie  t'ois  son  lils;   il  m'adii'ssa    |iar  lui   une       t, 
lettre  qui  n'etait  pas  cachetee.  ''La  lettre  disatt  ainsi  :  ()n  a  appris,  cliez  les       '■ 
peuples,   que   vous  avez  projele   avcc   les  Juil's  de  l'aire   une   revolle.   C'esl 
pourquoi,  tu  as  rebäti  toi-inemc  la  muraille,  alin  qu'ils  t'elablissenl  leur  roi. 


704  TROISIKME    LIVRE)  DK    EZRA,  \V1    7-12.  [ü4] 

h  ■■  y.ti-tt'tt'h  ••  nh,?<ftM"h  •■  «i.cnA-n  ••  ^l''^l^•h  ■■  ny.ihy,h  ■■■  tin'Mi.>.>x  ■  io- 
h  '•  i^itich  ■  'vnv.^  "  rt^>l^/n^Jl^  :  'i(\Knh  •■  in  •■  nr'h  ■■  mih  ■■  vi 

«    /.h  "  *mhrM  ■■  /\Mv  ••  ■'ilUh  ■■  h'i»  ■■  K'flA  ••  h)ih  •■  h'fo'Uh  ■  YK'h  ■  \\\\"" 

■■'  h  ■  V-flAÄ  •  h'i'i'h  '■  u1\i.'rch  ••  hTfi^-ntih  ••■  v^AlrJö^••^» :  •■|•^^:o>»•>.^  :  Ki 
nh  :  'i'-ttti'h  •■  ';y:)n'rao'h  ■■  hy.*i'.iro»h  •  ayi^xMxaoh  .•  ^fly.^  :  \n\h,  ■■  "in 

I"  /.^  ••  wy'hM'/.h  •  hyc'ö'd'h  •■  hy.'llVh  •■■  inf\M\'  ■■  M  ■■  I1.I-  ■■  ft."W-  •  '"A 
y.  ■■   'JA.'/  :  «»AP.  ••  "i.fn'i.fi\   '■  }yt\f">  ■■  l»'h'l:  ■■  il^til»-  "  "»>iö»'>|:rt  •■  .l'-flA-  ••    > 

nh  •■  [\A-  ••  ?i"/ii.^-nrh.(:  •  <»>(W\}"  ■■  A'.'"!»-  ••  «»«»'.rt  ••  rt»>i.j?r:^  ■■  "■•'v/-  ••  aa 

II  A.'/  •  TU-  •■  ^'.»».Ji-h.  •  A.A.'J'  :  A(*A.h  •  fl».t','|-'|-A'h  ■"  mh9"-\\  ■  ^n-A-rt»-  :  /wV-  : 
'n>iA. :  »Ji^/n  ••  M  ■■  m-K'  ■■  (itOh  ■  ai't\l'  •  n.'l-  ■•  ath'rl^'^n  •■  «»//i.e.«»  :  h'JA  :  Ä. 

'-   .('.(i«»-?i  :••    fl»vr>-  ••  hy^fffCAv  ••  iK/n  ••  ^.<<.v«»  •■  ?l^ll,^•nr/1.(:  •■  A(>A.e  ••  ^n«"  •■  /" 

7.    ll/h   0   ■ll'//:>,   I  -Jl/h  !   1>  ^  >,+y"rih  :]  "/,V"tl  :    l>     -  '/ILi'-lh   :   A  .l'-rtim»,  ■    ll>i.l'<.OA.l<">,   i] 

^■■/•ric  >  ?i.v<.ort.y"  !  B  —  at,e,-tn\-h  ■■  >";■»■?!  ■•  i\.i:oy,h  ■■']  m^-nr'h  =  fth.i'.ih.eh  :  H  —  •»^^h  >  'V^'"/ 
tir.>i :  inv.h  >]  o  15  —  <n>i«">,)i>,  :]  o  l>  -  VAMD»  .1!  vn  •  yir')'  ■]  .t'.ii.'/m}"?,  =  lonr'  ■ 
B  —  '/■;(:>,  :  15  ri/.h  0  c  «»>!<"•  =  ^)>>i :  vo-  ■■  }:n.'/.h  •■  •••nA-ih  ■■  ■^l\•^.  ■  H.  —  8.  >,ii"/>i  =  \i. 
—  9.  )(Mui>'->x  0  (»;>vi.fi}»«»-h  •  ti^A^io»-  ■■  l{  —  Viirt-v.h !  I>  —  uy.ivrti»- !  A  —  JD■m/^^<l■••  =  A  — 
"i-n^h  ■]  vv/.  =  H  h>\v>in>.  !  A  —  >,.e.ö»-f  '  li.  —  io.  >,■/  :]  (<  1>  -  "■/.rt..i'.  :  A  —  JiiA  >  B  — 
"im^ftA  >  B  —  »!>•>,*■/.  1  B  —  ,iiö(i>-  i]  <l--f.(rv  ■  H  —  to-i-hur  >  A,  wv^i.'lP  i  B  —  AV-^t  s  «•» 
<>Äfl  "]  o  1^  —  'l»h.^n>-  >]  mVO-  !  B  '\OA.7  ■]  '\dA.'/  !  B  —  AdA-V  i]  «  flJ^V/.V.  i  riJ-VI:  '  «n.Rfl. 
AV.  1  B  —  m->,./.-;A'>i  ■  B.  —  II.  >»ii.A-<i»-  :]  rrniA-  •■  B  — irti««'  >  M  •■']  11V10»  >  A,  ii.riia  >  B  — 
UhV  :]  ('  B  «i|ih  1  <i>ft/-  :  II.1-  0  ll'i;^  '  <»>il-  '  ll.r  ■  B  —  miby.in  ■.  \,  m,uy.r  ■  B  —  hVft  ■ 
7...i'.(l('>->.  :]  "  l{.  —  12.  m;'i>-  ■■  h>><"'(;ii-  i]  mh>,ii»r:ii-1i<»'-  ■  B  —  >i<"'  =]  "  B  —  K/i'/V  '  B  — ^  >i 
du«   :  t/IIC  ■  //'A  >  '/tt.y.  '  AAA.f  0  "   A  —   i»ri>-n.»'n    I   B  —  «urtVilAT   >    l>  --   Ortll-  0   tiihiiU-  •    B. 


:  '  l'^ii  DUtro  lu  US  iuöliluij  jioiir  toi  des  J)10](1i('Il's,  afiii  qu'ils  proclaiiiL'ul  daus 
Jerusalem  et  qu'ils  disent  :  (Un  roi)  regne  eii  YehoudA.  Maintcnant  vcnoz, 
afin  que  lums  dcliberions  coujointenienl.  Siiioii  nou.-^  lernns  iliro  au  roi  cciXr 

s     cliose.  '*Ensuiti'  je  hii  deputai  (des  inessagcrs),  cn  disanl  :  Cctte  allaire  n'est 

'.I  pas  teile  que  tu  (la)  dis;  c'est  toi  (jui  (la)  tircs  de  Ion  imagination.  '•' Vous 
tous,  vous  m'cpouvantez,  en  disant  :  Fatiguons  leurs  mains  et  empö- 
cliuus-les    de    l'aire    cel    ouvi'agc.    Mais    maintcnant  je    l'ortiliai    nx's    mains. 

hl  "M'entrai  moi-meme  dans  la  luaison  de  So-mey,  fils  de  l)(\k^liä,  lils  de  M('läliel; 
(•"etail  nn  eMnui|ue.  (^)uant  ä  eux,  ils  (me)  dirent  :  Mnirons  dans  Ir  lemplc 
du  Scigncur  et  l'ermons  la  porte  du  sancluaire;  un  n'ouvrira  jias  ccHe  porte;  . 

11  (cn  eilet),  voici  (pi'ils  viendroni  la  nuit  vers  toi  (pouri  te  tucr.  "  l'iUsuite  je 
leur  dis  :  Quel  est  riiomme  cumme  moi  (pii  ait  fui  et  seit  cntrö  dans  nur 
niaison,   ait  eciiappö  et  soit  (rcste)  vivant?  OuanI  a  nioi,  je    n'entrerai   pas. 

1:!     '■Voici  que  j'ai  sn  que  Ic  Seigncur   nc   l'avail  pas   envoye  vers   moi,  panc 


,1) 
'"in 


15 


i: 

IS 


[65|  TKOISIKME  (IJVRKi  DE     EZKA.   XVI,   i:^-l'.i.  70:, 

hvcirao. .  (Dhim:  ■■  fi^/» :  /iii-e  ••  a./-  ■  hrm  -.  h')/"i:  ■■  chM  ••■•    ihIkvo»-  = 
vn..i'-  =  "»AKA  •  H'A'  ■  '/n.e-1- :  h^  •  hv-  •■  ,e.^t:<n»-5'. «    ru^.^'/"/  •  ^^'/r-f-  •  h 

>  •■  ^.CV'  •■  Vf'A"fl'»-  ■•  h/liH-n  •  ?iA  ■■  ()fl»-.f.'>  ■  rn<<.fr4.e.  .•  d.CO-  ■  rm/.'/"m>-  •■  A"/ 
h'%/.  "     atOTx'^n'l'.  •■  tm'föf\  ■■   ViVWi-  ••  ""?v^\W'\'  •■  -Tin  :  in-tti!  ■  ?iA  •■  fWi 

Oi'^,'  :  'MVyi  •■   (Ml.l'.f-  -•  JC.«>->'|  ••  ("Hrn-nj?"/,    ••   ^fm^h-    ••  A(VA.ir«"-  ::     Tift/w    :    n 
H-:'»'}  :  h'/'A-n?»  :  jL'.U-P|  :  ?»A  •  '|v/D,hA-  •■  '/'ftA.|>'<"»-  :  Äft*/"  •■  Jiö»i;-  '  fl»-h'|:  • 

Arth/^JP  :  flJA.f.  ••  "//;.,/>.  :  oipv/iV'J  ••  <"AS.  ■•  hio{\([  •■  AWAI-  •  "7.rt,A.'/'  •■  m^ 

■I'  ■■  M'^f',  •■•■    low^'M'i,  :  iiv- !  i'.n<.  •■  n*.f."Xf  •■  fl» eA/vhfl>-4.  ■  v(i.n  •  ii, 

13.  "hVCAfa"-  :]  "  <n>."/IU:  =  ft'VflMo"-  :  (0>,7.7.  :  ß  —  (»>,•/■»(:  :  l>  VK"'  =]  "htiU"  :   \'>  —  h-^ftC  ■■ 

B.  —  14.  (BfivdAT  !  1>  —  '»rtrt.v/.  !  I>  —  "nyy-'f  '  A  —  mAV'v.cf  :  ...  .('.».r:«»-'/.  •]  (nrtv-v  ■  ir/(i..i'.ii  < 

(D-h9"ll    •■    ->.e°/}Pö"-    :    rt>.AVl1:   :    »lll'l^-   :   >irt   :   .P.7.r.<in'/.  :   15.   —   15.  "i/.VI-   :   A  —  rtWA««'-'»-   :   >..rt"A.   : 
B  —  (IvmK  :]  '/«OH   :   A,   ll:'.y"n    •■  mu^'l-y.  :    IJ.    —    Jd.    m)>'/  :  Cn   0  m>,ll'-ll  :  B  fty"0-  :]  (I  irrt"«n-  : 

B  —  Od  :]  8«:^  !  A  —  hai:V:i  ■.  A.  "lO»-.^"/  =  15  —  hV'^V/  :]  n  )<'/  ■■  l>  —  1/.Ä""  0  (i»;<{.ä"''  ■• 

B  —  .RM-    :]   «B-M-   I    A.    —   17.   rDn>iTM.-    =]   (l>i"7"/J:   ■■    \>    —    .t'dll-/     :]    IV.».»    :     B    —    anH,1,(,:^-    ! 

B  «Tfl.C  :  A  —     >,rt    :    t',li(n-<.  :]   >iy"-Jfl    :      l>  "in.f.l'   :  H    -     (nlKI'd.eV.    :    .I'<'"«>1.    :    '^ftrt.lr<l■»•    '] 

(r.VH.fl)-<.    :     Jltlh    :     AA.ir<«o-   :    1>.    —    IS.     (lll-VV   :  A   —    y^tlt^O-    ••   B  —  rtn)T."/.l'   :]   nil.-/.f   :   A  —  M- 

Ji.  :  B  —  hto-hH  :]  (ohm-ifii  :  B  —  °7rt.A."7  •■  B  —  nft"V.S-  :  B.  —  19.  tninuf.f'/.  ■■  l'V-  =  .('.'/"K-  = 

(!*.«:•"*?  :]   O  B  —   VHn   :]  mXm   A   —  ll.>ilh'/.   :  B  -      .('«'•»>,.  :     /ILf   :  <n;U.   :]   d   B  —  .l'/lCon-V.  I   B. 


([ii'ils  avaieiit  prophetise  les  paroles  dun  propliete  coiitre  moi.  Tobya  (et)  Sanä- 
l)elä)  ont  slipendie  (cet)  horame  contre  moi,  ''alin  (|uc  j'aii- peur  d'eiix,  quo 
je  mo  fasse  une  inauvaise  renommee  (et)  alln  ipie  je  ine  di'slKninrc  moi-meme. 
' '  Souviens-toi,  ö  Seigneur.  de  Tobyä,  de  Sanäbelal,  de  toiit  ee  qu'ils  onf 
i'ait  contre  moi  aujourd'lmi,  aiusi  que  du  propliete  Xou'ädya  et  des  autres  pro- 
phetes  qui  (voulaient)  mepouvanter.  '''Nous  avons  acheve  la  muraille  le 
dixieme  (jour)  du  decroissement  (de  la  lunc  du  niois)  de  'Ayioul,  en  cinquante- 
deux  jours.  "11  aniva  que,  lorsque  nos  cnncniis  apprirciit  (cela),  tous  les 
peuples  qui  nous  cnvirounaient  eurent  peur:  ils  eureiit  peur  rxtremement; 
cela)  epouvanta  leurs  yeux.  ils  surent  ([ue.  gracc  a  notre  Dieu,  lOuvrage 
avait  ete  acheve  ce  jour-lä.  '' Eu  ces  jours  plusieurs  notables  de  YehoudA 
firent  de  nombreuses  lettres,  ([u'il,s  adresserent  a  Tobya;  on  leiir  apportail 
aussi  (des  lettres)  de  Tobva.  '^  En  elfet,  il  y  avait  bcaiieoup  (d'lununics)  pariiii 
les  gens  de  Yeiioudä  ipii  s'elaient  cnnjures  avec  eux,  parce  (pic  i'robyä) 
etait  le  gendre  de  Sakenyä,  lils  de  Arähe,  et  (juc  ^'oliaiiän,  son  lils,  avait 
epouse  la  ßlle  de  Meselcm,  iille  de  l^asamada.  ''  Ils  raconlaieiit  dr  binincs  vj 
(clioses)  devant    moi  et    ils   envoyaient   (des  uiessagers)  parier   di'  lui;    ces 


IN 


P.41'1!.    Oll.    —    T.    .XIII.   —    1'.    •">.  'iü 


70(i  THOISIKMK  (l.l\  IIK    \)V.    IV/AW.   XVll.   l-ö.  [m] 

x\ii,  1       *fli»iv  :  >i{'".e.*'V.  ••  »//rJÄ  ■•  Ä/.vl-  ••  (»h'i'T'n'  •  •'i":^/-  ■  (n'i.r'n-  •■  «Äm-i- : 
h  ■  im:  •■  fUi.t'<.«^A,i>"  :  ^ift^w.  :  flj-?i'|:  :  'n?«rt.  ••  /.'l'ö  ■•  mhA^.!;'«"-  ••  <f./:.iJjp 

.'i-C'iai.  •  ^','*X.'/  ••  AAi.V'<.«^A.'/'  ••  hAh  :  ao'\"l  -.  fl,h,l'.  •  ffoOM'  •■  iitttth  i  rt) 

'i-1-<.  ••  •s":''/:'/  :  fli^/nO/^-nx  ■■  a.a.'/-  :  .t'.h.s.  ••  fl»'A/-  ■•  Ai,v'<.AA.r  ••  •n?»A.  •■  n 
hA.  •  riA-n^'i." :  mti^Ao-ti : hi\  ■•  htinn  •  wa-««-  •■  n+^v/"  •  ^njp/.i»'««»-  ••  ,i'.(i. 

'      '|:  :  fli,eÄ"W>-  ••  ««ftfl  :••    htif"  •■  OOS'-  ■  OU'. :  f^-M:  ■■  <n/.'Vn  ■  at.lni'ttfi  ••  ?iA  :  .f. 

•      ViK-  •  (»•A/;;i-  ••  i'i^J'J  :  ö»^An  :  U.M}^  ■■  h-ttS'l'  ••  'JS.  ■  in-t\l::i'  ■■    amy.?  -. 

'h''m.htt.ii,i:  •■  at'M'  ■•  A-nv  •  «•^Ai;in?ih}"ff»-  ■  Av^A••«I»•  .■  .iriin  •  rwA'j 

X\  II,  1.  «ojiV  i]  (»  B  —  ^/.'i:^-  s]  "7V<f..e  '  1>  —  (Bh+yy  :  r-il-  !  B  —  o»'7.y">i-  >]  m'^+ll-  ■ 
B  —  0««>'^  :]  «njKXn-'r-  ■  B  —  »DuollVV •Vi  :  ß  —  mfi,l"l'..V/  ■]  "  B.  —  2.  WMIini}"  i  l>  —  >i-^- 
f   ■]    A>>>f    :    B   —    «DfthVVy  !    B   —   VIC.   :]    ll./.-   :  B  —  a>^^)^■|:^/.  i   B  —  /.-^-{i  .]  ((  ("•>,■/:  ■  B  in.l'. 

A..Rrt-  >  >iy">  1    nil-;!»  1  B.   —    :>.  hV^-Xyli    :  A   —  «0.+^   ,]    u.<^,J.   ,  B  —    OAt.V.  0  <l  iDXIMi  1    B 

o"OAt  0  """"VAt  <  B  —  öO(D.  1  B  —  m.|-(<-  ■•  AB.  Dill.,  Le.) .  —  -rv-tv  =  B  —  «Duo-^i^-dy.  i 
B  —  ii>-n»-  -•]  o  B  —  -njirt.  1  -iiTin.  ■  n*-n<{.(.-  0  >.-/ii-i'-o'>-  ■  B  —  iow.af{\  ■  B  —  M-n-n  ■  B  —  .« 

II.-;-  =]  A.l-  =  .•'•II. -I-  :  B  —  toynuh  '  B  —  «^^n  >  B.  ^  4.  ",ii..i'.  :  11;/.  :  B  —  .ft>,-t  i]  o  B     -  <d 

.■»l-ll-llll    :]    «O/ll -11-11    :    B   —   >irt   ■  .1'."/-Il<.    0   "  B  ",.S.    ']    in'^.S.    1    B.    —    ">.    A-df    0    0  B    —  «oti^n» 

<■"• :  ?„iiiiii  ■■  B      Av-A-r-  0  o  B  —  iiii-v-A-j!  0  mihnt\h  ■  B  —  •i'.e.r'^i.  =]  •(•.e.}»"^  ■  B  —  nii 
>ij:-j-  !  A,  (itr'ir:?-  :  B. 


(lerniers  lu'appoitaient  iscs   paroles)  et    lui    reportaienl   aussi  mes  paroles 
Tol)y;\  envoyait  des  lettres  pour  m'epoiivantor.  Ä 

xvn,  1  '  Aprös  (jucles  murailles  eureiit  ete  rebäties  et  ([uc  j'i'us  pose  Ii'S  porles. 

i!  j'ai  iiisliluedes  portiers,  des  cliaiitres  et  dc.^  levites.  -.l'ai  ordoiine  ä  llanänyä, 
inon  frere,  et  ä  llanAiivii,  priiice  de  la  villo,  ii  Jernsalciii,  parcc  que  (ce  der- 
nier)  etait  uii  lioinme  droit,  que  lous  deux  etaicnt  (des  liommes)  ciai^nanl  Ic 

3  SeigiiiMir  et  (pi'ils  valaient  mieux  que  heaucoup  (de  geiis).  '  Et  jr  Inir  .u  dlt  ; 
Pri'iiiv,  garde  de  ne  pas  ouvrir  les  portes  de  Jerusalem  avaiit  la  ciialeur  ilii 
solcil.  IV'udaiit  le  jour  feniiez  el  venouillez  leurs  hattants;  peudant  la  iiiiil 
(|ue  Ic»  gardes  pareoureut  .lerusalriu,  cliacuu  a  leur  tour!  (Juc  les  homiiu'-^ 
([ui  sunt  sentiuelles  passeut  tous  la  miil  devaut  leurs  maisons  et  qu'ils  rcii- 
(liiiit  severe  (leur)  garde!  '  Ku  idTcl,  la  ville  etait  grande  et  vaste;  les  gens  ([iii 
V  demeuraieut  ötait'ut  jhu  non^brcux;  personne  iie  batissail   cnoini'  dr  niai- 

0  sons  en  cette  (ville).  '  Le  Seigneur  mit  dans  mon  cceur  (l'idee  d'un  recense- 
mcnt  genr'ralj.  Je  rönnis  tont  le  peuplo.  scs  grands  et  ses  princes,  pour  (les) 
(li'nuinliror.  Nous  nons  sommes  aussi  asscmbles ;  nons  avons  trouvi5  un  livre 


^ 


[67]  THOISIKME  ((.IVRE)  DF,    'KZRA,   XVII,  (1-23.  707 

•v°A*  •■  «i-fti»"».  :  nr/otn-  ■  flie-nA  •  'wj'.vh^.  ::  ?,A-  :  ?,m'-'>'|:  !  {\{\h  ■•  -n 
r/i.f:  ■  iAt\n  •■  ?tA  :  "/fn-  ■•  h'r-w  •  i'Lmm.  ■■  ?,a  =  hv-ixt^a»-  ■  vn-hAVi^r:  -• 
'J7-U'  ■  nn.rt"'^  ■•  (»hicn.  :  /..p^-i^rt,'/* :  fli-n,h.j?ö«'-  ■•  y.o-y,  •■•■  wa"«»»-  ••  ?iA  ■■ 
M-m.  :  m-rt'f-  ■  hinvArav-  ■.  «/"^a  ■■  H<-nn.A  ■■  m'rM  •  s'-fiö  •■  avifWrv  ■.  Wi 
irr.e  •  rne.,/,ir,ev  -•  in,\^,"iM"  ■•  mwtr^ih.i»"  •  io(\(\i\'n9"t\  •■  m^./..y,M  :  (D^cn 
^ny.  •  afiihr  •  «»-nr^v  ■■  «»'/»'r-rtt: "  ?.a-  =  v^A-k  •  (>?.<»•  •  ?,'/"/  ■  ,Ti,'nn  ■•  ?irt<{  ^, 

A  •'•    fl'P.'fc'l!  •■  fiW.Pfi  ••  ßt  ■  fl'«P  ■•  <«(.?<»e  "    fl'^. '/."!'  :  rt'i-Ty  ■■  yx  ■•  fl'ff«'e  - 

(nüfot/)  ::  *  y.'k't'  •■  H'l:  •■  xt  •■  m-i;  -     p.**  ••  IM'  ■  vjf  •  in^^mx  a  *?.4;'i'  ■•  Itn.  •  i    '    i^ 
itV  :  ay/ittix  '••  *^«i;'l'  ;  htxi.y:  ■■  'Ar  ■■  miy  •.  rnyjriie  «     ^4:+  :  hF'>,.'f'9"  •    ''  "" 

if  :  (Dxmi,  ::  *  ft.^J.^  :  ni«/i  :  Äf  :  (0X10%  '.'.  '  «:.«fe«(»  ;  «i.ft.'J  :  %f  :  (» VtDÄ  ::  *  ^ 
«ft'f'    :    hmCn    :    Ii;inl4'e  J   iün-i;    ::  *^«/;+   :    ,h.rtir  :    riP  :    fl)y?fflx  :!  *J?L«I;'I'   • 

(i    >,'i:rtft>,  :  15  —   V-IHiäVZC   !  A  ~  inilWi.C'"»-'/.  =  H    —  '.  >.i)7V.ir.i"-  .-  A.  h'iVvii»'«»'  !  I! 

—  m'i.h'i.V  >  15  —  mtiilCf  ■■  \i  —  (D.P.Wi'^.yV  '  B  —  m,l«."7>. "/  ••  H  —  m,h."V'Vy"  0   n  mhAfi'iV-  ■■ 

i;  —  imior.HTn.'r'  0  0  1>  —  mnAW'ir'h  0  nAn"V!'"n  :  A.  «niAfivr'ft  =  J{  ^  <D'i:^..s.fi  ■■  B—  aj^ 

f:(|"l.i',  :  r.  —  «nViri»"  I  B  —  «nilrt',-  :  V,  —  «»«■•ft(f.r:  :  i:  («"'rrtC  :  hrbr.)  —  ••|--A'(i  =]  o  B  —  >i 
.Vttf  :  A.  —  8.  M.Gti  ■■  B  —  fl»<V"».<!  :  B.  —  '•    rt-f.c'.f  :  B.        10.  h.i-  ■■  B.  —  11.  i.",:*-"'!  =  A,  /. 

>,|öD.    :    15    (^.,1,^    ,    V»h-Il    :)   —  >,'(''-1(l>A.P.-  =    A   —   frt.ft    :    U.   —    12.    h.'\»l    •■    H.  —  Li.    n/.-.P.    :  B 

—  w'iati;  :]  rn;-i  :  B.  —  14.  x)!  =]  %y.  '  X-  -  1"'  iK.y.  :  B  —  ;jiV  :]  YV  I  B.  10.  %V  :  A, 
xv  I  B.  —  17.  h{\i..e:  •■  A.  —  18.  A\X'.:/.:i>r'  ■■  B.  —  lo.  no.e. :  B.  —  20.  )t,y„-i  i  B.  —  21.  m>(:"i  : 
B.  —  22.  •/.(>r'  ■■  I'..  —  23.  (i.ft  =  B. 


In.    II 
1.'.     l:! 


l'.i,  :iii,  ii 


ilan8  lequel  les  aiicieu8  avaieiit  deiioiubre  cciix  qui  rlaient  mouti's.  (]c  livrr 
disait  :  *  Ce  sont  les  iiidigenes  exiles,  qui  sotit  moiiles  (du  pavs)  oü  ils  etaient      r, 
captifs,  que  Näbonkadauatsor,   roi  de  Bälulon,  avait,  deportes  et    (cpii)   sont 
retournes  ä  Jerusalem  et  a  "^  clunula,  leor  pavs.  '  (Ce  soiiti  tous  ccux  qni  sont      i 
retournes  ä  leurs  villes  avec  Zarouhabel  et  avec  Yosa'e  :  Xaliainva,    Azaryä, 
Dahamyänä,  Ilemänem,  Mardäkim,  Ralsemämes,  Farädis,   Darbelay,  .\aliam. 
lie'enä  et  Mai'sar.  Voiei   le  deiiombrement  des  hommes  du  peuple  d'Israel  : 
"Lesenfants  de  Färi'os,  2.472;  '' les  enfants   de   SafAlyä,  :>72;   '"lesenfants  **.  !i.  i" 
de  'l'>ä,  ().j2;  ' '  los  enfants  de  Fa'ätämä,  de  la  descomlauei'  de  Yosche'e  de  Yo-      ii 
bäb,   2.818;   'Mes  enfants  de     Eläina,   1.254;   "les  cnfanfs   de  Zalouy,   845;     i-'.  i:i 
"les   enfants  de  Zäti,   860;    'les  enfants  de   liayou,  (348;  "les  enfants  de  i'i.  li.  n; 
Bebi,  ()28;  "  les  enfants  de  'Asgid,  2.322;  'Mes  enfants  de   'Adoruqäm,  G67 ;     17,  i.s 
'"les  enfants  de  Bagihvi,  2.0()();  -"les  enfants  de   'Eden,ü55;  -'les  enfants  1'.i,l'u,21 
de    AtärlA,  (Tdsl  di'    llezi'qyä,  '.)8;   -'-les  enfanis  dr  Kescni,  ;'.28;  -'les  eufaiit>    2-'.  j:! 


7(18  TROISIKMK  ([,IVRE)  DK     KZHA,  XVII,  24-47.  [68 

2.),  30   hlW'I'll-l'  •■  i'jme  :•■  ■  rt-nh  ••  ^C.e.'i-C?"  ■•  «».*<?./..  •■  mUVfi  ••  'Lv  •■  w^wr  M  *rt'fl 

31,  32     ^   :  ,IW..'"l  :  rm-nh  ••  %V  ••  0)^0*6  ::  *  fl-nh  ■  "o'n,'"l.t\  :  f  :  fl»Kfl»e  ■"  '  flQh  ■■  IL/; 

33,  3'.     A  ■■  (D.t^.  '.  f  :  flJ-ÄfflJ:  ::  *  rt-flÄ  •  S'-fl^  :  f  ••  fOHOie  h  '  rt-flh  s  «iiA?"  :  VV  ■■  fflef  •■  fll 

3.,,  3  ^  37  V  ::  *  f.il'l'   ■■  °i./.-9"   •  Vf  ••  fl»Ä  «  *  ,P.'J.'+  ••   /i.JP<JVl  '  i:«:  ••  ai\^(Dk  K  *  R«ft+  :  A" 

3s,  3j    ^.^.jp  :  flJrhS"  ■•  ?;«!  ■■  WiTfl'Ä  •■•   "f.'k't'  ■■  rtW  ■•  (nf.  '■  Ofuf.  ••  (Om  ••••  *  min)','-1''/.  •■ 

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11^2,-13  *^«^;'^  :  ^-rtlnV  :  VV  :  roßf  :  W'fim'L  •••  5^4:+  :  rh/:-!'"  !  Vp  !  fl'Vrn^  ::  r»A.*P'/J 
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24.  YV  I  fl)H  :  A.  —  2,'}.  7nW  ■  H.  —  2(;.  o  B.  —  27.  o  H.  —  28.  Wt-TC-V  .]  fUt  :  rt/«ro^.  . 
B.  —  29.  4'Cyhc.9"  '  (Ofl'A.i-  •■  mfu-fc. :  B  —  ro../-^.^  :]  .)v.<!-  >  A  —  %y.  >  m'/i  i  B.  —  30.  nmih  :] 
mm-fj/h  s  B.  —  31.  »i»li."7ft  i  B.  —  32.  m.n,e,  i]  ffl/h.eM'  :  B.  —  34.  'V.'^S'"  :]  h.A'lih  i  B  —  ifm^ 
V  I  m;#"  !  A.  mimiia>liV  >  B.  —  3.i.  >hi-9"  '  B.  —  37.  ft">J.^,f  s  B.  —  38.  hf,'  -.  B.  —  39.  at 
»uv^ft  !  B.  —  40.  h-VC  :]  n.AA  :  B  —  iv  !  <D.'/(DK  i]  :ia)S  -.  B.  —  41.  <.niiv  0  <f.rt./h.  :  B.  — 42. 
ihi-r'  0  >i.x.i»"  :  B  —  yymxmv:  ■■  B.  —  43.  n'PKr'fi^  ■  B  —  >ift  s  B  —  ••i.-'i-y  0  h.p.-.c  '  H.  — 
44.  m-hn  ■■  y.]i.9"<-  ■■']  'hi\  •■  \\.9"u.r'^  •  B.  —  4.').  moom-^-i,  ■  A,  m'^vm.V».  =  B  —  hmc.  ■  B  — 
rn.rt''V'V  :  B  —  hrti,rn  :  A,  >im.rn  :  B  —  r  '  ointo-r.  i]  jrtjmivfl);!:  :  —  4(1.  toMlh  >]  o  B  —  «t-fcV 
y  I  B  —  Ah  .  B  —  ,h<\.v.  ■■  B  —  vrihl-  :  B.  —  47.  -fe-v  =  B  —  ^.f,-,'  i  B. 


'2'i,  2.1  de  Bek,  324;  -'  les  eufaiUs  de  Ilaril",  112;  -'les  ciirants  de  Gaha'oii.  9."); 
2().  27  '"les  honimes  de  B6ta-Leh(Mii  d  dr  Netofäyi\,  188;  ■'les  homiiies  de  'Anätoii, 
■:».  2'.i  128;  ■**  les  hommes  de  "Azeniäwit,  42;  ■''  les  hommes  de  Qeryätürem,  Qälirä 
•30,  :ii  et,  BiMos,  743;  "'les  hommes  de  Harämä  et  de  Cab'a,  G21;  "les  hommes 
32.33  de  Mak(3mes,  122;  '-les  hommes  de  Betf^l  et  de  Gay,  123;  •'"les  hommes 
3'i.  3.1  de  N;\beyä,  152;  ''  h's  liommes  de  'lOh'un,  1.250;  ^"les  enfants  de  "Eräm,  320; 
■in.  :j7  "les  enfants  de  'lyäriko,  3'i5;  ''Mcs  enfants  de  LodädouyA  et  de  llaiio.  72!  ; 
3.S,  39  38  le.s  eid'anls  de  Sanäiiä,  3.'.)3().  "  Les  pretres  (qui  etaient)  les  enfants  de 
'lo,  VI  Yodäh(3  par  la  maisoii  de  Vose'e,  973;  '"les  enfants  de  'Ainar,  1.052;  "  les 
''•-!.  ''3  enfants  de  Fi\saknä,  1.247;  'Mes  enfants  de  llarAni,  1.017.  *■''  Les  levites 
((|ui  (itaient)  les  enfants  de  Yose'e,  (lils)  de  QadAmyAl,  (jni  (elaient)  les  enfants 
de  'KdonyA,  74.  "'Les  chantres  ((jui  (itaient)  les  enfants  de  'Asilf,  148.  "Las 
portiers  (qni  etaient)  les  enfants  de  ShIdiiiii,  les  enfants  de  'Ater,  les  enfants 
de  Telnmii.  les  enfants  de  Haqou,  les  enfants  de  ilattilo,  les  enfants  de  Salit-, 
138.  ''"  Les  hommes  de  nutdniin  ((jni  etaient)  les  enfants  de  Sc'A,  les  enfants  de 
llasf'f,  les  enfants  de  Gabe'at;  "les  enfants  de  Oonli\,  Ics  enfants  dt;  'Asaya, 


(( 


'iS.  '(•) 

50 
51,  J2 


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|öyi  THOFSIKMK  .LIVHEi  DK   'K/HA.  XVII,  '..S-(i2.  7(i;» 

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B  —  M.A.rt.y"  .]  iKfi  !  .P.+  !  M"  ■■  A.  —  53.  n*-»  =  B.  —  54.  nrtft"-F  =  B  —  «i..ft.s  :  B  —  hy,(> 
•i  •  B.  —  55.  •ii-iic.+.ii. :  A,  ric.'iMi.  :  B  -  rt.nc*  •■  B.  —  öC>.  hi.R  :  B  —  ^m.4-  '  B.  —  57.  0 
m.  :  B  —  4./.-S  :  B.  —  58.  f,hh.A  :  B     -  .s<{+'/  :  B.  —  59.  0-{.rn..i'  =  B  —  iViCliT  :  A,  ,011 

cm    :    B   —   /hX.n'i:    :]   .P.+    :  M^.f"    ■    B  Ä<1;+  :  ,h<^.i»"    :]    .P.'f-   =    .(.."■«.i'"    :    B,    /.    fl)A.P.    :   hT'V    : 

L.X.V.  —  Gü.  v-tiT  :  B.  -  (11  >,?"■/  i]  o  A  —  rnii.*.-»  :  <n),^.v  0  m\i-^.n,i:Vi  ■■  B  —  my-u;  -. 
B       a)°inis  !  B  —  n.|-  :  MW.'»'«»-  :]  fl/fim-c-ti»'«"-  :  mMt.ei-  ■■  hDH'.Vao.  ■.  B  —  "Ur'mlM-  :]  o  A. 

G'2.    «HA^  :   A    —  •'/*£•  :]    ^R-  '   A   —  (D'-iat'V  :]  wo  !   B. 


les  enfants  de  Fädan;  *''les  enfants  de  Labeiiä,  les  enfants  de   'Aiigäb,  les  '„s 

enfants  de  Sämi;  '■' les  eid'ants  de  Hanau,  les  eul'ants  de  Gädel,  les  enlaiits  de  vj 

Gä'er;  ^"  les  enfants  de  Re'ayä,  les  enfants  de  Räson,  les  enfants  de  Niqod;  .'H 

''les  enfants  de  Gezeni,  les  enfants  de    Ouze'e,  les  enfants  de  Hafer;   ''^les  ^i.  '• 

enfants  de  Fase,  les  enfants  de  .Meseno,  les  enfants  de  Xöfäsesim ;   ''  les  en-  53 

fants  de  BA(jo'e,  les  enfants  de  Hacjifon,  les  enfants  de  llaiuum;  'Mes  enfants  de  5'i 

Basalot,  les  enfants  de  Medä,  les  enfants  de  liadäson;  "les  enfants  de  Her-  5.% 

tähe,  les  enfants  de  Sisart,  les  enfants  de  lieniel;  ^''  les  enfants  de    Asyä,  les  :>n 

enfants  de  Hatifä;   'Mes  enfants  des  serviteurs  de  Salomon   (ijni  etaient)  les  ■"'" 

enfants  de  Sati,  les  enfants  de  Safärit,  les  enfants  de  Filed;  ^*  les  enfants  de  ■'** 

Yaha'il,  les  enfants  de  DariqAn,  les  enfants  de  Gädel ;  ''  les  enfants  de  Safäfyä,  '"'■> 
les  enfants  de   Hegel,  les  enfants  de  Fakert  le  Hatsibäwi,  les  enfants,  lUs  de 

Hamim;  '^"  tous  les  liomnies  de  iKih'niim  et  les  enfants  des  serviteurs  de  Salmnon,  '■'! 

39'2.  ''  Voici  ceux  (|ni  monterentde  Tehnel,  de  Tares,  de  Kironb,  de  Adon  et  de  'i 
Yärneker,  et  (qui)  refuserent  d'indiquer  la  maison  de  leiirs  peres  (et  de  dire) 

s'ils  (etaient)  de   la  descendance  d'Israel   :   ''-  les  enfants  de    Dalya,   les   en-  n^i 


710  TROISIKMF.  (LIVRK)  DK    KZliA,  XVII.  (;.;-71.  [70 

A,  :  lA«}^!'/.'  ■•   hihi'  ■   tM'fl'rV   •   nfto»-  ::      fl»?iA-  :  :^i*M»-  •  aof^'thW.a^'  •  fl 
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miiimy,  -.  H  -  man\tT'/.-"i  ■■  m«>>iiy"V.-1-  0  mii'-rt»«»-  .-  «oti •/■•<!.•>  =  A,  rt><n>iiy'V.-'V  =  fl>«"i|v"<:-V  i  H. 
—  ()S.  ()  1{.  —  li'.l.  rnh"/"VA.I»'<n»-  •-  oV  :  (nMiOA-  0  ')  15  —  rn>,>,.';.-)(«D.  s  15  —  <oy;>i  i]  «ni-^V  :  H.  — 
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A  —  AwnATill^-  !  Ji-LCft/-  0  >!'/•"/  !  «■•llrf.AI-  !   ,lr)l-n   !   A."7..C  •■   M\h.   ■■   H  —  /Jiir.fl;)-   :]  '/   (ni)n  ' 

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•>  :  15  "  ()i.'(:;-  =  ^/"1^■^■  0  iv  :  15  —  ri>>,<i:.t"\i-  :  15       (ohAMOl-  :]  <n"v.iiv>  :  H       /hy-ni-  !  y" 
>,/•  :  (iiiwAO  =]  <<i  :  15.  —  71.  iitiv-r-  :  K  —  >i?">  !  hc^fit  :  >i(ii"-  =]  <'>>.'/""/  ■•  ,1riiii.ir.i"n  ■■  15 
Mlh.  0  HMIh-  .■   15  —   AV"1I7(1  :   ("'AMll-  :]   1I«"1I7(I    :   n-i«'"-;:  =    15  —  «MM-   :  .P.<!-,li<'"  0  (ix:-;-  I 
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CT 

i;s,  i'i'.t 

7ii 
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riuils  de  Tobyä,  Ics  (Milants  de  Ncijod,  ()V2.  '''''  Paiiui  Ics  piV'ln's  id  y  avail)  Ics 
onfants  de  'Ebcyft,  los  enfauts  de  Oiuius,  les  enfaiils  de  liärzeli;  (cc  dernier), 
paree  (ju'il  pril  uih;  feiiimc  d'enlro  les  l'dles  de  BArzeli  Ic  GalWdAwi,  fut  ap- 
pcle  de  leur  nom.  '''  (leux-ci  cherchörenl  le  livre  dans  Icqiicl  ils  furent  dthioni- 
brcs,  cnmme  (eela)  avait  ete  prescril;  (mais)  ils  no  le  trouvercnl  pas ;  "'c'cst 
pourquoi  on  les  destiiua  de  leur  sacerdoce.  Le  linlersoUl  ordonna  qu'ils  ne 
inangent  pas  des  (viandes)  sacröes,  jusqu'A  cc  que  iut  inslilue  im  pretre  pour  ' 
revetir  le  diloson.  '"  Toute  ccttc  assemblec  fiil  addiliomiee ;  le  total  (s'eleva) 
ü  42.;i60,  sans  les  servileurs  et  les  sorvantes;  "'  ees  derniers  ctaieul  7.'.V.]'2; 
les  chantres  et  les  cantatrices,  2'i;");  ''"les  mulets,  245;  ""  les  ehanieaux,  'li}."); 
les  Anos,  (5.620.  '"  (Ouclques-uns)  d'entpe  les  cliofs  des  peres  doniierent 
pour  le  Service  au  halersetä,  poiir  le  trösor  :  or,  laille  draclinies;  coiipes,  .>(); 
7,       vcHemcnts,   5;{().  "  i>our  le  Service  des  priMres  (quelques-uns)  des  chefs  desfj 


r.i; 

117 

fix,  C'.l 

70 


1711  TRfMSlRMK  il.lVUK    Y)K     E/.ÜA,  W  II.  72-7:;    -  Will.   l-'i.  711 

V'J-  ••  nu:  •■•    a*t\öf,yf.  ■■  .in/n  :  hA  ■■  HA-  •  h"?»-  ••  hnh^  •■  m  •  oavv  ••  R    '•'- 
ö'-rt.  :  i/M/i;  ■  rxiw.hn.hA:  ••  Ahti/.'h.fi^  ••••    athr?:Y\  •■  öwi-  ••  hwi  ■■  w-l-  •  *     - 

72.   mort.?*.  >  B  —  Ä<{./licn>    i]   LXX,  o  Al>  —  m'/:V  :]  mZV  :  a>RV  :  P.  —  fflhAno-V/.  =]  «n 

"V.J>9"^>.  :  H  —  Vll»^  !  B.  —  7.{.  W>n<.  :]  (0>,)>"1I  :  »fK.  :  B  —  >n<.  :]  (i  tf-ft"«»-  :  mfll-  :  >ul)7- 
<il»'(io.  :  |{  _  fl»|UV^->.  :  B  —  mft.'l'm-^Tr  :  A  —  lOhOiOH'l.  •  A.  m'lrÄ«"' ilV.  :  B  —  VIj'V"  !  B  —  >in 
<i>».A  :]   «  >n<.  :  B  —  >,:ui/.ira«-  :  B. 

Will,    1.   (OttKih   0  toha»    •■    t^C-p  ■■  B  —  f\tt-h   ■■    B  —  <D>i>7A7-  :]  Vir7A7-  =  B  ll-lun-Cfcl»' 

o»-  :]  »»-»«{IfflO-  :  B  —  VV*«  0  "/V+X  '  A,  '/"■)•'/'«■>  :  B  —  W.P.n.AJ^  :]  .f.n.A}P  :  B  —  Wt  ' 
<">-|t   :]    ^<'.■1•    :   <1.7   :   B  —   llhllll   =   >."/ll.h-(l<l..r.    :]    llhUHöO-    ■    ö"»-«.    :     1>.  2.     "VtllCO"-    :    B   —    <D 

ti^n»«»-  :  B  —  {\i]-"i.{i  :]  mhl\r'i>oo-  !  15  —  i.'<c.|.  .•  B  —  foc.-^  -.  in-h  ■■  B.  —  3.  "/X-x  ■■  A  — 

(BWrlll    :    ...    ■'"■^■I-    ■■    "7.P.    :]    "    B  "hr'I.H.   0   ha»   :    7.11.  :  B   —   nX^/T,!»"/.-».!»'«»-  l]   O    B  (nhW/" 

0-  :  B  —  >.<{•>  B.  —  'j.  Aftrt  0  '\öi\.ii-oo-  :  H  ~-  oKtif.e. :  B  —  ii7rK.  :  rt"):  !  AIV7(?  0  o  B       niv 

^C'  !  A    —    <041öi>  :  B   —  J»"flA.lh    :]    O    B   —   "Vl-.f  0  "'/.■IM'  :  A,    "■/•(.y  :  B  (Dfty'.f    :]   <nft,y".e   : 

A,  m(\"%j!  :  |{  —  o»?(:.i'  :  l>  —  »B/hA'ft.e  :  B  (n<"Mirt..e  •■  B  —  ^..e.-.e  0  g.R,v  ■■  A,  ,{..';..i'  <  B  — 
(D'T^A^i.e  :  r>        mairt-;;"  •  <o,iift.ii.;tv  0  o  B  —  miivicc  :  <n'"/,oh.A  •  B. 

percs  offrireul  au  Irrsor  du  service  20.000  draclinirs  d'or  et  2.200  miiies  d'ar- 
gent.    '- Les   aiitres   gens  qui    reslaicut   ollVirent  pareilleiiieiit    20.000  (dra-      '2 
chnies)  d'or  et  2.000  mines  d'argent,  aiusi  ([uo  67  vetemenis  pour  lo  service 
des  pretres.  "M^es  pretres,  les  levites,  les  portiers,   los  cliantres,  le  peuple,       "■' 
les  liommes  de  nälänim  et  tout  Israel  demeurerent  daus  li'urs  villes. 

XMII,    '  Le  septienie  mois  arriva.  Tout  le  peuplc  s'asscinlila  et  totis  les  xviii.  i 
ciifants  d'lsrael  se  reunircnt  de  toutcs  leurs  provinces,  coiijuiutrment,  snr  la 
place  devant  la  porte  de  Feau.  Ils  direut  ä  'Ezra,  le  secretaire,  d'apporter  le 
livre  de  la  Loi  de  Moise,  ([ue  le  Seigneur  avaif  preserite  a    Isiaid.  "  Iv/rä,  le      -i 
pretre,  apporta  la  Loi  devaut  l'assemblee  dos  hommes,  do  li'urs  roniines  el  de 
tous  leurs  sages,  alin  (pTon  ( l'ieiitendit,  le  premior  (joui)  du  comiiioiioi'nu'ui 
du  septienie  mois.  '11  (la)  lut  snr  la  place  rpii  est  aupros  de  la  pnrjc  de  I'eau,       3 
depuis  leleverdu  sololl  jusqu'a  midi,  devaut  Irs  Jioiniuos,  lours  lenHues  ol  leurs 
savants;  tous  ecoutV'reul-  (attoutivomoul )  le  livre  de  la  Loi  de  Moiso.   '   j'^/rA.       'i 


712  lUolSlKMi:    LIVKIv  DK    "K/HA.   Will.  5-9.  [72] 

/..  :  Äf/xf.  ••  A^A  :  '/"he.e.-  :  tlöö  ■■  llJ-fK-  ••  A'  1:  ••  M"i"H"  ••  rn*öi>-  :  jr'ftA.!»-  = 
(U"'7'/-  •■  "'ll'.V  •■  io{l9"y  ■■  mWiV'je  •■  io>a:S'  •■  rtMiA4'jP  •■  (Oi/n.htxy  ■■  mhTOP 
av'  :  d.!f:y  •■  tif^AtÜf  '•  auhM"  •■  «»#/irt.yi.Ä.V  •  «»"y.rt.A  ■i'"  ■  (o-uUcy  •••    fl»h 

-J-  :  J(.ao-  :  Ut\"f»-  ■■  ,'hM-n  •■■■  rt»n/,h  :  ö']l/.-  ■■  Ah''lll.h-lhhA:  •■  Ott.y.  ■■  hT'^)}  •■ 
riih<»-/"h.  •  VfA""»-  :  ,1,11(1  •  tny-ilA'  •■  h"'f:i  ■■  h"Vi  •■  aih'i^h.  ■■  hy.'llll' 

a»-  •  «ly.vv-  :  "»rtj s.  ••  Ah")u.h-nih'i:  ■■  ni^"«-  ■■  oi-M-  •  'ry.-c  •■•■    ath,V'i\ti  •■ 

«irt<-'ny  :  tityt'i  :  inM-n  ■•  aifit/n;hy.  -.  aw-y.-y  •■  aumhtiy  ■  «H'A.«1  •■  fl^^^^J: 
y  :  *iM'-iie."  :  mV'iWn  ••  iOi.l\hy  •  (nii^^P'liy'i  ••  aomy-^'i  •■  A/l,'Tl-n  :  iin^-,l\ 
&.  :  ri^ThiinJ:  :  "iiv/.  •■  ^-n»'  •■■■    aihiiMv  ■■  (f>K'iiid.  ••  *li7-  ••  A>i"/ii.h'nji.(:  •■  <» 

.ev-nn-  •■■    tny.a. :  Wh'/'y  ■  um-M-  ••  .uvaMO-  ■  in{i-\u.x  ••  'n'J  ••  '»x^h^  ••  «»a. 

"i.   .t'.>rl:    !   «»XVli'i:    :    T5  —  /lill-ll    0  Cl  >ifl<"'  =  il>>i/:  ■•   y.lyyra«-  ■■  A>i,1il|ll  :    l>  *«'"■    ■]   >ilf|-  " 

.(•+fl>-öi>- :  K.  —  n.  »nn<cti  >]  '!<;»•  :  B  —  ö^m-  ■■]  "  H  —  A>i°nLvii,i..(:  =]  >.°/ii.Nfl/ii.r:  >  15  —  "> 

n..ft  >  B  —  iDha>-t\h.  '  A  —  h-%-t  :  (2")]  o  B  —  mhVh.  .•  >,.p.'i:i»'<"»-  ■]  o  B.  —  7  mK.fnn  i 
A  —  fl»i.fnft  0  "  <»fii.e  ■■  B  —  (DO<.n.^  B  —  m.f-v.v  ■  ...  <nA.'("i:.i'V  >]  <>  B  ~  «DA.i'oi-.ev  >  A  — 
a»tny.:i--i  ■■  ft,1i)rn  0  *<io.  :  in  i  .'hiiii  :  (B.e.rii.i'.^'jp«»'  ■  B  —  ön»,ii<{.  ■]  .-»•rt  =  «"»/hv  >  B  —  *o»'  ■] 
r?  K-rt-ö"-  :  B.  ~  S.  fl>NVnn-  :]  K'itttt-  '  B  —  mm.»«"«"-  =  ...  y'/Uli-  =]  <'"/;..i:'f1  ■  fH-r'  <  mrt.1i.V  : 
(nyrii.c.'l!  =  llll/»<li(<.  :  A,  hebr.  —  it.  iny.n,  -.  •,,hTy  0  m'nCo»-  ■.  ft'/,li"V..l'  ••  B  —  hflfccn.»-  > 
A  llfl>->ij:   1   ,lr/;r:n;»-   0  O  B  —  «nÄJ,/.  :]  >\,li^.   !  A  (DA.T<i>-.t''/    =  A.  n»A.'l."l.'.fV  >  B  —   mO  •■ 

>,A  !  .4'(ii..p.'>}n<io-  i]  mhtnf'\'9'o»-  >  B  —  .i'.ll.AJ"«"-  0  fttf-ft"<"»-  :  Ani-n  :  B  —  h.l-iniP.  '  B  —  mh. 
1'\i»(ii.  .-  B. 


le  secrötairc,  sc  tint  debout  siir  uno  ostrade  do  i>ois  qu'on  lui  avait  faite,  poiir 
([iril  parlät.  Si'  tiiirent  dchout  avcc  lui,  ä  sadroite,  MälvA,  Samyä,  llaiiftiiyi\, 
Urva,  llalqeyä  et  Maliasyä;  k  sa  gauchc,  Fadeyu,  Milkcyä,  llasoum,  llasö- 
kclsenä,  Miselom  et  Zckärya.  *  "Ezrft  ouvrit  lo  livre  devant  tout  lo  pimple; 
alors  quand  il  cul  (Hivcrl  (Ir  livi-ci,  tont  le  iicuple  sc  linl  di^lmut.  "  Kzra  heiiit 
If  Si'i^neiii',  i^-raiid  Dien;  loiil  le  peuple  rt'|Hiiidil  rt  dil  :  Ainni.  Amen.  '  lls 
elevörent  Icuis  ru.iins,  s'inclinereut  et  se  pi'osternereiit  devant  le  Seii^iu'iir 
sur  leiir  visai^e,  a  leire.  lyoses,  Saroubyft,  YAniin,  Wqob,  Samatäy,  iidiulyä, 
Ma'asya,  (>lelä,  ■Az;\rya,  Yozäd,  YoliaiiAii,  Fal'eyä  cl  Ics  leviles  explicpiaiciit 
an  peuple  le  livre,  et  (tout)  le  peuple  coiijoiiitcincnt  etail  dcbout.  "  lls  lurcnt  le 
livicde  la  i.iii  du  Seigneur,  et  Kzrä  leur  en-i'igua  Ics  commandeuieuls  cl  le 
jnyemeHt  du  Seigneur:  le  ])euple  etait  silcncicnx,  piMidant  qu'on  lisait.  '' Na- 
Iiamya,  qui  clail  Ic  lidtcrsctd,  'Ezra,  le  jiretre  et  secrelair(>,  les  levitcs  et 
een.\  qui  cxpliipiaicnl  (la  Loi)  au  peuple  leur  dirent  :  Ce  jour  est  un  jour 
Saint  pour  li-  Seigneur  Dien.  Nc  plcnrez  pas  et  nc  vous  lamentez  pas.  Kn 
eilet,  tout  lö  peuple  avait  pleure.  lursqu'ils  entendiicnl   Ics  paroles  de   leur 


[TA]  THOISIKMK  (LIVRK!  DE   'EZRA.  Will.   10-15.  713 

tpHin  •■  fl*n  ■  ?iA  ••  ynL.e.*?'«»'  '•  A;i.'H'fl  :  fl)P,{l.A?*öo-  .•  p.j»"rt  ••  «iA-V  ■  4».^' 

M'  ■  ,e.?i'i: :  A?i^»i.^n,h.(:  •  hr'\Tn  ••  ^.ü-nln'.  •  fflÄ^lAuv-  ••  ^ft»"  ■  nhf-  j 
w-A-ö»- !  /hti-n  ••  f>t\  ••  rt'/'ö-  ••  .''•A  ••  y^<:-f-ao'  ■.:    fli,e.n.Aj"o«>-  ■  fh-<-  ■-  -nAo- :    i 
fl'ft'l'f-  ■•  'Vü-^l-i-  •■  atd.'iai.  :  h<i'.A"ö»-  •  A?iA  ■•  ^Aflö»-  ••  >iA«»  ••  4'.P."A'|-  ■•  S'-'h 
■I:  :  H-/:  ••  tih'l-  '■  htifm  :  noA-  :  hhlU.h'ttih.i:  ■■  ai-hl:  •■•     inti.V'P.?'ift  ■■  .P^J"      1 
/..9"ao-  :  rD.c,n,AJ"ö»-  .•  A/lril-n  :  "iff:l-  •■  rnÄ.;i-fl»-.e.-'f!  !  AHViö»»-  •  ?.rt«"  ■■  <*A 
1"  !  ^Ä-ftil-  ••  ,<'-?i'/;  "     t»M'  ■■  if-A-ö»-  •  »IrH-n  :  «'.-nAü-  :  rii,f.ft';"V-  ••  at^.d.i    12 
o).  ■•  hVA  ■■  All.itö»-  ■  fl)7n<.  :  (in.P  ••  l["'iV*'*Th '^  =  Ixtifm  ••  M"0-  ■  .•»•A  =  aun 

;ihtm  I  iDin)',''\->,  •■  ö'A.'P'^e'jJ:  •  "in  ••  itw/.-  ■•  %iM.  •■  htm  -.  yni.t'.*o»-  .■  yf-A-  • 
*A  •  /.^ii-  ::    flv.hn-  ••  ÄMi.<i.  ■■  ai-M-  •■  h/.i'  •■  uhuit  ■■  hi]\.h-üth.i: :  nh.f.  ■    1* 
oo-rt, :  h«o :  .e/^n<.  •  t'.'j;'!'  ■  jift/i.^bA  •  n»»ÄAi-  ■  nn'JA  =  JiAnA  ■  «u.-v  : 

10.    lOMV.    0    ftl-f-    !    H   —   TO-»?-!-   :]    O   1$    —  flliVfll.   :    B   —   >,nfli.   :    (IIIA-   :]   "    I'.   —    ft>i"/II.Ml.l.. 

C  0  ft>i"/ll.>.'/  !  15  —  Of-hl:  :]  o  H  —  m-y,!:  :]  ^/  m>,.;ifl>-.eW:  =  AMViöd.  =  aih^ÄvI.-  :  (:>>rm<">-  :  1>. 
—  11.  IBtkVloy^d  •■  A  —  hCaoan-  :  B  —  •^e.-/-  :]  >..'MniP-  :  P.  —  <Dh.;Mn-.e.'):  =  Ainiö"-  0  "  B 
(frt/!S    /e    l'tVS.     10     ÖA^    :]    0    1?    y.y,-f.    :]    "    li.  12.    .ftllAO-   .]   «DIIAO-   :    B  —    rD.f.ftIf.  :] 

ontR  '  B  —  <o.i'.^"/(ii.  0  mrf.><n. :  B      rtiiÄöo- :]  n.;tön-  ,  ]}  —  <D7ri<.  :  iiiLf  :  ^vr'M-  0  « 
i-nh.  :  n"i(iy.  ■■  ^•vr'i'h'i-  •■  B  —  {\r'o-  i]  o  B  —  mmc'/!  =]  i>  B  —  iihTTfiii  :  B.  —  1.3.  hniMP 

a«-    s]    ll/hCD-r.-tlJ'oo.    :    B   Mi-h'OO.    :]    l|t^rt"Ol>-   :   B  iOliVl^i.  0  »lOVV   :   A,   (nllUV>"t  !    B  (D 

i\,va>-y,i. :  AB  —  tf-ft-  :  B.  —  14.  n>i.e. :  ao-n.  i]  rtöo-ft. :  B  —  .evn<. :]  .('.°jii<.  B  —  nö>>J^rt•'^  :  nm 

ft    i]    tt",l\    •■   «roxAl-  :   15  nn'VA  :  tlrt-llrt  0   (l(l"lrt  :  OIIA   :  .\  —  WC.'^  :]  r/  rn.i'.V-fK.  :  (O-Dt  ■■  <n>«ft-V  > 

B.  —   l.'j.  (Kilon  :  yl\V"0-   ■■   .<l>l\    :]  "    15  —  «ncni-VA^  :  yi/.  0  my.'/Vilf   ■■  a«'V)-,  .-  B  —  ll.iKn-r.t 

l)<li'-   :]   >,M.tHrao-    :    B    —    m>,.P<.OA.y"    :    B  ^    (l>..f «.0 A.^"  :]    (/    Hfl    =    »iVCl-   :    [5  — I1II7.A   0   (Oy.tl, 

(\-on-      :    (,1\/..    :    15    —    ■?>,.     :    yiU    :]     ^<.    :    fll'iX.    :     B    —  "(iXA     :    "-/.Cft-Vn. . .    ÖÖ    :    -»JX-A     :]     -feflA   : 

ll.e.1-    !   (0+„flA    :    .|;ÄirAy"     :    "7y.ll.Vn    •    «>'(;.AA    :    flfl    :   ■(.■•ftA    :  15  —    -IIÄ.A    :]   -fcÄA    :    A    —  AMI..'.    :]    (O 
71K.  :   B  —  <ioXA->  i]  tVil\  ■■  <ni>\->  ■  B. 


Loi.  '"Ils  lern-  dircut  :  Allcz.  niaiigez,  Imvez  des  (clioscs)  suaves  ft  i'iivovo/-      lo 
en  uiie  part  ä  ceux  qui  n'en  ont  pas,   paree  qui'  cc  jour  i>st  saiiit,  parco  qu'il 
est  la  feto  du  Seigiioiir.  "Los  levites  faisaii'iit  garder  le  sileace  et  disaiont      n 
au  peuplc  :   Cessez  idc  parier)  et  ne  laissez  pas  sc  decourager  vos   cceurs, 
paree  que  ce  jour  est  saint.  '"Tout  le  pi'iqile  s'en  alla  uianger  et  hoire;  ils  eu-     12 
voyereut  une  part  (des  mets)  ä  leurs  compagnoiis.  ils  iircnt  uue  graude  re- 
jouissancc,   jiarei'  qu'ils   avaient   entendu    les   paroles   (de    la    Loi)    ef    (]u'ils 
avaieut  compris  ce  qu'on  Icur  avait  lu.  ''Le  leiideiiiaiii,  les  piinces  des   [irres     i.t 
de  tout  le  peuple,  les  pretres  et  les  levitcs  se  reiiiiircut  aupi'es  de    Kzrä,  le 
secretaire,  afin  qu'il  leur  ex[ 'iqufit  toiites  les  paroirs  de  la  Loi.  ''Ils  trouM'-      i'i 
rent  ecrit,  dans  la  Loi,  (jue  le  Seigneur  avait  ordoiuK'  [)ai-  riülerm^;diaire  de 
Moise  que  les  enfants  d'lsrael  denieurasseut  daus  de.s  fahcmacles  en    la  Irle 
du  septierae  mois,  ''quuul'il  eutendre  (cette)  parolc  el  iju'ou  lit  ciiculer  (ce)     15 


71'.  TROISIKME  (LIVKE)  DE     K/.HA.   Will.   Id-JS  -    XIX.  1-2.  7'. 

-1-  :  rt»'feK-A  ••  H.f.-'l-  •■  rt»'{r.K-A  •■  'feÄJVft  •  «i'l'.K-A  ■•  {>ö  •■  «Ijä-A  :  A7ny.  :  «"äA-I"  ■• 

\-     oi'h-Vi.  ■•  '/nfr'Vii  ••  ^'M'Ä  '  "7,f.  ••  un\'iH:"i[\  •■  YxH'V.  ••  khwj}"  •■■    an-i\<-  •■  tf- 
A.i'.  -•  'i'ß  ••  rtiAjf.  :  riiAS.  •■  t\}xt\/.h,/\  •  ?irih  :  .i''?iJ:  =  h'"iX.  •■  <mn<.  •■  utty  • 

IS      -l-'iV'Mrl'  •■  tf-A-ö»"  5!     «»h'Xlll-  ••  A"«'»-  ••  «liT  =  ^-/ll.h-nJi.C  =  Kit  •  %-{\,\v[-  ■ 

9"'i'l-  ••  dA'I-  -•  atöh'  ■•■• 
:!      jlöi..  :  rnAflrt-  •  rt+  "•     iMd.fi^in'  ■■  f.'ft'l'  ••  ?»fi/-/i.A  :  ?.'/'VfA-  •■  .li'llfl  :  Vli.f:  ■• 

1(1.  m>«At  0  n"irt  ■  «"XAV  i  H  —  WAfl-tl/'c-  0  hV+K.»"«»-  :  H  —  (iiin-ni-  .  hrtV-SJ:l)'<"»-  ■ 
ß  _  ..,0e  .  |{  —  (ninflf/.  :]  (nn>-fl|-  :  1?  —  h'/'l'Jt  =  "■/.f.  =]  ";'/'('X  =  "V.l'.  =  .\.  "VC  :  l>  =  «min'. 
C-Xl   :  >i"/'l>Ä    i]  <Dr!«i'f.-^ll  !  "i'/'l'Ä  :  A.    (»>ifHl    :   B.  17.   Il"7l»-   =  .l^'l:'»'  =   ^fl/i-h.A    :]  .l'.'l:-!'   :    Tifl/h 

A  :    >l"7r;-««-    :   H  —   fl»Af.  :  fl>A.S-  :  Ahfl^SJuA   :]  O   15  —  .f.M"    !    h-^.i  >  U  —   "ifLf   =  H  —  Jl'-A'«"-  :] 

mtr-A".»"-  :  B.  —  18.  ath-ina-  0  h-vnii-  =  B  —  Ä-n^ii-i-  =]  x-ii<i.  =  A  -   'hr'-f'^.-t  >  A  -^  a.-.w. 

•V    :]  "  tlh\  >  B  —    n"(A  >  B  —  ffl>,ao  :]  >,«D  :  B  —  Wöh.  :]  O   IJ. 

XIX.   1.  -J-no-  :  B  —  AäAo»1-  B  —  myao-  -.  A—  i»'+  :  B.  —  2.   m*«»-  :   m-vyiV-  0  <»|;j 

•11  >i-  I  fl»*0«»-  :  A. 


inol  (lans  loutcs  leurs  jirovincos  et  ilans  Jerusalem,  en  disant  :  Partez  vers  las 
niüiilagnos  et  apportez  des  branchcs  de  myrte,  des  lirantdics  de  palmior.  dos 
braiK'lies  d'olivier,  tlcs  l)rauelies  de  cypres  et  des  brauches  d'arbres  tüuffus, 

IG  pour(eii)  faire  dos  tabornaclos,  comme  il  est  öcril.  "'Les  gens  partirent  aux 
cliamps,  apporloi'i'iil  (dos  l)rauchos)  ol  lirout  tous  dos  tabornaclos  sur  lours 
terrasses,  daiis  bnirs  cours,  sur  le  parvis  du  toiiiplo  du  Seigueur,  sur  la  place 

17  de  la  porto  de  Toau  ot  sur  la  place  de  la  porte  de  'l']frem.  '' Tous  los  gons  qui 
ctaieul  rcvoiius  du  (pavs)  oü  ils  avaiont  ete  captil's  iircut  dos  tabornaclos  et 
deineurercnt  dans  des  tabornacles,  parce  que  los  enl'ants  d'lsraöl  n'avaiont  pas 
l'ait  ainsi  depuis  les  jours  de  Yosöe,  lils  de  Nawe,  petil-fds  d'lsraöl,  jusqu'ä 

IS  cejour-la;  ils  firont  tous  uno  grande  röjouissancc.  "()u  iour  Inl  la  i>oi  du 
Seigncur  qui  avait  (5tö  rolrouvce,  dopuis  le  premier  jour  jus([u'aii  doniicr:  ils 
flroni  iV'to  pendant  sept jours;  le  liuitiönie  jour  ils  sortiront  (des  tabornaclos). 
XIX.  1  .\1\,   '  Lo  nouvioino  (jour)  du  docroissoment  (do  la  lune)  de  ce  nnuno  niois, 

2  los  enl'anls  d'lsraöl  sc  reunircnt,  jcünörout  et  se  revöliront  du  cilice.  •'Les 
cnfants  d'Israel  se  söparerent  do  touto  nation  ötrangöre.  Ils  se  tinrent  dc- 
bdiil  ot  ils  suppliercnt  (le  Seigncur)  i\  cause  dr  lours  lautes  et  i\  cause  dos 


[75J  THoisiK.ME    LIVRE;  DE   'EZRA,  XIX.  'S-O.  715 

ao-  !  H-A"0''-  ••  an  ■■  y"4'<p^oi>-  :  (Oh'iniV  ••  A-ö».  :  ,T|,';  =  M>"AVio»-  .-  m-iPW  -. 

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«»AJijTf- :  rt'^.e, ::  h'ii  •  h^ii.h-n.h.c  ••  h'i'i'  ■■  H'V.ji'.vi  =  Ah-Tif:'/'/'  ■  tohat- 
^hhih  ••  ?•'/">  ■■  9*'.e.V.  ••  hAR.?'7  ••  aifiaoyAi  ■■  Ar  ■•  ^fifr/i'"  ■■  mdh-tth  •  AO  ■ 
9"h'^'t  ■•  n4'.^"7.h  :  flJ'l"JiP.e.-h  •■  Vi.^iV  ••  Jtw  :  l'iffy  ■  9".P.V.  •■  liVJ;?">  •■  (n)i.m. 
?*'i  ■  lohT^'/'i  •■  öJ/CtlH,?»}  ■  mhJÜ'M^'i  ■  (0'hi:%{\,9*'i  •■  A-(:  •  (»AHCh-  « 

ffl^+'/'h  :  *Ah  :  hA'«'  •■  Ji.f/*  ■■  Ä'M- "    flH:Ai,ii :  /Th'TP'o'"  •■  Ahd-ev  ■  nn 

3.    m^loo.    :    ...    rt>i"Jll.hll<li.r.    .]    I>    A.    'l.    o»",(:-)«"-    :    l>  —    ftA.'l"i:.P'/    :]   rt.rm-.l'V   :    A   —  -t-fi 

<^.f A  :   H  —  n/!.?".eA   :    A  h<!-(l.f   :    l>    (l"irl..P.    =     ü   —    ^t\  ■  \^.    —  5.    fl>^fl,AJPöl>-   :]  r/    Art-f'!.' 

.ev  :  B  —  v-06  :  A  u><i''i"7..i'A  !  A,  iD4'>i"7.f A  •■  B  —  fl»n<:Ti}»  ■■  AB  —  m(^^.•n•  ■■  B  —  «nhöd.c.s''  : 
B  —  acw'f  ■■  B.  —  ().  m.e.ii.  =  aii/^  :]  m.f.(i.A-  ■  A  —  ix-^lV  >  n"7.f>  0  rt-V^t  =  B  —  a>9".P:i: 
V.  :  B  —  mh-i-l-  :]  h-^-t-  ■■  B  —  Chf.  :  AB  —  ir-rt-  :]  li^A-  :  B  —  A-V.c  0  1'"/^'>-  =  B.  —  7.  \n/. 
.e.v  0  -MyA'  '  B  —  (D>,fl>-;<>,tuh  :  B  —  -hr"/  ■•  y".i'.v.  =]  ^r'.e.«:  :  B.  —  '"^   <n<:vi-(iT>  :  B       y">,«n'/  : 

B  "  (»■(■VH'.e.tl    :   A   HJ?>  !  B  (Dll,T}»"/  :  A   —  (0M''lS.9''r  •■   mtl„i:\l.f-l  :]   O  A  «DK.J'-IHrt.S^V    ! 

B  —   mCM-v"!!   :   A  .■(•All  :    B.    —  i'.    VllVt">-  ■■   \i. 


pt'clies  de  leurs  percs.  'Tous  sc  tenaicnt  debout,  chaeuu  u  leur  place;  on  leiir     3 
lut  la  Loi  de  leur  Dien:  ils  supplierent  le  Sei^neur  et  adorereiit  leur  Dien. 
'  Aupresderescalier  deslevites  se  tinreut  ddiout  Yose'e,  les  eiifantsde  (^)Hdän[i-     4 
yäl  et  SarämyA,   fils  de  'Aräbyä;  ils   criereut  vers  Ic  Sei^-neur,  leur  Dien,  ;'i 
haute  voix.  '  Yose'e  et  Qadämyäl  leur  dirent  :  Lcvez-vous ;  beuissez  le  Seit;iieur,     .-, 
notre  Dieu,  de  siecle  en  sieclc ;  beuissez  le  nom  de  sa  gloirc  et  exaltez-le  en 
toute  benedictioii  et  glorilication.  "'Ezra  dit  :  Toi  seul,  tu  esle  Seig'ueur;  toi-     r, 
menie,  tu  as  fait  le  cicl  des  cieux  i;-t  toutes  ses  Forces;  (tu  as  i'ait)  la  terra  aussi 
et  toutcequ'il  v  a  en  eile;  toi-nieme,  tu  fais  vivrc  toule  ainc;  tous  les  anges  du 
ciol  t'adorcut.  'C'cst  toi  le  Seigueur;  c'est  toi  rpii  as  (dioisi  'Abreham,  l'as  fait     1 
sortir  de  la  terra  des  Kalädcwon  et  l'as  a]ii)cle  de  son  uoni  'AbreiiAm.  "Tu  as     s 
trouve  son  co3ur  iidele  devant  toi ;  tu  as  fait  uu  pacta  (avec  lui),  (t'engageant) 
ä  lui  donner  la  terre  des  Kanänewou,  des  Ketewou,  des  'Amorewon,  des  Fcr- 
zewon,  des    Iväbousewon  et  des  Gergesewou,  ä  hii  aiusi  qu'a  sa  dcsceudance; 
tu  as  tenu  ta  parole,  parce  qui3  tu  es  juste.  "Tu  as  vu  los  soufTraiicf^s  de  uos     ;i 
peres  daus  la  pays  de  Gebets  et  tu  as  euteiidu  leurs  clameurs  dans  la  niei'  de 


IIIOISIKMK    I.IVRK    DE    E'/AW,   \IX,   Ki-IT. 


7()1 


"iTn/.  •  AdA  •  l-nx-  ■■  aif\df\  •■  d.CP'i  ■■  tof\öf\  •  WA-  •  rt-nh-  ••  fOf\fy^  :  ,1,'Hn  ! 

12    1'  ••  «i'A.f.  ■■  hf/"  •  ?i'n'}  -•  at'M'  ••  "v.f-  •  -nii-'^  -  *  ri)r/o /..,), jia».  .•  n'jr.p.  •  y.fn> 
'    -i?»»!»  :  mi\\'}  •■  mr'coi  ••■•   fHflij/ntioB-  ■•  "lühv  ■■  }x'rf\"iy.  ■■  fiM-o^-  ••  «»"vp 

i:     H^-  •■  ^f\F-on-  •  rn^,rt9"ö-  ••  .'»'Ah  ••    r»A,.-f"»n.(',m-h  •■  <n/i.,eK-'/'h.h  ■  flJÄ.-M/h 

10.  flioii-vv*'.  0  "  H       '^ört  ■]  mört  "  I>  —  i'VfiB  :  H.  —  11.  rnn  ■]  ndic  ■  «»crifi  ■  1> 

fl»rt>,ftX  0  <n><rt'/.  :  H  —  >,ft<ny"Ji<in-  !   P.         ödV   "   B  —  wftt  :  (2]  mm-ti]-  >  A.  ^  12.  wa«i.u)i 

OB-  .  I!  —  aoo/si- :  intv,r'.e,  0  o  li  A.A.t  0  ''  1$  —  :i"nr.\)  •■  H  —  ni:  >]  «  B.  —  1  >.  «-.e.^' 
li  0  X£<1'  :  J{  —  i:/:"/  «  B  —  mfi\",\-  :  B.  -  l'i.  «»iC'^.p.ji«».  i  |5  —  ■>,p,ot  >  B  —  7-flrni  :]  mvii 
i:\\  :  A  —  fl»/"r."r/-  •■  B.  —  l.'i.  ft.ft.tttmo-  :  B  —  )un-i\-hi\  ■■  \i  «i-i:  :]  ^i:  <  B.  —  l(i.  .■)-rt)i  ■] 
1>ii|lMi  :  B.  —  17.  «nh.lun (■  ,n-  =  1}  —  mh.yi'.r'h.n  •  B  —  mh.iini<.ii  i  B  -  «»■7.'/">i  •  B  —  i, 
r:>,n(-  ■]  Ay'MiC/-  ■  B  —  y.-iHh.  ■]  .•''ih-  =  B       ©>.-vift  :]  fl>>.vi-  ■  B  —  'h'i.e.v  •■  «""^1-  ■  B  —  h.;i 

_p;j|)'<l»-  1  B. 


10 


'i'^relrä.  '"Tu  as  fall  des  iniraclcs  et  des  prodiges  snr  G(>bets,  .stir  I-'are'ou,  sur 
tous  ses  liommes  et  sur  Ic  peuple  de  snn  pays,  parce  que  lu  as  su  (pi'ils  s'6- 
taient  eleves  conlrr  (los  ciii'ants  d'Israrl).  Tu  as  fall  pour  loi  im  iioni  (fameux) 
jusipraujourd'liui  et  jusqu'i\  ce  jour.  "Tu  as  divise  la  mer  devaiit  eux,  et  ils 
mit  passe  au  luilieii  de  la  lucr  sur  ic  sec  Ouaut  ä  cinix  (pii  les  poursuivaieut,  tu 
Ics  as  euulüulis  dans  rabiiue,  coiame  uiie  pierre  dans  heaueoup  d'eau.  '"Tu 
les  as  guides  par  la  eolonne  de  uuee  pcudaut  le  jour  et  par  la  eoloune  de  l'eu 
pendaiil  la  uiiil,  aliii  de  les  ('clairer  et  de  leiir  laiir  vdir  le  cluMniii  daus  lequel 
ils  iraieut.  '^Tu  es  desceudu  sur  la  iiioulagin'  de  SiuA;  tu  t'es  eiilri'liini  avee 
eux  (du  liauti  du  ciel;  tu  leur  as  dmiue  le  droit  de  ta  justiee,  uue  loi  droite,  des 

1',  coinmaudi'iueuts  et  de  houues  regles.  "Tu  leur  as  l'ait  voir  toii  sahhat  saint; 
tu  leur  as  ordomu'',  par  riiiterniediaire  de  Moise,  ton  serviteur,  les  connuande-^ 

]:,  meuts.  la  loi  et  les  regles.  ''Tu  li'iir  as  douiu'  le  paiu  du  rid  coiniue  nourri- 
tiire;  tu  as  fait  aussi  sortir  l'eau  du  roelicr,  lorsipi  ils  mil  cu  snil';  tu  leur  as 
(Hl  d'cnlri'r  pour  heriler  de  la  terre  sur  laquclle  tu  avais  6tendu  ta  inain,  (leur 

1,;     promettaut)  de  la  leur  douner.  '"Mais  ils  raidirent  leur  cou  et  ils  n'eeouterent 

17     pas  ta  parole.  "Ils  ue  se  lournereiit  pas  vers  toi  et  ne  lirenl  pus  allentioii  a 


l:t 


vi 

kl 


[77]  TROISlEMIi  (LIVRE)  DK     EZRA,  XIX,  l.s-24.  717 

<•  :  t\ttih-l:i\  •  HinCh  ••  te-ao-  .•  mh'^W^-  •  'nfxPao-  -.  m"i.at>-  -.  h«ao-  :  hl\l\t\'\'  • 

riHO-l:  :  'w/,.,!,»!«!.-  :  rnrt.A.'f->.  ■•  ri"/!'"*'.  ••  M'l'  •  h-n/.Vh  •■  A"o»-  ■  o^hchy-i^ 

ff:/.  ••  ti.?*'i  '•  fD9"K'/.  •■  ^"2  :  'il-lt'  :  n«^'J  "      «»Ä'flH'ih  ■  lO-ü-F'tf»-  ••  h'W  :  Jlllll  :      -f 

rt'^A'.  j  tohnh\iOf>-  :  9",e,v.  :  ?i'J-/-  •■  'litA"«"»-  ■•  Ahfl'Ri''«"-  ••  aiai/M'P  ••■  *fl"h'r    -< 
+'PV«ff»-  •■  A?iA  •■  i'.V'fK.  •  tit-M-  ■■  9"?:/.  ■■  iiW/'i  •  rö^''/^?^lw'"-  =  o^-M'  •  M.'P. 

LS.   l-iU  :  H  —  lin-(n>  =  P.  -    >.<«>•■■/•/.•  :]  >.ft  !  >,<»n-V|:   =   H  >,fl»-?l>..>  =  F^  —  M""!»/:  ■■  A 

iy9"(,0-yi  i]  hjro-ti  I   H.  —  10.  aB^iAI-i.  ■■  l>  —   on/^-^tia»-  i  K  -     mA.A.1'/.  0  «nA-rtlX  =  A.  A.A. 

■;•>.  I  H  -   nor\e.  •■  A        MU-lih  :  A       whri'VRfoo-  !^B.  —  2(>.  «»VArni  =  H  —  .fm-iiikio-  =  |{ 
—  »ii<D0-nr>oi>-  I  ('2")]  mii-ntxm.  i  n  —  aäs^'?.«»-  0  h«»  =  x-ro-  :  R.  —  21.  ■•/  =  ";«i-i-  =  Miy.van-  -. 

B.  —  22.  «J>,-/nflYi  :  R.  —  2;;    maiiav  0  «n/.ft'i'  :  R.  —  24    ti>'^-/  :  A.  UV),'/  !  R  ~  inio»  :] 
Ho»  !  B  —  >,.p„iröo-  !  B  —  ,e.d.t\fiyoi>-  :]  .t"?-»!;}»«"-  :  R  —  ho»  :]  Hti«»  =  R. 


toi;  ils  iie  sc  souviurciit  pas  de  riioniicur  qiic  tu  Icur  avais  fait ;  ils  raidirent 
leurcou;  ils  institiierent  sur  eux  des  cliel's,  aiia  de  relounirr  au  pays  de  De- 
bets, ä  leurservitude.  Mais  toi,  Seigiieur  raisericordieux  et  cleiuent,  leiit  ä  la 
colere  et  pleiu  de  misericorde,  tu  ue  les  as  pas  abandouues.  '*Eu  outre  ils 
iirentpour  eux  uu  veau  eu  foute  et  ils  dirent  :  Voici  nos  dieux  qui  nous  out 
fait  sortir  de  Gebets;  ils  t'irriterent  extremement.  ''Mais  loi,  [)arce  (pie  ta  mi- 
sericorde (est)  graade,  tu  ne  les  as  pas  repudies  daus  le  dcscrt;  peudant  le 
jour  tu  ue  leur  as  pas  retire  la  coloune  de  uuee  par  laquelle  tu  les  guidais ; 
peudant  la  nuit  tu  les  as  eclaires  avec  la  coloune  de  feu  et  tu  leur  as  fait  voir 
le  cliemin  daus  lequel  ils  allaient.  -"Tu  leur  as  donue  l'csprit  beni,  afiu  de 
lesrendre  savants.  Tu  ne  les  as  pas  prives  de  la  manne,  (la  rel'usant)  ä  leur 
beuche,  et  tu  leur  as  donne  de  l'eau  iiniir  leur  soif.  "  Tu  les  as  nourris  pciidaiil 
quarante  ans  daus  le  (b'scrt  et  tu  ne  les  as  privi-s  ili'  i'icu);  leurs  vrtemcnis  ne 
sont  pas  devenus  vieux  et  leurs  pieds  ne  se  sont  pas  ec(U-clies.  "Tu  leur 
as  livre  les  rois  et  les  peuples;  tu  leur  as  partage  (leurs  pays),  el  ils  out  licrite 
de  la  terre  de  Sewon  et  de  la  terre  de  Og,  roi  de  Bäsan.  ^'Tu  as  reudu  nom- 
breux  leurs  enfants,  comme  les  etoiles  du  ciel;  tu  les  as  lail  ciitrcr  daus  la 
terre  que  tu  avais  promise  ä  leurs peres,  el  ilseu  onl  liciilr.  -'■  '\\i  asecrase  ceux 


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l'.l 


•2-i 


718  TROISIKMK  (LIVRE:  DE    EZRA.  \l\.  25-29.  78] 

'"ly.  :  mi\in\,y.  •■  '/Mi/.'ll«  ■•  mHWwo-  -.  anyrwi-  -.  «»^e."V>»i<^-  •■  hThy:  •■  h 
A  •  |'."/4't',?'öo-  ::  riij^n  •  hö^.4-  ■■  -yf^y-in-  •■  on-n<'  •■  ?»Vi-P  ■•  (l4'.e.-"'Ah  ■•  tn-"! 
y.-)a»'  :  ai'M-  •■  ?».^.  ■■  Ot^oo'  !  m"/'l'('.J"«<>-  :  r»Ji(*n  =  UH-  ■  -hWM  ■  ini\"'l{i\^or>-  • 


2S 


2:1 


—  nj",ii4-|-  :  R  iD-^ftÄÄ  !  R  —  <nii'1-ri>.  :  R  -  •fV'-'i  0  o  A  —  iLft^-lHö  0  •llll-'^  ■  R  —  «nft-ll 
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>.t  ■  R  ^  m>,.e.:%v}>«D-  .-  R  —  tx9"'hK  •■  >ift  0  >,r''hi\  >  A  .«'»^.p.jp»»-  ■  R.  —  28.  h^/.^.  :  R 
. —  n^^-n-tt  0  *.e.'"A7l  I  R  —  <n;i^.1on-  !  R         infll-  0  (l<B-n|-  !  R    -  «nO+.e.}"«''-   ■    R    —  7'^<-  '  R 

—  tBh.er.yiVoo- :  R       n-ini;i  =  R.  —  29.  m-nt  ■  .i,"i\)  0  vd  :  ,i."/n  •  R      niini:  ■]  wiini.-  ■  R 

—  f/hP  !  R  —  in«n»rti<ii.^i  s  R  —  iD<^A(a.tl  ■  R  —  rt>"/(lP)r  ■■  R 


qui  demcui-aient  dans  la  terrc  de  Kaii;\;iii  et  tu  iis  livro  dans  Icurs  iiiains  Ics 
rois  et  les  peupli's  de  ces  pays,  alin  ([iiils  les  assujettissent  devani  cux.  (•(uniuc 

2.i  il  lenr  [)lairait.  " '  Ils  oiit  pris  de  grandes  villes;  ils  out  licritö  de  maisons  (jui 
etaieiit  rcnipliesde  toutes  (sortes  de)l)thiedioli()ns  :  puits  (bicn)  creuses,  vigucs, 
oliviers  et  toutes  (cspöcesydc  leguines  i\  manger;  ils  oiit   mange  et  ils  se  soiit 

2ii  rassasies  et  eiigraisses;  ils  ont  joui  de  les  grandes  bönedictions.  '-''(.Mais)  ils  se 
sont  revoltcs  contre  toi:  ils  t'ont  abandonne;  Ils  ont  rejete  ta  Loi  el  l'ont  niise 
derriere  Iriir  dos  ;  ils  oiil  tue  tes  prophelcs,  (iiii  Irs  reprimandaient  et  l(Mir  |in-- 

27  chaiciil  dr  ictourner  a  loi;  ils  t'oni  irrite  extrenienient.  -''Pu  les  as  livres  dans 
la  main  de  ceux  qui  les  nialtraitaient  et  les  faisaieut  sonllVir:  lors(|n'ils  l'nreiil 
persccutcs,  ils  ont  crie  vers  toi,  et  tui-nieme  tu  les  as  ecoutes  (Au  liaul)  du  cirl : 
avee  la  "-rande  niisericorde  tu  leur  as  donne  le  salut  et  tu  les  as  sauves  de  la 

2s  main  de  ceu.x  ([iii  li's  maltrailaicnit.  ■' Lors(|n'ils  se  lunMil  reposes,  ils  (ne)  se 
sollt  (pas)  tournes  (vers  toi,  mais)  ils  ont  l'ail  Ic  mal  dcvaiit  loi :  In  les  as  abaii- 
donncs  dans  la  main  de  leurs  enncmis,  (quij  les  ont  nialtrailes;  de  nouvcau 
ils  ont  crie  vers  toi;  tu  les  as  ecoutes  (du  haut)  du  ciel  et  tn  les  as  sauvös 

2>j  avcc  ta  grandc  niisericorde.  "'''  Tu  les  as  exhortes  de  se  convertir  i'i  ta  Lt)i,  (mais) 
ils  ne  t'ont  pas  öcoute ;  ils  ont  peche  contre  tes  commandcniculs  rl  conlrr  le 


[7i)|  TROISIEME  (LIVRE,  DE   'E/llA,  XIX,  30-35.  719 

Ch  ••  A?»^A  :  ?i»n,T|,(Pfl).  :  nHO'!-'  .'   frh.f.m.  :   fliffnmai.  :   HOS"«"'  =   fllOAffl.h  :    «J 

h.ixm  '  r^'C  ••   mhi'ifi  •■  w-nwi  ■■  r.7i/.'f-h  ■•  /..intrh  =  ai^a.!/'«».  .•  nH.-i-m    ^ 

n4'.e.'"Xh  ■  WA-  :  Hl:  ■■  rli'^rv  =  h'H'  ■  /.hri/V  •■  mMir'-Vi  ■■  rHA'wA?,^./;^  .■ 
fnAJ|UT'/:>  ••  fl>AVn„P'/:>  •  mAhn'/JV  =  «»AWA-  :  rli'JinV  :  Ji'^h«»  ■•  «o'P(>A.l/'<n>-  : 

AV-J/"'»-  •  h{\'i:  ••  htxh  :  VT  :   (D}xt\i\  '   Hl]  ■   l>A>  "       tOh^l  :   «.^4«  :   nWA«  •■      - 

H^ft''?«^}!  ■  «^r^A-i/'ö'»- ::    fl)?iö"-'}'i:>. :  ?iA  :  flii^-nviö»'  ••  n»»'j''//"-i-3i  ■•  mn-mi   3.> 
>  ••  ">.<--lh  ••  '/'Äv.  ••  r:>.n  ••  ri-n^ThJ  •  munJ«»«-  =  4'.p."y.i/'fl»-  :  fl);,.'i-i''H'-  ••  a 

30.  ",öi>,-»"|-  :]  o   H  —  •Ill|-;1  0  11(111-1   :   B  —  nöO><<.fHl   0  ooV/.nji   :  ß  —  (I>h..p«i>"()-h  :  15  m 

>i"/ii>i)iao-  :]  (/  flj-n/-  :  >..e.  :  oc"-  ■■  ü.  —  31.  !»";h<:^ri  i]  "/uah  :  B  —  32.  h^-'wivn  s  B  —  m 
on.,1'. :  :i.eA  :  B  —  m"/<.y"  0  o  A  —  iip"/'1"ii  :]  mv»,![-n  ■.  B  —  m-r^iw.f-  0  ny"A/.):  :  B  —  >,. 

.ftJhV  :]  .tth-i  :   AB    ~    .-hAinl    :  B  —  4^1ll/>    ■•]  <'  AV   :    B  ~  flJrt>7/"f/    '    B  —  inMitVHin-   :   B  hfr 

C.  :]  hr^C  :    A,  flu-C    :    B.  —  34.  m<ID'\>,Yl^>V.  :   B  —  mhn-O  :    B  —  <'h7>1  :]  i.-(>.P.11   :  <n,1,VV|   :    B  — 

fl>h..f»irO" :  B  —  fl»rt}F"Au  :  B.  —  35.  ©n-ini.v  0  mnti-.-'.  :  B—  r.v.-ii  ■■  B  —  nii.iiV  :]  nvrliif-  :  B. 


droit  ([iie  tu  as  i'ait  pour  les  hommes  (et)  dans  lequel  ils  (doivfut)  vIvpl';  ils 
ont  tounie  leur  dos  et  ils  sc  sont  revultes  contra  toi ;  ils  oiit  raidi  leur  cou  et 
ils  t'oiit  rel'iise  (obeissance).  "'Tu  Ics  as  Supportes  peiidaut  de  nombreuses 
annees  et  tu  les  as  exhorles  pur  ton  esprit,  par  rinteriuediaire  de  tes  pro- 
plietes;  ils  n'ont  pas  fait  attention  ä  toi  et  tu  les  as  livres  aux  peuples  de  la 
terre.  "  Mais  toi-meme  avec  ta  grande  miserieorde,  tu  n'as  (ri('u)fait  contrc 
enx  pour  les  aneantir,  parce  quc  In  es  puissaut.  iniserieordieux  et  cl('ment. 
'■  Maintenant  aussi,  notre  Dicu,  fort,  puissaut,  i^rand  et  auguste,  (toi)  (pii  gardes 
(üdelemeui)  ton  pacte  et  ta  niisericorde,  qu'elles  ue  soient  pas  petites  devanttoi 
toutes  ces  souHrances  qui  nous  ont  atteints,  (nous,)  nos  rois,  nos  priiices,  nos 
pretres,  nos  proplietes,  nos  peres  et  tout  notre  peuple,  depuis  les  jours  des 
rois  de  Asour  jnsqu'aujourd'hui  et  jus(ju'a  ce  jonr!  ''Tu  (as  eti'O  jiisli>  daiis 
tout  ce  que  tu  as  fait  venir  contre  nous,  parce  (|ue  ton  ouivre  esl  dioite.  ''  .Mais 
nous,  nos  rois,  nos  princes,  nos  pretres  et  iios  peres  n'oni  jias  aceonipli 
ta  Loi  et  n'ont  pas  fait  attention  ä  tes  comniamlements  et  au  lemoiguaye 
que  tu  leur  as  fait  entendre.  ■^■' Quant  ä  ceux  ä  ipii  tu  as  donue  dans  ton 
ro\aume,  avec  la  grandeur  de  ta  l)ont(',  uiic  lern'  vastc  et  grasse.  (hicii  quii  In 


.i.  'l 


720  TROISIKMK    l.IVHK    DK     K/.RA,  XIX.  :it)-;j8  —  X\.  1-13.  80 

3«      h  :  rnA,./v/Djc,,n.  =  hrhM  •  riiW.a^  «  *  Vi'-  =  'J«l'V,f.'/  ••  VT  •  wr^VX  •  h 

37      ^'1-  :  rnf^nViö»-  :  AMl'/.'>  ••  htm  •  ?.ni\0'  •■  V'd.'i  ••••     inM-  ••  AV?/""!-  ••  hA  :  /i. 

Vfl»-h  :  f\öM  •■  iV.'uu.WV'i  ■■  (nh'-Yi-'i  ■■  l'.hfW/.  ••  mh'iMY/.  ■  iXt\"»  ■  A/t-y,.  ■  mo 

V  :  m-V'J-ön-  :  //"A^Jl'/.V  •■  «»A. '/"/,' .ej-.V  :  «»J|lJV'/:V  « 

XX,  1.  :  rii?,A-  ■•  ?iA  ■■  r/r/fl'»"  ■  Wh'/'JP  •  Wil.C/l.i-  •  (»A?.  ••  WihAjP  •  r»rt^.*.e  ■•  *fli 

■j    A-  ■  hüV'l-  •"   mA.'P'/j.e».  ■  fftrt  ••  mAft  •  ^»l'^,e  •  «»oh'-  ••  uhry^'ii'P  ■  Mo  •■ 

.)(i.   mi;".l'(:>"/.  :   li.  — -i'.   OiftV/.   :    l{   —  iniö»    :]    HVlü"  :  H  -      in",liV  :    W.    -     IS.    V.li'/rt  >   1>  — 

XX,  1.  fli>irt>  :]  w^ört  :  W  —  ■/^h9"y  0  i^-'t.y  ■■  ]J,  o  A  —  /iifcr.n.i-  0  >,r.rt.(:n.+  s  A.  o  JJ  — 
/h*iA.f  :]  «»tiA.1'  !  B  —  mn.«!ij>.e  !  B.  —  2.  mhc.y  :]  mg\,e,  -.  h/\y  :  l>  —  (n",i|(:.i'  i  B  —  mM-9" 

y    :]    (DA.P.    :    >i/-9"y    :    B.    3.   (D<(.(l.,Ui:    :]    m<.f/..y"  !    B    —    m),-l(:y  :]  (nA.e.  :  M'.f,  ■■    B  fll'^A 

Wy  >  B.  —  'i.  <o,iwii.fi  :  mft."7rt.«  :]  <nA,l'.  ■■  n.lV.  :  l?  —  fl>"7A"n  s]  «»'"//>■  :  B.  —  .">.  m>,"1,i.  t  T' 
^  ä  A,  «Bh-A/.yt  .  r>  -  fl>hfl..i';.e  '  15.  —  <>  fl>.i''/.fA  !  A.  «n.sVfA  :  B  —  wj.i/.A  0  mniVTV  •• 
B  —  <bii<:j'  :  A,  «onc'Ti  B.  7.  m'"ii\'\r'  •■  B  —  «»"id.i'  :  B  (ny.cr.y-'r'  =  B.  —  S.  mtt^r'y  0 
fl»n"7.f '  B.  —  9.  <DA<i>'/.>.ev'/.  0  wA.T'(;.ev  =  >.■>"■•'/;.•  :  B  rfift  ••]  «»i'-ofi  =  B  —  «nfvc  =]  «»a.i'.  ■ 
IW-  >  B  —  M»  ■■  B  —  m-i>'!y">i.A  •]  fl>4'.iv"'A.i'.  ••  B.  —  10.  <nh;','/:i>-'/.  •]  (»h-^'l'iH  =  B  nriV.i'  ■ 
K  —  mhih'i-y  ■■  B  —  m.{„A.t'  ■  m,(iVV  0  o  B.  -  11.  o  B.  —  12.  mir.-  :]  o  A  —  atMu-ny  >  B 
—  m(\i\-/.y  :  B.  —  1.!.  m,i,..';.y"  .  B  —  mAn.it'/-  s]  fl).p.'l:'l'  ■  -nv"/.  ■  B. 


(la)  leur  aies  donnöe,  ils  ne  t'ont  pas  serviet  ils  ne  se  sonl  pas  dötouriies  de  la 

nc,       malice   de  leurs  oeuvres.  "'Voici  que  nous   soiiirnes  asscrvis   aujourd'liui  et 

que  la  tcrrc  ([uc  lu  as  donnee  ä  nos  percs,  aliii  qu'ils  mangcasscnt  ses  friüts. 

■M      '"cstlivrec  aii.v  mis  cpio  tu  as  envoyes  contro  nous  par  suito  de  nos  piiches; 

ils  sont  les  niailics  de  iiDUs-niemes  et   tlc  uns  hcstiaux,  eomme  ils  veuiiMil ; 

38       ils  nous  tont  Sdulliii'  urandeiiient.  "*  A  cause  de  tout  cela  nous  avons  allemii 

nolre  foi  et  nous  avons  transcril  (lo  pacte  sacrc):  onf  sign(''  nos  princos,  nos 

Invites  cf  nos  pretres. 

XX,  I  XX,  '  \'oici  ceux  (jni  onl  sii^iii' :  NahamyA,  le  Inttersrtd.  lils  de  llaki'il\;i.  Sa- 

2,  -i,  '1   doqvA,  ^'Aryä,  'AzAryä,  'ArAmyft,  •''Fäsilior,  'Ami\ryi\,  MillcyA,  'llalous.  Siintl- 

5,  G,  7   lek,  Mi\los,  Ms.iri\m,    'Amirämot,   'Ibidouya,  '•  DanyAl,  Gi^nölel.   Harak,  '  Mis<\- 

8.  9     lAm,  WbyA,  MiyAmem,  "Nozyä,  Bälcsyä,  SalämyA;  ce  sont  les  pnHres.  "(Voici) 

Ics  levilcs  :  Yos6s,  (ils  de  'AzAnyä.  BAnyon,  qui  etait  des  cnl'ants  de  'AdAbo,     j 
I",  11    QadAm'i'l    '" '•{   ses  frörcs,   SabAnyA,  lladnnyA,  (^)anlsa,  FelyA,   IlanAii,    ".Mi-  j 
12,  i:f    lA'e,    ll(Miuiil),   llasAkyA,    '-ZaUro,    A/.Arabyä,  SabAnyA,   '''lledcni  et  LcbOne-  > 


ti.  i: 


•ji". 


[81J  TROISIKMK  (MVHH:)  DR    EZRA,  XX,  14-29.  721 

oihn-i:  •■   riih,/i.«j.(p  •■  «ih.A.ir  .■  ma,fi.  .•    m^ttv-  ■■  A'^v-f-i- :  fl»'rii,A  ■    con;^  is  n.jo 

n,rt  •■  m"7.«^A-y"  :  (n"i.m:  •    rt»"7.rt.lMl.A  •■  miip.^  .•    m/.A'Vy  ■  tn,h*n  •■  mh'np  ■•   ^i   ^^ 

v:^>//' ••  hA  ■•  ■vi.iMw  ■■  hr.ixim  ••  ry-c.  ■•  wy^m-h  ■■  tn-tii-  :  .1x1  ■■  ?,-/ii.hn 
um,?fif?.'iü-  •■  }\:'"r.ira»-  -.  aay.-fan-  -.  i/^ntm-  -.  («'/-»vWiA-  ••  mi^h-  •■  Ji.^v  ■•  Ji 

A.  V-",",  ■■  <n't""il\  ■■  I!  —  inhAV"  ■■  1!  —  tnVrU.V  ■■  B  —  mil.i  :]  .e.-hl-  =  J>.  —  1").  mni.y  =]  n'/..('  = 
A,  ll.k.i'  :  li  —  (n;j.'i  :]  ;i>i  :  A  —  <i>ll..S.  :  1>.    —  10.   mn:;y.  :]  (n(|-).i'.  :  l>  —  (n>b.<!V  :  r>.   —  17. 

«l»h(II..P.-    0    M-r.   '    IJ  inhWC   :]   0    15.    18.    hibfi-y  :]    O  IJ   «n?„rt.V"    :]    (I)>b0y"    :     li.    1'»      10 

h^'|•■  ■■  (OhV-F-l-  =]  (nh/..4.Vlt  :  l>  mrn.A  •']  mm.  ■■  r..  —  20.  <nii.)(l.ft  :]  ion:t/!.,ii  ■■  I>.  —  «»"V-rt- 
'\?"  :  B  —  mh.nc.  ■•  B.  -  21.  fl>"7.il.ii.rt.A  ••  B  «nrt.c.-;-  :  B  —  22.  fl»<<.AT.t'  :  B  <i»,i, ; ',  ] 
mWiVV.e  :  A,  ri  B  —  inM-iy  :]  o  B.  2:>.  <oi('rt.rt  .-  mWiVV  :]  <>  B.  —  2'i.  m4.f',y.  -.  B  —  mnn,.* 
/■■  •■  B.  —  25.  m,b(>  :]  m<li"7<*  =  B  —  mhfiy.y  ■■  B.  —  2(1  mhuy  :]  (n^h.c.f  =  B  —  <n>,vv  0  "  B.  — 
27.  fl>/h'^.A.<li  :  B  —  fl»(l>.v  :]  o  B.  2S  ro",}\(n-1-  :]  ",(im-l-  :  A.  <n",ft(n-1-  :  15  -  ind-Wh  ■.  •,:i'i. 
9"  •■  ]  niih  •  v(.>""  :  H  —  >,rt  !   lAAin-  :  hr\lnin  ■■  r'y.r.  0  mti^A-  :  nrih  :  -«./..r.  =  B  —  <n 

>iTrfl-Fcii>-   :   A.     —  'I'.K    (D)ly(\-iJ\-rO-    .-  >,;■,</; l/'«"-  !    IKl.C.*«»-  :]    <nil,(MlA    :    '/"lll\   ■■    II.XÖO-    :    B  .IV..? 

oo-    :  A,    l-^"/'/''    :    B  —  /«D.hA-  :  AB,  Dill.,   Z-tU  .   iiel/l.,   C.   .!16.    —  rnn>i.  =3  (D(l"/-  :   B. 


noii.    '"(V'oici)    Ics  priiiccs   du    peuple    :  FAri  os,   l*";ili,il  -  .Mo  ab,     l^läni,  Ztm-       i'i 
touyä,   Benr,    ''l^ouiiiya,  riädä,    liedou.    '" 'IvlAiiya,    Haliav,    Mdau,    ' '  AhHl,  i-,  m.  ir 
Hezeqyä,  '.Vzour,  '"  Aliadouya,    EIltii,   15ösi,   '' Wrid',    Anälnt.  iXobcl.   -"  Ba-  i^- i'-'-" 
galjösa,   Misäliiuin,     l']zar,  -' Mcs(jZ(''l)el,  Sadoq.    '■"' l<\dälya,    llaii:iu,    'Ananva.    ^i-  ■■^■^ 
"'Huse'e,   Ilanan,    OsiMa.   ■'  Asatälo'es,   Fäday,  S(''li('(|ira,   "llasn,    Bonania,  -•'■ -V-^'j 
Wsyeyä,   ■''  Aliya.  llihnMi.  «Anan,  -'Hameleke,  llrram  et  BaOnä.  -"Les  mens -''■•■;".  is 
aussi  qui   i-estaient :  les  ])riHres.  les  It'vites,  Ics  porliors.  los  ciiantres  et  li's 
hommes    de   nälanim   cpii   sClaicnt   sepaivs  des  poupli-s  de  la  ti'rre  eulrcrent 
dans  la  Loi  du  Seigneur,  ainsi  (pie  leurs  l'einme.s,  leurs  rnlaiits  d  leurs  fdlcs. 
"'Tout  sage  et  (luut)  savant,  ainsi   (jue   les  grands  qui  enconrageaient  leurs      o;i 
freres    s'obligerent  par  des   malcklictions,  jurercnt   cnln'    iu\   rl    icntrerenl 
dans   lalliance  (sainte,  s'engageant)  a  uiarcher  dans  la  Loi  du  Seigneur  qui 
a  ete  donnee  par  linterinediaire  de  Mouse,  servilcui'  du    Seigneiii',  ä  (!a)gai'- 
der  et  a  acconiplir   lous   scs  enuimandcinents    rl    (tonlcsi  ses  prescripLions. 

l'ATR.    Uli.    —    T.   .MII.    —    V.   5.  17 


722  TROISIK.MK    I.INHK    1)1.     K/.RA.  XX,  30-S4.  [82 

■ii   v-y,  •  if-A-  ■  h.«*.'  •:    ai','^'r  ■•  rcoi'  ■■  hr/i> .-  w^n  =  "/Art/-  =  M'^n-  ■■  Art^A  ■• 

3!    AA  •  "/'f'l-  •■  Min/.  ■■  n.'J-  •■  h'r^f\'i  ■     h-HWV  ••  Wif.win-lh  •  4'.f."7.i>-  ••  fl'A 
anfxtpiil'  :  um:  :  wM'H'J}'/  ■  HA'!.  :  fnArt'Hl;)"».  ••  mhhtxM'A'i.  ■  mM\t)f\=\' 

X  •■  <»a4'ä«^-1>.  :  «»Annii,f.v  ■  '^ax.wvt  •  fu»  •  n-i-  =  .e^/ftcf-  ••  A?ifi/..;i.A  ••  m 

iwr\'/.  ■  «)A.i"/;e'}>.  ••  fH/iDi-nJi  ••  n.exö'-c  =  Aii.i-  ••  ^rAlnv :  «lAhn.ei- :  hivn 
V :  AA :  "/'/»-l-  •■  1/yv.e.s.  ••  A'/v"'P()  •  h-;ii.h'n//i.(:  •  ^'/'aV)>  ••  nh^/"  ••  k  m.'i:  •• 

.■)0.  A^.lili-n  :  -n/h-r.'/.  :  H.  —  'il.  m.'Jmn  :  n  —  ,e.ani\h.  =  «D-n-i-  :  ,1,"/  :]  o  H.  drlendttm  est.' 

—  .eön;\>,.  :  A'/'V.C;    0   .l'"i-1«i.    :  rtl'V'll'.M"-   :   l>    —    rn_f>,-dii.   :]   llfhVi".   :    r.  tl^ft"«»»-  !  B   —   IIA 

AI-  :  I)  —  fDVion  I  sftvii-r  0  mnv'iiv  =  A  —  n"/«"'^-  =  ■^.e.v'i-  '  ■vri'v.'i-  0  (nn"i<ii>i-  :  -i.c.-v-i-  ■  'Vii 

•V.-l-  :  A,  (H-Ilft  :  "|<'"-V    :   H  'i:.'i   :]  O  15  —  Jl^rt-    :    >i.(V  ■]   tl"-A»  s    Ö>J  >  n*   =  B.  —  32.    »■Artt    =   B 

>i.e„l»'  :]  o  U  —  AA'I'A  0  A.P;.('.r.tl"7  ••  —  AtTI«^  0  A'Vd/.  =  B.  —  33.  II.P.i»'m-ö  I  B  —  (DAo'Vf'rt'»-  > 

iiA<f.  !  B  (OA<i'-r:n'/  =  ha'i:  0  mA-i-cr'/  i  B  —  «oAnvn.M-"/.  =  A  —  fl>A>.AHi:l*/.  :  B  —  ionn"i'\^- 
V  I  B  —  mA'1'.(^n>V.  ■■  B  mAlUl.f.'/  ■■  ]{  —  .-■.m.hV/.  =  B  — ^  Uli  :  Ol:  =]  im/:  :  l>  .('filArf-  0  .i'ft 
■lOif.  :  A.  .i'nt/'"(:i;  :  B  —  <»A"/ri/.  ■■  n.-i-  0  <»a"mi/.  ■  A,  mAii.;-  =  B.  —  3'i.  mi",()iii.v  s  1>  — 

'\iif\  ■■  ■l''-i;'l>.  1  ö()«>-  s]  '^ftA  !  'I"'-!:'!"/  !  ttinn  ■■  A,  ft()(i>  :  li   —  (i»A.'l'<n-,('-V/.  :  A  —  II.P,(lm-(;  •■  AB  —  m 

A'vnri-  '  B  —  ".fw- '  B  —  Av'V'i'"/  =  i>. 


30  '"(Nous  jurAmcs)  de  ne  pas  donner  iios  lillos  cn  mariage  aux  gens  du  pays 

31  et  de  ne  pas  pcrmcUrc  Ic  mariage  de  Icurs  (illes  avec  nos  enfants.  '"Quant 
aux  gens  du  pays  qui  vcnaient  a  la  Loi,  ils  l'aisaiont  du  commerce  et  s'oc- 
ciipaienl  de  tout  tralic  Ic  jour  du  sabbal.  (Nous  primes  l'engagemcnt)  de  ne 
(ricni  leur  aclieter  Ic  jour  sainl,  d'olisci'ver  Ic  sabbaf  (de  la  (crre)  raniu'e 
(r<'xciiiptioii  qui   (esst)  la  septieme,   et   de   u'exiger   (le  j)aiement)   des  deltcs 

32  d'aucune  main.  -'-Nous  lixamcs  la  regle  (qui  nous  obligeail)  ä  donner  le  fiers 
d"nn  siele,  eha(pie  aniiee,  pour  Fouvrage  du  Icmple  de  noire  Dien,  '"pour  les 
pains  qui  etaient  oll'erts  devanl  liii,  poiir  Ic  sacrifice  perpetuel.  pour  roirrande 
perpetuelle,  pour  les  sabbats,  pour  les  neoinenies,  pour  les  fetes,  jiour  les 
(jours)  saints,  jioui'  nos  peehes  qui  out  ele  expies  pour  Israel  et  pour  Toiivrage 
•In  temple  de  noire  Diou.  '''Nous  tirAmos  au  sort  lequel  (Tentre  nous  apporle- 
rail  le  bois  pour  rollVaiule  (parini)  les  pretres,  les  lövites  et  le  peuple  qui 
apportent  (le  bois)  pour  le  temple  de  noire  Dieu  et  pour  les  maisons  de  nos. 
peres,   clia(pic  annec,  alin   de    I  ullunicr   a    laiilcl    du    SeigniMir,    nulrc    Dii'u. 


33 


kl 


[83]  TROISIEMK  (LIVRE)  DE    EZRA,  XX,  35-39.  723 

w-A- :  +?":'•  ••  öe'i  ■■  AA  •■  "loo^'  •■  Ad,'/'  :  }xin,}\n.h,c  ■■  *fljnW"<:  ■■  aj-a-ä-v  •• 
Ämi.> !  hOT  :  s'-nh  ••  Ao.'»-  ■  h'j"'\m  ■■  ajh»«.''!-  ■•  hA  ■  ^.1+*?.  =  nn.»-  -•  h9"f\ 

AhU*,'-l-  !  ■\(\  •■  n.'/-  :  rX'Pl-  :  AILf-  •  ^i^U^n^h-f:  "■  m'Jft^'^  ••  9".e.-C>  !  A 
A.'P'fi.e'j  ••  fliAA.ii'fl»- !  A.'P^ßj?'» :  .enh.  =  w.-/-  ••  ntf-A-  ■  ÄU7<i>  ••  A^-nnv  :•• 

rt>A.<P'/,',e7rt  :  f/C'J"  ■•  "//"/.'»"  :  "/rt/.-'l-  •  All.'/-  :  hlTAhV  :  fll-ft'/-  :  on-P,?  :  rK 

'PI- :  i/n.'/-  •  h^ii.Änrh.t:  «  ' ?»ft»n :  'iin  .-  «n-in-n  •  ^nfl>-h.  ••  ft**  ■  hft/.  ^. 
A  !  ffift*«}'  •  A.'/;  ••  +^"X  ■•  ficvt'.  >  flimji'.'j  •  m^nh  •  wuf  :  i;a"  •  'j*pp  :  4« 
.^«^'l-  ::  mhuV'IJ'.  ■■  mKA  •  t'.-l-'f'Vt'-  ••  fl>(iÄ<»-"|-Jr  •  a)tm\\n.-i^.  ■  h'/n  •  Ä.'>'1.P.- 

>:>.    Vdfl    :    I{   —   'l'-'i-'V.  :   AR   —   -^".eO    :]   y".<Vr.   :    r>   —   WA-    :]   dUl'A-   :    R  —  'l-/"-^    :    R   —   ÖAV.    l 

R.  —  o().  fflVvfio>  !  A  —  ",n"/",.v  :  A,  ),n'7"iir.  =  R  —  ao.;-  0  n,n.i-  :  A,  An./-  =  R  —  n(U-  >] 
Afti-  !  A  —  A*iuvl- :  >.A  ■■  .ft^+"/p. !  fiii,t  :  hr'^Wi  0  "  B-  —  i"  •  «n-i«';"?.  •■  R  —  fcsvi. :  R  ~  fto 

fl»-i  :  R  —   fflm.ftV/.   :  R  —  rn.)-rl"i'/.    :   R   —    Vll    :   n,t  :   '^•»'P>  :]  AiTWP^    :   R  —  m}x(\i.\-  :    A,  hfl 

/..t  :  R  —  TKCt.  >  B  —  mAA.i)'(ii>-  :  A.'i"K.*'V  :]  ')  A  —  >i/»"/..|-  :  AT$  —  h-n^Ji/'«»-  !  R.        3S. 

fl>)iy  !  i1l)'/i  :]  «DAtlOV  :  A,  flJAtlUVlC't  !   R  —  mAR   :]  O  R   —  A-l"!;.?"/    ■]  ('  A  —  (l>-ftt  :]  fl»->,|:  ■ 

A,  ■J"(t(\  ■■  <!>•>,;:  :  R  —  ^/''i-f:!)-  :  R  —  (nA,'j"i:.e'/rt  0  a  i\ti.va^  ■■  H  —  fiCT-  0  yi\h-  :  R  h 
n^t  ••  R  —  "./"■/!->  s]  hfl-!-'»-  :  A,  ()  R  —  «B-nt  ■]  ina>-M-  =  B  —  oo-f.v  :]  <)  A.  —  iin.|-  :]  AI1.I-  ■■ 
R.  —  3'.i.  in  ■■  «i'inn  =]  in  =  «"•".i'  :  y"»'!'"!-  =  A,  A«nnn-ii  :  R  —  ^ii>i.  •■  R  —  m.e<i:+  ■  a.-i;  ■] 
mt^vi'.r^d  •■  R  •l-S'"/.  !  ncvr  :  atm,e.-/  ■■  at-l'-iv;  >  R  —  (ifht\  :]  o  R  —  mhniD-^i.  ■.  A,  m'VTin-'/V 
■/.  =  R  —  K.v,')..iv";  !  AR. 

cumme  il  ost  ecrit  dans  la  Loi.  ''(Nous  primcs  rengagement)  d'oH'rir  les 
premices  du  froment  de  notre  terre  et  les  premicfs  des  fruits  de  toute  la 
productiou  de  nos  arbres,  cliaque  aiincc,  pour  le  teniple  du  Seigneur;  "'d'oH'rir 
les  premiers-nes  de  nos  (ils  et  de  nos  bestiaux,  comme  il  est  ecrit  dans  la  Loi, 
et  les  premiers-nes  de  nos  bteuls  et  de  nos  troupeaux  de  brebis,  dans  le 
temple  de  uotre  Dien,  aux  pretres  qui  servent  dans  le  leniple  de  notre  Dien; 
'"  d'oll'rir  les  premices  du  ble,  des  fruits  de  tous  nos  arbres,  de  nos  vignes  et  de 
nos  oliviers  aux  pretres,  ä  l'arclie  des  aumönes  du  temple  du  Seigneur;  (de 
donner)  la  dime  de  notre  terrc  aux  levites,  alin  quo  ^  ceux-ci)  oüVent  dans 
toutes  nos  villes  la  dime  de  notre  travail.  '"  Le  pri'tre,  lils  de  'Arou,  etail 
avec  les  levites  dans  la  dime  des  levites;  les  levites  oll'raient  la  dime 
de  la  dime  au  temple  de  notre  Dieu  pour  Farclic  des  aumönes  du  temple  du 
Seigneur.  ''En  eilet,  pour  le  tresor  les  enfants  d'lsrael  et  les  enfants  de  Levvi 
oll'raient  les  premices  du  ble,  du  vin  et  de  riiuile;  la  se  trouvaient  les  vases 
sacres,  ainsi  que  les  pretres,  les  ministres,  les  porlicrs  i-t  les  ciiantres,  afin 
que  nous  n'abaudonnions  pas  le  temple  di-milrc  Dii'u. 


724 


IltOISIKMI-     I.IVIIF,    DK    KZKA.  Wl,  1- 


'8A1 


2      Wie  !  4'y.'ft'l-  ••  (n-l'i\"r\:  ■  fl»-fi'f-  ■■  ^U7-<il/'<"»-  ••••     mn/.Vi-  ••  «Int-n  :  AV/-A-ÖI»-  : 

tt'Ilira«-  :  >,A  :  HK-  :  hS<flM"  •■   ö»fl»'ft'/-  =   ^1)7/.  :  S'-O-f,  V.  VfK-  :  VfA-O»-  :  >ift 

:.       A?.  •■  rt'^CJP  ••  fOAft  ■  MTy  ••  mAft  :  «VA.A.l»"  :  ?»';">  ••  ft«/."l'  =  4d.f\  •■     fl»"7A 

fljP  ■•  WAft  ••  n<h  ■■  «»A.P.  ■•  JlAjP  •■  rtJAP.  :  Puy  ■  roAft  •  >iAjl'  •  f"Ay.  •■  i'v? 

«      -fl  :  ö»A^.  :  -l: Sy  •  ri)A.f.  ••  ^oA-J:  ■"     ÄA-  ■•  Vf-A-tf».  .■  .e.<}.^.  :  <}.^rt  :  ?»A  ■•  y.'i-n 

-        <•   '■  A.e<.«^A.'/'  ■■    Qi  ■■  tDiÜtDX  '.    öy^Oi-  :    ^-/"/i   :••       (»^A-Jl  ••    *'.*+  :     njJP'/'  :    A. 

XXI.  I .  m-n-i-  0  "  l{  -  ft.p/ :]  >..p; :  A  —  (n^ft  :  rr.*- !  ...  >i.v<-ort.y"  0  "  H  —  iDtn-^-»:  0  »» 
>i.p,-  •■  mittf.  i  15  —  Mn-<5ir(ii>-  :]  vir.  ■■  I>.  —  2.  m(]/.)uin-  :  l>  —  ,1nin  :  A  —  fl>»f-ft"<io.  i  A  —  >i 
ROh  :  A  —  riA.'»'.?.)!  I  1>.  —  i.  «n"^>.Vl|-  :  WCI.'»'««-  :]  «>"\>,li-V-  =  nHirn-ct  ■  H  —  mwftt  s]  flt-nt  I 
A,  n«i»-ft/-  :  I!        ilil.P.«>rt  :]  n.P.<nrt  I  A  —  m»iHV1-  :  A  —  (nrt,<i;<i;.pV/.  s  H  —  <nv.+Vfl»-.p-ir>.  =]  o  l{ 

—  m,v_-l'.-l'  ;]  m.p.+  :  \\.         'i.   in-h9"int\l-  •■  .e,-H-  ■■  y-iy-'i  •■  '/IK-  =  KV<-1t^T'   ■■    l>      -  -Wiff"  0  «  ><?" 

.p.i;.|.  :  -n-iyr  ■■  A  —  riy".?.'!."!'  0  <n>,i»"vrt.  !  ,p.'i:'i'  :  l>  (»A.p.  :  Mi.fi  :]  <»>iii.-(i  !  H  -  ini{:.pn  > 
l{  —  fi'i:Tje  :  15  -  <(.f:n  :  B.  —  ').  m-l/\l\y  :]  mAfi.P  :  15  -  Ml.P  s  15  -  i'Y.ll  :  1!  Ufi-y  >]  -ft-S. 
rt..P.-.P  '  •*>  —  y.ff'X  •■  l>.  —  (1.  W^i\  0  Oy-n  ■■  15  —  oV  :  n»:;i:  !  15.  —  7.  (n>,A-/.  =]  (»rtrt.ir»»-  >  15 
-  ft.ft"  :]  IDft.A"  :  15  —  «•■ift.'^jr  :]  >,'"AV  s    mrt'^'/"    s   A.   >,"V.V   :   rt-Al»"   =   15  —  P./II.P.-  15  4..P.-.P  '    H 

—  *A^  !  B  —  <n>"Jh,A  I  B  —  h^PA   :   15. 


N.M.   I 


XXI,  '  I^es  princcs  tlii  |iiii|)lr  ilcinciiri'n'nl  (l;in.s  JerusakMii;  Ic  rcslc  Hu 
pcuple  tira  au  soil,  aliii  (rameiicr  iin  dixiöme  (de  la  populatiou)  a  demeurer 
dans  Jerusalem,  la  ville  saiiile,  et  les  iieuf  (autres  dixiemcs  a  demeurer) 
dans  leurs  villes.  -  Lc  peupli'  bönit  lous  les  homme.'^  qui,  do  ieur  ii^rc,  demcu- 
rerent  dans  .lerusali^m.  '  Ce  i'urent  les  princes  de  leurs  peres  qui  demeu- 
rerent  dans  .Jerusalem;  dans  les  villes  de  '^'ehoudft  demcurerenf  loii.s  (les 
enfants)  d'lsratil,  eliaiun  dans  l(>s  vilhii^rs  de  Icnr  province,  ainsi  que 
les  pretres,  les  levites,  les  (honimcs  de)  ndt/inim  el  les  cnlanls  des  serviteurs 
de  Salomon.  ^  Dans  .lerusalem  deineurerenl(plusieurs)  des  enfants  de  YehondA 
et  des  (Mifants  de  Benväin.  Di's  enfants  de  YeliondA  (etaient)  :  Fatilia,  ills 
de  'Azelj,  lils  de  Zakarya,  lils  de  Saniarvä,  ills  de  Safalya,  lils  de  MAlelem; 
des  enfants  de  Fi\res  :  -'MftlesyA,  lils  de  Hi\ronlv.  ills  de  Käly.i,  lils  de 
'OzvA,  lils  de  l)al\;i.  lils  de  ^tiril),  lils  dc  Toudonya,  fils  de  DiMoiii.  '' 'l'ons 
les  eiifaiils  de  l"';\r('s  (pii  diineurcrTnl  dans  Jerusalem  (etaient)  qualre  eent 
soixante-linil  liommes  vaillanis.  "  NHici  les  enfants  de  Henyäm  :  Selo, 
ills   de  Mesonlam,   lils    de   Yoliad,    lils   de    j-'nudonyä,    lils  de  (JoloyA,  flls  de 


1 


13 


!85]  rP.olSIKiMK  iLlVHEi  DR     KZRA,  XXI  S-l(i.  725 

A-  !  flJA.P.  :  "ÄfrA?"  :  fflA.«'.  :  P-rhÄ'  •  fflAft  •  4'^-.?  :  mi\^.  :  ^.A"JP  :  fl»Aft  ■  «» 
.-Jh-A  :  fflAft  ••  ^^'^A  •  CDA.P.  •■  .ert.e  ::  *  aih9"^:"ldA)'  ■■  lltAA  ••  ÜV!  ■•  ÖJäO-i;  :: 
*flJA.f-^bA  ■•   flJAft  •■   Hh<i  ••   flifl>-?t'|:  :   <rorty.S"<n>-  :   ffl.P.i)-^  :   WAft  :   ÄO'JV'  •• 

OTho-jj :  H?,i>»;j-,T[,'/;N- :  A^A  •  mc  «    «»?ii»"}M;vl-  ■•  ^Ay  •  «DAft  ••  f v:-!» :  <»  I 
.eJi^  •  *ö»r^cjp  ••  wAft  :  rtA-z^e  ■  «»Aft  •  "7.frA';" :  «»Ay.  •■  fxF-^  ■■  «ja^  •■  'ncv-  > 
l-  •  flJAy  •  huA\\i  •  /w/jn. :  iL-f'  •  ?»";n.Änrh.(: «    flj>,:V'f>i/'<n>-j'. :  y.;n<. :  -/  ' 
•n/.  !  n.'f-  •■  ?i'';il.h'n</i.(;  •■  xv  .•  ruAmi?  ••  tnh?:,?  :  (»Aft  ■•  .e.(?#/il»"  :  «»Aft  ■  Ä.A 
AjPrli  :  «»A.f.  ••  ?iö««-Ä.  :  riiAft  •  hJK.JP  •  roAft  =  ^•fl.Ml  •  aifi^y.  •■  "VlAVl.e  " 
•ffl^:".«/;!!.  :  »n^?,y|./-  :  {U^ai'C.-lwyoo-  :  kV  :  fl»''/r«e  :  m,h'"ItiV  •  aiAft  !  AiH( 

.e  :  flJAft  !  Är/ill.  :  «lAft  ■  "7.rt-Aö»"|-  •  «JAft  ••  ^''ÜC  "       flJ^:S'/J(f öbJ-   :    ?,A  :     1 
y.yiA-  •■  '/-.'»'•l-A"  :  V  :    *»ÄÖ»:i:  ••   (DOBt\^\t^aO'  :   H'IIJPA  !   <«Aft  :   #/rZ.^-A.l'"  "•      fl»    I 

hr"!  •  A.'P'C.eJ  •■  rt"7.e  •  oa^  :  Äfrc  •■  mAft  •  hru-  •  öja.p.  =  Wi^^hy  :  «ja 

y.  ■  nJ:  •     fliAy.  :  r/nh  :  fl),/iA.n  ■•  fliAy  •  fia»-h./\  ••  A(VA  ••  ^-nC  •  H^'»'^  ••  A    I 

8.    TMltA   !  B.    —   ('.    (»M'-A.A  :  A  —  ro<n->,-|:   :  oufi^v'o"'   =]   «>•>>•/.•  :  üJtn.fl'ilV"«"»'  •■  A,  <»^1;   : 

»"flf:^"«»-    ■•    B    —  h(tf   !    H    imit-/-,   :    »VC   :    <l>>il»".-*-,l.t   :    l>.    —    10.   m^X'HUVl"   :]    >1UT1-   :    B    

^A.f   0    <DSA.f  :    B  —  Vi-r'  :  B.  —   11.  «DA.P.   :   flA-lM'  =]    «nr^A'l'.e   :   B   —  "*Cf-1-  =   B   —  hKIlll  •■ 

A  —  <n>;)ll.  :]  4».^-ö»  !  B.  —  12.  .p,"i'fK.  :  B  —  ?;V  :  (a'f:atK  :]  xV  :  my:  s  A.   o  B  —  fflA.e.  :  .Rir<li 

y  :]  .ttCVhy"  ■■    A  —  ath^y   ■■    ...  X.'\A^,1l   :]   O   B  fl>A.?    :    >iflO->t    :]    m^o'/rt.   =    B   ■}l1}C.y    :    B 

—  -{.rt.<h.C  =   ß  —  önA11.e  :   B.  —  LS.  tohi'jHllh    :]  0  B  —  «d'\>,M>  :  A  —  fl»>,''7n.f  :  B  —  hMCf  A  = 

B  WA.P.   :    h^iH.   !    mA.P.   !   ••'l.(h'\0O-^-   :    (DA.P.   :   h'T.f:   :]   O    B.    14.    ■/•*-'J-ft"4tai>.    :    B  möD^'i:'" 

a»-  1  A  —  inihA  :  B  —  iitA.e.  ■■  ihl.^.l^r'  =]  o  B  —  tUXp.f^-r'  ■.  Iichr.  —  l.j.  (\<"ly  j]  >,rt  ■■  da» 
^    :  B  —  fl>A.e  :    JirtC   0  «"hrt-t:    !    A   —  fflA.P.    :    >>ll.<!-   =]   (DMU-    :    B  <0A.P.   =  ,liO>I.P.   i]    WV.'-'Vf  : 

B  —  flIA£   !   nV:  :]   O  B.   16.   ÖDll    :   B  —   (0,1.(1.11   :   A,   (DVIl.il    :    B   —   n<l»-V>i.A    •■     B  —  >.fl>"\>.11^-  I 

A  —  '\bt\  •■  1-ttc.  ■■  ...  rt.'P'ij.p-v  >]  o  B>. 


Mag-ä'r'l,    llls    de     AlyAl,    lils   de  ^';'isyä.    "  puis    Gebesel    :   iieuf  cent    viiiyl-     .'< 
liiiit  (hoiumes).    '  'Ij'o'td,  fds  de   Zakäri,  (ijui)  etait  leur  prefVt,  et  Yehoiidä,     9 
fils  de  'Asänyä,  qui  etait  le  magistrat  (place)  soiis  lui  ilans  la  ville.  '"  Pariiii   lo 
les  pretres  :  Dälyä,  llls  de  Yoräb,  Yäkän,   "  Soryä,   lils  de  Salqiyä,  fds  de    ii 
Mesoulftm,   fils    de   Sädoq,    llls   de   Märyot,  iils    de    'At'obak,  Fintendaut  du 
temple  du  Seigneur;    '-leurs   freres   (qui)  faisaieut  le   Service  du  temple  du    i- 
Scigneur  (etaient)  liuit  cent  vingt-deux.  'Advä,  lils  de  Yeroliam,  fils  de  Tse- 
lAlj^äh,  fds  de    'Amoutse,  fils  de   Zakäryä,   fils   de    Fäsiliur,  lils  de   Aleikyü; 
''leurs  freres,  les  princes  de  leurs  proviuces,  (etaient)  deu.v  ci'iit   quarantc-    i:'. 
deux.  Mamäsyä,  fils  de  'Azäryä,  fils  de    'Aliazi,  fils  de  Mesouliunout,   lils  de 
Enier;    ''leurs    freres   qui   pouvaient   combattre    (etaient)  cent    vingl-lniit;    i'i 
leur  prel'et  (etait)  Bäzyäl,  fils  de  Hagidoleni.  '''  Parmi  les  levites  :  Samäyä,  lils    i- 
de  'Asour,  fils  de  'Azirä,  fils  de  Hasäkav,  fils  de  Boiii,  lils  di-  .Mak ;  "'  llalib,  lils    h; 
de  Sämou'el,  (etait  prepose)  ä  l'ouvrage  exterieur  du  temple  du  Seigneur  par 


72(i  T1^)1SII'..MK    LIMü:    DK     K/liA.   \X1.   17-2.-..  r.Sfi: 

.1l  •  (U"y.rt.',Mi  •  ?.'/'h:'"/Jl'-   •■   «I^A.^?,  :  (/lA.P.  :    rt^V/li  :  «»A^.  :    iOA  :  mA?.  : 

18.  1'  i^-^'-m  "•  if-A-  •■  A.'P'/,'j?'>  ••  «»-ft'/"  ■  oh:  ■■  'l'y.'fi'l'  ■•  eV  -■  mirayo  •.•  öjüäo»-!- 
:!o      >.  •  Ä'h'fl  ••  ri)m.A"7.'>  ••  fl>Ä:'"JJl/'ö"-  =  O+'fl'/-  •■  hV^X-  •  P  •  (OixmK  ■■     mhl\  •■ 

'li:4-  •  ht\/.h.fi\.  ■■  UV'rl'  •■  (nti.V'PJ'i  •  at'ti'l'  •■  WA-  ■  hüiu'.  •■  v.it-fi  •  -fl^rt.  •• 
ji  tn-ti'l'  ••  Cft'l:  :••  iDt;:H;'il.V'i  ■■  P:''.e.<-  ■•  n^(.':A  :  rox.,/,  .•  anM-  •  Ai^A  =  V;'- 
-      >.9"  ■.:     fUOTAhh  •  ti.VV.y'i  ■■  nhy^'^A''/"  •  «•».  ••  fl'A.f.  ■  n>.  :  öJA.f.  !  Wirt.'fl 

J?  :  fliAft  •  /w-j-je  :  röAf.  ••  "'/.U  :••  ö»h'r>  ■•  ft«!,'*  •  ?iA^»"-  •  ?iA  ••  ,P.H.5>"<.  •  ^ 

23    ?:(m  :  'nn/.  •■  n.'j" :  Tiiw.h'tt.hA:  •••   hft»»  ••  hio-  ••  htm  ■  n/"  ••  ai>a.i/'<">-  : 

2,     fl»/!."?}  ••  ^{t^  •■  tm\\<r/.-'i  •■  .^a  •■  hii-  ■  Ä-nWiii-  ••    «iä >,?  ■  wa^.  ■  n/ijp  •  <» 

unh.A  •  ixry.'k'^  •  iiv..  ■•  fl'A«'.  ■  y.ihPi :  ii^Ä-»"  !  -iir  •■  aw-a-  :  ii/.  •  .i> 

2-,        1|-n    :••       fl>AW-A-  :   hÜlvil/'ö»-  :    Hfll-ft-f-  :    r/l^A  :  fl>?i'/">  :    e.«fc«|'  :    (i'.(i.>5  :    ?,A  : 

17.  Jit/h.'»  !  ÄeÄ/-.,  o  R.  —  LS.  10»^ A-  '  ...  liV  >"]  o  \\.  —    19.  mOOW-Vir.  i  A.  mMm-'V^t-l:  i  B 
—  "V*-!)  I  H  —  oKn.'C'i.Tr  I  H  —  mh:VP.\ron-  :]  mhtt'V.xrao-  ,  H  —  o+ilt  >  >iV'>»  i]  o  1$.  —  20. 

O  B.    —   21.   O   B.   —   22.    moDA>i>l    ■    A.1"i:.('V   ■]    annv.'Ton-  ■  A,"!"!.'   :   B  —  nh.f<.tA.r'   i]  O  B  — 

(MI,  >]  o  B  —  nv.  :  «DA.p.  •  /(irt/ii.t'  ■]  nv.Jiir  ■  fl»A.p.  :  hCi.-uy  ■■  B  —  wa.c  :  m'.i-^y  ■]  o  B  —  «»>, 
}»">  ■]  >>y*>  >  B.  —  2:i.  Miii<M>-  1  B  —  '\iin.iron-  ■.  ...  m\m-  >]  "  B.  —  2'i.  «däi.»'  :  B  —  nn 
f  i  B  —  iDiiiih,A  1  >.ir,e.'(:+  ■  ii-^.  :  toAg.  •■  .p.l^•S  0  o  V,  —  ii-l'.e.nn  =]  iiMC'.ivhl-  i  B  —  Atf-rt-  > 

'/7<'.  !  .li'H-ll    0    Hf^^Mlo»-   1   AAll-fl  >   B   ~  ,lnHl  :]  (/  (UAtl^A-   :  ^/l^.  '  .liliri   :  A.   —  25.  m(\\fH'ao-  I 

>,-^r/.ii'a»-  :  B  —  ,h.+A  1  B  —  *f..e  ■  .i-c.r'  ■]  .•»•nyl.r.  =  B  —  fl»i'i;A.s.v  >  A  —  fl»>ii'A.>;.v  ■  ... 
(i>.e/iiX.r:.f  0  "  B. 


1"       les  princes  des  levites; '' Malänvi'i,  fils  do  MikA,  lils  de  /,ali;uli.  Ills  dr  "Asäf. 

priucc  des  chautrcs  de  Yelioudü,   lils  de   Lä1aiV'l:ili,   l')nqel)oqr\  ali.   .Mr>stMi;di, 

(l'un)  de  ses  freres,  et  Aledä'e,  fds  de  Samä'iili,  fds  de  GebAl,  fils  de  Dedou- 

is       louri.    '"  Tous  les  levites  (qui  demeurerent)  dans  la  ville  saiiitc  (etaient)  deux 

lii      eerit  quatre-vingt-qnatre.  '''  Les  portiers  (etaient)  :   'Aqouh,  Telmin  et  leurs 

jo      l'rercs;   les    gardieiis   dos  porles    (etaientj  eent   soixante-douze.    ""  Lc     roste 

d'lsrael,  prt^tres  et  levites,  (demeurerent)  dans  toutes  les  villes  de  Yolinndä, 

21  cliacnn  dans  Icur  In-ritage.  ''  Les  iidtdniin  liabiterent  i\  'Afoh  'Psilia  et  CiosefA 

22  (etaient  les  clicfs)  des  ndtditiin.   "  Le  princo  dos  levites  ä  Jerusalem   (etait) 

Ouzö,  fds  do  Bftni,  fds  de  Ilasihva,  fds  de  Matan^'A,  fds  do  MökA.  Parmi  les 
onfants    de   'AsAf  qui   oliantaient   (quelqnos-uns  etaient)  devant  l'ouvragc  du 

2:t      tcniple  du  Seignour,    ■' '  parce   que  lo   roi   leur  avait  ordonnö  (d'ötre)  ainsi; 

:'i  le  tour  des  chantros  (ölait)  d'apres  l'ordro  do  chaqno  jonr.  -'PatyA,  fds  de 
BäsyA,  et  ZAb'el,  d'entre  les  onfants  do  ZourA,  lils  do  ^'oiioudä,  (ötaienl) 
devant  le  roi  pour  toutes  les  all'aires  du  pouple  ^'et  pour  tous  les 
Itourgs  de  la  oampagno.   (11  y   avail   plusiours)   dos  enfants  de  ^'olloudA  (]iii 


9 


25 


i,S7  TUOISIEME  (I.IVRE)  DK     K/.llA,  XXl.  26-3(i     -  XXII.  1-7.  727 

,1,  :  atot-M'X  :  hin-^ii/'ö"-  :    fl»nÄ.4"\4'  •  aHV'IM'i  •     mno^'.'i  •■  i,')"'i  •■  am  j«,  i 

4. :  n'jp'r  ••  "%:mh  •  m»?»!.'^?,  ■  r»^.e?,  •  flin,j.A  ■•  r»?i'PA^,.'/  =    ^V'f-■J•  ■■ 

'20.  fl>nn-"7.<i.  :  i»ii.i-  :  "{.rt.T  ■]  "  I!  —  (odc-nfi  0  r'ni\  ■■  kv-i\i\  ■■  H.  —  27.  int\,uM:  ■.  toft-h 
A  :]  o  n  —  «Dtt.(:nn.^i  0  «Dioni-  =  ii.(:ft.ti.<Ti  :  B  —  <na>.nti:  ••]  ffl«»-fii-  •■  B  —  Ji-vt-^i»'»»-  :  B.  — 

28.  «>||>^.')"'»'1'  ■■  o  B.        (i>ii."7.tiV  :  A  —  21».  o  B.  —    io.  (Diiv.li   •■  mMAV"  ■■  m,un./^,h.r'  :]  o  B 

—  miwiM  ■■  mh't'A'i.-/  :]  «»(i»fl/-  :  .iMuft  :  (oat-iil-   ■■  hb'lfrt'l  ■  !'>  -     inhU.-l'  ■■    «»il'A-S.V   0   <i   15  — 

«B:i.e<-    !     lUCrt-IMl     :    B   —    >,ft»l    :    -M-l-    >    y.V'/"    :]    ()     B.    —    :>1.     "7..)<l>,    :    ffl"711.'^>,    :]   >,V-/   :     H'"/ 

r"^n  !  B  —  why>L  :  «BittA  =  «».'I'A-S.V  0  c  B.  -  32.  «  B.  —  33.  ti  B.  —  34    o  B.  —  35.  o  B. 

—  3(i.  A.I'W-.fV  !  A  —  >i«iMI<(.A|-  :]  öu\)<(!.A|-  !  B. 

XXII,     I.    <nArt.l<"Ol>-    :]    rtA.ll'ul»-    :    A    -       lOrt.*!'«)-.«'"/    :   A   —  >,rt   i]   O  B  —  "iCl-   0  (/    ir'nA.ir«o-   : 

B  —  nA.-t.PA  ■•  B  —  rnvnn  :  A  —  m{i/..,'hy  =]  o  B  -  mh,-}U.9"  ■■  AB.  —  2.  minir'  :  B  —  oi 
>iA'ri.  :  B  —  flJ;lm-fl  0  o  B.  —  .3.  <ort.1i."/.t'  :]  rt.)i.'/.('  :  B  —  at^ihr'  •■  in"'I.A.'r^-  .]  o  B.  — 
4.  0  B.  —  5.  o  B.  —  (i.  0  B.  —  7.  m'VA.fl)-  :  ...  iith.>i\v  ••]  "  B  —  o>i\h:'>'i'.ii'tio-  -.  B. 


demeuraieiit  ä  (^)eryti-'rareiu  avec  Icurs  fiUes,  a  Dcboii  avec  Iciirs  liUes,  ä  l>e- 

qähel,    ä    \  aliatsüuryä,  ''' a  Boiimidi,    a  lieta-Fälol,   ii  ^Oscs,  '■  ä   llalsar,  a  -''>■  ^^7 

Sou'al,  ä  Bersabeh,  dans  leurs  villes,  -"aussi  ä  Tseqeläq,  ä  .Mikän,  -''  a   Ayu-  in,  l".i 

Remen,  ä  Tst^Taali,  a  Rämot,  "'äZauäli,  a    Adalem,  ä  llatsr-rehrm,  a  l^akis  m 
avec  leurs  filles,  ä  "Azaqä  axcc  leurs  filles;   il?   liabitaieul    (l('|iuis   Bersabeh 

jusqu'ä  la  vallee  de  Heuom.  "  (A^oici)  les  enl'ants  de  Benväai :  .Mit;äbä'c,  Make-  u 

mä'e,    'Vva'e,  Betel  et,  leurs  lllles,    '-  'Auätot,  Bob,    "Auäuvä,   '■  Hatsor,  Rä-  -i--  :« 

mä,   Gitäyem,   ''Hader,   Tsebou'(''m,    Milät,    .Xäla,    Ouiiou,   Ge    et   llarisim.  'ii 
(I'lusieurs)     pariui    les    lcvit(^s    (demeuraicut)    eux-memes    (eu    delidrs)    des 
partaa^es  de  Yehoudä  et  de  Beuyäm. 

XXII,  '  (Voici)  les  pretres  et  les  levites  qui  monterent  avec  Zai^oubäbiM,  fils  xxii.    i 

de  Salätyäl,  et  'lyoses  :   Saräliyä,   'Kreniya,   'l'>,ra,  -'Kurim,   'I"]louk,  ijähnis,  :; 

■^  Sekenyä,     Relioum,     Meremot,      '    Oude,     Genelewi,       Abyä,     '  Miyämin,  ;i, '.,  r. 

Ma'ädyä,  Belegäh,  "Semc'eyä,  Yoreb,  Rede'eyii,   ''Alew,    Ainoq,  llel(jyi\  et  «,7 
'Edä'eyä.  C'etaient  les  princes  des  pretres  et  de  leurs  frercs  daus  les  jours  de 


72S 


TROISIEMR    I.IVRK    DE   'E/RA,  XXll.  .s-22. 


SS 


>*  h.V{\f\  ■••     <»A.'l"/iJP'}  :  h.Vtlfl  ■■  UH\H'.  •■  in'l'f'i'ryfi^.  •■  infl/.-nVfi\.  ■  tny.ihP,  :  fli 

II  ö)A^-  ■•  A^.Ayrt.fl  ■•  rt>^.Ayrt.'n  ■•  «»a;"-  ••  MiM  •••     mViUy,  •■  Wh?'  •  Af •'.;'••>  •• 

li  flM'',:'-'>  ■•  «'A^  •■  A('.?i';.  "     (U""I»(»A  ■  »'(J*'/'  :  iPY\>'P.\)''i.  ■  »iV-  ••  JiUVV  '  fl» 

li  '/"AäVii-  ■■  iUuiM'.i.xraiy  -.  f\f>cy  •■  '"icy  •■  fiKcry  ■■  iwny  •■    mm/.-  ••  "'/.fr 

1,    1.,  AI'"  ••  (Hf\h"'H:y  ■■  V,h'n  ■     A''7A-yi  ••  rV;'-'>  ••  hixAUUy  •■  t'-rt/r-  ••     A/t.<L'/*  ■ 

10.  17  ^y./,7. :  A"7.(M'"l-  •■  hA-\\  •■    hKyy-ö  ■  "»H:y  =  a?.',"-!"/  :  "'h(\^^r  ■■■■   A^•nl'  •• 
18  HVi.^  :  A"7/j.i"'?.r  ••  A«'» ^y.e  •  ^.a/i t'. :    Ayj.A.;^i'.  =  o»» •?»  •  Mritiy  ••  .«'■«'• 

11.  20  «,•;»•'} «   «»APVo-n  ■•  ''?i;v<'.  ••  At'-'i(^  ■■  o-w.  -.    t\i\Ay-  •  'i'n.f.  ••  A^'^4•  ••  h.n. 


>1.    22      J^' 


Arh.+.l'  :  WiAhjl'  :  hhAÜx^  ■  V.'-V^.A  «     A.1»'/.'.*">  :  H'/n^r^A  :  ;,.A,Vrt. 


S.  (iiA,'i."/.'.t'"'  =  A.  ('  IJ  —  A.j-nn  :]  >.n  :  KVM  ■■  A.  o  l>  —  mWiy.  j]  nv-.t'.  ■  AI!  —  (»+.(^-/.fA  ■ 
A.  m.|',('.'/.fA  :  H  —  (oS\i.i\.!!  :  U  —  >,A  !  IMS.«;-'*-  :]  o  B  —  iDAA.i>.  !  |{        >,;i^'l^  !  R.  —  '.I.  .eo 

</>•/•.    :    >iil<i./-   !    IUI    :    ft.lV"7.ir<I»-     :     R.   10.    «>A/.  :]    mi^.',.  :  A.    (»A.C.    :    R    Ah.««**"    -•    A.   rth. 

y"W:y"  :    R   —   toU.S'0'\'.r'  =]    O  A,   h.^°('l;l»"    i    R  mA^.  I    2    ]  <DA.l'.  ■■  \  —  Ah.A.frt.n  •■  R  —  «) 

>|.AI1.-Il    ■■  \i  Wt\y.  ■■   (,)     ]   <»A/.    :   A.   II.    mA/  :    ;l     ]  '»   A  AV-VV;»"/  :   R    —   "»f'r.'-V   :]  O  .V 

—  A,ttA^-  !  R.  —  12.  Vi+y"  ■  R  —  Vi-  0  "  15  —  <u<(i>'\>,^ii-  :]  «»'\Mii-  :  A.  <""^All■l•  ■  R  —  t\h. 

i.'t"S'  ••   H  —  /hVV.e   0    (nW.VV.f  :  A.    "    R.    —    13.    A"i.ll/!-    :    .\  "V-rtA"'/    •   .V.  "7.nA<"'  !    R  — 

mt\h"'IX.!!  ■■   15.  —  l'i-   A"7Atl   0  A."7AH    :  A  —  i-V.l-V  0  nJfV.l-V  :  .\         Art.ilrli.f  =]  A.rt.-|Ui.p  < 

A,  o  R  —  Vrt.'i:  i]  0  15.  —  15.  A/h^tr*  0  h.,W..r"  •■  A  —  A"7.cr'»-  0  rt."7.i:t*->  !  .\.   —   15.   (> 

B.  —  J(i.  A7.V-/";  ■•]  ll.7.'"1"i  :  A.  —  Kl.  o  R.  —  17.  «  R.  —  IS.  ()  R.  —  H».  ^BA^'•^il  0  ii>rt. 
VwUn  :  A  Ai-';ft  :]  ASö  =  A.  ~  l'J.  o  R.  —  20.  A>.'/"<>  0  A.>,'/"-7'  :  \.  —  20.  ()  R.  —  21.  A 
Wu'Tl'.f  t]  A./fi.4'.i'  :  .\.  —  21.  (»  J{.  —  22.  A.rw.c'V  :  A  -    (i>V/ii';  =]  v;i>>;  >  mv;u  •■  A.  fAifi  :  R 

—  lov^i',-/ :]  (^  i$  —  m^h.y,-  ■•]  o  R  —  »,"ii-{.v :  A  -  Aco'i.'  0  rt-(.(:'/:  =  .V.  am-i:  ■■  R. 


.s 

Kl 


II.    12 
l:! 

I'l.  1.-. 
ir, 
17 

18.     l'.l 
211.    21 


"lyoses.  "  Vdici  les  levites  :  "lyosös.  Hanouy,  OadAiuyäl,  SaräljvAl,  Yoliouda. 
Makäiiyä,  pour  les  louanges,  ainsi  (lue  liii-meme  avcc  ses  i'reres,  "  Biqiba(|ya, 
üunou  Ol  ses  I'reres,  les  iiitciidanls  et  les  g-ardieiis.  '"  'lyos^s  engeiidra 
Ivä'aqem,  'Ivä'aqem  engeiulr.i  IMxasrli.  Illyäseb  engcndra  Yoliadä, 
"  Yohadft  ciigeiidra  Yoiiätäii  Ol  ^oiiäliiii  ciigendra  ^"e'cdoii.  '■Dans  les 
iours  de  Yo'aqem  et  de  ses  frercs.  des  iiiroiil  pnHres  et  princes  dos  provincos  : 
par  Soryä,  MärvA;  par  'l';roiiiv;i,  I  laiiaiivA :  ''par  'K/rft,  Mösouläm:  par 
'AiuäryA,  Yohaiiäii;  ''par  .Mäldiik,  ^ouälaii;  par  Soliliayä.  >  osöi':  'par  Hö- 
rern, 'Adena'e;  par  .Mirvnt,  'l'>lä(|l;  "par  Idoye'e,  ZakAiyä:  par  Göiiot'A,  .Mö- 
souläm; '"par  '.\li\ä.  Zaki'ri;  pai'  M  im  iiiiiiiii.  pai'  Mmi  aily;!.  l'alih'iy: 
"*  par  Köiegüy,  Sftmoua;  par  Siiiiä Cyä,  ^'eliounäläii;  '"jtar  ^'ol•eb,  MAteiii\y; 
par  Yod;\'e.  Ou/i;  '-'°  par  Sisi\y,  (^)ab;\y;  par  '.Vtnoq,  l'lböd;  '"'par  l!eqy;\, 
llalfdcyA;  par  l'ldA'oyä,  NaIAiiA'rl.  "Los  levites  (qui  ötaient)  dans  les  jours 
do    Klyäseb,    ^'ohadil,    Voliaiiäii  d   ^oll'oudou,  princes  de  leurs    proviuces, 


^89]  TÜOISIKME  (f.IVRK)  Dl-.     K/.ÜA.   XXll,  -23-29.  729 

1-jr  :  n«""}";/"'!-  ••  y,CA'ti  ••  d.r.fi'P.  ••■  myAi^ .-  a.'/,'  ••  f^Mx^^  ■■  lU^m-cAiirao- .- 
'Pjf'ofi, :  *.e."7.n-  :  jpwnn- :  öJ.t'.rt.nwi.  ■■  rk/n'iiö«»v,  ■■  fi'n'v  •  nM,  •■  }xi\\.hn 

i  •■  in{f\U.  •■  hWi  •■  ayAthA.  ■■■■  hfn>  ■■  «».P.'>Wi  •■  Ah/A'l'  ■■  KV^i-^M"  •■  S^'r' 
9*'if-  :  AhiJVl-  •■  fl»A,'P'/ijP'>  ■•  at'h-l-  ••  iUxin-i'.'liü'a»-  -.  \\im  -.  yT'?x'h9^a«-  ••  h,^ 
^'fiti.'T  •■  Ji'w  ■•  ,fc^n<.  •■  tn>^:^Ax  ••  rn-l'iV'MiJ-  =  IVlat-il'  •■  Miri'"MA.i|-  :  «»IIäV 

JfA   ••  flin»n')l«»f:   ■■   r»rV/»rt'H'  :■■      ÖJ-J/^nh.   :   .f.«/.'«!'   :   «n|/i;'V..'>  !  Jiir'V  :  h!f: 

*PA  ••  'n,h.(Voo-  ••  Uh.?<fiM"  ■■  inh'r"!  ■■  hUHl  ■  whitfi^A'  ■  (Ohn  •  "/J^*'.  • 
i.(n.4(n.  •     mh'm./-  ••  ^A./^A  •  mhrh.K'f'f^l'  ■■  %i\ö  •■  (nhU.''rP'l-  :■  htitm  •■ 

23.     <J>>X,/irf.    :    i>    '        >brt-    :    0?u    ■■    \i.  2'l.    rn«l>'\>,1l|-    :]    <Il"\>ai/-    :    1?   —  A-TH»-.!'"/   !    A  <Dfl<i.n. 

.f  :  1}  ~  mh,V(\H  :  .\   —  fnA.P.  :  •My.PA  :]  <n.p.'l;'l'  :  ■(■-S"7,VA  =1!  '1'.e.'"Air<>n-  :   I!  —  .('Vrill-  : 

H —  in.*«"»-  s]  rt(l<!.Po»-  !  I{.  —  25.   mmA.f"'/  :  A  —  ao:i--/y  -.  ...   (n",*fl  :]  o  J{  —  ooi»-;-  •• 

A  —  ön.e.<:ill  :  llh+»  :  A  —  OHIO']-  :  ...  1IJ.-/+»  :]  hft|-.V<l>.Vl}"o'>-  '  l^"lHm--,h-  :  B.  —  26.  >iA-  =] 
O  H  —  VO-UV"  :]  .P.O'ty  !  .\,  VM'.r'  ■■  li  —  h.!»-«-?!  :  .\,  Vfin  :  l>  —  •/^•"l.y  ■■  \i  —  onf|<i:>  :]  O 
B.    27.    hoo   :]    ()    n    —   t\>,/.<l-i-    :]   >,<'.'i:/-    :    B  <nrt.'|"/:.f'/   :]   (»    15  —   (»•(ID-Ii-')-    :   (noV-lA,-!-   :   A, 

m-m-iV  :  fl>ll"7'>A.;-  !  I!  —  (nil»i>rt'/*  0  o  B.  —  2,S    ii),.c<.Ort.i'"  =]  h.V<-f\t^r'  ■■  A  —  h-V?/.   !  in 

>,>.7S|-  !  B  —  «n>,i»""/  ■  ",«.('.  :  >.<ll.-{.(ll.  :]  O  B.  —  29.  (D>,J»"fl./-  :  7.rt.;iA  :  m'hr'h.'h.-l-W-  :  IMÖ  : 
rt)>.ll."VJ'-"|-    0   "    1'   —  >i'^'<^    :   B   —  >."'•.(•.   =   h.V<-'\M"  ■■   \,   IU,.t'<.OA.y"   :    B. 


aiiisi  ijuc  Ic.'^  pretres,  ont  ete  iiiscrits  sous  le  regne  de  Däryos.  "'  l>es  eiilants     -.i^ 
de  Levi,  priiices  de  leurs  provinces,  ont  ete  inserits  dans  le  livre  des  Anna- 
les, dans  les  joiirs  de  Ynhanan,  lils   de     l'llonsa'e.  ''  Les  princes  des  levites     -yi 
(elaienti    :     Arähyä,  Sarabva,     lyoses,   lils  de  Oadaniväl,   et    ses   frercs;    ils 
ciiantaient  devant   (le    peuplc)    cl    g-lorifiaient   (Dicu)    avec    les  psaunies   de 
David,    homnie   du    Seignour,  cliacun   a   leur    (our.   -'  Malän\a,    Bäqiboqyä,     -2:, 
"Ohädyä,  Misäloum,  Talimon  et    Aqob  (etaient)  les  porticrs  et  les  gardiens 
des  vestibules  di's  portes,  -''dans  les  jours  de  Yo'aqim,  tils  de    Ivoses,  lils  de     -"' 
'I\osedeq,  dans  les  jonrs  de  Naiiamvä,  prel'et,  et  de    Ezra,  pretic  et  secre- 
taire.  "'  A  (repoque)  de  la  dedicaee  des   murailles  de  Jerusalem,  011  cherciia     -• 
les  pretres  et  les  levites  dans  leurs  provinces,  alin  de  les  l'airc  vcuir  a  .li'rusa- 
lem,  pour  (pi'ils  lissent  la  dedieace  et  des  rejouissances  avec  des  danses  et 
des   cliants,  avee  les  cymbales,   le  psalterion  ei    la  liarpr".   -'"  Les  enrants  des     js 
chantres  se  reunirent  des  cnvirons  de  .lerusali'ui,  di's  vill(>s,  drs  villages,  du 
village  de  iXetelate,  -"'  de  la  niaison  de  Gelegai  et  des  charniis  de  (Ii'bä'c  et  de     211 
'AzemtUvät,  parce  que  ceux  qui  cliantaient  leur  avaienl  bati  des  villes  aiilour  . 


73(1  TIiniSIKMl-:    I.IVIIK     DK     K/.liA.    NXII,  30-38.  [«Ol 

h.i-  ■  iv.e/-  ■•  «n«'.'/-  :  mh-y,}'  ■  ^"n  ■  hf»'MM-  •■  h/.v'i-  ••  l/^'H•Ä  ••  ./irt. 

i^ir'jP  :  m/'iJjPA  •  «»"ÄA-AJ?.  ••  <w.-»A.A.l'.  •  rur/n^c,  .-  fljf,;i-'>;t.A  ••  «».e.u-^,  :  öl 

,m'l  •■  y-MiiU-  ••  ri'j'PP  ••  r/D')|öi.v.  ■•  >5'/i'l-  ••  -ühfi.  ••  h'iii.Änrh.c  :  «»i>nr<i- :  ä 

IT       r/i^  ■  ^y"^H'a»'  '■      flJ-Wl  ••  ^'>+Ä  ••  Oy.'i  ■■  m^y.-'^irao-  :  OCI-  ■■  ArtA  •  «»«J 

i:n  •■  Ol/.  ••  fiV.'i-  ■  tmi^iCl  ■■  H^AÖA'I-  •■  h/V-l'  ■■  IUI./'  ••  >i'/.'il"  :  hMi  '  h'H'?>  ' 

is        "ly.   :   K-O'h'C   :•■    ■  fl»J|A?i   ••   IV.e-l*   =   ?»A   :   er/ifl»-<.   :  0.'»'"'  =   OlM  •■  .P"V<i.l/'ö»"  = 

30.  h'iKih-  ■]  «  h.l'<.'iA.y"  !  B  O.*»«"-  0  (^  B  A.'l'<n-.i'V  !  A  —  WAOlunl"/.  ■•  A.  mf\",iui>- 
■>■/.  =  15.  («nAhV'l-»!:  :?)  —  fl».<:'i:-F>.  =  A,  mM/t-f-ao-  ■.  H.  —  31.  iDi,ö^.19'oo-  i]  m>,";nh.  =  '>'"^>i 
^it  :  11  «■•AöAI-  :  ix/.V'i-  i]  o  B —  mo+y"»)-  !  A  ~  «nM-yii-  :  ...  /hrt.KV  0  0  H.  --32. 
VdH  ■■  mi-n-juiB-  i]  A.  .32.  o  B.  —  33.  -iPiCffi  =  15  '"/.rt.'»/''^'  =  .\.  —  .J'i.  roh.c'i'".»'  :  B. 
—  .35.  (BiMic.cfi  1  B  —  n"V..e  •■  B  —  v.'-v.«  •■  li  —  "'aii.»"  =  U.  —  iii.  fl>>,:V'/:i)'/.  =  U  tw" 
y  0  Aft""/..!'  ■■  \>  —  mh'MfA  '  B  —  iD'TiA.A.c.  i  ...  m,h;'/.  0  "  15  -  rivcr  =  "■mii»-^'.  :]  (i""ii 
ÖO-4  1  H  •>.e.'"/.ir«''-  0  n'1'.(^"7.ic<i»-  :  R.  -  .iT.  «»vii  0  vri  =  H  —  '^v+x  ■  A  —  h'fi-/,  ■■  ii 
,p/'/  >]  >i'/'i'»  !  B  «»•■|M'"V.irwi'- :  OCI- 1]  .i'.rt.-n/ii  :  ynA.!/'!"»-  '  m"ic.i-  >  15  —  '\i\t\  0  o  M  —  «» 
"ii:7  !  2"  ]  «oocv  ■  A  —  "i/.v-'i-  •■  A  —  "i-i'i-n  :  A  —  -ir  ■■  M  —  K'i-wi:  =]  <>  15.  —  :^s.  "liv-^  > 
A  —  "livt  •■  A.  —  .3«.  o  15. 


30  de   .lerusalem.  "'  Lcs  pretres   et    les  liivites  s'etaiiMil    |iiiiilics  eux-menies  et 

31  avaieiit  purific  le  peuplc,  Irs  portiers  et  les  murailles.  "  Je  fis  moiiter  los 
princes  de  YchoudA  snr  les  nuiraiiics;  je  formai  dciix  u,raiids  chunirs  el  (je 
fis)  une  procession  ä  droite  sur  le  iiaut  des  murailles  de  la  porte  du  iuiuior. 

:i2       ^- llosc'e.  alla  (apres  eux)  et  les  suivil  lui-niemo  et  la  moitie  des  princes  de 
33,  3'.    YehoudA,  "ZakAryäs,   'EzrA,  .MrsoulAiu,  ■'Mehoiidä,  Bciiyäiii,  Sorva,     l'.re- 
:!.5      mvA.    ^■(Plusieurs)  des  enfaiils  des  pnHros  avcr  dos  trompettes,   ZakAiväs. 
lils  de  Yohanaii,  lils  de  Saniya,  llls  do  NAlAnyA,   liis  de  Mököyä.  lils  de  Zo- 
lin      kour,  fils  de  'Asäl',   '"  ses  freres  SAmyA,  'OzyAl,   .Mclölay,  C.Alölay,  .Ma  ay.  .\a- 
tAu'ol,    YehoudA  et  IlanAni   i>i(.)rifiaient  (le   Seigneur)   avcc   rinstrumonl   du 
psaUcrion  do  David,  riiommo  de  Üicu ;     KzrA,  Ic  secretaire,  (etait)   devant 

37  eux.  "Pros  do  la  [Knii'  do  la  source  ot  dcvaul  (Mix  (lo  })i  oniiiT  cluwur)  gravit 
Toscalier  de  la  villc  do  David,  ainsi  ipie  l'escalier  qui  (est)  daus  la  parlio  su- 
[torieure  dos   muraillos  do  la  maisoii  de  David  jusqu'ä  la  porte  Orientale  de       j   [ 

38  Teau.  ■'"  Le  second  olionir  alla  A  ganohe;  moi-meme  (j'allai)  dorriöre  eux,  aiusi        " 
quo  la  moitie  du  pcu])li'.  sur  la  muraillc  qui  est    la  parlic   superieur.o  de  la 


[91]  ritniSIKMR    LlVn.K    DE    KZRA.  XXII,  3!t-'.4.  731 

n  ■•  h'}'i"A  :  hln-t:y/''i  •  m'^-^dX  ■  Mih./\  •■  (D'^'U.y.  ■■  ih"'f.h'l'  •■  «)?irth  = 
h'H'Ä  •■  Ä.<-ATh.  ••  <n«r'öo.  :  nh'i'l'Ä  ■  ,U«imi'  •••■  ^mM'oo-  :  hAh.'J-  ••  ^VJP'I-  •• 

T+(>  "  ■  rD»n^rt,e  •  fl>rt"?i>e  :  fl)h.rt.''/»K:  ■■  «h-H.  ■•  mf-vj  •■  ffl»"A]n,e  :  ^nh.^ 

:>9.  WUr''\Öt\  ■■  Ji'/'l-Ä  :]  ')   15  —  ",-/+«  :     11  A  —  mK^-pK  •■  >1A>1  0  O   H   -      h'/'l'«  :   '2   )]  ",•>./• 

X  I  A  —  rD>n  :  hv+x  :  h\}i:y/.--i  =]  monv.  =  h>i  =  >r'/'/'X  =  •/:^/i-v  =  !>  —  w"?-^/..^».  =  hi.h,A  =  B 

—  <0"V>/{..P.  !  fh-^hH-  :]  O    H  hV+X   i]     V-l-X   :   A   —   /^■CIUT*   :    15    —    mV'l'X   :    A   —    fD^o»-   : 

IIVV"/'«  !  /(i-Vn^  :]  o  R.  —  'lO.  iiAh.1-  :]  e  :  A.         40.  o  M.        41.  iiwT-l'rt  =]  Mt4'A  :  A.  — 

41.    oß.  42.   tD«n>>,fl^   :    ...  «D>,||.<{    :]    O    B    —    (Dfft.r'O-    l]    lDni»">i.    I    B    <n.('.||,^.U    :     «»AMl    :] 

0»1i+'i.    :     B.   —  4.1.    .«,/•    0    (I)->,|-    :    B    —    Ofl?    :    OBf^'PfV    '    B    —    VJ-'lV'M.ai».    !    A    —    ffl-l-ft 
5>"1,  :  B  ~  >,ntl   :   C->-^  =]   niMi.*    :   B.    —   44.    .KTit    :]    (D->,-|-    :    AB    —  ll-t-firyi-    :    mH>,/"A1-    :    B 

—  (o-ni.  ■■  B  -  an\.va>-fi  :    1"|  A  —  nuvl-  :]  »iiiV   =  B  —  mn-Vm-yi  ■.  (2     A. 


tour  des  Ibiirs  jns([u'aux  murailles  de  la  place.  ''(Le  cortegi'  alla)  dcpuis  la 
la  porte  de  i^fiem  et  la  deuxieme  porte,  aupres  de  la  porte  des  poissons,  de 
la  tour  de  'Anän'el  et  de  la  tour  de  Harne  at  jusqu'ä  la  porte  du  Iroupeau; 
ils  s'arreterent  a  la  porte  de  la  prison.  ""  Les  deux  clueurs  se  placereiit  daus 
le  temple  du  Seigueur,  aiusi  (jue  moi-nirme  et  la  nioitie  des  priaces  avec 
moi.  ''  Les  pretres  'Elväqim,  Ma'asyä,  Miiiyämin,  Mikyä,  "hllevo'ani,  Za- 
kär^'A,  llananyA  avec  les  trompettes,  '- Ma'asyä,  Saniä'eya,  Kle'äzär,  Ouze, 
Yonäu,  .Malkyä,  Eläm,  'Az(Ti  (celebraient  lo  Seigueur);  les  cliaulrcs  fai- 
saient  euteudre  (leurs  chauts  avec)  Yezeräli.  (leur)  princc.  ' '  ils  oH'rirent,  ce 
jour-lä,  un  graud  sacrifice:  ils  se  rejouirent,  car  le  Seigueur  les  avait  rejouis 
extremement;  se  rejouirent  (aussi)  leurs  femmes  et  leurs  enfants;  leur  joie 
s'entendit  ä  Jerusalem  et  meine  au  loin.  *''Ils  etablirent,  ce  jour-lä,  des 
hommes  pour  garder  les  tresors  de  l'arclie  des  auniönes,  des  ollVandes,  des 
premioes  et  des  dimes;  ce  que  les  princes  des  villes  ref^iieiilaienl  etait  la 
part  des  pretres  et  des  levites.  En  ellVt,  les  pretres  <>t  les  Irvites  (pii  se  te- 


:ii) 


.'il 


7.« 


THOISir.MI'.    l.lMiK    DI.     K/.U.\.   XXll,  45-'i7   -  Will     l-'i. 


92: 


'.-      «ii>-  :  A^/"Hl'"/:'}  :  m-M:  •■  r;iyvil(l-  ••  i»v.{\a\,U-  •■  A^'Vil.h-n./i.C  "    (»if-A-«»-  : 

>.  ■■  »r-A-  •  ^'"/y.  :  y.'in/.v-  •■  iii'"!*;  •■  «».f.ru.hj''«»-  :  AA.'i"/.'e>  :  (i»A.'i»'/.'yj  : 

NMii  1  (ny.hi-  ■■  h"t/.  •  Kim-  ■  >.^J'  ••  «»-rt.  ■•  mhtxrö'Pif*-  ■  hlh-WW  ■■  flV.hn- : 

-Trn  •■  ^.'IJA  :  ÄT'Vr  •■  mThmi  ■  hj.i\h  ■  ll.l-  :  "h^mMhU-C  ■  }xtih  ■■  A''/A 

'1").  mp"i4>(i-  I  1{  —  /"CO-/-  '  A  —  <noj)(i)">"/.  !  A,  10 ";(»«''••>'/.  :  H.  —  46.  .e+m-o»-  i]  .('.•i-.e.- 
9"  :  IJ  —  «»•>.•;:  :  rt«i'ii)»'V'V  ■  B  —  myrmt-  '  H.        'i7.  «>n<""('ftrt  =  '/w.y.p  ■]  nn'vvö»-  =  \i 

—  fl>0()<n->"/.  !  A,  <»";()wV/.  >  1?  —  "/"Vy.  :  B    -  flJ.c.iKni}"«!'-  0  «K.f.'l.'.i'fi}"«"»-  ■  B  —  AA-fm-y 
v  :  A  —  fl)rt.i*<D-^v  !  A.  rt.'i"i.'.i"V  ■  J>       yM-m:iri">-  0  .e.'t.e.-ft}»'««»'  i  B  —  'vc.-/  .•  B. 

XXIII,    1.   mm-'h-j-  I  AB  ~  ","l.i  ■■  B  —  «)>,fi«">,j"<>i-  :  B  —  WV'l.'  =  B        fOT'MV.i.  ■  B. 

—  2.  >,ft«o  :  ...  mn-V.f.  ■]  0  B  ^  initix-ttV  0  o»>,n/'l,l.}"  ■  B  -    ,e.i"i'l"af  I  B.  —  .j.  (rt.i'.S-  = 

tf-ft»0»-   :    B    —  >,y">,n/.h.A    :]    Wnr    :    >ifl-{.>i.A   :  B.  —  4.    h.A.l-0-fl>.   :]    >l.A.fft;i    !  AB    —  h9"'[W    >] 
>,?■■'»>  :    B   —    •1><.|l    :    15. 


'ir.      naieril  (lä)  sc  rejouissaioni   on  ^'choudä.    "  lls  observaient  la  regle  de   Iciir 
Dievi  et  lareyli'  ilf  leur  piiiiiicatidii.  Los  cliaiili'cs  aussi  et  las  portiers  (sc  con- 

'ii'       forniaiciil )  aiix  prescriptions  de  David  et.  de  Saloinon,  son  fils.  "' Car  dans  les 
joursde  David,  Asafavait  eteetahli  lo  clicf  d(^s  cliautres;  (ceiix-ei)  cliantaient  et 

'1"  gloriliaienl  ie  Seigneur.  ''Tout  Israel,  dans  les  jours  de  Zaroubäbcl  et  dans 
Ics  joMi's  de  i\ahamvi\,  ainsi  que  les  cliantres  et  les  portiers,  chantaient,  cha- 
qiic  jour.  allcrnalivcniciii ;  ils  benissaient  les  levitos,  et  les  Irvilcs  lionoraient 
les  cnlanls  de  'Aron. 
will.  I  \  \  I II .  '  de  jour-la,  ils  lurent  la  Loi  de  Moise  et  ils  (la)  fircnl  entendre  au 
pciipic.  Ils  trouv("'r(Mit  fle  passage)  oü  (Moise)  disait   que  le   'AnioiiAwi  et   Ie 

2  .Mo  abawi  ueulrent  jaiiiais  dans  le  teniple  du  Seigneur,  -parce  qu'ils  ne  sont 
pas  alles  ä  la  rencontre  des  enfants  dlsraöl,  avec  du  pain  et  de  feau,  et 
(piils  ont  soudoye    Bala'äin.    |i(iiir  (|ii  il  Ics   maiidit ;    niais    le    Seigneur    re- 

3  tourna  sa  nuih'-dietion  et  benit  (Israel).   '  Lorsquils  ciuciit  (Uilendu  la  Loi,  ils 
'<      ohasserent   d'lsrael  lous  (les  ötrangers)   qui   s  etaicut    unis  ü  hii.    'Aupara- 

vant  'l']lyi\säb,  pretre,  (etait)  le  gardien  de  l'arclio  des  aumunes  du  teniple  de 


[93]  THOISIEMR  (LIVREi  DK   'EZRA.  Will,  5-U.  7;« 

*  On-fK-   :   A»-!--   -•  ao'fi?  :  9"R-<P-1-  •■  Ott.?  ■■  fflJJP  :  UAö»'  •  ?i';"+.e.'ffn  :  JlMIflJ-h-  :        > 

?'  :  A'JT-/"  "    m-KWn'  ■  hS^AM''  •■  (o^l\?'\^  •  mn/.  ■■  h/\y^n  ••  hh?  ••  Am     7 

oo-^if    :   {»"X'*P'1['   ::      flI?in.A"öO.    .-    l'^C*   :  WA"  :  '/ntn-fl'/'  :  mh1(\Kn-  ■  W'A"  :        ' 

öi>-  :  yivA-öo-  •■  AA.'Pfjy'j  ••  fliif-A-  •  rt-n?»  ■■  '/-i^Th.  -•  m-M-  ••  ^f^H^;-/;!!'«"»-  •• 


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1(1 


.").    rm-(l<.    :]    7-IK.   :    I!  —    «11)1-    :    |)A<n-    :]    u  I!  —  >,);"'1'.P.'n.    :    Cflin-h.    :]    <n.i'ri>,.   :   [>   — 
/hS'     0  y"V/h'/    :    \i    —    ft.<li.V    :    i{  (»»/'Vt    !    A,    mV'V./>.   :    1!  —    (ICtV    :     l>  —  fl"l-llÖ   :   1>  — 

AA.'Prti-.PTr  :  A  —  m{\"itna'i'/.  -.   I>  —  <nrt./-.'iy.('/'/.  :   1».  —  <i.  mflil  :]  mir  :  A    -    mdir  =  WA-  :] 

0»i'/n   !   H  >,.P<.^Ai»"   :    »Ain-n-    :    l>   —    >,noi>    :]    >,«i.   :    li    —  AhCIrtfl  4-  :]    AhCfl-ni-rt-A   :  A,  t\hC. 

ftnfi.-»-  :  B  —  ,i.nh-  i]  m,h(:ji.  i  B  -^  )^l\■^■n•r, 1>^^i>'  0  Jintn/Vi^ij^  :  l>.  —  7.  «»rnp.!:  0  (nrt'-vrtu  = 

B    —  irj-n/.   0  f\li\/.   :    B  /hAO-TI    :    AR    ~    >,Jl.C.     :    A  A<n(|f    :]    '\{,f\    :     ,n(l^.   :    |{  öd.^,^    : 

•-TäTV  .]   (n7ll<'.   :   A"/:  =  r'W'l'l-   :   B  —   n"iO.P.   =    B.   —  <S     (n>,.",.l'."""/.    =    A  !l.  (D>,n.A"  i  B  — 

il^A»«»-    :   B <0>,"/r)ftll.    :    H    -      ll^A"    :      V'l'l'    :]    HC    :     B   —    (n<m,|,V    :]    inim,b}'.r",-'i  :    B    <nn<h. 

'i  :]  ft.h.V  I  A,  inl\'/:'t  ■■  B.  —  )().  h.(ll|»|Uiu-  !  ]!  —  AA. '('(»•  .('■■/  :  A  —  mtl^A"«»-  :  A-flh-  :  B  — 
hölJiluroD-  !  AB  —  fk'l'inyi  -.  A  ~  <n<n>|iyil/"/..V  :  B.  —  1  1 .  in\'[U"f:'/>ao-  ,  B  —  Aw'-'^TillV  :]  o 
B  —  t.-iÄV-  :  B  —  fl>H+yMi}"<ii>- :  A,  a>"i4-r'Wao-  !  B. 


iiotre  Dien,  Ic  parunt  de  Tobvä.  'Ils  lirciit  une  graiide  arciic  des  aiiniones;  la 
se  trouvaieiit,    avani  qu'ils    les    ollrisseiit,  les    doiis,    reiueiis,  les  vases,  la 
dinie  du  ble,  du  viu  et  de  Fliuile,  la  part  des  levites,  des  cluuitri's  et  des  por- 
tiers  et  les  premices  pour  les   pretres.   ''Pendant  tont  ce   (temps)  je  ne  nie      c 
trouvai  pas  ä  Jerusalem,  parce  que  la  trente-deuxienie   aniiee  du  regne  de 
'Artasastä,  roi  de  ßäbilon,  j'etais  alle   vers  le  roi.  Lorsque  Jens  tcruiiuc  Ic 
temps  (de   mon  voyage),  j'obtius  conge  du  roi.  "Je  retournai  ,'i  Jerusalem  et      " 
j'appris  que  'Elyäsäl)  avait  mal  agi  envers  Tobya,  (eii  ineltant)  Tarclie  des  au- 
mones  dans  le  parvis  du  temple  du  Seigneur.   "Ils  ni'irriteriMit  cxtremement;      »< 
cela  ne  nie  piul  pas.  Ensuite  je  mis  tous  les  meubles  de  la  maisoii  de  'fobyii 
hors  de  l'arclie  des  aumönes.  "Je  leur  dis  de  faire  enicver  tous  les  cuirrcs,  et      « 
je  rapportai  tous  les  vases  du  temple  du  Seigneur  aiusi  (pie  les  dons  et  Ten- 
cens.  '"Je  m'aper^us  qu'ils  u'avaicnt  pas  donn('  aux  levites  huir  pari  et  quo     Iü 
tous  les  hommes  s'etaient  retires  dans  leurs  villages,  pai'ce  que  l(;s  levites  et 
les  cliantres  (ne)  l'aisaient  (pas)  le  service  (du  tem|)lc) .    "Je  repriiiiandai    les     ii 
princes  et  je  leur  dis  :  Pour(juoi  avez-vous  abaiidonni'  le  lempli'  du  Seigneur? 


734  TKOISIEME  iLIVUE    DE     EZRA.  Will,  12-1,S.  [94 

?ihl-  ••  fl»>in.A-ff»-  •  n?ifc", :  '/"^frT-  ■  0,-1- :  h'^huh-titiui:  •.•  mhrn  •  hhi-pnh 
V.   nn.'!'  ••  ?i"/ii,^"n/h.(:  =  miHiou  •■•   (iH\}x'"n\:  •■  ^/»ti^a  ••  f:^.Y^  =  n.f.rj^;  •  ?,'j 

H  ■•  jPhjL'.'J.  :  rn.i',>  :  n(»A'/-  •  rtWl'l-  ••  «»,('.>> Vi-  ■  h'^ftrt/-  ••  an'i^öi-  •■  f\fiA  ■•  h 
M'l  ■■  mif.Y/.  ■■  whnf\ti'/,  ■■  aihtiUf\'/.  •  «n/A-  =  ?^/.  ■■  ^h'im.  •■  h,?<fiM"  •■  l\ö 
AI-  ••  (i'itt'l-  •■  inhi)"lft'n-  ■  ^finAi'av-  -.  }^fian  -.  y.'^fffy.  -.  j,}»  .•  A,.'''fl>-'>'/:i;' 

17  fli"/,rn-  •■  Wtim'l'  ■  A.f.«!;*  ••  f-D-^J  •  {\KK'^,-f\t^T  •■  * m/Ah",t'.»)}"ö"-  ••  A'/n^?» 
Rh  ••  ?i"/ii.^n*/i.(:  :  '^rVA.i/'tf'-  :  ("A(»A.>}'.  •  vfA-  ■  H'/'  ■•  h)n,f'  ••  «"\(>A  :  »1-/: : 

12.  >,n<i-|-  ■■  H.  —  13.  m'\(,f\  I  «ollMI  :  /»•R"7V  0  rn«"(ii(D.  :  IJ  —  •'l.^.r'  :]  Art.!/"  =  H  — 
#n(»^.'1«  I  15  —  mi-.v..'/  '  H  —  rt,'/'fl>-,i'V  :  A  —  m<ni;j-',_c  ,]  mwy  ■  A.  V.''/.i'  =  1»  —  ^VV}^ 
,io.  :  |{       (\h::'i:vat-  i]  t\Mntiiran-  :  A  —  rD>,.^-.ey"nfi  i  A  —  mnr.ii-  0  un/.n-  ■  -V  —  »no-ftii 

•);   :]  ()  IJ.  1.').  mnV'V"/-;:  :  «"TÖA   :]   <Drt>->,1:  i  h-^X  i  H  —  7,VII   :]  '>  1>  —  h)..""..";  >]  >,>.>•"/  ' 

li  —  mmy.-/-/.  -.  H  —  mM\'\Hi.  =]  mhAOft'/.  :  A,  m>\t\i\V/.  ••  ainnh'i.  ■■  15  —  a'\{-(\-  -.  n/.  :]  ?<.  :  }><.  ■ 

B  yMlIK   •■    15  >,n"n  :   y.'IVin-  :]   >,</»   :  'V./!!-   :    15  >,V1I   :   A..;'(n-'//;i;<l»-   :   .CVIK.    ']    fl>>ll<.   !    I> 

—  mxiClt-  ■]  "  I).  —  li'.  >i'V/.  !  .\  nh.f<.'»rt.5'"  :]  m(lh.r<.Ort.V"  !  15.  —  17.  miAli".«*.}"'"*-  '  •> 

—  rt«n"».iii/-  0  tyy.-H'  ■■  I!  —  inr\"il)y.f-ii'>-  ■  15  —  ^^-f  i  15.  IS.  iit  i]  ui:  :  15  «»'»dft  ■]  m'»« 
A.».  =  1!. 

12  Knsuili' je  Ics  reuiiis  et  je  Ics  plagai  cliaciiii  a  l(Mir  ronctioii.  '■Toni  Yelinuda 

13  oil'rit  la  dime  du  hie,  du  viu  el  de  l'Iiuile  au  tresor.  ''(Comme)  prcposes  au 
Iresor  (je  luis)  Jilrui,  pretre,  Sädo(i,  sccretaire,  Fädeliä  parmi  les  levites  et 
avec  eux   AuAn,  fils  de  Zekour,  et  iVlatänvii;  ils  ctaieut  charges  de  faire  cux- 

r,  meines  la  repartitioii  pour  leurs  l'reres.  ' '  Souvieus-tui  de  nioi,  i)  Seiyiieur,  au 
.sujet  de  ces  (choses);  iie  fais  pas  dLsparaitre  ta  clemence  envers  moi :  (sou- 
vieiis-toi)  de  ce  que  j'ai  l'ail  daus  le  temple  du  Seigneur  pour  sa  conservalioii. 

1.-,     ' '  Eu  ces  j()urs-lä,jr  vis  (pi'ou  iircssait  le  vin,  eu  Yelioudä,  le  jnui-  du  sabbat, 
([u"ou  culassail  les  jj^erbcs  et  (ju\)u  charg(!ail  sur  les  aues  Ir  vin,  les  figues, 
Ic  raisiu  et  toutes  sortes  de  fardeaux  pour  (les)  apporter  ä  .lörusalem,  le  jnur        ' 
du  sabbat.  Je  leur  signiliai  de  (iic  rien)  veiidre.  Lorsquc  leurs  chefs  sc  i'urenl 

ir,  assis,je  m'assis  au  menKMi'udroil^  "'  Ils  apporlerent  dupoisson  et  toutes  sortes 
d'autres  marcluiudises,  (qu')ils  vendirent,  le  sabbat,  au\  i'id'.inls  dr  Veluiuda 

17  a  Jerusalem.  ''Je  reprimandai  les  priiiccs  de  Yelioudä  cl  leurs  graiids 
et   je   leur  dis    :   (,)u'est-ce  que  ci'tte   clioso  mauvaise  (|ue  vous   faites  vous- 

is     uiemes,  et  (jtouriiuoi)  souillez-vous  le  jnur  du  sabbat^'  '"  N'csl-ce  jjas  aiiisi  (jur 


.,1 


I'.l 


05]  TROISIEMK  (LIVRI':i  DE   'EZRA.  Will.  10-2^i.  73.', 

U1C  '••  (Dhi-l-ao-X  :  1"Bl\'n-  :  tm'iM-  •  AöA  •  hf\i'Kfi\.  ■  m-^'Zr'i'  ■•  rt'Jll'h  « 

'/•>  ••  KV^'flM"  ■■  ffllJf  :    '}.fl<.  :   i>"/"eni  "      fl»?in.A"ön-  ••  ^li^:  :  <n}|(in  !  AI»"'» 

■iv-  ••  l>n<.  ■•  ?i'}'i-  ■  7Ä  •  ^t^:*!-.'!-  ■■  ^i^r-^  ■■•■  A?i«nh.  ■  p.Trho"-  ■  hrvr  ••  äv 

.f.+jP/rt-  ••  (>A'I"  •■  rt'Xl-7-  «  -MJh/.^.  •  ?."iii.>.  :  anmni)'/  -.  niu/«  •■  -nii:''  ■•  mw. 
-1-h  «    ffl,i'.>i-/-  :  Ä"?y.  :  /.hnvi-  •  hray-M-  •■  hy.vif:  ■.  ?,a  :  htn-üa-  ■.  hiti 

l'.t.  >,+<l"-   -.JiM-O"-  :   A.    (•»    :    >,.|-.li'-    :     I '.      -   V'/l;-/    :    A    —  >.y"'1>.lV<'"    =]    >>Vllrt   :    1>  inMnill 

JPllo-  :    R  —   •',••;■»■(•   :    R   —  hJ-C^ai.  :  >.fHl   :   VVA'i:   :   ftVIl-l-    ]    >.y"»löl'    :    ;!/><<.>   :     rtVIll'    :    >>.;<r.->(n.    : 
R    —    tn-hr'miU-^    :]    O    1?  —    >,Ö'MI>1-  0    »D>,fl+-nil-    :     R  —    •',■->;)•    :     R  —    ll.('.n>.  :     R  —   H/.   :]   'f   R 

—  ftirfi>  :]  <;  7.V1I  : .p.Ämr.  :  R.    -  20.  >.n«»  :  y.'/i\<-  :]  (B^rK.  :  R  —  c.-j^rt.y"  :]  O  R  —  rn|u> 
.('.(11  :]  mwy.in  ■■  A  — fli-/i»',c.(ii  :  li^A-  ■■  "/.i"  0   o  R  —  >,!»"■/  i  h.V<-1\.9"  ■   M-h  ■■  A.  —  21.  y">, 

«C    !    R  —    ■»•(l'f.    0    ■■(•"/fl<.   !  R  —  "ld,V.=l-   :   AR  ~  .P.T/"11öl>-   :]     Phy-VlöO.  :    |{  —   mh.o»/,},.  :]   <»>,'/" 

Wh.    :    R   ön'Crtrt    :]   h"V.<'.    :    R.   22.   t\fb'V(0-y',  :    A   >,rt|-    :    R  (DöOlMli'.   :]  n>«/D()^'/.  i    IJ.    — 

2.'{.    atfl-ht-    l]    (D(n.>,|-    :    A.    flH>,/-    :    R  >,"?.<'.    0    0    R    —  hHd»'/    :    AR    —    fflh"7V'l.'.fV    :]    NTVI.' 

^V  !  R.  —  2'i.  (D.p.|;*ui>-  :]  (naoV<{.*«o-  ■■  A  —  hit<i>v  ;  AR  —  nifl  i  IIA'»'/  :  ,1ril(l  ■•  <njwl>i|(l  :]  "  R. 


nos  pcres  ont  agi    et  que  le  Seigneur  a  l'ait  venir  t-oiitre  eiix.  contre    iious 
ausöi  et   contre  cette  ville  toiis  ces  maux?  Vous-memes,  vous  ajout(n-ez  des 
calamites    sur    Israel,   eii    souillaiit  le    sai)bat.    ''Kusuile   ils    plaeereiit  les     m 
battaiits   (le.s    (portes)   de   Jerusalem,    avaiit    que    enmiueneät   le    sabhal;  je 
leur  ordounai   de  feruier  les   baltauts  et  je  leur  dis  :  N'ouvrez  pas,  jusqua 
cc  que  le  sabijal   soit   passe.   Par  des  jeuues  ^eus  je   lis  ^arder   les  porles, 
al'ni  que  personne  uintruduisil  laucuiie)  cliai^^-e,  le  joiir  du  sabbat.  ■"  l']ii  ell'et,     -id 
tous  les  uiarcliands  sejouruaieul    (a  eet  eudroit),   \eiidaieut  toutes  sortcs  de 
marciiaiidises  au  dehors  de  .lerusalera  et  teuaieut  luarclie  lä.    -'  ,le  leur  dis     -'i 
une  (premiere),  puis  uue  seeoade  fois  :  Pourquoi  sejouruez-viuis  eu  face  des 
nnirallles,  au  deliors  (de  la  villi'),' Si  vous  recdiumeiicez  desoruiais.  je  l(''\erai 
ma   maiu  coutre  vous.   Ils  ne  vinrent,  iplusi.  le  jour  du  sabbat.  -'"  .le  dis  aux     -ii 
levites  de  se  purilier  eux-meiues  (et  de  puriller)  eeux  qui  etaieul  venus  puur 
garder  les  portes  et  pour  saiictifier  le  jour  du  sabbal.  Souvieus-toi  de  moi, 
ö  Seigneur,  et  aie  pitie  de  moi  selon  la   graudeur  de  ta   uiisericorde.  "'  (]e     -i-t 
jnur-lä,  j'ai   trouve  (quelques-uus)  deulre   les   Juifs   (|iii  aN.ilcii!  ej)ouse  des 
l'emmes    de    'Azol,    de     Aiuou    et  de  Mo'ab;    ''Iimus    ciiranls    parlaieiit    la     j'i 
laugue   de    '.\z(il  et  ue    counaissaieul    ]ias    la    huigiii'    dr     ^l•h^lld^^:  certaiiis 


73(i  TKOISIEMK  (LlVRE)  DE    EZRA.  Will.  2.-.-:U.  [iUi 


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2'.l 
3(1 


31 


h''n\.hnih.i:  ■■  h»»  ■■  h.yM'P{\(\'  ••  hi'A^-o»-  =  fxy.'i'.'i'  •■  ?iA5t|:  ••  mh.M*^ 
y  ■  }\i\fv\-  ■■  Ajf.'i:«?'»»-  :••  Ml'/-  •■  f\i>h  •■  hA'  ■■  hfn> :  hnti  ■■  rtA-T">  ••  jt-i»-  •• 
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uAV'W'\h  :  Ah«'»>.  •  laKyti-lfi  ■■  h'ih  •■  h'iW  •■  ■l-J-rn:'!'  ••  AM/:  •  h\\J\'  ••  m 
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f-'irh. :  cDA.p.  •■  ^.A.t'An  ••  hwi  ■  i)[\y.  •■  i'thfmf* :  -nM. ••  Artv-fiAT  •  }\c:';'n  •■ 
mi\y.y:W  •  wrix  •■•■    M/JKrö'»-  :  ?»-;ii.a.  •  hn«»  •  ■\',h»i>in.  ■  »luvi-  ■•  wm  •■ 

^."•»•'J'l:  ••  iUvi  ■  >li;V"|-  •■  fflA.'P'/Jj?'>  «  fli^Jj;r1ihJ"a»-  !  J^i'-'l/A-  ••  Vll.C  •  fl»i»- 
/.(>»]?•«»-  ■•  AJlUV'l-  •■  fl»A.'P'/.'y'>  •  imti-m^-^ao-  :  (nao(\}^a»y^  -.  A?iA  :  ,('.Är»- 
<•   ■■  J^ri  ■  (W)  :  (^.e.-"'A  •  r/i.1»,>A.I/'"»-  :  -Jl/h/.'/  :  >»''/ll.>.  ■•  h'/'Ahv  ■•  niA'V.C.  :•• 

bt\    •■    >irt-    :]    II    l{    "tum    :]    lr"»-H    i     1>    V-tfOf    :    1$    —    h'lM'    ■■    'iW.V.     '    l>.    27.    <IH|"VlMl.    :] 

Vti.r:  :  l>.  -'S.  v-'»!!.  :  A  —  >,.A.cnii  =  A,  h.AO-(l  :  R  /vfiony  :  •(!>,«.  :]  /-»h!;''.!'.}"  ■  ii^n.  : 
A.  n»-(i>.rt.(-  :  R  —  rtnvii'^T  0  rtVH'\T  :  R  —  hcn.  '  A.  o  R  -    rt>n.p..ivii>"  0  hl\,hY-  ■■  R       >,y>. 

'/  :    R.  —    2!)     Xflrt"  :    l/hiinill.  !   »IDV-V-     :]    >\fl«"    =    •)«"Ml(n.    !    »UVV   '    A.    >,nrt"    =    l/li"'/»'«»-    =    A>II)V 

•>  :  R.  AftA  :  .•'■,1i"7  :  »iiv'c  !    cf.  Dill.,  Lß.f .  <ielfi.,  c.  77  .  —  >,-/ii  =]  o  R.  —  oO.  mh-in:h'it9' 

OB.  i]  rn>,a>-f>,)i(in.  :    R  —  iniK/..(i)uin-    -.    R  —   flVIU-f«"-   =  AR.    —   'M .    A>iA    :]   AA>,A    !    R  .('. 

()m<.  :    R  —  «i>'l'rtrt.ir«i>-  :]  ,1  rt>iA  •   lUr^f:  =  R  —  IIk'V.c.  0  I'  ?i"7."/  !  R. 

(autres  pai'Iaienl)  la  laii^K^'  ilii  iM'iiplc  id  Israi'l)  cl  ccUo  des  ynitils.  '"Jo 
mc  suis  IVu'iie  coutrc  ciix  et  je  Irs  ai  iiiaiidits:  j'ai  cliätie  (quelques-uns)  de 
fcs  liommes:  je  lein-  ai  l'ail  jincr  par  li'  Seigiieur  de  iio  plus  doiiiiiT  li'urs 
mies  cn  mariage  au.\  eid'aiiLs  de  ces  (gentils),  iii  les  filles  de  ces  dcriiicrs  a 
Icurs  cnfants.  -'' N'est-cc  pas  siir  re  (poiut)  ([ue  Salomoii.  roi  (risraid,  a 
pcclie?  Clie/,  tous  les  peiipl(>s  11  n'v  eut  pas  de  roi  coiniiir  lui;  le  Scigneur 
Taima  et  lui  dduiia  la  rdyaiili'  sur  Idiü,  Israel;  iiiiais)  les  fi'innu's  iMrau- 
geres  le  iirenl  errer.  "'  II  cii  sera  iIkiic  de  iiieme  ]tour  vous  aiissi. 
Quoll  iiappreune  duiu'  pas  (|iic  vnus  l'aitcs  ce  mal  et  que  vous  vous 
revollez  contrc  notre  Dieu,  eii  epousaiit  des  l'emmes  etraiigeres !  '-*  Parmi 
les  eni'ants  de  YodAlie,  lils  de  'MlyAsAb,  le  grand-pretre,  (il  y  avait)  im 
liomnie  qui  etait  le  geiidre  de  SanähclAI  WroiiAwi ;  je  Tai  eliasse  (loin)  de  nioi. 
""  Souviens-loi,  n  Seigncur,  des  prelres  cpii  se  suiil  allies  (aii\  gentiis),  laiulis 
qu'ils  elaii'iil  dans  la  hii  des  prelres  et  des  levites.  '"  Je  les  ai  purifa-s  de  Iniil 
etraiiger  el  j  ai  ('lahli  les  priMres  et  les  levites,  cliacuu  daiis  leur  Ibiieliou: 
'"  (ce  soni  eux)  ([ui  apporlenl  le  liois  ipour)  l'ofTrande,  chaeuii  au  jour  Kpii 
lui  est)  lixe.  Souviens-loi  hieu  de  nous,  ö  Seigueur,  uolre  Dieu. 


TABLE  DES  MAXIERES 

DU  TOMR  XIII 


l'Aso.  I.  —  SAllGIS  DABEIU'.A  .flu  . 


Pasc,-. 


;> 


Deuxieme  assomblec 

Troisieme  assemblee 2G 

Qualrieme  assemblee ÜO 

Cinqui('ine  assemljlöe 33 

Sixiemc  assemblee 33 

Septieme  assemblee 52 

lluitieme  assemblee 64 

Xeuvieme  assemblee 71 

Table  franyaise  de  noms  propres OG 

Table  ethiopienne  des  iioms  propres  parliruliers  a  Sargis  d'Aberga.  '.IS 

Table  des  mots  remarquables 90 

Tables  des  citations  bibliqucs 100 

Table  analyliquc  des  matieres.   .  . '  106 

Fasc.  11.         DOCUMEXTS   POUR   SERVIR  A  L'IIISTOIRE  DE   LE- 
CLISE   NESTORIENNE. 

Introduction 115' 

1.    Ql'ATIIE    IIO.MELIKS    DE    SAINT     .ll.AX    Clll!  VSl)STO>r  I; 

Slll     LliS    TEXTATIOXS     DE    NoTRE -SEK.Xia  11     ET    SUll     I.'InHAUXATIOX  . 

Sur  la  lutte  de  Notre-Seigneur  avec  Satan 11!» 

Deuxieme  discours  sur  la  lutte  de  Xotrc-Scigneur  avec  Satan  ....  127 

Troisieme  discours  sur  la  lulle  de  Notre-Seigneur  avec  Satan  ....  141 

Du  menie  Jean  de  (lonstantinople  sur  lliunianile  de  Xolre-Seigneur.  151 

II.  —  Textes  MuxornvsrrES. 

Iniroduclion 161 

I.  —  Discours  d'Erechtios 109 

II.  —  A.  —  Fragments' conipiles  i)ar  les  Moiiophysites  .   .   .   1 1  ä  x)  180 

I).   —  Exlrails  de  Timotliee  .Flure xt  ä  xvi  202 

C.   —  Les  lieresies  cliristologiques  d'apres  l'hiloxi'ne  de  Ma- 

boug  {Xenaios:  et  ßar-llcbraeus xvii   a  xvm)  249 

III.  —  IIisTOiiiE  DE   Xicsroim  s. 

D'apres  la  lettre  ;'i  Cosnic  et  1  hymne  de  Sliba  de  Mansouryo  sur  los 

docteurs  Grccs.  —  Conjuralion  de  Xestoi-ius  ronli'c  les  migraines  .  271 

Table  des  citations 321 

Table  des  noms  propres  syriaques 323 

PATU.    Ül!.    —  T.    XIII.   —  F.   .5.  'iS 


738  TABLE  DES  MATIEIIES. 

I-Asc.'lll.  —   LOC.IA    ET  AGIIAPIIA  DOMIM   .IKSL"    Al'lD   MOSI.E- 
MICOS  S(:K1PT()I{ES.  ASCKTICOS  PUAKSEUTIM  USITATA. 

Ad  lectoreni 

Conspeclus  siglorum 

Logia  et  Agraplia  Doniini  Jesu 

Fasc.  IV.  —  I1IST01I{E  .NESTORIEXNE  CIIRO.XIQUE  DE  SEEHT,  fln. 

Texte  arabe  avec  traduction  frangaisc 'i37 

Table  des  malleres 637 

Fasc.   V.   --  FE  TROISIEME    I.IVRE  DE     EZRA     ESDRAS    ET  XE- 
IIE.MIE  C\^0\\(l\}KS],  yersion  ethiopicnne). 

Inli'oduction tJ43 

Troisieme  Tivre;  de  'Ezra (iöl 

I  aljje  des  malleres  du  tome  XllI 737 


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Hages. 

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BR       Patrologia  orientalis 

P35 
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